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 Grigris ou piments

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Lukumi
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MessageSujet: Grigris ou piments    Mer 9 Nov - 15:13

Onze heures et cinquante cinq minutes. Oui Lukumi met un point d’honneur a n’être jamais en retard. Que se soit avec les humains ou les loa. C’est une bonne habitude qu’on prend vite quand on traite avec les loa. Même une minute de retard peut suffire à mettre en rogne un loa petro. Et la colére d’un loa petro n’ai jamais une bonne chose. Lukumi en sait quelque chose, il n’a plus le droit de faire appel à Erzulie Freda. Une fois, une seule fois. Il a oublié les bijoux lorsqu’il l’a appelé. Ezili fût tellement en colère, qu’elle l’a maudit pour trois mois. Trois mois pendant lesquels le mulâtre s’est retrouvé impuissant chaque fois qu’il voulait honorer une femme. Bref, il sait qu’il ne faut surtout pas mettre de mauvaise humeur les loa.

Lukumi mâchouille une de ses dernières feuilles de chouchourou. Depuis ce matin, sa gorge le brûle, le suc de chouchourou apaise et anesthésie son œsophage. Pourquoi se gaver de médicament quand il sait faire pousser les plantes qui soulagent tous les maux que le cancer lui provoque. Même si le fléau n’est plus là, ses miasmes sont tenaces. Mâcher lui permet de réfléchir comme dans une sorte de transe. Il se demande qu’est-ce qu’on va bien pouvoir lui demander. Son premier travail dans la ville depuis son arrivé. Sa n’a pas pris longtemps. Il sourie, chose qui peut faire flipper pas mal de monde, la NO semble vraiment prometteuse.

Le client est une femme, Lukumi s’est donc préparer à appeler Maman Brigitte. Après Erzulie Dantor, c’est le loa petro le plus enclin à aider les femmes sans demander de grosses contreparties. Après s’il peut régler le problème avec un grigris, sa ne serait pas de refus. Non pas qu’il n’aime pas se qui est impressionnant, et Papa Legba sait à quel point Brigitte est exubérante. Mais n’a plus de linati pour les ulcères, et ingurgiter du piment oiseau n’est pas une bonne idée. Il risque de le regretter pendant un moment. Mais, il le fera au besoin. IL n’est clairement pas un feignant. Et au vue de son futur proche, rien ne lui fait peur.

Le lieu de rendez-vous est tout aussi sympa que la ville. C’est même le truc le plus génial qu’il a vue depuis son arrivé. Oui bon c’est vraie que ça ne fait que deux jours, mais quand même. De se qu’on lui a dit, l’établissement est tenue par la baronne de la ville. C’est que ce doit être un repère à vaudoun. L’occasion pour lui d’apprendre de nouveau truc par des collègues du continent américain lui fait pétiller les yeux. Le caraïbien est de plus en plus fébrile à l’idée de côtoyer autre chose que de vieux croutons trop trouillards pour se lancer dans des rituels de folie.

Une crise de toux prend le vaudoun. Il sort un mouchoir imbibé du jus de graine de coton, cette mixture, le icalêtêpoüe, calme les inflammation pulmonaires. Sa dégaine habituelle provoque encore une fois un mélange d’émotion de la part de ceux qui le croise. Visiblement même pour certain vaudoun du crue, il est « étrange ». ça n’a pas l’air de venir des restes de la coloration bleu, ni particulièrement des tatouages et de la tenue, encore moins du chapeau ou des cicatrices. Non on dirait que c’est l’ensemble de tout ça, plus son air de cancéreux. Il ne fait pas attention aux regards et reste concentré. Sa gorge va un peut mieux.
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Rose Allen
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Ven 11 Nov - 9:37

Peut-être était-ce une mauvaise idée. Voilà ce que Rose n'arrêtait pas de se répéter depuis qu'elle s'était levée à onze heures ce matin-là, après avoir travaillé jusqu'à l'heure de la fermeture du club. L'avantage de vivre au-dessus de ce dernier, c'est que vous n'aviez pas besoin de revenir en ville pour aller vous coucher. Un bon repas et au dodo, heureusement que le travail était suffisamment fatiguant pour que le sommeil vous happe sans crier gare, sans quoi la jeune femme se serait retournée toute la matinée. Une bonne douche chassa les restes de fatigue de son visage et délia ses muscles, elle se coiffa comme à son habitude en nouant ses longs cheveux roux clair avec un simple ruban, enfilant une tenue confortable faite d'un pantalon ample et d'une veste du même acabit, dans des tons beiges et marrons qui aidaient à la faire passer inaperçue la plupart du temps. Le petit-déjeuner était un incontournable, le brossage des dents aussi, autant de gestes familiers et usuels qui ne l'empêchèrent pas de réfléchir intensément à sa démarche. Et si elle avait eu tort ? Est-ce qu'elle n'aurait pas du d'abord informer ce "spécialiste" du motif de son appel ? Est-ce qu'elle n'aurait pas pu en parler à la Baronne en personne d'ailleurs ? Non, non, sa patronne avait certainement autre chose à faire que de gérer les tracas de son personnel et ce même si elle l'avait si bien accueillit dans son entourage : il ne fallait pas abuser de sa gentillesse. Ainsi Rose descendit-elle les escaliers à moins six et passa la porte latérale en saluant les employés de jour d'un sourire et d'un geste de la main. Même fermé le club avait sa petite activité, il fallait bien tout nettoyer et briquer à fond pour qu'à nouveau ce soir tout paraisse comme neuf. Dehors il faisait encore bon et c'est à moins quatre que la Métamorphe aperçue la silhouette de celui qui ne pouvait être que son "rendez-vous".

- ...

Ça, c'était un vrai vaudoun, ça n'était pas possible autrement. L'allure, la tenue, le chapeau fort singulier, la fumée, le halo qui semblait l'entourer, la couleur des cheveux, l'attitude... tout dans cet être hurlait qu'il n'était pas un homme ordinaire et, si la première sensation qui s'empara de Rose fut l'inquiétude, le souvenir de ce que lui avait dit Esmera fut assez piquant pour qu'elle se redressa, inspira un grand coup et tourna à l'angle du bâtiment pour apparaitre à la vue de celui qu'elle avait appelé à l'aide, en quelque sorte.

- Bonjour ! Merci d'être venu.

Il était moins deux, mieux valait être en avance qu'en retard, c'était ce que sa mère lui avait toujours dit et répété, paix à son âme. La jeune femme n'avait guère envie de sourire, pourtant elle s'y força de moitié, l'autre lui venant un peu plus facilement et sincèrement à mesure qu'elle se rapprochait d'un pas mesuré, stoppant à trois de lui sans plus bouger. Ses mains se serrèrent l'une dans l'autre, nerveusement, alors qu'elle portait sur le vaudoun un regard à mi-chemin entre l'appréhension et une angoisse tapie plus profondément. Avait-elle vraiment bien fait ? Pourrait-il seulement l'aider ?
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Lukumi
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Ven 11 Nov - 12:09

Il range son mouchoir dans sa poche. Une femme l'interpelle il lève les yeux tout sourire comme à son habitude lorsque une représentante de la gente féminine s’intéresse à lui de quelque façon que ce soit. À la voix, Lukumi reconnaît la personne à qu’il a eu au téléphone la veille. Il sait bien quelle l'impression il fait, il sait que son physique ne correspond absolument pas à sa voix. Aussi, il s'attend à la réaction de surprise habituelle lorsque qu'il parlera avec sa voix cassée par le concert, avec sa pointe de miel. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est belle. Le sorcier aboie avoir l'habitude d'un physique plus exotique, il ne peut s'empêcher de remarquer la douceur et la grâce et la beauté est absolument tout dans la personne qui s'approche de lui. Il en faut pas plus à son cœur d'artichaut. Il sait maintenant qu'il ne plumera pas cette personne, ce n'est pas avec elle qu'il se fera une grosse somme. Il aurait bien aimé lui tendre la main, mais elle garde pour elle ses précieuses extrémités.


« C'est tout naturelle. »


Il ne sourie pas de toutes ses dents, car même si aucunes ne manque à l’appel, son sourire et une des choses qui fait fuire les filles convenables dont elle doit bien entendue faire partie. Il garde un air avenant bien que inquiétant, mais cela fait partie du personnage. Il lui tarde de commencer le travail.


« Bien. Qu'est-ce que j’peux faire pour vous ? D’abord êtes vous norme ou outre ? »


Peut être un peut trop. Son enthousiasme, toujours son enthousiasme. Comme d'habitude elle se lance à corps perdu dans la bataille sans faire attention, ou plutôt sans se demander si ses propos ne seront pas mal interprétés. Heureusement, il se rend compte de son erreur.


« Pardon ! Ne l’prenez pas mal hein, c'est juste qu'on ne peut pas faire les choses de l´même manière si vous êtes une norme ou une outre.. »


Quand il panique son accent reprend toujours le déçu. Comme lorsque n'importe quelle émotion prend le déçu. La toux reprend. D’avoir parlé si vite lui a fait raté une inspiration. Il se calme.


« Excusez moi. Kof, Kof...vous voulez qu'on reste là pour m’expliquer en quoi j’peux vous être utile ? »


Non pas que sa le dérange. Il a cru deviner dans sa voix hier, que la jeune fille est plutôt du genre timide et pudique. Il se dit donc, que ce n'est pas forcément une bonne idée de parler de ses problèmes ici.
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Rose Allen
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Ven 11 Nov - 14:15

L'allure de cet homme avait de quoi surprendre et, si Rose l'avait rencontré avant de venir travailler au Oogie Boogie Club, nul doute qu'elle aurait certainement pris peur et aurait battu en retraite ou, à tout le moins, émit davantage de réserves quant à l'idée de faire appel à cet inconnu. Mais vivre au contact de La Baronne avait quelques avantages, dont celui d'avoir vu des choses parfaitement incroyables, parfois même terrifiantes, mais toujours sa patronne avait su lui expliquer ce qui se passait et la rassurer : certains rituels, impressionnants, n'étaient pas pour autant maléfiques et de la même façon certains pratiquants pouvaient avoir des apparences surprenantes, voir inquiétantes, sans pour autant représenter une menace pour autrui. Tout du moins tant que l'on était pas leur ennemi, bien entendu. Celui qui se tenait là avait l'air pour le moins souffreteux, voir même souffrant à voir la façon dont il enchaina les questions et les quintes de toux sous les yeux étonnés de la jeune femme qui préféra l'écouter jusqu'à-ce qu'il ait terminé d'enchainer ses paroles, acquiesçant légèrement pour lui signifier qu'elle l'entendait, jusqu'à-ce qu'un léger silence ne s'installe entre eux. Malgré son air atteint, médicalement parlant tout du moins, il lui inspirait davantage la sympathie que la peur, aussi une fois cet échange unilatéral terminé, ce fut finalement un sourire légèrement hésitant, mais très doux, qui apparu sur le visage de Rose.

