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 Où allons-nous?

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Rùd O'Kealy
Faës
Rùd O'Kealy

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MessageSujet: Où allons-nous?   Où allons-nous? Icon_minitimeJeu 3 Oct - 21:55

Où allons-nous? Elisedd

Mmmm Charal.

Ce sarcasme ne pouvait être entendu que dans la tête du Doppel. L’organisateur a décidément mal choisi l’endroit pour leur fight club. Ce n’était pas si mal d’être dans un petit appartement avec des vitres tintées, mais c’était la scène d’un crime qui a été commis il y a peut-être deux jours. L’odeur du sang putride était encore présente, ce qui mit les métamorphes mal à l’aise, pendant que les vampires s’excitaient entre eux tout en regardant le Doppelgänger et son collègue la Gargouille. Elisedd? Il avait comme d’habitude faim. Aucun changement. Il avait pourtant bien mangé le métamorphe farçi de pommes l’autre soir et il avait encore des restes l’après-midi, mais le gros gourmand avait une drôle envie de boudin noir.

‘Bon, les gonzesses’ desquelles il n’y en avait que 5 sur 20 cette fois ‘Qui passe en premier?’

La main d’Elisedd se fit voir comme d’habitude. Il était régulier à aller en premier, il voulait se montrer brave et il voulait absolument se sentir vivant. La métamorphe de l’autre soir a réussi à faire revivre certaines pulsions et lui donner un semblant de vie et d’excitation, mais ce n’était jamais assez. Le moment s’était évaporé et il se sentait une fois de plus vide et mal aimé. Taper, manger et copuler étaient à présent une routine et il ne pouvait pas imaginer d’abandonner les trois… mais il avait besoin du neuf. Mais quoi au juste?

‘Joe’ il se tourna vers le métamorphe souris ‘on remet ça?’

‘Non, sans façon, aujourd’hui je mate.’

‘J’y vais alors.’

Quand Elisedd tourna sa tête il vit Sajid. Le métamorphe Indien qui vivait à la Nouvelle-Orléans depuis maintenant 3 ans. Il n’avait rien contre lui, ils s’entendaient plutôt bien, vu qu’Elisedd a fait l’effort de se faire quelques amis parmi le bétail en allant boire un verre. Il voulait apprendre à quel point ils étaient différent des humains, mais de là à vouloir se friter avec le tigre bengal… Il savait qu’il allait faire voltige. C’est pour cela qu’il accepta volontier, cette fois il voulait avoir mal. Très mal.

‘Viens me chercher Tigrou!’ il étendit ses bras comme Jésus sur la croix, l’invitant à la bataille.

‘Crois-moi’ il fit craquer ses doigts ‘il ne restera que Daal de toi.’

Cependant les deux seules personnes à ricaner étaient lui et Sajid. Le reste du monde émit un gémissement agacé ou embarrassé par le jeux de mot absolument minable.
Elisedd, comme d’habitude dans son marcel blanc, son pantalon commando et ses rangers, tournait autour du métamorphe, espérant pouvoir le prendre au dépourvu pendant que l’Indien restait immobile. De toutes les manières les deux savaient parfaitement qui allait gagner. L’irlandais aux visage de jeune garçon faisait peut-être presque 2m de hauteur, il n’était pas aussi musclé que son adversaire.

Espérant tout de même de tenter sa chance, il lui sauta dessus pour lui faire perdre son équilibre et afin de le désorienter il tenta de frapper droit dans ses oreilles de ses deux mains. Le métamorphe perdit peut-être un peu d’équilibre, mais il avait déjà une bonne idée de ce qui allait se passer et étant plus rapide que le Doppelgänger il réussit à attraper les bras de l’Irlandais et de le mettre à terre directement. Tout était arrivé en l’espace de moins d’une minute, Elisedd était à terre en pleine session de beauté que Sajid se faisait un plaisir de lui refaire. L’insulte finale était tout de même de soulever le garçon et de le balancer à travers de la fenêtre de toutes ses forces.

