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 Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.

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Blaise Loubet
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MessageSujet: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Jeu 30 Aoû - 13:03

La dernière note d'un morceau de jazz résonna dans la salle suivi du crépitement enthousiaste des applaudissements d'un auditoire conquis.
Accoudée à son bar Blaise poussa un long soupir.
Elle travaillait en tant que barmaid dans le respectable établissement qu'était le Cadavre Rieur depuis moins d'un an, et pourtant il lui semblait qu'un siècle s'était écoulé depuis sa première soirée de travail.
Comprenez moi bien, les conditions de travail étaient tout à fait convenables, l’environnement agréable et la direction supportable.

Seulement, depuis que Blaise avait été réanimée, une morosité morne s'était emparée d'elle, l'insensibilité émotionnelle et physique caractéristique de la condition de zombi rendait toute activité longuette et ennuyante. Les même nuits de travail se succédaient, encore et encore, sans exaltation, sans satisfaction, ni même d'exaspération ou de contrariété. Tout cela était d'un ennui mortel et le temps semblait s'étirer de plus en plus sans que la jeune barmaid ne puisse vraiment y faire quoi que se soit.
Elle avait entendu parler d'un implant qui rendrait aux zombis leur sensations d’antan mais elle ne savait pas trop quoi en penser.

Rien de tout cela ne serait arrivé en premier lieu si un jeune vodoun irresponsable n'avait pas décidé sans consulter qui que se soit de la ramener de l'outre tombe. Oh comme elle aimerai lui tordre le cou à celui-là !
*Et bien, on dirait que finalement les zombis peuvent éprouver de la rancœur et de la colère.*
Mais hélas c'était impossible. Non seulement Néo restait pour le moment introuvable (et bien oui quand vous ranimez illégalement un cadavre vous avez plutôt intérêt à bien vous cacher) mais en plus elle avait entendu dire que les zombis tombaient raides morts (définitivement morts) en cas de décès de leur vodoun.
Cette information lui venant d'un norme saoul, Blaise restait tout de même septique quant à sa véracité. Il lui faudrait vérifié d'une façon ou d'une autre sa véracité. Et puis zut de qui se moquait elle ?! Elle se fichait bien de mourir à nouveau, son existence de cadavre ambulant insensible lui déplaisait, alors pourquoi pas y mettre fin en même temps qu'à l'existence de cet abruti de Néo ? Voilà qui sonnait comme un début de plan ou tout du moins comme un objectif.
Mais comment retrouver Néo ? Les zombis n'étaient ils pas censés avoir un genre de lien mystique ou magique avec leur vodouns ? Pouvait on s'en servir pour retrouver et rejoindre son vodoun ? Il fallait vraiment qu'elle tire tout cela au clair.

Le groupe de jazz quitta la scène en saluant le public. Blaise se redressa prête à voir les amateurs de musique et de bourbon se ruer vers le bar et vers elle. Les habitués savaient tous que la barmaid était une zombi et cela ne semblait pas les déranger d'être servi un peu plus lentement que d'ordinaire. Après un certain temps elle fini néanmoins par servir le dernier verre commandé. Elle s'accouda a nouveau au bar lustré pour observer la foule qui bavardait et riait lorsque quelque chose attira son regard.


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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Jeu 30 Aoû - 21:05

Il lui fallait un verre, de l’alcool, quelque chose pour l’aider à se noyer et oublier un instant sa situation. Il lui fallait une distraction, qu’elle se change les idées, pense à autre chose. Elle ne pouvait pas se laisser emporter par ses émotions, être faible et simplement se replier dans un coin pour pleurer. Elle devait se reprendre, être forte et surtout, prendre une décision. Mais pour le moment elle avait surtout besoin de ne pas rester seule. Il lui fallait du bruit, des voix, quoi que ce soit pour l’empêcher de réfléchir. Un bar, voilà l’endroit parfait. Elle n’aimait pas vraiment se promener seule dans ce genre d’endroit d’habitude. Trop de monde, trop de problèmes potentiels, juste trop de choses qui ne lui donnait pas envie en temps normal. Mais aujourd’hui tout était différent et elle avait besoin de s’oublier un moment, de se distraire et de faire taire ses pensées.

