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 First Rule: Do not talk about it.

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Matthew Williams
Métamorphes
Matthew Williams

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Emploi: Prof. de Géographie
Age apparent: 26 ans.
Dangerosité:
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First Rule: Do not talk about it. Vide
MessageSujet: First Rule: Do not talk about it.   First Rule: Do not talk about it. Icon_minitimeVen 8 Nov - 16:33

Cela faisait un petit moment que la réunion s’était déroulée au Mentis Animalis, la grande convocation des Métamorphes pour discuter des nouvelles règlementations imposées par la Mairie et qui allaient contraindre les Outres, et plus particulièrement les siens, à devoir se soumettre à des recensements mensuels afin de ne pas être déclarés hors-la-loi. Un fichage particulièrement précieux pour tous ceux qui voulaient garder un œil sur les Outres et s’arranger l’opportunité de les avoir à portée de main si l’occasion devait se présenter de les exterminer. Car si on n’en était pas encore là, Matthew voyait principalement ces méthodes comme un sacré retour en arrière, et, surtout, elles avaient réussi à réveiller dans sa mémoire, des souvenirs pas forcément très heureux. N’importe quel Métamorphe un peu âgé ne pouvait manquer de se souvenir de la Révélation et de ce qu’elle avait entraîné. Et personne ne voulait revivre une époque où l’incertitude de pouvoir survivre au jour-même pesait sur les épaules de chaque Outre de par sa simple différence. Certains s’en étaient mieux sortis que d’autres, bien entendu, que ce soit par l’admiration qu’ils avaient su susciter ou bien simplement parce qu’ils étaient plus ou moins éloignés de la population, mais on ne pouvait se cacher éternellement quand la planète entière cherchait à se débarrasser de vous. Et si cette histoire ne concernait que la Nouvelle-Orléans pour le moment, le risque que cette décision fasse des émules dans le reste du pays, voire du monde, n’était pas à exclure. Et si les Outres se sentaient opprimés au point de devoir défendre leur simple droit de vie, la situation engendrée par le rapport de force ne pourrait se terminer que dans un bain de sang, sans réellement savoir quelle force finirait par l’emporter, dont le prix à payer serait un bien trop lourd tribut, même pour le vainqueur.

Le Sachem se souvenait encore de cette soirée, de son intervention, de celles des quelques personnes qui avaient osé lever leurs voix pour poser des questions. Il se souvenait de leurs visages et de leurs interrogations. Lui-même en avait également beaucoup et, dans la fraîcheur de ce début de soirée, c’était perdu dans ses pensées qu’il évoluait dans la ville à la recherche d’un lieu bien précis. Trouver l’adresse n’avait pas été évident pour un sou et, pour être honnête, il avait bien failli renoncer à un moment face à l’absence d’informations, jusqu’à ce que, finalement, la solution ne lui tombe presque par hasard dessus. Car ce qui le motivait ce soir, c’était de rencontrer un fantôme, une voix familière qui n’avait pas peur de dire ce qu’elle pensait, mais, qui, pour autant, n’avait pas daigné écouter une réponse. Cette [i]dernière[i] intervention qui avait interpelé Matthew et qui l’avait obnubilé pendant plusieurs jours. Il avait voulu en savoir plus et, comme elle ne lui en avait pas laissé le choix, le Jaguar avait dû se mettre à la recherche de cette voix, de ce visage, dont il ne savait rien. Il avait, bien entendu, posé quelques questions aux personnes présentes sur place, mais il avait fait chou blanc. Et retrouver une personne dans une aussi grande ville que la Nouvelle-Orléans, sans savoir son nom, c’était aussi facile que de trouver un épi de foin spécifique dans une botte complète. Son visage était probablement l’indice qui lui servirait le plus, mais à défaut de placarder un portrait-robot, cela lui avait pris du temps, jusqu’à ce que finalement une discussion autour d’un verre, dans un bar, lui donna un indice de taille, le nom d’une salle de sport : I Like It Heavy, dont la propriétaire ressemblait probablement au portrait qu’en donnait le Sachem.

Une fois le nom en poche, l’adresse suivit rapidement et c’était ce lieu que Matthew recherchait activement. Compte-tenu des horaires qu’il avait pu trouver en ligne, il avait tenu à arriver un peu avant la fermeture pour être certain de pouvoir enfin, peut-être, essayer de mettre un terme à cette irrésistible impression qu’il avait de devoir la confronter. Etait-ce la façon dont elle l’avait apostrophé ? La manière dont elle lui avait parlé ? La façon qu’elle avait eu de s’en aller juste après ? Probablement un peu de tout cela. Mais quelque chose au fond de lui l’avait poussé à la trouver et à lui faire face. Peut-être que cela ne changerait rien, peut-être que cela ne mènerait à rien, mais pourquoi ne pas essayer ? Il arriva finalement devant le bâtiment, duquel s’échappait un peu de lumière signe qu’au moins, il n’était pas trop tard. Il jeta un œil à sa montrer, dix minutes avant l’heure de fermeture. Parfait. Il jeta un œil sur l’enseigne et poussa finalement la porte. L’air à l’intérieur était un peu plus chaud, mais nettement plus sec qu’à l’extérieur. Il s’essuya correctement les chaussures sur le grand tapis de l’entrée, ouvrant négligemment son blouson de cuir devenu une protection inutile, il jeta un coup d’œil pour appréhender la salle. Restait à trouver la personne qu’il cherchait, mais à défaut d’un nom, il avait son visage et ne manquerait pas de la reconnaître. Quelques personnes, qui ne correspondaient pas à la description de ses souvenirs, semblaient s’entrainer en solitaire mais quelques éclats provenaient d’un peu plus loin où il devait y avoir un petit groupe, réalisant très certainement la dernière séance d’exercices de la journée. Sans se formaliser davantage, il se dit qu’il pouvait aussi tout aussi bien attendre la fermeture sans chercher à bousculer les choses. Il repéra donc un large pilier métallique, non loin de l’entrée, et s’y adossa tranquillement.
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