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 Coursière de relance (ft. Olivia)

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Erika Flint
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MessageSujet: Coursière de relance (ft. Olivia)   Coursière de relance (ft. Olivia) Icon_minitimeMar 5 Jan - 20:15

Coursière de relance

ft. Olivia Luz-Descalzo


Je n'aurais jamais imaginé être considérée comme une bleue deux fois dans ma carrière. Je n'ai même pas fini de déballer mes cartons en Nouvelle-Orléans que j'ai déjà changé de job... et de badge.

En tant que flic, j'imaginais le BIAS différemment. Je voyais leurs cravates débarquer dans des vans noirs sur nos scènes de crime en exigeant des explications comme s'ils s'adressaient à des larbins, généralement pour nous retirer l'affaire sans un mot de justification. Comme tous mes collègues, j'ai appris à redouter les mots "soupçons d'activités paranormales". Les différents services de l'ordre ont toujours eu tendance à marcher sur les plates-bandes de leurs voisins, mais depuis que tous les gouvernements du monde ont fait de la menace surnaturelle leur priorité, celui-ci s'est dressé au sommet du podium des emmerdeurs. Après la "Grande Révélation", c'est devenu pire encore, à la limite du tapis rouge déroulé sous leurs semelles.

J'ai été ravie de constater que la police de Nouvelle-Orléans partageait le même avis sur la question que celle d'Indianapolis. J'ai même éprouvé un certain plaisir lorsque le premier suspect à qui j'ai passé les menottes en Louisiane s'est avéré être un vaudoun. Ces snobinards n'ont rien eu d'autre à faire qu'à poser un coup de tampon. Ce à quoi je ne m'attendais pas, en revanche, c'était de les voir débarquer au poste dès le lendemain en demandant mon nom. A ce moment là, j'admets m'être un peu inquiétée. Un mauvais mot de leur part et j'aurais pu me retrouver dans un demi-bureau au sous-sol pour le restant de mes jours à écouter siffler la chaudière. Heureusement - ou pas, l'avenir le dira - ils étaient là pour tout autre chose. Et c'est ainsi que, à grand renfort de formations accélérées et d'examens médicaux en tous genres, j'ai ravalé ma fierté pour rejoindre ce même BIAS qui m'a tant fait ronger mon frein.

Je me suis familiarisée avec les crimes et délits ayant trait de près ou de loin au surnaturel. Au départ, j'étais impressionnée par leur variété, mais il est vite apparu que dans la plupart des cas, les motivations restaient très similaires à celles de ces bons vieux êtres humains. Que l'on ait des crocs, des serres, des tentacules ou je ne sais quoi d'autre à l'extérieur, ce sont finalement les mêmes démons intérieurs qui nous poussent à commettre l'irréparable.

Non pas que j'aie à me soucier de voir une scène de meurtre de si tôt... Mon nouveau patron est du genre "prudent", selon ses propres mots. Il préfère me voir écouler les vieux dossiers poussiéreux avant de me laisser m'attaquer aux sujets plus récents en compagnie de mes nouveaux collègues. L'affaire en question? Une agression vieille de deux ans qui n'aurait jamais eu de déposition formelle. En clair, j'ai été invitée à remplacer un courrier de relance pendant que le reste du bureau s'échine à retrouver la piste d'une rockstar fraîchement disparue. Je suis tentée de prendre ça comme un avertissement.

C'est pour cette raison que je me retrouve aujourd'hui en périphérie de la ville à conduire l'un de ces redoutés vans noirs, à destination du domicile de la victime. Cette dernière me fut décrite sommairement par Knight comme "une femme pleine aux as" issue d'une famille très influente en Louisiane : Olivia Luz-Descalzo. A en juger par les murs de la propriété que je vois défiler à ma fenêtre depuis cinq bonnes minutes, je dirais que ce n'était pas exagéré. Ces gens-là ne doivent pas avoir trop de soucis de voisinage.

A peine ai-je serré le frein à main devant le portail qu'une montagne d'homme apparaît face à mon véhicule, avec tout le charme bourru que l'on pourrait attendre d'un agent de sécurité. Celui-ci est presque aussi haut que large, son épais costume ne suffisant pas à gommer les traits de sa musculature. Et moi qui me targue de lever de la fonte quotidiennement... je pense qu'il pourrait me soulever avec sans transpirer. Le vigile me fait signe de baisser ma vitre, et je m'exécute.

