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 Zélia Abbernaty [U.C]

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Zélia Abbernaty
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Emploi: Mama Loco / Consultante pour une agence de détective
Age apparent: 27ans
Dangerosité:
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MessageSujet: Zélia Abbernaty [U.C]   Dim 27 Mai - 22:16

État Civil

 
Décline ton identité

 Nom : Abbernaty. Elle a cependant fait un changement de nom en arrivant en Louisiane. Son nom réel est Chérestal.
 
 Prénom : Zélia
 
 Espèce : Outre - Vodoun.
 
 Âge : 27ans
 Âge apparent : 27ans

 Date de Naissance : 28 Mars 2028
 
 Situation de Famille : Veuve, sans enfant.
 
 Profession / Activité : Consultante dans une agence de détective, l'A.L.E.D. Mama Loco chez les vodouns de la Nouvelle-Orléans.


 
Morphologie

 
Et donc à quoi tu ressembles ?

 
 Apparence animale : /
 
 Sous-espèce : /
 Aspect de la trace : /
 
 Taille : 1m67.
 Poids : 65kg.
 
 Corpulence : Ni trop fine, ni trop ronde, elle se classe dans la moyenne. Assez pulpeuse, elle n'en reste pas moins musclée. Zélia a de jolies courbes, même si le haut de ses cuisses la complexe bêtement, elle assume ses formes dans leur globalité.

 Couleur de cheveux : En réalité, ses cheveux sont bruns foncés, mais sont tellement denses, de part ses origines, qu'ils ressortent bien souvent noirs.

 Couleur des yeux : Allant du noir au noisette, ses yeux s'accomodent à la lumière ambiante. Pourtant foncés, ils sont très sensibles aux rayons de lumière et sont de fait souvent cachés derrière de grosses lunettes de soleil.
 
 Allure générale : Zélia est une femme dynamique, d'une grande droiture physique, le regard assuré et le menton fier. En dépit de sa taille relativement dans la norme, elle peut se montrer intimidante de part sa prestance. Elle inspire cependant une certaine confiance et la bonne humeur, sans doute grâce au sourire qui ne quitte que rarement son visage.
 
 Allure vestimentaire : Zélia a un style très bohème chic, revêtant la plupart du temps des combinaisons fleuries, des chapeaux de paille, des jupes longues et chemises froufroutant. Portant souvent des couleurs, elle ne se dirige vers le noir que lorsqu'elle se veut particulièrement élégante. Sinon, vous la verrez quotidiennement en violet, jaune, rouge et blanc. Elle adore porter des chaussures à talons, même si elle ne sait pas marcher longtemps avec, ni ne les supporte. Il faut dire que les tennis et baskets sont sans conteste bien plus confortable ... mais si peu chic. Quelle tristesse.

 Particularités éventuelles : Une tache de naissance se trouve dans l’intérieur de sa cheville droite, et prend la forme d'une girafe. Elle a aussi la cicatrice d'une brûlure dans le haut du dos, provoquée par un violent coup de soleil lorsqu'elle était petite.


 
Caractéristiques magiques

 
Sparkles !

 
 
 Couleur de l'aura étherique : Vive, dorée.
 Couleur de l'aura astrale : Indigo


 
Psychologie

 
Dans ta tête.

 
 Défauts : Le principal problème est que Zélia connaît ses points forts et n’hésite pas à s’en servir, parfois tombant dans les extrêmes. Ainsi, elle est clairement caractérielle et orgueilleuse, parfois même prétentieuse. Manipulatrice et calculatrice, pour arriver à ses fins elle use de tous les moyens. Sa sincérité peut la faire passer pour une personne blessante, car elle ne prend pas forcément de gants. Parfois très emportée et fantasque, elle manque d’assiduité et divague très souvent. Lunatique et versatile, elle est forcément très distraite. Capter son attention plus de 10minutes est un bel exploit. De plus, elle s’impatiente très vite et ne supporte pas d’attendre. Ses proches sont évidemment une priorité, mais ils ne passeront jamais avant elle-même – aussi triste que cela soit, Zélia a bien compris que si elle ne pense pas à elle en premier, personne ne le fera. La nature humaine étant très individualiste, elle a dû lutter contre sa générosité pour prendre soin d’elle, et surtout survivre. Aussi vive soit-elle, la métisse a aussi une forte tendance à la glandouille, paressant volontiers des heures dans son canapé, avachie avec ses deux chats endormis sur elle. Elle est très sensible à la cause animal, et c’est probablement une de ses plus grosses faiblesses : touchez à ses animaux et elle se transforme en panthère, prête à vous arracher la tête. Lia est une princesse : ayant toujours eu tout ce qu’elle voulait, elle est devenue capricieuse et surtout, extrêmement dépensière. Elle ne compte pas lorsqu’elle achète, quitte à vider entièrement ses comptes. Les problèmes financiers ne sont que des problèmes pour ceux ancrés dans la réalité, et ne peuvent pas toucher une femme qui à déjà un pied dans l’autre plan. Enfin, la jeune femme est particulièrement anxieuse – quand cela ne touche que sa personne, elle arrive à faire l’impasse, mais si d’autres gens sont concernés, elle panique. Le fait amusant est qu’en cas de situations dramatiques, elle restera d’un calme olympien, mais fondra en larmes si par exemple une ampoule éclate et qu’elle n’a pas de quoi la changer. Elle a clairement un souci dans ce qui est à prioriser, et ne sait pas comment réagir de manière adéquate à une situation.
 
