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 "Maman Ours...? A l'aide."

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Stephan Carter
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MessageSujet: "Maman Ours...? A l'aide."   Mer 16 Mar - 22:50

Stephan n'avait pas pour habitude d'errer en ville le soir pendant son temps libre... Mais là, une idée lui trottait clairement dans la tête, et il avait besoin de réponses. C'était pour cela que ses pas ne le guidèrent pas dans la forêt ou sa maison sous son pont... Mais plutôt pas loin de son lieu de travail. La biquette était du genre à économiser au lieu de sortir le soir, et ne prenait pas autant de plaisir que d'autres à se bourrer la gueule. En plus, lui-même passait beaucoup de temps de l'autre côté du comptoir à servir des clients, et préférait que ça se passe ainsi.
Ce soir c'était une autre affaire. Il contempla les pavés de la vieille ville, marchant devant les commerces, les Plaisirs Coupables, il détourna néanmoins le regard vers l'avant. Ce soir il profitait d'un peu de temps libre. Malgré son air un peu léger et tranquille, il était troublé. Asch n'avait jamais été chaleureux avec lui- d'ailleurs il ne se souvenait pas d'avoir vu le métamorphe rouge être chaleureux avec qui que ce soit. Cependant, il savait qu'il travaillait à mi-temps au Trick O'Clink, et s'entendait apparemment bien avec la patronne, ou du moins avait une bonne relation... Ca, c'était une aubaine. Parce que oui, ce soir, Stephan avait envie de réponses qui concernaient le videur aux cheveux rouges.

Leur relation n'était pas flamboyante; le type fuyait tout le temps son regard, l'évitait à tous prix, et était agressif quand ils s'adressaient la parole. Il aurait pu continuer à accepter cet état s'il n'avait pas commencé à prêter de plus en plus attention à son collègue. Ils avaient eu un rapprochement... Abrupte, durant une saison des amours, et visiblement le loup en était très gêné, bien que Stephan n'en comprenait toujours pas la raison. Il comprenait donc que leur distance venait un peu de là, mais il avait l'impression que dernièrement le méta rouge l'évitait encore plus, avait un aspect plus craintif, nerveux... Ce n'était peut-être qu'une impression, mais le fait était que la biquette s'inquiétait pour son collègue.

Il avait réfléchit un moment avant de décider que c'était une mauvaise idée de demander directement à Asch; vu leur relation, il finirait avec plus d'une dent cassée s'il faisait un pas de travers, et n'avait pas l'intention de le mettre plus mal encore, si malaise il y avait vraiment. Demander à Précieuse lui avait parut un peu gênant; si elle-même ne voyait pas qu'il allait mal, il était possible qu'elle le taquine, comme elle le faisait souvent, surtout si Stephan le lui faisait remarquer... Elle n'avait pas toujours l'air très soucieuse du bien-être de son videur. Du coup, il lui fallait trouver une source d'informations plus viables, qui ne mettait pas en péril qui que ce soit. Il n'avait pas non plus envie de subir un commentaire quelconque de la part de ses collègues comme quoi ils avaient copulé - ça n'avait rien à voir avec la situation, et il était sérieusement inquiet.

Nouvelle revigoré par un relan d'agacement, il marcha plus vite en direction du pub irlandais. Il n'avait peut-être pas pour habitude de boire ou se bourrer la gueule, mais ce soir il ferait une exception : un baileys, ça ferait pas de mal, et ça lui permettrait de parler à la patronne du bien-être de son employé rageux. Et puis il pourrait avoir la certitude qu'il y avait bel et bien un changement de comportement; si tel était le cas, Alice Mewryan le saurait.

Il passa d'ailleurs la porte du Trick avec un soupir. Il adorait l'ambiance du lieu - c'était tellement différent de ce dont il avait l'habitude avec les Plaisirs Coupables... Les murs boisés, l'ambiance chaleureuse presque familiale, avec une lumière douce qui n'agressait pas les yeux, au contraire elle mettait dans un état de calme assez impressionnant. Il y avait pas mal de monde ce soir, si bien qu'il se demanda si la patronne n'avait pas déjà assez de boulot pour répondre à ses questions. Il aurait dû y songer avant, mais tant qu'il était là... Il regarda autour de lui pour trouver une table libre; pas facile pour le coup. Il fit néanmoins un signe à la serveuse qui tournait en ramassant les verres vides. Elle sourit chaleureusement, demandant soudainement s'il allait bien. Ah, son inquiétude se voyait-elle donc sur son visage?

"Oui merci." Dit-il, à moitié sincère. "Est-ce que je pourrais avoir un baileys sans glaçons? Et... J'aurais besoin de voir la patronne, Alice? Est-ce que vous pourriez lui signaler que je suis là et que... j'ai besoin d'aide...? Ce serait très aimable à vous."

La serveuse le regarda un instant en silence avant d'hocher la tête, un sourire doux affiché au visage. Elle disparut aussitôt. Stephan se frotta les yeux avec un grognement de frustration. Si ça se trouvait il se faisait des idées pour rien, c'était idiot... Enfin, discuter avec Alice pourrait toujours aider à répondre à ses questions.
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Jeu 17 Mar - 9:50

Un long soupir sort de ma bouche. Deux types me regardent en souriant, ils sont sur le point de me faire une remarque mais un regard noir et assassin leur fait fermer leur clapé. J'ai pas envie d'être là. C'est Patrick qui m'a forcé. J'avais même pas envie de sortir de chez moi...enfin si, mais pas pour venir ici. J'aurais bien passé la journée et la nuit dans le bayou comme hier, et avant-hier et les jours d'avants. Non vraiment...J'ai pas envie d'être au milieux des normes. C'est pas la première fois que ça m'arrive, mais cette fois Il n'est pas là pour me mettre le coup de pied au cul dont j'ai sûrement besoin. Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?  Vivre dans le Bayou ? … C'est pas mal ça vivre dans le Bayou. Je suis sûre que je peux me débrouiller toute seule. Non ! L'Arizona ou le Nouveau-Mexique, c'est bien ça. J'intègre une tribut Navajo et je disparaît de la circulation. Bien sûr il faudra changer de nom, mais rien d'insurmontable...

Je lève la tête Eden est entrain de me parler. D'un air blasé je lui demande de répéter car je ne l'ai absolument pas écouter. Je crois que les autres serveuses me fuient ce soir. Elles ont vue ma mauvaise humeur...Un homme-brave a besoin d'aide ? Qu'il aille voir le Sachem ! Je ne suis plus qualifier pour aider personne depuis trois ans. Je tourne la tête dans la direction qu'elle m'indique. Mon sang ne fait qu'un tour.

Oh non de... Mais c'est...c'est le...c'est celui qui...Oh bon sang de merde ! Mais qu'est-ce qu'il vient foutre chez moi ? … Mon regard d’assombrie encore.... Précieuse. C'est elle qui me l'envoie. Elle en a pas fini avec moi cette salle garce ? C'est bon elle a gagner, je vais partir, elle ne m'aura plus dans les pâtes. Pas besoin de pavaner et de m'envoyer ses employés pour se foutre de ma gueule. Qu'est-ce qu'elle veut de plus ? Que je pète un câble aussi dans mon pub ? Non vraiment, j'en peux plus.

Il a pas l'air en méga forme...mouaie en même temps si c'est un homme-brave que Précieuse m'envoie, je me doute qu'il a pas eu le choix et qu'en plus il a pas forcément envie de venir titiller la Combattante avec un bâton. Je souffle à nouveau. Après tout il a peut être vraiment un problème... de toute façon j'en serais rien si je bouge pas mon cul.

Je prépare le verre qu'il m'a demandé, puis j'attrape un verre et une bouteille sans étiquette. Je me sers un premier et le vide avant d'embarquer bouteilles et verres. Mon poison à moi. Un alcool tellement frelaté qu'avec une bouteille je ne peux plus me transformer. C'est toujours mieux que du sang de vampire, même si ça a un goût dégueulasse. Et aller ! Je retombe dans le stéréotype de l’amérindien alcoolique. Bon au moins c'est pas la drogue comme ceux d'avant.