Rùd se demandait s’il y avait une chance peut-être de l’attraper et de… ah non, Elisedd était déjà sur le pavé. Il ne voyait pas très bien, ses yeux commençaient à enfler et il avait mal. Très, très mal. Une sonnerie semblait habiter ses oreilles, il n’entendait que les cris de victoire entre la petite voix de Bambi dans sa tête qui le traitait de petite fiotte. Il se laissa aller, il commençait à pleurer et se tortiller de douleure. Toujours par terre, comme une crêpe abandonnée.
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Evie Methali
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Evie Methali

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MessageSujet: Re: Où allons-nous?   Où allons-nous? Icon_minitimeVen 4 Oct - 11:07

Evie était. C’était déjà un début, et elle le savait, même si la forme n’était pas au rendez-vous immédiat. Elle s’était prise la tête avec son père (rien de bien nouveau) le seul moment où elle était passée à la boutique ces trois dernières semaines. Malheureusement l’interaction avait laissé de bonnes traces, et sa colère avait débordé sur son second travail… Et elle avait réussi à bien s’engueuler avec un de ses clients. Y’avait des jours avec, et des jours sans. Aujourd’hui le jour avait décidé de pas se lever du tout.

Elle était fatiguée, agacée, n’avait pas envie de bosser. Rien ne lui disait qu’elle devait travailler, c’était tout l’intérêt d’avoir un pied dans l’illégalité tout en décidant de ses horaires elle-même… Mais y’avait tout un tas de choses à payer, et d’ailleurs, elle n’avait plus de clopes. Non elle n’était pas de bonne humeur, au moins elle avait une boîte de chewing gum à disposition pour la garder occupée.

Elle avait quitté l’appartement de son client, furax, et maintenant elle errait, chassant les résidus d’agacement qui marmonnaient encore trop fort à l’arrière de sa tête. Tâche difficile. L’arrière plan de son esprit était constitué d’un mix d’émotions quasiment constant, dont elle se sentait totalement détachée jusqu’à ce que l’une devienne trop forte et prenne le dessus sur sa raison… peut-être serait-il temps d’y faire quelque chose. Ou peut-être pas.

Malgré l’humeur elle marchait tête haute, quand même bien dans ses pompes, fière de sa tenue. Quitte à être déçue de tout le monde, au moins son self-esteem prenait pas trop des coups violents. Ses chaussures compensées de dix centimètres frappaient les pavés avec un bruit satisfaisant, et les résilles rouges aux mailles larges sur ses jambes produisaient un léger frottement entre ses cuisses. Des chaînes pendaient largement de chaque côté de son mini-short abîmé, ajoutant un bruit métallique à sa démarche. Peu importe le jour où l’heure, Evie était le genre de personne qui aimait attirer l’attention – elle avait gagné plus d’un client de cette façon, et pas des personnes mauvaises en plus. Tout comme la pub qu’elle arrivait à se faire quand elle passait de temps en temps aux Plaisirs Coupables; sans faire compétition à l’établissement non plus, elle ne voulait pas se mettre la maîtresse sexy des lieux à dos (à moins que cette dernière veuille grimper sur le sien de dos, ce contre quoi elle n’avait rien du tout, dans l’idée) mais elle respectait le lieu et ses employés, et elle ne donnait pas non plus son numéro professionnel aux clients qui passaient – on se respectait quand même dans le métier.

Non la rue principale n’était pas le territoire d’Evie, elle n’avait d’ailleurs pas eu grand besoin de chasser dernièrement, et encore moins l’envie. La poignée de clients fidèles qu’elle avait la maintenait à flot, mais c’était pas ça qui faisait son bonheur de nos jours.

D’ailleurs, elle n’arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui lui manquait. Ca faisait un petit moment que les grosses soirées d’ivresse lui faisaient moins d’effet, que les vaudounes qui se jetaient à corps perdus dans des activités dangereuses la fatiguaient… La dernière fois c’était un groupe de jeunes cons qui jouaient à la roulette russe. Un pauvre boulet malchanceux était tombé sur la seule balle réelle, et se l’était tirée dans la tête – elle avait entendu qu’il avait été réanimé, mais merde quoi. Même les plus excentriques des vaudounes savaient qu’entre le jeu et la mort y’avait quand même des choses à faire gaffe. Le pauvre gamin était maintenant zombi au service de quelqu’un qui, avec un peu de chance, le traiterait correctement; mais quand même, c’était absurde.

