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 Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale

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Olivia Luz-Descalzo
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MessageSujet: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Jeu 10 Juil - 0:29

On était dimanche, il était dix heures cinquante, et rien n'allait. Enfin ça, c'était l'avis d'Olivia. Quiconque la connaissait un minimum savait qu'elle souffrait d'une 'légère' propension à l'exagération. Qu'elle avait transmise à son fils, d'ailleurs. Leur côté Latin, très certainement...

Toujours était-il que la brune s'était levée aux aurores (comme si elle aurait pu dormir plus longtemps à l'idée qu'aujourd'hui était le jour où elle allait rencontrer la prétendante de son fils... sans compter qu'il s'agissait également de la première rencontre d'Esteban et Sergio depuis qu'Olivia avait élu domicile chez lui) et s'était habillée rapidement, tentant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller celui dont elle partageait la couche. Et depuis, elle avait principalement tourné en rond.

Ace et Argos lui avaient fait un grand accueil dès qu'elle avait passé la porte de la chambre (il fallait dire qu'ils avaient été habitués aux horaires matinaux de l'ancien inspecteur du BIAS), et la mexicaine leur avait ouvert la baie vitrée menant au jardin avec un sourire amusé, allant même jusqu'à jouer quelques minutes avec eux (elle n'était pas encore vêtue pour la journée, elle pouvait donc se le permettre). Ce commencement léger de la journée lui avait permis de calmer l'anxiété qu'elle ressentait. Parce que quoi qu'on en dise, pour Olivia, la journée était loin d'être ordinaire.

Bien entendu, elle allait voir son fils chéri qu'elle n'avait pas vu depuis une semaine (un temps interminable, selon elle, mais toujours moins long que ce dont elle avait pris l'habitude ces dernières années avec l'exil d'Esteban à Bâton-Rouge, donc elle n'allait pas trop râler), et c'était bien là la seule constante de l'évènement, car non seulement Esteban venait accompagné (une première!), mais en plus le tout se déroulait chez Sergio.

Olivia n'avait rien contre la jeune femme. Erin, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Elle lui avait trouvé un ton de voix agréable au téléphone (ce qui n'était pas donné à tout le monde), une tournure de phrases charmante et des manières enchanteresses, tant qu'il n'était pas question de dévergonder son fils à l'alcool ou dans des lieux publics. Mais Olivia n'arrivait pas vraiment à leur en vouloir. Elle avait été jeune, elle aussi, et quand elle y réfléchissait, avait sûrement fait pire... bien qu'elle se garderait de le dire à quiconque. Sergio devait bien être le seul au courant, pour la simple et bonne raison qu'il était le complice de ses plus grands méfaits de jeunesse.

En pensant à son amant, Olivia ne put s'empêcher de soupirer comme une écolière. Elle lui avait demandé, une fois de plus, de garder secret leur relation, ainsi que ce qu'elle lui avait avoué au sujet d'Esteban. Pas qu'elle avait honte de tout cela (elle avait dépassé ce stade des années plus tôt), mais elle estimait que ce n'était vraiment pas le moment pour mettre son fils au courant de choses pareilles. Encore moins alors qu'il était accompagné. Mais elle le lui dirait -enfin, ils le feraient tous les deux- le moment venu. Sergio semblait avoir compris sa décision (comme toujours, il était bien trop doux, gentil et compréhensif pour son propre bien, Olivia en parvenait parfois à se demander qui était l'ironique politicien dont elle avait assidûment suivi la campagne pour mieux le conseiller), mais elle savait qu'ils ne pourraient empêcher certains gestes, devenus plus naturels encore maintenant qu'ils étaient sous le même toit. Il fallait juste espérer qu'ils ne soient pas trop voyants, mais la comédie en famille était leur terrain de jeu depuis près de vingt ans, ce n'était donc pas ce qui lui causait le plus de souci.