Je m'approche bougonne. Pose son verre devant lui, m'assoie en face, pose mon verre, ma bouteille et me sers un verre. Silence. J'ai pas envie de lui parler mais mon regard est noir. A l'odeur, c'est pas un prédateur, il osera pas commencer, sauf s'il y est obligé par l'autre garce. Finalement je lève les yeux sur lui.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

Je fais un effort pour que mon ton ne soit pas assassin, mais c'est compliqué. Il a contribué à mon pétage de câble. Il bosse pour la pire garce de l'univers. Et il vient dans mon bar pour m’appeler à l'aide alors que je ne suis plus vraiment en état d'aider qui que ce soit. Tien ? Est-ce que je commencerais à ressembler à...Non ! Jamais je ne renierais le grizzly.
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Jeu 17 Mar - 16:33

Si Stephan avait eu le moindre soupçon sur l'humeur noire de la patronne du Trick, il ne se serait pas pointé ainsi, et aurait attendu quelques jours pour voir si ça allait mieux, et si Alice était en état de converser. Naïf comme il l'était, il n'avait aucune idée de la relation de la méta avec sa propre patronne, et ne le l'aurait de toute façon pas cru. A ses yeux, Précieuse était quelqu'un d'un peu dur en apparence, qui taquinait facilement et avait toujours le mot pour mettre mal à l'aise, mais il était persuadé qu'elle avait un très bon fond qui valait le détour. Loin de lui de comprendre la totale garcitude de la gérante des Plaisirs Coupables.

Il se sentit donc totalement perdu lorsqu'Alice apparut, posant le verre de baileys devant lui, et se servant son propre verre. Elle ne le regarda pas d'abord, ses yeux fixés sur le contenu qui emplissait son verre. Stephan failli avaler sa salive de travers. Son corps entier se parcouru de frissons réflexes, et ses instincts (le peu qu'il avait) lui hurlaient une chose : Danger. Il n'avait vu Alice qu'une petite poignée de fois, toujours dans une foulée, jamais bien longtemps - lui-même travaillant au bar des PCs, il n'avait pas souvent le temps ou l'envie de passer sa soirée dans un autre bar... On aurait pu dire qu'aller chez la concurrence faisait mauvaise figure, mais cette notion-là lui passait totalement au-dessus de la tête. Il se recula automatiquement contre le dossier de sa chaise, fustigeant soudainement avec ses mains. Bon, il n'avait pas été bien en arrivant, là il se sentait comme une hyène qui venait de pisser sur le territoire d'une lionne... Ou une biquette qui s'était infiltrée dans la cage d'un ours. S'il avait eu du recul et les informations nécessaires, il aurait très bien compris le fait qu'Alice était prise au piège dans le bar ce soir, ce qui aurait bien aidé à la réalité de la métaphore précédente.

Elle leva enfin son regard vers lui, et il pria soudainement qu'elle le détourne à nouveau vers son verre. Il venait de se figer totalement de la tête au pied, un lapin prit entre deux feux. Il se sentait minuscule face au regard bien noir que lui jetait la personne devant lui... Elle ouvrit la bouche, et le ton quasi assassin fit frémir la chèvre. Ugh il ne voulait pas être là, vraiment pas. Il avait envie de fuir, courir très loin, partir brouter en paix dans la forêt comme à son habitude... Mais non, il était là pour une bonne cause. Prenant son courage à deux mains, il bu une demie-gorgée de baileys, ne regardant pas Alice dans les yeux, fuyant d'ailleurs son regard terrifiant.

"Euh... Désolé de vous déranger... C'est sans doute pas le moment mais..."

Il inspira un grand coup. Bon sang il devait calmer le battement frénétique de son coeur ou il allait vraiment faire un malaise cardiaque, et à son âge, ça serait sacrément con. Avalant nerveusement il posa un doigt contre le verre devant lui. Il fallait qu'il lève les yeux, il fallait qu'il parle, mais tout son être lui disait de fuir... Enfin il dressa le regard, failli couiner de peur face au regard noir d'Alice, mais continua d'une voix qui était soudainement bien moins forte et certaine.

"J'ai..." Commença-t-il, voix faible et un peu trop aigüe. "Je suis inquiet pour Asch... On ne s'est jamais entendus et je le sais bien, mais j'ai l'impression qu'il ne va pas bien et... Je ne savais pas à qui m'adresser pour en parler. J'ai cru comprendre qu'il travaillait ici aussi, et j'espérais que vous auriez plus d'informations... Si il va bel et bien mal comme je le ressens."

Il détourna le regard vers son verre aussitôt les mots sortis de sa bouche. Il se sentait con maintenant. Si ça se trouvait il se faisait juste des idées, Asch était de mauvaise humeur (comme d'hab) et c'était tout... Il se sentait tellement ridicule et minuscule devant la patronne du Trick... Ugh. Pitié qu'elle lui dise qu'il allait très bien, qu'il paie sa boisson et s'enfuit à toute jambes.
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Jeu 17 Mar - 23:00

Un sourire mauvais, fugace apparaît sur mon visage, tu as raison de te caler contre ton dossier. Mais t’inquiète il est solide et c'est pas par là que tu pourras fuir. Plus grizzly que femme. En poussant de grands soupirs d'agacement je l'écoute bafouiller. Je renifle...il sent la peur. Tu m'étonnes. Je fais pas beaucoup d'efforts pour casser ma mauvaise humeur. Ni même ma contrariété de voir un suppôt de Précieuse chez moi. J’attends la chute. Quand est-ce qu'il me fait sortir de mes gonds ? Merde il peut pas avoir les couilles de me regarder dans les yeux ? C'est quand même la moindre des choses quand on vient se foutre de la gueule de quelqu'un.

J'arque un sourcil. « Désolé de vous déranger » ? J'ai raté un épisode ? Depuis quand Précieuse est polie avec moi ? Depuis quand elle se soucie de si c'est le moment ou pas ?

Rah ! Il peut pas parler plus fort aussi ? Un grondement sourd monte dans ma gorge. C'est quand même un monde que je doive tendre l'oreille.

Quoi ? Ma méfiance ne fait que grandir. Inquiet pour Asch ? Qu'est-ce qu'il me chante ? D'où tu sors exactement ?

Un rire cynique très court m'échappe. Ah tu as l'IMPRESSION qu'il ne va pas bien. D'où tu débarque gas ? Bien sûr qu'il ne va pas bien ! Si tu savais la scène qu'il m'a fait pour bien être sûr que je comprenne que votre partie de jambe en l'air - si on peut appeler ça une partie – filmée sur grand écran était non voulu. Que la saison des amours l'a fait dérailler. Et surtout qu'il n'est pas homosexuelle. Il a tellement insisté dessus que je me demande si au contraire il n'assume pas. Tien sa me rappel notre rencontre...sa réaction quand je me suis presque écroulée sur lui alors que nous étions nues tous les deux. Et si en fait...En même temps, qu'est-ce que sa peut me faire ? C'est son cul, pas le mien. En l’occurrence c'était pas le sien non plus. Mais c'est pas la question.

Ah mon pauvre, si seulement tu savais...Tu es vraiment largué dans cette histoire. Tu me diras, j'ai plus d'info que toi et pourtant je ne suis pas d'une grande utilitée non plus. Alors...on est presque au même niveau...presque oui. Qu'est-ce que tu attends de moi ? Que je te donne le mode d’emplois de Asch ? Je l'ai pas trouvé moi-même, alors bonne chance. Et puis qu'est-ce que le bien être du loup-de-feu peut bien te faire ? Tu as tellement aimé te faire mettre le cul en chou-fleur que tu ne veux plus le quitter ? Pourtant vue l'état de nerf dans lequel je le mes, pas sûre qu'il soit capable de me bluffer. Donc il s’inquiète vraiment pour Asch...il veut l'aider ? Pour de vrais ?

