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 Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]

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Asch Räder
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 5 Avr - 12:15

Asch observait Cooper avec un air vague, paumé, qui exprimait sa difficulté à suivre le flot ininterrompu de paroles qui sortait de la bouche de l'humain. Ses gestes étaient finalement plus efficaces que ses paroles pour plusieurs raisons différentes : d'une, on l'avait dit, Asch était plus sensible au toucher qu'aux mots, et de deux, il était dans un état tel que ses capacités de réflexion ne lui permettaient plus d'analyser pleinement tout ce qu'on pouvait lui dire. Une bonne moitié de ce qu'on pouvait bien lui raconter passait donc à la trappe.

Ça ne signifiait pas que Cooper parlait dans le vide, loin de là. Tout comme on avait dit des choses à Asch qui avaient précipité sa chute mentale au préalable, le norme, doté de cette chance incroyable qui lui avait permis de survivre jusqu'à là malgré son entourage chaotique ainsi que de l'intuition aiguë qui allait avec, avait trouvé exactement quoi dire pour ramener le métamorphe sur le rivage de sa propre conscience.

Accroché comme une huître il ne laissa pas Cooper s'extraire de son étreinte, qui durant un moment resta la seule chose qui lui permettait de ne pas retomber dans la folie. De ne pas hurler. De ne pas éclater d'un rire malsain tandis qu'il aurait tenté de s'auto-mutiler avec les ongles à défaut de mieux. C'était impossible de le regarder dans les yeux car il observait le sol, les yeux écarquillés. Sa bouche voulait émettre un cri silencieux mais son esprit était trop accaparé par les tentatives que faisait le norme pour lui remettre les idées en place. Il était en train de lui dire qu'il valait quelque chose..? Il se comparait à lui ? Est-ce qu'il était sérieux ? Est-ce qu'il ne disait ça que pour essayer de le calmer ? La main dans sa nuque semblait vouloir dire le contraire, mais était-il sincère ?

Cooper se contorsionna pour réussir à produire un contact oculaire, et il fut probablement capable de lire le doute dans le regard d'Asch, bordé par un océan de détresse humide. Son père était un connard mais ce n'était pas ce qui interdisait à Asch de vivre ? Un gémissement lui échappa. C'était pas l'idée. Il avait fait de son mieux pour être une meilleure personne que cet enfoiré inconnu à cause de qui tout était arrivé. Le reste était difficile à comprendre. Fouillis. Il secoua la tête. Il n’arrivait plus à écouter.

"... Mais je fais comme lui je vaux pas mieux... J'aurais pu faire pareil et pas m'en rendre compte... J'y arrive pas... Je suis un putain de danger public..."

Il frissonna lorsque le front de Cooper vint se mettre en contact avec le sien, coupant court à ses élucubrations tremblotantes. Leurs regards s'ancrèrent pour de bon. Asch vacilla. Il ne tenait maintenant plus que par cet unique lien. Le norme toucha juste à plusieurs reprises, ainsi qu'en témoignait la lueur hésitante dans les yeux du métamorphes qui, clairement, appelaient à l'aide. Il cherchait un point d'ancrage. Quelque chose, n'importe quoi, qui lui permettrait d'avoir une idée de ce qu'il devait faire si jamais on ne l'autorisait pas à mourir pour en finir plus vite avec le désastre que représentait son existence. Ami. Pas tout seul. Est-ce que c'était vrai ? Il l'avait cru mais maintenant il avait l'impression que ce sentiment d'appartenance avait été illusoire. Il emmerdait tout le monde. Tout partait en steak de sa faute. On essayait de l'aider mais il brisait tout ce qu'il touchait... Il hésitait à chercher les deux autres des yeux. Il entendait leur respiration. Leur présence éclopée, abîmée, était la preuve même de sa nocivité. Seulement l'intensité qui se dégageait de la présence de Cooper était si forte qu'il était incapable de détourner le regard et encore moins d'arrêter de l'écouter.

Un but dans la vie... C'est vrai qu'il n'en avait pas, ou du moins aucun autre que de réussir à contenir correctement ce foutu danger qu'il représentait. Ce but là lui paraissait à l'heure actuelle inatteignable. Son échec était impardonnable. Et pourtant Cooper lui demandait de l'ignorer. De considérer qu'il avait besoin de lui. L'idée le heurta de plein fouet. Elle le foudroya et une longue fissure se forma dans son mental. Il eut l'impression de se détacher de lui-même. Il y avait la boule de nerfs en bas. En haut, des pensées lentes et détachées hallucinaient au gré d'un rythme monotone. Besoin de lui. On n'avait jamais eu besoin de lui. Il avait toujours été l'indésiré de service. Il avait commencé par être de trop dans le ventre de sa mère... Puis dans la famille. Puis dans tous les cercles desquels il avait tenté de faire partie, le dernier en date étant la communauté métamorphe de la Nouvelle Orléans. Il y avait des bras qui tenaient Cooper fermement et il se rendit compte qu'il s'agissait toujours des siens même si à cet instant précis, il avait presque l'impression qu'ils avaient enfin été séparés de son corps, ainsi qu'il avait supplié qu'on l'aide à le faire.

Besoin de lui. Cooper avait besoin de lui ? Vraiment ? L'information enfla dans sa tête jusqu'à devenir proéminente et lui faire oublier tout le reste. Elle se mua en émotion, si violente qu'il dut rester prostré pour éviter de tomber en morceaux. Si violente... Intenable. Ses réflexes agirent d'une façon encore jamais expérimentée. Une transformation se déclencha, réponse hagarde à la bouillis palpitante qu'il avait l'impression d'être devenu. Mais ça n'était pas comme d'habitude. Le loup n'avait pas la force d'être en colère et il n'en avait pas envie non plus. Il voulait appartenir. Il voulait avoir un foyer, il voulait être désiré, il voulait qu'on ait besoin de lui. Ses aspirations allaient pour une rare fois dans la même direction que celles de l'humain. Les deux se mêlèrent, oubliant leur différent habituel alors qu'ils tendaient vers cet objectif vital. Appartenir. Asch n'avait pas le caractère d'un loup solitaire. Il avait toujours eu besoin d'une meute, et Cooper lui offrait ce qu'il avait eu l'impression de se faire voler dans les minutes qui avaient précédé l'accident. C'était probablement ce qui en avait été l'origine.

C'était agréable. Cette transformation était agréable. Les émotions horribles de l'humain diminuaient d'intensité, mais il en restait juste suffisamment pour qu'il comprenne ce qui lui arrivait. Il se changeait en loup mais il n'avait pas envie de manger. Ni d'attaquer. Il voulait appartenir. Cooper était son ami. Il cala sa tête dans son cou après lui avoir léché la joue, ce qui était à la fois étrange... Et étrangement naturel et à propos.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 5 Avr - 13:05

Cooper se livrait à coeur ouvert. Il sentait la présence de la blessée et de Alice, transformée en Grizzly, les deux commençant à remuer de nouveau. Mais il ne pouvait détourner son regard de Asch, tendant son esprit, ses émotions, tous ses gestes et tout ce qui le constituait, vers son ami en détresse qui, peu à peu, semblait essayer de se redresser mentalement, malgré le désespoir qu'il pu lire dans ses yeux quand leurs regards se croisèrent. Dans son esprit, le Norme fut en proie au chagrin de le voir ainsi, mais sa force combative -qui ne servait pas qu'à survivre aux altercations de rue auxquelles il participait parfois- cette force le poussait en avant, ses bras serrant le Métamorphe alors même qu'il le sentait se transformer. Est-ce que le loup rouge allait hurler de rage ? Est-ce qu'il allait replonger brutalement et l'agresser ? Cooper était à peu près certain de pouvoir tenir une minute ou deux, grand maximum, mais il ne s'en sortirait pas indemne. Pourtant il voulait continuer d'avoir confiance et son regard brillant demeura rivé au visage devenu gueule, dont le museau vint frotter contre son nez, avant qu'un coup de langue ne dépose une bave tiède sur sa joue. La tête de l'animal se lova dans le creux de son cou, se calant sur son épaule alors que le Norme enlaçait plus correctement le loup, laissant échapper un bref rire teinté d'un soulagement certain. Asch était là, il était bel et bien là et, en quelque sorte, il reprenait le contrôle, probablement à sa façon. N'étant pas un Outre et encore moins un Métamorphe, l'humain n'avait pu que se renseigner au fil des années sur les sensations qu'éprouvaient ceux qu'il connaissait, posant des questions sur l'animal en eux, comprenant qu'il y ait deux pensées dans un seul corps, comprenant la difficulté que cela pouvait représenter de ne pas réussir à concilier les deux... Mais là, son ami était en train d'y arriver, parce que sinon il se serait déjà jeté sur lui pour le dévorer ou quelque chose du genre. Les mains de Cooper passaient doucement dans le pelage du loup, en des caresses apaisantes le long de son encolure et de son flanc, savourant ce contact en s'apaisant lui-même.

- Je suis content de te revoir Asch.

Dit-il avec un sourire, laissant échapper un soupir avant de tourner la tête, voyant la jeune femme blessée commencer à se redresser avec l'aide de Alice, Alice qui avait su veiller sur elle malgré son propre état de stress... Il allait falloir s'occuper d'elle aussi, elle avait sans doute été durement secouée et Cooper espérait qu'il n'y ait pas de trop graves séquelles. L'étreinte avec le loup dura encore quelques longues dizaines de secondes, puis le Norme se redressa sur ses jambes, souriant à l'animal en passant une main sur le dessus de sa tête, flattant un peu son pelage.

- Tout ira bien maintenant, tu verras. Le plus dur est derrière toi, mais tu as réussit à ne pas te perdre pour de bon et ça, tu peux en être fier. Même si tu auras un peu de mal le temps de te retrouver, t'as déjà fait ce qu'il y avait à faire, Asch.

Il reporta de nouveau son attention sur les deux femmes, puis après s'être assuré que le loup allait effectivement un peu mieux, amorça un pas vers elles.

- Viens maintenant, nous devons finir de les aider.

