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 Thaddeus O. Lann

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Thaddeus O. Lann
Vamps
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Vamps


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Emploi: PDG de Zuzeca Holding SA
Age apparent: 23 ans
Dangerosité:
19/30  (19/30)

MessageSujet: Thaddeus O. Lann   Lun 25 Avr - 23:29

État Civil

Nom : Lann
Prénom : Thaddeus Ohanzee et une série d'autres noms liés à ma tribu ou d'emprunt au fils du temps qui n'auront guère plus d'importance que l'anecdotique.
Race :Vamps
Âge :323

  • Pour les Outres : Âge apparent :23

Date de Naissance : 21 décembre 1730
Situation de Famille : Veuf depuis longtemps. "Patriache" inconnu d'une lignée de Lakotas.
Profession / Activité : PDG et actionnaire majoritaire de Zuzeca Holding SA. Cette entreprise gère principalement mes parts dans une dizaine de sociétés, réparties à travers le monde entier, actives dans des domaines variables allant des propriétés foncières et des solutions énergétiques vertes, à la technologie, en passant par l'agroalimentaire mais aussi l'aéronautique et spatiale. La Holding finance de nombreux centres de recherches pour des solutions de préservation de l'environnement, des fonds pour la restauration d'arts, le patrimoine culturel, ... Elle finance également un vaste programme pour aider les natifs américains de différentes manières.


Morphologie

Taille :191 cm    
Poids :83 kg
Corpulence : Athlétique
Couleur de cheveux :Noir
Couleur des yeux :Bleu gris. Etant métis Lakota et français, cela a un certain sens, ne vous en faites pas.
Allure générale :
Métisse, à une époque où le fait provoquait d'intenses scandales et remous , réussir à m'intégrer parmi mon peuple relevait du défi constant : il fallait absolument que je sois irréprochable pour ne pas déshonorer mes ancêtres. Aussi ai-je développé un physique et une attitude en conséquence. Mon maintien est, à l'origine, travaillé et contrôlé : Trop souple et détendu pour paraître menaçant en toutes circonstances.Trop leste et vif pour paraître servile et paresseux. Comme un serpent, simplifiera-t-on, prêt à vous sauter dessus à chaque instant ou absolument dédaigneux de votre présence, la frontière ne tient toujours qu'à un fil. Etant de bonne taille, la posture apparaît, aujourd'hui, souvent comme martiale et hautaine.

Chasseur et guerrier, comme la majorité des hommes du clan, mon corps est naturellement musclé. Mes longues jambes ont été formé par les heures passées à crapahuter, dans la cambrousse à pied ou à cheval. Mes épaules larges et résistantes ou mes bras solides, sont taillés dans les heures passés à m'entraîner avec la lance ou au tomahawk. Toutefois, la force brute et décérébrée ne m'a jamais avantagé au combat. Aussi, mes muscles sont-ils plutôt déliés, prompts à l'agilité, à la vitesse pour rabattre le gibier vers mes camarades, ceux dont l'ambition brûlait de sortir du lot en donnant le coup et l'assaut final. Je me contentai de rester au second plan, pour réussir à me fondre parmi eux malgré mes différences.

Par conséquence, je n'avais pas de coupe de cheveux excentriques comme les guerriers à crête et crâne chauve. A ma mort, mes cheveux sont très longs, jamais coupés ou presque, lisses, épais et très noirs, comme la majorité des lakotas. Je n'ai pas non plus de poils envahissants mon menton ou le reste de mon corps, sans être entièrement imberbe. A l'époque, j'avais eu la chance d'hériter d'un teint suffisamment foncé pour ne pas tranché trop férocement avec la carnation de mon peuple. Il suffisait des peintures et de la crasse de la chasse pour donner une illusion satisfaisante. A présent, vampirisme en plus, le teint tira vers l'or pâle et ne me le permettrait plus.

Un détail m'a toujours trahi cependant : Mes yeux. Comme mon père ou mes frères, j'ai les pommettes hautes et marquées, une mâchoire carrée, le visage étroit et les lèvres boudeuses. Mais, sous mes sourcils anguleux, ou mes cils épais, sombres, mes yeux n'en paraissent que plus clairs. Ils m'ont valu mon surnom, que l'on pourrait traduire assez littéralement par "Serpent Bleu" ou "Serpent Froid". Très peu flatteur quand on sait que le terme "serpent" désigne aussi un "ennemi".

Mon timbre de voix est grave et légèrement rocailleux. Mon anglais conserve un sérieux accent des Royaumes-Unis et mon français se mâtine toujours de formulations un tantinet ampoulées que j'essaie de contrebalancer par une familiarité soudaine.

Allure vestimentaire : Finances et économies, à travers les siècles, n'ont guère changé sur un point : l'uniforme consiste toujours dans une présentation sobre et soignée, des vêtements griffés bien coupés et aux coloris passe-partout. Mon rituel journalier des jours ouvrés et des présentations officielles débute toujours par une sérieuse coupe de cheveux. Habitué à un certain mimétisme, le fait ne me pose aucun souci. De plus, j'apprécie le classicisme d'un costume à l'anglaise, taillé sur mesure dans une étoffe de qualité

Néanmoins, j'aime aussi jouer avec les modes des époques et des contrées que j'ai traversé pour les fondre dans un style personnel adapté au cadre et à mon humeur. Libre de contraintes liées au monde des affaires, en weekend, j'aurais le plus souvent les cheveux longs, tressées et/ou ornées des plumes, gagnées lors mon vivant ou plus artificielles, le crâne partiellement rasé ou avec une iroquoise de guerrier. Parfois, ma peau se peint même des symboles du clan liés à mon vécu ou purement esthétiques. Je porte facilement des pantalons en cuir, des jeans ou encore des sarouels amples. Mes hauts vont du sherwani indien, au t-shirt de groupe des années 1980 en passant par des pièces derniers cris d'un couturier renommé. Comme constantes, je peux signaler un certain attrait pour les matières naturelles, dont la fourrure et les peaux. Je me fiche pas mal des militants anti-fourrure - tout comme je me ficherai pas bien mal des vegans vindicatifs si je me mangeais encore normalement - cela fait parti de la culture de mon peuple et je ne me conformerai pas à leurs convictions personnelles d'occidentaux.

Particularités éventuelles :Comme j'aime changer des styles selon l'humeur et le cadre, il est rare hormis "jour de travail" que j'arbore deux soirs de suite exactement le même style. Cela veut aussi dire tatouages et piercing. Honnêtement, j'ai un dressing de diva plus étendu, avec des accessoires divers en plus du fourmillement de vêtements, que ma cuisine. Pour autant, je peux aussi me promener en vêtements miteux et crasseux sans sourciller. Allez comprendre...

