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 Un an plus tard [Saison des Amours]

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Blake Davis
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MessageSujet: Un an plus tard [Saison des Amours]   Mar 24 Mar - 12:40

En descendant du train, Blake s'était demandé ce qu'il foutait exactement. Notons qu'il se l'était aussi demandé lorsqu'il avait pris son billet, et même lorsqu'il avait envisagé de revenir dans cette ville, qui avait détruit le peu qu'il restait de lui. Et pourtant, voilà qu'il y était, avec ses mains pleines de sang invisible et sa dégaine invariablement menaçante. Se balader dans ces rues où il avait été quelqu'un d'autre lui laissait une étrange impression. Quelque chose d'amer. Peut-être était-ce la culpabilité qui le rongeait, quelque part... Mais était-il encore capable de ressentir ce type de sentiments ?

Lorsqu'on avait commencé à tuer, quelque chose changeait, devenait dur comme la pierre et froid comme la glace. On devenait moins humain. Blake était foutu depuis longtemps : il n'y avait aucune rédemption qui l'attendait. Longtemps, il n'avait plus été qu'un déchet qui menait une vie active. Maintenant il était un déchet à la retraite. Dans le fond, ça ne changeait pas grand chose. Dans tous les cas, Ellie aurait eu honte de ce qu'il était devenu, et il était content que ses gosses n'aient pas eu à voir leur père devenir l'ordure qu'il était. Quand bien même tout aurait été bien différent si les gamins avaient survécu... Tout aurait été très différent.

C'est marrant. Ce genre de pensée, il ne s'était jamais autorisé à les avoir. Il n'avait jamais réussi à envisager la mort de sa femme et de ses enfants avec calme. Sans doute n'avait-il jamais fait son deuil et s'était contenté de fuir de la pire des façons. Sa fuite au Canada avait été révélatrice, en un sens... Soucieux de quitter tous ces métamorphes qui lui faisaient du mal en essayant de l'aider, il avait décidé de faire d'une pierre deux coups : honorer le contrat qu'il avait avec la Sorcière, et échapper à ses "geôliers". Ça ne s'était pas exactement passé comme il l'aurait voulu. L'assassinat pour lequel il avait été commandité s'était déroulé sans accrocs, ça n'était pas le problème... Il bossait bien, et même dans son état actuel il restait capable de mener à bien les tâches qui lui étaient confiées. Seulement, à l'intérieur, ça n'était plus pareil. La Nouvelle-Orléans l'avait changé. Forcé de renouer avec le loup qu'il avait si longtemps abandonné, il s'était fait submerger de souvenirs, de réminiscences. La brisure entre son passé et son présent s'était atténuée. Blake était un peu, juste un peu, redevenu celui que la douleur avait tué, plus d'une décennie au préalable. Et cet homme là ne pouvait pas se contenter de la traque, ni de l'amoralité de ce boulot de tueur à gages. La colère si longtemps retenue lui était retombée sur la gueule : non seulement il avait failli devenir comme Terry, mais il avait tendance à se demander si la hargne ne lui avait pas fait faire pire. Combien de parents avaient-ils pleuré leurs gosses, de sa faute ? Qu'une balle ait remplacé les griffes, et que le meurtre ait été de sang froid plutôt que consécutif à la folie, cela changeait-il vraiment quelque chose ? Ok, si il ne l'avait pas fait, quelqu'un d'autre s'en serait chargé, mais ça n'était pas une véritable excuse. Le pire dans tout ça, c'est qu'il n'arrivait pas à regretter quoique ce soit. Il continuait d'être mort à l'intérieur, imperméable à tout, sauf à cette souffrance, cette vieille amie, ce poignard glacé entre ses omoplates, et le trou noir béant qui remplaçait son organe cardiaque.

Ce job n'avait plus aucun sens. C'était fini. Il avait décroché. Il se demandait pourquoi il n'avait pas réessayé d'attenter à sa vie depuis : qu'aurait-il pu faire de ses vieux os maintenant qu'il avait perdu le seul truc qui lui permettait d'avancer ? Mais dans le fond encore une fois, ça n'était pas nouveau... Des envies de suicide, il en avait depuis le début de sa descente en enfer. Pourtant, il n'était jamais passé à l'acte. Sauf une fois où il avait essayé, et où on l'avait empêché d'aller jusqu'au bout. Et plus jamais depuis. Il était resté au Canada. Il n'y avait pas foutu grand chose : il vivait sur ses économies. Il fallait dire qu'il en avait pas mal. Les jours s'étaient succédés, tous similaires les uns aux autres. Il pensait beaucoup. Passait des journées entières à ne faire que ça, et à fumer, parfois sur la terrasse d'un café, parfois adossé au mur d'une rue quelconque, ou assis dans un champ, voire couché, presque avec l'espoir qu'un tracteur lui passerait dessus. Enfin, il avait renoué avec le loup. Il n'avait plus aucune raison de le rejeter : dans tous les cas, le retour de bâton qu'il avait tenté d'éviter tout ce temps, il avait fini par se le prendre, et bien comme il faut en plus. La solitude lui pesait plus que jamais, mais au moins, il avait récupéré ses cinq sens. Il n'était plus aveugle ni sourd, ni incapable de rien sentir, comme il l'avait longtemps été. Être avec ce vieil ami en permanence lui donnait l'impression d'être un peu moins isolé. Et pourtant... et pourtant, il n'en pouvait plus d'être seul. Là encore, le sentiment n'était pas nouveau, mais il faisait partie de ceux qu'il avait longtemps refoulés. Ce qui était bien dans cette région, surtout en hiver, c'est qu'il y avait de la neige et qu'il faisait froid. En se baladant dans des forêts ensevelies, en s'enterrant sous ces couches de neige, il avait réussi à retrouver un peu de calme. La froideur anesthésiante et douloureuse de cette nature avait été salvatrice. Il aurait presque pu remercier Précieuse de l'avoir envoyé dans ce coin perdu... Ça faisait du bien, d'être dépaysé, lorsqu'on était incapable de supporter le poids des paysages du passé.

