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 Rose Allen [Terminé]

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AuteurMessage
Rose Allen
Métamorphes
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Métamorphes


Identification
Emploi: Serveuse au Oogie Boogie Club
Age apparent: Vingtaine
Dangerosité:
13/30  (13/30)

MessageSujet: Rose Allen [Terminé]   Mar 16 Fév - 17:22

État Civil

Nom : Allen
Prénom : Rose
Race : Métamorphe Daine
Âge : 24 ans

  • Pour les Outres : Âge apparent : A peine la vingtaine.

Date de Naissance : 05 Mai 2029
Situation de Famille : Célibataire sans enfant
Profession / Activité : Serveuse au Oogie Boogie Club


Morphologie

  • Apparence Animale : Une daine au pelage fauve-roussâtre tacheté de blanc, des yeux noirs brillant d'intelligence et de sensibilité, ainsi que des muscles déliés lui procurant agilité et rapidité. Elle mesure 122cm de longueur pour 79cm au garrot, avec un poids de 31 kg, ce qui fait d'elle un animal de relative petite taille comparé à ses semblables.

Taille : 1m71
Poids : 59 kg
Corpulence : Menue bien qu'élancée, on peut voir et sentir ses côtes, sa musculature n'étant pas spécialement développée malgré de très bons réflexes.
Couleur de cheveux : Roux clair
Couleur des yeux : Ambre
Allure générale : Fragile, délicate, inoffensive, avec parfois un manque d'assurance, c'est ainsi qu'elle parait sans cesse bien qu'elle ne soit pas du genre à se laisser faire. Mais quand on a son physique, difficile de paraitre autrement.
Allure vestimentaire : Look décontracté, un pantalon de toile, un chemisier ample et une veste fine confortable, des chaussures montantes. Au travail elle porte un costume de serveuse mettant en valeur son physique.
Particularités éventuelles : Sous forme humaine, elle possède une petite tâche de naissance blanche sur la hanche droite, faisant penser à celles qui parsèment son pelage sous sa forme animale.


Caractéristiques magiques

    Aucune en-dehors de la transformation, due à sa nature de Métamorphe.



Psychologie

Défauts : Facilement impressionnable, craintive, manque de confiance en elle, parfois dispersée, vulnérable, un peu trop vive et cinglante quand il s'agit de se défendre.

Qualités : Méfiante, appliquée, dynamique, enthousiaste, terriblement honnête, aime communiquer et partager, curieuse, adroite, créative, affective et tendre.

Croyances : L'Amour, l'Amitié, la Loyauté, tous ces mots ne sont pas vains dans l'esprit de la jeune femme qui veut croire en un avenir meilleur pour elle et les autres. Un monde où tous pourraient vivre en paix, est-ce tellement demander ? Petite utopiste va.

Religion : Aucune en particulier, Rose n'a guère eu l'occasion de se pencher là-dessus et quand elle voit combien les êtres se haïssent pour ce genre de choses, elle n'a pas envie d'y prendre part, de près comme de loin. En quoi croit-elle profondément ? Aux forces de la Nature, immuables et, elle l'espère, éternelles.

Goûts : Ne nous leurrons pas, la nature d'un Métamorphe peut avoir tendance à lui faire aimer certaines choses plus que d'autres et Rose ne fait justement pas exception à cette règle, bien que ses parents lui aient appris à manger d'un peu de tout pour "s'intégrer". Ainsi bien qu'ayant une vive préférence pour tout ce qui est salades, composées ou non, mais également fruits normaux ou secs, elle peut très bien manger de la viande blanche et du poisson. Elle rechigne en revanche devant un morceau de viande rouge et se sentira même mal si celle-ci est saignante, ne pouvant pas s'empêcher de penser à ses semblables non Métamorphes et au fait qu'ils finissent dans les assiettes des Normes. Sans aller jusqu'à tomber dans le cliché du végétarien, elle considère que la viande rouge est trop lui demander, en revanche elle se jettera sur tout ce qui provient de la terre, naturel ou transformé, adorant même les pâtisseries et les glaces. Question culture, elle n'est pas inexistante, mais pas non plus très développée, la jeune femme ayant passé plus de temps cloitrée chez elle qu'à jouer dehors et découvrir le monde, en-dehors de quelques escapades sous sa forme animale. Elle fonctionne au feeling chaque fois qu'on lui présente quelque chose de nouveau, aimant ou n'aimant pas, tentant de rester tolérante bien qu'en général, il lui arrive de grimacer face à quelque chose de déplaisant. Pour ce qui est de "la chose", elle reste très discrète à ce sujet qu'elle a déjà expérimenté, mais qui est à son sens son jardin secret. Elle a fait quelques rencontres, parfois malheureuses, mais n'a pas encore trouvé la bonne "patte" qui convienne et sa morale l'empêche d'être volage et d'ainsi aller voir un peu partout si l'herbe est plus verte à côté. Chaque chose en son temps, il y en a bien d'autres à faire avant de se préoccuper de ça.

