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 Madëlinörva [Finie !]

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Madëlinörva Faune
Faës
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Faës


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Emploi: Fleuriste
Age apparent: 25
Dangerosité:
16/30  (16/30)

MessageSujet: Madëlinörva [Finie !]   Ven 24 Juil - 10:09

État Civil

Nom : Faune (choisi pour s'intégrer en hommage aux Bacchants que leur culture semble avoir inspiré)
Prénom : Madëlinörva
Race : Lorialet / Faës
Âge : 1328 ans

  • Pour les Outres : Âge apparent :

25
Date de Naissance : 8 juillet 721
Situation de Famille : Célibataire (pour l'instant ;) )
Profession / Activité : Fleuriste.

Morphologie



  • Pour les Changelings : Apparence Animale : Ø
  • Pour les Faës : Espèce : Lorialet
    Aspect de la Trace : "Fin halo lumineux" épousant son corps. Or même si la Lune est toujours présente -ce qui a maintenu Madëlinörva en vie durant toutes ces années- elle est énormément affaiblie par tout ce qui est arrivé à son espèce et à cause de l'environnement moderne. Sa proximité recherchée avec la Nature et sa volonté de rester à la Lune ne sont pas suffisants pour avoir sauvegardé ses capacités ou une aura énorme. Elle la cacherait difficilement mais elle est si faible qu'elle n'en a que peu besoin.

Taille : 1m62
Poids : 50 kg
Corpulence : Très très très fine. Pas une graisse, pas sculptée sportive. On voit se dessiner ses côtes sous sa peau
Couleur de cheveux : Longs et ondulés, blonds presque blancs
Couleur des yeux : Clairs
Allure générale : Il faut qu'elle mange cette gamine. Immensément discrète. Fantômatique. Elle n'a pas vraiment de choses qui font d'elle quelqu'un de très reconnaissante... Cependant, après son aventure dans le placard du manoir (voir, ci-dessous), elle s'assimile à un fantôme. C'est à dire qu'elle a des gestes très lents, et qu'elle cultive la blancheur de ses cheveux -pas de couleurs rien. De même qu'elle se vêtit de la manière que nous allons voir, qui évoque justement une apparition.
Allure vestimentaire : Robes aux couleurs neutres (gris/blanc/beige/bleu clair...) très simples, peu proches du corps.
Particularités éventuelles : Conscience d'être très vieille et affaiblie. Cela peut se ressentir. Ses gestes sont doux et mesurés.

Psychologie


Défauts : Craintive. Obsession de la Lune et la Nature. Timide.
Qualités : Prévenante.
Croyances : L'amour pluriel.
Religion : Elle aime se recueillir au Carillon miniature. Elle se soumet à la Lune. Et se souvient avec nostalgie des Elrinlaak qui y dédiaient leur vie.
Goûts :
Adore la musique (forcément) mais trop timide pour se produire en public hors des forêts. En littérature elle affectionne les Epopées et les Chansons de Gestes (berk). Elle adore se balader nue sous la Lune. Elle est passionnée par le Mythe de Dionysos et des Ménades (sans étonnement..) Elle adore qu'on lui raconte des histoires, ce qui lui donne un air d'enfant.
Talents, savoirs notables : (J'adore l'idée de jongler avec des rats)
Talentueuse en jardinage, elle possède des plantes partout chez elle qui sont en bien meilleure santé qu'elle. Elle a un merveilleux chant, forcément : c'est un des pouvoirs de sa race. Mais c'est à peine si elle l'utilise comme dit ci-dessus. De même qu'elle est une experte en astronomie (logique aussi).

(+) Espoirs, buts, rêves :
Elle rêve de grandes forêts sous la lune, comme ils vivaient il y a des siècles. Elle se souvient des bois protecteurs. Ses pieds nus au contacte de la terre humide et froide après l'orage nocturne. Mais elle sait que tout ça est fini. Sa discrétion lui permet de se fondre dans la masse sans en faire trop partie. Elle cherche à avoir plusieurs histoires sentimentales en même temps, c'est sa façon de s'acclimater dans ce monde. Et puisqu'elle est immensément peu fertile, elle ne se méfie pas et se permet les aventures. Elle aime aussi que les gens lui soient redevables (elle cherche donc les remerciements)
(-) Angoisses, regrets, phobies :
Forcément, comme je l'ai dit elle regrette l'actuelle condition des Faë comme la plupart... L'univers dans lequel elle a grandi lui manque profondément. Il lui était synonyme de pureté et de magie, de liberté. Et voilà qu'il n'y a plus de chants au fil du mouvement de la Lune. Voilà, que plus une seule note ne résonne dans un luth. Voilà, que les conteurs se sont tuent. Et voilà que les Oracles n'existent plus. Plus rien de ce qu'elle a connu et affectionnait n'existe encore. C'est comme un cauchemar, elle évite d'y penser, de se souvenir, car ça la pétrifie de peur. Elle regrette les Tribus et sa Culture, rien n'est plus. Bientôt, elle même ne sera plus. Elle sait de plus qu'elle est énormément affaiblie et être absolument terrorisée de se sentir souvent aussi faible. Elle ne retrouve du courage qu'à la Lune.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?
Elle reste assez septique face aux autres Faë à cause de vieux réflexes. Bien entendue elle a conscience que sa condition a changé, tous ont souffert. Ainsi, ce scepticisme s'estompe vite. Sauf envers les Gargouilles qu'elle méprise toujours. Elle ne les considère pas comme des Enfants du Sidh, au contraire. Elle les pense travestis par la modernité et c'est intolérable pour elle qu'un Faë naisse de la Culture Norme.
Les Feux-Follets l'inquiètent. Elle pense qu'ils sont de mauvais présages. Elle juge leur comportement indécent et dangereux -il n'y a qu'à voir la manière dont ils se sont créés ! L'instabilité qu'elle leur attribut ne la mettent absolument pas en confiance.
Elle apprécie les Métamorphes.
Elle partage avec les Wiccans l'aversion pour les Vampires et autres morts vivants s'opposant au cycle de la Nature -bien que, à mon humble avis, cette aversion pourra peut-être s'amoindrir au fil des rencontres. Or, la fierté et l'arrogance des Wiccans la fatigue un peu : elle aimerait leur répondre tout simplement que la Wicca qu'ils chérissent n'a d'autre origine que le Sidh.
La Gaea la dérange : puisque Madëlinörva est en quête d'équilibre, elle trouve que cela tue dans l'œuf un équilibre récent qui aurait pu pérenniser. Elle s'inquiète.
Et votre sentiment vis à vis des Normes ?
Indifférents. Elle ne les porte pas spécialement dans son cœur. Fataliste : puisqu'elle est jetée dans leur univers, elle fait avec et cherche à s'intégrer, même discrètement. Elle cherche également à les  sensibiliser à la nature (fleuriste).
Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Bof, comme je l'ai dit, elle est assez fataliste, c'est ainsi et elle cherche à s'en accommoder. Elle vit dans la volonté de refouler ses souvenirs des temps qu'elle chérit encore.
Possibles évolutions ou objectifs futurs :
Possibilité de plusieurs camarades de jeu (si vous voyez ce que je veux dire...)
Passer outre certaines différences de races, pour l'instant elle est plutôt campée sur ses positions. Effectivement, actuellement, elle ne tolère que les Normes et quelques autres espèces de Faë.

