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 A travers le bayou

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Adélaïde Beausoleil
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MessageSujet: A travers le bayou   Dim 1 Juil - 16:31

Quelle journée... Longue, beaucoup trop longue. Comme toujours son réveil (trop) matinal, lui donnait l'impression qu'un camion citerne lui avait roulé dessus pendant la nuit, alors qu'elle s'extirpait, dans un effort surhumain, de son lit pour se préparer. Son carnet de rendez-vous était plein pour la journée, très bonne nouvelle pour son business (et son pauvre porte-monnaie), moins pour ses nerfs et sa fatigue chronique. Il allait lui falloir être forte pour ses patients, ces pauvres bêtes qui la plus part du temps n'avaient rien demandés à personne. Il lui fallait donc affronter cette journée et ce alors qu'elle se sentait vaguement nauséeuse et encore plus fatiguée que d'habitude. Elle allait y arriver, il fallait qu'elle y arrive, elle n'avait pas d'autres choix. C'est donc avec son seau à la main, contenant son tout nouveau familier, qu'elle prit la direction de son cabinet, prête à affronter la journée.

Une sieste, elle avait besoin d'une sieste... Mais non, pas de repos pour la pauvre vétérinaire. Son oncle et sa tante lui avaient laissé un message dans l'après-midi, en rangeant la maison ils avaient retrouvé des affaires de son père et lui avaient demandé de passer pour voir si elle voulait récupérer quelque chose. Après avoir réfléchis un moment, elle avait pris sa décision tout en lâchant un profond soupire de fatigue alors que sa sensation de nausée revenait. Attrapant son sac et son seau, où se trouvait son alligator, toujours sans nom (il allait falloir lui en trouver un bientôt quand même), elle prit la direction du bayou au volant de sa petite voiture.

Fouiller les affaires de son père lui avait mis un coup au moral. Même si elle était loin de s'écrouler et de fondre en larme, un fort sentiment de nostalgie s'était emparée d'elle. Son père avait été un homme simple, il n'avait pas besoin de beaucoup pour se satisfaire de sa situation et ne cherchait pas à en avoir plus. Il n'y avait donc pas grand chose à trier, ses vêtements seraient donnés à une association et le reste de ses possessions partagés entre son frère et sa fille. C'est donc chargée d'un petit carton que la jeune femme reprit la route, alors que l'épuisement commençait à se transformer en migraine. Dormir, elle avait besoin de dormir....

La route était sombre et silencieuse, il n'y avait presque personne dans ce coin du bayou, personne pour troubler le calme, ou personne pour vous entendre appeler à l'aide... Ce n'était pas plus mal, Adélaïde n'aimait pas l'agitation, et le silence du bayou l'avait toujours apaisée. Cependant, avec la fatigue qui ralentissait ses réactions, un peu de musique l'aiderait à rester éveillée. C'est donc sur un air de percussion endiablée que la wicca reprit le chemin de la Nouvelle-Orléans. Cependant, n'avait-elle pas roulé plus de dix minutes que ses phares tombèrent sur une silhouette animale sur le bord de la route. Ralentissant par instinct, ses yeux d'expertes notèrent que le félin, car il s'agissait définitivement d'un félin, semblaient boiter. Poussant un soupir, la jeune femme s'arreta sur le bas côté, et respira un moment, pour se redonner l'énergie dont elle allait avoir besoin pour gérer cette situation. Décidément, sa journée était toujours loin d'être terminée.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Dim 1 Juil - 17:08

Le bayou. C'était une des raisons qui avait poussé Alicia à s'installer à la Nouvelle-Orléans. Bien que son espèce ne soit pas du tout originaire de la Louisiane, dès sa première virée sous sa forme animale parmi les grands arbres formant une voûte au-dessus de sa tête, les pattes dans les eaux marécageuses du Mississippi, elle s'était sentie chez elle. Pas une semaine ne se passait sans qu'elle éprouvât le besoin d'y retourner. Parfois uniquement pour se promener, et plus souvent pour chasser. La mercenaire préférait toujours se nourrir sous sa forme de Caracal.
La matinée avait été fructueuse. Elle avait coursé un héron un peu trop jeune pour être méfiant et avait réussi à le rattraper avant qu'il ne s'envole. La chair juteuse de l'animal était un délice, et elle avait toujours le goût du sang de l'animal sur ses papilles.
Après son repas, elle avait déambulé sans but dans les marais, coursant d'autres animaux uniquement pour le plaisir, et s'était arrêtée sous un arbre pour une petite sieste.

Elle fut réveillée par des coups de feu. Ses sens en alerte, elle se tapit sur le sol. Les braconniers étaient monnaie courante dans le Bayou mais la plupart du temps, ils préféraient s'attaquer aux alligators pour vendre leur peau. Cependant, elle n'était pas à l'abri d'une balle perdue.
Toujours sous sa forme animale, elle décida de mettre le plus de distance possible entre elle et les chasseurs. Ce fût son erreur. En y réfléchissant plus tard, elle maudit son instinct animal qui l'avait poussée à fuir. Elle était encore à moitié endormie lorsqu'elle avait entendu tirer, et ses réflexes de Caracal avaient pris le dessus, la forçant à s'enfuir en courant. Si elle avait été plus réveillée, ou si elle n'avait pas passé plusieurs heure sous sa forme animale, elle aurait pris la décision logique de reprendre forme humaine. Les braconniers l'auraient alors pris pour une randonneuse du dimanche et l'auraient laissée en paix.
Ce qu'elle n'avait pas prévu était que les chasseurs d'alligators s'étaient divisés en deux groupes de deux pour encercler leurs proies, et en filant d'un côté pour éviter les coups de feu, elle déboula juste devant deux hommes d'âge mûr armés de fusils. Ils ne s'arrêtèrent pas pour se dire qu'ils n'avaient jamais vu pareil animal, ni pour se demander ce qu'il faisaient là et tirèrent sans sommation sur le félinoïde qui venait de débouler devant eux à pleine vitesse.

La douleur traversa Alicia de part en part. Elle ressentit une violente douleur au flanc et à sa patte arrière droite. Deux balles l'avaient touchées. L'une d'entre elles lui avait effleuré le flanc gauche mais la deuxième s'était logé dans sa patte. Aveuglée par la souffrance, elle ne put réprimer ses instincts animaux et sauta à la gorge du chasseur le plus proche, avec la ferme attention de planter ses crocs dans sa gorge. Elle ne voyait plus rien, son monde s'était teinté d'un épais brouillard rouge et une seule chose comptait désormais. Faire le plus de mal possible à la créature qui l'avait attaqué.

Les cris du compagnon de sa future victime la ramenèrent à la réalité. Ses sens humains reprirent brièvement le dessus : l'autre homme était toujours armé et d'après les bruits qui lui venaient aux oreilles, il était en train de recharger son arme pour lui administrer un coup de grâce en pleine tête.

La Caracal s'enfuit sans demander son reste, bien que ralentie par la balle logée dans sa cuisse.
Tout en courant, elle réfléchissait. Même si elle était Métamorphe et guérissait rapidement, elle se vidait tout de même de son sang et risquait de se faire rattraper par les braconniers avant que ses facultés de régénérations ne lui sauvent la peau. Elle pourrait revenir à sa forme humaine mais sa vitesse de déplacement en serait amoindrie. La solution la plus raisonnable était donc de rester en caracal et de retrouver rapidement la route et sa moto, garée non loin de là. Elle pourrait donc appeler les secours avec son portable, soigneusement rangé dans le topcase de sa Triumph.
Alicia continua donc à courir dans la direction où elle avait laissé ses affaires, ce qui n'était pas chose aisée. La douleur était insoutenable, et elle savait qu'elle laissait pour les braconniers une trace de sang facile à suivre. Elle décida donc de noyer sa trace en progressant dans les eaux marécageuse du bayou. Le contact de la vase sur ses blessures était insupportable mais elle continua malgré tout.
Au bout de quelques minutes, elle retrouva la route et poussa un gémissement de désespoir. Elle ne reconnaissait pas ce chemin. La douleur avait amoindri ses sens et elle ne parvenait plus à se souvenir de son chemin.
Une seule chose lui restait à faire : continuer à trottiner sur le bord de la route et avec un peu de chance, elle tomberait sur une habitation, ou une personne bien attentionnée, ou mieux encore, sur sa chère en tendre moto.
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Adélaïde Beausoleil
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Lun 2 Juil - 2:33

Un, deux, trois, respirer, expirer, voilà elle était prête. Fatiguée mais déterminée, la jeune femme leva les yeux pour examiner la situation. En premier lieu il lui fallait estimé la dangerosité du félidé, car courir au devant d'un animal blessé, et sauvage, risquait de fortement écourté son espérance de vie. Plissant les yeux pour tenter de mieux voir, Adélaïde ne reconnut pas l'espèce au premier coup d’œil. A priori il s'agissait d'une sorte de lynx, sans l'être vraiment. En tout cas elle en était certaine, l'animal n'était pas endémique. Deux possibilités pouvaient expliquer la situation. La première, l'animal avait été importé et avait réussir à s'enfuir dont ne sait où, la deuxième... il s'agissait d'un métamorphe. Dans le premier cas elle allait devoir établir un plan pour capturer son "patient" sans le blesser, et sans être blessée en retour, dans le deuxième cas, elle allait devoir gérer un être humain...