S'approchant de Alice et de la blessée, le Norme avisa -enfin- le trousse de secours posée au sol et se pencha pour la prendre, secouant la tête en voyant la femme se lever.

- Non, vous devez rester allongée le temps qu'on vous soigne. On vous emmènera voir un médecin ou ce que vous voudrez ensuite, mais d'abord faut panser ce qui peut l'être. Vous êtes une humaine ou une Outre ?

Autant demander tout de suite, car ce n'était pas parce qu'elle possédait une beauté particulière qu'elle était forcément surnaturelle. Cooper hésita, puis vint poser une main sur le pelage du Grizzly, inspirant un coup avant de lui parler, sourire indécis aux lèvres.

- Alice ? Tout va bien Alice, il n'y a plus de danger... Merci pour ton aide, mon amie.

Sans elle il n'aurait pu gérer à la fois la détresse suicidaire de Asch et l'hypothermie de la jeune femme salement amochée. Bordel, il paierait cher pour avoir des ambulanciers et de vrais secouristes ici avec lui.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 5 Avr - 21:27

L’ascension en position bipède fut plus difficile que prévue. Beaucoup. Son bras bien que valide était faille, et se hisser fut une expérience délicate. Elle eut cependant loisir de remarquer le loup redevenu loup au travers ses yeux larmoyants de froid et de douleur. Déplier son buste, fit comme une nouvelle déchirure dans son ventre, elle regarda le sang noirâtre autour de son nombril, qu’elle ne distinguait pas d’ailleurs. En effet de nouvelles traînées d’un rouge plus incandescentes se dessinaient çà et là, comme des griffures de chat, au milieu des plaies noires et pourpre. Elle frissonna et se rendit compte que ce qui l’avait recouvert était à ses pieds. C’est là seulement qu’elle reprit conscience de sa nudité. Pourtant l’ours tout doux la maintenait et s’embler prêt et apte à l’aider, c’était plutôt comme un soulagement. C’était même agréable.
Le gentil et beau jeune homme sauveur – elle ne lui en serait jamais assez reconnaissante- venait vers elle et se pencha. Il tenait une trousse de secours, cela la rassura aussi. Mais elle préférait rentrer à dos d’ours chez elle. Au chaud.
Ah. Il fallait s’allonger. Mais elle ne savait plus que faire, elle était un peu perdue même si elle comprenait tout à fait la situation actuelle. Cependant ce à quoi elle aspirait, c’était son lit et son chauffage. Elle avait vu assez de monde pour ce soir d’autant plus qu’elle trouvait que la soirée avait suffisamment mal tournée. Elle qui voulait sortir et s’épouser avec le monde des Normes, voici qu’elle avait agrandit son cercle de relation : du loup, de l’ours, un beau-gosse, les présentations pouvaient s’arrêter là, ça suffirait bien assez.

Ah ? Normes ou Outre ?
C’est une question qu’on ne lui avait jamais posé. C’est vrai, elle connaissait les lois, tout ça, elle les avait vu apparaître, après les grandes répressions auxquelles elle avait également assisté. Mais jamais, en tant d’années d’existence on ne lui avait demandé cela. Soit ils avaient toujours su –fichue trace- soit… Soit… Il n’y avait rien à savoir.
Il fallait qu’elle réponde mais quoi ? Et puis, il était quoi lui ?
Oh, et puis à quoi bon, il traîne bien avec un grizzli, et fait des câlins à un mec qui vient de se transformer en loup dans ses bras. De toute façon, un Faë ne ment pas, mais, allons, quelle drôle de question !
« Heu… Outre… »

En disant cela elle s’allongeait à nouveau, avec beaucoup de douceur et de précaution au sol pendant qu’il hésitait face à sa bouillotte personnelle grandeur XXL. Il est vrai elle avait mal, mais qui allait voir ? L’hôpital, ferreux de brancard et de piqûres, que pouvait-il y faire ? Il fallait la soigner, et elle-même n’avait aucune idée comment.
« Je veux juste mon lit. » Balbutia-t-elle comme pour elle-même, ignorant s’il l’avait entendu.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 6 Avr - 5:15

Tout en tenant l’humaine à l’odeur agréable d’herbe fraîche, le grizzly regarde avec satisfaction les échanges de l’homme et du loup. Bien qu'elle soit le frère-des-hommes, c'est avec le loup que l’Homme a toujours sur le mieux communiquer. Les anciens disent qu'il y a une connexion entre eux deux. Elle regarde le processus. Il lui semble même entrapercevoir les portes de la plaine des esprits et l’âme du loup-de-feu en revenir doucement pour réintégrer son corps d’où la bestialité l’avait chassé.

Enfin la paie commence à être envisagé pour ces deux caractères de cochons. Un bruissement de feuilles dans les arbres rend la scène encore plus mystique dans ce lieu. Et se sont les esprits eux même qui viennent assister, satisfaits, à la réconciliation entre les deux êtres. Des loups, des hommes, des félins, des ours… Tous accompagnent les derniers pas du loup-de-feu jusqu’à sa première transformation volontaire et non violente.

L’humain caresse le loup au pelage et au tempêteraient de feu. Il profite de ce contact avec un animal aussi mystique qu’est le loup vénérant la lune pour une raison millénaire, puis il se tourne vers elles et approche accompagner du loup-de-feu.

D’abord il parle à la fille, lui conseillant de rester allongé. Mais le grizzly n’est pas d’accord. Quand on est si faible, il ne faut surtout pas rester au dm à la merci des prédateurs et des opportunistes. De plus, il n’y a plus rien à penser au niveau du bras qui était le plus alarment, tout ce qui pouvait être suturé a été fait dans les meilleures conditions d’hygiènes possibles au vue des circonstances, et toutes les plaies ont été bandées. Qu’est-ce que quelqu’un qui n’est pas formé à la médecine humaine peut faire de plus si ce n’est changer les bandages souillés après avoir désinfecter à nouveau ce qui se trouvait dessous ? Ah si. Il peut encore finit de nettoyer le ventre. Mais les plaies sont plus superficielles qu’elles en ont l’air.

Puis il pose une main sur la bête qui émet un calme son sans même ouvrir la gueule pour signifier qu'elle reconnaît le contact et qu'elle l’accepte. Elle va même jusqu’à se frotter sur ce bras tendue. Il lui parle mais les mots n’ont pas d’impact. Le sens en est vidé. Il la remercie, mais ce n’est pas utile puisque se sont les esprits qui l’a guidé à elle. Il l’appel amis, mais un animal solitaire ne connaît pas ce sens. Elle sait à quoi cela correspond pour les autres mais ce mot ne s’applique pas à son espèce. Peut être Cooper a-t-il voulue déclencher une réaction humaine chez “Alice”, malheureusement, les yeux du grizzly restent vides de toutes trace d’humanité.

Elle a comprit une chose : son travail est finie. Elle a fait ce qu'on attendait d’elle et elle l’a bien fait. L’humain n’a plus besoin d’elle, et il s’occupera du reste. S’il en est sûr, alors elle peux partir. Oh pas bien loin les alentours lui appartiennent. Une petite baignade serait la bienvenue pour se décrasser du sang sur son pelage. Le point d’eau à côté de la cabane sera parfait.

Elle gronde de satisfaction, frotte une dernière fois sa tête sur l’humaine pour la rassurer. Elle approche du loup pour le renifler. Elle connaît cette odeur. Elle lui rappel des souvenirs plus ou moins agréable, elle n’en est pas certaine. Se laissant tomber au sol dans un grand bruit sourd elle roule sur le dos et présente son ventre au canidé. Elle ne sait pas pourquoi mais c'est la chose à faire. D’amusement et agite son popotin de droite à gauche, ruinant la végétation au sol.

La boue aussi il faudra la laver. Ah oui ! Le bain ! Sans prévenir, elle se lève brusquement d’un bond et détale sur deux foulées avant de se retourner. Gronde gentiment une dernière fois. Peut n’a-t-elle pas comprit les mots de l’homme et ne doit-elle pas encore partir. Elle s’assoie sur son derrière et attend.



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Asch Räder
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 6 Avr - 10:08

Asch gardait les pattes résolument posées sur les épaules de Cooper et son nez ne quittait plus son cou. Il sentait les mains du jeune homme caresser son pelage et bien qu'elle ne fut plus entièrement nouvelle, c'était une sensation étrange. C'était la première fois qu'il se sentait à la fois loup et humain comme à ses précédentes transformations, l'absence de contrôle l'avait empêché de garder l'accès à ses souvenirs et encore moins à ses émotions. Il n'y avait eu que l'instinct, et cette rage dévorante dont il était provisoirement vidé. Ca ne voulait pas dire que tout allait bien. Il se rendait compte que ce qu'il venait de faire une fois dans des circonstances si particulières, il n'y arriverait peut-être pas les prochaines. Il n'avait aucune idée de la façon dont il s'y était pris. Ca avait été un réflexe de survie destiné à contrôler ses émotions paralysantes. Néanmoins il n'était plus capable d'autant anticiper et heureux de laisser le mental du loup contrôler ses angoisses, qu'il pouvait de ce fait observer avec un recul inhabituel. Dans l'immédiat il n'y avait plus aucun risque et donc, plus aucune raison de paniquer. Il devait s'en tenir à cette constatation. Le reste de ses états d'âmes attendraient qu'il ait pleinement récupéré l'esprit d'un bipède.

Il poussa un gémissement en guise de réponse aux paroles rassérénantes exprimées par l'humain. Asch n'était pas certain de pouvoir dire qu'il s'était retrouvé, mais il avait indubitablement trouvé quelque chose tout court. Une parcelle de lui qu'il connaissait mal, faute d'y avoir été confronté à l'époque où il aurait normalement dû la découvrir. Il laissa un nouveau coup de langue sur la joue de son ami, dont les gestes devenus lâches signifiait qu'il comptait mettre fin à leur étreinte. Ca ne plaisait pas beaucoup à Asch, qui eut subitement froid malgré son pelage épais, mais lorsqu'il tourna la tête et observa l'état des deux autres, il se fit une raison : il y avait plus urgent que son propre mal-être. Surtout maintenant qu'il était devenu contrôlable. La main du jeune homme s'attarda dans les poils qui recouvraient le dessus de sa tête, qu'il leva en tirant la langue en signe de satisfaction. N'étant pas un chien il la remballa bien vite, ses yeux trop profonds pour être totalement animaux ancrés dans ceux qui essayaient de lui faire croire que le plus dur était passé. Il répondit pas un doute silencieux puis éternua avant de s'ébrouer, comme pour chasser ces pensées parasites. Il n'était pas aussi certain que Cooper de ce qu'il avançait. Cependant ils avaient mieux à faire que de se poser ce genre de questions tout de suite.

