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 Que me vaut l'honneur ?

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Sergio Luz-Descalzo
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MessageSujet: Que me vaut l'honneur ?   Jeu 14 Jan - 11:21

HRP:Je suis mauvais pour les titres x)

L’invitation avait été quelque peu surprenante. A vrai dire, il était rare que les changements hiérarchiques Outres aient une quelconque répercussion publique mais, apparemment, pas cette fois. Y’avait-il une raison quelconque ? Mais au-delà de ce simple fait, il restait encore l’étonnement d’avoir été l’un des destinataires de cette annonce. Bien entendu, Sergio était conscient de sa position politique au sein de la Louisiane et, plus particulièrement, de la Nouvelle-Orléans, mais, même s’il ne doutait pas du fait que la nouvelle Baronne ait une influence qui dépassait les frontières de la ville, il imaginait davantage le Maire comme destinataire légitime. Cependant, cela ne l’avait pas empêché de répondre, en prenant le temps de rédiger lui-même la lettre, de façon manuscrite. Après tout, il n’avait aucune raison de refuser cette invitation, puisque, finalement, il restait quand même un représentant Norme. La réponse n’avait pas tardée, aussi surprenante que l’invitation elle-même. Une jeune femme, probablement simple coursière, était venue déposer directement à son bureau, un petit colis. Ce dernier révéla rapidement son contenu : un ouvrage, probablement très ancien, mais parfaitement conservé, qui traitait visiblement de l’histoire Vaudoo, une rose bleue ainsi qu’un petit carton d’invitation au dos duquel une petite note manuscrite l’invitait quand bon lui semblait. A la réception de tout ceci, le Sénateur n’avait pas caché sa surprise, mais reconnaissait volontiers que le tout ne manquait pas de style. Sans d’autres formalités, il avait glissé le carton d’invitation dans sa veste et déposé la rose bleu sur un coin de son bureau avant de prendre quelques minutes sur son emploi du temps pour observer, non sans précaution, l’ouvrage sur son bureau. Le soir-même, il était rentré à la Casa del Sol, le livre avec lui et, après avoir discuté de cet événement singulier avec Olivia, il avait profité d’un bout de la nuit pour commencer à le parcourir.

Le cadet des Luz-Descalzo n’avait pas menti quand à son intérêt pour le Vaudoo et c’était peut-être son passé d’enquêteur du BIAS qui parlait encore en lui, mais il ne résistait pas à l’idée de pouvoir en apprendre davantage, directement depuis un ouvrage recommandé par la Baronne elle-même. Il était difficile de ne pas voir cela comme un honneur. Néanmoins, la perspective de la rencontrer au Oogie Boogie Club, un soir, lors d’un rendez-vous tout à fait officieux, du moins pour son Bureau, le laissait quelque peu perplexe. Bien entendu, il aurait pu prévenir ses employés, mais il connaissait déjà la réponse de son service de sécurité, et, s’il y avait bien une chose qu’il souhaitait éviter, c’était d’être accompagné d’un ou deux gros bras, tout aussi discrets et professionnels pouvaient-ils être. Pourtant, il souhaitait s’y rendre, pas tout de suite, pour éviter que l’on puisse faire trop rapidement le lien entre la lettre reçue et une petite escapade nocturne, mais personne, n’irait embêter Sergio s’il décidait finalement d’aller boire un verre dans un club un soir, non ? Après tout, aux yeux des journalistes, il restait célibataire, non ? Il laissa alors écouler deux ou trois jours, continuant de lire, avec intérêt, quelques pages du livre tous les soirs sur son temps libre. Puis, le jour venu, il rentra comme toujours de son Bureau, se faisant déposer par son chauffeur, le salua en lui souhaitant la bonne nuit. Il profita du début de la soirée avec Olivia et puis se prépara pour son rendez-vous de la nuit. Après une douche rapide, il opta pour une tenue un peu plus décontractée, moins politique, plus… policière. En s’observant dans la glace, le Sénateur fut surpris d’avoir l’impression d’être revenu au BIAS. Il eut un petit sourire en coin pour lui-même avant de récupérer son arme de poing dans le petit coffre de l’armoire pour la placer dans son holster, sous son gilet, après avoir vérifié qu’elle était en état de marche et chargée. Si Sergio avait parfaitement confiance en la Baronne, il était difficile de réprimer certaines habitudes.

Il quitta la villa après avoir embrassé Olivia et attrapé un long manteau et les clefs de sa berline. Après être sortie du garage, celle-ci fendit la nuit et retourna vers la ville. Faisant des tours et quelques détours, il s’assura discrètement de ne pas être suivi puis prit la direction de l’extérieur de la ville, vers la vieille plantation. Malgré son côté excentré, le Club restait très populaire, mais peut-être que l’environnement y était pour quelque chose. Il se gara légèrement à l’écart, puis se dirigea vers l’endroit où il avait réellement rendez-vous, enfin, il espérait qu’il n’avait vraiment pas besoin de s’annoncer. Après plusieurs minutes de marche dans la nuit noire, toujours un peu aux aguets, il s’arrêta finalement devant l’entrée du Oogie Boogie Club. Il présenta son carton au videur qui lui fit signe d’attendre le temps d’appeler une employée qui l’observa de la tête au pied ainsi que le carton avant de lui faire signe de la suivre. Sans grande crainte, il pénétra dans le lieu, s’imprégna rapidement de l’ambiance qui, il fallait l’avouer, devait être appréciée par les jeunes de la ville, et il ne doutait pas que les Hougans et Mambos s’y plaisaient beaucoup. Il n’y avait pas vraiment mis les pieds, du moins pas sans raison professionnelle, mais peut-être avait-il raté quelque chose. Il sourit pour lui-même face à cette constatation alors qu’Ils traversaient la foule présente et continuèrent vers un endroit à l’écart, bien plus calme, bien plus intime, à l’étage, nul doute que le rendez-vous ne manquerait pas de charme, sans l’ombre d’un doute, même. L’employée se retourna vers lui, lui indiquant d’attendre ici avant de lui proposer de prendre son manteau. Vu la douce chaleur du lieu, comparée à l’extérieur, il accepta avec un sourire et un remerciement, lui tendant son manteau. Elle s’éclipsa alors Sergio prit quelques minutes pour observer la pièce avec patience, restant debout au milieu de celle-ci. Après tout, il aurait été malvenu de s’installer avant l’arrivée de la maîtresse des lieux.
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Jeu 14 Jan - 12:54

La soirée avait commencé doucement. Après la fermeture du musée, La Baronne s'était rendue au Oogie Boogie Club. Même si elle y passait tous les soirs, les clients la voyaient rarement. La plupart du temps, elle s'isolait dans une des petites alcôves à l'étage, qui permettaient à ceux qui désiraient un peu plus d'intimité de parler à leur aise, plutôt que dans l'immense bureau réservé aux Barons de la Nouvelle-Orléans. Elle se sentait plus à l'aise dans la lumière tamisée, assise confortablement sur une des banquettes molletonnées, à écouter les musiciens faire des boeufs tout en sirotant un cocktail, qu'isolée dans un bureau impersonnel. Si jamais elle désirait observer les clients, il lui suffisait alors de repousser le rideau rouge qui la séparait de la salle principale. Toute la vie du lieu lui sautait au visage, dans sa splendeur nocturne.
Elle restait habituellement deux bonnes heures au club, à compulser les documents du jour : presse locale, e-mails, lettres...il ne se passait pas un jour sans qu'un Vaudoun ou un vaudouisant ne la contacte, pour lui demander une faveur, lui exposer un problème personnel, ou l'inviter au baptême de sa progéniture. En tant que représentante de la Communauté, elle se devait d'assister au plus d’événements possible, mais certains abusaient franchement. La Baronne avait parfois l'impression d'être réduite au rôle d'un amuseur qu'on invite aux anniversaires et au Bar-Mitzvah, et à la lecture de la lettre suivante, elle avait l'impression d'être Vito Corleone.

Lorsqu'elle arriva au Oogie Boogie Club ce soir là, l'ambiance était plutôt calme. Seulement une vingtaine de clients, pour la plupart des habitués. La musique résonnait déjà à volume doux dans les hauts-parleurs.
Elle s'assit dans son alcôve habituelle, à l'écart des clients, et commanda une Tequila Sunrise. L'Organe était déjà posé sur la table, et elle le déplia, s'allumant une cigarette. Elle avait à peine eu le temps de parcourir les gros titres qu'une serveuse arriva en trottinant.

"Baronne, il y a un Monsieur qui est là pour vous voir"


La jeune fille lui tendit un carton d'invitation, et elle reconnut le mot qu'elle avait adressé au Sénateur de la Nouvelle-Orléans.
La Baronne leva un sourcil surprit. Quelques jours plus tôt, elle lui avait envoyée une missive pour la forme, pensant qu'un homme de sa position aurait mieux à faire que de venir s'accoquiner dans un club avec une Vaudoun. Sa réponse manuscrite l'avait étonnée, ainsi que son intérêt pour la culture Vaudoue, et elle s'était empressée de lui faire parvenir un ouvrage relativement complet sur le sujet, s'intéressant davantage à l'impact historique qu'au folklore, ainsi qu'un carton d'invitation, véritable coup d'épée dans l'eau. Et le voilà qui se présentait, à peine une semaine plus tard.

