Identification Emploi: Etudiante et employée à temps partiel de Ivy Palmer Level dangerosité: 10 Age apparent: 22 ans
Sujet: Chambre 32 – Mitsuko Hana Jeu 6 Mai - 15:03
Un soupir las fusa de ses lèvres à demi closes, tandis que son corps las reposait doucement sur son lit. Foxy, le renard en peluche veillait sur sa jeune maîtresse, impassible, tranquillement installé sur le ventre de cette dernière qui se soulevait au rythme de ses inspirations lentes et légèrement poussives. Mitsuko n’était pas malade, non… Ou plutôt, elle souffrait d’une maladie qui n’avait malheureusement pas de remède miracle… La jeune fille s’ennuyait, tout simplement !
Ses cours de la journée avaient tous été annulé, et, pour une fois, allez savoir par quel miracle, elle était à jour dans ses devoirs à rendre. Ce temps libre n’étant initialement pas prévu dans son emploi du temps, Mitsuko s’était donc retrouvé comme une vieille femme le premier jour de sa retraite, à ne savoir que faire de la journée qui s’offrait à elle. Un nouveau soupir s’échappa de ses lèvres, avant que son regard ne se tourne en direction de Foxy qu’elle contempla longuement dans un silence de mort… Les peluches avaient vraiment une vie facile, il n’y avait aucun doute sur ce sujet.
‘’Bien… Je vais peut-être bouger de mon lit, qu’est-ce que tu en dis.. ?’’
Interrogea alors la jeune métamorphe, sachant pertinemment que sa peluche ne lui répondrait pas. Là encore, c’était un autre des avantages de parler avec Foxy… Il ne la contrariait jamais, et son silence était bien souvent un signe d’acquiescement des plus parlant… Evidemment, il fallait comprendre le langage des peluches, mais Mitsuko connaissait Foxy depuis sa plus tendre enfance alors elle avait très grandement eu le temps de l’apprendre. Le langage peluche.. ? Normal que vous ne le compreniez pas, seul quelques élus y arrivaient, dont la métamorphe alanguie sur son lit telle une épave lamentablement échoué sur le rivage. Attrapant les deux pattes avant de Foxy, Mitsuko commença alors à jouer machinalement avec sans vraiment réfléchir. Elle entonna en même temps une petite chansonnette sans paroles, qui la distraya l’espace de quelques instants.
Que pouvait-elle faire.. ? Elle pouvait aller en ville, faire un tour dans le vieux quartier… Ou bien alors, faire du shopping… Ha non, ses finances actuelles ne lui autorisait pas cette fièvre acheteuse… Tant pis ! Peut-être alors, pourrait-elle aller tout simplement se promener.. ? Le parc était agréable après tout, et il faisait apparemment un magnifique soleil… Et si elle allait boire un verre.. ? Cela au moins elle pouvait se le permettre et avec un peu de chance elle rencontrerait quelqu’un avec qui discuter peu… Continuant de jouer avec sa peluche, la jeune fille laissa son regard se perdre dans ses divagations prospectives éventuelles.
Bon sang, que c’était difficile d’occuper du temps de libre lorsque celui-ci n’avait absolument pas été prévu par avance… Finalement, Mitsuko eu un regain d'energie aussi inattendue que soudain et après avoir déposé Foxy sur le côté, elle fit l'effort miraculeux de se lever... Ou tout au moins, de s'asseoir sur le bord de son lit. Elle pouusa un soupir las du genre que l'on poussait pousser après avoir fait un effort imaginaire et puis elle fini par quitter son lit pour aller mettre ses basket, ainsi que sa veste, avant de quitter sa chambre.
"A tout à l'heure Foxy !"
S'écria-t-elle à sa peluche, qui la regarda, imperturbable, refermer la porte de la chambre.