- Agent Flint, BIAS, lui signale-je en exposant mon badge flambant neuf. Madame Luz-Descalzo est-elle disponible?

Le bonhomme fronce les sourcils, un procédé qui considérant l'épaisseur de son visage me fait craindre l'explosion spontanée de ses lunettes.

- Vous n'avez pas appelé, grogne-t-il de son plus bel accent argentin.

- Nos lettres de relance sont restées sans réponse. C'est au sujet d'une plainte pour agression déposée il y a deux ans. Si cette visite n'aboutit pas à un témoignage formel, nous serons contraints de classer l'affaire sans suite.

Son regard m'épie en silence quelques instants. La plupart des gens s'imaginent que les forces de l'ordre sont les plus mal reçues dans les quartiers populaires. Bien que je n'aie jamais témoigné d'une chute de réfrigérateur en provenance d'une fenêtre de villa, je peux affirmer que notre présence est accueillie avec une méfiance similaire. Le simple fait que mon van soit arrêté devant ce portail peut mener à bien des rumeurs aux conséquences plus concrètes qu'on ne l'attendrait. Le gardien sait qu'il va devoir se décider avant que les courbes de la bourse pétrolière ne dévissent.

- Attendez ici, fait-il en s'éloignant.

En fin de compte, je ne suis pas mécontente de ne pas avoir à me préoccuper de ce genre de choses lorsque je me bats contre ma propre serrure à trois heures du matin...


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Dernière édition par Erika Flint le Jeu 11 Mar - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Coursière de relance (ft. Olivia)   Coursière de relance (ft. Olivia) Icon_minitimeMer 17 Fév - 17:05

La surveillance de l'entrée de l'imposante demeure du Sénateur de Louisiane n'était clairement pas la partie de son travail que Gael préférait. Cependant, il s'en accommodait et exécutait la tâche avec la même diligence que n'importe quelle autre de ses attributions. De toute façon, la plupart du temps, cela se limitait à lire le journal en attendant que la relève se pointe... Pas de quoi en faire un fromage, donc.

Cela pouvait s'avérer plus ardu lorsque le Sénateur était présent, mais ces derniers temps Sergio se trouvait bien plus souvent à Washington que dans sa demeure du Sud. Probablement une bonne nouvelle pour les élections futures. Toujours était-il que la surveillance des entrées et sorties de la propriété étaient une activité relativement barbante. Ce qui n'empêcha pas l'argentin de froncer les sourcils en entendant un moteur relativement bruyant (assez pour indiquer qu'il ne s'agissait pas d'une petite voiture) venir dans sa direction.

En distinguant le van noir qui n'annonçait rien de bon, Gael sortit de la petite cabane réservée au garde de service et s'approcha du portail de l'entrée, attendant patiemment l'arrêt -même provisoire- de la machine. D'un geste, il indiqua au conducteur de baisser sa vitre. Il avait une petite idée de ce dont il était question, et cela ne lui disait rien qui vaille.

Il en eu la confirmation avant même d'avoir pu dévisager la brune au visage fermé qui tournait la tête -mais surtout son badge- vers lui. Il prit néanmoins le temps de noter mentalement le numéro présent sur l'objet, afin de pouvoir vérifier les dires de la jeune femme -ou s'en plaindre- si le besoin s'en faisait sentir.

Le garde du corps laissa l'agente s'expliquer (non sans lui faire comprendre qu'il était généralement plus poli de précéder ce genre de visites d'un coup de fil) en la fixant du regard, la jugeant de son air bourru, sans pour autant se montrer particulièrement désagréable. Il était simplement comme ça avec tout le monde.

Mais certes, il avait très bien compris à quelle affaire le BIAS faisait référence, et cela ne lui plaisait pas du tout. Il avait été très difficile pour Olivia de surmonter cette période. Elle n'en était pas encore entièrement remise. Cette visite de courtoisie n'allait pas être des plus agréables, et il le savait d'avance.

...Ce n'était pas une raison pour empêcher cette femme de faire son travail.

Après une injonction en direction de la conductrice, il retourna dans sa cabane pour se saisir de son téléphone. Une courte conversation plus tard, il revint vers elle.

