AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 4-Les Elrinlaak

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Voodoo Child
Folle à lier !
avatar

Folle à lier !


Identification
Emploi: Planteuse d’aiguilles !
Age apparent:
Dangerosité:
30/30  (30/30)

MessageSujet: 4-Les Elrinlaak   Sam 21 Fév - 19:10

Les Elrinlaak
"Une vie offerte à la lune"


Lorsqu'aucun lorialet d'aucune tribu ne se trouvait au sommet de la Flèche du Carillon, le chant ne s'arrêtait pas pour autant. Les Elrinlaak, priants éternels liés au Carillon par le biais d'un serment irrévocable, prenaient le relais. Ces lorialets faisaient partie d'une tribu très spéciale : la tribu d'Elrin (ou tribu de la lune). Contrairement aux autres clans lunatiques desquels il fallait être originaire pour en être un membre à part entière, la tribu d'Elrin adoptait tout lorialet qui en faisait la demande explicite.

Abandon du nom
Néanmoins ces derniers étaient rares car faire partie de la tribu d'Elrin demandait à être certain de sa vocation, ceci n'allant pas sans importants sacrifices. Plus qu'un clan, on pouvait considérer ce groupe comme un rassemblement d'ascètes. En abandonnant sa tribu d'origine, le lorialet qui se donnait à Elrin choisissait d'abandonner son nom véritable et de revêtir celui d'Elrinlaak. La fonctionnement de ce nom de tribu était similaire à celui des enfants des autres clans ( en -kiil) à cela près que le "laak" ne signifiait pas enfant mais adorateur/aimant. Par ailleurs, les Elrinkiil n'existaient pas : les enfants nés au sein de cette tribu prenaient automatiquement le nom d'Elrinlaak et le gardaient jusqu'à leur éventuelle mort.

Marqués dans la chair
Les Elrinlaak possèdaient un alphabet runique qui leur était propre et qui, selon la légende, leur avait été légué par les lecteurs des étoiles avant que cet art ne disparaisse faute à la destruction de la tribu qui en était gardienne. Les runes elrinki sont un assemblages de reliefs vides ou  colorés, ainsi que de traits et de points qui, assemblés les uns aux autres, possèdent un sens qu'ils étaient les seuls à connaître. A l'entrée d'un lorialet dans la tribu, un rituel avait lieu pendant lequel on gravait sur sa peau A'inuki (littéralement "la rune du grand rien", "la rune du début", qu'on traduira plus simplement par la "graine",motif d'origine commun à tous) à partir de laquelle se développeraient ses découvertes. Afin de différencier un elrinlaak même très jeune d'un lorialet normal, la graine était placée sur le visage. Chacun était néanmoins libre de choisir l'emplacement exact où il souhaitait placer le fameux tatouage (front, joue, dessous de l’œil, menton...).


Au fur et à mesure qu'un elrinlaak obtenait de l'expérience, il lui arrivait, par le biais de l'exercice de Divination du Carillon, de vivre des expériences spécialement marquantes (soit faute à leur intensité, à la clarté du rêve lucide, sa longueur, sa quantité de détails, soit parce que l'elrinlaak accèdait à des mémoires passées ou futures encore totalement inconnues mêmes des prophètes les plus prolifiques des tribus musiciennes). Ces expériences étaient décrites en runes, à la suite de ce qui avait déjà été inscrit sur sa peau. Au fur et à mesure que le temps passait, le corps d'un elrinlaak se couvrait lentement de tatouages et de scarifications qui résumaient ses errances oniriques.