Le hasard la fit entrer au Cadavre Rieur, un cabaret réputé du Vieux Carré pour son ambiance. De la rue déjà la jeune femme pouvait entendre le groupe qui se produisait ce soir-là. De la bonne musique, un bon petit plat et un verre, parfait. Pénétrant donc dans l’établissement, la wiccane hésita un moment, où s’assoir ? Son regard se posa bien vite sur le bar et ses chaises hautes, place parfaite pour une solitaire comme elle. Il ne restait plus qu’à prier les loas et la Déesse pour qu’aucun dragueur du dimanche ne tente sa chance, elle n’était pas d’humeur ce soir. Prenant place Adélaïde attrapa bien vite la carte qui se trouvait devant elle, elle avait envie de manger épicer, un gumbo ferait l’affaire. Quant à la boisson… Elle aurait eu besoin de quelque chose de fort mais ce n’était malheureusement pas possible.

Posant le menu sur le bar, la jeune femme plongea la main dans son sac pour en sortir une grande enveloppe, de celle-ci elle tira ce qui semblait être une radio et y plongea son regard. Comment était-ce possible ? Comment avait-elle pu laisser pareille chose se produire ? Elle ne pouvait pas croire que… Son regard se posa sur la barmaid qui venait d’arriver à sa hauteur, certainement pour prendra sa commande. Du premier coup d’œil la wiccane reconnue ce qu’elle était, un zombie. Ayant grandi aux cotés de sa grand-mère voudun, Adélaïde avait rencontré plus d’un zombie originel dans son enfance. Elle savait parfaitement ce qu’ils étaient et comment ils étaient créés. Mama Yatta lui avait tout expliqué avant que ses pouvoirs se révèlent et que les secrets du vodou lui soient alors refusés. Ainsi elle ne voyait ces créatures ni d’une façon négative ou positive, pour elle ils faisaient partis du décor de la Nouvelle-Orléans.

Une fois que la jeune femme fut à sa hauteur Adélaïde put l’observer plus en détail. La première chose qu’elle nota fut ses cheveux décolorés et ses yeux légèrement cristallins. Puis sa pâleur, cette jeune femme était morte certes, mais elle ne devait pas être en bien bonne santé de son vivant pour ressembler à ça. Enfin bon, ce n’était pas ses affaires, pour l’instant tout ce qui l’intéressait était de manger, boire et d’apprécier la musique un moment pour tenir ses problèmes éloignés.

''Bonsoir, je vais vous prendre votre gumbo spéciale ainsi qu’un verre de rhuuu, euh non, plutôt une pina-colada, sans alcool s’il-vous plait.’’

Dommage, elle aurait vraiment eu besoin, du rhum dans son cocktail…
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Blaise Loubet
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Ven 31 Aoû - 13:59

Le groupe de jazz quitta la scène en saluant le public. Blaise se redressa prête à voir les amateurs de musique et de bourbon se ruer vers le bar et vers elle. Les habitués savaient tous que la barmaid était une zombi et cela ne semblait pas les déranger d'être servi un peu plus lentement que d'ordinaire. Après un certain temps elle fini néanmoins par servir le dernier verre commandé. Elle s'accouda a nouveau au bar lustré pour observer la foule qui bavardait et riait lorsque quelque chose attira son regard.

Une jeune femme se tenait à quelques pas d'elle, perchée sur un des tabourets du bar.
Légèrement plus grande que Blaise, elle arborait une longue chevelure ébène et volumineuse. Sa peu sombre contrastait de façon saisissante avec de jolies prunelles d'un bleu étonnamment clair même sous la lumière tamisée de l'établissement. Des yeux qui étaient posés sur une large feuille foncée et épaisse qu'elle fixait avec un air dérouté.
Elle ne faisait pas partie des habitués, en faite la barmaid ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu ne serai ce qu'une seule fois au Cadavre Rieur.
Blaise n'aurait eu besoin que de quelques secondes pour arriver jusqu'à elle mais accentua délibérément sa lenteur pour laisser à la jeune femme le temps de se reprendre. Lorsqu'elle fut à sa hauteur la cliente leva les yeux dans sa direction et pris quelques seconde pour l'observer. La zombie acariâtre ne se formalisa pas de cet examen, elle avait l'habitude d'être détaillée des pieds à la tête à cause de son apparence cadavérique et cela ne la blessait plus depuis longtemps.
Finalement la jeune femme ouvrit la bouche pour passer sa commande :

- Bonsoir, je vais vous prendre votre gumbo spéciale ainsi qu’un verre de rhuuu, euh non, plutôt une pina-colada, sans alcool s’il-vous plait.

