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 Gauthier Ovronnaz

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AuteurMessage
Gauthier Ovronnaz
Vamps
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Identification
Emploi: Exécutant du Maître Vampire
Age apparent: 20 ans
Dangerosité:
20/30  (20/30)

MessageSujet: Gauthier Ovronnaz   Mer 21 Mar - 14:02

État Civil

Décline ton identité


Nom : Ovronnaz.
Prénom(s) : Gauthier (Walter) Simon Alexandre.
Espèce : Vampire.
Âge : 135 ans.
Âge apparent : 20 ans.
Date de Naissance : 1er Septembre 1919.
Situation de Famille : Célibataire.
Profession / Activité : Majordome / Exécutant du Maître Vampire.


Morphologie

Et donc à quoi tu ressembles ?


Taille : 1,91 m.
Poids : 71 kg.
Corpulence : Svelte, Athlétique.
Couleur de cheveux : Châtain foncé.
Couleur des yeux : Bleu roi.

Allure générale : Une chose est sûre, croiser Gauthier ne vous laisse pas indifférent. Qu’on soit surpris par son accoutrement au détour d’une rue en l’apercevant adossé à un véhicule, ou qu’on se demande pourquoi un gamin, semblant presque sortir des jupes de sa mère, se balade avec une cigarette au bec et tiré à quatre épingles, certains y regardent souvent à deux fois avant de détourner leur attention de lui. En service, il laisse généralement une impression irréprochable de majordome dévoué à son rôle et à son employeur, renvoyant l’image de quelqu’un de parfaitement fiable, professionnel,  et sur lequel on peut se reposer. En dehors de cela, ma foi, j’imagine que vous êtes à même d’apprécier ou non le style et d’en avoir vos propres conclusions. Certains aiment, d’autres moins, mais généralement, ce que les autres pensent lui fait ni chaud ni froid, à part son employeur, bien entendu. Certaines personnes pourraient peut-être vous dire que, lorsqu’il se bat, il donne l’impression d’être quelque peu… possédé, peut-être un peu fou, ou alors il aime peut-être un peu trop se battre. Malheureusement, les personnes qui auraient pu vous en parler sont toutes décédées, de ses mains, cela va sans dire.

Allure vestimentaire : Depuis maintenant plusieurs dizaines d’années qu’il évolue en tant que majordome, Gauthier s’est littéralement pris d’affection pour le costume qui va avec. A tel point qu’il ne le quitte presque jamais. Vous vous souvenez de ce film dans lequel le personnage ne porte qu’un costume et possède au moins une dizaine d’exemplaires de celui-ci dans sa penderie ? Et bien, c’est un peu pareil pour lui. Son obsession du détail et sa méticulosité le poussent à disposer de multiples exemplaires, parfaitement nettoyés, repassés et pliés ou suspendus, de chacun des vêtements qu’il revêt quotidiennement désormais. Il s’est particulièrement attaché à cette apparence soignée, conscient qu’il est, d’une certaine façon, la vitrine de son employeur auprès de visiteurs et qu’il serait inconvenant de donner une mauvaise impression à ces derniers. C’est d’ailleurs pour cela qu’il s’est offert le luxe de trouver le meilleur tailleur (italien, bien entendu) pour répondre à ses attentes en termes de qualité, confort et robustesse de tissu, parce que, de toute façon, il n’y a rien de mieux que le sur-mesure. Il fait d’ailleurs régulièrement importer des exemplaires de remplacements afin de renouveler sa garde-robe. Ainsi donc, si vous deviez croiser Gauthier, quelque soit le lieu, vous l’apercevriez certainement vêtu d’un pantalon de costume noir, retenu par une ceinture de cuir noir à boucle métallique, quasiment toujours cachée sous un gilet également noir, élégamment fermé par trois boutons légèrement dorés, sous lequel il porte une chemise d’un blanc immaculé, généralement portée manches longues, mais dont il relève parfois les manches, en fonction de la situation. Le tout est accommodé d’une cravate rouge ajoutant une pointe de couleur à l’ensemble, impeccablement nouée, cela va sans dire. Il revêt le plus souvent des gants en cuir, blancs ou noirs selon la situation ou le contexte, voire des mitaines, toujours en cuir, dans des contextes moins formels. Il existe bien entendu plusieurs variations de couleurs pour l’ensemble des différentes occasions qui se présentent, mais ces variations sont bien les seules qu’il semble s’autoriser en termes vestimentaires. Dernier point de détail, mais non des moindres, point de costume sans des chaussures de ville en cuir, impeccablement cirées et au colori adapté à son ensemble vestimentaire, c’est-à-dire le plus souvent noires. Il en possède plusieurs paires dont il prend énormément soin. Quelques accessoires viennent compléter le tableau comme, notamment, une montre à gousset, aussi vieille que lui pour l’anecdote, glissée dans l’une des poches de son gilet et dont la chaîne est accrochée à cette dernière.

Particularités éventuelles : Quand il n’est pas en service ou s’offre le luxe d’une pause, il n’est pas rare de le croiser avec une cigarette coincée entre les lèvres. Non pas que le tabac ait un quelconque effet sur lui, mais c’est plus une mauvaise habitude qu’il avait de son vivant et  qui est restée profondément ancrée dans ses habitudes par la force des choses et, surtout, du temps.


Psychologie

Dans ta tête.


Défauts : S’il y a bien un proverbe qui doit s’appliquer à Gauthier, c’est peut-être bien les apparences sont parfois trompeuses. Si certains y voient un domestique irréprochable sous toutes les coutures, c’est mal connaître l’animal. Les années, peu tendres avec lui, l’ont rendu particulièrement cynique avec l’existence et conscient du monde relativement merdique dans lequel tout le monde se débat plus ou moins fortement pour essayer de survivre. Oh, bien entendu, il n’est pas au-dessus de la mêlée, loin de là, mais au moins, contrairement aux autres, il ne se berce pas d’illusions. C’est notamment pour cette raison qu’il ne s’embarrasse pas spécifiquement d’une morale quelconque. Si les choses doivent être faites, elles seront faites, surtout si elles vont dans son sens à lui. Amoral, égoïste… Gauthier ne pense pas particulièrement aux autres (sauf peut-être aux besoins de son employeur dans un cadre strictement professionnel) sauf si c’est dans son intérêt personnel. Sauver le quidam moyen par bonté d’âme n’est pas son sport préféré et, de toute façon, si l’on est pas suffisamment fort pour survivre, on ne mérite pas d’être secouru. Il n’entrevoit souvent ses relations que par le biais de l’apport qu’elles peuvent lui fournir sur à plus ou moins long terme. Certains y verront de la manipulation, d’autres simplement des efforts savamment distillés pour une meilleure rentabilité. L’éternité possède ce don de faire relativiser l’utilité, ou la futilité, de certaines choses… Sur un plan un peu plus personnel, Gauthier est perfectionniste, une tare originelle, qui ne s’est pas arrangée depuis qu’il a pris plaisir à dévouer une grande partie de son existence au service de quelqu’un d’autre. Les choses doivent être faites, et bien faites, sinon mieux vaut s’abstenir. Autant signaler que la moindre sensation d’amateurisme est profondément énervante pour lui. De toute façon, dès que quelque chose ne lui plaira pas, il ne se privera pas pour le mentionner, plus ou moins ouvertement, plus ou moins cyniquement d’ailleurs aussi. Gauthier ne mâche généralement pas ses mots. Avec un peu plus de retenue face à son employeur, il ne manque cependant pas de dire le fond de sa pensée, avec cependant l’art et la manière pour éviter d’outrepasser certaines limites. Après tout, c’est un homme fier de ce qu’il accomplit, confiant dans l’idée qu’il sait se rendre irremplaçable dans son rôle de majordome. Le contraire l’irriterait fortement, le poussant à démontrer davantage son savoir-faire ou à en apprendre davantage le cas échéant.