- Heu... Oui, on peut rester là si vous voulez, ou on peut aller un peu plus à l'écart, je veux juste rester près du club. C'est ici que je travaille, comme serveuse, alors je me sens plus à l'aise qu'ailleurs.

Et c'était également là qu'elle vivait, ce qui doublait le quota de raisons rassurantes pour qu'elle ne veuille pas rencontrer quelqu'un en pleine ville ou trop loin dans les marais. Commençant à faire quelques pas, autant pour se dégourdir les jambes que pour mettre un peu de distance afin de gagner en discrétion sur la conversation à venir, elle poursuivit d'une voix qui, sans être tout à fait tranquille, ne portait guère d'agitation dans le timbre au-delà de son inquiétude.

- Pour vous répondre, je suis une Outre, une Daine pour être exacte, je ne sais pas si être ou non un prédateur change quelque chose pour ce que j'ai à vous demander, mais...

La jeune femme lui jeta un regard ambré chargé de questions silencieuses, ses sourcils légèrement froncés par une peur qui la tenaillait depuis qu'elle avait rencontré Esmera et qu'elle était partie en trombe. A son cou, dissimulé par son vêtement, pendait le talisman que la vampire lui avait offert.

- Quelqu'un m'a dit que j'avais le mauvais oeil.

Ça y est, c'était dit, la première fois à voix haute depuis cette terrible nuit et un soupir sonore lui échappa, comme si le prononcer enfin lui ôtait un peu de cette pression qu'elle portait depuis lors telle une chape de plomb sur ses épaules.

- Elle m'a dit que j'étais maudite, est-ce que vous pouvez m'aider ? S'il vous plait...

Sans être larmoyante, la Métamorphe avait la gorge serrée d'angoisse et venait de s'arrêter à une vingtaine de mètres du club pour lever les yeux vers le visage de l'homme au sourire inquiétant et à l'allure si singulière. Il lui faisait un peu peur, il ne fallait pas se mentir, mais s'il était compétent, alors son apparence importait peu, pourvu qu'il puisse faire quelque chose pour elle.
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Lukumi
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Ven 11 Nov - 18:59

« »

Oh ! Donc la demoiselle travail ici. Lukumi note mentalement l’information. Donc s’il veut la revoir, il sait où la trouver. Une raison supplémentaire de revenir aux heures d’affluence.

Il note que comme souvent, c'est son allure de cancéreux qui prend le dessus. Et décide donc de faire abstraction de l’allure générale du vaudoun. Mais...une chose me fait tiquer. Si elle travaille ici, ça veut dire que des vaudouns, elle doit en croiser tous les jours. Elle a sûrement sympathiser avec certains. Pour quoi c'est à un parfait inconnus qu’elle fait appel ? C'est étrange qu’elle prenne le risque de tomber sur quelqu'un de dangereux oú de malhonnête. D'un autre côté, Lukumi n’a pas envie de se plaindre, il vient de rencontrer une belle femme. Et en plus, il va lui rendre service.

Il la suit tout en l'écoutant. Oui, elle n’a pas mal interprété sa question. Donc un métamorphe. Il secoue la tête en signe de négation. Prédateur, prix, insectivores… Non ça ne change pas grand chose. Sauf quelques exceptions qui ont la chance de se transformer en un animal symbol d’un loa. Lukumi commence à cogiter. A la confection de grigris, aux loa qu'il peut appeler et qui n’a pas de problème avec les métamorphes. Une daine… Voilà d'où vient sa grâce et peut être même ce côté fragile qu'il a envie de protéger.

Lukumi ouvre grand les yeux de surprise, ce qui lui donne une allure de panda avec ses grandes cernes. Le mauvais œil c'est une chose. Mais une malédiction… Sa première intervention promet d'être extraordinaire. Comme il ne traite pas avec les morts, il n’a pas pue sentir celui ou ceux accrochés à la demoiselle. Mais il est plutôt non quand il s'agit de les chasser. Surtout s'il fait appel à Maman Brigitte. Elle est la championne pour chasser les morts qui font des insérés aux femmes.

La métamorphe a l'air d’avoir peur. Ça ne doit pas être rien cette malédiction. Mais il faut lui donner plus d'informations.

Une fulgurante tombe du chapeau .

« Je m’excuse. Je n’me suis même pas présenté. Je suis Lukumi, vaudoun caraïbien.»

Il tend le bras. Mais pas pour lui serrer la main. Non, Lukumi est charmeur, surtout avec les jolies dames. Il veut lui faire un baise main. Par ce biais, le vaudoun cherche à faire passer le stress de sa cliente pour l'apaiser un peu.

« On ne rigole pas avec une malédiction. Savez-vous qui pourrait vous vouloir du mal ? Pas forcément qui l'a lancé ? Comment se manifeste-t-elle ?»

Il ne lui demandera pas pourquoi la personne qui lui a dit qu’elle était victime d'une malédiction ne l’aide pas. D’un pour ne pas être indiscret. De deux, parce que quand on ne peut pas lever une malédiction, c'est qu'on est pas suffisamment puissant. Ce serait pas classe de le faire remarquer.




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Rose Allen
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Ven 11 Nov - 22:59

Rose savait qu'il ne fallait pas prononcer certains mots à la légère et elle côtoyait depuis suffisamment longtemps La Baronne pour savoir que le mot "malédiction" était l'un de ceux-là. Aussi lorsqu'elle en fit part au vaudoun qu'elle avait contacté ne s'étonna-t-elle pas de voir ses yeux s'agrandir de surprise, lui donnant un air presque inoffensif, comme un animal ou... bref là n'était pas la question ! Chassant cette pensée d'un clignement de paupières, la jeune femme scruta les réactions de son vis-à-vis et tendit spontanément la main vers lui, tentant de serrer celle de celui qui se présentait et qui... lui... faisait un baise-main ? Si son idée avait été de la surprendre, c'était une réussite, à tel point qu'il parvint à faire naitre une rougeur sur les joues de la Métamorphe qui repris sa main en hochant la tête, avec l'air de ne plus trop savoir où se mettre. Pourquoi fallait-il que tous les pratiquants soient aussi charmeurs ?

- Enchantée Lukumi, moi c'est Rose.

Caraïbien ? Voilà qui était suffisamment peu courant pour être noté, bien que la Daine ignora la potentielle différence entre ceux des îles et ceux du continent. Au moins prenait-il sa demande d'aide avec le plus grand sérieux, lui ramenant les pieds sur terre avec des questions aussi légitimes que pertinentes, mais qui la firent hésiter visiblement. Ses mains se serrèrent de nouveau l'une contre l'autre en un geste trahissant cette fois sa gêne à ce sujet.

- E-Et bien je ne sais pas en fait, je...

Allons, un peu de courage que diable ! Ce n'était pas un prédateur ou un anti-outre venu poser des questions, mais un homme qu'elle avait appelé à l'aide suite à ce qu'on lui avait dit ce fameux soir. Mieux valait sans doute commencer par là en tout premier. Se raclant la gorge, Rose se redressa en prenant une solide inspiration, se faisant plus déterminée et moins agitée.

- C'est une médium que je suis allée consulter qui me l'a dit. J'étais venue la voir pour parler de... de mon avenir et elle regardait les lignes de ma main quand elle a eu l'air de paniquer, ou quelque chose du genre. Elle m'a dit que j'avais le mauvais œil, une espèce de malédiction et que je devais partir. Elle m'a donné une amulette pour me protéger...

Ce disant, elle tira de sous son vêtement l'objet en question qu'elle ôta de son cou, le tendant avec précautions au vaudoun avec un air inquiet.

- Je ne savais pas quoi faire, elle a dit que ça me protègerait des démons, ce genre de choses. Elle m'a presque mise dehors et j'ignore pourquoi, mais elle ne voulait pas que je reste. Vous croyez que c'est grave ? Je sais que ma vie n'a jamais été très... et bien, rose, mais une malédiction ?

Un tremblement la secoua brièvement, qu'elle se força à contenir en jouant sur une respiration volontairement profonde pour éviter toute panique de s'engouffrer dans la moindre brèche de son angoisse. L'heure était à l'étude du problème, on verrait plus tard pour paniquer et lâcher prise.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Dim 13 Nov - 20:10

Le sujet a l'air sensible. Elle n'ose pas en parler. Ça doit être quelque chose cette malédiction... Le mûlatre fronce les sourcils. Une médium ? Compliqué cette histoire. C'est la même magie ça. Si c'est un wiccan qui l'a prévenue, c'est que c’est un problème de wiccan. Mais d'un autre côté, il ne sait même pas si les wiccan peuvent lancer des malédictions. Il n'y connaît rien dans cette magie. Se sont quand même de sacrés planqué ceux-là. Ils ont une soupape de sécurité et juste un peu de sang. Alors que les vaudouns, ils y vont avec leur bite et leur couteaux et puis c'est tout. C'est pas n'importe qui qui peut se permettre de taper la causette avec les loa.

Sa lie dans les lignes de la main les wiccans ? Bon Lukumi ne se permettra pas de juger, mais de son point de vue ceux qui disent qu'ils lisent l'avenir dans les lignes de la main ont une fâcheuse tendance à être de bon branleur. Pourtant, il de dit rien, la « médium » à peut être vraiment vue quelque chose. Le mauvais œil et un malédiction, s'est pas vraiment la même chose. Non mais mince les gas, il faut être précis dans ce qu'on dit. Après on met les collègues dans la merde. Non sérieux, un rituel pour lever une malédiction ou le mauvais œil c'est pas la même chose. Mais quand même, la mettre à la porte parce qu'elle a un soucie. Quelle sagouin celle-là !

Lukumi tend le bras et récupère l'amul...rien du tout ! Re-froncement de sourcils. Ce truc est vide. Soit c'est une forme de magie qu'il ne peut pas capter, soit ce truc et juste un pendentif très moche qui utilise une pseudo litho-thérapie. Plus sa va plus il se demande quel genre de charlatant elle est allée voir. En plus elle évolue au milieux des vaudouns, encore une fois elle pouvait faire une seance de voyance avec l'un d'eux. Ou alors ses questions étaient trop gênantes pour qu'elle les formule à des personnes qu'elle fréquentes.