Nouveau soupire de fatigue, d'une certaine façon elle préférerait qu'il s'agisse vraiment d'un animal sauvage, cela lui éviterait d'avoir à gérer la sensibilité de qui que ce soit. Elle n'avait aucune envie de devoir prendre des pincettes ou encore de devoir calmer un métamorphe soupçonneux si jamais il se rendait compte qu'elle était une wiccane. Alors certes, une très mauvaise wiccane incapable de lui faire quoi que ce soit, mais une wicanne quand même. Pour certains cela suffisait à la juger. Heureusement Adélaïde s'en formalisait rarement vu qu'elle vivait à son propre rythme. Enfin bon, il lui fallait maintenant vérifier son hypothèse et il n'y avait qu'un bon moyen pour ça. La jeune femme entreprit donc de baisser sa vitre et de passer la tête par la fenêtre pour s'adresser au félidé.

"Besoin d'aide ?"


S'il s'agissait vraiment d'un métamorphe celui-ci réagirait probablement, d'une façon ou d'une autre, pour faire comprendre que oui, il était un être doué d'une conscience. Si non elle allait devoir s'occuper de capturer l'animal sans se prendre un coup de griffe, quitte à appeler du renfort. L'être conscient serait certainement plus facile à gérer, mais bon, au fond d'elle elle préférait quand même l'animal sauvage. 
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Lun 2 Juil - 10:30

Alicia tentait tant bien que mal de se concentrer sur la marche. Une patte après l'autre, continuer à avancer. Elle finirait bien par trouver quelque chose ou quelqu'un.

Courage ma grande, après tout, tu as déjà survécu à des situations pires que celle-là.

Et c'était vrai. Après avoir passé des mois à déambuler blessée et à moitié morte de faim en zone de guerre, puis avoir accepté les missions les plus dangereuses possibles tout autour du globe, se prendre deux balles de fusil en plein bayou aurait dû ressembler à une promenade. Mais il est vrai que ça faisait quand même un mal de chien.
Une pensée morbide et très humaine lui vint soudain à l'esprit.

Je vais crever là.


Avoir survécu à des guerres civiles, des batailles entre gangs rivaux, des trafics de drogue, des attaques terroristes et j'en passe et des meilleures, et crever comme une imbécile dans le bayou à cause de deux chasseurs, ça, Alicia ne pouvait pas le supporter. Cette fulgurance lui redonna la force de continuer son chemin.

Elle n'entendit qu'au denier moment un voiture s'approcher d'elle. Son premier réflexe fut d'aller se cacher dans les fourrés : c'étaient peut-être les braconniers qui l'avaient retrouvée et aller l'achever, ou un autre imbécile chatouilleux de la gâchette, mais ses instincts humains l'en dissuadèrent. Même si c'était difficile à admettre, elle avait besoin d'aide, et elle n'en obtiendrait pas en se sauvant à chaque voiture qui passait. Une vois chaude et féminine lui parvint aux oreilles.

Citation :
"Besoin d'aide ?"

Tu vois Alicia, tous les êtres vivants ne sont pas des sombres connards.

Elle leva la tête et vit deux points blancs dans une masse de cheveux noirs. Non, pas blancs, bleus, comme la glace sur la banquise pendant un lever de soleil. Et pour le moment, ce magnifique regard la dévisageait avec quelque chose qui ressemblait à une sincère sollicitude.
Alicia était de nature méfiante, et elle savait parfaitement qu'elle risquait de tomber de Charybde en Scylla en répondant à son interlocutrice, mais les autres options ne semblaient guère plus réjouissantes. Aussi, elle arrêta sa progression et s'assit sur son séant, tout en laissant échapper le gémissement le plus pathétique que sa gorge de Caracal pouvait exprimer, la queue basse et les oreilles aplaties.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Lun 2 Juil - 16:22

Au son de sa voix le félidé s’arrêta, s’assit et se mit à hurler. Aucun animal n’aurait réagi ainsi… Métamorphe donc. C’était bien sa veine. Enfin bon, un métamorphe lui au moins ne chercherait pas à l’attaquer, enfin elle l’espérait. Parfois la part animale reprenait le dessus, occultant toute logique, toutes pensées cohérentes pour ne laisser place à rien d’autre que l’instinct. Et l’instinct d’un animal blessé était l’attaque… Il allait falloir la jouer fine pour pouvoir sauver tout le monde, le métamorphe et son cou.

‘’Je vais sortir de la voiture et venir vous examinez ok ? Je suis vétérinaire.’’

Adélaïde espérait ne pas avoir heurter la sensibilité de son ‘’patient’’ en déclarant sa profession. Si certains auraient à peine lever un sourcil, d’autres seraient mortellement vexés d’être réduits ainsi à leur animalité. De toute façon, dans le cas présent, le félidé n’avait pas vraiment le choix, c’était soi son aide de vétérinaire soi pas d’aide du tout.

C’est dans un mouvement nonchalant, et d’une lenteur calculée, que la jeune femme sortie de la voiture. Pour une fois son attitude un peu lente s’adaptait parfaitement à la situation. Il ne fallait surtout pas brusquer le métamorphe ou se présenter comme étant un danger potentiel. En s’approchant la wicane entreprit d’examiner un peu mieux l’animal, histoire de déterminer l’espèce exact. Au vue de la taille et de la morphologie, il s’agissait d’un félidé proche du lynx, mais certaines de ses caractéristiques l’en différenciaient. Hummmm, elle avait le nom sur le bout de la langue ! Bon elle trouverait plus tard, au pire elle ferait une petite recherche sur son téléphone une fois le patient sécurisé. En tout cas il n’y avait pas à dire, le félin était impressionnant et magnifique, il était certainement préférable qu’il s’agisse d’un être doué de conscience plutôt que d’une bête sauvage. Sauf si l’être doué de conscience n’était pas si moral que ça….  

Bon à premier vue le métamorphe était blessé au niveau de sa patte arrière droite, au vue de son boitement et du sang qui couvrait sa croupe. Il allait cependant falloir l’examiner plus en détail pour vérifier s’il n’y avait pas d’autres blessures, et pour cela elle allait devoir le déplacer pour mieux l’éclairer et le toucher.

‘’Est-ce que vous pouvez vous déplacer ? J’ai besoin de plus de lumière pour vous examiner.’’

Tout en parlant elle pointa un endroit sur le côté de la route où ses phares éclairent parfaitement. Ils seraient ainsi en sécurité et parfaitement visible, histoire d’éviter le moindre accident. Comme à son habitude sa voix était posée, légèrement nonchalante, comme si tout cela n’était rien de plus qu’un pique-nique dominicale. Cela avait parfois le don d’énerver les gens, surtout les plus nerveux, mais dans ce cas présent c’était certainement un avantage. Il aurait été stupide de causer une quelque conque réaction de panique en étant terrifiée ou au contraire trop agressive.

‘’Egalement, je vais avoir besoin de vous toucher pour vous examiner, ai-je votre permission ?’’

Il valait mieux demander avant de commencer à farfouiller dans la fourrure d’un étranger.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Mar 3 Juil - 10:47

Une vétérinaire. C'était une chance, peu de personnes étaient aussi qualifiées pour s'occuper d'elle actuellement. Beaucoup de Métamorphes auraient trouvé la situation humiliante mais Alicia n'en avait cure. Après tout, nombreuses étaient les fois où elle avait dû recourir aux services de ce genre de personnes, même sous sa forme humaine, pour se faire soigner en vitesse. C'était fou le nombre de vétos qui arrondissaient les fins de mois en prodiguant des soins rapides aux gens en marge de la société, criminels ou réprouvés qui n'avaient pas d'assurance ou les moyens de se payer un médecin standard. Cependant, la jeune femme devant elle ne correspondait pas exactement aux genre de personnes qu'elle avait pu rencontrer dans sa carrière. Elle ne ressemblait d'ailleurs pas du tout à un quelconque médecin que ce soit. Son look faisait plutôt penser à une hippie échappée d'une session de méditation pour retrouver son féminin sacré ou une connerie du genre. Cependant, sa voix et ses gestes contrastaient grandement avec cette apparence de bonne sorcière de contes de fées. Il y avait quelque chose d'hypnotique dans la façon avec laquelle elle se mouvait. Comme une danse élaborée sensée mettre ses patients en confiance. L'espace d'un instant, Alicia se dit que la jeune femme ferait une parfaite charmeuse de serpents. Une chose était sûre, c'était que pour le moment, il valait mieux rester sous sa forme animale. Les soins prodigués seraient bien plus efficaces, même si il allait être difficile de communiquer.

En boitillant, Alicia se déplaca vers l'endroit indiqué par la vétérinaire. Lorsqu'elle passa près de la jeune femme, son odeur l'envahit. Une odeur d'armoise, de sauge et d'autres plantes qu'elle ne connaissait pas. Il y avait aussi une légère odeur de désinfectant, ou quelque chose de vaguement médical. Un doute affreux assaillit soudain la caracal, comme si toutes les pièces du puzzle s'assemblaient d'un seul coup. Le look de la jeune femme, son odeur...il y avait fort à parier que sa charmante sauveuse soit une vaudoun ou encore une wiccane. Après tout, le sang de Métamorphe était souvent recherché pour la confection de certaines potions ou certains gris-gris, et il était possible que la « vétérinaire » ne souhaite que la saigner pour récupérer de précieuses composantes (apparemment certains organes de Métamorphes pouvaient également être très utiles).

Bon ce n'est pas comme si tu avais le choix après tout. Au pire, tu lui donneras un bon coup de crocs bien senti.

