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 Andele

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AuteurMessage
Andele
Faës
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Faës


Identification
Emploi: Feu Follet / Etudiante
Age apparent: 25 ans
Dangerosité:
19/30  (19/30)

MessageSujet: Andele   Ven 7 Nov - 17:52

État Civil

Ere moderne
Nom modernisé :
Hogan
Prénom modernisé : Paola
Surnom : L’Endormie (risque de changer au fil du RP)

Epoques passées
Nom tribal :
Idakiil
Nom d'initié : Puuliä
Surnom proto-celtique : Andele, « jeune femme brillante ». C'est par ce pseudonyme qu'elle est présentée dans le monde des humains depuis qu’elle y est arrivée, et c'est donc par celui-là qu'on l'a connue. Maintenant, n'ayant pas ouvert la bouche pour dire son nom depuis des siècles, l'usage d'un nom ou un autre lui importe peu. Cependant, l'usage d'Idakiil est prohibé. Nommer un lorialet adulte par son nom tribal est culturellement considéré comme une insulte à moins d'être très proche du faë concerné, et aussi plus âgé que lui. Pour les humains, cela reviendrait à se faire appeler "gamin". De ce fait, il arrive parfois à Winruna de l'utiliser, toujours de façon affective ceci dit, même si généralement ils s'interpellent l'un l'autre par leurs noms d'initiés respectifs, bien que souvent Andele aime référer à son aîné via le terme A’kiilainen, signifiant « Grand frère » dans leur dialecte de naissance. Du moins... c’était ainsi qu’ils procédaient quand Andele était encore en état de tenir une conversation.

Race : Faë
Âge : 936 ans

  • Pour les Outres : Âge apparent : 25 ans


Date de Naissance : Un matin de printemps 1115
Situation de Famille : Célibataire
Profession / Activité : Ancienne chanteuse des Feux Follets, elle est pour le moment catatonique à plein temps (ce qui ne durera plus très longtemps, évidemment). A son réveil, en plus de partager de nouveau ce rôle avec Neama et de s’intéresser de très près au piano, il est fort probable qu'elle souhaite se lancer dans des études d'Histoire, Géographie et Civilisations Modernes à l'Université de l'Ambassade, afin de parfaire son éducation et tenter de rattraper ce qu'elle a manqué durant son « absence ». Enfin ça, ce sera quand elle parlera suffisamment l’anglais moderne pour entretenir une conversation avec la population lambda…


Morphologie



  • Pour les Faës : Espèce : Lorialet (secret)
  • Aspect de la Trace : Jusqu'à présent, la Trace d'Andele avait toujours été d'un doux et pacifiste bleu roi. Cependant, depuis le choc du Mois Des Tempêtes et la catatonie occasionnée, elle a viré au vert pomme. Le halo qui l'entoure n'est certes pas aussi lumineux que celui de son Frère et Tuteur, mais il pourrait devenir dérangeant à la longue.

Taille : 1m79
Poids : 57kg
Corpulence : Selon des calculs de diététiciens et autres personnel médical, Andele serait considérée comme « maigre ». D'un autre côté, la lunatique avait toujours été plutôt fine, et les siècles de catatonie ne l'ont certainement pas aidée à garder un poids que certains trouveraient normal. Son absence de mouvement aurait pu lui faire gagner du poids, mais cela a eu l'effet inverse. Connaissant l'habituelle corpulence de la jeune femme, il est fort probable qu'elle garde cette maigreur, pas forcément alarmante mais qui pourrait éventuellement le devenir plus tard si elle n'est pas surveillée.

Couleur de cheveux : Andele possède de longs cheveux dans différents tons de gris, qui ont tendance à la faire paraître plus âgée qu'elle ne l'est réellement (enfin...façon de parler). Elle les a toujours portés longs et il semblerait que les Feux Follets n'aient pas souhaité changer ses habitudes. Il lui arrivait de les tresser, de les agrémenter de fils de couleurs divers, mais elle les laissait le plus souvent à l'air libre, virevolter du sommet de son crâne à sa taille.

Couleur des yeux : Des yeux gris clairs, en accord avec sa chevelure. Avant sa catatonie, ils avaient toujours été très expressifs, si bien qu'il lui était impossible de cacher ce qu'elle ressentait, ou la moindre de ses réflexions (ce qui amusait grandement les autres Feux Follets). Maintenant, l'éclat de compassion dans ses pupilles est complètement éteint, et personne ne sait ce qui lui permettrait de sortir de cette léthargie.

Allure générale : Couchée dans son lit, assise sur une chaise, posée contre l’épaule de Winruna… Andele a toujours paru comme une jeune fille fragile, ces derniers siècles. Auparavant, quand on la croisait, on se demandait qui était cette femme pleine de vie qui sautait et courait à perdre haleine en riant à s’en décrocher la mâchoire. Une véritable femme-enfant, qui aurait pu faire sourire quiconque la croisait. Maintenant, il est fort probable que sa joie de vivre s’en soit allée, mais pas sa curiosité. Ceux qui la croiseraient aujourd’hui se demanderaient certainement pourquoi cette étrange femme aux pieds nus regarde tout ce qu’il l’entoure avec un tel air extasié… Disons qu’elle passerait pour folle, et ferait certainement un peu peur... Mais si vous passez sur l’apparence et prenez sur vous pour discuter un peu, vous vous apercevrez rapidement que c’est une crème…peut-être un peu folle sur les bords, certes.

Allure vestimentaire : Sa garde-robe (enfin surtout son style) a plus de 500 ans... Il est fort possible qu'il change une fois qu'elle se sera adaptée au monde moderne, mais au départ elle risquerait de trouver dans ses vêtements d'époque un certain réconfort, vestiges de la vie qu'elle a eue et qu'elle n'a pas vue filer si vite que le reste du monde le dit. De plus, sa fragilité de lorialet lui imposait de cacher un maximum de sa peau de la lumière du soleil. Ainsi, elle portait souvent de longues robes qui lui tombaient jusque sur les pieds et ses manches recouvraient également ses bras et parfois même ses mains. Si jamais ce n'était pas le cas, elle ajoutait à l'ensemble une cape longue de voyage, dont la capuche lui permettait également de protéger sa tête et son visage.

Particularités éventuelles : Par contre, vous ne verrez jamais Andele porter des chaussures. Qu'il pleuve, neige, ou fasse un grand soleil ; sable, roches ou goudron ; éclats de verre et discours rationnels sur les maladies qu’elle pourrait contracter… Rien n’y fait, jamais vous ne pourrez la convaincre de porter une paire de chaussures…ou même une seule chaussure, vraiment. Peut-être que ne pas en avoir eu besoin pendant plus de 450 ans a développé chez elle une étrange allergie, peut-être est-ce un contrecoup de sa catatonie… Peu importe. Les seules personnes qui pourraient la convaincre de changer d’avis seraient bien évidemment les Feux Follets mais, quand on regarde l’allure vestimentaire de Winruna, on comprend que le groupe de Faës n’a pas vraiment ce genre de considérations…
D’ailleurs, elle possède une tâche de naissance sur le pied gauche. Un croissant de lune, plus foncé que le reste de sa peau très (trop) pâle, sur le dessus de son pied. On peut l’apercevoir lorsque celui-ci dépasse de ses robes longues.