"Invite-le à me rejoindre Selina, et ferme le rideau derrière nous."

A peine quelques minutes plus tard, Sergio Luz-Descalzo était devant elle. En chair et en os, il était bien différent de l'homme que montraient ses affiches de campagne. En pleine force de l'âge, il était élégant sans paraître coincé. Son visage dégageait une impression de force et d'intelligence rare. Il portait remarquablement bien son âge. En le voyant, la Baronne ne put s'empêcher de penser à ces acteurs des années 40 comme Gary Cooper ou Clark Gable.
Elle se leva, retira son chapeau haut-de-forme pour le saluer et lui tendit la main.

"Monsieur le Sénateur, asseyez-vous je vous en prie, heureuse de vous rencontrer enfin."

Sa voix et sa tenue (une longue jupe noire évasée et un gilet sans manches laissant apparaître ses bras nus) la rapprochaient plus d'une présentatrice de cabaret que d'une représentante officielle, et elle espéra qu'il n'en prendrait pas ombrage.

"C'est très aimable à vous d'avoir répondu à mon invitation..officieuse si je puis dire, je suppose que votre travail vous prend beaucoup de temps, aussi je suis doublement flattée que vous ayez trouvé une soirée à m'accorder, puis-je vous offrir quelque chose à boire ?"
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Jeu 14 Jan - 15:34

Patientant dans ce qu’il semblait être un petit salon privé, Sergio prit le temps d’observer chaque détail, de la décoration d’ensemble aux petits objets disséminés ici est là pour donner un peu de cachet à chaque petite pièce. Certaines d’entre elles étaient probablement déjà occupées, même si le Club n’était pas spécialement bouillant d’activités, mais le Sénateur se demandait s’il fallait une autorisation spéciale pour y avoir accès, ou si n’importe qui pouvait profiter de la quiétude de ces petits salons lorsque l’ambiance des différentes pistes de danse se faisait trop forte. Il n’eut cependant pas beaucoup de temps à passer seul à attendre. Quelques minutes après l’avoir laissé à cet endroit, l’employée qui était venue le chercher à l’entrée était revenue pour l’inviter à la suivre de nouveau. Dans un sourire et un léger mouvement de la tête, l’ancien Sous-Directeur du BIAS lui emboîta le pas, conscient qu’il allait rencontrer l’une des personnes les plus importantes de cette ville. Une importance loin d’être reconnue réellement officiellement en haut-lieu, mais qu’il savait officieusement assez puissante pour réaliser de grandes choses. C’était peut-être son passé au BIAS qui prenait un peu le dessus, mais ce qu’il avait apprit sur les Outres à ce moment-là était nécessairement un plus. Et même si, par mesures de sécurité, il avait apprit surtout de quoi se méfier et comment les maitriser, cela ne l’avait pas empêché d’être curieux envers ces êtres aux compétences exceptionnelles. Il pouvait les jalouser, un peu, comme son ancienne petite-amie, qui ne vieillissait pas d’une ride, mais ainsi était faite la loterie de la vie et, pour être honnête, tous les pouvoirs du monde ne justifiaient pas l’envie de vivre avec les horreurs que certaines Outres avaient eu à subir et à porter pour toute leur vie. A ce niveau-là, il pensait sincèrement que le monde entier avait merdé, et royalement, sur ce coup.

La jeune femme, qui le précédait, ouvrit un rideau et s’arrêta pour le laisser passer. Il la remercia à voix basse, lui adressant un léger sourire et passa sous la tenture en se baissant légèrement avant de poser le regard sur la pièce et de découvrir son hôte : une femme élégante vêtue d’une longue jupe noire, bien que, d’un simple regard, il était difficile de se détacher de ses longs cheveux blancs, presque intemporels, dont Sergio n’avait aucune idée s’ils étaient naturels ou non. Il continua cependant à s’avancer, à la même vitesse qu’à laquelle il avait pénétrée dans la pièce, en ayant déjà vu d’autres, pour être honnête. Mais, il fallait l’admettre, la Baronne avait un charisme imposant, probablement accentué par ce qui semblait être un tatouage sur le côté droit de son visage, qui contrastait avec le reste de sa peau. Les Vaudouns avaient toujours ce petit effet théâtral qui les caractérisait si bien, il aurait été étonnant que leur représentante en soit exempte. Elle s’était levée à son arrivée et lui tendit la main alors qu’elle le saluait. Sans se départir d’un léger sourire, il s’arrêta à une distance respectable, prit avec délicatesse sa main de la sienne et exécuta une légère révérence avant de rajouter un classique mais révérencieux baisemain. « Le plaisir est pour moi, Baronne. » Il la suivit vers les banquettes proches et s’installa à son tour, attendant que son hôte ne s’installe. A en juger par la présence d’un verre et d’un journal sur la table, elle était probablement présente avant son arrivée. Il prit le temps de s’installer confortablement, tandis que la jeune femme – car malgré les cheveux blancs et le tatouage, il y avait certains signes qui ne trompaient pas – le remerciait de s’être déplacé et lui proposait quelque chose à boire.

Son léger sourire ne quittait pas son visage. « Eh bien… Si je ne me trompe pas, je vais peut-être vous accompagner sur ce terrain-là. Tequila Sunrise ? » Sa réponse faisait référence au verre qui reposait devant eux. Puis, il poursuivit. « C’est vrai que la politique est un sport. Après le sprint final des élections, c’est l’épreuve de fond qui commence, mais, heureusement, il y a des soirs où l’on peut faire autre chose. » Entre les diners professionnels ou les soirées de gala, il était évident qu’il était rare de ne pas avoir une ou deux soirées de prise chaque semaine, mais, heureusement, ses employés essayaient de ne pas trop le surcharger, conscients – et surtout informés – qu’il aimait passer aussi du temps chez lui. « Mais je devais au moins trouver le temps de venir vous remercier pour le cadeau que vous m’avez fait, c’était le moins que je puisse faire. Cet ouvrage est d’ailleurs particulièrement intéressant, même si je crains que mon temps libre ne m’accorde de le découvrir que quelques pages à la fois. » A ce sujet, il se sentit d’ailleurs un peu bête de n’avoir rien ramené pour faire bonne figure, mais, il fallait l’admettre, il n’avait aucune idée de ce qui aurait pu ne serait-ce qu’être utile, et, soyons honnête, un cadeau pour un cadeau, ce n’était peut-être pas des plus utile. Peut-être qu’après cette soirée, il aurait une petite idée et n’hésiterait pas à lui en faire parvenir un, à charge de revanche, en quelque sorte. Sergio changea alors légèrement de position, sembla devenir plus sérieux. « Toutefois, si vous me permettez, Baronne, pourrais-je connaître les raisons qui vous ont poussée à me faire une telle invitation ? »
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Jeu 14 Jan - 23:09

Le baisemain la surprit. La Baronne n'était pas particulièrement habituée à ce qu'on la touche, en dehors des cérémonies rituelles et des poignées de mains. La plupart des gens étaient trop intimidés par son apparence pour lui servir des mondanités, mais le sénateur ne semblait pas avoir de problème avec le physique de son interlocutrice. Un agréable changement.
Lorsqu'il commanda à boire, un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la Baronne.

"Ma foi, un sénateur connaissant ses cocktails, ce n'est pas commun."


Elle entrouvrit le rideau et fit signe à quelqu'un dans le bar. Quelques minutes plus tard, une serveuse débarquait avec une autre Tequila Sunrise et un shaker encore à moitié plein qu'elle laissa sur la table.
La Baronne leva son verre en direction du Sénateur.

"Santé"

Elle le regarda quelques instants droit dans les yeux, sans ciller, alors qu'il avalait une gorgée de son verre. Elle savait pertinemment ce qu'elle avait à dire, mais ce n'était pas facile pour autant. Avant d'écrire à Luz-Descalzo, elle s'était renseignée de son mieux sur sa carrière, son orientation politique et ses choix. Cependant, il restait beaucoup trop de variables et d'inconnues. Ce qu'elle avait à lui dire pourrait mettre le feu aux poudres. Pour masquer son hésitation, elle alluma une cigarette et en tira plusieurs volutes de fumées bleue.

"Monsieur le Sénateur, je vais être directe. Je pense que je ne vous apprends rien en vous disant que la situation pour les Outres à la Nouvelle-Orléans est des plus inconfortables. Plusieurs attentats en l'espace de quelques mois, des actes de vandalisme, des agressions...plusieurs de mes frères et de mes soeurs ont quitté la ville précipitamment et d'autres suivront bientôt le même chemin.

Elle marqua une pause quelques instants, ses yeux dorés qui ne cillaient pas toujours fixés dans ceux du Sénateur, guettant la moindre de ses réactions. Elle se doutait bien que son discours n'était pas très plaisant à entendre.

