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 Rencontre fortuite

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Camille de Briene
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MessageSujet: Rencontre fortuite   Lun 30 Nov - 17:49

Trois mois qu'il venait d'arriver à la Nouvelle-Orléans, et jusqu'alors le jeune Wiccan n'avait jamais reçu de contrat de l'ordre. Il y avait bien eut une petite mission de protection d'un Wiccan mais hormis cela rien. Camille avait passé le plus clair de son temps à fumer et à accorder des pianos attendant enfin que l'ordre se réveille et lui donne un peu de travail. On peut clairement dire que ces derniers s'étaient faits attendre.

Voilà que le jeune Irlandais se retrouvait dans un parc en pleine nuit, gelé à se battre contre un Vampire. Vêtu d'une veste en jean par dessus un sweat-shirt noir à capuche. Converses noires et blue jean, son glock se trouvait dans son hostler dans son dos à sa ceinture.. Son contrat portait sur des frères qui avait échappés d'une manière ou d'une autre à la justices. Les frères Mac Keagle. Un combat d'une rare intensité s'était engagé entre Camille et Johann le cadet. En effet, l’aîné Marcus avait été immolé quelques minutes plus tôt dans le parc par Camille, rendant le cadavre de ce dernier quasiment non identifiable par quelconque service d'ordre.

Le jeune Wiccan avait eut pour lui l'effet de surprise, le temps d'envoyer une déflagration sur le premier et de l'immoler puis de blesser le second avec son arme trempée dans l'eau bénite. Le tout avait été rapide puisque les deux vampires ne s'attendaient pas du tout à cela. Pour ce qui est du pourquoi les tuer, le détail dirons nous. Camille s'en fichait. Il sentait son cœur battre dans sa poitrine, signe qu'il était bel et bien vivant, les blessures du vampire le ralentissaient, cependant Camille n'était pas lui non plus indemne. Lors de cet assaut surprise, Johann avait eut le temps de le blesser au bras d'un coup de crocs rapide mais pour le coup mal habile. Saignant pas mal, il continuait le combat se disant que cette blessure au moins ne le tuerait pas. Pas immédiatement du moins, elle serait peut-être la cause de ce qui le tuerait mais au moins c'était déjà ça.

L'odeur de chair grillée qui empestait dans le parc commençait à lui envahir le nez et les nasaux de Johann aussi qui s'écriait :

- Rends le moi!

Evidemment, Camille ne pouvait rendre rien du tout. Ils continuèrent à se fixer, tournant l'un autour de l'autre. Comme un duel de pistoleros prêts à dégainer. Camille avait pour lui son calme et sa sagacité. Bon, sa chance aussi.

Tout deux à l'orée d'un arbre, dans la pénombre ils entendirent quelqu'un, quelque chose ? Camille ne comprit pas, ses sens n'étaient pas assez affûtés. Il fit juste l'erreur de tourner la tête dans la direction du bruit. C'était déjà trop tard, le Vampire lui bondit dessus, par réflexe il lançait son sort pour se protéger.

- Díbirt!

Au moment où le Vampire allait frapper le sort d'expulsion de Camille fit effet, mais voilà ils étaient tout deux proche. Trop proches et Camille fut lui aussi victime de son propre sort. L'un fut expulsé sur le sentier éclairé, Camille. Et Johann projeté plus dans la pénombre.

Groggy, Camille entrouvrait les yeux. La vue floutée, les lampadaires n’arrangeant en rien la situation. Son katana se trouvait plus loin, entre lui et la personne qui le regardait. Une femme, fine. Très fine. Blonde. Pendant une seconde il crut voir ses yeux vairons. Mais sa douleur et son état lui laissait penser qu'il hallucinait. Alors il ne chercha pas trop à la décrire. Son regard hagard la fixait juste. Il ne réalisait pas encore.

Le jeune Irlandais préférait rester là par terre allongé une jambes croisée sous l'autre tendue. Se tenant le bras. Comme s'il essayait de se réveiller. Mais en fait il cherchait son souffle, complètement coupé par l'onde de choc qui venait de le projeter jusque là. Dix années à chasser des outres et pas fichu de garder la cible en vue...Il eut un petit rictus avant d'essayer de se redresser pour aller chercher son sabre machinalement. Mais en vain.. Pour le coup Camille ne savait pas quoi faire et attendait la réaction de la jeune femme avant de choisir. Au moins, son instinct lui disait que le Vampire était partit.
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Izolda Sokołowska
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 30 Nov - 19:20

Cette journée était à oublier. Izolda ne voulait plus qu'aller à la maison. Entre sa visite à la clinique au matin pour un check-up à la demande de son médecin, les quelques clients qu'elle devait dissuader d'un suicide et les vampires en perdition qu'elle devait visiter ce soir, elle était absolument crevé. La blonde n'allait en aucun cas offrir son corps fatigué aux crocs vampiriques, c'était bien trop dangereux, il fallait être préparé. Elle n'allait pas non plus aller au studio faire sa danse. La Polonaise voulait tout simplement rentrer chez elle et manger son diner... écouter de la musique... qu'importe! Ces derniers temps étaient difficiles, avec la vie de son frère qui tenait à un fil, la situation dans son pays qui tournait au vinaigre; cette bande de fous qui s'acharnait sur les Outres et sa mère qui était à deux doigts de devenir Présidente. La psychiatre passait son temps à écouter la radio, inquiète.

Encore dans son cabinet, Izolda rangeait ses affaires dans son sac et avant de sortir elle marqua quelques petits rappels pour le soir d'après.
Heureusement que la Nouvelle-Orléans n'est pas une aussi grande ville, le trajectoire entre son cabinet et son appartement n'était pas très long, même si parfois elle aurait voulu prendre un taxi vu les journées courtes et les petites ruelles dangereuses autour de son quartier. Peut-être à part la grande rue devant son appartement.
Plongé dans ses pensées, la Polonaise sortit son écharpe blanche; il faisait froid les soirs et son cou ainsi que ses jambes à découvert étaient gelés. Sa jupe grise assortie à sa veste n'était pas si courte que ça, mais avec la grande fatigue, sa résistance habituelle au froid avait baissé énormément. Elle sentait l'odeur de châtaignes et de charbon, elle absorbait ces odeurs d'automne avec un sourire. Même après des journées aussi tristes et malchanceuses, Izolda essayait tant bien que mal à trouver du bien-être dans les petits plaisirs de la vie. Elle savait que beaucoup de gens avaient une manière différente à échapper aux malheurs de la vie dans l'immédiat. Izolda échappait à la sienne en observant ces gens. Beaucoup traversaient les rues à écouter de la musique, à regarder leur téléphone ou bien même à parler aux amis au téléphone. Tout ça pour ne jamais être seuls et avoir l'esprit occupé. La jeune femme était toujours seule, depuis très longtemps d'ailleurs. Elle laissait les différentes émotions prendre leur cours, elle était souvent préparée aux pires choses de la vie.

D'ailleurs, en s'approchant de son immeuble à 3 étages, elle entendit un boucan qui venait de l'espace vert. L'odeur du charbon, des châtaignes et du froid automnale fut remplacer par l'odeur du souffre. Cette odeur n'était pas encore forte de là où elle était placé, mais en s'approchant elle vit le cadavre vampirique qui fumait encore et la bagarre entre les deux hommes. Elle toussa sans faire exprès, l'odeur était bien plus forte et dégoutante à quelques mètres du corps enfumé. Elle vit le jeune Wiccan se retourner soudainement en sa direction. Sa culpabilité avait atteint un haut niveau quand elle vit les deux virevolter avec autant de force. L'un était un Wiccan, mais l'autre? À en voir la pâleur de sa peau elle assuma qu'il était de nature vampirique. Qu'importe. Le Wiccan était bien plus près et dans sa ligne de mire, c'était bien évident qu'elle allait accourir vers lui. Elle s'accroupit à ses côtés et avant de prendre la main du jeune homme pour vérifier son pouls, Izolda lui adressa la parole, de manière calme et presque en murmure. Pour le calmer.

- Il est partit. - dit-elle en regardant derrière elle, elle vit le vampire se lever et quitter les lieux en direction d'une petite ruelle qui allait l'amener au quartier Sanglant, mais elle ne voulait pas l'en informer, il était blessé - Savez-vous où vous êtes?

Quand celui-çi essayait de se redresser après son petit rictus elle posa sa main sur son torse pour le reposer par terre avec un petit ''chut chut'' pour lui faire comprendre qu'il n'ira nulle part. Elle vérifia le pouls du jeune garçon, puis en sortant une toute petite torche de son sac elle vérifia les pupilles de Camille. Il semblait confus et devait se reposer, mais le gazon n'était en aucun cas confortable. Ce n'était pas la première fois qu'elle recueillait quelqu'un en besoin d'aide, sa douce nature et sa religion lui dictait qu'il fallait garder les portes ouvertes aux gens en détresse ou en mal.
Après avoir tout rangé dans son sac elle prit le sabre de Camille en main et tout en se levant elle garda la main tendu vers le Wiccan pour l'aider à se lever.

- Prennez ma main. J'habite à côté, vous avez besoin de vous reposer.
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Camille de Briene
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 30 Nov - 20:25

Camille rouvrit les yeux et cette fois elle était accroupie au dessus de lui. Confus, il n'avait pas vraiment bien analysé la situation et n'avait pas comprit en détail tout les évènements. Cette fois l'Irlandais se permit de mieux détailler celle qui se trouvait face à lui. Pas du tout de ces hommes à sauter sur les femmes pour draguer à la moindre occasion, il lui trouva néanmoins un certains charme avec ses yeux vairons. Quelques secondes passèrent après la question à laquelle il répondait :

- Oui, dans un parc dans le vieux quartier français. On est jeudi soir et il est tard.

Par politesse il attrapait la main de sa protectrice mais se soulevait tout seul en s'appuyant la main de son bras valide sur le sentier terreux. Ses esprits lui revenaient petit à petit. Elle tenait son sabre, machinalement il posa sa main sur son pistolet pour vérifier son emplacement. Faisant un tour sur lui même il vérifiait bien l'absence du Vampire dans le parc. A priori la zone était clean.

La jugeant peu dangereuse et quelque part pour créer le contact il lui laissa son sabre dans les mains. De suite il n'était pas d'humeur à cavaler et puis il savait que ce Vampire n'irait pas loin. Vraiment pas loin... Camille se mit à marcher lentement dans la pénombre pour aller récupérer son fourreau qu'il avait laissé tomber tout en engageant la conversation:

- Vous êtes une outre pour ne pas prendre vos jambes à votre cou ? Vous n'avez pas peur des étrangers ?  Ni de ce genre " d'évènements "? Et puis...Non rien.

Événement désignait ce combat qu'il venait d'avoir lieu. Il fallait dire que des outres était chose banale, mais le meurtre quand même beaucoup moins. De plus, Camille n'était pas aussi fou qu'elle, derrière son calme apparent ses mains tremblaient et son cœur battait. L'adrénaline le submergeait encore pour le moment. Une fois ce qu'il cherchait trouvé, il se rapprocha à nouveau d'elle:

- Essuyez la lame avant de la remettre dans le fourreau. * Il lui tendait un chiffon * J'imagine que vous voudrez garder mon sabre c'est plus " prudent" en tout cas. Et si malgré tout l'invitation à se reposer tient toujours, je suis preneur. Je n'habite pas à la porte à côté.


Menteur. Du moins à moitié. Il voulait rester dans le coin juste au cas où pour s'assurer que le Vampire ne vienne pas éliminer les témoins mais il était aussi curieux de ce qui se passait. Quelle chance avait-il de tomber sur quelqu'un qui ne paniquerait pas ? Qui n'appellerait pas la police ? Forçant sa chance il poussait le bouchon un peu plus loin en acceptant l'invitation. Après tout cette personne pouvait appeler la police une fois dans sa maison. Quelque chose du genre...

