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 Le petit Chaperon Vert

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Nashoba Ogier d'Ivry
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MessageSujet: Le petit Chaperon Vert   Mar 24 Juil - 1:17

Les mort-vivants n'éprouvaient pas le besoin de dormir. Certains n'y arrivaient même plus. Nashoba se considérait chanceux de réussir, de ce fait, à faire des nuits normales. Cette non-vie fade, tout au mieux inintéressante et la plupart du temps bien amère ne lui donnait aucune envie de rester conscient plus qu'il ne le fallait : dormir, ce n'était pas mourir, mais c'était ce qui s'en rapprochait le plus. Il en profitait à la moindre occasion.

Les zombis pouvaient-ils rêver ?

C'était une question à laquelle l'ex-vodoun, qui de son vivant s'était très peu intéressé à la Réanimation, n'avait pas de réponse à apporter.

Si jusqu'à présent, il n'avait aucune mémoire des songes qu'il aurait pu faire tandis qu'il s'assoupissait, force était pourtant de constater que parfois, il vivait des épisodes de fugue qui le prenaient en plein sommeil, sans prévenir. La plupart du temps, dans ces circonstances, c'était Kiara qui prenait les commandes.

La même qui de jour se manifestait le plus souvent suite à des épisodes de détresse, dûs à cet environnement étranger dans lequel Nashoba était obligé de vivre. S'ensuivait irrémédiablement la réalisation cruelle de tout ce qu'il avait perdu. Se retrouver subitement plongé 263 ans dans l'avenir sans possibilité de retour arrière pouvait avoir ce genre d'effets. Il avait peut-être été sauvagement assassiné, mais ce n'était pas tout : la totalité de ses proches étaient morts, eux aussi. Talako, son père. Shango. Ignace. Aurore. Les enfants. Les enfants de ses enfants, qu'il n'aura jamais eu l'occasion de connaître... Tous, à l'exception de l'infect descendant qui lui servait de vodoun et qui le traitait avec autant de respect qu'un paillasson.

Lorsqu'on corrélait ces deux facteurs d'apparition de Kiara - de jour, et de nuit - on pouvait légitimement se demander si durant ses périodes d'endormissement, Nashoba cauchemardait, ou du moins s'il ne rêvait pas de son passé.

Le concerné était loin d'en être à de telles déductions : il restait bien incapable de savoir qui prenait sa place lorsqu'il se réveillait d'une fugue. L'état dans lequel il se récupérait lui-même donnait quelques indicateurs, ainsi que les objets qu'il portait sur lui, les endroits où il reprenait conscience... Pour autant, l'ancien écrivain restait à ce stade incapable d'identifier ses personnalités annexes : pour le moment, il se contentait de les subir.

C'est donc à minuit passé, tandis qu'il était assoupi depuis plusieurs heures, que Nashoba se redressa tout d'un coup dans son lit, yeux écarquillés. A cela près, comme vous l'aurez sans doute deviné, que Nashoba n'était plus exactement présent.

Perdue, Kiara regarda à droite, puis à gauche. Elle ne reconnaissait pas sa chambre. Faisait-elle un mauvais rêve ? Sa gorge se noua immédiatement : l'idée d'être dans un environnement inconnu l'angoissait énormément, d'autant plus qu'aucun souvenir ne lui revenait qui aurait pu justifier le changement.

"... M... Maman ?"

Sans même se rendre compte que sa voix ne sonnait pas du tout comme il l'aurait fallu, Kiara porta ses poings fermés contre ses joues. Elle perdit son nez à l'intérieur, voulant pleurer, mais en restant parfaitement incapable, pour des raisons qui lui échappaient.

Ce n'était pas sa maison. Pourquoi l'avait-on emmenée dans une autre maison ? Il fallait absolument qu'elle sorte d'ici et qu'elle retrouve ses parents, qui sauraient quoi faire. Peut-être un vilain monsieur l'avait-il enlevée ? Elle avait pourtant toujours été prudente, à la sortie de l'école, et ne voyait pas comment cela aurait pu arriver.