Particularités éventuelles :
Heu... Je ne savais pas où le caser. Mais puisque les Faë ne mentent pas. Souvent, elle répond : "Vous allez mourir". Cela s'apparente à la Divination dont son espèce est capable, et tout le monde meurt un jour -ce qui n'est donc pas une prouesse oraculaire, trop faible pour cela-, mais cela lui permet de dire la vérité et de se rappeler de ses anciens dons. Si elle ne peut dire cette phrase elle peut être sûre d'avoir face à elle un Vampire ou un autre Faë.

Relations Sociales

  • Pour les Changelings : un Compagnon de Meute ? Ø
  • Pour les Vampires : un Calice ? Ø
  • Pour les Wiccans : un Familier ? Ø
  • Pour les Voudouns : un Zombie ? Ø
  • Pour les Normes : un Animal de Compagnie ? Un Meilleur ami ?

Ø

Relations particulières notables : Ø (sauf si quelqu'un veut être pote avec moi d'entrée, je suis ouverte à toute demande par MP et j'inclue ça :) )

Antécédents :


Quelque chose à dire sur votre Famille ?
Ø
Événements de votre passé qu'il convient de connaître :

"Ils parlent de nous."
C'était la voix douce d'Ellenisiz, c'était avant l'effondrement, cette conteuse était passée par notre tribu. Nous étions installés sans distinctions d'âge autour d'Ellenisiz, elle nous parlait. Nous racontait, elle, la conteuse.
La Tribu du Souvenir l'adorait comme s'en méfiait. Moi, j'adorais écouter des fables. Des histoires que j'entendis mille fois, jamais je ne m'en lassa. Mais Ellenisiz provoquait un septiscisme grandissant. Lorsqu'elle partait se nourir, elle prenait son temps, le temps d'apprendre. Elle écoutait ce qui se disait alors dans cet autre monde qui ne nous plaisait pas, et elle en revenait compter les fables. C'est elle qui m'appris la mythologie, c'est elle qui m'annonça qu'on était partout chez eux. Qu'on faisait partie intégrante de leur culture. Je l'écoutais.
Ils avaient des nymphes, ils avaient des muses. Et je riais, c'était grotesque, ils pensaient que des femmes leurs apportaient la création au lieu de la garder pour elle. Ils étaient nourriture et ils nous pensaient assez bête pour se soucier d'eux. Elle nous racontait toutes les légendes qu'on habitait. Et j'adorais ça.
Ma passion pour le Dieu Dionysos et ses Bacchantes démarra le jour où j'entendis leurs histoires. Celà ne me parait pas si lointain, mais j'ai l'impression que l'histoire s'est inscrite en ma mémoire et étalée. Comme des furies, comme le mauvais qui habitent des humains... Chaque Faë était un des fantômes de leurs chauchemars, et aléatoirement, un des fantasmes de leurs songes. Ca me fascinait.
J'adore toujours les contes.
J'étais née Vanokiil, cela arrangea le monde. Ma curiosité pour les légendes normes -déjà à l'époque- ma volonté d'aller écouter la musique ou des contes d'autres tribus -comme les fables d'Ellenisiz- faisait de moi quelqu'un de frivole. Il était plus interessant que j'ai peu d'occasion de parcourir le monde, si bien que je me rendais utile. Je n'étais pas une tête de mule, bien au contraire, mais j'étais curieuse, je voulais comprendre. Je tenais très bien ma place d'artisan, j'aidais tout un chacun quand je pouvais. Certains soupiraient qu'il était dommage que je me laisse embarqué par des passions curieuses malgré tant de vertues.
Mon nom me fut donner peu après que Vanokiil devint Kassidiade. Pas que nous étions inséparables, ce n'est pas notre tempéremment. Mais nous étions comme attirées par un besoin de passer du temps ensemble depuis "l'enfance".
Mon nom fut choisi après consciliabule, je pensais qu'ils allaient peut-être rendre compte de ma curiosité ou de la minutie artisanale dont je faisais preuve comme ils le faisaient souvent. Mais ils choisirent Madëlinörva. "Douceur pérenne".
Je dus attendre un moment avant qu'on me le donne, l'Elpagaa se manifestait, je reçus Madëlinörva une fois le rituel passé, retournés dans le Sidh.
Ce nom décidé, comme un murmure prophétique, parait-il que j'allais vivre plus longtemps que tous. Je ne sais plus qui s'était perché sur la Flèche, un soir de Poeth, et avait entendu ceci. Mais voilà qu'on me choisi un nom, qui, pour eux, traverserait tous les âges et tous les mondes.
Etrange. Et pourtant, ils n'avaient pas tort.
Je continuais mon chemin, je voudrais faire croire que cela m'interpella, que j'y vis un signe de l'horreur qui nous frapperait... Mais non. Je ne m'en souciai pas, je pris ce nom, non pas comme un déception : je m'attendais à ce qu'on ne fisse pas un hommage à mes goûts. Très vite, je pris un nouveau épenchement pour mon travail, j'en demandais plus, je créais plus, j'étais plus lente, plsu minutieuse encore, dans la création des instruments. Je travaillais le bois d'avantage, je faisais du zèle. Cette occupation m'aspira tout à fait quelques siècles.

