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 Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]

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Alice Mewryan
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MessageSujet: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 14 Sep - 0:36

Et merde ! Qu'est-ce qu'il a foutue le gamin ? J'interpelle la première de mes serveuses qui passe à proximité du bar.

« Mél passe derrière, je pars plus tôt ce soir. Appelle Patrick pour qu'il face la fermeture avec vous. »

J'attrape mes clefs, pas le temps pour la veste. Une demi-secondes d'hésitation quand je regarde le fusil à pompe...je regarde une dernière fois le téléphone pour être sûre d'avoir compris se que j'ai lut... "Au secours j'ai failli bouffer quelqu'un dans la rue. Je suis devant les Plaisirs Coupables."...Non, pas d'arme à feu. Face à une putain de sorcière je me fais un devoir de n'être armée que de ce que Mère Nature m'a donné ! Mais merde, qu'est-ce qu'il fou là bas ? J’espère que ça n'a pas un rapport avec ses histoires de famille et que l'autre bondasse n'en fait pas partie. Je détesterais que ce soit le cas. Pas d'arme à feu j'ai dis ! Je retiens mon bras qui s'était tendue de lui même vers le fusil, et sors telle une furie du bars.

Je sens le grizzly qui gratte à la porte à l’idée de m'approcher du repaire de cette foutue sorcière. Mes yeux changent. Pas besoin d'un miroir pour savoir qu'un anneau ocre est apparue autour de mes iris. Le grizzly est pas loin et je tiens bien à ce qu'il reste prêt a intervenir au besoin. A mon âge, je contrôle parfaitement les métamorphoses partielles. Sortie seulement mes griffes ou faire pousser ma fourrure protectrice est un jeu d'enfant.

Mais bon sang, qu'est-ce qu'il fout là bas ?

Je saute dans mon pick up rouge, pour produit de la consommation américaine, mais tellement pratique lorsqu'il faut transporter un homme-brave transformé en odem d'une certaine taille. Je démarre en trombe...Non mais stop ! Quelle truffe, en fait il est juste au bout de la rue, pas besoin de faire du rallye dans une rue passante. Du coup, je levé le pied du champignon avant d'écraser quelqu'un.

Heureusement il n'y a plus grand monde dans la rue. Je suis presque arrivé, ralentie ma grande, tu vas le rater sinon. Tien ? Je sens une odeur de peur mêlé à...cette odeur là, j'ai du mal à la reconnaître. C'est étrange, comme si la Nature fluorisée d'un coup et qu'elle envoyait tout son pollen dans mes narines. Ça à l'air de provenir de cette fille... Trois éternuements plus tard et une grosse larme...ça y est ! Je le voie !

« Asch ! Monte, on décolle. »

Oui j'ai décidé de ne pas lui poser la question là maintenant de suite. Mais elle reste derrière l'oreille, il n'y échappera pas. Mais là de suite la priorité c'est de l'éloigner de la ville est de victimes potentielles. Une fois monté, je démarre sans attendre direction la cabane.

Je décroche pas un mot et mon visage est fermé. Il faut pas croire, oui je suis inquiète pour lui, oui je l'aide parce que j'en ai envie, mais je suis en pétard ! En pétard, le mot est faible. Mais qu'est-ce que cet espèce de puceau des bois foutait à fricoter avec une sorcière. Et encore si c'était juste une sorcière, mais non ! Il a fallut que ce soit celle-là ! Ça aurait put être n'importe qu'elle adepte du balais entre les jambes et du chat noir en décoration, mais il ça aurait été trop simple. Pas vrai ? Non ! Monsieur à choisie la reine des garces dans la communauté des saloperies ambulantes ! Un jour il faudra qu'ils m'expliquent tous qu'est-ce qu'ils lui trouvent d'aussi attirant. Je sais qu'il y a un ou deux hommes-braves qui bossent chez elle et qu'il y en a un paquet qui sont de fidèles clients.

Enfin bref, on sors de la ville et très vite on arrive aux abords de la forêt. Je n'arrive toujours pas à décrocher un mot, je suis bien trop furax pour ça. Je le voie bien, mes ongles ont commençaient à noircir et à s'épaissir. Je n'en ai pas envie, mais j'arrive à apaiser le grizzly et même par la même occasion. Malgré ça, quand je freine c'est plutôt brusque et en dérapage sur la terre molle.

« Descends ! »

Sa relève plus de l'ordre que du conseil, ça tire même un peut sur le je t'envoie chier, mais peut importe. De toute façon on ne va pas rester planter dans la voiture au bord du chemin.

On avance jusqu'à mon sanctuaire. La cabane, l'arbre, le marais, tout est là. Il manque encore la douche, mais sa viendra. D'un coup sec je me tourne vers Asch. Et ce n'est pas sa grande taille qui arrivera à entamer ma détermination.

« Bon maintenant tu m'expliques, ou on se colle des baffent avant ? »

Tout va dépendre de lui maintenant.
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Dernière édition par Alice Mewryan le Lun 14 Sep - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 14 Sep - 1:12

Quand Asch avait envoyé un message pour demander à Alice si elle pouvait se libérer pour qu'ils prévoient au plus vite leur prochaine "séance dans les bois", il n'avait pas pensé que sa réaction serait aussi immédiate. A vrai dire il avait songé à la retrouver le soir même ou le lendemain... Mais là, immédiatement, sans transition ? Il n'avait même pas encore fini de bosser ! Peut-être avait-elle compris qu'il était encore en pleine transformation et risquait à tout moment de changer en pleine rue. Peut-être n'avait-il pas été suffisamment clair lorsqu'il avait expliqué que le risque était passé, mais qu'il craignait que ça recommence la prochaine fois que quelqu'un aurait un comportement un peu agaçant à son égard, comme cette fille qu'il avait croisée plus tôt. Il n'aurait pas imaginé une seconde que l'arrivée impromptue d'Alice soit liée à l'adresse qu'il lui avait fournie pour qu'elle passe le chercher plus tard.

Ainsi, lorsqu'elle débarqua sous son nez avec une conduite à peu près aussi énergique que si elle avait fait une course poursuite avec le Diable, il ne put s'empêcher de lever deux sourcils bien hauts, et de laisser tomber sa mâchoire de stupéfaction. Il n'eut même pas la présence d'esprit de lui demander ce qu'elle venait faire ici si tôt. Il n'avait eu que le temps de se retourner en direction de la porte du club et de se dire quelque chose comme "si je pars maintenant je vais le payer très ch..." puis la voix d'Alice s'était superposée à ses pensées.

Il hésita brièvement : la logique aurait voulu qu'il refuse de monter, mais l'ourse avait l'air si sérieuse qu'il se demanda, angoissé, si quelque chose de grave n'était pas arrivé au Trick. Alors il se dit qu'il trouverait bien une excuse - et supporterait bien quelques tortures supplémentaires de la part de Précieuse. De toute façon, la wiccane n'allait pas le virer : si il l'avait pu, il aurait démissionné depuis longtemps. Il grimpa donc sans un mot. Il dévisageait Alice, presque aussi paniqué qu'elle avait l'air alertée : qu'allait-elle donc lui annoncer ?

"... Je t'attendais pas si tôt."

Le véhicule démarra en trombe. Aucune explication ne vint. Au bout d'un moment, il osa tourner les yeux sur sa voisine. Il remarqua finalement qu'elle n'avait pas juste l'air inquiète, mais qu'elle était surtout en proie à une rage digne de celle qui l'avait pris tout à l'heure. Il écarquilla les yeux, moins étonné que désemparé : Merde ! Est-ce que c'était de sa faute, ou bien s'était-elle engueulée avec quelqu'un d'autre ? Et si c'était de sa faute, qu'avait-il pu faire pour qu'elle lui en veuille à ce point ?

"... Alice, qu'est-ce qu'il se passe ? J'avais pas fini de bosser tu sais ?"

Il était à mi-temps au Trick O'Clink : il avait expressément expliqué qu'il préférait être sur deux postes plutôt qu'un et qu'il n'aurait de ce fait pas un emploi du temps très flexible. Elle était au courant... Alors quoi ? Elle n'allait quand même pas lui en vouloir pour bosser avec la concurrence, si ? L'idée qu'elle puisse avoir entendu parler de Précieuse et de son... tempérament, et de ses fréquentations, ne lui effleura pas l'esprit. Il sous-estimait peut-être un peu la réputation de la chapeautée. Ou plus probablement, il n'avait juste pas connecté les bons neurones : ça n'était pas quelque chose qui lui arrivait souvent.

La voiture s'arrêta et la métamorphe lui demanda brutalement de descendre. La prise de bec avec l'autre quiche aux cheveux blancs était encore récente et le loup n'était pas aussi loin qu'il l'aurait pu : malgré la volonté qu'Asch avait de comprendre la situation avant de s'énerver (et c'était rare qu'il ait ce genre de volonté là), il sentit la colère monter. Il ne supportait pas qu'on lui donne ce genre d'ordres, et encore moins qu'on lui parle sur ce ton lorsqu'il ne comprenait pas ce qu'il avait fait de mal. Ce fut le tour de ses yeux à lui de virer au jaune. Un grognement bref mais menaçant roula dans sa gorge. Cela dit, et bien que cela le contrariât par principe, il obéit à la demande.

Dehors, il croisa les bras. Maintenant, il avait une moue énervée qui indiquait clairement que le comportement d'Alice commençait à lui taper sur les nerfs. Sa question le calma net, ceci dit. Ainsi, il avait vraiment fait quelque chose de mal. Il chercha quoi... Mais à part sa perte de contrôle involontaire, il ne voyait pas. Alors il essaya d'expliquer :

"... Quoi ..? Il y a une fille qui est arrivée devant la porte du club, elle s'est mise à tourner dans tous les sens c'était insupportable, ça m'a énervé... Et après elle s'est mise à me faire chier sous prétexte que je fumais, et elle voulait plus partir ! Et... et... Je me souviens plus très bien..."

.. Qu'est-ce qu'elle voulait qu'il lui dise de plus ? L'idée même d'avoir oublié une partie de ce qu'il s'était passé lui donnait envie de se pisser dessus. Elle était pourtant au courant qu'il galérait à garder son calme ! C'est pas comme si il lui en avait pas parlé ! Toujours plus désemparé, il se tut.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 14 Sep - 1:50

Je crois qu'il m'a parlé dans la voiture, mais je n'ai pas réussit à prêter attention à ses mots. Bien trop fixé sur mon objectif : conduire avec un début de griffse qui pousse, puis les faire retourner là d'où elles viennent, sans sortir de la route.

Oh ! Le loup de feu n’apprécie pas ma façon de le dominer ? Quel dommage. Il peut grogner tout ce qu'il veut, son ego n'est pas ma priorité ce soir. Je répond quand même par un grognement du même type. D'un, je suis plus grosse -bon là, comme ça c'est pas évident – , de deux on est sur mon territoire et de trois j'ai les nerfs. Les grizzly ne vivent pas en meute, ils ne fonctionnent pas en hiérarchie. Par contre la loi du territoire, ça ils comprennent, et c'est pas un petit jeune qui mets les pieds sur le territoire de gros ours mal léché qui va faire la loi. Non Mais !

« Quoi ? »

Mais de quoi il me parle ? J'ai un mouvement de recul et d’incompréhension. Un grognement d'impatience monte crescendo dans ma gorge. J'arrive juste à contrôler mes cordes vocales pour que mes mots soient intelligibles et non des grognements sans sens.

« Je m'en tamponne le pourtour de l'anus de la... Oublie »

Mais qu'est-ce que je fais ? Pour quoi je l'ai amener ici ? C'est pour l'aider pauvre gourde, pas pour l'engueuler comme un gosse qui à fait une connerie. Quoi que...la connerie est grande. Lui plus que quel qu’autre homme-brave devrait le savoir. Les sorciers sont des nuisibles bordel de merde. Mais pour quoi Précieuse ? Pour elle ? Il n'aurait pas put tomber pire. Je suis sûre qu'elle a lut en lui comme dans un livre ouvert et qu'elle se délecte d'avance de toutes les tortures psychologiques qu'elle va lui infliger juste pour se divertir. Elle va trouver son plaisir à le faire sortir de ses gongs pour qu'il se transforme. Et moi, je vais finir avec un loup dépressif, parce que persuadé qu'il ne sera jamais capable de se contrôler, sur les bras

Je le détaille de haut en bas et de bas en haut, cherche le moindre signe de transformation partielle. Mais ne voie rien, comme quoi il commence à comprendre le truc. Même s'il flippe encore un peut, il arrive au moins à ne pas s'effacer totalement face au loup c'est un pas en avant, même s'il n'en a pas conscience.

Je n'arrive même pas à me réjouir pour lui. Bon sang, quelle plaie ! Je plonge ma tête en avant dans une main grande ouverte et pousse un grondement d'exaspération. En fait à juste pas conscience de la situation dans laquelle il s'est mis. En fait il est juste inconscient ce gamin.

« Ma question ne concerne pas ce qui t'a mis hors de toi, mais le lieu où je t'ai récupéré. Qu'est-ce que tu foutait là bas ? »

Je ne sais même plus comment le dire. A force de le tourner et le retourner dans ma tête, je ne sais même plus comment dire la chose, tellement elle me paraît évidente. Le grondement n'arrange pas les choses. Je suis entrain de m'auto-alimenter, et je monte dans les tours toute seule...Mais quel crétins de la lune. Sans rire !