Bon sang ! Je pose un coude sur la table et enfuit mon front dedans pour détourner la tête et lui présenter rien d 'autre que mes cheveux. Non ! Je ne vais quand même pas.... Non ! Merde quoi ! J'ai fait bien plus que mon cota. C'est pas juste. Pour quoi je devrais en faire plus ? Pour quoi je pourrait pas m'écrouler en paix ? Merde !

J'inspire profondément. Ma main retombe et tape la table. Peut être un peut plus fort que je ne l'aurais voulue. J’espère qu'il est pas cardiaque le petit. Mon regard est beaucoup plus humain, mais mon visage reste grave à défaut d'inquiétant. Je baisse un peut la tête mais continue de le regarder dans les yeux. Une fois n'est pas coutume et on dit aussi jamais deux sans trois alors...

« Excuse moi. Je suis d'une humeur de chien depuis quelques jours et je t'ai fait peur... Mais j'ai rien contre toi en particulier. »

Ma voix est calme. Je fais vraiment beaucoup d'efforts pour changer d'attitude et paraître moins menaçante. Ça ne devrait pas être si compliqué vue ma petite taille. Mais il faut dire que là tout de suite la seule chose qui me différencie du grizzly c'est mon apparence. Je bois mon verre avant de m'en servir un nouveau. Ça me détendra peut être un peut du cul. Non c'est vrais c'est pas à lui de j'en vue. Je suis pas conne. Je sais très bien qu'ils ont été tous les deux manipulés par Précieuse. Je sais très bien que c'est elle qui à tout organiser. Je me doute quand même qu'il n'a pas choisit. Cette saison c'était vraiment quelque chose. Et pour eux deux c'était vraiment moche.

« Il faudrait être aveugle ou une putain de saloperie dépourvue d'empathie pour croire que Asch va bien. Alors je répète ma question : Qu'est-ce que tu veux...exactement ? »

Sa question est beaucoup top vague. Des informations à propos de quoi ? Il m'a pris pour le service des renseignements ? Il pense que je vais lui donner tout le VC du loup de feu là comme ça ?

Mais pour quoi je m'en préoccupe moi d'abord ? En quoi sa me regarde encore ? Quelqu'un veut prendre la relève ? Grand lui en face. Eh ! Petit, puisque tu te sens l'âme d'un assistante sociale, tu veux pas le poste de Combattant ?
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Dernière édition par Alice Mewryan le Lun 21 Mar - 9:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Dim 20 Mar - 11:04

Chaque son qui sortait de son interlocutrice, chaque soupir, chaque grognement était un coup dans la gueule pour la biquette. Il regrettait déjà assez mochement d'avoir fait le pas de venir ici pendant qu'Alice était dans cet état-là, mais de là à faire surgir ce genre de réaction... Ca le mettait vraiment mal. Ce fut bien pire encore lorsqu'un rire échappa d'entre les lèvres de la métamorphe. Son coeur se serra et il détourna immédiatement le regard. Il se sentait mal, mais vraiment, elle se foutait de sa gueule, si ça se trouvait il se faisait des idées, Asch allait très bien et faisait la gueule comme d'hab... Et Alice était là pour lui rappeler un peu trop franchement que tout le monde le prenait pour un con. De plus le rire n'aboutit à aucune explication, qui donna plutôt des nausées à Stephan. Il en avait marre... Il voulait juste bien faire, et à chaque fois c'était jamais suffisant, ou pas voulu... Il avait l'impression qu'on lui passait un diaporama de sa vie devant ses yeux. Chaque échec, chaque moment d'humiliation, chaque instant où on lui rabachait qu'il servait à rien... Il ferma les yeux, les forçant à rester clos. S'il y repensait il allait se mettre à chialer, et là, il ne gagnerait rien à avoir l'air d'un faible. Il ravala tant bien que mal ses sensations, ses nausées et ses haut-le-coeur.

Il sursauta subitement en ouvrant à nouveau les yeux; Alice est tête face à la surface de la table, et vient de frapper violemment sa main dessus. Soudainement elle le regarde dans les yeux; l'obscurité qu'il y avait vu juste là est moins présente, et c'est quelque part rassurant. Il écouta ses mots dans un silence presque religieux. Automatiquement les haussa les épaules et hocha un peu la tête, détournant le regard sur le côté et croisant les bras contre son torse. Il n'est pas à l'aise, et même si les yeux d'Alice sont plus clairs, il n'aime pas ce contact-là. Il se sent ridiculement con sur le coup, mais il admettait parfaitement de ne pas avoir les couilles pour supporter un quelconque regard de la part de la femme devant lui. Il la vit boire son verre et s'en resservir un autre. Cette envie et ce besoin de boire, il la comprenait très bien à l'heure actuelle... Mais regardant son propre verre d'un oeil distrait, il ne pu que se dire qu'un alcool plus fort aurait peut-être été plus adéquat. Enfin. Il bu une nouvelle demie-gorgée, conscient du fait que son coeur battait encore beaucoup trop vite suite au son soudain qu'avait produit la main claquée contre la table.

C'est alors qu'à mi-gorgnée Alice reprit la parole, et Stephan avala son baileys de travers. Il se mit à tousser violemment... Toux qui dura quelques bonnes secondes durant lesquelles les larmes se mirent à couler à flot de ses yeux. Là, Alice venait inconsciemment de toucher un nerfs. Un gros nerfs. Même quand Stephan avait finit de tousser, il continua à pleurer pitoyablement, la tête basse et tournée vers la table. Il chouinait bruyamment mais pour le coup, il n'en n'avait rien à faire. Si ses cousins le voyaient, ils seraient en train de se foutre allègrement de sa gueule... Mais il s'en foutait. Qu'on le voit faible, qu'on le voit pitoyable, il s'en branlait. Il voulait juste faire les bonnes choses, les bonnes décisions... Il avait décidé de vivre sous un pont malgré l'offre de Précieuse pour ne gêner personne. Un choix pas très agréable, mais qu'il avait suivit dans le but de ne mettre personne dans une situation qui pourrait être gênante. Il vivait bien tranquillement, mais il fallait admettre que la solitude était quelque chose de douloureux, qu'il supportait assez mal par son caractère... Le fait même d'y repenser le fit pleurer encore plus fort, et les mots d'Alice firent à nouveau écho dans sa tête. Il ravala ses larmes, mais ses lèvres tremblaient déjà.

"Je... Je ne savais pas que..."

Il inspira pour ne pas laisser paraitre sa détresse qui devait être aussi visible qu'une pleine lune dans une nuit claire.

"Je veux l'aider! Je veux l'aider à aller mieux mais il me hait mais je veux qu'il aille bien, qu'il se sente bien au boulot, qu'il rentre tous les jours en se disant qu'il a passé une journée correcte j'en sais rien je veux qu'il soit heureux..."

Ses nerfs lâchèrent totalement d'un coup et il se mit à pleurer très bruyamment, posant ses coudes sur la table et pleurant pitoyablement dans ses mains.

"Je suismauvaaaais jesuisnuljesersàrieeeeen jesavaispasquoifairequandAschavaitmauvaisemine..."

Les mots sortirent d'eux-même, un torrent de lamentations pathétiques. Il beugla en s'écroulant sur la table, tête enfouie dans ses bras pour pleurer de plus belle. Quelque part au moins il faisait un peu moins de bruit... Un peu.
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Lun 21 Mar - 9:57

T’étouffes pas garçon. Il manquerait plus que ça. Précieuse trouverait bien le moyen de faire croire au monde entier que c'est ma faute. J'ai vraiment pas besoin que l'un de ses larbins claque dans mon pub.

Une petite minute...Je rêve ? Il est pas entrain de... Je suis sur le cul. Heureusement que j'étais déjà assisse sinon je serais le cul par terre. C'est moi qui lui fait peur au point de chouiner ?  Ah non...ça c'est pas de la peur... Mince alors. C'est quoi ce cirque ? D'où il sort celui-là ? Pour quoi il se met dans un état pareil ?