Cette occupation et Kassidiade.
Nous avions ressentis le besoin de nous rapprocher. Si bien que, lorsque je n'étais pas à l'oeuvre, nous arpentions la forêt, de nuit. Nous rechargions ensemble nos corps nus à la lueur de la Lune. Je ressentais comme une plénitude.
Je crois que je tombais irrémédiablement sur son charme.
Kassidiade était téméraire. Mais on se méfiait moins de sa témérité à arpenter le monde que de ma curiosité. Elle voulait voir, moi, je voulais écouter. Je ne parle pas uniquement des Normes, mais ne serait-ce que d'autres formes de vies dans le Sidh. C'était mal vu, les Lorialet n'aiment pas ça. Voir n'implique pas de rentrer en contact avec quiconque. On peut espionner une vie. Mais pour l'entendre, un lien se créé. Et on avait peur que je créé de mauvais liens. Parait-il que j'étais naïve.
Je l'ai été, en effet.

Kassidiade m'avait prévenue, elle m'avait dit : j'étais stupide d'y croire. Elle voulait une progéniture, c'était suffisemment difficile d'en avoir. Elle m'aimait bien, elle était touchée par mes sentiments. Mais le problème n'était pas là, elle voulait des "enfants". Ce que je n'aurais pu lui donner. Je ne l'interessait donc plus.
Mais je continuais à être son ombre.
Si bien que son amitié pour moi fit fondre ses retranchements. Nous nous unissions, loin des autres, au grès du murmure de la forêt.
Cela dura. Longtemps.
Et je voyais bien qu'elle, elle continuait sa vie comme si rien n'en était. Ses sentiments relevaient d'une compassion amicale, d'une compassion de soeur face à un chaton, pas de l'amante que je voulais être. J'étais là, en attendant. Mais je n'écoutais pas ma raison. Seulement mon coeur qui battait alors pour elle.
Quelques taquins se moquèrent de moi : les instruments que je crééais possédaient des sons graves de l'amour. Comme hululement, un gémissement, une onde amoureuse. On me demandait à qui je pensais tant. Et je ne répondais pas. Kassidiade ne voulait pas. Kassidiade voulait qu'on sache qu'elle désirait et cherchait quelqu'un de parfait pour la reproduction, qu'elle demandait l'amour.
Comme si elle n'en avait pas avec moi.

Puis tout dérouta. Comme des lierres qui s'enroulent à vos chevilles pour vous faire tomber.
Kassidiade, continuait ses allées et venues dans le Sidh. Elle continuait à observer, espionner, s'instruire de la sorte. Jamais cela ne s'arrête, tout est si différent, si riche...
Elle revint un jour, la mine grise, des cernes jusqu'aux commissures des lèvres. Elle ne dit rien, à personne. Elle passait son temps, allongée dans l'herbe, à la lune, bras ouverts à la lueur divine. Elle se rechargeait.
Puis elle repartait.
Lorsque je l'alpaguais, elle ne me disait rien, que ça allait. Qu'elle apprenait.
Elle fit cela un temps, de revenir défaite, de se recharger, de repartir.
C'est un jour qu'elle me dit :
"Ils sont tous lucides, tu sais ? Sauf nous. Le monde s'étiole."
Je voulus des explications, quoi que ce soit, un mot tendre de sa part.
Elle me réveilla un jour, avec Khalebvïn, elle m'annonça : "On part."
Ils fuyaient.
Elle fuyaient ET PAS AVEC MOI. Avec ce type. J'annonçais son départ, dès le lendemain. On les dédaigna, ils étaient pestiférés, ils étaient traitres, ils étaient honte. Je les traitai de la même sorte, avec plus de véhémence encore. Je me moquais, au fond, qu'ils sauvent leur peau, j'aurais même pu être heureuse que Kassidiade soit en sécurité. Mais elle était en sécurité avec un autre que moi, loin de moi, elle s'en fichait de moi, cette salope avait choisi lui et pas moi.
Je ne sais pas comment je fis pour ne jamais me rendre compte du rapprochement qu'il y avait eu entre eux, j'étais sans doute trop aveuglée ou que sais-je. Je ne voulais plus le savoir. J'étais profondément blessée : pour la première fois de ma vie, je connus la colère.

Je me concentrais mal sur mon art. Car mon coeur souffrait, et que j'avais enfin conscience que le monde s'éteignait. Malgré cela, je ne m'amusais pas à a écouter ce qui se disait, là-bas, loin de la tribu, ils étaient mon réconfirt pourissant... Ma curiosité avait été suffisemment mal vue, et les autres feraient le lien évident que je chercherais à savoir ce que Kassidiade avait appris. Je me refusais à être traitée comme une pestiférée. Le temps passait, et rien n'allait vraiment mieux. Le Carillon perdait de son empleur, nos vieux sages ne l'étaient plus, perdaient toute puissance... Je crois que le Sidh se dépeuplait, mais je n'avais aucun droit de le savoir.
Alors que je me sentais dans un étau, alors que la dernière chose que je souhaitais était trahir mon peuple par ma curiosité. Il fut décidé que ma tribu se rendrait au Carillon. Rapidement. Je laissais alors, à ma grande désolation une Osua inachevée, ornée de lierres creusés. Nous partîmes en grand cortège. Le voyage serait long, mais nos pas résolus. Certes, peut-être plus lourds qu'à l'accoutumée, nous avions un silence étrange. Nous nous plaisions à voyager de nuit. Chantonnant doucement. Nous sommes finalement arrivés au Carillon, il faisait nuit noir. Mais ce n'était pas un jour néfaste : nous étions en Tohva. J'avais une vague à l'âme qui ne me quittait pas, provoquée par Kassidiade. Je pensais que ce pelrinage aurait pu m'aipaiser.
Alors que certains esprits... Ou plus exactement, pendant que certains corps s'échauffaient, tout ce que j'entendis : c'est mon coeur battre.