Psychologie

Défauts : Le défaut qu'on me reproche le plus régulièrement, depuis ma "vampirisation", est probablement mon détachement des considérations humaines. Ma dose de cynisme et sarcasme viennent ensuite. Ma nature calculatrice ? Je préfère l'attribuer à une certaine prudence. Mon conformisme d'intégration auprès des miens s'est changé en une sorte d'anticonformisme pour emmerder le monde avec les ans. Je ne sais pas vraiment si cela provient de ma personnalité première, de mon vécu, du monde des affaires ou encore de ma nature vampirique mais probablement suis-je aussi manipulateur et cruel dans une certaine mensure. Plutôt froid et calme, il m'arrive rarement de piquer des colères noires, mais lorsque je déborde pour quelques sujets-clés ou même des broutilles, comme la vapeur s'échappant d'une soupape sous-pression, elles sont implacables et dévastatrices. Une certaine sauvagerie ? Peut-être oui. Parfois, j'ai l'honnêteté crasse et directe, une franchise soudaine jaillissant comme un éclair assassin ou aimant de mon silence tranquille. Il m'arrive de partir de soirées ou de laisser en plan les gens simplement parce que le moment ne m'intéresse plus. Si je ne pense pas être le plus fieffé de tous, j'estime tout de même avoir ma place parmi les enfoirés.

Qualités : Dynamique, aventureux, l'oisiveté m'ennuie vite. Etrangement, le matérialisme n'est pas non plus le premier de mes intérêts : outre les pragmatiques "j'ai le temps" et "c'est utile et plutôt sympa de vivre dans une grande maison", mon implication économique se résume surtout à une profonde envie de préserver la nature et de protéger les miens, et par extension les autres peuplades non fondues dans le marasme occidental -. De par mon "je m'en-foutisme égocentrique" - résumé par détachement dans les défauts -, une grande ouverture d'esprit et capacité d'écoute me permettent de faire office de conciliateur. Ajoutons que j'aime énormément nourrir mon esprit, curieux dans le bon sens du terme. Lorsque, fait rare, j'accorde loyauté, confiance ou amitié, ceux en bénéficiant pourront compter sur un allié protecteur qui les acceptera, tares comprises, avec un sourire. Mais que jamais ils ne comptent sur un échange aveugle, je les verrai comme ils sont et n'hésiterai pas à le rabrouer lorsqu'ils ont tord. Me morfondre sur une époque révolue m'arrive parfois, mais cela tient plus de la saine nostalgie que de la dépression vampirique chronique. J'ai un tempérament de survivant pour résumer grossièrement, peu importe ce qu'il arrive, je m'en remettrai ou chercherai des solutions pour m'en sortir.

Croyances : Je crois fermement qu'il est de mon devoir d'aider mon peuple, peut-être est-ce là dû à une certaine culpabilité de ne pas l'avoir fait pendant de nombreuses années ou d'avoir échoué à d'autres occasions.
Religion : Animiste pas contrariant, ce que je considère être la forme la plus proche possible de la religion lakotas en prenant en compte des données factuelles nouvelles.
Goûts : Outre les voyages, l'art (sous toutes ses formes) et la nature, je suis un esthète idéaliste : Je ne mords pas à toutes les gorges.  Mais mon sens de l'esthétisme ne se lie pas à l'actuelle perfection plastique définie par la mode, mais plus à l'esprit de mes proies : Je ne mange pas de vegans, ils sont fades. Je détestes les moralisateurs, ils sont trop acides. J'évite les groupies, tout le monde y a plongé les crocs. Je ne mords pas les natifs américains, peut-être sont-ils de mes descendants. Je préfère généralement les femmes, leurs corps sont plus en accord avec mes envies de voluptés. J'ai une répugnance certaine pour les obtus et fermés d'esprit, ou simplement les gens qui ne sont pas capables de réfléchir par eux-même.
Talents, savoirs notables :
Né dans une autre culture et à une autre époque, les tâches et les savoirs enseignés durant ma vie humaine ne sont guère utiles dans le monde moderne. Citons toutefois que je suis un excellent cavalier, chasseur et pêcheur. Je manie aussi les armes à feu,  l'arc, la lance et le tomahawk, en plus de connaissances liées à la traque, la nature, les animaux, l'herboristerie et la survie en générale. Contrairement à la plupart des natifs américains, je parle parfaitement couramment ma langue natale et le filtre de la religion chrétienne ou des mœurs occidentales n'a pas altéré mes connaissances et mon savoir sur notre peuple. De cette époque-là date également ma connaissance de la langue française, langue maternelle mais surtout langue dans laquelle nous commercions avec les Blancs.

De ma Créatrice, Solenne, je n'appris que l'étiquette occidentale (surtout celle de la chambre avouons-le), danser et comment taper l'incruste dans n'importe quel lieu. Fort heureusement, son propre Créateur, Edwin, était plus prolixe en enseignements et en leçons de pragmatisme. A ses cotés, je commençais à m'intéresser aux sciences, à l'Histoire, aux lois, à sa langue (l'anglais) et d'autres vivantes (farsi, la base en espagnol ou dans certains dialogues d'Inde) ou mortes (persan, sanskrit, latin et un peu de grec). Un de mes passe-temps fut rapidement de lire chaque ouvrage publié, peu importe son contenu (Spécialiste en rien, connaissances variables en tout et n'importe quoi que Wikipédia contribua à enrichir). Il encouragea grandement ma curiosité intellectuelle à se développer tandis que Solenne préférait s'en moquer pour me tirer dans des fêtes de plus en plus décadentes. Peut-être était-ce sa manière à elle d'attirer mon attention sur la culture du moment, sa musique, ses arts ou ses mœurs, accordons-lui le bénéfice du doute sur ce sujet.

Lorsque je me retrouvais seul, j'avais développé suffisamment de connaissances pour gérer efficacement le leg de mes mentors et le faire fructifier. A force de tentatives, parfois franchement désastreuses, j'appris lentement les ficelles du commerce pour gérer mon petit empire financier. Le droit des affaires et internationaux se complexifiant avec les années, les intermédiaires-escrocs ou les états voraces, puis le crash boursier de 1929 me convainquit de créer ma propre entreprise pour gérer mes fonds et ainsi me protéger autant financièrement que légalement. En engageant des avocats ou des notaires pour me représenter et tirer les ficelles dans l'ombre, je réussis à installer si stablement mon entreprise dans le paysage économique que la transition officielle des pouvoirs à un vampire, presque trente après la révélation, ne provoqua qu'une chute temporaire de sa cote en bourse : l'argent aime les valeurs sûres et quoi de plus stable dans un monde en constant changement qu'un vampire ?