"Madame Luz-Descalzo va vous recevoir. Vous pouvez avancer jusqu'à l'entrée de la villa, je vais vous ouvrir."

Aussitôt dit, aussitôt fait. L'argentin fit demi-tour pour enclencher l'ouverture de l'immense portail de fer forgé, laissant le véhicule tinté prendre l'allée de pierre qui séparait l'entrée du domaine de celui de la propriété en tant que telle, jusqu'à arriver sur une petite place -fontaine inclue- permettant aux véhicules de faire demi-tour devant la maison. Cette dernière, bien qu'immense, adoptait une architecture typique de la Nouvelle-Orléans : terrasse extérieure surplombée de colonnades, façade claire en lambris et grandes ouvertures. L'entrée se faisait par quelques marches, permettant à la terrasse tout comme au balcon la surplombant des barrières en fer forgé du meilleur goût, assorties au portail principal.

En haut de ces marches, devant la double-porte de bois sombre qui tranchait avec le reste de la façade, se trouvait la principale occupante des lieux, Olivia Luz-Descalzo. Bien droite, les mains jointes délicatement posées sur son élégante robe longue d'un turquoise doux qui faisait ressortir le hâle de sa peau. Ses cheveux étaient lâches, comme toujours simplement retenus par une délicate barrette en or jaune, à l'image des autres bijoux, notamment bracelets, qu'elle pouvait porter. Seule la petite croix autour de son cou était en or blanc. Sa tenue était agrémentée d'un châle de quelques tons plus foncé que sa robe, posé sur ses épaules. Son regard sombre suivait des yeux l'arrivée de la voiture, puis de la personne la conduisant dès qu'elle en fut sortie. Elle lui adressa un sourire aimable.

"Agent Flint, je présume. Olivia Luz-Descalzo. Que puis-je pour vous ?"

Bien que le ton de sa voix n'était pas le moins du monde désagréable, on pouvait sentir qu'elle n'était pas au meilleur de sa forme. Fatiguée, probablement. Les cernes extrêmement bien maquillées sous ses yeux pourraient probablement être un autre indice pour un regard expert.

Il fallait dire qu'elle ne dormait plus sur ses deux oreilles depuis des années.
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MessageSujet: Re: Coursière de relance (ft. Olivia)   Coursière de relance (ft. Olivia) Icon_minitimeSam 27 Fév - 23:35

Coursière de relance

ft. Olivia Luz-Descalzo


Le portail s'ouvre comme promis et je m'engage sur la voie qui mène à la demeure. La "Casa del Sol" porte bien son nom sous ce soleil d'après-midi. Les cyprès alignés près des marches de l'entrée lui donnent des airs de villa d'Andalousie, mêlée à l'ocre du Mexique. Non pas que j'y sois déjà allée, j'ai juste vu beaucoup de films...

Un reflet coloré passe devant mon parre-choc. J'écrase le frein juste à temps pour éviter de renverser... un paon. Evidemment. Tout le monde ne peut pas se contenter d'un hamster. Maintenant que j'y regarde mieux, plusieurs de ces volatiles se promènent librement sur la propriété. Information à retenir au retour, si je ne veux pas me faire soustraire mon salaire du mois en réparation.

Je descends du van et ferme la porte derrière moi. Le calme des lieux est agréable, je me croirais presque dans ma campagne d'Indiana, en plus chaud. Il y a même les cigales. Mais pas le temps de lambiner, une silhouette féminine m'attend sous le porche, et je devine déjà qu'il s'agit de la victime. Elle m'accueille poliment alors que je grimpe les marches pour la rejoindre, et ce malgré la pointe de fatigue dans sa voix.

- En effet, réponds-je en essayant d'ignorer le hall clinquant que j'aperçois par-dessus son épaule. Je suis ici car vous avez déposé une plainte pour agression il y a de cela deux ans, sans qu'une déposition formelle n'ait été faîte auprès de nos agents. Vous avez probablement reçu des courriers à ce sujet.

La femme n'a pas l'air captivée par mon discours. Je n'ai pas eu le loisir d'éplucher son dossier, mais Knight m'a fait comprendre que sa situation était complexe. Aussi complexe que la vie dans une villa le permette, en tous cas.

