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 Un retour à pas de velours

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MessageSujet: Un retour à pas de velours   Sam 12 Juil - 16:15

De la pluie, de la pluie et encore de la pluie. Pas de bol hein ? Et moi... Qu'est ce que je faisais là moi ? Quand j'ai osé poser la question à bord du bateau, on m'a simplement dit que « mon voyage avait été gracieusement payé » et que « la raison importait peu, du moment qu'il y avait du cash à la clé ». Bon, ok. Mais ça n'expliquait rien à ma présence là. En plus de débarquer en pleine nuit dans un endroit visiblement mal famé, j'y étais en tenue légère. Non, je vous arrête de suite : pas de sous vêtements. Y'a des enfants quand même ! Quoi non ? Ah ben oui, sur un quai, de nuit, y'en a pas. Mais bon, quand même. Une robe estivale c'était déjà suffisamment léger comme ça.
Et puis, à force de cogiter en voyant le bateau s'éloigner, voilà que je me retrouvais trempée de la tête aux pieds, les cheveux dégoulinant. Pas le choix, il me fallait me hâter de trouver un abri. Au pas de course, mes réflexions reprendraient plus tard, je courais de long, en large et en travers, afin de trouver un endroit au sec. Pas facile dans un port !

Assez vite cependant, je trouvais un petit recoin, faiblement éclairé par un lampadaire clignotant au gré des intempéries, afin d'éviter de me mouiller davantage. Sous cette faible lueur, je me rendais alors compte que ma robe était devenu transparente sous l'effet des trombes d'eau. Chouette... Comment me rendre en ville maintenant ? Et comment rester là dans un endroit visiblement mal famé au regard de toutes ces cochonneries diverses et variées qui pouvaient traîner au sol ? Vieux joints, string délaissé après une partie de jambes en l'air assez nautique... Bref, rien de bien réjouissant.
Déjà que je ne pigeais rien à ce que je fichais là. Mais si, en plus, je ne trouvais aucun moyen de m'en sortir... Pour un peu, il aurait suffi de hurlements au loin ou d'ombres de rôdeurs psychopathes, pour me sentir au sein d'une scène Hitchockienne à souhait. Et voilà que cette sotte pensée parvenait à me faire sourire. Il m'en fallait vraiment bien peu, et glauque, au vu des circonstances !

Mais cela ne réglait en rien mon problème. Partir vers la ville et chercher une chambre d'hôtel pour se mettre à l'abri et au chaud ? En comptant rapidement les économies de mes poches, je n'irais guère loin avec ma maigre fortune. Quand bien même, si je prenais une chambre... Comment ferais je demain ? Certes il fera jour et je parviendrais sans doute mieux à réfléchir. J'aurais davantage de temps aussi et de ressources pour trouver une solution. Ce sera toujours mieux que de rester là à attendre de se faire égorger, ou pire encore, bien sagement.
C'était décidé, je partirais vers la ville. Avec le maigre espoir de trouver quelque chose d'ouvert et d'accueillant. Enfin, je pourrais enfin réfléchir si jamais je parvenais à mes fins ce soir.
Encore fallait il trouver la sortie du labyrinthe de ces quais... Avec mes bottes qui faisaient « floc-floc » et ma robe qui me collait en montrant l’entièreté de mon corps, rien n'était gagné...
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MessageSujet: Re: Un retour à pas de velours   Jeu 21 Aoû - 11:41

Shady avait attendu le soir pour sortir, ces temps-ci le monde l’étouffait de trop, et elle aimait se retrouver dans la fraicheur d’une soirée calme. Ok, « soirée calme » et « Nouvelle Orléans » ça sonne un peu faux, mais bon, mine rien, on arrive à trouver des coins tranquilles. La plus part du temps, autant aller dans les lieux jugés « glauques » la nuit tombée, petites rues, zone industrielle, ect… Au moins personne ne viendrais s’y balader, du moins pas des tonnes, il faut être un peu toqué sur les bords pour aimer ce genre d’endroits, ce qui était un peu le cas du spécimen dont on parle à présent, en même temps, c’est pas une découverte. Bref, notre amie était partie faire son « footing », enfin, sauter un peu dans tous les sens et jouer les acrobates sur les conteneurs au port était plus correct que le mot « footing », on s’occupe comme on peut après tout.
Elle fit une pause dans ses activités, histoire de reprendre son souffle, sous sa forme humaine elle n’avait pas vraiment les même capacités que ça seconde forme, et l’utiliser à tout bout de champ n’était pas vraiment dans son délire.
Elle admirait les lumières se refléter sur l’eau près du quai, une odeur de poisson pas frai régnait dans l’air, son estomac grognait rien que d’y penser. Mais des voix la sortirent de sa rêverie, elle enfila sa capuche, descendit du conteneur qu’elle utilisait comme perchoir, si elle avait de la chance, c’était un arrivage tardif, ni elle en avait moins, c’était une bande de cons qui dealaient ici. Elle n’avait pas franchement envie de devoir rester discrète, voire planquée toute la nuit, ce genre de gars, mieux ne valait pas les déranger, à mains nues elle aurait pût les dézinguer, mais si ils sortent un flingue c’était mort, mais vraiment mort pour le coup.
Elle s’avançait discrètement entre les conteneurs, pour s’approcher de la scène.
Une nana. Plutôt jeune, assez mimi, et qui ne devait pas avoir la météo chez elle, en voyant sa robe. Shady devina vite qu’il s’agissait d’une « consœur » rien qu’au flair, la légère odeur de chien mouillé de venait de son interlocuteur. Lui, un homme, un peu rustre, qui avait l’air de s’en battre un rein de ce que la jeune lui demandait, de toute évidence, il était capitaine du bateau qui venait d’arriver, celui-ci avait ramené les odeurs de la mer, et ne venait pas d’ici.
Elle vu l’homme remonter, le bateau partir, et la miss, laissée sur place, semblait réfléchir, elle devait être un peu paumée la petite !
Il se mit à pleuvoir, mais ça notre amie l’avait senti arriver depuis un moment déjà, comme sans doute la totalité des métamorphes du coin, ça avait quelques avantages d’être un peu animal. L’inconnue avança vers elle, elle l’avait repérée ? Shady se crispa, prête à prendre forme animale au cas-où, après tout cette nana n’était peut-être pas si innocente qu’elle le laissait croire. Non, heureusement, elle s’était foutue dans un recoin éclairé, mais trop visible, de toute évidence, la jeune ne savait quels spécimens trainaient dans le coin, se faire repérer tout de suite n’était pas le bon plan. Le bateau une fois parti, elle, sauta silencieusement sur le conteneur qui séparait sa planque de celle de l’autre miss, avec le bruit de la pluie en plus, elle ne l’avait pas entendu, Shady l’observa donc dans l’ombre, afin de s’assurer de la nature des risques.
Cette pauvre nana avait l’air tellement paumée, Shady la prit en pitié, elle sautant du conteneur en sa direction, elle tendit sa veste à la nana.

Met-toi un truc sur le dos avant de te faire violer ma grande, c’est pas cool le coin, tu fous quoi ici d’ailleurs ?
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