S'éloigner de Cooper était angoissant, si bien qu'il resta collé au plus près de ses jambes dans la limite du raisonnable, pour ne pas entraver ses mouvements. Asch leva la tête dans la direction du jeune homme qui demandait à la blessée de se recoucher. Mais Asch avait été là, même si dans un état second, et il savait que les plaies ne demandaient plus ce genre de soin. Il fallait l'emmener ailleurs. Il gratta sa jambe pour tenter de le lui signifier. Un glapissement étrange lui échappa. C'était une sensation très bizarre, de ne plus pouvoir parler. En temps normal ça aurait dû l'effrayer mais pour une raison ou pour une autre, cette fois, il se contentait d'accepter que son corps soit différent et qu'il lui faille passer par d'autres biais pour s'exprimer.

Oreilles aplaties il leva les yeux sur sa victime mais n'osait pas s'approcher d'elle malgré l'envie qu'il avait de lécher ses plaies pour réparer ce qu'il lui avait fait. Il se souvenait qu'elle avait refusé son aide une fois. Sous cette forme encore plus que sous l'autre elle avait toutes les raisons d'avoir peur de lui et il ne voulait pas la soumettre à un stress inutile en lui imposant sa présence. Il allait donc se contenter de regarder et, éventuellement, de faire ce qu'on lui demandait. Ce n'était pas son genre d'arborer un comportement aussi soumis, mais il se sentait vraiment très mal et très coupable. Il aurait fait n'importe quoi pour se rattraper, quitte à envoyer sa fierté valser dans les ronces. D'ailleurs elle avait suffisamment été baffouée ce soir pour qu'il se moque de ce qui pourrait advenir de ses restes.

Alice s'approcha de lui et ce n'est qu'à ce moment là, lorsqu'il croisa son regard, qu'il comprit que les rôles avaient été échangés. Il était face à un ours. La Combattante avait été submergée par son totem, probablement incapable de tenir la situation sans laisser son esprit partir à la dérive. Ça c'était juste beaucoup moins vu car, contrairement à lui, lorsqu'elle perdait le contrôle, elle ne déchiquetait pas tout ce qui bougeait.

Constater l'animalité de l'ourse lui fit tout de même peur. Encore une fois ses oreilles s'aplatirent en arrière et ce n'est que nerveusement qu'il répondit à sa prise de contact en reniflant un peu. Muscles tendus, il était prêt à déguerpir si quelque chose tournait mal. Il espérait que Cooper saurait lire son langage corporel et comprendrait ce qui était en train d'arriver.

Alice roula sur le dos. Elle n'avait pas l'air de vouloir devenir agressive et semblait même plutôt amicale à son égard. C'était étrange de voir une ourse adopter ce qui ressemblait à une posture de soumission pour un loup. Il était encore trop humain pour que cela devienne sa préoccupation principale, cependant. Ses oreilles se redressèrent mais il n'était pas entièrement rassuré. Il laissa un coup de tête bourru dans le cou de l'autre animal tandis qu'il émettait un grognement faible, comme pour essayer de la faire revenir à elle. Le comportement revêche et maladroit de son alter ego primate était en train de déteindre sur le canidé.

Alice se releva et s'éloigna. Asch retourna se lover dans les jambes de Cooper, autour desquelles il s'enroula presque en émettant un nouveau grognement inquiet. Quelque chose n'allait pas. On n'en avait pas encore terminé.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 6 Avr - 14:24

Asch était tranquillisé, mais il n'était pas encore totalement rassuré et Cooper le compris en sentant le loup demeuré collé à sa jambe, se déplaçant à ses côtés comme s'il craignait de le voir disparaitre sans crier gare, ce qui ne dérangea pas pour autant l'homme qui s'approcha pour de bon, récupérant la trousse de soin avant de constater ce que les autres savaient déjà : des bandages se trouvaient déjà en place, même si le sang avait coulé et que tout était à refaire. Cependant les retirer ici et maintenant ne servirait à rien, car c'était d'un lieu aseptisé dont la blessée avait besoin pour s'assurer de nettoyer ses plaies et de changer les bandages sans risquer de transmettre involontairement des germes. Le Norme réalisa à quel point il avait lui-même été profondément perturbé par tout ça, mais chassa cette pensée pour sourire à la jeune femme, l'arrêtant avant qu'effectivement elle ne se rallonge et lui offrant son épaule en appui mais, constatant le risque de douleur, changea de tactique. Après avoir caressé le grizzly qui émit un son presque tranquille à son tour, il sourit doucement et ramassa sa veste au sol, la tendant à la jeune femme.

- Tenez ça contre votre corps comme une couverture.

Il attendit qu'elle s'exécute, puis la souleva délicatement dans ses bras, prenant garde à ne pas faire de mouvements brusques de peur de rouvrir une blessure ou, à tout le moins, de raviver de vives douleurs. A côté de lui, Alice et Asch jouaient un étrange ballet qui lui échappait, juste avant que la Métamorphe ne s'éloigne pourtant, cavalant de sa démarche faussement pataude en direction de l'orée des arbres, s'arrêtant pour les regarder... non, pour LE regarder, car le Norme avait l'étrange sensation que c'était lui qu'elle fixait. Le loup s'enroula de son côté entre ses jambes, manquant de le faire tomber et gémissant d'une manière laissant penser à de l'inquiétude ou de la peur, lui-même ne pouvant vraiment deviner, n'étant pas Métamorphe.

- Tout va bien Asch, c'est finit maintenant.

Non, Cooper ne comprenait pas, il était lui-même plus secoué que ce qu'il reconnaitra jamais par la suite, mais il reporta son attention sur le grizzly qui le fixait avec l'envie évidente de déguerpir, lui souriant avec tendresse.

- Merci Alice, tu peux y aller maintenant, je m'occupe du reste.

Elle devait avoir besoin de s'isoler un peu, de rester sans doute sous sa forme animale, pensant que c'était ainsi que les Outres géraient leur stress et ne désirant pas l'en empêcher, ne connaissant pas toutes les subtilités ayant trait aux Métamorphes. Ainsi alors que Alice s'éloignait de son côté, le Norme reporta-t-il son attention sur la blessée dans ses bras qui, fort heureusement, n'était pas bien lourde.

- Vous aurez votre lit bientôt mademoiselle, mais d'abord va falloir qu'on fasse changer tout ça pour que vous ne mettiez pas de sang partout dans vos jolis draps.

Il lui offrit son plus beau sourire charmeur et jeta un regard à Asch, s'assurant qu'il reste à ses côtés alors qu'il commençait à s'éloigner de la zone de sinistre.

- Je m'appelle Cooper et je suis un ami, d'accord ? Et vous, comment vous vous appelez ? Est-ce que vous avez quelqu'un à qu'il faut téléphoner lorsque vous êtes blessée ? Et est-ce que vous préférez voir un médecin ou aller dans une clinique ou quelque chose d'autre ?

Il avait bien conscience que cela faisait beaucoup pour quelqu'un qui venait de subir un tel traumatisme et dont l'esprit avait manqué de partir vagabonder pour de bon dans les limbes de l'inconscience, mais le Norme ne pouvait guère faire mieux. Il avait son téléphone sur lui, une fois arrivé à l'orée du Bayou, il pourrait appeler des secours si besoin ou, à tout le moins, une de ses nombreuses connaissances pour qu'elle l'emmène là où il aurait besoin d'aller. Son pote chauffeur de taxi serait parfait et il pourrait toujours le lui rendre plus tard.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 6 Avr - 18:46

Madel ne comprenait pas bien tout ce remue-ménage soudain. Ils n’étaient peut-être que quarte au beau milieu de cette grande étendue, elle trouvait que ça faisait beaucoup. Elle recevait, bien consciente toutes les informations mais ne parvenait pas très bien à les trier. Il y avait énormément de bordel autour d’elle.
Elle regarda, bécasse, un instant, la veste qu’on lui tendait, puis, sur ses jambes tremblantes elle empoigna de toute sa force la veste. Les phalanges de sa main valide blanchissaient –si cela était possible- plus encore autour du tissu dont elle se couvrit tant bien que mal, le tenant, paume grande ouverte, sur sa poitrine. Le tissu flottait devant elle et elle sentait le froid lorsqu’on pris la décision de la porter. Jusqu’à son lit espérait-elle, elle voulait dormir.
L’ourse fit mine de s’en aller, et voyant le mastodonte se redresser, sa stature impressionnante, sa démarche… Elle frissonna, c’était un animal incroyable et carrément massif qui imposait le respect. Une vieille peur, comme une peur d’enfant, mêlée du récent traumatisme, naquit à nouveau dans sa poitrine, flambant ses poumons et son cœur. Elle vit le loup qui semblait si… Si… Désolé, impuissant, presque pitoyable bien que flamboyant. Cette peur continuait inlassablement, le goût de l’injustice dans la gorge aussi.
Subitement, derrière le flou qu’il l’habitait quelque chose semblait ne pas aller, la douleur, lancinante, certainement. Mais ce ballais d’animaux sauvages. Qui s’en vont. Qui attendent. Qui montrent le ventre et s’enroulent aux pieds comme des toutous. Madel n’y comprenait rien, et bien que tout soit dans le calme, cette agitation lui vrillait la tête. Il faisait un peu plus chaud contre le garçon, sa voix la tira de se rêverie et lui permis de se concentrer sur autre chose que son mal de crâne et ses blessures douloureuses.