Talents, savoirs notables : Courir vite et faire de grands sauts, aussi bien en hauteur qu'en longueur, chose qui fut très utile à l'époque du sport en établissement scolaire, mais surtout encore aujourd'hui pour échapper à un danger. Des réflexes vifs, instinctifs, une certaine habileté quant aux exercices d'équilibre et une excellente mémoire, ce qui est très utile dans son métier de serveuse.

(+) Espoirs, buts, rêves : Un monde meilleur pour tout un chacun, Normes et Outres confondus, un monde où tous pourraient vivre en paix, dans le respect et l'amour de son prochain. Bien sûr plus basiquement, Rose aspire à une vie tranquille sans violence ni chagrin, elle souhaite travailler et mettre de l'argent de côté, ignore encore si elle restera ou non toute sa vie à la Nouvelle Orléans, mais espère pouvoir y vivre paisiblement. Vivre, c'est le plus important et non plus survivre ou être forcé de se cacher, vivre au grand jour sans craindre pour sa vie... voilà qui serait idéal.

(-) Angoisses, regrets, phobies : Ne pas avoir pu venir en aide à son père est de loin le plus douloureux pour Rose, encore aujourd'hui, car bien qu'elle n'était alors qu'une enfant, elle aurait voulu pouvoir faire quelque chose, n'importe quoi, pour empêcher le malheur de s'abattre sur eux. Elle regrette de ce fait de ne pas avoir pu grandir jusqu'au bout avec lui, tout comme il lui arrive encore de se réveiller en sursaut au moindre bruit anormal. Ce qui peut se cacher dans l'obscurité d'une ruelle lui fait d'autant plus peur que sa vision nocturne est mauvaise, elle panique à la seule idée qu'on puisse la kidnapper et la moindre menace un peu trop violente peut suffire à lui faire monter les larmes. L'angoisse de l'inconnu, enfin, que ce soit dans une situation, un lieu, ou avec une personne, n'aide particulièrement pas. Tout contact physique non désiré peut la figer ou à l'inverse la faire repousser violemment le responsable, bien qu'avec son métier de serveuse elle commence à s'habituer un peu. Possédant peu d'attaches, ses plus grandes peurs sont celles de finir massacrée par des membres du T.P.H., de servir dans un rituel "maléfique" quelconque ou, pire encore, d'être dépecée vivante pour sa peau de Métamorphe.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ? On lui a raconté tellement d'histoires sur les autres races, celles qu'elle n'a pas forcément rencontré personnellement ou qu'elle a simplement croisé, que Rose éprouve naturellement une méfiance pour les Vampires dont on dit qu'ils adorent leur sang, ayant heureusement réussie à ne jamais subir ce genre de chose jusqu'à présent. Les Wiccans, eux, sont à peu près au même niveau que les Normes aux yeux de la jeune femme, eux dont on dit qu'ils dépècent les Métamorphes pour leurs peaux et pratiquent de terribles rituels. Alors oui, bien sûr, il parait que certains sont très gentils et viennent même en aide à toutes les autres races sans distinction, mais Rose préfère croire dur comme fer à ce qu'on lui racontait étant enfant et se tient à l'écart de ces êtres hautement dangereux. Elle n'a jamais rencontré de Vodoun avant d'arriver à la Nouvelle Orléans et le fait que ce soit La Baronne en personne qui lui vienne en aide fait qu'elle les perçoit de manière plutôt positive, bien qu'on l'ai mise en garde malgré tout contre les apparences trompeuses. Les Faës, enfin, sont des êtres à part dont Rose fit la connaissance il y a quelques années de cela. Ouvert d'esprit et à l'écoute, étranges êtres dont on ne sait que penser, mais toujours l'air avenant -en tout cas pour ceux dont elle croisa la route- son avis à leur sujet -naïf- vient de son manque de méfiance couplé à la gentillesse apparente qu'ils dégagent. De part sa méconnaissance de ces Outres, elle ne s'inquiète jamais d'être dans la même pièce qu'eux, bien au contraire, ne se méfiant nullement alors qu'un jour elle pourrait bien croiser l'équivalent d'un Croque-mitaine.