 Qualités : La première chose que l’on note chez Zélia est sans conteste son optimiste. Elle est un rayon de soleil, toujours à voir la vie du bon côté. Passionnée, elle s’enflamme facilement pour des sujets qui la transporte… Et il y en a tout un tas ! Créative, imaginative et curieuse, elle ne cesse de s’intéresser à tout et rien. C’est très simple, l’haïtienne part du principe que l’on ne sait rien, et qu’il faut donc s’informer de tout. Intelligente et éloquente, elle trouve toujours la bonne répartie pour être en mesure de conclure toute discussion. Car, oui, elle a souvent le dernier mot. Elle adore philosopher, surtout sur des questions de théologie, ou simplement sur la vie en elle-même. C’est une femme inspirée, que ce soit dans ses passions ou dans sa vie, et fait preuve de beaucoup de détermination et d’ambition. En dépit de son côté très indépendant, elle porte un attachement tout particulier à ses proches : il est très aisé de devenir son ami, mais extrêmement compliqué de le rester.  En amitié, elle ne connaît pas la demi-mesure, aussi ceux ayant la chance de se qualifier comme telle seront face à une vodoun agréable et chaleureuse, généreuse et très empathique, tolérante et attentionnée. Elle a un tempérament très impulsif et direct, et ne réfléchit pas beaucoup avant de parler – alors, elle fait preuve d’une grande honnêteté et franchise. Son naturel la rend particulièrement attachante, et l’on se sent apaisé en sa présence. Même si elle manque de discipline, elle n’en reste pas moins appliquée, et arrive toujours à ses fins.
 
 Croyances : Une profonde foi anime Zélia. D'abord, cette dernière croit en la nature. Cette somptueuse Terre offerte par les Dieux, qui ne cesse de prouver sa valeur, sa grandiosité, sa magnificence. Cette Terre apporte tout ce que les êtres vivants ont besoin, et possède en son sein tout pour soigner également. Comment ne pas croire en une telle merveille, vraiment. Elle conserve de nombreuses valeurs traditionnelles, transmises par sa famille, même après avoir coupé les ponts avec la majorité d'entre eux. La métisse croit durement en l'humain, au bon se cachant en chaque être. Mais elle n'a aucune estime d'elle-même. Aussi, l'amour n'est qu'une supercherie à ses yeux, seuls comptent les plaisirs charnels.
 
 Religion : Deux choses régissent le monde : la Vie et la Mort. Alors, Zélia honore et respecte tout ce qui possède un de ces deux états. C'est vaste direz-vous, mais n'en reste pas moins la vérité. Qu'il s'agisse de la nature, des animaux, ou des êtres vivants, c'est avec beaucoup de zèle que l'haïtienne prendra soin de cela. Les êtres vivants sont cependant l'entité vivante qui trouve le moins grâce aux yeux de la vodoun. Il faut dire que la plupart ne mérite pas ce respect immédiat et inconditionnel. Elle donnera toujours sa chance aux gens, mais ceux-ci pourront très rapidement baisser dans l'estime de la femme, et ce en un clin d'oeil, pour une action dérisoire.
Quant à la Mort et particulièrement l'au-delà, c'est au travers de rites bien plus codifier qu'elle l'honore. Une certaine fascination face à cet état l'a attiré. Elle trouve cela ridicule de forcer le contact entre morts et vivants, mais sera toujours la guide d'une personne ne sachant comment correctement passer d'un état à l'autre.
Afin de trouver la paix de l'âme, se trouvant dans un vivant comme dans un mort, elle ne reculera devant rien, ayant hérité des dons nécessaires pour soutenir quiconque se trouvant dans une telle phase.
 
 Goûts : Zélia est végétarienne, détestant l'idée de se repaître de cadavres d'animaux. Elle apprécie les choses épicées, que ce soit dans son assiette comme dans son lit. D'ailleurs, elle y accueille tout le monde, sans jugement sur l'espèce, la couleur de peau ou le sexe. Les îles britanniques la fascine, qu'il s'agisse de leur culture, leurs traditions (fascinant que de trouver toujours une royauté). La seule culture qui la rebute en réalité est celle des îles des caraïbes, qui semblent toujours coincés dans l'ère médiévale.
 
 Talents, savoirs notables : Zélia a été élevé pour être une parfaite femme au foyer, et excelle donc dans les tâches domestiques. Douée en cuisine, en couture et tricot, ses activités ne la rebutent pas mais la détendent au contraire. Elle est particulièrement à l'aise avec les plantes, et l'on dit d'elle qu'elle a la main verte. C'est un vaste potager qui s'étend derrière sa maison à la Nouvelle-Orléans d'ailleurs. En revanche, la jeune femme est une bille en informatique, et est capable de faire exploser une calculatrice.

 
 (+) Espoirs, buts, rêves : Ne plus avoir à se cacher serait un bon début pour Zélia - elle n'est pas dupe et sait que sa famille la cherche (on ne laisse pas fuir une Manbo célibataire, c'est une trop grosse perte pour une famille cherchant à bien se faire voir au sein de la communauté). Elle aimerait un moyen de ne plus s'inquiéter quant au fait d'être retrouver. A plus grande échelle, ses espoirs sont plus utopistes : son vœu serait que l'humanité prenne conscience de ce à quoi ils exposent la Terre, en devenant plus responsable, plus en harmonie avec celle-ci. Le respect va dans les deux sens, on ne peut attendre de quelqu'un un respect plein et entier quand la réciproque ne s'applique pas. Servir les êtres vivants avec ses dons l'emplie de bonheur, et c'est avec plaisir qu'elle continuera dans cette voie autant de temps que cela lui sera possible.
En tant qu'humaine, si elle pouvait avoir un cercle d'amis convenable, cela la réjouirait.
 