Je pris la décision de partir. Où était-elle ?
Où était Kassidiade ? Je n'avais qu'une idée en tête : la retrouver.

La Tempête vint peu de temps après, même si j'étais loin du Sidh, j'entendais les chants, les hurlements, la douleur. Cela dura un mois étrange et douloureux. J'en souffris énormément. Je sortais dès que la nuit se montrait, je dormais tout le jour.
J'étais réfugiée dans une forêt de bouleaux sombres, je me dépérissais. J'avais trouvé une grotte dans les hauteurs qui bordaient ce bois, et je m'y étais cachée dès la nuit. J'avais faim, j'étais comme transparente. Je souhaitais vivre la douleur de leur peuple et mourir avec eux, j'avais peur. J'étais totalement diminuée. Je m'en voulais.
Ougrandel arriva. Je crois qu'il me donna le goût de la lutte. Et c'est peut-être grâce à lui que je suis en vie aujourd'hui. Il me fit aller de l'avant, contrairement à tous ses plans.
Il trainait dans ces bois et ces grottes, comme un territoire. Il n'avait pas faim, il venait de se repètre d'enfants normes. Mais il avait bien senti ma peur, qui l'attira irrépréssiblement, surtout de nuit.
Lui aussi était nocturne.
Et son arrivée me terrorisa. Un Croquemitaine, il ne manquait plus que ça ! Je crois n'en avoir jamais ne serait-ce qu'aperçu avant lui. Les anciens les chassaient, ils étaient bien trop mauvaise augure. Il était là, et je ne voyais pas ce qui pouvait arriver de pire. Je déduis que lui aussi avait fuit le Sidh, effondré.
"T'as faim toi."
Soupira-t-il.
"T'es trop vieille"
Dit-il.
J'étais muette de peur, mes lèvres craquelées me faisaient souffrir. Je me cachais derrière mes mains.
"T'es bête, tes tellement pâle, j'ai l'impression de voir à travers."
Je tressaillais.

Je ne savais pas depuis combien de temps j'errais, j'étais partie... On pourrait dire... Au dernier moment. Je n'avais jamais autant ressenti le temps qui passe que loin des miens. Je m'étais nourrie de deux chasseurs et une petite cueilleuse de baie, que j'avais trouvée là.
"Lorialet, c'est ça ?"
Il s'assit de son corps affreux, long et difforme, à côté de moi.
"T'es jamais v'nu là, hein ? Chez les Normes?"
Je ne répondais rien.
"Tu sais, ils sont tous morts là-bas. On va faire un truc : ici, c'est mon bois, c'est chez moi. Le village il est pas loin de nous. Je t'y amène, t'as l'air humaine, et tu te casses, ok ?"
Il ne ressemblait pas aux Croquemitaines dont j'avais entendu les contes :
" T'es pas un grand solitaire ?"
"Si, mais tu vas jouer les fantômes pour moi."

Ougrandel était en colère en vérité. Il y avait une maison de maître, un peu plus loin que le village, au bout d'un chemin de pierre.
Les gosses, ils étaient trois, et autres parents ne le craignaient pas. On passa le jour à dormir, puis il m'amena là-bas. Maigre et blanche, je lui faisais pensé à un fantôme.
En une nuit, j'appris comment vivaient les Normes, qu'ils procréaient très facilement, la nature de l'argent et du commerce etc. Ougrandel tarissait ma soif de curiosité. J'étais ravie. Je l'écoutais parler, m'expliquer, de sa voix qui me faisait peur.
Je m'attachais à lui, premier contact avec un monde que je ne connais pas, premier contact réel autre que Lorialet. Une autre créature nocturne qui me comprenait, j'étais ravie.
On s'est hissé dans la maison, par une des fenêtre, il avait l'agilité et l'habitude, j'étais si légère qu'il n'eut pas de mal à m'aider. Je découvrais une chambre d'enfant norme. Des couleurs colorées, des murs boisés, des placards, dans un desquels il me demanda de me cacher.
Mais aucun enfant.
Ougrandel me laissa là et se précipita au bas des escaliers. J'entendis une litanie, je ne savais pas encore que c'était du latin, mais je trouvais ça moche comme chant.
Il y eut un gros bruit. J'entendis les pas rapides et saccadés d'Ougrandel remontant l'escalier, il traversa la pièce, vola par la fenêtre. Il rirait. Il se nourissait de la peur qu'il venait de causer.
J'étais terrorisée, plusieurs adultes entrèrent dans la pièce, l'une d'entre elle agitait une drôle de lampe fumante en proférant des paroles et criant. Ils ouvrirent la porte du placard après avoir regardé sous le lit, me trouvèrent. La femme continua de hurler, me dire de retourner en Enfer... J'étais paniquée, tout était noir, la pièce éteinte, le placard poussiéreux creusé dans le mur, la lueur aveuglante de la torche, des ombres projetées partout sur les murs comme si elles allaient me dévorer, cet espace confiné, enfermé... Je paniquais. Puis des cris d'enfants. Et le silence.
Ils m'oublièrent là et descendirent, j'en profitais pour, à mon tour, filer par la fenêtre ouverte.
J'ai couru, couru, couru, tout le long du chemin, traversé le village, mon apparence fantômatique faisant peur aux villageois encore là. Je pleurais et j'avais peur. Je me cachais.
Bien sûr, Ourgandel me retrouva une heure plus tard à l'odeur de la terreur.
"T'as de la chance. T'es pas morte."
Il me jeta un cadavre de bébé et des pièces rutilantes.
Je ne le revis jamais. Je lui ai toujours été reconnaissante contre mon grè, ma conscience sachant très bien l'horreur de la situation et de tout ce qui aurait pu m'arriver.
Il me donna goût au combat. Ma résolution de bien me ressourcer régulièrement à la Lune et de vivre.