- La loi nous oblige à vous faire un dernier signalement avant de classer la plainte, reprends-je avec la conviction qu'elle me renverra au bureau. La direction de BIAS a décidé de m'envoyer directement à votre porte pour s'assurer que vous ne souffriez d'aucune forme de pression.

Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, mais eh, ce n'est pas mois qui signe les chèques. Le BIAS ne reluit pas vraiment par ses résultats, j'imagine que se montrer attentif à une famille comme les Luz-Descalzo ferait bon genre. Tout est politique, pas vrai ?

- Si vous confirmez ne pas vouloir donner suite, alors je repars d'où je suis venue, conclue-je en dégainant mon pad réglementaire. Mais si vous souhaitez faire une déposition en bonne et due forme, je suis habilitée à recevoir votre témoignage.

Je n'aime pas tirer les vers du nez des innocents, en particulier lorsqu'il s'agit de les faire revivre des évènements difficiles. On ne se rend pas assez compte de la violence que l'on impose aux victimes en tant qu'institution, et pas seulement au BIAS. La justice, les forces de l'ordre... Nos procédures sont aussi froides pour les suspects que pour les plaintifs.


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MessageSujet: Re: Coursière de relance (ft. Olivia)   Coursière de relance (ft. Olivia) Icon_minitimeSam 13 Mar - 22:01

Depuis le temps qu'elle endurait des discours qui ne la passionnaient pas particulièrement -que ce soient les dernières tendances politiques de son (ex-)mari ou les bavasseries de gestion d'entreprise de sa propre famille- Olivia avait l'habitude de donner le change. Même s'il pouvait paraître évident qu'elle n'était pas enthousiaste, elle ne donnait jamais l'impression d'être totalement inintéressée. Un air aimable et poli, un léger sourire en toutes circonstances, voilà la façon dont elle avait été élevée. Un masque comme un autre, probablement.

Cependant, le sujet la touchait bien plus qu'elle n'en faisait voir. Les mots de l'agente du BIAS faisaient remonter des souvenirs qu'elle aurait préféré plus enfouis. Inconsciemment, l'une de ses mains se glissa dans son cou, là où il n'y avait plus nulle trace depuis bien longtemps. Pourtant, elle pouvait ressentir la pointe des dents de cette femme comme si c'était hier. La mexicaine eut un léger frisson, qu'elle cacha dans un vague hochement de tête. Le trouble dans son regard foncé était plus difficile à dissimuler.

La suite des explications, détails du fonctionnement judiciaire, lui passèrent largement au-dessus de la tête. Olivia était déjà bien trop enfouie dans ses souvenirs pour prêter attention à ce genre de choses. De plus, il lui semblait qu'elle avait effectivement déjà eu des échos de ce qui était dit. Les courriers mentionnés plus tôt, probablement.

Ce n'était néanmoins pas une raison pour traiter une invité comme un vulgaire vendeur ambulant. Madame Luz-Descalzo avait bien des défauts, notamment lorsqu'on se penchait sur ses manières de femme de la haute ou ses opinions concernant les Outres (bien qu'il y ait eu quelques vagues améliorations à ce sujet avec les années), mais elle était et resterait à tout jamais un hôtesse impeccable.

Laisser une personne qui avait pris la peine de se déplacer à la porte n'était pas digne d'elle. Même si elle comprenait parfaitement que dans ce cas précis, cela allait impliquer un moment difficile. Elle laissa échapper un soupir, comme pour se préparer mentalement à ce qui était sur le point de se passer.

"...Je vois. Ne restons pas sous le porche. Entrez, je vous en prie."

La riche héritière se décala ensuite sur le côté pour laisser à l'agente les moyens de passer la porte. Puis elle prit naturellement la tête de leur duo improvisé tandis qu'une domestique d'âge moyen habillée d'un tailleur confortable fermait la porte d'entrée derrière elles.

"Le temps est agréable, peut-être pouvons-nous nous installer en terrasse ? A moins que vous ne préfériez rester en intérieur ?"

Olivia jeta un coup d'œil en direction de la jeune femme. Il en serait fait selon sa réponse. Dans tous les cas, une fois installées dans les précieux fauteuils en tek de la terrasse qui surplombait l'immense jardin de la propriété ou dans les sièges de cuir confortables de l'un des petits salons, la maîtresse des lieux adresserait la question suivante, toujours avec ce même sourire aimable qui paraissait ne pas la quitter.