 (-) Angoisses, regrets, phobies : Devoir retourner en Haïti lui donne des sueurs froides. Plus jamais elle ne souhaite retourner sur cette île, où l'on traite la Vie comme un fardeau et où l'on joue avec la Mort. Zélia se flatte d'être parvenue à surmonter toutes ses peurs, à l'exception d'une : les insectes volants. Ces choses la terrifient, peu importe leur taille ou dangerosité : une coccinelle la fera tout autant fuir d'un frelon, même un papillon la mettra mal à l'aise. En revanche, ceux dépourvus d'ailes ne l'inquiètent pas le moins du monde, aussi il est très drôle de la voir hurler face à une mouche, mais rester de marbre en présence d'une araignée.


 Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ? En toute honnêteté, Zélia se fiche bien des Outres. Enfin, elle ne voit pas pourquoi il y a une telle distinction faite entre Outres et Normes. Ils sont tous des êtres vivants, pourquoi vouloir constamment mettre des gens dans des cases ? Elle aimerait une meilleure homogénéité dans les relations entre espèces. Après tout, nous foulons le même sol, pourquoi vouloir impérativement se sentir supérieur les uns aux autres (même si, soyons honnêtes, les Vodouns sont bien meilleurs que les Wiccans.)

 Et votre sentiment vis à vis des Normes ? Ils sont amusants, à croire à toutes les informations qu'ils trouvent sur le net, préférant se documenter via une plateforme virtuelle, plutôt que de poser la question à de vrais individus. Ils ont de ces lubies, des délires bizarres aussi. Après, C'est probablement une manière de se sentir uniques, intéressants, face à des espèces aux talents surnaturels. Après, Zélia ne les prend pas pour autant de haut, ils ont après tout un immense rôle à jouer dans la société, et ont - pour sûr - tous un talent qui leur est propre (à l'exception de l'homme jouant de l'accordéon au bout de sa rue, lui, il n'est vraiment pas talentueux pour un sou).
 
 Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Si c'est à 27ans que l'on peut être satisfait de son existence, à quoi bon être en mesure de vivre plus de 100ans de nos jours ? Non clairement, Zélia n'a pas accompli son destin, elle le sent, mais aussi elle a conscience d'être sur la bonne voie pour se réaliser. Donc, oui, elle est relativement satisfaite de sa vie, qui n'est que peu contraignante et l'autorise à faire tout ce qui lui permet de s'épanouir. 
 
 Possibles évolutions ou objectifs futurs : Zélia perdra sans doute de sa naïveté, dans une quête effrénée de puissance. Pour elle, ce sera son seul rempart contre sa famille, et probablement ne reculera-t-elle devant rien pour se protéger de ses geôliers. Il faut seulement espérer qu'elle ne se perde pas dans sa recherche de pouvoir.

 
 Particularités éventuelles : Zélia porte des lunettes. Cela semble être une information anodine, et pourtant. Étant myope, si elle veut voir quelque chose, elle est dans l'obligation de porter quelque chose afin de rectifier sa vue... Et c'est une bonne chose. Les lunettes agissent comme des filtres, permettant de voir ce qui est "normal", ce que tout le monde voit. Sans ses lunettes, elle est en mesure de voir les âmes et autres entités errantes, se matérialisant par des ombres, allant du gris clair au noir. Même lorsqu'elle n'a pas spécialement besoin de forcer sur sa vue, elle préfère garder ses lunettes, afin de se préserver et de garder les pieds sur Terre. Si par malheur son seul filtre entre les deux mondes se rompait, elle craignait pour sa santé mentale.


 
Relations sociales

 
Présente nous tes potes !

 
 Un compagnon de Meute ?
 COMPAGNON_DE_MEUTE
 
 Un calice ?
 CALICE
 
 Un familier ?
 FAMILIER
 
 Un zombi ?
 ZOMBI
 
 Votre vodoun ?
 VODOUN
 
 Un animal de compagnie ? A son arrivée à la Nouvelle-Orléans, Zélia a recueilli deux chats, en signe de protestation. En effet, dans les îles, les chats sont soit mangés, soit utilisés pour des rituels, ce qui a toujours rebuté la métisse. Elle les trouve beaucoup trop mignon pour qu'ils servent de repas, aux vivants comme aux morts.
Coco, une chatte aux couleurs chocolat d'environ 9ans, mais ressemblant encore beaucoup à un chaton. Très câline, elle a parfois les comportements d'un chien.
Pudding, un chat blanc tacheté de noir, de 3ans, assez empatté mais dont les ronronnements retentissent dans toute la maison.

 Un meilleur ami ?
Personne n'a ce statut.
 
 Relations particulières notables :
Adélaïde Kafha - Son père, un homme d'une grande sagesse, dont elle a hérité les pouvoirs vaudous. Il était lui-même Papa Loco de la communauté vodoune d'Haïti. Il est le seul à l'avoir aider à fuir, et est la seule personne qu'elle contacte.
Cassian Firenzo - Lors de son escale à Miami, en provenance de Haiti et en direction de la Nouvelle-Orléans, elle fut placée près d'un homme des plus singulier. Dans les airs, Zélia ne pouvait s’empêcher de sourire, en constatant que son voisin paniquait à chaque légère secousse. Elle tenta alors de le calmer, cherchant surtout à le distraire et posant tout un tas de questions (qu'il éluda pour la plupart) afin de le faire se concentrer sur autre chose que le fait d'être en avion. De fil en aiguille, Cassian lui a permis de trouver une chambre d'hôtel à son arrivée - car elle n'avait strictement rien prévu - et l'a même aidé dans sa quête de maison. Un vrai bon samaritain aux yeux de Zélia, pas étonnant que par la suite elle l'ai recommandé à la petite Louise...
Louise Lowell - Il était temps pour Zélia d'aménager le jardin de sa maison, et se rendit donc tout naturellement chez le fleuriste. Là bas, son coeur pencha sur le dernier plan de lys, sauf que ce fut aussi le cas d'une jolie fée. Celle-ci, les bras chargés de documents, semblaient peiner, au point que ses dossiers se répandirent sur le sol. naturellement, Zélia lui donna un coup de main pour les rassembler, et zieuta ses derniers. Intriguée par ce qu'elle y lisait, elle proposa à Louise de l'aider dans son agence de détectives. La blonde accepta volontiers et engagea la vodoun, qui découvrit plus tard que Louise vivait dans les bureaux de l'agence. Elle présenta Cassian à la jeune ingénue, qui rejoignit l'entreprise et lui offrit un toit.