Ils n'avaient pas peur de lui. Bien qu'à l'époque ce fut transgressif même proscrit d' utiliser la magie. Mais leur peur n'avait pas existé car ils connaissaient cette vieille tante qui débarassaient de tous les fantômes. Pour eux, le Croquemitaine était un conte. Alors, plutôt que de se faire prendre et possiblement tuer par des Normes, il m'envoya faire diversion.
Je fus en vie, ce qui lui était égal. Mais il me donna mon dû. De quoi survivre.

Je marchais longtemps à la recherche d'une ville. Je m'y établi en toute discrétion en louant une petite chambre. Ma capacité manuelle me permis de m'exercer à la poterie. Je fis des merveilles. Je tentai de cacher mon aura. Quand je fus trop diminuée pour le faire correctement, je m'établis dans les forêts. Comme j'avais toujours vécu.
J'étais attentive à me tenir au courant du rythme de vie norme.
Puis, je voyais les villes enflées les forêts où je me cachais diminuer, lentement...
Je m'exposais tous les soirs à la Lune, religieusement, discrètement, pour garder des forces.
Je vécu comme ça trop longtemps. Je compris qu'il fallait réellement que je m'investisse dans une vie de norme. J'y rechignais. J'avais peur. Nous leur étions inconnus, et j'étais seule. Je ne voulais fréquenter personne. Seule ma solitude et mes souvenirs.
J'avais croisé quelques créatures, mais je m'étais cachée ou enfuie, je cultivais ma détresse solitaire. J'entendis un bruit un jour. Une longue plainte... "De l'espoir, venez chercher l'espoir."
Ca raisonnait dans ma tête, mais je prenais ça pour moqueur, incisif, j'avais l'impression que cela se répercutait sur chaque arbre de la forêt. "Venez chercher l'espoir." J'avais peur, de nouveau.
Quelque chose apparu devant moi... Comme une flaque noirâtre qui se redresse. J'ai pas compris, j'ai eu peur, y avait du rouge là aussi. -Après ma mésaventure dans le placard j'associais le rouge au néfaste.- Puis j'eus mal, je tombais.
"T'es faible"
Raisonna dans ma tête, je ne suis même pas sûre d'avoir entendue ma propre voix. C'était un murmure de plus en plus lointain.
Je me réveillais.
La nuit, allongée dans l'herbe. La lune me baignait de ses rayons et cela m'éveilla, me donna quelque forces d'ouvrir les yeux. Et j'étais là, devant moi. J'ai hurlais.
"Du calme, du calme ! Si je te voulais du mal, je t'aurais tué." Dis-je. Enfin, dit moi-même comme un reflet. Mais ce n'était pas moi. Moi, j'étais allongée, paniquée, mon coeur battait trop vite. Et moi en face, j'étais debout et j'étais tranquille. Et je me parlais.
"Tu n'as jamais entendu parlé de nous ?"
Je faisais violemment non de la tête.
C'est cette fois là que je découvris le doppelgänger. Il m'expliqua tout de sa race, lui avait lointainement entendu parler de la mienne. Et j'en voulais, d'un coup, à mon peuple, à ma tribu tout entière de nous avoir caché tant de choses : d'avoir condamner ma curiosité.
Le doppelgänger m'appris que les Eminences avaient des plans, des idées pour retrouver un semblant de force. Il cherchait à appeler les siens alors que j'avais reçu son message, les Lorialets y étant susceptibles. Il connaissait quelqu'un qui pouvait lui donner des indications pour le rassemblement. Il devait le retrouver dans une ville, à deux jours d'ici.
Nous partimes.
Nous nous sommes établis dans la ville, en attendant. Il pris l'apparence d'un jeune homme. D'un jeune homme : qu'il était beau ! Et puis, au lieu d'attendre un quelconque messager, au lieu de chercher à fuir, nous nous sommes fondus dans la masse. Je m'exposais toujours très régulièrement à la Lune, pour paraître plus humaine. Il travaillait son apparence. Et nous oubliions que nous étions décimés, et nous oubliions que nous avions voulu fuir ce monde. En très peu de temps, et je ne me l'explique pas, peut-être par désespoir, en moins d'un mois, nous étions résolument tombés amoureux l'un de l'autre.
J'étais plus que perturbée, outrée par moi-même. J'avais entendu tant mon peuple mépriser les autres espèces, craindre les démoniques... Et nous y voilà, simplement, heureusement.
C'est avec lui qui je me résolu à faire passer les préceptes Lorialets dans le passé. Je ne pouvais m'adapter à ce monde, je ne pouvais continuer à survivre en essayant de me rapprocher de mes souvenirs. Je voulais pleurer, il m'est encore impossible de ne pas chérir mes souvenirs, des histoires d'Ellenisiz, aux caresses de Kassidiade, des Oracles ou des rituels... Tout invoquait en moi la plus violente des nostalgies. Elle me tuait à petit feu. Alors, je choisi l'amour.
Le soir où, à contre-jour, je m'unissais au doppelgänger avec son apparence de jeune homme si prenante, fascinante de beauté... C'était en réalité cette décision que je prenais. Mon premier acte, couteau planté dans ma culture. Je décidais autre chose. A contre coeur.
Si j'avais eu le choix : rien de tout ça n'aurait changé.
Mon Sidh, ma tribu, aveuglée par la beauté de Kassidiade, qu'on me raconte des histoires...
Mais tout ça été fini, et c'était ainsi que je m'adapterais, par l'amour, il n'y avait plus que ça.