(+) Espoirs, buts, rêves : J'ai hérité du coté capricieux de ma créatrice, j'imagine, cela change constamment. Sinon, la protection de l'environnement et des peuplades tribales.
(-) Angoisses, regrets, phobies : Ne pas avoir élevé mes enfants et un certain problème avec le fait d'être restreint dans mes mouvements.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ? Neutre et pas spécialement surpris. Mon meilleur ami était un chaman (probablement un wiccain maintenant que j'y réfléchis) et une part de mystères (concept du wakan) est part intégrante de notre religion. Des animaux-totems ? Même moi j'en ai un ! Non, je n'ai jamais pu me transformer...Les vodounes ? Mmh, le coté parler avec les morts ne me dérange pas une seconde. Après tout mon peuple cherchait souvent conseil auprès de nos ancêtres de cette manière. Ironiquement, j'ai beaucoup plus de peine avec les morts relevés. Quant aux Faë, je n'ai guère eu le temps de me faire un avis en deux ans. La mythologie lakota, en plus du fourmillement de métamorphes, parlait du "petit peuple", des créatures-esprits malicieux, peuplant les forêts, avec des dizaines de noms propres à une région particulière où ils étaient supposés vivre. Ce que les wasichus redécouvrent faisaient partis de ce que je prenais pour acquis de mon vivant.
Et votre sentiment vis à vis des Normes ?Neutre. Pour donner une réponse de vampire, j'avais déjà du respect et même de la tendresse pour le gibier lorsque j'étais seulement un chasseur du clan. Cela ne m'a jamais arrêté de le tuer, de les manger et de les utiliser dans leur totalité, respectueusement. Je ne me mêle pas ou peu de leurs affaires en-dehors du travail, j'attends qu'ils me fichent également la paix. Cela veut également dire que je suis parfaitement capable de les regarder s'entretuer sans lever le petit doigt, sauf pour les enfants. Mettons que j'ai la fibre paternelle.
Êtes-vous satisfait de votre existence ? Oui. Puis, si je n'étais pas satisfait, il ne tiendrait qu'à moi que cela ne change.
Possibles évolutions ou objectifs futurs : M'intégrer pour commencer. Peut-être m'intéresser un peu plus à la communauté vampirique. J'arrive en ville, impossible à savoir sans tâter d'abord le terrain.

Particularités éventuelles : Qu'est-ce que vous entendez par particularité ? Non, désolé, je ne me flagelle pas avec une fougère, en porte-jarretelle, enfermé dans l'armoire, en pleurant parce que j'ai tué des gens au cours de mon existence.
Relations Sociales

Relations particulières notables : (qu'il s'agisse de personnages joués ou « PNJ »)

Non, je ne ferais pas une liste de tous membres de ma famille ou du clan, même s'ils étaient tous notables d'une manière ou d'une autre. Ni même une liste des centaines de gens que j'ai pu croisé et qui m'ont influencé temporairement en chemin. Parce qu'ils sont majoritairement mort définitivement et c'est déprimant. Je me permets néanmoins de préciser des figures potentiellement connues de la communauté vampirique.

Solenne d'Aubagne, ma créatrice - décédée.
Edwin Lann, le créateur de ma créatrice, mon mentor et probablement un de meilleurs amis - décédé.

Notons également, le seul humain fréquenté sur le long terme depuis de nombreuses années :

Francis DeVitto, mon bras-droit - En parfaite santé et j'y veille. Francis DeVitto est un homme de la cinquante rugissante, divorcé et deux enfants adultes. Il officie en tant que mon bras-droit depuis vingt-trois ans et effectue quantité de tâches pour moi. Bien que notre relation dépasse le cadre du professionnel, je le considère comme un ami loyal, je ne l'ai jamais mordu et il est hors de question que je le fasse.

Antécédents :

Quelque chose à dire sur votre Famille ? ("C'est qui tes parents?")
Vous aimez les questions complexes, n'est-ce pas ? En 1729, mon père, Hanska, avait une épouse dont le nom importe peu. Elle lui avait donné deux fils, qui grandissaient forts et solides. Même si Hanska n'était pas le chef de la tribu ou l'homme-médecine, il bénéficiait d'un certain statut pour ses actes guerriers contre une tribu alonquienne et ses exploits à la chasse. Aussi Hanska était heureux.

Alors qu'il était parti en quête de bisons avec les autres membres du clan et son fils aîné, l'ennemi se vengea et s'attaqua aux femmes et aux enfants. Si certaines purent s'enfuir en emmenant les bambins et les plus grands enfants se dissimuler, la plupart perdirent la vie. Lorsque les hommes revinrent de la chasse, ils ne purent que constater le massacre, pleurer leurs morts et se réjouir des quelques vies épargnées. Hanska y perdit épouse et fils cadet.

Au-delà de la douleur des pertes, le clan faisait face à péril plus certain encore : son manque de femmes et son extinction sur le cour terme. Deux solutions majeurs s'offraient à eux. S'intégrer auprès d'autres Oglala ou même Lakotas et espérer pouvoir trouver des compagnes pour eux et leurs fils, chose difficile quand l'honneur s'entachait des pertes précédentes. Ou prendre le nécessaire par la force auprès des non-alliés. Groupe majoritairement masculins et guerriers, furieux, la seconde solution fut naturellement préférée.

A force de razzia sur les tribus ennemies, dans l'achat d'esclave auprès des blancs ou quelques partenariats avec d'autres Lakotas, le clan se constitua un "cheptel" féminin suffisant. Chacune fut examinée soigneusement et quelques combats, amicaux, eurent lieu pour s'octroyer celles qui furent jugées solides, fertiles ou simplement belles.

Marie Isabelle avait vu le jour dans une ferme, quelque part en France. Elle y grandit en trimant jusqu'à ses quinze ans, lorsque ses parents décidèrent que son joli minois et son pucelage leur rapporteraient bien plus s'ils étaient vendus. Aussi, par un intermédiaire spécialisé dans ce genre de commerce, fut-elle acheté par un vieux colon veuf en mal d'amour. Après avoir fait vérifié la fraîcheur de la marchandise, celle-ci fut expédiée à travers l'océan pour une bourgade coloniale portuaire.

Petit problème dans ce destin tracé d'avance : Le vieux décida de claquer d'une crise cardiaque lors de la nuit de noce. Aussi se retrouva-t-elle à l'autre bout du monde, seule, sans le sous ou presque, sans possibilité de retour et regardée de travers pour la mort suspect du gaillard au palpitant fragile. Refusant l'alternative où elle ouvrirait les cuisses pour tout un chacun, Marie Isabelle décida par elle-même de quitter la relative sécurité d'une ville coloniale bien établie et de tenter sa chance comme ouvrière, plus loin dans les terres. Là-bas, se promit-elle, elle y trouverait son époux, un jeune et honnête colon aux yeux clairs et au coeur vaillant.  A la place, elle rencontra plutôt une tribu iroquoise, alliée aux anglais et faisant donc peu cas du sort des prisonniers français, en-dehors de leur valeur marchande. Le sort réservé aux jeunes demoiselles comme Marie Isabelle n'avaient rien d'enviable. Aussi, lorsque Hanska et sa cohorte délivrèrent - capturèrent - les captifs, celle-ci se montra reconnaissante.