Elle panique la pauvre. Le vaudoun pose une main réconfortante sur l'épaule de Rose et lui fait un sourire amical.

« Il n'faut pas s'inquiéter, on va arranger ça je m'y engage. »

Il a beau tourner et retourner le bijoux dans ses mains, il n'y a rien à faire. Ce truc est totalement vide. Ou alors la médium s'est planter et lui a donner un truc décharger sans s'en rendre compte.

« Le problème c'est que l'mauvais œil et une malédiction ça ne s'traite pas pareil. Du coup il faut que je diagnostique. On peut faire de plusieurs façons. Soit j'y vais un peut à l'aveugle et je vous fait un grigris qui vous fera déguerpir le mauvais œil. Soit je fais appel à un loa qui à pour habitude d'aider les jolies jeunes femmes, comme vous... »

Il sourie gentiment à Rose pour appuyer le compliment.

«...et elle nous dira se qui en est....Pas d'inquiétude, vous ne risquez rien avec elle, le seul qui va un peut charger c'est moi. Mais bon, si j'aimais pas ça je ne ferais pas ce métier. »

Eh hop ! Un peu d'humour pour détendre l’atmosphère.

« Alors vous voulez qu'on s'y prenne comment ? »

Il préfère lui laisser le choix.
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Rose Allen
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 8:33

Le froncement de sourcils n'a pas échappé à Rose. Elle n'est pas stupide, elle sait observer, bien qu'elle ne soit pas experte en décryptage des émotions d'autrui, ou en tout cas pas avec un simple froncement de sourcils. Qui a-t-il ? Est-ce que l'objet comporte quelque chose d'étrange ? Est-ce que l'homme est intrigué ? En tout cas ce n'est pas de l'inquiétude, cela ressemble davantage à de la perplexité, mais la jeune femme n'ose pas le questionner plus avant, préférant angoisser en silence. La main posée sur son épaule la réconforte un peu, lui tire un pâle sourire manquant de joie, accompagné d'un hochement de tête. C'est qu'il sait comment être gentil avec ses clients inquiets malgré ses airs étranges, aussi la Métamorphe le regarde-t-elle tourner et retourner l'amulette entre ses mains, l'écoute avec attention, commençant elle-même à se demander si la médium qu'elle est allée voir ne l'a pas prise pour un jambon. Le compliment lâché l'air de rien fait mouche et la serveuse cligne des paupières, surprise, rosit, sourit de façon gênée, puis hoche la tête en affectant un air concentré sur la situation actuelle. Les explications sur les possibilités la font de nouveau hésiter, décidément ce n'est pas son jour.

- J'aimerais savoir de quoi il s'agit.

Et bien qu'il ait plaisanté, c'est un regard grave qu'elle pose sur lui, le fixant avec une inquiétude qui cette fois ne la concerne pas de manière directe.

- Ma Patronne m'a toujours dit qu'il ne fallait jamais déranger les Loas pour rien. Vous êtes sûrs que vous ne risquez rien ? Je me dit que peut-être cette... femme, s'est joué de moi, même si j'ignore pourquoi elle aurait fait ça. Je sais que ma mère n'aurait jamais du mourir de maladie, elle était proche de la communauté Daine de notre ville et vivait plus sainement que n'importe quel Norme, ce n'est pas quelque chose de... courant, mais cela ne signifie peut-être pas qu'il y avait quelque chose. Ça et... les malheurs qui nous sont arrivés, après que ce type s'en soit prit à mon père, se soit acharné...

Des réponse, au final c'était toujours pour cela que l'on consultait un professionnel, on cherchait des réponses à nos questions, à nos craintes et nos interrogations. Rose pour autant ne désirait pas exposer Lukumi au danger sans que cela ne soit nécessaire, car La Baronne lui avait déjà raconté ce qui était advenu d'un vaudoun ayant trop joué avec la patience des Loas. Pas très engageant comme sort.


Dernière édition par Rose Allen le Lun 14 Nov - 9:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 9:32

Lukumi note avec satisfaction la réaction à son compliment. Le teint rosie de Rose le ravie pleinement. Il n'est pas à l’abri de ce genre de chose et son cœur d’artichaut se fiche complètement qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Pourtant, il refusera de faire vivre la perte d'un être cher à quelqu'un qui pourrait compter pour lui. Aussi s'il s'autorise à tomber amoureux durant cette courte durée, il ne cherchera pas à construire ce lien si beau et magique qu'est ne relation amoureuse.

Le vaudoun peut comprend le besoin de Rose de savoir. C'était la même chose pour lui quand les médecins lui ont dit qu'il souffrait de son cancer des poumons. Il devait savoir si c'était une punition des loa, si le Baron réclamé son âme, si s'était une malédiction. Il n'a toujours pas la réponse à cette question, mais un jour viendra où il saura. Il hoche la tête pour approuver. Il est normal de vouloir savoir se qui nous touche.

Visiblement, il ne l'aura pas si facilement. Effectivement si la baronne elle-même lui à dit qu'il ne fallait pas fricoter avec les loa pour rien, elle sait que s'il appel mama Brigitte pour rien, elle le lui fera payer. Et mama Brigitte fait partie de ces loa qu'il ne faut surtout pas ce mettre à dos. Pour la simple raison que c'est un loa petro, et rien que ça devrait suffire à dissuader les vaudouns à faire appel à elle. Mais Lukumi n'est plus à ça prêt et comme il a déjà un pied dans la maison du Baron Samedi, faire appel à sa femme ne le dérange pas.

Elle aussi se pose la question ? Si ils sont deux à se le demander, peut être que effectivement...mais non ! Ce n'est pas parce qu'il ne comprend pas ou qu'il ne voie pas qu'il n'y a rien dans tous les cas...

« Il vaut mieux rester prudent. Si quelqu'un vous à dit qu'vous êtes maudite, dans tous les cas une protection ne vous fera pas d'mal. »

Alors ça c'est pas banal. Une métamorphe morte de maladie. Effectivement la chose est suffisamment suspecte pour être noter et retenue. Finalement il y a peut être vraiment quelque chose qui pèse sur elle voir même sur sa famille. Une malédiction qui ne toucherait que les membres métamorphes dans la famille c'est dans l'ordre du possible. Le sort se serait affaiblie avec le temps se qui expliquerait qu'elle n'en souffre. Du moins pas encore.

Et en plus il y a autre chose ? Bon là Lukumi ne veut pas prendre de risque. Si ce n'est pas une malédiction il y a peut être un mort accroché à cette famille. On ne peut pas accumuler autant de malheur sans que se ne soit surnaturel.

« J'vous propose autre chose, si vous n'voulez pas que j'invite un loa. Je vais vous faire une amulette de ma confection. Elle n'sera pas particulièrement jolie mais elle sera efficace pour éloigner tous sorts, maladies, et saloperie surnaturel dont quelqu'un voudra vous affliger. Le point négatif c'est que s'va marcher même sur le bénéfique : plus d'sort de soins ou d'chance. Les magies ne vous atteindront plus. Elle sera efficace tant que vous l'aurez sur vous et il faudra l'recharger tous les ans ou tous les mois en fonction de c'qu'elle aura éloigner, n'importe quel vaudoun pourra vous dire si elle est déchargé en la touchant.»

Il fait une pause, histoire qu'elle puisse réfléchir à ce qu'il vient de lui proposer.

« Si vous ressentez que vous tombez malade ou quoi que se soit alors qu'vous avez l'amulette sur vous et qu'elle est chargée, c'est que la malédiction est déjà déracinée et là il faudra faire plus. A ce moment vous m’appelez à toutes heures. Et n'vous posez pas la question une jolie fille comme vous n'me dérangera jamais. »

Oui le vaudoun est incapable de rester grave cinq minutes. Il est obliger de disposer des notes plus légères dans ces discours. Sinon, ce ne serait plus Lukumi.

« D'ailleurs si vous voulez m'appeler pour autre chose c'est pareille. »

Petit clin d’œil. Quand on est pas loin de la mort, prendre un râteau fait beaucoup moins peur et on devient plus entreprenant. Mais Lukumi s'interdit de tomber dans le gros lourd. C'est pour ça qu'il fait un clin d’œil amusé.

« Est-ce que cette méthode vous convient ? »
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 10:14

Rose écouta avec attention ce que Lukumi avait à lui dire, notamment les indications concernant l'amulette qui, si elle avait bien saisit, renverrait tout ce qui essaierait d'être lancé sur elle, à la fois le maléfique comme le bénéfique. Bon, à sa connaissance personne ne s'amusait à lui jeter de sorts de soin ou de chance, alors pourquoi pas. C'était là une alternative à l'appel d'un Loa et cela éviterait de les déranger potentiellement pour rien, surtout si ses soupçons commençaient à se renforcer au fur et à mesure qu'elle discutait avec le vodoun. L'idée de devoir recharger l'objet lui faisait songer à ne surtout pas l'oublier, jamais, notant au passage les raisons qui pourraient lui faire appeler l'homme à une heure indue. Il essayait de la rassurer à sa façon et y parvint assez pour qu'un sourire ne vienne éclairer un peu le visage de la Métamorphe, laquelle acquiesça légèrement avec un regard reconnaissant. Est-ce qu'il était en train de la draguer ou... ? Bah, La Baronne lui avait dit que nombre de ses semblables étaient ainsi et qu'il ne fallait pas y prêter attention, sa dernière expérience avec une certaine jolie femme à cheveux rouges lui ayant malgré tout laissé un souvenir impérissable. Ah ces vodouns.

- Et bien je... je n'hésiterais pas alors, si jamais il y avait... quoi que ce soit.

Elle haussa les épaules, gênée et ne sachant plus vraiment où se mettre, la couleur montant à ses pommettes en voyant le clin d’œil complice. Non, vraiment, ces gens-là étaient tous des plus singuliers et pas un ne ressemblait à son voisin, de quoi nécessiter un peu d'entrainement pour arrêter de rougir à tout bout de champ dès qu'on lui faisait un compliment, sans quoi elle allait finir exsangue.

- Cela me convient oui, je vous remercie. Hum... Combien est-ce que cela coute ?