Blaise se contenta d'hocher la tête, ne faisant aucune remarque sur le choix étrange de boisson. Si la piña-colada sans alcool se trouvait bien sur la carte des cocktails, elle n'était pourtant jamais commandée, bien peu de gens du vieux quartier se rendaient dans les bars pour consommer des boissons sans alcool. Une légère étincelle d’intérêt traversa la zombie désormais quelque peu intriguée par sa nouvelle cliente.
Sans plus de formalités elle transmit la commande en cuisine et se mit à l'oeuvre de son côté, lait de coco et shaker en main. Une fois le cocktail terminé et la petite ombrelle en papier déposée, elle se campa bien en face de la brune préoccupée et fit glisser le verre dans sa direction sur une serviette en papier d'un violet profond estampiller du nom du bar. Elle l'observa pendant quelque seconde de son air placide habituel avant de s'adresser à son tour à l'étrangère :

- Voilà votre piña colada. Sans alcool. Votre gumbo va arriver d'ici quelques minutes.

Elle se tint là, à fixer la jeune femme droit dans les yeux en silence pendant quelques temps encore. Quelque chose, elle n'aurai su dire quoi, lui semblait familier bien que les deux jeunes femmes ne se soient jamais croisées, du moins aussi loin qu'elle s'en souvienne. La sonnette posée sur le passe-plat retentit mettant fin à cet étrange moment et Blaise fit ce pourquoi elle était payée, déposant le plat fumant devant la cliente.

- Pourquoi un cocktail sans alcool ?

La question lui avait échappée. Elle n'aurai pas dut s'immiscer ainsi dans l'intimité des clients lambdas et du reste cela ne lui ressemblait pas de porter un intérêt à qui que ce soit sans raison claire et précise. Et pourtant elle était toujours là attendant patiemment une réponse. Son regard mort se posa sur l'enveloppe blanche que tenait l'inconnue et Blaise se demanda si cela avait un rapport avec le choix de sa cliente ou avec sa venue inhabituelle dans le cabaret.
L'expérience lui avait appris que les gens, qu'ils soient normes ou outres aimaient se confier aux barmans et barmaids. Parfois ces informations se révélaient sans intérêt comme la pauvre métamorphe de la veille qui pleurait à chaudes larmes et à grand renfort de reniflements bruyants sur les tromperies de son petit ami, mais de temps à autres certaines confidences se révélaient avoir une valeur monétaire et elle les vendait à qui voulait bien les lui acheter histoire d'arrondir ses fins de mois.
Mais ça bien sûr peu de clients le savaient, elle comprenait l'importance de rester discrète et de garder ce genre d'activité secrète.
Peut être la grande brune à la piña colada soft avait elle quelque chose d’intéressant à dire ?
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Ven 31 Aoû - 16:59

La serveuse prit sa commande sans tiquer face à son lapsus. Ou alors sa réaction était si lente qu’Adélaïde ne la remarqua pas. De toute façon elle avait la tête ailleurs et se perdit un moment dans ses pensées tandis que la barmaid préparait sa boisson. Il lui fallait prendre une décision mais laquelle ? Il n’y avait aucune bonne réponse, aucun bon ou mauvais choix. Juste des choix qui impacteraient forcement son futur. Il lui fallait se décider mais pas ce soir, ce soir elle avait se concentrer sur simplement encaisser la nouvelle et ne pas prendre de décision irréfléchie. Son instinct lui hurlait de faire quelque chose, d’agir, de prendre son destin en main, mais sa raison lui soufflait qu’il aurait été stupide de faire quoi que ce soit sous le coup de l’émotion.

'’Voilà votre piña colada. Sans alcool. Votre gumbo va arriver d'ici quelques minutes.’’

La jeune femme releva la tête pour prendre son verre et remercia vaguement la serveuse. La lenteur familière de celle-ci lui rappelait agréablement son enfance et les zombies qui fréquentaient sa maison. Sa grand-mère gardait toujours un zombie ordinaire pour faire le ménage et s’occuper des tâches quotidiennes. Après tout, autant tirer parti de sa condition de voudun jusqu’au bout. Ce souvenir la fit presque sourire alors qu’elle sirotait tranquillement sa boisson. Celle-ci, parfaitement préparée et balancée, manquait cependant de cette brulure caractéristique de l’alcool. Encore un autre rappel de sa triste condition. Enfin son plat finit par arriver, parfait, manger l’aiderait à penser à autre chose.

