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 Tape à l'oeil au Carousel

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Christian Luz-Descalzo
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MessageSujet: Tape à l'oeil au Carousel   Ven 23 Sep - 11:17

La veste noire, la chemisette noire, le pantalon assortie et les chaussures qui brillent d'être à peine cirées. La tenue parfaite comme toujours. Petit regard suspicieux. Il ne connaît pas ce chauffeur. Mais une chose est sûre, ce n'est pas un vampire. Les couleurs le prouvent. D'expérience, il sait que ça ne signifie pas forcément qu'il n'est pas une de ces créatures diaboliques, mais de toute façon, il en faut beaucoup pour inquiéter le mexicain. Tout de même, il préférerait être totalement rassuré pour la sécurité de...Mais à quoi il pense ?  Elle ne sera jamais plus en sécurité que prêt de lui. Un sourire satisfait née sur son visage d'ange. La voiture démarre et les rues défilent par la fenêtre.

Sa tante préféré l'a appelé pour se plaindre une fois de plus qu'elle s'ennuie dans la résidence de sa sœur, car « Il n'y a personne pour sortir avec moi ! Viens me chercher ! ». Il ne savait même pas qu'elle était en ville. Sûrement en visite de Olivia. Bon d'accord c'est Olivia sa tante et Luisia c'est la petite sœur de sa tante. Mais peut importe, elle l'avait adopter au même titre qu'Esteban comme neveu. Et comme à chaque fois qu'elle l’appelait, il accourait sachant qu'il passerait une excellente soirée. D'ailleurs il ne se souvient pas d'une seule fois où elle l'a appeler pour autre chose que s'amuser.

Le beau brun ce demande si une fois encore il n'en a pas trop fait ? Une limousine noire juste pour une sortie, est-ce que ce n'est pas exagéré ? Il secoue la tête. Rien, n'est trop quand il s'agit d'une sortie entre un Luz-Descalzo et une Selva Moreno. Ils seraient capables d'aller dans un fastfood en carrosse tiré par six chevaux si sa pouvait les faire rire. Puis il est plus que certain qu'ils ne se contenteront pas d'un seul lieux, il faut donc être prêt à toute éventualité y compris celle où ils trouveraient bonne compagnie ils leur faudra donc de la place pour aller d'un endroit à un autre. Cette fois-ci Luisia le prend au dépourvue et il n'a pas eu le temps de privatiser tout un lieu. Donc il est fort probable qu'il devrait protéger sa tante d'éventuels lourdos un peut trop collant. Mais sa fait partie du jeu de leurs soirées et se n'est pas pour lui déplaire.

Un deuxième verre de téquila et la porte s'ouvre. Le mexicain regarde sa tante, il se concentre un peut et admire les couleurs éclatantes qu'elle aborde toujours. Cette femme est un ange en devenir, il en est persuadé depuis toujours. Elle rayonne comme un soleil. Un grand sourire il lui tend le verre.

« Bunas noches tia. Votre chevalier blanc vole à votre secours pour combattre l'ennuie et la morosité. »

Il prend une main de Luisa, charmeur, pour l'effleurer de ses lèvres avant de sourire comme le gamin qu'il sera toujours à ses yeux. Leur relation oscille entre le neveux et sa jeune tente et les cousins fêtards. Sans jamais qu'il n'y est eu une quelconque ambiguïté. Ça ne serait être possible de toute façon. Ils sont trop bien élevée pour que sa ne puisse se produire. Si Christian aime particulièrement Luisa, c'est avant tout parce qu'avec elle il peut s'affranchir des règles du carcan dans lequel tous les Luz-Descalzo sont enfermés dès leur plus jeune âge. A plus forte raison lorsqu'ils sont l’aîné et donc l’hérité de leur père. Et lorsqu'ils sont en soirée, il n'est pas rare qu'on se demande qui est l'adulte entre les deux. Leur jeux préférerai : entraîner Esteban dans leur escapade alcooliser. Pour ça ils sont toujours complice et rivalise d'imagination pour faire tomber le cousin un peut coincé dans leurs pièges.