La jeune femme aux cheveux roux clair porta la main à la petite sacoche qui se trouvait accrochée à sa ceinture, tirant de là un portefeuille qui contenait à la fois ses papiers d'identité et de l'argent liquide. Le regard attentif, elle guettait le montant qu'on allait lui indiquer, visiblement sans aucune méfiance quant au prix qu'allait demander Lukumi. Une telle crédulité, ça ne devrait pas exister.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 13:10

Une violente quinte de toux prend le vaudoun, qui s’empresse de sortir son mouchoir. Il se détourne un peut, ne voulant pas se montrer ainsi à Rose. Pas besoin de regarder, le goût ferreux lui indique que tu sang est sortie. Il sait que le temps ne lui manquera pas pour aider la métamorphe. Mais il lui reste tellement de choses qu'il pourrait apprendre, encore tellement de rites qu'il veut faire. Il espère que le rituel pour lequel il est venu suffira pour qu'il puisse en faire le maximum. Il s'essuie la bouche pour être certain qu'il n'y est aucune trace de la maladie dont les médecins ne trouve plus de trace. Mais les symptômes sont toujours là. Il ne regrette vraiment pas d'avoir refuser la chimiothérapie. Il s'en serait voulue s'il avait perdue ses cheveux.

Il a un sourire quand Rose lui assure qu'elle le contactera si jamais elle a quelque chose qui cloche. C'est une bonne chose. Une malédiction qui n'est pas prise à temps peut être fatale, c'est comme une petite cellule cancéreuse qu'on à oublié d'enlever. On la regarde en se disant « elle est toute petite, on peut attendre . ». Et puis pouf ! Un beau jours : métastase et cancer généralisé. Non vraiment, il ne faut pas plaisanter avec ça. Pixit celui qui à rie au nez des médecins en refusant leurs comprimés. Aujourd'hui il les prendrait bien. Il faut dire que le climat serait favorable pour la culture des plantes médicinales, mais le temps de trouver les graines et de faire pousser, il sera trop tard.

Surpris, il la regarde porter la bien à la bourse et lui demander combien elle lui doit. Est-elle inconsciente ? Cette petite à tellement confiance aux gens qu'elle est prête à débourser n'importe quoi. Il lève les mains en l'air pour être certain qu'il ne lui fourrera pas un billet entre les doigts de forces.

« Holà ! Ne soyez pas trop presser à me payer. Vous n'avez même pas c'qui m'faut pour le grigris.»

Il rie en toussant. Une toux plus grasse qui est presque salutaire pour lui. Lukumi ramène ses bras le long du corps. Il ferait presque cadavre s'il mettait les mains sur sa poitrine. L'image le fait sourire d’amusement.

« Bon c'est p'être un peut gênant s'que je vais vous demander. Un grigris c'est personnel, du coup il m'faut un bout d'vous pour l'faire. Mais pas d'vos cheveux. Non, vous, vous êtes une métamorphe. J'ai rien contre ça, promis. Mais du coup il m'faudrait...Ah je sais pas comment vous l'dire sans que s'est pas l'air raciste.»

Lulumi fait vraiment des efforts pour ne pas offenser la personne en face de lui que mine de rien, il apprécie pour de vrai. Il serait presque triste si elle prenait mal ce qu'il va lu dire. Mais pour faire une amulette pour un métamorphe, il faut une touffe de poile, un bout de peau, des écaille. Bref, un morceau de la personne quand elle est sou forme animale. C'est si dur à sortir ? Be c'set surtout que par chez lui les métamorphes sont surtout des singe, des piaf ou des reptiles et que quelque soit l 'espèce, ils peuvent potentiellement tous entrer dans la catégorie sacrifice pour un rite vaudou. Du coup ils se méfient vachement que on leur demande de changer de forme. Ce que Lukumi comprend. Lui même n'a jamais utiliser de métamorphe pour ses rites. Il préfère l'autodestruction. Sa marche tout aussi bien voir même mieux quand on fait appel aux loa petro.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 14:30

La quinte de toux l'inquiète, elle le voit se détourner, sortir un mouchoir dans le même temps et le presser contre sa bouche comme les tuberculeux dans les vieux films du siècle dernier. Est-il malade ? Gravement malade ? On ne pouvait pas dire que son apparence donnait à penser qu'il pétait la forme, mais de là à tousser comme un mourant... Rose ne dit rien, se mordille la lèvre inférieure pour retenir une question que son regard inquiet semble poser à sa place, en silence. Puis finalement elle songe au paiement, mais Lukumi ne l'entend pas de cette oreille et affirme que c'est trop tôt. C'est vrai, elle n'a même pas encore sa protection entre les mains, tête en l'air qu'elle fait pour le coup. Le rire entrecoupé d'une toux semble déjà bien meilleur signe à ses oreilles et la jeune femme sourit légèrement, acquiesçant avec un air passablement gêné.

- Pardon, je suis trop pressée.

Même si elle ne ressent aucune menace tangible, aucun signe de maladie ni de malchance, elle craint d'être exposée à quelque mauvais sort et en oublierait presque de faire les choses dans l'ordre. D'ailleurs en parlant de bien les faire, voilà que le vodoun semble mal à l'aise, cherchant ses mots tandis que la Daine le regarde en clignant de ses paupières pâlottes devant ses grands yeux clairs. Quoi ? Que lui faut-il ? Mais tandis qu'il ne sait comment le formuler, la lumière se fait d'elle-même chez Rose qui penche la tête de côté, un léger sourire aux lèvres.

- Il vous faut des poils de mon pelage ?

Avance-t-elle avec un soudain amusement, retenant un rire devant tant de précautions. Est-ce qu'il y avait vraiment des gens pour s'offusquer de telles demandes ? D'utiliser des termes approximatifs ? Certainement pas elle en tout cas, tout cela lui passait au-dessus et pas qu'un peu.

- Vous pouvez le dire vous savez, j'ai grandit dans une communauté mixte où on nous apprenait dès l'enfance à accepter nos différences. Pour moi mon pelage, c'est un peu comme si vous me demandiez une mèche de mes cheveux.

Elle haussa les épaules, tout à coup décontractée et beaucoup plus sereine. Visiblement ça n'était rien à ses yeux, bien qu'elle sache combien la peau d'un Métamorphe pouvait, elle valoir une fortune. Si on avait dépecé la créature vivante bien entendu. Elle se retint d'y faire une quelconque allusion, se contentant de sourire tranquillement à Lukumi, attendant de voir s'il s'agissait bien de cela.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 17:43

Lukumi voie bien le regard interrogateur de Rose. Le vaudoun ne veut pas l’inquiéter, mais des explications semblent être le seul moyen de couper court à toutes interrogations.

« Les médecins disent que je suis en rémission, mais il semblerait qu’un cancer laisse des traces. Et puis, tous les loa n’ont pas l’air d’accord avec ça. »

Voilà, c’est dit, on peut passer à autre chose. Lukumi a un petit sourire benêt quand elle rie gêné. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette femme est la plus douce que le vaudoun connaisse. Il fini par se reprendre et essaye d’expliquer comme un crétin se dont y a besoin. Mais finalement, c’est elle qui comprend, prend les devants et formule à haute voix la demande.

« Oui voilà, c’est ça ! »

Il y a comme un triomphe dans sa voix. Il faut dire que si c’est elle qui le formule, ça fait beaucoup moins raciste, et au moins elle ne peut pas se vexer. Et puis c’est le drame. Elle le regarde amusée et essaye de retenir un rire. Le cœur du vaudoun ratte un battement.

« Non s’en est trop, je fond. »

Il rie en parlant. Il était pourtant résolu à ignorer son cœur d’artichaut. Le plus grand défaut de Lukumi c’est la tendresse de son cœur. D’ordinaire, il le dissimule derrière le masque de fouteur de merde. Mais là, il avait décidé qu’être sympa avec la cliente pour ne pas l’effrayer. Et voilà, elle a dévoilé sa beauté et sa délicatesse. Ça va compliquer les choses cette histoire. Ça pourrait même remettre en cause la contrat qu’il va passer. Il passe une main sur sa nuque regarde le sol.

« Vous êtes impitoyable avec moi. »

Et non Rose ne rêve pas, il rougie. Le tient pâle de Lukumi se réchauffe légèrement, un peut comme si la vie l’habitait à nouveau. Il parait beaucoup moins malade l’espace d’un instant, même ses joues ont l’air moins creusées. Il se racle la gorge pour se donner contenance et se déclenche une nouvelle crise de toux qu’il se force à maîtriser.

« Enfin, heu oui…c’est…oui, j’ai besoin d’un bout d’votre pelage. Peut importe la localisation. Il faut juste que le poil ne soit pas tombé tout seul. »

A elle de choisir comment elle veut le lui donner. Il n’a jamais vue de transformation volontaire de ses yeux, mais il n’osera pas le demander. Toujours cette peur de vexer. Culture différente, coutumes différentes, autres mœurs.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 18:02

Un cancer, une rémission, des traces... A ces explications, Rose avait semblé attristée pour Lukumi, car après tout ça n'était jamais drôle d'apprendre que la personne avec qui vous discutiez était potentiellement mourante, ou en tout cas était exposée au péril de la maladie. Malgré tout il était évident qu'aucune question ni discussion à ce propos n'était de mise et ils s'étaient de nouveau concentré sur l'objet de cette rencontre, à savoir désormais l'enchantement d'un talisman qui servirait de protection à la jeune femme. Qu'elle devina ce dont avait besoin le vodoun ne fit que l'amuser et elle rit de bon cœur, ne voyant pas en quoi il était gênant de faire une telle demande, bien que cela nécessita de se transformer pour accéder à la requête. La Daine ne fut pas certaine de comprendre pourquoi le professionnel assura qu'il "fondait", puis mis cela sur le compte de la taquinerie dont elle avait fait preuve, riant un peu lorsqu'il affirma qu'elle était impitoyable avec lui.

- Mais non voyons, pas du tout.

Elle ne rêva pas pourtant, il lui sembla bien que Lukumi rougissait à son tour. C'était là une chose singulière, pour qui regarderait cette scène depuis l'extérieur, de voir la rencontre entre deux cœurs d'artichaut, apparemment trop tendres pour leur propre bien et qui se gênait involontairement de manière réciproque, à tour de rôle. Mais qu'on leur mette une tape derrière la tête bon sang ! Et ce fut au travers de la précision de la demande du vodoun que le calme revint, quand il expliqua qu'il fallait que le poil ne soit pas tombé de lui-même.