Maintenant c’était un sentiment de colère qui montait en Evie, elle ferma sa veste en cuir jusqu’à son col, pas d’humeur à chopper froid, et avançait d’un pas plus déterminé pour rentrer; elle n’avait rien d’autre à faire de toute faç-

S’en suivit un peu abruptement un bruit de fracas. Dressant la tête elle vit le vol presque plané de quelqu’un qui venait de passer à travers une vitre, et qui s’était ramassé sur les pavés à quelques mètres devant elle. Elle avait arrêté de marcher, et observait de loin, incertaine de quoi faire. Elle pouvait voir des ombres à l’intérieur du bâtiment dont la fenêtre était maintenant cassée, et elle entendait les cris de victoire venant de l’intérieur.

Son attention revint sur le sol, sur cette personne qui gisait comme une crêpe tremblotante. Elle soupira intérieurement. Elle n’était pas du genre à interpréter quoi que ce soit pour elle-même et vivait au jour le jour, mais ces derniers temps ayant été si insatisfaisants elle s’était trouvée à prier et faire des sacrifices simples pour s’apporter un peu de bonne volonté de la part des loas (pas qu’elle pensait que ça fonctionnait, mais autant mettre toutes les chances de son côté quand même). Maintenant elle était devant l’indécision de ce que tout ça voulait dire, et si elle était sensée faire quelque chose, ou juste passer son chemin.

Une opportunité était une opportunité après tout… elle n’avait pas grand chose à perdre. La grosse jeune femme s’approcha d’un pas plus ou moins certain. Bon, comment aborder ça?

Le type, si iel en était un, était vachement grand… C’était la première chose qu’elle remarqua. Il devait être sur des bouts de verre et pas franchement apprécier l’expérience. Elle s’approcha plus encore et s’accroupit à côté de lui.

“Dude je sais que c’est une question con mais… Je peux aider?”

C’était quoi ce détachement émotionnel? Elle se surprise elle-même à ne pas être plus aidante que ça… Décidément c’était vraiment pas son truc. Quelque part à l’intérieur, elle avait envie de faire brûler quelque chose.

Elle sortit néanmoins une flasque de sa poche.

“Reste pas grand chose mais un peu de whisky ça m’a toujours aidé pour la douleur.”

Ah oui, le détachement… Elle était sobre. Ceci expliquait cela. Elle avait oublié à quel point tout était chiant quand elle était sobre. La cure lui avait pas fait que du bien.
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Rùd O'Kealy
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Rùd O'Kealy

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MessageSujet: Re: Où allons-nous?   Où allons-nous? Icon_minitimeVen 4 Oct - 14:29

Eli gisait comme la dite crêpe qu’il était. Effectivement, il ne restait que Daal de lui. Il avait l’impression d’avoir un gros éclat de verre dans la cuisse et il avait du mal à bouger la partie entière en bas de la ceinture. S’il cherchait à se faire mal pour se sentir “en vie” il l’a bien trouvé. Entre temps il commençait à entendre, entre les cris de victoire et le son de son sang, une sorte de claquements de talons et de chaînes qui semblaient devenir de plus en plus forts.

Si c’était un flic, il était foutu. Il ne pouvait pas se relever et il était hors de question de courir. Un sado-maso? Doublement foutu, il ne pouvait pas faire grand chose pour leur faire plaisir non plus…
Ah non, en arrivant à se tourner sur le dos il dégagea sa longue chevelure poil de carotte et semblait voir quelque chose qui ressemblait à une femme noire en shorts… avec quelque chose de rouge sur les jambes? Il voyait mal et ce n’est qu’en se frottant les yeux qu’il vit le filet de pêche qu’elle portait. Complètement chamboulé, il se demandait pourquoi est-ce que les humains portaient des filets de pêche sur les jambes.

Voilà qu’elle parlait. Oh, la jolie voix. Il se demandait si cette personne était un joli être humain aussi? Il ne voyait pas encore très bien avec ses yeux gonflés et une potentielle commotion cérébrale, mais il comprit “Je peux aider?”. Il avait envie de lui répondre, mais quand il ouvrit sa bouche il dû lever son bras avec son index en l’air, sa tête tourné du côté opposé de son interlocutrice. Le signe universel pour dire “un instant s’il vous plaît”. Il toussa violemment et cracha une quantité alarmante de sang, sauf que quand il s’était retourné et essuyé la bouche de son bras, celle-ci lui avait tendu une flasque avec du whisky.
Il prit la boisson volontier, sauf qu’au lieu de boire il versa un peu du contenu sur sa jambe qui lui faisait atrocement mal. Le contact de l’alcool avec sa plaie provoqua un rugissement presque animal:

‘Aaaarghhghghghg putain d’enculé, aaaah!!’ il avait du mal à se retenir, mais il se disait que de toutes les manières avec une plaie pareille il était difficile d’anticiper un “ah ça picote un peu quand même”.