« Je suis sûre que tu sais qui elle est. Alors pour quoi tu es allé chez elle ? Tu cherches les problèmes ? »

Non parce que si en plus il est suicidaire, qu'il le dise tout de suite, et j'arrêterais de bondir à son secours dans l'instant.. La colère prime sur l'inquiétude, ce qui fait que dans le ton de ma voix on n'entend qu'elle, pourtant si je tremble là tout de suite ce n'est pas de rage. Mais je suis morte de peur pour lui. Qu'est-ce que cette vieille sorcière va bien pourvoir lui faire subir maintenant qu'elle a découvert son existence ?
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 14 Sep - 9:30

.. Ah. Il avait donné une mauvaise réponse. Alice avait l'air de comprendre ce dont il était en train de parler après aussi bien qu'il comprenait lui-même pourquoi elle l'engueulait. Autrement dit, ils étaient sur deux longueurs d'ondes totalement différentes. Il eut envie de lever les bras en signe d'impuissance. Il n'en fit rien, préférant se contenter d'observer l'ourse en silence, interloqué.

"... Bon alors tu me dis concrètement quel est le problème, ou bien on joue aux devinettes jusqu'à demain matin ?"

Ah ! Premier indice : Alice ne s'intéressait pas à l'accident qui venait d'avoir lieu mais... A l'endroit où Asch lui avait demandé de le récupérer. Donc, elle avait des soucis avec les Plaisirs Coupables. Avait-elle peur de ternir la réputation du pub en ayant dans ses employés quelqu'un qui bossait aussi là-bas ? Non parce que certes... Les PC, tant qu'on restait dans les salles à l'avant, ça restait un club "décent" (plus décent que sa patronne en tous les cas). Mais l'ambiance était quand même particulièrement chaude, et ce à toute heure de la soirée. Ça semblait quand même être une excuse un peu pourrie pour que son vis-à-vis lui en veuille à ce point. Agacé, il soupira et laissa retomber ses bras, l'air de vouloir dire "mais encore ?".

".. Je bossais ! Je te l'ai dit dans la bagnole."

Et enfin, la réponse à toutes les questions d'Asch, résumée en une phrase et trois questions qu'on aurait pu juger pertinentes si... Si il n'y avait pas eu tout un contexte à prendre en compte. Une lueur de compréhension s'alluma dans les yeux du loup qui régressèrent du jaune à leur habituel turquoise en quelques secondes, comme son énervement disparaissait.

"... Ah ok je vois. Tu connais BIEN Précieuse."

De déconcerté, son visage passa par tout un panel d'expressions pensives avant de finalement s'arrêter sur quelque chose de nettement moins gai : résigné, il passa une main contre sa mâchoire. Ses yeux détournés sur le côté fixaient l'herbe, tandis que son esprit essayait de trouver une façon correcte d'expliquer. Il fallait qu'il fasse gaffe : il n'était même pas certain de pouvoir tout dire, tant le piège que la wiccane lui avait tendu était bien ficelé.

"... Ouais. Ok. Ça te dérange si on se pose quelque part avant que je te parle de ça ? Parce que ça risque de prendre un moment."

Il espérait qu'elle accepterait parce qu'il n'avait pas envie de monologuer debout devant elle : ils finiraient par fatiguer de rester dressés là comme des nains de jardin géants. Le temps de bouger ailleurs, de trouver comment commencer, et enfin il put contenter la "curiosité" du grizzli.

"Je la connais depuis très longtemps. C'est une amie de ma mère. Elles bossent ensemble régulièrement. Elles ont un peu le même caractère, aussi..."

Un ricanement sordide lui échappa : ça donnait une indication claire sur la qualité de vie qu'il avait eu avant d'arriver à a Nouvelle-Orléans, et tant que Rachel avait été sur son dos. Et Voilà que maintenant il avait échangé la peste contre le choléras. Il porta la main à sa poche et en sortit un briquet, avec lequel il se mit à jouer en le faisant tourner entre ses doigts. Ça lui calmait un peu les nerfs. Ça n'était pas son sujet de conversation préféré.

"... Donc autant dire que je suis au courant que c'est une personne à éviter. J'ai pas exactement fait exprès de lui tomber dessus : quand je suis arrivé pour l'entretien, je savais pas que c'était elle qui dirigeait les Plaisirs Coupables. J'ai failli clamser en la voyant. Et là c'était trop tard : fallait que je m'assure qu'elle préviendrait pas ma mère, sinon j'étais bon pour quitter la ville. Les négociations se sont pas exactement bien passées... J'étais prêt à me casser et à tout laisser derrière même si ça signifiait qu'il fallait tout recommencer."

En fait il allait avoir besoin d'une clope. Au moins. Il en sortit une, l'alluma, et prit le temps d'une taffe avant d'en venir au principal :

"... Elle m'a pas laissé faire. Je sais pas ce qu'elle a en tête, tout ce que je sais, c'est qu'elle voulait me garder là où elle pouvait me surveiller. Et que j'ai pas eu le choix, parce que j'aurais pris la moindre porte de sortie disponible si j'avais pu. Quand un wiccan qui connaît son domaine te laisse pas le choix... Tu peux vraiment dire Adieu à ta liberté."

Il poussa un soupir passablement déprimé. C'était peut-être le paquet entier qui allait y passer en fait... Il n'aurait pas cru que de mettre en mot l'impasse dans laquelle il se trouvait le minerait à ce point. Et pourtant... Voilà que sa rencontre avec "Miss Papillon Bourré" était passée en arrière plan dans la longue liste de ses problèmes. Il posa son front dans sa main pour reposer sa tête, yeux fermés et cachés par sa paume. Y aurait-il un seul moment dans sa vie où tout ne serait pas totalement chaotique ?
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 18 Sep - 21:16

« Tu quoi ? Attends une minutes tu ne m'as jamais dit que tu travailler aux Plaisirs Coupables ! »

Quand est-ce qu'il m'a dis qu'il bossait aux Plaisirs coupables ? Je suis sûre qu'il ne l'a jamais fait. Je crois que je n'aurais pas oublié une information aussi catastrophique et alarmante. Non je n'étais pas au courant, ça c'est certain !

Est-ce que je connais « bien » Précieuse ? Heureusement, je n'ai pas ce plaisir. Je la connais, c'est déjà pas mal et elle connais mon existence c'est déjà trop. Le loup de feu lui à l'air de mieux la connaître, mais surtout, ça a l'air de le réjouir autant que moi. Bon du coup, il est peut être temps de ce calmer un peut ? Mouais, c'est pas encore ça, mais il y a du progrès. Mes griffes sont entérinements rentrées et je sens que mes yeux reprennent peut à peut leur bleu d'origine.

« De réputation surtout, il me semble que c'est réciproque. »

Nous sommes deux personnes avec un certains poids dans chaque plateaux d'une même balance de dualités, qui sommes au courant de l’existence de l'autre et plus ou moins au courant du poids qu'elle représente. Nous nous sommes déjà croisé et nous avons même échangés des politesses si ma mémoire est bonne. Mais grâce aux ancêtres je n'ai jamais eu à subir sa présence suffisamment longtemps pour qu'elle agace le grizzly.

« Oui viens. »

Je le précède pour  ouvrir le cadenas et entrer dans la cabane en bois. Une fois à l'intérieur je me jette dans le canapé et attend qu'il prenne place et parle. Surtout, il faut qu'il m'explique cette chose qui va prendre du temps.

J'en crois pas mes oreilles ! Touts ce que j'avais put imaginer est en fait Oui-Oui au pays des bisounours en comparaison. Mais quand est-ce que ça va s'arrêter ? C'est totalement fou cette histoire. Combien y avait-il de chance pour qu'un homme-brave en retard sur sa première métamorphose débarque dans ma ville. Pour que cet même personne soit issus d'une famille de sorciers ? Pour que la cause de sont retard soit due à un sort dont il a été victime pendant son adolescence. Pour qu'une fois dans ma ville il tombe sur une connaissance de sa famille qui le piège à la sauce weccan. Et surtout pour que cette sorcière soit Précieuse ? Combien de chance ? Même une sur un milliard c'est une de trop. La preuve sa vient de m'arriver. Mais quelle galère !

Le grizzly est passablement agacé, et moi plutôt dans une rage noire. D'un bond, je m'éjecte du canapé, pour aller vers l'un des plant de travail.

« Il me  faut un verre ! »

Lui une clope, moi de l'alcool. Je suis sûre qu'il y a de l'alcool à brûler quelque part, non parce qu'à ce niveau là il faut que j'oublie tout ce que je viens d'entendre. Ça serait tellement mieux pour mon équilibre mental.

J’agrippe la table en bois. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? J'ai super chaud d'un coups. Oh bon sang ! Ça fait combien d'années que je n'ai pas ressentit cette chaleur pressente suivit d'une sensation d'urgence ? Combien de décennies que je n'ai pas perdue les pédales ? Le grizzly est entrain de se détacher de moi pour avoir sa volonté indépendante de la mienne. Je suis entrain de perdre l'harmonie avec mon Odem ! Mes phalanges blanchissent, mes yeux n'ont sûrement plsusrien de bleu. La boule brûlante monte dans ma gorge et reste bloquée. Il faut que ça sorte. Je ne peux pas garder ça en moi, il faut que ça sorte !

Le hurlement qui sort de ma bouche pleine de crocs bien trop encombrants pour elle, n’a rien d'humain, il est à peine susceptible de sortir du gosier d'une bête féroce. Le bois cris de douleur sous la pression que je lui impose. Mes griffes s'y enfoncent profondément, alors que des grondements saccadés témoignent de ma tentative de maîtrise.

Quelle merde, mais quelle merde ! Qu'est-ce qu'on peut faire ? Prévenir le Sachem ? Ça c'est indéniable, mais là de suite, je voie pas en quoi ça va régler le problème ou améliorer la situation même de façon temporaire. La table fini par craquer et céder sous mon poids. Comment-ça à céder sous mon poids ? Ça suffit les conneries, je fais un bien piètre exemple là. Aller respire. Je secoue la tête pour me remettre les idées en places.

Inspire...expire...inspire...expire...inspire...expire...inspire...expire...Je perds les cinq centimètres que j'avais pris sans le voir. Mes griffes rentrent dans mes doigts et mes oreilles reprennent enfin leur place. Je regarde mon reflet dans la vitre, mon visage est humain, c'est déjà bien, mais mes yeux refusent de perdre leur aspect bestial. On fera avec. J'attrape une bouteille de niôle sur l'étagère derrière moi et la débouche avec les dents avant de cracher le bouchon par terre. De toute façon, je pense que je suis bien partie pour la vider. Par forcément seule...


« Réfléchissons... Soit :
Je t’interdis d'y remettre les pieds et si je t'y surprend je te brise les jambes pour te faire passer l'envie...mais j'ai compris que tu n'as pas le choix.

Soit, je t’abandonne à la vieille, parce tu vas nous créer plus de problèmes que je n'aurais pue l'imaginer, et là je pense que c’est un euphémisme...Mais ça il en est hors de question, je ne suis pas capable de te laisser tomber.

Soit, je la tue ! Pas toute seule, je ne suis pas stupide au point de croire qu'elle 'a aucun allié...Encore une fois ça créer des problèmes aux autres hommes-braves encore supérieurs à ceux que tu peux nous apporter. »


Dans le genre je parle pour ne rien dire, ça se pose là quand même.

« Comme tu le voies, mes propositions sont pas se qu'on pourrait appeler un modèle de sagesse mais là tout de suite rien d'autre ne me vient en tête, alors il faut que j'y réfléchisse encore un peut... »

Je bois plusieurs gorgés d'alcool brûlant et lui tends la bouteille.

« Et t'enfuir de la ville est exclut ! Parce que c'est moi qui irais te chercher par la peau du cul !  Au cas où tu n'aurais pas intégré qu'il est hors de question que je te laisse tombé. »

Je préfère prévenir juste au cas où...

« Bon, là tout de suite, on peut rien faire. Mais j'aurais quand même préféré que tu me prévienne, avant. »
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Sam 19 Sep - 9:54

Asch bugua un moment : il n'avait jamais dit à Alice qu'il bossait aux Plaisirs Coupables ? Pourtant il était certain de lui avoir expliqué qu'il avait trouvé un second job pour compléter, si bien qu'il ne pourrait plus faire de changements d'emploi du temps. Pourquoi ne lui aurait-il pas donné le détail de cette seconde embauche ? N'en avait-elle pas demandé ?

Le rouquin ne se souvenait plus des circonstances qui avaient pu amener à cette situation. Peut-être avait-il été tellement dégoûté par la façon dont Précieuse lui avait forcé la main qu'il avait préféré éviter d'aborder le sujet fâcheux. Si l'ourse n'avait pas songé à lui poser de questions, il était possible qu'il soit resté particulièrement silencieux, écœuré comme il l'avait été. Peut-être était-ce qu'il avait eu peur d'en dire trop si il commençait à en parler : lorsqu'il était en colère, il pouvait devenir bavard. Sauf que dans ce cas précis râler sur la wiccane n'aurait pas été très judicieux : il était tenu au secret pour un certain nombre de détails, pas parce que ça lui faisait plaisir de coopérer avec cette garce, mais simplement parce qu'elle lui avait magiquement interdit ce type de nuisances. Était-il possible qu'elle lui ait embrouillé le cerveau sans le lui dire, pour qu'il évite sans même s'en rendre compte de parler d'elle à ses autres employeurs ? La gorge nouée, il fut pris d'un doute. Ça n'aurait pas été impossible. On parlait de Précieuse.