Ce qui fut moins parfait fut la question du zombie. De quoi se mêlait-elle ? En tant que cliente elle avait parfaitement le droit de commander une boisson sans alcool si ça lui chantait et ce sans devoir d’explication à personne. En temps normal elle aurait certainement répondu sèchement un ‘’de quoi je me mêle ?’’ a la serveuse, mais aujourd’hui était diffèrent. Aujourd’hui elle était sous le choc et en colère. En colère contre elle, contre lui et contre le monde. Et même si elle détestait se laisser emporter par ses émotions, le stress de cette journée lui revint en pleine face à ce moment. C’est pourquoi elle répondit, avec un ton cassant, à la question qu’on lui posait.

'’L’alcool n’est pas recommandé aux femmes dans ma condition.’’

Tout en parlant elle pointa la ''radio’’ qu’elle tenait, qui se releva être une échographie. Et oui, l’alcool est fortement déconseillé aux femmes enceintes, et même si Adélaïde ne savait pas encore si elle voulait garder ou non cet enfant, elle n’était pas du genre à aller se noyer dans l’alcool pour oublier ses problèmes. Non elle était une femme responsable et c’est bien pour ça qu’elle était si en colère. Comme elle, qui prenait toujours ses précautions et maitrisait parfaitement sa vie et son corps, avait-elle pu se retrouver dans une situation aussi stupide ?
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Ven 31 Aoû - 17:32

- Pourquoi un cocktail sans alcool ?

La question lui avait échappée. Elle n'aurai pas dut s'immiscer ainsi dans l'intimité des clients lambdas et du reste cela ne lui ressemblait pas de porter un intérêt à qui que ce soit sans raison claire et précise. Et pourtant elle était toujours là attendant patiemment une réponse.


- L’alcool n’est pas recommandé aux femmes dans ma condition.

Le ton employé était cassant mais Blaise ne s'en formalisa pas. Elle se contenta de regarder ce que sa cliente lui désignait. Il s'agissait de la grande "feuille" sombre qu'elle observait avec tant de désarroi un peu plus tôt. La "feuille" était constituée d'une matière plus épaisse que du papier classique et brillait comme le papier glacé des magazines. Les contours étaient d'un blanc tout à fait classique mais la majorité de la page était occupée par un carré noir... avec de drôles de formes à l’intérieur... quelque chose qui ressemblait à... un flageolet ?
Perplexe Blaise fronça les sourcils ne comprenant pas vraiment ce à quoi elle avait affaire, lorsque l'évidence la percuta avec la force d'une petite voiture. C'était une échographie, sa cliente était enceinte.
Oh d'accord.
Etant donné la forme et la taille du fetus il ne semblait pas trop dangereux d'avancer qu'elle venait de l'apprendre.
Bon.
Blaise ne savait pas bien comment réagir à ce genre de nouvelle. Normalement dans ce genre de cas, les gens félicitent la futur jeune maman non ? Mais et si ça n'était pas une heureuse nouvelle et qu'elle félicitait sa cliente ça serai mal venu et gênant. Ne sachant trop comment réagir elle décida de simplement poser la question.

- Je dois vous féliciter ou c'est une mauvaise nouvelle ?

Plus Blaise observait la jeune femme, la façon dont elle la regardait, dont elle s'adressait à elle, dont elle se comportait en sa présence,... plus elle se rendait compte que sa mystérieuse cliente n'avait pas du tout peur de la zombie qui ne semblait pas non plus la rendre mal à l'aise, en fait elle semblait même particulièrement dans son élément comme si elle avait passé sa vie entouré de zombis. Bon c'était certainement exagéré, mais même si sa cliente n'avait rencontré que quelques zombis, elle en savaient certainement plus que Blaise sur sa propre condition.
Après tout, elle pouvait bien interroger la jeune femme mine de rien en poursuivant leur conversation initiale non ?
Il lui fallait au moins essayer.
Prenant son courage à deux mains et un air aussi détaché que possible elle ajouta comme si de rien n'était :

- Vous n'avez pas du tout peur des zombis vous.
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Sam 1 Sep - 15:38

Visiblement le ton employé ne dérangeait pas la jeune femme car celle-ci ne broncha pas à la réponse d'Adélaïde. Tant mieux, la wiccane n'avait aucune envie de devoir gérer la subtilité d'une inconnue. Elle avait des problèmes autrement plus important que d'être sympathique avec une curieuse qui mettait son nez dans ce qui ne la regardait pas. Après la condition de zombie de la barmaid pouvait également jouer dans son manque de répondant. Vu la lenteur de ses mouvements la jeune femme ne devait pas avoir d'implant et donc une capacité de réaction immédiate limité.