Quoiqu'il en soit il lui avait laissé son sabre pour qu'elle se sente plus en sécurité, disons que pour le coup c'était un engagement de confiance de sa part. Mais il gardait son glock bien à disposition...Juste au cas où elle serait une outre ou quelque chose du genre. Camille avait apprit à se méfier. Mais malgré sa peur, malgré le sang coulant jusqu'au bout des doigts de sa main gauche, il souriait. Faiblement, mais il se montrait au moins sympathique et loquace. Sans aller trop loin, il ne cherchait pas à l'embobiner, loin de là.
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Izolda Sokołowska
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 30 Nov - 21:51

''Il est tard''. Oui effectivement, il faisait tard et Izolda voulait revenir chez elle, avec ou sans le Wiccan. Le jeune homme savait bien où il se trouvait et ce qu'il faisait. Elle en conclut que ce qui se passait avec le vampire n'était pas une agression, son instinct lui disait qu'il était à l'origine du cadavre cramé. Il avait l'allure d'un délinquant, mais quelque chose dans son regard lui disait que son premier instinct à venir l'aider était correct. Izolda voyait le bien dans chaque être, sa croyance en Dieu lui donnait la force d'avancer et d'avoir du courage à aider ceux dans le besoin. Sans compter le fait qu'elle faisait partie du BIAS pendant un long moment et qu'elle a vu des choses à tordre l'estomac. Elle lui semblait folle, c'est évident, n'importe qui aurait tracé. La seule chose qu'elle pouvait faire pour ne pas vomir ou bien s'évanouir était de respirer par la bouche et non par son nez.

- Non, je suis...humaine. - elle hésita un instant pour quelconque raison, elle voulait s'expliquer, mais elle n'avait aucunement besoin d'étaler sa vie et d'expliquer le pourquoi du comment elle n'a pas fuit dans l'immédiat - Je côtoie des étrangers à chaque moment de ma vie. Vous avez besoin d'aide, je suis là pour vous l'offrir.

Izolda le suivait de regard et le décortiquait de suite. Son habitude à faire un premier ''profiling'' était toujours d'actualité, cela lui donnait un jugement initial de l'individu et la possibilité d'établir le niveau de dangerosité contre elle. Enfin, quelle dangerosité? Sa vie tenait par un fil très fin. Elle craignait les résultats qui allaient venir de la clinique, mais il fallait ne pas y penser à ce moment. L'homme devant elle saignait du bras et quand il lui passa le fourreau et le chiffon, elle fit comme à sa demande. Elle l'invita dans l'immeuble en hochant la tête gentiment.

La Polonaise ouvra la porte principale et monta les escaliers pour accéder au premier étage. Tout en montant elle pensait. Elle savait qu'il ne lui faisait pas confiance et il n'y avait rien d'étonnant à cela.

*Jeune Wiccan. Accent Irlandais. Posture assez agressive. Semble savoir ce qu'il fait. Potentiellement dangereux. A brulé le vampire. N'est en aucun cas du coin, nouveau en ville. Possède une arme à feu.*

La porte déverrouillé, Izolda rentra en premier dans son appartement tout en posant son sac sur le sol et en enlevant sa veste grise et son écharpe pour les accrocher à la porte. Elle portait une simple chemise blanche qui couvrait son cou, toujours couvert afin de ne pas montrer la belle et grosse morsure qui lui a été faite il y a deux nuits. En passant par le couloir, elle ouvrit la porte pour accéder à son salon.
Il était spacieux et le plafond était bien haut placé. Son appartement n'était pas des plus chaleureux vu le choix des couleurs noires et blanches, mais il était extrêmement propre. La psy n'avait pratiquement jamais d'invités chez soi, elle évitait d'avoir de la compagnie par simple précaution: il y avaient des choses qui dévoilaient beaucoup sur elle. Du moment qu'il n'ait pas accès à sa chambre à coucher et son armoire, elle se sentait sauve. Dans le salon il n'y avait que quelques photos de famille. Elle, son frère et sa soeur, ses parents quand ils étaient bien plus jeunes, une photo d'elle en pleine pose de ballerine pendant un show à St. Petersbourg. La radio qui était resté en marche depuis toute la journée vu qu'elle était à la bourre passait une chanson ancienne polonaise d'Ewa Demarczyk.

Avant d'aller récupérer la trousse de soin dans la salle de bain, elle reposa le fourreau sur la table basse devant le canapé en cuir. Trimbaler cette chose avec elle n'allait que l'encombrer et elle était certaine qu'il n'allait pas essayer quelque chose d'idiot. Elle l'invita à se poser sur le canapé afin qu'il se mette un peu plus à l'aise. En étant dans la salle de bain, celle-ci aussi dans les couleurs uniformes noir et blanches, elle regarda dans la petite armoire en dessous de son évier pour attraper ce qu'il fallait.

- Asseyez-vous je vous prie et enlevez ce haut, je dois jeter un coup d'oeil sur votre bras. - la formulation de sa phrase était une demande, mais le ton était plus un ordre. Elle prit le temps de lui faire un thé et de baisser le son de la radio - Comment vous sentez-vous? Mettez-vous à l'aise. Gość w dom, Bóg w dom.

Elle se doutait qu'il n'était pas un idiot. Laisser rentrer des étrangers chez elle, dans sa maison, était comme étaler sa vie devant eux. Sa manière de parler était douce et calme, elle ne voulait en aucun cas brusquer son invité, s'il allait parler il parlerait, mais son devoir était de faire en sorte qu'il ne perde pas plus de sang qu'il ne le fallait.
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Camille de Briene
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 30 Nov - 22:35

Humaine ? Le Wiccan ne se permit de la croire qu'à 70%. Mais il lui fallait s'assurer d'autre chose, de ce qu'elle avait vu et de ce qu'elle comptait en faire. Il suivit " l'humaine " à son rythme regardant la rue, scrutant tout et rien. A la recherche d'information, pourrait-il retrouver la trace de son vampire perdu ? Quelque part il l'espérait et d'un autre côte non. Mettre une personne en danger ne lui plaisait absolument pas.

Ils montèrent les escaliers en silence, pour le coup difficile de parler plus. Que dire dans une telle situation ? Camille improvisait. Pour le moment il s'assurerait que cette femme puisse dormir tranquillement jusqu'à ce que le Vampire soit éliminé. Si il y a bien une chose que Camille avait apprit sur ces deux frères en enquêtant, c'est qu'ils ne comptaient que sur eux mêmes. Une chance pour lui, pas d'autres témoins éventuels et une chance pour elle. Pas d'autres meurtriers potentiels.

Une fois dans la maison il prit soin de détailler les lieux, ambiance froide. Et en bon irlandais, Camille portait dans son cœur tout les dégagements de chaleur possible. Couleurs chaudes, parquet, cheminées etc...Tout d'un coup et pour une raison qui lui échappait, Camille se sentit triste. Triste pour cette femme. Comme si le lieu était empli d'une certaine magie. Une magie qui agissait sur lui...Cette magie que l'on pourrait nommer émotion ? Impossible pour lui d’expliquer cela, d'aucun aurait du que cela aurait pu être du à son empathie débordante.

- C'est joli.


Il mentait, mais son ressentit du moment le forçait à respecter la polonaise. Incroyable parfois comment le cerveau peut jouer des tours. Alors qu'elle s'éloignait dans la salle de bain il soupirait lentement en ôtant sa veste en jean qu'il pliait et posait sur la table basse avec son pull noir et son t-shirt à manche longue blanc. A côté du sabre. Comme si cette place venait de lui être attribuée.

Calmement Camille s'approchait des photos retenant son sang de couler par terre. Il esquissait un petit sourire en voyant la photo de danse. D'une certaine manière Camille en tirait des ondes positives, et cela se voyait sur le visage de ce dernier. Comme si la maison gagnait un peu de chaleur pour le coup.

Une fois sa ronde faite il allait se poser sur le canapé délivrant son bras à la polonaise quand elle arriverait. Il appréciait la musique, lui même pianiste alors la radio ne le gênait pas. La morsure était peu profonde mais un bout de chair y était passé. pour le reste Camille avait des cicatrices. Sur l'épaule gauche une cicatrice de balle et de brûlure. Au vue de la scène du parc et pour quelqu'un familier en déduction, on aurait pu conclure à une cautérisation "magique d'urgence". Une autre cicatrice sur ses côtes droites aussi, trois grande griffure type " animale ".

- Je ne comprends pas votre langue. Je conclus que vous venez des pays de l'est au moins.

Camille récupérait petit à petit sa bonne bouille, son sourire et son côté jovial et plein d'entrain. Certes paradoxal pour la situation de ce soir. Mais c'est aussi sa façon à lui de se assurer, de ne pas sombrer dans le stress et la peur.

- Camille... Je m'appelle Camille. J'imagine que vous vous rendez compte que je ne vous veut aucun mal...Mais bon, il est toujours bon de le préciser...Puis pour faire la conversation, je pourrais savoir ce que vous avez vu ou conclus tout à l'heure ?


Oui, il n'était pas non plus du genre à y passer par quatre chemin. Certes il ne voulait aucun mal à cette femme. Mais il voulait aussi s'assurer de pouvoir être tranquille vis à vis d'elle dans les jours futurs. Au pire...Si problème il y avait, lui même ou l'ordre trouverait un moyen d'arranger les choses. Son téléphone se mit à vibrer, il décrocha.

- Dia duit ? * silence *Tá sé an focal ? * silence *Go raibh maith agat , slán a fhágáil.

Le vampire était déjà mort... L'Ordre ne perdait jamais vraiment de temps pour rattraper ce genre de " dérapages". Au moins, il en avait eut un des deux. Ce n'était pas un fiasco total et ce serait plus facile à expliquer avec une Norme sur les lieux. Dans son malheur il avait de la chance. Soupirant il jetait son portable qui tombait sur son pull noir amortit par la nature du tissu.
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Izolda Sokołowska
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mar 1 Déc - 19:15

Izolda voyait l'Irlandais coopérer et cela la rassurait énormément. Il n'y avaient que peu de chances qu'elle se fasse agresser, mais à en voir les cicatrices le jeune homme n'était pas inconnu à la violence.
Elle s'assit sur le rebords de son canapé et examina la plaie. Effectivement ce n'était pas une catastrophe, mais qu'est-ce qu'il en saignait tout de même. Le compliment précédent du jeune homme n'était pas passé inaperçu même si elle était étonné qu'il aime sa demeure. La psy ne pouvait que se douter de son tempérament, mais voilà qu'il lui rappela que les manières existent et il se présenta pendant qu'elle désinfecta la plaie avec de l'alcool et des chiffons stériles. Une morsure vampire pouvait être crade si celui-ci mangeait n'importe comment.

- Izolda - une fois de plus l'hésitation, elle était tenté par Marguerite une fois de plus, mais il y avait des chances qu'il trouve son vrai nom coûte que coûte donc elle ne voulait rien risquer. Décidément il n'allait pas lâcher l'affaire. - Je ne sais pas ce que j'ai vue, mais à en voir ces marques de guerre j'en conclus que vous, Camille, en avez vu beaucoup. Que s'est-il passé?

Ce n'était pas un mensonge. Elle ne sait pas ce qu'elle avait vu, mais elle se doutait qu'il était à l'origine de la bataille. Après si ce cadavre brûlé était son œuvre... Que des suppositions vu qu'elle n'eut pas le temps de l'examiner de plus près si le feu était d'une origine surnaturelle. Des choses qui ne tiendraient pas long feu devant un juge et jury humain, à part le fait que le garçon était un Wiccan et qu'il y avait encore beaucoup de préjugés dans la loi contre les Outres.

L'humaine n'allait pas le dénoncer, mais elle ne pouvait pas le garder longtemps chez elle vu que la police allait retrouver le cramé et qu'ils allaient interroger les habitants de l'immeuble. Que faire?
Pendant qu'elle gardait le chiffon sur la plaie avec l'alcool elle le vit récupérer son téléphone pour échanger quelques phrases courtes en Gaelic. Bien évidemment elle ne comprenait rien non plus, mais il semblait un peu plus à l'aise qu'avant. Qu'étaient les nouvelles au téléphone?
Elle parvint à désinfecter la plaie et elle se mît à la recoudre silencieusement, la morsure n'était peut-être pas profonde, mais le bout de chair manquait tout de même.

- Les pianistes que je connais ne tombent pas dans des situation pareilles. - elle sourit aimablement tout en se concentrant sur le bras de Camille - Vous êtes un Wiccan. Avez-vous une spécialité particulière?

