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 Ciel

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Ciel
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MessageSujet: Ciel   Ven 10 Juin - 11:06

État Civil

Nom : -inconnu-
Prénom : Ciel
Race : Vampire.
Âge : 153 ans

  • Pour les Outres : Âge apparent : Selon le point de vue ça peut varier de 12 à 14 ans, mais jamais plus. Ses traits jeunes et non prononcés lae rendent enfantin.e.

Date de Naissance : 12 Mars 1900 - (date inconnue de Ciel)
Situation de Famille : Jamais seul.e, toujours accompagné.e de Sebastien, sa seule famille adoptive.
Profession / Activité : Pour le moment rien, mais on pourrait envisager des études, du moins c'est ce que voudrait Sebastien.

Morphologie


Taille :1m45
Poids :35 kilos
Corpulence : Ciel est une personne maigre, à l'allure fragile, comme sous-nourrie. On voit ses os facilement à travers la pâleur de sa peau, et sa silhouette est fine, androgyne, comme si iel n'avait pas subit l'effet de quelconques hormones à la puberté, et a donc gardé une allure quasi enfantine. On ne peut pas dire qu'iel a l'air un minimum musclé non plus. Tout chez ellui respire la fragilité; iel est incapable de porter la moindre bijou, à moins d'en avoir un sur mesure qui ne glissera pas de ses poignets ou ses doigts.
Couleur de cheveux : Ciel a les cheveux gris-blancs, qui à la lumière se révèlent être blancs immaculés. Cela est dû à plusieurs déficites génétiques: une forme d'albinisme dédoublée de Xeroderma pigmentosum, qui ont fait que même en étant humain, iel ne pouvait supporter la lumière du jour, au risque de subir des effets secondaires néfastes - autrement dit, Ciel est un.e enfant de la Lune.
Couleur des yeux : Les yeux de Ciel, en forme légère d'amande, sont un mélange gris/vert, où ses iris ont le contour vert pâle, et plus on se rapproche de la pupille la couleur s'éclaircit de devient grise.
Allure générale : Lorsqu'on voit Ciel pour la première fois, beaucoup de gens se demandent d'abord si c'est un garçon ou une fille : sachez-le de suite, aucun des deux. Ciel est une personne agenre. Ensuite lorsqu'on comprend cette étape, on se demande comment une personne peut paraitre aussi fragile et fébrile. Iel est facilement reconnaissable, de par sa petite taille et ses cheveux blancs. On pense souvent que iel ressemble à un.e enfant perdu.e, ses yeux larges démontrant une confusion quasi-constante, comme si iel découvrait toujours des nouvelles choses impossible à comprendre ou appréhender.
Allure vestimentaire : Les vêtements ne font pas partit des choses qui semblent l'inquiéter. Iel s'habille avec ce que lui trouve Sebastien, et ne semble jamais plus adepte d'un vêtement qu'un autre. Iel ne refusera pas de porter des robes ou jupes, et les portera avec autant d'intérêt qu'un vieux jean troué. Cela dit son mentor semble avoir remarqué que iel était plus adepte de vêtements trop larges, qui semblent lae mettre plus à l'aise que des vêtements moulants.
Particularités éventuelles :/


Psychologie


Défauts : A cause de son passé, Ciel est quelqu'un de très peureux. Iel a peur de tout et rien; et malgré le fait que Seb lui fait découvrir le monde contemporain petit à petit, iel est terrifié.e par l'inconnu, et n'osera pas se lancer facilement dans une aventure. A côté de cela, Ciel a peur pour une autre raison : iel a peur de ses propres capacités, sachant ce qu'iel a fait par le passé. Iel pense qu'il y a un monstre en ellui, qui pourrait surgir à n'importe quel moment, bien qu'il soit favorisé par le silence et l'obscurité. Ciel est une personne très curieuse aussi, mais un peu le même genre de curieux qu'un chat qui vient découvrir une nouveauté avant de s'enfuir en courant - a savoir que lae vamp est très rapide et véloce, et on aurait du mal à lae rattraper si iel venait à décider de s'enfuir quelque part. Une chose à savoir aussi : il ne faut jamais claquer des doigts à côté d'ellui, au risque de subir des répercussions pas très glorieuses.
Pour les personnes qui aiment avoir de longues conversation philosophiques, Ciel est un cauchemar. Iel est plus ou moins mutique, souvent plus par choix que par réelle capacité à parler. Iel s'est rendu compte qu'en prenant la parole les gens étaient plus aptes à faire d'iel le centre de l'attention... Et ça, c'est une chose terrifiante. Iel préfère donc écouter plus que parler, et il sera même difficile de lae forcer à lever la voix pour exprimer une opinion.

Qualités : Ciel est quelqu'un de très attentif, et fera attention au moindre geste, au moindre regard de celleux qui l'entourent. Iel est donc assez sensible dans son égard aux autres - entre l'attention et la craintes cela dit. Lae vamp a une bonne mémoire pour ce qui est de ce qui lui arrive ces derniers temps; iel se souviendra toujours d'une bonne ou mauvaise action commise par quelqu'un envers ellui. Il faut savoir que Ciel n'est pas quelqu'un qui se montre très émotif, et ne réagira pas forcément quand on vient de lui faire une crasse, mais il faut savoir qu'iel s'en souviendra longtemps. Note tout de même : Ciel n'est pas quelqu'un de très émotif, mais il est toujours possible d'avoir un surplus d'émotions qui finissent par exploser d'une façon ou d'une autre sous plusieurs formes - reste à voir comment, quand cela arrivera.
Bien qu'iel soit apte à pardonner, ça ne veut pas dire que les choses faites seront oubliées. A côté de ça, Ciel est une personne très loyale envers les gens qui sont attentifs avec ellui, surtout les personnes qui font de nombreux détours pour l'aider.
Son passé ne lui permet pas de comprendre tout ce qui l'entoure, mais ne l'empêche pas d'être excessivement curieu.x.se - Ciel ne comprend pas encore comment fonctionne la technologie, mais apprend vite à utiliser les outils contemporains, notamment pour ses cours d'anglais sur tablette.
Iel ne parle pas beaucoup (quoi c'est pas une qualité?) mais a au moins un accent allemand mignon quand iel parle anglais.

Croyances : Lae vamp pense qu'il y a des personnes foncièrement méchantes et cruelles, et on aura du mal à lui dire le contraire. Iel pense aussi qu'il y a des personnes pleines de bonnes volontés, mais que des fois, la ligne entre les deux n'est pas très claire.
Religion : Aucune religion.
Goûts : Quand on passe la majorité de sa vie dans une cave à crever de soif, on pense pas trop au sex et à ces choses-là. Pour ce qui est du goût culinaire, Ciel peut dire avec certitude que le sang de métamorphe est la meilleure chose que iel ait goûté jusque là.
Talents, savoirs notables : Savoir déchiqueter quelqu'un en guise de spectacle ça marche?