"Vous vous demandez pourquoi j'ai choisi de vous contacter vous, plutôt que le Maire, mais je pense qu'au fond de vous, vous avez déjà la réponse. James Clark, bien qu'il ne l'affiche pas aussi publiquement mène une politique anti-Outre très prononcée, et son discours relève de plus en plus du "eux ou nous". Je ne vous le cacherais pas Sénateur, j'ai peur. Si les choses continuent ainsi, nous allons droit à la guerre civile, et j'ai bien peur que l'issue de bénéficie à personne."

Elle laissa tomber son regard sur le journal posé sur la table et le poussa en direction de son interlocuteur.

"Même la presse commence à nous présenter comme des monstres assoiffés de sang. Et j'ai beau ne représenter que la communauté Vaudoue, je pense que tous les Outres de la ville sera d'accord avec moi pour dire que si les choses continuent ainsi, nous allons le devenir, et nous transformer en ce que Clark à l'air de croire que nous sommes déjà, des monstres. Ce ne sont pas des menaces, juste une constatation. Les Outres ne retourneront plus dans l'anonymat. Nous nous sommes trop habitués à cette vie en pleine lumière, et nous refuserons d'être traités comme des citoyens de seconde zone potentiellement dangereux."

Elle s'arrêta quelques instants, un peu essoufflée par son discours. Sa respiration s'était faite plus saccadée, sa voix plus forte. Inconsciemment, elle commençait à parler sur le même ton qu'elle prenait pour s'adresser aux fidèles. Même ses gestes étaient un peu plus désordonnés. La Baronne prit quelques temps pour se calmer, tirer une autre bouffée sur sa cigarette, et reprit, un ton plus bas.

"Un de mes prédécesseurs est mort assassiné, et si je n'agis pas dès maintenant, je risque fort de suivre le même chemin. Je ne laisserais pas mes enfants en danger, quoiqu'il arrive. La Nouvelle-Orléans a besoin d'un signe fort, d'une voix qui s'élève au-dessus des autres pour prôner la non-violence et l'accord entre les peuples. Monsieur le Sénateur, c'est un peu pompeux mais nous avons besoin de vous."

L'offre était lancée. Sans cérémonie. La Baronne avait toujours été directe mais ce soir là, elle avait fait fort. Peut-être était-ce à cause du maintien et des manières de Luis-Descalzo, ou de son allure décontractée, mais elle avait choisi de lui faire confiance. Et il devait être reposant pour un homme politique d'entendre la vérité sans détours au moins une fois de temps en temps.
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Ven 15 Jan - 11:51

L’apparence de la Baronne n’était, certes, pas commune, mais Sergio avait un avantage sur beaucoup de Normes : il avait été amené à côtoyer de nombreux Outres tout au long de son existence, et même si, en quelque sorte, les Vaudouns étaient probablement les plus excentriques, notamment visuellement parlant, il en avait rencontré suffisamment pour ne plus être autant surpris. Et puis, au fond, c’était un peu comme une Fête des Morts, toute l’année. Quant au sujet des cocktails, ma foi, il restait un homme avant d’être un sénateur, et, comme beaucoup d’entre eux, le nombre de bars, qu’il avait pu fréquenter depuis son existence, ne se comptait plus vraiment sur les doigts. Il esquissa un léger sourire en réponse à celui de la Baronne. « Peut-être ai-je simplement eu la chance d’en voir un au bar, en arrivant. » Bien entendu, ce n’était pas le cas et le ton de sa voix, un peu joueur, suffirait probablement à convaincre la jeune femme qu’il n’en était rien. Sergio était curieux de savoir qu’elle idée elle pouvait se faire de lui et, pour être honnête, se demandait bien ce qu’elle avait pu lui trouver. Il ne fallait pas être devin pour savoir qu’il n’avait pas reçu sa lettre par hasard et que, par conséquent, elle voulait le voir, lui, pour une raison bien précise. Cela pouvait être lié à sa simple fonction, mais aussi simplement à sa personne et, dans ce cas, cela impliquait forcément qu’elle avait tenté de se renseigner sur lui. Le sénateur de Louisiane n’avait pas grand-chose à cacher, un seul secret en réalité, qui, avec un peu de chance, ne le serait peut-être plus bien longtemps, mais le reste de sa vie était globalement très accessible, compte-tenu qu’elle figurait dans de nombreux rapports du BIAS, il n’y avait quasiment qu’à se baisser.

Le deuxième cocktail fut rapidement apporté, accompagné de quoi remplir les verres au besoin. Sergio prit son verre et le leva lorsque son hôte porta un toast. « ¡Salud! » Il but une gorgée de la boisson, exquise au demeurant, et reposa le verre devant lui, conscient que les mondanités devaient laisser place à l’intérêt même de cette rencontre, car la Baronne ne l’avait pas juste invité pour passer une bonne soirée en discothèque. Le silence était retombé dans le petit salon et le Norme observait la Vaudoun qu’il ne le quittait pas des yeux. Il semblait évident qu’elle cherchait à lui dire quelque chose, mais ne semblait pas encore convaincue sur la façon de le faire. Lorsqu’elle entrouvrit les lèvres, il se tendit légèrement mais l’écouta attentivement. En tout franchise, il ne fut pas vraiment surpris de comprendre de quoi il allait être question. Et pour cause, elle avait parfaitement raison. La situation des Outres se dégradait depuis plusieurs mois et, il n’était pas certain que quelque chose soit fait pour inverser la vapeur. Silencieux, il ne bougeait pas non plus, continuant de regarder la jeune femme qui parlait. Elle avait toute son attention, car il avait conscience que tout ceci était important pour elle, et pour cause, c’était probablement une question de survie, en quelque sorte. Sergio fronça légèrement les sourcils à l’évocation de James Clark, le Maire, et n’afficha aucune surprise face aux accusations que portaient la Baronne à son encontre. Pour l’avoir rencontré en public et en privé, il ne pouvait effectivement qu’aller en son sens. Malheureusement, le Maire était habile, peut-être même un peu trop en réalité. Le sénateur posa les yeux sur le journal lorsque son interlocutrice le poussa vers lui et ne manqua pas les quelques titres auxquels elle faisait référence.

Il releva les yeux vers la jeune femme et comprit qu’elle avait raison. L’Histoire le démontrait suffisamment et, pour être honnête, il doutait que des gens comme Clark acceptent que les Outres retournent dans l’ombre. Ces gens-là ne cherchaient pas à les repousser, mais bel et bien à les exterminer. Dans tous les cas, cela l’affectait véritablement, il aurait fallu être aveugle et sourd pour ne pas le voir. Lorsqu’elle acheva ses propos en lui affirmant qu’ils avaient besoin de lui, il laissa filer quelques instants de silence, sans la quitter des yeux. « Je comprends votre position et vos craintes, d’autant, qu’effectivement, je suis conscient de cette escalade, subtile, qui poussent les gens à vous craindre de plus en plus, comme par le passé. » Il soupira légèrement. « James Clark est un habile politicien, qui a su trouver les bons mots pour se hisser jusqu’à la mairie de la Nouvelle-Orléans et je sais que son passé est loin d’être aussi blanc, qu’il souhaiterait qu’on l’imagine. Malheureusement, il a la confiance de beaucoup dans cette ville. » C’était probablement l’avantage d’être un élu local, contrairement à Sergio, qui, lui, même s’il avait été élu ici et était assez bien connu dans la ville, servait principalement le Gouvernement et moins les intérêts locaux. « Je ne sais pas si je suis réellement l’image dont vous avez besoin, compte-tenu que mon pouvoir local est quasiment inexistant, mais je partage votre point de vue et s’il y a bien une chose que je souhaiterais éviter, c’est bien que la ville, l’état ou même le pays, ne redeviennent un champ de bataille, d’autant que je suis convaincu que cela ne pourra pas bien finir, pour les deux camps. » Reposant son regard sur le journal, il le prit dans les mains et le replia avant de le reposer sur la table.