Se glissant hors des draps, elle constata qu'elle ne portait pas de pyjama : elle était vêtue, des pieds à la tête.

Le propriétaire originel du corps souffrait en effet si peu de voir ses propres nécroses qu'il portait des cols roulés nuit et jour. Il lui était rapidement apparu inutile de différencier ses garde-robes de jour et de nuit. Lorsqu'il avait commencé à fuguer en plein sommeil, il s'était même félicité de l'initiative : c'était un lot de consolation comme un autre. Éliminer le risque de se balader en tenue de nuit dans la rue sauvait l'un des rares bouts de dignité qui lui restaient encore.

Kiara s'avança jusqu'à une armoire qui lui paraissait étonnamment petite. Le plafond de la pièce lui-même était drôlement bas. Était-elle dans une maison de lutins ? Étaient-ce en réalité des farfadets, qui l'avaient enlevée, comme dans les contes que papa lui récitait avant de dormir ? Bah... C'était des bêtises, tout ça. Tout le monde savait que les lutins n'existaient pas ! Si elle racontait ça à l'école, nul doute que ses camarades allaient se moquer d'elle.

Et pourtant, c'était elle, qui aurait pu se moquer d'eux ! Parce que la magie, c'était pour de vrai. Sauf qu'elle n'avait pas le droit de le dire...

Si elle allait dehors, elle allait avoir froid, sans manteau. On la grondait toujours quand elle faisait cette bêtise là. La dernière fois, elle était même tombée malade, si bien qu'elle avait décidé de se montrer plus sage et plus prudente.

Elle trouva un anorak, ample, disposant d'une capuche qu'elle rabattit sur sa tête même si il ne pleuvait pas : c'était rigolo. Ni une, ni deux. La petite fille ainsi vêtue ne referma même pas la porte de la penderie. Elle avança à pas discrets dans la grande maison. Elle avait peur de ne pas réussir à ouvrir le loquet qui serait trop haut, au cas où la porte d'entrée serait fermée, mais découvrit avec étonnement qu'elle l'atteignait avec facilité.

En même temps, cela lui rappelait quelque chose. N'était-elle pas déjà venue dans cette maison de lilliputiens par le passé ? Malgré la surface impressionnante de la villa, elle n'avait pas douté une seconde du chemin qu'il lui fallait prendre pour sortir.

Lente et pataude sans en avoir conscience - son corps n'était pas sous l'influence du Brain Juice - la petite fille commença à déambuler dans les rues, s'attirant quand elle en croisait les regards parfois apitoyés, parfois perplexes, parfois dégoûtés des passants. Elle avait "dérangé" Nashoba en pleine nuit. Sa peau était donc au naturel : verdâtre, zébrée de stries de diverses couleurs qui témoignaient de la mauvaise reconstruction de son corps. Sous sa chevelure blanche et éparse, mêlée de rares mèches noires, un regard blanc/rouge grand ouvert fixait avec une naïveté enfantine tout ce qui l'entourait, malgré son aspect opaque, qui lui donnait l'air aveugle. A quelques reprises, elle cria :

"... Maman ? ... Papa ?"

Ça lui revenait, maintenant. Elle devait les retrouver. C'était très important. Encore plus qu'elle ne l'avait imaginé au départ, même si elle ne savait plus pourquoi. Ils ne pouvaient être bien loin, c'était sûr !

Ses longues pérégrinations l'amenèrent à proximité du Mississipi. La grande étendue d'eau noire la fit frémir de terreur : on aurait dit que des monstres allaient s'en échapper et la manger à tout moment. Elle commençait à en avoir marre. Ça durait depuis des heures, et elle n'avait toujours pas trouvé ses parents. Elle était dans un endroit qui faisait peur. Elle était toute seule, et perdue. Son visage se déforma sous l'effet d'une violente émotion, et elle répéta encore, dans une supplique à peine audible :

"Maman... Tu es où maman, j'ai peur... Je veux rentrer à la maison..."

