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 Circé Scott

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Circé Scott
Normes
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Emploi: Pizzaïola et gestionnaire de Charles Frenchman's Pizza
Age apparent: 31
Dangerosité:
12/30  (12/30)

MessageSujet: Circé Scott   Dim 1 Juil - 15:59

État Civil

Décline ton identité

Nom : Scott

Prénom : Circé

Espèce : Humaine

Âge : 31
Âge apparent : 31 toujours, elle espère.

Date de Naissance : 14 octobre 2024

Situation de Famille : Célibataire

Profession / Activité : Gérante d’une petite pizzeria


Morphologie

Et donc à quoi tu ressembles ?


Taille : Entre 1m70 et 75, ça dépend si elle oublie ou pas de s’obliger à se tenir droite.
Poids : Roh. Un indice taille / poids tout à fait dans la norme.

Corpulence : Idem, elle est pas au top de son potentiel de sexytude à cause de son hygiène de vie, mais franchement ça va.

Couleur de cheveux : Sa teinte tire sur un auburn assez clair, qu’elle rehausse de temps en temps avec du henné. Récemment, ils tombent en mèches grasses jusqu’à dépasser les épaules en fourchant.

Couleur des yeux : Ses yeux sont noisette, avec ce mélange classique de marron au centre et de vert sur le contour de l’iris.

Allure générale : Si je dois être objectif avec ma Circé, je pense qu’en la croisant, on se dit un truc du genre « Ah, ça a pas l’air facile, mais elle a l’air d’en vouloir et de pas se laisser abattre, c’est bien pour elle. Reprend ta vie en main meuf ! »

Allure vestimentaire : Comme beaucoup de nanas et de gars, Circé est passée par bien des styles. Après son embrassement du retour rebelle aux doudounes fluo 80’s qu’elle essaie d’oublier, elle a fini son lycée et fait ses études en s’imposant comme une femme directe, irréprochable, la dénonciation morale aux bouts des lèvres. Et ça s’est longtemps traduit par des tenues discrètes dans leur élégance, classes et sobres. Aujourd’hui, c’est plus trop ça. Quand elle a débarqué à la Nouvelle Orléans, sans beaucoup plus d’affaires que deux trois culottes, quelques t-shirts, et ce qui peut tenir dans une valise taille cabine, elle était déjà plus au top d’elle-même. Toujours ébranlée par sa rupture et le combo de pourritures qui lui est tombé dessus, elle fait de son mieux pour reprendre le contrôle de sa vie. Par ci par là, entre friperies et boutiques bon-marché, elle récupère des trucs pratiques dans lesquels elle cherche surtout un sentiment de confort et de sécurité : blouson marron en faux cuir synthétique, jean ou même pantalon-cargo, et t-shirt sobre avec col en V.

Particularités éventuelles : Elle a des grains de beauté qu’elle doit faire enlever depuis belle lurette.


Caractéristiques magiques

Sparkles !


Couleur de l'aura étherique : Je pense pas qu’elle soit assez forte pour être visible
Couleur de l'aura astrale : Elle a dû commencer dans les tons jaunes et vire peut-être lentement sur le rose.


Psychologie

Dans ta tête.

Défauts :
Comme c’est souvent le cas chez les personnes proactives, Circé aime être en position de contrôle. C’est le genre de personne qui se tient derrière vous pendant que vous travaillez à votre ordinateur, et vous sentez qu’elle vous juge, qu’elle soupire dans votre nuque d’exaspération, qu’elle pense pouvoir faire ce que vous faites beaucoup mieux et plus vite. De plus, elle a tendance à devenir cynique ces derniers temps. L’humour lui permet de lâcher du lest.
Qualités : Le bon côté de ce type de caractère, c’est que Circé procrastine pas. Si elle a un projet, elle se complait pas à le fantasmer, elle le concrétise. C’est pas pour rien qu’elle aime être en position de leader, c’est parce qu’elle est efficace. En ce moment, son projet c’est de survivre et se reconstruire, sans trop savoir où aller. Elle a jamais eu de but aussi flou, ce qui explique que sa personnalité s’adapte.

Croyances : L’esprit cartésien de Circé dresse un cercle très clair autour de ses croyances. Un cercle très souple qui peut s’agrandir à mesure qu’elle y range des choses. Elle ne croît qu’en l’action et sa conséquence. C’est pour elle ce qui régit l’univers depuis toujours, des étoiles aux sociétés, quelle que soit leur nature politique ou magique.