 
Antécédents

 
C'est le moment de raconter sa vie

 
 Quelque chose à dire sur votre Famille ?
 Zélia a une grande famille, mais seuls ses parents ont de l’importance à ses yeux. Son père, en bon antillais, a eu de nombreuses femmes dans sa vie. Son père eut cinq enfants (enfin, dans ceux qu’il a reconnu comme étant les siens) avec quatre femmes différentes.
Abre généalogique -


Zélia n’apprécie pas du tout ses oncles et tantes – ils sont bien trop ancrés dans les vieilles croyances, radotant sur le sort des pauvres noirs esclavagisés dont ils descendent. Bref, ce sont eux qui ont insisté pour qu’elle épouse Aaron, bien qu’elle n’en avait pas spécialement envie.
Ses grands parents maternels sont décédés, du côté de son père il ne reste que sa grand-mère Albertine – une femme fantastique, ancienne Mama Loco de la tribu vaudou d’Haïti.
Ses frères et sœurs sont contrôlés par les valeurs familiales et l’ont tous renié lorsqu’elle devint veuve et quitta l’île.
Sa mère quitta l’île malheureusement, quand la petite eut 13ans, non pas sans quelques menaces. Elle voulut emmené Zélia avec elle mais les tantes et oncles de celle-ci s’y opposèrent vivement.

 
 Événements de votre passé qu'il convient de connaître :  
 PARTIE I - Innocence.


Assise sur son petit lit, Zélia fixait le dessin sur son mur. Comme dans la chambre de tout enfant se trouvait là une de ses créations : une maison difforme, minuscule en comparaison avec les personnages se trouvant à côté. Mais c’était le parfait petit foyer. Se tenaient près du mur bleu, sous un soleil en coin de feuille, et un oiseau de la taille d’un avion, une maman (que l’on reconnaît avec ses cheveux plus longs que ceux de Raiponce), un papa (avec une barbe aussi frisée que les poils d’un mouton) et deux filles, l’une plus petite que l’autre, dépassant d’ailleurs à peine les fleurs transgéniques oranges. Ce foyer idyllique n’était plus, et ce depuis longtemps – l’enfant n’en avait aucun souvenir d’ailleurs. Se balançant en tailleur, elle attendait la venue de sa maman, qui lui lisait tous les soirs un des contes de Perrault. Très vite, la vision de ce dessin l’ennuya, et l’enfant reporta son attention sur une peluche, qui appartenait auparavant à sa mère : il s’agissait d’un petit ours avec un pelage arc-en-ciel. Elle roula jusqu’à l’objet, qu’elle avait sobrement appeler « arc-en-ciel ». Oui, c’est extrêmement réfléchi. Pour elle ce nounours faisait entièrement partie de sa famille, il était d’ailleurs plus souvent présent que son père. Tout naturellement, elle lui parlait, et même si il ne répondait pas, Lia savait qu’il l’entendait, qu’il l’écoutait. Il jouait le rôle de confident et ne faillait jamais à sa tâche. Lorsqu’elle était triste, c’était un peu comme si il l’enlaçait de ses courts bras.

Sa maman, du prénom de Louann, pénétra dans la pièce, d’un pas léger, un sourire aux lèvres.
« Tu es prête à te coucher ma puce ? »
Zélia hocha vigoureusement la tête et se glissa à vitesse grand V sous sa couverture rose. Louann se dirigea vers le lit de princesse de sa fille, fit coulisser les voilages fins qui donnaient un réel côté royal à la couche, et s’assit sur le rebord de celui-ci. Le livre de contes en main, elle s’apprêtait à commencer la lecture, quand Zélia lui demanda innocemment :
« Maman, comment c’était, quand on vivait avec papa et Aliyah ? Car la copine de papa est pas très maligne. Je la trouve folle et bête
Louann se stoppa net, surprise quant à la nature de la question, mais elle ne put dissimuler un sourire moqueur. Après tout, l’enfant n’avait que 7ans, elle pensait avoir encore un peu de temps avant de devoir fournir ce type d’informations. Toujours souriante, elle entreprit de répondre à sa fille.