(+) Espoirs, buts, rêves : Ciel désir être maître d'iel-même, d'avoir un contrôle total sur son corps, et iel tente d'être foncièrement plus positif.ve par rapport à l'avenir. Iel veut déjà réussir à parler correctement sans que cela soit épuisant, et surtout iel voudrait un jour couramment parler anglais sans paniquer.
(-) Angoisses, regrets, phobies : Des angoisses? Ciel en a des masses, mais cela tourne beaucoup autour du mal que iel peut faire aux autres. Iel ne veut plus jamais utiliser la violence comme moyen d'arriver à ses fins. Autrement, iel a un regret notable : ne pas se souvenir de son ancien prénom. Iel sait qu'iel était une personne totalement différente de qui iel est maintenant, mais n'avoir aucun souvenir de sa vie humaine est quelque chose qui lae perturbe.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ? "Je me sens plus proches d'eux, et je pense avoir beaucoup à apprendre des multiples races qui semblent s'êtres dévoilées dans le monde ces dernières années."
Et votre sentiment vis à vis des Normes ? "J'en ai tué plus que ce que j'aimerai admettre, mais je vais m'améliorer et plus jamais en blesser un seul... Reste qu'ils sont quand même très fragiles."
Êtes-vous satisfait de votre existence ?  Non, avec un peu de chance ma vie à la Nouvelle Orléans sera meilleure que tout ce que j'ai vu jusque là...
Possibles évolutions ou objectifs futurs : Faut rencontrer Andele à l'Université... Il le faut. Et Esteban. Là on va rire.

Particularités éventuelles : (Uniquement celles qu'on a besoin de savoir pour bien vous connaître)

Relations Sociales

-Pour les Vampires : Ciel n'a pas de Calice.

Relations particulières notables :

-Enrick Schaw : Un vampire énigmatique pour Ciel, qu'iel a apprit à mépriser, craindre, puis obéir.
-Sebastien Duroix : Sebastien est un métamorphe Tigre de Sibérie blanc et est un consultant surnaturel du BIAS, au tempérament doux avec lae vamp, mais qui sera extrêmement protecteur envers iel. Ciel sait qu'en dehors de leur relation, le méta est généralement très froid avec tous les gens qu'il peut côtoyer au travail ou durant son temps libre. Il laisse le bénéfice du doute sans le montrer, mais une fois son avis fait sur quelqu'un, difficile de l'en changer.
-Hannah : la vamp était la "mère" de Ciel. C'est elle qui l'a transformé.e et qui lui a apprit comment vivre en temps que vampire. Lae vamp aux cheveux blancs n'a aucune idée de son identité originelle, son nom ou quoi que ce soit, vu qu'ensemble ils ont passé leur temps à utiliser des pseudonymes pour se déplacer plus aisément de ville en ville et de front en front.


- Bas les Masques -

Derrière l'écran, vous êtes : Dridri, Kero.
Vous serez souvent là avec nous ? Un peu comme d'hab le plus souvent possible.
Comment avez-vous connu Voodoo Child ? par des garces des PCs What a Face
Avez-vous déjà un double/multi compte ? Stephan, Monomen, Adrian (et Evie)
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ? *voit le vent tourner et fait une pub L'Oréal*

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ? (La main sur le coeur et dites « je le jure » u.u !) :
JEULEUJURE!


Dernière édition par Ciel le Dim 28 Aoû - 18:22, édité 13 fois
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Ciel
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MessageSujet: Re: Ciel   Ven 10 Juin - 11:12

Antécédents :


Quelque chose à dire sur votre Famille ?
Ciel se souvient peu de son passé humain, mais se souvient plus clairement de sa mère que de ses frères. Eux sont sans doute morts au front franco-allemand pendant la guerre de 14-18. Iel n'a pas eu le temps de la voir morte, mais la fièvre qui tenait sa mère était incurable.
Sa famille après ça devint Hannah, qui prit soin d'ellui, et lui apprit des techniques de "chasse" et de "pêche". Elle a disparut lorsqu'Enrick l'a enlevé.e, et iel ne sait pas ce qui lui est arrivé, ou si elle est encore en vie.
De nos jours, la seule famille qui compte pour lae vamp, c'est Sebastien, son gardien et protecteur.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :

Il était toujours difficile pour moi de penser à mon passé, vu que d'une part je n'avais pas vécu grand chose avant mon traumatisme, et d'autre part à cause du dit traumatisme, mes souvenirs demeuraient flous, vagues pour la plupart... Malgré tout Sebastien m'encourageait à fouiller ma mémoire lointaine. Je faisais de mon mieux, mais honnêtement je ne savais pas ce que cela changerait. Mon protecteur avait dit, et prit longtemps à l'expliquer pour que je le comprenne, qu'il était plus facile de se connaître soi-même lorsqu'on connaissait son passé... Ma vie humaine avait été courte, et n'avait eu aucune incidence sur ce qui m'était arrivé. Mais je savais ce que j'étais devenu après cela, et ce dont j'étais capable; inutile de fouiller le passé pour ça. Cela dit, je lui laissais le bénéfice du doute... Alors je pris le temps d'y réfléchir sérieusement.

J'étais né.e autour des années 1900. Si c'était avant ou après, je n'en savais pas plus. Ma famille était, il me semblait, de la classe ouvrière, et vivait dans des conditions difficiles. J'avais autour de quatre ou cinq frères, mais honnêtement, leur souvenir me paraissait si lointain que je me moquais de ce qui avait pu leur arriver. Je ne savais pas spécifiquement où je j'étais né.e, mais il semblerait que ce soit en Allemagne ou en Autriche.
Je n'avais aucun souvenir de mon père; il était sans doute mort dans l'effondrement d'une mine comme cela arrivait beaucoup dans ces temps-là. Ma mère nous avait donc élevé.es, moi et mes frères.


Dans la ville minière tout le monde mettait la main à la pâte, qu'on le veuille ou non. On dû se rendre compte de mes problèmes de santé dès un très jeune âge, mais cela n'empêcha pas qu'il fallu travailler - amener des chargements de charbon à la gare au bas de la montagne, cela se faisait jour comme nuit. Mon enfance entière s'était déroulée que dans l'obscurité... Les souvenirs étaient flous, jusque autour de mes quatorze ans. Plusieurs choses arrivèrent simultanément : la guerre éclata, mes frères furent envoyés au front en France, et ma mère tomba malade, atteinte d'une grave fièvre. On ne me prit pas dans les rang de l'armée à cause de ma fébrilité. J'étais en âge pourtant, mais la puberté ne m'avait absolument pas affecté comme elle avait affecté mes frères. Je demeurais petit.e, frêle et fragile... On me prenait pour un simple enfant, trop jeune.

Ce fut mon devoir de subvenir aux besoins de ma mère. Avec mon maigre travail comme seule paie, nous ne pouvions quasiment rien manger. Ma faiblesse ne me permettait pas de travailler aussi bien et longtemps que d'autres, alors j'étais certain.e que j'allais mourir.
La fièvre avait commencé à m'atteindre aussi, mais hors de question de cesser de travailler; il fallait que je veille sur ma mère. C'était mon devoir.

Tout cela changea un jour d'automne, lorsqu'un véhicule motorisé monta le chemin jusqu'à la ville minière. Ils étaient arrivés au crépuscule, un homme et une femme, vêtus de couleurs sombres mais portant la croix rouge des médecins. Je les avais vu monter alors que je ramenais mon panier vide afin de rentrer. Je m'étais mis à courir pour les rattraper; il fallait qu'ils voient ma mère, qu'ils la sauvent. Lorsque j'arrivais enfin au sommet, la voiture était arrêtée, et les occupants nulle part en vue. Je courus d'abord jusqu'à la maison, toussant et transpirant avec l'effort et la fièvre. Lorsque j'ouvris la porte ils étaient déjà là. Deux grandes silhouettes sombres. J'imagine les avoir supplié de la sauver, mais ils semblèrent plus préoccupés par mon cas; je n'avais pas encore compris qu'il était trop tard pour ma mère, et qu'elle était à la fin. Le docteur aux lunettes rondes m'examina - constatant ma fièvre, il avait échangé quelques mots avec l'infirmière, lui demandant de rester avec moi le temps qu'il revienne. Il y avait encore beaucoup de gens dans le village à aller voir, et certainement des gens qu'il pouvait aider.