Religion : Elle respecte le droit de croire, la foi et les religions de chacun. Elle-même a l’intelligence de savoir qu’elle ne peut pas avoir de certitudes sur l’existence ou non d’entités supérieures. L’appropriation généralement discriminante des valeurs religieuses l’a cependant toujours rebuté à s’en choisir une.

Goûts : Autrefois très cultivée et abonnée aux théâtres, opéras, musées et salles de concert, Circé se concentre aujourd’hui sur sa pizzeria et pas grand-chose d’autre. Hétérosexuelle, elle fait un break de mecs depuis plus d’un an et s’en porte très bien.

Talents, savoirs notables : Pas destinée à l’hôtellerie à la base, son bon sens, sa rigueur et son goût pour la bonne bouffe lui permettent de faire des pizzas franchement bonnes et de redresser peu à peu ce qui était un fast food sans client en établissement respectable.


(+) Espoirs, buts, rêves : Le cynisme l’a peut-être emporté dernièrement, mais au fond d’elle, Circé a un sens profondément vif de la justice. Elle crache sur toute forme de discrimination. Elle a participé dans sa jeunesse à bon nombre de manifestations féministes, anti-homophobes et bien sûr pro-Outres.

(-) Angoisses, regrets, phobies : Circé a des peurs absolument rationnelles, qui tiennent du réflexe de survie : se retrouver en état de proie dans le vide de l’océan, de l’obscurité de la nuit.


Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?
Elle n’a jamais connu un monde sans Outres, mais l’école lui a appris ce monde où ceux-ci vivaient cachés. Elle fait de son mieux pour juger quelqu’un sur ses actions et pas sur son identité.
Grande Révélation
Elle a suivi la Grande Révélation avec l'intérêt qu'elle aurait porté à une découverte scientifique ou culturelle majeure ; elle a ensuite suivi les conséquences avec un sourcil constamment soulevé. Si on découvrait d'un coup que tous les gauchers, toutes espèces confondues, portaient en eux l'adn extra-terrestre du peuple de Gauchar-45Z, est-ce que ça changerait notre perspective sur eux ? Est-ce qu'on mettrait dans le même sac David Bowie et le porc frotteur du métro de 7h40 dont je vais finir par exploser la tronche ? C'était un des raisonnements qu'elle soumit très souvent lors des fréquentes conversations qui alimentèrent la plupart des cercles sociaux. "Ouaaaiis mais tu comprends paaas Circé, c'est un scandale, tout ce qu'on croyait connaître d'eux, blablabla... -Est-ce qu'ils nous en ont tombé une brique quand on a appris qu'on avait du Néanderthal dans notre génome ? En quoi ça a changé les Normes en 2010 quand on l'a découvert ?" Qu'elle leur répondait des fois. Bref, Circé tire une certaine fierté de cette ligne morale qu'elle aiguise et maintient la rigidité : juger les gens, oui, mais d'après leurs actions. Pour ce qui était du contenu de la Grande Révélation, et de ce qu'elle en pensait elle-même, elle était intriguée par le potentiel romanesque de l'histoire et carrément suspicieuse sur la part de vérité objective que recèle d'antiques tablettes sacrée d'elle sait plus combien de millénaires.
Coming-Out des Faës
Trois ans plus tard, lorsque les Faës se sont médiatiquement fait connaître, Circé s'est à nouveau retranchée derrière ses crédo, mais avec beaucoup moins d'assurance. Elle a encore aujourd'hui un peu de mal à appréhender l'étendue des informations à assimiler. Elle ne croît pas avoir déjà rencontré de Faë en vrai, et elle ne sait pas comment elle se comporterait si ça devait arriver.

Et votre sentiment vis à vis des Normes ?
La même chose.

Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Je sais pas si c’est un sentiment qui pourra être compris des plus jeunes, mais il y a quelque chose d’incroyablement désespérant d’arriver à 30 piges et de devoir recommencer sa vie. À vingt-trois ans, Circé est amoureuse, elle se voit faire sa vie avec ce type. Ça dure des années et ça ne fait que croître sa confiance et ses certitudes. Quand on est une Norme rationnelle qui réfléchit à fonder une famille, on peut pas s’empêcher de penser son espérance de vie : « Si je fais un gosse maintenant, il aura dix ans quand j’en aurai 36, mes parents pourront avoir beaucoup de temps avec lui, il partira faire ses études quand j’aurai 44 ans, je serai assez jeune pour voyager et vivre. C’est peut-être froid, mais c’est un solide socle auquel se raccrocher. Quand à 30 ans tout se démolit et qu’il faut tout recommencer, y a de quoi déprimer.