Non, ce qui l'inquiétait le plus, c'était évidemment le brunch lui-même. Hors de question de servir à son fils et à sa prétendante un repas de piètre qualité, et Olivia avait passé plus de temps avec Maria en ces quelques jours séparant l'invitation du D-Day que depuis qu'elle avait emménagé. Elle s'était d'ailleurs prise d'affection pour la gouvernante, qui avait de la suite dans les idées, un répondant certain et un goût sûr pour l'art de la table (l'ancien directeur-adjoint du BIAS savait s'entourer). Elles avaient donc élaboré un menu en partant sur un brunch classique, auquel Olivia n'avait pu s'empêcher d'ajouter quelques touches de son propre pays. Pas trop d'épices (elle avait reçu un sms lui indiquant d'éviter les
tamales de sa région d'origine, ce qui lui avait fait faire la moue, mais il s'agissait de son fiston adoré, alors elle ferait un effort), mais elle n'avait pas pu résister sur le guacamole. Pour se faire pardonner, elle avait également demandé d'ajouter quelques spécialités mayas à base de cacao (oui, ils avaient une religion polythéiste et donc païenne, mais une cuisine gourmande qu'elle appréciait beaucoup, donc... et puis il s'agissait de ses racines) et n'avait pas oublié le caramel, que son fils adorait. La maîtresse de maison s'était donc faufilée en cuisine assez tôt dans la matinée pour vérifier le déroulement des opérations, mais Maria l'avait bien vite renvoyée -gentiment, tout de même- sur les roses, en lui disant que tout serait parfait, qu'elles avaient déjà tout vérifié cinq cent fois ces deux derniers jours et qu'elle devrait plutôt se détendre en attendant l'arrivée des deux étudiants. Chose impossible pour la boule de nerfs qu'Olivia était devenue.

Elle avait donc fini par se rendre dans la salle de bains, pour se préparer. C'était une autre épreuve qui devrait prendre un certain temps, car elle n'aurait pas supporté l'idée de faire mauvaise impression, que ce soit à Erin (pour le bien de son fils) ou auprès de Sergio (bien qu'il lui disait régulièrement que même des haillons la mettraient en valeur, elle en doutait sérieusement, et il n'était pas même question qu'elle essaie un jour!). Pour l'occasion, elle avait donc exceptionnellement relevé ses cheveux dans un chignon élégant mais lâche et dont quelques mèches ondulées retombaient savamment le long de son visage et sur ses épaules, couvertes d'un cardigan manche trois-quart de couleur bronze, qui rappelait les sequins de la robe corail qu'elle avait décidé de porter. Comme toujours, la couleur mettait en valeur le hâle de sa peau et l'ensemble était de très bonne qualité et très certainement hors de prix, mais rien n'était trop beau pour une journée pareille. Pour ses chaussures, elle avait opté pour de simples escarpins haut de gamme, bronze également. Un maquillage léger plus tard, elle s'estimait présentable sans avoir conscience qu'elle était resplendissante. Bon d'accord, peut-être qu'elle le savait...

Avec tout ça, il était tard, et Olivia avait l'impression que rien n'allait. Elle avait demandé d'installer la table sur la terrasse (il aurait été stupide de ne pas profiter de ce temps splendide) et allait y jeter un coup d'oeil quand elle croisa le maître des lieux. Elle lui fit un grand sourire et s'arrêta, avant de tourner sur elle-même, cherchant son approbation sur sa tenue... Mais ses yeux se posèrent sur l'horloge et s'agrandirent de surprise.


« Dios mio, déjà ?! Mais il faut aller les attendre ! Viens vite ! »

Prenant d'autorité la main de Sergio dans la sienne, la belle brune prit (ou plutôt continua de prendre) la direction des opérations et se dirigea vers l'entrée de la villa, poussa la porte et entreprit d'attendre les amoureux de pied ferme sur le perron. L'excitation de cette rencontre au sommet commençait à la gagner, et elle lâcha la main de son amant pour poser ses mains entrelacées sur le devant de sa robe. Elle était à deux doigts de retourner dans l'entrée pour regarder l'heure, et se tourna vers le Sénateur avec une moue presque enfantine qui traduisait son impatience.

« Tu crois qu'ils vont arriver bientôt ? »
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Sergio Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Mar 19 Aoû - 18:40

Le sommeil léger, Sergio n’avait pas manqué le lever d’Olivia. Il avait d’ailleurs protesté fortement, du moins autant qu’un homme à demi-endormi le pouvait, ce qui, vous vous en doutez, était plus de l’ordre de vagues protestations à peine audible que de l’ordre auquel on ne discutait rien, bien que, dans l’esprit de l’ancien inspecteur du BIAS, il avait été aussi autoritaire et clair qu’il aurait pu l’être s’il l’avait voulu. Comme quoi. Replongeant dans l’inconscience du sommeil à peine quelques secondes plus tard, il ne se réveilla que quelques heures plus tard. Contrairement à d’habitude où il sautait du lit prêt à affronter la journée avec un optimisme certain et une volonté à toute épreuve, il était un peu plus… pataud. La nuit n’avait pas été des plus agréables, un peu plus que la précédente et surement moins que la prochaine, mais il fallait croire que les révélations de sa future ex-belle sœur, avaient laissé plus de séquelles qu’il ne l’aurait cru. Adossé à la tête de lit, il se passa les mains sur le visage avec lenteur, prenant une grande inspiration avant d’expirer lentement, pensant à ce qu’allait être ce fameux « brunch ». Et, bien entendu, il ne pensait pas vraiment au contenu du buffet, mais plus volontiers à ceux qui allaient le déguster. Comme l’avant-veille au soir, il était partagé entre le bonheur de l’idée d’avoir un fils et la sensation d’avoir tout de même perdu dix-huit années de son existence, sans parler qu’il ne pourrait même pas évoquer le sujet de quelque façon que ce soit. C’était peut-être ce qui le gênait le plus. S’il pouvait comprendre pourquoi Olivia avait gardé le secret jusque là, il avait du mal à se dire qu’il devrait encore attendre. Que pouvaient être quelques jours, quelques semaines, à côté de dix-huit années, et, pourtant, cela n’avait rien d’agréable.