Son histoire avec les Wiccans n'a pas été spécialement heureuse. Son premier et dernier était un Wiccan et les conséquences étaient chères. Néanmoins elle essayait de ne pas beaucoup y penser, le passé devait rester dans le passé. Pour le moment elle avait un potentiel hors la loi qui avait besoin de son attention.
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Camille de Briene
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mar 1 Déc - 19:49

Camille, sans le laisser entrevoir cette fois car méfiant, regardait Izolda avec plus d'intérêt. Jamais le Wiccan ne s'était retrouvé face à pareille situation. Le fait d'être " soupçonné " par quelqu'un qui sait poser des questions. Soupçonné car les preuves, il n'y en avait pas mais des constats étaient tout de même simples à faire. Les réponses étaient pertinentes, peut-être trop pour quelqu'un qui a vu une telle chose.

- Joli nom. Moi j'ai un prénom de fille alors bon...A côté c'est sur que c'est mieux. * * rire puis silence * Je me suis fait agresser...J'ai eut le chance d'être assez rapide. Comme vous pouvez le voir...Je n'ai pas de chance avec les outres.


Un autre mensonge. Décidément c’était la soirée, mais comme Izolda devait s'en doute. La réponse ne pouvait être autre que celle-ci. Camille fronça les sourcils lorsqu'elle parla de pianiste ? A quoi avait-elle vu cela ? Son cœur d'abord se mit à battre dans sa poitrine, puis il la regarda. L’afflux de sa pompe cardiaque fit saigner un peu plus la plaie. Quelques secondes passèrent et il se ressaisissait. Aurait-elle mentit ? Était-elle une outre ? L'envie de fumer lui prit de toute part.

- Hmm... Vous êtes profiler ou quoi ?

Non sans humour, mais cela était dit avec le ton. Camille voulait savoir comment elle savait. Et...Que pouvait-elle savoir d'autre ? Puis vînt la question. Une spécialité ? oui...Chasse et combustion. Mais dire cela laissait à supposer qu'il y aurait un beau froid. Lentement il se mit à réfléchir puis il retînt un rire.

- Que voulez vous que je vous dise ? Je suis plutôt bon en lévitation.

Il tirait la langue avec un petit air narquois. Camille était bon vivant, sinon joueur. Cela pouvait lui servir ou lui desservir mais sur le moment il ne voulait pas non plus être un plus gros menteur que ça. Ses yeux se posèrent dans ceux d'Izolda puis il resta silencieux avant de reposer ses yeux sur sa plaie.

- Vous êtes depuis longtemps ici Oh et...On peut fumer chez vous ?

Camille semblait au fond de lui déjà connaître la réponse. Le côté strict d'Izolda lui laissait à penser que bien sur que non il ne fumerait rien ici. Pas dans ce qui lui semblait être un sanctuaire. Puis une bonne cigarette...C'est comme une bonne bière. Ça délie la langue, ça créer le contact social. Et de ça, Camille en manquait cruellement. Ses amis étaient tous en Irlande...Alors pourquoi ne pas discuter et se faire des amis ? Izolda n'avait pas de preuves, le vampire avait été éliminé et celui qui l'avait fait avait aussi par la même occasion éliminé les preuves. Donc quoi qu'aurait pu témoigner Izolda...Témoigner sur un évènement qui n'a jamais eut lieu, ça ne sert à rien.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mar 1 Déc - 20:58

Elle eut un petit rire quand celui-ci rigola de son nom. C'est vrai que Camille lui faisait plus penser à un nom féminin que masculin quand dit de cette manière, mais certaines habitudes étaient dures à s'en débarrasser: Kamil était un nom masculin en Pologne. C'était pas trop difficile à faire la transition. Quand il lui donna l'excuse, elle la trouvait bien foireuse, néanmoins elle ne voulait en aucun cas le rendre mal à l'aise et se mettre elle-même en danger s'il se sentait coincé. Elle se contenta d'un simple ''mhm'' et un hochement de la tête.

Elle remarqua qu'elle en a dit trop. La forme de ses mains et la position initiale lui ont donné une simple idée qu'il jouait du piano, elle côtoyait beaucoup de musiciens quand elle était danseuse et les gens qui avaient un autre boulot principal jouaient majoritairement du piano. Parfois du violon. L'avoir dit sans penser était bête. Izolda l'a senti se crisper et a remarqué les sourcils froncés. Elle ne faisait pas attention, maintenant il fallait qu'elle étale sa vie pour s'expliquer. Enfin, pas en entier. Même s'il semblait le prendre avec humour, le changement corporel initial et son visage en disait beaucoup. Elle s'arrêta de recoudre et se redressa.

- Je suis encore au travail dans mon comportement. Je m'excuse. - elle toussota, elle n'aimait pas beaucoup parler de ses qualifications et de ce qu'elle savait faire, cela allait contre son caractère modeste  - J'ai eu mon doctorat en psychiatrie il y a 5 ans. Ma spécialité sont les Outres. C'est bien pour cela que je vous pose ces questions. Je ne veux pas vous rendre mal à l'aise, je suis désolé.

Après un instant de silence à observer la réaction de l'Irlandais elle secoua sa tête et revint aux derniers coups d'aiguilles sur sa peau. Lévitation? Sympathique. Ce n'était peut-être pas un mensonge, mais il se retenait et elle le sentait. Les chances que le cadavre soit brulé par magie étaient hautes, elle était plus curieuse qu'autre chose. Charmant garçon, se disait-elle, quand leurs regards s'étaient croisés. Un parfait inconnu dans sa maison et elle devenait stupide; en se raclant la gorge et en détournant ses yeux des siens, Izolda déposa le kit de santé sur la table basse et en regardant un dernier coup sur son œuvre elle se leva quand il demanda si il pouvait fumer. Izolda était une carpette née, sans vraiment posséder de colonne vertébrale elle ouvrit la fenêtre de sa cuisine Américaine et posa un cendrier en verre devant le Wiccan. La fumée de cigarette ne lui était peut-être pas aussi dérangeante, mais elle aurait préféré ne pas la sentir. Ne rien dire était une meilleure option que de râler.

Elle avait un petit bar dans le coin du salon, fermé à clé. La Polonaise ne buvait pas elle-même (ce qui était étonnant pour une personne de l'Est), sauf pendant son anniversaire; elle gardait les boissons dans son appartement, parfois elle les amenait dans son cabinet. Izolda gardait toujours la bouteille de Soplica au gout de noisette offerte par son frère après avoir décroché son doctorat, la réservant pour une occasion spéciale. Avec les évènement récents, l'occasion spéciale ne se présentait pas de suite. Peut-être était-ce mieux de la laisser mariner?

- J'habite depuis quelques années ici. J'assume que vous n'êtes pas d'ici? Votre accent est assez fort... Et fumez si vous le souhaitez, je m'excuse de ne pas me joindre à vous.

Elle s'éclipsa assez rapidement dans sa chambre pour se mettre à l'aise, les vêtements de travail devaient être remplacés par le pull long, gris et un peu trop ample pour elle ainsi que des leggins noirs. En se regardant dans le miroir elle détacha ses cheveux blonds du chignon habituel, les laissant tomber sur son dos tout en ondulant. Il fallait admettre qu'Izolda n'avait pas beaucoup d’intérêt à être présentable maintenant qu'elle était chez elle. De ce fait elle nettoya son visage du mascara, de l'eye-liner et du rouge à lèvre qu'elle portait. En changeant de vêtements, son comportement fût presque changé. Sa journée était finie, elle était chez-soi, même si elle avait de la compagnie.

- Servez-vous de ce qui se trouve dans le bar, je vous prierais de ne pas toucher à la bouteille de Soplica par contre.

Elle était presque certaine qu'il allait boire quelque chose. Même après un coup aussi violent à la tête et une blessure au bras, la cigarette allait main dans la main avec la consommation d'alcool. C'était presque un fait. La blonde s'assit à la Turc sur le canapé et d'un côté elle espérait qu'il boirait un coup. Par expérience (ou expérimentation!) elle savait que ceux qui buvaient une ou deux boissons alcoolisés avaient une langue un peu plus pendue. Cela dépendait aussi s'ils avaient consommés de la nourriture avant. Ou de la drogue... Ou s'ils avaient simplement prit un coup sur la tête. Bref. Elle attendait d'en savoir plus.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mar 1 Déc - 21:23

- Ne vous excusez pas.

Une fois recousu Camille mit son T-shirt à manche longue rougeâtre et déchiré sur lui avant de s'enfiler une clope au bec qu'il n'allumait pas. Grimaçant il fit l’effort de se lever du canapé ramassant le cendrier et de s'approcher de ce qui semblait être une hotte. D'abord le Wiccan scrutait la cuisine. Camille avait vécu dans de belles maisons jusqu'à ses 18 ans. A partir de là, il avait commencé à vivre dans des coins miteux pour se cacher, pour enquêter et faire ce qu'il avait à faire. Et bizarrement, comme un enfant, il souriait à l'idée de voir une hotte. Comment on allume ça déjà ? Se dit-il.

Puis sans chercher la réponse à sa question il se tourna vers le frigo, fouillant un peu il trouva un verre qu'il remplit de jus de fruit et déposa sur le plan de travail en attente. Si elle ne se joignait pas à lui c'est qu'elle n'appréciait pas cela. Plus sur la réserve, Camille du coup ne se permit pas de se servir un alcool fort. Puis il n'en voulait pas. Pour sa part il extirpa juste une bière qu'il ouvrit et commença à gouter avec envie.

Une fois la jeune femme revenue ses lèvres murmurèrent quelque chose et le sang présent sur ses bracelets laissèrent le sort s'activer. La cigarette s'alluma d'elle même. D'autres murmures et le verre de jus de fruit se souleva lentement puis se dirigea en direction d'Izolda jusqu'à se présenter face à elle. Une boule en ébène de son bracelet se fendit, signe que le stock de cette dernière était épuisé. Camille souleva le bras et alluma le mécanisme de la hotte avant de s'appuyer sur le plan de travail, extirpant une grande bouffée de sa cigarette.

Ses yeux se plongeaient dans ceux d'Izolda, même si quelques mètres les séparaient. Quelque part il espérait qu'elle apprécierait cette attention. Ce dernier pouvait être bien des choses, mais il n'avait pas mauvais fond et aspirait au bien être d'autrui. Encore plus au bien être de ceux qui lui tendent la main. Lentement Camille tapotait sur sa cigarette pour en faire tomber les cendres dans le récipient prévu à cet effet. Il aspirait à nouveau de la fumée puis la recrachait lentement out en disant:

- J'imagine que vous avez du tomber profondément dans la misère sociale avec des créatures telles que nous. Vous devez avoir des histoires à raconter, si vous voulez je peux vous écouter. Les outres, je connais bien, j'en suis moi même un. On ne vous donne pas envie de courir ? D'arrêter ? Oh..Et tutoyez moi.


Voilà une dernière réplique qui semblait porter un regard un peu sombre sur la condition des outres et donc par conséquent de la sienne. Après tout, la plupart des humains n'avaient pas tort... Il fallait bien vivre, cohabiter... Survivre ? Mais Camille ne se leurrait pas, il était de ceux qui pensait que les outres prendraient tôt ou tard le dessus sur les hommes pour les asservirs. Tôt ou tard. Cette idée ne lui plaisait pas, il ferait de la résistance mais quelque part. Tout comme certains hommes. Il n’aimait pas les outres.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Jeu 3 Déc - 21:48

Elle l'observa allumer sa cigarette et lui passer le jus d'orange. Des gestes aussi simples de la vie rendus un peu plus excitant  aux yeux d'une personne toute simple en utilisant la magie. Il ne mentait pas pour la lévitation c'était certain, mais pour pouvoir allumer sa cigarette ... Il fallait utiliser d'une technique quelque peu différente. Du moins c'étaient les conclusions que ses recherches avaient présentés pendant ses études sur les Outres et les interviews qu'elle avait dû faire. Izolda savait que beaucoup se spécialisaient dans des domaines qui leur étaient confortables sans trop sortir de leur zone de confort.

- Merci.

C'était court et poli, elle aimait voir les Outres à l'œuvre. Évidemment les vampires à l'œuvre lui étaient bien plus excitant de manière assez malsaine. D'ailleurs tout en y pensant elle se frotta le cou caché par sa rivière d'or qu'étaient ses cheveux. Dans ce genre de situations elle prit toujours beaucoup de précautions à ne pas s'exposer, les inconnus ne comprenaient pas à quel point elle en avait besoin, mais aussi pourquoi elle devait se cacher. Si le conseil médical l'apprenait elle perdrait son travail en tant que psychiatre.
Elle courait déjà un risque énorme, Ailin savait que ses yeux étaient vairons. Les gens avec un oeil vert et l'autre noisette ne courent pas les rues à la Nouvelle Orléans. Pour l'instant elle ne l'a pas revu, même si d'un côté elle espérait la revoir.