Pourtant, il avait fini par revenir à la Nouvelle-Orléans, alias le dernier endroit où il aurait dû vouloir être. Il avait fait son possible, plusieurs mois durant, pour ne croiser personne. Maintenant, le printemps revenait. Pour le moment il n'en avait pas vraiment ressenti les effets. Peut-être était-il juste trop foutu en l'air... Plus rien ne fonctionnait comme il faut chez lui. Ses pas l'avaient naturellement mené jusqu'à Weston Park, où il s'était assis sur un banc et regardait le jour encore jeune se déployer. Quelle heure était-il ? Sept, huit heures du matin ? Il n'avait rien sur lui pour mesurer le temps. Il avait fait une nuit blanche. Il était crevé. il ne savait plus rien. Les coudes sur les genoux, plié en deux sans élégance, il aurait facilement pu être confondu avec un clochard. Son regard vide observait les arbres plus loin. Il se souvenait de ce qui s'était passé ici, un an plus tôt... Une éternité plus tôt, lui semblait-il. Ce jour là avec Précieuse, tout avait fini par basculer. Il avait perdu ce qui lui restait du contrôle de sa vie. Le reste... le reste n'aurait pas pu se passer autrement. Dès le début, tout avait été écrit.

Cette dernière année, Blake n'avait pas vieilli. Paradoxalement, il donnait même l'impression d'être plus jeune qu'avant, et en meilleure forme. C'était sans doute sa "reconnexion" avec le loup et la nature qui lui valait ce changement. Par contre, ses cheveux étaient devenus légèrement plus grisonnants qu'ils ne l'avaient été lors de son départ. L'effet du stress, vraisemblablement. Il portait un jean noir usé de tous les bouts. Les genoux étaient troués, et pas qu'un peu. Il n'en avait évidemment rien à foutre. Il avait continué l'entraînement : entretenir son corps avait tendance à l'empêcher de penser, et il serait devenu encore plus fou qu'il ne l'était déjà si il ne lavait pas fait. Au dessus, son traditionnel débardeur noir, associé à un blouson en cuir qui cachait ses flingues. Il les avait toujours sur lui. Il avait peut-être raccroché, mais se balader sans ses armes lui donnait l'impression d'être nu. Puis il continuait d'apprécier les armes à feu. Ça l'avait toujours botté, et même maintenant qu'il avait juste envie de mourir, il continuait d'entretenir sa collection. Peut-être que le désir de se donner la mort et sa manie des armes à feu étaient liés. Ça aurait été facile. Il n'avait qu'à le tirer de son manteau et se le pointer sur la tempe. Pour la énième fois, il glissa sa main contre le holster et sortit l'un des deux semi-automatiques. Celui avec les balles en argent. Il le regarda, sombre, inexpressif, durant plusieurs longues secondes. Tout aurait pu se terminer maintenant. Pourquoi n'arrivait-il pas à se convaincre de le faire ? Pourquoi n'y était-il jamais arrivé ? En colère contre lui-même, il soupira, rangea l'arme, et sortit une nouvelle clope qu'il alluma, lentement. Peut-être que son truc, c'était plus le suicide à petit feu... On pouvait même dire qu'il était devenu spécialiste en la matière.
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Mar 24 Mar - 16:50

Weston Park, 7h du matin, en short en jean et débardeur. On dirait presque une joggeuse. Sauf bien sûr que je sue pas, je cour pas, je ne suis pas essoufflée et surtout, au lieu de regarder droit devant moi mon regard se braque partout où il y a des buissons touffues ou des arbres. Malgré mes efforts, je n'arrive pas très bien à avoir l'air parfaitement détendue, mais qu'importe. Ce matin je ne suis pas seule, la panthère est avec moi. C'est agréable d'être accompagné d'une personne qui ne déclenche rien du côté de mes instincts. Surtout avec le retour du printemps.

Qui dit retour du printemps, dis retour des emmerdes. Si Patrick m'a convaincue de ne pas m'enfermer dans le bayou à double tour avec un panneau devant la cabane « attention, grizzly en chaleur », il a pas réussit à me convaincre d'avoir un emploie du temps stable. Plus loin de je suis de la tentation, mieux je me porte. Et par cette belle matinée, être aux côté de Arn m’apaise au plus au point. Vraiment, c'est gentil de sa part d'avoir accepter de m'accompagner dans ma balade matinale qui va prendre des allures de ronde dans les prochains jours. Si je dois trouver des traces de méfaits bestiaux en ville, c'est bien ici que je devrais les débusquer. Le printemps, quelle salle saison quand on est charger de veiller à se que les hommes-braves fassent pas de bêtises. Les souvenirs de la saison dernières me donne encore froid dans le dos, je frissonne rien que d'y penser et je me frotte le bras. Une démangeaison fantôme qui me hante de temps en temps.

« Alors ? Ça se passe bien avec Mat ? » J’espère que je n'aborde pas un sujet épineux, de toute façon, si elle ne veut pas répondre elle ne le fera pas. Je suis contente pour eux deux, même si sa à l'air un peut compliqué. Je suis sincèrement heureuse pour eux, enfin...surtout pour elle. Je la connais depuis un petit moment déjà. Je suis certaine, que si la question ne lui plaie pas elle la retournera contre moi. Du genre : « Et toi ? Vous avez réussit à passer une semaine sans vous prendre la tête ? » Se serrait perfide, mais de bonne guerre je dois l'avouer.

On est pas se que l'on peut appeler un modèle de couple tranquille, ça c'est rien de le dire. C'est dommage, mais c'est comme ça. Tan qu'on n'aura pas réglé le vrai problème, sa ne changera pas. Il bien d'autres facteurs à nos disputes constantes. Le loup d’Irlande a toujours eu l'habitude d'être un meneur. De mon côté, je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Il est susceptible dès que son statut de dominant est remis en cause. J'ai un caractère explosif quand on commence à me chercher. Est-ce que c'est pas déjà suffisant pour avoir une relation houleuse ? Enfin bref...

Vraiment quelle belle journée qui commence. Tout est calme. Les oiseaux gazouillent gaiement, Les lapins et autres rongeurs, nous regardent avec curiosité avant de rejoindre leur terriers réconfortant pour y passer la journée. Les hommes-braves ont l'air de s'être tenue la nuit dernière. Voila qui me met de bonne humeur. L'odeur de la rosée me chatouille les narines, mais c'est une autre qui vient de me figer sur place.

C'est étrange...je ne bouge plus et tends l'oreille en plus que le nez. Aucuns bruits en dehors de la pseudo nature en pleine ville et les bruits de circulation au loin. Un loup...Patrick ? Mais que fait-il ici à cette heure ? Il devait ouvrir le pub ce matin.

J'ai comme une impression de déjà vue, aussi. Celle-là ne me plaie pas du tout surtout que mon bras me démange à nouveau, deux fois en moins d'une heure, c'est juste se qu'il me faut pour me méfier.

« Tu sens ? » J'attrape le bras de Arn pour capter son attention, car je parle très bas. Non pas que j'ai l'air menaçante ou même en colère. Mais la méfiance me dicte de ne pas me faire remarquer.