‘Gamin?’ une tête sortit par la vitrine, c’était Sajid avec une main pleine de fric ‘Ca va tu tiens le coup?’ il dévisagea la nouvelle venue et s’adressa à Elisedd sans le regarder ‘...t’as besoin de fric, poil de carotte?’

‘Tu tapes comme une… une… arh, comme une machine, putain...’ il voulait l’insulter, lui dire qu’il tapait comme une mouche… hélas, son rêve de pouvoir mentir n’allait pas se réaliser aujourd’hui. Il toussa pendant que l’Indien pouffa de rire, Eli tentait de s'asseoir, sauf qu’il ne pouvait que poser ses coudes sur le sol recouvert de petits bouts de verres et être dans une position allongé et assise à la fois ‘Oui j’ai besoin de fric, j’ai toujours besoin de fric. J’ai besoin pour une bouteille, ça ira mieux après.

‘C’est d’un véto qu’il te faut, gamin’ il lui balança quelque billets, 20 dollars en tout.

Elisedd essayait de rire, mais il avait bien trop mal aux côtes. Avant de pouvoir faire quoi que ça soit il fallait se débarrasser de ce gros bout de verre dans sa cuisse. Puis essayer de se débarrasser du reste, puis après aller boire… Il regarda la nouvelle venue qui en soi semblait pas mal. Elle avait déjà meilleure mine que lui.
L’idée d’aller voir quelqu’un d’officiel pour ses bobos illégaux n’était pas sur la table. Il ne voulait absolument pas être interrogé quant à la nature de ses blessures et il n’avait pas vraiment envie de demander de l’aide aux gens dans le bâtiment qui étaient déjà occupés par la fight entre les deux vampires. Sajid lui aurait peut-être donné un coup de pouce, mais après s’être fait démonter, non… hors de question.

‘Bon…’
il commença avec un sifflement douloureux, en essayant de se repositionner ‘Oui j’ai besoin d’aide. Ce gros bout, là? Sors-le et ta flasque sera pleine de ce que tu veux.’

Ce qu’elle veut? Il n’en savait pas grand chose, à en voir son habit elle voulait passer peut-être un bon temps, mais à en entendre et sentir la flasque c’était surement plus de whisky. Lui? Il avait faim et voulait qu’on sorte ce gros bout de verre de sa cuisse. Peut-être lui faire sortir les plusieurs bouts de verres sur le corps aussi.
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Evie Methali
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MessageSujet: Re: Où allons-nous?   Où allons-nous? Icon_minitimeVen 4 Oct - 23:46

Evie avait côtoyé un nombre assez incalculable de gens étranges, entre les soirées, les festivités vaudounes et les Plaisirs Coupables, y’avait de quoi faire. Mais elle était assez amusée subitement à voir l’énergumène qu’elle avait devant elle. C’était un type très grand (elle avait hâte de le voir debout pour confirmer qu’il faisait bien trois têtes de plus qu’elle). Elle n’était pas ravie par son malheur, c’était pas son genre d’aimer voir les gens souffrir (hormis lors de sessions contrôlées entre quatre murs, et à condition que ce soit une souffrance consentante.) Elle doutait fortement que le verre avait demandé quoi que ce soit au type avant de se planter dans ses membres. Non elle ne riait pas de lui, elle l’observait juste le temps qu’il semble se recomposer légèrement. Cela lui laissa le temps d’observer qu’il avait de bien beaux cheveux.

En effet ça avait été une question stupide, mais le type se fit comprendre néanmoins, et elle attendit, sortant la flasque. Elle l’observa cracher une quantité de sang qui lui fit dresser un sourcil. Evie était pas sensible à ce genre de chose, mais encore quelques grosses toux comme ça et il se viderait de son sang bien vite. Elle espéra subitement que le verre avait pas touché une artère ou connerie dans le genre, elle s’y connaissait avec les morts mais s’occuper d’un vivant pour le soigner c’était tout autre chose.