Qualités : Servir quelqu’un ne nécessite pas nécessairement de loyauté, mais, quand on veut bien le faire, comme Gauthier, il est difficile de ne pas en développer un minimum, même si elle est pertinemment orientée dans son intérêt personnel. Aussi, oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, notre majordome est bel et bien loyal et se pliera probablement en quatre, voire plus, pour son employeur (notamment actuel). On ne parlera pas d’une réelle loyauté, inconditionnelle et tout le toutim, mais nous dirons, pour l’exemple, que Gauthier estime son employeur actuel digne de sa loyauté. Ce qui, pour l’animal, est quand même déjà pas mal ! (Vous en conviendrez peut-être.) Considérant que l’on n’arrête jamais d’apprendre, Gauthier est également d’un naturel curieux, tout l’intéresse. Le fait est que, simplement, peu de choses méritent son intérêt plus de cinq minutes. Aussi, tâchez de maintenir l’intrigue à son plus haut point de suspense si vous ne voulez pas le voir décrocher de vos problèmes. Toutefois, ses connaissances générales en font un partenaire de discussion assez idéal. Après tout, qui n’a pas rêvé de passer du sujet du point de croix, à la cuisson en papillote, en passant par les moteurs V8 dans la même conversation ? D’un point de vue organisationnel, Gauthier est méthodique, carré, implacable dans sa logique lorsqu’il s’agit de faire les choses et de les faire bien. Ne laissant pas de place à l’improvisation, tout est souvent prévu en amont, tous les scénarios, même les plus improbables. Bien entendu, il faut laisser la place à l’adaptation, mais pas à l’improvisation. Après tout, nous sommes entre professionnels ici, n’est-ce pas ? Pas d’amateurisme. Enfin, et point non-négligeable pour quelqu’un dans sa position, Gauthier sait bien entendu tenir sa langue. Plus muet qu’une tombe (car on sait désormais qu’on peut les faire parler, ou peu s’en faut), il emportera tous ses secrets avec lui, sans l’ombre d’un doute.

Croyances : La seule chose à laquelle Gauthier apporte une once de croyance c’est à la loi du plus fort. Pour lui, c’est la seule règle universelle applicable dans ce monde et chaque jour de plus est une preuve supplémentaire. Les faibles meurent, les forts survivent et les gagnants décident du sort des vaincus, jusqu’à parfois réécrire l’Histoire. C’est ainsi que cela s’est toujours déroulé, c’est ainsi que cela continuera, encore et encore. La force d’un individu, le plus souvent morale, car la force physique ne fait pas tout, loin s’en faut,  est ce qui a le plus d’importance pour Gauthier. Montrez-lui que vous êtes fort et il vous respectera, dans le cas contraire, vous deviendrez parfaitement invisible.

Religion : Athée.

Goûts : Même si cela n’est pas particulièrement utile, Gauthier apprécie la bonne nourriture (comprenez la bonne nourriture Norme) et il apprécie énormément la cuisiner. Il prend du plaisir à préparer des mets particulièrement goûteux, même si, en tant que Vampires, cela ne sert pas forcément à grand-chose. La cigarette est un vice qu’il s’accorde pour le simple plaisir également. Une (mauvaise) habitude gardée de sa vie passée dont il n’a pas spécialement envie de se débarrasser. La lecture n’est pas son passe-temps préféré, mais il y trouve un certain plaisir. D’autant que, avouons-le, pour occuper un siècle d’existence, on épuise assez rapidement certaines autres possibilités. Lisant volontiers des livres pour parfaire ses connaissances dans un domaine, il lit également des grands classiques, quelques soient les langues. Il connaît d’ailleurs l’Anglais, le Français, l’Allemand et l’Espagnol, qu’il pratique avec aisance. Il travaille actuellement son mandarin, mais évitez de faire des remarques à ce sujet, il pourrait mal le prendre. Il ne regarde pour pas un sou la télévision, préférant de loin la lecture d’un journal de bon matin. Pour les plaisirs charnels, il s’est essayé à tout et n’a pas particulièrement de préférence. L’essentiel est de passer un bon moment et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des bons coups des deux côtés, sans exception. Il apprécie également la musique, particulièrement classique, avec peut-être une préférence pour les compositeurs Allemands. Ceci étant dit, cela ne l’empêche pas d’écouter des compositions beaucoup plus récentes et de genre musicaux bien plus… éclectiques.

Talents, savoirs notables : De part sa profession, Gauthier possède toute une farandole de connaissances et de compétences diverses et variées. Que ce soit la parfaite maîtrise de l’étiquette ou les meilleures options pour nettoyer quoi que ce soit, les meilleures options oenologiques ou culinaires, il a su perfectionner durant ces dernières décennies toutes les choses qu’un majordome se doit de savoir pour rendre la vie plus facile à son employeur. Ouvert d’esprit et curieux de nature, il n’est pas rare qu’il passe une partie de son temps libre à apprendre de nouvelles choses, ne serait-ce que pour entretenir ses connaissances. En termes de compétences, il n’est pas en reste. Sans compter les différents travaux manuels inhérents à la tenue d’une maisonnée, car oui Gauthier sait, entre autres, coudre, cuisiner et bricoler, même si, selon la maisonnée, il saura aussi uniquement se contenter de gérer les personnels adéquats, le Vampire est également un féru de mécanique et très bon conducteur automobile. En plus de ces talents professionnels, développés au long de ses années de service, Gauthier sait se battre. Entrainé à favoriser son agilité et sa rapidité plutôt que sa force depuis sa transformation, il a développé ses compétences en suivant cette orientation dès lors. Il  manie extrêmement bien les couteaux, et pas seulement pour couper les légumes. Adepte des ces armes blanches, il sait se battre avec elles en ambidextre et, surtout, sait parfaitement les lancer, vite et loin, les rendant bien plus efficaces, de son point de vue, que les armes à feu, beaucoup, beaucoup trop bruyantes à son goût.

(+) Espoirs, buts, rêves : Il est difficile de dire que Gauthier nourrit réellement des espoirs ou des rêves. L’éternité possède le don de potentiellement rendre certaines choses moins savoureuse, néanmoins, il est loin de s’ennuyer. Disons simplement que la perspective de simplement se rendre utile et d’être le meilleur dans ce qu’il fait lui convient parfaitement. Il n’a pas d’aspirations particulière au bonheur ou au pouvoir, juste la satisfaction de lui faire quelque chose qui lui convient, de bien le faire et qu’on soit entièrement satisfait de son travail. Le reste n’a pas particulièrement d’importance.

(-) Angoisses, regrets, phobies : Il arrive parfois à Gauthier d’être un peu nostalgique de sa vie de mortel. Il faut dire que les conditions de sa transformation ne sont pas les plus joyeuses pour mettre une personne dans les meilleures dispositions sur sa future, et éternelle, non-vie. Cependant, il relative plutôt bien sa non-vie et n’a pas particulièrement de regrets. Sa seule angoisse est celle de devenir inutile, d’être considéré comme mauvais, inapte. Il pourrait très probablement se débrouiller par lui-même, mais la reconnaissance d’un employeur est, d’une certaine façon, relativement primordiale pour le moment. Il aime savoir ses talents appréciés et utiles.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?
Métamorphes, Wiccans, Vaudouns, Faës, Vampires… Non, il n’a pas particulièrement de préférences particulières envers les siens. Il a suivi avec un certain intérêt le coming-out des Faës et est toujours un peu plus intrigués face à ces nouveaux individus, mais peut-être n’est-ce que l’attrait de la nouveauté. L’expérience lui a cependant démontré que, quelque soit la personne, son intérêt n’est jamais entièrement déterminé par ses origines. Il a eu quelques connaissances d’à peu près toutes les engeances, sauf peut-être des Faës, même si, pour le coup, peut-être que c’était le cas sans qu’il le sache. Dans tous les cas, aucun d’entre eux ne part avec un désavantage aux yeux du Vampire, pour lequel ils peuvent tous avoir un intérêt, mais où peu en auront vraisemblablement un.