Elle allait répondre, protester, elle voulait rentrer chez elle, comment cela pas tout de suite ? Mais à peine eut elle entrouvert les lèvres que le sourire du jeune homme la désarma tout à fait. D’ailleurs, son regard n’attendit pas, vérifiant d’un geste où étaient les bêtes sauvages. Il se mit en route et cela fit une forte drôle d’impression à Madel d’être portée ainsi. Cela lui parut profondément étrange, elle qui avait l’habitude de gambader nuitamment se retrouver dans des bras pour la soulever. Ce n’était pas naturel à son caractère, et, bien que très faible, elle eut un peu honte de l’état dans lequel elle se trouvait…. Il la tira à nouveau de ses rêveries.
Cela fit décidément beaucoup de questions d’un coup. D’autant plus que Madel trouvait qu’il y avait assez d’agitation comme ça, sans en rajouter. Sa tête subissait les assauts d’une vilaine migraine, sa gorge était sèche comme un désert, nouée, elle avait un goût amer et ferreux dans la bouche, sans parler du reste qu’on connait tous bien. Non, décidément, être assaillit de question ne lui plaisait pas trop. Elle ferma fort les yeux un instant, juste le temps de respirer fort, e bien gonfler ses poumons, se concentrer sur son inspiration pour oublier la nausée insidieuse et le mal de crâne qui la tenaillait. Elle ne sait pas combien de temps avait duré son petit manège, peut-être pas longtemps, lorsqu’elle expira.

« Enchantée. » Lâcha-t-elle avec un faible sourire, mais c’était le mieux qu’elle put.
« Je m’appelle Madëlinörva. Et non, non, je veux vraiment rentrer chez moi. On s’en moque des draps, je le changerais quand j’irai mieux. »
Elle avait dit tout cela d’une voix fatiguée, faible, mais audible. Le tout dans un seul souffle, d’une seule traite. Besoin de s’exprimer urgent et d’un coup, pour ne pas ressentir le raclement de gorge, ce désert incandescent et le goût écœurant trempant sa mâchoire. Elle avait parlé vite, avant qu’une des douleurs qu’elle collectionnait actuellement ne se déclenche et la coupe dans son élan.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 6 Avr - 19:45

Le loup émit un autre grognement, légèrement plus agressif, lorsque Cooper tenta de le rassurer. Ses yeux courroucés cherchèrent ceux du norme et on pouvait y lire ce qui sur un visage humain aurait ressemblé à de la contrariété, voire à de la frustration. Bien que fragilisé, Asch avait toujours aussi mauvais caractère et il supportait donc relativement peu que le norme ne comprenne pas où il voulait en venir. Il lui envoya un coup de tête dans le genou (... léger, le coup. Pas au point de ce qu'aurait fait une chèvre en somme, sans quoi on aurait parlé du mauvais métamorphe) pour tenter de lui faire comprendre qu'il était sérieux. Qu'il ne le sentait vraiment pas. Mais c'était  trop tard. Alice partait. Il hésita à la suivre, mais quelque chose le retenait.

Il fixa les fourrés entre lesquels elle s'était enfuie durant quelques longues secondes, hésitant. Est-ce qu'il s'était trompé, est-ce que Cooper avait raison, et que tout allait bien pour elle ? Serait-il bienvenu si il la suivait ? Ce soir leurs échanges avaient été loin d'être agréables et Asch, même ainsi transformé, gardait en lui une certaine amertume. Il s'était senti trahi, incompris, désillusionné, à plusieurs reprises. Il éprouvait de la honte. Il s'était fait des idées. Il s'était trop attaché et il en avait trop demandé. Il avait l'habitude d'être plus prudent. Là, il s'était fait totalement avoir, et il l'avait payé le prix fort. Il y avait en lui un mélange de colère, d'humiliation, et de culpabilité. Vu comme il avait merdé ce soir à plusieurs reprises, la culpabilité et la honte étaient devenues prédominantes. Il n'aurait jamais dû entraîner Alice là-dedans. Elle était déjà bien sympa de lui avoir offert un boulot. Ces pensées auraient pu l'amener à traquer son odeur pour la retrouver, mais il ne s'en sentait pas capable. Il avait l'intuition que le retour à la forme humaine allait être terrible pour lui. Il n'était probablement pas en mesure d'avoir la moindre discussion avec la Combattante à l'heure actuelle, et il n'en avait pas vraiment envie non plus. Il ne supporterait pas que ça se passe à nouveau mal.

De plus il ne voulait pas s'éloigner de Cooper, et il était toujours responsable de la blessure de cette fille inconnue. Elle n'apprécierait probablement pas qu'il reste si près d'elle mais partir comme un voleur lui semblait tout aussi inadapté, quand bien même il doutait de parvenir à être d'une quelconque aide sous aucune de ses formes. La première était physiquement inadaptée. L'autre était psychologiquement brisée.

La tête basse, il remarqua que Cooper avait commencé à avancer. Il s'élança vivement, étrangement effrayé à l'idée de s'éloigner de lui ne serait-ce que de quelques mètres. Il ne voulait pas être tout seul. Ça l'aurait probablement achevé.

Il fut rassuré d'entendre la voix de la fille. Elle était suffisamment en forme pour parler. Ça signifiait probablement qu'elle n'était pas en train d'agoniser ni de faire une crise de panique à l'idée qu'il se trouve à moins de deux mètres d'elle. Son entêtement était tout de même un peu gênant. Elle voulait rentrer chez elle sans faire vérifier ses plaies par un professionnel. Et si elles s'infectaient ? Et d'abord, où vivait-elle ? Autant de question qu'il ne pouvait pas poser, et qui se traduisirent par un faible jappement, suivi d'un regard impatient posé sur Cooper. Et comment était-il venu exactement ? En vélo ? Ils n'allaient tout de même retourner en ville tous les trois via ce moyen de locomotion, surtout pas avec une blessée. Le loup courut sur quelques enjambées pour prendre les devants. Il ramassa un bâton sur le sol et pencha la tête sur le côté tandis qu'il inscrivait ces lettres maladroites dans la terre "VOITURE ?". Oreilles dressées, il fixait Cooper en l'attente d'une réponse. Si il fallait, Asch les guideraient jusqu'au véhicule d'Alice. Ils trouveraient probablement les clés au niveau de la cabane. La Combattante comprendrait aisément la raison de cet emprunt.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 7 Avr - 8:33

Pour le côté secouriste version Cooper, on repassera, mais l'homme était bien trop perturbé pour réaliser l'intégralité des subtilités de la situation et, tout ce qu'il avait à l'esprit, c'était de sauver et mettre en sécurité ceux qui devaient l'être. Il avait cru -à tort, mais il ne l'apprendrait que bien plus tard- que Alice avait réussit à revenir à la raison par ses propres moyens et que la forme de Grizzly avait juste été beaucoup plus pratique, au même titre qu'il croyait Asch "sauvé" juste parce que le plus gros de la crise était passé et qu'il s'était changé en loup sans déchiqueter tout le monde. Inconscient donc de toutes ces subtilités qui lui échappaient, il tâchait à présent d'emmener se faire soigner la blessée, ne sachant pas vraiment si elle était capable de régénérer ou pas, n'en ayant en vérité aucune espèce d'idée. Pourtant, n'eut été les gémissements de son ami qui attirèrent son attention, le Norme serait repartit à pied comme un con, avec la blessée dans ses bras, sans penser que peut-être, il y avait une "voiture" quelque part, comme l'écrivit soudain le loup sur le sol à l'aide d'un bâton. Une voiture... L'idée mit plusieurs secondes à faire son chemin, avant que l'homme ne cligne des paupières, son regard s'illuminant en même temps que son esprit retrouvait un peu de sa logique.

- Mais oui c'est ça ! Asch t'es un génie.

Il eut un large sourire à l'intention du Métamorphe et changea de direction, tenant toujours aussi délicatement que possible la blessée contre lui, franchissant les broussailles et autres verdures encombrantes du bayou, jusqu'à arriver en vue de la maison de Alice. Un regard alentours lui confirma que la Grizzly n'était pas là, en revanche son véhicule, oui. Bon, vu l'urgence de la situation, elle n'allait pas lui reprocher de l'emprunter non ? Le pick-up était entretenu avec soin et conçu pour rouler sur des terrains comme celui du bayou, le Norme s'approcha et tenta d'ouvrir la portière : non verrouillé. Peinant un peu dans le processus, il alla ouvrir l'arrière et allongea avec précautions la jeune femme, s'excusant de devoir ainsi la remuer, se dirigeant vers l'avant où il chercha les clefs.

- Rha Alice, ça t'attirera des emmerdes un jour.

Les clefs étaient là, sur le contact, la Métamorphe les y avaient laissés et Cooper grommela ces quelques mots en secouant la tête, comme n'importe qui habitué aux petites manies qu'il réprouverait chez une amie. Il laissa Asch choisir où il voulait monter, soit à l'arrière avec la blessée, soit à l'avant côté passager, puis claqua les portières et vint se mettre derrière le volant, bien content de pouvoir se concentrer sur la conduite, non sans poser deux nouvelles questions d'importance à la jeune femme avant de démarrer.

- Est-ce que vous pouvez régénérer toute seule ou vous avez besoin de l'aide d'un des vôtres ? Vous ne m'avez pas encore dit qui appeler ni où vous habitiez.