Il prit la flasque et versa le contenu sur sa jambe. Evie le regarda, tête penchée sur le côté. Oh elle savait ce que ça faisait comme douleur, et elle aurait voulu avoir quelque chose de plus adapté à lui donner, genre un truc sans alcool de préférence, parce que là ça avait l’air de bien brûler sévère.

“désolée.” Dit-elle seulement alors qu’il hurlait quelques jurons.

Elle hésita à dire “Putain oui, enculée pas ce soir” mais se retint – elle avait eu plus d’une emmerde avec certaines personnes quant à sa facilité à rétorquer des choses que les gens ne voulaient pas entendre. Mais tout de même c’était toujours trop facile d’utiliser ces mots-là à la légère.

Enfin bon, à sa place elle l’aurait pu le whisky.

Une tête parut soudainement à la vitre. Evie leva les yeux pour voir quelqu’un s’adresser au blessé, puis se rendit compte de la présence de la voudoune et la fixa un moment. Est-ce qu’elle connaissait ce visage? Peut-être pas, mais elle avait vu passer tellement de monde, tout était possible, et puis elle n’avait pas encore compris dans quelles circonstances le jeune homme devant elle avait été blessé ainsi.

Elle hésita à l’aider à se redresser mais décida de ne pas bouger tant qu’il y avait témoin – au cas-où que n’importe quoi lui tombe dessus, leur affaire avait pas l’air super nette.
L’insulte, si on peut appeler ça comme ça, du roux laissa fort à désirer. Elle le regarda, penchant la tête sur le côté légèrement et regarda l’altercation. Un véto? C’était un méta alors? Si c’était le cas il allait guérir assez vite normalement, y’avait pas trop de quoi s’inquiéter.

Le gars à la fenêtre jeta de l’argent, le jeune homme avait un sourire pincé, probablement dû à la douleur, ou à l’ironie de la situation? Tout était possible. Evie qui jusque là avait été assez immobile regarda le bout de verre de plus près, celui dans sa jambe. Elle s’assit sur ses talons et le regarda dans les yeux. Elle en avait pas grand chose à faire de remplir sa flasque; elle essayait de réduire sa consommation dernièrement, c’était pas évident et ça avait quelque chose de rassurant de la savoir vide. Elle regarda le bout de verre et soupira.

Tirant sur sa manche, elle fit en sorte qu’elle couvre un peu sa main. Si lui était un méta, elle n’était certainement pas dotée d’une capacité de soin et régénération hors du commun.

“Tu vas douiller. Je sais, no shit, mais vraiment. T’as un truc à te mettre entre les dents ou quelque chose? Si oui c’est le moment…”

Il fallait qu’elle le fasse sans trop réfléchir ou c’était un coup à ne pas le faire du tout. Elle mit sa manche contre le verre et respira profondément.

“3...2...1”

Elle tira dessus, le mouvement lui rappelant l’acte de saigner un animal, sauf que techniquement c’était pour lui éviter de la douleur, et non pour le saigner… Quoique, il allait bien saigner après ça.

Elle lança le bout de verre de côté, esprit détaché de ce qu’elle venait de faire, de la situation entière, et appuya quand même sur la plaie. Elle était vraiment pas préparée à cette situation, mais voilà où elle était.
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Rùd O'Kealy
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MessageSujet: Re: Où allons-nous?   Où allons-nous? Icon_minitimeSam 5 Oct - 16:44

Il n’avait pas entendu le “désolé” qui venait de sortir de la bouche de la jeune aux filets de pêche. Il la regardait examiner sa jambe, il ne voyait pas très bien, mais à voir la réaction elle n’avait que faire de la boisson. Pourtant elle avait sa flasque avec...Il ne comprenait pas. Peut-être il n’avait pas les idées bien claires, il avait quand même perdu pas mal de sang.

‘Arghhh non j’ai rien… Bordel… J'en ai marre que ça fasse mal.’

Sa plainte était... logique. Après tout, ce n'était pas pour rien que son espèce l'avait appelé Rùd Caoineadh qui voulait simplement dire "chose qui pleure". Bien entendu, depuis longtemps Rùd se débarassa du Caoineadh qui l'accompagnait. Vu qu’Elisedd n’avait rien à se mettre entre les dents il devait opter pour son bras, ce qu’il fit. Son état n’était la faute à personne finalement, il l’avait bien cherché, mais cette fois il allait peut-être y passer? Il était hors de question d’y passer: il voulait absolument pouvoir essayer sa nouvelle recette, il avait toujours la moitié d’un métamorphe dans le congélo de Bambi. Il avait de bonnes idées depuis sa visite à la Plume Bleue et le rayon de cuisine Indienne, il ne voulait surtout pas manquer de faire un roghan josh.