"Bonne question. Je n'ai pas encore décidé"


Oui, bonne question et la sorcière n'en connaissait pas encore la réponse. Elle n'avait jamais vraiment pensé à devenir mère un jour. Jusqu'ici elle s'était contenté de vivre sa vie pour elle, de se fixer ses objectifs et de les atteindre. Elle ne s'était pas laissée distraire avec des désirs aussi trivial que de se marier et avoir des enfants. C'est bien pour ça qu'elle avait des amants et non pas des petits-amis. Elle ne voulait pas s'attacher ou tomber amoureuse, vu que les histoires d'amours finissent mal, en général. Du coup l'idée d'avoir d'être mère ne lui avait que très vaguement traversée l'esprit mais sans jamais y faire son nid. C'est pourquoi elle s'était toujours protégée, avait toujours pris soin de ne pas se retrouver dans cette situation, et pourtant... Qu'avait-elle bien pu faire de différent ? Elle était persuadée de ne pas avoir pris de risques et en même temps toute cette période était un peu flou à cause de la mort de son père.

La seconde question de la barmaid la sortie de ses sombres pensées. Mais qu'elle était curieuse cette petite, c'est pas possible ! Mais bon, si cela pouvait lui permettre de mettre son problème de côté quelques instants, pourquoi pas.

"Non, j'ai grandis entourée de zombis, je sais bien qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur, enfin pas plus peur qu'avec n'importe quel autre être humain."

Humain était bien entendu à prendre au sens large ici. Pour le moment on avait pas trouvé meilleur terme pour englober toutes les créatures humanoïdes.

"Vous avez l'habitude qu'on vous fuis pour me poser la question ?"

En temps normal Adélaïde n'aurait pas essayé de poursuivre la conversation, mais encore une fois ce soir n'était pas vraiment "en temps normal."
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Dim 9 Sep - 16:53

Après tout, elle pouvait bien interroger la jeune femme mine de rien en poursuivant leur conversation initiale non ?
Il lui fallait au moins essayer.
Prenant son courage à deux mains et un air aussi détaché que possible elle ajouta comme si de rien n'était :

- Vous n'avez pas du tout peur des zombis vous.


- Non, j'ai grandis entourée de zombis, je sais bien qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur, enfin pas plus peur qu'avec n'importe quel autre être humain. Vous avez l'habitude qu'on vous fuis pour me poser la question ?

Blaise prit quelques secondes pour réfléchir à la question de sa cliente.
On pouvait bien raconter ce que l'on voulait sur les avancés de l'intégrations des non-humains parmi les normes, la vérité sur le terrain si l'on peux le dire ainsi, était bien différente. Cela avait été un choc pour les normes que de découvrir l’existante d'autres espèces. Cette prise de conscience avait beau dater de plusieurs longues années déjà, il faut bien plus de temps pour faire évoluer les mentalités. Sans parler de cette fameuse prophétie qui avait chamboulé bien des choses et du coming out récents des faeries... Tout ça n'aidait pas vraiment à calmer la situation pour le moins épineuse qui soulevait tout un tas de questions et provoquer l'émois de beaucoup de monde.
Les zombis étaient un cas à part dans tout cela. Bien peu d'espèces (normes compris) appréciaient les morts vivants. Il semblait en fait que seuls les vodouns leur accordent une quelconque crédibilité et valeur et encore...
Mais après tout, qui voudrait d'un cadavre ambulant pour ami ? Blaise ne pouvait pas jeter la pierre à ses détracteurs, elle en avait elle même fait partie de son vivant.

Alors oui la plupart des gens évitaient les zombis et ressentaient un profond malaise en leur présence, bien peu de gens supportent d'être ainsi face à d'indéniables preuves de leur mortalité.
Elle haussa lentement les épaules à l'intention de la grande brune aux yeux polaires.

