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 1-Le Carillon

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Voodoo Child
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MessageSujet: 1-Le Carillon   Sam 21 Fév - 19:06

Le Carillon
"Dans la nuit perpétuelle, les sphères chantent"


Le  Carillon était ce qui, dans la culture lorialet, ressemblait le plus à un temple, un lieu de vie commun, où ils ne restaient cependant jamais plus que par courtes périodes. Dans le Sidh originel, le Carillon était si imposant qu'on pouvait le comparer à une sorte d'étrange ville sainte. Plus justement, et comme il ne possédait aucun autre bâtiment que la flèche et les sphères qui seront décrits plus bas, on pourrait dire qu'il s'agissait à l'époque d'un immense campement où il arrivait aux tribus de se concentrer, de se réunir, soit par hasard, soit volontairement. Cet endroit, seule place véritablement centrale, immobile, sur le chemin des lunatiques, leur permettait donc de nouer des liens entre leurs différents clans, qui le reste du temps restaient isolés, à quelques courtes rencontres près.

Le Carillon était aussi un « lieu de pèlerinage » dédié non pas à une divinité quelconque que les lorialets (et les faës en général) n'avaient pas, mais à la lune, aux sons et à la musique. Ce lieu, créé par l'imaginaire commun de générations de lorialets se succédant, vibrait, chantait littéralement, et possèdait un pouvoir fort qui influençait les capacités psychiques de ces faës pour qui l'ouïe est un sens bien différent du notre.


Emplacement du Carillon
Le Carillon est situé sur les côtes d'un océan infini dont l'eau, couleur argent, n'a rien de commun avec ce qu'on pourrait trouver sur Terre. On le trouve au sommet d'une immense falaise à l'extrême bord de laquelle une flèche de cristal s'élance et monte à une hauteur plus vertigineuse encore. Au sommet de la flèche se trouve une grosse boule noire entourée d'un halo lumineux dont la teinte change en fonction de l'état du Carillon. Cette sphère semble être tout juste située au sommet de la Flèche mais lorsqu'on décide de s'y rendre, on se rend compte qu'elle n'approche jamais et ne change jamais de taille comme si elle était, en fin de compte, inatteignable. Cette orbe se nomme « l’Éclipse » et elle a pour autre particularité de diffuser une nuit perpétuelle tout autour du Carillon. Peu importe qu'il fasse jour ou nuit ailleurs dans le Sidh : lorsqu'on s'approche de la flèche, sur quelques kilomètres et au fur et à mesure qu'on avance, la ciel devient crépusculaire puis s'assombrit jusqu'à devenir noir d'encre.

Les Astres
Autour de la Flèche gravitent d'énormes minéraux sphériques, de l'ordre du cristal naturellement parfait. Nommés « astres » faute à leur allure si semblable à celles des corps célestes, et faute à leur mouvement orbital, ils sont à l'origine des vibrations émises par le Carillon. Il existe deux type d'astres. Les maisons (ou piliers) émettent un son constant, généralement assez grave, et bougent si lentement que leur mouvement est invisible à l’œil nu. Elles sont petites et presque invisibles dans le ciel car elles absorbent presque entièrement la lumière et paraissent donc noires, mates, opaques. Les lunes sont beaucoup plus grosses et peuvent paraître entièrement transparentes ou entièrement blanches (pleine lune), partiellement blanche (en quartiers, en gibbeuse …) selon où se trouve la personne qui les regarde: leur aspect dépend uniquement de l'angle de vue sous lequel elles sont observées. Elles émettent un son généralement plus aigu que les maisons. Leur aspect (hauteur, rythme, écho, etc) dépend de la configuration de l'ensemble : la distance entre les différents astres, et incidemment leur position, modifie le son que produisent les lunes. Enfin tous les astres suivent une orbite particulière (… pas forcément elliptique d'ailleurs) plus ou moins longue selon leur vitesse (variable même entre lunes), mais régulière.

La Flèche
La Flèche est une longue structure cristalline très fine à l'intérieur de laquelle un escalier taillé permet de rejoindre le sommet. Des sortes de fenêtres sur toute sa longueur permettent de s'arrêter à tout moment pour observer l'extérieur. Elle possède un aspect déchiqueté : certaines branches fines se détachent du tronc principal et s'élancent en suivant leur propre direction. Ces branches, lorsqu'on se trouve à leur pied et qu'on fait preuve d'assez de volonté, réagissent à la pensée et peuvent se changer en rampe entre la flèche et les piliers, habitables (cf. « Les maisons »). A son sommet, on trouve quatre très étroites plateformes sur lesquelles les lorialets avaient l'habitude de se rendre pour mêler leur voix à celle du Carillon dans un chant perpétuel, sorte de longue prière qui leur permettait de ressentir une harmonie transcendante avec la nature et la magie du Sidh, ainsi qu'avec leur Astre Mère (la lune). Par ce biais ils étaient en mesure de décupler leurs capacités (notamment celles de clairvoyance).

Usages du Carillon
Divination
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Communication de masse
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Soin de l'âme
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Appel des murmures
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Chant des Lamentations
Suite à l'Effondrement des Arches, les lorialets, coincés dans le Sidh et conscients de leur mort imminente, se sont tous réunis dans le Carillon au sein duquel ils ont composé et chanté, jusqu'à leur mort, une dernière chanson : le Chant des Lamentations. Durant le mois des tempêtes, ce chant calme, tragique et résigné a été entendu par tous les survivants lunatiques coincés dans le monde humain. Il a permis, du côté du Sidh perdu, d'adoucir l'agonie des lorialets angoissés, mourants, souffrants qui l'écoutaient (comme une sorte de morphine magique). Côté monde humain, il a permis à certains lunatiques encore malades de douleur, assaillis de toute part par la voix des faës agonisants, de réussir à surmonter ce passage difficile. Le Carillon, côté du Sidh perdu, est vraisemblablement devenu une immense nécropole où tous les lorialets qui l'habitaient encore sont venus s'éteindre paisiblement. Très peu de traces doivent rester de leur passage cela dit étant donnée la façon dont leur corps est converti en énergie après leur mort.

Réplique du Carillon
Dans le sidhe artificiel de la Nouvelle-Orléans, il a été décidé par le Conseil que certains lieux de vie du Sidh perdu seraient reproduits. Ça a notamment été le cas du Carillon, à bien plus faible échelle, cependant. Le Carillon originel faisait la taille d'une ville entière. Celui là, en proportion, ressemblerait plus à un quartier. Il possède aussi une puissance plus faible et il serait dangereux de trop l'exploiter (la magie faë étant devenue rare, en utiliser trop risquerait de mettre en danger la santé de cette réserve artificielle).
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