En ville
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Sujet: Re: Chambre 32 – Mitsuko Hana Mer 29 Sep - 21:26
Il y a des fois où la machine judiciaire déconne. Oui ça arrive, ce monstre de gens ; papier ; ordres et contre-ordres s’arrête parfois une seconde. Un papier s’égare et un corps se retrouve dans un tiroir dans que les gants blanc ne puissent s’occuper de son trépas. Bref une boulette et un corps –vous devez le savoir- ne se conserve pas indéfiniment. C’est comme le jambon au soleil : Dégueulasse au bout d’un temps déterminé. Bref. Lorsque le dit papier s’égare et que le corps stagne c’est au légiste de se démerder pour débloquer les choses. Du moins c’est ce qu’on à voulut faire croire à Lily Northfell légiste de fraîche date et probablement bizute. F*ck ! Vous dira-t-elle dans ses bons jours, mais là voyez-vous elle s’est dit qu’un campus ne pouvait que lui rappeler de bons moments. Oui parce que dans « légiste de fraîche date » il y a un indicateur temporel signifiant que la demoiselle n’a son diplôme que depuis peu. Le sale boulot donc pour les nouveaux ! Lil’ n’avait même pas râlé lorsqu’on lui avait balancé le cadeau. Un formulaire à faire remplir par la famille de la morte – c’est une femme-, son fils devait s’occuper des joyeusetés. Etudiant et résident sur le campus universitaire. Par-fait. Enfin parfait, une façon de parler bien entendu. Pour lui il n’y avait rien de par-fait à atesté du fait que sa mère faisait effectivement dont de son corps à la science. Rien de bien extravagant, mais quand on est orphelin on à pas envie d’entendre parler de ce genre de chose. D’ailleurs de manière générale on aime pas que quelqu’un vous rappelle que votre mort n’est plus que barbac’ froide et destinée à être disséquée, brûlée ou pourrir selon les situations. C’est le genre de pensées qui animait Lily durant son trajet vers le campus où elle pensait trouver ce Josh Anderson. Ce genre de pensées et d’autre du genre « est-ce qu’il reste assez de croquette pour flo ? » il faudrait qu’elle appelle à l’appart avant de rentrer. On ne sait jamais, peut-être qu’Anna serait déjà rentrée et pourrait la renseigner. Oui les médecins ne pensent pas constamment à vous lors de leur service, même s’ils devraient probablement. C’est souvent ce que les normes attendent de ceux qui s’occupent de leurs morts, les légistes devraient être en deuil permanent et les médecins devraient pouvoir ressusciter les gens. Sauf que voilà, ressusciter Lily sait faire d’une certaine manière et que le résultat ne plairait certainement pas à ses clients. On ne réveille donc pas n’importe qui à tout bout de champ. D’ailleurs si les vampires ont la côte, les vodouns moins. Lil’ en joue parfois, certains normes croient encore que les vodouns sont des enchanteurs malintentionnés. Pffff ! Ridicule ! Les vodouns n’ont rien à voir avec les wiccans ! Lily ne pensait pas réellement ce genre de chose, seulement ça l’amusait de faire comme si. Comme si les wiccans étaient réellement tous de prétentieux magiciens et les vodouns tous de gentils croyants à la spiritualité tellement plu belle que les autres. Oui belle, entrez en contact avec un loas un jour et vous comprendrez peut-être. Ah oui c’est une réponse facile ! Il faudra s’y faire, c’est le genre de réflexion que Lily sort continuellement.