- Je mets les gens mal à l'aise je crois. Mais comme je ne ressens rien, ça n'a pas d'importance.

Abaissant les yeux sur l’échographie toujours posée sur le comptoir elle ajouta :

- La vie, la mort, au fond... c'est pas si important que ça.

Elle ne savait pas si cela aiderai sa cliente à prendre une décision, mais depuis les tréfonds cotonneux de son insensibilité, elle en été arrivée à cette conclusion.


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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Mer 12 Sep - 21:58

Au vue de son temps de réaction, le zombie en face d’elle ne devait pas boire du brain-juice bien souvent. Il serait peut-être intéressant de souffler à son employeur de lui en offrir quelques cannettes histoire de la rendre un peu plus productive. A moins que cela ne dérangeait pas la clientèle d’avoir un service un peu lent ou tout simplement que cela revenait trop cher. Encore une fois ce n’était pas son problème.

Ne rien ressentir, quelle chance, un rêve que la jeune femme avait souvent fait. Au revoir émotions encombrante et bonjour froide logique. Mais malheureusement cela était impossible ou pas encore à sa portée. Il existait peut-être un sort pour cela ? Il serait intéressant de se renseigner. En attendant ce n’est pas parce qu’on ne ressent plus rien physiquement qu’on ne ressent plus rien émotionnellement, mais si cela ne devait pas aider bien entendu.

''Oui très certainement. Les zombies dégoutent la plupart des gens, c’est pourquoi ils sortent en général peu de leur communauté, c’est bien le seul endroit où ils sont appréciés à leur juste valeur. Est-ce votre voudun qui vous fait travailler ici ?’’


Ayant grandis dans la communauté vodou avec une grand-mère voudun, Adélaïde avait depuis sa petite enfance apprit à respecter les zombies. La plupart du temps ils s’agissaient simplement de volontaire souhaitant continuer à aider leurs proches au-delà de la mort, des bonnes âmes qui a travers leur nouvelles existences rendaient service à leurs prochains. D’un point de vue plus spirituel ils incarnaient aussi la puissance des loas, ces esprits divins aux pouvoirs si grand qu’ils étaient capables de relever les morts. Cette pensée fit sourire la jeune femme alors qu’elle posait à nouveau son regard sur la barmaid. Les loas, les dieux de son enfance, ceux qu’elle respectait toujours mais qui partageaient aujourd’hui son cœur avec sa foi wiccane. Foi encore faible qu’elle espérait cultiver avec le temps, même si cela lui coutait de se détacher de ses anciennes croyances.

''Probablement…’’

Reportant son attention sur l’échographie la jeune femme ne savait toujours quoi penser. Devait-elle se débarrasser de cet accident qui venait bouleverser ses plans ? Ou le garder et embrasser cette '’opportunité’’ ? Devait-elle contacter le père dont elle n’avait plus de nouvelles depuis quelques mois ? Autant de questions qui demandaient des réponses qu’elle n’avait pas et auxquelles elle ne voulait pas penser ce soir.
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Ven 14 Sep - 15:37

- Je mets les gens mal à l'aise je crois. Mais comme je ne ressens rien, ça n'a pas d'importance.
Abaissant les yeux sur l’échographie toujours posée sur le comptoir elle ajouta :
- La vie, la mort, au fond... c'est pas si important que ça.
Elle ne savait pas si cela aiderai sa cliente à prendre une décision, mais depuis les tréfonds cotonneux de son insensibilité, elle en été arrivée à cette conclusion.


- Oui très certainement. Les zombies dégoutent la plupart des gens, c’est pourquoi ils sortent en général peu de leur communauté, c’est bien le seul endroit où ils sont appréciés à leur juste valeur. Est-ce votre voudun qui vous fait travailler ici ?

Une drôle de sensation envahit Blaise à la question de sa cliente. Un genre de bouillonnement intérieur. Cela ressemblait drôlement à de la colère, mais ça ne pouvait pas être ça, elle ne pouvait rien ressentir n'est ce pas... ? C'est ce dont elle était persuadée et pourtant, elle commençait à en douter de plus en plus. Les émotions pouvaient elles finalement continuer d'avoir une emprise sur elle même par de-là la mort ? Cette possibilité effrayait la jeune zombie et pour cause, de son vivant les émotions l'avaient souvent conduite dans les méandres flous et destructeurs de la consommation abuse de drogues jusqu'à causer son trépas. Qu'elles aient encore une emprise sur elle, même aujourd'hui, c'était... non. Mieux valait ne pas penser à ça.