Dans le même geste, il se pencha légèrement en avant, reposant son regard dans celui de la Baronne. « J’imagine que vous n’avez pas manqué de vous renseigner à mon sujet. Il esquissa un sourire amical. « Ce que je comprends parfaitement, ne vous inquiétez pas. Mais vous devez donc savoir que j’ai travaillé au BIAS par le passé et, par conséquent, que j’ai vu de tout. Les Outres ne portent pas nécessairement les Normes dans leur cœur, à juste titre me direz-vous, et je le conçois parfaitement. Nous avons beaucoup d’efforts à faire, ne serait-ce que pour vous intégrer davantage dans la vie politique, même si je suis convaincu que certaines Outres sont déjà bien placées, sans l’avouer, mais, ce que je souhaite dire, c’est que le danger ne vient pas uniquement de notre côté. De mon expérience, je sais que beaucoup d’Outres s’estiment supérieurs aux Normes et, par état de fait, s’imaginent comme le stade suivant de l’évolution, voué à remplacer la première. » Il haussa les épaules. « Je n’ai aucune idée si cela est vrai ou non, mais, même dans ce cas, j’estime qu’il est possible d’effectuer une transition moins sanglante et je suis bien placé pour savoir que Normes et Outres peuvent très bien s’entendre, mais je pense que vous le savez déjà. » Il esquissa un nouveau sourire et se replaça contre la banquette. « Nous allons avoir des détracteurs dans les deux camps qu’il sera difficile de museler. Et si vous avez peur que des Normes n’attentent à votre vie, il faudra également redouter que des Outres n’y attentent aussi. C’est un risque que j’accepterai de prendre, pour ma part, car je pense que le jeu en vaudrait la chandelle, mais il faut en avoir conscience. » Le sénateur attrapa son verre et en but une petite gorgée. « Mais tout cela mis à part, en quoi pourrais-je vous aider Baronne ? »
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Lun 18 Jan - 11:34

Dieu ! Qu'il était agréable de pouvoir parler avec un homme intelligent, capable d'exposer son point de vue et d'écouter celui de son interlocuteur. Son discours était bien au-delà de ce qu'elle pouvait espérer. Elle s'était attendue à de la réticence, voire de la défiance, et voilà qu'elle se trouvait à discuter avec un homme qui non seulement partageait son point de vue, mais l'emmenait à envisager les choses sous un autre angle. Elle finit sa Tequila et s'en servit une autre. L'alcool commençait doucement à l'envahir d'une délicieuse ivresse, déliant la langue et les idées. Elle se sentait en confiance, libre d'exposer ses idées.

"Monsieur le Sénateur, pourquoi pensez-vous que je vous ai envoyé ce livre sur le Vaudou ? Par pure bonté d'âme ? Vous souvenez-vous de comment le Vaudou est arrivé aux Etats-Unis ? C'était une religion d'esclaves, de révoltés. Face aux injustices du monde et aux maltraitances des maîtres, le seul espoir des esclaves était de se tourner vers un pouvoir plus fort qu'eux, vers les Lwas. Au début, les rituels n'étaient qu'une échappatoire, une façon de pouvoir supporter l'insupportable. Les tortures quotidiennes, les brimades et l'injustice. Puis elle est devenue une force, un moyen pour les esclaves de se révolter, et les révoltes au 18ème siècles, que ce soit à Saint-Domingue, ou ici aux Etats-Unis, avaient toutes des houngans ou des mambos à leur tête."

Comme à chaque fois qu'elle parlait d'un sujet qui la passionnait, elle s'était inconsciemment rapprochée du Sénateur. Sa voix grave s'emballait, et ses yeux dorés qui accrochaient la lumière de la pièce brillaient désormais d'un éclat quasi-surnaturel. Elle prit la main du Sénateur dans les siennes. Un geste parfaitement innocent de sa part : comme la plupart des Vaudouns, elle était très tactile, et avait du mal à être proche de quelqu'un sans le toucher. Son argumentaire passait à la fois par le verbe et par le langage corporel.

"En tant que gérante d'un musée, je suis bien placée pour savoir que l'histoire se répète, et c'est exactement ce qui risque de se passer maintenant. Vous avez raison de dire que beaucoup d'Outres ne partagent pas mon point de vue, et qui pensent qu'un bon petit massacre de Normes régleraient le problème. Mais ils ne sont pas en majorité. Et si en collaborant avec vous, je dois me mettre en danger, même par rapport à ma propre communauté, je le ferais sans hésitations."


La Baronne marqua une pause, et sa voix se fit professionnelle.

"Vous pensez avoir peu d'autorité ici, mais c'est faux. Pour commencer, beaucoup vous connaissent, ne serait-ce que de vue, et votre travail au BIAS n'est pas passé inaperçu. Vous avez l'avantage d'être respecté des Normes, et de beaucoup d'Outres, une chose dont ne peut se vanter Clark. De plus, si vos pouvoir sont limités à l'échelle de la ville, vous pouvez faire la différence au niveau de l'Etat. Montrer, par vos actions, que la politique ne Clark n'est pas celle de l'Etat, ni même du gouvernement. La Nouvelle-Orléans n'est qu'une toute petite parcelle d'un territoire bien plus grand, et votre aide pourrait redonner de l'espoir à beaucoup d'entre nous qui nous sentons sur la sellette."

La Baronne attrapa son verre, et prit une gorgée de Tequila. Ce qu'elle comptait faire allait lui demander du courage, car beaucoup de Vaudouns désapprouveraient sûrement sa proposition, c'était un coup de poker.

"Je désire mener une campagne de sensibilisation, faire découvrir notre culture et notre mode de vie aux autre communautés, Normes comme Outres, montrer une bonne fois pour toute que nous ne sommes pas des sauvages dangereux, et organiser ici-même à la Nouvelle-Orléans, une cérémonie publique. Un rituel Vaudou si vous préférez. Rien de choquant rassurez-vous, mais cela nous permettrait de montrer au monde ce que nous sommes, et en quoi nous croyons. Une cérémonie religieuse ouverte à tous. Et si il se trouvait que le Sénateur de la Louisiane était présent, en tant qu'invité d'honneur, cela serait un message fort à tous nos détracteurs. Cela montrerait que même si la politique de la ville n'est pas pro-Outre, ce pays qui est aussi le notre, ne nous abandonne pas, et se tient derrière nous. La liberté d'expression, l'égalité entre tous, voilà des valeurs bien américaines vous ne pensez pas ?"

Son sourire se fit malicieux, et elle ajouta

"Et politiquement, cela pourrait même vous aider dans votre carrière. Imaginez les répercussions et l'image que cela donnerait de vous. Vos électeurs sont aussi des Outres, et vous voir prendre publiquement leur parti assurerait votre ré-élection. Cela pourrait être le début d'une grande ascension au pouvoir."
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Lun 18 Jan - 16:03

Il fallait être aveugle et sourd pour ne pas comprendre que quelque chose de relativement important était entrain de se décider ici. C’était aussi la raison pour laquelle le Sénateur choisissait avec soin ses mots et veillait avec soin à ce qui lui était confié. La Baronne semblait sincère dans ses propos et rechercher l’entente avec les Normes était un but louable, s’il en était un, surtout compte-tenu des conditions actuelles. En tant que membre du BIAS, Sergio avait toujours craint le jour où les Outres parviendraient à se mettre d’accord et se liguerait contre un ennemi commun : les Normes. Bien entendu, la majorité de ces derniers s’entendaient bien avec eux et, pour être honnête, beaucoup considéraient surement, sans aucun problème, la possibilité de vivre et de fonder une famille avec un ou une Outre. Néanmoins, l’actualité couvrait rarement les cas où tout se passait bien et, ainsi, on voyait plus souvent des histoires de violences ou de meurtres d’un des deux camps envers l’autre, plutôt qu’une jolie histoire d’un couple fonctionnel et heureux. Puis, compte-tenu des procédés d’évolution, il était évident que, si elle devait perdurer, cette mixité conduirait presque inexorablement à une nation mondiale totalement Outre, mais ce transition-ci aurait le mérite d’être pacifique. Malheureusement, ils se dirigeaient davantage vers une guerre ouverte que vers une paix durable et, c’était difficile à dire, mais le cadet des Luz-Descalzo n’avait pas forcément le moindre idée sur la façon de corriger le tir. Surtout que, mine de rien, les dissensions n’étaient pas simplement au niveau local, le gouvernement faisait également face à quelques protestations à ce niveau et tous les élus n’étaient pas nécessairement aussi ouverts d’esprit que Sergio, bien au contraire. Heureusement, jusqu’à maintenant, les choses étaient restées suffisamment tenues et si les droits des Outres n’évoluaient que très peu, au moins ne régressaient-ils pas.

Il esquissa un léger sourire alors que la jeune femme faisait mention de ses motivations qui l’avaient poussée à lui envoyer un ouvrage sur le Vaudou. Effectivement, il aurait été peut-être un peu trop naïf de penser qu’elle avait simplement cherché à satisfaire sa curiosité, même s’il aurait aimé croire que ce n’était là qu’un présent pour le mettre dans de bonnes dispositions à son égard. Enfin, peu importait réellement désormais. Le parallèle qu’elle fit avec l’histoire de l’esclavage et le développement du Vaudou interpella le Sénateur. Ses propos semblaient être particulièrement véridiques et il imaginait effectivement que les leaders de la révolution étaient des personnes avec suffisamment d’influence sur les esclaves et donc, par conséquent, des adeptes du Vaudou, qui, il fallait s’en douter, devaient avoir une certaine renommée parmi les leurs. L’ancien inspecteur fut surpris de sentir la Baronne saisir sa main, mais il ne s’en braqua pas pour autant, constatant qu’il devait simplement s’agir d’une façon de s’approprier davantage son attention, si tant est qu’elle pouvait en avoir davantage. Il fut un peu soulagé de voir qu’elle avait conscience des risques qu’elle prenait et avait probablement beaucoup réfléchi de tout cela en amont. Elle était déterminée, sans l’ombre d’un doute et savait très bien ce qu’elle faisait. Une telle volonté était à louer. Il n’était pas certain, en revanche, qu’elle n’embellissait pas un peu trop le portrait que les gens avaient de lui, même si, bien entendu, il avait conscience que de nombreuses personnes savaient qui il était, mais, malheureusement, faire remonter les choses au niveau de l’état et du pays serait aussi plus difficile que de retourner l’opinion d’une ville, même si, dans le fond, elle avait parfaitement raison. Si le pays devait se montrer plus conciliant et plus ouvert aux Outres, la politique de Clark lui vaudrait de sérieux ennuis et il se ferait prendre à son propre jeu. C’était forcément tentant, mais inverser la vapeur d’une machine qui avançait déjà à son rythme de croisière était très difficile et très risqué.

