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 Il fait trop chaud pour sortir

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Mélanie Abigail
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MessageSujet: Il fait trop chaud pour sortir   Lun 4 Mai - 9:29

La kelpie est de mauvaise humeur aujourd'hui. Pourquoi ? Et bien le grand soleil y est pour quelque chose, assurément. Astre stupide qui l'oblige soit à rester dans l'eau soit à d’hydraté plus que qu'à l'accoutumée. A la Havane, le problème ne se posait pas. Oui il y fait très chaud, mais elle ne s'éloignait jamais beaucoup d'un point d'eau, et ne s'aventurait en ville que les jours humides ou les fins de journées. Mais voilà, elle s'est vraiment installée dans cette ville, elle a voulue montrer à la harde que cette ville n'est pas juste un étape mais leur point de chute définitif. Alors elle a ouvert une échoppe ou comme ils disent maintenant, une boutique de bijoux, où sa créativité naturelle rencontre des matériaux précieux et semi-précieux. Le tour est joué, elle a une « identité » pour peu qu'on ne regarde pas de trop près ce bout de papier qui sert de passe-port, et un travail: orfèvre. Son exemple a inspirer Scotty, se qui n'est pas plus mal, même si lui a le goût de la démesure avec son complexe. La harde s'installe doucement mais sûrement ; faisant que la Nouvelle Orléans leur territoire et terrain de chasse...

Comme pour contrebalancer la chaleur, son illusion porte une robe courte...courte pour elle est ses jambes qui n'en finissent pas. La robe est dans un esprit de lingerie, rose pâle et noire. Avec des doubles bretelles qui se croisent dans le dos et sont juste noués autour de son coup. Une très jolie découpe sous poitrine noire, un simple lien de la même couleur noué devant et juste sous les seins, un tissu rose pâle proche du voile, en plissé moiré et la finition du bas de la robe avec un large galon de dentelle fait que cette robe a plus sa place dans une chambre à couché de princesse que dans la rue. Heureusement le voile est superposé sur une étoffe blanche opaque pour éviter qu'il n'en dévoile trop, et le cheval stylisé qui y est imprimé en noir en bas à gauche, fini de rassurer la bien-séance sur le caractère de cet habit. Des sandales noires avec très peut de talons - elle est suffisamment grande comme ça – mettent en valeur la petite chaîne de cheville en argent avec son trèfle en opale. Serte cet étal de couleur bleu, violet et toutes les nuances irisés que peuvent offrir cette pierre est incongru pour un trèfle, mais la kelpie est fantaisiste et elle l'assume. Comme en témoigne les fleurs quelle porte dans les cheveux aujourd'hui. Même en les regardant intensément, on ne saurait dire si se sont vraiment des fleurs ou un bijoux de tête dont l'attache est bien dissimulé par la masse de cheveux. Subtil mélange de fleurs coupé du matin et de pierres semi-précieuses, le tout noué sur une armature par de fine cordelettes dorés. Là aussi l'opale est présente, comme si Maébh voulait que sa tenue soit assortie avec sa trace. Effectivement si un faë vient à la croiser, pour peut qu'il est bon goût, il serait forcément admiratif devant tant d'harmonie entre les couleurs de la tenue et celles de la trace. Du moins, voilà ce qu'elle pense quand elle regarde son illusion dans une surface réfléchissante.

« Un Apple Farm s'il vous plaît. » Maébh fait un grand sourire au serveur, car elle compte bien se faire offrir la boisson. Devant le regard dubitatif, voir même un peut bovin de celui-ci, elle soupire et sourire de plus belle. Elle l'a encore oublié. Ils ne servent pas de cidre irlandais ici. Ni quasiment nul part dans cette ville à part bien sûr dans les pub ou restaurant irlandais. Quelle tristesse, au moins à cuba ils compensaient ce manque par la musique et des mojitos à tomber. Mais ici, il faut se levé très tôt pour boire un mojito digne de ce nom. Part contre niveau ambiance, Maébh ne se plaint pas. La Nouvelle Orléans est festive comme elle aime les villes. Des fanfares partout, des fêtes costumés à ne plus savoir quoi en faire.

« Un grand verre de jus de pomme bio et des glaçons s'il vous plaît. » Le serveur reste planté quelques secondes et fille à l’intérieur déposer sa commende. Elle devra se contenter de ce simulacre de jus de pomme que boivent les humains. Ce n'est pas pour rien si elle commande principalement des boissons alcoolisés. L'alcool fait mieux passer touts les produits chimiques qu'ils rajoutent. Puis il lui suffit de se débarrasser du produit enivrant en le transférant à quelqu'un et peut être en faire son repas.