Il fallait tout de même espérer que ça ne soit pas le cas, dans son état, elle n'irait pas bien loin. Mais la vétérinaire avait raison : si Alicia voulait être soignée, il faudrait bien qu'elle la touche.
Une fois rendue à l'endroit indiqué par la jeune femme. En signe d'approbation, elle se coucha sur le flanc et fit un léger mouvement de tête, semblable à un acquiescement.
Elle détestait communiquer avec des humains sous cette forme animale, cela lui donnait l'impression d'être figurante dans un film d'animation pour enfants où la gentille princesse en détresse communique avec les gentils animaux de la forêt. Il lui vint à l'esprit que la vétérinaire ferait une princesse de conte de fées tout à fait acceptable avec son regard de glace et ses frusques d'un autre temps.

Si ça dégénère en numéro musical, c'est décidé, je me barre.

Cette position de faiblesse lui était insupportable, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Il ne lui restait plus qu'à prier pour que la vétérinaire ne soit armée que de bonnes intentions.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Ven 6 Juil - 14:52

Bon le patient avait l’air de consentir à ses demandes et ce sans montrer signe d’agressivité. Tant mieux. Elle n’avait pas l’énergie de se défendre. Si jamais elle se faisait attaquer tant pis, elle se laisserait manger. Lutter demandait trop d’investissement et pour le moment elle ne se sentait pas capable d’investir dans quoi que ce soit. Et puis elle avait déjà tout investis dans son cabinet, ses poches étaient vides, donc raison de plus. Bon dieu, elle était vraiment épuisée pour penser ainsi, tout cela n’avait absolument aucun sens. Aller hop, fallait se reprendre, un magnifique félin avait besoin d’elle, elle ne pouvait pas le laisser tomber. Oui elle avait bien dit félin et pas métamorphe, il était plus aisé pour elle de voir les choses sur cette angle, ça lui donnait bien plus envie de se bouger les fesses que de penser à un humain.

Une fois l’animal allongé dans la lumière, il était plus facile pour elle de l’examiner, ce qui lui permit d’enfin mettre un nom sur l’espèce exact qui lui faisait face, un caracal. Et un magnifique spécimen en plus ! Quelle était chanceuse de pouvoir soigner et observer pareil animal. Une fois assurée que son patient n’allait pas s’enfuir, la jeune femme prit le temps de récupérer une paire de gant en latex qu’elle gardait toujours dans sa voiture, pour pareille situation. Il valait mieux prendre ses précautions, on ne sait jamais, et puis elle était vraie professionnelle, elle faisait les choses dans les règles. Enfin prête elle put enfin se mettre à la tâche. Accroupit à cote du caracal elle commença à chercher ses blessures, cachées par tout le sang perdu.

‘’N’hésitez pas à me prévenir si je vous fais mal, contrairement à la plupart de mes patients je compte sur vous pour ne pas me mordre si c’est le cas.’’

Humour ? Peut-être, avec Adélaïde il était parfois difficile d’en être sure tant elle avait toujours l’air de vivre à son propre rythme. Cela aurait tout aussi bien pu être de l’ironie qu’une déclaration parfaitement sérieuse. En tout cas la wicane continua son examen sans changer d’expression, essayant de se concentrer du mieux qu’elle pouvait. Pour s’aider elle commença à humer une petite chanson qu’elle avait associée à ses cours de diagnostiques. Simple petit moyen mnémotechnique qui l’avait aidé à être diplômée du premier coup. Elle connaissait la chanson, associait la chanson à ce qu’elle devait retenir et hop, à chaque fois qu’elle l’entendait ses cours lui revenaient en mémoire. Alors que la mélodie se déployait dans sa tête, ses doigts parcouraient les flancs de son patient a la recherche de ses blessures. Hum, une éraflure à gauche et hoooo…. une balle logée à droite. Elle allait avoir besoin de ses instruments pour s’occuper de ça correctement. Pour le reste, rien d’autre qu’une grosse perte de sang. Rien qu’une bonne nuit de sommeil et un bon repas ne pourrait régler.

‘’Bon bonne nouvelle, vous allez vous en sortir, mauvaise nouvelle je vais probablement devoir vous ramener à mon cabinet pour vous extraire cette balle.’’

La jeune femme prononça ces mots tout en se débarrassant de ses gants, avant de se remettre sur pieds pour se diriger vers sa voiture. Une fois à son véhicule elle ouvrit la porte arrière, celle qui permettait d’accéder à la banquette.

‘’Vous venez ou vous préférez que j’appelle une ambulance ? Grogner pour la seconde option.’’
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Sam 7 Juil - 21:15

Lorsque la jeune femme posa ses mains sur son pelage, Alicia dût lutter contre ses nombreux instincts animaux qui tentaient de remonter violemment à la surface.
Celui de mordre pour commencer. Même si elle savait ce qu'elle faisait, la vétérinaire lui faisait tout de même mal. De plus, elle ne supportait pas qu'un humain la touche lorsqu'elle était sous sa forme animale. Elle-même ne savait pas pourquoi, mais le contact de mains humaines sur elle lui était insupportable, et même inapproprié.
Ensuite, une part d'elle-même lui intimait furieusement l'ordre de partir en courant. Après tout, la Métamorphe venait de se faire attaquer par des humains, et être si proche de l'un d'eux en ce moment allait à l'encontre de tous ses instincts de survie. Ceux-ci la poussaient à fuir et trouver refuge dans un endroit désert pour lécher ses blessures le temps qu'elle cicatrisent.
Finalement, une autre voix tapie dans son crâne lui criait de reprendre forme humaine. Ainsi, elle pourrait peut-être davantage se défendre contre une menace potentielle.

Faire taire tout ces avis contradictoires était extrêmement difficile, mais au moins, cela lui permettait de se concentrer sur autre chose que sur la douleur aiguë infligée par ses plaies.

La voix de la vétérinaire fit taire une partie de ses appréhensions. Il y avait vraiment quelque chose d'hypnotisant dans sa façon de parler et de se mouvoir. Pour un peu, elle aurait pu être métamorphe, même si le flair d'Alicia lui jurait que ce n'était pas le cas. Peut-être était-ce dû au temps que sa sauveuse avait passé en compagnie d'animaux. A force d'être en contact avec d'autres créatures, n'importe quel être vivant fini par en adopter quelques traits de caractère ou de comportement. Son professionnalisme était également impressionnant. Lorsqu'elle s'était arrêtée sur le bord de la route, la jeune femme avait semblé fatiguée, la tête dans les nuages, mais dès qu'elle avait mis ses gants pour ausculter sa patiente, son regard avait changé et son expression trahissait désormais une concentration intense. Elle se laissa donc toucher en serrant les mâchoires, jusqu'à ce qu'on lui annonce qu'il faudrait la bouger.

D'un côté c'était logique. Alicia savait bien qu'une balle était toujours logée en elle et l'extraire sur place était aussi compliqué que dangereux, mais d'un autre côté, elle l'idée de devoir se mettre à la merci d'un parfaite inconnue la répugnait. Peut-être avait-elle pour projet de l'emmener dans une cave afin de la saigner et de la dépecer, et loin du bayou, elle aurait beaucoup moins d'opportunités pour fuir. Mais d'un autre côté, si ses blessures s'aggravaient, elle pourrait continuer à perdre du sang, et même dans l'éventualité où elle pourrai guérir seule grâce au capacités de régénération rapide des métamorphes, il y avait de bonnes chances pour que la balle logée en elle y reste, et ce serait encore plus difficile à soigner après coup. Il fallait donc prendre une décision rapidement avant que la situation empire encore davantage.

Un craquement au loin la fit se relever et dresser les oreilles. Au loin, elle entendit les voix des braconniers, et ceux-ci n'avaient pas l'air contents. C'était assez faible, et elle ne saisissait pas tout mais certains mots saisis au vol et les inflexions dans leurs voix lui indiquaient qu'ils tenaient à retrouver la bestiole qui avait attaqué un de leurs collègue pour la mettre hors d'état de nuire, et qui sait ? Vendre sa peau à un bon prix.

La métamorphe balaya rapidement l'idée de l'ambulance. D'une, cela prendrait trop de temps, et de deux, si elle pouvait entendre les braconniers, ils ne tarderaient pas à la retrouver. Et puis, elle préférait toujours éviter de passer par des hôpitaux ou des services publics. Cela laissait une trace difficile à effacer, et dans son métier, la discrétion était de mise. Il serait dommage que les feds retrouvent la trace d'Hunter à cause d'un stupide accident de chasse avec des rednecks du bayou.