L’idée de la Baronne était plutôt bonne. Ouvrir les portes d’une communauté à tous était louable, même si Sergio se doutait que ce ne serait pas du goût de tout le monde et que ce serait l’occasion parfaite pour semer davantage la discorde. Il faudrait jouer plus que serré pour que tout ceci ait l’effet escompté. Le Sénateur se redressa un peu dans sa banquette, tandis que son hôte lui faisait miroiter une réélection. Il eut un sourire amusé plus pour lui-même que pour son interlocutrice. « J’ai bien peur de vous décevoir sur ce sujet, je ne compte pas me représenter. Cette candidature était plus un défi personnel, le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse absolument pas. Toutefois, ne vous méprenez pas, j’ai à cœur de remplir mon mandat du mieux possible quoiqu’il arrive. » Si damner le pion à son père et à ses frères aurait été une motivation en soi, il fallait également assurer, derrière, son mandat de six ans. « Votre idée est plutôt bonne, même si nous devrons redoubler de prudence, car, vous vous en doutez surement, un tel événement pourrait être détourné de nombreuses façons. Mais je serais ravi d’accepter une invitation, tout à fait officielle, celle-ci et de montrer l’exemple. » Il avait esquissé un sourire sur ses derniers mots, faisant référence à l’invitation qu’il avait reçu et pour laquelle il était là aujourd’hui et qui, avouons-le, n’avait rien d’officiel, mais c’était une simple boutade, rien de plus. « Je peux essayer de faire avancer la politique de l’état de votre côté, en mettant en avant plusieurs points de contradiction avec la Constitution de notre pays, mais je ne vous garantie pas de résultats. Les Outres ont aussi leurs détracteurs dans le Gouvernement et si nous avons réussi à éviter la régression, il faudra lutter avec acharnement pour arriver à une amélioration, mais peut-être que cela motivera les personnes qui pensent comme nous à prendre quelques initiatives elles-aussi. »

Il s’arrêta un instant et but une gorgée de son verre qui était à peine à moitié vide, non pas que le cocktail n’était pas bon, bien au contraire, mais il aurait à conduire après et la dernière chose qu’il voulait voir, c’était un journal avec, à la une, une photo de lui, arrêté pour conduite en état d’ébriété. Mais surtout, il buvait une gorgée pour se donner le temps de la réflexion. « Si vous voulez mon avis, nous devons justement essayer de convaincre le public, car c’est d’eux que, finalement beaucoup de choses peuvent bouger. Lutter sur le terrain de Clark ne sera pas facile, mais si vous jouez la carte de la transparence, il reste une petite chance. Par contre, attendez-vous à ce que le Maire ne voit pas d’un bon œil la tenue d’un rituel en public. Bien entendu, il sera possible de trouver de quoi vous faire une bonne presse malgré tout, et je trouverais surement quelques journalistes pour m’accompagner et couvrir l’événement, mais j’ai un peu peur que la diffusion ne soit pas forcément au rendez-vous. Peut-être qu’en multipliant ce genre d’évènements, au travers de la communauté, nous aurions plus de visibilité et, à terme, espérons-le, des supporters. Avec le soutien d’une partie de la population, il sera plus facile de faire avancer les choses en haut-lieu, mais je peux déjà préparer le terrain et voir de quelle façon je pourrais faire jouer de ma légère influence actuelle. » C’était le problème à faire de la politique sans vouloir y faire carrière : Sergio ne multipliait pas forcément les connexions et même s’il ne rechignait pas à la tâche, il n’avait clairement pas un réseau capable de l’aider à réaliser une entreprise d’une aussi grande ampleur sans aide extérieure. Cependant, s’il devait se fixer un nouvel objectif, voilà qui le motiverait peut-être à se surpasser d’ici la fin de son mandat.
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Sam 23 Jan - 20:37

La soirée se présentait bien mieux que La Baronne n'aurait pu l'espérer. En lançant son invitation au Sénateur, elle s'était à attendue à un refus poli mais ferme, il était venu. En exposant son idée et un partie de son plan, elle s'était attendue à une réponse outragée, et il avait accepté sans sourciller toute ses propositions, et avait même suggéré quelques améliorations et proposé des points de vue qu'elle n'avait même pas envisagé.
Qui aurait pu croire qu'un Norme pouvait se montrer raisonnable ?
Ses expériences passées avec ceux de son espèce étaient si désastreuses qu'en aucun cas elle n'aurait pu imaginer que l'un d'entre eux la surprendrait en bien.

Elle allait répondre quand un bruit dans la salle principale attira son attention. Un jeune homme qui avait visiblement trop bu s'était mis à interpeller bruyamment un groupe de jeunes filles, visiblement des Vamps. Devant leur mépris glacé, il s'était énervé, et avait cassé une bouteille sur le bar. Il la tendait maintenant vers le petit groupe, l'air menaçant, et leur servait des insultes particulièrement colorées, par rapport à leur état de suceuses de sang. Pour une raison étrange, le videur n'était pas à son poste et la situation menaçait de dégénérer à tout moment.
La Baronne se figea. Si elle ne faisait pas quelque chose rapidement, ça risquait de mal tourner. Ou il allait se mettre à réduire en miette le mobilier du bar, ou les jeunes filles se serviraient de lui comme petit en-cas nocturne. Dans tous les cas, ça ferait désordre, et elle n'avait ni le temps ni la patience d'acheter le silence d'un policier, ni de payer une fortune pour ré-avoir la moquette.
Elle se retourna vers le Sénateur et lui adressa un signe de la main, lui indiquant de rester en place
"Excusez-moi".

Elle se leva et se dirigea d'un pas sûr vers l'ivrogne, avec une démarche de mère lionne. Personne ne faisait de scandales dans son établissement.
Lorsqu'elle arriva dans son chant de vision, l'homme écarquilla un peu les yeux, et resserra sa bouteille contre lui.

"C'est quoi ce carnaval ? Dégage de là, freak !"

La Baronne lui adressa un regard particulièrement glacial. Sa voix était dangereusement calme

"Ce sont mes affaires quand tu commences à déranger mes clients, imbécile."

D'une main, elle attrapa un verre de rhum sur une table, en bu une gorgée et jeta le reste au visage de l'homme. De l'autre elle traça rapidement un vévé dans l'air devant elle. Pendant que l'ivrogne pestait et agitait sa bouteille dans tous les sens, ceux qui se trouvaient non loin de La Baronne purent constater que ses yeux avait viré au rouge. L'air ambiant autour d'elle semblait se condenser en une masse d'obscurité, et la marque en forme de crâne qui recouvrait une moitié de son visage s'anima. Ce n'était plus un tatouage, mais bien son propre crâne que l'on pouvait voir sur le côté droit de sa face.
Lorsqu'elle parla, ce fut d'une voix étrange, presque chorale, comme si plusieurs personnes parlaient en même temps qu'elle, et pas toutes amicales.

"SI TU TIENS A RESTER ENTIER, DEGAGE DE LA, MAINTENANT !"


Le silence était tombé sur le night-club.

L'homme quand à lui semblait avoir dessaoulé dans la seconde. Il regardait La Baronne d'un air terrifié. Le tesson de bouteille tomba de ses mains, il accquiesca et sortit de la pièce, à reculons. Il était hors de question qu'il tourne le dos à cette...chose. Une fois arrivé sur le pas de la porte, il tourna les talons et sortit en courant.
A l'instant même où il fut hors de la pièce, le charme fut rompu. La lumière était de nouveau normale, les yeux de La Baronne, son visage et sa voix avaient retrouvé leur état naturel.

"Mesdames, messieurs. La maison s'excuse pour le dérangement, tournée gratuite pour tout le monde, sur mon compte."

D'un geste, elle appela une serveuse et lui murmura entre ses dents

"Si tu retrouves cet abruti de videur, dis-lui qu'il est viré. Et apporte moi une autre téquila sunrise s'il te plaît."

Elle retourna s'asseoir à côté du Sénateur, aussi naturellement que si elle revenait des commodités, et repris la conversation où elle s'était arrêtée.

