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 Comme un air de famille...

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Saul Ziegler
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Saul Ziegler

Comme un air de famille... - Page 2 Vide
MessageSujet: Re: Comme un air de famille...   Comme un air de famille... - Page 2 Icon_minitimeMer 18 Mar - 12:44

"Ah quand même."

L'appartement du probable Saul venait d'exploser, pile quand Luisa et Karl venaient de le retrouver et de le démasquer. C'était un peu trop gros pour être une coïncidence.

Mais qui faisait sauter son appartement juste parce que son frère l'avait retrouvé, enfin ? Même dans le contexte d'une fugue effrénée, qui durait depuis plusieurs longues années ?

"Tu penses qu'il l'a fait exprès ?"

La réponse fut immédiate.

"Sans l'ombre d'un doute."

Qui en était capable ? Saul Ziegler, très certainement. Karl savait sans se le dire, et depuis très longtemps, que son frère était capable de tout. Il savait qu'il était engagé dans le TPH. Il n'avait aucune idée précise de ce que Saul devenait depuis son départ imprévu de la maison mais il avait quelques hypothèses... Et ces hypothèses n'étaient pas incompatibles avec son actuelle fuite spectaculaire.

"Non, il ne va pas rejoindre la police. Il va disparaître, on n'entendra plus parler de lui. En faisant tout péter il a brûlé les éventuelles preuves de ses activités."

Luisa tirait la conclusion qui s'imposait : Ils ne le rattraperaient jamais.

"Probablement."

Mais ce n'était pas une raison pour ne pas essayer.

"J'apprécie la proposition. Mais je vais tout de même passer par l'arrière avant d'essayer la porte de devant..."

Avec beaucoup de chance, il allait peut-être le croiser.

--

Il ne l'avait pas croisé. Karl entra dans le club et fonça directement au comptoir, au niveau duquel il repéra Luisa, qui avait probablement pris quelques verres d'avance sur lui. Loin de lui l'idée de manquer de politesse. Cependant, il ne commença pas par le "bonjour" qu'elle aurait pu attendre. Il plaqua ses mains sur le bois et s'adressa plutôt aux collègues du supposé Nathan.

"Est-ce que Nathan est encore ici ?"

Eliott et son collègue s'échangèrent un regard en coin, surpris par cette interruption éclatante. Karl continua :

"C'est mon frère. J'ai appris ce qui était arrivé. Est-ce que je peux aller voir derrière si il est encore ici ?"

Il comptait sur leur ressemblance frappante pour qu'on lui accorde cette visite exceptionnelle des arrières-salles. Cela fonctionna comme sur des roulettes. La lumière se fit dans le regard des deux autres.

"Je croyais que Nathan n'avait que des sœurs ?
- Il n'aime pas trop parler de moi, visiblement je lui fais honte. Mais c'est pas trop le moment pour les histoires de famille... Je peux y aller ?"

On ne fit pas d'histoire. Elliott se proposa pour le guider. Karl se tourna enfin vers Luisa, qu'il salua silencieusement par l'intermédiaire d'un hochement de tête et d'un regard complice. Il tentait le tout pour le tout, et si ça ne marchait pas... Eh bien il leur restait l'alcool.

--

... Il leur restait donc l'alcool. L'étudiant poussa un large soupir et s'installa à côté de la tante de son meilleur ami. Fatigué et déçu, il posa les coudes sur le comptoir et noua ses mains l'une à l'autre.

"... Parti il y a plus de dix minutes."

Le barman jeta un coup d’œil étonné sur Karl.

"Tu ne vas pas le rejoindre à l'appartement ? Il va probablement avoir besoin de soutien."

Il retint - mais à grand peine, et cela devait s'être entendu - un éclat de rire cynique. De la part de Karl, Saul considérait sans doute n'avoir besoin de rien. Et Karl n'était pas certain de ce qu'il voulait lui donner non plus, si ce n'est une arrestation probablement méritée. Il avait agi dans la précipitation. La vérité, c'est qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il voulait dire à son frère, ni de ce qu'il aurait fait une fois devant lui.

"... Oui, je vais y aller. Je suis un peu essoufflé cela dit, je pense prendre un verre avant de retourner courir dans tous les sens."

Une petite moue et un hochement de tête de la part du barman, lesquels signifiaient dans un ensemble très cohérent : "Fair enough". On posa un verre devant lui et on commença à le remplir avec une mixture probablement plus costaud que ce à quoi il était habitué. Karl n'était pas spécialement friand des alcools forts.