- Oh...

C'était de ces petits "oh" de surprise, sans agitation ni crainte, rien qu'un léger étonnement qui laissa songeur l'intéressée. Rose jeta un regard alentours, puis avisa le bâtiment du Oogie Boogie Club, avant de reporter son attention sur son vis-à-vis.

- Dans ce cas mieux vaut aller à l'intérieur, je ne suis jamais tranquille pour me transformer dehors. Il pourrait y avoir des chasseurs.

Et elle disait cela avec la plus grande gravité et une fugace lueur d'inquiétude passa dans ses yeux clairs : la peur d'être dépecée, jamais ne la quittait, aussi fit-elle signe à Lukumi de la suivre alors qu'elle se dirigeait d'un pas un peu rapide vers le bâtiment, ouvrant la porte avec sa clef et le faisant passer par l'entrée de service, le mena vers l'escalier qui montait vers une zone non publique.

- En fait j'habite ici, au-dessus du club. C'est ma Patronne qui nous loue des chambres, ça ne fait pas longtemps que je suis en ville et je n'ai pas encore trouvé de logement ailleurs.

Et puis la peur de l'inconnu, la peur de s'éloigner de la protection de La Baronne aussi, sans parler de la praticité de vivre sur son lieu de travail. Question manque d'intimité, elle n'était guère encore concernée par ça, même s'il fallait reconnaitre qu'une seule personne était venue ici hormis le vodoun et qu'il s'était agit d'une des semblables de l'homme. Et tandis qu'ils gravissaient l'escalier, Rose songea que si jamais il lui arrivait malheur, au moins au club serait-on immédiatement avertis.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Lun 14 Nov - 22:50

Lukumi voudrait lui inspirer beaucoup de chose mais certainement pas de la pitié. C'est triste mais malheureusement face à une femme aussi douce, c'est pourtant bien se qu'il lui inspire. Bon, il fera avec, c'est toujours mieux que de la méfiance ou de la répulsion.

Visiblement, Rose ne se rend pas compte du trouble qu'elle cause chez le vaudoun.

« C'est pire si vous ne vous en rendez pas compte. »

Ces deux là font vraiment la paire. Si physiquement ils ne sont mais absolument pas assortie, mentalement se sont deux guimauves sur une même branche au dessus d'un feu de camp. Mais passons. Il y a plus important à l'heure actuelle.Maintenant qu'elle sait se dont il a besoin, il se dit que l'entrevue est terminer. Elle le rappellera quand elle aura la précieuse touffe de poil.

Le vaudoun cligne des yeux plusieurs fois de surprise. Est-ce qu'elle est entrain de lui expliquer qu'elle va se transformer devant lui pour qu'il prélève lui même le pelage ? Il n'en croit tellement pas ses oreilles qu'il préfére pas demander. On sait jamais, des fois que ça brise l'instant. Il va voir une métamorphose pour la première fois ? Si c'est le cas, ça valait le coup de venir ici pour mourir. Il savait qu'il allait apprendre pleins de choses mais là, c'est juste au delà de ses espérances. Et en plus elle tellement...belle et douce. Rose est tellement aux antipodes des filles qu'il fréquente depuis toujours. Elle est se qu'il a rencontrer de plus exotique dans sa vie.

La remarque le surprend un peut. Il ne s'attendait pas à une réflexion sur des chasseurs. Il y a des chasseurs ici ? Mais oui ! Qu'il est bête on lui a portant dit qu'ici on chasse par plaisir et non pour manger.

« S'ils s'approchent, croyez moi ils préféreront avoir offenser un loa. »

Il a beau voir qu'elle est ultra sérieuse, il est comme ça. L'humour est sa meilleure arme pour dédramatiser. Ça ne marche pas à tous les coups ou sur tout le monde, mais s'est se qu'il sait faire de mieux. Elle n'a pas besoin de faire signe de fois, il la suit en essayant de paraître détaché, les mains dans les poches. Mais en réalité, il la suit du même pas rapide. Le mulâtre ne regarde même pas où ils passent. Ses yeux sont fixés sur le dos de Rose. Il se demande où est-ce qu'elle va le conduire.

Encore un choc. Elle le fait entrer chez elle. Sérieusement ? Comment peut-elle être aussi innocente ? Ou inconsciente peut être.

« Vous n'avez pas peur ? J'veux dire faire entrer un type comme moi chez vous. Juste parce que j'ai dit que j'allais vous aider. Vous êtes beaucoup trop gentille. »

Sans mauvais œil ou malédiction, elle va s'attirer des ennuies un de ces jours. Ce constat lui fend le cœur. Il est partager entre ne pas entrer et en profiter à mort. Un métamorphe qui accepte qu'un vaudoun lui coupe lui même une touffe de poils. Il pourrait en profiter pour tester un vieux rituel qu'il n'a jamais eu l'occasion de pratiquer. Bien entendue, il lui demandera son accord et pas certain qu'elle l'accepte, mais il ne peut pas laisser passer une occasion pareille.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Mar 15 Nov - 10:31

La plaisanterie de Lukumi avait été entendue et, si la pensée des chasseurs n'avait pas à ce point inquiété Rose, sans doute aurait-elle sourit en imaginant qu'il puisse être pire qu'un Loa offensé lorsqu'il était en colère. Pour autant il était des choses assez effrayantes pour empêcher de se détendre et la jeune femme préféra mener son "invité" à l'intérieur du club, lieu ô combien sûr à ses yeux et où personne ne pouvait rien faire sans demeurer impuni. Sans doute pour le vodoun était-ce une marque de naïveté hautement dangereuse de la part de celle qui l'avait appelé à l'aide -et probablement avait-il raison- mais pour cette dernière, le bâtiment était encore le lieu le plus sûr et il n'y avait personne, à l'heure actuelle, à qui elle se voyait confier la tâche de lui couper du pelage sans devoir ensuite rendre des comptes aux inquiétudes de ladite personne. Ce fut d'ailleurs Lukumi qui le premier parla du danger potentiel de le faire rentrer chez Rose, laquelle secoua légèrement la tête en sortant ses clefs, allant à l'une des portes d'un long couloir d'un pas presque tranquille.

- Cet endroit est spécial, ici les Esprits veillent, c'est ce que m'a dit ma patronne. A part vous qui allez faire l'amulette de protection, je ne me vois pas demander à quelqu'un d'autre et puis... si jamais il devait m'arriver quelque chose, je ne crois pas qu'on me pleurerait beaucoup.

C'était là une pensée bien sombre qui venait de la traverser et qui la surprit elle-même, si bien qu'elle suspendit son geste de tourner la clef dans la serrure de sa porte, tournant la tête vers le vodoun avec un sourire navré.

- Désolée, je ne voulais pas dire ça comme ça. C'est juste que... je crois que j'ai confiance, vous n'avez pas l'air de me vouloir du mal. Et puis vous savez, un coup de sabot de daim ça ne fait pas du bien non plus.

Un sourire amusé accompagné d'un clin d’œil complice vint ponctuer cette affirmation, avant que la jeune femme ne déverrouille sa porte et ne pénètre dans l'appartement, se décalant sur le côté pour laisser la voix libre à son invité. Il s'agissait d'un petit studio d'une vingtaine de mètres carrés, avec un coin cuisine dans l'angle d'une pièce aménagée avec un canapé-lit dépliant, une table avec deux chaises et des affaires entassées dans des cartons et une simple étagère surchargée, une petite salle d'eau comprenant douche et toilette étaient visibles grâce à une porte entrouverte près du coin cuisine. Rien de très glorieux ni de fastueux, mais l'endroit était convenablement chauffé et sentait bon le propre.

- Asseyez-vous allez-y. Vous avez soif ? J'ai de l'eau, du jus de fruit et du thé.

La moindre des choses, lui avait-on toujours appris, c'était de bien recevoir, même lorsqu'il était question de travail ou d'affaires. On pouvait vivre chichement et pour autant savoir accueillir du monde chez soi, bien qu'en l'occurrence ici il ne s'agisse que d'une seule personne.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Mar 15 Nov - 15:13

Les esprits peuvent veiller.iln’en reste pas moins que tous les esprits sont capricieux. S’ils n’ont pas envie de faire ce que leur maître leur à ordonné et qu’il n’a pas suffisamment tiré sur la laisse, on peut être certains, ils nous jouerons un mauvais tour. Mais c’est vrais que même maintenant qu’elle l’a dit, et surtout maintenant qu’il ouvre sin esprit, il sent des présences. Mais manipuler les morts n’est pas se dont il est le plus doué. Il n’aime pas particulièrement cet art. Ah ! Il y a méprise si elle pense qu’il va faire l’amulette dans l’heure. Il faut du temps pour faire ce genre de chose. Et plus le temps qu’on y consacre est long, mieux est le résultat.

Lukumi ne bouge plus. Figé par tant de gravité. Comment peut-on dire ce genre de chose ? Comment peut-on seulement le penser. Oui Lukumi connait la solitude c’est vrais. De longues retraites lui ont permis d’apprend la patience qui est nécessaire à l’élaboration des grisgris les plus puissants. Aujourd’hui il sait tromper la solitude en discutant avec lao. Les moins puissants ne sont rarement pas d’humeur. Pourtant, il sait qu’il y aura quelqu’un pour fêter son passage de l’autre côté. Mais elle…elle est tellement sûre d’être seule…

« Moi je pleurerais… »

Etrangement sa voix a eu l’air tout à fait normal. Mais ça ne durera pas, il le sait. Il arrive à le faire en faisant de gros efforts, mais cela ne dure que le temps d’un souffle. Et ce souffle est suivi d’une quinte de toux, qu’il arrive à calmer. Même sa tentative pour dédramatiser ne suffit pas à faire oublier la lourde phrase. Pourtant il arrive à répondre à son sourire mais ne fait pas de remarque, même s’il y a plusieurs possibilités qui pourraient être amusantes.

Il retient tout de même qu’elle lui fait confiance et cette parole de touche profondément. Très rare sont les personnes qu’ils lui ont témoigné cette confiance à la première rencontre. Les loa sont de sacrés farceurs. Est-ce que cette rencontre est l’une d’entre elle ?

L’intérieur est simple dans le bon sens du terme, comme elle. Mais on voit qu’elle ne se sent pas tout à fait chez elle. Les cartons témoigne, peut être inconsciemment, de sa façon de voir sa vie. Sans attaches.