« Et bien, tu sais que je suis venue à Haïti pour ton papa, déjà ? On s’était rencontré à Rennes, alors que je venais de finir mes études en tant que restauratrice de tableaux. On discutait beaucoup, et de tout. Il était très ouvert et c’était agréable de parler avec une personne intelligente. En France, il était seul, mais il m’a appris qu’il avait déjà un enfant, une fille de 11ans, qui était chez sa mère, mamie Albertine. Je suis tombée enceinte, et il a voulu que je l’accompagne en Haïti, afin de rencontrer sa famille. Il voulait que l’on se marie, mais je n’étais pas sûr que ce fut une bonne idée. Enfin, je prenais l’avion pour rencontrer ses parents. Pour diverses raisons, cela ne colla pas entre eux et moi, mais ton papa continuait de me défendre, trop heureux d’avoir un autre enfant. »

Louann fit une pause. Elle devait faire attention à ce qu’elle disait, Zélia n’avait que 7ans après tout, on ne peut pas se montrer totalement honnête avec une enfant si jeune. La mère passa donc à la trappe le fait que sa sœur aînée Aliyah n’avait pas du tout été désiré et que cela faisait de Lia la première enfant voulu d’Adélaïde, le père. Elle omit d’expliquer aussi la vraie raison qui fit qu’elle ne fut jamais apprécié par la famille Kafha : ses croyances. Louann était wiccan, ce qui faisait d’elle une ennemie naturelle pour les vodouns. Et pourtant, elle n’en avait que faire, remerciant chaque jour la Déesse d’avoir croisé le chemin d’Adélaïde et de lui avoir donné une fille aussi fantastique.

« Quand j’ai accouché, on vivait donc tous les quatre, comme tu le sais, à Port-au-Prince. On avait une maison avec 3chambres, et même si ton papa et moi travaillons beaucoup, on pouvait toujours compter sur Aliyah pour s’occuper de toi. Elle changeait tes couches, te surveillait quand tu jouais … en fait, elle était comme une baby-sitter. Mais alors que tu avais deux ans, ton papa tomba amoureux d’une de ses collègues de travail et donc préféra me quitter plutôt que de rester et d’en souffrir. »

Là encore, c’est avec des pincettes qu’elle relata les faits. La réalité était moins édulcorée, Adélaïde ayant littéralement planté Louann, Aliyah et Zélia dans la maison, sans argent, sans rien mangé, pendant qu’il parlait en escapade amoureuse avec sa maîtresse. Il enchaînait les femmes comme un fumeur enchaînait les cigarettes. Il n’avait jamais vraiment aimé Louann, mais elle restait son amie. Ensemble, ils pouvaient réellement échangés, et elle était la seule capable de rivaliser intellectuellement avec lui. Les autres femmes n’étaient que des groupies, l’adulant pour son éloquence, buvant ses paroles mais étant incapable de toute répartie.

« Mais ce doit être un peu pareil quand tu es chez papa non ? Avec Christine et Aliyah ? », demanda Louann.
« Pas vraiment. Christine me prend pour un bébé. J’ai 7ans, je suis presque une adolescente ! Elle me parle comme si j’étais bête, alors que c’est elle qui l’est. Et Aliyah est souvent avec son amoureux, elle ne joue plus trop avec moi. D’ailleurs, elle me dispute quand je suis dans sa chambre, mais ses vêtements sont vraiment beaux ! » s’émerveillait Zélia.

Quand elle était chez son père, l’ambiance était différente. Déjà, elle ne coupait jamais aux repas de famille dominicale, souvent autour du barbecue. Alors, elle se devait de rester avec ses innombrables cousins et cousines. L’une d’entre elles, Marie, avait le même âge, et les deux s’entendaient relativement bien. Même si Marie était extrêmement prétentieuse, bien que n’ayant aucune raison de l’être. Et puis, seule sa grande sœur avait de l’intérêt à ses yeux : Zélia voulait être comme elle. Aliyah était belle, populaire, et en plus elle avait une voix magnifique. Parfois, le soir, elle chantait pour que la petite s’endorme.

« Ce n’est pas très poli de traiter les gens de bêtes. Elle cherche peut-être simplement à ce que tu l’apprécie. » répondit Louann, peu convaincu cependant. Elle ne connaissait que trop bien l’homme qui lui avait donné un enfant.

Leur discussion finie, la maman entama la lecture du conte – un court, il était déjà tard et il fallait aller à l’école le lendemain. On opta pour ‘Peau d’Âne’, un conte qui prendra tout son sens plus tard dans la vie de l’enfant. Zélia n’était pas de ces enfants qui s’endorment lorsqu’on lui narre une histoire, au contraire, elle en redemandait constamment ! Louann en revanche piquait méchamment du nez à la fin du récit. Après un baiser sur la front, la maman lui souhaita bonne nuit, demandant instamment à ce que la Lune veille sur son enfant.

Zélia n’avait jamais compris cela, pensant qu’il s’agissait juste d’un truc de maman. D’après sa meilleure amie pour toujours Amandine, toutes les mamans demandaient à des choses inertes de protéger leurs enfants. Enfin.
La petite avait surtout son ours, qui n’hésiterait pas à terrasser monstres et créatures de la nuit pour préserver la métisse. C’était du moins ce qu’elle croyait au fond de son petit cœur d’enfant. Déjà à cet âge, Lia était animée par une grande et puissante foi – elle était persuadée que si l’on croit dur comme fer à certaines choses, elles peuvent se réaliser. Chaque soir, elle priait silencieusement pour que ses peluches la protègent. Est-ce que cela marchait, personne ne pouvait le savoir puisque les intrigants agissaient de nuit, d’après les souhaits de la petite, mais la gamine n’eut jamais le sommeil troublé par autres choses que ses rêves.

Alors que l’enfant sombrait dans les bras de Morphée, elle jura sentir une chose duveteuse tapoter son front. Quelque chose comme la fourrure synthétique d’une peluche.