Le campus ne semblait pas si loin que ça de la morgue. Il ne l’était probablement pas en fait, mais Lily vérifia cinq fois si elle n’avait pas perdu le dit papier. On ne sait jamais il aurait peut-être put ouvrir le sac après s’être glissé en dehors de la pochette soigneusement rangée. Après ces deux exploits il se serait fraichement élancé dans la ville inconnue pour finir piétiné. Pourquoi n’avait-elle pas simplement convoqué ce « Josh » à la morgue ? Peut-être que ça faisait plus humain d’aller le voir chez lui. Peut-être, mais il n’y avait rien d’inhumain à faire son travail sur son lieu de travail, et la mort n’était pas une punition. Juste une continuité. Certes lors d’une mort par éventration on pouvait croire à un acharnement de dieu, mais (et c’est un grand « mais » que Lily pose ici) dieu n’a rien à voir avec ça. Les normes ont souvent besoin de s’indigner contre une force supérieure lors de ce genre d’évènements. Rien de moins normal supposons, mais rien de plus naïf non plus. Dieu à autre chose à faire que de s’acharner sur quelques vies. Bref en l’occurrence, c’était le taff de la demoiselle d’aller aracher une signature au gamin pour avoir le droit de ré-ouvrir sa mère. Oui parce qu’on l’avait recousue avant qu’on se rende compte qu’elle était perdue. La fameuse phrase des séries B « On le perd ! ». Voilà Miss Anderson était perdue, mais surtout pour sa famille et ça n’avait rien de réjouissant. Au pire Lil’ avait des arlequins en poche histoire d’adoucir la peine. Ce genre de chose ne marchait pas vraiment, sauf sur les gens comme elle. Elle arriva dans le hall de la résidence universitaire. Déballa un arlequin, les craquements du plastique fin est absolument irrésistible. Pour les amateurs il met inévitablement l’eau à la bouche, c’est comme ça. Un avant goût. Quand prend la sucrerie c’est là le meilleur moment, l’instant où on satisfait cette envie née des couleurs et du bruit du papier. Et ce sucre trop fort. Lily adore les arlequins et à chaque fois c’est le même effet, jusqu’à ce qu’elle ait mal à la langue et à l’estomac.
C’est sans y faire vraiment attention, mais en étant très polie, que Lily se renseigne. Où peut-elle trouver Josh Anderson ? On lui indique une aile et un étage. Elle choisit les escaliers plutôt que l’ascenseur, ça lui permettra de croquer l’arlequin avant d’arriver devant la bonne porte. Les étudiants n’ont d’ailleurs pas beaucoup changé depuis que Lily à quitté la faculté. Toujours très différents et identiques à la fois. Un dernier étage et c’est bon, un demi-étage plus exactement. Ce sont des étages à pallier histoire de moins vous fatiguer qu’un escalier bien droit. La légiste reprend son souffle une seconde, pas vraiment sportive et un brin mal-alimenté, pas idéal pour l’endurance donc. C’est sans prendre la peine de frapper que Lily entra dans la chambre étudiante et c’est sans faire attention qu’elle s’adressa à une jeune femme et non un jeune homme.
« Docteur Northfell, du Charity’s Hospital, j’ai quelques papiers à faire signer. »
Lily releva la tête de son sac d’où elle sortit la pochette contenant les papiers, sourire aimable. Un brin trop grand, un brin trop aimable. Cette femme n’était-elle pas censée être moins enjouée ? Si certainement. Et tant qu’on y est elle aurait également du s’adresser à la bonne personne. Cette demoiselle n’est vraisemblablement pas Josh Anderson. C’est exactement ce que Lily se disait alors qu’elle inclinait légèrement la tête sur la droite –signe de réflexion- sans cesser de sourire.
« Hm comment se porte votre mère mademoiselle ? »
Oui, elle aurait tout aussi bien put lui demander si elle n’était pas Josh Anderson. Elle aurait même probablement dû, mais voilà elle ne l’avait pas fait. Maintenant l’étudiante devait paniquer. Au minimum s’inquiéter. Ressentir une pointe d’angoisse ? Bref, peut-être qu’inconsciemment Lil’ venait de faire une bonne blague. Son interlocutrice ne trouverait probablement pas ça drôle.