Durant les joutes, Hanska remporta les victoires suffisantes pour choisir l'épouse de son choix et sans hésitation, il choisit la française. Nul ne sait si c'est pour ses beaux yeux, ses formes amènes, sa force de caractère ou une quelconque ressemblance avec sa première épouse, mais il traita la française avec un certain respect. Et le voile d'adrénaline jeté sur les sens de Marie Isabelle secouée en tous sens par la vie suffirent amplement à lui faire apprécier un époux en pleine santé, au physique agréable. De nuit, la peau foncée ne titilla pas trop les enseignements racistes de ses origines.

Et ainsi, neuf mois plus tard, je naquis.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :
Ainsi, je naquis métisse lakota et français. Mon intégration dans le quotidien du clan posa quelques problèmes durant mon enfance et adolescence. J'ai essuyé quelques passages à tabac, des tempêtes d'insultes, ... Si l'envie me prenait de rétorquer avec virulence, je me retrouvai le seul puni. Aussi ai-je rapidement intégré l'idée que, pour vivre paisiblement, boucler ma grande gueule, encaisser et être plus malin et meilleur qu'eux s'imposait. Aussi ai-je écouté patiemment les enseignements des aînés pour en apprendre au maximum. Je me suis entraîné sans relâche, avec acharnement peut-être, pour gagner ma place, pour rendre Hanska fier et l'honneur de ma mère. Mes amis se comptaient sur une seule main. Cigala, un garçon de mon âge chétif et rêveur, ne quittait jamais mes côtés. Nous nous amusions beaucoup malgré "notre mise au banc". A défaut d'être frère par le sang, nous l'étions par le coeur.

Malgré les aléas d'une vie rude, nous tirions notre épingle du jeu grâce à notre tenacité. Avec les ans, mes talents de chasseurs ou de guerrier ne pouvaient plus être niés. Cigala développa un talent d'homme-médecine rare et conversait avec les esprits comme personne. Si pour notre propre tribu, nous restions à part, la génération des Cendres, bâtie sur la perte de leurs enfants et épouses, nous nous intégrions bien aux restes des Oglala ou de la nation Lakota lors des pow-wow. Là, nous n'étions jugé que sur nos capacités, pour nos actes de bravoure et nos faits d'armes que contaient les peintures, les plumes et autres colifichets à nos tenues.

J'y rencontrai aussi l'amour de ma vie humaine : Talutah. Sa force de caractère l'auréolait d'une aura de majesté. Pourtant, elle restait éclipsée par les charmes tapageurs des favorites que les guerriers, les héros adulés, s'arrachaient. Pour moi, il n'y avait qu'elle. Pour lui prouver ma valeur, elle m'envoya dans une série de quêtes dangereuses et parfois carrément stupides. Après quelques mois de ce manège, elle devint mienne. Notre fille, Ehawee, naîtra un an plus tard. Cigala épousa finalement la meilleure amie de Talutah, scellant encore plus étroitement nos destins.

A vingt ans, après avoir pleuré notre premier fils arraché à nous par une maladie de wasichus, notre famille accueillait un second fils Hotah, un petit garçon solide aux yeux clairs. Notre tribu avait regagné son lustre premier, surtout grâce à la réputation de Cigala, et même absorbé d'autres tribus mineures attirées par la sécurité d'un groupe fort. Nos liens commerciaux avec les français nous assuraient un confort certain et des armes à feu toujours plus perfectionnées. Aussi n'avons-nous pas hésité à rentrer en guerre régulièrement avec d'autres tribus pour leur prendre des terres que nous pensions mériter : Nous n'avions pas alors conscience que la menace ne venait pas d'eux. Nous avons fini par nous établir dans la région sacrée de HeSapa, les Black Hills, que nous considérions alors comme le centre du monde. La vie s'adoucit encore sur un territoire fertile et prolixe.

J'avais vingt-trois ans. Accompagné d'autres chasseurs, nous poursuivions des bisons vers le sud. Suivant une tactique courante, nous nous sommes séparés en deux groupes. Avec un autre éclaireur expérimenté et un enfant dont nous testions les capacités pour sa première chasse, nous rabattions  un animal préalablement isolé vers le premier groupe. Nous nous servions du terrain, un labyrinthe rocheux naturel creusé par les vents et l'eau. Tandis que nous approchions en effrayant l'animal dans la bonne direction, un coup de feu fut tiré, fauchant mon camarade. Les quelques précieuses secondes gagnées me permirent d'aiguillonner férocement les flancs de la monture de l'enfant afin qu'il prévienne les autres. Le second coup de feu me transperça l'épaule dans la foulée.

Souveraine, la douleur irradiait dans tout mon bras et une partie de mon torse, m'ôtant complètement la possibilité de me servir d'un fusil en protection. Je dégainai alors ma hachette, rempart inutile si l'ennemi invisible persistait à distance. Aucun couvert n'était à ma portée. Deux ennemis se lancèrent à la poursuite du gamin envoyé donné l'alerte : D'autres amérindiens dont l'origine restera flou pour moi. Après une feinte, je cueillis le premier d'un sévère coup portée à la gorge. Celle du second par contre taillada ma cuisse profondément. Je réussis, par la force du désespoir sans doute, à dévier le coup suivant et faucher ses côtes. Le troisième coup de feu affola parfaitement nos chevaux, déjà excités par les combats. Ils ruèrent violemment. Après avoir lutté pour garder notre assiette et tenter de les calmer, tout en évitant de laisser à l'ennemi une ouverture, nous valsions tous les deux contre les parois de roches. Le choc et la perte de sang rendait mes réflexes gourds. Mon ennemi se redressait déjà que j'étais encore allongé dans la poussière. Ma vision se troublait de plus en plus. Les chevaux frappaient le sol à grands coups de sabots. Quelque chose chuta. Je sombrai.

Trou noir. Vide complet. Je ne me souviens de rien. Pas de flash soudains. Juste un sensation de torpeur calme et de dérives.

Je me réveillai deux semaines plus tard avec une faim dévorante au creux du ventre. Je ne reconnaissais rien. Les murs étaient de bois et la chambre en entier tanguait. J'étais allongé dans un lit si moelleux qu'il m'aspirait. Fasciné, je fixai pendant près d'une demi-heure une flamme dansant au bout d'une chandelle de cire d'abeille. Ensuite, seulement, fus-je à même de comprendre qu'une autre personne se trouvait dans la pièce : Une femme livide au parfum capiteux. La suite est similaire à celle de beaucoup de vampires. Solenne s'est entichée de moi pour des raisons parfaitement futiles. Elle m'observait depuis un moment. Elle m'a récupéré agonisant et soigné. Comme je ne me réveillais pas assez vite à son goût, elle m'offrit "son cadeau" pour accélérer le processus. Elle a baragouiné quelques mots au sujet de ce que j'étais devenu. J'ai demandé si j'étais prisonnier, à voir ma famille, à retourner auprès des miens. Elle a refusé. Comme je me sentais en pleine forme, j'ai rué et je me suis carapaté. Pas de bol, nous étions en plein océan atlantique.