Il attendit les réponses, patient et inquiet à la fois, se demandant si ce menu bout de femme était vraiment capable de se remettre seule sans assistance médicale de pareilles blessures, songeant que lui en tant que Norme aurait du être hospitalisé et en aurait eu pour quelques semaines sans pouvoir vraiment bouger. Il démarra enfin le véhicule et, roulant à un bon rythme d'une conduite souple, pris la direction qu'on lui avait indiqué. Asch, s'il était à portée quand Cooper tendait le bras, recevrait à intervalles réguliers quelques flatteries du plat de la main tout le long du chemin. Ça, c'était une nuit que le Norme n'oublierait pas de sitôt.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 7 Avr - 14:40

L’ourse était partie. Comme un ours. Un animal. Comment ces choses pouvaient avoir un semblant humain ? Elle avait toujours autant l’impression que c’était des monstres, tout droit sortis des histoires qu’on racontait aux enfants normes. Elle aimait les animaux de la forêt, pourtant, en tout Faë qui se respecte. Mais eux, non, vraiment, c’était trop. Et puis, s’ils n’avaient pas été humains, jamais ils n’auraient été si agressifs. Il n’y a que l’âme humaine qui pouvait faire cela. Etre aussi sombre, aussi noire. Dévoyer la nature.
Elle songeait à tout cela lorsque le loup jappât, Elle se crispa subitement. Comme une peur irréversible et profondément ancrée. Peut-être, jamais, ne pourrait-elle plus approcher un canidé… Elle tremblait, et sa soudaine contraction raviva ses blessures et ses douleurs. Elle gémit, souffrante. Déchirures horribles.

Mais le garçon et loup rouge –encore un titre de conte pour enfant norme !- trouvèrent une solution, et c’est ainsi, qu’avec le plus de délicatesse possible elle se retrouva allongée à l’arrière de la voiture.
Ah la voiture ! Vieille angoisse ! Vieux démon ! Elle qui était profondément contre tout type de transport ! La traversée de l’Atlantique en bateau avait été compliquée et longue mais elle avait refusait l’avion, comme les bus, comme les voitures... La seule chose qu’elle supportait était le train. Et encore, elle avait une peur bleue de ces nouveaux TGV ultra-rapides.
Elle n’entendit pas tout de suite la question du beau gosse, concentrée sur bien autre chose.
La voiture –mon dieu le bruissement du contact !!! Le moteur !- ne fit que rajouter à son angoisse profonde. Tremblements incontrôlés qui ne trahissaient qu’une fatigue nerveuse extrême. Elle se mit en effet à avoir de très faibles convulsions en saccades. La douleur, la fatigues, le mal-être, le stress, son corps ne lâchait pas, pas maintenant, pas après tout ça. Mais le trop plein d’adrénaline lui lançait mille décharges électriques désagréables, qui n’arrangeaient rien à ses plaies.
Je vais salir toute la banquette, pensa-t-elle, recouverte de la seule veste. Mais après tout, même si elle se sentait honteuse, sale, débile, avilie, elle ne pouvait rien faire. Elle ne comprenait même pas comment elle avait pu trouver la force de se relever tout à l’heure.

Elle n’avait pas répondu aux questions du garçon. De Cooper, elle le savait et en était consciente, il avait tout de même pris la route, et elle réfléchissait profondément aux interrogations qui lui étaient posées. Puis, d’un coup, tout se mit en place dans son esprit alors que la voiture avançait inexorablement, ce qui la paniquait un peu, alors qu’allongée comme elle l’était, elle ne voyait que les cimes des arbres défiler avec lenteur et une constance tout à fait désarmante.
« Loup…. »
Se mit-elle à appeler d’une voix faible.
« Loup .. ! »

Elle attendit un instant, le temps de remarquer qu’elle avait son attention.
« Ce qu’il me faut… »
Sa gorge était sèche et nouée, les mots avaient de plus en plus de mal à passer.
« Ce qu’il me faut c’est qu’il faut que tu ailles chasser. Que tu me rapportes quelqu’un. »
Il lui devait bien ça.

« S’il te plait. »
Elle ne pensa pas un instant au conducteur, Cooper. Non, il était gentil, même si elle était persuadée qu’il était Humain. De même, elle avait dit « quelqu’un » très précisément, elle essayait de voir les Normes comme son égal pour s’intégrer, et ça marchait assez bien, mais elle s’en voulait toujours de les dévorer… Voilà un grand dilemme, mais si elle voulait régénérer, se soigner, ou quoi que ce soit. Il fallait manger, du sang, de la chaire, il n’y avait plus que cela.
Et le seul à même de lui rapporter une proie humaine, c’était bien le loup psychopathe dans la voiture, tout prêt d’elle. Elle n’allait pas demander au gentil Cooper de tuer l’un des siens tout de même. Et puis, il était beau. Ca le sauverait, ça. Mais surtout, qui appeler ? Elle n’avait personne, non, personne pour s’occuper d’elle. Les siens ? Bah ils étaient morts. Et Kassidiade. Partie.
Rien. Nul. Zéro.

Le seul, actuellement, qui pouvait quelque chose pour elle, qu’elle survive. Lui faire retrouver des forces. C’était le loup rouge, tuer pour elle et lui ramener. A manger.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 7 Avr - 23:20

Si un loup pouvait avoir l'air blasé, c'est probablement cette expression qui s'afficha sur les traits lupins d'Asch lorsque Cooper, exagérément enthousiaste, décida de vanter son intelligence. De notoriété commune, Asch n'était pas spécialement malin. C'était plutôt le norme qui avait  été totalement à côté de ses pompes à vouloir amener une blessée jusqu'en ville à pied depuis le Bayou. Sa gorge poussa un court souffle rauque et on eut presque dit qu'il allait lever les yeux au ciel. Il lâcha le bâton et prit les devants. Il ne savait pas si Cooper savait où était la cabane d'Alice ni si il avait compris que son véhicule s'y trouverait, si bien que dans le doute, il avait décidé de servir de guide.

Arrivé à destination, il mit les pattes avant sur le pick-up et tourna la tête en direction de Cooper. Il le regarda en silence jusqu'à ce qu'il soit à sa distance. Le norme ouvrit les portes du véhicule et installa la jeune femme à l'arrière. Asch monta sur le siège passager à l'avant, comme il se doutait qu'elle ne voudrait probablement pas qu'il l'approche de trop près. L'instinct l'amena à se rouler en boule sur le coussin et à poser le museau entre les pattes. Le geste lui laissa une impression très étrange. Il n'était pas encore tout à fait habitué à ce corps et encore moins à se comporter comme l'animal dont il avait l'apparence. Embarrassé il remua quelques secondes sur le siège, poussa un gémissement agacé, puis après avoir jeté un vague coup d’œil sur le norme qui s'était installé à la place du conducteur, il tempéra ses ardeurs et s'immobilisa.

Cooper tempêtait contre Alice. Pendant ce temps la blessée à l'arrière faisait de drôles de bruits, comme si quelque chose allait mal de son côté. L'ouïe fine du loup lui permit de s'en rendre compte rapidement. Il dressa ses oreilles, alerté, et hésita à passer la tête entre les sièges pour voir de quoi il en retournait. Elle ne répondait pas aux questions de Cooper. C'était inquiétant.

Il était déjà sur le point de passer la tête entre les sièges pour voir ce qu'elle était en train de fabriquer lorsqu'elle l'appela. Ironiquement, d'être ainsi interpellé le bloqua plus qu'autre chose. Il cessa d'avancer. Ses oreilles s'aplatirent. Il recula presque, comme si on avait menacé de le frapper. Sous forme humaine il aurait sans doute voulu déglutir. L'entendre s'adresser à lui directement lui avait fait peur : il avait senti son cœur se décrocher. La dernière fois qu'elle lui avait adressé la parole, c'était pour lui dire qu'il était un incapable. Elle le détestait et elle avait de très bonnes raisons de le faire. Qu'avait-elle donc à lui dire cette fois ?

Elle appela encore. Habituellement, il détestait qu'on l'affuble de sobriquets en rapport avec son totem, mais pour le coup il aurait difficilement pu lui en vouloir. Elle ne connaissait pas son nom. Cooper et Alice l'avaient dit plusieurs fois, mais en vue des blessures et du choc qu'il lui avait infligés, on ne pouvait pas s'attendre à ce qu'elle le retienne. C'était le genre de situations où il aurait été capable de faire preuve de mauvaise foi en temps normal, mais il était  trop coupable pour être en mesure de s’énerver contre elle. Asch finit par timidement passer la tête entre les sièges et à la regarder avec un air interrogateur mal assuré.

Elle ouvrit la bouche. Elle avait du mal à parler. Inquiet, il espéra qu'elle n'était pas plus blessée que ce qu'ils l'avaient pensé au premier abord. Avait t-elle perdu trop de sang ? Elle était en train de formuler une requête. Asch pouvait difficilement lui refuser quoique ce soit. Il était même heureux qu'enfin elle lui donne un moyen de se racheter. Ou du moins, il l'aurait été si il avait compris ce qu'elle lui voulait. Perplexe, il pencha la tête sur le côté. Aller chasser...? Elle avait faim ? Il devait avoir mal compris puisque maintenant elle lui demandait de ramener quelqu'un. Il fallait qu'il traque une personne en particulier pour elle ? Il était mal habitué à utiliser son odorat subtil, mais il était probablement capable d'apprendre à suivre une piste si c'était vraiment ce qu'elle voulait. Mais qui devait t-il chercher ? Et pourquoi maintenant ?

Il n'eut pas le temps de s'interroger bien longtemps, car la voiture pila, ce qui lui valut de se cogner douloureusement la truffe contre le compartiment cendrier.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 8 Avr - 0:15

Les voilà qui arrivaient ! Le lorialet cessa de battre des jambes dans l'arbre et aussitôt, sa chanson guillerette s'éteignit. Ils roulaient lentement, dans cette zone de forêt. C'est sans grande difficulté qu'il put descendre de sa branche au moment exact où ils passaient sous lui. A pieds joints, il atterrit sur le capot. Ses jambes s'ouvrirent tandis qu'il s'accroupissait. Son visage souriant dépassait à peine du chapeau à large bords qu'il avait sur la tête, couvre-chef inhabituel pour lui lorsqu'il marchait parmi les humains. Une main souple vint soulever l'objet afin d'effectuer un salut, grotesque dans ces circonstances. Ses lèvres formèrent des mots silencieux : "Bonsoir !". S'était-il contenté de mimer le mouvement ou bien était-ce le verre qui avait mangé le son ? Mystère ! Le loup saurait probablement y répondre, mais il était trop occupé à manger la poussière.