Possibles évolutions ou objectifs futurs : Oh ben je sais pas du tout, on verra bien où ses pas la mènent ! 


Particularités éventuelles : Pour résumer le statut-quo de départ : Circé gère une pizzeria avec un métamorphe-chien qui fait la plonge et le service.


Relations sociales

Présente nous tes potes !


Un compagnon de Meute ?
Pas concernée

Un calice ?
Pas concernée

Un familier ?
Pas concernée

Un zombi ?
Pas concernée

Votre vodoun ?
Pas concernée

Un animal de compagnie ?
Oh la, un métamorphe-chien c’est suffisant.

Un meilleur ami ?
On peut supposer qu’étant son unique vraie relation sociale, Commode remporte ce titre par forfait. On va le décrire un peu plus bas.
Relations particulières notables :


Antécédents

C'est le moment de raconter sa vie


Quelque chose à dire sur votre Famille ?
De flotte à flotte, on peut tracer une ligne droite vers le nord depuis la Nouvelle Orléans et on arrive à Chicago. C’est là qu’a grandi Circé, dans une famille démocrate de classe moyenne, un père professeur et une mère cadre du secteur public. Ses parents l’ont poussé à exceller sans pression, seulement en lui permettant de savoir qu’elle avait toutes les options qu’elle pouvait imaginer.


Événements de votre passé qu'il convient de connaître :  
"À l'angle de Charles et Frenchmen Street, se trouve une pizzeria qui fait de son mieux pour pas être la pire."

Les gens aiment les statistiques. Ils jugent les résultats. Des fois, c'est bien aussi de contextualiser. Pour ceux qui s'en rappellent, la nageuse chinoise Fu Yuanhui s'est méchamment traînée aux 4x100m lors des JO de Rio 2016. N'empêche que pour se justifier, elle a déclaré qu'elle avait ses règles, et tout le monde a compatit. On a même admiré son courage. S'en est suivi un mouvement féministe retentissant aux JO suivants, qui fait encore quelques échos 38 ans plus tard. Tout ça, parce que les gens ont su contextualiser, inspirer un bon coup et prendre du recul. Ok sa performance était minable, mais elle a fourni autant sinon plus d'efforts que les autres, et ça, on y a été sensibles.

Je dis on, mais j'étais juste un projet en phase de gestation quand c'est arrivé. Et quelque chose me dit que le sale petit merdeux de critique autodidacte qui m'a craché cette phrase s'était pas non plus encore arraché de son ovoïde reptilien. En tous cas, il souligne l’effort, c’est déjà ça. J'attrape la barre de scroll et je lui impose un mouvement empathique : je la tire vers le bas. Dans l'ensemble, les gens trouvent que mes pizzas sont ok. Certains vont même jusqu'à dire qu'elles sont idéales comme casse-dalle de milieu de nuit, parce qu'un peu moins désagréables qu'un index qui titille la glotte. En revanche, c'est mon accueil qu'ils visent de leurs tomates un peu moins moisies que celles de ma sauce. Mon préféré, c'est le commentaire simple, cathartique d'Enlucard_999 : "mange ta merde et crève". Les plus constructifs font référence à une absence totale de chaleur dans l'accueil et le service. Je rabats l'écran souple de mon ordinateur pour promener mes yeux autour de moi. Oui bon, c'est sûr, c'est pas le... Je rouvre mon ordi pour retrouver le nom de la prétendue "meilleure pizzeria de la Nouvelle Orléans". C'est sûr, c'est pas le Delhi Slice, mais on peut quand même pas honnêtement me reprocher, attends quoi ? Delhi Slice ? C'est quoi ces conneries. Je clique sur leur page attitrée. « Un savoir transmis depuis quatre générations ». L'arrière-grand-père immigré du Rajasthan sans le sou, qui vendait ses parts de pizzas dans la rue, et qui a petit à petit acquis de quoi subvenir aux besoins de sa famille et aux papilles des plus fins amateurs de pizzas. Mais est-ce que je viens les faire chier, moi ? Est-ce que je me sers de mon quart roumain par ma mère pour vendre des nems ?

Satisfaite par mon élan raciste, je décide que c'est une bonne conclusion à cette introspection professionnelle sur internet. Il est 18h, et je devrais être en train de dresser les trois tables et demi. En vrai, ça devrait pas être à moi de le faire, mais aucune nouvelle de Commode.