Mitsuko Hana
Métamorphes
Identification Emploi: Etudiante et employée à temps partiel de Ivy Palmer Level dangerosité: 10 Age apparent: 22 ans
Sujet: Re: Chambre 32 – Mitsuko Hana Ven 1 Oct - 20:54
Dieu qu’il était difficile d’être une étudiante et le droit était une matière assurément rébarbative, en dépit d’un grand intérêt cependant, pour qui s’y intéressait d’un peu plus près. Mitsuko avait passé une bonne partie de la journée à potasser ses cours afin de se préparer à l’examen qui allait se dérouler d’ici quelques jours et une grande vérité avait alors surgit du plus profond de son for intérieur… Il fallait souffrir pour réussir, mais en y songeant bien elle relativisa en se disant que cela ne pouvait pas être aussi douloureux que de travailler avec Ivy.
Haaa… Ivy Palmer… Durant quelques instants bien trop brefs à son goût, la jeune métamorphe se surpris à rêvasser bêtement à être en lieu et place de la lionne, dans son grand bureau avec tous ses subordonnés si prompte à la satisfaire afin de ne pas subir sa colère. En la matière, mademoiselle Hana était assurément une experte au vu de sa proximité et de son apparente incompatibilité avec sa supérieure directe. Toute au moins, de son point de vue à elle car, de son côté, la japonaise appréciait plutôt la féroce avocate qui mangeait les adversaires de la maîtresse vampire, comme un lion dévorait sa proie avec hargne. Zelle le savait, un jour elle serait à sa place… Un sourire légèrement béat se dessina alors sur ses lèvres, signe d’un départ certain dans ses fantasmes carriériste. Plus le dit fantasme se dessinait de plus en plus clairement dans son esprit, et plus la jeune fille affichait un air empreint d’un sentiment d’ahurissement des plus niais… Comme son sourire d’ailleurs, qui se rapprochait d’un sourire nerveux de seconde en seconde. Heureusement, les chambres de l’université n’étaient pas double, autrement Mitsuko se serait alors senti bien stupide d’afficher un tel spectacle face à sa colocataire. Celle-ci, se serait certainement interrogée sur la fiabilité de sa santé mentale.
Toutefois, la métamorphe finit par se reprendre comme à son habitude. Le droit, il fallait se concentrer sur le droit, voilà ce qu’il fallait faire. Si sa mère la voyait aussi stupide, elle lui remettrait les points sur les ‘’i’’ immédiatement en lui fredonnant le doux, mais sempiternel refrain de la tante Izumi qui avait gâché sa vie à force de passer son temps à rêver. Pour sa part, Mitsuko ne pensait pas que cette dernière avait gâché sa vie; bien au contraire. Bien sur, elle avait abandonné des brillantes études d’architecte afin de partir élever des vers à soie, mais après tout… Force était de reconnaître qu’elle n’était pas devenue riche et célèbre, mais il fallait toutefois admettre que ce genre d’élevage lui permettait d’avoir une vie et un compte en banque, plutôt confortable en vérité. Mais comme tous les parents au monde, la mère de Mitsuko préférait un métier plus stable et rassurant pour sa fille unique.. Et devenir avocate rentrait harmonieusement dans le cadre des exigences inhérente à ce genre de futur pour sa petite jolie petite renarde.
‘’Arrête un peu de rêver imbécile !’’