Cette femme s'avéra être tout autre chose que l'infirmière qu'elle prétendait être... Comment et où cela s'était passé, je n'en n'avais aucune idée... Mais elle m'avait changé, et il n'y avait pas moyen de revenir en arrière. Cela faisait partit des souvenirs que je ne tenais pas à retrouver. Ces premiers mois sous la surveillance d'Hannah ne pouvaient rien contenir de bon...
Et plus tard, en sa compagnie, nous étions allés sur le front franco-allemand, à la recherche de proies faciles. C'était une époque idéale, favorable aux êtres comme nous, où on ne regardait pas deux fois le corps d'un soldat avant de le brûler ou le jeter dans une fosse.

Hannah m'apprit beaucoup de choses sur notre condition commune. Elle n'avait jamais eu d' "enfants" avant moi, alors c'était une découverte pour nous deux. Je ne sais si nous avions côtoyés d'autre vampires; ce dont je me souviens le mieux, c'est les innombrables chasses que l'on menait ensemble, à courir après des gens terrifiés, terrorisés. Je n'ai jamais vu Hannah aussi heureuse que lorsque je l'ai dépassé pour m'attaquer à une proie commune. J'étais petit.e, véloce, rapide... Un avantage net pour ma survie. Ma corpulence et mon apparence déjà enfantine aidait aussi à appâter de nombreux humains...

Je ne peux dire aujourd'hui que je suis fier.e de ce que j'ai fait, et je sais aussi que cela n'a pas seulement été une question de survie...


Une voix me tira de mes pensées subitement; Sebastien me regardait, un sourcil dressé. Je me secouais avant de retourner mon attention vers mon cours d'anglais.
Une musique douce résonnait dans la pièce. Un son que j'avais apprit à apprécier grandement. Une musique au piano, un rythme simple et répétitif. Je trouvais bien plus agréable d'avoir ce son en fond sonore constant au lieu du silence... Sebastien ne s'était pas encore plaint jusque là, bien qu'il était possible que la répétition l'agace; mais il n'en faisait rien. Il ne comprenait certainement pas totalement l'effet que me faisait le silence, mais il semblait voir le changement qu'il provoquait chez moi.
Il lisait un livre alors que je suivais un cours interactif sur le cadre lumineux qu'il m'avait passé. Il m'encourageait à apprendre la langue commune d'ici... Peut-être pas la parler, mais la comprendre au moins. Une autre chose qui était claire, autant pour lui que pour moi : je n'avais pas encore la force de parler souvent, d'émettre beaucoup de mots, donc encore moins faire des phrases. Pourtant il n'était pas difficile de communiquer avec mon gardien. Je ne comprenais rien à ses mots, mais ses gestes étaient significatifs, et je pouvais répondre avec des gestes similaires - nous pouvions nous comprendre ainsi. Mais il continuait de parler malgré tout, que je m'habitue aux sonorités, et à assimiler les formulations plus facilement.

Il n'avait pas quitté les lieux depuis trois semaines... Trois semaines déjà si j'en croyais le calendrier et les explications données par mon cours. Ma notion du temps était étrangement biaisée; maintenant que je le voyais passer, j'avais du mal à comprendre sa vitesse ou son fonctionnement. Des fois les jours étaient comme des mois, et des fois une journée passait comme une minute. Comment pouvait-on garder la même mesure de ce qu'était le temps, quand tout était toujours si différent d'un instant à l'autre? En observant Seb, je pouvais imaginer que l'on s'y faisait peut-être, mais mon ressentit était si différent que pour le moment, cela restait un point de confusion.
En même temps, si j'étais parfaitement honnête, tout me rendait confus.e. Tous ces objets autour de moi, ces choses qui brillaient, faisaient du bruit, ces boîtes qui émettaient du son... J'avais un peu peur de tout ce qui m'entourait... Pas étonnant que je n'avais pas encore réellement mis un pied dehors. Sebastien avait tout de même essayé une nuit, mais ma panique avait été telle, entouré.e de choses inconnues... Il avait été sage de juste ignorer l'expérience pour le moment et attendre que je me sois habitué à cet environnement. Justement, au même moment un bruit strident surgit dans le calme musical, et je me sentis bondir du fauteuil. Seb fut très rapide à attraper le petit boîtier qu'il mit à son oreille. Sa voix me ramena un peu dans le moment présent; mon esprit venait subitement d'aller tout à fait ailleurs, dans un endroit que j'aurais préféré oublier totalement.
La voix de mon gardien était sombre, grave. Vu l'intonation, je dirais qu'il était très énervé, et que la personne avec qui il communiquait l'agaçait. Il ne parlait jamais comme ça avec moi, même si des fois je devais l'énerver... Soit il parlait à quelqu'un qu'il n'aimait pas, soit on lui disait quelque chose qui ne lui plaisait pas; en tous cas, je ne pouvais m'empêcher de trembler en entendant son énervement.

Lorsque le silence revint enfin, je sentis sa main sur mon épaule; je dû m'empêcher de sursauter au contact. Je n'avais toujours pas l'habitude de la chaleur qu'il dégageait, mais il semblait essayer de m'insensibiliser à ce genre de chose. Levant les yeux vers lui, je vis que son visage était plus tendu que normalement, mais ses yeux étaient assez doux - il avait l'air de vouloir s'excuser. Je secouai la tête et me remis sur le cadre lumineux. Sebastien dit alors quelque chose. Je le regardais de nouveau quand il quitta la salle et revint quelques minutes plus tard, sous forme animale. La première fois que je l'avais vu ainsi, j'avais été, assez honnêtement, terrifié, mais pas pour les raisons qu'on aurait pu croire. Sa présence même déclenchait des instincts en moi qui me maintenaient dans un état de peur perpétuelle... Cette même peur qui me faisait agir comme un monstre. Maintenant que je l'avais vu de nombreuses fois sous cette forme, j'arrivais à calmer les pulsions instinctives, et le regardai juste du coin de mon oeil. Sa taille imposante était remarquable, et son pelage rayé noir et blanc donnait vraiment l'allure d'une énorme peluche... Mais une fois de face, les yeux intelligents et surtout les crocs visibles faisaient perdre cet aspect duveteux qui donnait envie de grimper sur le dos de l'énorme tigre.
Il s'allongea dans un coin de la salle, sous la fenêtre. J'avais remarqué qu'il passait généralement plus de temps sous sa forme animale que sous sa forme humaine. Je n'avais aucun doute que ce devait être plus confortable pour lui. Posant son énorme tête sur ses pattes, il ferma les yeux, non sans bouger un instant les oreilles pour vérifier qu'il n'y avait pas de son inquiétant dans l'immédiat à proximité. Je ne pus m'empêcher de le fixer longuement. Après quelques minutes il s'était endormi, et respirait profondément. Je regardai sa cage thoracique se lever et se baisser en rythme avec la musique calme. J'attendis un peu avant de reprendre le cours sur l'écran. Une voix parlait dans le petit outil qui couvrait mes oreilles; le son était assez bas que j'entende la voix et la musique en même temps. J'écoutais les sons, et tentais de les associer avec des mots, des idées. C'était difficile, mais j'avais l'impression d'apprendre; c'était le plus important si je voulais comprendre ce que l'on disait autour de moi. D'ailleurs j'aurais voulu déjà savoir ce qui avait tant énervé Seb tout à l'heure, savoir ce qu'il disait. J'espérais y arriver un jour, vraiment.

Les exercices continuaient de bon train quand, subitement, tout se coupa; la musique, la lumière, l'écran. Subitement il n'y eut plus de lumière dans la salle, et le silence s'installa avec.