"Voulez-vous boire quelque chose ? Thé, café, boisson froide...?"

Il était impoli d'accueillir quiconque chez soi dans lui proposer le moindre rafraîchissement.
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MessageSujet: Re: Coursière de relance (ft. Olivia)   Coursière de relance (ft. Olivia) Icon_minitimeDim 14 Mar - 0:14

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ft. Olivia Luz-Descalzo


Madame Luz-Descalzo me surprend en m'invitant à entrer, s'écartant pour m'ouvrir le passage. Après tout ce temps et tant de relances, je m'attendais à ce qu'elle ne veuille plus en entendre parler. Peut-être lui fallait-il simplement une présence pour accepter de se replonger dans le passé, et non pas un énième courrier impersonnel. Malgré cette bonne surprise, il me faut un instant pour faire mon premier pas à l'intérieur.

Je sais, c'est débile. Je n'ai aucune raison de me sentir incommodée, et d'ailleurs mon hôte fait tout pour que je sois à mon aise. C'est juste que je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de visiter une habitation aussi luxueuse auparavant. Les bureaux du BIAS ont un certain standing, mais ça reste mon lieu de travail. Ici, j'ai l'impression de ne pas être à ma place. Tout est grand, propre, soigné... Tout l'inverse de ma petite shotgun house sur Algiers Point. La tâche de café sur ma manche ne m'a jamais semblée aussi visible en contraste avec le marbre sous mes semelles.

- La terrasse est une bonne idée, souris-je à la propriétaire des lieux en essayant de rester naturelle. Un peu de vitamine D me ferait du bien.

Avec la moitié des Outres plus actifs à la nuit tombée, les patrouilles nocturnes sont plus fréquentes. Ca nous décale un peu. Les enquêtes de jour sont plutôt confortables en comparaison, je ne vais pas me priver d'un peu de soleil. Et puis, pour une fois que je me retrouve loin du tumulte de la ville...

Nous nous installons donc sur la somptueuse terrasse, contre des chaises déjà chaudes et face au paysage splendide des jardins. Ca y est, je commence à m'y faire. Il ne reste qu'un détail pour que tout soit parfait, et madame Luz-Descalzo est déjà sur le point de me l'offrir.

- Un café serait formidable, acquiescé-je d'un hochement de tête. Merci.

Seigneur. Je parie qu'ils ont les meilleures variétés. On nous recommande généralement de refuser les petites attentions de ce genre, mais Knight pense que ça nous rend plus humains, et je suis d'accord avec lui. Il n'y a aucune raison de se montrer froid comme un mur lorsqu'un civil essaye de s'ouvrir à nous.

En parlant d'ouverture, peut-être que je ne devrais pas plonger directement dans le cœur du sujet. Il serait facile d'oublier le sérieux de ces charges alors que l'héritière m'observe de son regard affable. Je dois prouver que je peux sortir un peu de cette image de bulldog que les gens ont de moi.

- J'ai fait la rencontre de l'un de vos volatiles en montant jusqu'ici, m'aventuré-je apercevant un autre de ces emplumés dans les jardins. Ils ont l'air à leur aise ici. La cause animale vous est chère, je crois ?

C'est une tentative comme une autre. S'il y a une information que j'ai pu retenir sur Olivia, c'est celle-ci. Je peux comprendre, je pense, même si je n'irais pas placer le bien-être animal parmi mes plus grandes préoccupations. Je serais plus satisfaite si nous étions capable de prendre et d'appliquer des mesures justes concernant les Outres, ainsi ils ne finiraient pas sur mon radar constamment.

J'écoute la réponse de mon hôte avec attention, quelle qu'elle soit. Je n'ai aucune seconde cartouche à lui envoyer après cela. Les coudes appuyés sur mes genoux, je me penche dans sa direction pour un peu plus d'intimité. Il est temps de passer au sujet qui nous réunit.

- Une fois cette déposition faîte, vous aurez tout le loisir de vous adonner à vos projets pendant notre enquête, l'invité-je avec autant de tact que possible. Les rapports mentionnent une atteinte à votre personne de la part d'un membre de la communauté vampirique, est-ce correct ?

Je suis prête à prendre toutes les notes nécessaires.


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