Se fustigea la jeune fille, en se tapotant plusieurs fois le crâne afin de se vider l’esprit de toutes ces pensées parasites qui mettait des bâtons dans les roues du train de ses révisions. Si jamais elle redoublait, il était certain qu’elle ne pourrait pas conserver son emploi auprès de Ivy, car celle-ci ne supportait assurément pas la médiocrité chez ses subordonnés… Et pour sa part, Mitsuko se refusait de perdre ce travail qui lui offrait une entrée dans un futur très appréciable. C’est donc revigorée de toutes ces bonnes raisons et d’une résolution renouvelée, qu’elle s’attela donc à se concentrer à nouveau sur ses cours avec le plus grand sérieux au monde. Malheureusement, à peine eu-t-elle remis son petit museau de renarde dans ses cours, que la porte de sa chambre s’ouvrit afin de laisser entrer une jeune femme. Cela détourna alors une fois de plus son attention de ses cours, qui auraient sans doute pousser un profond soupir de dépit s’ils en avaient eu la possibilité. Faisant pivoter l’assise de son fauteuil à roulette, Mitsuko se retourna pour faire face à l’intruse qui n’avait même pas pris le peine de frapper à sa porte. Première constatation, ce n’était pas une étudiante. Ce n’était pas qu’elle lui paraissait trop âgée pour cela, mais simplement elle ne se souvenait pas l’avoir déjà vu dans les couloirs de l’université et encore moins dans ceux de la résidence des filles. Puis, elle se présenta et la japonaise leva un sourcil interrogateur… Un docteur.. ? D’un hôpital.. ? Ma foi, la jeune fille ne se souvenait pas avoir été une seule fois dans ce genre d’endroit depuis son arrivée aux Etats-Unis… Ni même d’ailleurs, depuis sa venue au monde… L’avantage d’être plus qu’un norme, sans l’ombre d’un doute et encore plus d’avoir un animal vif et adroit et de surcroît mignon comme tout, comme animal totem… Et chanceux aussi, mais inutile de s’attarder sur ce genre de détail qui n’intéresse vraiment personne…
La jeune femme, ou plutôt le docteur Northfell puisque c’est ainsi qu’elle se présenta à Mitsuko, lui signifia dans la foulée la raison de sa venue dans sa chambre, juste avant de marquer une pause en la regardant et de poursuivre en lui demandant si sa mère allait bien. A son tour la jeune fille resta silencieuse devant l’inattendu de la question, notamment de la part d’une parfaite inconnue. Elle sembla dubitative durant de longues secondes, mais finalement elle répondit : ‘’Ma mère va très bien docteur, je vous remercie…Mais à moins que vous ne veniez d’arriver du Japon ou elle se trouve actuellement, je crains que vous ne vous soyez tromper de chambre… Vous cherchez qui précisément.. ? Peut-être que je pourrais vous indiquer ou est sa chambre.. ?’’
Un sourire accompagna ces paroles accueillantes, mais intérieurement la jeune fille espérait que ce docteur soignait mieux ses patients qu’elle ne trouvait son chemin, autrement elle devait avoir un taux de mortalité des plus effrayant. C’est en assistant à ce genre de chose, que la jeune métamorphe se félicitait de n’avoir encore jamais eu besoin d’un médecin.. Heureusement, si un jour elle avait besoin d’un docteur elle irait voir l’un de ceux qui s’occupait des siens et non pas l’un des ces médecins normes comme cette jeune femme visiblement incapable de trouver son chemin dans une résidence universitaire.
Son regard de nacre tourné en direction de la porte d’entrée, Foxy semblait, lui aussi, observer avec attention leur visiteuse…
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Sujet: Re: Chambre 32 – Mitsuko Hana Dim 17 Oct - 14:05
Très certainement cette étudiante n’était pas Josh Anderson, pas que ses origines clairement asiatiques soit une contradiction totale (mme la défunte aurait très bien put adopter). L’incohérence n’était pas là, mais plutôt dans le fait que cette étudiante était une demoiselle justement et que dans le dossier que Lily avait dans les mains aucune jeune fille n’apparaissait. Aucune et surtout pas dans les membres de la famille. Énormissime erreur, du genre accablante. Pourtant Lily n’avait pas l’air accablée. Vraiment pas, même pas gênée. Et la jeune fille qu’elle venait visiblement de déranger en plein travail était d’une politesse toute remarquable -pour le moment-, pas un regard outré. Même pas une once de reproche dans ces yeux sombre. Tant mieux. C’était toujours plus facile de se planter en beauté face à un comité réduit et conciliant. Lily se planta donc en beauté. Bon ok son public n’était pas si indifférent que ça à la bourde, mais quelques secondes de silence étonné n’étaient que peu de chose. Surtout face à un renard en peluche et une étudiante occupée. Oui, Lily s’en sortait bien pour le moment. Sourire donc et vérification du nom sur la pochette. Josh Anderson. Le nom n’avait pas changé. Et la mère de l’étudiante vivait actuellement au japon. Deux différences majeures donc avec sa « patiente ». Toute en sourire et en amabilité la demoiselle proposa à Lily son aide. C’était étrange cette amabilité d’ailleurs, Lil’ la dérangeait et avait tout l’air d’un médecin médiocre, pourtant son « hôte » ne s’en formalisait pas. Franchement étrange, à sa place la légiste ne se serait pas faite prié pour dire ce qu’elle pensait. Soit qu’elle n’avait aucune envie d’avoir a faire à une médecin comme elle. Enfin réflexion faite les gens en général n’avait pas envie d’avoir à faire à elle. Ils reculaient l’échéance et voulaient que tout se passe en douceur. Vraisemblablement pas comme la pour la patiente qui l’avait fait atterrir dans le campus. Seulement voilà, vous finirez tous sous le scalpel de Lily ou d’un de ses pairs. C’est comme ça. C’est mortel.