Il songea, dans un coin de sa tête, que si Alice connaissait Précieuse "de réputation", c'est qu'elle en savait déjà plus que la plupart des gens : comprenons que la sorcière était du genre à laisser penser à la majeure partie de ses clients qu'elle était tout à fait fréquentable. Il fallait être embauché chez elle et/ou venir dans le cadre d'une transaction carrément moins légale que les danses érotiques qu'elle vendait officiellement pour se rendre compte de l'atrocité du personnage qui se cachait derrière son éternel chapeau et ses sourires charmeurs. Alice avait peut-être eu vent de ce qui tramait aux Plaisirs Coupables par un ancien employé... Ça étonnait tout de même Asch. Précieuse n'était pas du genre à laisser les choses au hasard ni à risquer bêtement de foutre en l'air sa couverture. Mais peut-être lui suffisait-il d'être une sorcière pour qu'Alice la juge peu fréquentable "de réputation". Ils n'en avaient pas reparlé depuis, mais il avait que sa patronne métamorphe avait une dent énorme et pas très rationnelle contre l'ensemble de tous les wiccans du monde. Asch avait fait en sorte d'esquiver le sujet parce qu'il savait que si ils l'abordaient un jour, ils finiraient par parler de sa frangine. Et si Alice osait dire la moindre merde au sujet de sa sœur, il avait beau l'apprécier et lui être reconnaissant pour tout ce qu'elle faisait pour lui, il l'étriperait.

En tous les cas il suivit Alice à l'intérieur de la cabane. Installé sur le canapé, il se sentait déjà nettement plus d'humeur à discuter. Il reprit donc l'histoire depuis le début et raconta tout ce qu'il était en mesure de raconter. C'était amplement suffisant, à en croire les réactions presque excessives de son interlocutrice. Elle le troublait un peu : il n'avait pas l'habitude que quiconque se soucie à ce point de ses problèmes. A l'exception de sa sœur, mais elle était plus du genre à rester calme en toutes circonstances et à réussir le miracle de le calmer lui aussi, plutôt qu'à partager ses crises de colère. Jusqu'à l'idée de prendre un verre pour oublier, il aurait été d'accord... Mais il remarqua qu'Alice faisait des trucs bizarres. La cendre s'accumula au bout de sa cigarette comme il restait planté là, figé, à l'observer. L'humain en lui ne savait pas trop comment réagir et se demandait ce qu'il se passait, tandis que le loup qui ne s'était pas terré bien loin pointait le bout de son nez et lui indiquait la marche à suivre : calme, méfiance, silence, préparation. Il risquait de se retrouver avec un gros problème poilu sur les bras dans les minutes à venir, alors il avait tout intérêt à être très attentif à ce qui se déroulait sous son nez. Ses yeux avaient bien évidemment viré au jaune sans lui demander son avis dès lors qu'il avait senti le danger. Quelques minutes plus tard, ce furent au tour de ses griffes de se développer sans prévenir. Il éteignit le mégot qu'il était devenu incapable de tenir correctement. Ses dents qui s'allongeaient, et bientôt les premières traces de duvet rouge qui poussèrent au niveau des parties de son corps les plus transformées. Il était revenu au même stade de transformation que celui qu'il avait de justesse réussi à repousser tout à l'heure, à cela près que la rage aveuglante du loup n'avait pas encore totalement obscurci son esprit. Le hurlement du grizzli fut accompagné par un grognement crescendo dans la gorge du canidé :il n'était pas content du tout, et il avait bien l'intention de le faire remarquer. Il descendit du canapé lentement, pour prendre une position défensive plus adaptée à la situation.

Finalement Alice parvint à reprendre le contrôle d'elle-même, mais pour Asch, c'était moins facile. Ça lui avait déjà demandé des efforts de fou tout à l'heure lorsqu'il avait été vital qu'il inverse sa transformation avant de faire un massacre en centre-ville. Là, les enjeux n'étaient plus les mêmes. Outre le fait que c'était la seconde fois de la journée qu'il devait faire ce travail de contrôle impossible, il n'avait même plus les motivations radicales que la situation lui avait fourni la première fois. Autrement dit, il n'était pas certain d'y arriver.

Le temps qu'Alice se retourne, il avait réussi à se convaincre de s'asseoir à la place qu'il avait quittée précédemment, mais il était encore loin d'avoir éloigné l'animal : il respirait bruyamment, chaque expiration accompagnée d'un vrombissement mécontent : le loup n'avait aucune envie de céder la place une fois de plus à l'être humain qui pourtant, essayait de le convaincre à grand renfort de signes : plus tard ! C'était vraiment pas le moment là... Cette discussion était importante, merde. A défaut de réussir à annuler la transformation il l'avait bloquée, au moins provisoirement. Il leva des yeux douloureux en direction d'Alice, en train de parler. Il avait du mal à se concentrer sur ce qu'elle disait...

Malgré sa compréhension restreinte, il parvint à cerner les grandes lignes : fuir Précieuse, pas possible. Si il avait pu il l'aurait déjà fait. L'abandonner à... Quoi ? Asch n'était déjà pas capable de cacher grand chose de ce qu'il pensait ou ressentait en temps normal, mais lorsqu'il était à cheval entre pensée humaine et pensée bestiale, c'était encore pire. La seconde proposition lui fit lever un regard aussi surpris que blessé. Il le baissa presque aussitôt. Un grondement long, régulier, enfla dans sa gorge. Jusqu'à présent Alice lui avait donné l'impression de lui offrir ce qu'il n'avait jamais eu : un endroit où il était à sa place et ne jurait pas complètement dans le décor, et où on l'accepterait sans le juger ni le considérer comme un indésirable. Qu'elle en vienne à lui balancer qu'il était une source de problèmes lui avait vraiment fait mal. Tellement, en fait, que le loup reflua un peu de lui-même : cette douleur là appartenait au Asch humain. Le duvet disparut. Ses dents retrouvèrent une forme plate. Ses griffes commencèrent à régresser à leur tour. Ses yeux par contre gardèrent leur couleur dorée. Le grondement animal se fondit dans l'air jusqu'à disparaître entièrement. Il n'avait pas vraiment entendu le reste de ce qu'elle lui avait dit, trop occupé qu'il était à contrôler la boule douloureuse qui avait popé dans sa gorge sans prévenir. Outch... Elle avait vraiment tapé dans une corde sensible. Renfrogné, il posa les coudes sur ses genoux et entreprit de fixer la porte de la cabane sans ciller. Il n'avait plus du tout envie de discuter... Ça l'avait refroidi. Ce n'était pas vraiment qu'il en voulait à Alice... Elle n'avait aucune obligation envers lui. Seulement il tombait de son nuage pour revenir à sa triste et perpétuelle réalité : être l'indésirable de service partout où il se pointait.

"..."

Il savait qu'il aurait dû répondre quelque chose, mais ses poumons étaient le théâtre d'un phénomène plus que désagréable : une brûlure par vagues larges, palpitantes, qui lui donnaient l'impression d'avoir perdu l'usage de ses cordes vocales. Quelque chose était sur le point de rompre. Il ne voulait pas que ça arrive ici. Il voulait de l'air. Alors il se leva et il sortit sans un mot, pour faire quelques pas dehors, prendre un tournant afin d'avoir au moins l'impression d'être à couvert... Il posa son dos contre le mur de la cabane, se laissa glisser par terre. Avant d'avoir compris ce qu'il faisait, il se rendit compte qu'il avait ramené ses jambes contre lui, posé une main devant ses yeux et que, surtout, quelque chose voulait sortir d'entre ses dents serrées. Il eut une inspiration bruyante, suivie d'une expiration qu'il bloqua avant qu'elle arrive à son apogée, car il craignait ce qui arriverait si il laissait faire : il venait de comprendre ce qu'était cette sensation d'implosion imminente. L'humidité de ses yeux lui fournissait un indice supplémentaire. A quand remontait la dernière fois qu'on l'avait mis dans cet état ? Presque personne ne pouvait le faire, car en règle générale il ne laissait personne l'approcher de suffisamment près pour ça. Mais merde... Il avait fait ce qu'il pouvait pour laisser derrière tous les problèmes dont il était physiquement en mesure de s'éloigner... Qu'y pouvait-il si il en attirait d'autres qu'importe combien il se battait pour l'éviter ?
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 12 Nov - 23:10

Mes yeux ne quittent pas une seconde Asch pendant qu’il sort de la cabane de mon père sans dire un mot. Une boule s’installe dans mon estomac, j’en ai des bouffées de chaleurs.

« Merde ! »

Le problème quand on est à moitié grizzly, c’est qu’on est beaucoup trop impulsif de base. Mais en plus de ça, je ne suis pas aidée par mes racines italiennes.  Sa mène à des situations à la con où je sors des trics sans y avoir réfléchies avant et du coup sans forcément les penser. Voilà un exemple flagrant de conneries que je peux déblatérer. Je me sens bien conne conne d’avoir déchargé mes problème sur lui. Asch en a déjà suffisamment comme ça, il n’a pas besoin qu’on lui en ajoute davantage.  Quel piètre exemple je fais. Bon il va bien falloir que je bouge de là et que je prenne mes responsabilités. Merde je ne me suis jamais excusée devant personne si ce n’est Patrick. Je ne sais même pas comment faire. Je ne peux pas appliquer la même méthode qu’avec Patrick, vu qu’elle consiste à lui sauter dessus…Et puis merde ! On verra bien se qui se passera. A mon tour de prendre l’air.

Je passe la tête dehors. Mais où il est ? Il est partie seul dans le Bayou de nuit ? C’est un humain ok, mais s’il ne connait pas le chemin, il est foutu… Bon va falloir aller le cherch..Ah non est là ! Contre un mur, le cul par terre, heureusement que je suis pas bien grande et que ses cheveux rouges ont attirés mon regard. Sinon je ne l’aurais pas vue. Je ne pensais pas que c’était à ce point. J’ai vraiment fais de la merde sur ce coup là. Pire que l’année dernière avec la balle en argent suivie de la visite à la Nami-Ra avec Blake. Putain, la honte me retourne l’estomac maintenant. Aller ma fille, du nerf ! Je m’approche de lui, mais pas trop. Je suis pas certaine qu’un grand gaillard comme lui apprécie beaucoup qu’on le voie  dans cette situation. Je m’accroupis donc à moins d’un mètre du loup de feu.

« Je…heu… »

Ah oui Bravo ! Championne du monde. C’est pas dieu possible d’être aussi nulle. Je soupire et fini par m’assoir en tailleur. Même si je n’arrive pas à le regarder je dois au moins être capable de lui parler. Alors ça suffit la boule dans la gorge. Redescend dans mon ventre et n’y bouge pas tant que je ne t’ai pas digéré.

«Ecoute Asch, je suis allée trop loin. J’ai…j’ai eu peur pour toi et je me suis emportée. »

Sérieusement, j’ai dis n’importe quoi. Il dire qu’il est un nid à emmerde… Même si c’est vrai, c’est malheureusement le cas pour la grande majorité des hommes-braves. Les actes de nos ancêtres font que nous, leurs descendants, sommes des aimants à problèmes. Il faut bien justifier notre Odem. Malheureusement comme il n’a pas vécu parmi nous, il ne peut pas le savoir. C’est justement mon rôle de le lui apprendre.

« Je ne pensais pas ce que j’ai dit. Je te demande pardon. »

Par mes ancêtres, s’il dit à quelqu’un que je lui ai fait des excuses je peux dire adieu à ma réputation.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 16 Nov - 14:09

Asch faisait son possible pour retenir les pulsations furieuses qui de bien des manières avaient envie de l'amener à se fissurer et à se répandre sans vergogne. C'était d'autant plus insupportable qu'il se sentait sur le point d'imploser, et qu'il savait qu'Alice risquait de ne pas le laisser seul très longtemps : il aurait tout aussi bien pu péter un câble, se transformer, partir en vrille et bouffer le premier passant venu même si il était relativement peu probable d'en rencontrer un à cette heure et en plein milieu du Bayou. Bref... Elle allait forcément venir voir ce qu'il se passait, et lui ne voulait pas qu'elle le voie dans cet état lamentable. La panique qu'il ressentait à l'idée de se montrer aussi vulnérable ne faisait qu'alimenter la boule hideuse qui roulait dans sa gorge, son estomac, et n'allait pas tarder à briser ce qu'il restait de son sang-froid.

Ainsi lorsqu'il l'entendit approcher, il hésita. Il aurait peut-être mieux fait de se relever tant qu'elle ne l'avait pas vu, de partir plus loin, de ne revenir que lorsque ça serait passé... Ou de ne pas revenir du tout ? Tout était si confus qu'il n'eut de toute façon pas le temps de choisir et encore moins de réagir. Il l'entendit s'asseoir à côté de lui et par réflexe, se tourna un peu vers l'extérieur, pour tenter de moins se montrer. Il n'était pas franchement d'humeur à discuter et ne s'attendait pas non plus à recevoir des excuses qui de toutes façons n'auraient aucune valeur à ses yeux, d'autant plus qu'il ne considérait pas que l'ourse avait fait une erreur en formulant sa pensée.

Parce que si il y avait bien une chose qu'Asch connaissait, c'était la colère. Il nageait dedans en permanence. Elle était le tissu qui liait les éléments de sa vie entre eux, la base sur laquelle il avait dû construire, le moteur qui lui permettait de ne pas plier, de tenir des situations qui sans elle l'auraient depuis longtemps abattu, un peu comme celle qui se déroulait actuellement. On pouvait dire bien des conneries lorsqu'on était en colère, et on pouvait regretter son manque de tact par la suite, mais une chose était certaine : le coup du "désolé je ne le pensais pas", c'était un mythe. Comment aurait-on pu dire des trucs qu'on ne pensait pas vraiment lorsque emporté par un sentiment aussi pur et primitif ? Bien sûr que si. On pensait tout ce qu'on disait, seulement on oubliait l'empathie, on oubliait l'impact que les mots et les gestes pouvaient avoir sur autrui, on se contentait d'exprimer sa frustration, d'affirmer son être sans prendre en compte les conséquences de ses actes ou de certaines révélations. Il n'avait pas pour habitude de réfléchir beaucoup, mais il était au moins conscient de ça, parce que ça faisait des années et des années qu'il galérait à contenir sa propre agressivité. Il n'avait pas attendu de se découvrir métamorphe pour rencontrer ce genre de problèmes.