Finalement, je la lâche avant de devenir oppressante ou de transmettre ma tension. Surtout que je commence à me demander si c'est de la méfiance ou autre chose que je ressent. J'avance doucement dans la direction de l'odeur.
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Mer 8 Avr - 11:21

La cigarette rapetissait lentement, alors que Blake observait le paysage en silence, conscient de sa fatigue mais incapable de trouver l'envie de retourner à son hôtel, ni de se coucher. La fraicheur matinale était paralysante. Il fallait dire que la nuit blanche qu'il venait de passer le rendait plus sensible au froid qu'il ne l'était d'habitude. L'ensemble de ses sens lui semblaient plus aigus. La lumière du soleil levant agressait ses yeux yeux cernés. Les odeurs des plantes se mêlaient au tabac d'une bien étrange façon. Les oiseaux se réveillaient et lui vrillaient les tympans. Leurs pépiements suraigus parvenaient à être agréables et désagréables en même temps, bien qu'il n'eut aucune idée de comment ce fut possible. Cette question ne l'intéressait de toute façon pas des masses.

Puis il sentit nettement une odeur qu'il reconnut comme étant celle d'un métamorphe... Non. De deux métamorphes distincts, au moins, car il y avait deux parfums. Deux parfums plutôt familiers, de surcroît. Il aurait reconnu l'ours entre mille, maintenant que son odorat était revenu. Non seulement il s'agissait du totem d'Alice, mais le grizzly avait aussi été celui de son père, qu'il n'avait plus vu depuis son adolescence, mais duquel il gardait un souvenir... marquant. Dans tous les sens du terme. L'autre... l'autre avait l'air d'être un félin. Un ours et un félin. Ça ne prouvait absolument rien, mais malgré tout ça ne présageait rien de bon vis-à-vis de sa volonté de rester loin des personnes qu'il connaissait.

Vinrent des bruits de pas. Ils étaient encore lointains. Blake aurait pu choisir de fuir à ce moment précis, pour éviter de rencontrer ces changelings. Pourtant, il n'en trouva ni le courage, ni l'envie. Que cherchait-il à faire ? Que voulait-il vraiment ? Il n'avait toujours aucune réponse à cette question, encore moins maintenant qu'avant. C'était à croire qu'il cherchait à précipiter les rencontres en essayant de se persuader du contraire. Déjà l'autre soir, avec la jeune vampire rousse qu'il aurait pu laisser tranquille et qu'il avait choisi de déranger... Et maintenant dans ce contexte là, qui rendait encore plus flagrant le besoin non-assumé qu'il avait visiblement... De communiquer. Était-ce vraiment ça, vraiment juste ça, qui l'avait forcé à revenir à la Nouvelle-Orléans, alors qu'il aurait pu aller n'importe où ailleurs ? Alors qu'il aurait pu s'enfermer dans sa baraque du Nevada et n'en sortir que pour chasser ? Il soupira parce qu'il n'en savait foutrement rien. Et parce qu'il entendait l'un des deux métamorphes s'approcher, d'un pas lent, mesuré, qui laissait entendre qu'il essayait d'être discret. Blake trouvait amusante cette tentative de jouer à l'agent 007, et il y a plusieurs mois - environ un an - ça aurait pu être à propos vis-à-vis de ses activités, mais là c'était passablement inutile. Il décida de rompre la discrétion de l'approche en laissant entendre au visiteur qu'il avait remarqué sa présence :

"... Arrête donc de marcher comme au travers d'un champ miné, je vais pas te bouffer... Approche si t'as des affaires à voir avec moi. Tu veux une clope ?"

Lui venait de terminer la sienne, et était en train d'en allumer une nouvelle. D'où sa proposition spontanée. Sa voix traînante et monocorde était facile à reconnaître. Elle semblait peut-être plus éraillée, plus désincarnée encore qu'elle ne l'avait été près d'un an avant. Peut-être avait-il trop fumé... Peut-être était-ce juste le résultat de la déprime constante et épaisse à l'intérieur de laquelle il pataugeait. Ou bien peut-être y avait-il des deux.
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Sam 2 Mai - 21:44

Après l'odeur, vient la vision, puis le son. Mon corps se fige juste un instant. Cette voix, cette personne, cette voix...ce loup. Un loup avec qui j'ai un lien. Où était-il bordel ? Il s'est barrer sans rien dire. Pas un signe, rien. Je me suis inquiété pour lui pendant des mois. Je l'ai cherché dans toute la ville pendant des nuits, Et lui il revient comme ça, comme une fleur, Et même pas il passe au pub pour dire un bonjour ? Mais quel connard ! Mais quel... Pour quoi je m'énerve comme ça moi ? Respire, expire, inspire. Ça fait si longtemps. Je me redresse de toute ma hauteur un sourire naît malgré moi, mais je saurais pas dire s'il est amical ou carnassier. Plutôt carnassier. Je m'approche de lui.

« Merci, je fume toujours pas. » Fumer, moi ; ça, ça risque pas. Quoi que... entre le printemps de l’année dernière et celui de cette année, on dirait que le Monde travaille à m'y faire commencer. Colère, frustration, soulagement, désire... Quoi désire ? Oh, non, ça recommence. L'odeur du loup est juste irrésistible chez moi. Je suis trop fleur bleu. Cette année c'est plus fort que d'habitude. Les autres m'en avaient parlé, mais je les croyaient pas. Là j'ai pas d'autre choix que je les croire. C'est vraiment puissant. Il a beau être un loup avec toute la chaleur que ça me provoque dans le bas ventre, là c'est...c'est...

J'ai envie je me perdre dans ses yeux. Enfuir mon visage dans sa fourrure et m'enivrer de son parfum jusqu'à plus soif. Je me jetterais sur lui pour lui arracher son débardeur noir avec les dents, pendant que d'une langue exploratrice il parcourait mon cou. Puis il me plaquerait violemment contre un mur et déchirerait ma tunique sous laquelle je ne porte rien, puisque Mère Nature me le permet. D'une impulsion sur le mur je le jetterais au sol, moi à califourchon sur lui. Ses griffes qui s'enfoncent dans la chair de mon dos, mes dents sur son torse, ses bras puissant saisissants mes cuisses, ses cuisses nues entre mes jambes...

Houla ! Reprend toi ma vieille. Tu fais quoi là ? Il a l'air encore plus épave que l'année dernière. Et merde ! Pourquoi faut-il que je sois attiré par les mecs torturés ? Fait chier le printemps. Je suis à sa hauteur la proximité avec le loup exacerbe la bouffée de chaleur qui m'étouffe. Mon souffle est presque haletant. Je me penche à son oreille sans plier les genoux, lui offrant une vue sur mon décolleté et lui susurre langoureusement :

« Salut beau gosse. » Je pose délicatement mes lèvres sur sa joue avant de me redresser et lui offre mon plus beau sourire complice. Après tout, je ne fais rien de mal tant que c'est que mon imagination qui travail. Et quand bien même mon imagination s'inviterait dans le réel, où est le mal ? La saison des amours, c'est pas trompé.