Comment ça il ne savait pas ? C'est pas lui qui vient d'entrer chez pour me demander qu'est-ce qui va pas chez Asch ? Et maintenant il me dit qu'il ne savait pas. Non mais il est défoncé ou quoi ?

Mais ça ! Ça c'est de la douleur ou je ne m'y connais pas. Et en terme de douleur j'ai donné. Il veut quoi ? Mes yeux s'écarquillent et mes mains agrippent la banquette. Que le loup de feu aille bien, qu'il soit heureux de travailler chez Précieuse... Non mais là tu rêve mon grand. Précieuse fait entièrement partie du problème plus grand encore. Je lâche un soupir à l'affirmation. Je ne pense pas que Asch te hait. Je l'ai vue haïr quelqu'un... Par contre, il est certainement très mal à l'aise depuis cette histoire au printemps dernier. Ça je n'en doute pas. Mais pourquoi est-ce que ça te tien à cœur à ce point ? Est-ce qu'il... Non...Est-ce qu'il serait amoureux de Asch ? Oh le pauvre...

Je cligne des yeux. Je ne m'attendais pas à un sanglot aussi bruyant. Non mais c'est pas vrais ! Oh ! T'es un homme, relèves toi bon sang ! Les clients commencent à regarder dans notre direction. Catastrophe ! J'imagine très bien ce qu'ils voient : la patronne grizzly en pétard terrorise un pauvre petit gas.

Non mais je peux pas le laisser comme ça, c'est pas possible. Le pauvre. Ses pleurs ont vraiment l'air sincères. Bon qu'est-ce que je fais ? Aller ! Bouge toi Alice, tu vas quand même pas laisser un homme-brave dans cet état au milieu de ton pub et le regarder les bras ballants. Mais merde ! Je voulais déprimer tranquille dans mon coin. Je voulais fulminer de rage. Et me voilà en train de la refouler.

Je me lève d'un bon...houlà, sa tourne un peut. Le tord-boyaux fait très bien son travail dit donc, avec sa je n'arriverais à me transformer si je ne me concentre pas. Je crois bien que j'ai les yeux humides. Ah non ! Je ne vais pas me mettre à pleurer moi aussi, on aurait l'air de deux idiots bourrés avec l'alcool triste. Mais de le voir se préoccuper de Asch, au point de pleurer son impuissance...Je me sens moins seule toute à coup. C'est vraiment quelque chose... Je fais le tour de la table et pose une main compatissante sur l'épaule. Au point ou j'en suis...je vais même jusqu'à le prendre dans mes bras. Heureusement que je suis petite et lui très grand sinon je devrais me plier en deux.

« Là, là. Ça va aller. Moi aussi je veux l'aider... viens, on va se mettre dans un coin plus tranquille. »

Je lui attrape les épaules et l'incite à ce lever, puis je me pense et attrape la bouteille, je ne peux pas laisser ce truc ici. Ça pourrait rendre malade un client. Il doit bien faire trente centimètres de plus que moi le garçon du coup je me rabat sur le bras. Je me demande si dans son état, il serait capable de me suivre si je ne le tiens pas. Il a l'air effondré. Comment un garçon avec un potentiel gentillesse aussi grand peut-il travailler chez elle ? Peut être est-il dans une situation similaire à Asch... Mais pour le moment la question n'est pas là ! Je traîne le pauvre garçon jusqu'à mon bureau. En traversant la salle je croise Eden.

« Dis au cuisinier de faire deux plateaux. Un pour moi et un végétarien s'il te plaît. »

A croire que mon humeur s'améliore quand je veux aider quelqu'un. J'ouvre la porte sur une petite pièce. Au font un bureau noyer sous des papiers. Mais juste là un canapé. Je tire encore un peut sur le bras et l'incite à s’asseoir confortablement. Je ferme la porte et les bruits de la soirée sont étouffés par la porte ? Puis je vais le rejoindre. La bouteille est posée sur la table devant nous, et j'ai envie de la vider, mais je vais tenter de me contrôler.

Toujours une main dans le dos de l'homme-brave, je tente de le calmer par des caresses rassurantes. C'est totalement incroyable. J'ai du mal à croire qu'il soit là et qu'il me dise vraiment ce que j'ai entendue sortir de sa bouche. Que je ne soit pas la seule à vouloir aider Asch, ça ok, mais jamais je n'aurais pensé que sa viendrait d'une personne comme lui. Non pas que je déprécie les hommes-braves aux totems plus paisibles que le mien. Mais c'est par rapport au lieu qu'il fréquente. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de celui-là ?

« Quand tu seras calmé, tu me raconteras tout ce que tu as sur le cœur, et on trouvera une solution tous les deux. Et puis on mangera un morceau aussi. D'accord ? »

J'essaye d'avoir une voix calme et rassurante. Ma mauvaise humeur s'envole, maintenant que j'ai quelqu'un dont je dois m'occuper. Mais est-ce que je serais d'une quelconque utilité ? Parce que dans le genre « je sers à rien » depuis quelques années, je me pose là...
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Mar 22 Mar - 21:42

Stephan n'avait aucune idée de ce qu'il se passait autour de lui. Il se sentait malade, pire il se sentait moisir de l'intérieur. Il ne se souvenait même pas de la dernière fois où il avait pleuré... Ca remontait à bien longtemps déjà. Son fort intérieur lui disait de se ressaisir, mais il s'en sentait parfaitement incapable. Il se doutait bien que des clients devaient se tourner vers lui après les bruits qu'il avait fait, et faisait encore. Le désespoir qui s'était emparé de lui n'avait pas l'intention de le lâcher dans l'immédiat. Il n'arrêtait pas de penser à son échec avec son collègue, au fait qu'il était incapable de faire quoi que ce soit pour aider le videur.

Toutes les pensées et lamentations se multipliaient et tournoyaient dans sa tête, si bien qu'il avait totalement oublié où il était. C'était ça de vivre habituellement dans la solitude... On oublie vite que le reste de l'humanité existe. Ce n'est que lorsqu'une main se posa sur son épaule qu'il se souvint d'où il était, et que la scène qu'il faisait était totalement ridicule. Il dressa la tête, joues rouges et humides, encore chantier d'un passage de larmes abondantes. Son nez coulait aussi de manière ridicule, mais il n'arrivait pas à y penser. Il fut néanmoins surprit lorsque des bras compatissants l'enlacèrent, et il pleura de plus belle, comme un gamin qu'on rassure et qui chiale encore plus alors qu'on a qu'une envie : qu'il finisse et se taise. Enfin, c'était son point de vue, lui qui n'aimait pas les enfants.

Il chouina lamentablement alors qu'Alice suggéra de se déplacer dans un coin plus paisible. Pas une mauvaise idée; il n'avait pas envie de déranger les clients présents non plus. Mais il fut bien marqué par le reste des mots. Elle voulait donc l'aider aussi? En voilà une bonne nouvelle, cependant elle était quand même mieux placée pour le faire, non? Il garda la pensée pour plus tard et se leva faiblement, ses muscles répondant à peine à sa volonté. Il nota avec une certaine surprise sa différence de taille avec la gérante du Trick... C'était drôle qu'elle soit si petite par rapport à lui et pourtant tellement plus imposante dans ses comportements et sa présence. D'ailleurs, sa présence était d'une grande aide pour se déplacer, parce que même si elle ne pouvait grand chose pour lui, le fait de l'avoir à ses côtés l'aidait à marcher un pas après l'autre jusqu'à l'autre bout de la salle. Il entendit Alice dire quelque chose à la serveuse qui était venue lui servir son verre. Ah d'ailleurs il l'avait laissé sur la table... Tant pis, c'était pas bon pour lui de boire dans des moments comme ça. Il n'entendit donc pas ce qu'elle venait de dire, la pensée de son verre ayant attiré toute sa concentration; et autant dire qu'il n'en n'avait pas masse à la base.