Pour toutes ces raisons, sa réponse au dernier commentaire d'Alice se résuma à un grognement sourd, où l'agacement se mêlait à cette embarrassante détresse qu'il n'arrivait pas à faire refluer. Il secoua la tête négativement. Posa les paumes contre ses yeux tandis qu'il se massait le front d'une façon qui ne cachait rien des difficultés qu'il éprouvait à rester digne.

"... Bien sûr que si que tu le pensais."

Sa voix étant sur le point de se briser, il décida de s'arrêter là. De toute façon elle aurait probablement compris là où il voulait en venir. Puis elle n'avait rien inventé : c'était vrai, il attirait les problèmes à lui comme un aimant, il n'arrivait pas à s'en sortir, peu importe combien il se battait pour. Il le ressentait évidemment comme une injustice et bien qu'habituellement trop digne et solitaire pour chercher de l'aide ailleurs qu'auprès de sa très proche famille (en excluant sa mère donc), tout allait tellement mal qu'il n'avait eu d'autre choix que de compter sur autrui. Tomber sur Alice avait été une aubaine : il avait besoin du contact d'autres métamorphes pour éviter de produire un massacre, et elle l'avait accueilli comme ça n'était jamais arrivé auparavant : il s'était senti accepté. Ce sentiment confortable lui avait permis de se mettre de la poudre aux yeux, d'oublier que la présence de ses problèmes n'emmerdait pas que lui, mais aussi ceux qui tentaient de l'aider à les résoudre. Et donc qu'indirectement il emmerdait Alice : elle aurait été plus tranquille si elle n'avait pas eu à gérer ses merdes à lui. Voilà de quoi le faire tomber du nuage dans lequel il s'était plus au moins emmitouflé pour éviter de s'apitoyer sur son sort craignos.

Il eut soudain l'impression de sentir sa tête tourner. Un froid métallique se glissa partout, lent, pernicieux, jusqu'à son épine dorsale qui en réaction se plia un peu plus. Il prit conscience de son manque de repères : il n'était pas chez lui. Il s'en était lui-même banni (pour des raisons certes compréhensibles). Il avait coupé le contact avec tout et tout le monde. Sa frangine lui manquait. Même son père (adoptif ou pas)  lui manquait, malgré la rancœur qu'il lui vouait encore faute au mensonge dans lequel on lui avait permis de vivre jusqu'à récemment. Il ne savait plus ce qu'il foutait ici... Et où allait-il exactement ? Vivre au jour le jour, c'était bien, mais est-ce que ça continuerait d'aller ? Sachant que Précieuse était dans le paysage ? Comment est-ce que ça se terminerait ? N'était-il pas en train de foncer droit dans le mur, sans aucun pouvoir, sans volant pour modifier la direction de son bolide ? Son angoisse grandissante eut raison de ses dernières résistances. Il sentit un liquide chaud couler contre ses paumes, en même temps qu'il serrait les dents pour essayer, en vain, de contenir une plainte lancinante.

Il pleura quelques minutes, aussi silencieux que possible, mais pas vraiment silencieux pour autant. Progressivement, il retrouva son calme, jusqu'à se sentir totalement abattu, hébété. Il comprit que ses nerfs venaient de lâcher. C'était plutôt rare qu'ils lâchent de cette façon là, généralement il avait plus largement tendance à se calmer en tapant sur quelqu'un et en prenant bien soin de ne pas analyser les raisons de son mal-être. Les mains qui cachaient ses yeux rougis remontèrent dans ses cheveux pour écarter les mèches qui cherchaient à se coller sur sa tronche. Ses pupilles étaient encore jaune, preuve que tout ne devait pas être réglé, que quelque chose bouillonnait encore dans un recoin mal éclairé, trop lointain pour que ses perceptions engourdies le remarquent.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 18 Nov - 11:42

Non mais je rêve ! Il a quel âge ? Merde, t'énerves pas. Non mais il se rend pas compte que je ne m'excuse jamais. Il pourrait au moins relever... Sérieusement... Je peux pas m’empêcher de lâcher un court rire cynique. La situation est juste trop grotesque pour moi. Jamais de ma vie je ne m'étais excuser devant personne d'autre que Patrick. Je fais cet effort plus que sur-humain et lui il me sort une réplique de gosse de cinq ans. Oui c'est un mino pour moi, mais je ne suis quand même pas si veille pour quelqu'un de mon espèce. Grand esprit, donne moi la force de surmonter la claque que je viens de prendre. Non parce que là j'hésite à lui en coller une. C'est peut être de ça dont il a besoin. Faire sortir le trop plein d'émotion qu'il a en lui.

Je me colle la main sur le visage. Son contacte froid calme la moutarde qui commence à dépasser le nez. Il ne faudrait pas que j'explose non plus. Entre Blake et lui, je vais finir par prendre dix ans, et sa ne me plairait pas. Je ne pense pas que sa plairait à Patrick non plus.  Le grizzly me maintien dans cet état physique depuis trop longtemps pour que je laisse deux loup avoir raison de mon équilibre intérieur.

« T'es dur avec moi Asch. »

J'ai toujours cet espèce de ton dans la voix qui fait penser à un rire crispé. Je me sens suffisamment mal comme ça. Mais plus j'y pense et plus je me dis que je devrais tourner sep fois ma langue dans ma gueule avant de l'ouvrir. C'est vrai quoi, j'ai touché une corde sensible, mais je ne savais pas à quel point. Et de voir ce grand garçon prostré ainsi c'est vraiment dur. Moi qui ne supporte pas de voir un homme-brave en détresse.

C'est trop ! Il faut que je bouge ! Je me relève, mais ce fichue sourire nerveux et crispé ne me lâche pas. C'est pas possible ça ! Il croit quoi ? Que sa vie est foutue par ce qu'il n'a plus papa et maman derrière ? Qu'il est perdue dans une ville inconnue tout seul et qu'il restera toujours tout seul ? Réveilles toi gamin ! Des hommes-braves tu en as à touts les coins de rue dans la Nouvelle Orléans. Tu es dans la bonne ville pour ce qui est de la communauté. T'as juste pas eu de chance de tomber sur la grognasse de mage.

« Sérieusement ? Qu'est-ce qui t'a fait le plus mal ? Que je dise que j'allais tuer la sorcière ou que j'allais te laisser à elle parce que tu me cause des problèmes ?»

Il y a un moment, faut arrêter ! Je suis peut être l'assistante sociale des hommes-braves, mais pour la douceur, il vaut mieux aller avoir Arn. Moi je ne fais pas dans la dentelle, du moins rarement. C'est juste pas mon truc. Et si tu veux des câlin, trouve toi un chinchilla ou reviens à al saison des amours.

« Juste en passant, je ne connais pas un métamorphe qui soit pas un aimant à emmerdes et crois moi si tu veux, tu es loin d'avoir la palme. C'est mon rôle de gérer ça, et c'est bien parce que j'aime ça. »

« Métamorphes », si c'était Patrick en face de moi sa lui aurait mis la puce à l'oreille, mais Asch me connaît pas encore assez pour interpréter les signes dans mes phrases. Je déteste employer ce mot, et pourtant inconsciemment, il sort de ma bouche quand c'est plus le moment de me titiller.

Bordel, je dis un mot de travers et il s'effondre ! Il ça veut jouer les durs ? Je suis un homme-brave, mon odem est un prédateur redoutable, j'ai pas peur de taffer aux PC alors que la patronne peut me réduire ne charpie et je m'effondre quand la Combattante me met le nez dans ma merde pour mieux me la montrer. Du nerf merde ! Bouge !

« Si ce que je te dis te plaît pas, te gènes surtout pas pour me remettre à ma place...si tu t'en crois capable. »

La fin de ma phrase à sonné comme un défis. Il serait peut être temps qu'il me montre de quoi il est capable. Autrement que comme un loup fou. Et puis comme on dit : pète un coup sa ira mieux. Mes moi une droite, je te garantie pas de tendre l'autre joue, mais sa risque d'être drôle.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 30 Nov - 18:46

Dur ? Asch ne voyait pas en quoi il l'avait été avec elle. Il considérait l'avoir surtout été avec lui-même en se refusant à croire le doux mensonge qu'elle avait tenté de lui servir, en faisant en sorte de plutôt regarder la vérité en face quand il aurait été largement plus simple de faire l'autruche - chose pour laquelle il était d'ailleurs plutôt doué.

Se gérer lui-même lui était suffisamment difficile : il ne chercha pas à comprendre l'origine du commentaire d'Alice, même si son décalage aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Puis ce qui lui pendait au nez arriva : ses nerfs craquèrent. Il se tapa la honte pendant plusieurs minutes incontrôlables, puis il se calma approximativement. Il était dans un état second : totalement déconnecté, il eut bien du mal à se rendre compte qu'Alice avait pris la parole et qu'en plus, pour des raisons qui lui échappaient complètement, son ton était agressif, pour ne pas dire accusateur.

Asch avait l'habitude qu'on l'agresse et qu'on l'accuse pour tout et n'importe quoi, qu'il soit ou non responsable d'une partie de la situation. Ce dont il n'avait pas l'habitude par contre, c'était que l'ourse soit à l'origine de ces reproches qu'il se prenait constamment dans la gueule. En fait, c'est justement parce qu'il s'était senti en confiance avec elle, en sécurité, qu'il s'était à ce point confié, et qu'il n'avait pas pris la peine de garder la distance qu'il marquait avec le reste du monde.

Un goût amer envahit l'arrière de sa gorge. Son regard clair se ferma jusqu'à ce qu'émane de lui une aura métallique, glaciale, bien plus menaçante que la colère vibrante de laquelle il était un habitué. Il dirigea sur Alice une haine qu'il n'avait jamais voué qu'à deux autres personnes jusqu'à présent : sa propre mère Rachel, et la garce chapeautée en chef qui lui servait de co-patronne : le sosie spirituel de son horreur de génitrice.

Il n'aurait jamais cru ça d'Alice mais elle était exactement en train de faire ce qu'on lui avait fait toute sa vie : invalider son ressenti, lui donner l'impression d'exagérer ses problèmes, de faire des caprices pour rien. De ne pas avoir le droit d'avoir peur, d'être triste, d'avoir des moments de doute. Celle de n'être qu'un gosse stupide, ridiculement égoïste et incompétent. De ne pas avoir le droit d'exister, de respirer, et encore moins de prétendre à la moindre once d'importance ou d'affection. C'était suffisamment gênant comme ça de s'être tapé ce genre de crise d'angoisse/déprime en sa présence. Il n'avait vraiment pas besoin qu'elle en rajoute une couche en ramenant ça à elle et en minimisant ses problèmes à lui. Et maintenant elle cherchait la bagarre ? Quelle blague. Il était au delà de toute envie d'en foutre une à quiconque : c'est parce que ce dont il était question l'avait très profondément touché que ce qui était arrivé était arrivé. Alice avait passé depuis longtemps la barrière de son agressivité. Ce n'était pas à ses tendances belliqueuses qu'elle aurait à faire. C'est d'ailleurs sur un ton beaucoup trop grave et calme, quoique légèrement écœuré qu'il répondit le seul truc que son cerveau ahuri était encore capable d'arriver à formuler :

"Juste... ferme là. Vraiment."

Qui sait comment la situation aurait évolué si à ce moment précis, le téléphone du rouquin n'avait pas sonné. Un énorme soupir lui échappa. Inutile de regarder le nom sur l'écran : il savait déjà qui l'appelait. Sans un regard pour l'appareil il décrocha, nonchalant, et émit un grognement sec plus qu'il ne répondit :

"... Quoi ?"

"Voyons Loupiot, ne te fais pas plus bête que tu n'es. Tu sais très bien pourquoi je suis obligée de t'appeler..."

On pouvait imaginer le sourire machiavéliquement amusé de Précieuse sans même le voir. On l'entendait dans sa voix doucereuse. Asch soupira encore plus lourdement qu'au préalable. Il prit l'arête de son nez entre deux doigts : il commençait à avoir la migraine. Il aurait préféré de loin que la sorcière réagisse plus tard à son absence : ça allait suffisamment mal sans qu'elle vienne en rajouter une couche.

"J'ai eu une urgence. Du type potentiellement sanglant. J'imagine que vous préférez encore vos clients avec les entrailles rentrées plutôt qu'à l'air libre."

Précieuse émit un petit bruit désapprobateur.

"Je ne te paie pas pour régler tes problèmes bestiaux. Et encore moins pour que Maman Ourse s'occupe de toi pendant tes heures de travail. D'autant que tu sais très bien que nous aurions pu régler cela nous-mêmes..."

De façon bien plus violente pour Asch, évidemment, mais on pouvait imaginer que c'était le dernier des soucis de la chapeautée. La paupière du jeune homme tressauta. Il s'attendait à ce genre de réponse et ne pouvait pas dire grand chose pour sa défense sachant que Précieuse se contrefoutait de son confort et que selon sa logique de garce, il était effectivement en tort. Il ne gagnerait pas la partie. C'était bien pour ça qu'il avait prévu de s'occuper du problème après ses heures de boulot et pas avant. Inutile d'expliquer ça à Précieuse ceci dit. Elle s'en foutait pas mal. Ses mâchoires grinçaient : il n'aimait pas ça. Les alentours silencieux et l'ouïe de métamorphe d'Alice lui permettaient à coup sûr d'entendre tout ce que la wiccane disait. Il était prêt à mettre sa main au feu que Précieuse en avait une conscience aiguë.

"Épargnez moi le mélo... On sait tous les deux que je rattraperai ces heures de la manière la plus désagréable possible pour moi et la plus fendarde pour vous. Fin des courses. Je peux raccrocher ?"

Elle émit un léger éclat de rire.

"C'est divertissant de t'entendre jouer les rebelles, mon petit loupiot... Mais n'abuse pas de ma patience. Le Nounours ne sera pas toujours là pour t'éviter les ennuis, tu sais..."

Elle laissa un moment de silence avant de continuer.