C’est bien la première fois qu’une femme l’invite chez lui et lui propose de s’assoir sur une chaise et lui demande se qu’il veut boire. D’habitude quand une femme le fait entrer chez elle, ce n’est pas une chaise, mais le lit qu’elle désigne. Il sourie, conquis par la situation, la pièce, l’odeur de propre et surtout la personne.

« Je n’ai jamais bue d’autre thé que celui qu’je fais pousser. »

Lukumi se laisse prendre au jeu traitre de faire comme si la situation était normale. Tout en sachant dans un coin de sa tête qu’il y aura un retour à la réalité, et qu’il sera douloureux. Mais pour le moment, il veut seulement boire du thé.

« Rose, vous avez l’air de croire que j’vais faire l’amulette en quelques minutes devant vous. Mais il m’faudra beaucoup plus de temps et surtout mon atelier. J’veux bien le faire avec vous, ça n’change rien, mais se ne sera pas ici. J’m’en voudrais de salir votre chez vous. »

La confection d’une amulette peut être salissante. Et puis, il y a des lieux propices pour faire ça. Comme le temple vaudoun qui n’est pas loin lui a-t-on dit.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Mar 15 Nov - 15:32

Il y avait eu un blanc, un silence durant lequel Rose avait fait comme si elle n'avait pas entendu les mots de Lukumi. Il pleurerait ? Pourquoi ? Ils venaient à peine de se rencontrer après tout, mais c'est vrai qu'il avait l'air assez gentil dans son genre, presque tendre, bien qu'elle ne le connaisse pas du tout et que si ça se trouvait, hors cadre travail il pouvait être une toute autre personne. Peut-être était-il un peu comme elle, à pleurer face à quelque chose de triste même si ça ne la concernait pas directement, juste parce que c'était tragique, poignant. Des fois elle se trouvait beaucoup trop sensible, mais mieux valait ne plus y penser pour le moment. La Métamorphe fit donc entrer le Vodoun chez elle, l'invitant à s'assoir et lui proposant de boire quelque chose. Il sembla être davantage enclin à un thé et elle sourit légèrement, se rappelant celui que sa mère faisait pousser dans le jardin de leur ancienne maison.

- Je crains de ne pouvoir vous certifier sa provenance, au-delà d'un vieux monsieur qui tient une petite boutique en ville. C'est un herboriste chinois qui vend toutes sortes de plantes, il est vraiment très gentil.

Elle sourit un peu plus en songeant à cet homme qui lui faisait penser à un sage dans les films clichés du siècle dernier, mais il faut dire aussi que c'était une personne qui s'était toujours montré attentionné à son égard. Allant au coin cuisine, elle mit de l'eau à chauffer dans une bouilloire électrique et prépara deux tasses avec pour chacune une boule à thé, écoutant ce que lui disait Lukumi. La surprise la fit se retourner, puis sourire de nouveau avec un mélange d'indulgence et d'amusement qu'il ait pu se méprendre sur ce qu'elle croyait. Donnait-elle l'air à ce point d'être perdue ?

- Oh non, non, je sais bien que ça va prendre du temps, c'est juste que je préfère me détendre un peu avant de me transformer, je ne le fais jamais devant des inc... devant des personnes que je viens de rencontrer. Ça reste très personnel.

Expliqua Rose avec une sorte de réserve polie, haussant les épaules avant de ramener les tasses sur la table, guettant le son de l'eau qui chauffait à toute vitesse et qui serait prête d'une seconde à l'autre.

- Alors... ça fait longtemps que vous pratiquez ? Vous avez l'air encore assez jeune.

Malgré sa maladie, malgré la toux qui faisait penser à celle d'un vieillard en fin de vie plutôt qu'à un fringuant vaudouisant au sommet de sa forme. Loin d'elle l'envie de le juger en quoi que ce soit, mais c'était davantage la curiosité qui la guidait présentement dans cette ébauche de conversation qu'elle essayait d'entamer. Se détendre était essentiel si elle voulait réussir à se transformer sans laisser la panique la gagner, sans quoi le pauvre n'arriverait pas à l'approcher une fois qu'elle serait devenue Daine. La faute à l'instinct de survie en quelque sorte.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Mer 16 Nov - 0:02

Peut importe la provenance du thé. Même le thé n’est pas important, elle pourrait lui servir de l’eau tiède, qu’il ne serait pas certain de s’en rendre compte. Fumé l’a privé d’une bonne partie de ces papilles gustatives. Il veut juste se plonger dans une euphorie passagère. Et si elle a du miel, c’est encore mieux pour soulager sa gorge.

« Il faudra me donner l’adresse. J’ai toujours besoin d’plantes. »

S’il y a une chose dont il manque constamment, c’est de plantes. L’adresse d’un herboriste pourra toujours être utile. Il a souvent vue de vieux chinois herboriste dans les films, mais jamais en vrais. Ça fait tellement cliché… Il adore. Si en plus le vieux est sympa, sa vaut le coup d’aller voir se qu’il vaut comme herboriste.

Quand elle lui sourie, son cœur fond de nouveau. Lukumi n’a plus qu’une seule envie maintenant, c’est de dire des conneries à longueur de journée pour qu’elle garde en permanence cet air amusé et indulgent. L’air de dire tu es con, mais c’est drôle.

« Autant pour moi, ça m’rassure que vous en ayez conscience. »

Du coup, il comprend mieux. Il ne pensait pas qu’elle avait besoin de se détendre pour se transformer. Il connait quelques métamorphes, mais se sont tous des prédateurs qui n’ont pas peur de trainer avec un vaudoun. Jamais ils n’ont eu besoin de se détendre. C’est même le contraire, c’est justement quand ils ne sont pas détendue que les métamorphoses partielles ont lieux. Mais peut être que c’est différent pour elle.

Donc pour elle s’est quelque chose de très personnel t elle accepte pour la première fois de le faire devant un inconnue. Il a envie de devenir un peut plus sérieux pour respecter cet instant et en être digne. Mais le sérieux ne convient pas au vaudoun. Cela peut lui donner un air effrayant.

« Vous pouvez le dire. Un inconnu, car c’est se que je suis…pour le moment. »

Oui elle peut le dire. Pourtant il sent que cela lui aurait fait un pincement au cœur si elle l’avait nommé ainsi. Il la remercie de ne l’avoir fait.

La question le surprend. Tellement qu’il n’arrive pas à répondre tout de suite. Il ne s’attendait tellement pas à ça. Il fini par reprendre contenance et sourire aussi amicalement que son visage en est capable. C’est là qu’on se rend compte que le miel qu’il y a dans sa voix peut aussi apparaitre sur son visage. Malgré un physique taillé à la hache, il est capable d’afficher de la douceur en de rare occasion. Si faire connaissance peut l’aider à se détendre. Pourquoi pas ?

« On peut dire ça. Chez moi quand on a l’don, on pratique dès qu’on est capable d’entendre les loa. Oh bien sûr on fait pas d’magie. Les jeunes apprennent l’herboristerie, la cueillette, le dressage et la pose d’piège. Mon premier grigris j’l’ai fait à 9 ans et j’ai chevauché avec mon premier loa à l’âge de 12 ans.»

Ce n’est pas particulièrement impressionnant pour un vaudoun des caraïbe élevé à l’ancienne. Les petits prodiges discutent avec les loa avant de parler avec les hommes. Lukumi est remarquable dans sa pratique intensive du culte. D’ordinaire, les vaudouns ne font pas constamment appel à lamagie comme lui. Mais Lukumi est un cas à part.

« Et vous Rose ? Vous êtes en ville depuis peut. Qu’est-ce que vous êtes venue chercher ici ? »
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Mer 16 Nov - 10:06

Bien qu'ils viennent à peine de se rencontrer, il y avait une bonne ambiance entre Rose et Lukumi, une sorte d'instinct qui les faisaient bien s'entendre jusqu'à présent et qui semblait leur permettre de se comprendre, quand bien même ils pourraient peiner à un moment ou à un autre à s'exprimer. Après avoir déposé les tasses, elle était allé chercher du sucre, du lait et du miel, posant le tout sur la petite table comme l'aurait fait quelqu'un habitué à recevoir ou à un minimum de confort. Se sentir bien chez soi tenait souvent à des petits détails qu'on disposait ça et là afin de personnaliser l'endroit et si ce logement-là laissait encore voir des cartons, au moins question praticité l'essentiel était-il sortit. Voyant que son invité était intéressé par l'herboriste, la Métamorphe alla griffonner son adresse sur une feuille de calepin qu'elle déchira proprement, revenant la lui tendre avec un sourire un peu complice.

- Tenez. Il n'est pas tout le temps ouvert, il a ses propres habitudes, mais il est vraiment très bien.

Elle ignorait qu'il s'agissait en vérité d'un être magique, un Doppelgänger qui prenait l'apparence d'un vieil homme parce que cela l'amusait follement d'incarner ce genre de personnage, mais au moins ce qu'il vendait était-il réellement efficace et en rien n'usurpait son rôle de maitre des plantes. La presque maladresse qui suivit quand au fait que le Vodoun soit un quasi inconnu fut évitée de justesse, mais celui-ci ne sembla pas mal le prendre, y allant même d'une petite allusion qui fit sourire de gêne la jeune femme.

- Oui, pour le moment.

Elle hocha la tête pour appuyer ses dires. Loin d'elle l'envie d'encourager quoi que ce soit de déplacé, mais il n'était pas question non plus de traiter son invité comme une menace à tenir à l'écart, ça aurait été blessant, voir même insultant. N'était-il pas venu pour l'aider après tout ? Ainsi posa-t-elle une question qui, si à ses yeux paraissait anodine, surpris suffisamment son vis-à-vis pour qu'un bref silence ne se fasse, durant lequel le claquement caractéristique de la bouilloire résonna dans l'air. Rose s'éloigna vers celle-ci et débrancha l'appareil, prenant deux petites cuillères d'un alliage métallique standard, avant de revenir avec l'eau bouillante à la table. Elle écouta la réponse de Lukumi avec un étonnement visible, ses grands yeux ambrés l'observant comme s'il venait de lui dire avoir su voler avant de marcher. Pour qui ne pratiquait pas ni ne connaissait vraiment les rituels ni les anciens enseignements, c'était relativement impressionnant.

- Si jeune ? Mais ce n'est pas dangereux pour un enfant ? Enfin à douze ans on est déjà un adolescent, mais quand même...