Sans compter qu’il faudrait également prendre ses distances avec la mère de son fils qui, officiellement, n’était ici que par commodité, comme invitée. Ce déjeuner allait être bien long, assurément. Il soupira une nouvelle fois avant de repousser les draps et de poser les pieds sur le sol. Il était temps de se préparer ou il subirait certainement les foudres de celle qui s’était transformée, même s’il ne le savait pas encore, en maîtresse de maison. Passant dans la salle de bain qui jouxtait la chambre, il essaya de se vider l’esprit avec une douche froide mais n’y parvint pas réellement, ou du moins pas suffisamment pour que tout cela ne le rattrape pas alors qu’il fermait à peine le robinet. Il se sécha consciencieusement avant de se préparer. Après un bref rasage pour entretenir sa barbe et ne pas paraître négliger, il quitta le miroir pour le dressing. Pour l’occasion, Sergio ne dérogeait pas à son style habituel. L’événement ayant lieu chez lui, il n’allait pas se priver de la jouer parfaitement décontracté. De toute façon, les cravates et les smokings finissaient toujours par l’étouffer. Il n’y avait rien de pire que les codes vestimentaires. Et puis, on pouvait avoir l’air très chic sans aller jusqu’à ce guinder des pieds à la tête. Il s’accommodait donc aujourd’hui d’un pantalon d’un beige très clair, fait dans un tissu léger, afin de ne pas trop ressentir les effets de la chaleur. Il compléta l’ensemble avec une chemise d’un bleu ciel uni, plutôt clair, qu’il ne ferma bien entendu pas jusqu’en haut, puisque, de toute façon, il n’allait pas mettre de cravate. Il attrapa une paire de chaussures et une ceinture marron qu’il enfila rapidement. Il jeta un coup d’œil dans le miroir plein pied histoire de s’assurer que tout était convenable – mot si cher à Olivia – avant de se lancer dans le grand bain.

Il croisa Maria qui lui demanda s’il désirait une petite collation avant le déjeuner. Sergio refusa, prétextant qu’il tâcherait de tenir jusque là, préférant ne pas se gâcher l’appétit alors que de véritables parfums s’échappaient des cuisines. Elle esquissa un sourire, s’éclipsa un instant et revint en lui tendant une petite mignardise avec un clin d’œil. Il la remercia et s’empressa de l’engloutir tout en savourant de toutes ses papilles ce qu’elle venait de lui offrir. Tandis qu’il se dirigeait vers l’extérieur, - n’ayant, pour une fois, pas vu Ace et Argos dans les environs, il avait supposé que quelqu’un les avait fait sortir – il croisa Olivia à laquelle rendit son sourire. Elle était toujours aussi… parfaite. Sa robe était magnifique mais il était conscient que c’était surtout parce qu’elle la portait. Sans quoi, il y aurait sans doute trouvé beaucoup moins de charme. « Un véritable rayon de soleil dans cette maison… » Il n’eut pas vraiment le temps d’aller plus loin dans ses comparaisons, alors qu’elle l’emmenait « de force » - tout était relatif compte-tenu de la différence de… gabarit entre eux deux – vers l’entrée, comme si Esteban et son amie allaient apparaître comme par magie devant la porte d’entrée. Ils s’arrêtèrent sur le palier, devant la porte. Il n’était pas difficile de sentir l’impatience qui faisait bouillir la mère attendant son fils. Pour Sergio, c’était un peu différent. Il avait été bon acteur, mais ce qu’il allait devoir jouer ce midi, serait peut-être au-dessus de ses moyens. Il y avait tellement de possibilités de faire une erreur… « La prochaine fois, si tu veux le savoir, il faudra penser à implanter une puce GPS à ton fils, Olivia. » Un peu d’humour, autant pour elle, que pour lui. Un moyen comme un autre de penser à autre chose. Il n’avait pas dit « notre », ni utilisé le sempiternel « Gatito », mais principalement parce qu’il essayait de se détacher dès maintenant. C’était le meilleur moyen d’éviter les gaffes.
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Mer 27 Aoû - 11:41