Aussi, sa décision fut rapidement prise, et elle grimpa avec difficulté dans la voiture de la vétérinaire.
Une odeur boueuse l'envahit aussitôt. Ainsi que la sensation désagréable de ne pas être seule dans cette voiture. En regardant autour d'elle, elle avisa un seau d'eau sur le siège avant. Il y avait quelque chose dedans. Une bestiole visiblement. Inquisitrice, Alicia approcha la tête du seau d'où émanait un étrange clapotis, et se retrouva nez à nez (si l'on peut dire), avec une petite tête reptilienne. Prudemment, Alicia s'approcha encore.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Mar 17 Juil - 16:32

Bon le métamorphe semblait décidé à la suivre. Tant mieux pour lui, tant-pis pour elle. L’idée de conduire encore un moment puis de pratiquer une opération sur un inconnu blessé par balle au milieu du bayou ne lui plaisait guère. Son instinct de préservation, cet instinct qui guidait la plupart de ses décisions, n’appréciait pas du tout cette situation. A quels dangers, a quel individu ouvrait-elle sa porte? Etait-elle en train de commettre une énorme erreur ? De mettre en danger tout ce pourquoi elle s’était battue jusqu’ici ? Oui l’esprit d’Adélaïde redoutait toujours le pire, imaginait les pires scenarios et probabilités. Mais c’est comme ça qu’elle s’en était sortie jusqu’ici. La vie n’était pas toujours facile pour les gens comme elle, il fallait prendre ses précautions. Cependant, dans cette situation précise, elle ne pouvait abandonner ce métamorphe, en train de se vider de son sang, au milieu de la route. Blessure suspicieuse ou non. Heureusement pour lui, les sens de la sorcière n’étaient pas suffisamment aiguisés pour entendre les voix des braconniers au loin. Sinon abandonner un blessé au milieu de nulle part lui aurait soudainement semblé être une solution presque acceptable.

C’est ainsi que la wiccane se retrouva avec un caracal couvert de sang sur la banquette arrière de sa voiture. Super, elle allait devoir nettoyer tout ça plus tard. Pour le moment un autre problème se posait. Le métamorphe, un peu trop curieux, était en train de plonger sa tête dans le seau contenant son familier. Un frisson de peur primordiale lui parcouru l’échine. Pas quelle se sente très proche de ce bébé alligator (elle ne lui avait même pas encore donne de nom, c’est pour dire), mais il était important, il représentait énormément à ses yeux. Heureusement son sang-froid l’empêcha de surréagir.

‘’C’est n’est encore qu’un bébé mais il peut mordre. Vous devriez faire attention.’’

Avec un peu de chance cela suffirait à calmer le caracal. Sinon elle imaginait déjà son compte-rendu à la police locale. ‘’Oui monsieur l’officier, je sais que je suis sortie de la route, mais voyez-vous je venais de récupérer ce métamorphe caracal blessé par balle, par qui ? Je ne sais pas, vous lui demanderez. Oui je sais c’est suspicieux mais je ne pouvais pas le laisser se vider de son sang au milieu de la route. Du coup j’ai proposé de le soigner à mon cabinet, je suis vétérinaire voyez-vous. Et alors que nous étions en route le métamorphe en question, un peu trop curieux a mis son museau dans le seau où je garde mon familier alligator. Et forcément, ça c’est mal fini.’’ Oui, il valait mieux éviter pareille situation…

En tout cas pour le moment tout se passait bien alors que la route défilait devant eux. Trop fatiguée pour converser, Adélaïde se contenta de remettre sa musique, le rythme, la basse et les percussions l’aidant à rester éveillée et concentrée. Bien vite, l’étrange convois finit par arriver en ville, avant de se garer dans le parking sous-terrain de son immeuble de travail. Sortant de sa voiture, tout en faisait bien attention à récupérer son sac et son seau, la jeune femme n’oublia pas d’ouvrir la porte à son patient.

‘’Je suis désolée mais il va falloir marcher jusqu’à l’ascenseur, je me suis garée au plus près.’’

En effet, le fit ascenseur n’était qu’à quelques mètres. Avec un peu de chance rien de trop insupportable pour le metamorphe, bien trop lourd pour qu’Adélaïde puisse le porter…
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Dim 29 Juil - 16:57

Un alligator. Dans une voiture. Dans un seau. Normal. Peu désireuse de se faire mordre le museau par une bestiole peu désireuse de faire connaissance, Alicia recula prudemment et s'enfonça dans la banquette arrière, sans pour autant quitter des yeux l'animal. Elle préférait éviter de rajouter les morsures aux blessures par balles. Et quelque chose lui disait que sa mystérieuse bienfaitrice serait beaucoup moins encline à la soigner si jamais elle blessait son animal de compagnie.

"Mais quel genre de personne tordue garde un alligator sur son siège avant ?"

Peut-être était-elle tombée sur une braconnière particulièrement futée qui élevait ses proies avant d'en faire des sacs à main de choix. La fourrure de caracal était-elle particulièrement recherchée par les temps qui courent ? Est-ce que bientôt, une riche femme de New Orleans porterait une dépouille de mercenaire en guise de manteau ?

"Ça suffit Alicia, tu débloques. La perte de sang te rend paranoïaque"

Le voyage en voiture ne fut pas des plus agréables. Les vibrations du moteur se mêlaient aux pulsations douloureuses de ses blessures. Heureusement, la chaleur ambiante la plongea bientôt dans une agréable torpeur. Elle ne savait pas combien de temps le voyage avait duré, quelques minutes ou quelques heures, mais la voiture s'arrêta soudainement. L'air ambiant puait le sang, son sang. Il lui était impossible de savoir si elle en avait encore perdu beaucoup pendant le voyage, mais lorsqu'elle essaye de se redresser sur ses pattes pour sortir de la voiture, des tâches noires lui apparurent devant les yeux et elle sentit ses pattes se dérober sous elle.
La mercenaire serra les mâchoires, ignorant la douleur foudroyante qui venait de traverser son flanc et tenta, plus prudemment, de se remettre debout. Sortir de la voiture et accompagner la jeune femme jusqu'à l’ascenseur lui sembla durer une éternité, comme dans un cauchemar où l'on cherche à atteindre une porte qui s'éloigne de plus en plus alors qu'on tente de s'en approcher. Elle sentit sa gorge de caracal émettre une plainte douloureuse et déchirante, mimant à la perfection sa détresse intérieure.

A bout de forces, elle parvint jusqu'à l’ascenseur et s'y faufila dès que les portes s'ouvrirent. La métamorphe avait de plus en plus de mal à former une pensée cohérente, aussi elle ne réagit pas immédiatement lorsqu'elle rentra en collision avec une paire de jambes opalescentes chaussées de charentaises. Quelqu'un occupait déjà l'ascenseur. Une petite vieille à en juger par le timbre de la voix. Mais dans le brouillard de douleur dans lequel Alicia surnageait, il lui était impossible de déchiffrer ce que cette paire de jambe essayait de dire. Sûrement une voisine de sa vétérinaire. Si Alicia n'était pas en train de se vider de son sang, elle aurait trouvé la situation cocasse, comme le début d'une mauvaise blague "Une vétérinaire, une métamorphe et une petite vieille à charentaises sont dans un ascenseur."
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Jeu 2 Aoû - 16:36

Quelle soirée mais quelle soirée. Elle allait s’en souvenir longtemps la fois ou elle avait décidé de porter secours à un metamorphe transformé en le ramenant à sa clinique. Metamorphe dont elle ne savait rien, ni le nom, ni le visage, ni même le genre. Oh elle aurait pu vérifier pendant son examen, mais elle était à peu près certaine que, contrairement à ses autres patients, celui-ci gouterait peu de se faire examiner les organes génitaux. Au puis au fond, elle se fichait bien de savoir s’il s’agissait d’un homme, n’une femme ou d’un martien. Le plus important était de porter assistance tout en assurant sa propre sécurité.

En parlant de sécurité, cette pauvre petite dame dans l’ascenseur ne devait pas se sentir bien rassurée entre elle, son sceau avec son alligator, et ce gros matou plein de sang. Déjà elle pouvait voir du coin de l’œil la femme serrer son sac contre elle et le positionner comme une sorte de bouclier. Comme si cela pouvait la protéger si l’envie leur prenait de lui sauter dessus. Compatissante, dans une certaine mesure, Adélaïde ne prit pas la peine de s’adresser à cette dame pour la mettre à l’aise. Son inconfort lui importait peu, pour le moment toute son énergie était concentrée sur la garder éveillée et s’occuper de son blessé, pas à rassurer les petites vielles. Petite vielle qui sortit de l’ascenseur aussitôt que les portes s’ouvrirent à son étage, comme si le diable en personne la poursuivait.

Enfin l’ascenseur s’arrêta à son étage. Son patient, qui avait l’air de plus en plus mal en point, la suivait tant bien que mal. La vétérinaire aurait bien proposé de le porter, mais le félin était bien trop imposant pour elle. Aller, encore un petit effort et tout irait bien. Déjà elle sortait les clés de son sac et ouvrait la porte de son petit cabinet. Son bureau n’avait rien d’extraordinaire et ressemblait exactement à ce qu’on pouvait s’attendre d’une petite clinique de quartier. Tout était propre avec une légère odeur de produit chimique et ce côté très ‘’médical’’ que l’on peut retrouver dans ce genre d’endroit.

Adélaïde était très fière de ce qu’elle fait de cet appartement. Ou plutôt de ce qu’elle n’avait pas fait. Suite au départ de son mentor elle avait décidé de ne quasiment rien changer. Son but était de garder la clientèle déjà établie. Un changement de propriétaire était déjà un grand bouleversement, alors un changement de décoration ? Non ça elle le gardait pour plus tard. Pour le moment les lieux gardaient donc un côté assez impersonnel qui lui convenait parfaitement. On trouvait donc les habituels plantes vertes, posters d’animaux mignons ou de prévention pour tel ou tel maladie et enfin une énorme pile de magazine pour occuper les clients en salle d’attente.

Une fois les lumières allumées la jeune femme se dépêcha de déposer son sceau dans un coin et de se rendre en salle d’opération. Son patient avait l’air de plus en plus faible et ce n’était pas une bonne nouvelle. Prenant le temps de bien se laver les mains elle s’occupa également de regrouper les instruments dont elle aurait besoin avant d’enfiler une paire de gant.