La faë regarde le monde défiler alors qu'elle attend son jus de pomme bio, qu'elle devra sûrement attendre plus que d'habitude vue la monde qu'il y a à ce café. Mais c'était le seul suffisamment proche d'une fontaine pour sentir la brume sur son visage. Au moins, elle ne se déshydratera pas en attendant ce maudis jus de pomme. Mais où est le serveur ? La faë passe à la contemplation de l'eau qui s'écoule. Le monde n'existe plus dans ces moments là, et sa fait du bien à l'esprit de la kelpie, qui du coup ne voie pas le serveur qui attend comme un crétin qu'elle le regarde pour poser le grand verre vide avec tellement de glace qu'on se demande comment elle va y mettre le jus de pomme bio sagement dans sa bouteille pour le moment.
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MessageSujet: Re: Il fait trop chaud pour sortir   Mar 5 Mai - 22:28

Cela faisait seulement deux jours que j'avais foulé pour la première fois le sol Américain, en ce lieu de la Nouvelle Orléans. Tout ici me dépaysait, la Norvège était tellement différente en comparaison. J'ignorais si c'était ce changement radical qui me plaisait, car je n'avais jamais éprouvé de rejet face à mon pays natal, mais il était certain que la Louisiane avait su me charmer. L'architecture, les fins de journée, les fêtes plus ou moins improvisées dans les bars... Tout cela donnait une telle ambiance !
La météo s'avérait être également peu ressemblante avec mon pays d'origine. Le soleil rayonnait avec énergie ce jour-là, il n'y avait que de très légères brises de temps à autre. Certes, en Norvège nous avions des étés ensoleillés, mais ils étaient aussi humide. Grossièrement, c'était ou du froid à en tomber des nez ou des moustiques en abondance. Cependant, je savais au fond de moi que je n'étais arrivée ici que trop récemment pour voir les défauts de ce pays et de cette ville -car il y en a en partout-, et que la Norvège allait me manquer dans le futur.
J'essayais d'ignorer ces pensées rationnelles et que trop raisonnables afin de profiter au maximum de ces jours de joie aveuglante.

Je m'étais trouvé logement dans un petit hôtel particulier non loin du centre-ville. Du fait d'occuper les combles aménagées, une pièce de vingt mètres carrés au maximum avec un simple espace kitchenette et une minuscule salle d'eau -ce qui m'étais amplement suffisant-, le loyer était tout à fait raisonnable, et la propriétaire était assez gentille pour me laisser une petite marge de retard le temps que je trouve un emploi. Cela dit, je comptais faire en sorte de ne pas avoir besoin de cette marge. J'allai donc en centre-ville afin d'entamer mes recherches. Après avoir été refusée à -seulement- deux restaurants, pour faute de manque d'expérience, j'eus envie de prendre une pause afin de profiter également de ce bel après-midi. Ceci restait raisonnable, j'avais encore des économies et du temps pour trouver un gagne-pain.

Ce fut en cherchant un petit café agréable où m'installer que je remarquai le monde présent en terrasse. Je me trouvais dans une rue majoritairement piétonne avec une charmante fontaine, en ce lieu et par ce temps il n'était pas aussi étonnant que tant de monde soit assis à siroter une boisson fraîche. Je cherchais néanmoins une petite table extérieure de libre. Plus difficile à dire qu'à faire. Arrivée au niveau de la fontaine, je parcourais du regard la terrasse d'un café à l'allure sympathique bien que classique. Les seules chaises de libres étaient à des tables occupées. L'une d'entre elles l'était par une ravissante femme. Malgré l'impolitesse que cela pouvait avoir si elle me remarquait, je ne parvenais pas à ne pas l'observer plus en détails. Ses longs cheveux étaient magnifiques, presque irréels, et élégamment décorés de fleurs et de pierres ; sa robe, bien que je pouvais voir que le haut, semblait très féminine et raffinée. Même son visage dégageait cette douceur et ce charme angélique.
En comparaison avec cette demoiselle, je lui étais littéralement opposée. Mes cheveux coupé court, avec une large mèche bleue sur le côté, laissaient voir mes oreilles percées en multitudes aux lobes stretchés ; mon visage était lui aussi percé -sceptum et labret vertical-, tout comme mes clavicules -colarbones- ; ma peau tatouée de-ci, de-là, bien que ce n'était actuellement pas visible par mes vêtements, qui n'avaient pas grand chose de féminin ou raffiné. Je n'avais qu'un short en jean usé volontairement orné d'une ceinture cloutée, un t-shirt kaki over-size et de grandes chaussettes noires fourrées dans des Dr. Martens jaunes -usées involontairement-. Non pas qu'il n'y avait goût ou style à ma tenue, mais elle était à des années lumières de celle de la jeune femme.  
Malgré le fait qu'en apparence, nous avions certainement rien en commun, j'eus très envie de me joindre à elle sur cette terrasse. Poussée par Dieu sait quel courage, je m'approchai de la table occupée par cette jeune femme, assise face à un verre de jus de fruit. Moi qui étais d'ordinaire timide, je me surpris à engager la conversation avec elle.