J'étais donc coincé au milieu de la mer avec une occidentale en petite tenue, parlant bien trop vite pour que je saisisse tout et j'avais les crocs assez littéralement. Le monde avait changé. Tout était étrange. Je me suis battu contre des marins pour voler une chaloupe et retourner vers les miens, en me servant des étoiles. J'en ai gardé un en otage/casse-croûte. La faim me tiraillait tant qu'inconsciemment j'ai grignoté mon otage. Solenne s'est finalement interposé. Le corps a été jeté à l'eau. C'était un homme de couleur donc personne n'en a fait grand cas. J'étais choqué. J'ai donc suivi docilement les ordres de la dame.

Pour résumer ma première année en tant que vampire, les quelques jours en mer en font une bonne synthèse. Solenne agissait selon son envie en bâclant ses explications. Elle osa même m'affirmer que toute ma famille était morte. J'ai testé mes pouvoirs en cherchant à rejoindre Talulah et nos enfants. Parfois, en m'obstinant, je fuyais plus longuement. Un incident se produisait avec les locaux, qu'il soit de mon fait ou du leur.  Elle intervenait. Je rentrai. Il fallut attendre l'arrivée d'Edwin, plus patient, plus prolixe en explications et plus habitué à des réactions instinctives pour que je commence à réellement saisir ce que j'étais devenu.

1755-1800
Dès lors, ma nouvelle vie s'en trouva simplifiée. J'avais appris que Solenne avait menti sur ma famille : mais, comme j'étais devenu un monstre, je ne pouvais pas retourner auprès d'eux. Sans la patience d'Edwin, probablement que ma créatrice aurait passé de vie à trépas de mes mains. Nous avions un certain équilibre. Edwin passait la majorité de son temps à explorer tout et rien ou dans ses livres. Solenne papillonnait de fêtes en fêtes, jouant mille et un rôle pour le frisson d'être potentiellement découverte. J'aimais tout autant le froid studieux que l'impétuosité maline. Manipuler des wasichus pour mon propre plaisir, pour me nourrir m'amusait. Nous nous sommes infiltré à Versailles. Nous avons fréquenté la cour. Nous nous sommes vautrés dans le luxe outrancier des fastes de l'époque. Nous avons arpenter toute la France pour le simple plaisir de nous abreuver à tous les parfums que le pays pouvait nous offrir, pour voir tous les paysages. Nous avons entretenu des artistes et philosopher sur tous les sujets.

Puis, les temps révolutionnaires sont venus. Solenne, aristocrate jusqu'au bout des ongles, blâmait le peuple. Edwin n'en avait cure. J'appréciai les discours et les arguments. Le faste diminuait. Une certaine rigueur s'imposait petit à petit face à la misère humaine. Solenne refusa de quitter Paris. Née sous Louis XIV, elle ne pouvait concevoir que son train-de-vie, le respect et l'autorité de ceux qu'elle estimait puissent un jour cesser. Elle se battit bec et ongles, finançant à grands frais des groupuscules loyaux à la monarchie et au Roi. De fait, elle attira l'attention sur elle. Le 15 octobre 1799, un incendie criminel embrasa son appartement parisien. Plus que par les flammes, Solenne périt de son incapacité à s'adapter.

1800-1850
Après avoir pris congé auprès du maître-vampire de Paris et de nos connaissances, entreposé certains de nos biens en différents endroits pour retomber sur nos pattes en cas de problèmes mais également fait notre deuil de Solenne, Edwin et moi décidions de parcourir le monde. Aussi avons nous sillonné l'Europe dans son ensemble, l'Empire Ottoman, l'Egypte, jusqu'en Perse et les Indes. C'est dans ces deux pays que nous nous sommes établis durant plusieurs années afin d'en explorer tant les paysages et l'histoire, que la culture et les arts. Nous avons séjourné dans des palais dignes des mille et une nuits. Nous sommes même fait passé pour la réincarnation de deux déités locales, dans un village perdu dans les montagnes verdoyantes quelques parts en Asie.  

1850-1860
Après nos voyages, pour me distraire du sort des miens, Edwin nous installa dans la campagne londonienne. Nous fréquentions plus assidument la communauté vampirique locale. A cette époque, je fis mes premières tentatives d'investissements, dans le chemin de fer britannique et dans un aciérie. Edwin ouvrit même un temps un cabinet de curiosité à Londres, qui rassemblaient tant les souvenirs de nos voyages que des étrangetés découvertes par hasard. Néanmoins, cela ne suffisait plus à contenir mon envie grandissante de retourner sur mes terres. Après un siècle séparé de mes enfants et de ma compagne, ceux-ci ne pouvaient, hélas, plus me reconnaître si j'y retournai. De fait, je pouvais me permettre d'approcher à nouveau et d'aider les lakotas, surtout après les traîtrises constantes des blancs envers les différents traités signés avec eux.

1861-1891
Durant trente ans, j'ai participé à différentes batailles, dans l'ombre, pour la cause des natifs amérindiens. Mon fils et ma fille avaient rejoint la Terre-Mère depuis plusieurs années, mais leurs fils et filles et leurs enfants, eux restaient et mon devoir était auprès d'eux. Je pourrais passer des jours et des jours à vous raconter chaque événement dans ses moindres détails, souvent sordides, mais coupons court. Tous les pouvoirs dont disposent un vampire ne pouvait rien face à la machine occidentale. Détruire un peuple entier, sa culture, en se donnant bonne conscience en les parquant comme du bétail ne les fit guère sourciller. Tout ce qui comptait pour les wasichus tenait un mot : l'or. Qu'importait face à cet impératif la vie d'un indien à qui ils avaient juré quelques années qu'ils ne toucheraient pas son territoire sacré ? Durant la guerre des sioux, j'ai vu le pire de l'humanité. Comme Solenne avant moi, j'ai vu mon monde s'effondrer. J'ai vu nos terres saintes couvertes de notre sang. J'ai vu un général blanc se jeter sur un village de femmes et d'enfants malgré tous les beaux discours sur leur constitution. J'ai vu mes petits-enfants mourir, dépouiller de leur identité, forcer de se convertir à une religion. M'arracher les yeux m'apparut temporairement comme la meilleure solution pour ne plus jamais être témoin de ce genre d'horreur. Le massacre de Wounded Knees, les opinions abjectes du public qui en suivirent, me coûta le reste de mon "humanité" et de mes illusions naïves. Sans l'intervention musclée d'Edwin, probablement que j'aurais fini par me livrer moi-même au soleil après avoir massacré le plus possible de blancs.