"Je vous remercie de votre offre en ce qui concerne la presse. Je gage que votre influence ainsi qu'une cérémonie publique devrait les convaincre de venir. Même si nous ne faisons pas la première page, je suis sûre que la nouvelle sera assez sensationnelle pour attirer du monde.
En ce qui concerne Clark, même si il n'approuve pas, il ne pourra interdire ce rassemblement. La liberté de culte, d'expression et de rassemblement sont les trois droits américains les plus fondamentaux."
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Lun 1 Fév - 13:53

[HRP : Désolé pour le retard, la semaine dernière a été assez chargée ^^’]

La Baronne avait sans doute eu un peu de chance, en effet, de tomber sur un Norme dont la cause des Outres pouvait sans doute signifier tout autant que la cause des « siens ». Mais le fait était simplement que Sergio n’avait jamais fait de différences entre les personnes des deux mondes, peut-être, principalement, parce qu’il avait passé une partie de sa vie à faire la distinction entre les victimes et les meurtriers, et, qu’au fond, on trouvait, de chaque côté, des individus qui, malgré les différences, se ressemblaient en tout point. Bien entendu, les Outres, qui préféraient choisir la voie de la criminalité, usaient généralement de leurs pouvoirs, quels qu’ils soient, pour leurs exactions, mais ce n’était pas vraiment différent pour les Normes. A arrêter les uns comme les autres, à devoir annoncer des mauvaises nouvelles aux uns comme aux autres, à aimer, les uns comme les autres, il avait fini par ne plus faire aucune différence pour ceux qu’il considérait comme des égaux, avec, néanmoins, cette conscience qu’ils possédaient une légère supériorité dont il espérait qu’ils ne feraient jamais usage malgré les maigres conditions avec lesquelles les Normes les considéraient. Nul doute que les agences gouvernementales devaient pouvoir chiffrer le nombre d’Outres à travers le monde, mais leur population viendrait un jour à surpasser celle des Normes et si, ce jour-là, voire même avant, ils décidaient de mettre à profit leur avantage pour mettre un terme à leur situation précaire, il y avait fort à parier que personne ne pourrait rien faire pour les en empêcher, même si, bien entendu, les moyens ne manquaient pas nécessairement pour contrer certains d’entre eux. Mais une guerre ouverte aurait été catastrophique et même si le vainqueur était encore incertain, le résultat serait probablement le même, quel qu’il soit : un véritable carnage.

Leur dialogue fut interrompu par un événement imprévu. Apparemment, il commençait à y avoir un peu de grabuge dans le night-club. S’attendant à ce qu’un employé ne prenne en main cet fait-divers, le Sénateur ne s’attendait pas à ce que la Baronne elle-même ne se lève, mais il acquiesça légèrement de la tête lorsque celle-ci s’excusa et l’invita à l’attendre quelques instants. Curieux, il en profita néanmoins pour se lever à son tour, observant la scène depuis le petit salon privé d’où il avait une excellente vue. Visiblement un petit éméché semblait avoir perdu le sens de réalité, au risque de provoquer un incident qui finirait par être désagréable, pour l’un ou pour l’autre. Il observa l’entrée en scène de la propriétaire des lieux, peu étonné par son charisme autoritaire. Le concerné allait passer un sale quart d’heure, à ne pas en douter, lorsque le patron se mêle d’un événement au sein de son établissement, ce n’est jamais une bonne chose. L’imbibé n’avait cependant pas encore compris ce qui venait de lui tomber dessus et même si Sergio avait une bonne idée de la façon de laquelle tout ceci allait finir, il était curieux de savoir comment son interlocutrice procèderait pour lui faire entendre raison. Aussi, lorsqu’il la vue utiliser ses pouvoirs, il la contempla de longs instants, curieux de voir ainsi ce tatouage devenir un véritable crâne – du moins le supposait-il avec la distance, mais il était juste de penser que les personnes aux alentours n’auraient pas reculé d’un pas si quelque chose n’avait pas changé. Les voix, également, avaient retenti jusqu’à ses oreilles et l’ancien inspecteur du BIAS ne pouvait qu’y voir la marque des esprits Vaudous. Constatant que le trouble-fête eut suffisamment de clarté d’esprit pour comprendre qu’il devait prendre les jambes à son cou, le Sénateur regagna son siège avant de prendre une autre gorgée de son verre, encore plus conscient que la personne avec qui il discutait n’était pas à considérer à la légère. Une erreur qu’il n’avait pas commise, heureusement.

Son interlocutrice revint quelques instants plus tard, s’installant face à lui comme si de rien n’était. Il était inutile de mettre l’événement sur la table de toute façon. Connaissant un peu les différentes factions Outres de la ville, Sergio savait que le night-club avait toujours appartenu au Baron – ou à la Baronne, dans le cas précis – en service, aussi était-elle maîtresse en sa demeure et, même s’il y avait quelques limitations, ce qu’elle venait de faire était parfaitement légal et justifié. « James Clark ne pourra peut-être pas vous interdire ce rassemblement sous peine de s’exposer à des poursuites, mais c’est un homme intelligent et rusé. Le connaissant un peu, il est même possible qu’il prenne le risque de s’exposer, conscient qu’il pourrait gagner le procès. Dans le meilleur des cas, il peut penser être obligé de répondre favorablement à votre requête, mais vous mener la vie dure concernant l’organisation. Vous aurez besoin de son accord pour un événement d’envergure et je ne saurai que vous conseiller la prudence avec cet homme. » Soyons clairs, il ne doutait pas de son interlocutrice, mais énonçait simplement des faits et, pour un homme prudent, il préférait ne pas considérer la victoire trop tôt. « Cela vaut peut-être la peine d’essayer de le prendre à son propre jeu. Si vous êtes une menace, il fera tout pour vous écarter le plus possible. Faites le dos rond, inutile de chercher la meilleure place. Même le lieu le plus excentré de la Nouvelle-Orléans peut être mis en lumière l’espace d’une journée, pour peu que l’on sache y faire. Faites lui penser qu’il gagne en vous cédant – gracieusement – un espace qu’il estime ridicule et vous aurez gagné. » Le Maire était un homme à double-tranchant, il était difficile de savoir comment s’y prendre. Sergio ne le côtoyait pas suffisamment – fort heureusement – pour en savoir plus, mais il se faisait une certaine idée du personnage et quelque chose lui disait qu’il valait mieux se méfier, car si le Maire était une personnalité publique, le Sénateur n’aurait pas été surpris d’apprendre que James Clark se livrait à une autre vie que celle de maire. Malheureusement, il n’y avait pas grand-chose à faire, et même si le Sénateur pouvait avoir du poids en apparaissant à un événement, il ne pouvait pas vraiment aider à le mettre en place, sauf en fournissant personnellement un endroit, ce qui serait possible, mais ce qu’il préférait éviter pour le moment. « Et sinon, plus par curiosité qu’autre chose, vous avez déjà une idée sur le type de rituel que vous présenteriez au public ? » Il y avait un réel intérêt dans sa voix, après tout, dans ses souvenirs, les rituels Vaudous étaient également des motifs pour faire la fête dans un sens très « libre » du terme. Bien entendu, il s’attendait à ce que ces spécificités là ne soient pas nécessairement divulguées au public.
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Lun 8 Fév - 15:22

Elle se sentait libre désormais, libre de pouvoir dévoiler au moins une partie de ses projets en toute sécurité. Bien sûr, en tant que Vaudoun, La Baronne avait été élevée dans le culte du secret, et on lui avait appris très tôt à ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Dévoiler tous les projets qu'elle avait en tête pour la ville à une personne qu'elle ne connaissait que depuis quelques minutes eût été stupide. Pour ce qu'elle en savait, le Sénateur pouvait très bien faire semblant d’acquiescer à ses demandes dans le but de jauger son adversaire et pouvoir ensuite lui mettre des bâtons dans les roues plus efficacement, et elle n'était pas naïve au point de ne pas avoir considéré la chose. Cependant, il ne fallait pas non plus faire montre de méfiance excessive. Ce trait de caractère bien spécifique était, selon elle , une des raisons pour lesquelle la communauté vaudoue périclitait actuellement. Ce foutu culte du secret : faire des mystères simplement pour le plaisir, ou parce que cela donnait une aura de puissance feinte. Elle méprisait ce genre d'attitude. Accorder ne serait-ce qu'un semblant de confiance à quelqu'un était généralement bien plus efficace. Naturellement, elle aussi avait son content de secrets, mais jamais elle n'aurait retenu volontairement une information utile ou inoffensive simplement parce qu'elle le pouvait. Aussi, si elle voulait s'octroyer les bonnes grâces du Sénateur, elle lui devait au moins un minimum d'honnêteté et de transparence.

"Je pensais à une cérémonie inoffensive, comme une cérémonie en l'honneur d'Erzulie ou d'Agwe. Consultez l'ouvrage que je vous ai fait parvenir, vous trouverez à l'intérieur bon nombre de renseignements intéressants sur ces Lwas, et quelques spécificité concernant les rituels. Tout ce que je désire est que le reste de la population nous vois comme ce que nous sommes vraiment. Une communauté religieuse, avec ses spécificités. Pas une bande d'allumés dangereux jouant avec les morts."