Et votre sentiment vis à vis des Normes ? Des délateurs, des gens ordinaires qui ne comprennent pas ce que ça fait que d'être exclu, considéré moins qu'un animal et traqué. Ils ne sont pas fiables, pas du tout, ils représentent une menace permanente, volontairement ou non. Autant que faire se peut, Rose essaye d'avoir le moins d’interaction possible avec les Normes, avec qui elle se sent mal à l'aise.

Êtes-vous satisfait de votre existence ? Sa vie vient à peine de commencer, mais Rose l'estime déjà entachée de mauvais souvenirs qu'elle espère bien vite gommer, avec le temps et celle qu'elle se construit ici, à la Nouvelle Orléans. Si son passé lui déplait, son présent semble prometteur et son futur moins nuageux que ce qu'elle avait toujours redouté. Le visage tourné vers l'avenir, la Métamorphe espère le meilleur.

Possibles évolutions ou objectifs futurs : Pour avoir jadis été sauvée par Le Talion, Rose sait que si jamais cet organisme devait faire appel à elle, pour quoi que ce soit et malgré ses faibles moyens, elle n'hésiterait pas à répondre présente, bien qu'elle doute de valoir quoi que ce soit dans leurs actions, sa nature de Daine n'étant pas vraiment un atout valable. A part cette petite dévotion intime, Rose aspire surtout à continuer à travailler au Oogie Boogie Club, à amasser de l'argent, se prendre son propre logement indépendant -mais pas trop éloigné de son lieu de travail- et, qui sait un jour peut-être, rencontrer la bonne personne pour construire un foyer. Son passé tumultueux a restreint sa vision professionnelle des choses et elle n'imagine pas pouvoir accéder à des métiers plus élevés ou à des postes à responsabilité. Qui sait si elle ne changera pas d'avis en voyant comment les choses se passent ici ? La Nouvelle-Orléans est Terre de promesses.

Particularités éventuelles : Lorsque la peur se fait trop forte, que l'angoisse la prend à la gorge et qu'elle commence à perdre définitivement ses moyens, la transformation tente de s'opérer et affiche plusieurs signes avant-coureurs qui ne trompent pas : ses yeux deviennent d'un noir intense comme ceux d'une daine, de la fourrure apparait sur son corps en commençant par le buste recto-verso et elle se met à gémir comme le ferait un animal et non un être humain. Bien souvent si elle ne file pas vite se cacher, elle risque de se transformer au vu et au su de tous. Des années de self-control ne l'empêchent hélas pas de céder lorsqu'une émotion négative trop violente s'empare d'elle, la colère n'y faisant pas grand-chose, à l'inverse de la peur, de la terreur, qui elles sont de loin les pires catalyseurs qui soient.


Relations Sociales

  • Pour les Changelings : Aucun compagnon de meute à l'heure actuelle.

Relations particulières notables :
- La Baronne : Alors qu'elle venait à peine d'arriver en ville avec pour tout bagage un sac de voyage sur son épaule, ce fut la Vodoun qui lui offrit à la fois un travail et un endroit où dormir, l'accueillant au Oogie Boogie Club qui possède des logements de fonction pour héberger ses employés. Rose apprécie énormément sa Patronne et ne supporte pas qu'on dise du mal d'elle, la respectant autant pour son rang que pour ce qu'elle est.


Antécédents :

Quelque chose à dire sur votre Famille ?