Penser à la nourriture était peut-être quelque chose qui lui changea les idées brièvement pendant qu’Evie faisait le compte à rebours, mais quand elle arracha le bout de verre il mordit dans son bras aussi fort qu'il pouvait jusqu'à en saigner. Son cri était un peu étouffé par la chaire, mais tellement douloureux qu'il pouvait glacer le sang. Comme par hasard un des vampires avait gagné la fight et il eut un cri de victoire en même temps. De ce fait la seule personne capable d’entendre ce son là était bien Evie… et le reste du monde.
Le reste du monde… c’était quelque chose qui commençait à l’inquiéter. Avec un cri pareil il aurait pu alerter les flics, une personne bienveillante ou, plus probablement, faire peur à la personne de base. Il fallait qu’il bouge et vite! Sauf s’il voulait s’évanouir et se révéler, il fallait faire quelque chose pour arrêter le saignement.

Il grinça des dents et essaya de se pousser vers la direction du mur le plus proche sans mettre plus de pressions sur ses jambes. Après l’avoir fait il enleva son marcel blanc, reprit la position allongé, les jambes à l’air contre le dit mur. Il était maigre, on pouvait presque faire un cours d’anatomie sur lui avec ses côtes visibles et le peu de muscles qui étaient définis. Il était loin d’être athlétique, mais avec sa maigreur l’on pouvait voir beaucoup.

Sans plus attendre, il fit un tourniquet juste en dessus de la plaie et le serra aussi fort qu’il pouvait. D’habitude pâle, il l’était encore plus. Il passa sa main sur son visage, histoire de rester encore avec le monde extérieur et il regarda les 20$ dans son autre main: il n’avait pas beaucoup d’autre choix… Bien qu’Eli ai vécu pire avec les Faës et en particulier les Feux Follets, ça lui faisait tout de même atrocement mal et il fallait faire quelque chose pour arrêter le saignement. La plaie n’était pourtant pas énorme, elle devait surement être un peu plus profonde. Il voulait vomir, mais se retint… Il sentait la salive se former dans sa bouche et ses yeux mouiller. Il regarda Evie qui devait surement se demander ce qu’elle faisait à aider un “petit” SDF comme lui dans une ruelle aussi louche et dans des circonstances qui l’étaient encore plus. Allait-il lui faire confiance? Faire confiance à du bétail, quelle idée… Mais il n’avait pas beaucoup de choix. Il aurait pu avaler sa fierté et demander à Sajid de l’aider, mais il n’allait pas lui faire ce plaisir, surtout s’il pouvait demander à une parfaite inconnue qui pour le moment ne posait pas de questions inutiles. Oui, c’était mieux comme ça.

‘Bon…’ il prit une grande inspiration ‘Prends ces 20$, il y a une pharmacie sur la rue principale. J’ai besoin d’eau et assez de pansements pour me momifier’ il essayait de rire, mais avait terriblement mal aux côtes, il tendit les 20$ à la nouvelle venue ‘...s’il reste assez de fric n’oubli pas une bouteille.’
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MessageSujet: Re: Où allons-nous?   Où allons-nous? Icon_minitimeSam 12 Oct - 14:50

Il s’était mordu le bras quand elle avait retiré le bout de verre; elle n’avait rien eu à lui offrir pour ça non plus, même pas un mouchoir (puis elle doutait qu’une capote aurait fait l’affaire). Elle ne le regarda pas alors qu’il cria. Le son était étouffé dans son bras, et il y eut un cri venant de l’intérieur du bâtiment aussi; mais elle l’avait bien entendu. C’était pas agréable de faire mal à quelqu’un comme ça, même si c’était pour l’aider et le soulager. Après, si elle avait été un peu plus réfléchie elle aurait probablement fait autre chose que l’arracher là-maintenant et serait plutôt aller chercher une trousse de soin ou quelque chose, n’importe quoi pour limiter les dégâts. Mais c’était Evie, et Evie ne faisait pas dans l’humain. L’humain nécrosé oui, l’humain à poil qui savait se gérer tout seul oui. L’humain pas en forme? Meh, pas son domaine. Elle connaissait par coeur les procédés préliminaires individuels pour ses clients mais n’était pas vraiment douée à retenir des choses qui, en théorie, étaient plus utiles dans la vie de tous les jours.