"Allo. Il a la voix enrouée de celui qui ne l’a pas utilisée pendant vingt quatre heures. Ou alors il vient de se lever. Possible aussi.
-Commode.
-Ouais.
-C'est où Delhi ?
-En Inde.
-Je le sais que c'est en Inde. Mais où en Inde. Est-ce que c'est au Rajasthan ?
-Non, je sais plus comment elle s'appelle la région, mais le Rajasthan c'est à côté.
-Putain je le savais.
-Pourquoi tu demandes alors ?
-Pourquoi t'es pas au taf ?
-J'attend un colis.
-De quoi ?
-J'ai eu un avis de passage. Hier je l'ai raté, alors ils m'ont mis un avis de passage dans la boîte à lettres. C'est marqué qu'ils vont passer dans la journée et qu'il faut que je sois à mon domicile.
-Mais non mais ils disent ça, c'est manière de dire. T'as pas à rester cloîtré chez toi toute la journée.
-Ben oui mais s'ils passent et que je suis parti pisser.
-Ils repasseront !
-Ah."

Commode marque un temps durant lequel on sent bien qu’il réalise l’étendue de son regret.

"Attends t'as pas pissé de la journée parce que t'attends un colis ?
-Non mais je disais ça comme ça, j'ai pris des bouteilles je suis pas con.
-Bon mais on s'en tape de ton colis. Au pire ils le fileront à ton voisin. J'vais pas faire ton boulot ici.
-Mon voisin peut pas garder ça, c'est un peu illégal.
-T'achète encore de la drogue sur internet ? Pas une fois c'était pas une arnaque. Le plus près que t'as été d'un achat légitime, c'est quand le type t'as envoyé des cailloux d'aquarium parce qu'il se sentait mal pour toi.
-Ouais mais là c'est nouveau. C'est un nouveau produit, le type sur le forum il m'a envoyé des photos, c'est des amulettes qui te font halluciner tes phobies, mais en les mélangeant avec tes fantasmes.
-Genre une araignée avec des bas-résilles ? Bon bref je m’en cogne les trompes de tes amulettes. Écoute, il est six heures passées. Plus aucun livreur viendra avant demain. Radine toi dans les quinze minutes ou je jette les restes à la poubelle ce soir.
-Fais pas ton rat, j'arrive."

Je sors du réfrigérateur les ingrédients découpés plus tôt dans l'après-midi, et les verse dans leurs récipients en inox respectifs. En même temps que je prépare machinalement mon plan de travail et que je mets le four doucement en route, je pense à Commode. "Je suis pas con". Et le gars dit ça, le plus sincère du monde, en parlant du fait qu'il pisse dans une bouteille pour pas perdre de temps à aller aux toilettes et rater le livreur. Quel temps est-ce qu'il gagne au juste ? Est-ce que c'est la mobilité qu'il cherche ? Est-ce que du coup il se dit qu'il peut aller ouvrir au livreur avec sa queue plantée dans le goulot d'une limonade - les bulles en moins ? Est-ce qu'il parle plutôt des cinq secondes cumulées qu'il gagne de chemin parcouru jusqu'à ses toilettes ? Non, c'est vrai au final, ce gamin est pas con. Il est capable de raisonner, d'avoir des pensées complexes. Mais en même temps, il hésite pas à se faire livrer par la poste des packs de drogue wiccan.

J'ai rencontré Commode le jour de mon arrivée à la Nouvelle Orléans, ça va faire une quinzaine de mois. Je connaissais personne, tout ce que j'avais sur moi, c'était une valise, un billet retour non daté, et l'envie diabolique de retrouver mon ex. Mon plan était simple : j'allais lui tomber dessus le jour même, m'émerveiller sobrement sur les coïncidences de la vie, la petitesse du monde, être SUPER cool et décontractée, et même pas lui proposer de se revoir. Puis j'allais lui retomber dessus une DEUXIEME fois, un autre jour, et cette fois, devant l'inconcevable hasard de l'univers, lui proposer de me rejoindre le soir même, parce que je faisais soirée dans un bar branché avec des potes super chouettes mais qu’il connaît pas. Puis estocade vicieuse, pas nécessaire, mais bien sentie, je lui aurais demandé son numéro, comme ça, sans dire que je l'avais perdu ou quoi, juste comme si ça n'avait aucune importance. Puis, le soir, le coup de grâce, je lui aurais envoyé un message au milieu de la nuit, en le rédigeant de façon impersonnelle, comme si c'était un message groupé, avec pas grand chose d'autre que le nom du bar où j'aurais prétendument été en train relever le plafond du fun. Si jamais il se pointait et m'envoyait un message en me cherchant, je répondrais même pas, comme si j'avais mieux à faire de toute façon. Et s'il venait pas, dans l'histoire ça resterait un gros cul-moussu qui est resté chez lui pendant que je mettais le feu à la petite culotte en dentelle de la vie. Ma fierté et mon honneur auraient ainsi étés lavés, et j'aurais pu me recentrer sur la résolution des enjeux inhérents à ma propre vie. Ç’aurait été une de ces petites victoires qui comptent pourtant tellement. Comme quand on fait référence à votre bon boulot en salle de réunion, devant tout le monde et surtout devant Brigitte.