Réveil aux aurores + peu d'heures de sommeil depuis quelques jours + stres... un très mauvais cocktail pour Erin, qui pourtant s'efforçait de toujours avoir un teint reposé, frais et illuminé. Au réveil, pourtant, c'était loin d'être gagné. Elle s'extirpa des draps sans faire trop de mouvements, pour laisser Esteban dormir le plus possible, consciente qu'il avait besoin de récupérer... Après sa longue douche à rêvasser, faire des bulles, et essayer de se convaincre mentalement qu'elle allait plaire à la mère de son Prince, le bal des crèmes et soins pouvaient commencer, rituel qui la réveillait toujours beaucoup mieux que sa toilette. Parce que les onguents sentaient bon, rafraichissaient la peau, la matifiaient, estompaient les cernes, prévenaient des premières rides, révélaient l'éclat naturel de la peau dès la première utilisation... C'était son esthéticienne favorite qui le lui avait dit. Et Roberta Beccardi était connue dans tout l'Upper East Side !

Erin fit un crochet jusqu'à son lit pour s'accroupir à la hauteur d'Esteban et immortaliser d'une photo le visage endormi de son Prince. Évidemment, le bruit caractéristique de son téléphone fit frémir les sourcils de l'Héritier Luz-Descalzo, ce qui la chagrina, mais ... il serait réveillé, au moins, presque en douceur.

"Debout mon Prince..." Souffla-t-elle d'un air attendri, avant d'être dérangée par le livreur qui sonnait. Enroulée dans son peignoir d'une couleur entre le corail et le pêche, la Rouquine alla le remercier gracieusement et fondit pour sa robe, qui serait parfaite, se répétait-elle. Parfaite. Noire, élégante, sobre mais distinguée. Un classique indémodable et idéal pour toute belle-fille idéale. Voilà ce que voulait faire songer Erin à Olivia...

Elle accourut ensuite dans sa chambre tenant sa tenue fièrement, et sauta sur le lit comme une enfant en exposant son trophée.

"Dis-moi qu'elle va adorer !" Sautilla-t-elle en se tortillant d'angoisse.

"Tout le monde aime les robes Chanel..." Elle murmurait pour elle-même. Même si, évidemment, Olivia serait OBLIGEE de l'adorer, puisque, d'une, Erin avait des goûts infaillibles, et, de deux, Esteban avait des goûts infaillibles, et qu'il l'avait choisie, elle. Mais la jeune femme avait un besoin viscéral d'être rassurée...

Elle retourna dans la salle de bain se maquiller, ce qui prit encore un moment. Quelque chose de chic mais peu marqué, elle ne se maquillait jamais à outrance, c'était bon pour les filles de banlieue qui cherchent à attirer des ringards, ça. Des yeux un peu noircis et une bouche rosée, voici ce qui la représentait au mieux. fraîche, innocente, enthousiaste mais correcte.

Erin enfila finalement sa robe avec l'aide d'Esteban, et se hissa sur ses escarpins roses, parce qu'on ne se refait pas, même lorsque l'on veut être Grace Kelly.

Un parfum floral doux aux notes de roses, et elle était prête. Dans son sac à main, elle glissa son baume à lèvres, prévoyant que le stress gerce sa bouche, ce qui serait un désastre...
Lorsqu'Esteban fut prêt à son tour, ils étaient, ô miracle, à l'heure, et ne seraient pas obligés de s'excuser platement d'un retard qui ferait très mauvais genre.

Son Prince, en gentleman, avait prévu la limousine et durant le trajet, elle s'efforça de parler de ses voisins, la mauvaise qualité de leurs vêtements, le goût douteux de la musique qu'ils écoutaient, l'odeur affreuse de ce qu'ils cuisinaient... Critiquer son entourage était un excellent moyen de se relaxer, et d'éviter de penser à l'épreuve qui s'annonçait. Non pas qu'elle doute de son pouvoir de séduction, puisqu'elle était parfaite mais... même si au téléphone, Erin avait apprécié leur échange, il persistait ce doute affreux... Saurait-elle plaire à Olivia Luz-Descalzo ? Et à Sergio, l'oncle d'Esteban ? Arriverait-elle à garder le Secret ?