*********************
« Tu es tata, Zélia ! »lui annonça sa grande sœur Aliyah, qui venait à peine d’accoucher. C’était pour cela qu’elle se faisait de moins en moins présente à la maison … elle était enceinte. Après tout, c’était prévisible venant d’elle. Aliyah voulait une famille a elle, ayant une mère absente et un père trop occupé à roucouler. Elle avait donc fondé son propre foyer, avec un mec un peu louche, certes, mais au moins son bébé était le sien. Elle pourrait pouponner, à 19ans, alors qu’on est encore une enfant, qu’on a toujours besoin de ses parents pour faire les bons choix. Zélia était trop jeune pour comprendre l’enjeu là, et elle ne voyait en cette nouvelle naissance qu’un rôle super génial de tante cool car n’ayant qu’une petite différence d’âge finalement. Et puis elle aimait bien le copain de sa sœur, il jouait à la Playstation X-22 avec elle. Clairement, il n’était pas spécialement mature, pour apprécier jouer avec une gamine…

Lia ne comprenait pas vraiment pourquoi l’enfant, un garçon nommé Kenny, n’avait pas eu le droit à la cérémonie rituelle traditionnelle de la famille. Il était peu probable qu’Aliyah aie refusé, elle ayant toujours voulu faire les choses de manière très traditionnelle, souhaitant à tout prix faire plaisir à la grand-mère paternelle, mamie Albertine. Louann supposa que cela avait à voir avec le père du garçon, peu fréquentable de ce que l’on disait.

Zélia adorait sa grand-mère. Elle était très stricte, mais très drôle. Quand elle était plus petite, entre ses 2ans et 5ans, Albertine confectionnait des vêtements pour la fillette afin qu’ils soient identiques aux siens. Il y avait des photos à l’appui ! En plus, Lia tenait beaucoup de sa grand-mère physiquement : c’était comme voir une version miniature de la vieille femme.

Albertine n’était pas n’importe qu’elle vieille haïtienne, mais était la Mama Loco de la communauté  vodoun de Haïti. C’était vers elle que l’on se tournait lorsqu’on avait besoin de se soigner, autant physiquement que psychiquement. Ses méthodes de soins étaient d’ailleurs surannées, datant facilement des années 1970 ! Elle était si vieille que ses rides des yeux cachaient ses mirettes, et ses doigts boudinés n’autorisaient plus à ce qu’on lui retire ses bagues. Lia se moquait toujours gentiment de l’âge de la femme, qui riait de bon cœur aux plaisanteries, rétorquant avec un « toi aussi un jour tu seras aussi fripé qu’une maracuja, alors ne ris pas trop ».

Sans doute la vieille sentait-elle quelque chose de particulier chez sa petite-fille. Était-ce le mélange de sang wiccan et vodoun, ou au contraire, l’enfant portant la magie de cette génération ? En tout cas, son fils, Adélaïde, le père de Zélia avait avant elle révélé ses dons, ce fut d’ailleurs pour cette raison qu’il dut revenir à Haïti, après quelques années en France.

En France, Adélaïde était tombé dans un coma, après un accident de moto. Son frère jumeau, Rozan, périt dans le drame. On le pensa en mort cérébrale et après 7jours dans le coma, alors qu’on envisageait de le débrancher, il se réveilla. Il raconta avoir eu comme une révélation : il avait vu le monde du Dieu Muwa, avait rencontré des Loas, qui l’ont d’ailleurs aidé à retourner dans son corps. Il avait erré ce qui avait semblé être 70ans avec eux, festoyant et célébrant ce que la Vie fait de mieux. Comment douter de ses dons après une telle expérience ? Après ce coma, il ne cessa d’avoir des visions et des rêves très déroutant pour le commun des mortels, et il parvenait à entrer en communication avec les prêtres du Dieu. Il fut donc évident pour lui qu’il devait rentrer en Haïti, avec sa conjointe enceinte, afin de prendre la succession de sa vieille maman.

Albertine, la vieille comme on disait, avoisinait les 100ans. Ce fut peu après les 8ans de Zélia qu’elle décéda, accueillant la mort le sourire aux lèvres, comme l’on accueillerait une vieille amie. Naturellement, on nomma Adélaïde à sa place.

PARTIE II - Révélations.


On le lui reprochait souvent, mais la petite n’en avait que faire : Zélia adorait jouer dans les champs. Là, elle sautillait dans le maïs, récoltait le coton car adorait la texture de celui-ci et surtout, découpait de la canna à sucre pour la manger immédiatement. A 8ans, elle ne maniait évidemment pas la machette pour découper cette tige assez épaisse, et demandait régulièrement à ceux y travaillant de lui en donner un morceau. Elle les regardait avec de grands yeux, faisant instantanément craquer le plus grognon des cultivateurs. Souvent, sa présence sonnait la pause, on s’asseyait donc dans les champs, grignotant les fruits des arbres environnant, et l’on discutait de la pluie et du beau temps. Zélia apportait une certaine fraîcheur dans cette chaleur étouffante en Haïti. La plupart des hommes travaillant n’avait pas d’enfants, souvent pas de famille non plus. Il y avait de toute âge – mais les horaires ne permettait pas à ses personnes ne fonder un foyer, tristement. C’était un métier ingrat, on ne le faisait pas par choix, mais par nécessité. Et la paie était ridicule comparée au travail fourni. Enfin, tout cela pour dire que même si normalement les petites filles ne sont pas autorisés, la main-d’œuvre ne protestait jamais.