Et votre sentiment vis à vis des Normes ?
Tout comme les Outres, il n’a pas particulièrement d’avis sur la question. Leur normalité ne les rends pas complètement dénué d’intérêt. Peut-être même au contraire. Ils semblent démontrer un talent particulier à défier l’adversité et à trouver des moyens de survivre qui surpasse parfois l’entendement. Prêts à tout, ils ne sont pas à sous-estimer, d’autant qu’il ne faudrait pas oublier que c’est encore eux qui possède le pouvoir, ou du moins une grande partie. Puis il y a aussi le fait qu’ils servent de nourriture à Gauthier, mais là encore les Calice peuvent se révéler juste des sacs à sang sur pattes sans intérêt ou des personnes à la compagnie plus agréable, autant intellectuellement que physiquement. Bref, il a probablement autant de sentiments envers les Normes qu’il en existe sur cette planète, ou peu s’en faut.

Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Gauthier est loin de se plaindre de son existence. Logé, blanchi, nourri (ou peu s’en faut), il a une situation loin d’être désagréable et dans laquelle il se complait relativement bien. De là à savoir s’il continuera comme ça pour toute sa non-vie, difficile à dire, mais, pour le moment cela lui convient parfaitement.

Possibles évolutions ou objectifs futurs :
Il est possible, qu’au cours de son immersion au service d’Ailin, Gauthier se retrouve face à un cas de conscience. Difficile, vous allez me dire pour quelqu’un comme lui, mais, justement, ce serait amusant qu’il se rende compte qu’il parvienne enfin à devenir véritablement loyal à quelqu’un. (Bien que cela lui demanderait de trahir son véritable employeur actuel.) Bien entendu, la transition ne serait pas immédiate, et, entre temps, il aura probablement le temps de faire des dommages à l’actuelle Maîtresse de la Ville, mais rien d’irréversible, assurément. Et elle pourrait alors compter sur lui pour l’aider à régler les problèmes qu’il a causé. Reste à savoir, si, à partir de là, elle lui ferait suffisamment confiance ou non. (Oui, j’ai conscience qu’il y aura du travail, mais c’est justement tout l’intérêt de la chose. Un objectif à long-terme délicat et ambitieux qui permettra de garder un fil rouge au personnage.)

Particularités éventuelles : NR.


Relations sociales

Présente nous tes potes !


Un calice ? Pas/plus de calices réguliers pour le moment..
Un animal de compagnie ? NR.
Un meilleur ami ? NR.
Relations particulières notables :
- Edward Wayne : Ancien Traqueur au service du Maître des Amériques, actuel Maître de la Ville d’Houston. Edward est celui qui a pris Gauthier sous son aile après avoir tué son Géniteur, lui offrant une place de majordome, et, d’une certaine manière, lui offrant la vocation dans laquelle il s’épanouit aujourd’hui. C’est peut-être un peu par reconnaissance que Gauthier le sert aujourd’hui, même si, avouons-le, c’est principalement parce qu’il aime ce qu’il fait et qu’il n’a pas d’intérêt à chercher une place ailleurs.

- Ailin Dyce : Gauthier ne sait pas grand-chose d’elle à part ce qu’on a bien voulu lui dire. Néanmoins, ce qu’il déteste, c’est se faire une idée d’une personne basée sur les discours des autres. Visiblement, Edward ne l’apprécie pas vraiment et cherche à tout prix à la faire discréditer après sa nomination - potentiellement controversée - à la tête de la Nouvelle-Orléans. Toutefois, même s’il a l’intention de remplir sa part du marché, Gauthier compte également se faire une idée, par lui-même, de cette Vampire dont il a entendu parlé en si peu de temps. D’une manière ou d’une autre, elle doit bien être intéressante, non ?

- Ruby ou Kate selon l’envie (a.k.a. Précieuse mais ça, il ne le sait pas encore) : Gauthier a rencontré Ruby à Houston, durant l’année 2038, alors qu’elle opérait dans un casino illégal comme escort, notamment pour Edward, assez féru de ce genre de badineries. Alors qu’ils se côtoyaient d’abord uniquement dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, lui comme chauffeur, elle comme escort, Gauthier se retrouva, un peu par hasard dans ce même casino pour y passer un peu de bon temps. C’est là qu’il eut l’occasion de rencontrer Ruby, en dehors, plus ou moins, du cadre professionnel. Leurs penchants amoraux et cyniques ne manquèrent pas de les rapprocher au point que, malgré leurs emplois du temps professionnels chargés, ils trouvèrent le moyen de se côtoyer assez souvent. Il apprit à découvrir Ruby et Kate, deux facettes de sa personnalité tout aussi intéressantes l’une que l’autre, et se prit même à jouer avec elles, au gré de ses envies, ayant plus d’affinités avec Ruby, mais la tendresse et la douceur de Kate avaient des charmes que le cynisme n’arrivait jamais à s’offrir. Elle fut son calice, de temps en temps, et s’approche probablement le plus de ce que l’on pourrait appeler un régulier dans ce domaine. Elle disparut cependant sans laisser de traces pendant l’année 2046, ce qui ne manqua pas de l’intriguer, sans jamais qu’il ne cherche vraiment à la retrouver.


Antécédents

C'est le moment de raconter sa vie


Quelque chose à dire sur votre Famille ?
Gustave J. Ovronnaz, 1884 - 1956. Père de Gauthier. Horloger-Orfèvre. Il n’y a pas grand-chose à dire sur la figure paternelle de la famille Ovronnaz. Hormis peut-être qu’il est celui qui a réalisé la montre à gousset que porte toujours Gauthier sur lui. Gravée à ses initiales et véritable chef-d’oeuvre, l’orfèvre y avait consacré d’innombrables heures libres pour un enfant qu’il désirait par dessus tout. La perte de son fils au combat a été difficile à surmonter, le travail l’aidant un peu à ne pas sombrer. Après le décès de son épouse, il n’eut cependant pas particulièrement l’envie de continuer à vivre et préféra se laisser glisser vers la mort, espérant y retrouver sa femme et son fils.

Marie H. Ovronnaz (née Dornez), 1889 - 1954. Mère de Gauthier. Attentionnée, aimante… Les adjectifs ne manquent pas pour caractériser l’amour que portait cette mère à son fils. Déchirée de le voir partir à la guerre, même pour le bien de la France, elle fut dévastée d’apprendre qu’il n’en reviendrait pas, comme tant d’autres. Mentionnons qu’elle participa, à l’insu de son mari, à la Résistance, trouvant là un moyen de dépasser son deuil. A cause d’une santé plus fragile, elle meurt dans son sommeil durant l’Hiver 1954.