Satisfait d'avoir arrêté la voiture, Winruna darda son regard dérangeant sur le conducteur. Ses lèvres s'étirèrent plus largement. Leur saveur loufoque prit le temps de s'imprimer dans les rétines torturées, puis le musicien dément disparut du pare-brise. Un bond gracieux sur le côté lui permit d'atteindre les portières. Il en ouvrit une à l'arrière du véhicule, à l'intérieur duquel il s'invita sans attendre. Sa lourde cape bruissa autour de lui, tandis qu'il prenait place à côté de sa semblable, à laquelle il n'accorda tout d'abord aucun regard. Exagérément enthousiaste, il s'adressa avec bonhomie à l'un des deux futurs repas qu'il avait bien failli être obligé d'avoir.

"Mais quel vilain retard ! Me voilà désolé.
Laissez-moi, cela dit, apprécier vos efforts.
Sauf en cas de bâton, on n'aura pas de morts."

Les yeux vairons du feu follet tournèrent lentement sur Madëlinörva et cette dernière ne manquerait pas d'y lire une brillance mutine qui cachait autre chose. Winruna avait un sourire de métal. Heureux et bienveillant si on regardait mal, il émanait du lorialet une menace muette. De sous sa large cape il tira une main blanche. Le pommeau émit une lueur vive lorsqu'elle rencontra l'éclat lunaire.

Un rire guilleret plus tard, il se pencha en avant afin de soulever la faë le plus délicatement du monde pour ne pas tirer sur ses plaies. On entendit une voix stridente sortir de son chapeau.

"Je ne vois pas ! Je ne vois pas ! Est-ce qu'elle est endormie aussi ?"

"La gourmande est blessée ! On y est habitué."

Il souleva son chapeau juste le temps de laisser à Mareti la pixie l'occasion de s'en extraire et de voleter tout autour du visage pâle et pâli par les événements.

"Ah ! Elle a l'air aussi lunatique que toi !"

"Mareti, mon amie, cherches-tu les épingles ?
Quant à vous, soeur des ours, vous voilà bien hardie !
On vous donne un rideau, vous choisiriez la tringle ?
Tintinabulations. Voilà pour votre ouïe !"

Sans une explication de plus et avec une assurance désarmante, Winruna entreprit de reculer pour sortir du véhicule avec son colis.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 8 Avr - 8:34

Elle n'avait pas répondu et Cooper avait sentit l'inquiétude le gagner. Bordel, est-ce que la blessée était à ce point amochée qu'elle était en train de plonger dans une espèce de coma ou quelque chose d'autre ? Il sentait l'angoisse grimper en flèche, son cerveau tentant de réfléchir vite et bien tandis qu'il roulait dans le bayou aussi vit qu'il le pouvait sans prendre de risques, grommelant en sourdine quelque chose à propos de Précieuse et Alice, quelque chose d'inintelligible où seuls des mots hachurés comme "retient" et "explications" ou encore "gueuler" ou même "conneries" se faisaient à peine audibles. Du coin de l’œil le Norme surveillait Asch qui passait la tête entre les deux sièges, s'apprêtant à lui dire quelque chose quand quelque chose tomba littéralement sur le capot de la voiture, lui arrachant un bref cri rauque en même temps qu'il pilait net. Si sa ceinture de sécurité l'empêcha de voler à travers le pare-brise, le pauvre loup se retrouva projeté contre le tableau de bord dans un choc qui ne manqua pas de faire grimacer son ami. Passé la poignée de secondes de surprise après qu'un homme lui ait fait un signe -car c'était un homme qui était tombé sur la bagnole, n'est-ce pas ?- il détacha sa ceinture d'une main agitée d'un tremblement nerveux et pivota vers l'animal, inquiet.

- Asch ! Hey Asch, ça va ?! Rien de cassé ?

La porte arrière s'ouvrit à cet instant précis et Cooper poussa un son de protestation désarticulé, bondissant hors du véhicule pour en faire le tour, fronçant les sourcils en entendant l'ensemble des mots qui ressemblaient à une espèce de langage poétique quelconque. Rien à foutre pourtant, son crâne bourdonnait du coup de flippe qu'il venait d'avoir et, si ça n'avait pas été un pick-up, la bagnole aurait sans doute été abimée et Alice aurait piqué une crise. Là, tout au plus, un petit tour chez un carrossier devrait faire l'affaire, mais ça n'était pas le plus urgent. Non, ce qui importait, c'était que l'autre taré essayait d'embarquer la blessée.

- HEY !!! La touche pas espèce de malade ! Elle est blessée et faut que je l'emmène se faire soigner ! Puis t'es qui toi d'abord ?!

N'ayant pas froid aux yeux pour deux sous, le Norme agrippa l'épaule de l'inconnu et serra d'une poigne de fer qui, en temps normal pour un humain, aurait eu le mérite de lui faire mal et de l'obliger à laisser la pauvre blessée tranquille, ignorant qu'il était du fait que les deux se connaissait et que l'homme venait les aider.

- J'vous préviens, si vous cherchez à lui faire du mal, j'vous pète la gueule et j'vous abandonne dans l'bayou ligoté comme une merde.

Non mais oh, ce n'est pas parce qu'il ne connaissait pas la jeune femme qu'il ne pouvait pas essayer de la défendre contre une espèce de taré qui se baladait dans les arbres en pleine nature. Est-ce que c'était l'odeur du sang qui l'avait attiré ? Il semblait connaitre son identité, mais qu'est-ce qui pouvait prouver à Cooper qu'il ne s'agissait pas là d'un maniaque qui pourchassait la pauvre blessée ? Non, vraiment, le Norme ne risquait pas de laisser le premier venu embarquer celle dont il avait la responsabilité.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 12 Avr - 9:33

Spoiler:
 

A peine avait-elle parlé… Et d’ailleurs peu importe tout ce qu’on pourrait en dire, elle était en train de crever, on lui avait demandé de quoi elle avait besoin. Eh bien voilà ! Mais un coup de frein violent l’envoya cogner contre le siège de devant. Bon, raviver un peu plus, un peu moins, ses blessures, on n’était plus à ça près, mais bon ça commençait à piquer drôlement et elle se surprenait à prier que cet étrange périple s’arrête.
Pas la peine de réagir comme ça. Ca va, elle se contenterait de son lit.
Alors qu’elle couinait légèrement de douleur, on ouvrit tranquillement la portière et s’installa près d’elle. Elle tordait légèrement le cou pour regarder quel était cet intrus –encore un !-. Et elle le reconnu. D’abord ce fut de la frayeur, mais elle ne compris pas tout de suite pourquoi ce visage l’angoissait tant. Certes, ce visage lui était très familier et portait une ombre dérangeante, mais où avait-elle pu bien le voir ? Elle cherchait, de son esprit embrumé, pas du tout au top des capacités, où elle aurait pu croiser un type pareil. Ces cheveux, cet air lorialesque, oui, cette manière de se tenir…
Oh Non.

Un Feux-Follet.
Oh Non.
Et Si.
Il s’exprimait en rime. Il venait pour elle et pourtant ne semblait pas l’avoir remarquer.
Winruna.
Mon Dieu, elle préférait sa tête et ce nom en haut d’une affiche et loin d’elle. Bon sang, pas croyable. Elle avait merdé et c’est là qu’elle en prit totalement conscience.

Elle se sentit soudain soulever, mais d’une manière si légère qu’elle eut, une seconde, l’impression de voler, d’être en lévitation. Pourtant, elle repensa au regard que lui avait lancé Winruna juste avant de l’attraper, ça ne présageait pas grand-chose de bon.
Etrange cortège faëcien que voilà, elle aurait pu au moins se réjouir d’avoir trouvé un semblant des siens. Comme rassurée de voir un peu de magie, si pur, comme ces deux étranges personnages là, qui venaient d’apparaître pour l’emporter loin d’ici. Mais là, de suite, elle était épuisée, passablement désespérée et totalement désillusionnée sur un espoir de repos. Elle savait que cette comédie ne s’arrêterait pas tout de suite, voir pas du tout, voir seulement avec sa mort. Elle était bien embêtée. Mais elle voulait dormir, là, de suite.
Mais le Norme voulut jouer les héros. Ah. C’est pas qu’il n’est pas beau et que c’est un pleutre, non, au contraire, c’est le sauveur de Madel, à elle seule elle lui fait un fan club complet. Mais premièrement : elle était à l’agonie et en avait marre d’être trimballer et d’avoir mal et d’être derrière un brouillard. Deuxièmement : elle n’avait aucune envie d’être en voiture, ni même dans les bras de ce type, mais encore moins éventrée toute seule au bord de la route avec une ourse morose dans les parages. Troisièmement : bref la situation ne lui convenait pas. Et puis surtout, se frotter à Winruna…
Elle en frissonna à l’idée.

Elle releva la tête vers Winruna, elle voulait mettre en collision leurs regards, celui de Madël était plein de détresse, d’une détresse qui appelle à la pitié. Même si ça ne servait à rien. Pour la première fois depuis des heures, et même depuis plus longtemps que ça, elle avait un éclat de lucidité dans l’esprit.
Pas que son esprit ne soit rétablit ni même sans ombres ni traumatisme. Mais là, bon, elle allait laisser tranquille son drôle d’agresseur et cet étrange sauveur atterrit comme un ange, comme un ange-météorite. Et elle se décidait à aller là où était sa place. On la soignerait. Puis on la tuerait peut-être. Elle était pas bien rassurée. Mais l’idée, l’espoir plutôt, de retrouver quelques rites anciens en compagnie des siens l’apaisait étrangement, fallait-il en finir à cet instant, ce n’était pas grave, de la suite de ses blessures ou de sa détresse qui l’a menée à désobéir. Très franchement, un peu de repos dans le nouveau Sidh en carton, ne lui aurait pas déplut. Entre le regret qu’il ne soit pas originel et l’espoir, l’espoir malheureux de tous les Faës.

« C’est bon… [elle hésitait sur le nom un court instant] Cooper, laisse-nous. » dit-elle de sa voix faible sans même le regarder.
Et elle eut l’impression que c’est maintenant que les ennuies commençaient vraiment.