Tout en prenant des petites gorgés comme un oiseau, elle savourait la pulpe d'orange en écoutant le garçon parler des Outres de manière très négative, la psychiatre se demandait si c'était bien la manière dont il pensait de soi? Il était amical, un peu explosif, possiblement un meurtrier et à présent quelqu'un qui se détestait? Cela pouvait expliquer beaucoup de choses. Quand il eut terminé, ses yeux vairons étaient écarquillés, ses sourcils haussés et lèvres serrés; une bouille polonaise très étonnée. Il sautait de sujet assez vite, elle connaissait des clients comme ça, comme-ci ils nécessitaient de parenthèses visuelles dans leur répliques (de tous les jours, même!).

Izolda baissa sa tête pour regarder dans le jus d'orange qui était à moitié plein. Ou à moitié vide; son point de vu dépendait de la situation. Cette situation là était proche du verre à moitié plein. En y pensant, les Outres ont toujours affecté sa vie énormément. Depuis toute jeune elle défendait leur droits que ce soit à l'école, devant sa famille ou devant le clergé. Il lui serait facile de blâmer les Outres pour les malheurs de sa vie, mais son choix a été fait. Surtout en rapport avec le jeune Wiccan français à St. Petersbourg, c'était juste dommage qu'elle ait payé cher à sa place. Son visage devint triste, elle se remémorait beaucoup de chose et elle pensait à ce que le Wiccan devant elle prônait. Courir rien qu'à leur vue? Souvent elle courait en voyant certains Normes dans les clubs qu'elle trainait la nuit tombé.
Il fallait qu'elle en sache plus. En soupirant elle demanda:

- Est-ce bien ton point de vu sur les Outres? - en reposant le jus d'orange sur la table basse à côté du sabre elle s'adossa un peu plus sur le canapé, elle n'avait pas l'habitude de tutoyer, c'était un peu difficile au départ  - Que pensez-tu des humains dans ce cas? Je veux dire... Que l'on soit avec ou sans pouvoirs spéciaux nous sommes également exposés à la corruption ou à la bonté d'autrui. Parlons-nous des définitions que l'on croirait universelles sur les Outres ou des conséquences quand on les côtoie?

Sa manière de parler avait un peu changé, l'accent de l'Est ressortait bien plus vu à quel point le sujet des Outres et des Normes lui était proche. Chacun ses préférences bien entendu, mais d'un autre côté elle espérait parvenir à faire changer d'avis aux moins un minimum au jeune homme devant elle. Izolda ne connaissait pas vraiment Camille, mais pour elle chaque personne qui parvenait à penser de manière claire et qui était ouverte à une discussion valait la peine.

- Je suis soumise au serment d’Hippocrate donc je ne peux pas te donner de détails précis sur mes patients et sur des problèmes bien plus spécifiques qui les touche. - elle prit une petite gorgé, son ton n'était pas froid et condescendant, la Polonaise souriait une fois de plus - S'il y a un sujet sur la psychiatrie ou la psychologie qui reviens souvent dans mon cabinet qui puisse t'être intéressant je veux bien en parler.  
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Ven 4 Déc - 0:44

Camille regardait sa fumée de cigarette s'envoler vers la hotte, lentement. Pour le coup, ce sujet de conversation semblait le seul viable. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que tout le monde est touché par les Outres. C'est le pointe commun à tout le monde sinon même parfois le nerf de la guerre. Pour le coup il fallait être honnête et Camille s'en rendit compte à la petite frimousse d'Izolda. Même si le message de Camille peinait un tableau assez sombre, la tête d'Izolda le fit pouffer de rire. Comment pouvait-il être si " sombre " sur cette condition et si détendu en même temps ? La réponse était plutôt simple, Camille s'y était fait avec le temps. Habitué à sa condition d'Outre, même si pour sa part il avait la chance de pouvoir passer pour humain, quelque part il aurait peut-être préféré en être un que de grandir dans sa famille de " mange merde profiteurs ". Ses sœurs à part évidemment.

Clope au bec, il faisait tourner sa bière dans ses mains la faisant léviter. Jouant avec mentalement, sans peine. Sa spécialité c'était de faire cramer des gens, ça c'est sur qu'à ce niveau là il était plutôt expert. Maintenant Izolda avait raison, les humains ont beaucoup de points communs avec les outres..Si ce n'est que ce n'est que du bétail. Comment dire cela ? Comment lui expliquer sans mal s'exprimer comme il venait de le faire ?

- Ce que j'en pense ? Hmm... C'est simple.


Il écrasait sa cigarette dans le cendrier avant de s'en rallumer une par le même procédé magique que tout à l'heure. Avec une certaine assurance, sinon charisme Camille reprenait.

- Vous avez raison. Tout humain, comme tout outre est soumis à des sentiments. C'est un peu ce qui fait ce qu'on est...Jusque là. Je ne vous apprend rien me direz vous. Mais réfléchissez deux secondes. Refaisons une rencontre. Vous ne m'avez jamais vu, vous ne savez pas ce que je suis.  Je n'ai rien fait qui vous laisse à penser quoi que ce soit sur ma nature. Hormis vos sens de déductions j'entends. Que pouvez vous faire pour vous prémunir ? Rien.

Moi non plus. Je ne sais pas qui est qui, qui fait quoi. Je ne suis pas devin et je ne reconnais pas tout les Outres au coin de la rue. Mais j'ai au moins la chance d'en être un pour me défendre.


Camille murmurait quelque chose puis le jus d'Orange lentement se mit à refroidir. Au début trop discret pour être remarqué, Camille continuait son propos.

- Et à moins d'avoir une arme, et de me prendre par surprise. J'ai presque tout les droits sur vous. C'est ce qui me fait peur chez les Outres. Car ils sont comme les hommes, comme vous le dites. Sujet au bien tout comme au mal et à la corruption. Mais quand un homme a du pouvoir. Il en use. Que ce soit pour soulever des verres, ou pour obtenir plus de pouvoir.

Le verre était maintenant congelé. Ce que voulait dire par là c'est que pour sa part il usait de sa force comme il l'entendait. Peut-être avait-il raison, ou non de chasser des outres au nom de l'ordre. Cela était totalement sujet à opinion. Mais faut est que sa force, il en usait. Et hormis les acquérir par " chance", il n'avait rien fait d'autre. Et on ne peut mettre le pouvoir dans n'importe quelles mains.... C'est bien connu, car en tout cas aux yeux de Camille la majorité des gens usent de leur force pour faire leur propre bien et souvent au détriment des autres.

- Ce que je veux dire...C'est qu'un humain corrompu taré sera toujours moins dangereux qu'un Outre qui décide de se déchainer.


Le verre de jus d'orange petit à petit commençait à reprendre sa température ambiante après un murmure de Camille. Car sa spécialité des spécialité, c'est la combustion. Mais sa branche, ça reste l'élémentalisme.

- Je pense que l'homme est une race dominant dominée. On a un patron, un propriétaire et j'en passe. Moi le premier concerné. Ma question au final, c'est a terme, ne pensez vous pas que vous serez asservis ou morts ? Je suis peut-être idiot, mais ma conscience aurait préféré être des asservis ou des morts. Le camps des " méchants". Ça me dit rien.

Il riait après avoir dit méchant comme un enfant avec tout l'humour du monde. Car ce n'est pas parce que le tableau est sombre qu'il ne faut pas vivre. Et surtout ne pas vivre heureux. Camille est ce genre de personne à essayer de voir le verre à moitié plein. Ce genre de personne à vouloir sourire et à vouloir rendre une vie meilleure pur lui et autrui. Alors oui, il restait sympathique sinon drôle et rigolo malgré le tableau qui était dressé. Car c'est vrai que le monde dans lequel ils avaient vécus et vivaient encore était bien sombre. Alors Camille essayait de l'illuminer comme il pouvait même s'il savait que ce n'était pas joyeux au fond de la chose. Le Wiccan reprenait une bouffée de sa clope, puis en la soufflant il concluait car malgré tout Camille était un être plein de vie et de bonne constitution..

- Essayons de coexister tant qu'on le peut. Aimons nous tant qu'on le peut. Mais je crois qu'un jour l’abcès sera crevé. Car il y a un mal être des deux côtés.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Sam 5 Déc - 2:09

La psychiatre écoutait avec beaucoup d'attention les explications de Camille. Elle sentait qu'il avait un peu du mal, il s'expliquait beaucoup alors qu'au final la seule chose à dire était: les Outres sont plus forts et plus dangereux que les êtres humains. Izolda pensait différemment, bien entendu, mais le garçon avait des points valides du coup elle le laissa parler, il voulait s'expliquer et il ne voulait en aucun cas l'offenser. Il était poli envers elle, c'était un signe de respect pour son hospitalité et sa petite personne. Un autre signe qui pourrait possiblement en dire sur son passé.

Bon, il fallait qu'elle arrête, elle n'était pas au travail elle était chez soi avec un homme blessé qu'elle a recueilli. Quand il eut terminé elle posa le jus d'orange qui était gelé dans sa main et qui revenait lentement à une température ambiante. Ce sentiment était étrange. Quand il se mit à le geler son sourcil se haussa, mais très vite elle revint à une expression neutre. La psy décida de ne pas montrer plus d'émotions qu'il ne le fallait quand il s'agissait de montrer une prouesse. À la fin Izolda jeta un œil sur le verre puis sourit tout en le questionnant du regard.

- Est-ce une démonstration de ton pouvoir en tant que Wiccan dominant sur moi, petite norme sans défense? Ou simplement une démonstration de ce que tu sais faire en tant que sorcier qui sait manier les éléments? Dans tous les cas, je suis impressionnée. Vraiment.

C'était loin d'être méchant ou sarcastique. Plutôt taquin. En prenant une autre petite gorgé elle semblait penser à ce qu'elle allait lui dire. Elle arrivait à ouvrir le coquillage un peu plus; chaque pas était un pas en avant. Ils avaient une discussion plutôt sympathique, mais elle savait qu'il fallait qu'elle lui explique son point de vue à présent. A la dernière gorgée, Izolda se leva pour mettre son verre dans le lave-vaisselle avant de regarder l'ancienne photo de ses parents de quand ils étaient jeunes. Penser que sa mère allait possiblement gagner les élection en Pologne lui donnait des frissons. Sa mère était la raison pourquoi beaucoup d'Outres avaient quittés les lieux. D'ailleurs elle ne s'attarda plus aussi longtemps sur la photo et elle tourna son regard vers Camille.

- Que vois-tu en me regardant? Franchement?


Elle fit un tour de 360 dégrées sur soi, gracieusement et sans s'attarder, telle la danseuse qu'elle était. Elle ferma la fenêtre tandis que Chopin passait à la radio;  elle sourit faiblement tout en augmentant le son de quelques points. Ce n'était plus aussi silencieux qu'avant et elle leva les yeux au plafonds d'un air pensif. La psy savait comment former ses phrases, elle n'avait juste pas idée de comment cela allait sonner aux oreilles d'un homme qui avait possiblement tué le vampire dans son petit square vert et qui était techniquement coincé dans son appartement pour l'instant.

- Nous sommes peut-être plus faibles que vous; je ne vais pas le contester. Peut-être que j'envie le pouvoir qu'on les Outres sur nous. La servitude ne viendra pas si rapidement, peut-être même pas 100 après ma mort. Vous êtes un peuple divisé entièrement entre vous sans lois parmi les humains et à peine toléré par la majorité de la population humaine.

En ouvrant la porte de son frigo, elle était juste à côté du Wiccan. Elle semblait chercher quelque chose. En se redressant elle continua son monologue.

- Tout ce que nous avions lu dans les livres d'histoires: les croisades, les génocides... l'être humain était à la tête et pas parce qu'on avait du pouvoir ou même cette force brute. L'être humain est malin, malsain et très organisé. Vous êtes des nouveaux arrivants et pour beaucoup la première réaction en voyant de nouveaux arrivants est de s'en débarrasser. Pas uniquement par préservation de la race humaine, mais par pur égoïsme. Ne sous-estime pas le pouvoir que les êtres humains possèdent sur les Outres, il n'y a rien de pire que de se faire rouler par une personne que l'on croit faible. - en marquant un temps, elle sortit un plat dans un tupperware, un pot de yaourt et une petite cuillère qu'elle utilisa pour taper légèrement sur la bouteille tenue par le Wiccan – J'aurais pu facilement garder cette bouteille précise avec une dose mortelle de strychnine à l'intérieur pour un moment pareil. Qui sait?