J'étais figé.e, immobile, je ressentais la terreur agripper mes épaules, et la sensation qu'un feu vif avait commencé dans ma gorge. Mon corps lui-même était subitement plus faible, plus fragile. Je fermai fort les yeux et appuyai le casque contre mes oreilles, mains tremblantes... Mais c'était trop tard, j'y étais déjà.

J'ouvris les yeux, et je ne vis rien. Il faisait noir, totalement noir. Subitement une lueur apparut, doucement d'abord, jusqu'à devenir aveuglante. Elle révéla avec elle une petite salle close, sans fenêtres, avec des petites marches en bois menant vers une trappe au plafond, du côté opposé de la salle. Par réflexe j'essayais de me camoufler dans l'obscurité, mais rien n'y faisait... J'entendis les pas résonnants sur les marches en bois, descendant vers la salle. La silhouette qui apparut était celle d'un individu au dos droit, à la tête haute et aux cheveux bien coiffés. Son corps était moulé dans un uniforme sombre avec des bouts argentés brillants... Si on m'avait demandé dans l'instant, j'aurais su dire ce qu'était l'uniforme : un uniforme de SS. Ce type m'avait attrapé, cagoulé et mis à l'arrière d'un camion. J'aurais pu facilement m'échapper s'il n'avait pas été un vampire, et s'il avait été seul. Je n'avais aucune idée de pourquoi j'étais maintenant enfermé.e là, dans ce sous-sol moisissant... Et il ne semblait pas apte à me répondre.

Sa voix était douce, mielleuse, comme un mentor ou un parent qui apprend quelque chose à quelqu'un de très jeune, ou totalement stupide. C'était un ton condescendant, affirmant sa supériorité sur moi. Au début je n'avais pas eu peur, j'avais juste été énervé... Très énervé. J'avais été prêt.e à lui arracher la gorge à ce moment-là, mais il prit le temps de m'expliquer la règle de son petit jeu : si je restais là sagement et le laissais prélever de mon sang, il me garderait en vie, et me nourrirait régulièrement. Si je ne faisais pas cela, il me laisserait m'épuiser totalement jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger, puis prélèverait mon sang et me donnerait à boire en quantités très limitées; juste assez pour que je survive, pas assez pour que je puisse bouger.

Je ne l'avais pas prit au sérieux; c'était aberrant; d'où lui était-il venue une telle idée? Je m'étais contenté.e de rire, et lui avait continué à sourire d'un air satisfait. Il me prévint que je finirais bien par me soumettre... J'avais attendu qu'il ressorte et me laisse dans l'obscurité pour me lever et essayer de sortir. J'avais tout fait à cette fichue trappe, mais rien n'y faisait, elle ne bougerait pas. Il y avait plus de chance que je devienne fou par l'enfermement qu'à cause de la soif... Du moins j'avais pensé ça au début... Jusqu'à ce que mon corps me trahisse et devienne plus lent, moins coopératif. Ma soif commençait à me tenir, mais il était hors de question que j'abandonne.
J'avais cherché de fond en comble dans la cave, cherché une issue, n'importe quoi qui pourrait m'aider à sortir... Rien n'y faisait, la salle était totalement vide.
Le type en uniforme revint; ma soif n'était pas encore insupportable, mais elle allait vite le devenir s'il ne me donnait rien. Quoi de plus normal que je lui réclame des explications, que je lui dise de me libérer... N'importe qui aurait fait ça, et il aurait rit quelques soient les circonstances. Pour lui, il était clair qu'il avait les pleins pouvoirs sur moi, et que c'était à lui de décider quand les choses se feraient. Il essaya alors de me prélever du sang; je l'en empêchai. Il me rappela qu'il ne me donnerait pas à boire si je ne me laissais pas faire. Mais pour qui se prenait-il?

Le souvenir était vif, violent, ce premier combat où il me mit à terre en une seconde, où il me disloqua l'épaule en même temps... Ce n'était pas grand chose sur le coup pour moi, à part une humiliation violente. Le coup le plus dur fut à ma fierté.
Face à cette rébellion, il fit exactement comme promis, et quitta la pièce sans autre forme de procès. Il me laissa seul dans l'obscurité, sans rien pour empêcher mon corps de faiblir encore. Et c'est exactement ce qu'il se passa. Je n'avais aucune notion de temps, il n'y avait pas de lumière, pas de son, rien qui me permettrait de savoir si c'était le jour ou la nuit... Mon kidnappeur ne revenait pas, malgré le nombre de fois où j'avais hurlé en direction de la trappe pour qu'il revienne m'affronter. Je le détestais, et je n'avais qu'une envie : lui faire bouffer le sol pourri de la cave. J'attendis avec impatience au début qu'il revienne, me sentant prêt à l'affronter de nouveau et réclamer ma liberté... Je ne voyais ça que comme un jeu, un défi, pas comme quelque chose sérieux. Toute ma vie de vampire n'avait été que cela, un jeu, à chasser des humains sans remord ou crainte, jouer avec eux comme un chat joue avec une souris avant de la dévorer... Il ne pouvait me venir à l'esprit que ce SS ferait exactement ce qu'il m'avait dit.

Mon corps fut donc le premier à me trahir. Rapidement je ne pus plus rien ressentir, et plus le temps semblait avancer, moins je pouvais bouger. Je n'avais jamais eu aussi soif de ma vie... Mais je ne laissais jamais la peur m'envahir; j'allais traverser cette épreuve, pourrir ce type et partir tranquillement...
Cette pensée, cette illusion me quitta bien lentement. Accroché.e à cet espoir, je souffris bien plus que si j'avais déjà abandonné. Si je n'avais pas été si fier.e, peut-être qu'il m'aurait traité différemment, peut-être m'aurait-il libéré... Je n'en savais rien, mais il tint sa promesse de ne me prélever du sang que lorsque je ne pouvais plus bouger, et ne me donna à boire que le stricte minimum pour survivre.

Le temps passait très différemment, allongé.e dans cette cave, à suivre ce rythme comme si mon âme et mon corps étaient totalement dissociés... Je ne vivais qu'au son de la voix souriante de mon kidnappeur alors qu'il me prenait du sang pour en mettre dans une jar, avant de me donner à boire. Qu'il me prenne ce sang m'épuisa d'autant plus, et je ne sentis plus la capacité de bouger du tout. Allongé.e comme ça, la tête contre le sol, j'attendis, plus qu'autre chose, qu'il me tue. A chaque fois j'avais l'impression que mon corps allait s'auto-digérer à cause de la soif, que mes organes et mes membres allaient se changer en cendres... Je savais cela impossible, mais la torture que cela devenait... J'aurais préféré que mon kidnappeur y mette fin, et vite.
Chaque fois que j'avais l'impression de me désintégrer, que mon corps tombait en morceau, chaque fois le SS était là pour me donner le stricte nécessaire pour que je reprenne conscience. C'est sans doute à partir de ce moment-là, après ces centaines de prises de sang, que la dissociation se fit plus nette, que mon esprit s'éloignait de ce corps mourant pour ne plus souffrir... c'est là qu'est entré le monstre, à ma place.

Je me sentis trembler; mais qui tremblait? Moi? Mon corps? Ou une autre entité d'un autre temps? Un souvenir ou une vision du futur? Qu'est-ce qui faisait si mal? Pourquoi? Pourquoi ce corps bougeait-il seul? Que voyait-il? Que sentait-il? Etait-ce du sang? Cette odeur... C'était bien ce qui enflammait sa gorge, n'est-ce pas?