"Tu feras le ménage avec Ailin en rentrant. Et je m'en fiche que tu enchaînes les shifts et finisse crevé en allant au Trick. Tu n'as qu'à te plaindre à ta patronne poilue."

La moutarde lui monta au nez et fit disparaître les dernières traces de son hébétement. La couleur jaune de ses yeux se raviva en même temps qu'il grondait sans s'en rendre compte. Il répondit sur un ton haineux qui laissait entendre tout le bien qu'il pensait de Précieuse : l'aurait-il pu, il l'aurait déchiquetée. A défaut, il laissa sa colère le guider sur le chemin de la provocation auto-destructrice. Peu lui importait ce qu'il prendrait dans les dents tant qu'il faisait virtuellement bouffer les siennes à Précieuse.

"Faites gaffe, vous devenez redondante. J'ai déjà entendu ça un million de fois environ."

On entendit à nouveau le sourire dans la voix de la chapeautée.

"Qui devrait faire le plus attention, selon toi ? Celui qui se répète, ou celui qui force à la répétition par sa stupidité ? ...Ne soit pas trop en retard. Je détesterais de devoir donner plus de pouvoir à Ailin qu'il n'en a déjà sur toi, petit loup."

Elle n'avait même pas cherché à cacher l'ironie de sa dernière phrase. Asch capta sans souci la référence : pour avoir vu Ailin à l'action plusieurs fois, il était tout à fait certain de ne pas vouloir devenir son garde-manger vivant personnel et pire si affinités. Il ne broncha plus et se contenta de raccrocher au nez de Précieuse. Il jeta ensuite le téléphone dans l'herbe en ponctuant son geste agacé d'un charmant :

"Connasse."

Sans un regard pour Alice, il se releva, mit les mains dans ses poches, et fit en sorte de s'éloigner d'un pas rapide. Il avait besoin d'être seul, et de marcher. Et de ne pas avoir accès à ce foutu téléphone, juste au cas où l'autre garce se décidait à le rappeler. De toute façon ils étaient au milieu de nulle part : il pourrait le récupérer plus tard. Personne n'allait le lui voler.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 2 Déc - 10:14

Décidément je fais tout de travers ce soir. C'est quelque chose qui à tendance a me saouler plus qu'autre chose. Moi qui pensais avoir compris le fonctionnement du loup rouge, mais en fait, je me suis planter. J'ai peur d'avoir fait de gros dégâts. Déjà que sa n'avait pas été facile de l'apprivoiser et de le faire approcher, voilà que maintenant je l'éloigne de moi et par la même j'ai peur de l'éloigner de la communauté alors que c'est le moment où il en a le plus besoin. Bien sur qui à des problèmes, j'ai du mal à imaginer à quoi je ressemblerais si je n'avais eu mon père pour m'élever. Un homme-brave à besoin d'un autre homme-brave pour comprend se qui se passe dans son corps et dans son esprit. Ses changements, ses envies, ses besoins, tous ça c'est très compliquer à gérer et je pense que ça l'est d'autant plus pour celui qui ne l'a pas vécu en même temps que son adolescence. Les ados sont très forts, ils encaissent tout en même temps, les changements physiques, physiologique, psychologique et il s'en sortent. Qui d'autre qu'un ado pourrait supporter juste comme une épreuve de plus l'apparition de pulsions animal et de métamorphoses ? Jusqu'à maintenant je ne m'étais pas encore posée la question.

Son téléphone sonne coupant court à mes conneries. C'est presque un soulagement, au moins j'arrête de m'enfoncer dans cette situation dont je n'ai jamais eu l'habitude. A ceci prêt que c'est Précieuse à l'autre bout du fil. Précieuse peut être beaucoup de chose dans ma vie, mais jamais au grand jamais elle ne sera un soulagement. Je réfrenne un grognement. Et essaye de rester impassible durant toute la conversation, même si j'ai envie d'arracher se téléphone des mains de Asch et de lui expliquer avec le calme que je possède pas que si elle le touche elle aura à faire à moi.

Finalement c'est lui qui l'envoie chier et il raccroche avant de se casser. Je le regarde s'éloigner. Est-ce qu'il faut que je le suive ? Est-ce que je dois le laisser tout seul déambuler dans le Bayou dangereux de nuit sans guide ? Et puis....Il a laissé son portable ici...

Il faut que j'arrange les choses, je refuse qu'il soit punis parce qu'il ne sait pas se contrôler comme un véritable homme-brave de son âge. On ne peut pas lui exiger de lui ma maîtrise ou celle de n'importe quel autre homme-brave, c'est comme si on l'exiger d'un jeune qui vient de subir sa première métamorphose. C'est même exactement ça. S'il on le punis, le loup associera son odem à cette punition, et les effets serais encore pires.

Je ramasse le portable et lance appel le dernier numéro, tout en me dirigeant vers Asch, pour être sûre qu'il ne se perd pas ou qu'il ne lui arrive rien. Mais à restant à bonne distance pour ne pa sle contrarier plus si c'est seulement faisable.

« -Tiens, tu t'es rendu compte qu'il était malpoli de raccrocher au nez des gens, Loupiot ? »

Un ton vaguement étonné, mais très sarcastique me répond. Encore une fois je contrôle je grondement qui me vient.

« Non, c'est sa patronne poilue »

Mon ton est ferme.

« -...Oh. Voilà qui est... intéressant. »

On entend presque le sourire amusé dans sa voix. La garce, elle se permet en plus. J'inspire bruyamment pour me donner contenance et jke continue avec une voix qui este calme par je ne sais quel miracle, car on sent bien derrière toute la contrariété que provoque cette conversation.

« Ecoutez, j'aimerais que ce qui se passe se soir ne retombe pas sur Asch. »

Un petit rire amusé me répond. Je sais bien qu'elle savoure l'instant.

« Mais ça, il fallait y penser avant ma belle... »

Je ne retiens pas le grondement qui monte. Comme je laisse un peut traîner ma réponse. Pas pour la faire chier – si seulement... - je veux juste être la plus diplomate possible.

« C'est mon rôle de veiller à la sécurité des hommes-braves et les empêcher de blesser qui que se soit en fait partie. »

La carte de la responsabilité, je ne voies rien d'autre derrière quoi me cacher. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'elle vient de lever les yeux aux ciel sous son chapeau.

« J'aurais très bien pu m'en charger. Ne me sous-estimez pas, je tiens à mes clients. Si le Loupiot court se cacher sous vos jupes dès qu'il est incapable de se tenir tout seul, ce n'est pas mon problème. C'est à lui d'être conscient des conséquences. »

S'en est trop ! Pas besoin de revenir sur le fait qu'on n'attend pas d'un enfant les mêmes choses qu'un adulte. Mais là, elle a une part de responsabilité dans la chose. Pas elle directement serte, mais quand même. On sent bien le ton de reproche, pas forcément tourné vers Précieuse mais contre tous les wiccans

« S'il avait été correctement éduquer, il ne serait pas dans ce genre de situations à son âge. »

Et elle se marre en plus.

« Et vous mettez le doigt sur la raison pour laquelle je n'ai pas l'intention de me reproduire, ma chère Ourse. Et si je peux me permettre, à votre place, j'éviterai aussi. Vous avez bien assez de Loupiots adoptifs comme ça. »

Un raclement de gorge étouffe un rire approbateur. Pour le coup, et sa me fait mal au cul de l’admettre, je suis d'accord avec elle. D'un il y a assez de loups comme sa à la Nouvelle Orléans, de deux, assez de loups dont je m'occupe et de trois, je ne suis pas prête de devenir mère, ça c'est clair, pas tant que je serais Combattante. Il faut que je dise quelque chose qui la détournera complètement de Asch, et je sais exactement quoi. Je m'y suis préparée en composant son numéro.

« Là n'est pas la question...Soupir...Je payerais pour lui. »

Je me demande comme je ne viens pas de m'arracher la gueule en disant ça. Je mets une main sur mon menton...oui il est toujours là. Je continue à suivre la trace du loup même si ma démarche est mal-assurée car une partie de mon attentions st tourner vers l’apaisement du grizzli qui sent le sourire machiavélique s'étendre sur les lèvres rouges de la wiccan.

« Oh ? Dans ce cas-là, je suppose que l'on peut s'arranger... »

C'est fou ça, elle ne s’attendait pas à mon appel et pourtant c'est à se demander si ce n'était pas ce qu'elle avait en tête dès le départ. Le ton est monocorde. J’attends de voir ce qui va lui tomber sur la tête,

« On peut oui. »

« Parfait »

J’entends le plaisir sadique que cette soutirée lui procure et j'écume de rage (au sens littéral).  

« Je suppose que je laisserai le Loupiot tranquille pour cette fois... et que je m'occuperai de votre cas, à la place. »

Je sens bien qu'elle n'a pas l'intention d'en dire plus pour le moment. Elle ménage ses effets. Elle a plutôt intérêt à le laisse tranquille oui. Je lui prête beaucoup de défaut, pourtant il m'a toujours semblé que cette sorcière est quelqu'un de paroles. J’espère ne pas m'être tromper sur l'une des rares qualités que je lui prête.

«Alors Parfait. Sur-ce je vous laisse, j'ai mieux à faire. »

Sans attendre de réponse je raccroche et range le téléphone dans une poche, pour me tourner toute entière sur la piste de Asch.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mer 2 Déc - 22:10

Si Asch avait été en mesure d'entendre le coup de fil qu'Alice venait de passer à Précieuse en utilisant son téléphone échoué, il aurait probablement réagi avant que la patronne du Trick n'ait le temps d'accomplir l'acte le plus stupide et le plus suicidaire de toute sa carrière. A son avis du moins : sans doute en aurait-il changé si il avait été au courant de la façon dont elle s'était détruit le bras l'an passé avec des balles en argent. Mais Asch n'était pas à distance d'oreille car il avait marché très vite et très loin. Il était bien loin d'imaginer ce que l'ourse pouvait être en train de faire tandis qu'il multipliait les pas rageurs.

Précieuse serait bien désolée d'apprendre que son appel avait eu sur lui un effet bénéfique : elle avait rallumé la flamme de sa colère. Ça n'était pas tout le temps le cas mais dans un instant comme celui-ci, cette rage renouvelée était salvatrice. Elle effaçait ses doutes, ses peurs, son écœurement, son manque d'estime de soi, sa solitude désespérante... Bref. Tout le bazar psychologique que son enfance et son adolescence foireuses lui avaient laissé en héritage durable et qui quelques instants auparavant avaient profité de la vibration d'une corde sensible pour rappeler leur présence. Il ruminait les paroles de la satanée wiccane, se remémorait chaque fluctuation dans sa voix... les intonations de peste qu'elle avait pris, et le plaisir qu'elle semblait avoir eu à lui appuyer sur la tête. Il avait envie d'écraser la sienne contre un caillou. Ou une souche d'arbre. Ou l'une des barres de pole dance qu'elle affectionnait tant. Peu importait en fait, tant qu'elle prenait cher et se retrouvait avec des ecchymoses de la taille d'un iceberg.

"... CONNASSE !"

A défaut de pouvoir se venger de la principale concernée, et comme il se trouvait loin d'une quelconque salle de sport où il aurait alors pu faire sa fête à un punching ball, le poing du rouquin fusa jusqu'à toucher la surface d'un pauvre arbre innocent. Le coup était parti à une vitesse inouie : pour ce qui était de frapper avant de réfléchir, Asch était depuis longtemps passé spécialiste. Sa victime, un jeune pin au tronc affolamment fin en vue de la violence du choc qu'il venait de recevoir, ne survécut pas à l'attaque. C'est avec une perplexité grandissante que le loup entendit le sol grincer, l'arbre frissonner puis se pencher en arrière, jusqu'à finalement s'effondrer dans un bruit tonitruant. Il cligna ses yeux jaunes et n'eut même pas le temps de se dire que ses phalanges fissurées lui faisaient mal, puisque contrairement au végétal elles s'étaient déjà régénérées. Ah oui, quand même. Ça n'avait pas été un chêne centenaire, mais l'arbre avait tout de même été juste suffisamment épais pour qu'Asch s'étonne d'être capable de le renverser d'un seul coup. Hagard, il grinça des dents : ça puait sévère. Il n'avait pas besoin de perdre le contrôle de sa bête pour être un danger public. Il suffisait qu'il s'oublie quelques secondes de trop face à un humain qui l'agacerait... Une telle force de frappe en pleine tête, c'était un coup à envoyer le malheureux à la morgue en colis express.

Ça lui avait coupé l'envie de marcher. Asch décida de s'asseoir : il ne prit pas la peine de faire un pas de plus et se contenta de se poser dans l'herbe, totalement indifférent à l'humidité du sol ou à la Terre qu'il risquait de ramener avec lui. Une boule dans sa gorge lui fit rapidement comprendre ce qui depuis tout à l'heure le maintenait dans un tel état de vigilance : c'était l'angoisse. Elle aussi, c'était une connasse. Et elle aussi, elle ne voulait vraiment pas le lâcher. Il avait placé ses mains contre son front et observait son méfait d'un air absent. Il sentait ses griffes pousser contre son cuir chevelu. Ainsi donc, le loup réagissait aussi à ce genre de stimuli. C'était à croire qu'il suffisait de ressentir quelque chose d'un peu intense pour qu'il cherche à pointer le bout de son museau et à prendre le dessus sur son alter ego humain.