L'alcool commençait à lui monter légèrement à la tête, et lui procurait une délicieuse impression de bien-être. Pourtant, elle semblait incapable de se détendre tout à fait, et un air préoccupé était toujours installé sur son visage. L'espace d'un instant, son regard dévia en direction du rideau derrière le Sénateur. Par l'entrebâillement, elle pouvait toujours apercevoir la salle principale du Oogie Boogie Club. L'ambiance avait été un petit peu refroidie par son coup d'éclat de tout à l'heure, et elle pensa à regret que ce genre de façon de régler les problèmes allait à l'encontre de son discours actuel. La Baronne n'avait jamais appris à régler les problèmes autrement, et elle se rendait maintenant compte que ce genre de choses pourrait poser problèmes dans les mois à venir.

"Monsieur le Sénateur, vous devez avoir confiance que vos mises en garde ne sont pas tombées dans l'oreille d'une sourde. J'ai parfaitement conscience que mes actions risquent de m'attirer l'inimitié d'un bon nombre de personnes, même de faire de moi une cible. Croyez-le ou non, mais même dans ma propre communauté, plusieurs personnes de sont pas d'accord avec moi, et je risque de me les mettre à dos en agissant de la sorte. Mais le temps est maintenant à l'action. Si je dois être détestée ou même menacée pour mes actions, alors ainsi soit-il"

Un sourire apparu sur son visage. Ce n'était pas le genre de sourire joyeux et moqueur qu'elle avait pour habitude d'aborder. Cela ressemblait davantage à un rictus spécifiquement étudié pour montrer les dents, comme le faisaient certains primates et quelques canidés. La vue de ces dents blanches et de son tatouage facial donnait une impression particulièrement malsaine.

"Et pour être honnête avec vous, je suis curieuse de vois mes ennemis essayer de me mettre à bas. Voilà un défi qui promet d'être intéressant."

Dans tous les cas, elle serait gagnante : si la cérémonie se passait bien, un vent de tolérance et d'acceptation, ou même une légère brise, soufflerait sur la communauté vaudoue. Et si quoi que ce soit se passait mal, au moins elle connaîtrait le visage de ses ennemis.
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Mer 10 Fév - 14:37

La soirée avait été surprenante, à bien des égards. D’abord, il y avait eu la raison pour laquelle il avait été invité ici. Une raison qu’il n’aurait pas pensé entendre, pas dans la situation actuelle. Il y avait apparemment encore des gens prêts à croire qu’une cohabitation était possible et qu’il fallait qu’elle reste la solution à privilégier. Il aurait pu comprendre – même s’il ne l’aurait pas cautionné – que l’individualisme finisse par gouverner ces temps difficiles, mais que la main soit tendue par des membres de la Communauté Outre, celle-là même qui devait subir les calomnies et la ségrégation volontaire, relevait de la surprise, d’une agréable surprise, d’une option inattendue qu’il ne fallait pas laisser de côté sans la tenter. Le Sénateur ne savait pas si la Baronne avait prit l’initiative de jouer cette carte uniquement au nom des siens ou avait également comme projet de mener l’ensemble des Outres à jouer le jeu et à offrir au monde une nouvelle facette de ce qu’ils étaient vraiment. La dernière tentative, peut-être désespérée, d’une réconciliation, avant de laisser parler la violence contre la violence. Normes et Outres avaient beaucoup à apprendre à vivre ensemble, quelques soient les domaines, malheureusement, la différence avait toujours apporté dans son sillage la peur et l’incompréhension, qui, généralement, étaient souvent suivies par la haine. Et cela avait commencé bien avant les Outres. L’Humanité elle-même avait prit l’habitude de se diviser en groupe, de se méfier des autres. Si l’apparition de personnes surnaturelles avait eu le don de rapprocher les Hommes entre eux, elle n’avait rien changé à une situation aussi vieille que la nuit des temps. Il était utopiste de se dire qu’il serait possible de changer la nature humaine, mais il était encore plus idiot de se dire qu’il était inutile d’essayer de le faire parce que cela semblait impossible.

Sergio esquissa un léger sourire à la conclusion de la Baronne sur le message qu’elle voulait essayer de faire passer. Il n’y avait là rien de moqueur, mais, par le passé, il avait effectivement rencontré quelques Vaudous qui, à défaut d’être dangereux – même s’ils auraient pu l’être – étaient, par contre, particulièrement allumés, mais jamais plus que n’importe qui aurait pu l’être. « Je comprends parfaitement, Baronne. Mettre en lumière votre culture permettra surement de la démystifier un peu aux yeux du public, ce qui ne pourra être qu’une bonne chose. » Néanmoins, les Vaudouns restaient des personnes capables d’exercer un pouvoir relativement puissant et, d’une certaine manière, sans énormément de limitations. C’était un art de vivre, une culture, une religion, certes, mais une religion dont les membres étaient capables de réaliser des miracles presque sur commande, des miracles pouvant être particulièrement désagréables pour ceux qui en étaient la victime. Cela ne signifiait pas qu’ils en devenaient dangereux, après tout, nombreux étaient ceux qui savaient se maîtriser et faire usage de leur don avec parcimonie, comme n’importe quel personne avec un minimum de pouvoir. Mais cela signifiait qu’il y aurait peut-être toujours un sentiment de crainte qu’il serait difficile d’écarter, mais qui, peut-être, avec le temps, s’effacerait progressivement. Après tout, le Sénateur lui-même avait prit quelques précautions avant d’arriver ici, des précautions qui s’avéraient complètement superflues désormais, mais qui, auparavant aurait pu se trouver plus ou moins utiles. Il apprécia les paroles de la Baronne, qui semblait déterminée à réaliser ses actions, quelles que soient les conséquences. Une telle volonté était louable, surtout lorsque l’on considérait qu’elle signait peut-être pour beaucoup de problèmes à venir. Mais cette détermination face à l’adversité était galvanisante, d’un certain côté, et le Sénateur se promettait à lui-même de faire porter les questions dont ils venaient de parler, au plus hautes instances de ce pays. Après tout, si cela devait lui coûter sa place, ce n’était pas très grave.

Le sourire qu’elle lui adressa lui glaça légèrement le sang, non pas parce qu’il se sentait visé, mais parce qu’il avait parfaitement conscience de la personne qui était en face de lui et de ce qu’elle était capable de faire si elle le désirait. On disait souvent que les lionnes étaient prêtes à tout pour protéger leurs petits, comme beaucoup d’animaux d’ailleurs, et, dans l’instant présent, la jeune femme semblait prête à montrer crocs et griffes pour protéger les siens, de n’importe quel danger. Sergio se détendit en buvant une nouvelle gorgée d’alcool et esquissa un sourire. « Je suppose que l’on mesure la valeur d’une personne à celle de ses ennemis. » Il reposa le verre sur la table. « Rappelez moi de ne jamais compter parmi ceux-ci, cependant. » Son sourire s’élargit un peu, signe d’un humour léger et peut-être un peu taquin, mais il ne pensait pas moins ses propos, même si cela aurait pu s’appliquer à n’importe quelle personne avec un tant soit peut d’influences et… d’opportunités. « D’ailleurs… En parlant d’amis. Peut-être avez-vous contacté d’autres communautés Outres pour initier un mouvement plus global ? J’imagine que votre attention est principalement tournée vers les vôtres, mais la situation concerne les Outres de manière générale, aussi j’imagine que certains seraient prêt à soutenir votre cause également. » Car si entre eux deux se jouait, en quelque sorte, une sorte de pacte entre les Normes et les Vaudouns, la cause Outre était la même pour tous, sans distinction de races et il y avait surement des appuis et des soutiens à trouver parmi les autres responsables de la Nouvelle-Orléans.
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Ven 12 Fév - 12:46

Le sourire de La Baronne flottait toujours sur son visage. Le Sénateur avait l'air de vouloir l'aider, sincèrement, et elle n'avait aucune raison de douter de sa bonne foi. Cependant, une petite voix maligne perchée au fin fond de son être l'incitait à la méfiance. Certes il semblait emballé par ses idées, ravi même. Sergio Luz-Descalzo s'était montré exemplaire à bien des niveaux. Elle n'aurait pu rêver mieux. Poli, patient et à l'écoute, l'interlocuteur parfait. Mais peut-être top parfait en somme : quelque chose en elle commençait à se méfier.
On ne peut pas être membre d'un peuple opprimé depuis des siècles et des siècles sans développer certains instincts de survie paranoïaque. Et quelque chose allait un peu trop bien pour que ce soit entièrement honnête. L'homme était charmant à bon nombre de points de vue. Si elle n'en avait pas eu autant besoin, La Baronne aurait sûrement essayé de le mettre dans son lit (mais les ramifications politiques de cette action seraient trop importantes). Il lui avait dit exactement tout ce qu'elle voulait entendre, mais il ne fallait pas perdre de vue une chose importante. Sergio Luz-Descalzo, même si il s'en défendait, était un politicien, c'est à dire un homme habitué à faire des promesses, et à laisser miroiter beaucoup de changement. Mais quand l'heure viendrait de tenir ces promesses, elle n'avait aucune garantie qu'il se montrerait aussi enthousiaste. Pire, il pourrait essayer de la blouser et retourner tout cette opération à son avantage. Ou même, rapporter toute cette conversation à ses ennemis - Clark ou la TPH - afin que des mesures soient prises immédiatement.