Nous n'attendions plus de messager comme je l'ai dit, nous étions établis, je devins fleuriste, rapprochement de la nature. J'étais très discrète et on appréciait mes services. Je vivais avec une légerté incroyable. J'aimais et j'étais aimé je crois que c'est tout ce qu'il me fallait. Malgré la disparution du Sidh, il n'avait pas cru si bien dire en annonçant l'espoir. L'espoir n'était pas une nouvelle terre promise mais c'était lui.
Malgré ça, le messager trouva le moyen de le contacter. Lorsqu'il me l'annonça je n'en ai eu cure. On était ensemble -depuis des années maintenant- et c'est tout ce qui comptait.
Mais non, lui, voulait rejoindre Tatiana, la promesse des Etats-Unis lui paraissait trop belle. Personnellement, j'affectionnais l'Europe où nous nous trouvions. Je ne voyais pas l'interêt de partir. Je souhaitais encore m'éloigner des Normes, alors, j'aurais préféré l'Afrique d'Obéron s'il voulait à ce point partir...
Mais il partit aux Etats-Unis, que je le suive ou non. Et même, si j'y étais réticente, il ne m'y forcerait pas. Puis moi, je savais qu'il était néfaste de courir après les fantômes de l'amour... Il partit de ma vie comme il y était entré.
Je fus triste. Peut-être qu'on ne s'aimait pas assez ?

Lorsque la création d'un nouveau Sidh fut avérée, je partie à la Nouvelle-Orléans. C'était comme ça, ni lui, ni Kassidiade n'étaient plus avec moi. Il était temps de me montrer capable de me mêler, seule, au monde.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans ? Vous y êtes natif ?
Elle est à la Nouvelle Orléans car l'appelle du Sidh fut le plus fort pour essayer de ressentir le Bien-Être, même si cela signifie vivre en communauté, ce pour quoi elle n'est pas encore très douée.


- Bas les Masques -


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Dernière édition par Madëlinörva Faune le Mer 29 Juil - 10:15, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Ven 24 Juil - 13:57

Coucou :)

Alors ! En premier lieu je vais effectivement devoir te demander d'étoffer un peu Razz. Les descriptions physiques, bien qu'allant à l'essentiel, sont tout de même un chouilla trop succinctes : par exemple, qu'est-ce qui fait qu'on la reconnaît bien ? Qu'est-ce qui la différencie d'une autre lorialet possédant le même genre de physionomie ?

Du point de vue de la psychologie du personnage rien à dire a priori je crois que tu as très bien cerné le contexte ! Very Happy

Il y a un point que je voudrais préciser :
Citation :
Mais voilà, elle n'a plus de réel don, elle ne contrôle plus rien, et est soumise à ses phases. Ce qui, selon les constellations, la rend plus ou moins folle, plus ou moins agressive etc.
L'influence des constellations du Carillon ne fonctionne qu'au sein de ce même Carillon donc les constellations ne peuvent pas l'influencer lorsqu'elle est ailleurs, soit dans le monde humain soit dans le sidh artificiel.

Enfin pour ton histoire il va falloir développer, surtout si tu joues un personnages ancien (même si peu puissant) : il n'est pas possible que sa vie ait été vide et on est un peu plus exigeant pour les faës (surtout les vieux) que pour des personnages plus faciles à cerner.

Déjà comme elle a vécu dans le Sidh et grandi selon les coutumes des lorialets, ça serait pas mal d'avoir une idée de ce qu'était sa vie à ce moment là (dans quelle tribu est-elle née, que faisait-elle à cette époque / comment contribuait-elle à la vie du clan, avait-elle de la famille, comment a t-elle acquis son nom d'adulte.. ? etc). Par la suite (si elle est restée au sein du clan jusqu'à la fin) : comment le clan a t-il réagi à l'Affaiblissement ? (les lorialets étant parmi les faës les plus isolés et "conservateurs", il est fort possible que l'information ait été niée jusqu'au bout), et surtout comment a t-elle échappé à l'Effondrement ? (les lorialets sont très peu à avoir survécu non seulement à cause du mois des tempêtes mais aussi parce qu'ils étaient très peu nombreux à sortir du Sidh en dehors des Elpagäa. Ils sont donc presque tous morts d'inanition dans le Sidh devenu inaccessible). Comment a t-elle vécu le mois des tempêtes, comment a t-elle repris sa vie en main après cela et s'est-elle intégrée dans le monde humain alors qu'elle n'y avait sans doute presque jamais vécu auparavant ? (sachant qu'il a fallu qu'elle survive entre l'an 1600 et aujourd'hui). Enfin comment a t-elle réagi aux événements récents outre Gaea, au sujet de laquelle tu as déjà donné ses réactions ? (la révélation de l'existence des outres d'origine norme, et celle concernant leurs possibles origines démoniaques... elle peut s'en être moquée comme ça ne la concernait pas directement mais il faudrait que ça soit mis quelque part).

Ça serait pas mal de développer l'histoire de Kassidiade :). Note que je ne pense pas que les tribus se soient "étiolées" vers 1500 : comme dit plus haut les lorialets sont restés très très très conservateurs jusqu'à la fin, ce qui a causé leur quasi disparition.

Bon ce sont les principales questions à traiter je pense mais après libre à toi de développer ce que tu veux autour de ça. Pour t'inspirer n'hésite pas à regarder les fiches des autres faës et notamment des lorialets : Andele et Winruna. Tu n'es évidemment pas obligée de pondre des pavés aussi conséquents mais si tu n'avais pas encore lu leur histoire ça peut peut-être te donner des informations plus détaillées et t'aider à construire le passé de Madëlinörva.
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Dim 26 Juil - 12:25

D'accord !

