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 C'est pas convenable de se moquer !

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Esmera Yanis
Esmera Yanis

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MessageSujet: Re: C'est pas convenable de se moquer !   C'est pas convenable de se moquer ! - Page 2 Icon_minitimeJeu 15 Mar - 13:02

Je crois que tu l'as cassé... Je...heu...J'ai peut être dit quelque chose qu'il ne fallait pas. S'il continue comme ça, il va finir par disparaître sous la couverture et avec un peu de chance, fusionner avec le fauteuil. A n'importe qui d'autre j'aurais offert un verre pour digérer les choses, mais sa dernière expérience avec un liquide dans cette maison n'est pas très encourageante. D'autant plus qu'elle date d'il y a moins d'une heure.

Quoi ? Je dois avoir les yeux écarquillés, ahuris même. Alors c'est comme ça qu'il gère? Peut-on dire avec seulement deux cas avérés en moins d'une année, que nos agressions sont des choses qui arrivent souvent ? Je trouve qu'il tire vite des conclusions et généralise rapidement les choses. Sévir ? Mais en voilà une idée qu'elle est bonne...Et le revoilà repartie sur la tutrice. Elle ne nous a vraiment pas fait la même impression à tous les deux. Il faudra que je lui demande un jour pour cette histoire d’œil arraché.

Oh merde ! Celle-là je ne l'avais pas senti arriver, je l'ai prise en pleine face et elle fait un mal de chien. Non mais pour qui il se prend le gosse de riche ? Il est accueillie, nourri, logé, on lui offre une douche chaude à en vider mon cumulus et des vêtements propres et c'est comme ça qu'il remercie ? En crachant au visage ! Je vais le... Stop ! J'arrête le mouvement que j'avais amorcé lentement vers lui et le dirige pour me relever et reculer d'un pas...voir deux. Les larmes aux yeux.

La voilà. La haine dans ce qu'elle a de plus pure. La peur de l'autre. Le racisme dans toute sa splendeur. L'attaque gratuite et totalement injustifiée. Je lui donne tout ce que j'ai et je me fais écraser en retour. C'est une situation que je ne connais que trop bien pour me laisser aller à la violence. Juste un peu. Aller...juste une fracture. Non. Je suis plus forte que ça. Je suis meilleure que lui.

« Moi non plus je ne voie pas comment je pourrais faire confiance en un vampire. Je ne sais pas si je peux me faire confiance. »

Besse ce n'est pas pareille, je lui dois quelque chose. Ce n'est pas une relation de confiance. Je pose sur Esteban un regard plein de larmes oui, mais les yeux compatissants et compréhensifs. Il a peur de devenir un monstre, et ça, je peux le comprendre.

« J'ai prévue de rester le plus éloigner possible des humains »

Pour qu'il n'y ait de risque pour personne. Comme je l'ai dit, je ne me fait pas confiance. Pas plus qu'à lui d’ailleurs. Si je reste à l'écart des hommes, il n'y aura plus aucunes possibilité de les attaquer.

« Alors... »

J'attrape mon étui à violon et le caresse. Le contacte du bois froid sous mes doigts tout aussi froids, me réconfortes. Puis je reviens vers lui.

« ...à défaut de se faire confiance, car je n'avais pas une prétention aussi grande ; on peut au moins s'offrir mutuellement une assistance. Ma porte vous sera toujours ouverte et mon attention tournée vers vous. »

Effectivement, ça je peux le faire, j’espère que ça suffira pour un début.
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Esteban Luz-Descalzo
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Esteban Luz-Descalzo

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MessageSujet: Re: C'est pas convenable de se moquer !   C'est pas convenable de se moquer ! - Page 2 Icon_minitimeSam 7 Avr - 14:47

"Moi non plus je ne voie pas comment je pourrais faire confiance en un vampire."

C'était lui qui avait amené le sujet en premier. Lui qui avait choisi de lui dire ouvertement qu'il était incapable de lui faire confiance parce qu'elle était une outre. Lui, enfin, qui avait annoncé qu'il n'était désormais même plus capable de se faire confiance tout seul. Malgré tout cela, le discours inversé lui donna l'impression de se prendre un seau d'eau glacial sur la tête, en même temps qu'un très violent coup de boule. Il cessa de respirer. Il eut l'impression de sentir quelque chose à l'intérieur de lui se déchirer en deux, libérant par là-même un vide profond dans lequel plus rien n'empêchait son identité de plonger.

C'était une chose de se rejeter soi-même. C'était pire quand ce rejet venait de l'extérieur, car tout d'abord on n'avait sur lui aucun contrôle, et ensuite, il agissait comme une confirmation. Il renouvelait son contact au monde. Il magnifiait sa lucidité quant à son propre état. Subitement, les sensations physiques nouvelles le submergèrent. La texture de ses crocs contre ses lèvres et sa langue. L'absence de chaleur, malgré la quantité de tissus dans lesquels il était emmitouflé. L'absence de battements sanguins dans sa poitrine, contre ses tempes, et partout où on les sentait habituellement gronder dès lors qu'on essayait d'y payer un peu attention. La sensation de soif résiduelle. Le trop d'acuité qu'il expérimentait par les cinq sens. Diantre... Il était même capable d'entendre ce qu'il se passait dehors. Des animaux quelconques se coursaient dans un fourré qui devait probablement se trouver à plus de vingt mètres d'ici, et il l'entendait au travers des murs.