Suçant le sucre de la canne, Lia discutait avec un de ses travailleurs préférés : Alexandre. Il était vraiment adorable avec elle, lui réservait toujours la plus grosse part (qu’elle ne finissait jamais et avec laquelle elle repartait toujours) ainsi que ses fruits favoris. Il devait avoir la trentaine, et n’avait personne. Ses parents étaient très pauvres, et l’avaient abandonné dès qu’ils en ont eu l’occasion. Les recherches par la suite ont démontré qu’ils ont essayé d’entrer clandestinement aux États-Unis il y a 18ans, en 2017 (actuellement dans le récit on est en 2036) et qu’ils sont morts dans la mer des Caraïbes, n’atteignant jamais la Floride. Alexandre fut recueilli par une vieille femme, un peu sénile mais gentille, qui était atteinte de Parkinson. Il prenait soin d’elle en échange de l’hébergement, et avait trouvé cet emploi pour subvenir au mieux aux besoins de sa sauveuse et de lui-même. Sa vie n’avait pas du être facile, et cela ne s’améliora pas quand sa vieille bienfaitrice mourut, le laissant définitivement sans rien. Alexandre était de ceux ayant un énorme cœur et une forte volonté de vivre, une magnifique vision du monde malgré les horreurs qu’il avait vues.
« Un jour, j’aurais assez d’argent pour partir de cet île Zélia, qu’il disait, et j’irais aux États-Unis, pour vivre le rêve américain. Ici, les pauvres restent pauvres. »
Bien sûr, la gamine ne comprenait pas trop cette notion de richesse, elle qui n’avait jamais manqué de rien. Mais elle soutenait volontiers son camarade qui ne cherchait finalement qu’une nouvelle et meilleure vie.
À la fin de la pause, ils se séparèrent, Alexandre retourna trimer, alors que Zélia flâna un instant près des arbres de « pommes-cannelles » et goyaviers.

Le lendemain, Zélia revint dans le champ, afin d’avoir son rendez-vous quotidien avec Alexandre. Elle le repéra, lui fit signe de la main et s’approcha de lui. Il ne réagissait pas et continuait son labeur. La gamine attendit, pensant qu’il voulait finir une partie de son travail avant de faire une pause. Une heure passa sans qu’Alexandre ne vint à la rencontre de l’enfant qui finissait par s’impatienter. Elle alla donc à son niveau.
« Tu comptes m’ignorer encore longtemps ? Tu ne veux plus me parler, c’est ça ? J’ai fait quelque chose de mal ? »
Aucune réponse. Il devenait clairement irrespectueux… même si elle était petite, ce n’était pas une raison pour la traiter avec autant de mépris. Elle lui donna une petite tape sur l’épaule, qui le fit vaciller un peu. Étrange, on ne vacille pas pour si peu. Il leva enfin les yeux. Zélia eu un mouvement de recul lorsqu’elle vit le regard vitreux d’Alexandre. Il n’avait aucune expression, le teint assez terne et semblait vraiment mou.
« Tout va bien Alexandre ? » demanda Zélia, clairement inquiète.
Quelque chose sembla tiquer dans l’esprit de l’homme qui releva un peu plus la tête.
« ..A..ale..alexan..dre ? » articula-t-il difficilement.
La gamine était désormais proprement effrayé. Comment pouvait-on oublier son nom ? Perdre ainsi son identité ? Elle voulut le questionner d’avantage, mais alors qu’elle ouvrait sa bouche, un homme bien dodu arriva derrière eux, vociférant.
« EH TOI. QUITTE LE CHAMP IMMÉDIATEMENT. ».
Sans plus de cérémonie, Lia prit ses jambes à son coup, et s’enfonça dans les hautes branches de cannes à sucre. Vu l’embonpoint de l’homme, il y avait peu de chance pour qu’il essaie de la rattraper. Elle resta à bonne distance, mais s’assura d’être en mesure de voir Alexandre. Là, elle remarqua que le gros monsieur força -enfin, ouvrit lui même la bouche – Alexandre à boire une petite fiole au contenu indéterminé. Ce n’était probablement pas de l’eau. Le travailleur se voûta à nouveau et repris son ouvrage, tandis que l’employeur obèse repartit.

C’était inexplicable, et Zélia détestait ne pas comprendre. Elle courut jusqu’à la maison de son papa, qui était avec un client cherchant à communiquer avec l’au delà. Bien trop perturbée, elle ne prit pas la peine de toquer, encore celle de s’excuser. Adélaïde éleva la voix, la priant d’attendre dans le petit salon, qu’il n’y en aurait pas pour longtemps.

Effectivement, quelques minutes plus tard il vint à sa rencontre, assez agacé par l’attitude de sa fille. Celle-ci se confondit en excuses et lui raconta ce qu’elle avait vu. En temps normal, il l’aurait disputé pour avoir traîné du côté des champs, mais apparemment ses informations étaient suffisamment importantes pour passer outre le fait qu’elle est une vraie chipie.
« Tu es sûre d’avoir vu tout cela Zélia ? » demanda le père, avec une expression impassible.
« Oui, je n’aurais pas pu inventer un truc pareil. »
Elle marquait un point. Adélaïde quitta la maison, laissant Lia derrière, alors qu’elle réclamait des explication.

Ce n’est que tard dans la soirée qu’Adélaïde revint. Zélia luttait contre le sommeil, exigeant des réponses si on la voulait couché. Comment aborder un tel sujet, avec une enfant de 8ans ?
« Ma puce. Mamie t’avait déjà parlé du vaudou, n’est-ce pas ? Ce n’est pas seulement une religion pour certain, car parfois des personnes sont investis de pouvoirs magiques. Mamie avait des pouvoirs, et c’est mon cas aussi. Nous ne sommes pas la seule famille dans ce cas évidemment, mais alors que nous utilisons nos dons à des fins positives, d’autres n’hésitent pas à être malveillants. »
C’était une explication un peu bâtarde, mais ce fut le mieux qu’il put faire.
« N’oublie pas que dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc, il y a parfois de très bonnes raisons pour lesquelles les gens agissent ainsi. J’ai bien peur que ton ami n’ai été victime d’un rituel vaudou. Il a été tué, puis ressuscité, afin de servir le propriétaire du champ gratuitement. Il est en quelque sorte un zombi, que le proprio contrôle via la mixture qu’il lui fait boire. Les zombis sont d’excellents travailleurs lorsqu’il s’agit d’agriculture, car ils ne réclament ni d’argent, ni de nourriture, et surtout ne se plaignent jamais de la quantité de travail. »
Il lui expliqua ensuite que les victimes de ce genre d’actes sont souvent de pauvres gens, souvent isolés et qu’ainsi personne ne regrettera, ni ne plaindra.