« Ça m’aiderai visiblement. Vous connaissez Josh Anderson ? »
Finit-elle par répondre. Oui parce qu’il faut tout de même que le jeune Anderson remplisse le formulaire pour lequel Lily s’était perdue. N’allez pas croire qu’elle s’ennui avec l’aimable asiatique, mais voilà elle est sensée travailler là maintenant. D’ailleurs l’étudiante en face d’elle était également sensée travailler avant l’intervention de Lily. (Elle pouvait aussi jouer la comédie, mais pour son renard en peluche seulement, l’hypothèse perdait donc toute sa pertinence.) Attendant la réponse de la demoiselle Lily inspecta la pièce du regard. En dehors de la peluche rien de bien particulier, ou du moins rien qui ne reteint vraiment son attention. Son « hôte » étudiait le droit d’après les documents posés face à elle. On pouvait bien évidemment supposer que l’étude du droit n’était pour elle qu’un passe-temps, mais Lily n’y croyait pas. Etudier le droit en temps que hobit c’était un peu comme se farcir des définitions de médecine par envie. Extrêmement rare – et probablement révélateur d’un certain manque de discernement-. Même les élèves de ce genre de facultés ne faisaient pas ça de gaité de cœur. Etudiante en droit donc, mais lequel ? Lily fixa les documents avec un peu plus d’intérêt. Tant qu’à s’être plantée de chambre autant s’intéresser à son habitante. Non ? Non, en fait elle aurait probablement dû déjà avoir refermée la porte derrière elle après s’être excusée de son intrusion. Essayer de se remémorer les indications que lui avait donné la personne à l’accueil, homme ou femme d’ailleurs ? Bref Lily n’était pas sensée –en temps que médecin consciencieuse- abuser du temps d’autrui et retarder sa visite au fils de sa patiente, mais voilà, Lily ne faisait pas les chsoes de manière sensées. Rarement, le plus souvent au travail sauf que là, le formulaire ne l’intéressait pas beaucoup. Oui elle avait l’impression d’être une bizut. Mince !
Mitsuko Hana
Métamorphes
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Sujet: Re: Chambre 32 – Mitsuko Hana Ven 12 Nov - 20:29
Attendant une réponse de la part de la jeune femme à sa proposition de la mener à sa destination initiale, Mitsuko laissa son regard se perdre sur sa personne encore un peu plus. A première vue, elle n’appartenait pas à l’université bien que, pour être tout à fait honnête, l’étudiante ne connaissait pas tous le monde en ce lieu de savoir ou son destin l’avait mené. Au vu de sa manière polie de s’exprimer et surtout, de son âge visiblement plus grand que le sien, la métamorphe finit tout naturellement par en conclure qu’elle n’était donc pas une étudiante mais plutôt une employée de l’administration… Une simple question de pure logique, car autrement qui pourrait avoir le besoin de rencontrer un des étudiants.. ? Le dossier qui trônait entre les mains de la jeune femme acheva de convaincre la jeune fille de la justesse de son analyse. Bien qu’elle faisait erreur, il fallait porter à sa décharge le fait que personne ne pouvait s‘imaginer qu’un médecin légiste vienne dans une université afin de rencontrer l’un de ses étudiants… Dans une maison de retraite cela aurait pu lui venir à l’esprit car, aussi sordide que cela puisse paraître, il était bien plus logique d’y côtoyer l’un des agents terrestres de la mort tel qu’un professionnel du décorticage de corps.