Psychologie


Défauts : Andele était une crème... et disons qu'il s'agissait de son principal problème. Impressionnable, influençable et atrocement crédule, elle avait tendance à croire tout ce qu'on lui disait... trait de caractère très dangereux (pour elle-même) parmi les Faës (...et également le reste du monde, c'est vrai), elle avait cependant la chance d'avoir toujours été bien entourée, qu'il s'agisse de son frère ou des Feux Follets, bien que certains s'en soient amusés à ses dépens, notamment Gemno, farceur dans l'âme.
Elle était également très curieuse (bien que cela concerne essentiellement l'Histoire et la Musique, ne tarissant jamais de questions pour les spécialistes de l’un et/ou de l’autre qu’elle côtoyait au quotidien) et relativement impatiente, dans le sens où elle ne supportait pas de ne pas comprendre et pouvait s'avérer particulièrement insistante lorsqu'elle voulait savoir quelque chose... Ce qui donnait des relations avec les autres Feux Follets (surtout Winruna et Mareti, grands taquins) particulièrement chaotiques...
Son apparence et son histoire personnelle parlent peut-être pour elle, ou peut-être a-t-on besoin de le préciser, mais Andele était également très fragile, ne supportant pas toujours très bien le malheur et/ou la douleur d'autrui. Notez cependant que, en tant que Faë, sa relation aux humains est différente. Bien sûr, elle pouvait rester sensible à leur douleur…mais cela ne l’empêchait pas de les considérer principalement comme ce qu’ils étaient pour tous Faës : du bétail.
Enfin, tout cela, c'était avant. Avec la fermeture des arches, et sa longue léthargie, il est fort à parier qu'Andele s'est pacifiée, voire est devenue placide. Mais que peut-on attendre d'une personne ayant passé près de 500 ans dans un univers sombre et solitaire, plein d'être aimés morts de faim ? On peut la comprendre, et s’il est possible que son caractère d'antan (surtout sa curiosité) revienne au galop, nul ne le sait réellement.

Qualités : Andèle était une crème... et s'il s'agissait de son plus gros défaut, c'était aussi sa plus belle qualité. Toujours un sourire ou un mot gentil au bord des lèvres, elle savait rendre quelqu'un important aux yeux des autres. D'ailleurs, pour elle, tout le monde était important. A commencer par sa famille (enfin, son frère, puis les Feux Follets) et la communauté Faë dans son ensemble. Elle accordait donc une grande importance aux valeurs familiales et à l'amitié, qu'elle plaçait au-dessus de toute chose. D'Andele, on disait qu'elle ferait n'importe quoi pour un ami, et c'est certainement cette droiture d'esprit et cette sensibilité accrue qui ont rendu l'effondrement du Sidh si dur pour elle. Son don de clairvoyance qu'elle possède de par sa nature de lorialet était chez elle couplé à une capacité d'empathie particulièrement développée... une raison de plus expliquant sa réaction si violente presque 500 ans plus tôt (bien que l’on puisse aussi considérer que c’est ce qui l’a sauvée, mais nous y reviendrons plus tard).
Serviable, elle aimait rendre service et il était rare de la voir refuser lorsqu'on lui demandait de l'aide. De plus, sérieuse et appliquée qu'elle était, vous pouviez être sûrs que ce qu'elle faisait l'était toujours au maximum de ses capacités. Intelligente et intéressée, c'était également une élève rapide, ce qui n’était pas plus mal quand on connaît le statut de pigeon voyageur de Winruna et sa bande. Discrète dès lors qu’elle sortait de la sphère privée qu’était les Feux Follets, on ne la remarquait pas toujours au premier coup d'oeil, mais amicale et sociable, il ne lui avait jamais été difficile de se faire des amis. Sa douceur et son calme apparent ne la rendaient que plus agréable à côtoyer... maintenant c'est peut-être toujours le cas, tant qu'elle ne fait pas de crise, du moins.

Croyances : L’amitié et la famille sont des valeurs qu’elle plaçait au-dessus de tout. Du reste, Andele faisait partie de ces éternels romantiques, mais elle ne l’admettrait certainement pas à voix haute (même si ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, soyons honnêtes).

Religion : …Sa première véritable incursion dans le monde civilisé a été à Acre durant les Croisades, en plein milieu d’une puissante guerre de Religions. Disons que ça ne l’a pas vraiment inspirée… Et puis, si elle devait avoir un culte, il s’agirait de celui de la Lune, qui l’a toujours suivie et probablement sauvée un certain nombre de fois.

Goûts : Andele est de ceux qui s'attachent au personnes, sans distinction particulière pour un sexe ou une apparence. Elle aime les gens dans leur ensemble, pour leur personnalité et c'est bien souvent tout ce qui compte pour elle. Pour cette raison, d'ailleurs, même ses relations amicales peuvent tourner à un fusionnel qui peut faire peur si on ne la connaît pas vraiment.
Culinairement, elle a toujours aimé tout ce qui est sucré. Ce qui est un comble, puisque quoi qu'elle mange et qu'importe comment elle se nourrit, elle ne prend pas un gramme ! Bon, elle n'a pas vraiment eu l'occasion de s'offrir un bon gâteau bien bourré de sucre ces derniers temps, mais ne doutez pas que cela pourrait être dans ses premières actions une fois sortie de sa léthargie !
Son incursion plus ou moins forcée (non, personne ne l'a forcée à y aller, mais si vous lui demandez, elle vous répondra qu'elle était obligée d'y aller... enfin, vous répondrait, si elle était en état de parler) dans le monde des Humains lui a donné le goût de l'Histoire. Cultures, langues, tout était bon pour en apprendre plus sur le Monde qu'ils visitaient. C'est sûrement ce qui a rendu son intégration aux Feux Follets aussi simple. Elle adorait également la musique, et toutes sortes de sonorités tant qu'elles restent harmonieuses. Car l'harmonie c'est important.
En sortant de sa léthargie, elle développera également une certaine passion pour les fleurs et bestioles qui entourent ces dernières, particulièrement les papillons qu’elle appréciait déjà, mais dont les couleurs et la liberté de mouvement l’attireront inexorablement.