Il traversa la porte une fois que la méta l'ouvrit, pleurnichant et chouinant toujours, les yeux totalement floutés par les larmes. Il essuya son nez coulant d'une manche, avant de réaliser ce qu'il venait de faire. Mais... C'était dégueulasse...? La pensée glissa hors de son esprit aussi vite qu'elle y était entrée lorsqu'il s'assit disgracieusement dans le canapé de la salle. Il cacha son visage dans ses mains alors que la méta ferma la porte, mais elle lui permis de ne pas trop s'apitoyer lorsqu'en revenant elle posa une main dans son dos et lui fit des caresses rassurantes. Ca faisait tellement longtemps qu'on lui avait pas porté une petite attention comme ça... Précieuse était gentille, mais était toujours distante par rapport à ses employés, sans doute pour affirmer la relation patron.ne/ ouvrier.e et ne montrer aucun favoritisme... Mais dieu seul savait que Stephan avait besoin d'un peu de contact de temps en temps, et pas le contact forcé par la saison des amours, mais juste une main sur l'épaule, un sourire rassurant, un tapotage d'épaule... N'importe quel petit intérêt porté était un élément rassurant, un soulagement, qui l'aidait à tenir. Stephan n'avait jamais réellement eu d'amis à proprement parler, juste des relations donnant/ donnant avantageuses pour tous les individus concernés... Même Nathalie n'avait jamais eu d'autre intérêt que son sang, et ça, il le savait, mais cela ne l'avait pas dérangé dans le temps, vu qu'il obtenait d'autres choses en retour. Le fait que ses pensées reviennent sur la vampire montrait à quel point il était totalement déconnecté de tout. Décidément, pleurer c'était vraiment pas bon pour lui.

Il rit nerveusement après la suggestion d'Alice. Lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur? Ca prendrait bien la nuit entière si elle y tenait vraiment. Il effondra à nouveau sa tête dans les mains et pleura d'une nouvelle vague incontrôlable. Mais bon sang, il en avait encore pour longtemps? Lui même se rendait compte qu'il pleurait bien trop... Alice finirait par sérieusement s'emmerder à l'écouter chouiner comme une merde... Et voilà ce qu'il était, une merde, inutile, incapable... Alors là, s'il avait pas pleuré à chaudes larmes avant, c'était bien le cas maintenant. Il serra la mâchoire si bien qu'elle devint douloureuse. Il fallait qu'il fasse ça pour se retenir de hurler. Il n'en pouvait plus, il en avait marre. Marre d'être une fougère dans le décor, marre d'être un paria où qu'il aille, marre d'être insulté et rejeté parce qu'il avait un totem de merde. Il voulait appartenir. Appartenir. C'était aussi con que ça. Il pensait que cette place avait été trouvée aux Plaisirs Coupables, mais sa relation avec Asch le mettait mal à l'aise, et son rapport avec les autres employés n'était pas des meilleurs non plus... Non, rien n'était différent là-bas, il n'avait pas sa place, pas comme il la souhaitait.

La pensée le prit soudainement. Que voulait-il alors? Réellement? Qu'est-ce qu'il voulait. Il dressa la tête avec un rire sombre, à nouveau inconscient du fait d'où il était, et qu'il y avait un.e témoin. Ce qu'il voulait, quand il pensait vouloir appartenir? Il voulait une petite reconnaissance; pas grand chose, mais une acceptation de qui il était, qu'il était une personne à part entière... Qu'il avait de la valeur. Il revoyait si bien sa famille... En dehors de Ian et ses parents, personne n'avait jamais vu quoi que ce soit d'utile chez lui. Et dire qu'il avait fuit pendant des décennies pour échapper à leurs reproches, à leur vision de lui...

Momentanément il reprit conscience qu'Alice était là, et il tourna légèrement la tête vers elle avec un faible sourire.

"S'il fallait que je dise tout ce qu'il y avait... On en aurait pour un moment."

Il soupira, ravalant la fin de ses larmes; bien qu'il sentait qu'il en avait encore en réserve. Une pensée le prit soudainement et il fallu avaler un bon coup sa salive pour ne pas laisser les barrages de larmes lâcher et s'écouler à nouveau. Décidément, il n'avait qu'un très mauvais contrôle sur ses émotions à l'heure actuelle.

"En fait... Je suis juste égoïste." Dit-il en riant faiblement. "Je veux aider Asch, et ça je le sais... mais pourquoi est-ce que je veux l'aider? Je pense que la réalité est juste que je veux me sentir bien, me sentir utile... Je n'ai jamais été utile à quoi que ce soit, et je pense que j'ai vu l'opportunité d'aider Asch comme un moyen pour faire ça... Je suis tellement égoïste."

Il secoua la tête et détourna le regard à l'opposée d'Alice. Il serra les dents, essayant de retenir les larmes qui menaçaient encore et toujours. Il se sentait tellement comme de la merde.

"Je mérite pas ton aide... Si j'étais venu avec une pensée totalement altruiste, peut-être que ça aurait valu le coup... Mais regarde-moi. Je suis une putain de chèvre, qu'est-ce que tu veux que je fasses? J'ai toujours voulu qu'on me voit, qu'on me reconnaisse... Tout ce qu'on voit en me regardant, c'est un herbivore inutile et pitoyable, une créature domptée par l'homme depuis des millénaires! Comment tu veux servir à quelque chose avec un truc pareil?! Je peux même pas porter mes propres fardeaux, comment veux-tu que j'aide à porter ceux d'Asch!"

Bon bah cette fois-ci il avait levé la voix, et s'était remit à pleurer. Son corps entier était tendu, raide de frustration et de rage; ses dents serrées et ses poings fermés. Il rit à nouveau, sombrement, yeux vers le plafond, larmes s'écoulant sans relâche de ses yeux.

"On peut même pas me prendre au sérieux quand je m'énerve. J'ai pas l'air menaçant, ou solide, et mes transformations partielles sont plus ridicules qu'autre chose! "Salut j'ai les pupilles rectangulaires! Ca fait peur dis-donc!" A quoi ça sert?!"

Il frappa d'un coup sur ses genoux, puis resta silencieux momentanément, la tension retombant doucement. Il n'avait jamais dit ça à quoi que ce soit, même à Ian bien que ce dernier avait dû se douter de quelques éléments... Il ouvrit doucement ses mains, paumes vers le ciel. Il fixa les yeux dessus, vidé de toute énergie.

"J'ai envie de faire quelque chose... J'ai envie d'être utile... De rendre service... Asch va mal, je le sais bien maintenant, mais je ne sais pas quoi faire. Je ne sais même pas pourquoi il est comme il est, pourquoi il est énervé tout le temps, pourquoi il me déteste... Je veux juste être son ami."

Et le pire était qu'il le pensait... il se sentait tellement pitoyable. Il soupira, ne regardant pas Alice, de peur de voir un regard qui pourrait le juger.
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Jeu 24 Mar - 10:06

Le pauvre, il a vraiment l'air chamboulé. J'essaye de la réconforter, mais avec une telle crise de larme, la seule solution c'est attendre qu'il puisse à nouveau parler et surtout rester là. Juste là à ses côtés. Une main dans son dos pour lui montrer que je suis là pour lui. Juste pour que cette main soit un point d'encrage dans la réalité pour qu'il ne puisse pas dériver trop loin sur son océan de peine et de douleur. Pourvue que lui au moins je puisse l'aider. Non pas qu'il le mérite plus qu'un autre, non mais lui c'est un esprit de proie qui veille sur lui, pas un combattant. C'est pour eux que je suis sensée me battre. Pour les protéger eux, pour les aider eux.