Je pense du coup casser la narration et mettre à la première personne du singulier comme si elle racontait son histoire, ça sera plus facile pour moi car plus immersif :)

Je travaille tout ça ! Aucun problème :) Mais je pense que ça va quand même donner un pavé :p Je vais affiner un maximum d'aspects !

En tout cas merci de ta (grande) patience ! Et de m'aider avec des pistes !

***

Tout d'abord, merci encore pour la patience dont vous faîtes preuve ! Je me suis totalement laissée embarqué d'où le pavé.
J'espère donc ne pas avoir dénaturé l'univers et étayer correctement. Je peux retravailler le texte autant que vous le voudrez, il n'y a aucun problème :)
Voilà, j'espère ne pas avoir fait n'importe quoi !

Merci encore de votre attention !

Je vous souhaite une bonne lecture, et j'espère que vous apprécierez !


[EDIT : histoire repassée dans le post principal]


Dernière édition par Madëlinörva Faune le Mar 28 Juil - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Dim 26 Juil - 15:30

Pas de souci, c'est bien normal de t'aider à construire ton personnage :).
Tu peux remettre la partie d'histoire modifiée au sein de ton premier post si tu veux, ça sera plus pratique/clair pour le rangement !

Il n'y aura pas grand chose à modifier tu as bien intégré l'univers ! La plupart des remarques que je vais te faire sont de l'ordre du détail, quelques petits ajustements en somme afin qu'on soit entièrement sur la même longueur d'onde. (Donc je vais parler beaucoup et ça va encore être un gros pavé mais ne prend pas peur, ça sera beaucoup de précisions données et peu de véritables changements à apporter).

A savoir que 1300 ans, à notre échelle ça fait beaucoup mais pour un faë ce n'est pas "si vieux" que ça : tu as atteint l'âge de la sagesse et parmi les lorialets dont beaucoup meurent jeunes à cause de leur fragilité mentale ils sont moins nombreux à atteindre cet âge que peuvent l'être d'autres faës (surtout les compositeurs), mais après on ne peut pas considérer non plus qu'ils soient des "antiquités" à l'échelle faë. Prenons un jeune comme Peter qui a dans les 300 ans : pour un vampire ça serait déjà un âge respectable. A l'échelle faë par contre, Peter est presque considéré comme un gamin. De même ce n'est pas l'âge qui va fragiliser le faë, au contraire : à condition d'échapper à tous les pièges tendus par son esprit, plus le lorialet prend de l'âge, plus il se renforce et moins il risque de se faire happer. Après tu souhaitais faire une lorialet à la puissance restreinte et individuellement c'est tout à fait possible, par contre le facteur "âge" ne joue pas sur ce manque de puissance (je ne sais pas si c'est très clair XD au pire tu me dis j'essaierai de formuler ça autrement). Je précise ça car lorsqu'elle parle à Ougrandel il lui dit "t'es trop vieille", et je n'ai pas vraiment compris où tu voulais en venir.

Je reprends chronologiquement : concernant les légendes de la mythologie grecque, il faut savoir qu'il existait d'autres sidhes qui ont été totalement détruits (notamment le Sidh méditerranéen), mais les faës du Sidh nord européen n'en savaient rien si bien qu'ils auront effectivement pu croire que ces légendes parlaient d'eux. Par contre je me pose la question de l'étendue des connaissances disponibles aux irlandais/anglais à l'époque à laquelle on se place : si elle est née en 721 et que ces histoires lui ont été racontées durant sa jeunesse, est-ce que les légendes humaines qu'elle aura pu entendre n'étaient pas plutôt celles de la mythologie celtique ? D'autant qu'à l'approche du moyen-âge et de la période de l'obscurantisme, les savoirs de l'Antiquité se sont perdus, donc je ne sais pas trop si ils auraient voyagé si facilement... Peut-être serait-il plus logique qu'elle apprenne ces histoires là vers l'époque de la Renaissance italienne ? (Bon désolé je sais que je vais chercher la petite bête un peu loin Razz)

Ensuite concernant les tribus lorialet : je reprécise qu'elles ne se rencontraient que rarement (d'autant qu'elles ne connaissaient pas leurs itinéraires respectifs). Le Carillon servait d'outil ainsi que de place de ralliement, et certains lorialets étaient voués à changer de tribu (notamment un conteur qui change de tribu afin de transmettre les connaissances passées aux autres clans était chose courante). Mais après, les rencontres entre clans n'étaient pas des choses évidentes ni automatiques, elles demandaient de la préparation et étaient à chaque fois des événements. Pareil : à moins que la tribu y ait dressé son campement, je vois mal un lorialet aller seul se recueillir au Carillon. Là non plus ce n'était pas quelque chose d'anodin : c'est un pèlerinage plus qu'une balade de santé. Ils se déplaçaient avec le reste de la tribu et ne s'aventuraient au dehors jamais bien loin ni jamais bien longtemps. Si jamais le clan reprenait la route durant leur absence ils pouvaient le perdre, et avoir des difficultés à le retrouver.

Les noms d'adulte lorialets ont tous une signification, ils ne sortent jamais "de nulle part", ils signifient quelque chose dans le dialecte lorialet. Ça peut vouloir dire quelque chose comme "celle qui vivra après" par exemple, pour rester logique avec ton histoire, mais ça ne peut pas ne vouloir rien dire et encore moins sonner humain (c'est une suggestion qui n'a rien d'une obligation : tu peux décider que son nom d'adulte lorialet est suffisamment ambigu pour être porté dans le monde humain, mais tu peux aussi lui donner un nom d'adulte différent de son nom "humain", qu'elle aura pu prendre au moment où elle a dû se fondre dans la société norme).