''Encore un dernier effort, montez juste sur cette table, vous pouvez utiliser ce tabouret comme marche. Egalement, m’autorisez-vous à vous anesthésier pour l’opération ? Grogner une fois pour oui, deux fois pour non.’’

Professionnelle jusqu’au bout des ongles, la jeune femme aurait eu de quoi être fière d’elle si elle n’était pas concentrée sur sa présente tache.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Jeu 2 Aoû - 22:54

La douleur était insupportable, et les étages défilaient lentement sous leurs pieds. Par deux fois, Alicia dû se retenir de ne pas tomber dans les pommes. Plus les minutes passaient, et plus la mercenaire avait du mal à garder une pensée cohérente. Dans cet état d'extrême faiblesse, ses émotions humaines s'émoussaient petit à petit pour laisser place à l'animal, et elle devait se battre pour garder un semblant de contrôle.
Lorsque les portes de l’ascenseur s'ouvrirent enfin, la caracal dû lutter contre l'instinct de fuir loin de cette humaine pour trouver un coin calme où lécher ses plaies et attendre que ses pouvoirs de métamorphe prennent le relais pour la guérir. Qui était-elle d'ailleurs, cette femme avec elle ? Que lui voulait-elle. Elle devait partir, vite, se mettre à l'abri...

On se calme. Tu as rencontré cette femme tout à l'heure, elle est vétérinaire et elle va te soigner. C'est une alliée...

Pendant tout le trajet jusqu'au cabinet vétérinaire, Alicia dû se répéter cette phrase en boucle, comme un mantra pour l'empêcher de fuir ou pire, d'attaquer la jeune femme.

Les effluves de produits chimiques la réveillèrent quelque peu. Pour un humain standard, ça ne devait être qu'une vague odeur de désinfectant, mais pour un animal, c'était insoutenable. Ça sentait la peur, la mort, comme si tous les animaux passés ici avant elle avaient laissé leur terreur dans les murs même de la clinique. Assaillie de tant d'informations, Alicia se figea. Incapable d'avancer davantage. Elle ne put qu'observer, tétanisée, sa bienfaitrice enfiler une paire de gants chirurgicaux et préparer à ce qui ressemblait à s'y méprendre à des instruments de torture particulièrement efficaces. La douleur s'était effacée pour faire face à la panique la plus totale, et ses membres refusaient toujours de lui obéir, que ce soit pour s'enfuir ou attaquer celle qui manipulait des objets tranchants en face d'elle.

C'est une alliée...c'est une alliée...

La jeune femme se retourna finalement vers Alicia, qui retrouva enfin le contrôle de ses mouvements. Il lui fallu cependant un certain temps pour comprendre ce que la vétérinaire attendait d'elle. C'était comme si tous les sons lui parvenaient hachés et flous. Elle ne saisit qu'un mot au vol.

Anesthésie.

Ses sens humains revinrent à la rescousse. Hors de question qu'on l'endorme ! Elle n'était déjà pas bien sûre de pouvoir entièrement faire confiance à cette jeune femme. Certes, elle l'avait probablement sauvée d'une mort certaine dans le bayou, mais qui lui disait qu'elle ne s'était pas jetée dans la gueule du loup ? Le sang et les organes de métamorphes étaient très prisés au marché noir, et Alicia était bien placée pour le savoir, elle avait personnellement convoyé ce genre de marchandises d'un état à l'autre, une paire d'années auparavant (non elle ne connaissait pas la provenance de ces organes, et non, elle ne tenait pas à le savoir). Quand bien même la vétérinaire ne serait armée que de bonne intentions pour le moment, rien ne lui permettait de savoir si elle ne changerait pas d'avis une fois la métamorphe endormie et sans défenses sur sa table d'opération. Non. C'était beaucoup trop risqué.
Difficilement, elle grimpa sur la table d'opération. Heureusement, ses réflexes félins lui permirent de ne pas se casser le museau et de monter d'un bond.
Elle plongea ses yeux dorés dans ceux de la vétérinaire et grogna. Deux fois. En montrant les dents. L'extraction des balles allait être douloureuse.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Ven 3 Aoû - 15:13

Bon bon bon, pas d’anesthésie donc. Voilà qui était embêtant. La douleur provoquait des réactions parfois très agressives chez les animaux, morsures, agressivité, griffures etc et Adélaïde n’avait absolument pas envie de se retrouver défigurer ou aux urgences. Alors oui, il s’agissait peut-être d’un métamorphe, et donc d’un être doué de raison, mais cela ne changeait rien au fait que la douleur peut parfois vous faire réagir de façon imprévisible. Il allait falloir trouver une solution.

''D’accord d’accord, pas d’anesthésie général, mais je vous préviens, vous n’avez pas intérêt à me mordre. Je serais beaucoup moins efficace avec un bras en moins.’’

Fatiguée comme elle l’était son cerveau fonctionnait beaucoup moins vite que d’habitude. Il lui fallut un moment pour se souvenir qu’il lui restait quelques seringues anesthésiantes. Pas de quoi vous endormir, juste assez pour éviter la douleur sur une zone précise. Son patient accepterait peut-être ce compromis, sauf s’il était vraiment paranoïaque. Enfin ce n’est pas la jeune femme qui allait lui jeter la pierre, elle aussi se serait méfiée de l’aide offerte par une totale étrangère.

''Attendez moi là, je reviens.’’

Sans attendre de réponse, la vétérinaire se dirigea vers sa petite pharmacie et fouilla un moment avant de trouver ce qu’elle cherchait. Seringues en main elle revient tranquillement vers son patient en prenant bien garder de lui montrer ce qu’elle était partie chercher, histoire de ne pas provoquer de réaction agressive en ayant l’air de cacher quelque chose.

''Il s’agit d’un anesthésiant local, il n’agira que sur une zone précise, pas de quoi vous endormir. Pour être honnête ce n’est peut-être même pas assez puissant pour vous éviter toute douleur. Encore une fois c’est à vous de voir. Cependant je vous préviens, si vous ne prenez pas l’anesthésiant je serais obligée de vous attacher, je ne tiens pas à me prendre un coup de patte mal placé pendant que j’extrais la balle.’’

Est-ce que provoquer un caracal métamorphe en train de se vider de son sang était une bonne idée ? Probablement pas. Mais parfois le petit caractère de la wicane reprenait le dessus et l’empêchait de se rendre compte que ce genre de remarque pouvait potentiellement lui couter.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Lun 6 Aoû - 22:06

Le grognement n'avait pas eu l'effet escompté. Alicia avait compté sur son aura naturelle de prédateur, la taille de ses dents et les reflets menaçants de ses yeux jaunes pour inspirer de la crainte dans la vétérinaire, quelque chose du genre "Tu essayes de vendre mes organes, j't'arrache la carotide", mais la jeune femme eu l'air tout juste incommodée. Une horrible supposition commençait à naître dans l'esprit de la caracal. Est-ce que celle qui l'avait sauvée sur le bord de la route était en pleine possession de ses moyens ? Elle renifla suspicieusement la vétérinaire lorsque celle-ci passa près d'elle, mais elle ne détecta aucun fumet de marijuana, de psychotropes ou d'autres drogues. Uniquement une vague senteur de plantes et de produits chimiques. Ceci dit, il était difficile d'en savoir plus avec l'odeur prégnante de désinfectant qui empestait le cabinet.
Pourtant, quelque chose n'était décidément pas normal. Alicia croyait déceler une autre odeur, plus humaine, quelque chose de terriblement poignant, mais elle n'arrivait pas exactement à mettre le doigt dessus.
En désespoir de cause, elle observa attentivement les pupilles de sa bienfaitrice, mais elle ne décela rien d'anormal non plus. Seulement d'énormes cernes. Bon, d'accord. Peut-être que la jeune femme n'avait juste pas très bien dormi ces derniers temps et qu'Alicia agissait de façon complètement paranoïaque en raison de la douleur. Il ne restait plus qu'à espérer qu'elle aurait suffisamment les yeux en face des trous pour extraire une balle sans sectionner une artère.

La caracal ne put réprimer un frisson de méfiance lorsque la vétérinaire revint vers elle avec une seringue. Elle avait dit pas d'anesthésie bordel ! Bon, ce n'était apparemment qu'une anesthésie locale, le meilleur compromis selon sa bienfaitrice. Si seulement Alicia avait pu reprendre sa forme humaine, elle lui aurait signifié que ce n'était pas la première fois qu'elle se faisait tirer dessus et que plus d'une fois, elle avait dû se faire extraire la balle à froid, sans aucun produit pour atténuer la douleur. Elle avait même dû le faire elle-même une fois ou deux. C'était certes désagréable mais ce n'était pas non plus la fin du monde. Cependant, reprendre sa forme humaine maintenant pour ensuite repasser sous sa forme de caracal uniquement pour divulguer cette information serait une perte de temps et d'énergie. De plus, la vétérinaire se sentirait plus à l'aise si elle avait une certaine forme d'assurance qu'elle ne se prendrait pas un coup de crocs au moindre impair.
Il était trop tard pour reculer maintenant. Elle lui avait fait confiance jusque là, et si la vétérinaire avait voulu l'anesthésier complètement pour lui voler son sang, sa peau ou ses organes, elle l'aurait fait depuis longtemps : une bonne dizaine d'occasions s'étaient présentées depuis qu'elles s'étaient rencontrées. Il était peut-être temps d'admettre que la jeune femme était véritablement de bonne foi, même si cela était difficile à concevoir pour la mercenaire. Personne ne fait jamais rien par bonté d'âme.