Talents, savoirs notables : Andele est une artiste née. Douée pour la musique, comme tout lorialet de sa tribu, elle a d’ailleurs éprouvé une certaine fascination pour le clavecin, ancêtre du piano, qu’elle a découvert dans ses dernières années de conscience alors que les Feux Follets étaient en Europe. Elle possédait aussi un don pour le chant, sa voix douce et calme pouvait prendre des intonations graves, mélodieuses ou déchirées à loisir selon le style demandé. La dernière chose qu’elle a travaillée, ce sont les cris, cependant…
Son langage de naissance étant très mélodieux, elle aimait faire chanter les mots même lorsqu’elle ne parlait pas en musique. Fortement influencée par son A'kiilainen et tuteur, son discours avait toujours été rythmé par des répétitions de sons (quasi-tautogrammes), même si il y a des chances pour que cela diminue alors qu’elle devra apprendre à jouer avec une langue qu’elle ne maîtrisera pas encore.

(+) Espoirs, buts, rêves : Elle a longtemps entretenu l’espoir fou de retrouver son frère… mais si le Mois des Tempêtes lui a appris une chose, c’est certainement qu’il y a très peu de chances qu’il ait survécu. Elle garde espoir malgré tout, mais disons que ce n’est plus son principal but. Non, son but principal, maintenant, est bien entendu de sortir de cette léthargie qui la plonge dans un monde plein de malheurs et de souffrance. Et une fois ceci fait ? Eh bien... (Ré)Apprendre à vivre, tout simplement !

(-) Angoisses, regrets, phobies : Rester enfermée dans ce monde à tout jamais, voilà ce qui lui fait peur. Perdre ses amis, et sa famille qu'est devenue le groupe des Feux Follets. Replonger dans une autre léthargie, revivre le Mois des Tempêtes (ce qui risque de lui arriver, trop souvent, du moins au début)... Disons qu'elle ne manque pas d'angoisses, mais qu'elle en a déjà vécu une bonne partie pour n'espérer que le meilleur à venir.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ? Des humains, tous autant les uns que les autres. Elle les apprécie, tout en gardant en mémoire qu'il s'agit essentiellement de bétail. Mais elle les apprécie. Comme on apprécie un chat de compagnie : on le cajole, on joue, on partage, on s'amuse, mais quand il meurt on reste triste un temps avant de passer à autre chose. Normes ou Outres, cela n'a jamais eu d'importance pour elle. Comme dit précédemment, Andele s'attache aux gens pour ce qu'ils souhaitent être, pas pour ce qu'ils subissent. Ce qui fait d'elle un Faë particulièrement abordable, plus facilement que la plupart de ces congénères, et ce par tout type d'Outre (même ceux qui tiennent plus de la viande périmée qu'autre chose) ou de Norme (même ceux qui, techniquement, voudraient sa mort). Attention, par contre, on ne répète jamais assez à quel point elle est bien entourée...

Et votre sentiment vis à vis des Normes ? Cf au-dessus.

Êtes-vous satisfait de votre existence ?   Se réveiller dans le monde réel et réaliser que non, on n'est pas perdu dans un monde de souffrance et de cris pour l'éternité... N'en seriez-vous pas satisfaits, vous, à sa place ?

Possibles évolutions ou objectifs futurs : Andele est une pâte molle. Comme une enfant, il lui reste tout à (ré)apprendre, à commencer par le langage anglais moderne. Ses évolutions dépendront intrinsèquement de ses rencontres, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, et de la façon dont les Feux Follets parviendront (ou non) à garder un œil sur elle.

Particularités éventuelles : Un son trop aigu, ou strident (comme une sirène d'alarme, un cri d'enfant en bas âge ou même un rire ou une voix un peu trop haut perché) aurait tendance à déclencher une crise d'hystérie et/ou d'angoisse, car lui rappelant les cris de détresse des Faës emprisonnés dans le Sidh originel. Dans de tels cas, il lui arriverait de se mettre à crier en se prenant la tête dans les mains, de se recroqueviller dans un coin en position fœtale, voire de pousser jusqu'à l'automutilation.
Dans ces moments-là, elle rentrerait dans une sorte de transe, un monde bien à elle où il serait quasi-impossible de l'atteindre. Seul Winruna -et, à force d'efforts, les autres Feux Follets- y parviendraient.
Dans le même ordre d'idées, il lui arriverait très régulièrement d'avoir des absences : quasi-500 ans passés dans un monde de solitude et de souffrance qui lui était propre a pu avoir cet effet, en plus du reste. Il ne serait donc pas rare qu'elle parte sur un autre sujet en pleine discussion, si ce n'est au beau milieu de sa phrase, ce qui aurait d'ailleurs tendance à fortement amuser Winruna, le seul qui paraîtrait la suivre quelle que soit l'élucubration dans laquelle elle se lancerait.

Relations Sociales

Relations particulières notables :

  • Les Feux Follets , sa famille de cœur. Ceux qu’elle a connu avant sa catatonie du moins, bien entendu, mais il ne faudrait que quelques jours pour qu’elle ressente le même attachement pour les autres. Après tout, si ils font partie de ce groupe, c’est qu’ils l’ont mérité et elle n’éprouverait donc aucune peur à l’idée de les accueillir dans sa grande famille. Elle a cependant des relations plus particulières avec certains d’entre eux :
  • Winruna , évidemment. Non seulement parce qu’il est, comme elle, un lorialet d’Ida, mais aussi parce qu’elle le considère comme son grand frère, son A’kiilainen. Il lui ressemble, par certains côtés. Et au fond, elle a passé plus de temps avec lui qu’avec son propre frère. Il a toujours agi envers elle comme son Tuteur, sur beaucoup de points différents, ce qui a forgé chez la jeune femme un respect et une admiration continuels.
  • Gemno (personnage décédé), celui qui la faisait toujours tourner en bourrique. Andele ne pourrait se rappeler le nombre de fois où il avait profité de sa crédulité pour lui raconter des histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Elle est sûre de l’avoir entendu lui en conter d’autres encore durant sa léthargie, mais elle a l’étrange impression de ne plus avoir entendu le son de sa voix depuis un moment…
  • Mareti , la dernière du trio originel. Andele avait toujours apprécié son humour et il lui arrivait très souvent de la suivre dans ses danses, parfois un peu folles. Elle n’avait jamais vraiment su sur quel pied danser –justement- avec elle, cependant, compte tenu du caractère turbulent de la pixie…
  • Monomen, le brownie avec lequel elle s'était toujours bien entendue, notamment parce qu'il partageait son affection pour les Autres, de façon générale. Il leur arrivait de se mettre tous les deux en quête d'un humain de compagnie. Disons qu'Andele lui donnait parfois son avis et qu'ils partaient parfois dans de grands fous rire mélodieux en imaginant lequel de ces passants ferait le meilleur compagnon de passage.
  • Sagrara et Balko, les deux gobelins. Ce sont principalement eux qui lui ont sauvé la mise à Acre, et elle ne saurait se montrer assez reconnaissante. Ils ont longtemps tenté de lui apprendre à se battre, mais ne sont parvenus qu'à l'intéresser à un art martial défensif, tant la jeune lorialet a toujours détesté faire souffrir autrui. Elle a vu Balko s'effondrer en même temps que le Sidh, et cette image hantera certainement à jamais la mémoire de la douce lunatique, qui imagine sans peine le chagrin de sa sœur. Il est possible qu'elle se rapproche de Sagrara en s'éveillant, ayant toutes deux plus ou moins perdu un frère, et Andele ayant vécu bien trop longtemps la souffrance de la perte de façon générale.
  • Neama, la harpiste aux doigts (mais pas que) de fée. Andele adorait la regarder jouer, et l'admirait presque autant que Winruna vu son talent pour la musique, bien qu'elle ne soit pas issue d'Ida, qui est pourtant reconnue pour produire les meilleurs musiciens parmi les Faës.
  • Boka, le Lutin, qu'elle ne connaît pas puisqu'ayant intégré la bande bien après le Mois des Tempêtes, et donc le début de sa léthargie. Elle saurait reconnaître sa voix, cependant, pour l'avoir parfois entendue dans son propre monde.