« Ça fait plaisir de te revoir en ville. » Il ne se doute pas à quel point...
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Lun 20 Juil - 13:26

Le Printemps, une saison bien difficile pour les métamorphes et plus particulièrement cette année. Pour une raison qui lui échappait encore, la Namir-ra avait moins de contrôle sur elle-même qu’elle en avait l’habitude. Et d’après ce qu’elle avait pu constater, tous les métamorphes de la région étaient touchés par le même manque de contrôle. Matthew, Arn et Alice avaient été contraints de monter une cellule de crise pour éviter les débordements et rarement le Stray Meta avait hébergé autant de résidents simultanément. Résidents qui préféraient alors s’enfermer à double tour dans leur chambre, accompagné ou non, ou s’esquiver dans les bois qui encerclaient le refuge.

La saison leur faisait manifester leurs plus bas instincts, par conséquent les vêtements devenaient gênants et superflus… Il n’était pas étonnant de croiser un changelin dans une tenue plus que légère pour la météo. Malgré la brise fraiche qui accompagnait les deux femmes dans leur promenade matinale, Arn portait un bustier en coton bleu clair et un mini short en jean. Tout comme Alice, elle appréciait cette sortie en compagnie d’une personne qui ne la faisait pas se sentir comme une nymphomane… Elles discutaient de tout et de rien, tentant d’ignorer quelques minutes leur situation délicate. En tant que Namir-ra, Arn devait faire son possible pour calmer les débordements avec l’aide de munins peu enthousiastes à l’idée d’apaiser les pulsions de métamorphes. La position d’Alice n’était pas enviable pour autant, puisqu’en tant que Combattante, elle devait réaliser d’avantage de rondes en centre ville pour veiller à ce qu’aucun membre de leur communauté ne fasse de vagues… L’une comme l’autre devaient aller au contact de ceux là même qui les tentaient. Pas vraiment de quoi se réjouir.

« Ça va… Ce n’est pas évident avec la saison… » répondit-elle à Alice alors qu’elle l’interrogeait sur l’état de ses relations avec le Sachem. Initialement, Matthew et elle avaient prévu quelques jours de vacances histoire de profiter de la saison à leur façon mais l’état alarmant des métamorphes les avait contraints au travail supplémentaire. L’un comme l’autre devaient s’occuper d’autres métamorphes et leur résister. « Et toi ? J’imagine que Patrick ne voit pas d’un très bon œil toutes tes rondes en ce moment… » Même si Alice ne se plaignait jamais directement de ses querelles amoureuses, Arn avait compris que le tempérament du loup et de la Combattante pouvait provoquer quelques frictions. Et puis… il suffisait d’avoir aperçu Patrick au Trick une seule fois pour comprendre qu’il n’acceptait que difficilement qu’on lui tienne tête.

Alors qu’elles poursuivaient leur chemin, une odeur de loup qui lui était familière vint titiller ses sens. Elle était accompagnée par celle d’un tabac qu’elle avait également prit l’habitude de sentir… Alice avait du la sentir également puisqu’elle interrompit son pas et lui attrapa le. Pour toute réponse, Arn hocha la tête, silencieuse et méfiante. L’odeur était indéniablement masculine et lui rappelait quelqu’un avec qui elle avait passé beaucoup de temps. Alice avançait à pas de loup, chose pas forcément nécessaire face à un métamorphe qui les avait probablement déjà repérées. Une confirmation ne tarda pas à venir en même temps que l’identité du loup. Blake était de retour et avec lui ses casseroles et ses problèmes.

Pendant que sa compagne de promenade continuait d’approcher, Arn détailla le loup en piteux état. Une inspiration un peu trop profonde lui rappela qu’elle devait se méfier. Ce printemps était étrange et si l’année passée elle avait pu se contrôler sans trop de mal en sa présence, elle ne savait pas encore comment sa bête allait réagir cette fois. Au fond d’elle, la Namir-ra conservait une certaine rancœur à l’égard du loup qui ne s’acceptait pas. Il était brisé et malgré tous les efforts qu’elle avait fait pour l’aider à retrouver sa nature, Blake s’était enfuit. Elle réalisa qu’Alice avait un comportement inhabituel avec Blake. Sachant à quel point la Combattante s’était inquiétée pour lui, Arn aurait plutôt imaginé leurs retrouvailles comme une bonne engueulade. Le rentre dedans auquel elle assistait n’était donc pas vraiment ce à quoi elle s’attendait. « Bonjour Blake. » salua-t-elle froidement le loup en tachant d’attirer son attention. « Alice… Tu crois pas que tu le colles un peu trop ? » dit-elle en espérant que le son de sa voix aiderait la Combattante à garder la tête froide. Elle avança lentement auprès d’Alice, lui imposant son aura pleine de munins, et s’arrêta à côté du duo de métamorphes. Arn observait Blake, s’interrogeant sur l’effet de la saison des amours sur lui. « On te manquait tant que ça ? »


[HRP : Désolée pour le retard >.<]
[HRP : Blaaaaake, y’a toujours pas tes liens de profil ]




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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Mar 21 Juil - 15:05

C'était la seconde fois en peu de temps que les émotions de Blake prenaient le dessus sur lui, et pourtant il peinait encore à croire qu'une telle chose était encore possible. Lui. Cette carcasse décharnée que la vie avait quitté virtuellement avant qu'elle ne le fasse physiquement, en proie à des réactions dignes de son alter ego adolescent. On aurait tout vu.

Il avait déjà envisagé la possibilité que cet ours et ce félin puissent faire partie de ses connaissances, qu'il avait jusqu'à présent évitées. Malgré cela, entendre la voix d'Alice lui fit d'effet d'une énorme baffe dans la gueule, couplée à un coup de poignard glacial dans le vide déjà béant qui remplaçait son organe cardiaque. Il eut l'impression que le dit organe s'était arrêté. Ses doigts tremblèrent autour de la clope qu'il venait à peine d'allumer, tant et si bien qu'il s'empressa de ranger tout dans ses poches pour masquer la profondeur de son trouble. Il n'avait plus aucune raison de rien cacher - surtout pas à Alice - mais c'était difficile pour lui de se départir des habitudes... Des routines, des réflexes, qu'il avait acquis durant sa vie de fuite et de méfiance. Face aux clients, face aux victimes, face au monde entier, il lui avait toujours fallu paraître inébranlable - et il s'était un temps donné l'impression de l'être entièrement devenu. Sa gorge se bloqua. Il cessa de respirer tandis qu'il levait lentement les yeux. Leur fond habituellement sombre et vide s'était allumé : il était difficile de deviner ce qu'on aurait dû y lire si ce n'est de l'émotion pure, brute. Blake lui-même était devenu incapable de comprendre ce qu'il ressentait, tant il avait perdu l'habitude de ressentir quoique ce soit.