Elle grogna donc - une seule fois - pour signifier son approbation, et senti l'aiguille s'enfoncer dans son corps. Bientôt, elle sentit le liquide anesthésiant s'écouler dans ses veines. Quelques minutes plus tard, elle senti les instruments de la vétérinaire tâter son cuir de façon inquisitrice. Sans doute pour vérifier si l'anesthésiant avait fait effet. Alicia ne broncha pas. Elle sentait effectivement le tranchant des outils pénétrer sa peau, mais la douleur était relativement supportable. Ce n'était guère pire que - à tout hasard - se faire tirer dessus par une bande de braconniers dans le bayou.
Elle serra les mâchoires et attendit, tentant de ne pas échapper de gémissement de douleur qui pourrait déstabiliser la vétérinaire. Elle n'avait déjà pas l'air très réveillée, mieux valait éviter de lui imposer un choc trop brusque.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Mer 8 Aoû - 15:28

Adélaïde eu peur pendant un moment que l’énorme félin décide de lui sauter dessus à la vue de la seringue. Mais encore une fois la fatigue l’empêcha de réellement paniquer, elle n’avait pas l’énergie pour ça. Elle fut donc heureuse d’entendre le caracal grogner, une fois seulement. Parfait, elle allait pouvoir se mettre au travail. Une fois les blessures plus ou moins nettoyées, elle put injecter l’anesthésiant. D’après ses calculs le produit devrait tenir le temps de l’opération, mais risquait de ne pas être assez puissant pour éviter toutes douleurs, à voir. Elle attendit quelques instants, s’assurant que la drogue face effet, avant de commencer l’opération. A partir de ce moment-là, malgré la fatigue, malgré la situation, malgré cette saleté de nausée qui menaçait à tout moment de revenir, la jeune femme se concentra entièrement sur la tache devant elle.

L’opération ne prit pas bien longtemps, heureusement. L’extraction de la balle se fit sans trop de problème, celle-ci n’ayant rien touchée de vital, fort heureusement. Le reste fut facile. Exploration de la blessure, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de fragments, puis points de sutures. Enfin, après un dernier point, Adélaïde put reposer ses instruments, épuisée. Il fallait qu’elle dorme, maintenant. Aller, encore un dernier effort ! Son patient était recousu mais il avait toujours perdu beaucoup de sang. Il lui fallait le nourrir avant de se coucher.

''Bon, c’est terminé. Eviter de reprendre votre forme humaine pour le moment, attendons demain matin. Je vais aller vous chercher de quoi manger, vous en avez bien besoin. Puis vous passerez la nuit ici, en observation. Je me vois mal vous renvoyer chez vous dans votre état et sous cette forme.’’

Sans attendre de grognement positif ou négatif, Adélaïde se dirigea vers la cuisine. Ne sachant pas vraiment quoi ramener elle récupéra une boite de pâtée pour chat et un steak qui trainait dans le frigo de la salle de repos. Avec un peu de chance ça ferait l’affaire. Et si le métamorphe refusait la pâtée, et bien ce serait son problème. Prenant le temps de couper le steak en petits morceaux, pour que ce soit plus facile à manger, elle les mélangea ensuite avec le contenu de la boite de conserve. Voilà qui devrait redonner quelques forces à son patient et lui permettre de tenir la nuit. De retour dans la salle d’opération elle posa l’écuelle devant le caracal tout en se faisant la réflexion qu’elle allait devoir tout passer au désinfectant le lendemain matin.

''Mangez, ça vous fera du bien. Puis quand vous vous en sentirez capable je vous emmènerai en salle de repos pour que je puisse vous garder en observation pour la nuit.’’

Sa clinique étant relativement petite, Adélaïde n’avait pas souvent besoin de rester la nuit pour garder un animal en observation. Elle ne pratiquait en général que des petites opérations et referaient ses patients à un établissement plus important pour tous ce qui était sérieux. Cependant elle gardait un petit lit d’appoint en salle de repos juste au cas où, pour ce genre de situation. Elle pourrait donc y installer le métamorphe tandis qu’elle-même dormirait sur le canapé de la salle d’attente. La nuit n’allait pas être très confortable, ou reposante, mais il lui fallait prendre ses précautions. Elle ne pouvait laisser cet étranger seul, tout d’abords parce qu’elle devait s’assurer que ses blessures ne s’infectaient pas, et ensuite parce qu’elle ne pouvait lui faire confiance. Elle n’allait pas laisser un étranger seul dans son cabinet et allait n’allait pas non plus dormir dans la même pièce.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Mer 8 Aoû - 22:11

L'opération se passa mieux qu'Alicia ne l'avait imaginé. Vu l'état de fatigue apparent de la vétérinaire, elle s'était attendu à ce que celle-ci tombe dans les pommes en plein milieu de l'opération ou bien fasse une grossière erreur, mais non. Malgré son épuisement visible, elle parvint à rester concentrée sur sa tâche tout du long.
L'anesthésiant, bien que faible, fut suffisant pour empêcher Alicia de s'évanouir de douleur. Certes ce n'était pas très agréable et l'extraction de la balle lui échappa un jappement de douleur, mais franchement, elle avait connu bien pire, comme cette fois au Kenya où elle avait passé un sale quart d'heure avec un narco-trafiquant avide d'informations planquées dans la tête de la mercenaire, ou cette autre fois à Vancouver où...bref, c'était supportable.
Alicia regarda avec attention les points de suture. Ca allait probablement lui laisser des cicatrices mais ce ne seraient pas les premières. Elle n'en révèlerait probablement pas les origines à qui que ce soit. Quand on est une mercenaire de renommée internationale,ça ne fait pas vraiment sérieux de dire "Ah, cette cicatrice là ? Je l'ai eue parce que je me suis fait tirer comme un lapin dans le bayou par des braconniers à moitié bourrés". En tout cas, c'était du bon boulot. Avec un peu de chance, ses capacités de guérison de métamorphe s'occuperaient du reste, et lui épargnerait l'humiliation de garder une trace de cette journée embarrassante.

Maintenant que l'opération était terminée, il ne lui restait plus qu'à reprendre forme humaine et...quoi ? La vétérinaire voulait qu'elle reste ici ? Pour la NUIT ?

Ecoute-moi ma mignonne, tu es bien gentille mais la perspective de passer une nuit chez une nana que je ne connais pas, c'est pas vraiment mon idéal de soirée. Je suis reconnaissante et tout ça hein ? Mais franchement, je n'ai pas très envie de m'éterniser ici si tu vois ce que je veux dire.

Cependant, vu qu'il était peu probable que la jeune femme lise les pensées, elle ne réagit pas spécialement au regard noir du caracal sur sa table d'opération, et lui tourna carrément le dos pour aller farfouiller dans un frigo qu'Alicia n'avait pas remarqué lorsqu'elle était entrée dans la pièce. Une odeur de viande envahit aussitôt ses sens. Elle ne s'en était pas rendue compte auparavant mais tout cette aventure l'avait affamée. Lorsque la vétérinaire lui ramena une gamelle, Alicia se jeta dessus et en dévora avidement le contenu. Un autre métamorphe aurait probablement été plus sectaire sur sa nourriture et n'aurait pas forcément apprécier de se faire nourrir de pâtée pour chats, mais la caracal n'en avait cure. Elle s'était nourrie de bien pire que ça au cours de son existence.
Ce ne fut qu'une fois la pitance engloutie qu'Alicia se rendit compte qu'en plus d'être affamée, elle était également épuisée. Après tout, un petit somme ne lui ferait pas de mal. Elle pourrait toujours se réveiller dans la nuit et fausser compagnie à sa bienfaitrice. Oui, ce n'était pas très moral mais Alicia était toujours méfiante, et même après cet acte de gentillesse inespéré, elle n'était pas à l'abri d'un coup fourré. De plus, son instinct de caracal la poussait à rechercher la solitude le plus possible. Dormir en compagnie d'une humaine dont elle ne connaissait absolument rien agissait contre toutes ses pulsions animales.
Par contre, hors de question qu'elle dorme sur une table d'opération affreusement inconfortable ou dans un panier. Manger de la pâtée pour chat passait encore, mais elle avait quand même des limites. Sans attendre l'accord de la maîtresse des lieux, elle descendit de là, et avisa un canapé dans un coin de la pièce, sans doute là pour que les clients puissent attendre confortablement pendant que la vétérinaire officiait. Ce serait parfait. Alicia grimpa donc sur le canapé, se roula en boule, posa le museau entre ses pattes, et se promit de ne dormir que d'un œil.