Ah ! Il redresse la tête. Je sourie faiblement pour l'encourager à parler, mais c'est un rire que je commence à connaître qui s'exprime. Celui quand on prend conscience à quel point on est incapable de quoi que se soit. Ça y est il me voie à nouveau et il essaye de sourire. Ne te force pas. Je sais à quel point c'est dur dans ces moments. Alors surtout si c'est pour moi, ne te force pas à sourire. Tu n'as pas besoin de faire bonne figure devant moi.

« J'ai tout mon temps et le pub peut très bien tourner sans moi. »

Ma voix est calme, et mon sourire rassurant. Je n’enlève pas ma main de son dos pour autant. Mais je l'écoute attentivement.

Égoïste ? Pour quoi dit-il ça ? Vouloir aider quelqu'un ne peut en aucun cas être une preuve d'égoïsme, sinon je serais la plus grande égoïste de la Nouvelle-Orléans. Ça c'est certain. Nous avons besoin de rendre les gens autour de nous heureux pour éprouver du bonheur nous même. En aucun cas éprouver du bonheur est égoïste. Mais vue ce qu'il dit je comprend son point de vue. La sensation de n'avoir jamais servie à rien et à personne est un sentiment oppressent et en découle des complexes d'infériorités qui sont exacerbés par la faiblesse physique de son Odem.

Il détourne la tête. C'est de la honte. Il ne devrait pas avoir honte. Surtout pas devant moi. Je me penche en avant et sur lui pour chercher son regard. Mériter mon aide ? Alors ça c'est la meilleure de l'année ! Non mais qu'est-ce qu'on leur apprend aux enfants homme-brave ? Le Combattant n'aide que ceux qui le mérite ? Il n'y a pas affirmation plus fausse que ça. J'aide tous ceux qui en ont besoin. Un point c'est tout. Non vraiment, il ne faut pas qu'on le voie autrement.

Je comprend mieux d'où vient sa non estime de soit. C'est certain que la chèvre doit être dure à porter quand on est entouré d'animaux puissants et dangereux. Mais ce que lui voie, n'est absolument pas pas se que moi je voie. Il faudrait peut être revenir en arrière concernant l'éducation des hommes-brave. L'éducation d'un enfant ne se fait pas part un ou deux personne mais par tout un village. Il n'y a qu'au contacte de toutes les opinions différentes de tous les membres d'une communauté, qu'un enfant pourra se forger sa propre opinion à lui. S'il a grandi dans une famille où tous les odems sont dangereux, il se sent inférieur et c'est normal. Mais il ne l'est pas. S'il avait grandie au contraire dans une famille de proie en aillant un odem de prédateur il se sentirait excessivement dangereux, et aurait peur de lui-même. Les deux extrêmes existes. Et il est loin d'être pitoyable, il est surtout pas fait pour ce qu'il croit qu'on attend de lui.

Les pleurs reprennent. Je reprend ma place, juste à temps pour éviter ses grandes mains qui claquent ses genoux Il reste silencieux. Je pense qu'il vient de déballer le plus gros de son problème. Il est venue pour quelqu'un d'autre, mais dans son altruisme, il a oublié que lui aussi avait des problèmes. Son besoin d'aider une personne à laquelle il tien, lui a fait occulter qu'il pouvait très bien avoir lui-même besoin d'aide. Mais je suis là pour le lui rappeler et je suis là pour l'aider du mieux que je pourrais.

Si je ne coupe pas, c'est uniquement pour éviter de casser tout élan de sa part. Maintenant qu'il est lancer, c'est bien qu'il arrive à tout sortir pour évacuer sa pression. J’attends encore un peut et il fini par reprendre son discourt. Ma main forme des cercles dans son dos. J'ai un soupire amuser quand il dit que Asch le déteste. Asch n'aime personne en ce moment. Je pense qu'il en est incapable pour le moment. Et puis là tout de suite, il va lui falloir du temps pour être amical avec la personne qu'il a quasiment violer. Enfin, je dis viol en pensant que le rapport n'était pas consentit, mais en vrais qu'est-ce que j'en sais ?

Cette fois, je pense qu'il a finie, mais il ne me regarde pas. La honte sûrement. Bon il m'oblige à me lever. Je m’accroupis devant lui, posant les mains sur les siennes. Je cherche son regard et lui sourie avec calme et douceur.

« Tout d'abord, ta démarche n'a rien d'égoïste. Apporter du bonheur à autrui rend heureux, juste un sourire permet d'augmenter notre capital-bonheur. C'est un phénomène naturel de vie en société et non de l'égoïsme. En faisant une bonne action, on se valorise sois même. Si pour toi c’est ça l'égoïsme, alors je suis la plus grande égoïste que tu es jamais rencontrer, car je passe ma vie à aider les autres »

Mon sourire est compatissant. Ce n'est pas la première fois qu'on me fait le coup de « je ne mérite pas qu'on m'aide ». Mais personne ne devrait mériter l'aide d'autrui. Ce devrait être quelque chose de normal. Mais peut être suis-je trop idéaliste.

« Sache une chose, mon aide ne se mérite pas. Elle est due à tous les hommes-braves. Il suffit de la demander. »

C'est aussi simple que ça. Tu as besoin d'aide, tu viens me le dire et je t'offre mon aide. Elle ne se mérite pas pas plus qu'elle ne se monnaye. Contrairement à ce que certains ont pus croire. Mais elle n'est due qu'aux hommes-braves. Pour les normes ou les outres, c'est une autre histoire. En fonction de qui tu es.

« Maintenant le plus important. Laisse moi t'expliquer comment on voie les Odems dans ma culture. »

Peut être qu'une vision totalement différente de celle qu'on lui a toujours imposé, pourrait lui ouvrir les yeux, car la chèvre n'a rien de ridicule pour mon peuple.

« Lorsqu'un homme accomplis une chose extraordinaire, les grands esprits le récompensent en lui offrent une nouvelle vie d'esprit sous la forme d'un animal représentant son exploit. Cet esprit peut alors vivre dans l'un de ses descendant, devenant un homme-brave, qui pourra alors marcher dans les traces de son ancêtre. »

L'un de mes ancêtre à donc montrer qu'il était tel le grizzly. Fort et brave pendant la bataille mais aussi calme et doux en temps de paix et les esprits l'ont récompenser en lui offrant la vie esprit du grizzly. Depuis il veille sur chaque génération.

Je tend un bars et pose une main sur la joue de l'homme-brave. Je veux qu'il me regarde dans les yeux quand je partage avec lui la connaissance de mon peuple.

« Ton odem est celui de la chèvre. Cela veut dire que ce n'est pas un exploit guerrier qu'à accomplie ton ancêtre. Personne n'attend de toi que tu te battes physiquement et encore moi que tu effrayes qui que se soit . Ton odem est un odem de vie, alors que celui de Asch est un odem de destruction. »

On attend de moi ou d'Asch que nous soyons forts, solides, implacables presque invincibles. Ce n'est pas le cas des gens comme toi. De toi on attend que tu sois là quand ceux comme moi on besoin d'être pensés et rassurés sur notre nature destructrice. Nous sommes un tout et nous avons tous besoin les uns des autres.

« La chèvre donne la vie aux hommes, grâce à son lait, elle est un symbole positif. Elle représente aussi l'amour de la liberté, l'obstination, la pureté et l'innocence. La chèvre nous montre que travailler en groupe est souvent la façon la plus efficace pour résoudre un problème. Elle amène la paix et la tranquillité dans nos vies. Elle apprend comment être en harmonie avec ceux qui nous entourent. »

Un sourire fier apparaît sur mon visage. Très vite il se mue en un sourire amusé et je rie presque de l'image qui vient d’apparaître dans mon esprit.

« Alors dis moi, en quoi es-tu plus ridicule qu'un grizzly qui se frotte le cul contre un arbre pour se soulager de démangeaisons ?»

Qu'est-ce qui m'arrive ? Où est passé la colère ? La frustration ? Le dégoût de moi-même ? Pour quoi suis-je emplie d'une telle joie alors qu'il y a à peine quelques minutes je voulais partir, fuir cette ville ? Est-ce lui qui vient de faire ça ? C'est lui qui vient de me sauver ?