Gauthier apprendra la mort de sa mère presque un an après cette dernière, à peine quelques mois avant celle de son père. Lui qui était revenu en France pour tenter de les apercevoir, il aura l’occasion de se recueillir sur leurs tombes, enterrant ainsi complètement son ancienne vie, avant de repartir aux Etats-Unis.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :  
Par où commencer… Cette histoire commence de la plus banale des manières, sans aucune surprise, ni imagination. Deux jeunes gens qui s’aiment, parcourent les prés en fleur main dans la main, se marie dans une petite église de campagne avant de prendre finalement la route vers Paris. Un appartement modeste, une petite boutique dont le charme attire quelques clients et dont le bouche-à-oreille offre une réputation solide et bienvenue pour le commerce. La guerre, mondiale, la première du nom, qui vient interrompre une routine presque bien huilée, laissant planer l’ombre de la mort sur le ménage pourtant heureux. La chance de revenir indemne, de pouvoir reprendre une existence posée et tranquille, de pouvoir enfin fonder une famille. Gauthier est né de l’amour de ses deux parents, aux premières lueurs d’un mois de Septembre un peu frisquet, dans un pays qui tâchait de se reconstruire après des années d’une guerre meurtrière et laborieuse. La vie n’était pas forcément facile mais elle était relativement heureuse. Gustave, le père, subvenait aux besoins de sa maison en créant, vendant et réparant des montres dont l’esthétique avait séduit de nombreux bourgeois de la Capitale. Marie, la mère, s’occupait de la maisonnée et de son enfant avec amour et dévotion. Leur fils eut le droit à une éducation des plus adéquates et certains le promettaient déjà à des études particulièrement prometteuses. Des études malheureusement stoppées net par une nouvelle guerre, à peine 20 ans après la première. Comme de nombreux autres jeunes hommes, Gauthier fut appelé à servir son pays et ses parents lui dirent au revoir sur le quai d’une gare, sans réellement savoir qu’il s’agissait d’un adieu, ou peut-être ne faisaient-ils qu’espérer…

C’est la peur au ventre que Gauthier était monté dans le train, avec l’ensemble des autres conscrits. Certains essayaient de se donner des airs assurés, mais personne ici n’était dupe, la perspective de finir sur le front ne réjouissait personne, d’autant qu’à peine vingt ans après la dernière guerre, les histoires des survivants étaient encore bien ancrées dans la mémoire des jeunes. Le jeune homme se souvenait de celles de son père et il n’avait pas hâte de finir au fond d’une tranchée, à attendre le prochain assaut sous la pluie, dans la boue, et rongé par la peur de ne pas survivre jusqu’à l’aube. Ils firent un arrêt de quelques semaines dans un camp militaire, afin de leur transmettre quelques rudiments sur les armes, la guerre, les tactiques, pour leur apprendre à obéir sans ciller… Le fils Ovronnaz n’avait aucun problème avec l’autorité, mais il était bien plus à l’aise avec les nombres et les lettres qu’avec les armes à feu. De bonne condition physique, il n’eut pas trop de mal à tenir le rythme soutenu de ces journées d'entraînements intensifs mais il ne se sentait vraiment pas à l’aise à l’idée de devoir faire face à d’autres hommes pour les tuer. Les considérations politiques ne rentraient plus vraiment en ligne de compte, du moins pas à leur niveau. On n’essayait pas de venir en aide aux Polonais, mais simplement de tuer du Boche avant qu’ils essayent de s’en prendre à nous Une brutalité qu’il était difficile d’appréhender, pas du haut d’une vingtaine d’années et sans réelle expérience d’un théâtre aussi brutal que celui d’un champ de bataille. Même si, de souvenir de son père, personne n’est jamais véritablement prêt pour ce qui s’y passe, car au milieu des tirs d’obus et de fusils, il n’y a plus de place pour quelque chose d’aussi fragile que la raison. Ces derniers mots de son père tournaient d’ailleurs toujours dans son esprit.

«De toute façon, mon père m’a dit que les Boches passeront jamais par là. Leurs chars ne passeront pas les Ardennes. » Jean était assez confiant, arrogant même, mais cela ne faisait aucune différence… Gauthier comme de nombreux autres conscrits avait été affecté dans les environs de Sedan, défendre un axe d’attaque jugé improbable par l’état-major. Pour beaucoup d’entre-eux, c’était un soulagement, l’assurance qu’ils ne verraient pas grand-chose des combats, du moins pas avant une éventuelle réaffectation en fonction de l’évolution des besoins militaires. Ce qu’ils ne savaient pas, c’était que le Haut-Commandement Allemand avait fait de Sedan, le point central de son invasion de la France afin de réaliser une percée dans le but de désorganiser les forces armées Françaises. Aussi, les jeunes conscrits, qui pensaient pouvoir se la couler douce, eurent bientôt l’occasion de se rendre compte de l'âpreté et de la dureté de la guerre. Gauthier lui-même réalisa que cela s’approchait beaucoup de l’image que l’on pouvait se faire de l’Enfer. Les cris, les explosions d’obus, les balles qui fusent, les corps qui s’accumulent… La mort, à tous les coins de rues, la possibilité de ne même pas savoir d’où la Faucheuse viendra prendre son dû. Le jeune homme n’était pas serein, personne ne l’était, d’autant que la suite des événements était courue d’avance. Les Allemands avaient complètement pris de court les forces Françaises et si on leur avait demandé de tenir jusqu’à l’arrivée des renforts, il semblait presque évidents que ces derniers n’arriveraient simplement jamais. Le front Belge, bien que violent et décisif, n’avait été qu’un leurre contre lequel l’état-major Français avait lancé quasiment toutes ses forces valides, laissant de maigres ressources à la défense des environs de Sedan, alors complètement vulnérable aux véritables intentions Allemandes.

Plusieurs de ses collègues avaient déjà péri, que ce soit sous le poids d’un obus, la frappe d’une balle ou même simplement de blessures insoignables. Gauthier, par miracle peut-être, avait miraculeusement réussi à se sortir de chaque guêpier, trouvant la force de garder son sang-froid dans des situations pourtant dramatiques. Sur plusieurs jours, leurs forces avaient déjà diminué de moitié reculé de plusieurs kilomètres, et pourtant, il n’y avait toujours aucun signe des renforts. Lors d’une escarmouche au détour de la lisière d’un bois, l’unité dont fait partie le jeune homme, se fait prendre en tenaille par des forces ennemies largement supérieures en nombre. Conscient de leur fin, Gauthier décide de leur offrir une opportunité de fuite en couvrant cette dernière, se dévouant pour être celui qui resterait. Le plan fonctionna, mais, bien entendu, il fut capturé par l’ennemi. Après avoir été transporté de ça de là, il finit par atterrir dans un camp, enfermé dans une cage en compagnie d’autres soldats français, voire certains visiblement belges ou hollandais. Ils étaient traités plus ou moins décemment, peut-être autant que faire se peut pour des prisonniers de guerre, mais certains ne survivraient pas à leurs blessures. Une nuit, alors que le jeune homme était assis contre les barreaux de sa cage, essayant d’occuper ses pensées avec quelque chose de moins glauque que la mort, un officier S.S., dans son uniforme noir, sembla tourner de longues minutes autour de la cage, les observant en détail, comme un faucon observe une souris. Leurs regards se croisèrent et l’homme s’arrêta net. «Ihm. » Un simple mot, prononcé en le pointant du doigt, et, en quelques secondes, Gauthier eu l’impression que l’ensemble de sa vie venait de basculer en quelques secondes.