Antécédents :

Quelque chose à dire sur votre Famille ?

« Narrons la naissance d’un être naïf que nul n’aurait songé apercevoir, tel la neige en été. »



Deux parents lorialets de la tribu d’Ida, Interprètes sans grande prétention. Jamais ils n’ont voulu attirer l’attention sur eux, se contentant de vivre simplement et d’œuvrer pour leur Tribu avec leurs maigres moyens, mais ils durent acquérir l’intérêt de la Lune, qui les gâta tous deux d’une bien étrange façon.

C’est un fait avéré que les Faës sont bien peu fertiles. Beaucoup d’entre eux doivent patienter des siècles avait de donner naissance à une progéniture. Certains perdent la vie en essayant, d’autres n’y parviennent jamais. Mais parfois, dans l’existence, se produisent des miracles que personne ne peut expliquer.

Ce fut le cas pour la famille d’Andele. Ses parents étaient déjà très fiers de leur Idakiil, un garçon très doué à l’indépendance tenace, alors même que sa vie d’initié était sur le point de commencer. Et peut-être s’était-on rendu compte qu’il fallait juguler cet impétueux Idakiil ; ou peut-être Séléné, prévoyant les évènements qui suivraient, avait décidé d’être particulièrement clémente avec cette famille ; ou peut-être encore cela fait-il partie du hasard de la Vie que chacun veut –mais devrait cesser de vouloir- expliquer.

Toujours est-il que ces deux lorialets, modestes et sans histoire, eurent la chance de mettre au monde un second Idakiil, avant même que le premier n’entame sa vie d’adulte. Ce second enfant, qui deviendra la douce et discrète –mais pleine de vie- Andele, pas forcément de celles sur lesquelles on s’arrête mais qui, de part sa naissance miraculeuse, attira les regards avant même d’ouvrir les yeux.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :


« Jamais jugée ou jugulée, toujours joyeuse, joueuse et enjouée, juste joliment choyée. »



Cette proximité des naissances, miraculeuse s’il en était, rythma la vie des deux Idakiil. Si ses parents furent ceux qui enseignèrent à la petite Idakiil les bases de la vie de façon générale, elle fut plus proche de son grand frère que de n’importe qui, de manière totalement logique. De mémoire de Lorialet d’Ida, on n’avait jamais vu une telle relation entre deux enfants de même sang, à la fois frère et sœur, amis, parent et enfant. Car Idakiil fut entièrement prise en charge par son frère dès que ce dernier obtint son nom d’initié, et par-là même son statut d’adulte. Idakiil suivait donc son A’kiilainen comme son ombre, et lui était ravi de la traîner partout avec lui. Il avait pour sa sœur une affection sans limites, qui était d’ailleurs réciproque. Ils tenaient l’un à l’autre bien plus qu’ils ne tenaient à leurs parents, et partageaient tous leurs moments, ou presque. C’est ainsi qu’Idakiil apprit à se faire discrète, engrangeant les savoirs entre les pattes de son aîné, qui finalement l’éleva plus que leurs deux parents ne le firent.

Les jeunes années d’Idakiil se passaient sans heurts. Elle apprenait auprès de son frère, qui devenait un Compositeur de talent. Il arrivait même à entraîner, par instants, la comparaison de la part des plus vieux avec une légende de leur tribu que l’on n’avait plus vue depuis longtemps : Luonsäa, la furie dansante. Comparaison qu’il ne recherchait pas forcément, mais qui lui apportait un plaisir incontestable. Car, comme beaucoup d’autres avant lui, le grand frère d’Idakiil éprouvait pour le lunatique voyageur une admiration et un intérêt qui frôlaient le fanatisme. La jeune fille le voyait bien, lors des occasions où ils sortaient du Sidh, notamment lors de l’Elpäaga, que son aîné éprouvait la même envie de découverte. Et si elle s’intéressait également à l’autre monde, car elle était rêveuse et curieuse de nature, elle ne pouvait s’empêcher de prendre peur qu’un jour son frère l’abandonne pour vivre une périlleuse aventure. Mais quand il leur arrivait d’en parler, sous la douce lueur de la Lune, il ne faisait jamais mention d’un éloignement. Parce qu’il ne partirait pas sans sa petite Idakiil, c’était évident.

« Autant avançaient les années et autant l’enfant apprenait, avant d’aux autres se consacrer. »



Les années passèrent et Idakiil grandit. Elle devint une intelligente et jolie jeune femme, et sous l’impulsion de son frère, développait un don certain pour la Composition, bien qu’elle ne le maîtrise pas assez pour mériter la qualité de Compositrice. Elle restait simple Interprète, mais était de ceux dont la sensibilité et l’empathie permettaient de connaître l’état d’une personne, et elle excellait dans l’art des musiques inspirant la guérison et la paix intérieure. Pourtant, elle ne s’en vanta jamais. C’est certainement ce qui lui valut son nom d’initiée, Puuliä, « la petite humble ». Elle aimait cette sensation d’aider les autres, et se sentait responsable de tous ceux à qui elle s’attachait, frère aîné compris. Mais entre eux, il n’y avait plus vraiment de relation d’aîné à cadette, maintenant qu’ils étaient tous deux adultes.

Ce détachement naturel, fut peut-être ce qui précipita la décision de son frère. Ou peut-être était-ce le fait qu’il attendait qu’elle commence sa propre vie pour s’autoriser à mener la sienne. Ou encore s’agissait-il d’un simple coup de tête, comme son idole en avait souvent eu. Toujours est-il qu’un jour, son grand frère décida de partir. « Il est temps de mettre en musique les envies de voyages qui nous ont toujours hantées » disait-il. Comme promis, il proposa à Puuliä de l’accompagner. Mais cette dernière ne put se résoudre à abandonner la tribu, qui était au même moment victime d’une épidémie. Elle était l’une des Interprètes-Guérisseuses les plus prometteuses. Son sens du Devoir, et son profond dévouement pour autrui, eurent raison de ses envies égoïstes de découverte. Non sans bon nombre de recommandations de chaque côté, frère et sœur se séparèrent. Mais ils n’étaient jamais très loin l’un de l’autre.