« Je suis heureux de te voir, cela fait trop longtemps. »

La limousine démarre et se dirige vers le vieux carré. Un endroit vraiment plaisant où il ne l'a encore jamais conduite. Mais qui, il en est certain, devrait plaire à Luisa. Ils entre dans le vieux carré. La soirée débute à peine et les badauds se dirigent vers le lieux qu'ils ont choisie pour oublier me temps d'une soirée les traquas de la vie quotidienne. Traquas que le beau brun ne comprendra peut être jamais lui le riche héritier étudiant en droit destiné à un avenir brillant. D'un autre côté, eux non plus ne comprendront jamais les soucies qu'une personne comme lui peut avoir. Alors autant dire qu'ils sont à égalité.

Enfin ils approchent de leur destination. Le Carousel, un lounge digne de leur condition. La particularité de cet établissement réside dans l'aménagement du bar central. Un manège de chevaux de bois toujours en état de marche. Les chevaux ont cependant été remplacé par des tabourets de bar. A l'intérieur, la future génération du gratin de la ville. C'est un lieux à la fois branché et décalé, à l'image de la ville.

« Alors qu'en dis-tu ? »

Christian ne s'est pas si Luisa est déjà venue ici. Si tel est le cas, ce n'est pas avec lui. Ou alors il ne s'en souvient pas. Il observe le visage de sa tante pour en apprécier la réaction.
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Luisa Selva Moreno
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MessageSujet: Re: Tape à l'oeil au Carousel   Ven 23 Sep - 18:11

Le soleil était couché depuis un moment, mais dans les dernières soirées de l'automne cela ne voulait pas forcément dire qu'il était très tard. Nous étions en réalité en début de soirée, et Luisa s'ennuyait. Ferme. Comme un rat mort.

Elle avait débarqué à l'improviste à la Nouvelle-Orléans alors qu'elle était sur le territoire nord-américain pour signer un accord pétrolier avec une compagnie de Floride... Enfin, elle donnait son accord pour que la compagnie sous-traite des puits qui appartenaient aux Selva Moreno. Une affaire de routine en quelque sorte pour elle, depuis qu'elle menait les affaires. Plutôt que de retourner de suite au Mexique, elle avait décidé de passer voir sa sœur et son neveu, qui avaient pas mal fait parler d'eux ces derniers temps. Elle leur avait déjà offert son soutien public, bien sûr, mais cela n'empêchait pas qu'elle pouvait avoir tout simplement envie de les voir, non ?

Olivia avait été très contente de sa venue et elles avaient passé la journée ensemble, notamment à parler des derniers exploits de son fils. Disons qu'Olivia avait vociféré et Luisa tenté de la calmer, avant de marmonner qu'elle n'était qu'une vieille aigrie, ce qui avait donné lieu à une bataille de coussins des moins convenables. Cependant, ce soir, l'aînée avait un gala auquel il lui était impossible de se dérober. Elle avait bien proposé à sa sœur de l'accompagner, mais Luisa avait décliné : elle n'avait pas particulièrement envie de passer sa soirée à jouer la Selva Moreno parfaite. D'autant qu'elle avait beau adorer son aînée, elle ne comprendrait jamais totalement sa passion des canidés... Ne voulait-elle pas arrêter de manger de la viande, plutôt ? Ce serait tout aussi efficace ! Enfin bref.

Sachant donc qu'elle allait passer la nuit seule à l'hôtel si elle ne prenait pas d'initiatives, elle avait parcouru son carnet d'adresses. Elle avait d'abord pensé passer la soirée avec Esteban, mais avec les événements récents, le voir dans les bars à se prendre une des plus belles cuites de sa vie (car c'était bien ce que la mexicaine avait l'intention de faire... ou presque) n'était peut-être pas terrible pour son image de marque. Elle avait donc préféré éviter de lui proposer, même si elle savait que son neveu n'était pas le dernier pour ce qui était de sortir, et qu'elle en avait même eu la confirmation par les journaux de tout le pays. Mais si jamais Olivia apprenait que, si tôt après le cataclysme de Las Vegas, elle avait proposé au Niñito chéri de sortir boire un verre (ou plus, puisqu'apparemment il ne savait pas s'arrêter), elle ne donnait pas cher de sa peau. Sœur unique (et préférée) ou pas.