Sans compter qu'il s'agissait là d'une visite à la Reine Mère, qu'elle allait être présentée en tant que petite amie, et que tout ceci avait un goût d'annonce officielle. Pour le moment, elle ne serait pas la "presque fiancée" que la bague n'annonçait pas... Celle-ci, rangée dans une belle boite à bijoux, attendrait leur retour pour retrouver sa juste place. Nerveusement, elle caressa son annulaire dénudé et prit une profonde respiration. Ils étaient arrivés...
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Jeu 4 Sep - 11:46

Il fallait s'y attendre : Esteban était tellement exténué par la folie des jours précédents qu'il n'avait pas entendu le réveil. A mesure que le temps passait, cependant, il émergeait des couches de sommeil les plus profondes, et il redevint capable de réagir aux stimulations venues du monde extérieur. C'est un bruit d'appareil photo qui le fit passer pour de bon dans la zone nébuleuse de la somnolence, mais seulement la voix d'Erin qui le poussa à en sortir. Et c'était difficile. Il avait l'impression d'avoir dormi une moitié de nuit seulement. Ses membres pesaient deux tonnes, il avait la tête qui tournait, et une nausée pernicieuse qui lui retournait l'estomac. Il aurait bien passé la journée au lit...

Un grognement endormi répondit aux mots qu'on lui avait adressé, et dont il n'avait à peu près rien compris tellement il était dans le coton. Il avait compris le message, cela dit, mais se demandait pourquoi Erin l'avait réveillé avant que son alarme ne sonne. Était-elle pressée à ce point ? Bien sûr, lui aussi était impatient, mais la fatigue était plus puissante encore que son envie d'arriver là-bas. Il voyait tout au travers d'un voile fade, pâteux et tanguant, ce qui ne le mettait pas d'humeur extrêmement heureuse.

Lorsqu'il parvint à se redresser - ça avait été dur - la jeune femme n'était plus là. Il pensa qu'elle avait dû avoir quelque chose à faire d'urgent, et profita de cet instant de solitude pour se frotter les yeux. A en croire ce qu'il touchait, il allait avoir des cernes magistrales et vraiment très peu convenables qui allaient lui attirer les foudres de sa mère... Il faudrait qu'il demande çà Erin si elle avait quelque chose pour ça. Mais plus important... Il faisait drôlement jour. Il ne s'était pas attendu à ce que le soleil soit déjà si haut dans le ciel malgré l'heure bien jeune qu'il devait être. Pris d'un doute aussi soudain qu'affreux, il écarquilla les yeux et se jeta littéralement sur son téléphone, où il se rendit compte qu'il était bel et bien à côté de la plaque. Le cœur battant, il lâcha l'appareil et posa une main contre sa bouche pour retenir l'envie de vomir handicapante qui l'avait pris à la gorge suite à son précédent mouvement, vraiment très peu prudent étant donné son état et le peu de temps qui avait passé depuis son réveil. Il ferma les yeux et tenta de se rassurer : .. Bah ! Il avait déjà vu pire. Il y avait eu des jours où il avait été incapable de se lever. Là, il ne se sentait pas très bien, mais c'était un état transitoire. D'ici une demi-heure ou quarante-cinq minutes, il serait approximativement en forme, et aurait peut-être même suffisamment faim pour faire honneur aux plats qu'on leur avait préparé.

Erin revint vers lui en portant ce qui ressemblait à une robe... Ne prenez pas ça mal ! Le tissu était loin d'être informe, mais le cerveau d'Esteban patinait encore un peu, si bien qu'il avait mis du temps avant d'analyser la situation, pourtant on ne peut plus évidente. Il fronça les sourcils et s'éclaircit la gorge en essayant de déterrer ses neurones mort-vivants (enfin, techniquement pas encore mort-vivants, mais passons). Il ne voulait pas donner à Erin l'impression qu'il ne s'intéressait pas à elle ni à ce qu'elle lui disait. Surtout pas !

La robe était simple et jolie. Coupée très propre, et faite dans un tissu dont les motifs fins et subtils gagnaient sans mal l'approbation du jeune homme. Il apprécierait encore mieux l'ouvrage lorsque la jeune femme serait dedans, mais il était certain qu'elle serait sublime... Déjà parce qu'il ne pouvait pas en être autrement, et ensuite parce qu'il avait une confiance aveugle en ses goûts (même si ils ne se connaissaient techniquement que depuis une petite semaine, oui). Sa mère allait sans aucun doute aimer, bien qu'elle risque d'éprouver quelques réserves sur le choix de la couleur. Lui-même n'était pas un fanatique du noir. Cela dit c'était un détail et il était certain que cette teinte irait parfaitement à Erin : le tissu sombre ferait notamment ressortir la clarté de sa peau, ainsi que l'éclat de ses boucles rousses. Quant à son regard brun, il n'avait pas besoin d'aide pour être saisissant. Il tenta un sourire endormi, et tenta de formuler ses réflexions en une phrase simple et cohérente.

"Si tu as prévu de porter quelques accessoires colorés avec, ça sera parfait... Je suis certain qu'elle sera aux anges rien qu'en te voyant arriver."