Seulement, et je sais que l'usage du conditionnel vous a mis la puce à l'oreille, ça s'est pas passé comme ça. Tout mon plan partait du principe que comme on était dans la même ville, j'allais lui tomber dessus à n'importe quel coin de rue. Ben en fait, pas du tout, c'est grand. Je sais presque rien en plus : où il habite, où il travaille, dans quel quartier c'est, si c'est en banlieue...

Je suis arrivée de l’aéroport et j'étais comme une conne en ville avec ma valise. J’ai bien essayé de suivre le plan, mais marcher au hasard m’a seulement rapporté des ampoules et coûté une après-midi. Le soir pesait et j’entendais davantage mes plaintes stomacales que le « schlouïck » de la flaque de sang dans mes chaussures. Je poussais la porte du premier endroit qui servait de la bouffe, à l’angle de Charles et Frenchmen Street, et le reste est magie.

C’était un genre de kebab, mais qui faisait pas vraiment de kebab. Y avait bien une broche avec de la viande qui tournait en rôtissant, mais aucune des possibilités du menu n’en prévoyait. Y avait pas de spécialités, juste des sandwichs au ketchup, des hot-dogs sous vide, et un frigo rempli de canettes de soda. La déco se résumait à un cône de signalisation. Y avait juste ça, placé au milieu de l’étroite salle. Le restaurant était conçu en longueur, avec une moitié cuisine, une moitié client. Au bout sur la gauche, on devinait une porte ouverte sur un extérieur, une cour sûrement. Un petit gars aux bras maigres, la tignasse grasse et d’un espèce de gris indécis, se tenait avachi sur le comptoir. C’était Commode. Naturellement, il le savait pas à ce moment, mais j’étais ce qui allait lui arriver de mieux dans sa vie. En toute modestie. Avec une ingratitude anticipée, ce con là me délivra un sandwich immonde. Un truc avec de la laitue chaude, du fromage râpé pas cuit, du pain sans sel un peu sec et un marécage de ketchup.

J’vous l’ai pas dit jusque là, mais j’aime bouffer. J’ai un rapport compliqué à la nourriture. C’est contrasté. J’aime la discipline que ça demande, la façon dont ça permet de garder le contrôle sur sa vie. Mon drame c’est que je craque pourtant très facilement. Le plaisir que ça m’a apporté fait pâle figure par rapport à la culpabilité qui me prend à la gorge. Je transfère ça sur tout le monde en plus. Y a rien qui me crève autant le cœur que de voir une personne en surpoids se sentir coupable de son muffin à la main. Je crois que j’en pleurerais à chaudes larmes devant elle. Vas-y, bouffe le ton gâteau, sois heureux, tu le mérites. Mais après t’en auras plus, le plaisir est éphémère et les conséquences durent. T’as ce truc en toi après qui grouille, qui distribue des nutriments, du gras, des toxines, et tout ce que tu peux contrôler dans le processus, c’est la mastication et l’engouffrement du petit tas de sucres raffinés.

De sardine en baleine, on s’était mis à parler avec Commode. Je lui racontais ce qui allait pas dans sa bouffe. En bon joueur de tennis, il me renvoyait tout ce qui allait pas dans ce que je lui racontais de ma vie. On a parlé comme ça toute la soirée. Il avait hérité du snack d’un oncle. C’était une laverie avant, mais un locataire avait eu l’idée de reconvertir la baraque. En l’absence d’un proprio attentif, ça s’est fait. Quand ça a pas marché et que le gars s’est retrouvé couvert de dettes, l’agence qui gérait le bien a donné un ultimatum à Commode : ou il reprenait la gestion et utilisait une partie des recettes pour les rembourser, ou il vendait. Il a choisi de tenter sa chance, mais plus par dépit et flemme de se lancer dans un combat judiciaire et financier. Il s’était donc fait chef, sans rien y connaître et surtout avec un gros poil dans la main. Un très gros d’ailleurs, et plusieurs, au figuré comme au littéral.