« Le lien bien lointain lentement se délie… Ou bien lutte-t-il pour largement l’envahir, l’entraînant vers l’ailleurs ? »


Il s’écoula ainsi près d’une cinquantaine d’années. Puuliä faisait son chemin dans la société des lunatiques, sans créer de réelle surprise. Elle aimait ce qu’elle faisait et son aide était toujours appréciée, qu’il s’agisse de symptômes dépressifs ou d’articulations douloureuses. L’amour qu’elle portait à son prochain, quel que soit son nom, son sexe, sa race ou son rang, faisait d’elle une personne acceptée dans toutes les chaumières d’Ida. Il en aurait sûrement été de même si elle avait décidé de voyager, et il lui arrivait de rêver aux aventures qu’elle aurait pu vivre si elle avait suivi son aîné. Parfois, elle arrivait à avoir un aperçu de ce qu’il vivait, un rêve plus vivace, une musique qui lui inspirait des souvenirs qu’elle ne voyait pas comme siens. Il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser que sa sensibilité et son lien fusionnel à son frère et mentor lui permettait quelques visions, brèves, mais juste ce dont la jeune lorialet avait besoin pour se rassurer sur l’état de la personne qui lui était la plus chère.

Et puis, un jour, tout bascula. Une de ces brèves visions, justement, lui apporta une image de carnage dont elle ne pouvait se défaire. Elle voyait, dans un monde aride, d’une chaleur insupportable pour l’un des siens, des humains avec des épées, qui se battaient sans le moindre remords, qui s’entretuaient. Et son frère, au milieu de tout cela. Ce jour-là, elle ne chercha pas à comprendre. Mise à l’épreuve des nerfs toute la journée par cette image qui lui faisait froid dans le dos, Puuliä prit la décision de partir à son tour, avec pour objectif celui de retrouver l’insouciant qu’était son frère.

« Seule et solitaire sur un sol hostile, la sœur survit cependant et suit son chemin. »

Sans réaliser le danger de son entreprise, quand les seuls indices qu’elle possédait étaient de maigres visions qui ne feraient que diminuer encore avec son éloignement du Sidh, Puuliä prit la route du sud, sans pour autant rester de marbre à ce qu’elle voyait. Sa curiosité était sollicitée de mille et unes façons, et il ne se passait pas un instant sans qu’elle pose des questions sur un ton chantant à des humains incapables de lui répondre, mais qui ne pouvaient s’empêcher de lui sourire en retour. Elle eut la chance de ne tomber que sur des êtres bien intentionnés, et l’on peut en cela remercier l’influence de la Lune, car la jeune Faë aurait eu bien du mal à se défendre, elle qui n’aspirait qu’à faire le bien autour d’elle.

Plusieurs fois, il lui arriva de s’arrêter aux abords d’un village et de prêter assistance aux habitants, dans la mesure de ses moyens. Tous venaient à se demander qui était cette jeune femme encapuchonnée, couverte de la tête aux pieds, mais au sourire rassurant et qui semblait comprendre leur langue et leurs coutumes bien plus facilement que n’importe quel étranger. Son allure avenante, son empathie, son don pour le soin et ses capacités d’adaptation rapides lui valurent le surnom d’Andele, « jeune femme brillante ». C’est ainsi qu’elle se fit connaître dès qu’elle maîtrisa suffisamment les bases du langage de l’endroit où elle se trouvait, et ce sont ces mêmes qualités qui lui permirent de trouver une place dans une embarcation pour la France, puis de joindre une caravane s’en allant pour l’Orient, vers les Croisades qu’on lui avait décrites et qui ressemblaient fortement à sa vision. Bien que femme, il ne fut pas difficile de convaincre que son don pour la Guérison serait très utile sur le terrain, et c’est ainsi qu’elle parvint, selon son désir, à s’approcher de l’endroit où ses visions lui dictaient que se trouvait son frère.

« Victime de vol, ou voleuse ? Vagabondant vainement, vendue et vulnérable, elle vit la venue de vaillants compagnons. »


Il ne lui fallut que peu de temps pour se perdre dans les rues assiégées de la ville d’Acre. Evitant les batailles sanglantes par un miracle sans nom –certains la nommeraient innocence, d’autres insouciance et d’autres encore inconscience… dans un cas ou dans un autre, ce miracle lui fut bien utile- Andele finit dans un lieu où les seuls combats faisant rage étaient ceux qui marchandage. Un marché plein de vendeurs aux objets divers, de la nourriture colorée et des tissus tous plus onéreux les uns que les autres pour qui connaissait la valeur de l’argent. Ce n’était pas le cas de notre lorialet qui vagabondait joyeusement parmi les étals, ouvrant grand ses yeux clairs pour apprécier le plus possible et se réjouissant des différents sons qui lui parvenaient.
Jusqu’au moment où un objet particulier capta son regard. Un objet qui l’horrifia par sa présence, ici, sur l’étal d’un Humain quelconque. Un objet qui n’avait absolument pas sa place parmi cette population. Un objet qu’elle reconnut aussitôt comme une sëbaka, et qu’elle n’eut aucun problème à identifier comme appartenant à son frère en vadrouille, d’abord par les dessins qu’elle pouvait distinguer dessus et par force d’évidence. Car, après tout, qui d’autre aurait pu l’amener jusqu’ici ?

Andele s’en saisit et continua sa route sans demander son reste, inconsciente que le geste qu’elle venait de commettre s’apparentait à un vol pur et simple. Evidemment, elle se fit rapidement arrêter, et avec sa –trop- maigre connaissance de la langue, impossible de s’expliquer correctement. Et puis, qu’allait-elle leur dire de toute façon ? Que cet objet magique appartenait à son peuple et qu’elle avait donc plus que le droit de le récupérer, cet artisanat Faë n’ayant absolument pas sa place parmi le bétail qu’était la race humaine ?! Aucune chance.

L’incompréhension et le climat de guerre aidant, elle était à deux doigts de goûter à la prison locale (qui ne devait rien avoir de charmant) quand un groupe d’individus s’interposa. Deux d’entre eux, particulièrement, furent assez imposants pour donner aux gardes l’envie de faire demi-tour.