Son sourire s'étendit quand elle réalisa qui elle pouvait appeler. Christian. Le Luz-Descalzo qui ne disait jamais non à une bonne soirée (et qui avait l'âge légal de se prendre une belle murge). Et le fait qu'ils aient plus de dix ans de différence ne changeait ab-so-lu-ment RIEN au fait qu'ils s'éclataient comme des petits fous dès qu'ils sortaient ensemble. Bon, il était vrai que Krikri -comme elle l'appelait affectueusement pour l'agacer (enfin surtout son père, lui s'en fichait un peu...ou en donnait l'impression)- avait parfois tendance à agir comme un Luz-Descalzo pourri gâté et à avoir des réactions qui lui donnaient envie de lui coller une énorme baffe, mais globalement ils s'entendaient extrêmement bien. Peut-être parce qu'ils ne se voyaient pas souvent et qu'ainsi, leurs caractères ne clashaient pas trop. Ou peut-être parce qu'ils étaient tout simplement faits pour s'entendre, unis autour de deux causes communes : la fête, et Esteban.

Elle avait donc appelé son second neveu préféré à la rescousse, qui avait aussitôt répondu présent. Avec une énergie renouvelée, la cadette de la seconde génération s'était habillée : robe sur mesure à motifs fleuris, dans des couleurs chaudes qui mettaient en valeur le hâle de la peau nue de ses épaules. Dans son sac, elle avait fourré un gilet noir fin et hors de prix au cas où la nuit se ferait plus fraîche que prévu, puis elle était descendue dans à la réception de l'hôtel (prestigieux, par ailleurs, recommandé par le plus hispanique de ses neveux). Quelques minutes plus tard, on lui annonça que sa limousine était arrivée, et Luisa eut un grand sourire amusé. Ah, ce Christian...

On lui ouvrit la porte et elle découvrit son neveu à l'intérieur, un verre à la main, le regard pas tout à fait posé sur elle. Luisa avait noté au fil des années qu'il lui arrivait régulièrement de la regarder ainsi, sans la regarder vraiment. La plupart du temps après une longue séparation. Elle s'était toujours demandé pourquoi, mais n'avait jamais partagé l'interrogation à voix haute (ce qui, vous le reconnaîtrez, ne lui ressemblait pas vraiment). Peut-être parce qu'instinctivement, elle savait que derrière cette question se cachait un monde inquiétant, et que les explications de Christian lui-même pourraient remettre en question tout ce qu'elle pensait jusqu'à présent.

Et aussi parce que l'interrogation repartait vers les profondeurs de sa mémoire quand le Luz-Descalzo l'accueillait ainsi. La mexicaine prit le verre qu'on lui tendait et se laissa glisser à l'intérieur de l'immense voiture, pouffant à son entrée en scène. Il n'en ratait vraiment pas une ! Ses yeux marrons pétillaient d'amusement, faisant ressortir les éclats verts qu'elle avait dans le regard.

"En voilà un beau surnom ! Chevalier Krikri, ami de la bonne chaire et des soirées mouvementées ! Un vrai Zorro des temps modernes !"

Elle lui fit un clin d'œil complice en trempant ses lèvres dans le verre. De la tequila. De très bonne facture, évidemment, son neveu ne l'avait jamais habituée à moins. Au travers du verre, un sourire charmeur.

"Tu nous achètes toutes de la même manière, ou c'est une marque de respect pour ta tante préférée ?"

L'étincelle de malice dans ses yeux montrait qu'elle connaissait déjà la réponse. Et qu'elle s'en moquait bien, par ailleurs. Christian et elle avaient une relation qui pouvait se comparer à une profonde amitié s'ils n'étaient pas apparentés. Quand ils étaient en désaccord, ou simplement pour se chambrer, leurs différents statuts familiaux réapparaissaient. Mais sinon, la plupart du temps, ils étaient comme deux amis qui se retrouvaient. Souriant à son commentaire, elle baissa le verre pour plaquer une bise sur la joue de son neveu, le saluant à son tour.

"J'ai été pas mal occupée ces derniers temps. Et puis, pour être honnête, j'aurais du mal à me retenir d'en coller une à ton père, dans un contexte informel. Donc j'évite de passer."

Luisa avait extrêmement mal vécu le choix de Juan de garder le silence sur les agissements de son enfoiré de frère, et le lui avait bien fait comprendre. Hors affaires et/ou réunions de famille impossibles à éviter, elle ne lui avait plus adressé la parole depuis l'annonce du procès et comptait bien continuer ainsi encore un moment. Point positif, elle devenait une prédatrice encore plus redoutable en affaires. Point négatif, elle faisait toujours subtilement en sorte que cela arrange plus les Selva Moreno que les Luz-Descalzo. Ce dont Juan se rendait certainement compte. Elle secoua la tête, sa longue chevelure brun foncé retombant sur ses épaules, avant de sourire à nouveau.

"Mais ne parlons pas de ça pour le moment."

Elle n'avait aucune intention de laisser Juan (et à fortiori Darian) lui gâcher sa soirée. Buvant son verre, elle discutait tranquillement avec son neveu jusqu'à ce qu'ils arrivent à destination. Luisa lut le nom du bar avec un haussement de sourcil intrigué.

"Le Carousel... Tu t'ennuies des petits poneys, mon Krikri ?"

Une raillerie plus tard, ils entraient dans le bar, et Luisa dût bien ravaler ses commentaires sarcastiques. Il fallait avouer que l'endroit était superbe. On sentait dans chaque recoin l'atmosphère signifiant que le lieu n'était pas réservé à n'importe qui, mais en même temps possédait ce charme qui faisait que tous souhaitaient y entrer. Le bar/manège, avec ses tabourets tournants, offrait à l'ensemble un côté décalé qui faisait que tout ce qui était pompeux (les grands miroirs, les encadrements de portes dorés, les serveurs en costume-cravate) ne le paraissait pas tant que ça. Il y avait à la fois toute la convenabilité requise pour des personnes de leur rang et le petit grain de folie qui les caractérisait dans ce bar-lounge. Il lui plaisait, et ça se voyait. Luisa hochait la tête avec un sourire satisfait.

"Très bon choix, Sobrino."

Un "titre" affectueux qu'elle lui accordait quand elle était de bonne humeur. La soirée s'annonçait très bien, d'autant que le verre pris dans la voiture commençait doucement à lui chauffer la peau. Elle passa son bras autour de celui du jeune homme et adressa à Christian un regard qui pouvait s'apparenter à celui d'une gamine qui jouait à être adulte. Ou était-ce l'inverse ?

"Je veux tester le bar qui tourne."

Il était hors de question qu'ils s'assoient ailleurs.
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Christian Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: Tape à l'oeil au Carousel   Ven 23 Sep - 23:07

« Krikri ». Vue de l'extérieur, l'héritier ne montre aucune réaction. Mais en réalité, cela fait quelques années qu'il n'a plus l'âge qu'on lui donne ce genre de surnom. Pourtant il ne reprend pas Luisa, trop heureux de la voir. De plus il bombe le torse quand elle l'appel chevalier de bonne chaire te des soirées. C'est exactement ce qu'il veut que tout le monde croit. Ça reste bien entendue une partie de lui et non un personnage. Seulement il surjoue cette facette pour qu'on ne puisse se douter de ce qu'il y a derrière. Aux yeux du monde il est et doit rester un fils de riche qui dépense sans connaître la valeur de l’argent. Un beau gosse particulièrement agaçant pour l'ensemble de la gente masculine.

Il répond à la question par un clin d’œil et un sourire complice. Son rapport à Luisa est bien différent de ceux qu'il a avec tous autre membre de sa famille. Beaucoup moins guidé et plus décontracter, mais il aime quand même lui témoigner le respect et les égards qu'elle mérite. Elle plus que son salaud de père ou son immobiliste de mère mérite qu'on lui témoigne du respect. Le fait qu'elle soit sa tante préférée n'est rien de plus qu'un bonus.

« Comme je te comprend. »

Il sourie amuser en approuvant les paroles de Luisa, mais en vérité ses derniers temps quand il croise sont père la colère refoulée depuis l'adolescence surgie et le pousse à avoir des pensées plus que violentes. Comme il déteste que son père n'est jamais rien fait et comme il s'en veut à lui même d'avoir lui aussi gardé le secret faisant confiance bêtement aux adultes. C'est pour quoi il a changé d'université et de ville. D'un pour être plus proche de son cousin afin de pouvoir le soutenir dans cette épreuve trop longtemps repousser et de deux pour éviter son père dans le privé.

Il chasse l'image de Juan avant qu'elle ne lui pourrisse la soirée.

« Tu as raison. Ne laissons pas père gâcher nos retrouvailles. »

Quand il prononce me mot « père » c'est avec une voix exagérément pompeuse pour détendre son esprit et repartir sur une note plus légère. Par extension, il pense à son cousin et l’enfer qu'il vie en ce moment. Esteban doit être extrêmement perturber. La preuve en est son escapade à Las Vegas, mais qu'est-ce qui à bien pue lui prendre ? Il aurait au moins pue penser à embarquer son cousin dans cette aventure totalement folle. Ils auraient très bien pue s'éclater tous les deux et surtout Christian l'aurait probablement empêcher de faire une...ou alors ils auraient fait la même.

L'allusion aux poney le fait sourire. Un vieux souvenir remontant à son enfance, lui qui n'a jamais eu besoin de faire un caprice pour qu'on lui offre son premier pur sang arabe. Une bête magnifique qu'il prenait plaisir à monter pendant des heures et des heures. Comment s'appelait-il déjà ? C'est fou ça. Le beau brun est totalement incapable de s'en rappeler. Pourtant les souvenir de lui sur le dos de la bête chevauchant dans le domaine familiale est si présent maintenant qu'il y pense. C'est vraie que ça fait très longtemps qu'il n'est pas monté à cheval, cela pourrait lui manquer, mais sa vie est déjà tellement occupée que ce n'est pas vraiment le cas.

Christian accepte la moquerie en souriant. Maintenant, il sait qu'elle n'y a jamais mis les pieds, l'effet sera donc assuré. L'effet de surprise, il n'y a que ça de vraie. C'est tellement facile de faire naître des étoiles dans les yeux des femmes quand on a l'effet de surprise pour soit. Se n'est pas avec un baise main qu'il les charmes toutes, mais bel est bien avec des moments comme celui-là. L'instant où elle croit maîtriser, et avoir le contrôle et tout bascule. Elle se retrouve noyé dans un tourbillon de strass. C'est à cet instant précis, qu'il peut démarrer un jeu de séduction. Bien entendue, la séduction n'est pas le but recherché ce soir. Seulement la quête du bonheur de sa tante et d'une bonne soirée.

Effectivement il voie avec plaisir les étoiles s'illuminer dans les yeux de la mexicaine. La façon dont est l’appelle est la consécration pour Christian. Il s'est que le lieu est approuvé par le label qualité Luisa. Un soir de semaine comme celui-ci l’établissement n'est pas bondé, il y a donc de la place pour s'installer où bon leur semble. Si ça n'avait pas été le cas, il serait aller voir le patron pour remédier à cette fâcheuse situation.

« Voyons Luisa, il n'était pas question que je te laisse t’asseoir ailleurs. »

Avec satisfaction il avance sa tante à son bras et constat les regards qu'ils attirent. Comment est-ce que sa ne pourrait ne pas être le cas ? Deux personnes typé latino, avec leur garde robe, leur manières et ce petit soupçon de nonchalance. Non décidément ils ne peuvent que former un couple qui attire l'attention. Christian a un sourire en coin l'air de dire « attendez que la soirée commence vraiment... ». A ça, quand la soirée de ces deux personnage commence, on ne sait jamais comment elle va se terminer. Déjà va-t-elle se terminer dans le même établissement ? Est-ce que Christiant rentrera avec tous ses vêtements ? Comme cette fois dans un bar d'un autre genre où pensant faire plaisir à sa tante il l'avait embarqué pour l'élection de mister chemise humide. Résultat il s'est retrouver à participer et à perdue une chemise en lin dans la bataille.

Ils prennent place et en bon neveux dévoué, il tire un tabouret de bar pour que Luisa puisse s’asseoir. Avant de se poser à son tour, Christian se retourne en direction d'un serveur et sans attendre qu'il soit à leur hauteur lance d'une voix forte et masculine :

« Apportez-nous une bouteille de champagne. »

Le serveur peut habitué à être ainsi interpellé hésite une seconde avant de faire un signe de tête pour indiquer qu'il a comprit la commande. Mais Christian lui tourne déjà le dos et s'assoie à son tour. L sait qu'il s'est fait entendre, donc pas besoin le regarder plus longtemps.

« Bien. Je suis ravie que ça te plaise. Tu m'as pris de court en me prévenant à la dernière minute. Sa ne m'a pas laissé beaucoup de temps pour me retourner. »

Le serveur fini par revenir avec un saut à champagne et deux flûtes. Il montre l'étiquette à Christian qui approuve sans l'ombre d'une hésitation.. Commencer la soirée avec du champagne c'est comme prendre un apéritif avant le repas. C'est pour se mettre ne jambe, même si les deux compères ont déjà bien débutés la soirée dans la voiture. Commander du champagne en arrivant dans un bar c'est aussi annoncer la couleur. Il serait ailleurs avec une autre personnes il aurait aussi commandé de la vodka avec la bouteille pétillante. Mais avec sa tante, il préfère commencer en douceur. Il fait dire qu'il n'a pas les mêmes attentes d'une soirée avec Luisa. Le serveur lui tend un font de coupe pour qu'il boit et approuve mais d'un geste il refuse.

« C'est à la demoiselle d'approuver. »

Christian aime bien casser les codes quand il a la liberté de le faire et se soir il a presque toutes les libertés. Il regarde n'est en moins le liquide doré avec une pointe de fierté. Se que sa tante ne sait pas c'est qu'avant de venir il a appelé le patron pour qu'il lui prépare une bouteille un peut spéciale. En effet en y regardant de plus près, on voit des paillettes dorées se faire soulever par les bulles. Si ça n'était que des paillettes, se ne serait pas drôle. Il s'agit bien de fine feuilles de métal précieux. Autant dire que celle-là de bouteille il ne la partagera pas avec les autres tables.

L'effet de surprise. Tout est dans l'effet de surprise.
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Luisa Selva Moreno
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MessageSujet: Re: Tape à l'oeil au Carousel   Ven 30 Sep - 17:46

Luisa leva imperceptiblement les yeux au ciel quand elle vit son neveu par alliance bomber le torse. Néanmoins, le léger sourire qu'elle avait aux lèvres montrait qu'elle n'était pas totalement sarcastique. Amenée de nombreuses fois à rendre visite à l'industriel Luz-Descalzo pour affaires, la mexicaine n'avait pas manqué la transformation du fils chéri, qui en avait apparemment eu assez de supporter les railleries de son camarade. Malgré cette façade, Luisa savait donc qu'il pouvait se montrer beaucoup plus fragile et sensible qu'il ne l'était en société, qualités qu'il avait notamment déployées auprès d'Esteban. Néanmoins, elle n'allait pas lui ôter le privilège de se pavaner : tout d'abord, c'était amusant, et ensuite... et bien il l'avait effectivement sauvé d'une soirée d'ennui total ! Il aurait donc été malvenu de se moquer.

Un échange de banalités et de regards amusés plus tard, l'échange dériva brièvement sur le père du jeune homme. Apparemment, ce dernier avait envers lui une rancune presque aussi forte que Luisa elle-même. Quelque part, elle en retirait une certaine satisfaction. Après tout, Esteban avait dit haut et fort qu'il ne tenait en rien son oncle pour responsable, voire qu'il comprenait ses décisions, malgré le fait qu'il soit allé contre ces dernières. Olivia, pour sa part, était moins prompte au pardon, mais avait tout de même déclaré qu'elle pouvait, dans une certaine mesure, appréhender les raisonnements qui avaient poussé Juan à demander le silence aux deux enfants. Elle n'était pas ravie, c'était évident, et Luisa avait eu vent de la tempête qui avait balayé la propriété de Bâton Rouge quand son aînée était venue demander des comptes à son beau-frère, mais leurs relations étaient de nouveau cordiales.

Luisa, elle, ne pouvait pas se résoudre à cela. Elle gardait pour son beau-frère par alliance une rancune tenace, qu'elle ne faisait aucun effort pour cacher. Tout ce qu'Olivia et Esteban faisaient pour le bien de la famille (...les Luz-Descalzo, avant tout), la brune trouvait que c'était bien trop leur donner. Ils n'avaient rien fait pour mériter qu'elle révise son jugement. A par permettre à un gamin de ne pas passer trop de temps avec un père pédophile et abusif, au détriment de la mère de l'enfant qui passait son temps à se poser des questions. Non, décidément, Luisa ne voyait pas la nécessité du pardon. Il y avait quelque chose qu'elle reconnaissait à Juan, cependant, et elle fit l'effort de le mentionner.

"C'est un fin stratège, un excellent commercial, et je suis sûre qu'il est loin d'être un mauvais père... Il a juste pris des décisions un peu pourries en tant que parrain. Et pourtant ton cousin le suivrait au bout du monde... enfin presque, apparemment."

La jeune femme eut un sourire un peu amer. Il se cachait derrière cette déclaration quelque chose de plus ancré, qu'elle ne souhaitait ni développer, ni noter. Mais il fallait avouer que parfois elle regrettait d'avoir ce rôle perturbateur et de (soyons honnêtes) casse-bonbon auprès de son neveu. Seulement, il fallait bien que quelqu'un le secoue, et ce n'était pas sa soeur qui allait s'en charger ! Il avait donc été décidé que Juan serait le garde-fou, et Luisa celle qui le pousserait dans ses retranchements, car c'était ce pour quoi ils étaient doués. A la lumière de certains événements, la répartition des tâches n'avait peut-être pas été des meilleures...

Mais ce n'était pas le moment de parler de cela. Ce ne serait jamais le moment d'ailleurs, et aucune des réflexion de la cheffe d'entreprise ne passa la barrière de son regard marron. Elle prit la porte de sortie que lui offrait Christian avec l'aisance de celle qui aurait pu continuer sur le même sujet mais pouvait tout autant en changer, et les banalités revinrent à l'ordre du jour jusqu'à ce qu'ils arrivent devant le bar que le Luz-Descalzo avait choisi.

Malgré son petit air moqueur et ses piques acérées, Luisa connaissait bien Christian et savait parfaitement que ce dernier ne l'aurait jamais amenée n'importe où. Le jeune procureur en devenir possédait une classe que peu d'autres pouvaient se permettre. Sa belle gueule et son allure sportive faisait qu'il n'avait pas besoin de grand chose pour s'attirer des envieux et des admiratrices, mais il agissait toujours comme si celles-ci étaient spéciales : elles n'avaient droit qu'au meilleur. Ce qui le rendait d'autant plus recherché et/ou détesté.

Heureusement pour elle, Luisa avait le fils Luz-Descalzo dans ses petits papiers. En sa présence, elle était donc traitée comme une reine. Soit comme les admiratrices, avec une dose de respect en plus. C'était pour toutes ces raisons qu'elle était assurée de passer un bon moment avec Christian. Ca, et le fait qu'il n'était jamais contre le grain de folie qui transformait une bonne soirée en une soirée géniale.

S'attendant à quelque chose de très classe et moderne, Luisa fut donc un peu surprise quand elle entra dans l'établissement. Il fallait dire que le manège intérieur, elle n'en avait jamais entendu parler. Et pourtant, elle en avait visité, des bars, tout autour du monde ! L'originalité, mais également le charme de l'endroit, à la fois moderne et classique, et ponctué de ce petit détail qui faisait tout la fascina de suite. Elle n'avait pas besoin de tourner la tête vers son neveu pour savoir qu'il devait arborer un sourire satisfait sur son visage bien trop séduisant pour être honnête, mais elle lui apporta quand même la consécration du lieu (et donc de son idée) sur un plateau. Elle avait beau savoir faire preuve de mauvaise foi avec presque autant de flegme que son neveu de sang, elle était également capable de reconnaître quand ses partenaires avaient joué un bon coup. Ce qui était visiblement le cas de Christian ce soir.

Puisqu'elle était l'invitée privilégiée en ces lieux, la mexicaine décida de se comporter comme telle, exigeant de s'asseoir au niveau de ce qui devait être l'attraction de l'endroit : le bar tournant. Evidemment, son chevalier blanc accepta sa demande (comment aurait-il pu en être autrement ?) et ils prirent tous deux place au bar, après une traversée de la pièce telle qu'imposée par leur rang. luisa ne remarquait plus, et ce depuis des années, les regards qui se tournaient vers elle. Elle avait réalisé que plus on y prêtait attention, plus on confirmait l'avalt qu'on pouvait avoir sur ces gens. Pour cela, elle ne se servait de son influence que lorsque cela pouvait lui être profitable. Clairement, pas ce soir, alors qu'elle avait prévu de passer une soirée avec son neveu.