«Est-ce que… Tu parles… Allemand ? » L’accent était particulièrement désagréable à l’oreille, mais le jeune homme était surpris d’entendre l’officier parler dans un français impeccable, au moins d’un point de vue grammairien. « Ja, ein bisschen » (Oui, un peu.) La voix était mal assurée, principalement parce qu’il ne savait pas à quoi rimait cette situation. Pourquoi se retrouvait-il dans la chambre d’un petit manoir, probablement réquisitionné, avec un officier S.S. ? Ce dernier eut un sourire satisfait et se débarrassa de sa casquette et de ses gants, révélant davantage de l’homme blond, au teint inhabituellement blafard et aux yeux bleu, symbole, s’il devait y en avoir un, de l’Allemagne Aryenne imaginée par Hitler. « Wunderbar. » (Parfait.) Visiblement, la perspective de pouvoir échanger en allemand lui plaisait au plus haut point. Il proposa ensuite au jeune homme de s’installer sur une chaise, lui proposa un repas chaud, ce qu’il n’avait pas eu pendant des jours, se contentant de lui poser des questions sur ses origines, ses parents, sa vie avant la guerre, ses espérances… La tournure particulièrement incroyable des évènements ne cessait de surprendre Gauthier, qui essayait malgré tout de répondre à la hauteur de son allemand assez limité mais qui ne semblait pas déranger son interlocuteur. Puis, alors que la nuit était assez avancée, l’officier, se prénommant visiblement Franz, lui demanda soudainement s’il savait qu’il finirait probablement par mourir et s’il avait peur de cette éventualité. Bien entendu, vous vous doutez bien de la réponse d’un jeune homme de vingt ans… Oui, il avait peur de mourir,  avait-il répondu, peut-être un peu trop vite, d’ailleurs. Avait-il réellement peur de mourir ? Peut-être n’avait-il simplement pas envie de mourir ? Il n’avait que vingt ans, une éternité, ou presque, devant lui. Il voulait revoir ses parents, vivre sa vie… Non, il ne voulait décidément pas mourir, mais avait-il peur ? Ce n’était pas clair. Cependant, il n’avait pas réfléchi avant de répondre et c’était avec un sourire carnassier que Franz s’était approché de lui. « Willst du leben ? » (Veux-tu vivre ?) La question était simple, mais la réponse l’était trop. Pourtant elle s’imposait d’elle-même… « Ja. » (Oui.) Un mot… Un simple mot et sa vie changea en l’espace de quelques secondes. L’officier se jeta presque littéralement sur lui et, de deux mains puissantes, écarta la tête de Gauthier sur le côté, dégageant sa nuque, avant d’y planter ses deux canines. Ce fut d’abord la douleur, puis, de manière surprenante un certain plaisir, avant que, finalement, le jeune homme ne sombre dans l’inconscience.

Il se réveilla, sans aucune notion du temps, découvrant les contours humides et sombres d’une cave en pierre, sans même un soupirail pour lui donner une indication temporelle minimale. Alors qu’il se familiarisait avec la pénombre, il commença à ressentir une terrible sensation de faim lui déchirant les entrailles. Depuis combien de temps était-il ici ? Combien de temps l’avait-on affamé ? Il se souvint du visage de Franz et… Dans un réflexe, il posa sa main sur sa nuque et découvrit avec horreur les petites bosses liées au cicatrice de sa morsure. A mi-chemin entre la panique et l’angoisse, Gauthier essayait de comprendre ce qu’il venait de se passer. Tandis que son esprit confus et surtout handicapé par sa faim grandissante essayait de réfléchir, en vain, un grondement métallique se fit entendre, dévoilant un faisceau lumineux dans l’obscurité. « Mein junger Freund, bist du wach ? » (Mon jeune ami, es-tu réveillé ?) Cette voix… Il reconnut son propriétaire bien avant de voir apparaître son visage à la lueur d’une torche, un sourire satisfait dessiné sur ses lèvres. Le jeune homme se jeta presque littéralement sur lui, uniquement retenu par un sentiment bizarre lui intimant de ne pas lui faire de mal, la voix tordue par ses craintes, sa faim et la rage qui en découlait. « Que m’avez-vous fait ?! » Il le sentait, quelque chose avait changé. Cette faim… Ce n’était pas celle qui étreignait un homme qui n’avait pas mangé, même depuis plusieurs jours, c’était autre chose, de plus… puissant, d’inhumain… Quelque chose n’allait pas. Impassible, l’officier S.S., tout sourire, s’était simplement contenté de répondre. « Ich habe dir nur gegeben, was du wolltest. » (Je t’ai simplement donné ce que tu désirais.) Il pencha légèrement la tête sur le côté dans une petite moue contrite. « Magst du mein Geschenk nicht ? » (N’apprécies-tu donc pas mon cadeau ?) Son cadeau ? De quoi parlait-il ? « Je… Je ne comprends pas… J’ai… J’ai faim. » L’Allemand sembla mettre un peu de temps à comprendre, puis son visage s’éclaira. « Ach, Ja. Natürlich. » (Ah, oui. Naturellement.) Il eut un large sourire et sortit de la pièce avant d’y pousser un des autres prisonniers que Gauthier reconnut comme étant un de ses anciens camarades de cellule. L’officier S.S. poussa le prisonnier d’une puissante tape dans le dos et quitta la pièce. « Guten Appetit ! » (Bon appétit !) La porte se referma derrière lui dans un claquement sinistre, laissant les deux hommes dans l’obscurité, probablement aussi surpris l’un que l’autre. Puis, alors qu’ils se regardaient en chiens de faïence, une odeur vint flirter avec les narines du jeune homme, exacerbant sa faim, l’attirant inexorablement vers l’autre. Il ne comprit pas ce qui se passa, mais ne put pas lutter, ni s’empêcher de sauter à la gorge du pauvre soldat qui, lui non plus ne comprenait rien, hormis, probablement, qu’il ne passerait pas la nuit. Il tenta de se défendre, en vain, Gauthier le plaqua lourdement au sol, bloqua ses membres avec une force qu’il ne se connaissait pas et, sans comprendre pourquoi, ses dents allèrent se planter sans retenue dans la gorge. Le sang éclata dans un geyser écarlate dans sa bouche, lui procurant une sensation d’apaisement. Au fur et à mesure que le liquide chaud et épais coulait dans sa gorge, il sentait sa faim s’apaiser et le Français paniquait de plus en plus alors que sa raison redevenait plus forte que ses besoins. Quand il put enfin se contrôler, il s’écarta du corps le plus possible, se demandant pourquoi il avait aimé boire du sang, pourquoi il n’avait pas su se maitriser… Sa victime gisait désormais sur le sol, le sang se répandant sur le sol, à peine bousculé par les derniers spasmes de vie de son propriétaire. L’incompréhension et l’horreur hantèrent l’esprit de Gauthier les heures qui suivirent. Il était devenu un monstre…