En fermant la porte, Izolda fit face au Wiccan avec le tupperware en main. Il y avait du poulet, des nouilles et des légumes; cela ressemblait beaucoup à du chow mein fait maison. Son visage était souriant comme avant et la psy semblait offrir la nourriture de bon cœur. Sauf qu'elle réalisa ce qu'elle venait de dire sur la strychnine et sa bière. Le rire clarcin qui sortit de la jeune femme était honnête, mais elle semblait tout de même un peu embarrassé vu qu'elle avait commencé à se frotter la nuque.

- Tiens, tu dois avoir faim. J'en ai gardé pour demain, mais il me reste encore d'autres choses. Accepte ceci comme une offrande pour que l'on puisse coexister. Pour un instant aux moins.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Sam 5 Déc - 9:33

Camille se mit presque à rougir du compliment. Pourquoi ? c'était idiot et il n'y avait pas de quoi car en effet l'idée était là. Bien marquer la différence, laisser imaginer e pire pour faire naitre un peu de peur. Qu'Izolda comprenne qu'il y a bien une réelle différence. Mais voilà, le manège qui aurait du marcher en temps normal échoua lamentablement. Mais peut-être était-ce plutôt sa perspicacité qui venait de le mettre mal à l'aise ? Car malgré tout, elle avait très bien saisi le message. Le Wiccan se trouva quelque part un peu malsain pour le coup et cette idée ne lui plaisait pas.

- Hmm... Un peu des deux on diras. Pas très malin je te l'accorde..

C'était sa seule réponse et cette fois il se mit à la tutoyer. Et ce changement de langage tout d'un coup semblait créer une proximité autre, un échange différent. Peut-être bien plus naturel et pour le coup surement plus appréciable. Amusé, et ravi à la fois Camille regardait le petit pas de danse d'Izolda. Il était très bon public et ce n'était pas pour lui déplaire. Pour une fois qu'il ne se donnait pas en spectacle dans un bar en parle de " mono couille " de cyclope avec ses amis Irlandais...A cette pensée le jeune homme retint un rire. Quel bon souvenir. Voilà, il revenait à la réalité pour répondre, mais avec l'esprit chaleureux et remplis de bons souvenirs avec cette pensée au bar.

- Je vois...J'ai d'abord cru voir une "Norme fragile et sans défense". Mais, finalement, ce n'est pas la définition que je devrais donner. Je vois juste un être vivant.

Le jeune homme souriait, c'était quelque part un compliment. Le terme vivant mettait en relief le fait qu'elle soit capable d'agir et interagir avec autrui. avec l'intention d'aider...Alors oui, il ne voulait finalement pas se montrer réducteur vis à vis d'elle. Des gens comme ça, on en aurait besoin de plus, c'est certain.

Cependant, Izolda marquait un point. Un gros point même. Le nombre. Les Outres n'étaient qu'une petite minorité parmi une majorité d'être humains. Mais Camille ne pouvait pas se résoudre à bruler toute la planète parce que... Pourquoi ? Oui, Izolda le soulignait bien. Les êtres humains sont d'abords xénophobe, tous. Ou presque. C'est l’instinct de survie qui veut ça. Après il y a ceux qui en plus de ça sont des pourritures...Les avides de pouvoirs et on peut en faire une longue liste comme ça.

Mais voilà, la majorité des êtres humains, dans leur configuration d'être sans pouvoir et sans force sur autrui n'étaient là que pour aspirer à la paix...Prenons n'importe quel être vivant, dans sa maison à travailler, aspirant au calme et à la paix. Donnez lui de l'argent et du pouvoir, vous obtenez un enculé édition collector 100th anniversary.

Camille laissa échapper un rire de bon cœur. Oui, elle aurait pu l’empoisonner mais quelle vicieuse si ça avait été le cas. Prendre un inconnu blesser, le soigner et lui offrir du poison pour le voir mourir. Oui, le Wiccan n'avait pas pu s'empêcher de rire car Izolda semblait inoffensive malgré tout. Et puis il avait choisi sa bière...ça aurait été vraiment pas de bol...

- Tu as raison. J'admets...Mais si j'étais vous. Je ne nous laisserait pas grandir, tu me diras que l'un ou l'autre ça reviendrait au même ? Nous serions capable de tout annihiler car nous ne sommes pas une seule même " espèce". Alors Normes, selon mon opinion, vous êtes les moins pire.


Il tirait la langue avec malice avant de finir sa bière. Oui, il l'avait dit avec l’humour et le sourire; Mais quelque part à ses yeux c'était la plus vraie de toute les vérités. Surement avait-il été trop conditionné par ses parents mais si l'élite de profiteur majoritaire devenait Outre. Si les Outres commençaient à être plus nombreux...Alors ce serait la guerre civile, très certainement.

Amusé, Camille prenait le tupperware avant de dire :

- Hmm...J'ai pas confiance devant une fourbe pareille...J’accepte de ne le manger que si on le partage. * Il montrait sa bière * Je jette ça où Madame ?
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Dim 6 Déc - 13:55

Elle était satisfaite des deux premières réponses du jeune garçon. Par contre, l'idée n'était pas de l'embarrasser, même si cela semblait l'être. Il comprit le danger que l'être humain peut poser à l'Outre, mais elle comprenait que les Outres étaient une force naissante avec beaucoup de potentiel et ralliés ils pouvaient faire beaucoup de dégâts. Le but pour Izolda était de les comprendre, de voir à quel point ils étaient différents des humains. Pour le moment, certains vieux vampires étaient bien plus éloignées de l'humanité comparé aux autres races. À la fin, chaque humain était similaire avec des petites choses de la vie qui les rendaient différents alors que les Outres étaient différents avec les attributs humains qui les réunissaient. La n'était que supposition, Izolda travaillait encore sur cette recherche en temps libre.

- Peut-être qu'à la fin nous ne saurons jamais qui sera asservit ou mort. On ne prends jamais en compte les catastrophes naturelles ou cosmiques qui puissent arriver.

Quand le tupperware fut retiré de sa main, la psy ne voulait pas manger. Elle avait un yaourt de préparé et manger du chow mein à cette heure-ci était mauvais pour son horloge interne. Elle avait un emploi de temps spécifique chaque jour. Pas de nourriture aux moins 4 heures avant d'aller au lit mais vu la carpette qu'elle était, elle remit le yaourt dans le frigidaire et sortit le wok du dessous du comptoir pour faire réchauffer la nourriture correctement. Après tout, qui a dit que dans les prochaines 4 heures elle serait en train de dormir? Il se peut qu'elle reste debout. De toutes les manières le mal a été fait, elle devait être en plein sommeil il y a 2 heures.

- Je croyais que l'on se passais des termes de politesse à présent? C'est mademoiselle.

Les termes n'étaient pas tant important à sa petite personne, mais c'était un rappel pour elle-même, elle était seule et elle allait le rester surement car personne n'a envie d'une ex junkie avec des problèmes d'intimité. Sauf si la personne cherchait à hériter de la fortune de ses parents ainsi que de la sienne. Izolda n'a jamais vraiment mît en avant ses relations ou des relations potentielles, ça a toujours été son boulot en avant puis les escapades pour chercher à se faire mordre le cou. Même les relations amicales ont été absentes ou problématiques depuis son enfance.

- Désolé, je n'ai pas beaucoup d'amis ou d'interactions dans ce genre en dehors de mon travail.
- l'embarras la fit rougir quelque peu et elle commençait à faire tournoyer une de ses boucles d'or avec son index - J'ai de la famille, mais...ah, passez-moi la bouteille.

La psychiatre laissa le chow mein frire dans le wok pendant qu'elle récupérait la bouteille vide. Bien entendu qu'une femme aussi organisé avait une poubelle pour recycler. Elle avait de la chance à s'être fait une fortune, qu'elle puisse gérer son emploi du temps soi-même et d'être indépendante. Cette indépendance avait hélas un prix.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Dim 6 Déc - 15:16

Izolda marquait un point. Et pas des moindres. On ne sait jamais vraiment ce qu'il peut arriver et Camille tait plus enclin à croire à la catastrophe naturelle que cosmique. Pourquoi pas une guerre aussi ? Une bonne vieille guerre en se servant des outres...A l'intérieur il grimaça profondément et s'essayait à changer de sujet. Ses yeux verts se posaient alors sur le Wok dans lequel elle faisait réchauffer le plat. Son appartement semblait tout confort, et bien qu'issu d'une famille de riches pourris gâtés, il trouvait un certain charme à sa vie et ses immeubles miteux. Dans une certaine mesure certes...

Le jeune Wiccan pinça ses lèvres après avoir offensé son interlocutrice. Comme un enfant que l'on vient de gronder il fit un mince sourire puis laissa échapper un petit désolé. Pas beaucoup d'amis ? Il ne pouvait que la comprendre, Camille lui même était un peu comme ça...Certes sociable, mais des amis il n'en avait pas. Pas ici en tout cas, le peu qu'il lui restait était bien loin en Irlande. Le jeune garçon éteignait la hotte puis tendant la bouteille à Izolda.

- Merci, c'est gentil.

Il faisait un pas un avant puis allait au devant de la pièce regardant le photos d'Izolda, sans donner l'air de s'y attarder ou de trop épier. Amusé, il revenait à elle. Sa famille " mais " ? Camille n'aimait pas les mais ils étaient souvent sources de peines ou au moins de problèmes. Il fit un tour sur lui même essayant de faire un petit de pas de danse des plus ridicules. Ce n'était certainement pas pour se moquer d'elle loin de là, mais bien plus pour détendre cette atmosphère.

- Ok...Je suis totalement nul! Je ne sais pas ce que tu vois...Mais j'ai pas d'amis non plus, alors je ne vais pas me moquer, loin de là.

Sourire aux lèvres, il venait de faire référence à son petit pas de danse plus tôt avec la question " que vois tu ? ". Une fois sa référence faite, il l'invitait d'un petit geste de la main à poursuivre sa phrase. Celle sur sa famille qu'elle venait de couper. Le jeune garçon ne savait pas s'il était judicieux de son confier à un inconnu, mais il avait envie de laisser la conversation aller à son rythme. Et comme cette dernière l'entendrait.

Camille continuait de faire le tour de la maison. Tout d'un coup une question lui venait à l'esprit. N'avait-elle jamais eut d'altercation avec des Outres ? Traiter psychologiquement ce genre d’énergumène devait bien avoir créé quelques embrouilles. Sinon conflit voir même physique. Pour le moment il préférait garder ses questions pour lui, quelque part ça ne le regardait même pas du tout. Mais d'une certaine manière aussi, sur le moment présent il sentait une amie plausible.

Surement se trompait-il car une fois qu'elle aurait les réelles infos le concernant. Lui, sa famille, l'épée de Damoclès sur ses amis en Irlande...Camille n'était finalement que peu fréquentable. Doucement, Camille s'approchait de la fenêtre et y collait son front contemplant l'extérieur. Il imaginait des flocons, il les attendait avec impatience.

- J'imagine que votre famille est toujours en Europe.


Ça y est Camille venait d'accepter de répondre aux questions...C'est toujours comme ça. Quand on pose une question, il faut être prêt à rendre au moins autant. Sa façon de le dire, à demi mot laissait bien comprendre cet état de fait. Au final, si Izolda voulait vraiment parler...Pourquoi pas ? Elle n'avait pas appelé la police, elle l'avait recousu. Et d'une certaine manière... Elle l'avait touché. Quand ? Tout bêtement avec ce petit tour sur elle même et sa question. Izolda lui avait montré sur ces quelques seconde cet idéal auquel Camille pouvait aspirer. Être plein de vie, et peut-être que c'est au final ce que les danseurs représentaient pour lui? Des gens qui laissent échapper la vie dans leur mouvement, alors oui il venait d'être touché. Bêtement, si on peut dire.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 7 Déc - 17:34

Elle ne le regarda pas quand il passait avec ses yeux sur les images de son passé. Ces photos étaient là pour être vues, normalement par elle-même, mais avoir des gens chez soi en improviste était inévitable à la fin. Izolda se retourna au moment ou il avait tenté de recréer son petit pas de danse. Effectivement cela manquait de grace et de technique ce qui la fit sourire. Le garçon essayait et c'était important, elle avait tant d'années d'expérience qu'elle avait oublié que même faire un tour sur soi de manière gracieuse n'était pas donné à tout le monde. Il n'a pas d'amis non plus? Possible. Izo n'allait pas de suite croire en sa parole, mais sa parole était déjà là.