En résumé ce qu'il faudrait modifier :
- Peut-être parler des légendes grecques plus tard dans l'histoire pour éviter un anachronisme
- Donner une signification au nom d'adulte du personnage (éventuellement le différencier de son nom humain)
- Éventuellement tourner différemment quelques phrases pour éviter de donner l'impression qu'elle va seule au Carillon / qu'il est facile d'y aller / qu'il est facile de rencontrer les autres tribus. (mais si tu n'as pas envie de modifier ça, prendre en compte l'information suffit tout à fait)

Pour finir, je n'ai pas bien compris le plan d'Ougrandel. Les croquemitaines sont des créatures suffisamment puissantes (même en post-effondrement) pour s'occuper d'une famille norme récalcitrante, même en perdant l'avantage de la peur qu'un monstre devrait théoriquement inspirer : rien qu'en s'infiltrant dans leurs rêves il aurait pu s'occuper d'eux un à un sans avoir à les confronter directement. Est-ce la vieille femme qui représentait un danger ? Une wiccane ? Les normes savaient qu'un "fantôme" habitait la maison et faisaient le guet en permanence, empêchant Ougrandel de pouvoir tenter quoique ce soit ?
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Dim 26 Juil - 16:27

C'est vrai que je visualise pas si elle est "vieille" ou pas tant que ça. Mais elle se sent faible à cause de l'Effondrement, et être loin du Sidh lui donne une image un peu pessimiste du temps qui passe...
Pour le Croquemitaine, c'est plus de l'ironie, comme elle a peur, il se moque d'elle genre "je vais pas te manger". C'est plutôt pour se moquer quoi.

Non, non, t'inquiète c'est bien normal ! Je partais du principe que puisque la mythologie est largement antérieur au début du récit, rien n'empêchait qu'on lui raconte tout ça. A postériori, et elle, en s'identifiant aux monstres de la mythologie.

Ok, je change pour le Carillon, pas de problème. Et je nomme surtout Kassidiade (également artisan) et juste la conteuse donc niveau tribu, je sais pas si je vais rajouter quelque chose de plus explicite :) Et j'arrange l'histoire du nom.

Ils ont pris Ourgandel pour un spectre, mais leur attention s'est donc déportée de lui. Comme dans une chasse de fantôme dont on se trompe de fantôme... Et ont tout de suite appelé cette femme. Et elle représentait un danger. Elle même possédant des pouvoirs -j'ai supposé Wiccane en effet- aurait pu rivaliser avec la puissance de Croquemitaine. Il espérait qu'elle se serait attaqué à Madelinorva (sa blancheur fantomatique) pendant qu'il se débarrassait des gosses. En soit, ça a marché mais il pensait qu'elle lui réservait un sort plus meurtrier.
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Dim 26 Juil - 16:55

Pour la mythologie grecque elle est certes largement antérieure au début du récit, mais elle n'est pas liée à la culture "locale" des habitants des terres humaines qui se superposaient au Sidh, dont les influences étaient celtiques : je ne sais pas si à une époque pareille elle se sera répandue si loin de son origine (peut-être a t-elle pu se répandre un peu par le biais de la conquête romaine de la Grande Bretagne, plusieurs siècles auparavant, et comme les cultures romaines et grecques ont beaucoup en commun). Ensuite les rares faës voyageurs (feux follets et cie) auront effectivement pu ramener des légendes et les partager avec les autres, même si les lorialets sont parmi ceux qui auront eu le moins de chance d'entendre ces histoires et de les retenir étant donné leur tendance à l'isolement. En tous les cas ce qui est certain c'est que la majorité de ce que les conteurs lorialets auront pu entendre des légendes humaines devait être lié aux mythologies locales et pas à celles de l'autre bout du monde Razz je pense qu'il faut tout de même prendre ça en compte dans le récit pour garder une cohérence au niveau des connaissances de la conteuse Ellenisiz : concernant les légendes humaines, les lorialets ne devaient sans doute pas en savoir bien plus que les humains qui entouraient leur lieu de vie, à cela près qu'ils pouvaient se souvenir de choses très anciennes oubliées des populations humaines contemporaines étant donné l'écart de durée de vie.

Ah oui et j'avais zappé : oui elle peut faire ces rapprochements a posteriori mais du coup il faut marquer la différence avec les connaissances apportées par Ellenisiz (à moins que les infos soient totalement détachées de la chronologie et que cette partie de l'histoire se passe plus tard à un moment où c'était possible que ça arrive ? Ça porte un peu à confusion).

Concernant le croquemitaine, à mon avis il devait tout de même avoir les capacités de régler le problème seul mais on peut partir du principe qu'il n'avait pas envie de prendre de risques et a préféré les faire prendre à quelqu'un d'autre, ça marche :)

Indique nous quand les modifications seront faites, histoire qu'on puisse terminer la validation o/
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Mar 28 Juil - 18:16

Normalement c'est tout bon :)

J'ai changé l'histoire de son nom.
Et modifié la chronologie !
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MessageSujet: Re: Madëlinörva [Finie !]   Mar 28 Juil - 23:22

C'est bon pour les modifications ! Je ne te fais pas attendre plus longtemps Razz ta fiche est validée.

Voici donc les étapes à suivre. Il te faut :

  • Créer ton Carnet Mondain et ton Inventaire.
  • Aller faire une demande de niveau de dangerosité, dans le topic correspondant de la section Carnet Mondain.
  • Générer ta fiche d'identification dans ton profil (n'oublie pas de compléter ton profil avec les liens vers ta fiche, carnet mondain et inventaire).
  • Ca n'est pas obligatoire mais si tu veux aider le forum à se faire connaître (et/ou gagner de l'argent... nan pas du vrai, du virtuel malheureusement =D) : voter dans les topsites. Les autres moyens que tu as pour gagner de l'argent sont indiqués dans la section Inventaire.
  • Si tu le souhaites tu peux aussi créer ton profil Tour de Jeu en indiquant que tu joues sur ici.


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