Franz prit soin de lui expliquer, le jour suivant, ce qui s’était réellement passé. Il lui révéla l’existence des Vampires, et, accessoirement, d’autres créatures surnaturelles comme les Métamorphes, dont était probablement tirée la légende des loups-garous. Il prit soin de lui présenter les avantages, comme la vie éternelle, et les inconvénients, comme l’impossibilité de sortir à la lumière du soleil. Gauthier devait faire une croix sur sa vie précédente, se réjouir de l’opportunité qui lui était offerte et se contenter d’obéir à son Géniteur. Tout se passerait bien et, éventuellement, il finirait par voir le bon côté des choses. En attendant, oui, il allait devoir se nourrir de sang, puisque la nourriture dont il avait l’habitude ne le rassasierai plus jamais, mais il était désormais bien plus fort, plus rapide, bien plus qu’un simple humain. Les perspectives étaient presque illimitées ! Malheureusement, Gauthier avait du mal à partager la même euphorie que l’Allemand, et, pourtant, il n’y avait aucun moyen de faire machine arrière. Il aurait pu refuser, tenter de se tuer, voire même réussir, mais avait-il réellement envie de mourir ? N’en revenait-on pas à la même question ? La vie éternelle... Confus, le tout jeune vampire, eut rapidement sa première affectation, son premier test, afin de prouver sa nouvelle loyauté. Des soldats Français empêchaient la progression des lignes Allemandes. Bien fortifiés, il aurait probablement fallu plusieurs jours pour les affamer et les désarmer. L’officier Franz H. Jäger avait visiblement une meilleure idée. C’est ainsi que Gauthier se retrouva avec l’ordre d’infiltrer les lignes ennemies et de mettre un terme définitif à la poche de résistance. Sans gaité de coeur, il profita de la nuit pour s’approcher discrètement de sa cible. Il put constater que son corps lui semblait plus puissant, plus rapide, plus… efficace. Armé d’un pistolet et d’un couteau, il finit par arriver dans le camp et réalisa rapidement que les résistants n’étaient autre que ses anciens camarades d’unité, ceux pour qui il s’était sacrifié, ceux qui étaient la raison même de ce qui lui était arrivé. Les responsables… Il s’avança en silence jusqu’à la lisière de la lumière vacillante projetée par le feu de camp. L’un de ses anciens camarades le repéra, levant son fusil dans sa direction. « Plus un geste ! » Il hésita un instant, baisant à peine son arme, tandis que les autres retournaient, sur le qui-vive. « Gauthier... C’est toi ? Tu es vivant ? » Les autres semblaient également réaliser l’identité de leur visiteur surprise, rassurés de la tournure des événements. « Pas tout à fait... » Le nouveau Vampire ne prit pas le temps de s’épancher sur la question. Resserrant ses doigts autour de la garde de son couteau, il se jeta d’un bond surhumain sur le soldat le plus proche et planta la lame sans (presque) aucun état d’âme dans les chairs de son ancien camarade. La surprise et ses nouvelles capacités physiques lui permirent de venir à bout de tous ses anciens compagnons d’unité plus facilement qu’il ne l’aurait cru, et il se retrouva bien vite unique survivant, en quelque sorte, parmi les cadavres de ses victimes. Réalisant ce qu’il venait de faire, il se laissa tomber au sol, à côté du feu de camp, comprenant qu’il n’y avait plus aucun retour en arrière possible, qu’il était devenu autre chose, quelque chose de monstrueux, quelque chose qui n’était plus lui-même. Il réalisa qu’il ne verrait plus ses parents et s’abandonna au désespoir. Il aurait probablement attendu le lever du soleil, pour mourir, l’astre du jour étant mortel pour les Vampires selon les enseignements de son Géniteur, si ce dernier n’était pas venu le chercher, s’extasiant devant les merveilleuses prouesses de son Infant. Après quelques félicitations qui ne firent ni chaud ni froid au jeune Vampire, l’officier S.S. emmena sa nouvelle création vers d’autres lieux.

La guerre fut l’opportunité, pour Gauthier, ou plutôt pour son Géniteur, de forger un Vampire taillé pour le combat. Désigné comme l’assistant du Colonel Jäger, il fut renommé Walter, selon les origines de son prénom, pour se fondre davantage dans sa nouvelle vie. Il passa de nombreuses journées en sous-sol à s'entraîner, Franz insistant particulièrement sur son endurance, sa vitesse et ses compétences à l’arme blanche. Il avait besoin d’un assassin, de quelqu’un qu’il pourrait envoyer en pleine nuit, qui pourrait entrer et sortir sans être vu et qui pourrait semer silencieusement la mort dans les rangs adverses. Walter devint un véritable chien de guerre, abandonnant quasiment toute humanité, se contentant d’obéir, presque. Il n’avait pas particulièrement d’espoir d’une vie meilleure, aussi se contenta-t-il de commencer à apprécier ce qu’il faisait. Tuer n’était pas si détestable et il commença même à prendre du plaisir. La guerre était beaucoup plus facile et moins terrifiante quand la peur de mourir n’existait presque plus. Les balles n’étaient plus un problème aussi fatal qu’on ne pouvait le penser, même si on l’avait averti sur le fait qu’il n’était pas totalement immortel. Toutefois, sa vitesse et son agilité s’occupaient généralement de le protéger dans les situations périlleuses. Il opéra ainsi sur les différents fronts de 1940 à 1945, jusqu’à la capitulation inconditionnelle de l’Allemagne. A ce moment-là, Walter était parfaitement entré dans son rôle et l’uniforme lui allait, pour ainsi dire, comme un gant. La chute du géant Nazi entraîna l’exil de nombreux de ses anciens partisans vers l'Amérique du Sud. Le Colonel Jäger ne fit pas exception et emmena son Infant avec lui, bien déterminé à ne pas laisser trainer son atout, qui lui serait potentiellement utile dans ces nouvelles contrées où il aurait un nouveau pouvoir à asseoir. Les bains de sang se raréfièrent alors, loin des possibilités qu’offrent les guerres, mais les assassinats furent monnaie courante. Beaucoup voyaient Walter comme le chien de guerre de son maître, un individu particulièrement hostile et uniquement loyal à son Géniteur, son apparente jeunesse physique n’étant pas à son avantage pour être pris plus autrement au sérieux. Le dernier visage que l’on croisait lorsqu’on se risquait à tenter de déplaire à l’ancien Colonel. C’était relativement assez vrai, au fond, puisque Gauthier, s’il avait commencé à prendre plaisir dans ses exactions meurtrières, s’était plus ou moins renfermé sur lui-même, conscient qu’il n’y avait que lui et personne d’autres, pas même son Géniteur, pour n’avoir que serait-ce qu’une larme d’empathie à son égard. La loi du plus fort prévalait dans ce monde et, pour l’instant Herr Franz Jäger était parmi l’élite. Si ce dernier avait montré un jour l’espace d’une once de faiblesse, son loyal chien en aurait probablement profité pour se défaire de ce qui avait commencé à devenir une désagréable laisse.

Mais un événement imprévu allait changer la donne d’une routine presque monotone. Alors qu’il revenait d’une nuit plutôt agitée, les mains à peine lavée du sang d’un officier militaire argentin particulièrement récalcitrant, Gauthier eut la sensation que quelque chose ne tournait pas rond dans le manoir. Alors qu’il se dirigeait dans le bureau de son Géniteur, il en poussa la porte. La pièce était plongée dans la pénombre, mais il distingua une silhouette adossée au bureau de bois massif. Une voix retentit à son arrivée. « Walter, je présume ? » L’intéressé se raidit instinctivement. La voix n’était pas intimidante, du moins pas dans sa musicalité, mais davantage dans son ton. Il transpirait une certaine autorité indéniable. « Ou, devrais-je dire, Gauthier Ovronnaz ? » Le jeune vampire tressaillit. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas entendu son prénom, ni son nom, et encore moins le tout dans la langue de Molière qu’il n’avait pas entendu depuis bien longtemps. La silhouette sombre se redressa mais ne bougea pas davantage, elle sembla hausser les mains. « Alors, comment allons-nous régler cette histoire ? » Non, tout cela ne sentait pas bon. Une chose était certaine, son interlocuteur était un Vampire, et l’absence de son Géniteur, ne pouvait augurer rien de bon pour ce dernier, ni-même pour lui d’ailleurs. « Qui êtes-vous ? Où est Herr Jäger ? » La dernière question était futile, il le savait, mais il n’avait pu s’empêcher de la poser. Le jeune vampire était sur la défensive, car il avait conscience que le monde qu’il connaissait était en train de s’écrouler et rapidement. Malheureusement il n’avait pas l’impression d’avoir une quelconque porte de sortie. « Ne nous éternisons pas sur le passé, veux-tu ? Parlons plutôt de l’avenir, ou, plus précisément, de ton avenir. » L’ombre se rapprocha doucement, à la fois menaçante et pourtant inoffensive. Gauthier savait qu’elle avait probablement tué Franz, mais elle ne semblait pas lui vouloir de mal. Elle s’approcha jusqu’à une distance raisonnable. « Normalement, il serait d’usage de se débarrasser de toutes les petites affaires de Monsieur Jäger, par sécurité, mais j’ai comme l’impression que tu n’est pas voué à suivre ses traces. Je me trompe ? » Gauthier tendit une main vers son manteau, sentant l’ombre se tendre, il la retira en douceur, dévoilant, à la faible lueur nocturne, un paquet de cigarettes et un briquet dont la lueur détendit son interlocuteur. « Permettez ? » Un rapide hochement de tête lui intima de continuer. Le Vampire alluma donc une cigarette dont il tira une longue bouffée. « En toute honnêteté, tu n’as que deux possibilités de sortir d’ici. Soit les pieds devants, comme ton Géniteur, soit avec moi. Considère cela comme l’occasion de faire tes preuves en dehors de l’ombre de Herr Jäger. » La possibilité de mourir ici-même ne le motivait pas particulièrement. Et même s’il était convaincu de pouvoir se défendre, il savait que les menaces n’étaient pas données sans raison. S’il aurait pu rivaliser avec son Géniteur, il sentait qu’il avait clairement à faire avec un adversaire plus coriace que lui. Tout autant, si ce n’est plus habitué à s’occuper de l’élimination de Vampires. Gauthier tira une dernière bouffée sur sa cigarette avant de la jeter par terre et de l’écraser dans un mouvement tranquille du pied. « C’est entendu. Je vous suis. » Il décela un sourire se dessiner sur le visage de la silhouette. « Parfait ! Suis-moi. »