L’intruse tira soudainement l’étudiante de son analyse silencieuse vis-à-vis de sa personne en acceptant sa proposition de la guider en direction de son véritable but, la faisant ainsi émerger d’une sorte d’absence contemplative tandis qu’elle se redressait quelque peu afin de reprendre une posture un tout petit peu moins avachie qui était habituellement la sienne lors de ses ‘’passionnantes’’ séances de révisions. Un sourire éclaira à nouveau son visage suite à cette acceptation de son aide qui sonnait comme une pause ardemment appelée de ses vœux les plus sincères et, tandis que Mitsuko quittait son siège afin de se relever, elle déposa son stylo sur son bureau et répondit :
‘’Je ne connais pas ce garçon, mais je peux au moins vous dire que vous vous êtes trompé d’endroit… Ici, c’est la cité universitaire réservée aux filles. Néanmoins, je peux vous guider jusqu’à celle des garçons et une fois là-bas on ne devrait pas avoir de mal à mettre la main sur ce fameux Josh… Cela vous va.. ?’’
Demanda Mitsuko, alors qu’elle se déplaçait à travers la pièce afin de rejoindre sa penderie d’ou elle tira une veste légère qu’elle enfila aussitôt afin de se protéger du léger froid qui l’envahissait depuis quelques jours maintenant. En dépit de ses mois passé ici, la jeune japonaise avait encore un peu de mal à s’acclimater au changement de climat qu’elle avait du subir en quittant sa terre natale habituellement plus chaude que cette contrée américaine pourtant en plein cœur du sud du continent. Il était vrai que même si on n’y songeait pas souvent, le Japon était bien plus bas que les Etats-Unis sur l’échelle planétaire. Néanmoins, la petite renarde curieuse n’était jamais bien loin de son homologue humain et c’est donc tout naturellement que fusa l’inévitable question, des lèvres de la jeune asiatique qui faisait une fois de plus fièrement honneur à son animal totem :
‘’Vous voulez le voir pour quelle raison, dites-moi.. ?’’
Osa-t-elle alors, en allant à l’encontre des règles les plus élémentaire de la discrétion et du respect de la vie privée des individus… Mais en même temps, ce n’était pas elle qui était venu se déranger après tout, alors il lui paraissait des plus logique de se voir au moins dédommager d’un minimum d’explication pour la peine. Certes, certes, il s’agissait là d’un raisonnement des plus personnel et foncièrement assez tordu il était vrai, mais on ne pouvait que très difficilement lui en vouloir puisqu’elle ne faisait qu’être en total accord avec la nature renardesque de sa condition de métamorphe… C’était la nature, tout simplement… Qui pouvait en vouloir à la nature après tout.. ?
‘’J’espère que ce n’est rien de trop grave au moins…’’
Ajouta-t-elle, en finissant d’ajuster le col de sa veste et en attendant le bon vouloir de sa visiteuse qui continuait de bloquer le passage vers l’extérieur de la chambre. Après tout, ce n’était pas parce que la curiosité était une seconde nature pour elle, qu’elle avait forcément un goût prononcé pour le sordide et le malsain. Le renard, c’était un animal totem tout ce qu’il y avait de plus positif en fin de compte
Chambre 32 – Mitsuko Hana
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