Il y avait une sorte d'inquiétude presque maternelle dans sa voix, tandis qu'elle s'imaginait voir un enfant convulser, les yeux révulsés avec une autre voix sortant de sa gorge pour parler de choses qu'aucun petit n'aurait pu ni du prononcer. Bon, évidemment de telles pensées venaient principalement du fait qu'elle n'avait pour ainsi dire aucune ou trop peu de connaissances du sujet pour pouvoir comprendre ce qu'étaient véritablement les rituels de chevauchement des Loas et hormis celui qu'elle avait vu dans un cadre dangereux et durant une recherche punitive d'un coupable, elle n'avait aucune référence viable. La question à son encontre fut de ce fait assez bienvenue, l'arrachant à de sombres pensées pour la faire presque bégayer de surprise. Chacun son tour n'est-ce pas ?

- O-Oh moi je... heu...

"Le thé, verse le thé". La main tenant la bouilloire s'exécuta enfin et la Métamorphe, un sourire désolé sur les lèvres, entreprit de verser l'eau bouillante dans les tasses vert pomme où les boules à thé s'agitèrent un peu avant de demeurer au fond. Un petit raclement de gorge permis à la jeune femme de reprendre contenance.

- J'ai étudié ici il y a quelques années. Après la mort de ma mère cet hiver, j'ai décidé de venir vivre ici, c'est la seule ville qui me paraissait familière sans me rappeler pour autant ceux qui ne sont plus.

Le sourire se voulait engageant, mais les yeux clairs étaient teintés d'un chagrin encore trop récent, de la fuite en avant qui s'était faite après la vente de la maison et de ce sentiment d'égarement qu'on ceux qui n'ont plus vraiment d'attaches. Rose inspira fortement et parvint à chasser en grande partie cette morosité qui s'emparait d'elle, s'asseyant en face de Lukumi pour prendre sa propre tasse, tournant la cuillère dedans avant de la lever, comme pour trinquer.

- En tout cas je vous remercie d'avoir répondu à mon appel. C'est juste un thé vert, mais il est naturel aussi j'espère qu'il vous plaira.

Allez, encore un petit effort et il n'y aurait plus que la reconnaissance dans son regard, qui remplaçait progressivement les sombres pensés qui avaient menacées son humeur. Après tout elle n'avait pas toujours l'occasion de discuter avec un Vodoun qui accepte de prendre le temps de se poser, ceux qu'elle croisait d'ordinaire étant toujours en train de courir partout.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Mer 16 Nov - 22:49

Elle lui donne un papier avec une adresse gribouillée dessus. Sans surprise le vaudoun découvre une personne prévenante. Ça colle tellement bien avec tout se qu'elle montre depuis qu'il l'a rencontré.

La confirmation du « pour le moment », lui arracherait presque un sourire de satisfaction, mais celui-là, il le garde pour lui et affiche juste une bouille digne du chat du cheshire. Peut être est-ce là une invitation ou la formulation d'un désir de mieux le connaître. Dans les deux cas, il est content. Mais ça peut aussi ne rien vouloir dire.

Le vaudoun comprend que ça puisse impressionner les non-pratiquant. Mais en vérité c'est quasiment sans danger. La première possession est parfaitement encadrée. Il ne faut pas oublier que les vaudouns peuvent faire entrer les loa dans le corps de non-pratiquant, ils n'en meurt pas pour autant, se n'est pas la possession qui est dangereuse en soit, mais les actions du loa une fois qu’il est dans le corps d'un humain. Il entend son inquiétude et ne veut pas qu'elle traîne plus longtemps. Il essayede la rassurer par des paroles légères, mais qui restent la vérité.

« Non, on commence par l'loa protecteur d'la famille, il nous veut rarement du mal, ou un loa inférieur. On garde les grands balèzes pour plus tard. »

Il ne sait pas comment ça se passe dans le reste du monde. Il ne connaît que les méthodes d’apprentissage des caraïbes et m^me là, selon l'île, les techniques ne sont pas toutes les mêmes. L'avantage et inconvénient d'une culture orale. Il y a autant de façon de faire différentes qu'il y a de vaudouns.

Aïe ! Il l'a mise mal à l'aise. C'est mignon. La voir bredouiller et s'embrouiller amuse le vaudoun. Pas méchamment bien entendue, mais il se dit « chacun son tour ». C'est à Elle d'être déroutée par une question toute à fait banale.

L'amusement est de courte durée. Sans le savoir il l'a obligé de parler de souvenirs loin d'être agréables. Il ne pensait pas qu'une question aussi simple et innocente pouvait faire remonter ce genre de choses. D'un autre côte, il ne l'a pas obliger a parler de ça en particulier, elle aurait pue laisser des blanc dans son récit. Mais non, Rose a décidé d'être honnête et laisser remonter la tristessed 'un deuil pas encore surmonté.

« Je suis désolé, je ne voulais pas faire remonter de mauvaises pensées. »

Le vaudoun avance une main réconfortante, mais la pose devant celle de Rose. Ne voulant pas provoquer de contact contre sa volonté. S'il a bien comprit, elle essaye de se détendre. Elle est a l'image de son animal : craintive. Alors il ne veut surtout pas l'effrayer. Le geste, même s'il n'est pas complet, devrait suffire à lui faire comprendre l'idée.

Elle repart sur une note plus légère et sa soulage le vaudoun qui récupère sa main pour prendre la tasse qu'on lui offre. Il boit. Il sent le thé, mais très loin sur sa langue. C'est plus la température de l'eau qui soulage sa gorge.

« J'vous remercie, il est agréable. C'est tout naturel. On m’appelle, j’accours.»

Il sourie à la manière d'un super-héros, le visage de profil et les yeux qui regarde au loin. Il garde la pose juste une seconde.

« Si vous voulez savoir autre chose, allez y. Vous voulez p'être savoir comment ça va s'passer pour vous y préparer ? »

Effectivement, peut être que sortir le couteau au dernier moment peut être une mauvaise idée. Autant jouer cartes sur table et tout lui montrer.
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Rose Allen
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Jeu 17 Nov - 10:48

Rose écoutait avec attention et elle semblait se détendre progressivement, visiblement. L'idée que ce soit le Loa protecteur de la famille qui s'occupa de la première possession -ou à tout le moins un guère dangereux- la fit hocher la tête avec un air de sage compréhension sur ses traits, imaginant plus clairement l'évolution que cela pouvait être d'apprendre à des jeunes ce genre d'art si particulier. Et si la conversation sembla brièvement tourner autour de choses peu joyeuses, cela ne fut que de courte durée car la jeune femme avait cette capacité à prendre sur elle et à chasser ce genre de sombres pensées, préférant se concentrer sur l'instant présent, voir même l'avenir quand elle avait un peu de temps pour y songer. La main de Lukumi s'était cependant avancée sur la table, se rapprochant de la sienne, faisant soudain s'agiter son palpitant... mais non, le geste avait été suspendu, en même temps qu'une excuse avait été formulée et cette retenue, salutaire car un contact non prémédité avait tendance à la faire angoisser, cette retenue la toucha quelque part. Sa propre main, blanches et aux longs doigts fins, vint se poser avec légèreté sur celle qui se trouvait ainsi à portée, tandis qu'un doux sourire apparaissait sur les lèvres de Rose.

- Il n'y a pas de mal.

Elle aurait voulu dire que cela faisait partie du cycle de la vie, que les choses étaient ainsi et qu'on y pouvait rien, mais sa peine était encore trop récente pour qu'elle prononce ces mots sans avoir les larmes aux yeux. Aussi afin de rester maitresse d'elle-même s'abstint-elle de dire quoi que ce soit de plus, lui adressant à la place un regard chargé de gratitude avant d'ôter sa main de la sienne, tendant la tasse pour trinquer en lieu et place de discuter si gravement. Le soulagement se fait des deux côtés, à tel point qu'il est presque palpable dans l'air, mais c'est surtout la plaisanterie du Vodoun avec sa posture figée qui ne manque pas de chasser les derniers nuages, arrachant un bref rire amusé à une Rose de nouveau souriante et de bonne humeur.

- Oh oui je vois les gros titres d'ici ! Un nouveau héros en ville, mais qui est donc ce mystérieux homme au chapeau haut ?

Elle avait prit une voix se voulant plus grave et riait à présent de sa propre bêtise, notant pour autant la proposition de Lukumi et acquiesçant à celle-ci. C'est vrai qu'après le thé, il faudrait songer à faire ce pour quoi elle l'avait invité à monter. Mais bon, un peu de bonne humeur ne faisait jamais de mal au milieu des situations sérieuses, la preuve c'est qu'elle se sentait déjà nettement plus à l'aise et en confiance.

- Et bien en effet, j'aurais une question : est-ce que vous allez utiliser des ciseaux ou bien une sorte de couteau de cérémonie, quelque chose du genre ?

Non parce qu'au-delà du cliché du Vodoun levant son bras armé d'un gigantesque couteau pour trancher le cou d'un poulet frétillant, elle n'avait aucune idée ni vision de ce que cela pouvait donner. A moins que ce ne soit comme dans les films avec des sorcières, il allait s'avancer avec un gros couteau et... prendre juste quelques mèches de poils en ricanant d'avoir fait peur à la personne en face. Oui, Rose aimait beaucoup les fictions, c'était un peu sa façon de s'occuper et de s'amuser quand elle n'osait pas sortir prendre l'air.

- Mais il faut que je vous prévienne aussi, une fois transformée je suis beaucoup plus... instinctive et c'est pour cela que je voulais me détendre un peu. Le stress me fait me transformer, mais alors je suis dans un tel état de panique que l'on ne peut m'approcher sans risquer un coup de sabot ou une charge.