Il était moins bavard qu'en temps normal, mais espérait que la demoiselle comprendrait pourquoi : il était encore loin d'être bien. Il la laissa disparaître dans la salle de bain. Les yeux sur le mur, il se demandait si Gael arriverait bientôt pour lui porter les vêtements qu'il avait demandé qu'on lui fasse livrer la veille depuis sa collection personnelle... Il allait lui falloir un peu (si si, un peu) de temps pour se préparer, et il ne voulait pas risquer d'arriver en retard. Olivia n'était pas exactement la reine de la ponctualité, mais s'il avait hérité quelque chose de l'autre côté de la famille, c'était bien cette façon dont il était (censé être) réglé comme une horloge. Il serait vraiment très contrarié de ne pas être sur place dans les temps.

Lorsque Erin revint vers lui, il s'était reposé en position assise quelques minutes et il se sentait un peu mieux. Il l'aida à enfiler sa tenue (cela devenait rituel, et il n'avait absolument rien contre). Quelques minutes plus tard, la sonnette de la porte d'entrée retentit. Il eut un sourire d'excuse à l'encontre de son hôtesse :

"Je me suis permis de demander au chauffeur de ma mère de venir me porter mes vêtements, tu dormais je ne voulais pas te réveiller pour te prévenir... J'espère que ce n'est pas un problème."

D'un autre côté, il aurait vraiment été de mauvais goût qu'il arrive à ce brunch en portant l'un des costumes qu'il avait ramené de Las Vegas : Erin et Esteban n'avaient vraiment pas limité leurs efforts ni leurs explorations. Ils méritaient de passer au pressing. Surtout celui qu'il avait porté durant cette fameuse nuit dont... il ne se souvenait pas du tout. Bref... Ce n'était pas le moment de se remémorer cet événement fâcheux. Il disparut dans la salle de bain où il passa (juste) un peu moins de temps que d'habitude, comme ses cheveux étaient propres de la douche qu'il avait pris juste avant de dormir. Il vérifia tout de même qu'ils n'avaient pas profité du reste de la nuit pour graisser, ce qui aurait été une excuse valable pour les re-laver et les re-sécher, mais non. Tout était parfait. Il était grand temps de s'habiller. C'était une occasion qui méritait qu'il se vêtisse avec grand soin. Il aurait bien porté l'un de ses éternels costumes Brioni, mais étant donné la quantité de fois où il avait dû se mettre sur son trente et un cette semaine et de ce fait porter les pièces maîtresses de sa garde-robe, Erin allait finir par croire qu'il avait une obsession étrange concernant les blazers de cette marque. Il avait donc opté pour un costume trois pièces d'une marque un peu moins prestigieuse, bien que cela ne se voie pas vraiment : on ne pourrait pas l'accuser de ne pas donner à tous les (bons) tailleurs une chance de prouver leur valeur autrement que par leur renommée. Il en avait testé beaucoup, et lorsque le résultat était conforme à ses exigences, il ne voyait aucun problème à porter ces pièces à toutes les occasions. Bien sûr, lorsque pour une raison ou pour une autre, un pli, une couture, un fil qui dépassait... Quelque chose ne lui plaisait pas, il donnait le tout à un quelconque organisme caritatif, histoire que cela serve au moins à quelqu'un.

Sous le costume taupe, il portait une chemise Charvet bordeaux qui changeait de son sempiternel bleu foncé. La cravate en soie reprenait cette même teinte, légèrement plus foncée. Des chaussures à patine complétaient sa tenue, bien qu'il ait prévu de porter encore autre chose au dessus : il se sentait assez frileux, et il était encore tôt. Il noua ses cheveux dans l'habituel catogan dont rien ne dépassait, puis comme l'heure approchait il enfila son pardessus, dont il avait pris soin d'accorder la teinte au reste de sa tenue : un taupe à peine moins clair que celui du costume.

Son passage dans la salle de bain avait achevé de le réveiller : maintenant, il se sentait bien. Pas exactement aussi frais qu'un gardon, mais indéniablement d'humeur joyeuse et excitée. Ce brunch promettait d'être quelque chose ! Il était impatient d'assister à la rencontre entre sa mère et Erin. Il était persuadé que le courant allait passer à merveille entre elles. Cette idée parvint à le faire sourire stupidement pendant tout le voyage, même lorsqu'Erin disait des choses qui n'étaient somme toute pas très gentilles sur ses voisins. Il avait la tête légère... Du mal à se concentrer sur la conversation. Quelque chose lui disait qu'il n'était pas le seul à être dans ce cas : tous les esprits étaient tournés sur la rencontre qui allait avoir lieu incessamment sous peu.

"Nous y sommes ! Tu vas voir... Tout va bien se passer !"