- Excusez-moi mademoiselle, loin de moi l'idée de vous déranger, dis-je avec sincérité, la place à vos côtés est-elle libre ?

Ce n'avait beau n'être qu'une place de café, je souhaitais vraiment qu'elle me permette de m'assoir à côté d'elle. Sa beauté m'avait rendue curieuse sur son compte, d'autant plus que je ne m'étais encore fait aucune connaissance à la Nouvelle Orléans -ma propriétaire mise à part-, peut être était-ce là une occasion d'y remédier...
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Mélanie Abigail
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MessageSujet: Re: Il fait trop chaud pour sortir   Mer 6 Mai - 20:25

La faë ne daigne pas remarquer le serveur – pas par snobisme, mais bien par rêverie – le pauvre humain pose le verre, secoue la bouteille dans un geste automatique et remplit le verre avant de poser la bouteille sur la table et de filer servir un groupe de pintade deux tables plus loin. Alors qu'elle profite de la brume que lui souffle à la figure, la fontaine. Maébh finie par s’apercevoir de la présence du verre devant elle. Apparue comme par magie. Bien sûr il n'en est rien, sinon elle aurait sentit l'air se charger en énergie magique, et ce n'est pas le cas. La discrétion dont sait faire preuve certains humains, surtout dans la restauration, l'impressionne toujours autant. Ce qui l'impressionne aussi, c'est que son verre et plein et pourtant le niveau de la bouteille est loin d'avoir beaucoup diminué de manière significative. Il y a vraiment beaucoup de glace. A Québec, jamais on le lui aurait servie un verre avec autant de glaçon. Québec s'était le climat idéal, l'ambiance était bien meilleur à la Havane. Au final, le mieux c'était l'Irlande. Il y avait un climat frais et humide et les humains savent passer de bonnes soirées, mais...trop de faës au même endroit, se n'était pas bon pour eux. A cette époque ils se méfiaient encore les uns des autres, non pas que sa est beaucoup changé aujourd'hui, même s'ils doivent faire semblant du contraire... Et puis ils étaient bien trop proche de la catastrophe. Si elle les a fait traverser l'océan, c'était pour qu'ils puissent passer à autre chose. Comment recommencer une vie si proche du cadavre de l'ancienne.

Une voix fait sortir Maébh de l'écume de ses songes. D'abord les yeux, puis la tête se tournent sur le visage de la personne. Mais on a l'impression qu'elle regarde au delà de la jeune femme. Quoi de plus normal ? Elle cherche la Trace...pas de Trace, visiblement ce n'est qu'une humaine. Cheveux courts, une large mèche bleu, piercings en touts genre et au vue de l'allure généra, elle doit faire partie de ces normes qui utilisent leur corps comme une toile vierge sur laquelle ils percent, scarifie ou tatou le chef d’œuvre de leur vie. En voilà une qui plairait sûrement beaucoup à Socrate. La kelpie se demande, pendant une demi-seconde, si cette humaine vaudrait une chasse...et puis non ! Il fait trop chaud pour dépenser de l'énergie à chasser et pour peut qu'il y a une œuvre d'art sur sa peau, Scoith voudra l'épargner et la aegir aura transpiré pour rien.

La faë regarde rapidement la terrasse, effectivement, il y a bien trop de monde pour espérer une place à cette terrasse. Elle répond avec un sourire tout aussi sincère que le ton de la jeune femme.

« Oui bien sur, je t'en pris assis toi. » Pour qui être désagréable ? Aucunes raison et c'est en rencontrant des inconnues qu'il arrive des histoires amusantes. Pendant que la norme s'assoie, Maébh est déjà entrain d'imaginer une parure de bijoux à réaliser. A base de roses foncées en améthystes, de ronces en cuivres qui iraient parfaitement avec le bleu de la mèche. Elle est comme ça, dès qu'elle porte un minimum d'intérêt à une personne, sa créativité travaille à plein régime. Elle ne peut pas s'en empêcher. Avec minutie elle observe chaque piercings, chaque reflets dans ses cheveux et définie les formes, les matières, les pierres semi-précieuses et les attaches. Son regard n'est pas juge ou critique, il est passionné et concentré. Il y a de quoi mettre mal à l'aise les personnes peut sûres d'elles. Finalement, la faë se reprend et sourie de bon cœur. Elle vient de finir mentalement une boucle d'oreille qui fait le tour du lobe et serpente comme un rosier jusqu'au cartilage.

« Tu ne trouves pas qu'il fait chaud ici ? » Elle fait signe au serveur pour qu'il vienne prendre la commande de la jeune femme. Heureusement, l'illusion ne transpire pas, mais elle est à peu près certaine qu'elle serait en nage. S'il n'y avait pas cette fontaine et ce jus de pomme qu'elle commence enfin à boire, elle aurait déjà commencé a se déshydrater sévèrement. Aujourd'hui est une journée dangereuse pour elle et ceux de son espèce.
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