Ses yeux s'ouvrirent en un éclair; la lumière était forte mais iel garda les yeux fixés sur ce qui venait de tomber dans les escaliers. L'odeur venait de ça. Le bruit de pas suivit, descendant les marches lentement. Le corps était attentif, silencieux, yeux rivés sur la masse gisant au sol. La silhouette debout poussa la masse, qui gémit. Le bruit déclencha des frissons sauvages et instinctifs, et tout son être lui hurlait de se lever et se jeter sur l'amas de chair... Un autre son lui donnait l'eau à la bouche : le battement rythmé, régulier d'un coeur. Dans le silence, il était facile de percevoir la moindre vibration. La masse au sol éleva la voix. Le corps écouta attentivement, comme si l'occasion allait prochainement se présenter, où il allait pouvoir planter ses crocs dans la chair tendre.

"Enrick, s'il te plaît..."

Un bruit sec se fit entendre alors que la silhouette posa son pied contre son cou, et donna un coup sec - toute la tension qui semblait tenir le corps humain lâcha, et il gît sans vie. Le son provoqua un frisson dans son échine. C'est alors que la silhouette tourna son regard vers le corps assoiffé, fixant avec attention ses yeux, son regard. Il n'y avait que quelques mètres entre lui et ce cadavre qui sentait si bon... Pourquoi n'avait-il pas la force de se lever et satisfaire sa soif? Iel ignora totalement la silhouette jusqu'à ce qu'elle approche, traînant le cadavre avec. Le type le lâcha à deux pas. A une telle proximité, l'odeur était affolante, rageante... Si près... Pourquoi ce corps ne répondait-il pas?! La rage le prit à la gorge. Il n'y avait plus rien, rien que ce cadavre, rien que ce sang qui s'en écoulait... Il n'y avait plus de kidnappeur, plus de captif, juste le sang frai et la soif.
L'instinct de survie prit le dessus; son corps allait réagir, ou iel allait mourir, c'était tout ce qui comptait dans l'instant. Il fallait qu'iel bouge, qu'iel se traîne ces derniers pas et plante ces crocs dans le sac de sang à proximité... Il le fallait, ou iel ne serait plus.
Iel n'avait plus rien, plus aucun contrôle... Son corps agissait de lui-même, avec l'encouragement des pulsions, et la voix à l'arrière de la tête qui disait qu'il n'y avait que la survie, coûte que coûte. C'était sans doute ça que cherchait son kidnappeur, mais comment aurait-il pu le savoir? Tout ce temps il ne lui avait que prélevé du sang, il n'y avait pas moyen de penser qu'il avait encore une autre idée derrière la tête. Il était clair qu'il aimait avoir le contrôle, et montrer qu'il avait le pouvoir sur ellui...

Pourquoi était-il si content lorsqu'iel réussi enfin à se traîner jusqu'au cadavre? Pourquoi ce sourire de satisfaction lorsqu'iel réussi enfin à planter ses crocs et vider le corps de son sang, si bien qu'iel sentait l'ivresse venant avec, comme s'iel n'avait pas eu cette sensation depuis des millénaires. Nouvellement revigoré, iel demeura allongé sur le dos, ivre, vivant... Mais iel n'était déjà plus ellui-même. Lorsque la silhouette prit la parole, iel pu le regarder clairement, ses yeux vifs et précis, écoutant la voix. Il lae félicitait, comme on félicite un chien quand il a donné la patte. Iel aurait trouvé cela insultant, mais iel n'était déjà plus lui-même et se moquait allègrement du faux compliment. Iel s'assit soudainement, avec la nouvelle énergie que le plein de sang venait de lui donner. Iel garda les yeux rivés sur la silhouette du SS qui ne portait plus cet uniforme, qui sourit.

"Je suis Enrick Schaw, et j'ai un projet pour toi."

Avait-iel comprit? Peut-être, peut-être pas, cela n'avait pas d'importance. Tout ce qui comptait, c'était qu'iel survive, qu'iel puisse revenir à cet état d'ivresse, de satisfaction... Enrick sembla compter là-dessus, et n'attendit pas qu'iel ne puisse plus bouger pour lui ramener un autre corps. Tous ses gestes étaient calculés. Garder l'objet de sa convoitise à distance, et l'habituer à recevoir un ordre pour se jeter dessus. A force de le faire, l'instinct de survie fut remplacé par la joie pure et simple de la destruction, du meurtre... Bientôt iel prit plaisir à démembrer les proies que son kidnappeur lui amenait... Lui-même semblait de plus en plus content de cela.
Il l'habitua à des choses simples : lorsqu'il amenait un humain encore vivant, il pouvait le faire attendre des heures avant de se jeter dessus - iel semblait même pouvoir supporter la soif malgré la présence de corps... Tant qu'il ne lui indiquait pas qu'iel pouvait le faire, lae jeune vamp ne le faisait pas. Une aubaine, une fierté d'avoir pu lae dresser à faire ce qu'il voulait.

Mais où avait-iel été, ellui dans tout ça? Son corps était guidé par une force autre que sa volonté, comme une forme primaire et bestiale de ce qu'iel était... Pourquoi se souvenait-iel d'avoir fait tout ça, alors que ça n'avait pas été ellui qui avait commis de telles atrocités?

Après ça Enrick fit venir des amis à lui, tous des vampires, pour leur montrer ce nouveau jouet, cette nouvelle créature qui faisait tout selon sa volonté. Iel se souvenait clairement du signal d'attaque : un claquement de doigt; c'était tout ce qu'il lui fallait pour aller dans une folie meurtrière et démembrer sa proie. Ces témoins avaient dû être très impressionnés, vu que cela se reproduit de plus en plus souvent, comme un divertissement, un amusement... Ellui-même se moquait bien de ce qui pouvait se passer, tant qu'à la fin iel pouvait boire le sang de sa proie. Le corps était habitué au combat, habitué à réagir au moindre claquement de doigt, au moindre ordre.

Comment savoir combien de temps cela avait duré? Impossible de le dire, car même avec cette nouvelle liberté quant à sa soif, Enrick ne lae laissa jamais revoir l'extérieur. Ce n'était pas quelque chose qui lui manquait vraiment pour le coup; tout ce qui comptait, c'était ses proies, c'était Enrick, c'était ses ordres. Rien d'autre n'avait d'importance. Evidemment que l'ancien SS avait comprit cela... Alors il continua à divertir d'autres individus. On lui amena exprès un métamorphe qui venait d'être capturé par ses collègues - un ours en bon état. Il n'y avait rien de plus clair qu'il ferait un excellent divertissement.
Il le fit donc amener dans la cave, et invita d'autres spectateurs à voir la danse mortelle entre son jouet et ce métamorphe enragé. Le dit jouet n'attendait qu'une chose: planter ses crocs dans cet ours et sentir l'ivresse folle que provoquerait son sang. Iel avait hâte, iel avait envie de le tuer, de le déchirer, mais iel devait attendre qu'Enrick le lui autorise... Alors iel attendit, accroupi.e aux côtés du grand vamp, maintenant toute son attention sur l'ours qui était, pour le moment, dans une cage de l'autre côté de la salle. Il y avait nombre de spectateurs cette fois-ci; le divertissement allait être plus amusant encore que les autres fois, vu que la proie était une créature bien plus forte qu'un humain.

Lorsque la tension fut à son paroxysme, où la hâte de chacun avait atteint son pic, Enrick claqua des doigts, et on ouvrit la cage de l'ours. Lae vamp se jeta en avant, hystérique, prêt.e à tout pour tuer. Le combat fut divertissant, mais le résultat ne surprit personne; l'ours vit sa tête arrachée, ses membres tordus dans des sens peu naturels, et son sang giclé sur les spectateurs. Il s'attendit à dévorer sa proie quand Enrick le rappela avec un mot. Il revint à ses côtés, curieux de ce qu'il voulait... Et vit les vampires des alentours se jeter sur la carcasse.