... Comme Asch était bien incapable de rien vivre sans intensité, on était vraiment mal barré. Il ne prit pas garde aux pas qui approchaient dans sa direction.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 3 Déc - 1:03

La première des choses à faire c'est : ne pas penser à ce que je viens de faire...Trop tard...Bon penser à ce que j'ai bien pue faire de pire alors... Non en fait je crois que je préfère me tirer volontairement une balle en argent dans le bras, voir même dans le bide plutôt que de donner à Précieuse un ascendant sur moi...Oh merde ! Comment je vais dire ça à Patrick moi ? Bordel je ne sais pas qui me fait le plus peur, pour le coup. Précieuse qui va sans aucun doute me torturer ou m'obliger à faire des choses bien humiliantes, ce qui revient au même ; ou Patrick qui... Y a pas photo c'est Patrick qui me fait le plus peur là maintenant tout de suite. Je veux récupérer Blake et son addiction au poison !!! Rendez moi mon loup rouge innocent qui vient de débarquer en ville !!! Si seulement j'avais sue qu'il se jetterais chez la sorcière, je l'aurais séquestré dans la cave du pub. Au moins jusqu'à ce que son éducation soit fini.

Au lieu de ça, je suis dans la foret du bayou dans le noir, avec pas des yeux prévues pour. Pardon mes ancêtres mais les yeux du grizzly c'est pas se qu'il y a de mieux pour traquer de nuit. Par contre l'odorat ça c'est top ! Quand je suis en ville j'évite de trop m'en servir, entre les poubelles et touts les cadavres qui traînent, c'est l’enfer. Mais ici c'est juste parfait.

Bon c'est pas tout ça mais je fais quoi un fois la main sur lui ? « Coucou c'est moi » ne semble pas être la formule la plus adaptée. « Je me suis arranger avec Précieuse »...AH ! Je crache de dégoût. Mais quelle honte, je ne veux même pas imaginer ce qu'elle compte faire avec ce pouvoir. Je ne sais pas se qu'elle réservait à Asch, je suis sûre que j'aurais droit au même traitement, sauf que je serais consentante... Ah !

Faut que j’arrête de penser à elle. La priorité est sur Asch. Je ne veux surtout pas qu'il se face mal...

C'est quoi ce bruit ? Niveaux ouïe je suis pas la dernière non plus. Mais pas besoin d'avoir l'oreille la plus développer pour entendre et reconnaître le bruit d'un arbre qui s'écrase.

J’accélère la cadence, les castors c'est pas se qu'il y a de plus nombreux et actif par ici. Pourvue qu'il ne lui soit rien arrivé...

Le voilà !...oh stop !

Je préfère m'arrêter, la dernière fois que je me suis approchée de lui dans cette position, j'ai fait de la merde. Alors je vais juste m'accroupir doucement et attendre. Je ne suis pas cachée, je ne voudrais pas le surprendre non plus. On va attendre qu'il se calme. Je sens le loup qui prend doucement le dessus. Que va-t-il faire ?

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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 3 Déc - 18:29

Asch baissa les mains pour les observer. Elles étaient maintenant recouvertes de fourrure jusqu'aux coudes. Les poils étaient loin d'avoir cessé leur avancée : leur  ligne devenait moins claire et on pouvait décemment penser que dans quelques dizaines de secondes, ils finiraient par lui venir partout. Ses griffes par ailleurs n'avaient déjà plus grand chose d'humain. Ce n'était pas une transformation partielle qui le guettait, non, c'était la totale, et il n'était cette fois pas certain de savoir l'arrêter.

Et le voulait-il seulement ? Il n'avait plus aussi peur de se changer en loup que la première fois, maintenant qu'il s'y était essayé à deux ou trois reprises, et ce même si la perte de contrôle était quelque chose qu'il supportait très mal. Ils étaient au milieu de nulle part : il y avait très peu de chance pour qu'il blesse quiconque ici, qu'Alice soit là ou non pour le surveiller. Peut-être aurait-il dû simplement laisser faire... Il avait besoin de cesser de penser à tous les soucis de son existence humaine et se fondre dans la pensée du loup qui le dominait encore dès lors qu'il changeait de forme était un bon plan pour échapper à ses démons. Puis ça serait une bonne chose de faite... De toute façon ils n'étaient pas venus jusqu'ici pour s'engueuler glorieusement sous les étoiles entre deux arbres puis repartir en ville chacun de leur côté. Ses mâchoires tiraillaient un peu, signe que ses dents étaient en train de changer de forme. Son visage n'allait probablement pas mettre bien longtemps pour suivre le mouvement et se reconfigurer de sorte à être capable de loger ses crocs prédateurs. Et tout le reste suivrait.

Asch eut un léger vertige et se rendit compte que son cœur s'était mis à battre la chamade. Bon ok... Peut-être que l'idée de laisser la transformation se faire, qui plus est sans supervision, le faisait un peu plus flipper que ce qu'il avait pensé initialement, et que ce qu'il aurait voulu admettre. Il se rattrapa au moment où il allait tomber en avant, la respiration rauque et coupée par des accents anxieux qui voulaient tout dire.

C'était trop tard pour regretter : d'ici une ou deux minutes de plus, le loup serait de sortie. Asch tentait de lâcher prise, conscient que de lutter lui ferait plus de mal que de bien (notamment la transformation deviendrait douloureuse lorsqu'elle aurait pu se passer sans accrocs). C'était plus facile à dire qu'à faire.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 4 Déc - 10:51

J'ai l'impression qu'il se transforme sans lutter. Je préfère m'abstenir de me révéler du coup. Autan le laisser expérimenter ça. Il sait qu'il ne risque de blesser personne, donc il peut se lâcher. C'est une condition parfaite. Alors...le sens du vent...

Le me déplace tout doucement, à pas de « loup », pour me placer face à la légère brise. Il s'agit maintenant de ne pas perturber le loup par une odeur de prédateur plus gros que lui et potentiellement dangereux. Surtout qu'il s'est déjà mesurer au grizzly et il a perdue. Je m'appuie contre un arbre et observe le loup se transformer. C'est une bonne chose.

Je me souviens que c'est justement quand j'expérimentais la transformation toute seule que j’apprenais le plus sur mon odem et sur moi. Je multiplié les transformation pour en comprendre les mécanismes. A l'époque je voulais pouvoir contrôler ma métamorphose pour qu'elle ne soit pas effrayante aux yeux des normes. J'étais jeune et plus j'essaye plus elle était chaotique. Mais à force de persévérance et en fonction de mon état d'esprit, je choisie qu'est-ce qui doit se transformer en premier et dans quel ordre ça se passe. Selon la situation, faire sortir les griffes en premier pour attaquer, ou le pelage et la couche de graisse pour me protéger. Les métamorphoses partielles n'en sont que plus faciles. J'ai ainsi pue tisser un lien de totale confiance avec mon odem. J’espère que ce sera pareil pour lui. Il ne fait pas qu'il est peur du loup. Et quand il aura compris qu'il est aussi le loup et que le lui est aussi lui, il n'aura plus de métamorphose sauvages.

Ah il vient de tomber à terre c'est presque fini alors. Pourvue que sa colère soit un peut retomber au profit des sensations qu'il doit éprouver maintenant. Je prend une position groupie et pose mes deux mains par terre pour m'aider à avancer. Aller on se lance !

Juste deux pas, pas plus. Hello clichés bonjour ? Dans cette position, on dirais vraiment un indien, il ne me manque plus que les peintures sur le visage, deux plumes dans les cheveux, des habits en peau tannée et pour quoi pas une petite hache à la ceinture. J'en connais quelques uns qui se foutraient bien de moi.

« Asch. »

Un mot presque chuchoté, dans un ton qui se veux rassurent et apaisant. Je veux juste capter son attention. Maintenant que c'est fait je garde cette position groupie en offrant mes mains à sa vue pour qu'il voie que je ne tiens rien. La tête dans les épaules relevées. Le tout au ras du sol. Bref un humain qui tente de prendre une position de beta. Soumis mais qui reste le plus apte à remplacer l'alpha si besoin ou signe de faiblesse.

Je connais bien ce petit manège. Pour avoir vécu plusieurs années avec deux loups. J'ai fini par intégrer leurs comportements. Il m'arrive encore d'utiliser cette technique avec Patrick pour le calmer quand il devient trop « grand méchant loup ».

J'avance encore un peut, sans changer de comportement. Je sais bien que je prend le risque qu'un loup me saute à la gorge alors que je ne suis pas sur le point de me transformer. Mais bon...on va dire que j'en ai vue d'autre et que j'en verrais d'autre encore pire.

« Est-ce que ça va ? »

Est-ce que ma question est conne ? … Bref, on essaye de pas dire de connerie supplémentaire et je me focalise sur lui, je guette ses réactions. Et je suis à sa merci.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 4 Déc - 15:38

La fin de la transformation était moins évidente que son commencement l'avait été, maintenant que la peur avait rattrapé Asch. Tant que son corps avait gardé une forme approximativement humanoïde et que son esprit était resté cohérent, ça avait été facile de se laisser aller. Ça l'était devenu nettement moins à partir du moment où on il avait senti ses organes internes migrer dans son squelette en pleine mutation. Saupoudrez à cela la perte progressive de ses repères mentaux, et vous aurez compris pourquoi il était si difficile à un phobique de la perte de contrôle tel qu'Asch de se laisser emporter sans résistance.

Les halètements paniqués n'en finissaient plus et étaient ponctués de gémissements douloureux : ça douillait moins que les premières fois mais malgré tout , il avait l'impression de s'être changé en champ de bataille. Ça tiraillait, ça élançait, ça déchirait, et ça craquait de partout. On entendait ses efforts pour contrôler sa respiration, et avec elle la panique dont il était victime. Il vivait mal le changement de perceptions : le loup avait moins de raisons que l'humain d'être angoissé ou furieux mais quand bien même il n'était pas capable de se souvenir des raisons de son mal-être, le dit mal-être était physiquement là. La bête qui couvait en Asch était encore très loin d'être zen : emprisonnée pendant vingt-quatre années entières, elle était sortie féroce, complètement déchaînée la première fois. Les suivantes n'avaient été qu'à peine plus calmes. On ne pouvait pas s'attendre à ce qu'elle soit de bien meilleure humeur cette fois, surtout pas lorsqu'elle réagissait à des affects négatifs hérités de son alter ego bipède. Les ingrédients d'une soirée catastrophique mouvementée étaient réunis.

Grâce au stratagème qu'elle avait utilisé pour masquer son odeur, le loup n'avait pas tout de suite senti Alice arriver. Il ne l'entendit pas non plus s'accroupir, cette fois uniquement parce que sa concentration était prise ailleurs. Elle prononça son nom et cette fois, il se rendit compte qu'il n'était plus seul. La surprise n'était pas foncièrement agréable, mêlée à sa nervosité générale. Un grognement menaçant passa la barrière de ses dents. Il tenta de se relever maladroitement : il ne s'était pas encore fait au fonctionnement altéré de son squelette et il lui faudrait probablement plusieurs dizaines de seconde pour se souvenir de l'ordre dans lequel actionner ses muscles pour tenir sur ses pattes. Dans un autre contexte, la manière dont il se vautra par terre aurait pu être drôle : on aurait dit qu'il venait de tenter une imitation de Bambi s'essayant au patin à glace.

Lui, ça ne l'amusait pas du tout. Grondant, fulminant, il recula, rampa en arrière en repoussant le sol. L'approche d'une créature quelle qu'elle soit quand il était en position de faiblesse lui apparaissait comme une menace. Alice ayant prévu le coup, le loup rouge se détendit légèrement : elle n'avait pas de griffes et elle faisait en sorte de se faire petite plutôt que de le toiser de haut. Elle se soumettait à lui, espérant ainsi diminuer son agressivité. Asch n'avait pas encore entièrement fini de se transformer même si le processus arrivait à sa fin. On sentait qu'il bouillonnait encore - on l'entendait aussi - mais surtout, on sentait son hésitation.

Au bout de quatre tentatives il trouva le moyen de se dresser sur ses pattes tremblantes. La maîtrise qu'il avait de son corps transformé avait tendance à être très aléatoire : un coup il arrivait tout de suite à prendre les commandes, celui d'après, il mettait un temps fou à y arriver. Il ne restait plus grand chose d'humain en lui. Juste un éclat de conscience suffisamment vivace pour qu'il comprenne la question qui lui était posée et tente d'y répondre en activant ses cordes vocales. Seul un gémissement étouffé lui échappa : elles avaient déjà muté, ainsi que son larynx et que son visage. Il n'était plus capable de parler.

Cette réalisation le paniqua. Il secoua la tête et grogna de plus belle, puis se mit à tourner en rond sur lui-même. L'émotion emporta ce qu'il restait de l'être humain. Au même moment, la transformation s'acheva entièrement. L'animal qui avait pris les commandes laissa libre cours à sa frustration.

Et forcément, il trouva le moyen de la tourner sur le premier être venu, amical ou pas amical, soumis ou pas soumis. Il était trop agacé pour faire la différence et pour que les règles standard fonctionnent vraiment. Il passa en position d'attaque, babines retroussées. Son grondement enfla, se fit plus menaçant. Un pas en avant : il tentait de pousser Alice à reculer tout en lui faisant bien comprendre que si elle ne le faisait pas, elle le regretterait amèrement.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 4 Déc - 16:41

Fin de transformation compliquée, mais le résultat est là. Le loup-de-feu apparaît. Je sens que sa ne se fait pas sans mal, mal je reste à l'écart pour qu'il soit le seul à avoir de l’emprise sur sa transformation. Par contre il est en pétard, heureusement qu'il ne peut pas se lever de suite, je suis à peut près certaine qu'il n'aurait pas attendue longtemps pour me sauter dessus...quoi que...il a l'air d'hésiter. Tout n'est peut être pas perdue pour moi alors.

Bon au moins je sais qu'il est toujours avec moi. Sa tentative pour me répondre me prouve que c'est l'homme qui a tenter de communiquer. Bien sûr maintenant il panique de voir qu'il n'est pas capable de le faire.