Un sourire de paix et de sérénité apparaît sur mon visage. Ah sacrés esprits !

« Merci. »

Je murmure à peine, car je m'adresse aux esprits. Merci munis de m’avoir envoyer ce sauveur. Comme toujours, vous veillez sur nous. Comme toujours votre dessin est impénétrable, mais tous ce que vous faites c'est seulement pour nous. La douleurs endurée ces derniers mois était nécessaire pour arriver à une paix intérieure comme celui-ci. Merci

« Plus sérieusement, je ne te connais pas, mais je suis heureuse de t'avoir rencontrer homme-brave. Sans t'en rendre compte, tu viens de me sauver. Je m'étais égarer et tu m'as ramené sur le chemin, merci. »

Maintenant je sais que je ne pouvais pas aider Asch toute seule. La chèvre vient de me donner la solution. C'est un travail de groupe. Il faut que nous soyons plusieurs pour y arriver à entrevoir la libération du loup de feu.
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Jeu 31 Mar - 16:10

Stephan était rassuré que toute l'humeur sombre qui avait entouré son interlocutrice avait entièrement disparut. Il ne savait pas pourquoi elle avait été si agressive avec lui au départ, mais visiblement le fait de penser à tout autre chose avait l'air de changer cete humeur. Il hocha vaguement la tête lorsqu'elle le rassura en disant que son absence ne gênerait en rien le fonctionnement du pub.

Alors qu'il avait déblatéré pendant vingt plombes, incapable de se calmer ou se restreindre, Alice était restée attentive et patiente, une main rassurante dans son dos. Stephan avait intérieurement très honte de sa faiblesse; ce n'était pas souvent qu'il craquait ainsi... C'était sans doute pour cette raison d'ailleurs que les émotions qui surgissaient étaient aussi fortes. Elle l'avait laissé se vider de son fardeau, et, une fois finit, il la vit poser ses mains sur les siennes. Ses yeux glissèrent automatiquement sur le visage de la méta, qui sourait de façon détendue, douce et calme. Cela le surprit au premier abord. Il ne lui avait jamais réellement parlé, et l'avait généralement vue dans des situations où elle ne portait que des émotions négatives à même son visage. La voir avec une telle expression, ça renversait totalement sa première vision d'elle.

Il hocha vaguement la tête, puis haussa les épaules à sa réponse. Si, pour lui ça restait de l'égoïsme. Il avait envie d'être positif et penser que non, mais il ne pouvait que voir la vérité en face. Cela dit, il aimait bien l'émotion qu'elle essayait de lui transmettre, cette compassion, cette sympathie... Il avait l'impression d'être à nouveau un enfant dans les jupons de sa mère; cela n'aida pas avec la honte par contre.

Hommes-braves? Il dressa un sourcil, l'expression étant inattendue. Il n'avait jamais entendu ça dit comme ça, et ne comprenait pas tout à fait ce qu'elle voulait dire par là. Et il ne pu s'empêcher de rire un peu à la suite. Il n'était pas dans la nature de beaucoup d'hommes de sortir demander de l'aide [ugh binarité moche et clichés je vomis], surtout à une femme, même si cette dernière avait un caractère comme Alice. [je me hais tellement]

Il l'écouta plus ou moins attentivement, essayant de discrètement ôter la morve qui menaçait de se faire visible hors de son nez à cause de ses pleurs précédents. Ses yeux le piquaient, et ils devaient être bien rouges; il ne voulait même pas imaginer à quel point il devait avoir l'air ridicule. Il écouta ce qu'elle dit sur les Odems dans sa culture, sourcils un peu froncés.
Rapidement ses sourcils firent un mouvement vers la verticale, surpris, plus ou moins interrogateurs, si ce n'est totalement incrédule lorsqu'elle posa sa main sur sa joue pour continuer. Il essaya tant bien que mal de camoufler ça, mais il savait qu'on pouvait le lire comme un livre ouvert. Il n'avait rien contre les croyances de chacun.e, et respectait que les gens avaient besoin de ça pour se rassurer ou pour continuer à vivre... Mais Stephan n'avait jamais voulu s'approcher d'une quelconque religion; ça lui paraissait souvent être un moyen de manipuler les foules, et il n'aimait pas ça. Là ce que disait Alice n'était pas dans ce but là, bien sûr, mais même, ce qu'elle disait ne lui paraissait pas facilement crédible. Stephan avait morflé toute sa vie à cause de son animal totem, et n'avait jamais pu voir ça comme quelque chose de positif. Ce qu'elle disait était bien beau, mais il n'y croyait honnêtement pas.

Ce qu'elle dit sur Asch failli provoquer un mouvement de recul. C'était quoi ça? Pourquoi son odem serait-il forcément celui de destruction? Ce n'est pas parce qu'on nous a donner telle ou telle carte à jouer qu'on doit suivre le chemin qu'on a voulu tracer pour nous. Stephan avait été maudit par la chèvre, mais il l'avait toujours caché en allant à l'opposer de ce qu'on attendait de cet animal; il y avait des choses qu'il ne pouvait changer, bien sûr, comme son régime, mais autrement il avait toujours cherché à être autrement peu docile... Et encore, il ne pouvait s'empêcher de l'être avec des gens familiers, il devait l'admettre. Mais un inconnu ne pourrait se dire, sans le savoir, que Stephan était un tel animal. Il aimait chercher des noises face à l'injustice si elle se présentait, et n'hésitait pas à foncer dans le tas... Pouvait-on dire que ce comportement était un signe de vie? Non, Stephan savait qu'il avait la capacité d'être destructeur, même si ce n'était pas la voie qu'il avait choisi.

Il ne put empêcher un sourire sombre à la description de l'utilité de la chèvre. Il se sentait insulté. Travailler en groupe? Il avait du mal à voir le rapport. Sa tristesse s'était changée en amertume. Il n'était pas spécifiquement en colère contre Alice, mais il trouvait désagréable que l'on donne un tel sens à la chèvre. Pureté, innocence? Oh un coup de tête de la part d'une biquette était rarement une chose innocente, et c'était pourtant chose commune. Lui-même n'avait jamais hésité à le faire, et avait bien réussi à faire mal avec. Certes Alice semblait parler de symbolique, mais il y avait tellement plus à dire que ce qu'elle insinuait...

Etrange, voilà qu'il défendait son animal totem, en voilà une nouveauté.

Il contempla son regard fier en silence. Il ne voulait pas percer sa bubulle de joie hein, qu'elle ait ses croyances était une chose très respectable, mais elle ne pouvait l'imposer sur Stephan, qui se sentait aussi dense qu'un rock à l'heure actuelle. D'ailleurs Alice avait l'air très emportée dans ce quelle disait, souriante, presque gaie. Voilà, la preuve que les croyances rendaient les gens heureux... Mais Stephan était qui il était, et ne pouvait d'un coup absorber cette pensée comme s'il était une coquille vide qui pouvait s'emplir de la notion des odems. Stephan se sentait d'autant plus incrédule lorsqu'Alice le remercia - ou du moins, c'était ce qu'il comprit. Bah... C'était elle qui avait fait tout le boulot, pas lui. Il n'avait rien dit à part s'être lamenté pathétiquement. Peut-être que cela avait débloqué les pensées positives chez la méta? Tant mieux, Stephan était ravit de pouvoir aider qui que ce soit, mais il ne comprenait toujours pas en quoi c'était lui qui avait fait ça. Il attendit donc la suite, et fronça légèrement les sourcils. Oui bien, c'était très cool pour elle tout ça, mais Stephan se sentait toujours aussi mal, et avait toujours envie d'aider Asch. Certes aider une personne à la fois c'était idéal, mais il devait aussi avoir les réponses de la part d'Alice pour pouvoir aider le métamorphe aux cheveux rouges.

Bien sûr c'était toujours égoïste de sa part, mais il absorba par empathie la bonne humeur d'Alice, et se muni d'un très léger sourire.