1891-1920
Edwin m'installa, plus coquille vide que conscient, dans notre manoir londonien. Pendant près d'un an, sa routine consistait à m'enfermer dans notre sous-sol pour éviter que l'envie de me balader au soleil ne me prenne. Il passait le plus clair de son temps à mes cotés, à me conter son passé, sa vie d'humain. Rétrospectivement, je crois qu'il cherchait dans nos échanges de ses trente dernières années, un moyen de continuer et garder son esprit clair et affuté comme au premier jour. Nous nous faisions vieux, lui comme moi, pour des vampires. Autour de nous, même la nuit s'empoissait de suif industriel. Morbide époque. Nous étions des vampires, l'imagerie romantique voudrait que nous goûtions particulièrement à ce type d'ambiance, mais nous aurions donné beaucoup pour retrouver l'air pur, la nature vierge et notre optimisme d'antan.

Durant mon absence, Edwin s'était entiché d'une jeune orpheline qu'il éleva jusqu'à ses vingt ans avant d'en faire une des nôtres. Abigale était une rousse sémillante. Ses velléités féministes et son optimisme contribuèrent sans doute à nous aider à passer le cap. Mais ce n'était là, pour Edwin, qu'un pansement sur une fracture ouverte. Jouant les infirmières sur le front durant la première guerre mondiale, elle succomba dans une attaque dont les circonstances m'échappent complètement. Cela fut la petite tape dans le dos qui bouscula Edwin dans la folie.

Il occupa d'abord son temps dans une frénésie d'écriture qu'il ne rompait même plus pour se nourrir si je ne lui forçai pas la main. Il fit l'inventaire complet de ses caches et de ses biens qu'il me forçait à apprendre par coeur. Il annotait tout et n'importe quoi, ses commentaires sur le moindre roman, le moindre article de journal ou pour des investissements financiers. D'abord, il eut une certaine logique, comme un humain mettant en ordre ses papiers avant de se lancer dans une aventure dangereuse ou dans ses vieux jours. Puis, le chariabia dériva sur des psaumes apocalyptiques, des prières en latin pour tenter de "se purifier". Ensuite, il y a eu les bains à l'eau bénite, les encens sacrés, les prêtres à domicile pour les derniers sacrements qu'il finissait toujours par croquer, poussé par la faim. La justice vampirique intervint plusieurs fois avant que je ne cède et demande au maître local une autorisation : celle d'abréger les souffrances de mon meilleur ami.

Une marque de respect pour un vampire ancien, un proche, je n'avais nulle envie qu'un inconnu ne le punisse pour des erreurs qu'il n'aurait jamais commise s'il avait encore été lui-même. Je lui donnai la mort avec autant de douceur que possible, pour qu'il s'en aille sans souffrir, avec sa dignité.

1920-1929
Dans une pièce secrète, je rassemblai la majorité des biens d'Edwin, ses livres, ses notes, ses babioles qu'il appréciait particulièrement venant de son cabinet de curiosité. J'en vendis également une large partie, pour constituer un pécule dédié à l'entretien du terrain et du bâtiment que je fis transformer en hôtel luxueux. Puis, je n'y remis les pieds qu'en de rares occasions, principalement lorsque les hôteliers successifs voulurent faire des travaux d'agrandissement, d'assainissements ou de modernisation.

Pour remercier le maître-vampire de la faveur, je m'installai en ville afin de travailler pour lui. Je traquai à son compte quelques jeunes vampires stupides et quelques humains trop curieux. A la place de la boutique d'Edwin, un artisan bijoutier s'y installa. Je continuai mes placements dans différentes entreprises. J'achetai quelques terrains.

En 1929, avec le crash boursier, je perdis la boutique et environ cinquante pourcent de mon capital déjà bien entamé suite à une magouille d'un type beaucoup trop malin pour son propre bien - la preuve, il a mystérieusement disparu quelques heures après que je l'ai retrouvé... -. Je commençai donc à me plonger dans la finance après plus d'assiduité.

1929-1950
Je m'installai à Genève, en Suisse. Là-bas, je fondis ma société Zuzeca. Je rencontrai sur place un jeune homme brillant, Louis Guilleret, qui en prit la tête pendant que je m'occupai de la prospection de nouvelles entreprise dans lesquels je souhaitai investir. Je passais beaucoup de temps avec lui afin d'établir des statuts d'entreprise qui me permettaient de diriger ma société de loin et à travers les âges sans ennui de successions. Les différentes clauses régissant la ligne directrices de Zuzeca sont très précises, afin que l'argent ne soit placé que dans des domaines pour lesquelles j'éprouve un certain intérêt. Je réinjectai une part de mes dividendes dans la société afin d'en posséder la quasi totalité, malgré l'obligation d'avoir deux autres actionnaires pour l'entreprise. Je ne fis guère plus que mettre au point un système efficace, pendant près de vingt ans. Puis, après la seconde guerre mondiale, assuré d'une certaine pérénité, à partir de 1950, je ne refis plus surface dans les bureaux qu'à travers de avocats et notaires mandatés pour transmettre mes volontés.

1950-2000
Seul, je repartis à l'aventure à travers le globe. Je m'enfonçais parfois durant plusieurs années dans des endroits que l'humain n'avait pas encore souillé. Je me lançai des défis ainsi: Survivre sans sang humain. Se protéger du soleil en s'enfonçant dans la terre, le sable et la neige pour en surgir après le crépuscule. Plusieurs fois, je fis retraite dans un monastère d'une religion ou d'une autre pour en apprendre les préceptes avant de me faire la malle, en brisant consciencieusement, chaque aspect avec au moins un autre initié. Par simple cruauté. Par amusement. Je crois que le couvent français de quinze nonnes dépucelées et finissant dans une orgie constante fut mon chef-d'oeuvre personnel dans la thématique : Solenne aurait adoré ça. J'explorai aussi les différentes mouvances qui supportaient la présence d'un homme au teint comme le mien. Je participai à beaucoup de fêtes, en organisai même une certain nombre. Je fréquentai à plusieurs reprises des universités, dans différents domaines, sans jamais vraiment pouvoir en suivre les cours douloureusement trop diurnes pour moi. Mais, en prétextant une très sévère allergie au soleil - maladie parfaitement réelle et trop méconnue pour laquelle j'ai financé quantité de recherches dans l'espoir de pouvoir me balader au soleil un peu plus longuement, probablement comme quantité d'autres vampires - j'ai réussi à convaincre quelques humains de prendre des notes pour moi et même quelques professeurs de me donner des leçons particulières.