Commode est un métamorphe et un gros fumiste. C’est un cliché ambulant. Comme dans les dessins animés, quand le maître est une version anthropomorphe de son chien. Lui il devient un clebs des rues un peu bâtard sur les bords. Il a pas une méchante gueule. Ça doit être son côté griffon, avec sa tignasse grise et grasse qui lui revient devant les yeux, et sa mâchoire un peu rectangulaire. Comme en humain, il a pas grand-chose sur les os. On sent ses côtes quand on lui touche le flanc, c’est un peu désagréable. Pas que je le poupouille souvent hein, je vous vois venir. C’est pas un chien ordinaire, je sais faire la différence, j’ai eu des cours d’éthique Outre et Norme comme la plupart des gens.

Bref, on s’est liés d’amitié. Je sais pas si c’est à cause de sa moitié chien, ou si c’en est la cause, mais Commode a un caractère fidèle qui supporte pas la solitude, et qui en contre partie est hyper sujet aux dépendances. Il m’a proposé beaucoup trop vite d’emménager dans le resto, dans le minuscule studio au-dessus. Lui avait son propre appartement dans le quartier voisin. À ma propre surprise, j’ai accepté. Mon épanouissement battait pas les records de saut à la perche, alors voir tomber du ciel cette occasion, toute insalubre qu’elle était, pile devant moi, avait des airs de miracle. En échange, je lui ai proposé de lui filer un coup de main au snack. Il m’a fallu moins de dix jours pour tout réorganiser et imposer de nouvelles méthodes de travail. Le premier truc, ça a été de recycler ce qui pouvait l’être, contracter un prêt et transformer le lieu en pizzeria avec le moins de coûts possibles. J'ai pas cherché loin pour le nom, mais j'en étais fière : Charles Frenchman's Pizza. On se trouvait à l'angle de la rue Charles et de la rue Frenchmen, c'était parfait. On savait tout de suite où nous trouver, et les noms propres sont plus faciles à retenir. Ils ont l'avantage en plus de pouvoir être vecteurs d'histoires. Du bon vieux story telling. C'est plus vendeur de laisser planer la légende de Charles Frenchman que d'attirer les gens au "Rital" ou à "Italia Pizza"...

Les pizzas, y a que ça de vrai. Depuis mon diplôme et mes premières galères pour trouver du taf, je me suis toujours gardé derrière l’oreille l’idée de tout plaquer et lancer un camion pizza. Évidemment, c’était le genre de vie qu’on s’imaginait sans jamais se lancer. L’occasion faisait le larron après tout. Commode, dans tout ça, avait du mal à suivre mais était content. Il se sentait beaucoup mieux à obéir aux ordres et faire des tâches simples que réfléchir et prendre des initiatives.

Je pose les derniers couverts du service sur ma petite table ronde. J’ai commandé ces gros couteaux aux dents abrasives et une lame creuse qu’on trouve dans les pizzerias avec des grandes salles et des gros fours en terre cuite et au feu de bois. Communication de base : habille toi pour le job que tu veux, pas pour celui que t’as. J’essaie de ramener une clientèle plus variée. On vend beaucoup plus de pizzas à emporter que sur place, mais petit à petit, peut-être qu’on finira par changer de gamme et attirer les familles de touristes, alias le dahu légendaire des restaurateurs. Les trois gars qui viennent de rentrer, ils correspondent pourtant clairement plus au type de clients qui avaient leurs habitudes avant que j’arrive.

"Bonsoir.
-Eh, il est là Commode ?
-Il est pas encore arrivé. Ce sera sur place ou à emporter ?
- On est pas là pour bouffer."

Tête-d’ogive (un visage déjà bien ovale, et une coupe avec les côtés rasés et une espèce de pointe phallique sur le haut) est un nerveux. Il a des trémolos dans la voix qu’il essaie de contenir. Sa main le démange et elle s’échappe dans son dos sous sa ceinture. Y a pas grand-chose qu’on range là, alors soit il a des démangeaisons pas hygiéniques, soit je suis dans la merde.