Bon gré mal gré, elle avança encore de quelques pas, mais décida de s'asseoir un instant. Peut-être allait-on la retrouver plus facilement si elle cessait de bouger et qu'elle attendait juste ? On lui avait dit de faire ça, si elle se perdait dans le magasin. Ici c'était beaucoup plus grand qu'un magasin, mais ça marchait peut-être quand même ?

Elle s'approcha tout de même de l'eau, même si sa noire profondeur l'effrayait. Agenouillée sur la rive, elle tendit un doigt à sa surface et commença à tracer des formes. Puis, avec sa main entière, elle s'amusa à faire des vagues. Pendant ce temps, elle se mordait la lèvre et faisait de son mieux pour retenir les sanglots qui n'allaient certainement pas tarder à lui échapper.
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Cordelia Ni Keefe
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MessageSujet: Re: Le petit Chaperon Vert   Jeu 26 Juil - 6:43

Les étoiles. Les étoiles étaient probablement se qui me manquait le plus du début du siècle. Si les humains avaient finalement arrêtez de vivre leurs vies comme si la terre était leur, ce qui rendait l'air plus respirable et l'eau plus pure, leur peur du noir avait pratiquement effacé le ciel de ses astres nocturnes...

Ayant fini mon quart de travail exceptionnellement tôt, j'avais décidé de prendre une petite plonge dans le Mississippi. Ça ne valait pas la grande mer, mais quand il faisait cette température, tout maillait: eau douce, eau de mer, eau de piscine... ok, peut-être pas ça, le chlore avec vraiment une odeur trop infecte... Les humains étaient choyés par leur anosmie pour ça...

J'en avait profiter pour manger un poisson ou deux, puis pour nager un bon moment, histoire de me délier les nageoires un peu. Je ne m'en faisais pas trop pour la discrétion, un phoque commun n'était pas... ben, justement, commun dans le Mississippi, mais contrairement au passé, je n'avais plus à jouer l'animal pour ne pas attirer l'attention. Les Normes étaient probablement méfiants de plus d'animaux que nécessaire de toute manière...

J'en étaient donc à ces réflexions, me laissant flotter sur le dos, mes yeux aveuglés par les lumières de la villes au lieux des étoiles, quand je décidai qu'il était probablement temps de retourner chez moi.

Je nageais vers la rive quand je senti l'odeur nauséabonde de la mort envahir mes sens. Ma première réaction fut de nager de façon dégoûtée en croyait nager au dessus d'un cadavre fraîchement jeté à l'eau, mais je ravisai rapidement en constatant que l'odeur venait d'au-dessus des vagues...

Perçant l'eau du dessus de ma tête, je le vis, non loin, directement à coté du bosquet où j'avais cacher mes vêtement... Un zombi. Un frisson me parcouru juste d'y penser.

Il était là, à faire de petite vague sur l'eau avec ses mains... ses mains qui parfumaient l'eau de leur odeur putride. Eurk, juste de penser que je nageait dans cette eau... Mais... j'avais pas trop le choix de rester là, si je ne voulais pas me montrer... et même si me MONTRER comme tel n'avait pas été un problème... me changer en femme, à poil, devant un inconnu... mort qui plus est... ça ne m’enchantait guère... Et, je ne voulait pas être là quand son voodoun allait débarqué, probablement en pétard, pour récupérer son zombi en cabale...

Perdu dans ses pensés qu'il était, je me dis que je pouvais m'approcher un peu, choisir mon angle "d'attaque"...