"Plus de vingt-et-un an j'espère ? ... Boarf. Au pire ce soir, on va faire tout comme. Celui-ci est offert par la maison. Quand tu croiseras Nathan, tu lui diras qu'on pense à lui, ok ?"

Un sourire plat, qui à son tour n'était pas loin de se gorger de cynisme.

"Je n'y manquerai pas..."

Karl leva son verre en direction de Luisa.

"Eh bien... On t'a coupé l'herbe sous le pied, on dirait. Ça sera pour la prochaine fois."

... Ou, soyons réaliste, pour le verre suivant. Même s'il allait falloir migrer, car les employés du Oogie Boogie ne comprendraient pas que Karl reste ici à se mettre une cuite tandis que son frère vivait un cauchemar à quelques kilomètres d'ici.
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Luisa Selva Moreno
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille...   Comme un air de famille... - Page 2 Icon_minitimeLun 22 Juin - 16:07

La réponse de Karl, si rapide et avec tant d'évidence, amena Luisa à esquisser une moue étonnée et hausser un sourcil à l'autre bout du fil. Il était rare que l'étudiant se montre aussi vindicatif. Pour affirmer sans la moindre hésitation que son propre frère avait très certainement fait exploser lui-même son appartement, tout cela dans le but de ne pas se faire rattraper par son cadet, c'était qu'il devait y avoir une tonne de squelettes dans le placard de la famille Ziegler.

...Après, étant donné que même Esteban ne lui avait jamais parlé de l'existence du frère en question, ce n'était probablement pas si étonnant que cela. Et Luisa elle-même s'y connaissait, question squelettes. Néanmoins, une phrase lui échappa, plus une interrogation interne formulée à voix haute qu'une véritable question.

"...Mais qui est ce type, au juste... ?"

Oh, elle en connaissait qui seraient capable du même degré de prudence -si l'on pouvait nommer cela ainsi. Mais ce n'était généralement pas une bonne nouvelle...

Karl lui confirmait que Saul n'allait probablement pas rejoindre les flics, et la mexicaine n'en était que finalement peu étonnée. Si toutes les suppositions qu'elle se faisait intérieurement étaient vraies, il avait même tout intérêt à ne pas les rejoindre, mais plutôt à se faire la malle. D'où la conclusion à laquelle ils arrivèrent tous les deux : ils n'allaient pas le rattraper.

C'était frustrant. Et pourtant, Luisa prenait la chose étrangement à la légère, elle qui n'aimait pas que quoi que ce soit lui échappe. L'alcool avait probablement une grande part à jouer dans cette apparente apathie. Elle proposa à Karl de le rejoindre, mais ce dernier n'avait pas encore abandonné : il allait tout de même essayer de le croiser. Il n'y avait donc plus qu'une chose à faire.

"Buena suerte, compadre."

En attendant, elle allait siroter tranquillement son verre. Ce n'était pas comme si elle pouvait faire beaucoup plus.

Quand Karl fit irruption dans le club un peu plus tard, Luisa était en train de dessiner des flamants roses sur une serviette. Elle en était à cinq, tous moins ressemblants les uns que les autres. Le dessin n'était vraiment pas son truc mais hey, on s'occupait comme on pouvait ! Elle avait envoyé une photo de chacune de ses œuvres à Esteban, lui demandant innocemment lequel se rapprochait le plus de celui qu'il avait adopté à Vegas. Au vu de l'absence de réponse après le quatrième message, son neveu n'était pas très amusé...

En entendant donc une personne relativement remontée (ou au pas énergique, du moins) s'avancer vers le bar, Luisa leva la tête de ses œuvres à plumes pour observer la discussion à la dérobée, un léger sourire aux lèvres : l'attitude de Karl n'avait rien à voir avec son lui habituel, tant et si bien qu'on pouvait se demander s'il s'agissait effectivement de lui, et non pas dudit frère parti il y a peu. La mexicaine avait d'ailleurs failli l'interpeller par le nom de ce dernier avant de revenir à la raison. Comme quoi, l'alcool n'avait pas encore totalement annihilé ses neurones.