2000-2030
L'avènement d'internet, de la téléphonie portable, fut une révolution pour moi. De n'importe où je pouvais gérer mes biens, mes finances en réduisant le nombre d'intermédiaires - il y en a toujours un ou deux à être véreux par décade -. J'avais accès au monde sans quitter le confort d'une demeure isolée, loin de tout, mais résolument moderne. Je m'établis alors le plus au nord possible, pour profiter de la longue nuit polaire pour arpenter la nature sans interruption ou simplement pouvoir garder mes fenêtres grandes ouvertes et la vue sur l'extérieur à tout moment de la journée. Naturellement, lorsque venait l'été, je migrai dans l'hémisphère sud où les nuits se faisaient plus clémentes à leurs tours. Je me construisis également un charmant pied à terre, une demeure souterraine, dans la ville d'Usuhaia en Argentine. L'endroit parfait pour avoir la paix et avec un tourisme suffisant pour renouveler sans éveiller trop de soupçon.

La révélation de l'imbécile à la télévision m'agaça au plus haut point. Ne connaissant pas le vampire en question, en espérant d'ailleurs qu'il soit mort, je me figure qu'il s'imaginait surtout pouvoir culbuter un maximum de midinettes en voguant sur la vague populaire produit par les ouvrages romantico-gerbant sur notre engeance. J'aurai probablement salué l'audace si cela n'affectait pas aussi ma propre vie. Je répondis à son exortation à sortir des ténèbres en me terrant dans mon fameux pied à terre, en compagnie d'une jeune demoiselle pour consentante compagne : Une musicienne de génie résolument agoraphobe nommée Anjka.

Nous n'avons que peu bougé en vingt ans, hormis nos vas-et-vients entre sud et nord, et quelques voyages d'affaires. Le dernier, un peu plus long qu'à l'accoutumée, persuada Anjka qu'elle désirait fonder une famille avec un des livreurs réguliers. Pas mécontent, je n'avais nulle envie d'en faire une des nôtres et de partager une éternité à ses cotés même si je l'appréciai, je fus même témoin à son mariage et leur offrir un des appartements de l'immeuble. Ils ont même eu l'idée saugrenue d'appeler leur aîné Thaddeus...

2030-2040
Afin de tâter le terrain, je décidai d'embaucher un bras-droit au courant de ma nature. De retour en Suisse, là où est basé le siège social de mon entreprise, il ne me fallut guère de temps pour trouver la perle rare : Francis DeVitto est diplômé d'une des plus prestigieuses université du monde. Boursier et d'origine populaire, il avait déjà été primé à plusieurs reprise. Il avait également eu la bonne idée de s'exprimer pour la neutralité dans les  conflits normes-outres. En somme, il avait le profil idéal. Je l'ai rencontré après quelques semaines d'observation pour lui faire une offre d'emploi qu'il n'a pas pu refuser : Prendre la tête d'une prestigieuse entreprise comme Zuzeca aussi peu de temps après sa sortie d'université tenait du miracle. Je n'omis rien pourtant, ne désirant pas lui mentir, pour favoriser notre collaboration future. Je lui expliquai mon point de vue, ses charges et le déroulement des nos affaires s'il acceptait le poste. Nous discutâmes sur plusieurs jours avant qu'il n'accepte.

Il devint PDG de Zuzeca dans un premier temps, je restais l'actionnaire majoritaire dans l'ombre. Il travailla notre image pour positionner notre politique d'entreprise dans la durée, repoussant tout le coté politique pour en rester à des données factuelles, pour valoriser l'éthique mise en avant depuis un siècle et l'environnement. Nos entreprises-filles engageaient des outres s'ils garantissaient de respecter les lois normes lorsqu'ils étaient confrontés aux communautés normes. Salaires égales pour travail et diplômes égaux. Les locaux seraient aménagés pour convenir à tous les handicaps. La clause outre fut introduite dans le règlement d'entreprise : Pas de magie, pas de transformation sur les lieux de travail. Pas de morsure entre collègues. Nous avons perdu beaucoup d'argent les cinq premières années de cette nouvelle politique. Nous avons dû fermer certaines de nos succursales. Une des entreprises dans laquelle nous avions investi a refusé de continuer notre collaboration. Une autre a fait faillite. Mais le cours est finalement remonté. En 2039, nos bénéfices n'avaient jamais connu des  sommets si hauts.

2040-2050
Après l'exercice comptable 2039 exceptionnel, je pris officiellement la tête de Zuzeca Holding SA. DeVitto prit alors la fonction de PDG Adjoint. Naturellement, la nouvelle fut accueillie avec une certaine fraîcheur dans nos cotes boursières et j'engageai la totalité de ma part bénéfice 39 pour maintenir certaines filiales plus sensibles à flot. Nous perdîmes quelques contrats mais en gagnâmes d'autres, auprès de sympathisants avec la cause outre. Cela posa aussi un certain nombre de problèmes légaux dont notre armée d'avocats eut tôt fait de contrecarrer. Je reçus au moins une centaine de menaces de morts. Tout autant de demander à faire d'eux des vampires, des photos de jeunes filles parfaitement nues m'exhortant à les dévorer et ce genre de stupidités. Une conférence de presse fut le théâtre de quelques échanges virulents. Un imbécile me planta son stylo en argent dans la main. Je jugeai stupéfiant mon contrôle de moi-même pour ne pas jouer au Joker dans les classiques Batman, en lui enfonçant la tête dessus d'un coup sec. Je coupais court aux spéculations de faillite en leur citant le nombre d'employés, les sommes investies dans les différents domaines, œuvres de charité comprises, le nom de quelques innovations auxquelles ils n'auraient pas accès si je n'avais pas créé et dirigée cette entreprise depuis 110 ans.

Après deux ans d'exercices médiocres, nous nous réconcilions avec les bénéfices satisfaisants. Nous multiplions les achats territoriaux et les investissements dans différents centres de recherches sur la magie ou l'environnement. Hormis quelques soirées mondaines obligatoires lorsque l'on dirige une entreprise, je ne me montre que rarement en-dehors des conférences de presse de la société. Après une période de tension, la femme DeVitto demande le divorce, furieuse qu'il ne lui ait pas proposé de devenir une vampire, croyant sottement qu'il travaillait à mon service pour cette raison. Mes relations deviennent résolument amicales avec lui suite à cet événement.

La révélation des "véritables" origines des outres perturbent à nouveau le climat économique et font dégringoler temporairement le cours de Zuzeca. Cela ne dura guère mais par mesure de précaution, je n'apparais plus publiquement dans les affaires de la société. DeVitto est le visage public de Zuzeca. Aussi puis-je oisivement sillonner le monde à nouveau, internet et quelques rencontres suffisant amplement à accomplir mon travail.