« Tenter de retrouver un turbulent turlupin, et trouver de talentueux troubadours qui t’emmènent et t’enseignent leurs tours. »


Andele ne croyait pas à sa chance. Parmi toutes les personnes sur cette Terre, elle serait tombée (presque) pile sur celles qu’elle cherchait ! Car si Luonsäa était là, elle était certaine que son frère ne devrait pas être loin ! Malgré sa légère tristesse à l’idée de rencontrer cette légende vivante avant son A’kiilainen qui l’idolâtrait, la jeune femme n’hésita pas une seconde quand les Feux Follets lui proposèrent de partir à l’aventure avec eux. C’était une opportunité qui ne se présentait qu’une fois dans une vie, après tout, et Winruna avait raison en disant qu’ils auraient certainement plus de chances de retrouver son frère si elle restait avec eux.

Ce fut le début d’une nouvelle aventure pour la jeune lorialet. Au contact des Feux Follets, elle redevint cette petite fille innocente, joueuse et enjouée qu’elle avait toujours été dans le Sidh. Ces traits de caractères firent d’elle la cible préférée des blagues de Gemno et Mareti, elle partageait avec Monomen l’intérêt de toutes créatures (en particulier humaines, il fallait l’avouer), pouvait avoir de longues discussions sur l’enseignement de la musique chez les Fées avec Neama et enviait sans pouvoir le cacher la relation qu’entretenaient Balko et Sagrara. Inutile de le cacher, son frère lui manquait terriblement.

Cependant, au fil des années, Andele sut trouver auprès de la mauvaise troupe une famille d’adoption parfaite. De manière tout à fait logique, ce fut de Winruna qu’elle se rapprocha le plus. Après tout, tous deux lorialets issus de la même tribu, ils possédaient des connaissances qui échappaient aux autres, à commencer par leur langue si chantante et compliquée, qu’ils prenaient plaisir à pratiquer, parfois même tout simplement pour ennuyer les plus curieux qui ne pouvaient comprendre. Puuliä trouva en ce monument de sa tribu le frère qui lui manquait, et Winruna fut bientôt considéré dans son cœur comme un A’kiilainen à part entière. D’adoption, certes, mais chez les Feux Follets, la notion de famille était intrinsèque à l’appartenance au groupe. Une famille étrange, disparate, parfois dysfonctionnelle…mais une famille des plus unies.

« Divertis mais désirant différer, las du désert et des guerres diminuant, ils se dirigent à l’est dès le Soleil Levant.  »


C’est avec entrain qu’Andele suivit la joyeuse bande quand l’animation se tarit du côté de Jérusalem. Elle n’était franchement pas contre remonter un peu et éviter les grosses chaleurs du désert. Pas qu’elle ait quelque chose contre le chaud en général, mais cette incapacité de montrer sa peau à la lumière du soleil faisait qu’il était parfois très agaçant de rester la journée entière sous de longues capes. Ce fut avec un engouement certain qu’elle observa l’Europe de l’Est, tenta de comprendre le système des monarchies humaines et les notions de frontières qui semblaient tellement plus strictes que chez elle, et à la fois tellement plus abstraites… Ah, que ces humains étaient divertissants…

Et puis ils arrivèrent en Chine. Tout était étonnant, et pour Andele qui s’étonnait du vol d’un papillon, c’était certainement bien mieux encore. Ce fut une longue étape alors à la découverte de l’étendue que représentait ce pays aux coutumes étranges –comme toutes les coutumes humaines qu’elle avait pu rencontrer jusqu’à présent- et des découvertes intéressantes. Notamment, ce fut là que Balko et Sagrara commencèrent à gagner une bataille qui s’annonçait perdue d’avance : entraîner Andele au combat.

Si l’on ne l’avait pas saisi jusqu’à présent, autant le préciser une bonne fois pour toutes : Andele détestait la violence, de tout type. D’ailleurs, son empathie très développée l’interdisait plus ou moins de faire du mal à quiconque, à moins de développer une propension au masochisme. Mais il était nécessaire qu’elle apprenne à se défendre (le fiasco qui avait provoqué sa rencontre avec les autres Feux Follets en était la preuve), et bien qu’elle rechignait fortement à cette idée (et qu’elle pouvait être assez têtue quand elle s’y mettait, il suffisait de voir le temps qu’avaient passé les gobelins à tenter de la persuader pour arriver à quelque chose) elle finit par s’y résigner.

Son changement d’état d’âme fut cependant bien court, parce que la jeune lorialet ne trouvait pas d’arme à son goût. L’épée était trop tranchante, le poignard trop coupant (oui, elle n’était pas à court d’excuses), quant à ces petits poings maigrichons, il s’agissait d’armes que les deux gobelins avaient évincé dès le départ. Ils auraient pu continuer à chercher très longtemps si les Feux Follets n’avaient pas croisé le chemin de Marco Polo (et inversement). Andele se prit d’intérêt pour cet humain si jeune et qui avait pourtant tant voyagé. Elle s’intéressa à ses voyages, se passionna pour la culture vénitienne, et observa ses manœuvres d’émissaire avec la curiosité innocente qui la caractérisait.

« Partir plus tôt, pour le plaisir ou pour le travail, apprendre à se protéger et pourtant… »


Et puis ils naviguèrent vers le Japon. Avec un peu de chance, juste avant que le gouvernement japonais ne change d’avis sur son ouverture au monde. Alors que Winruna s’intéressait au Kabuki, Sagrara et Balko signèrent leur victoire en faisant d’Andele une adepte du Tessen, cet art martial défensif usant d’un éventail aux lames acérées. Comparant cette forme de combat à une danse des plus artistiques, la jeune lorialet parvint à se laisser entraîner, et se révéla aussi douée que ce que l’on pouvait attendre d’elle. Depuis, l’éventail (une œuvre d’art colorée représentant un tapis de fleurs parcouru de papillons) au manche de bois mais aux lames de fer mêlées d’argent ne quitte plus sa taille, son apparence d’objet d’ornement lui permettant de le garder avec elle sans le moindre souci à toutes occasions.

Et puis leur séjour s’écourta. Si Andele n’avait pas la Clairvoyance de Winruna et ne pouvait donc Voir la raison pour laquelle on avait besoin d’eux, il était à la portée de tout le groupe, et plus encore à la jeune femme dont le don d’empathie n’était plus à prouver, de remarquer que quelque chose commençait à clocher. Ce n’était pas catastrophique pour le moment, mais cela ne leur donnait qu’une raison de plus de répondre à l’appel des éminences. De plus, sans être totalement nostalgique, la jeune lorialet devait avouer que l’idée de revenir en Europe ne lui déplaisait pas. Elle était même très intéressée par les changements qui auraient pu s’y produire… Apparemment, l’Italie entraînait un mouvement de Renaissance des arts et des idées qui semblait mériter un regard plus approfondi. Certes, ils n’étaient que des humains, mais certains d’entre eux étaient capables de petits miracles… à leur échelle. Entre toutes choses, un instrument particulier attira son attention. Il s’agissait du clavecin. Elle pouvait rester des heures à regarder les humains faire voler leurs doigts sur les touches, d’où sortaient des notes aussi légères qu’un vol de papillon. Si elle devait maîtriser un instrument humain, ce serait celui-là, glissa-t-elle à son Tuteur au cours de leur voyage.