« C'est pas grave tu ne peux pas me répondre... »

J'essaye de le rassurer, ma voix reste calme, lente et compatissante. Mais voilà, ça il ne s'y est pas encore fait, ou alors il se laisse noyer par le loup. Je ne sais pas encore dans quelle situation je suis exactement. Il a l'air moins enrager que les première fois mais il n'est pas encore prêt à me laisser l'approcher pour lui faire un câlin sa c'est sûr. Tien ? Sa me fait penser au teste ultime que m'a fait passer mon père pour voir si j'étais enfin en harmonie avec le grizzly. Il a attendue que je me transforme seule dans la forêt, puis il m'a surprise sous sa forme humaine et il s'est approché de moi sans aucunes précautions et m'a enlacer. J'aurais put lui faire sauter la tête comme un bouchon de champagne, même si je n'étais pas encore tout à fait adulte. Homme-brave ou pas, une décapitation reste une décapitation.

Est-ce que je suis prête à tenter l'expérience avec Asch ? La bonne question c'est de savoir si lui est prêt à le faire. Je me souviens que j'avais tanné mon père pendant des mois pour ce teste, mais quand il l'a fait sans me prévenir, j'étais en panique totale et je ne me sentais plus si prête que ça.

Changement d'attitude. Il a arrêté d'hésiter et s'avance vers moi. Je rapproche encore un peut plus les épaules du sol sans le quitter des yeux. Dans cette position inconfortable difficile de reculer, Je suis obligée de faire de petits arc de cercle avec mes jambes pour initier un mouvement. Je garde les main en avant. Autant pour lui montrer que je ne lui veut aucun mal, que pour me placer en réception de charge. Dans cette position en équilibre s'il me fonce dessus je n'aurais qu'à l'intercepter avec mes mains et me laisser basculer en arrière avant de pousser sur mes bras pour, je l’espère, le soulever et le projeter. Tout dépend de sa vitesse et de la force qu'il y met.

« Là, tout doux...regarde lokwa je recule. »

A force de me comporter comme une amérindienne, je recommence à parler la langue de mes ancêtres. Mais sa avait un effet apaisant sur moi. La langue Navajo est nasillarde, le ton est grave et profond et surtout certaine syllabes sont longues ce qui fait qu'on la parle sans hâte. Mais bon sa aviat un effet apaisant sur moi peut être parce que je la comprenais. Même si j'ai toujours voulue me croire que c'est l'esprit de mes ancêtres qui réagissait en moi. Après tout sa ne coûte rien d'essayer de le calmer en l’appelant dans cette langue ancestrale. Je recule donc d'un pas. Il ne faut pas que je lui donne trop d’ascendant, sinon il risque de le prendre pour une faiblesse.

« Je t'assure que tout va bien lokwa, c'est toi qui maîtrise la situation. »

Symbole d'harmonie, de fidélité et de virilité. Le loup est très important chez les navajo, même si je peste souvent en disant qu'il y a trop de loups en ville, ils sont nécessaire. Un loup de plus dans une forme physique et psychique impeccable ne pourrait que servir la communauté. Mais avant d'en arriver à ce point précis, il va falloir travailler dur avec le loup-de-feu. Pour le moment on travail sur l'acceptation on verra le reste plus tard.

« Je t'aime beaucoup Asch et sa me trusterait tout autant de devoir me transformer alors que tu t'en sors très bien. »

Le ton de ma voix ne change toujours pas. Je ne change pas de ton, donc je ne change pas d'intentions, elles restent pacifiques. Du moins j’espère que c'est pris comme ça.. Aller louveteau ! Fais moi un signe que c'est bien toi aux commandes. Je te demande pas de te coucher sur le dos et de te rouler dans la boue non plus mais juste un petit truc qui me rassurerait. Mais sûrement que j'en demande trop.
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Dernière édition par Alice Mewryan le Mar 5 Jan - 8:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Ven 4 Déc - 19:02

Les oreilles du loup, de dressées en signe d'agressivité, s'aplatirent lentement, signe qu'un passage à l'attaque n'était pas à exclure. Il n'aurait plus été capable de comprendre ce qu'Alice disait si déjà elle lui avait parlé dans une langue que son lui humain comprenait. Ici, les syllabes n'avaient d'autre sens que leurs intonations posées. Il était trop nerveux pour que ces sons produisent le moindre effet sur lui.

L'humaine recula, ce qui lui fit gagner un peu de temps. Son obéissance rendit à nouveau le loup rouge hésitant. Il était partagé entre cette fureur constante qu'il ressentait dès lors qu'il était sous cette forme, à cet instant précis alimentée par ses contrariétés humaines, et la satisfaction qu'il avait de sentir le pouvoir qu'il avait sur l'autre créature. La dite satisfaction n'était pas loin de se muer en curiosité, un sentiment capable d'apaiser un peu ses élans rageurs.

Ses oreilles tremblaient, ne savaient plus vraiment où se mettre, et trahissaient ainsi le combat qui se jouait en lui. Ses grondements étaient devenus très bas. Ils disparaissaient puis revenaient à intervalle irrégulier. La lueur assassine dans ses yeux vacillait sans qu'ils quittent une seconde ceux d'Alice. Il ne cillait pas.

L'inaction dut le déranger ou bien le faire se sentir en danger car il balaya ses doutes vivement et menaça de plus belle : un pas de plus en avant, un pas de plus en arrière qu'il aurait voulu forcer Alice à faire. Ou bien testait-il les limites de sa soumission ?

On eut pas le temps de savoir si tout allait bien se terminer ou non, car un animal furtif glissa dans les fourrés. Un lapin, probablement. Le loup sur le qui-vive releva la tête, alerté. Ses instincts chasseurs prirent le dessus, ou plus précisément se mêlèrent au reste de ses préoccupations : il avait besoin de se défouler et pour cela, deux solutions : le combat ou la traque. Les tentatives d'Alice pour l'apaiser ne formaient plus un motif suffisamment attractif pour qu'elle garde son attention. Un jappement très court lui échappa... Et il partit comme un boulet de canon à la poursuite de sa proie, qui avait malheureusement déjà eu le temps de bien s'éloigner.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Jeu 17 Déc - 11:06

Contrariée, contrariée, contrariée. Et triste.
En Madëlinörva, se tourmentaient d’étranges émotions. Une tentative avortée qui l’avait démunie. Une tentative de s’intégrer, de se sentir bien, d’appréhender cet endroit où, maintenant, elle se devait de vivre. Mais il fallait se rendre à l’évidence, c’était difficile, trop difficile, rien n’avait de lien avec ce qu’elle eut connu, avec ce qu’elle était. Et elle était juste triste de se retrouver face à cette impasse, l’impossibilité de vivre. Mais que lui restait-il donc ? Elle n’avait plus qu’à mourir ? Sa recherche d’un peu d’amour, d’un peu de bien être s’annonçait bien vaine : elle se trouver incapable de mener une conversation avec un membre de la population.
Le petit fantôme était donc un monstre.
Et elle était bien triste d’être monstrueuse. D’être incapable de créer un lien. Elle ne demandait qu’un mot, qu’une parole qui ne serait pas incohérente, qu’on pourrait comprendre.
Elle était triste.

Après cet échec, elle c’était déplacée jusqu’à chez elle, n’ayant aucune envie de retenter une si mauvaise expérience la même soirée. Ni plus jamais.
Elle était restée prostrée sur son lit. Faible, et presque transparente.
Elle c’était occupée de ses plantes. Les avaient arrosées, rempotées certaines. A l’heure qu’il était, c’était bien ridicule.
Puis, la tristesse et la rancœur envers ce monde, envers elle-même, lui donna un peu faim. Et elle eut d’autant plus honte : quelle erreur ! Croire qu’elle pourrait s’intégrer, être intégrer, comprendre les gens, tout ce monde qui l’entoure. Elle était bien bête, et elle était bien seule. C’est justement parce qu’elle devait être trop bête qu’elle était seule. Bête et monstrueuse pour comprendre.
Pourquoi était-elle un monstre ici.
Alors, que ce sont eux les monstres ? Ces choses repoussantes, dont on nous parlait, dans le Sidh, dont on se nourrissait…

Mais ses pensées devaient cesser, elle décida de se recharger à la Lune.
Elle partit à travers les rues, elle marcha, marcha, elle n’avait pas peur des distances, comme un fantôme qui lévite.
Elle titubait un peu, parfois, puis, se souvenant que la Lune était belle, elle se reprenait.

Elle y était arrivée, finalement, dans un coin tranquille. Du Bayou et du rien. Du silence et du calme. De personne.
Déçue malgré elle de l’absence de Lorialets, de congénères qui auraient eu la même idée qu’elle. Mais il n’en existait plus, que croyait-elle ?
Elle se désolait alors qu’elle retirait sa robe claire et vaporeuse, comme un halo de lune, fit glisser la culotte de coton le long de ses jambes maigres et de ses chevilles décharnées. Elle se retirer vers la Lune et loin du monde. Enfin un semblant de plénitude, même dans la solitude et la défaite.
Un bout de nature comme un îlot ridicule, sous une Lune irradiante.
Elle s’allonge dans l’herbe boueuse, chasse ses regrets, oublie que c’était avec Kassidiade, qu’il y a des siècles, elle s’étalait nue sous la Lune, dans une vraie plénitude et pas dans cet ersatz débile.

Une boule rouge.

Une boule rouge ?

Si. C’est bien ça qui est passé en étoile filante dans l’angle mort de son œil.
Un halètement, de loin, qui se… rapproche ?

Madel se relève. Toujours nue sous la Lune.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 5 Jan - 9:07

Lueur d’espoir. Le loup de feu a l'air de se calmer. Sa fureur est sur le point se muer en curiosité animale pour moi qui dans cette position doit paraître étrange. Voilà qui me ravie. Je ne sais pas si se sont mes mots qui ont aidé à ce point, mais il s'est passé quelque chose qui à arrêté le bouillonnement de rage. Du coup, je ne change rien et reste toute aussi immobile. Avec un peut...peut beaucoup, de chance, on arrive au bout du tunnel et Asch ,n’aura plus besoin d'aide pour se transformer tout en restant humain.

J'ai parlé trop vite. C'est clairement un loup qui est en face de moi. Bon sang Asch ! Tu n'as toujours pas compris ? Vous êtes les deux faces d'un même être. Nul besoin d'en effacer un pour que l'autre puisse s'exprimer. Il faudrait qu'il se transforme en dehors de situation de crises. Sa éviterait que le loup ne devienne qu'une soupape qu'il fait sauter quand la pression est trop forte. Forcément dans ces états, son instinct animal est toujours perturber. Comment veut-il avoir un comportement inoffensif s'il ne transforme jamais que sous le couvert des émotions ? C'est ça qu'il va falloir qu'on travaille à partir de maintenant. La transformation volontaire et parfaitement voulue.

Mais pour le moment il faut plutôt que je me prépare a l'affronter de nouveau...Quoi ? Mais...Où il va comme ça ?

« Merde ! »

Obnubilée comme je l'étais, je n'ai pas remarqué se qui a attiré son attention, et voilà qu'il disparaît dans un buisson.  Je me lève d'un bon...Et merde ! Mains au sol, je me relève. Avec mes jambes dans cette position inconfortable, elles sont toutes engourdies maintenant. Assise le cul dans la terre, je frotte vigoureusement mes cuisses pour faire circuler normalement le sang.

Chose faite, je me mes debout et me concentre sur mon ouïe et mon odorat...Pas de bruit de prédateur entrain de dévorer quelque chose...Bingo ! Une piste à renifler...le loup ! Et c'est repartie. Je me lance à sa poursuite qu'est-ce que j'ai fait aux esprits pour mériter ça ? Une traque de loup en pleine nuit dans le Bayou. C'est clairement pas l'idéal pour moi. Bon c'est vrai que cela pourrait être pire. Je pourrais être en ville et là, je peux toujours me gratter pour trouver quoique se soit à l'odeur aussi facilement.

La végétation attaque méchamment les parties à nue de mon corps. En plus je n'y voie pas grand chose...Bon je n'ai pas le choix. Je m’arrête pour enlever mon jean et ma petite culotte et je fini par me retrouver nue dans le Bayou. C'est pas comme si s'était la première fois. Mais en fait ça sert à rien se que je viens de faire. Je n'ai pas mon sac. Il est restait à la cabane. Alors oui je ne vais pas déchirer mes vêtements mais je n'ai rien où les mettre, donc à touts les coups, je ne suis pas prête de les retrouver....Fait chier ! Tan pis, je les abandonnes sur place. On verra bien si j'ai le temps de les retrouver plus tard.

Je laisse les esprits de mes ancêtres m'envahir et je sens les premiers changements. Mon visage s'allonge et mes yeux s'écartent pendants que mes oreilles remontent sur mon crane où mes cheveux s'éclaircissent et fusionnent avec la peau de mon cou. Je continue à marcher sur mes deux jambes, je garde une silhouette très humanoïde. Un pelage épais et fournie recouvre mon corps. Protecteur.

Rapidement je retrouve la trace du loup. J'approche doucement alors que je n'ai pas fini de me transformer. Doucement ? A qui je veux faire croire ça ? Je suis un grizzly, même si je l'en ai pas encore la carrure complète, je ne me comporte plus comme un êtres délicat et dext. Mais comme un énorme prédateur qui n'a pas besoin de cacher son approche, car il ne craint rien ni personne.

Je le sens je ne suis pas loin...
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Dim 17 Jan - 17:34

Le loup courait à tout allure, heureux de sentir l'air frais du soir battre contre ses flancs tandis que la végétation fouettait ses poils, caressait par petits coup secs son museau et ses flancs chaque fois qu'il passait au travers d'un buisson. Le lapin était rapide mais il manquait de stratégie. Ses poumons glacés tractaient les coups d'un organe cardiaque excité à souhait. Il serait vite essoufflé si il continuait d'aller à ce rythme mais il n'en aurait pas besoin car il venait de couper la route au petit animal dan un virage. Sa gueule fondit sur le cou du rongeur qui craqua bien vite entre ses crocs puissants. Il arracha la peau et commença à broyer la chair de sa prise solitaire. Il en goûta un peu avant d'attraper une patte et de traîner l'animal sur quelques mètres en faisant remuer ses membres flasques, amusants. Il voulut à nouveau plonger le nez dans son trophée, quand autre chose attira son attention.