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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 19 Avr - 20:57

Le loup était resté inanimé depuis qu'il avait heurté le tableau de bord du véhicule. Quelque chose disait à Winruna que l'animal avait pris un mauvais coup et qu'il n'allait pas se réveiller tout de suite. Son ami humain n'avait pas l'air de s'en être rendu compte puisqu'au lieu de s'occuper du poilu assommé, il préférait s’immiscer dans les affaires des faës. C'était là un acte bien brave, et bien stupide aussi. Pensait t-il avoir la moindre chance de changer le cours des choses, armé de toute cette vaine énergie ? Bien sûr, il ne fallait jamais sous-estimer les humains. C'était ainsi que nombre des siens avaient péris. Winruna avait été à de nombreuses reprises témoin de ce dont ces créatures pouvaient être capables, et il savait à quoi s'en tenir.

Néanmoins, la plupart d'entre elles n'étaient jamais vraiment dangereuses qu'en groupe. Il pouvait s'accommoder d'une épaule meurtrie. Il glissa sur le papillon d'agacement qui venait de naître dans sa main. Qu'il était bruyant, ce sauveur ! Ses cris formaient des lignes rouges stridentes qui blessaient ses oreilles, griffaient durement son cerveau. Cette douleur là était nettement moins acceptable, d'autant qu'il ne serait pas le seul qu'elle affecterait. Quelle idée, vraiment ! Hurler sur des lorialets. Des mots désordonnés se formaient dans sa bouche et il eut bien du mal à contenir leur dissonance. Immense sourire aux lèvres, Winruna se tourna. Il avait l'air démentiellement heureux, mais la crispation de sa paupière démentait son bonheur supposé. La folie, par contre, était au rendez-vous. D'un coup, sans prévenir, sans qu'on puisse rien voir, un flash lumineux fut éjecté de sa cape. Une piqûre pointue tapa fort le bas de l'aisselle de l'ennuyeux parasite, en plein point stratégique. La pression, impitoyable, ne manquerait pas de lui faire perdre l'usage de son bras pour les secondes à venir, au minimum. Winruna en profita pour dégager son épaule de la main devenue molle. Il se tourna, et fit tourner sa canne, dont l'épée était restée au fourreau. Il avait frappé avec le bout de ce dernier.

"Maladie, dysenterie, pharmacie, vite, au lit !
Eclaircie ? Peur et cris... Tu croupis ? Voix salie..."

Des images d'un autre temps se superposaient à sa vision et son sourire se déforma en une grimace inquiétante. Des têtes blanches et enfaminées l'observaient, pleines d'yeux mouillés, effrayés. On se permettait rarement de lui rappeler ces souvenirs.

"Tu veux une tempête, bougre d'imbécile ? En voilà une !"

Mareti se matérialisa nue sur les épaules de l'humain après lui avoir jeté une nuée de poudre de pixie dans les yeux. Elle prit sa tête entre ses deux bras et serra fermement son cou, jusqu'à l'étrangler, sans se soucier du fait qu'elle était en train de l'étouffer dans son imposante gorge. Elle changea de toute façon vite d'avis en remarquant l'expression effrayante du lorialet antique, devant elle. Elle se mit à taper fort des pieds contre le torse du jeune homme, en même temps qu'elle tirait sur ses cheveux par pleines poignées.

"Méchant méchant méchant méchant méchant MÉCHANT méchant méchant !"

Winruna calma vite ses ardeurs sonores. Son visage s'apaisa, bien qu'il resta rieur. Une lueur amusée, chaleureuse, grimpa dans ses pupilles tandis qu'il se mettait à chanter des notes à voix très  basse. Prescience instantanée. Une capacité utile, en présence d'électrons libres comme ce hérisson coloré. Il croisa le regard de la jeune blessée. Son sourire s'étira, et sa tête pencha sur le côté. Elle ne risquait plus rien de lui. Pas pour l'instant, du moins, et tant qu'elle restait coopérative. Mareti décida d'arrêter. Pour finir, elle tapa un grand coup sur le crâne de l'humain avec le poing, puis elle reprit forme de pixie, et vint se percher sur l'épaule du Voyageur. La blanche étiolée informa le mortel de son désir de partir avec les siens. Bonne initiative, à laquelle l'Ancien ajouta quelques mots, en même temps qu'il cessait de jouer avec son arme et s'appuyait dessus.

"Restons donc bon amis, voulez-vous bien, mon sire ?
De nobles chevaliers, nous n'avons pas besoin.
Et bien que rendu chèvre, ce vilain témoin,
A des loups à fouetter. Tous les boucs le désirent."

Il se pencha, décocha un léger clin d’œil à l'encontre de Madëlinörva, puis, comme il l'avait provisoirement laissée sur le siège de la voiture, il la reprit dans ses bras.

"C'est qu'il n'avait rien vu, l'aveugle effiloché...
Mais de bosses à quenottes... Il est temps d'y aller !"

Le loup rouge émit un faible gémissement.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 26 Avr - 10:09

A force de côtoyer des Outres qui l'avait accepté dans leur univers, le Norme en oubliait parfois, mais alors seulement parfois, qu'il en existait d'autres qui, eux, se moquaient bien de s'en prendre à lui sans aucune retenue. L'accident l'avait secoué, tout autant que tout ce qui venait d'arriver, mais si Cooper tenait malgré tout à protéger la blessée, il ne pensa pas qu'un de ses semblables ait pu faire une entrée aussi fracassante pour juste venir l'aider. Non, pour lui, manquer de bousiller une bagnole et assommer un des occupants -pauvre Asch- c'était un signe d'agression et il réagissait donc comme il le faisait toujours, en grognant et en faisant usage de la force. Pourtant sa main venait à peine de commencer à broyer l'épaule de l'homme aux cheveux blancs -tiens, comme la blessée- qu'une vive douleur se fit sentir au bas de son aisselle, l'obligeant à lâcher prise, son bras retombant mollement alors qu'il portait sa main libre à l'emplacement de la blessure en lâchant un bref cri de douleur. Mais qu'est-ce que c'était que ce... ce... malade ?! Et c'est alors que la colère lui fit réaliser tout ce que la précipitation lui avait fait omettre. Déjà, la ressemblance entre les deux êtres aux cheveux blancs, ensuite cette canne qu'il ne se rappelait même pas avoir remarqué au premier abord et avec laquelle il venait visiblement de le blesser. Ensuite, son sourire... son air de taré plaqué sur son visage avec un sourire aussi malsain que dérangeant, puis les vers qui sortirent de sa bouche, formant un début de comptine dont le sens lui échappa partiellement. Mais c'est là que tout s'enchaina véritablement sans lui laisser la moindre chance. Une espèce de poussière lui fut jetée au visage, l'aveuglant et le faisant éternuer, une fraction de seconde avant qu'un poids ne se fasse sur ses épaules, le faisant tituber, deux mains enserrant sa gorge à l'étouffer dangereusement. La seule qu'il eut de libre vint saisir le poignet à portée et serra, tordit pour tenter de casser ou, à tout le moins, d'éloigner la prise qui déjà changeait. On frappa violemment sur son torse, le rouant de coups alors qu'il arrivait à peine à percevoir sa forme. Puis il y eut le violent fracas sur son crâne à le faire tomber à la renverse sur le dos, martelant sa tête de vives douleurs, sa vision se constellant de points noirs dansant devant lui, alors qu'il lui semblait entendre vaguement la blessée dire que ça irait... Pour elle peut-être, mais alors pour lui, rien n'était moins sûr ! Incapable de se relever, le Norme clignait des paupières en essayant de se redresser, en vain, seule sa tête décollant par moment du sol pour s'y appuyer de nouveau la seconde suivante, sa vision constellée se levant vers l'homme aux cheveux blancs dont il parvint à saisir plus ou moins les paroles, hoquetant en cherchant à parler, grognant en constatant qu'il n'y arrivait pas. Ce fut le gémissent d'un loup qui l'alarma, alors qu'il voyait le taré prendre la blessée dans ses bras. Bon, bon, bon, qu'ils s'en aillent ! Qu'ils règlent leurs affaires entre eux et qu'ils arrêtent de cogner. Son crâne le faisait souffrir, mais il trouva la force de se redresser à quatre pattes, rampant vers la voiture, s'y accrochant pour se redresser et tituber jusqu'à l'habitacle où il se pencha, se retenant au siège pour arriver jusqu'à son pauvre ami qui avait l'air plus mal en point encore que lui.

- Asch ? T'inquiète pas mon vieux, j'vais t'emmener... à l'abri.

Où, il n'en avait aucune idée, d'autant plus qu'il n'était pas en état de conduire. Persuadé que les autres étaient déjà partit, ou n'ayant pas la force d'aller vérifier, il s'installa derrière le volant, boucla sa ceinture... et sombra dans une sorte d'inconscience bienvenue qui le happa sans crier gare. Il ne rouvrit les yeux qu'au bout d'une bonne heure et des poussières, groggy et incertain, voyant le loup rouge à ses côtés et hochant la tête, mécaniquement, mettant le contact en entendant tourner dans sa tête une idée fixe due au choc : il faut rentrer, il faut rentrer, il faut rentrer. Cooper conduisit lentement, très lentement, trop en vérité pour que cela ne soit pas suspect, par chance ils ne croisèrent aucune patrouille de police à cette heure avancée de la nuit, menant le véhicule jusqu'à chez lui, se garant devant et coupant le contact. Dodelinant de la tête, il tourna son attention vers le Métamorphe, le crâne plus douloureux qu'après la plus magistrale des cuites.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Sam 7 Mai - 11:03

Madël, dont la tête lui tournait toujours, ne voulait en rien que ce tableau se passe sous ses yeux. Un loup sonnait, qu’elle ne faisait que deviner, déjà concentrée sur son propre cas et ses propres douleurs. Un preux chevalier, qu’elle avait, jusque-là, idéaliser, mais qui, sans aucune décence se frottait à un feu-follet. Un ours disparu qui fut humain dans une autre vie, une existence séparée de quelques heures. Et elle, que de nouveau Winruna posait délicatement sur la banquette arrière –elle avait l’impression d’être un sac de patate, mais elle avait bien trop mal pour s’en formaliser. Très franchement, un instinct grégaire, peut-être, l’animait, elle voulait retrouver les siens, quelque part, être avec ceux qui la comprendraient et qui la soigneraient. Elle n’avait rien oublié des rites anciens et des phases de la Lune, elle chérissait cette vie, et au fond, même si c’était avec des Feux-Follets, même dans la terreur de cette nuit qui ne s’arrêtait pas, elle aurait peut-être l’impression de retourner à la maison. Un peu comme avant. Et surtout, un peu avant de mourir aussi. Elle se sentait faible, elle ne pensait pas qu’elle pouvait devenir plus pâle encore que la peau Lorialesque, mais elle se demandait réellement si elle ne finirait pas transparente à perdre son sang.
Ainsi, l’esprit embrouillé par la terreur, elle ne savait si la terreur de ces dernières heures et de ces êtres fabuleux l’emportait ou le soulagement de retrouver un Sidh. Un peu en carton, certes, mais un Sidh quand même.