Il était une époque où Houma était une ville aussi agréable et chaleureuse que la Nouvelle Orléans elle-même, une époque où chacun vivait avec son voisin sans trop jamais se prendre la tête, avec une population moitié d'origine amérindienne et l'autre issue du colonialisme des siècles passés. Là-bas se trouvait le bayou, les cadiens et un Mardi Gras réputé, tout ça à quelques heures à peine de Bâton-Rouge. N'eut été la Grande Révélation, il est possible que les parents de Rose, d'origine francophone, auraient pu continuer à vivre comme ils l'avaient fait jusqu'à présent. Alors qu'ils entraient à peine dans l'adolescence et se fréquentaient déjà depuis l'école primaire, il fallut faire face aux questions incessantes de certains camarades de classe, dont certains s'avérèrent moins tolérants que ce qu'ils avaient toujours prônés jusqu'à présent. Bah oui, vous comprenez, les Normes c'est une chose, mais les Outres... C'est ainsi que bien que la mère de Rose ne soit pas inquiété, son père lui subit brimades et moqueries, à tel point que sa nature tranquille et paisible s'en trouva altéré au fil du temps. Ils étaient nés et avaient grandis à Houma, firent leurs études ensemble en faisant front commun, la gentillesse et la patience de l'une permettant de soutenir le mental de l'autre. L'Université fut moins rayonnante et cacher la vérité s'avéra plus que difficile, tandis qu'on les pointaient du doigt. Exit la tolérance prônée par tant de leurs compatriotes, tandis que plusieurs autres en secret admiraient les Outres et se montraient curieux, ce qui n'empêcha pas de nombreuses bagarres d'éclater entre le père de Rose et plusieurs Normes. Cela dura longtemps, des mois, des années de tension, jusqu'à la sortie de l'Université de millions d'entre eux qui se retrouvent confrontés à un racisme exacerbé par une peur irraisonnée. Le travail est difficile à trouver, la question sur la nature d'Outre ne manquant jamais de tomber, ce fut heureusement à Bâton-Rouge, la capitale, que le travail se présenta dans un bureau quelconque d'une entreprise, avec un appartement à la clef et l'espoir d'un avenir meilleur. Il ne fallut pas plus de quelques années avant que leur fille unique, Rose, ne vienne au monde, entourée d'amour et avec ce qu'il fallait pour l'élever sans que rien ne vienne à manquer. L'avenir, à cette époque, s'annonçait radieux.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :
Rose est née le 05 Mai 2029 à Bâton-Rouge, d'un Père Outre Daim et d'une Mère Norme, tous deux natifs de Houma et vivant à la capitale même. En parfaite santé, l'enfant fut élevée dans un foyer chaleureux où il faisait bon vivre, entourée d'amour et d'attentions, son Père travaillant dans un bureau entouré d'un grand nombre de collègues, ce qui l'apaisait bien plus que s'il n'avait du jouer les solitaires dans un métier nécessitant d'être indépendant sur le terrain. Sa Mère, infirmière de métier, prit un congé durant les premières années avant qu'ils ne placent ensuite la petite à l'école maternelle, sitôt qu'elle eut trois ans. L'enfant était vive, curieuse, un peu craintive quand elle ne connaissait pas quelqu'un puis, sitôt le contact établit, faisait étalage de sa bonne humeur permanente et d'une joie de vivre sans pareille. Son rire, autant que ses sourires, ravissaient quiconque le voyait ou l'entendait, ses petits camarades se liant facilement d'amitié avec elle et rares furent les incidents la concernant. Ce fut quand elle entra au jardin d'enfant, la première classe du primaire, que les choses se gâtèrent. Ses parents semblaient tendus et son père, tout particulièrement, engageait avec sa mère de grandes discussions dans la cuisine sitôt que la petite était au lit. Il y eut même plusieurs soirs où, alertée par des éclats de voix un peu trop violents, elle quitta l'abri de ses couvertures pour venir demander ce qui se passait, recevant alors câlins, bisous et mots rassurants de la part des deux parents, avant que ceux-ci n'aillent la border de nouveau, reprenant à voix plus basse le cours de leur discussion dont l'enfant ne parvenait qu'à saisir quelques bribes incompréhensibles. Son Père avait peur et il était en colère, "à cause