Elle écouta la discussion avec les employés d'un oreille, sirotant un verre qui s'annonçait presque vide. Décevant. Au moins, Karl avait réussi à obtenir le droit d'aller dans l'arrière-salle, ce que la mexicaine ne serait jamais parvenue à faire -légalement, toujours. Elle lui rendit son regard par un clin d’œil amusé, s'attirant un roulement d'yeux du barman. Décidément, celui-là l'avait étiquetée comme une couguar finie, pas de doute ! S'il savait...

L'étudiant revint bien trop vite pour avoir trouvé qui que ce soit. Luisa s'y attendait, mais ce n'était pas pour autant qu'elle appréciait la nouvelle. A l'annonce de Karl, elle adressa une légère moue.

"Désolée, mon grand..."

Pas le temps d'en dire plus que le barman se mêlait à nouveau de la conversation, posant une  question qui aurait pu être pertinente dans n'importe quelle autre situation. Au moins, cela remettait les pendules à l'heure : Saul avait visiblement manipulé tout son petit monde. Elle laissa Karl se dépêtrer de sa conversation seul : au vu des préjugés dont le barman l'affublait déjà, Luisa savait que la moindre de ses prises de parole allait être mal interprétée. Et autant cela ne l'aurait pas dérangée de remettre cet impertinent à sa place, autant elle préférait ne pas attirer plus d'ennuis que cela au meilleur ami de son neveu. Elle avait la sensation d'en avoir assez fait.

Ce n'était cependant pas son genre de se morfondre. Aussi, quand l'étudiant se tourna finalement vers elle, Luisa approcha son verre du sien pour trinquer en réponse.

"A la tienne."

Elle avala cul sec ce qu'il lui restait de cocktail (c'est à dire pas grand chose), avant de poser son verre sur le bar et de se tourner à nouveau vers le jeune homme.

"J'aurais voulu faire mieux. On pourra toujours essayer, si tu le souhaites."

Il était évident qu'elle faisait référence à ce qu'il venait de se passer avec Saul, et les moyens qu'elle pouvait mettre en oeuvre pour le retrouver définitivement si Karl en avait envie. Cependant, il n'était pas prudent de donner plus de détails dans cet établissement... ou ailleurs. Ce genre de discussion méritait d'être mené à l'abri des oreilles indiscrètes et elle savait que son interlocuteur le comprendrait aisément.

Elle fouilla dans son sac à main pour sortir une carte couler platine qu'elle tendit en direction du barman pour faire comprendre qu'elle tirait sa révérence pour ce soir... de chez eux, du moins.

"Allons-y."

Karl saurait très bien qu'elle ne faisait pas référence à l'appartement de son frère, mais bien à un autre endroit où ils pourraient discuter plus tranquillement... ou n'importe quel autre bar qui proposait de la bonne musique. Après tout ça, elle avait envie de se défouler, et quelque chose lui disait qu'il n'allait pas être aussi difficile qu'à l'accoutumée de convaincre son voisin de bar de faire de même : il allait probablement vouloir se changer les idées.

C'était cependant mal connaître Luisa que de penser qu'elle allait simplement laisse tomber cette histoire.
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Saul Ziegler
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille...   Comme un air de famille... - Page 2 Icon_minitimeSam 11 Juil - 0:01

"On ne l'a jamais su exactement, mais nos voisins métamorphes sont morts dans un incendie quand j'avais douze ans, et je ne pense pas que c'était un incident..."

Karl avait entendu son frère se lever, cette nuit là. La mise en scène était telle que la police avait rapidement conclu qu'il s'agissait d'un drame accidentel. Le jeune homme avait sa propre théorie, très différente. Il préférait éviter de révéler explicitement,au téléphone, les implications de son frère avec le TPH. Cependant, à la lumière de cet exemple éloquent, Luisa aurait compris.

Voilà qui était "ce type", au juste. Un être maladivement dénué d'empathie qui, déjà jeune adolescent, n'éprouvait aucun scrupule à tuer et se montrait suffisamment ingénieux pour s'en sortir sans éveiller le moindre soupçon - ou presque. Il avait probablement cru que Karl dormait.

Présenté comme ça, on était en droit de se demander si Karl aurait de la chance s'il rattrapait son frère avant qu'il ne s'échappe, ou justement s'il arrivait trop tard pour le croiser. Quoiqu'il arrive, il remercia Luisa très succinctement avant de raccrocher et de se concentrer sur sa chasse désespérée.