Elle secoua la tête, chassant ces pensées noires de son esprit. Sa vie n'avait jamais été rose, et à chaque fois que quelque chose de positif lui était arrivé, son pendant négatif lui avait tout arraché. Aussi, il lui était difficile de faire confiance à quelqu'un, encore plus à un politicien qui sert avant tout ses propres intérêts, quoiqu'il en dise. Mais elle n'avait pas le choix. Si elle désirait faire un peu de bien à cette communauté, il était temps de prendre le taureau par les cornes. De plus, le Sénateur de lui avait donné aucune raison de douter si ?
La petite voix dans sa tête continuait sa logorrhée. Elle faisait trop confiance, se livrait trop vite. Si jamais le Sénateur ne s'avérait pas fiable, il lui fallait garder un as dans sa manche. Après tout, il restait un Norme, et rien ne garantissait qu'il aurait le courage de soutenir les actions de La Baronne et des Outres jusqu'au bout. Acquiescer à une idée autour d'un verre n'était pas la même chose que de soutenir quelqu'un au vu et au su de toute une population.

Ça suffit ! Arrête la paranoïa, ça te rend débile.

Cependant, la petite voix dans sa tête n'avait pas tout à fait tord, il lui fallait garder quelques atouts, quelques surprises pour son nouvel associé. Au moins jusqu'à ce qu'elle ait une preuve véritable de sa loyauté à la cause.
Sa question sur les Outres en était un exemple parfait. Il est vrai que La Baronne avait pris contact avec les autre représentants des Outres, et qu'elle souhaitait renforcer les liens entre les différentes communautés. Mais le Sénateur n'avait pas besoin de savoir ce qu'il en était. Pas pour le moment. Même si il était sincère dans ses propos de ce soir, l'idée d'une alliance globale de tous les peuples Outres aurait de quoi donner des frissons à n'importe quel Norme. Aussi préféra-t-elle passer sous silence ce petit projet, et répondre de façon détourner.

"Je les ai contactés en effet. Davantage pour me présenter qu'autre chose. Nombreux sont ceux qui ne me connaissent pas encore, et je souhaiterais faire oublier les vieilles rancœurs - comme il existe entre les Vaudouns et les Vampires par exemples - afin que nous puissions tous cohabiter de façon plus pacifiste."

Cette demi-vérité ferait l'affaire pour le moment. La Baronne espéra que son trouble passager ne s'était pas trop vu.
Instantanément, son visage se recomposa. Il se fit gouailleur, joueur et séduisant. Reprenant l'apparence d'un Ghédé en quête d'amusement. Elle inclina la tête et souleva son chapeau haut-de-forme en un salut outrancier.

"Je pense que nous avons fait le tour de cette affaire pour le moment. A moins que vous n'ayez d'autres interrogations bien sûr. Maintenant dites-moi Sénateur, existe-t-il quelque chose que La Baronne de la Nouvelle-Orléans puisse faire pour vous ?"
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MessageSujet: Re: Que me vaut l'honneur ?   Lun 22 Fév - 14:01

Si la Baronne lui avait confié ses craintes actuelles à son sujet, Sergio ne s’en serait pas offusqué, bien au contraire. Son comportement, mis sous une certaine lumière, avait, effectivement, de quoi susciter un minimum de défiance. Mais, malgré tout, c’était la sincérité qui avait dicté les propos du Sénateur jusque là, et, pourtant, on ne pouvait pas dire qu’il s’était attendu à une telle rencontre. Il aurait même volontiers davantage cru à une tentative de coup fourré qu’à la possibilité d’une réelle avancée dans le bon sens, entre Normes et Outres. Bien entendu, il pouvait également s’agir d’un coup fourré, d’une autre façon de tenter de l’amadouer pour mieux le berner par la suite, mais le Cadet des Luz-Descalzo avait toujours été d’un naturel optimiste, et, dans ce cas présent, il préférait voir le bon côté de ce que pouvait signifier cette échange qu’il avait avec la Baronne de la Nouvelle-Orléans. Remettre un coup de pied dans la fourmilière semblait une excellente idée, surtout si l’on considérait qu’il y avait maintenant non pas une paire, mais deux paires de bottes, voire davantage. Il était peut-être effectivement temps que les choses changent, d’une façon ou d’une autre, mais l’inaction finirait par coûter aux deux parties en présence, car la situation ne s’améliorerait pas d’elle-même. Amener des idées pro-Outres sur la table des discussions du Sénat ne serait pas une chose aisée, mais c’était son travail, et, même si elle l’avait d’abord mentionné pour essayer de lui faire miroiter une réélection qu’il ne désirait pas, il fallait se rendre à l’évidence, il avait aussi également été élu par des Outres et il aurait été malvenu qu’il ne remplisse pas son devoir envers l’ensemble des personnes qui lui avaient accordé leur confiance. Et cette rencontre était peut-être le simple déclic dont il avait besoin. Il avait d’ailleurs déjà quelques idées sur la façon d’agir.

Son verre à la main, l’esprit de Sergio partait légèrement à la dérive, déjà absorbé par ce qui pourrait être les prochaines journées à venir, fortes de ses nouvelles informations, mais il désirait en savoir un peu plus sur la femme qui lui faisait face et sur ce qu’elle avait derrière la tête, hélas, toutes les réponses ne lui seraient surement pas apporté ce soir, et, finalement, c’était de bonne guerre. Il avait décelé une certaine retenue de la part de son interlocutrice vis-à-vis de sa dernière question, mais ne s’en trouva pas indigné, bien au contraire. Après tout, c’était quelque peu normal. A part approuver chacune de ses propositions, on ne pouvait pas réellement dire que le Sénateur avait pu prouver qu’il était digne de confiance. Terminant son verre avant de le déposer sur la table, ce dernier se demanda tout de même quels pouvaient être les griefs qui poussaient les Vampires et les Vaudouns à se regarder en chiens de faïence. Il avait déjà entendu parler de certaines histoires entre les différentes races d’Outres, des histoires qui, généralement, impliquaient des relations plus ou moins faciles, mais il connaissait que peu de personnes qui en savaient davantage que de simples « vieilles » histoires, et pouvaient lui donner des faits et non des ragots. « L’intention est louable, espérons que vos consorts sauront apprécier cette perspective autant que vous. » Le Sénateur esquissa un léger sourire. L’entretien arrivait à sa fin, il n’était plus grand-chose qu’ils pouvaient échanger sans en arriver à des banalités qui n’avaient aucune raison d’être, du moins pas pour le moment. Peut-être seraient-ils amenés à converser davantage, mais, pour l’instant, ils n’en restaient pas moins presque de parfaits inconnus. Aussi, Sergio se leva-t-il au même moment que son hôte, se penchant légèrement en avant quand elle le salua.

« Vous avez été des plus accueillantes et des plus… surprenantes, il serait malvenu pour moi d’en demander davantage. » Il avait répondu cela sur le même ton, légèrement joueur, bien que sincère dans ses propos. L’ancien membre du BIAS aurait apprécié pouvoir mettre une réelle identité sur la personne qui lui faisait face, mais il ne lui appartenait pas vraiment de demander cette information, pas maintenant. Peut-être plus tard, lorsque les preuves seraient faites qu’ils étaient dans le même camp, et ce malgré le fait évident qu’elle en savait probablement plus sur lui que l’inverse, mais, d’une certaine manière, c’était également une preuve de confiance qu’il lui portait. « Je vais tâcher de mettre sur papier plusieurs propositions à soumettre au Sénat. Je vous en ferai parvenir une copie et serait ouvert à toutes vos suggestions. D’ici là, j’attendrais avec impatience votre invitation. » Il esquissa un sourire, attrapa quelque chose dans une poche de son veston et lui tendit une petite carte sur laquelle se trouvait le numéro de son bureau et son numéro personnel. Il s’inclina une nouvelle fois. « Je vous souhaite une excellente fin de soirée, Baronne. » Après avoir pris congé, Sergio récupéra son manteau des mains de la jeune femme qui le lui avait pris quelques dizaines de minutes plus tôt, puis il prit le chemin de la sortie, encore un peu songeur. Décidemment, la nuit était pleine de surprise dans cette ville ! Il reprit sa voiture et regagna la ville, non sans faire quelques détours avant de finalement regagner la Casa del Sol. Les prochains jours allaient probablement se révéler être un sacré défi s’il commençait à élever sa voix pour défendre ouvertement la cause des Outres. Il allait devoir en parler, car ce n’était pas une décision que l’on prenait à la légère, pas ici.
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