Après avoir jeté un coup d'œil à sa rolex pour vérifier qu'ils étaient bien à l'heure, Esteban sortit puis aida Erin à faire de même, avant de la guider en direction de l'entrée de la villa. Il n'était pas venu très souvent ici : pour des raisons d'éducation, visiter la Casa del Sol était quelque chose qu'il ne faisait pas naturellement bien qu'il soit arrivé à la Nouvelle-Orléans depuis plusieurs long mois maintenant. La plupart du temps lorsqu'il rencontrait sa mère, c'était à l'extérieur, à l'occasion d'une après-midi shopping, ou d'un repas dans l'un des innombrables (mais très épicés) restaurants qu'ils avaient honorés de leur présence. Il remarqua, amusé, qu'ils étaient attendus de pied ferme devant la porte d'entrée. Il attendrait d'être à une distance raisonnable avant de saluer sa mère et son oncle autrement que par un sourire et un regard malicieux à l'encontre de la première, qui comprendrait certainement la signification qu'il y avait derrière : Elle n'était pas très à cheval sur l'heure, et l'avait souvent taquiné au sujet de sa spontanéité parfois caricaturale, mais ainsi qu'on pouvait le voir ce matin, elle comptait tout de même pas mal dessus... !

Il tourna un regard en coin sur Erin pour vérifier que tout allait bien de son côté, tant qu'ils étaient encore suffisamment loin pour pouvoir au besoin échanger des propos qui ne seraient pas entendus.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Jeu 4 Sep - 23:57

Le compliment de Sergio sur sa tenue ne passa pas inaperçu, et bien qu’elle tourna ensuite la tête vers l’horloge pour s’affoler du fait qu’il était presque l’heure, elle adressa d’abord à l’homme qui lui faisait face un sourire rayonnant, qui allait donc parfaitement avec la phrase qu’il avait lancée. Olivia avait beau attendre la venue de son fils avec une impatience quasi enfantine, elle n’en avait pas pour autant oublié la personne qui partageait sa vie. Et si elle avait demandé beaucoup de sacrifices à Sergio ces derniers jours (enfin, en y réfléchissant bien elle lui en avait demandé tout sa vie, bien qu’il prétende le contraire), Olivia tenait aussi à lui faire plaisir. Et savoir qu’il appréciait sa tenue était pour elle un effort dans cette direction.

Mais le temps ne lui permettait pas de préciser sa pensée. D’ailleurs, elle avait bien peur que si elle disait quoi que ce soit, il y avait une chance pour qu’ils retombent dans une discussion bien trop sérieuse pour la légèreté qu’elle ressentait à l’idée de voir son Niñito adoré. Pour autant, elle n’oubliait pas que le moment n’était pas uniquement propice à la liesse. Enfin, elle aurait pu, si Sergio n’avait pas répondu à sa question d’une façon certes humouristique, mais dont elle pouvait sans peine percevoir la froideur. Pas forcément dans son ton, mais simplement dans le fait que les mots qu’il utilisait faisaient montre d’une distance qu’ils avaient abolie dès qu’Olivia s’était réfugiée à la Casa del Sol. Elle lui jeta un regard plein d’affection, sans pouvoir réprimer un petit sourire, un peu triste. Et, parce qu’il fallait bien poursuivre l’effort qu’il faisait avec cette tentative d’humour, elle répliqua :


“Je n’en ai généralement pas besoin, il est réglé comme une horloge ! Si tu savais le nombre de fois où il a pu râler parce que j’avais juste deux –toutes petites- minutes de retard…”

Elle n’exagérait pas, et d’ailleurs Esteban n’était pas plus haut que trois pommes quand il avait commencé à réprimender sa mère pour ses retards plus ou moins légers. Olivia avait le sens de la bienséance, certes, mais ses origines latines faisaient que la notion de temps et le fait d’arriver à l’heure étaient…particulières. Disons que pour elle, un retard de quinze minutes n’en était pas un. La famille Luz-Descalzo au grand complet n’était pas adepte du laisser-aller latino-américain, et si la belle brune avait fait de nombreux efforts tout au cours de sa vie pour contenter les divers membres de sa belle-famille, il lui arrivait d’être beaucoup plus laxiste avec elle-même quand elle était seule avec Esteban… Ce qui avait bien souvent raison de la patience de ce dernier.