Puis quelque chose glissa un instant dans sa tête, et elle le regarda mettre sa jambe en l’air, se placer avec son marcel autour de la jambe. Il était maigre, très maigre. Evie ne lui enviait pas sa taille (bien que c’était certainement quelque chose que l’on avait toujours voulu qu’elle atteigne – dommage pour eux, elle était grosse, l’assumait, et c’était quelque chose qui ne regardait que elle.)

Une petite pensée surgit, comme un rappel, mais elle n’eut pas le temps d’énoncer ce que la pensée disait. Il avait l’air vraiment mal en point… Et il lui donna les 20 dollars, en donnant les instructions d’achat.

Il ne lui fallu pas très longtemps pour prendre l’argent et se relever.

“Je reviens vite. D’ailleurs petit conseil : le garrot c’est un dernier recours, et tu risques l’amputation. Mets plutôt le tissu autour de ta plaie directement pour t’empêcher de trop saigner. On dirait pas un saignement d’artère. Je suis sérieuse, les films ils font vraiment de la merde à mettre des garrots partout.”

Elle tourna les talons et marcha rapidement en direction de la rue principale. Elle n’avait aucune idée d’où elle tenait les conseils.

Plusieurs choses tournaient dans sa tête alors qu’elle approcha de la pharmacie, des choses qu’elle avait bien envie de mettre de côté mais se trouva incapable d’ignorer. Quelque chose lui disait juste de prendre l’argent et partir. Chose ridicule parce que ces 20 dollars pouvaient être la seule chose qu’il avait, et elle n’était pas non plus dans la pire misère dernièrement. Puis c’était pas 20$ qui allaient lui ouvrir la porte du luxe.
Elle entra dans la boutique et se dirigea vers les étagères à la recherche de bandes adhésives, pansements, gauze.
En fait, c’était pas une affaire d’argent, c’était juste ignorer la situation. Oublier qu’elle existait, que ce gars avait besoin d’aide. Quelque chose en elle voulait juste totalement se retirer de ce moment présent. Elle regarda les boîtes qu’elle avait dans les mains, le regard vide. Une voix la ramena, mais son esprit flottait encore.

“Madame? Vous avez besoin d’aide?”

Lae pharmacien.ne de nuit la fixait, ses sourcils froncés. Merde, ça faisait combien de temps qu’elle était debout là à divaguer. Elle lui lança un sourire en secouant la tête.

“Désolée, j’étais ailleurs.”

Elle approcha pour poser les boîtes sur le comptoir. Le pharmacien la regarda encore du coin de l’oeil en scannant les codes barre. Son esprit divaguait encore. Elle repensait au sang, au verre. Au visage pâle du blessé dont elle ne connaissait même pas le nom; elle aurait au moins pu se présenter.

“Madame?”
“Ah pardon.”

Elle donna l’argent, le type la regarda un peu plus longuement puis rendit la monnaie, mettant les boîtes dans un sac. Elle le remercia, incapable de le regarder, et sortit de la pharmacie. Prochaine étape, bouteille.

Son esprit s’éclaircit légèrement en se demandant s’il était plus rhum ou whisky, puis décida qu’elle s’y connaissait mieux en whisky de toute façon, et qu’elle connaissait une marque avec un bon rapport qualité/ prix.

Ses talons la guidèrent dans une épicerie, le vendeur hocha la tête dans sa direction, non sans la reluquer, et elle puis demanda de suite une bouteille qui se trouvait derrière lui. La mettant dans le sac elle chercha la monnaie que lui avait rendu le pharmacien. Il devait manquer deux dollars à la somme initiale totale, pourtant elle avait pris de quoi faire. Le gars avait pris pitié d’elle? Bon, on allait pas se plaindre, mais ça titillait quelque chose en elle. Tant pis, c’était pas son argent de toute façon, il allait pouvoir récupérer quelques dollars quand même.

Evie remercia le vendeur et revint dans la ruelle où elle avait laissé le type, espérant quand même l’y trouver encore en train de respirer.
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