Il avait évité cette rencontre, peut-être parce qu'il craignait qu'on essaye encore de le sauver, et pourtant, paradoxalement, il se rendit compte qu'une émotion qu'on aurait justement pu qualifier de salvatrice enflait en lui comme il retrouvait ses repères. Incapable de parler, il se concentra simplement sur cette bouche qui était en train de s'étirer... Le dernier truc qu'il aurait imaginé voir sur le visage du grizzly pour marquer leurs retrouvailles. Après tout, il avait fugué. Ce n'était pas comme si il avait été libre de ses mouvements et qu'il s'était barré certes sans prévenir, mais comme une personne libre et qu'on considérait suffisamment saine de corps et d'esprit pour décider de son propre avenir : il avait pour ainsi dire été "prisonnier" de leurs soins, à un moment où il n'en voulait pas. Elle aurait dû être en colère contre lui. Il se serait presque attendu à ce qu'elle se mette à le frapper ou quelque chose du genre... Certainement pas à ce qu'elle lui décoche son plus beau sourire roublard et décline l'offre qu'il lui avait faite plus tôt comme si de rien n'était. Comme si il s'était barré la veille, avec leur autorisation, histoire d'aller faire le marché de noël peinard. Ah. Mais c'était d'Alice qu'on parlait : ça n'était pas forcément terminé. Peut-être était-ce le calme avant la tempête. Peut-être qu'elle allait lui exploser sur la tronche dans les secondes qui venaient. Hésitant, il tarda à répondre : il se préparait à essuyer le torrent de coups et/ou d'injures qui aurait normalement dû suivre.

... Et pas à sentir les premiers effets du printemps déglinguer son métabolisme déjà agonisant sous prétexte de trop de sollicitations. Ses yeux glissèrent sur la gorge trop généreusement offerte sous son nez. Comme il commençait à manquer d'oxygène, il se rendit compte qu'il n'avait toujours pas recommencé à respirer, et à ce rythme il allait continuer d'oublier jusqu'à ce que mort s'ensuive. Si ça avait été un printemps normal, cette provocation n'aurait pas suffi à vaincre le spectre de la dépression qui inhibait ses désirs. Mais ce n'était pas un printemps comme les autres. Seulement, cet échange et toute cette charge hormonale qui le caractérisait était, pour lui, déplaisant. Aliénant. De quoi dénaturer des retrouvailles qu'il avait longuement craintes et, se rendait-il compte, longuement souhaitées sans se l'avouer. Il grimaça : peut-être que pour la métamorphe, un an avait passé. Un temps très long. Une éternité. Elle avait une vie, contrairement à lui. Peut-être avait-elle depuis longtemps passé l'éponge sur ce qui était arrivé... Mais pour lui, ça avait été une période charnière et dans le vide de sa non-existence torturée, il n'y avait pas grand chose d'autre d'important. Il frissonna et détourna les yeux presque froidement lorsque les lèvres de l'ourse glissèrent sur sa joue. Il essayait de tuer dans l’œuf le désir impie qui s'était allumé sans prévenir. Ce faisant, il ne put que grogner entre ses dents :

"... Alice."

Adieu son bagou habituel : il aurait voulu rajouter quelque chose comme "j'aurais imaginé un accueil plus musclé", sur un ton entre moquerie et provocation, mais il avait perdu ses moyens et ils n'avaient pas l'air de vouloir retrouver leur chemin tous seuls. C'est alors qu'il remarqua la présence d'Arn à côté de la Combattante. Il fallait qu'il ait été sacrement perturbé pour oublier la présence de l'autre métamorphe et surtout pour ne l'avoir ni vue, ni entendue, ni sentie approcher. Le comportement de la namir-ra lui permit de retrouver quelques points de self-control :  contrairement à la patronne du Trick O'Clink, elle agissait à peu près normalement. Comprenons qu'elle n'essayait pas de se frotter à lui, et surtout, il avait bien capté la froideur de son ton. Ça, il l'avait bien mérité. Et accessoirement il était d'accord avec elle lorsqu'elle disait qu'Alice le collait un peu trop : c'était vraiment pas le moment pour une orgie en plein Weston Park. Il avait déjà donné dans l'exhibitionnisme l'année dernière au même endroit, et il n'avait pas spécialement envie de recommencer. Ils étaient tous si près les uns des autres que Blake ne put que sentir l'aura qu'Arn avait érigé, sans doute de le but de contenir les pulsions de son amie. Si il n'y était plus aussi sensible maintenant qu'il avait retrouvé le chemin de sa nature animale, il accusa tout de même le coup : ces sensations invoquaient des réminiscences dont il se serait bien passé. Il était à la fois trop vide et trop plein : il n'était pas capable de gérer cet apport émotionnel supplémentaire. Même avant de perdre son humanité il avait été franchement pourri lorsqu'il s'agissait de contrôler ses émotions, alors maintenant qu'il en avait si longtemps perdu le besoin et donc l'habitude, ce n'était pas la peine d'en parler.

Il regarda Arn dans les yeux. Ironique, cette question... Pourquoi était-il revenu à la Nouvelle-Orléans ? Pourquoi ces retrouvailles le mettaient-elles dans un état pareil ? Se pourrait-il qu'elle ait raison, et que son retour ait un quelconque lien avec un désir qu'il aurait entretenu de les revoir, alors même qu'il les avaient jusque là soigneusement évitées ? Avait-il envie d'être sauvé, alors même qu'il pensait que c'était impossible et s'était persuadé qu'il n'avait qu'une chose à faire de sa vie, alias se laisser crever ? Il baissa les yeux, l'esprit anesthésié. Une partie de lui était en train de s'ouvrir tandis que l'autre regardait ce spectacle d'un air étonné, si ce n'est ahuri. Il se rendait compte qu'il n'avait plus aucune raison de mentir, ou d'omettre. Il avait décroché, après tout. Il n'était plus que cette épave. Sans mission, sans objectif, il n'avait plus aucune raison de cacher quoique ce soit. De plus il avait envie de parler. Il avait expérimenté le même genre de sentiment plus tôt avec cette vampire rouquine... Tiens, d'ailleurs, ce n'était pas vrai : il avait encore une mission. Mais lorsque Esmera n'était pas dans le coin, vu la profondeur de son mal-être, il avait du mal à s'en rappeler. C'était comme si cette rencontre et tout ce qui allait avec faisait partie d'un rêve lointain... Certes, il était un homme de parole et n'avait pas l'intention de rompre ses engagements, mais malgré tout, pour le moment, il était incapable d'y penser ni d'y accorder l'importance qu'il aurait dû y accorder. Son esprit était trop bordélique pour ça.