- Être nul en danse n'est pas une fin totale. Je suis sur que t'as d'autres talents bien plus utiles que de faire un tour de 360 degrés sur toi-même. Comme... réchauffer des jus de fruits et les glacer?


Voilà que le chow mein était assez réchauffé et Izolda sortit deux assiettes et deux paires de couverts pour les poser sur le comptoir. Elle hésitait à continuer, mais elle avait commencé et ça ne serait pas très poli de couper au beau milieu d'une phrase. En éteignant le gaz, la blonde posa ses mains sur les deux côtés de sa cuisinière tout en fixant le mur blanc devant elle. Il n'y avait plus le bruit blanc qui venait du gaz, de la hotte, même la radio a fini de jouer Chopin et c'était ce moment précis entre la fin de la chanson et le début d'une autre. Là vint la réalisation qu'au final elle n'avait même plus de famille. Sa mère la détestait, son père ne se mêlait de rien et était sans cesse absent, son frère mourrait et sa sœur était incarcéré. Agnieszka était incarcéré pour homicide involontaire, mais elle allait sortir assez vite vu l'influence que leur mère avait en politique et surtout quand il s'agissait de tourner l'affaire contre la victime qui au final était un Outre. La boule se forma une fois de plus dans sa gorge ainsi que dans son estomac, elle serra les poings sur ce comptoir avec une telle force que ses bras eurent un spasme. Tout cela dans l'espace de quelque secondes avant que la radio ne se mette à parler dans sa langue.

Izolda en s'étirant lâcha un soupir, elle était plus calme, mais la vie continuait en son court et elle espérait que la dame de la chance allait lui sourire une fois de plus. Elle voulait lui répondre, s'ouvrir à quelqu'un ne pouvait pas lui faire du mal.

- ...mais ils ne sont pas là, oui. Ils vivent en Europe. Je ne leur parle pas. Uniquement quand il le faut. - elle marqua un temps pour distribuer le chow mein entre les deux assiettes et pour ouvrir une nouvelle bière pour le Wiccan – Ma mère a du pouvoir. Elle est à deux doigt de gagner les élections et j'ai peur pour mon pays. Il n'y a rien à dire sur le reste...mon frère est en train de mourir et je ne peux rien y faire. Voilà, c'est comme ça. C'est la vie. Les gens meurent, les gens avancent sur des cadavres; certains plus vites que les autres.

Sa voix n'était pas triste. On aurait dit qu'elle récitait des faits qui étaient inchangeables et cruellement réels. Il lui restait encore 5 bières, pour une personne qui ne buvait pas, elle en gardait pas mal au cas où. Cette fois c'était une Tyskie et après l'avoir ouverte elle la tendit à Camille, elle évitait son regard cette fois. Sa voix n'était peut-être pas triste, mais son regard en disait différemment. Ses yeux vairons luisaient avec le reflet la lumière et elle se contenta de regarder par la fenêtre elle aussi. Il semblait faire froid dehors, ce sentiment en temps normal était agréable de savoir que l'on est dans son chez-soi bien chaud, mais Izolda avait froid elle aussi.

- Tu n'est pas ici depuis très longtemps, n'est-ce pas? Tu es encore un étranger dans cette ville et c'est difficile à ne pas remarquer.

Changer de sujet était préférable. S’apitoyer sur son sort était pathétique et le Wiccan devant elle avait des problèmes un peu plus pressants.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mar 8 Déc - 21:19

Non, c'est sur...Faire un tour sur soit même n'était pas un accomplissement à faire pour Camille...Certes cela n'est pas un nécessaire pour échanger dans la vie. Mais Camille aimait ce genres de petites choses...Ces petits détails qui en disent plus que certaines paroles. Cette façon d’être, nos actions qui nous définissent mieux que tout les mots que l'on pourrait donner pour se définir. puis finalement, à quoi pouvait bien servir le fait d'être un Outre si ce n'est être pointé du doigt par la majorité. Voir même détesté. Ou être du clan des connards. Pensait-il en faisant allusion à sa famille. Quelque part cette vie là le frustrait, mais c'était le moins pire qu'il avait trouvé.

Le jeune Wiccan écoutait avec attention Izolda, hochant à ses propos. Lui faisant comprendre qu'il l'écoutait. Vraiment, qu'il n'était pas là juste pour être là. Étrange sachant qu'ils ne devaient se connaitre que depuis une heure. Finalement, le Wiccan quittait la fenêtre pour accepter la bière qu'on lui tendait. Le jeune Wiccan lui souriait avec un hochement pour la remercier. Après une bonne gorgée, il attrapait une fourchette et posait sa bière sur le comptoir. Il échappait un petit rire puis un large sourire sur sa grande bouille.

- Tu as raison, je suis un étranger. Bien vu l'aveugle haha!


Il faisait un peu le pitre parce qu'il sentait bien qu'elle n'était pas dans ses chaussures. Camille était un empathique profond. Impossible pour lui de ne pas ressentir ces peines, impossible pour lui de ne pas vouloir être chaleureux. Et déjà, il regrettait d'un être un étranger. Un étranger aux yeux de cette femme qu'il aurait bien voulu consoler, la peine chez autrui lui en causait aussi. Dans sa tête il s'insultait, qui pouvait ressentir les choses comme ça et être assez débiles pour se laisser aller à écouter son cœur...Pourquoi vouloir autant le bien des autres ? Mais voilà, il en était ainsi. Alors il posait la fourchette puis se pencha accoudé au comptoir. Lentement il posait le dos de ses mains sur la table et écartait les doigts tout en disant.

- Hmm... Tu as raison. Beaucoup trop de monde avance sur des cadavres comme tu dis. * il eut un petit rictus * Ça risque d'être très con ce que je vais dire...Mais tant qu'il y a de la vie, y'a de l'espoir. Pour ma part, c'est tout ce que je recherche, un peu de vie. Tu peux poser tes mains sur les miennes s'il te plait, j'aimerais te montrer un truc.

Ses yeux verts étaient plongés dans ceux d'Izolda, il semblait presque de bonne humeur, sinon réconfortant. Pour le coup, il voulait juste la réconforter. En espérant qu'elle ne prenne pas ça pour du rentre dedans, ça n'en était pas. Mais quelque part cette idée là l'amusait beaucoup aussi.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Jeu 10 Déc - 19:54

La blonde sentit une vague d’embarras. La dernière chose qu’elle voulait était de le mettre mal à l’aise, même s’il semblait bien le prendre elle pensait plus à ses standards. Elle n’alla pas s’assoir à table cette fois pour manger, de toutes les manières elle ne devrait pas manger à cette heure-ci. La blonde tourna sa fourchette deux, trois fois pour s’assurer qu’elle avait bien tout dessus. Le gout de l’huile de sésame n’était pas prédominant comme dans certains plats chinois fais maisons; l’harmonie entre le poulet, la sauce soja, les champignons et les germes du dit soja était correcte, mais ce n’était pas le meilleur chow mein au monde. Fait plutôt à l’arrache par quelqu’un qui ne portait pas autant d’importance à la cuisine. Il fallait faire un choix tout de même, car c'était soit le yaourt, soit le chow mein ou le proteinshake qu’elle avait dans le frigidaire. Comme plat rapides en tout cas!

Elle reposa la fourchette et regarda la main de Camille ouverte devant elle. Izolda haussa un sourcil, ayant des problèmes d’intimités et de relations physiques en général, il y a eu un alerte rouge dans son cerveau qui se calma quand elle analysa la situation assez vite. Izolda devait se détacher d’elle-même, se voir de dos. Il ne semblait pas être un type qui sauterais sur n’importe quelle occasion, elle voulait lui faire confiance et une sorte d’excitation enfantine prit le dessus quand elle commença à se douter que ce qu’il allait possiblement lui montrer était d’origine magique. Doucement, elle réciproqua son regard et posa sa main sur la sienne, cette main qui était petite, fine et très fragile. La seule chose que l’ont pouvait voir était une petite ampoule sur le côté de son majeur dû aux notes constantes qu’elle prenait au travail sur ses patients.

- Peut-être bien qu’il y a de l’espoir. Qui sait? J’espère que ça vaut le coup alors.


Elle sourit. La dernière fois que quelqu’un l’avait prise par la main de manière innocente était Sergio, cela remontait à longtemps et ce qui en suit était une demande d’être ensemble. Elle n’était en aucun cas emporté par ses émotions, mais plutôt plongée dans ses pensées qu’elle ignora la voiture de police qui débarqua près du square avec le petit monde de son voisinage. Penser que ses voisins allaient ignorer une carcasse cramé était bien trop espérer, bien évidemment un membre du publique si tard le soir allait remarquer ou plutôt sentir que quelque chose n’allait pas. Les flash qui clignotaient par sa fenêtre laissaient assumer que le cadavre se faisait prendre en photo et analysé. Ou des jeunes tout bêtes qui voulaient mettre des photos de choc en ligne? Pour le moment elle allait ignorer ce qui se passait ailleurs car elle était ici, dans son appartement, avec la source du meurtre. D’une manière ou d’une autre, la psy faisait confiance que le jeune homme ne tua pas l’individu juste parce qu’il l’a regardé de travers, mais parce qu’il le fallait. Dans tous les cas, quelque soient les raisons, Camille avait assassiné quelqu’un et la police était à ses trousses.

Si c’était le BIAS, elle aurait du mal à le couvrir ayant travaillé avec eux. Non pas parce qu’elle ne pouvait pas le faire, simplement parce qu’elle se sentirait mal de mentir à des collègues.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Sam 12 Déc - 9:49

Une fois leurs mains en contact le Wiccan prit son de sonder les mains d'Izolda. Comme pour savoir un peu plus à qui il avait à faire. Ses quand à lui étaient sûrement plus calleuses que celle de son interlocutrice. Il maniait le sabre, ce qui était déjà une bonne raison puis l'arme à feu aussi. Paradoxal pour un jour de piano, le contraste était vite fait avec le longs doigts fins au toucher épuré. Ses mains étaient chaudes aussi, ce qui avait pour le coup mérite d'être agréable par temps froid.

- Je te préviens. C'est le tour que je fais pour pécho hein...


D'abord il avait un regard très sérieux puis il éclatait de rire. oui, il se moquait un peu d'elle. C'était son petit tour qu'il avait habitude de faire pour réconforter ses sœurs quand ces dernière avaient un peu le blues.

- Nan je rigole, ne t'en fais pas. Ferme les yeux.


Quand ce serait fait Camille chuchoterait quelques mots en Irlandais, puis petit à petit Izolda sentirait des picotement entre leurs deux paumes. Ce qui au début semblait vouloirs être désagréable commençait à se transformer en une petit vague de chaleur qui remontait jusqu'à ses poignets, ses coudes, son thorax jusqu'à envahir tout son corps. Une sensation de chaleur et de bien être à laquelle venait s'ajouter une sensation d'hyper sensibilité. L'humaine pouvait comme ressentir ses propre battements de cœur, puis ceux de Camille. A tel point qu'elle cru presque pouvoir dessiner le système sanguin. Alors que la chaleur s'intensifiait, les sons de l’extérieur lui semblaient comme les sirènes lui semblaient s'éloigner.

Difficile de nommer cette sensation de bien être. L'on qualifierait facilement cela d'un "orgasme" à ceci prêt que les sensations psychologiques reliées étaient autrement plus pure, autrement plus innocente. Cette envolée de bien être qui pousse à l'optimisme, qui quand on 'est seul nous donne envie de sauter partout, en parlant ou chantant comme un taré tant le bonheur est bon. quelques secondes passaient et Izolda avait l'impression que son système olfactif se développait. Comme si tout à coup elle pouvait reconnaitre le parfum d'autrui entre milles.

Mais toute bonne chose à une fin, et avant que ce ne soit trop. Camille ôtait ses mains et la sensation se dégageait petit à petit. Souvent ce sort laissait une sensation groggy pendant quelques secondes puis le retour à la normal était là. On entendait normalement, on réalisait qu'au final on n'avait peut-être pas vu, entendu ou sentit quoique ce soit. Puis on comprenait que c'était le cerveau qui avait tout extrapolé.