"Bah attends. Il va arriver elle dit.
-Et alors ?
-Ben.
-Quoi tu veux qu’on commande une pizza ?
-T’as pas faim toi ?
-Si si, moi j’ai faim.
-Il a faim lui.
-Mais les gars mais arrêtez, on est pas là pour ça !
-Tu veux faire quoi en attendant de toute façon ? On va pas rester là pendant qu’elle bosse.
-Ce serait gênant.
-Mais… Mais vous me saoulez ! Mais j’en sais rien moi, j’ai pas prévu ! On a qu’à fumer dehors !
-On peut pas, Arno vient d’arrêter. On va pas lui fumer dans la gueule !
-Pas cool.
-Putain ! Je… V… Vous cherchez quoi là ! C’est me faire passer pour un con que vous voulez ? Y a aucun professionnalisme là ! Merde ! Zéro intégrité !
-Oh ben t’énerve pas comme ç…
-Mais tu me touches pas putain ! C’est quoi ce délire !"

Ça vire au Rodriguez, et pas celui de Spy Kids. Tête-d’ogive est au bout de sa vie. Y a beaucoup d’enjeux dans cette visite pour lui apparemment et ses deux potes lui brisent son moment. Son flingue est sorti et subit sa gestuelle frénétique. Ça y est, je vais clamser. La pizzeria va clamser. Qui c’est qui va rembourser le prêt ? Est-ce que Commode va reprendre ? Il va pas savoir, ça va redevenir une poubelle. C’est quoi ces questions ? J’arrive même pas à penser à moi, ma vie, ma famille. Mes dernières pensées sont pour des putains de tartines rondes.

Pendant ce temps le gros balèze pas loquace a attrapé le flyer avec le menu. Pas inquiet du tout par son pote, il me montre la liste des pizzas, son gros boudin digital posé sur la Bayou (des champi, de fines tranches de chorizo grillé, de l’aubergine marinée, et après cuisson des tâches de persillade et de la roquette pour faire marais). On se regarde. Je lève les sourcils, mais rien me vient. Sans que je m’en rende trop compte, mes mains attrapent une boule de pâte et la pétrissent. Je la fais passer dans le rouleur. Une fois. Deux fois. Un petit tournoyé en l’air pour la tradition. Mes mains tremblent. Une goutte de sueur tombe sur mon plan de travail. Je m’en veux, c’est pas propre. J’espère très fort que le gros Arno regarde ailleurs, mais j’ose pas vérifier. J’applique la première série d’ingrédients, celle qui supporte l’intégralité de la cuisson. Je balaie les cendres du four, réajuste la bûche sur les braises, et place la pizza. Je la regarde subir de plein fouet la chaleur de la terre brûlante, et les volutes invisibles d’air chaud qui roulent contre le plafond en dôme. Alors que derrière moi le flingue continue de valdinguer dans tous les sens, que Tête-d’ogive se prend toujours le chou avec l’autre sbire, une douce sérénité m’envahit timidement. Je regarde ma pizza, et je suis fière. Ma vie est peut-être pas ce que j’imaginais qu’elle serait, mais je déchire. Et surtout, je sais que je suis bien meilleure que ces losers de chez Dehli Slice.

Bas les masques

Dans l'étrange monde de l'irl...


Derrière l'écran, vous êtes : J'ai pas de surnom, mais j'en veux bien un ! Un truc genre Dragon Phoenix, mais comme vous voulez.

Vous serez souvent là avec nous ?
Une fois par jour au moins pour glander, tous les deux jours pour écrire je dirais. Sauf quand je pars le weekend, mais je préviendrai

Comment avez-vous connu Voodoo Child ?
Vous êtes très bien recensés quand on cherche des super forums de RP.

Avez-vous déjà un double/multi compte ?
Non... J'ai déjà essayé de faire une fiche, et j'ai lâchement abandonné... Je suis désolé... Mais regardez je suis motivé maintenant !

Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ?
Votre fofo est BEAU.

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ?
Je l'ai lu ! Y a un moment, mais j'avais tout lu j'le jure ! Par contre je me souviens plus si y avait pas une de ces astuces où y a des mots cachés dans le règlement qu'il faut placer ici... Je m'engage à respecter le règlement en tous cas !


Dernière édition par Circé Scott le Lun 2 Juil - 19:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Circé Scott   Lun 2 Juil - 10:32

Bonjour et bienvenue ! Very Happy

Concernant ta fiche, nous avons deux petites remarques à te faire.
  • D'abord, il manque des mentions de la Grande Révélation (2048) et du Coming-Out Faë (2051) dans ta fiche. On voit que ton personnage est pro-Outres, mais comment a-t-elle réagi à "l'apparition" d'une nouvelle espèce, ou à la découverte d'une tablette qui leur prêterait des origines démoniaques ? Cela a-t-il ébranlé ses convictions ou trouve-t-elle que c'est une grosse blague, etc ?