C’est ainsi, en Juin 1955,  que le fils Ovronnaz se retrouva à suivre Edward Wayne, alors Traqueur au service du Maître des Amériques. Personne que, visiblement, son ancien Géniteur semblait avoir fortement dérangée. De ce qu’il put en savoir, ses manières n’étaient pas partagées par le responsable vampire en charge du continent américain, suffisamment agacé pour faire disparaître la source de ses problèmes. Edward lui expliqua que Gauthier avait profité d’une clémence assez peu courante, sous réserve qu’il se tienne à carreau, le temps de démontrer qu’il n’était pas un problème. Le Français eut alors la malchance d’apprendre que sa mère venait de décéder. Il se vit offrir un congé, pour ainsi dire, indéterminé. Son nouveau tuteur lui proposant d’aller faire son deuil dans sa patrie d’origine et de revenir quand il serait prêt à prendre un nouveau départ. Gauthier rejoignit alors Paris. Il retrouva son père, en se contentant de l’observer de loin, et put découvrir où sa mère avait été enterré. Il se recueillit de longues nuits sur sa tombe. Incertain de la conduite à suivre, il resta plusieurs mois en France, jamais très loin de ses parents. Il constata rapidement la santé déclinante de son père et décida de rester jusqu’à la mort de ce dernier. Marie et Gustave avaient décidé de ne pas avoir d’autre enfant et peut-être Gauthier aurait-il pu faire valoir ses droits, mais la disparition de la dernière personne le liant à sa vie passé le poussa à simplement faire table rase de ce dernier. Après une ultime nuit passée devant la tombe de ses parents en espérant qu’ils étaient heureux là où ils étaient, il repartit pour Houston : son deuil était fait. Entre temps, Edward avait eu droit à une promotion, probablement due à ses bons et loyaux services. Comme promis, ce dernier prit le jeune Ovronnaz sous sa tutelle et, afin qu’il ne se contente pas d’errer sans but, il lui confia les soins de sa nouvelle maison. Majordome... La perspective n’était pas forcément des plus aguicheuses, mais, pourtant, Gauthier y trouva rapidement son compte. D’abord complètement incompétent, dans tous les domaines, cela ne l’empêcha pas d’être tout à fait curieux et de combler ses défauts petit à petit, domaine par domaine. Il s’attacha aux apparences, conscient que l’uniforme, un peu comme l’ancien, lui allait tout aussi bien, sinon mieux. Il servait par plaisir et non par obligation, en quelque sorte, et cela n’avait rien de désagréable. Il retrouvait la curiosité de son enfance, lorsqu’il allait à l’école, et avait de nouveau l’impression de s’épanouir. Bien entendu, ses talents de chasseur ne furent pas totalement laissé à l’abandon et le nouveau Maître de la Ville de Houston ne manqua pas d’envoyer son Majordome régler le compte à de menus problèmes locaux. Et même s’il appréciait toujours autant un bon combat, ses nouveaux maîtres visiblement satisfaits de lui, Gauthier échappa à toutes punitions pour ses actes passés, du moment, que, bien entendu, il continuerait à se comporter de manière exemplaire.

La Révélation de 2010 marqua les esprits. Si les Outres se cachaient dans la population jusqu’à maintenant, elles semblaient pouvoir enfin montrer leur nez au grand jour. Pour Gauthier, cela ne changea pas grand-chose, par contre, il eut conscience du bordel, on ne peut pas appeler ça autrement, que cela généra au niveau des hautes instances. Son patron, simple Maître de la Ville, semblait particulièrement impliqué avec les hautes autorités vampiriques. Plus personnellement, la perspective de trouver des Calices volontaires n’était pas pour déplaire au Vampire, dont la nouvelle popularité était cependant parfois un peu… handicapante. (Les fans sont vraiment… ennuyants.) Il eut un peu fort à faire pendant cette période, le temps que les choses se stabilisent suite à la vague polémique et législative qui avait suivi cette annonce apocalyptique, mais globalement cela ne changea pas grand-chose pour lui. Pas plus, en tout cas, que la Grande Révélation de la fin des années 2040, début des années 2050. Maintenant les Outres étaient d’origine démoniaques… Eh bien ! Cela lui faisait une belle jambe. Puis, pour ainsi dire, les Vampires ne s’en sortirent pas trop mal. L’arrivée des Faês, ou plutôt leur coming-out fut une surprise plus intéressante. Imaginer que des Outres aient pu se cacher parmi eux pendant tant d’années était… impressionnant, pour le moins. Gauthier motive un certain intérêt pour ces créatures dont, finalement, ils ne savent que très peu. Sans être particulièrement obsédé à leur sujet, une rencontre avec l’un ou l’autre spécimen pourrait se révéler, distrayante, sans nul doute. Pour le reste, devenu, entre temps, un majordome des plus efficaces, l’image qu’il donne en tant que Vampire lui importe moins que l’image qu’il donne dans sa profession. Qu’on ne l’aime pas pour ce qu’il est, est complètement subjectif, et compte beaucoup moins que le fait de ne pas être apprécié pour ses compétences. Qui plus est, si la Grande Révélation a changé la mentalité des Normes au sujet des Outres, les conséquences effectives mettront quelques années à arriver, même si elles ne manqueront pas de se faire sentir, d’une façon ou d’une autre. Après tout, personne ne laisse des descendants de démons en liberté, n’est-ce pas ?