Quelques minutes plus tard, elle était plongée dans un profond sommeil.
Ce qu'elle n'avait pas prévu ce fut ce qui se passa en plein milieu de la nuit. Requinquée par les soins de la vétérinaire, rassasiée par un copieux repas, et aidée par sa régénération de métamorphe, Alicia reprit forme humaine dans son sommeil.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Jeu 9 Aoû - 19:44

Visiblement le mélange pâté pour chat et morceaux de viande convenaient parfaitement à son patient, tant mieux, elle n’aurait pas à se battre pour lui faire avaler de force. Après avoir perdu autant de sang il était important de manger, histoire de se remettre sur pied, alors ce n’était pas le moment de faire la fine bouche. Une fois le repas terminé Adélaïde voulu conduire le félin vers le petit lit de la salle de repos, mais celui-ci fut plus rapide qu’elle et décida de s’installer sur l’un des canapés de la salle d’attente. Très bien, à elle le lit donc. Vu son niveau d’énergie, elle n’allait pas se battre. S’assurant, discrètement, que tout ce qui pouvait avoir de la valeur était bien sous clés, la jeune femme attrapa son alligator avant d’aller se coucher pour la nuit. Elle hésita un instant à fermer la porte de l’appartement pour que son patient ne puisse disparaitre sans être correctement ausculter une dernière fois au matin, puis se ravisa. Si le caracal voulait se faire la malle, c’était son problème, pas le sien. Enfin, elle put fermer les yeux et glissa rapidement dans un sommeil lourd et sans rêve.

La recette d’une bonne nuit contient les ingrédients suivants : un bon lit, du silence, une température fraiche et de l’obscurité. Dans ce cas précis, le silence était bien présent, pour le reste… Le lit, un matelas fin posé sur un cadre pliable en métal, était loin de correspondre aux standards requis pour être considéré comme confortable. La température ? Fraiche oui, trop fraiche même. Enfin l’obscurité… Et bien disons que si votre fenêtre, sans rideaux, se trouve plein est, et bien vous n’en n’aurez pas beaucoup au petit matin. C’est ainsi qu’Adélaïde fut réveillée de son affreuse nuit, bien trop tôt, par les premiers rayons du soleil. Grognant un moment en tentant de se rendormir, elle se souvint soudain du l’énorme félin/métamorphe, qui squattait sa salle d’attente. Râlant pour la forme, la wicane finit par se lever, avec ce que l’on pourrait qualifier très scientifiquement de ‘’gueule de travers’’. Prenant un moment pour boire quelque chose et passer aux toilettes, elle fit de l’ordre dans sa tenue avant de s’aventurer dans le reste de l’appartement, toujours plongé dans le noir (saleté de fenêtres orientés ouest).

Alors qu’elle pensait retrouver le même gros chat qu’hier soir, la vétérinaire fut surprise par la vision d’une jeune femme, complètement nue. Sa première réaction fut de s’arrêter net, de ne pas faire de bruit et d’analyser la situation. Bon, le métamorphe, enfin la métamorphe, avait repris forme humaine, d’où l’absence de vêtements. Ensuite ce n’était pas bien de dévisager le corps d’une inconnue inconsciente, elle détourna donc la tête, non sans avoir noté les cheveux noirs et les cicatrices (pas du tout suspectes). Enfin la pauvre fille, exhibitionniste involontaire, devait avoir froid. Demi-tour donc, retour en salle de repos pour attraper le plaid qui lui servait de couverture. Une fois l’objet en main elle entreprit de le poser/jeter le plus doucement possible, sans trop s’approcher, sur l’inconnue, espérant ne pas la réveiller et avoir quelques instants supplémentaires pour analyser la situation.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Jeu 9 Aoû - 21:25

Une heure et quelques plus tard

Le canapé était décidément très confortable. Après avoir passé une journée à ramper dans les eaux marécageuses du bayou pour échapper à des braconniers bornés, puis à se vider de son sang sur la banquette arrière d'une femme qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, les coussins moelleux du sofa étaient un paradis.
Alicia dormit à poings fermés jusqu'à ce que les rayons du soleil viennent éclairer son visage.
Les yeux toujours fermés, elle s'étira avec volupté, à la manière d'un très gros chat.
Tout en se réveillant calmement, elle tenta de faire le point sur la journée d'hier. Tout était encore assez flou. Elle était partie chasser dans le bayou, ça c'était sûr, puis elle s'était fait tirer dessus. Une jeune femme avait providentiellement débarqué de nulle part et offert son aide, alors qu'Alicia se vidait de son sang. Elle l'avait alors emmenée dans son cabinet vétérinaire pour la recoudre. La mercenaire passa ses mains sur son corps, et sentit sous ses doigts une zone de son corps encore un peu douloureuse. Ses capacités de métamorphe avaient sûrement pris le relais pendant la nuit car la cicatrice lui sembla très fine au toucher, mais cela n'aurait pas été possible sans le travail d'artiste de sa bienfaitrice.
La mercenaire bâilla de nouveau et passa la main dans ses cheveux.

Ses cheveux...

Elle ouvrit les yeux brusquement pour constater qu'elle n'était désormais plus sous sa forme animale. Son sommeil avait dû être aussi profond que réparateur. Elle inspecta de nouveau ses blessures. Là où elle avait été touchée subsistait un carré de poil de couleur fauve, témoignant de la folle journée d'hier. Bien sûr, cela n'était que temporaire et disparaîtrait rapidement, en même temps que la cicatrice, mais le processus restait fascinant à regarder.
Alicia prit soudain conscience de quelque chose qui ne l'avait pas effleurée le moins du monde le jour précédent : elle ne savait pas du tout où elle se trouvait. Certes, elle avait été emmenée ici en voiture, mais à ce moment là, elle était davantage occupée à se vider de son sang sur la banquette arrière qu'à se préoccuper du paysage et d'où l'emmenait la vétérinaire. Elle se leva - échappant au passage un petit gémissement douloureux, ses points de suture tiraient - et sentit un tissu glisser de sur son corps. Quelqu'un avait dû la recouvrir pendant la nuit. La mercenaire se dirigea vers la fenêtre, essayant de repérer où elle se trouvait. Dans ses souvenirs, le voyage en voiture n'avait pas duré très longtemps, mais il était possible que sa notion du temps et des distances aient été modifiées par la douleur.
New Orleans se réveillait paisiblement sous ses pieds, et elle constata avec surprise qu'elle ne se trouvait qu'à quelques mètres de sa propre demeure. Voilà qui faciliterait grandement les choses. Elle pourrait retourner chez elle, enfiler des vêtements et retourner chercher sa moto aux abords du bayou. En espérant que personne ne la lui avait fauché.
Ceci dit, avant de partir, peut-être lui faudrait-il dire au revoir à la vétérinaire qui, contre toute attente, ne l'avais pas saignée ou dépecée dans son sommeil. Où était-elle d'ailleurs ?
Alicia scanna la pièce du regard et découvrit, à sa grande surprise, que la jeune femme ne se trouvait qu'à quelques mètres d'elle. La vétérinaire l'observait, sans bouger, avec un regard insondable, et toujours cet air de ne pas avoir dormi depuis la dernière ère glacière.

La mercenaire étouffa un juron. Des traces de l'anesthésiant injecté la veille devaient toujours être dans son organismes pour que ses sens soient endormis au point de ne pas pouvoir repérer une femme se trouvant seulement à l'autre bout de la pièce.
Elle reprit rapidement une contenance et esquissa un sourire, qu'elle espéra chaleureux.

"Bonjour"

Voilà, ça commençait bien, dire bonjour c'était un bon début de conversation. Alicia évita de s'approcher trop prêt de la vétérinaire, elle ne voulait pas l'effrayer.

"Merci pour votre aide hier. Vous m'avez très probablement sauvé la vie, et pourtant, je ne connais toujours pas votre nom".
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Lun 13 Aoû - 21:55

L’inconnue venait d’ouvrir les yeux, l’inconnue venait de bouger, l’inconnue venait de se lever… Et tout cela sans la voir. Eh bien, voilà qui était amusant. Adélaïde en aurait presque esquissé un sourire si elle n’était pas légèrement agacée par la situation. Maintenant que sa ''patiente’’ avait repris forme humaine, elle était beaucoup moins intéressée, surtout qu’elle percevait parfaitement le danger que représentait une inconnue déambulant ainsi dans sa salle d’attente. Il allait falloir s’en débarrasser et vite car elle n’avait pas que ça à faire. Elle avait encore besoin de prendre un bon petit-déjeuner (ainsi qu’une énorme tasse de café), passer chez elle se changer et prendre une douche, avant de pouvoir ouvrir le cabinet dans quelques heures. La journée ne faisait que commencer et elle en avait déjà plein les bottes.

Enfin la métamorphe finit par remarquer sa présence et lui faire face. Malgré son état actuel (c’est-à-dire nue sous une simple couverture) elle possédait une aura particulière, un petit quelque chose qui fit sonner l’une des alarmes de l’esprit de la sorcière. Etait-ce sa taille, sa carrure, sa façon de se mouvoir ? Ses cheveux noirs ou son regard, d’un vert étrange, qui semblait tout observer ? Aucune idée. Mais il y avait définitivement quelque chose qui la poussa à se mettre sur ses gardes et ce malgré la tentative de sourire et le ton, presque chaleureux de l’inconnue.

''Bonjour. De rien, je ne pouvais pas vous laisser mourir sur le bord de la route, conscience professionnelle. Adélaïde Beausoleil, et vous êtes ?’’

Son ton était poli mais loin d’égaler la tentative de la femme qui lui faisait face. Pas de sourire mais pas d’hostilité non plus, juste son air nonchalant habituel, légèrement exacerbé par sa fatigue. Oh elle en rêvait de ce café et de cette douche chaude… Une bonne douche revigorante pour oublier sa nuit trop courte.

''Comment vous sentez-vous ? Je peux vous appeler un taxi si vous voulez rentrer chez vous et vous prêtez une blouse. Egalement je vous conseille de passer à l’hôpital pour vous faire examiner.’’