de mauvaises personnes" lui dit un jour sa Mère quand elle posa une question trop ciblée pour qu'elle ne lui mente honteusement. Mentir, lui disait-elle toujours, était une vilaine chose qu'il ne fallait faire que quand on devait protéger quelqu'un, sinon mieux valait s'abstenir, quitte à garder le silence. Rose écoutait toujours attentivement ce qu'on lui disait, petite fille docile et gentille qui, comme tous les enfants de son âge, n'imaginait pas toute la gravité de la situation dans laquelle sa famille se trouvait. Son Père, tout à son travail, avait un jour fait la rencontre d'un nouveau collègue à qui il avait confié sa nature d'Outre sans se méfier plus que ça, probablement car le passé n'était pas une chose apte à le traumatiser et qu'à l'heure actuelle, en 2036, les Outres du Monde entier faisaient toutes sortes de réclamation et que leur existence étaient plus ou moins intégrée aux mœurs des temps actuels. Ses autres collègues l'appréciait énormément et ses supérieurs l'estimaient sincèrement, étant un élément fiable, toujours d'humeur égale et prompt à rendre service, ayant déjà reçu deux augmentations, une lors de la naissance de sa fille et l'autre l'an passé pour une distinction au sein de son travail. Non, vraiment, pourquoi se serait-il méfié... Ce furent d'abord des sous-entendus, puis des menaces à peine voilées, durant des mois, causant ainsi au domicile familiale une tension allant crescendo, le couple s'inquiétant de ce qui pourrait arriver. Lui refusait de se cacher et ne voyait pas pourquoi il devrait s'écraser, elle affirmait qu'au contraire il fallait faire quelque chose, prévenir la police ou même son employeur. L'Outre se rangea aux arguments de sa femme, cette dernière ignorant que de cette décision découlerait une tempête sans fin. Une bagarre éclata à la sortie du travail de son mari, ou plutôt une véritable agression durant laquelle l'homme se défendit de son mieux, allant même jusqu'à se transformer pour filer coups de sabots et de bois à ses agresseurs. S'il s'en tira blessé, mais vivant, l'affaire fut portée devant la justice et, bien qu'il ait été dans son bon droit, on lui interdit formellement de s'approcher de ses agresseurs à moins d'une certaine distance. Son employeur, bien que se voulant compréhensif, ne pu se résoudre à classer l'affaire sans suite et le mit à pied pour quelques mois "le temps de faire le point". Vécu comme une injustice, l'Outre se rangea pourtant à la justice des Normes et resta chez lui à s'occuper de la maison et de sa petite famille. Nous étions en 2037 et les choses commencèrent à se tasser au bout d'un bon mois, jusqu'à la nuit du 13 Mars. On frappa à la porte, tardivement, la nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures, la Mère de Rose finissant d'essuyer la vaisselle tandis que son Père se chargea d'aller ouvrir. Il y eut un bruit de porte qu'on referme violemment, puis l'Outre qui cria après sa femme de s'enfuir, avant qu'une déflagration ne fasse voler la serrure et une partie du chambranle de la porte. La Norme fonça droit à l'escalier tandis que Rose, redressée dans son lit, appelait avec angoisse pour savoir ce qui se passait. Il ne fallut pas plus d'une poignée de secondes pour que la femme soulève sa fille et se précipite vers la fenêtre, l'ouvrant pour regarder en contrebas les buissons qui s'y trouvait. Des bruits de pas précipités, des ordres criés d'une voix grave et rauque, puis la porte de la chambre fut enfoncée d'un coup de rangers, des hommes en noir, armés et cagoulés, faisant irruption dans la pièce alors même que la Norme sautait par la fenêtre avec son enfant. La chute fut douloureuse, les buissons amortirent le tout, non sans mal, avant que la femme ne se relève pour partir en courant. Il y eut une détonation, le corps fut projeté vers l'avant, s'écrasant au sol dans un cri de souffrance pour l'une, de terreur pour l'autre. Tout ce bruit, heureusement, avait alerté les habitants des maisons voisines et déjà on se précipitait dans la rue, on appelait la police, on hurlait qu'un meurtre avait eu lieu. Au beau milieu de la rue, une femme serrait encore sa fille dans ses bras, cette dernière hurlant de terreur.