Et puis, ils arrivèrent à Vérone.

« Rudes Ressentis, rare repos et horrible réalité. »


C’était comme s’ils venaient d’imploser. Brutalement, tous au sol dans une position montrant leur douleur, ils luttaient contre le noir qui les envahissait. L’un d’entre eux ne s’en relèverait pas. Andele ressentit la mort de Balko et le désespoir de Sagrara comme s’ils étaient les siens. Entre ça, sa propre douleur et celle du reste de ses compagnons, elle eut beaucoup de mal à se remettre. Trop de cris, trop de larmes, trop de douleur et trop de sentiments négatifs autour d’eux. Et pas seulement. Andele ne Voyait pas, mais elle Ressentait. Elle l’avait toujours fait, mais cela n’avait jamais vraiment posé de problème jusqu’à présent. Au contraire, cela expliquait parfois ses éclats de joie, sa bonne humeur et sa curiosité à toute épreuve. Mais plus maintenant.

Elle ne savait pas ce que Luonsäa voulait dire en mentionnant Kaat. Mais ce qu’elle savait, ce qu’elle Sentait, c’était la peur, la tristesse, le désespoir et la faim de ses congénères Faës qui venaient de se trouver enfermés dans le Sidh. A jamais.

Il fut compliqué pour tous de continuer à voyager. Mais il s’agissait de leur mission, et le sens du devoir d’Andele lui interdisait toute plainte. Et puis, ces voix qui criaient dans sa tête sans jamais s’arrêter… Elle voulait les aider. Elle devait les aider. Quand Winruna jouait, elle pouvait les Voir. Certainement parce que la musique augmentait son Ressenti. C’était encore pire de pouvoir mettre un visage sur ces cris, parfois même un nom alors qu’une boule de lumière se formait et que des éclairs apparaissaient un peu partout dans son regard rivé sur le lointain…

« Impensables, innommables et ignobles visions, l’Ire et les cris imaginés hérissent l’innocente et arrête l’idylle. »


Et puis un jour, elle craqua. Son esprit empli de ces images, de ces cris, de ces morts, ne tint plus le coup. Elle hurla pendant des jours et des jours, sans même se rendre compte que son A’kiilainen était dans le même état. Elle Voyait des visages défiler, Ressentait tout ce qu’ils pouvaient ressentir, leur faim, leur peur, leur découragement, leur douleur… Leurs cris faisaient écho aux siens. Leur douleur faisait écho à la sienne. Elle ne s’entendait plus hurler, et pourtant sa bouche était toujours ouverte. Elle n’avait plus de notion du temps. Elle n’avait plus de notion de faim. Il n’y avait plus que les cris et la douleur, qu’elle aurait voulu se provoquer elle-même, ne serait-ce que pour se prouver qu’elle était toujours quelque part. Qu’elle n’existait pas qu’à travers ces cris et ces morts et tous ces horribles sentiments et visions qui lui traversaient l’esprit. Les autres Feux Follets l’empêchaient de se faire du mal, mais cela ne changeait rien aux sentiments qui l’envahissaient, aux visages qui passaient, à la douleur qu’elle ressentait sans arrêt, sans arrêt…

Puis tout cessa. Aussi rapidement que cela avait commencé. Andele n’était pas dupe. Si elle ne ressentait plus la Douleur des Autres, c’était qu’il n’y avait plus d’Autres. Cette réalisation la plongea dans une affliction profonde. Elle ne réalisa pas qu’elle ne voyait plus ce qu’il se passait vraiment autour d’elle. Brisée, il lui fallut un temps, qu’elle serait incapable de définir, toute notion lui ayant échappé, pour se rendre compte que l’univers dans lequel elle se trouvait était sombre, froid, et terriblement différent de tout ce qu’elle avait vu jusqu’à présent. Et pourtant, grâce à ses A’kiilainen, elle en avait vu des choses…

« Monde morne et minimaliste mi-noir mi-gris, la demoiselle perdue maintient le contact. »

Parfois, elle les entendait. Ses amis, sa famille de cœur, ces personnes avec qui elle avait vécu plus longtemps qu’avec n’importe qui d’autre. Et pourtant elle ne les voyait pas. Parfois, cela l’inquiétait, parce qu’elle avait l’impression qu’ils étaient vraiment tout près. Elle n’arrivait pas à Ressentir non plus. Elle pouvait les entendre, reconnaître leurs voix, mais pas toujours les comprendre. Elle avait l’impression d’être seule, dans un monde obscur. Elle voulait bouger mais n’y parvenait pas, bloquée dans ce monde où elle avait les yeux ouverts sans voir quoi que ce soit d’autre que le noir et l’absence. C’était difficile. Très difficile pour la jeune lorialet qui n’avait jamais expérimenté un tel isolement. Et malgré sa volonté, elle restait coincée dans cet étrange corridor. Pas tout à fait vivante, pas vraiment morte, juste là, flottante.

C’était étrange, vraiment. La « présence » des autres Feux Follets lui faisait du bien. Elle pouvait entendre Winruna lui parler dans leur langue maternelle, Gemno lui raconter quelques blagues pour lesquelles elle l’aurait gentiment tapé sur le bras en riant aux éclats, écoutait Neama jouer parfois, entendait Mareti lui dire qu’elle manquait leur danse rituelle, et pouvait sentir la respiration de Sagrara près d’elle. Mais elle ne pouvait pas leur répondre. Elle ne les voyait pas. C’était très frustrant.

D’autres fois, les sons qui lui parvenaient étaient beaucoup plus angoissants. Des cris, des bruits de lames qui s’entrechoquent, de verres brisés, des flammes… Elle ne voyait, ne ressentait pas, et surtout ne comprenait pas. Elle avait l’impression d’être de retour à cet horrible moment où elle pouvait Voir tous ces Faës mourir (parce qu’elle avait fini par comprendre ce qu’il s’était passé, malgré sa léthargie, son esprit restait aussi efficace qu’auparavant) et cela la rendait fébrile. Et si quelque chose arrivait à l’un de ces amis ?! Elle était là, mais elle n’était pas là. Elle ne pouvait rien faire. C’était terriblement inquiétant, et frustrant pour elle. Andele avait besoin d’aider les autres. C’était ce que lui dictait son cœur et son empathie. Et savoir qu’elle n’était pas capable de se réveiller créait dans son esprit une peur constante, qui finissait toujours par un même questionnement : Et si elle ne se réveillait jamais ?