"... J'en sais rien. J'avais nulle part où aller. Cet endroit paraissait plus logique que les autres... C'est là que tout s'est cassé la gueule après tout."

Sa gorge lui faisait mal. Ses yeux lui faisaient mal. Il glissa une main contre eux pour se cacher de la lumière du jour, définitivement agressive après une nuit blanche. Il eut un ricanement cynique, mais moins sec qu'à l'habitude. Il s'était rarement senti aussi à fleur de peau que maintenant, surtout dans "cette vie". Peut-être même y avait-il un trémolo inhabituel dans sa voix, bien que ce fût à peine perceptible.

"... Quelle blague. Comme si tout s'était pas cassé la gueule bien avant cette histoire."

Il partit dans un rire silencieux, triste, étrangement long, à se demander si il n'allait pas se muer en sanglots. Ouais génial... Même pas capable de dire bonjour correctement, qu'il était. Il était pathétique. Tout ce qu'il allait réussir à faire, c'était à les embarrasser et à leur créer des problèmes. Il aurait dû rester loin. Tout ce qu'il touchait se brisait : il n'était bon qu'à attirer le malheur sur ceux à qui il finissait par tenir. Pourquoi fallait-il qu'il ait réappris à s'attacher, lorsqu'il avait perdu tout le reste ?
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Lun 17 Aoû - 19:34

Mais quelle empêcheuse de tourner en rond celle-là ! Comment ça je le colle trop ? Elle est jalouse c'est ça ? Je l'ai vue la première non mais ho ! J'ai beau beaucoup aimer Arn, il n'a cas retourner voir son félin de compagnon pour se faire le griffes et me laisser tranquille. C'est vrai quoi, est-ce que je drague les chats moi ? Non, je reste sur se qui me convient, à défaut d'ours, le loup reste mon quatre heure favori.

« De quoi je me mêle ? »

Je reste sur le ton de la plaisanterie, car je ne eux pas déclencher un conflit entre elle est moi. Mias je n'en pense pas moins. Si tu me cherche, tu vas me trouver petit chaton.

Quelque chose chuchote à mon oreille. C'est désagréable et ça me détourne du loup. Je fronce les sourcils. Je n'ai pas envie d'écouter ce que ces voix ont à me dire. Pourtant l'une d'entre elles est plus forte que les autres. Papa ? Merde ! Il faut que l'esprit de mon père me rappel à l'ordre pour que je me calme enfin. C'est Arn ! C'est elle qui a fait appel aux anciens pour se prémunir des affres de la saison. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est efficace. Entendre la voix de son père mort qui chuchote à son oreille quand on est excité ça à tendance à calmer net.

C'est vrai qu'il a l'air encore plus mal en point que lorsqu'il est partie la dernière fois. Je me frotte le bras gauche juste en dessous de l'épaule. Je n'ai beau plus avoir de trace. Il arrive encore des moments où ça me démange. C'est certainement dans ma tête, mais je ne me suis pas encore penchée sur la question et ce n'est pas le moment. Mais de le revoir, j'ai comme une petite pointe de brûlure douloureuse qui pointe le bout de son nez et je n'aime pas ça. Revoilà la colère, tien elle m'avais pas manqué celle-là. Bon c'est vrai qu'il est partie comme un connard, qu'il aurait put prévenir juste pour nous dire qu'il était en vie. J'en ai passé des heures à tenter de repérer son odeur dans la ville au milieux des odeurs de morts et d'ordures. Il revient comme une fleur et même pas il prend deux minutes pour dire qu'il est là. Juste un « coucou c'est moi. Je suis revenue et tu me fera le plaisir de me foutre la paix. », m'aurais suffit. J'aurais sourie et je lui aurais offert sa conso. Mais non, même pas ça.

Nul part où aller ? Mais il a fait quoi pendant un an à la fin ? Il n'a quand même pas flotté comme une âme en peine d'un coin à l'autre. Ah mais...si en fait c'est tout à fait son genre. Et voilà, je recommence à m'inquiéter pour lui. Qu'est-ce qu'il a vécu pendant cette année ? Alors que j'étais bien au chaud dans le confort de mon chez moi. Est-ce qu'au moins il avait un toit de temps en temps ?

Non mais je ne vais pas me mettre à culpabiliser non plus ! Je sais très bien que je peux pas quitter la ville. J'ai beaucoup trop de responsabilité. Je n'aurais pas put partir à sa recherche. Mais ça veux dire quoi ça ? Que je me fais un sang d'encre pour les hommes-braves quand ils sont sur mon territoire et que dès qu'ils en partent, en forme ou pas, sur pieds ou en lambeaux ce n'est plus mon problème ? Reprend toi ma vieille ! Blake est un frère, au même titre que tout les autres ! Ors de question de le laisser crever sur le bord de la route sous prétexte que la Sachem n'a pas pissé dessus pour marquer son territoire.

Il est sur le point de tomber en morceaux. J'ai l'impression que si je le prend dans mes bras, il se fissurera et se brisera. Est-ce qu'il est entrain de pleurer ? Je regarde Arn avec un désagréable désespoirs au font des yeux. Elle ressent peut être beaucoup plus de choses que moi venant de Blake grâce aux esprits qui l'accompagne. Moi je n'ai que mon empathie pour juger de la situation. Et mon empathie me brise le cœur. Je ne supporterais jamais de voir l'un des miens en souffrance. Blake en est le parfait exemple. Normalement j'aurais due lui coller mon poing dans la figure, voir mes mes griffes, de voir ce nid à emmerde de retour dans ma ville. J'aurais due le chasser loin très loin. Là où il ne pourrait pas avoir de mauvaise influence sur les jeunes. Mais au lieu de ça, je n'ai qu'un envie. Me plier en quatre, en mille même si seulement je le pouvais pour le réconforter. Même juste un peu. Rien qu'un petit peu.

Je m'assois à côté de lui sur le banc et avec une prudence excessive, je pose un bras autour de ses épaules. J'aimerais lui apporter du réconfort, mais je sais d'expérience qu'il n'attend pas ça de moi. Pourtant j'aimerais faire quelque chose. Dire que je le voie encore comme un petit que je veux protéger...