Sacrifice
L'usage intensif du Carillon n'était pas sans dangers : si la plupart des lorialets n'expérimentaient pas les effets secondaires de son exploitation, les elrinlaak en étaient les premières cibles. Au bout de quelques siècles, leur vue se dégradait, progressivement remplacée par une étrange cécité : ils continuaient de voir, mais plus rien de réel. Leur esprit leur envoyait en permanence des images et des couleurs oniriques qui, cela dit, leur permettait d'atteindre un degré de clairvoyance peu commun : certains étaient par exemple capables, en fonction des couleurs et des formes qui apparaissaient dans leur monde intérieur, de savoir si les personnes à qui ils s'adressaient étaient dignes de confiance ou non, si elles avaient de bonnes, ou de mauvaises intentions... etc. Chaque elrinlaak développait une capacité qui lui était propre et qu'il gardait de coutume secrète au reste du monde. Il fallait environ un demi-millénaire à un elrinlaak pour devenir totalement aveugle.

La retraite de l'Elrinlaak
Les elrinlaak vivaient dans le Carillon la majeure partie du temps. Cela dit lors des Pikto et Turhull dominantes, ils étaient (comme tout lorialet normalement constitué) forcés de s'exiler jusqu'à ce que passent ces deux dangereuses périodes. Le niveau de la mer, variable selon les Constellations, libérait l'accès à une grotte très basse taillée dans la falaise accessible par une échelle rudimentaire, particulièrement dangereuse à pratiquer, d'autant plus si l'on prenait en compte les vents puissants qui balayaient le précipice en permanence. Cloîtrés dans leur grotte, les elrinlaak étaient visités par de nombreuses tribus (des musiciens qui venaient jouer pour eux, des artisans qui réparaient leurs vêtements, leur en retissaient, créaient divers outils utiles à leur vie de tous les jours...). Des chasseurs venaient aussi régulièrement leur apporter de la nourriture. L'accès au Carillon étant alors impossible, les visiteurs passaient par la mer soit en navigant par pirogue, soit en entonnant à l'Itrik un chant magique ancestral (la retraite de l'Elrinlaak) qui soulèvait sables et galets depuis le fond de la mer jusqu'à sa surface afin de former un chemin sinueux. Gare aux vagues : le chemin magique en suivait l'exact relief. Il était donc parfois très difficile de garder son équilibre.

Vie dans la grotte, formation des prophètes
Outre les visites nombreuses qu'ils recevaient lors de leur retraite dans la grotte, les Elrinlaak avaient des activités spécifiques à cette période : apprentissage des runes pour les plus jeunes qui n'avaient pas encore maîtrisé leur lecture, apprentissage de l'art de la scarification et des tatouages, méditation, formation des jeunes prophètes. En effet, avant d'être considérés comme tels, les compositeurs des tribus musiciennes à qui on souhaitait offrir ce titre devaient suivre un apprentissage d'une Pikto et d'une Turhull entière au sein de la tribu d'Elrin. On leur y apprenait l'art de la méditation qui permettait de repousser la folie, mais aussi quelques secrets détenus par les Elrinlaak en terme de divination, ainsi que les significations de quelques runes (pas toutes, les autres étant gardées secrètes) qui apparaissaient parfois dans les rêves. L'épreuve finale consistait à grimper sur l'échelle jusqu'à entrer dans la zone de crépuscule où le son du Carillon commençait à devenir audible durant trois des derniers jours de Turhull. En usant de leur volonté, de leurs capacité de méditation et des savoirs transmis par les Elrinlaak, les jeunes prophètes devaient réussir à supporter le son du Carillon sans perdre l'esprit, et parvenir malgré tout à extraire une vision claire qu'ils rapportaient ensuite à leurs professeurs. Si ils y survivaient, ils sortaient de cet apprentissage avec une force mentale accrue, ainsi que des visions plus claires, plus puissantes, et naturellement plus faciles à invoquer et à contrôler. Les Elrinlaak leur tatouaient un point discret au coin de l’œil droit afin d'attester de leur réussite, puis ils retournaient victorieux dans leur clan d'origine.
Revenir en haut Aller en bas
 

4-Les Elrinlaak

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Voodoo Child :: ¤ SYNOPSIS ¤ :: ║L'encyclopédie║ :: Ethnologie :: Les Faës :: Le Livre du Sidh :: Les Lorialets-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit