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 Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon.

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Luisa Selva Moreno
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Luisa Selva Moreno

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Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 Vote_lcap17/30Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 160125120054759347  (17/30)

Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 Vide
MessageSujet: Re: Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon.   Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 Icon_minitimeMar 10 Mar - 19:12

Il avait l'air de se calmer un peu...

Ironiquement, une partie de l'esprit de Luisa se demandait combien de fois ses pensées allaient passer par ce stade. Il lui semblait que, depuis le début de la soirée, elle avait oscillé entre celle-ci et "Oh mon Dieu, ça recommence". Il fallait dire qu'Esteban était vraiment dans un état lamentable et qu'il avait été heureux qu'elle parvienne enfin à le retrouver. Néanmoins, la situation commençait également à peser sur ses nerfs. Elle état têtue, elle était forte, elle n'était pas du genre à abandonner, mais l'état critique de son neveu lui donnait l'impression d'affronter un monstre invisible. Ou en tous cas, un qu'elle n'était certainement pas capable de combattre seule.

En attendant, elle venait de réussir à convaincre son filleul d'arrêter de s'enfoncer les crocs dans la main. La mexicaine retint une nouvelle grimace : avait-il seulement conscience de la sensation qu'il donnait à des personnes dont la douleur serait bien plus constante avec un même geste ? Non, certainement pas. Il était bien trop mal pour avoir un tel raisonnement, c'était évident.

Néanmoins, il avait encore quelques réflexes. Dont celui d'ôter de suite sa main ensanglantée de celle de Luisa pour l'essuyer, et ainsi éviter qu'elle ait un quelconque contact avec son sang. La brune jeta un regard sombre à son vampire de neveu : ce n'était pas un geste anodin. Le fait que ses priorités soient ainsi faites montraient le point auquel il avait été traumatisé par cette histoire. Esteban n'avait jamais fait attention à grand chose par le passé, ce n'était pas dans ses habitudes de s'inquiéter pour quoi que ce soit. Et pourtant, en ce moment précis, alors qu'il allait vraisemblablement extrêmement mal, il pensait encore assez aux autres pour les empêcher d'avoir la moindre chance de finir comme lui. C'était louable, en réalité.

La grimace laissa place à un léger sourire. Malgré toute cette situation, Luisa trouvait qu'Esteban avait bien plus de courage et de noblesse d'âme qu'aucun pourrait le penser. Evidemment, ce n'était pas le moment pour mettre tout cela en mots. Mais peut-être aurait-elle un jour l'occasion de le lui admettre (car cela n'était pas non plus un aveu facile de la part de la cheffe d'entreprise).

Pour le moment, l'essentiel était de parvenir à se relever. Esteban fut extrêmement réceptif à sa proposition et la mexicaine fronça légèrement les sourcils, l'observant avec un peu d'inquiétude. Elle sentit la catastrophe arriver avant d'avoir eu le temps de prononcer le moindre mot ou de se relever complètement. La casserole se renversa, son contenu se partageant entre le sol (qui heureusement en reçut la plus grande partie) et Luisa elle-même, qui ne parvint pas cette fois à retenir un râle de dégoût, heureusement étouffé par le boucan de l'ustensile échouant au sol. Gael se leva aussitôt et accourut après avoir jeté un œil en direction de Karl : l'étudiant avait froncé les sourcils dans son sommeil, mais était apparemment bien trop loin pour se réveiller. C'était heureux.

Le temps que le garde du corps rejoigne les deux autres dans la cuisine, Esteban avait disparut. Ils entendirent une porte claquer, Luisa se tourna vers celle de l'entrée avec panique, mais soupira bientôt en entendant le bruit du loquet. Il s'était enfermé dans une salle de bains. Elle échangea un regard inquiet avec Gael avant d'observer le gâchis qu'étaient ses vêtements. Elle posa une main sur le bas de son visage. Elle ne se sentait pas extrêmement bien.

"Va te changer, je vais nettoyer ça."

Le ton de Gael était calme, factuel. Rassurant, en quelques sortes. Elle hocha la tête avant de se diriger vers sa chambre. C'est en passant devant la porte de l'endroit où son neveu venait de s'enfermer qu'elle l'entendit et lui répondit, sur un ton qu'elle voulait le plus tranquille possible.

"... D'accord. Ne t'inquiète pas pour ça. Prend ton temps."

Prendre son temps pour quoi ? Elle n'en avait aucune idée. Même pour elle, éternelle optimiste jamais à cours de solutions, cela commençait à devenir compliqué. Luisa se rendit dans sa chambre pour prendre de quoi se changer avant de se glisser dans la salle de bains attenante. Elle avait tenu à ce que l'appartement en possède au moins deux, et vraisemblablement elle avait bien fait.

Sous la douche, ses pensées gravitaient toujours autour de la même chose : Qu'allaient-ils faire ? Comment pouvaient-ils trouver une solution ? A quel point était-il sage de faire ceci, ou cela ? Au final, elle dura probablement beaucoup plus longtemps que ce qu'elle avait songé, et elle n'était pas beaucoup plus avancée alors qu'elle sortait de la suite parentale, changée de la tête aux pieds.

Gael, de son côté, avait nettoyé le sol de la cuisine et toutes les autres surfaces qui avaient pu être touchées. La casserole était retournée dans son placard, et aucune trace du verre tendu à Esteban plus tôt. L'argentin était depuis retourné à son poste, au chevet de Karl. Il leva la tête vers Luisa lorsqu'il l’aperçut, la question du regard. Pour toute réponse, la brune haussa les épaules, avant de se tourner en direction de la salle de bains.

"Je crains que nous n'ayons pas énormément de solutions, Tebi... Que préfères-tu ? La nuit n'est pas encore terminée, nous pouvons toujours sortir."

Elle n'était pas certaine que ce soit la meilleure solution : Karl restait épuisé et le laisser seul n'était pas forcément une bonne idée bien qu'il manque simplement de sommeil, mais Gael ne la laisserait probablement pas sortir seule avec Esteban -bien qu'elle pouvait toujours tenter de le persuader. Restait l'autre proposition.

"...Nous pouvons aussi faire venir quelqu'un ici."

La brune avait moins froid aux yeux que le garde du corps. Elle était de toute façons prête à faire ce qu'il fallait pour garantir le rétablissement de son neveu, et si cela devait passer par faire affaire avec des gens et/ou un trafic potentiellement douteux, cela ne la dérangeait pas foncièrement. Tout le monde avait des squelettes dans son placard, après tout.

Néanmoins, elle pensait d'abord à réfléchir à faire usage de son propre réseau de connaissances. Aux USA, il n'était pour le moment pas très étendu, mais les mexicains qui passaient -légalement ou non- la frontière étaient légion, et elle était certaine de pouvoir trouver d'autres personnes lui devant un service et dont la sœur/beau-frère/arrière petit cousin du côté de la fille de sa grand-tante pourrait donner un coup de main.

Mais pour cela, encore fallait-il qu'Esteban accepte l'une ou l'autre de ces plans et sorte de cette salle de bains.
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Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 Vote_lcap14/30Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 160125120054759347  (14/30)

Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 Vide
MessageSujet: Re: Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon.   Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon. - Page 7 Icon_minitimeMar 17 Mar - 17:10

La réponse de Luisa fut courte. Succincte, même. Esteban était parvenu à la convaincre qu'il n'allait pas repartir dans une quelconque nouvelle crise... Mais en était-il bien certain ? Pas vraiment. Il ne voulait pas être un poids pour Luisa. Ni pour Gaël, ni pour personne. C'était l'une des raisons qui l'avaient conduit à couper tout contact avec eux. Il était très déterminé à garder la face, à ne pas rendre les choses plus difficiles qu'elles n'étaient déjà... Cela dit, il fallait bien admettre qu'il n'était pas en contrôle de grand chose. Ses nerfs étaient au bord d'une nouvelle rupture. Il était bien incapable d'agir en le sens d'un retour au calme.

Tout ce qu'il pouvait faire, c'était attendre. Espérer. Faire en sorte d'oublier ce qui l'avait mis dans cet état, malgré les effluves sanguines et les battements de cœur qui lui parvenaient toujours, depuis l'autre côté.

"Ou... i. Oui. Je vais faire ça."

Prendre son temps. Cela allait-il calmer sa soif ? Non. Mais peut-être deviendrait-elle plus supportable si ses émotions cessaient de déborder. Il avança jusqu'à l'évier, sur lequel il se hissa à moitié. Il soupira tout en passant une main contre son visage, et en l'y laissant. Un oeil morne se tourna vers le miroir, lequel lui renvoyait toujours la même image... Pâle. Étrangère.

Moins pâle qu'avant, c'était certain. Cela dit il continuait de voir la différence avec sa carnation naturelle. Ce n'était pas lui qu'il voyait dans la vitre, c'était un vampire.

Son degré d'acceptation de la situation était aussi instable que tout le reste de sa personne. Parfois, c'était avec un cynisme martelant qu'il tentait de se fourrer la vérité dans le crâne, de l'accepter une bonne fois pour toutes. Souvent cela dit, le sentiment de dissociation était dominant. Il n'arrivait pas à s'associer à la créature qu'il était devenu, et cela allait au-delà du simple refus conscient de sa situation.