« Viens mon grand, on allait justement se prendre un truc à manger, je t'invite. »

Je donne une impulsion sur son dos pour l'encourager à se lever. Je regarde à nouveau la panthère dans l’espoir qu'elle me soutienne dans mon initiative.
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Lun 21 Sep - 11:19

Arn ressentait une certaine attraction à l’égard de Blake, un peu comme s’ils étaient tous deux reliés par un fil et que ce dernier s’amusait à le tirer vers lui. Malgré tout, la panthère ne se sentait pas en danger et gardait le contrôle, cette attraction n’avait pour le moment rien à voir avec une tension sexuelle. Elle resta cependant sur ses gardes, la situation étant déjà suffisamment compliquée avec lui pour ne pas vouloir en rajouter une couche. Alice, par contre, était en plein délire. Même si elle avait riposté avec le sourire, Arn n’était pas dupe et sentait bien son énervement et la menace sous-jacente. Elle ne laissa rien paraitre pour autant et se contenta de poser sa main sur l’épaule de l’ourse afin d’englober plus facilement sa silhouette dans le flux d’esprits. La Namir-ra savait qu’elle jouait avec le feu en faisant cela car la saison était suffisamment anormale pour bousculer toutes ses connaissances en matière d’ardeur printanière et de réactions métaphysiques.

Quand elle sentit que la Combattante avait repris ses esprits, Arn put se concentrer sur le loup. Il l’avait regardée dans les yeux et ce qu’elle avait pu y voir lui avait fait peur. Tout était à recommencer, cela semblait même pire qu’avant. Tout indiquait qu’il était brisé et complètement paumé, sa voix, son regard si perturbant, sa posture… Blake n’avait déjà pas très fière allure lors de leur rencontre, mais cette fois c’était le pompon.

Elle fit un pas et se rapprocha encore un peu du loup. La Namir-ra fut étonnée de se tenir si près de lui sans ressentir l’envie de lui sauter dessus. Il lui était pourtant déjà arrivé de jeter son dévolu sur plus vilain et insupportable que lui… Au lieu de cela, elle ressentait surtout une envie de venir en aide à Blake, bien qu’il ait tout fait pour mériter son mépris. Arn n’aurait pas du se plaindre de cette absence de tension, mais elle craignait un revirement de situation brutal et incontrôlable. N’était-elle pas surnommée “Mère des métamorphes” par certains membres de leur communauté ? Il était donc normal qu’elle vienne en aide à ce loup égaré, même si rien n’indiquait qu’il puisse mériter pareille attention. Tout en restant sur ses gardes, elle posa sa main sur l’épaule de Blake et le flux des munins vint l’entourer lui aussi, ils régirent envers lui comme envers un blessé au lieu de le considérer comme un partenaire potentielle pour la Namir-ra. Elle voulait lui faire bénéficier de leur présence chaleureuse.

Le regard d’Alice faisait écho à son impression sur le loup mais la Combattante s’y prenait pour le moment beaucoup mieux qu’elle pour exprimer son ressentis et communiquer avec Blake. Elle regarda Alice s’installer à côté de Blake et passer un bras autours de ses épaules. Sans aucun doute, le désir avait fait place à un besoin de le materner. C’était très étrange.

Je ne sais pas si c’est une très bonne idée d’aller manger dans un lieu public… Si on doit mettre les choses à plat, être au calme ne peut pas faire de mal.” fit-elle à Alice alors qu’elle proposait au loup de lui payer un bout.

Blake semblait très fragile et les deux femmes n’étaient pas non plus dans leur état normal. Il valait peut être mieux se diriger vers un endroit plus calme où personne d’extérieur à leur trio ne pourrait venir les perturber. La panthère détailla encore une fois Blake, à présent qu’il était revenu peut être les choses pourraient enfin s’améliorer pour lui. Arn envisageait de l’héberger quelques temps sous son toit ou bien au Stray Meta, le centre pour métamorphes qu’elle avait bâtit. Tout dépendrait de son état…

Allons plutôt chez moi, il n’y aura personne pour nous déranger là-bas… Ça vous va ?

Elle avait bien pensé au Trick, mais l’établissement allait bientôt ouvrir et elle ne savait pas pour combien de temps ils en auraient ni dans quel état la salle serait s’ils devaient péter un câble… De plus, Arn savait que Matthew ne deviendrait pas fou de jalousie en sentant l’odeur d’un métamorphe mâle sur le territoire de la panthère. La proximité du Mentis et de la réserve pourraient même permettre à Blake de se transformer s’il le fallait. Et il n’y aurait personne à plusieurs mètres à la ronde qui puisse être blessé par leur loup.
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Mar 22 Sep - 10:48

Un long frisson parcourut l'échine du métamorphe lorsque la main d'Arn toucha son épaule. En temps normal il aurait fui à toutes jambes en sentant l'aura des munins s'approcher de lui, mais ce n'était plus comme l'année dernière. Il y avait des choses qu'il n'avait pas encore réussi à faire. Mettre des mots sur ce qui lui était arrivé sans dissocier pour éviter de revivre le traumatisme... Regarder en face les photos de l'époque datant d'avant le massacre... Ou même sortir les alliances qu'il gardait toujours dans ses affaires. Mais malgré tout il y avait du changement : ses émotions n'étaient plus scellées. Depuis qu'on l'avait forcé à se transformer, elles avaient lentement mais sûrement repris place dans le champ dévasté qui lui servait de vie. Ainsi, les esprits ne pourraient plus le forcer à les libérer. Ils n'avaient plus non plus aucune raison de l'obliger à ramener le loup à la surface, Blake ayant renoué avec. La bête était enfermée au même endroit que ses souvenirs et que les capacités émotionnelles citées plus tôt : en brisant la vitre qui le séparait de l'un, tout le reste lui était revenu dans la gueule. Durant les mois qu'il avait passé sous la tutelle d'Arn et d'Alice, il n'avait jamais réussi à accepter le retour de ces pans de personnalité oubliés. Il avait été malvenu, destructeur. Son voyage au Canada lui avait permis d'atteindre un niveau d'acceptation différent : il avait certes été incapable de parler de ce qui s'était passé, ou même de revenir dans le détail sur les images et les perceptions qui lui restaient de ce soir désastreux (chaque fois qu'il essayait, son esprit se blindait derrière le mur de froideur habituel afin de lui éviter la crise de nerfs/folie). Mais il avait réussi à accepter les conséquences de ce qui était arrivé : Ellie était morte. Les enfants étaient morts. Ce n'était pas un cauchemar duquel il sortirait bientôt, avant de le raconter amusé, mais troublé, à sa famille : "J'ai fait un drôle de rêve... Ça durait quinze ans et...". C'était une vérité qu'il avait toujours refusé de voir, ce qui l'avait amené à fuir San Jose. Maintenant, et même si il ne l'avait pas fait, il se sentait capable de visiter leur tombe. Il y avait un an, ça aurait été surréaliste de penser une chose pareille.