Il y avait une odeur bizarre mais comme aucun danger n'avait l'air de se trouver dans son champ de vision il s'en était moqué. C'était avant qu'il entende un craquement indiquant que quelqu'un ou quelque chose venait d'écraser une brindille. Le loup rouge leva son nez rutilant du sang de sa victime en direction du bruit. Il lécha son museau tâché en même temps qu'il découvrait la présence d'un bipède. Les muscles de l'animal se raidirent et il changea de posture. Il se méfiait des bipèdes. Il avait l'étrange impression de devoir s'en méfier d'autant plus qu'ils étaient des animaux autour desquels les problèmes se manifestaient facilement, et il se souvenait avoir suffisamment de soucis  sans qu'il en rajoute une couche en approchant l'une de ces grandes tours sur pattes. Un grondement sonore fit vibrer sa gorge et ses oreilles s'aplatirent. Il voulait que le bipède s'en aille et il fit quelques pas dans sa direction pour l'inciter à reculer. Si possible, à déguerpir.

D'un autre côté, il aurait été plus facile de l'égorger. Il n'éprouvait pas cette rage habituelle qui le forçait à attaquer tout ce qui bougeait, mais il sentait qu'elle n'était pas bien loin. Son fantôme rôdait aux alentours et aurait tôt fait de lui sauter dessus avec autant d'efficacité qu'il bondirait alors sur la malheureuse. Il changea d'avis. Il ne voulait pas qu'elle se déplace. Si elle bougeait, il l'attaquerait et il la punirait d'avoir interrompu le calme de son repas.

Un trait de lune passa. l'esprit animal vacilla lorsqu'il constata la blancheur des poils du bipède et la forme de son visage qui lui semblait familière. Où l'avait-il déjà vue ? Et pourquoi se souciait-il d'avoir déjà rencontré une créature de son espèce, dont il aurait largement préféré vivre éloigné ? Une courte hésitation lui fit tourner la tête. Ses yeux cillèrent, son agressivité diminua. La seconde suivante, tout espoir de résolution pacifique qui avait pu naître chez les divers protagonistes présents disparurent tandis que l'éclat de sa fureur profitait d'une brèche dans sa personnalité pour s'immiscer et prendre le contrôle de son esprit. Ses yeux écarquillés, ses babines retroussées, auraient eu leur place sur le faciès d'un animal atteint de rage.

Il avança de plus belle, attendant le moment opportun pour plaquer l'être blanchâtre au sol : si elle ne reculait pas assez, il lui sauterait dessus. Si elle se mettait à courir pour le fuir, il ferait pareil. C'était beaucoup de viande et il n'avait pas besoin de tout ça, mais cette pernicieuse envie de blesser, de tuer, lui vrillait la tête impitoyablement. Il sentait l'ours arriver. Il faudrait agir vite avant que la créature l'empêche de faire ce qu'il voulait. Il connaissait cet ours et il était embêtant. Il l'avait vaincu plus d'une fois et avait ainsi bridé ses libertés.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 25 Jan - 10:00

Bon. Très bien.
Le dégout de se retrouver devant cette race hybride, qu’elle reconnut grâce aux contes qui lui avaient été confiée, n’apparut pas : la peur avait pris tout le dessus de son être.
LA PEUR. Et ce bestiaux devait bien le sentir, le renifler. Elle qui était si menue, fantomatique, sa peur comme un ballon gonflé emplissait d’un coup l’espace et le monde. Elle paniquait comme confinée. Enfermée dans sa terreur, plus nue encore que jamais. Elle n’était plus sous la lune, elle ne se vautrait plus dans les éléments : elle était déjà dévorée.
Elle fixait sans pouvoir s’arrêter ni faire un geste les gouttelettes de sangs qui suintaient sur les babines du monstre.
Les contes, si elle ne prenait pas la peine d’y penser, lui avait enseigné d’instinct qu’elle serait morte dans la seconde. Et puis c’est tout. Elle qui se donnait tellement de mal pour vivre là.
Figée.
Terrorisée.

La chose aurait pu être belle. Illuminée par la lune, les gouttelettes rouges scintillaient et son poil flambait. Le soleil n’aurait pas eu meilleur effet. Le soleil qui a le devoir de se cacher de la lune.
La lune, soudain absente du cœur de Madëlinörva. Son cœur aussi noir de terreur que sa peau était blanche. Elle n’était plus rien. Qu’une entité de peur.

Ses yeux.
Elle avait peur de ses yeux. Comme hypnotisée. Elle ne bougeait toujours pas. C’est bien là tout ce qu’elle voyait. Ce regard.
Pas même ce n’était un regard. Le lapin dévoré aurait plus d’âme en ces yeux.
Le regard du loup était celui de la mort.
Si on lui avait eu fait croire qu’elle avait une allure de cadavre, par sa blancheur et ses gestes en suspens, il n’en était rien contrairement à ce à quoi elle ressemblerait dans quelques secondes.

Sa tête tournait vite, si bien qu’elle avait l’impression qu’il se passait mille choses, tout se brouillait et tourbillonnait. Le temps s’étirer devant tant d’alarme, son corps et son esprit hurlant au danger. Pourtant, cet instant allongeait ne dépassait pas de quelques secondes.

Une patte. Une patte fut posée à terre, corps en avant, puis une autre. Le loup. La chose. S’avançait.
Madëlinörva cru défaillir.
Comme d’un coup un poids s’élevant vers la lune, son cœur remontant à l’épaule, comme tomber en arrière, un monde envolé… Elle se ressaisi dans un sursaut, comme le réveil alors qu’on tombe de son rêve. Mais il était trop tard. Malgré cette reprise de conscience. Ses membres étaient pétrifiés. Elle se trouvait un corps douloureux de roc. Ses bras statufiés, ses jambes plantées. Effarée, terrifiée, elle ne pouvait bouger.
Ses yeux grands ouverts. Elle ne pouvait se résoudre à les fermer. Son cerveau ne répondait plus, la tête lui faisait atrocement mal. Elle s’était transformée en statue d’horreur.
Sa bouche ouverte comme pour parler. Mais la gorge absolument sèche, nouée, un nœud coulant. Elle ne pouvait plus bouger.

Lui revint furtivement en mémoire ses ancêtres.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Mar 2 Fév - 10:30

Pas loin, pas loin, c'est vite dit, mais en vrais, c'est plus facile pour lui d'avancer vite entre les buissons et les arbustes que moi qui dois forcer le passage et les pousser. Je tourne la tête pour éviter des ronces et tombe à quatre pattes pour continuer, ma morphologie ne me permet plus de marcher. J’attends un peut que mes articulations se mettent dans le bons sens, il s'agit de ne pas me casser la gueule. Un « crac » familier et une impression de décoincement m’alerte que je peux reprendre mes recherches, je renifle en l'air au sol, les arbres.

J'ai l'impression de revenir des années en arrière, mais ce n'est pas la bonne forêt et ce n'est pas le même loup que je cherche. Mais surtout, il n'est pas en danger de mort immédiate.. pas à ma connaissance en tout cas. Je secoue le tête, il faut que je chasse Sean de mes pensées sinon je vais m'énerver et je risque de m'emporter. Ça va encore aboutir à des situations étranges et gênantes pour tout le monde.

Mais quand je pense que je viens de donner à la reine des garces un pouvoir sur moi... Rha ! Un grondement de rage sort de ma gorge. Expulser la trop pleins sous forme de grizzly m'a toujours fait un bien fou. Il faut dire qu'il fera toujours plus de bruit que ma forme humaine et qu'avec sa grande gueule je pourrais toujours exprimer plus. Mais c'est pas le sujet, il faut que je retrouve Asch.

De nouvelles odeurs viennent à moi. Il faut que je me focalise sur les plus proches. Je sens les reste d'une bête en décomposition légère à quelques kilomètres. Non ! C'est trop loin et surtout c'est pas assez récent. Mais plus prêt, il y a quelque chose, une odeur de loup bien familière. Il est excité par sa liberté retrouvée, une légère odeur de sang aussi l'accompagne, et autre chose non loin de lui. Je presse le pas, écrasant l'herbe, poussant les buissons souple, déracinant ceux qui ont refusés de me laisser passer simplement. Cette odeur...je ne la connais pas, mais une chose est sûre, c'est bien la peur qui suinte de cette créature. Cette odeur excite l’instinct de tueur du grizzly, mais je reste suffisamment calme pour le surpasser, même si la fatigue mentale que m'impose cette rude soirée commence à se faire sentir.

Encore un buisson. Je passe au travers et...

Heu c'est quoi ça ?

Comment une fille à poil peut se trouver au milieu du bayou en pleine nuit ?

Je gronde de mécontentement. Elle est bien trop prêt de mon territoire...heu mon terrain. Et puis c'est qui cette...ou plutôt c'est quoi cette fille ? Toute maigre, tellement pâle que j'ai l'impression qu'elle est lumineuse. Et surtout, qu'est-ce qu'elle fait ici et à poil de surcroît ? Merde ! Voilà qui va pas arranger mes affaires.

Elle a l'air tétanisé, je tourne la tête et je voie l'objet de ses craintes. Un loup rouge aux babines dégoulinantes de bave et de sang. Asch ! Il est prêt à l'attaquer je le voie bien à sa position. Il a peut être hésiter, mais il se fait plus pressant maintenant.

Je grogne encore un peut plus fort pour lui montrer que je suis là, juste histoire qu'il me voie arriver car je m'élance de tout mon poids pour lui foncer dedans.

Je sais qu'en théorie je cours plus vite que lui, mais est-ce que je vais réussir à l'arrêter .
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Sam 13 Fév - 22:03

Le bipède sentait la peur à plein nez. C'était une odeur désagréable et elle le mettait sur les nerfs plus encore qu'il ne l'était déjà faute à la seule présence de la créature. En plus, elle restait immobile alors qu'il la menaçait. Elle le défiait. Il détestait ça. Loin de se laisser impressionner par la stature de l'être blanchâtre, commune à tous ses semblables, il grogna de plus belle pour lui faire comprendre qu'il n'aimait pas son comportement.

Mais cela importait-il quand de toute façon il avait déjà décidé qu'il allait l'attaquer, et n'attendait plus que le meilleur moment pour le faire ?

L'odeur de l'ours devenait plus proche et il pouvait l'entendre courir. L'une des oreilles de l'animal tiqua, s'orienta dans sa direction. Contrarié, il comprit qu'il n'avait plus beaucoup de temps pour agir avant que la bête vienne l'empêcher d'accomplir son méfait.

Il sauta, la gueule grande ouverte prête à happer la gorge blanche. Mauvais timing : l'ours débarqua et bondit sur lui à l'exact moment où le loup s'élançait. Son corps retomba lourdement sous le poids de l'autre prédateur et il n'atteint pas sa destination. Cela dit il emporta le bipède dans sa chute et ses crocs, à défaut d'atteindre sa gorge, se refermèrent durement sur son bras qu'ils mordirent sans douceur.

Ignorant le poids de l'ours sur son corps, il serra de plus belle. Ses griffes se mirent à lacérer le ventre de l'être blanc comme pour tenter de se rapprocher des zones vitales. Celles qu'il lui fallait atteindre pour mettre à mort sa proie.
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MessageSujet: Re: Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]   Lun 15 Fév - 18:40

Elle n’eut pas le temps de comprendre. Personne n’en n’aurait eu le temps.
Elle se retrouve emportée, frappée.
Elle n’a rien vu, comme un éclair dans ses yeux flous. Comme un espace de temps où elle était dessaisie d’elle-même. Elle était loin et nulle part. Peur au creux de son ventre, comme une fin impressionnante, celle-là même qui remonte le long de ses veine, douleurs aux deux bras et cœur qui explose.
Quel est donc cet affrontement ?
Ce combat qu’elle ne comprend pas.
Ils sont deux.
Deux fois plus digérée ? Morte et fini ? Pour deux fois bon ?
Elle était finie, mais de peur, elle était déjà morte.
Elle tombait, tombait et ça n’en finissait pas…

Puis hachoir, comme si elle redevenait vivante. Sa peur avait cédée face à une terreur plus extrême encore. Une douleur, jaillissante, explosion comme un orgasme. L’orgasme de la mort. Souffrance incroyable, elle qui pourtant, n’avait jamais tant eut mal.
Elle sentait quelque chose de poisseux et brûlant se déverser de son corps qui devenait froid.
Du sang, du sang, du sang, du sang en quantité.

Elle ne se rendait pas même compte la bête affreuse écrasée sous le poids de son sauveur. Bien qu’elle ne le comprenne absolument pas que c’était son sauveur. Elle ne captait plus rien, moitié morte et habitait de douleur qu’elle était.

Déchirure.
A nouveau.
Eclaire cuisant et magistrale. Son ventre.
Elle perdait son ventre.
Canyons de chaires ouvertes à même le ciel.
Des griffes tranchantes, lacérée, poignante, elle perd, elle achève. Ouverte de force et tout à fait contrainte. Jusqu’à la sensation des poils gluant de son propre sans qui s’évapore et s’enfuit. Son intérieur à vif, à l’air, et les poils, censés être ceux si doux d’un animal, juste auprès des coussinets, râpeux et gluant la déchirait également.

Ses yeux devinrent fermés, juste avant, elle voyait seulement du rouge.
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Situation d'urgence [S.O.S maman ourse]

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The Voodoo Child :: ¤ SCENE IV : Autours de la ville ¤ :: ║Les plaines alluviales║-
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