Il fallut du temps pour que ce terrible épisode ne s'efface enfin, fut-ce partiellement. Le Père n'avait pas survécu à plusieurs tirs à bout portant quand sa femme avait, heureusement, pu s'en sortir sans trop de dommages. Hospitalisée durant un long moment, sa fille fut accueillie chez les parents d'une amie de son école qui vivaient dans la rue d'à côté. Une fois remise sur pied, la Norme fut contactée par un groupe autrement différent que celui qui les avaient attaqués, son témoignage auprès de la police, la trop brève description qu'elle avait faite de leurs agresseurs n'ayant apporté que peu d'éléments de preuves. Bien sûr elle tenta d'incriminer l'homme que son mari avait envoyé à l'hôpital, persuadée qu'il devait forcément y être pour quelque chose, mais rien ne pu jamais être prouvé et l'enquête fut classée sans suite, avec la mention "T.P.H. ?" sans qu'aucune preuve là encore ne soit trouvée. Le groupe qui la contacta avait eu connaissance des faits suffisamment violents pour attirer l'attention et voulut apporter son aide à cette veuve et à sa fille qui ne parvenaient plus à rester chez elles tant elles étaient effrayées. On les aida à déménager, on leur fit changer leur nom de famille et on s'assura qu'elles puissent recommencer à vivre, ailleurs. Ce ne fut en quelque sorte qu'une petite aide, dirons certains, mais c'était justement ce dont elles avaient besoin pour commencer à se remettre. La ville de Hammond les accueillit et leur permit de repartir plus ou moins à zéro. Si jamais sa Mère ne voulu reprendre de compagnon pour offrir un autre Père à Rose, celle-ci se montra particulièrement forte pour la Norme et, malgré des terreurs nocturnes qui perdurèrent pendant plus d'un an, avec par la suite seulement des réveils en sursaut ,sans plus aucun hurlement, les choses finirent par rentrer dans une sorte d'ordre immuable. Les deux étaient très proches et l'enfant avait droit à son propre cellulaire, juste au cas où, l'idée qu'elle s'éloigne d'elle angoissant sa génitrice qui finit heureusement par oublier, tout du moins en apparence, cette terrible nuit. Les années passèrent, l'adolescence arriva avec son lot de surprise, notamment celui de la nature Métamorphe de Rose qui fit revenir à vitesse grand V les angoisses de sa Mère. La chance fut de trouver une communauté de Daim à Hammond durant un petit séminaire qui se tenait sur place tous les ans, les Outres se montrant particulièrement compréhensifs et attentionnés envers cette famille qui en avait tant vu, comme nombre des leurs. L'amour, la sécurité et le temps firent le reste, en bien.  Rose devint une jeune femme particulièrement belle et douce, la main toujours sur le cœur et prête à rendre service, tentant de concilier au mieux sa vie urbaine avec sa nature surnaturelle, s'accordant de temps en temps des escapades dans des lieux isolés, non sans s'assurer au préalable qu'il n'y avait pas de chasseurs dans le coin. Elle fit ses expériences au lycée comme tous ceux de son âge, hésitant longtemps sur la voie à emprunter avant de se destiner aux Arts Libéraux, choisissant l'Université de La Nouvelle Orléans plutôt que celle de Bâton-Rouge. Plus que le pouvoir des mots, auquel elle attachait malgré tout de l'importance, ce furent le théâtre et la danse qui lui plurent le plus et dans lesquels elle se sentit particulièrement bien. Intégrée à une troupe pour faire plusieurs représentations, elle s'épanouit durant les années qu'elle passa là-bas malgré l'agitation qui y régna. Voir brûler un bâtiment tout entier, entendre parler d'intoxication et d'action anti-Outres ne manquèrent pas de faire revenir au galop certaines angoisses que Rose parvint fort heureusement à gérer, notamment grâce à certains camarades avec qui elle s'entendait particulièrement bien. Le secret sur sa nature de Métamorphe, durant les quatre années qu'elle passa à l'Université de La Nouvelle-Orléans, fut difficile à conserver, mais elle y parvint malgré tout, bien que certains se doutèrent de quelque chose sans jamais l'importuner avec leurs questions. Une fois son diplôme en poche, elle revint auprès de sa Mère pour chercher du travail et vivre à ses côtés, tout ce temps passé loin d'elle lui faisant regretter de l'avoir laissé mais, plus encore, l'annonce au bout de quelques mois seulement d'un cancer chez la Norme la plongea dans la détresse. Nous sommes en 2051 et Rose est alors âgée de 22 ans.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans? Vous y êtes natif ?
Sa Mère a lutté plus d'une année entière, quand les médecins affirmaient qu'elle ne survivrait pas plus de trois ou quatre mois. Elle se battit durant 19 mois entiers pour voir encore un peu plus sa fille qu'elle aimait tant, cette dernière restant à son chevet lorsqu'elle ne travaillait pas, enchainant deux emplois à la suite pour payer les frais d'hôpitaux que la pension de sa Mère ne pouvait pas couvrir en totalité. Il lui arrivait même parfois de s'endormir, sa main accrochée à la sienne, jusqu'à-ce qu'il soit l'heure pour elle de retourner travailler, travail qu'elle finit d'ailleurs par quitter quand l'état de la malade se dégrada en flèche, ceci afin de rester avec elle jusqu'à la fin. Quelques jours plus tard, elle s'en était allée, recevant des obsèques convenables et une tombe auprès de son mari. Les meubles et la maison furent vendus pour couvrir ce qui restait de dettes, ce qui ne laissa plus que quelques centaines de dollars en poches à Rose qui décida de quitter la ville. Un billet pour La Nouvelle Orléans fut acheté et ce fut avec ses sacs sur le dos qu'elle débarqua là-bas, prenant une chambre à l'hôtel avant de chercher du travail. On embauchait, en bordure de la ville, dans un club où la décence interdirait forcément d'y mettre les pieds, mais Rose refusant de faire ce genre de "danses", on lui offrit une place de serveuse avec l'assurance de garder l'intégralité des pourboires qui lui seraient donnés. Constatant après un entretien combien sa situation risquait de s'avérer précaire pendant quelques temps, on lui offrit un logement au-dessus du club où elle allait travailler et, bien que ce ne soit pas le grand luxe, ça avait le mérite d'être beaucoup plus spacieux qu'une chambre d'étudiante, propre et bien entretenu. Nous sommes en 2053 et, après 3 mois passés à travailler au Oogie Boogie Club pour La Baronne Vodoun, Rose entrevoit déjà un avenir meilleur et fait contre mauvaise fortune bon cœur. Bien que l'ambiance soit particulière, elle se plait à La Nouvelle-Orléans et songe qu'un jour peut-être elle pourra ouvrir sa propre entreprise, hésitant encore sur ce que cela pourrait donner, sans parler des fonds qui seraient nécessaire. Mais la petite tient à ses rêves et elle travaille dur, avec le sourire, pour un jour exaucer son souhait.