Ainsi s’est donc déroulée la vie de Gauthier Ovronnaz jusqu’à nos jours. Comment s’écrira-t-elle ensuite ? Je ne saurais pas être en mesure de le dire, puisque, somme toute, elle dépendra de ses interactions futures, dont vous êtes potentiellement responsables. Sachez juste qu’il n’arrive pas pas hasard à la Nouvelle-Orléans et qu’il est là pour prendre ses fonctions, affecté par le Conseil lui-même, sur proposition d’Edward Wayne. En effet, les derniers événements laissent planer le doute dans les esprits des vénérables Vampires quant aux méthodes employées par Ailin Dyce. En particulier, la nomination au poste d'Ombre, d'un jeune Norme à peine transformé, là où les candidats d'expérience ne manquent probablement pas, laisse perplexes certains membres du Conseil qui commence à émettre quelques doutes à l'encontre de leur choix. L’objectif est donc d’envoyer quelqu’un pour s’assurer que ces décisions agissent bien dans le meilleur intérêt général et permettre au Conseil d'apaiser ses doutes tout en rappelant à la principale intéressée son existence et ses exigences. Loin d’être un fervent supporter de la nouvelle Maîtresse de la Ville de la Nouvelle-Orléans, son consort d’Houston, a vu là l’opportunité de tirer quelques ficelles pour pousser son propre majordome vers les portes du manoir de la nouvelle nommée. Si le Conseil n’a émis aucune objection face au curriculum du candidat, il l’aurait probablement été davantage en connaissant la réelle motivation d’Edward, autre que celle de plaire au Conseil - ce qu’il faisait bien trop souvent pour être suspicieux - en promouvant l’un de ses sbires. Ce qu’il présentait comme une promotion d’un Vampire loyal et dévoué, n’était en fait qu’un moyen détourné de placer quelqu’un de confiance dans l’entourage d’AIlin pour en apprendre davantage et découvrir une faille à exploiter. Et là où le plan était parfait, était dans la volonté du Conseil de protéger ses propres intérêts. En effet, avant son départ, Gauthier fut placé entre les mains expertes de Wiccans à la solde du Conseil pour effectuer le rituel qui rendrait son sang parfaitement illisible. Cela n’empêcherait pas Gauthier de se soumettre au Rituel de Sang, comme n’importe quel subordonné, mais, Ailin n’aurait pas accès à ses mémoires, car le Conseil estimait qu’elle n’avait aucune raison de les connaître, protégeant, d’une certaine façon, ses agents et, surtout, ses intérêts. Bien entendu, cela ne l’empeĉherait sûrement pas de spéculer, mais il n’était de toute façon pas dans ses attributions de les discuter. Cette condition apportait à Edward le secret nécessaire à son entreprise, sans même qu’il ait besoin de se mouiller d’une façon ou d’une autre. C’était tout simplement parfait pour lui. Ainsi donc, Gauthier était désormais officiellement au service de la Maîtresse de la Ville de la Nouvelle-Orléans, Ailin Dyce, officiellement officieusement chargé de surveiller ses faits et gestes et d’en rapporter la teneur au Conseil, ou du moins, directement à la Maîtresse des Amériques, et officieusement officieusement chargé de trouver les points faibles d’Ailin pour le compte du Maître de la Ville d’Houston. Je ne vous ai pas perdu, j’espère ? Dans tous les cas, cette situation ne dérange pas le Vampire outre mesure. Hormi peut-être la sensation d’être à nouveau utilisé comme par le passé, ce qui n’est pas nécessairement pour lui plaire. Mais, au service du pouvoir depuis maintenant près de cent ans, il a surtout réalisé qu’il ne faut pas se poser trop de questions pour survivre. Après avoir assassiné… espionner ne devrait pas lui poser trop de problèmes de conscience, assurément.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans? Vous en êtes natif ?
Gauthier vient d’arriver à la Nouvelle-Orléans pour prendre ses nouvelles fonctions auprès de la Maîtresse de la Ville, Ailin Dyce. Il connaît un peu la ville, puisque Houston (Texas) n’est pas si loin et qu’il est déjà venu profiter du charme de cette ville à des fins professionnelles et, étonnamment, également personnelles. Sans compter que, par simple professionnalisme, il se doit de connaître la ville, au moins sur le plan théorique, comme sa proche.


Bas les masques

Dans l'étrange monde de l'irl...


Derrière l'écran, vous êtes : Une phrase correcte, cela est.
Vous serez souvent là avec nous ? Dans le coin généralement tous les jours. Des disponibilités un peu variables selon la quantité de boulot sur le grill, mais fondamentalement, je répond assez rapidement aux RPs.
Comment avez-vous connu Voodoo Child ? Par la poupée, la vraie ! (Si si !)
Avez-vous déjà un double/multi compte ? Yup, Matthew Williams.
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ? Le nouveau design est magnifique. Ca fait plaisir de voir que le forum est toujours debout. Keep up the good work !
Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ?
Comme la plupart des gens, je n’ai pas lu les petits caractères, mais j’accepte de prendre un coup de règle sur les doigts si je ne me comporte pas correctement. Alors… Je le jure !




Dernière édition par Gauthier Ovronnaz le Jeu 22 Mar - 8:10, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Gauthier Ovronnaz   Mer 21 Mar - 19:56

Voilà une fiche détaillée et un personnage qui promet !

Le seul point quelque peu problématique reste au niveau de la décision du Conseil de faire surveiller Ailin. Il y a un souci dans la formulation qui entraîne un possible malentendu.

Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises, mais le Conseil a choisi de donner à Ailin la place de Maîtresse Vampire parce qu’ils la savent compétente et tout à fait apte à faire régner l’ordre (Je cite ce topic : « les étapes nécessaires à la stabilisation de la situation à la Nouvelle-Orléans vont requérir des décisions dures et pragmatiques dont tous nos candidats valables ne seraient pas capables. Vous êtes notre meilleure option. »). L’idée de « débordements » est donc exagérée. Au mieux, ils n’approuvent pas certaines de ses décisions, et notamment le choix de son Ombre, qui est un jeune Norme qui a été nominé presque aussitôt après sa transformation.

Cela ne leur plaît pas et peut les amener à prendre la décision d’envoyer quelqu’un plus attaché à leurs valeurs ancestrales (où l’âge d’un vampire fait foi de ses capacités bien avant son CV), mais Ailin leur a jusque là donné satisfaction dans sa maîtrise des événements à la Nouvelle-Orléans, notamment en apportant son aide à Esmera Yanis dans l’enquête où elle a été manipulée par un agent du TPH. Ils doutent de la pertinence de ses choix en terme de hiérarchie et ont donc décidé de mettre « l’un d’entre d’eux » à l’une de ces positions pour vérifier qu’elle est aussi à la hauteur qu’ils l’ont initialement pensé. Et imposer un peu (plus) leur loi au passage.

Une fois ce petit passage modifié, tout sera bon ! o/
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MessageSujet: Re: Gauthier Ovronnaz   Jeu 22 Mar - 8:09

Proposition de modification :

Citation :

Ainsi s’est donc déroulée la vie de Gauthier Ovronnaz jusqu’à nos jours. [...] En effet, les derniers événements laissent planer le doute dans les esprits des vénérables Vampires quant aux méthodes employées par Ailin Dyce. En particulier, la nomination au poste d'Ombre, d'un jeune Norme à peine transformé, là où les candidats d'expérience ne manquent probablement pas, laisse perplexes certains membres du Conseil qui commence à émettre quelques doutes à l'encontre de leur choix. L’objectif est donc d’envoyer quelqu’un pour s’assurer que ces décisions agissent bien dans le meilleur intérêt général et permettre au Conseil d'apaiser ses doutes tout en rappelant à la principale intéressée son existence et ses exigences. [...]


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MessageSujet: Re: Gauthier Ovronnaz   Jeu 22 Mar - 9:52

Du coup tout est bon !

Te voilà validé ! ;). Voici la marche à suivre maintenant. Tu dois :
  • Créer ton Carnet Mondain et ton Inventaire, ainsi que tes Correspondances.

  • Générer ta fiche d'identification dans ton profil (n'oublie pas de compléter ton profil avec les liens vers ta fiche, carnet mondain et inventaire).

  • Une fois la fiche générée, tu peux faire une demande de niveau de dangerosité, dans le topic correspondant de la section Carnet Mondain.

  • Tu peux te faire des sous et te faire aimer par le staff en votant pour nous sur les topsites. Pour savoir comment devenir riche, il y a un topic dédié dans la section de l'Inventaire.

  • Nous rejoindre sur notre serveur Discord si tu es intéressé par l'idée d'échanger un peu plus avec nous ! (Le serveur est aussi une bonne source d'informations).

  • Si tu le souhaites tu peux aussi créer ton profil Tour de Jeu en indiquant que tu joues chez nous.

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Gauthier Ovronnaz

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