Alexandre était une victime parfaite, abandonnée de tous, voulant de toute façon quitter le pays. Et effectivement, hormis Zélia, personne ne constata sa disparition. Il le quittait jamais le champ, travaillant jour et nuit, ne s’arrêtant que pour prendre la mixture servant à la contrôler. L’enfant ne pouvait tolérer cela, c’était d’une injustice sans nom. Pourquoi ne pas aider les plus pauvres, plutôt que de se servir d’eux pour devenir plus riches ? Qu’elle était cette mentalité affligeante ? N’avait-on donc aucun respect pour la vie ? On préférait employer un cadavre plutôt que de subvenir aux besoins de personnes en détresse. Infâme petit personnage que ce gros patron.

Zélia ne pouvait pas laisser faire, mais comment agir, alors que l’on a que 8ans, face à de la magie ? Trois jours plus tard, l’enfant retourna au champ, déterminée à faire se réveiller Alexandre. Peut-être son père pourrait-il le ressusciter ? Elle n’avait aucune idée de ce qui était possible, et ignorait qu’on ne redonne pas la vie aussi simplement. Après une mort, on n’a qu’une demi-vie, asservie. Enfin ! Près d’Alexandre, elle ne prit plus de gants et se mit à le secouer.
« Alexandre s’il te plaît reviens ! Je m’ennuie sans toi, tu me manques ! Tu ne mérites pas cela ! Tu mérites de vivre on rêve américain ! Réveille toi ! »
Elle hurla si fort que les corbeaux non loin s’envolèrent à tire d’ailes. Là, Lia constata clairement que quelque chose avait reparu dans le regard d’Alexandre. Sans aller jusqu’à dire qu’il s’agissait de la vie en elle-même, il avait au moins retrouvé ses esprits, le poison s’étant comme ...dissipé ?
« Zélia ? Mais qu’est ce que.. qu’est ce qu’il s’est .. qu’est ce que tu fais là ? »
Tout deux désorientés, Lia le supplia de lâcher ce travail ingrat et de la suivre, afin qu’elle l’emmène près de son père.

********************
« Tu as réussi à lui rendre ses esprits ? Toute seule ? Simplement en lui parlant et le touchant ? » demandait Adélaïde à sa fille, en examinant Alexandre sous toutes les coutures.
« Euh ...oui. C’est mal ? »
Lia pensait cela normal, qu’on pouvait défaire ainsi toute chose négative faite, par la simple volonté. Elle ne comprenait pas en quoi son action justifiait un interrogatoire. Adélaïde s’éclipsa rapidement, avant de revenir avec un verre rempli d’une boisson des plus suspectes. Il le tendit au zombi, lui demandant de tout boire. Alexandre ne se fit pas prier et engloutit tout. Une certaine vigueur parcourut son corps, alors qu’il se leva brusquement, se dirigea vers la cuisine et ramena un verre d’eau.
« Que faites-vous ? » demanda Adélaïde, confus.
« Zélia demandait un verre d’eau » répondit-il simplement.
Un silence plana quelques instants dans la pièce, probablement le temps pour le Papa Loco de comprendre ce qu’il se tramait. Doucement, il se tourna vers sa fille.
« Ma puce, pense très fort à quelque chose et dirige cette idée vers Alexandre »
Lia le regardait, hébétée, ne comprenant pas trop sa requête. Elle s’exécuta tant bien que mal, pensant à la belle Orchidée violette dans le jardin. Elle l’imaginait alors ornant ses cheveux. Alexandre quitta la pièce, pour revenir quelques instants plus tard, l’orchidée à la main. Il la mis dans les cheveux de Zélia, du côté droit, comme elle le pensait.
« Et bien … ta grand-mère serait fière. », lâcha le père.

Épuisée, l’enfant ne fut même pas en mesure de poser des questions. Elle monta dans sa chambre et se vautra sur son lit, plongeant dans un sommeil bien mérité.

A son réveil, son père se trouvait à son chevet. Il l’informa qu’elle avait fait quelque chose de bien, et que désormais Alexandre sera logé, nourri et blanchi ici. Il prendra soin de la maison, et pourra partir à n’importe quel moment si il en ressent l’envie.
« Je te promets ma puce, que plus tard tout sera clair, ta maman et moi t’expliqueront tout en détail, conclut-il, rendort toi maintenant, tu as école demain. »

PARTIE III - Acceptation.



 
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Bas les masques

 
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MessageSujet: Re: Zélia Abbernaty [U.C]   Sam 14 Juil - 10:36

Nos règles concernant les délais sur les fiches postées incomplètes ont changé. Je t'invite à en prendre connaissance dans ce sujet :

http://www.thevoodoochild.com/t177-questionnaire-obligatoire-de-presentation-modele-et-code

Dès à présent, nous commençons donc à les appliquer !

Bonjour ! Ce message tient lieu de rappel.

Ta fiche a été postée il y a plus de 15 jours et n'est toujours pas terminée. Il va falloir songer à t'en occuper ;)
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Zélia Abbernaty [U.C]

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