Camille était face à elle en train de goûter le Chow mein l'air ravi. La bouchée qu'il avait mit dans sa bouche avait de quoi étouffer un hippopotame mais il y survivrait facilement. Oui, le Wiccan était un glouton de la première heure.

- La vache! Chest foutrement bon cha!

c'était à se demander pourquoi il restait aussi positif, d'aussi bonne humeur. A se demander comment il faisait pour toujours sourire et dire des conneries pour illuminer la pièce alors que quelques centaines de mètres plus loin la police ne trouvait pas d'indices. Et qu'il commençaient à rentrer bredouiller en repoussant photographe et foule trop curieuse. Il reprenait une gorgée de sa bière puis souriait à Izolda puis lui demandait par rapport à elle et au sort:

- Ça va ?
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 14 Déc - 15:38

La psychiatre comprenait qu'il rigolait. Elle esquissa un sourire discret et cacha son visage avec ses cheveux, n'ayant pas vraiment l'habitude de se montrer aussi émotionnelle en face d'un inconnu.
Quelque peu suspicieuse quand il lui demanda de fermer les yeux; non pas qu'elle croyait qu'il allait lui jouer un mauvais tour, mais surtout parce qu'elle avait peur qu'il allait d'une manière ou d'une autre la sonder juste pour s'assurer qu'elle n'allait rien faire pour le dénoncer. Camille ne semblait peut-être pas du genre à fouiner dans les affaires des autres, mais elle gardait sa défensive à un minimum; après tout, il était chez elle et elle n'a jamais d'invités vu que ceci était son sanctuaire.

En fermant les yeux elle sentait les mains de Camille sur les siennes. Plus fortes et plus rugueuses que les siennes; encore un autre indice sur son passé, bien entendu ce sabre n'était pas là pour faire beau en tant qu'objet de décoration, loin de là. Elle savait qu'il était dangereux, mais elle se donnait à sa merci sans vraiment trop protester.
Au départ c'était les picotements. Un peu comme on peut avoir des fourmis dans les pieds et cela lui fit serrer ses paupières, mais très vite elle s'habitua aux picotements. Ceux-ci sont devenus plus agréables, elle sentit son corps frémir d'une chaleurs qu'elle compara à ces moments de Noël passés sur le divan avec un livre d'histoires devant la cheminée. Puis l'hyper-sensibilité prit le dessus et ces moments sont devenus différent. La sensation de sentir son corps lui parler ainsi que celui de Camille lui fit sentir une gêne, c'était trop proche d'une relation intime, mais elle ne voulait pas être rude et savait qu'il ne voulait que lui faire plaisir. Dans tout les cas c'était bien trop tard et elle se laissa aller au plaisir et à la chaleur qui émanaient des mains du Wiccan devant elle. Plus de temps passait plus elle avait l'impression qu'elle aurait plus de chances dans la vie, qu'au final tout irait bien et qu'il n'y aurait pas de fin triste. Son sourire était serein, une sensation de paix se dessinait sur son visage et il n'y avait qu'elle sur un nuage, en train de flotter sans soucis et sans entendre quoi que ce soit du monde de dehors. Quand il ôta ses mains des siennes elle sentit le tout se dissiper lentement; Izolda ne voulait pas voir la fin de son rêve lucide se terminer et elle essayait de s'accrocher tant qu'elle pouvait, mais en ouvrant les yeux elle était une fois de plus dans son salon, à côté de sa cuisinière et devant le Wiccan qui avait prit une énorme bouchée du chow mein. Il avait l'air content, mais elle sentait un petit vide se former dans son cœur, beaucoup de choses manquaient dans sa vie et cela s'était accentué en ayant son cerveau stimulé d'une manière pareille.

Elle n'avait pas vraiment payé attention au Wiccan quand celui-ci complimenta ses prouesses culinaires. Izolda était encore en train d'essayer de toucher les nuages qu'elle a touché auparavant. En vain, car le peuple en dehors de son appartement faisait un boucan monstre et la police essayait de calmer le monde. Quand celui-ci lui demanda si elle allait bien elle se ressaisit; effectivement elle se demandait comment ce jeune homme faisait pour garder une tête froide et ignorer qu'il puisse y avoir une chasse à l'homme assez vite. Les chances qu'ils viennent frapper à la porte d'Izolda étaient hautes, après tout ils pourraient lui demander un témoignage et du moment que ce n'était qu'une police et non des agents du BIAS...

- Merci. - dit-elle en secouant sa tête pour sortir de son transe – Je ne fais pas beaucoup la cuisine, je n'ai pas vraiment le temps en temps normal. Je suis contente que cela te plaise. - Avant de continuer elle fit une petite pause pour trouver les mots appropriés – Je... Vais bien. Pardonne-moi. Je n'ai pas l'habitude de me sentir de manière pareille. Je suis toujours satisfaite de ma vie et je vais avec la vague qui m'emporte tout en gardant une tête dure et du courage, mais je ne pense pas être heureuse. Je viens de le réaliser et cela grâce à toi. Je suis... reconnaissante.

S'ouvrir ainsi à quelqu'un qu'elle ne connaissait que depuis une ou deux heures au maximum était pas à son habitude. Celui-ci lui a ouvert les yeux sur sa vie et sur ce que le bonheur pourrait potentiellement être; le bonheur n'était pas là et ce bonheur était loin de sa porté. Une petite larme vient de couler sur sa joue, mais très vite elle l'essuya avec le manche de son pull pour ne pas s'exposer encore plus à la compassion d'un inconnu. Un Wiccan en plus. En se raclant la gorge elle reprit un peu plus de sérieux, car on pouvait bien ignorer la situation de dehors, mais ce n'est pas en faisant l'autruche que les ennuis allaient s'en aller.

- Mange à ce rythme là. Ils sont peut-être dehors, mais ils ne vont pas tarder à frapper aux portes et demander de rentrer. S'ils n'ont pas de mandat de perquisition tu n'aura rien à craindre, dans l'autre cas... - elle se mordit la lèvre inférieure en fronçant ses sourcils, elle laissa échaper un sifflement avant de continuer – du moment que le BIAS ne vient pas ici tu es en sécurité. La police peut-être dupé, mais le BIAS est un peu plus coriace.

Ou dans son cas, tout ce qui lui passait par la tête était “je ne veux pas mentir au BIAS”. Allait-elle mettre sa carrière et ses bonnes relations avec cette organisation à l'épreuve pour un inconnu qui était surement coupable du meurtre? Son derrière était à présent entre deux chaises.

Pourvu que ça ne soit pas le BIAS.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 14 Déc - 20:29

il avalait ce qu'il venait de manger puis observait Izolda. C'est non sans une once de culpabilité qu'il l'écoutait. Qui était-il pour se permettre de faire ce genre de chose. A la base, il n'avait pas réfléchi et avait voulu juste la réconforter. Innocemment. S'il avait su, peut-être aurait-il fait autrement. Ou pas... Izolda le remerciait et c'était à la fois étrange et réconfortant. cette sensation quelque part de pouvoir rendre la pareil. Mais le jeune Wiccan hochait juste avec un petit sourire. parce qu’il savait que les humeurs sont changeantes et que demain elle pourrait changer d'avis sur ce qu'elle venait de ressentir. Dans une grande gorgée de bière il décidait de ne pas trop réfléchir et de prendre les mots pour ce qu'ils étaient. Soit des remerciements. Même si cela pouvait lui sembler beaucoup pour lui comme réaction, il essayait de se mettre dans la peau d'autrui et si elle en venait à cette conclusion ce n'était pas pour rien. alors d'un air rassurant il répondait.

- De rien. Et oui, je trouve ça même très bon...Je ne cuisine pas aussi bien, ma chienne pourrait t'en parler.

Le sujet de la police dehors revenait. C’est vrai que Camille était tout sauf inquiet. En effet à sa yeux rien ne pouvait le lier à cela. Aucun motif valable, très certainement aucune preuve. Et pour voir qu'il était Wiccan il faudrait faire plus que ses papiers d'identités qui collaient assez à sa tête et son âge. Ajoutons à cela qu'il fallait aussi découvrir l'identité de la victime ce qui serait assez compliqué au vu des dégâts. Mais il concédait qu'après tout, on ne sait jamais. Il finit sa dernière bouchée de goret et alla nettoyer sa fourchette qu'il déposa sur le séchoir. D'ailleurs il en profitait pour essuyer son sang sur ses mains. Sa veste en jean n'était pas trop tachée, puis il saurait éviter la police facilement.

- Tu as raison.

Le jeune Wiccan passait une main dans ses cheveux après s'être frotté le visage. On sentait qu'il se préparait à partir. Au fond de lui, il n'en avait pas envie. Cette soirée quelque part avait été si plaisante qu'il avait du mal à se résoudre à déjà dire adieu à cette personne. Mais, son visage ne laissait pas paraitre cela, il essayait de rester neutre ce qui quelque part chez lui était peut-être déjà bien significatif de quelque chose. Camille se mit sur la pointe des pieds puis s'étira grimaçant à la douleur de son bras blessé. c'était ça de partir à la chasse " aux méchants ". Il aurait peut-être de quoi payer son loyer ce mois ci avec ça. Pas mal se dit-il.

Camille récupérait ses affaires qu'il mettait sur lui cette fois sans grimacer gardant la douleur occasionnée pour lui. Après ça ne regardait que lui et l'idée d'être prit en pitié ne lui plaisait absolument pas.

- Bien! Izolda, merci pour ce superbe repas et pour toute ces bières!

Avec un grand sourire il lui tendait la main. Camille était d'un grand respect et on pouvait bien sentir à quel point il était reconnaissant et préférait largement affronter le regard des policiers sur lui dans la rue plutôt que de voir Izolda stressée ou même ennuyée d'une quelconque manière par sa présence. Par son " travail". Loin de là. Avec un grand sourire, une amabilité à toute et épreuve et air réconfortant il lui disait.

- Ne t'en fais pas. Je doute qu'ils viennent, mais tu as raison on ne sait jamais. Au pire, si jamais quoique ce soit arrivait. Je t'ai menacée et tu as vu ce dont je suis capable.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mar 15 Déc - 22:29

Comme ca le jeune garçon avait un familier? Chose assez commune chez les Wiccans, mais elle voulait savoir où sa chienne se trouvait. De plus elle ne voulait en aucun cas le chasser, elle avait un mal dans son thorax et une envie de vomir, rien que de penser qu’elle se retrouvera seule. L’expérience passé avec Camille n’aidait pas, elle voulait savoir qu’elle n’était pas seule aux moins pour un petit instant de plus. Quand il s’étira et commença à faire son mini discours d’adieu elle l’attrapa par la main sans le regarder dans les yeux cette fois.

- Non. Pas maintenant. Je dois juste… me débarrasser de ton assiette et de la fourchette, c’est tout. - elle s’approcha de son séchoir et passa un coup de serpillère sur le plat - Le long de ma rue est certainement fermé et ne rouvrira que demain. Tu ne peux pas non plus sortir avec ton artillerie et ton bras blessé.

Ils pouvaient potentiellement faire une connexion. Elle savait que dans son immeuble les gens étaient blasés des bagarres et ne payaient pas beaucoup attention à ce qui se passait dehors sauf si alertés pour un but précis. Même à présent elle doutait que la majorité d’eux était sortie admirer le cramé; beaucoup d’eux commençaient le travail à 6h du matin. Travail ou une petite excitation? Bref, Izolda voulait risquer sa peau car elle n’avait plus grand chose à perdre, être roi dans un royaume illusoire ne semblait plus lui plaire autant. Quand elle lui dit face, elle frotta son cou, l’air un peu embarrassé car elle sentait qu’elle le chassait alors que ce n’était pas son but.

Tu ne m’a pas agressé. Non, je veux que tu reste. Tu es plus en sécurité chez moi que dehors avec ton sabre et ton bras blessé. Tu peux quitter les lieux demain soir, ils auront surement tout arrangé même s’ils tiendront cet endroit à l’œil.

Finalement elle soupira, c’était vraiment quelque chose qu’elle avait du mal à faire passer par la gorge. C’était mieux d’avoir quelqu’un chez-soi en ce moment que de se retrouver une fois de plus seule. Izolda ne supportait pas d’être seule en cet instant.