Elle eut un léger sourire appréciateur en l'entendant demander au serveur de leur apporter du champagne. Après la tequila, ce n'était peut-être pas le plus approprié (la force de l'alcool précédent pouvant éventuellement couvrir la subtilité du liquide à bulles), mais c'était là une façon claire d'annoncer leur domination sur tout ce beau monde. En un sens, Luisa approuvait. Elle avait beau être plus proche du "peuple" que le reste de sa famille, elle n'en oubliait pas pour autant d'où elle venait. Elle était simplement plus consciente de ce que son statut social voulait dire pour les autres et de la mission qu'il lui imposait dans son pays d'origine. Ici ? Elle aimait jouer les jeunes femmes sans autre préoccupation que celle de savoir si son cavalier du soir allait la ramener ou si elle rentrerait avec un (ou une) autre. En toute discrétion, bien entendu. Quand elle ne négociait pas des contrats à plusieurs centaines de millions de dollars, elle aimait se comporter comme l'étudiant lambda. Avec un nombre certain de zéros en plus sur le compte en banque. Son attention se tourna de nouveau sur son compagnon de soirée (provisoire ?) et elle secoua la tête avec amusement, envoyant voler des mèches sombres autour de ses épaules.

"J'ai toute confiance en ton talent, Christian. Tu ne m'as jamais déçue..."

Tout, du ton de sa voix au regard qu'elle lui jetait prêtait à confusion pour qui les entendait. Bien qu'il n'y ait aucune ambiguité sur la nature de leur relation (il ne fallait pas exagérer, il y avait assez d'un gros dégueulasse dans la famille), Luisa paraissait si jeune qu'on avait tendance à la prendre plus pour l'une des diverses conquêtes de Christian que pour sa tante. Et cela l'amusait énormément. Elle se souvenait d'une soirée où, pour rire, elle avait ruiné sa tentative de drague en revenant des toilettes : elle s'était fait passer pour la petite-amie du jeune homme et l'avait incendié sur place, laissant sa "concurrente" partir, dépitée. Bon, il s'était avéré que le Luz-Descalzo cherchait en réalité à se débarasser de la jeune femme et qu'elle lui avait offert une porte de sortie parfaite. Mais tout de même, ils avaient bien rigolé.

Il n'y avait qu'aux Etats-Unis qu'elle pouvait se permettre ce genre de choses. Au Mexique, elle était bien trop connue à présent. Ce qui expliquait pourquoi elle ne ratait jamais une occasion "d'ennuyer" son neveu le plus âgé. Après, cela ne les empêchait pas de s'éclater à Cancun, lorsque Christian éprouvait l'envie de passer, mais là c'était plutôt lui qui passait inaperçu... et qui lui sauvait la face à l'occasion.

Le serveur revint avec leur bouteille, qu'il présenta bien évidemment à Christian, qui l'accepta avec cette certitude des gens sûrs qu'ils seront obéis jusque dans le moindre de leurs désirs. L'argent avait ce genre de pouvoir sur les autres, dont on ne se rendait pas vraiment compte tant que l'on n'avait pas été confronté à autre chose. L'année de Luisa dans l'humanitaire lui avait ouvert les yeux sur ce type d'actions/réactions, mais elle n'en aurait jamais rien su autrement.

Elle souleva un sourcil, vaguement étonnée lorsque son cavalier avait annoncé au serveur que c'était à elle de goûter le brevage. Non pas parce qu'il faisait ce genre de proposition (Christian aimait casser les codes et Luisa le savait pertinemment, c'était d'ailleurs une des choses qu'elle appréciait le plus chez lui), mais à cause du mot qu'il avait employé pour la qualifier. Elle prit le verre qu'on lui tendait d'une main délicate, mais affirmée, qui traduisait la main de fer qui se cachait dans le gant de velours.

"Demoiselle ? Cela fait bien des années qu'on ne m'avait pas appelé comme ça... Lorsqu'on connaît mon âge, évidemment."

Un clin d’œil complice au serveur plus tard, elle portait le verre à ses yeux pour examiner la finesse des bulles, avant d'ajouter en direction de son neveu avec un air faussement réprobateur.

"Ce que je t'interdis de révéler, bien entendu."

Apparemment satisfaite de son inspection, Luisa trempa ses lèvres dans le verre, avant de faire doucement rouler le liquide en bouche. Enfin, elle fit glisser sa langue sur ses lèvres pour récupérer l'une des paillettes d'or qui avait tenté de s'échapper. Elle sourit en tendant le verre au serveur.

"C'est parfait. J'ai une préférence pour le "Goût de diamants", mais on ne peut pas nier la pureté de l'or... n'est-il pas, cher Christian ?"

Le regard malicieux de la mexicaine en disait long. Eh oui, il n'était pas le seul à savoir surprendre... D'autant qu'elle avait fait ce genre de choses avant lui. Avec beaucoup moins de vêtements, d'ailleurs.
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