Tout ça pour dire que les munins avaient beaucoup moins de raison d'être violents avec lui que les fois précédentes : un traitement de choc ne parviendrait plus à grand chose sur lui. Le barrage de détresse croupie s'était brisé et maintenant qu'elle envahissait tout son paysage, le mieux à faire était de lui offrir un matelas pneumatique pour qu'il puisse flotter un peu au dessus, pour une fois... Parce qu'il avait beau tenter de nager, il finissait par avoir des crampes et par boire la tasse de façon récurrente. C'est globalement l'impression qu'il ressentit : il eut l'impression de se sentir plus léger, de se mettre à flotter. Le poids dans son estomac s'atténua, la douleur dans sa poitrine devint moins forte... Il sentait la présence des esprits tourbillonnants qui tentaient de réparer l'irréparable. Il avait l'impression d'être à la fois bourré et shooté. Incapable de penser droit au travers de ce flux magique étrange, il sentit tout de même Alice passer son bras derrière son dos. Ce contact là, plus innocent que le premier, ne lui procura aucune crispation : il était trop  magicodrogué pour cacher ce qu'il ressentait vraiment au sujet de ces retrouvailles, ou même des gestes généreux qu'on lui offrait alors qu'il ne les avait effectivement pas du tout mérités. Légèrement tanguant, il aurait facilement pu tomber sur Alice (qui aurait sans doute été ravie vu la masse de muscles que son corps représentait : rien de mieux que de se faire écraser par un tronc d'arbre). Il retira la main qui cachait ses yeux, devenus brouillés, confus :

"... O... Ok..."

Il voulait bien les suivre où elles voudraient. De toute façon ça serait ridicule de se séparer maintenant. Elles devaient sans doute considérer qu'il leur devait des explications, et lui... il ne se sentait pas en état d'être seul maintenant. Mais c'était peut-être les munins qui tentaient tant bien que mal de lui rappeler qu'il avait toujours détesté être seul...

Il essaya de se lever, mais son équilibre était devenu très... aléatoire. Une main appuyée contre le dossier du banc, il chercha la namir-ra du regard.

"Arn... Vas-y un peu moins fort avec les revenants s'il te plaît, j'ai pas dormi..."

Il n'avait pas dit ça sur un ton agressif : pour une fois il trouvait même cette "pause" émotionnelle qu'elle lui offrait bienvenue. Si ils voulaient réussir à se déplacer sur plus de deux mètres sans qu'il se vautre par terre par contre, il allait falloir baisser la dose de morphine magique. Globalement il était plutôt pour l'idée d'aller dans un endroit isolé. Ses raisons étaient assez différentes de celles énoncées par la panthère par contre : parler dans un lieu public ne le dérangeait pas des masses. Par contre, un brouhaha constant lorsqu'on a fait une nuit blanche juste avant, c'était pas super agréable. Il opina donc du chef.
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MessageSujet: Re: Un an plus tard [Saison des Amours]   Mar 15 Déc - 22:31

« Ok Arn, comme tu veux.»

Merde ! J’attrape Blake sur l’aisselle pour l’aider à se tenir debout. Il est vraiment trop faible. Les esprits des ancêtres ne sont pas là pour l’aider pour le coup. Il faudrait qu’il s’éloigne de la panthère ou qu’elle calme ses pouvoirs. Un grondement monte de ma gorge. J’attrape mes clefs dans la poche de mon short et les lance à Arn.

« Attrapes. TU conduits. Il vaut mieux que tu ne sois pas à côté de lui pour le trajet. »

Ma voix n’est pas menacent –même si ce n’est pas évident – mais mon ton est ferme. Je ne sais pas trop pourquoi mais mon animosité pour elle augmente avec le fait qu’elle met Blake dans un état de faiblesse.

Je soutien le loup pour l’accompagner jusqu’à la voiture. C’est marrant, il y a un an de ça, c’était la situation inverse. Lui et moi allons chez Arn mais c’est lui qui m’aidé à marcher. Une main sur le torse pour pas qu’il bascule et une main sous son bras pour qu’il tienne debout.

Houlà, les effluves du loup sont oppressants maintenant que je suis collé à lui. Son odeur, sa carrure…J’ai chaud tout à coup. Mais merde ! Je n’arrive pas à empêcher mes doigts de faire de petits mouvements circulaire sur son pectoral. Bon ça reste super agréable. Mais bon il est pas vraiment en état de réagir de la façon qui pourrait me plaire. Sortir du parc avec Blake appuyé sur l’épaule n’est vraiment un problème pour moi. Oui je suis petite mais forte comme un grizzly. Au bon sang… le grizzly est gonflé à bloc.

D’un côté mon instinct protecteur vis à vie d’un frère en difficulté, de l’autre le printemps qui me pousse à lui sauter dessus. L’un comme dans l’autre le premier qui s’approche de lui je lui fais sa fête. Non vraiment, c’est pas le moment de titiller le grizzly. Je ne sais pas encore quel sentiment domine mais c’est pas celui de faire des câlins à tous le monde et de partager.

« Il y a comme un air de déjà vue tu trouves pas ? »

Ironie amère mais ironie quand même, peut arriverais-je à lui arracher un sourire en me comportant un peut comme lui il y a un an. Il y a un an j’avais déjà succombé à son attraction, je me suis blessée pour lui, mise en danger, j’ai laissé un vampire s’approcher de moi en état de faiblesse pour qu’il me morde. Et tout ça juste pour lui, alors que je ne le connaissais pas plus que ça.

Arriver à la voiture j’ouvre la portière arrière et aide Blake à monter la marche haute. Vite je fais le tour par l’arrière et je monte sur la banquette arrière, pour laisser la panthère au volant. Je me colle à lui avec un bras autour des épaules en réconfort.

« Aller t’inquiète on va s’occuper de toi. »

La route est tranquille tant qu’on est en ville, mais dès qu’on en sort, c’est une autre histoire et un nid de poule me fait basculer. Heureusement je me rattrape en posant ma main sur… Oups !

Heu oui bon, ok c’est sa cuisse. Bon c’est pas si grave que ça la cuisse. Ce serait mieux si je pouvais l’enlever. Mais non, elle est comme collée. Bon sang ! J’ai envie de la caresse. Jusqu’au genoux et de remonter jsuqu’à…

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Un an plus tard [Saison des Amours]

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