« Bénie par la Lune brumeuse, bientôt la belle endormie ne sera plus bercée et pourra répondre aux baisers et multiples discussions de sa bien-aimée famille.  »

Andele ne sut pas combien de temps tout cela dura. Elle tentait par moments de sortir de sa catatonie, mais c’était comme si son esprit, bridé par la souffrance qu’il avait ressenti, n’avait pas la force suffisante. Le temps passait, mais elle ignorait ce que cela signifiait. Elle ne savait même pas où elle était. Les voix de ses amis étaient toujours présentes (même si une partie de son esprit se disait que celle de Gemno n’était pas apparue depuis « longtemps », mais sans notion du temps il était difficile d’en être vraiment certain) et elle avait même appris à en reconnaître de nouvelles, qu’elle entendait régulièrement.

Et puis, quelques temps (mois, en fait) plus tôt, les bribes de conversations s’étaient faites plus compréhensibles. Il arrivait à Andele de comprendre des morceaux de la conversation. Certaines voix l’atteignaient avec plus de force, et elle parvenait parfois à Sentir la présence de quelqu’un auprès d’elle. Une recrudescence de ses pouvoirs de lorialet, comment était-ce possible ?! Elle ne comprendrait pas de suite, mais s’accrocherait à cette magie qui reprendrait sa place pour tenter de sortir de cette léthargie qui était la sienne depuis bien trop longtemps –bien qu’elle ne sache pas exactement le nombre de siècles qui s’étaient écoulés depuis son absence.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans ? Vous y êtes natif ? Andele est arrivée à la Nouvelle-Orléans avec le reste des Feux Follets, après leur tournée triomphale en Australie. Mais, pour tout dire, elle ne sait pas vraiment où elle est… Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle a l’impression que, cette fois, elle peut voir ce qui se passe réellement autour d’elle. Et cette voix, elle la reconnaît, serait-ce…


- Bas les Masques -


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Vous serez souvent là avec nous ? Toujours en semaine (hors décembre) mais plus rarement le week-end (40% du temps environ).
Comment avez-vous connu Voodoo Child ? En me faisant harceler pour y entrer.
Avez-vous déjà un double/multi compte ? Oui. What a Face
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ? Toujours pas, j'ai râlé au dernier recensement, j'ai eu ma dose ! o/

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ? (La main sur le coeur et dites « je le jure » u.u !) : Oui oui ! Very Happy


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MessageSujet: Re: Andele   Sam 8 Nov - 16:18

Very Happy bon bah pas grand chose à redire, si ce n'est  ce que j'ai déjà pu te dire par ailleurs mais je vais tout de même en faire la synthèse ici :

Citation :
"Comme tout vieux lorialet (ayant vécu dans le Sidh originel), elle aimait faire chanter les mots même lorsqu’elle ne parlait pas en musique. Son discours avait toujours été rythmé par des répétitions de sons (quasi-tautogrammes), même si il y a des chances pour que cela diminue alors qu’elle devra apprendre à jouer avec une langue qu’elle ne maîtrisera pas encore."

Je ne sais pas si "tous" les vieux lorialets le font. A la base c'était une spécificité de Winruna, mais évidemment il n'y a pas de raison qu'il ait été le seul à décider de faire ce genre de choses au moment de passer du dialecte lorialet (naturellement chantant) à d'autres langues qui le sont moins. Donc autrement dit les rimes/rythmes/intonations spécifiques font partie intégrantes du dialecte lorialet et peuvent aller jusqu'à changer la signification d'un même ensemble de syllabes. Plus que "d'aimer ça" d'un point de vue esthétique ceux qui parlent en vers le font par nostalgie/pensée conservatrice/instinct parce que sinon ça sonne pas bien et donc y a un truc qui cloche. Je pense que tu le savais déjà mais je préfère re-préciser.

Concernant l'épidémie qui l'a forcée à rester "à quai" par contre (oui je sais j'ai lu cette partie de la fiche il y a un bon moment et j'aurais pu m'en rendre compte avant), sachant que les faës n'ont rien en commun avec les êtres humains et sont des créatures entièrement constituées de magie, sachant qu'ils vivaient dans un monde lui-même constitué de magie, en quelque sorte immuable bien que modelable, je ne sais pas vraiment si il leur est possible de tomber malades comme de "vulgaires" humains. Je dirais qu'ils ne sont pas censés pouvoir mourir autrement qu'en se faisant massacrer (splosh) ou en manquant trop de magie/en étant exposés au fer. Le fait est qu'on pourrait justement grossir l’ethnologie et se pencher sur l'idée de "maladies du Sidhe" qui affaiblissaient/faisaient souffrir les faës sans pour autant les tuer, et qui pourraient dater de la souillure de la révolution gobeline lorsque ces derniers ont amené du fer à l'intérieur du Sidhe (et cela aurait pu générer certaines pathologies associées, sans pour autant qu'elles tuent...). Par contre ça m'étonnerait qu'un bébé faë puisse choper un rhume Razz surtout en vivant dans le Sidhe où le rhume ne doit même pas exister.

Et pis voilà, le reste c'est tout bon, la fiche était intéressante à lire c'est cool ! Et on va rire Very Happy
Les modifications à apporter sont de l'ordre du détail alors ta fiche est validée, tu connais la suite mais voici un rappel des étapes qu'il te reste à passer !


  • L'ouverture de ton Carnet Mondain et de ton Inventaire.
  • Dans la section Carnet Mondain tu trouveras un topic de demande de niveau de dangerosité, auquel il te faudra répondre.
  • La génération de ta fiche d'identification dans ton profil (qu'il te faudra aussi remplir avec le lieu d'habitation de ton perso et les divers liens vers ta fiche, carnet mondain et inventaire).


Re-bienvenue et bon ( What a Face ) jeu !
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MessageSujet: Re: Andele   Lun 10 Nov - 3:34

Alors, pour la partie sur le langage, j'ai modifié comme ça :

Citation :
Son langage de naissance étant très mélodieux, elle aimait faire chanter les mots même lorsqu’elle ne parlait pas en musique. Fortement influencée par son A'kiilainen et tuteur, son discours avait toujours été rythmé par des répétitions de sons (quasi-tautogrammes), même si il y a des chances pour que cela diminue alors qu’elle devra apprendre à jouer avec une langue qu’elle ne maîtrisera pas encore.

Ca reste logique et je pense que ça pourrait aller à tout le monde, non ? =)

Pour l'épidémie, je suis restée vague donc la possibilité d'une "intoxication" au fer quelconque reste envisageable (et intéressante... What a Face). Et je remplace le bébé atteint d'un rhume par des symptômes dépressifs (pas forcément chez les enfants) comme ceci, cela conviendrait ?

Citation :
Elle aimait ce qu’elle faisait et son aide était toujours appréciée, qu’il s’agisse de symptômes dépressifs ou d’articulations douloureuses.

Je m'occupe du reste tout de suite (comment ça, je prends toutes les excuses pour ne pas travailler ? *air innocent*)
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