- Non. Le voudoun en question a prit la fuite après ma réanimation. Je ne sais pas où il est.

Blaise ne savait pas vraiment pourquoi elle avait répondu et surtout pourquoi elle avait donné autant d'informations, ça n'était pas dans ses habitudes, on ne pouvait pas vraiment la qualifier de loquace et elle ne parlait jamais de Néo. Jamais.
Peut être  sa confession était elle liée à la surprenante sensation d'être à sa place et reconnue comme être a part entière qu'elle ressentait auprès de sa cliente ?
Quoi qu'il en soit la jeune femme brune lui avait avouée à demi-mots être une vodoun ou tout du moins avoir grandis parmi les zombis, et donc probablement issue d'une famille de vodoun. Avec un peu de chance, elle s'y connaîtrait bien sur le sujet, autant se lancer.

- Avez vous déjà réanimé un zombi ? Y a t il, un moyen pour un zombi comme moi de retrouver son vodoun ? Comme un lien magique, quel que chose du genre ?

Blaise était elle même un peu surprise. Depuis son retour sur terre, elle ne s'exprimait que si nécessaire, par des phrases aussi courtes que possible, d'un ton plat et affable. Ne se préoccupant pas vraiment de ce qui l’entourait, elle n'avait pas non plus pour habitude de poser des questions. Mais ce soir, avec cette femme là, sur ce sujet là, quelque chose était différent. Quelque chose était entrain de changer au fond d'elle, comme une mécanique inactive depuis longtemps rouillée et oubliée que l'on remet en marche.
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MessageSujet: Re: Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.   Hier à 16:06

Un voudun qui prend la fuite ? Intéressant. Intéressant et inquiétant. Quel voudun serait assez stupide pour ranimer un zombie originel, processus long, complexe et couteux, pour ensuite prendre la fuite en laissant sa création derrière lui ? Une telle attitude était parfaitement irresponsable et dangereuse. Si un zombie originel, contrairement au zombie ''cadavre’’, pouvait prendre soin de lui sans problème, il faut cependant être là pour le guider, au moins lors de ses débuts.

''Quel irresponsable. As-t-il au moins pris le temps de vous expliquer votre condition ?’’

Les questions de la jeune zombie prit Adélaïde au-dépourvu. Ranimer des zombies ? Elle ? Elle ne put retenir une expression de surprise. Si sa famille avait été là, sa grand-mère aurait éclaté de rire, sa mère aurait haussé les épaules et lever les yeux au ciel et son père aurait simplement souris, à la fois amusé et triste. Penser à son père la plongea un instant dans un profond sentiment de mélancolie. Même s’il avait été loin d’être parfait, son père avait toujours pris soin d’elle, et ce dans des circonstances loin d’être idéales. Il lui manquait profondément… Elle n’avait cependant pas le luxe de penser à lui pour le moment, il lui fallait reprendre la situation en main.

Non, elle ne pouvait pas ranimer des zombis, elle n’était pas voudun, pire, elle était une wiccane… Cette question, bien que parfaitement innocente, lui renvoyait en pleine figure sa triste histoire et le paradoxe de son existence. Une sorcière née et élevée dans une famille vodou… Cette situation était absurdement comique, cependant elle pouvait comprendre d’où venait le malentendu. Cette pauvre zombie ne connaissait visiblement que peu de chose sur ce qu’elle était et le monde vaudou en général. Il lui fallait quelqu’un pour l’aider, la guider, et elle n’était malheureusement pas la bonne personne.

''Non, je ne suis pas voudun, mais ma grand-mère oui. J’ai quelques connaissances sur le sujet mais il faudrait vous adresser à un spécialiste.’’

Adélaïde se demanda un instant si elle devait mettre cette jeune zombie en contact avec sa chère grand-mère. Celle-ci serait à même de répondre à toutes ses questions et potentiellement à l’aider. Mais cela voudrait dire reprendre contact avec elle, ce qu’elle évitait depuis quelques temps, se contentant de simples coups de téléphone irréguliers. De plus sa situation actuelle, bien trop semblable à celle de sa mère, ne faisait qu’aggraver la situation.
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Noyons nos soucis existentiels au fond d'un verre.

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