Elle eut un sourire penaud, ses doigts venant triturer l'une des mèches rousses avec un air un peu embêté, quoiqu'une lueur de fierté soit visible aux fonds de ses yeux ambrés. Au moins avait-elle pas mal de répondant une fois sous sa forme animale et elle ne pouvait nier se sentir beaucoup mieux quand elle pouvait courir et bondir à travers champs et sous-bois qu'enfermée dans un studio à regarder des vidéos ou même, tout simplement, en évoluant en ville avec uniquement le béton sous ses chaussures. Encore heureux que ce soit très vert à la Nouvelle Orléans, sans quoi une ville comme New York l'aurait rendue très malheureuse.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Jeu 17 Nov - 11:51


C'est avec une surprise des plus agréables que Rose pose sa main sur celle de Lukumi. Le vaudoun doit bien avouer, qu'il ne pensait pas qu'elle aurait complété le geste. Du coup il se sent un peut gêné, mais ne le montre pas. Il a envie de faire le fort, image qu'il affiche depuis si longtemps qu'on pourrait vraiment croire qu'il l'est. Là tout de suite, il oublie le contrat qu'il voulait passer avec Papa Legba en venant ici. Tout de suite, il ne pense pas et se laisse submerger par la chaleur rose et cotonneuse du moment. Qui aurait crue que le vaudoun qui se cache sous l'apparence de Lukumi était fleur bleu ? Et pourtant...S'il est tout à fait capable de se laisser aller à des orgies, de se vautrer dans les exés en tous genre ; le mulâtre est tout aussi capable d'être touché par des choses simple et adorables, comme une belle femme qui lui prend la main et lui offre un thé.

Elle rie, elle plaisante et rie à nouveau à tel point que Lukumie se laisse gagner par cette gaieté contagieuse et se laisse aller à rire. Pas aux éclats bien sûr, il contrôle plutôt bien ses cordes vocales, pour pas déclencher une nouvelle toux. Mais son rire et plus râpeux que la voix qu'il utilise pour parler. Une plaisanterie lui vient, mais il sait qu'elle ne cadre pas avec l'ambiance actuelle. Il opte, pour une plus douce que « super-cancer ».

« Il m'faudrait une cape pour m'prendre les pieds dedans. »

Il rie encore un peut, plus parce qu'elle le fait qu'autre chose. Son rire est communicatif et il en profite. C'est pas tous les jours qu'il a l'occasion de rire aussi naïvement. C'est un bon rire.

Ah ! On passe aux choses plus sérieuses. N'oublions pas que les vaudouns entretiennent les clichés, se sont leur marque de fabrique. Le spectaculaire fait tout autant partie du culte que les cérémonies, ou les possessions. A une époque sa foutait la trouille aux maîtres blancs et s'était le but recherché. Ça marchait si bien, que souvent les vaudouns n'avaient même pas besoin de faire appel à quelques magie que se soit. Un peut de poudre de boyacol dans les feu et les flammes devenaient vertes et incontrôlables. Ce n'est pas de la magie et pourtant sa suffisant à leur faire croire que l’enfer se déchaînait chez eux. Après l'imagination fait le reste, combien d'hommes ont été certains de voir des cranes dans les flammes alors qu'il n'en était rien ? Comme on confondue le craquement du bois avec un cris d'outre-monde ?

Il sort un couteau de sa poche et le pose doucement sur la table le manche vers Rose et le sort de son petit étui en cuir. La taille de la lame est toute à fait modeste, sa pourrait être un couteau pour manger. Le mange est en bois exotique, pour tout le monde sauf lui, sculpter à la main, on y voit un petit macaque dans les branches d'un arbre qui serait la lame.

« Voilà, c'est l'couteau que je vais utiliser. »

Il laisse Rose le regarder, le prendre dans ses mains même si elle le désire. Ce n'est ni un grigri, ni un objet investit de quoi que se soit. Juste un couteau tout se qu'il y a de plus banal.

« Puisque vous m'permettez d'le faire moi-même, je vais en profiter pour faire un petit rite que je aurais pas à faire plus tard. Si vous pensez qu'c'est possible. Je vais m'entailler l'bars et frotter un peut de mon sang sur votre pelage là où je vais couper. »

Il y utilise une voix assurée et calme. Le vaudoun montre qu'il maîtrise parfaitement la situation. C'est à elle de choisir si elle accepte ou non. Il pourra toujours le faire après sa ne pose aucun problème, c'est juste que c'est plus pratique quand s'est fait en même temps. Mais la vue et l'odeur du sang peuvent peut être la mettre mal à l'aise.

Il écoute son avertissement, il fera très attention, si c'est la première fois qu'il prélèvera sur un métamorphe, ce ne sera pas la première fois qu'il s'approchera d'un animal sauvage et potentiellement dangereux.
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Rose Allen
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Jeu 17 Nov - 12:09

Rien que d'imaginer Lukumi avec une cape avait fait redoubler le rire de Rose qui avait secoué la tête pour essayer de se calmer ensuite, appréciant de pouvoir rire de bon cœur et de sentir bien, enfin, après tous ces jours à stresser et angoisser au sujet de ce que lui avait dit la vampire. L'ambiance aurait pu demeurer ainsi, légère et presque bon enfant, s'il n'avait pas fallu revenir un peu à l'instant présent et, surtout au motif de cette rencontre qui s'avérait si sympathique une fois passé les quelques appréhensions légitimes. Le Vodoun dévoila un étui qu'il posa sur la table avec précaution, tirant lentement la lame qui allait servir à prélever un peu de pelage sur la Daine et qui observait à présent le manche tourné vers elle avec attention. Sa mine était devenue grave, moitié par curiosité et moitié par un peu d'inquiétude du à la forte impression que lui faisait la présence d'une arme à proximité, quoique celle-ci lui rappela davantage un couteau personnel pour les repas que celui des films fantastiques qu'elle avait pu voir. Tendant la main avec hésitation, ses doigts effleurèrent à peine le bois et les motifs qui y étaient gravés, avant qu'elle ne la ramène vers elle en une attitude presque sage.

- Il est très beau, ça se voit qu'il a été fait main.

Au moins pour ce qui était des gravures, pour le reste elle n'aurait pu le jurer. Cela dit la surprise fut de taille quand Lukumi lui suggéra de profiter du prélèvement pour... la badigeonner de son sang ? Sérieusement ? Il pu voir à cet instant Rose pâlir un peu et ses yeux s'affoler brièvement alors qu'elle jetait tour à tour un regard au couteau, presque accusatrice, comme si celui-ci allait prendre vie et les attaquer, au bras encore indemne pour l'instant de son invité.

- M-Mais... pourquoi vous feriez ça ? Ça fait mal !

La jeune femme semblait presque s'indigner qu'il doive se mutiler, le regardant avec inquiétude à présent, comme si elle pensait que la chose puisse être évité, comme s'il avait pu faire autrement pour son rituel. Cela dit elle sembla réaliser la bêtise de sa réaction et, baissant légèrement la tête, se rasséréna de force.

- Enfin je... si c'est comme ça que vous devez procéder, je suppose que... je comprends, je crois.

Non, elle ne comprenait pas vraiment, ou tout du moins elle comprenait que cela puisse être potentiellement une chose à faire pour lui, mais qu'il doive se mutiler l'inquiétait. Voir une personne meurtrie dans sa chair ne l'avait jamais enchanté, bien au contraire. Inspirant un grand coup, la Métamorphe se redressa et releva ses yeux couleur ambre sur Lukumi, l'expression de ceux-ci se voulant déterminée malgré une certaine appréhension, presque palpable.

- C'est d'accord, mais après vous devez vous soigner, compris ? J'ai une trousse à pharmacie dans la salle de bain, je vous préviens que vous ne partirez pas tant que je ne serais pas sûre que vous ne risquez plus rien.

C'était un de ces petits accès d'autorité qui ressortaient parfois lorsqu'elle se retrouvait dans une situation d'urgence, tout du moins à ses yeux, de ces moments où il fallait prendre les choses en main pour éviter le naufrage. Lukumi risquait fort de ne pas pouvoir faire démordre Rose de son objectif, celui de s'assurer que sa blessure ne serait pas trop grave ni à risque.
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MessageSujet: Re: Grigris ou piments    Jeu 17 Nov - 13:42

Lukumi commence à se dire qu’il a été trop confiant en lui proposant l’entaille. Bien qu’il ne soit pas certain de se qui la gène le plus le sang qui coule ou le fait qu’il va le mettre sur elle. Il a tellement de fois été recouvert de sang de diverses provenance qu’il oublie toujours que les gens eux n’en ont pas l’habitude et trouvent ça étrange, voir repoussant. Son regard affoler et même accusateur lui fait croire à tord que c’est l’idée avoir du sang sur elle qui l’a fait blêmir. Inquiet, il cherche à la rassurer.

« Je nettoierais après. »

A peine sa phrase a-t-elle passé ses lèvres qu’elle parle enfin et qu’il se rend compte de sa méprise. Un soupir amusé lui échappe. Bien entendu… Pourquoi n’y a-t-il pas pensé avant ? Elle s’inquiète pour lui. C’est tellement évident. Il ne répond pas et la laisse aller au bout de ses pensées. Chaque phrase lui arrache un sourire bienveillant et attendrie. Elle dit qu’elle comprend, mais c’est faut. Comment pourrait-elle comprend les tenants et aboutissants d’un rite vaudoun alors qu’elle n’est pas pratiquante ? Mais sa volonté de paraitre tolérante vis à vis de cette pratique en particulier qui ne lui vraiment pas, est touchante.

Ses deux dernières phrases provoquent une convulsion d’hilarité totalement incontrôlé chez le vaudoun.Il pose sa grande main sur son visage qu’il balance en arrière. Cette position lui permet de rire aux éclats, sans déclencher de toux, dans un son qui est presque inquiétant si on ne comprend pas qu’il rit. Son chapeau glisse de sa tête et tombe lourdement sur le sol, faisant tinter les parties métallique. Sa crinière hirsute ainsi libérée peut révéler les anciennes colorations bleues et violettes ainsi que ses racines noires comme l’ébène. Le rire est tonitruant amusé, mais certainement pas moqueur.

Il fini par se calmer, avec difficulté, il faut bien l’avouer. Il se penche pour récupérer son chapeau qu’il pose sur la table, il n’est pas à l’abri d’un nouvel éclat de rire.

« C’est bien la première fois qu’quelqu’un s’inquiète pour moi et non pour s’que je vais lui faire. »

Il s’ensuit les yeux d’où une perle humide avait commençait à se former.

« J’vous promet que j’vais pas couper profond. Et si vous voulez jouer les infirmières après, je serais volontiers un plus sage patient avec vous qu’avec les infirmières de mon ancien hôpital. »

Elle est très empathique, ça plait beaucoup au vaudoun. C’est une des qualités essentielles à l’appel des loa. Si on n’est pas foutue de comprendre l’humeur d’un loa, on ne fait pas long feu. Toute cette situation lui donne envie de lui proposer une expérience. Mais peut être est-ce trop tôt et il lui en parlera plus tard. Après, quand elle n’aura plus besoin d’être détendue sous peine de l’assommer.
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Grigris ou piments

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