C'était la seconde fois qu'on le mettait face à cette monstruosité qu'il incarnait dorénavant en l'ostracisant plutôt qu'en l'incluant, comme Bess l'avait fait malgré tout le mal qu'il pensait tout de même d'elle. La première à avoir réagi de la sorte était sa mère, lorsqu'elle avait vu ce qu'il était devenu. Et encore, elle n'avait rien dit, ou rien vraiment dit du moins. Ça n'avait été qu'une question de gestes, de regards, de sous-entendus.

Là, les mots étaient tombés, coupants, et il en éprouva une honte et une haine de lui-même si violentes qu'il se rétracta sensiblement dans le canapé. Il baissa la tête et se mordit la lèvre. Ces mots balayaient toutes les belles résolutions qu'il avait prises pour tenter de rester digne et louable malgré sa transformation. Pour un temps, il était à nu. Il n'était plus qu'un satané vampire qui ne savait pas quoi faire de lui-même, tout simplement parce qu'il pensait qu'aucun satané vampire n'aurait dû être autorisé à vivre plus longtemps. Ses doutes à ce sujet, datant de l'époque où il avait surveillé une mère de famille transformée pour le TPH durant une nuit entière, s'étaient évaporés au moment où il s'était fait violemment attaquer.

Tout en même temps, il ne pouvait pas abandonner à ce stade. Il en avait trop sacrifié, même involontairement, pour admettre l'échec. Il lui fallait "survivre" jusqu'à la fin du procès, malgré la dissonance cognitive que cela lui procurait.

Il tomba en lui même comme une grosse pierre dans ce vide que les mots d'Esmera avaient percé plus tôt. Soudain, il était dans l'eau. Soudain, le monde perdait ses couleurs et son intérêt. Une petite lueur de personnalité, quelque part dans les tréfonds de sa conscience, s'étonna de ce changement brutal, ainsi que de son incapacité à sortir de ces nouvelles émotions, ou de leur absence, qui lui était pourtant si étrangères. Le chambardement était venu pour s'installer de manière durable. Il vivait une nouvelle perception du monde et su intuitivement qu'il allait devoir s'en accommoder dorénavant, car il n'en reviendrait pas si facilement.

"..."

"J'ai prévue de rester le plus éloigner possible des humains."

Cette phrase eut le mérite d'accaparer son attention malgré le champ de bataille incendié qui, toujours bien actif, le poussait à l'introspection et à l'introversion. Il avait eu, et il avait toujours, la même intention. Il redressa donc un visage devenu apathique et plongea dans les yeux d'Esme un regard désabusé, qui venait de perdre toute forme de vitalité. Effectivement, ils avaient de nombreux points communs. Cela ne le réconfortait guère.

Cependant à ce stade, ce n'était probablement pas la faute d'Esme. Il doutait que quoique ce soit fut en mesure de le réconforter. Il n'arrivait déjà plus à se rappeler comment il avait jamais pu trouver que l'existence valait la peine qu'on la mène. Il en éprouvait une perplexité lointaine. Comment pouvait-on oublier une chose pareille aussi rapidement qu'il venait de le faire ? Comment le monde pouvait-il changer du tout au tout en l'espace d'une fraction de seconde ?

Elle avait raison sur un point. Ils étaient trop semblables pour que cela vaille le coup qu'il le nie, et surtout, qu'il se borne à refuser d'échanger avec elle au sujet de leurs expériences. Il n'avait pas besoin d'avoir confiance en elle pour le faire. Sans compter qu'il avait soudain la sensation que toute prudence était bien vaine : pourquoi chercher à protéger une existence qui ne valait plus la peine d'être vécue ?

Il se détendit brutalement, car il venait donc de perdre aussi sa faculté de méfiance et de mise en garde. Il aurait fallu qu'il fasse tout de même attention à ne rien dire ou faire qui mette en difficulté ses plans pour le procès, mais il n'avait plus l'énergie d'y penser maintenant, ni même d'y accorder l'importance qu'il aurait fallu.

En silence, il se tourna vers la fenêtre. La nuit devenait moins sombre. Ses recoins orientaux se mettaient à rougeoyer. Bientôt, la lumière de l'extérieur commencerait probablement à leur devenir douloureuse.

"Je ne veux pas qu'on m'aide."

Il se rendit compte que ce n'était pas quelque chose de nouveau, même si à certains moments, l'instinct de préservation qu'il venait entièrement de perdre lui avait donné des élans contraires.

"Je ne dis pas ça pour vous blesser. Je comprends votre proposition. Mais je ne suis pas capable d'y répondre. Je n'ai rien à donner, je pense. Je n'ai jamais voulu qu'on m'aide. Je veux juste..."

Il s'arrêta. Son attention dériva sur Esme. Elle paraissait apprécier autant que lui ce qui lui était arrivé. Pris d'un accès de curiosité terne et vide, il demanda sur le ton assorti :

"... Mais vous. Qu'est-ce qui vous pousse à faire autant d'efforts ? Quelle est votre raison d'endurer pareille existence ?"

Se détachant du ciel et de la promesse de libération fascinante qu'il incarnait, il tourna la tête vers Esme, pour la dévisager sans comprendre. Si tout comme lui elle détestait être un vampire, pourquoi n'avait-elle tout simplement pas pris un bain de soleil ? Esteban avait le procès à gagner. Quelle était sa raison à elle ?
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