  • Ensuite, nous sommes un peu gênés par le fait que Commode se fasse livrer des drogues wiccans illégales par la poste. En tant que représentante de la Mafia W à la Nouvelle-Orléans -et partiellement créatrice des sorts en question What a Face-, le réseau est extrêmement bien huilé et passe par des petites mains dealeuses qui, en général, ont ordre de distribuer en main propre. De plus, je doute qu'il soit très habile de la part de Commode de laisser l'adresse de son appartement à ses dealeurs... Mais bon, on a bien vu le caractère du personnage ;)


  • Ce sont de petites modifications, nous te faisons donc confiance pour les effectuer quand bien même nous procédons à ta validation ! cheers

    Te voilà validé.e ! ;). Voici la marche à suivre maintenant. Tu dois :
    • Créer ton Carnet Mondain et ton Inventaire, ainsi que tes Correspondances.

    • Générer ta fiche d'identification dans ton profil (n'oublie pas de compléter ton profil avec les liens vers ta fiche, carnet mondain et inventaire).

    • Une fois la fiche générée, tu peux faire une demande de niveau de dangerosité, dans le topic correspondant de la section Carnet Mondain.

    • Tu peux te faire des sous et te faire aimer par le staff en votant pour nous sur les topsites. Pour savoir comment devenir riche, il y a un topic dédié dans la section de l'Inventaire.

    • Nous rejoindre sur notre serveur Discord si tu es intéressé.e par l'idée d'échanger un peu plus avec nous ! (Le serveur est aussi une bonne source d'informations).

    • Si tu le souhaites tu peux aussi créer ton profil Tour de Jeu en indiquant que tu joues chez nous.

    Pense à t'abonner à la newsletter via ton profil (juré, on ne spam pas) et au topic suivant (obligatoire) : Le Journal du Forum. Cela te permettra de t'informer facilement des dernières nouveautés !

    Et voilà !
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MessageSujet: Re: Circé Scott   Lun 2 Juil - 15:22

Bonjour !

Merci pour cette rapide validation ! Je vais effectivement rajouter un impact de ces deux événements sur sa vie. Est-ce que je peux faire ça dans la rubrique Psychologie ou faut absolument que ça figure dans l'histoire ?

Pour ce qui est de Commode et des services de La Poste, je comprend que ça puisse insulter la beauté de ta machinerie Razz
Le but c'était justement de rester flou mais de glisser un facteur (haha) d'erreur, parce que si Ritchie ou Tarantino nous ont appris quelque chose en termes de criminalité organisée, c'est que pour qu'il y ait des péripéties, faut que quelqu'un fasse une grosse boulette à un moment.  Je voulais pas du tout sous-entendre que ton organisation est un ramassis de bras cassés What a Face  . Peut-être que c'est un collégien qui a piqué de la drogue à son beau-père et qui l'a vendue sur ebay. Peut-être que les trois gars armés qui cherchent Commode à la fin sont justement là pour rectifier ce couac. J'ai pas d'idées arrêtées, j'essayais d'ouvrir des possibilités pour commencer le RP.

Je reste absolument ouvert à tes suggestions, et on peut par exemple souligner l'aspect parallèle de la transaction, ou modifier le mode de livraison.
Edit : ou alors j'y pense à l'instant, que Commode se soit juste fait arnaquer sur internet et qu'il reçoive jamais ce qu'il a commandé.
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MessageSujet: Re: Circé Scott   Lun 2 Juil - 16:58

(ici Précieuse o/)

Tu mets ça où tu veux, pas de soucis tant que c'est mentionné ! Very Happy

Pour l'histoire de la poste l'une ou l'autre des justifications me vont tant que pour toi c'est ok que ce genre de chose ne soit pas monnaie courante (couac réparé ou non les gaillards n'ont pas dû faire long feu derrière, la hierarchie tolère mal ce type d'erreurs What a Face )
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MessageSujet: Re: Circé Scott   Lun 2 Juil - 19:38

J'ai fait les modifs :
• dialogue modifié pour appuyer la théorie de l'arnaque (aucun des deux ne peut avoir de certitudes, mais si jamais je développe cette histoire, ce sera pas une transaction légitime).
• rapport à la Grande Révélation et au coming-out ajouté.
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MessageSujet: Re: Circé Scott   Lun 2 Juil - 20:47

C'est parfait ! Merci beaucoup pour tes modifications rapides ! Very Happy
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Circé Scott

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