Quelque chose changea ce jour-là... Cette forme de vol injustifiée agaça profondément lae vamp. C'était sa proie! Iel l'avait tué, pas eux! Pourquoi ne pouvait-iel pas en profiter comme il se devait? Enrick ne lui avait jamais refusé son dû, et voilà qu'il les laissait dévorer son repas? Cette pensée ne lae quitta pas, et petit à petit iel refusa d'écouter les ordres du vamp. Ce dernier fit bien ce qu'il put pour le maintenir dans son emprise, mais plus il forçait, et plus lae vamp aux cheveux blancs refusait d'obéir. Combien d'années, combien de décennies avait-iel été enfermé.e dans cette cave? Ce refus d'ordre fit renaître une part de souvenir, le souvenir de la liberté, ou au moins un retour à cette sensation d'avoir le choix, de pouvoir faire ses propres décisions...
Iel n'avait pas parlé depuis combien de temps? Iel voulait réclamer cette liberté, iel voulait quitter cet endroit... Il y avait bien eu un moment où iel n'avait pas été enfermé.e, il était temps de revenir à ce temps-là. La rébellion, fut une chose, mais la prise de parole, la dernière pour réclamer sa libération, fut celle qui déclencha la fin. Enrick ne revint pas, du jour au lendemain il disparut, et personne ne vint lae nourrir.

Allongé.e ainsi, incapable de bouger... C'était comme un retour en arrière. Mais quelque chose changea cette fois : on lae mit dans une cage avec des barreaux d'argent. Si iel avait eu la force de bouger, iel n'aurait pas eu la force d'essayer de s'échapper. Cette petite cage, on la mise dans une boîte, que l'on déplaça, ça et là, sans jamais lui laisser sentir l'air libre et frai de l'extérieur. Iel ne pouvait comprendre, plus rien n'avait de sens, Enrick était partit, l'avait abandonné, et maintenant on l'avait fichu dans une boîte qu'on emmenait on ne sait-où. Pourquoi...? Allait-on lae libérer? Allait-on me libérer? Les choses restèrent sombres et silencieuses pendant un long temps à nouveau. Cette fois-ci, allais-je mourir? Pourquoi le monstre m'avait-il abandonné maintenant? Il avait eu le contrôle sur moi pendant si longtemps, pourquoi maintenant je me retrouvais seul.e, désemparé.e? La soif me rappelait celle du début, des premiers moments d'enfermement... Combien de temps cela avait-il duré? Maintenant coincé.e dans cette boîte, je n'avais pas la moindre idée de combien de temps s'était écoulé depuis ce moment-là. Le silence et l'obscurité me rappelait ce que ce corps avait fait, et ça me rendait malade. Ce temps dans cette boîte sembla me permettre de reprendre un certain contrôle, de faire partir le monstre qui avait été si présent pendant les folies meurtrières... Pourtant cela avait été moi, et cela avait été un monstre. J'avais fait une telle chose... Je préférais ne pas y penser. Fermer les yeux et me laisser mourir, c'était tout ce qui me restait à faire... Et vu ma fatigue et ma soif, peut-être que cela arriverait plus tôt que tard.

Alors dans cette petite boîte je fermais les yeux, priant pour la première fois de ma vie de ne pas me réveiller.


La voix de Seb me réveilla de ma torpeur. La lumière était à nouveau allumée; il était à genoux devant moi, tenant mes épaules si fermement que cela aurait fait très mal à un humain. Il me fixait, sa voix inquiète, ses yeux suppliants. Je vis son soulagement immédiatement lorsque je clignai des yeux, regardant autour de moi dans la confusion. J'étais à nouveau chez lui, il n'y avait pas de cage, pas d'Enrick, pas d'obscurité... La musique répétitive attira mon attention. Je me rendis compte que j'étais figé, recroquevillé avec mes genoux contre mon torses, mes bras me tenant fermement, comme pour me maintenir en un seul morceau. Seb dit quelque chose que je ne compris pas. Je n'arrivais pas vraiment à bouger, même si je pouvais regarder autour de moi, mon corps entier semblait comme fait de marbre. J'aurais voulu lui dire, qu'il puisse m'aider, mais je ne parlais pas sa langue d'une part, et d'autre part ma voix avait encore moins de chance de fonctionner que le reste de mon corps.
Il fallait que je sorte de cette torpeur, que je pense à autre chose que l'obscurité. Avec une oreille qui se concentrait sur le son de piano, et l'autre écoutant la voix de Sebastien, j'essayais tant bien que mal de me souvenir de ce que j'avais ressenti lorsque la boîte s'était ouverte. Il y avait eu des odeurs, des sons inconnus; tous mes sens avaient été assaillis. Heureusement que j'avais été aussi faible et incapable de bouger, j'aurais pu réagir de manière violente... Heureusement que non, et les personnes qui venaient d'ouvrir semblèrent aussi confuses que moi à notre découverte mutuelle. Je me souvenais juste de leurs uniformes, dont je ne reconnaissais rien. On m'avait parlé, on avait essayé de me faire communiquer... Mais ils avaient compris pourquoi je ne pouvais bouger. On me donna de quoi boire, bien que je me souvienne mal de l'avoir fait volontairement. Il y avait un visage dans le tas dont je me souvenais particulièrement; Sebastien avait été celui qui m'avait sortit de la cage, et qui m'avait accompagné, avec d'autres de son équipe, à un lieu où on m'avait mis dans un lit. Le lieu puait d'une certaine façon; trop propre, trop étrange pour moi... Seb était resté pour me surveiller. Je ne sais si cela avait été un ordre, mais il l'avait fait.

Quand des gens étaient venus me poser des questions, j'avais eu plus peur qu'autre chose; je ne comprenais pas ce qu'ils me disaient, leur langue m'était inconnue. Ils prirent un moment à comprendre cela, mais lorsque ce fut le cas ils essayèrent d'autres langues. Lorsque j'en reconnus une, je hochais la tête. Apparemment je parlais une forme de "German" selon eux? Pas que je sache ce que c'était, c'était juste ma langue et c'était tout.
Seb m'accompagna lors de ma première sortie, où il se présenta; ses gestes étaient simples, et m'aidaient à comprendre que c'était son nom lorsqu'il se désignait. Nous nous trouvions dans le jardin d'un lieu où l'on emmenait des personnes malades, et, pour la première fois depuis des décennies, je vis le ciel. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que je regarde le ciel étoilé pendant longtemps, comme si cela avait été la première fois que je le voyais - mais j'étais très conscient du fait que Sebastien était là, et qu'il m'observait.

"You like the sky?" Demanda-t-il, avant de voir que je ne comprenais pas ce qu'il disait. "Erm... Ciel...? Err... in German... Himmel!"

Il avait sortit un petit livre où il avait cherché le mot. Je n'avais compris que le dernier, mais un autre m'avait interpellé par sa sonorité.

"Ciel?"

Ma voix était faible, étrange à mes oreilles, et surtout difficile à faire sortir, mais je n'oublierais jamais le sourire de Sebastien à ce moment-là. Il dû être déçu que je ne parle pas plus, mais visiblement ce moment-là m'avait autant frappé que lui. Après cela il m'avait emmené chez lui, se disputant avec collègues et autres pour avoir le droit visiblement; je préférais faire comme si je ne voyais rien de tout ça, c'était plus simple. Je n'avais pas compris pourquoi il avait tant décidé de devenir mon protecteur et professeur, mais sa présence me rassurait, alors je ne pouvais me plaindre.