"Eh bien tant mieux... A croire que tout le monde a besoin d'un coup de pouce, tel qu'il soit, odem de vie ou odem de destruction."

Il lui jeta un regard un peu long mais sincère. Il rebondit dessus rapidement pour entamer la question d'Asch. Il n'avait toujours pas la moindre notion de ce qui arrivait au loup rouge, mais il était certain d'Alice tenait bien plus de clés que lui.

"Mais comment je fais pour ramener Asch de son propre égarement? Comment le rendre heureux? A-t-il de la famille qui pourrait venir en aide? Des amis qui pourraient le soutenir? J'arrive toujours pas à comprendre pourquoi il est énervé tout le temps, et pourquoi il semble totalement incapable de vider toute cette énergie négative!"

Il y réfléchit un instant, repensant à la notion des odems.

"Je pense que partir du fait qu'Asch ait un odem de destruction soit une mauvaise chose." Il ne voulait pas insulter la croyance d'Alice, mais clairement le loup rouge s'était auto-tamponné la gueule avec le fait qu'il était néfaste - lui dire ça ne pouvait pas aider son humeur. "Pourquoi ne pas lui dire qu'il est capable d'avoir une bonne influence? Après tout, dans leur nature les loups sont très protecteurs de leurs clans à ce que je sache, et que même les loups solitaires sont capables de sympathies pour les leurs... Mais j'ai besoin de savoir des choses pour être sûr, c'est clair et net. Je ne suis pas un spécialiste, mais partir du négatif pour combattre du négatif, ça n'a jamais donné du positif."

Il regarda Alice dans les yeux, presque suppliant : "Qu'est-ce que je ne sais pas de Asch qui pourrait expliquer qu'il est comme ça?"

Il rit nerveusement.

"Il n'est pas suicidaire au moins?"

Oui Stephan était rapidement partit en live, ses pensées s'entre-mêlant entre la joie d'avoir pu aider Alice et le désespoir que représentait Asch à ses yeux. Il voulait tellemnet l'aider, mais il devait savoir, il devait bien y avoir des éléments qu'il pouvait rattacher au loup rouge qu'il pourrait comprendre pour mieux pouvoir l'aider.
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MessageSujet: Re: "Maman Ours...? A l'aide."   Mar 10 Mai - 10:14

Je voie bien que mes paroles le touchent. Que se soit celles pour le rassurer ou celles sur mes croyances. Je ne cherche pas a lui faire accepter ce en quoi je crois. Si juste il peut admettre que se sont là mes croyances les plus profondes, il comprendra alors qu'il y a des personnes qui ne le pense pas inférieur. Je sais bien que je suis maladroite avec les mots et que j'ai du mal à me faire comprendre quand j'essaye d'expliquer autrement qu'en intimidant ou avec des arguments physique. C'est pour ça que je suis Combattante et pas Salina ou Namir-ra. On attend pas de moi que je sois capable de faire de beaux discours comme on attend pas de lui qu'il puisse arrêter un homme-brave rendue fou par la saison des amours.

Ah ! Il reprend du poil de la bête. Encore un peut et j’attrapai la boite de mouchoir sur le bureau de Patrick. Mais pour le cou, j'ai peur qu'il le prenne vraiment mal. Il reste un homme et je n'en connais aucun qui n'a pas sa petite fierté.

Houla garçon. Tu vas trop vite pour moi là ! Il veut rendre Asch heureux ? … Comment être heureux quand la chose qui nous dégoûte le plus c'est soi-même ? Non c'est brûler les étapes que de vouloir direct qu'il soit heureux.

Mon visage s'assombrit. Je me redresse d'un coup et détourne le regard pour me lancer dans la contemplation d'une fissure dans le mur de droite. Vestige d'une colère de mari il y a quelques mois. Il va falloir que je me lance dans un petit travail de plâtre pour la faire disparaître.

« Oublie la famille. »

J'ai plus grogné qu'autre chose. Non vraiment, sa famille fait partit du problème et faire appel à elle est la dernière des bonnes idées à avoir. Hors de question de faire rappliquer plus de sorcier en ville. De plus si j'ai bien compris une chose dans la forêt quand Asch m'a prise pour sa mère, c'est qu'il ne veut vraiment pas la revoir. Si je n'avais pas été ce que je suis, je n’aurais certainement pas survécu à son étreinte mortelle sur ma gorge.

Des amis oui, ou plutôt un...Cooper. Il a bien plus réussit là où j'ai échoué. S'il y a une seule personne qui peut gérer toute la négativité de Asch c'est lui. Moi je ne peux que lui servir de défouloir. Pourtant il a continué à m'appeler à l'aide. Et il est même revenue me voir après l'incident des Plaisirs Coupables. Je suis plus que certaine que son poste de videur n'y est pour rien.

« Je ne lui connais qu'un seul ami, Cooper. »

Je ne peux toujours pas le regarder sans garantir que mes yeux ne sont pas noirs de colère, alors je reste sur cette fissure. Quand on en vient à détester tout ce qui fait ce que nous sommes, jusqu'à ceux qui nous ont engendré, moi je comprend qu'il soit en colère constante. Quand on en vient à être terrorisé du moindre de nos pas, nous comparant à celui qu'on à peur de devenir à chaque seconde, il est normal qu'il soit incapable de vider quelque énergie négative que ce soit.

Je le regarde surprise. La colère a totalement quitté mon visage. Surprise qu'il utilise ce que je lui ai dit pour monter un plan de sauvetage du loup-de-feu. Surprise de voir à quel point je suis nulle en explication. Est-ce qu'il croit vraiment que je n'ai dis que des choses négative à Asch sur son odem ? Est-ce qu'il crois que tout ce que j'ai pue lui balancé se ne sont que des choses qui allaient lui faire prendre encore plus peur de lui même ? Chaque odem possèdent des côtés clairs et des côtés sombres. Je sens que mes yeux se mettent à briller. Sa serait bien que je ne me mette pas à pleurer. Mais là de suite je ne garantie rien, même dans ma voix il y a de la détresse.

« Tu crois que je ne le lui ai pas dit ? Que le loup est la renaissance, le guide, le protecteur de la famille ou l'enseignant ?...Me crois-tu cruelle au point de lui avoir parler que tu prédateur ?  »

Soyons réaliste. Est-ce qu'à une personne qui criant les araignée, tu lui dos qu'elle en a une sur l'épaule ? Non ! Alors non je n'ai pas expliqué au loup-de-feu les milles et unes façons que connaissent les loups pour égorger, mettre à mort, éventrer et éviscérer leurs proies. Bien sûr que je me suis concentrée seulement sur les points positifs.

C'est la goutte d'eau. Ses yeux qui me supplie de lui donner la réponse. Une larme roule sur ma joue. Il pense que je détiens toutes les réponses. Que c'est moi qui détient le secret pour aider Asch et que je ne veux pas le lâcher. Je ne répond pas et sursaute quand il rie. Je sens mon cœur se déchirer à nouveau. Je ne sais pas quoi lui dire. J'aimerais au moins le rassurer sur le côté suicidaire, mais je ne pourrais pas sans avoir l'impression de lui mentir.

« Je ne sais pas ce que tu sais de lui. Asch est quelqu'un qui déteste le monde entier pour ce que le monde à fait de lui. Il haie son père, il exècre sa mère et toute sa famille pour ce que j'en sais... Mais la personne qu'il déteste le plus au monde c'est lui même. Il se haie pour ce qu'il est, pour ce qu'il a fait, pour ce qu'il va faire, pour ce qu'il ne pourra pas faire... »

J'essaye de me reprendre, mais une fois que les larmes ont coulées, c'est dur de les arrêter. J'essuie mes joues d'un revers de main.

« Tout ce que je peux faire pour lui c'est encaisser dans les moments où il n'arrive plus à se contrôler. Je ne peux malheureusement lui servir qu'à ça. »
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"Maman Ours...? A l'aide."

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