Et voilà, à l’arrière du véhicule qui la mettait si mal à l’aise, mais qui, heureusement, était à l’arrêt, elle regardait une scène se dérouler. Une scène avec de l’aisance et une rapidité, de la magie qu’elle n’avait pas vu depuis longtemps, bien que cela fut pour blesser Cooper, ce qui l’attrista un peu. Quel idiot, lui aussi, de s’interposer entre des Lorialets.
Lorsque Winruna mut son fourreau, elle remarqua enfin l’épée, décidément, cette nuit était sous le signe de la violence.
La Pixie s’en mêla aussitôt, pauvre Cooper… Madël pensa qu’il faudra qu’elle lui écrive une lettre, pour s’excuser, pour lui expliquer qu’il aurait dû la laisser, pour le remercier un peu, aussi, peut-être… Puis elle réalisa qu’elle n’aurait probablement jamais son adresse, ni même, peut-être, le droit de ressortir du Sidh. Cet espoir reviendrait peut-être, tragiquement un jour, mais elle en était bien inquiète. Pendant un temps, elle allait être à la merci des décisions de Winruna. Elle n’était pas assez bête pour lui tenir tête.
Pendant ce temps-là, Cooper était roué de coups.
Elle ne s’opposait pas, elle fermait fort ses paupières, à lui faire mal, pour ne pas voir. Troublée. Ca ne servait à rien. Dire quoi que ce soit et attiser la colère de Winruna, de Mareti n’aurait servi à absolument rien. A tuer Cooper peut-être, mais elle n’en avait aucune envie, au contraire, elle aurait aimé pouvoir s’occuper de lui comme il s’était occupé d’elle. Mais elle avait bien trop peur du regard et du sourire du Lorialet, elle se disait en son fort intérieur, que même si elle y avait toujours cru, les dires étaient réels, et sous ses yeux, les mains armées des éminences étaient bien plus inquiétante que ce qu'elle avait souhaité s’avouer.
Elle avait peur, pour Cooper plus que pour elle-même. Quelque part, elle était déjà fichue, elle, elle avait bien eut assez peur pour son état tout au long de cette nuit, pour qu’elle s’inquiète de son sort. Sa terreur ne pouvait dépasser le stade où elle était déjà, elle sombrerait dans la folie. Elle fermait donc les yeux pour ne pas les voir, et prier la Lune qui miroitait sur ses jambes, elle priait pour Cooper.

C’est là qu’elle rouvrit les yeux et que les mots tombèrent, inutiles, de sa bouche, une pitié pour Cooper, qui s’adressait à lui, ne pas attiser les Feux-Follets…
Elle se rendit légère à nouveau, elle était dans les bras de Winruna, impression malsaine de soulagement et toujours… De terreur.
Elle avait atrocement mal, son cœur battait la chamade, elle allait trépassait, elle le savait, ce soir, d’une manière ou d’une autre, on ne pouvait survivre à tout ça.
Emportant Madël avec lui, elle adressa un dernier coup d’œil plein de pitié et de désolation à Cooper, qui, vivant tout de même, se redressait sur ses genoux et ses mains. Elle frissonna, et les tremblements reprirent.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 11 Mai - 19:47

Les yeux du loup s'ouvrirent lentement. Il entendit un chantonnement et presque immédiatement, sentit ses paupières devenir aussi lourdes qu'elles l'avaient été avant qu'il reprenne entièrement conscience. Malgré un faible grognement de protestation, il retomba dans une inconscience cette fois plus ou moins bienheureuse : mieux valait être endormi qu'évanoui. La dernière chose dont il fut capable de témoigner avant de parfaitement perdre pied fut du froissement de l'herbe contre lequel un corps rampait dans sa direction.

"- Asch ? T'inquiète pas mon vieux, j'va..."

Puis le noir, durant une fraction de seconde qui avait été en réalité bien plus longue. Il avait l'impression de n'avoir que cligné des yeux, mais ce qu'il ressentait des changements qui avaient eu lieu dans l'environnement disait l'inverse. L'air était différent. Plus frais. Plus pur. Le moteur de la voiture s'était sensiblement refroidi, ce qui lui indiquait que plusieurs dizaines de minutes s'étaient probablement écoulées. Outre l'odeur de Cooper, il n'y avait que des effluves lointaines appartenant à des animaux dont ils se moquaient bien. Plus rien ne persistait de l'agitation magnétique qui avait remué la forêt quand l'énergumène blanche avait débarqué et sauté sur la voiture. Elle était redevenue dormante, comme il se devait à cette heure indue. Peut-être était-ce la respiration calme et profonde de l'humain à côté de lui qui renforçait cette impression de sérénité, ou peut-être juste la certitude instinctive qu'ils ne seraient plus dérangés de si tôt.

Asch remua la tête et fit en sorte de se redresser prudemment sur ses quatre pattes. Il était étonné de ne pas avoir retrouvé forme humaine durant son évanouissement ni pendant son sommeil. C'était la première fois qu'une telle chose lui arrivait : généralement, il suffisait qu'il perde connaissance pour qu'il se retrouve sans transition dans sa peau d'humain. Ça aurait pu l'inquiéter, mais en réalité il était plutôt soulagé. Il n'avait pas hâte de redevenir ce bipède dont il avait volontairement fui la peau. Pour l'instant, la pensée du loup tenait éloignée de lui l'ombre gigantesque qui menaçait de l'engloutir, de le noyer dans son ventre obscur, mais il savait qu'elle le happerait sans pitié dès qu'il oserait changer de forme. C'était quelque chose qui le terrorisait. Au cours de son existence, il s'était souvent senti mal à l'aise, patraque, peu enthousiaste, blasé... Mais ça ? C'était une chose nouvelle, indescriptible et terrible. Une infusion de désespoir, de dégoût et de désintérêt si dense qu'on aurait même pu s'étouffer dans sa fumée.

L'idée même lui dressa les poils le long de l'échine. Il se tourna dans la direction de Cooper dont il fut subitement conscient de la présence avec une acuité encore plus aigue qu'au préalable. Sans réfléchir, il vint se caler sur ses genoux et leva le museau pour inspecter son visage en détail.

.. Il semblait parfaitement intact. Un grognement troublé échappa au canidé qui se demanda pourquoi l'humain avait décidé de piquer une sieste pareille en plein milieu de nulle part, en laissant la blessée partir. Où était t-elle, d'ailleurs ? Partie ? Kidnappée par celui qui les avait pris en embuscade ? Son cœur se mit à battre plus fort mais il décida de se préoccuper du présent pour éviter de s'emmêler les pinceaux. C'était quelque chose qu'il ne réussissait que grâce au concours de la pensée du loup, qui le rendait plus calme et plus pragmatique. Il émit un gémissement avant de mettre un coup de langue sur la joue de l'humain pour tenter de le réveiller.

Sous son apparence normale, il aurait probablement grimacé. A défaut il éternua et secoua la tête dans tous les sens en tirant une langue alourdie : il y avait des restes de poudres sur les joues de Cooper. Ça avait un drôle de goût. Est-ce qu'on l'avait drogué avec ce truc ? Est-ce que ça expliquait pourquoi il s'était effondré de la sorte alors qu'il avait l'air d'être indemne ? Peut-être... peut-être pas. A bien y réfléchir, il n'était pas le seul à s'être endormi sans prévenir à un moment aussi inadapté qu'imprévu : ça avait aussi été le cas du loup.

Il finit par émerger, l'air totalement à l'ouest. Drogué. C'était certainement ça, parce qu'il n'y avait pas d'autre explication à la tête qu'il faisait ni aux gestes lents par lesquels il reprit le volant. Asch retrouva sa place sur le siège passager, dans lequel il se lova en scrutant son ami d'un air passablement perplexe. Il se demandait si il n'aurait pas dû trouver la force de se transformer afin de prendre lui-même le contrôle du véhicule, car il était vraisemblablement plus frais que Cooper, malgré le coup qu'il s'était pris sur la tête. Il n'en fit rien, car dans le fond, il était persuadé que lorsqu'il retrouverait forme humaine, il ne serait probablement pas capable  de grand chose, et encore moins de conduire.

La route fut longue, mais vis-à-vis de la soirée qu'ils venaient de passer, ce n'était pas grand chose. Asch fit en sorte de surveiller les fenêtres et les angles morts afin d'essayer de prévenir l'humain en lui jappant dessus dans le cas où son état lamentable leur aurait fait frôler l'accident. Lorsqu'ils furent garés, il ouvrit la porte en usant de sa patte d'une manière savante et il descendit. Du coin, de l’œil il remarqua que le norme était toujours aussi lent. Il se tourna pour l'attendre et se prit à le fixer, tête sur le côté, comme pour lui demander ce qu'il était en train de fabriquer. Sérieusement... à quel point avaient-ils chargé leur foutue poudre pour qu'il n'y ait toujours pas le moindre signe d'amélioration dans l'état du jeune homme ? C'était d'autant plus troublant qu'Asch n'avait ressenti aucune sorte d'effet depuis qu'il en avait involontairement avalé.

[Cooper => je te laisse continuer dans un autre sujet ?]
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 8 Juin - 13:14

Madelinörva :
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