- Camille… - elle hésitait, énormément car elle le laissait rentrer là où elle ne voulait pas, par honte - … prends ma chambre ce soir. Je dormirais dans le salon. Je ne peux pas être seule ce soir. Je ne peux simplement pas.

Sa voix etait encore calme et posé, elle faisait un effort monstre à ne pas sangloter, même si elle sentait cette boule dans son larynx. Cette sensation qu’elle avait vécu l’a laissé vulnérable au démon de son passé. Ce n’était pas la faute à Camille, il voulait lui faire un petit plaisir, lui remonter le moral. Il n’avait aucune idée de son passé, il n’était pas clairvoyant et ne pouvait pas savoir qu’elle était une simple droguée de rien du tout et que cette sensation pouvait lui faire revivre ces instants de plaisir inoubliable avec la morphine. Soudain elle se sentit très mal, simplement égoïste. Peut-être que le jeune homme voulait partir et retrouver son chien, se terrer dans une autre cave et laisser le temps passer. Les cliquetis de nombreuses caméras se faisait encore entendre derrière la fenêtre avec le son des voix qui sortaient des radios. Tout cela sur un air de Szymanowski à la radio.
Elle se racla la gorge et le fixa de ses yeux vairons avec un air attristé.

- Je suis désolé, c’est égoïste de ma part. Je ne veux pas te jeter à la porte, mais je ne veux pas non plus te retenir parce que j’ai du mal avec la solitude. Fais comme bon te semble, je te prie.

“La boite sur l’étagère du haut” criait son cerveau. La mémoire que son passé était toujours là pour lui rappeler ses erreurs, mais aussi pour la tenir en garde contre ce qui pouvait advenir si par hasard elle se décidait de revenir à la morphine. Pour la première fois depuis très longtemps elle fût tellement tenté par ce rituel qu’elle avait besoin d’avoir quelqu’un avec elle. Une personne chez elle pouvait faire toute la différence: elle n’aurait jamais voulu exposer son ancienne addiction à un inconnu. C’était presque se dénuder.
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Camille de Briene
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Mer 16 Déc - 9:46

Alors qu'il lui tendait la main pour un au revoir, voilà qu'Izolda attrapait cette même main tendue pour le convaincre de rester. La situation était un peu étrange, pendant quelques secondes il ne savait pas où se mettre. Pas quoi faire ou dire, Camille avait l'impression que le masque était en train de tomber. Cependant les arguments premiers étaient assez pertinents pour qu'il laisse le bénéfice du doute. Se dire qu'au final ce n'était que ça, et quelque part elle devait avoir peur de quelque chose...Peur de la police ? Elle n'avait rien à voir avec la scène du parc, c'était d'autant plus facile à prouver qu'il était très compliqué d'inculper Camille.

Le jeune Wiccan regardait alors Izolda de ses yeux verts dans ses yeux vairons, d'abord interrogateur puis réconfortant. Son air était triste et quelque chose n'allait pas. Il se dit qu'elle devait avoir peur de représailles autres que la police. Peut-être avait-elle peur que ses ennemis du parc viennent se venger sur elle ? Ou peut-être était-ce tout simplement autre chose. Moi quoiqu'il en fut, Camille ne pouvait pas rester insensible à cet air que lui faisait Izolda. C'est alors d'un air réconfortant avec sa bouille de nounours qu'il posa sa main sur le sommet de son crane lui ébouriffant un peu ses cheveux dorés. Sans pour autant semer la zizanie, on reste gentleman après tout!


- Wokay. Mais ressors moi une fourchette, j'ai pas finit de déboiter ton plat.


Pour le moment, il faisait un peu le pitre, il cherchait à voir un sourire sur ses lèvres. Après beeen, il aviserait. Au vu des cliquetis et des flashs en contrebas, demain Camille serait une véritable rock star dans toute la ville. L'Irlandais espérait juste qu'ils trouvent les raisons du pourquoi ce Vampire avait été exécuté. Parce qu'au final c'est ce dont il s'agissait. Ce n'était pas un meurtre, plus une forme de justice. Il se trouva des qualités de psychopathe, ce qui l'amusa énormément au fond de lui. D'un pas lent, il dépassait Izolda puis pliait sa veste sur la table basse gardant son sweat.

- Maiiiis. Tu sais, je préfère les canapés. Pis y a d’autres manières d'inviter quelqu'un dans sa chambre!

Camille était taquin avec son allusion, mais en vrai il n'en était rien. Ce dernier n'était pas en train de gratter quoique ce soit pour obtenir quelconque faveur. Il riait amusé avant de lui faire un petit clin d’œil complice, il lui était tout bonnement impossible de prendre la chambre d'Izolda. Si elle voulait une présence soit, si elle voulait rester à côté de lui sur le canapé soit. Mais même s'il avait su les réelles motivations de son témoin oculaire, jamais il n'aurait prit cette chambre. Pas respect premièrement, puis parce que ce n'était pas dans son mode de fonctionnement. Son espèce de code d'honneur de chevalier blanc. Il se tirait une clope puis allait allumer la hotte avant de se la griller. Camille ne savait pas de quoi, mais il veillerait sur elle ce soir.


Dernière édition par Camille de Briene le Mer 6 Jan - 19:48, édité 1 fois
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Izolda Sokołowska
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Dim 20 Déc - 18:40

C'était peut-être une réaction qui lui semblait étrange quand le Wiccan lui posa sa main sur la tête, une fois de plus dans sa vie elle se sentit comme une enfant, mais soit. Elle n’espérait pas beaucoup de la réaction de Camille, mais le voir gentiment accepter sa demande après avoir perdu son sang-froid était rassurant. Izolda n'était pas tout à fait saine dans sa tête à ce moment précis, mais comme toutes choses elle savait qu'elle allait se sentir mieux demain. Il lui fallait que quelqu'un reste avec elle pour la surveiller un minimum, une raison pourquoi elle voulait que Camille prenne sa chambre. Dans sa chambre était la boite à laquelle elle avait accès.

- Tu peux prendre ma portion, j'insiste – dit-elle en poussant son assiette vers le Wiccan et en sortant une nouvelle fourchette du tiroir – Je n'ai pas faim. J'ai beaucoup mangé cet après-midi.

Elle mentait bien évidemment, mais elle ne mangeait pas après une certaine heure et c'était l'occasion à ne pas louper. Elle réalisa que le laisser prendre sa chambre était presque comme une invitation pas très catholique et en se grattant les cheveux elle eut un petit rire embarrassé. Bien entendu, elle ne voulait pas l'inviter dans sa chambre pour dormir ensemble, si c'était le cas ça n'aurait jamais été un Wiccan. Les Wiccans étaient bien trop proches de son passé, surtout avec le jeune homme qui aurait été le père de son enfant si jamais le passé avait été différent. Des souvenirs qui revenaient assez vite dans sa tête, mais il fallait garder la tête froide. Bien entendu pour ne pas montrer qu'elle mange tel un petit oiseau elle alla sortir une petite cuillère et le yaourt nature du frigo.

Ce n'est pas ça! - bafouilla-t-elle avec des petites rougeurs sur les joues – Je ne veux pas vraiment rentrer dans les détails du pourquoi. Je veux aussi que tu sois en sécurité. De toutes manières les chances que le BIAS ou que la police fasse apparition ici sont basses, mais tu ne peux pas sortir maintenant. Ils te trouveront et avec un bras pareil et ton sabre sur le dos... bref. Demain il y ait plus de chances que tu passes inaperçue. Sauf s'ils restent à patrouiller un petit moment. Nous verrons bien.

La psychiatre soupira avant d'ouvrir son pot de yaourt nature. Décidément elle n'avait pas faim du tout, elle sentait la déprime l'engouffrer et rien n'allait changer. Sauf si elle ressentait cette chose une fois de plus et quitte à demander Camille de le refaire, elle pourrait avoir ce sentiment bien plus longtemps si elle alla vers la boite dans son armoire. Cela faisait des lustres qu'elle ne sentait pas l'envie d'aller vers cette boite, mais voilà qu'un jour il fallait qu'elle se sente tenté. C'était là un obstacle et un défi commun de chaque ex-junkie, mais elle voulait croire qu'elle était plus qu'une ex-junkie.
Elle le voyait plier son sweat sur la table basse et quand elle le vit s'approcher une fois de plus vers la hotte elle revint sur le canapé, en entamant son pot de yaourt lentement. Décidément il aimait fumer, ce qui ne dérangeait pas autant la blonde à ce moment. Après tout, chacun ses vices. Izolda semblait épuisé mentalement, mais changer de sujet était chose dû si elle ne voulait pas se retrouver à expliquer encore plus pourquoi elle voulait qu'il reste chez elle.

- Tu disais avoir une chienne. Je sais que chaque Wiccan a un familier pour filtrer les énergies magiques en quelque sorte, mais où est-t-elle?

C'était là quelque chose qu'elle voulait savoir. Elle se dit qu'il ne pouvait pas habiter bien loin s'il n'était pas avec sa chienne, si en effet celle-ci était utilisé en guise de familier. Après tout ce n'était pas forcé, mais dans ses recherches, chaque Wiccan avait un animal si quelque chose tournait mal. Peut-être Camille avait-il trop d'affection pour son compagnon.
Elle se blottit dans le coin de son canapé, les jambes recroquevillés contre son torse, avec un petit bâillement, en attendant les réponses de son invité; entre deux taffes de cigarettes.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite   Lun 21 Déc - 21:44

Amusé, il lui faisait une tête satisfaite voyant que son humour était passé. C'est vrai qu'elle était marrante à rougir, pour le coup l'Irlandais s'était dit qu'elle avait dû imaginer la situation pour en rougir à ce point. Et c'est précisément ça qui l'amusa, car après tout il n'y avait certainement pas lieu d'envisager les choses de cette manière. Loin de là, même si c'était un homme il était tout sauf affamé de chair à ce point. Le Wiccan préférait largement déguster sa bière et sa clope puis s'amuser et rire grassement. En quelque sorte Camille ressemblait un peu aux hors la loi des films, ceux pour lesquels on a de la sympathie. En le voyant l'on pouvait s'imaginer une vie de rebelle pleine de rebondissement, excitante à souhait.

D'ailleurs il y avait bien de ça dans sa vie. Vivre avec le risque, calculé certes. Mais vivre avec tout de même. Et c'était le portrait qu'on pouvait brosser de lui. Le jeune rebelle qui s'attire la sympathie par son comportement. Celui à qui on trouve des circonstances atténuantes à ses crimes car on sait qu'il n'est pas mauvais. Quelque part même on s'imagine que derrière cela, il y a une forme de justice. Et c'était vrai, du moins aux yeux de Camille. Il chassait des Outres, en hors la loi, mais pour rattraper ceux que la loi ne trouve pas. Et en bon hors la loi sympathique aux yeux du public, il n'avait pas peur de la police. Ni du BIAS. Il répondait alors à Izolda avec le sourire.

- Ouaip. J'aviserai demain matin, ça se sera surement tassé.


Ah oui sa chienne Tara. Voilà un sujet de conversation amusant. Cette chienne était sa seule amie qui lui restait de son passé. Impossible pour lui de se résoudre à s'en servir comme fusible. C'est la raison pour laquelle sa Leonberger pure race ne l'accompagnait que rarement en mission. Il craignait trop pour sa vie. Quand Camille parlait de sa chienne, son visage s'illuminait. On sentait une certaine fierté. Il commençait alors à remettre une volée au chow mein tout en dévoilant qui était sa chienne.

- Oui, j'ai une chienne, une Leonberger. Une espèce de trèèèès gros chien. Offerte par mes deux sœurs. C'est une casse-cou, ronchon, possessive au caractère de merde. Maiiiis loyale. Disons que vu les circonstances de ce soir, je l'ai laissée à la maison. C'est ma seule vraie amie que j'ai ici.

Que des défauts de cités. Et des étoiles pleines les yeux. Il tenait à sa chienne peut-être plus qu'à certains humains. Clope au bec il sortait son porte monnaie dont il extrayait une photo et filait à Izolda. On y voyait la chienne debout sur les pattes arrière dépassant le maître de quelques centimètres avec deux jeunes filles à côté. Surement une photo d'anniversaire de la chienne, ce genre de photo qu'on prend pour voir comment à grandit le dit animal.

- J'te la présenterais à l'occasion. Elle est assez vache pour se coller plus aux dames qu'à moi. Pour créer la jalousie chez moi. * il se marrait *
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Rencontre fortuite

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