Ce que je vis me rendis confuse... le zombi semblait sur le point de pleurer?! Qu'est-ce... bon, ça y est, le coeur s'y mettait et, comme d'hab, je fut emporté par un élan de sympathie pour le triste individu. Assez pour rester un moment de plus, la tête hors de l'eau, à me demander quoi faire, quand faire...
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MessageSujet: Re: Le petit Chaperon Vert   Sam 4 Aoû - 12:03

Kiara tapotait dans l'eau pour essayer de s'amuser des vaguelettes et des éclaboussures qu'elle créait, mais ce n'était que poudre aux yeux... La petite fille n'arrivait même plus à se concentrer sur ses gestes, qui devenaient de moins en moins rapides. De moins en moins coordonnés.

Elle ne pensait qu'à ses parents, ainsi qu'à l'effroi qui peu à peu la submergeait : elle était toute seule, en pleine nuit, dans un endroit terrifiant où n'importe qui aurait pu arriver pour l'enlever... ou pire ! Elle ne saurait même plus retrouver le chemin de la maison de lilliputiens. A ce stade elle aurait presque préféré ne pas l'avoir quittée. Après tout, peut-être cette maison appartenait-elle à un ami de ses parents chez qui elle logeait provisoirement, tandis qu'ils étaient partis en vacances ?

Non. Quelque chose n'allait pas. Ses parents auraient dû être ici, c'était la seule chose dont elle était certaine. Ce qui ne l'empêchait pas d'être mentalement épuisée et de commencer à se laisser submerger par cette peur terrible d'être perdue dans une grande ville inconnue, impressionnante, peu accueillante...

L'enfant cessa donc son jeu. Elle se roula plutôt en boule, les bras autour de ses genoux, son visage désormais déformé par les sanglots secs qui sortaient de sa gorge sans, mystérieusement, monter jusqu'à ses yeux.

Son regard qui n'était pas plus efficace, ni de nuit ni de jour, que celui du norme commun, se perdit sur l'horizon sombre et l'enfant pleura de plus belle. Elle se sentait toute petite, face à l'immensité terrifiante qui menaçait de l'avaler toute entière, pour toujours.

C'est alors qu'elle remarqua un point à l'horizon, qui ne l'intéressa pas immédiatement. La tâche blanche, néanmoins, tranchait sur le vide insidieux et lui fournissait un point de repère un peu plus rassurant, qu'elle fixa donc un moment tout en continuant de pleurer bruyamment.

Et puis, petit à petit, tout doucement, aussi subtilement que ses pleurs perdaient en force et en fréquence, Kiara remarqua que cette boule blanche n'était pas une bouée destinée à délimiter certaines portions d'eau dans le port, ainsi qu'elle l'avait initialement cru.

Elle était loin, alors elle voyait évidemment mal, ce qui expliquait que cela lui ait pris tout ce temps, mais elle finit par remarquer que la tâche qui émergeait à peine de l'eau paraissait disposer d'une paire d'yeux, et peut-être d'un bout de museau. Des gros yeux sombres et globuleux, qu'à cette distance, elle aurait pu confondre avec les trous d'une boule de bowling. Mais les boules de bowling ne flottaient pas. Cela, même Kiara le savait.

Il s'agissait donc d'un animal. C'était même probablement un phoque, car elle n'en voyait aucun autre qui aurait pu avoir ce genre de tête, quand bien même elle n'en voyait qu'un bout émerger. Prise d'un élan de sympathie, Kiara se rapprocha de l'eau. Ses genoux à même la bordure du quai recevaient quelques remous aqueux sans qu'elle s'en soucie. Ses doigts tenaient le rebord en question, dans l'idée pour éviter de tomber dans l'eau. Sauf que vue sa position, il était évident qu'elle n'aurait aucun réel appui et que cela ne servirait à rien, si elle se penchait trop en avant. Kiara en était totalement ignorante.

Tout comme du fait, d'ailleurs, qu'on n'était pas censé trouver de phoques dans le Mississipi. Encore eut-il fallu qu'elle sache qu'il s'agissait du Mississipi, et même ainsi, elle n'aurait probablement pas remarqué le "problème". Cela ne faisait pas encore partie des connaissances qu'elle avait acquises.

Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait besoin de compagnie, qu'elle fut humaine ou animale. Un petit chat ou un petit chien lui auraient été du même réconfort. Un phoque, néanmoins, c'était original et rigolo. Est-ce qu'il viendrait, si elle parvenait à l'amadouer ? Kiara leva une main afin de faire des signes en direction de l'animal.

"Petit phoque... Bonjour petit phoque ! Tu es perdu toi aussi ? Tu viens ? Je n'ai rien à manger mais je peux te gratouiller la tête ! Ça doit te gratter si tu n'as pas d'ongles ! Allez, s'il te plaît viens par ic... AAAAAAAH !"

Chose promise, chose due : à force d'avancer la tête pour voir l'animal de plus près, l'enfant avait basculé dans l'eau et n'avait trouvé aucun moyen de retenir sa chute. Avait donc suivi un énorme "plouf"... Puis des hurlements de peur mêlés à des gros bruits de remous tandis que le zombi bougeait bras et jambes dans tous les sens, aussi rapidement que son corps sans réflexes le lui permettait, et de toute façon dans la nette incapacité de nager : Kiara n'avait jamais appris.

"AU SECOURS ! MAMAAAAAAAAAAN ! AAAAAAAAAAAAAH !"
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MessageSujet: Re: Le petit Chaperon Vert   Mer 19 Sep - 6:32

Merde! Je m’étais trop rapproché. Le zombi m’avait repérer et m’appelais maintenant à lui avec une voix de gamin. Ouais, c’est ça… non merci, je vais passer mon tour. Des plans pour que je sente le vieux cadavre pourri pendant des semaines…

Je venais de plonger pour faire demi-tour  quand j’entendis un grand « splash » qui me mit aux aguets. Le zombi avait-il plongé à ma suite? Pourquoi faire?

Me retournant, je le vis se débattre dans l’eau en paniquant. Qu’est-ce qu’il avait lui? Il n’avait rien à craindre, il ne pouvait pas mour…

En l’entendant appeler sa mère de façon aussi juvénile, je me mis à m’inquiéter…. Était-ce réellement un enfant qu’un voudoun à l’humour sordide avait ramené dans un corps adulte? J’avais vu une série avec un truc semblable une fois, il y avait déjà plus de 20 ans… Mais… ça marchait pas comme ça le Voodoo… non?

Je me rapprochai alors que le zombi commençait à couler, empestant l’eau ambiante de son odeur putride… Il continuant de se débattre, la bouche grande ouverte.  « Ferme là idiot, » pensai-je. « Je suis pas mal sûre que boire la tasse est pas plus agréable pour le morts que les vivants…»

Je débattis un moment de la chose à faire. Aller à sa rescousse ou laisser le zombi là jusqu’à ce qu’il réalise qu’il ne pouvait pas plus mourir qu’il ne l’était? La deuxième option ne semblait pas prête d’arriver et j’avais un pincement de cœur en voyant la pauvre créature se débattre dans mon élément… Même en sachant qu’elle n’était pas en danger…

Je ne sais pas si c’est son regard suppliant vers moi, conscient ou non, mon trop grand cœur ou un mélange des deux, mais je me retrouvai à mordre le poignet du zombi pour le tirer vers la rive quelque seconde plus tard.  Ce n’est pas comme si j’avais pu le blesser…

« Ne pense pas au goût, c’est comme un vieux fromage. Ne pense pas au goût, c’est comme un vieux fromage. Ne pense pas au goût… »

Avant longtemps, nous nous retrouvâmes sur la plage, suffisamment près du rivage pour que mon passager puisse ramper vers la grève. Je m’empressai, pour ma part, de remplir ma bouche avec le plus d’eau possible. Une fois, deux fois, trois…

Le goût allait-il seulement un jour me quitter!
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