Après s'être lamentablement foiré malgré toutes ses tentatives, Karl se fit une raison et s'installa au bar à côté de Luisa, laquelle lui fit part de sa compassion. A voix basse, il grogna à moitié, de sorte à ce que seule sa voisine soit a priori en mesure de l'entendre. On n'était jamais à l'abri d'une oreille vampire ou métamorphe aiguisée, mais tant pis : il était trop frustré pour tout contenir et ne rien partager.

"... Je ne sais pas trop ce que j'allais faire de toute façon."

Après s'être débarrassé du barman et de ses questions encombrantes, Karl leva son verre en réponse à l'invitation de Luisa. Un hochement de tête remplaça tout forme de toast. Ce n'était pas une situation dans laquelle il avait envie de lancer un "santé" à la sauvette. Il vida plutôt son verre. Cul sec, lui aussi. Ça ne lui était pas habituel. Il toussota doucement dans son poing. Le degré d'alcool de sa boisson n'était pas habituel non plus, il consommait généralement des mixtures plus douces. Il avait l'impression d'avoir avalé un bouchon de détergent.

Karl avait-il réellement envie de mieux faire à l'avenir, ainsi que le lui proposait son interlocutrice ? Il ne cherchait pas à coincer Saul pour déclencher une séquence émotion, ni pour discuter avec lui du bon vieux temps... Cependant, il avait besoin de réponses à ses questions. Il avait besoin de savoir ce que son frère était devenu, quand bien même ça n'allait pas lui plaire. S'il pouvait contribuer à ce que cesse sa probable croisade sanglante, ça n'en serait que mieux.

"Ça ne sera pas simple. Autant chercher un fantôme."

Il tourna un regard en coin sur le barman. Heureusement, il ne les écoutait pas. Il était grand temps qu'ils changent de bar, ce que Luisa proposa presque immédiatement. Elle avait dû suivre le même chemin de pensée que lui. Ici, ils ne pouvaient pas parler librement.

"Je te suis."

Et advienne que pourra. Ce soir, il ne rentrait pas sobre chez lui.
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Luisa Selva Moreno
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille...   Comme un air de famille... - Page 2 Icon_minitimeSam 11 Juil - 16:08

"..."

Ah. D'accord. Effectivement, vu comme ça...

Luisa aurait pu faire toutes ces réflexions à voix haute, mais il semblait que l'alcool n'avait pas encore totalement effacé ses (bonnes ?) manières. Il n'y avait rien d'intéressant à répondre à ce genre de déclaration et elle connaissait assez bien Karl pour savoir qu'il n'attendait rien de sa part. Mieux valait donc garder internes les conclusions évidentes et ainsi éviter de faire mention d'un groupe anti-Outre au sein même d'un club appartenant à d'éminents représentants desdits Outres.

Car Luisa n'avait effectivement pas eu besoin de plus pour comprendre où le jeune homme voulait en venir. Et, au vu de ce qu'elle avait observé et des hypothèses qu'elle s'était faite durant les dernières heures, cela faisait étrangement sens...

Tout comme il était dorénavant évident que Karl n'allait pas parvenir à grand chose. Sa tentative pour rattraper son aîné fut un échec, qu'ils décidèrent de concert de noyer dans l'alcool. Luisa fit la moue. Certes, impossible de savoir ce qu'il aurait pu se passer s'il l'avait rattrapé, mais quelque chose lui disait que Saul tenait fermement à ce que ce ne soit pas le cas. Après tout, n'en était-il pas venu à faire sauter son propre appartement parce qu'il avait eu conscience d'être percé à jour ? S'il était aussi brillant menteur qu'il en donnait l'impression, il aurait toujours pu leur servir un nouveau mensonge sur sa non-envie de renouer avec sa famille, d'où la fausse identité et les secrets qui allaient avec.

"Autant chercher un fantôme."

Le fait qu'il ait pris la poudre d'escampette montrait bien qu'il avait beaucoup plus de choses à cacher. C'était mal connaître Luisa de penser qu'elle allait s'arrêter là. Dès qu'elle aurait un peu de temps, elle tâcherait de se pencher sur cette histoire...

...Si elle s'en souvenait encore après cette soirée. Car pour le moment, Karl et elle étaient partis pour écumer les bars de la Nouvelle-Orléans sans la moindre modération.
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MessageSujet: Re: Comme un air de famille...   Comme un air de famille... - Page 2 Icon_minitime

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