Il allait pourtant falloir qu'il dépasse ça, d'une manière ou d'une autre. Pour le temps qu'il lui restait à vivre sur terre, il fallait qu'il soit un vampire, et qu'il agisse comme tel à tous les niveaux. Sans cela, pas de sang pour lui. Et sans le sang, il y aurait des blessés, probablement parmi ceux qui étaient les plus proches de lui, étant donné qu'ils refusaient de le lâcher.

Il n'avait pas le courage de fixer plus longtemps cette image décharnée. Il n'était plus que l'ombre de ce qu'il avait été.

Il se détourna avec un nouveau soupir et se glissa plutôt sous la douche, tout habillé. Après quelques secondes d'hésitation, il ressortit et plia ses vêtements, qu'il posa sur une chaise. Ce n'était pas pour lui qu'il faisait ça. C'était pour Luisa, Karl, Gael. S'il sortait de là trempé de la tête aux pieds en passant par ses vêtements dégoulinants, il allait encore les inquiéter, et leur causer des problèmes.

Accroupi, il se cala dans un coin et laissa le jet d'eau le masser, le bercer, pendant un temps qu'il ne compta même pas. Ses yeux fixaient le plafond sans le regarder. Son esprit était parti ailleurs. Il flottait dans une sorte de mélancolie humide, rythmée par les nuages de vapeur d'eau qui passaient devant son regard flou. Il était triste sans sujet, et d'ailleurs, des larmes durent couler en plus de l'eau qui glissait contre son visage.

Si sa soif pouvait être comparée à un océan, alors Esteban quelques instants auparavant avait été l'image même d'un voilier en perdition dans une tempête noire et terrifiante. A force de ne plus rien penser, le vent se calmait, les vagues retrouvaient une taille normale. Le bateau ne craignait plus le naufrage. Retour au calme. La mer était toujours présente, mais il contrôlait son navire.

Le silence était désormais tonitruant. Mécaniquement, il essuya son corps, ses cheveux, puis passa à nouveau ses vêtements. Y avait-il un sèche-cheveux par ici ? Était-ce prioritaire ? Coupée n'importe comment, sa tignasse ne ressemblait plus à rien.

Il décida de sortir. Il se sentait désormais capable de faire face aux autres sans leur sauter à la gorge, et il jugeait cela comme une information rassurante, qu'il comptait leur révéler par cette initiative. Son regard était en revanche vacant. Il se sentait vide et abruti. Puis il y avait toujours ce problème irrésolu, prêt à tourner en boucle dans sa tête : Comment allait-il se nourrir ?

Luisa s'approcha de la salle de bain et lui adressa la parole à l'instant pile où il en sortait. Il ferma le battant derrière lui et s'appuya dos contre la porte, l'air hagard. Il paraissait être en train de se demander comment il allait se sortir de ce guêpier... Et c'était bien ce dont il s'agissait. Luisa venait de formuler en mots ce à quoi il s'était jusqu'à présent refusé de penser.

Horrifié, terrifié, terriblement peu confiant. Voilà ce qui résumait à la fois ce qu'il ressentait, et l'expression qui débordait de son visage.

"... Je ne sais pas si je peux faire une chose pareille."

En fait si, il le savait : il ne POUVAIT pas. Sauf qu'il n'avait pas le choix. Que Dieu le pardonne ou, à l'inverse, le foudroie... Il allait devoir y parvenir d'une manière ou d'une autre.

Faire venir quelqu'un ici ? Et qui donc exactement ? Il savait qu'il existait des services de livraison à domicile spéciaux pour... Les gens dans son cas. Cela dit il n'avait pas assez confiance pour faire venir un étranger, même si ce n'était pas chez lui mais chez Luisa. Ils vivaient tout de même dans le même immeuble. On aurait tôt fait de comprendre qu'il avait acheté le penthouse juste au dessus.

Catastrophé, il soupira encore et posa une main sur son front.

"... Et je ne peux pas non plus sortir comme ça. Tia... On ne peut pas faire venir plus d'une personne, c'est trop risqué. Ça ne me laisse que peu de choix."

Nouvelle main qui frottait sa bouche alors que son regard, hanté, se posait sur un vide très lointain. De quoi allait-il avoir l'air, franchement ? "D'un vampire", lui répondait la petite voix dans sa tête. "Exactement ce que tu es, au cas où tu l'aurais oublié". Il n'avait pas oublié, mais il aurait voulu pouvoir continuer à faire semblant du contraire.
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Luisa, ou l'intuition crochue... pointue. Pardon.

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