Les souvenirs étaient tellement plus clairs que ce fut un soulagement de pouvoir les regarder avec la même clarté que je voyais les choses qui se passaient dans le présent. Seb était toujours là, sourcils froncés d'inquiétude, mains fermes sur mes épaules. Je sentis mon corps se détendre légèrement, et je décrispais mes bras. Le métamorphe avait l'air toujours aussi inquiet, et gardait ses yeux gris rivés sur les miens comme s'il tentait d'y voir un message.

"Désolé.e, Seb..." Réussis-je à dire faiblement - c'était une des choses que j'avais réussi à retenir des cours.

Il sourit immédiatement avec un soupire de soulagement. Il répondit quelque chose que je ne compris pas vraiment, mais c'était comme s'il s'excusait lui aussi. En même temps, ce n'était pas de sa faute si visiblement il y avait eu une coupure de courant dans le quartier. Je me secouais un peu mais le contrecoup du souvenir me frappa de plein fouet, et je sentis mes épaules trembler. Les yeux de Seb s'assombrirent d'une nouvelle inquiétude alors que je me mis.e à pleurer. J'avais tellement peur, ces souvenirs qui m'envahissaient dès que je baissais ma garde... C'était terrifiant. Sebastien dû comprendre mon expression et étendit légèrement ses bras; je tombais dedans en enfouissant ma tête dans ses cheveux longs et laissais les larmes tomber d'elles-mêmes. Un jour je n'aurais plus aussi peur, et un jour il n'aurait plus à s'inquiéter pour moi.

Il caressa doucement mes cheveux et murmura : "Tout va bien, Ciel."


Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans? Vous y êtes natif ?

Si on était cynique, on pourrait dire que Ciel est arrivé.e comme porté.e par La Cigogne pour naître à la Nouvelle Orléans. Sauf que. Le bébé n'était déjà plus très jeune lorsqu'il a été porté jusque là. Pas par une cigogne, mais par un véhicule en métal. Et au lieu d'un linge confortable comme conteneur, c'était une cage en argent, à l'intérieur d'une caisse en bois... Et au lieu d'heureux parents, il s'avéra qu'iel atterit dans une toute autre sorte de foule.
Cela faisait des mois qu'on avait laissé Sebastien de côté, qu'on ne l'avait pas appelé pour la moindre mission ou enquête... Pas parce qu'il était un Outre, mais parce qu'il était, eh bien, Seb. Certes il n'était que consultant, mais quand même, il était utile au BIAS quand il pouvait travailler sans les avoir trop dans les pattes... Certains agents avaient fait sentir leur mépris pour lui, et à l'époque il avait cru que c'était parce qu'il n'était pas un Norme... Mais non, ils étaient juste Sebastianophobes. Cela dit d'habitude on l'appelait tout de même de temps en temps... Là, il n'y avait plus rien. Il allait finir par être paranoïaque, mais refusa de se laisser atteindre par quoi que ce soit. Pourtant il était certain que des choses se tramaient, son instinct lui hurlait que quelque chose allait se passer... Maintenant il fallait juste qu'il en fasse partit.
Il n'eut pas à attendre longtemps. Son téléphone sonna. Regardant le numéro, il décrocha. Il reconnu immédiatement la voix; une agente du BIAS avec qui il avait déjà travaillé, si ce n'était travailler sous ses ordres même lors de plusieurs opérations.
"Erika." Dit-il, voix sombre et dénuée d'émotion.
"Je te dérange pas? J'ai du boulot pour toi." Répondit-elle calmement.
"Encore une histoire de marchandises du marché noir?"
"Oui, ça fait plusieurs semaines qu'on piste des cargaisons qui y sont destinées. Rejoins-moi sur le port ce soir."

Il allait accepter quand une pensée lui vint. Vu comment s'était déroulée sa dernière mission, il eut subitement un doute sur son recrutement pour celle-ci.
"Dis-moi honnêtement : quelqu'un t'a demandé de me faire venir ou tu as pris l'initiative seule?"
Le silence momentané à l'autre bout ne signalait rien de bon. Il soupira intérieurement. On lui avait dit tant de fois de se montrer plus sympathique au risque d'en pâtir au cours de sa vie... Eh bien là ça n'avait pas loupé.

"J'ai fait appel à mes supérieurs pour confirmer ta présence cette fois-ci, ils étaient d'accord." Dit-elle, sa voix baissant de volume à la fin de sa phrase.
Ouais, mais pas contents vu le ton de sa voix - en effet la réputation de Seb laissait à désirer quant à sa coopération avec les autres agents du BIAS, mais il était efficace, d'où l'appel. Il soupira dans le combiné en passant sa main dans ses cheveux. Combien de fois Erika allait-elle se faire taper sur les doigts à le recruter pour l'aider dans ses missions, quand de toute évidence il allait finir par s'engueuler une fois de plus avec ses collègues? Evidemment il appréciait son soutien, et surtout elle lui laissait toujours de l'espace, et le laissait faire à sa guise... Ses collègues avaient appris à faire de même, mais pas avant que cela ne résulte en quelques petites disputes. Il était reconnaissant envers elle, même s'il ne pourrait jamais l'admettre à voix haute; sans elle, il serait oublié dans la rubrique de consultant taciturne à ne pas appeler.
"Bon, j'y serai."
"Bien, à tout de suite."


Le soir venu il enfila sa veste et quitta le petit studio. Il retrouva Erika, comme promis, sur le port. L'air marin du Golf lui permis de sentir toutes sortes d'odeurs qui ne pouvaient que provenir de la mer - c'était agréable en soit, mais il n'avait pas le temps d'y penser ou profiter. La jeune Norme lui serra la main cordialement, et il la suivit alors qu'elle rejoignit une équipe un peu plus loin. Les agents présents le regardèrent du coin de l'oeil; il les ignora. Il en avait déjà reconnu deux avec qui avait eu des emmerdes.
"Le cargo vient d'Europe, on n'a pas idée de l'envoyeur exacte, mais de tout ce qu'on sait, ça pourrait être n'importe quelle mafia ou groupe de là-bas. Nos agents sur place n'ont pas trouvé quoi que ce soit qui sortait de l'ordinaire."
Sebastien hocha la tête en suivant le regard sombre de la jeune femme. Un conteneur était isolé sur le bord, loin des autres. Il n'avait rien d'extraordinaire en apparence, et avait tout juste la même gueule que le reste des caisses qui venaient ici.
"Qu'est-ce qui l'a différencié des autres?"
"Il a été sélectionné par hasard pour une vérification, rien d'anormal jusque là. Mais lorsqu'ils l'ont ouvert ils ont trouvé des marchandises illégales; du sang vamp en grandes quantités, des..."

Les premiers mots furent assez pour interpeller le méta : "Tu veux dire du même type qu'on nous a rapporté d'Europe?"
Elle hocha la tête. Il fronça les sourcils. C'était étrange que du sang soit envoyé ici, vu que le Talion avait la main mise sur nombre de fournitures du marché noir, et n'accepterait pas qu'on vienne empiéter sur leur territoire à la recherche de potentiels vendeurs.
"Qui était sensé récupérer tout ça?"
"L'adresse est une fausse, quelqu'un devait peut-être tout récupérer en mains propres."

Seb regarda autour de lui. Si ces marchandises étaient à destination du marché noir du coin, il en connaissait qui n'allaient pas être très contents de cette tentative de prise de marché. Il était connu que les vodouns étaient principaux usagers du sang vamp pour leur rituel, mais tout trafic était attentivement contrôlé par le Talion...
"Quelles sont tes théories? Des vodouns?"
"J'y ai songé, mais une telle quantité de sang... Pour moi c'est clairement destiné à la vente."