- Bas les Masques -

Derrière l'écran, vous êtes : Rick
Vous serez souvent là avec nous ? Autant que possible Very Happy
Comment avez-vous connu Voodoo Child ? Je suis un DC :3
Avez-vous déjà un double/multi compte ? Oui, Cooper. Very Happy
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ? Que du bonheur ce forum et ses membres, je suis aux anges o/

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ? :
I promess !
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http://www.thevoodoochild.com/t4186-rose-allen-termine#69603
Bess Butler
Vamps
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Vamps


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Emploi: Tutrice
Age apparent: Trentaine
Dangerosité:
25/30  (25/30)

MessageSujet: Re: Rose Allen [Terminé]   Ven 19 Fév - 12:13

Bonjour fifille!

Alors après les petits trucs à corriger ici et là que t'as minutieusement fait, tu es maintenant...

*son des tambours*

VALIDÉ

Va donc gambader les près, maman de Bambi! Enfin... avant de gambader les près, petit rappel de ce qui doit être fait:

  • Dans ton profil : générer ta fiche d'identification et mettre les liens vers ta fiche, ton carnet mondain et ton inventaire.
  • Créer ton Carnet Mondain et ton Inventaire, en suivant les modèles donnés en post-it.
  • Faire ta Demande de Dangerosité

Le reste tu sais, tu as déjà fait. Bon jeu :*
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http://www.thevoodoochild.com/t3661-bess-butler
 

Rose Allen [Terminé]

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