D'un point de vue personnel, je reste toujours sceptique face à l'annonce. En trois siècles, j'ai appris que l'histoire se réécrivait sans cesse par les conteurs. D'une tablette - ou plusieurs de la même origine - ou d'un texte, les intentions des auteurs se comprennent d'autant de manières qu'il n'y a de lecteurs. Puis, le facteur "ancienneté" n'est pas gage de vérité. Il existe des centaines d'autres exemples où les origines des Outres, des Normes, pourraient trouver une explication tout aussi valable. Peut-être venons-nous d'ailleurs dans d'immenses vaisseaux comme le clamait, de manières différentes, des écrits et gravure d'Inde ou des Incas. Peut-être la Terre-Mère nous a-t-elle tous engendré, normes et outres. Peut-être ne sommes-nous que le rêve d'une créature. Peut-être sommes-nous encore en gestation avant de naître réellement sous forme de pur esprit. Peut-être sommes-nous un monde-laboratoire d'observation d'une race aliens. Peut-être sommes-nous des êtres façonnées pour une guerre titanesque dans les étoiles. En vérité, personne n'en sait rien. La tendance majoritaire fluctue avec les âges et les découvertes scientifiques. Avant d'exprimer une théorie viable, il faudra encore beaucoup d'autres recherches, d'autres sources, des regroupement pour corroborer - ou infirmer - cette thèse ou encore des événements particuliers. Le coup de l'alignement des planètes/étoiles/galaxie, cela fait un certain nombre d'année qu'une secte la sort pour justifier un contrôle sur des individus impressionnables. Et même, si tout cela était vrai, partiellement ou totalement, qu'est-ce que cela change exactement ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour empêcher événement de se produire ? Un rituel sacrifiant un nombre précis de vierges à la pleine lune ou tous les outres de la planète ? Une prière chantée aux quatre coins du monde ? Une orgie collective d'amour entre toutes les races de la Terre-Mère ? Une danse autour d'un feu paré de plumes ?

Désolé. J'ai déjà donné et cela n'a pas empêché mon peuple et ma culture de se faire décimer et conservée dans des réserves comme des animaux pour que le wasichu moyen puisse avoir bonne conscience et dormir tranquille le nuit.

Dans l'attente de tout cela, je vais simplement continuer à avancer.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans? Vous y êtes natif ?J'ai acheté un ticket d'avion pour y venir et... me voilà ! Je séjourne pour l'instant dans un hôtel luxueux. Quant au pourquoi, parce que la communauté outre y est plus dense qu'ailleurs et que j'ai envie de tester cette nouveauté ? Les détails de mon installation se régleront avec le temps et les rencontres : Pour garder l'esprit alerte, il faut savoir éviter de tout organiser à l'avance.

- Bas les Masques -

Derrière l'écran, vous êtes : Lann
Vous serez souvent là avec nous ? Je varie à l'humeur ! Mais généralement je réponds dans les deux semaines maxiiiimum. Sinon, je trouve normal, la base même,  de prévenir mes partenaires, donc ne vous en faites pas, je communique !
Comment avez-vous connu Voodoo Child ?C'est Ozzy qui m'a dit de venir !
Avez-vous déjà un double/multi compte ? Bah non, vu que j'arrive.
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ? Rien de particulier non ! Je suis juste navré pour la longueur de la fiche. Vu que vous demandez de justifier pas mal de chose, j'avoue que j'ai tenté de mettre le maximum de mes idées dans la fiche aussi condensée que possible. Ce qui donne un texte relativement imbuvable pour un gaillard aussi vieux. J'ai pas l'habitude des fiches aussi précises !

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ? *main sur le coeur* Par la Dive Babouche, je le jure !


Dernière édition par Thaddeus O. Lann le Jeu 28 Avr - 23:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thaddeus O. Lann   Mer 27 Avr - 18:53

Une fiche claire, précise, et extrêmement bien documentée comme on les aime ! Ne t'excuse pas de la longueur, elle a été très agréable à lire. Je te souhaite d'avance la bienvenue parmi nous. :)

Avant de procéder à ton entreprise de nouveau validé (dont la liste est un peu plus bas), je vais juste te demander de préciser l'opinion de Thaddeus sur les faës. En effet, tu ne fais pas mention du coming-out de la race (qui a eu lieu en 2051). De même, on comprend que tu parles des métamorphes et des wiccans dans la partie "Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?", mais on ne sait pas vraiment ce qu'il pense des faës (qui sont une race étrange même parmi les Outres) ou des vodouns. Un petit mot à ce sujet, et ce serait parfait ! Very Happy

Aussi, j'en profite juste pour dire que les vampires peuvent se faire des tatouages permanents ou temporaires en usant des mêmes outils que le commun des mortels ! Donc les considérations à ce niveau sont les mêmes pour tout le monde (je sais qu'Ozzie avait posé la question pour toi -c'est d'ailleurs moi qui lui ai répondu- mais je reprécise parce qu'on vient d'en discuter avec le reste du staff).

Et donc, comme la modification à apporter à ta fiche est minime, je te valide et t'offre la (magnifique) liste de la suite des opérations ! What a Face

  • Créer ton Carnet Mondain, ton Inventaire et tes Correspondances.
  • Générer ta fiche d'identification dans ton profil (n'oublie pas de compléter ton profil avec les liens vers ta fiche, carnet mondain et inventaire).
  • Une fois la fiche générée, tu peux faire une demande de niveau de dangerosité, dans le topic correspondant de la section Carnet Mondain.
  • Tu peux aussi gagner de l'argent (virtuel, navrée) en votant pour nous sur les topsites. Pour savoir comment gonfler son porte-monnaie (toujours virtuel), il y a un topic dédié à la question dans la section de l'Inventaire. Si les propositions de la boutique de la Popuée t'intéressent, je te conseille de faire tout ton possible pour augmenter ton capital. ;)
  • Si tu le souhaites tu peux aussi créer ton profil Tour de Jeu en indiquant que tu joues chez nous.

Tu pourras également, demander un accès au groupe Skype si tu en as envie. Il est en général bien plus actif que la chatbox.

Pense à t'abonner à la newsletter via ton profil et au topic suivant (obligatoire) : Le Journal du Forum. Cela te permettra de t'informer facilement des dernières nouveautés !

Une fois les derniers détails réglés, c'est parti pour l'autoroute du RP ! Very Happy Encore une fois, bienvenue parmi nous ! cheers
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Thaddeus O. Lann
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MessageSujet: Re: Thaddeus O. Lann   Jeu 28 Avr - 23:09

Woaw ! Merci pour la validation rapide !

J'ai modifié le petit paragraphe au sujet des autres outres, en signalant qu'il restait dans une neutralité relative. Les vodounes et les cadavres relevés n'étant, ironiquement, pas son truc, même si le coté parler avec les morts ne le dérangeait pas et qu'il n'émettait pas encore d'avis en seulement deux ans sur les faë. L'un comme l'autre pouvant être intégré à des mythes lakota, cela ne bouleverse pas complètement sa vision du monde.

Je m'attelle donc à la liste o/.

Merci encore pour la validation ! Au plaisir de vous croiser en jeu !
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Thaddeus O. Lann

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