Nombre de vamps n'allaient pas être ravie non plus. Ca allait mettre des emmerdes politiques sur le plateau dans une situation qui passait déjà de calme à tendue en un instant. Il s'approcha du cargo, pas déterminés.
"On n'a pas encore tout ouvert, mais on pense que ça sera la même chose..."
Il s'arrêta subitement à l'ouverture du conteneur. Sous cette forme ses sens étaient moins aigus, mais il y avait une odeur qu'on ne pouvait ignorer.
"Tu sens ça?"
"Sens quoi?"

Les Normes et leurs sens faibles... Quelle plaie. Il avança dans le conteneur, sous la surveillance d'Erika. Il y avait des boites empilées de part et d'autre. L'odeur était faible, mais présente, et de ça il ne doutait pas. Plus il avançait, plus l'odeur était prononcée. Il arriva alors à la source. Une caisse large qui ne montrait rien d'étrange à part l'odeur qui s'en dégageait. Il se tourna vers Erika.
"Alors soit on a un macchabée là-dedans, soit mon flair a tout faux."
Rapidement elle appela d'autres agents pour sortir la caisse.

Seb s'était attendu à un peu tout, mais pas vraiment à ça. Lorsqu'ils ouvrirent la boîte, ils trouvèrent une cage à l'intérieur... Le contenu était une créature frêle, pâle, d'autant plus à la lumière des lampes des agents. Toutes sortes d'expression passèrent sur le visage d'Erika, qui prit immédiatement d'appeler une ambulance pour emmener la créature, faible mais vivante, à l'hôpital. Seb resta avec elle alors qu'elle prit sa voiture pour suivre l'ambulance, allant bien au-dessus de la limite, yeux rivés sur la route. Elle allait avoir des problèmes avec ses supérieurs en quittant les lieux comme ça, d'autant que ce n'avait pas été une mission de secourisme... Mais il ne dit rien. Elle était bien la seule qui allait réagir assez rapidement dans une situation pareilles. Ses collègues restés sur place se démerderaient avec l'enquête pour le moment; elle rattraperait son retard avec eux, il n'en doutait pas.
Seb resta avec elle jusqu'à ce qu'ils puissent aller voir le vamp. Elle était silencieuse, sourcils fronçés, en colère. Elle devait se demander comment on pouvait faire une chose pareille. Elle prenait les choses très à coeur, ce qui avait autant de mérite que cela lui était un défaut; elle était intelligente mais se laissait prendre par ses émotions. Le méta respectait ça, mais il doutait que cela plaise à tout le monde au BIAS. Seb lui tapota le dos quand un médecin approcha.
"Il est dans un état stable - du moins autant qu'un vampire peut l'être. Nous lui avons fait des perfusions pour le nourrir; il aurait été incapable de boire du sang seul dans son état."
Il fit un bref topo sur sa condition, quand le portable d'Erika se mit à sonner. Elle l'ignora allègrement jusqu'à ce que le médecin leur permis de voir le vamp en question.
"Tu devrais répondre, Rika."
"Je sais." Grogna-t-elle. "Mais si je pars y'aura personne pour être là quand il se réveillera."
"Je peux rester si tu veux." Proposa-t-il soudainement.
Elle le fixa, yeux étrangement larges. Quoi? C'était si surprenant qu'il ferait ça pour elle? De toute façon ses collègues ne le voulaient pas sur le terrain tant qu'ils étaient dans le coin, il pourrait très bien aider une fois le calme retombé sur le port. Elle regarda son portable sonner dans sa main et hocha la tête, disparaissant en courant dans le couloir, téléphone déjà à l'oreille. Seb se dirigea donc dans la chambre du vamp, et attendit, étrangement patient pour une fois, bien que tendu. Il faudrait que ce môme ait des réponses sur l'envoyeur des marchandises, et allait sans doute devoir passer un bon moment interrogé par les agents du BIAS. Il espéra subitement qu'Erika ne serait pas mise sur le banc de touche pour son cas. Elle serait la plus adepte à être humaine et compréhensive avec lui. Il ferma les yeux, attendant silencieusement que le vamp se réveille.


Dernière édition par Ciel le Dim 28 Aoû - 18:36, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Ciel   Mar 14 Juin - 11:58

Bien le bonjour !

On voit bien le caractère et le manque de connaissance du monde de Ciel, c'est bien pour se faire une idée du personnage tel qu'iel sera joué.e ensuite. Une petite précision : les vamps ne peuvent pas mourir par manque de sang. On comprend que c'est simplement les pensées de Ciel, mais on te fait la précision au cas où. ;)

Cependant, au niveau de la validation, on manque de détails. Où était Ciel quand iel a été retrouvé.e par Seb ? Dans quel cadre ce dernier l'a t-iel trouvé.e, d'ailleurs ?

Note au passage que certains métiers, depuis la Révélation, sont interdits aux Outres. C'est notamment le cas de l'armée. Par ailleurs, les postes d'agents du BIAS sont réservés aux Normes. Si Seb y travaille, ce sera en tant que consultant en surnaturel uniquement (plus d'infos ici, rubrique "Classement par organisme")

En substance, c'est bien que nous sachions comment ton personnage voit sa situation, mais nous, nous avons besoin d'en savoir plus, pour juger de la logique de toute la situation. Ce que nous te conseillons, ce sont deux ajouts, l'un du point de vue d'Hannah par exemple, pour savoir comment elle a trouvé Ciel et pourquoi elle a décidé de lae transformer. L'autre du point de vue de Seb, pour nous expliquer où, comment et pourquoi il a trouvé Ciel, et qu'est-ce qu'il l'a amené à prendre soin d'iel et à émigrer aux Etats-Unis, et plus particulièrement à la Nouvelle-Orléans.

Nous restons disponibles si tu as la moindre question, sache en tous cas que pour ce qui est écrit pour le moment, c'est tout bon ! ;)

Bon courage pour la suite de la rédaction !
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MessageSujet: Re: Ciel   Mer 15 Juin - 16:39

J'ai fait des modifications! J'espère que ça éclaircira plus de choses!
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MessageSujet: Re: Ciel   Lun 25 Juil - 12:17

Alors... XD non c'est faux on est pas atrocement en retard.

Tout est bon, à l'exception de la dernière partie qui trace le tableau d'un BIAS excessivement outrophobe. Même si il peut exister parmi les agents du BIAS des énergumènes avec ce genre de comportements et qu'on peut imaginer que certains ont choisi cette carrière pour taper de l'outre en restant dans la légalité (pas comme le TPH), ce n'est pas l'idée de la maison. Surtout du côté des supérieurs : Sergio a été directeur adjoint du BIAS de la NO jusqu'à récemment et il n'a rien contre les outres, ça a forcément dû laisser des marques sur la façon de faire de la branche. Les outres ne sont pas embauchés comme agents par le BIAS mais ce n'est pas le personnel qui décide de ça, c'est juste la règle qui est dictée par les grosses pointures (gouvernement et tout le tralala). Il faudrait donc nuancer pour éviter de tomber dans la caricature.

Malgré tout je vais te valider parce que tu attends depuis suffisamment longtemps, et que ce n'est pas très très grave : on te fait confiance pour modifier ça ultérieurement. Razz

Tu connais la musique ! Tu dois créer ton carnet mondain, ton inventaire et tes correspondances. Dans ton profil, compléter les liens fiche carnet mondain inventaire et générer ta fiche d'identification. Et enfin, faire ta demande de dangerosité !

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