Bon la blouse n’était pas idéale mais c’était mieux que rien, surtout que la vielle blouse à laquelle elle pensait pouvait se fermer complètement, ce qui était un avantage non-négligeable. Alors oui, elle aurait pu repasser par chez elle pour lui ramener des vêtements ou même aller lui acheter quelque chose, mais la générosité d’Adélaïde s’arrêtait bien souvent là ou son confort commençait. Et présentement elle avait à faire avant sa première consultation. Elle n’avait ni le temps, ni l’envie, de s’occuper plus amplement de cette personne, surtout maintenant que tout danger de mort, ou autre, semblait écarté. Cependant, et même si cela l’agaçait, elle se sentit obligée de jeter un coup d’œil aux blessures de la jeune femme, histoire d’être certaine que celles-ci ne soient pas infectes.

''Je peux jeter un coup d’œil rapidement si vous voulez, mais je pense qu’un examen fait par un vrai docteur sera nécessaire dans tous les cas.’’

La wiccane n’avait aucun problème à ne pas se qualifier de ''vrai docteur’’. Son domaine d’expertise était les animaux et eux se fichaient des titres.
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Mar 14 Aoû - 12:29

Visiblement, une bonne nuit de sommeil ne semblait pas avoir arrangé l'état de fatigue de la vétérinaire, qui semblait encore plus épuisée qu'avant. Maintenant qu'elle était à nouveau humaine, Alicia pu prendre le temps d'étudier plus en détail la physionomie de celle qui lui avait sauvé la vie. Elle avait déjà noté ses yeux bleu glace, mais elle remarquait désormais davantage de détails, comme sa façon fluide de se mouvoir, et son attitude, à mi-chemin entre l'agacement et l'indifférence. Adélaïde - puisque c'était son nom - semblait faire partie de ce genre de personnes qui préférait largement les animaux aux humains. Sous sa forme de caracal, Alicia avait eu la chance d'attirer son regard, mais maintenant qu'elle avait repris forme humaine, la vétérinaire semblait se désintéresser totalement de son sort.

Les quelques minutes qui s'étaient écoulées depuis son réveil avaient suffit au métabolisme surhumain d'Alicia pour finir d'éliminer les produits anesthésiants qui avaient amoindri ses sens, et petit à petit, elle retrouvait l'usage de tous ses instincts. C'est alors que quelque chose la frappa aussi sûrement qu'un coup de poignard. Une révélation qui lui fit effectuer un pas en arrière, et elle aurait pu jurer que ses crocs de félin brûlaient de refaire surface.

Adélaïde Beausoleil était une Wiccane.

Elle avait cette odeur caractéristique qui faisait frissonner l'échine de tous les métamorphes de la planète lorsqu'ils se retrouvaient en contact avec l'un d'eux. La faute à des années de chasses sans fin. Tantôt les wiccans les poursuivaient pour les dépecer, tantôt, les métamorphes les chassaient pour prendre leur revanche.  Alicia était incrédule d'être à ce point là passée à côté de la mort.
Et pourtant...plusieurs fois au cours de leur rencontre, la mercenaire avait eu ce sentiment de méfiance à l'égard de la vétérinaire. Son premier instinct en la rencontrant avait été de fuir en courant, puis elle avait refusé l'anesthésie, préférant souffrir plutôt que se laisser à la merci de la vétérinaire. La douleur et la perte de sang avaient embrouillé son cerveau mais tout était limpide désormais. Pendant tout ce temps, elle avait inconsciemment soupçonné que quelque n'allait pas.

L'idée qu'une wiccane comme Adélaïde se soit retrouvée avec une métamorphe blessée sur les bras et qu'elle n'en ai pas profité pour la tuer et se servir de sa peau et de ses organes était un véritable miracle, peu de ses coreligionnaires auraient été aussi nobles. Au cours de ses voyages, Alicia avait parfois rencontré des wiccans qui n'en avaient que faire de sa fourrure et qui considéraient ces vieilles pratiques comme de la barbarie, mais ils formaient une minorité. Raison de plus pour remercier la vétérinaire, et lui accorder un minimum de confiance.

"Je m'appelle Alicia. Ne vous en faites pas, je ne compte pas vous déranger bien longtemps. Ne vous préoccupez pas de m'appeler un taxi, j'ai laissé ma monnaie dans mon autre pantalon."

Elle sourit en baissant les yeux sur son corps nu.

"Mais si vous pouviez effectivement me prêter quelque chose pour que je puisse rentrer chez moi, je vous en serais gré."

La vétérinaire ne tarda pas à lui tendre une blouse qui suffirait largement à la rendre décente. Alicia quand à elle, se fichait pas mal de la décence : lorsque l'on passe une bonne partie de son temps sous forme animale, la nudité devient un concept abstrait. Cependant, par respect pour la jeune femme, elle enfila rapidement la blouse. Adélaïde ne semblait pas très à l'aise devant cette inconnue qui se baladait nue et sans honte dans son cabinet.

Une fois habillée, Alicia avisa le bureau de la vétérinaire et s'y dirigea. Elle emprunta un stylo et un morceau de papier et y griffonna rapidement ses coordonnées professionnelles. Elle tendit le papier à Adélaïde, tout en plongeant ses yeux dans ceux de la jeune femme.

"Vous m'avez sauvé la vie Mademoiselle Beausoleil, et je ne sais comment vous remercier. Voilà mes coordonnées. N'hésitez pas à vous en servir pour m'envoyer la facture de vos services. Ou si jamais vous désirez être payée autrement qu'en dollars, je peux rendre toutes sortes de services."

Dis comme cela, la phrase aurait pu porter à confusion, mais le ton d'Alicia ne pouvait laisser aucun soupçon sur la nature des "services" qu'elle proposait. De plus, elle avait indiqué le nom "Hunter" sous le numéro de téléphone. Une recherche un peu poussée de la part d'Adélaïde, et elle trouverait rapidement de quels genre de services la mercenaire pouvait parler.

"Je ne veux pas vous déranger davantage, mais n'hésitez surtout pas à appeler ce numéro. Après tout ce que vous avez fait pour moi, vous aider en retour serait un privilège".
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MessageSujet: Re: A travers le bayou   Ven 17 Aoû - 16:43

Le nom de la métamorphe était donc Alicia, il était toujours bon de pouvoir mettre un nom sur un visage, même si Adélaïde se doutait bien qu’elle ne recroiserait probablement jamais cette jeune femme de sa vie. Les éléments de la veille resteraient à jamais ‘’la fois où elle avait sauvé une métamorphe un peu louche’’ et c’est tout. Au vu de la situation il était certainement préférable de ne jamais recroiser cette personne. Car même si Alicia n’était nullement agressive, au contraire elle faisait tout pour être parfaitement polie malgré les circonstances, il y avait quelque chose chez elle qui dérangeait la wiccane. Un potentiel dangereux… Ainsi si la jeune femme souhaitait partir immédiatement, cela lui convenait parfaitement ! Même si elle n’avait pas la moindre idée d’où se trouvait ce pantalon de rechange ou comment est-ce que la métamorphe allait pouvoir l’atteindre affublée uniquement d’une blouse. Blouse qu’elle enfila devant elle, visiblement peu gênée de sa nudité. Même si tout cela ne dérangeait pas vraiment la sorcière, elle détourna quand même les yeux, par politesse. Heureusement la séance d’habillage fut plus que rapide, et déjà sa ‘’patiente’’ se dirigeait vers son bureau pour lui laisser ses coordonnées.

''Je vous en prie, je ne pouvais décemment pas vous laisser mourir sur le bord de la route.’’

Surtout au début quand elle pensait qu’il s’agissement uniquement d’un animal et pas d’une personne.

La jeune femme tiqua à la mention de ‘’toutes sortes de services’’. Mais qui était donc cette femme ? Et de quelles services parlait-elle ? S’il s’agissait d’une dame de la nuit et bien elle n’était pas intéressée. Déjà parce qu’elle n’avait pas besoin de payer pour ce genre de chose et ensuite parce qu’elle n’était pas son type, trop de poitrine. Mais quelque chose lui disait que cette proposition n’était pas d’ordre sexuelle. Les cicatrices qu’elle avait entraperçues lui racontaient une autre histoire, rendant tout cela encore plus louche.

''Ne vous inquiétez pas pour mes honoraires, disons que de vous savoir en vie est largement suffisant pour le moment. Rentrez donc, reposez-vous et allez-vous faire examiner par un médecin, je suis sérieuse.’’

Au moins on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas être professionnelle jusqu’au bout. Son ton, bien que toujours distant, était plus calme. Savoir qu’elle en avait presque terminé avec cette situation absurde était un réel soulagement. Elle raccompagna donc Alicia jusqu’à la porte, s’assura de lui donner toutes les indications dont elle pouvait avoir besoin pour qu’elle retrouve son chemin et lui souhaita bonne chance pour la suite. Enfin seul… Soupirant pour la forme, Adélaïde traina sa carcasse jusqu’à son bureau pour récupérer le numéro de la métamorphe. Hunter ? Qu’est-ce que c’était que ça ? Un surnom ? Un nom de code ? Cette fille était de plus en plus louche entre sa blessure par balle, ses cicatrices et maintenant ça. Bon elle se renseignerait plus tard, histoire d’être certaine que sa bonne action n’allait pas se retourner contre elle. Pour le moment elle avait autre chose à faire, à commencer par rentrer chez elle et prendre une douche !
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