Comme pour confirmer ses paroles, la voiture entra dans leur champ de vision alors que l’horloge de grand-mère qui décorait le salon sonnait onze heures. Olivia lança à son amant un regard édifiant voulant dire “Tu vois, je te l’avais bien dit !” avant de tourner de nouveau le regard vers la berline noire. En sortit d’abord Esteban, respirant la noblesse et l’élégance alors qu’ils faisait le tour de la voiture pour ouvrir à sa petite-amie. Un vrai gentleman, et une lueur de fierté dans le regard, Olivia laissa échapper un “Qu’il est beau mon Niñito…” plein de tendresse. C’était habituel chez elle, mais Sergio ne l’avait certainement que peu vue ainsi, puisqu’ils n’avaient jamais accueilli Esteban ensemble où que ce soit… jusqu’à présent. Même si l’héritière Selva-Moreno avait toujours cet air fier et tendre quand elle parlait de son fiston. Certes.

Elle répondit au sourire qu’il lui lança par un petit geste de la main, une étincelle amuse dans le regard. Évidemment qu’elle comptait sur le fait qu’il soit parfaitement à l’heure, elle avait tellement hate de le voir ! Il devait certainement s’en douter et s’amuser de son comportement à elle dans son coin, d’ailleurs.

Et puis, le regard de la femme brune se tourna vers la jeune fille rousse qui accompagnait son fils. Elle portait une jolie petite robe noire qui lui allait parfaitement et qu’Olivia ne pouvait qu’apprécier, meme si elle regrettait un peu l’absence de couleur. Ceci dit, le noir mettait en valeur sa peau et les accessoires qu’elle arborait permettaient de ne pas rendre le tout trop sombre. Elle avait du goût, c’était indéniable. Mais ceci, Olivia le savait déjà, puisqu’Erin avait choisit son fils. Elle ne pouvait donc qu’apprécier les belles choses.

Les mains sagement posées sur le devant de sa robe, l’une contre l’autre, Olivia regarda le couple s’avancer, tout en jetant un coup d’oeil à Sergio. Dans son regard, on sentait une petite interrogation : Que pensait-il d’eux ? Elle, comme toute mère poule qui se respecte, était conquise. Restait maintenant à voir ce que la jeune femme donnait lors d’une conversation, puisqu’elle n’avait pas véritablement pris le temps de discuter avec elle lors de ce fameux coup de telephone, préférant faire passer ses recommandations tout d’abord. Mais pour Sergio, c’était la première fois qu’il voyait Esteban s’avancer vers lui en sachant qu’ils était son fils. Qu’en pensait-il ? Était-il satisfait de ce qu’il voyait ? Pensait-il qu’elle avait fait du bon travail avec cet enfant, qui était également le sien ? Et cette jeune femme, recevait-elle aussi –pour le moment du moins- son approbation ?

Il s’agissait là de bien nombreux sentiments à transmettre dans un court regard, et Olivia n’était pas certaine d’y être parvenue. Mais ce qu’elle voulait principalement montrer à son compagnon, c’était que son avis lui importait énormément. Malgré tout ce qu’il pouvait croire.

Cependant, les enfants avançaient rapidement et elle ne voulait pas que son fils se doute de quoi que ce soit. Alors qu’ils s’approchaient, Olivia descendit quelques marches pour venir à leur rencontre avec un grand sourire qui témoignait sa joie de les avoir en face d’elle.


“Esteban, querido, qu’il est bon de te revoir !” Par égard pour la demoiselle qui l’accompagnait, Olivia n’usa pas de l’espagnol de suite, ne voulant pas qu’elle se sente rejetée. Elle ne pu éviter le surnom affectueux dans sa langue maternelle, cependant. Puis, elle se tourna vers la jeune femme, à qui elle adressa un sourire peut-être un peu moins large, mais tout aussi sincère.

“Et vous devez être Erin… Je suis enchantée de vous rencontrer en chair et en os ! Merci infiniment d’avoir accepté cette invitation.”

Parce qu’elle le savait : accepter ce genre d’invitation avec une durée si courte pour se préparer psychologiquement à rencontrer la “belle-mère” n’était pas facile. Surtout quand la belle-mère en question était une Luz-Descalzo. Elle en avait elle-même fait l’expérience.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Sam 6 Sep - 19:12

Sur le perron de sa propre villa, Sergio n’était pas certain de vouloir réellement participer à ce brunch désormais, mais, hélas, il était un peu tard pour revenir sur sa décision. Il fallait admettre que les révélations d’il y avait à peine quelques heures n’avaient pas réellement aidé à contribuer à un réel enthousiasme pour ce déjeuner. Quoiqu’il en fût, il ne pouvait plus faire machine arrière et devait au moins faire bonne figure. Il savait qu’Olivia ne verrait pas forcément d’un bon œil l’idée qu’il puisse « boycotter » ce rendez-vous, qu’elle imaginait surement comme une première rencontre inespérée entre son fils et son père, un moyen de faire une connexion, bien qu’il soit interdit de mentionner quoique ce soit au sujet des véritables origines du jeune homme. L’idée de devoir remettre à une date ultérieure inconnue cette « discussion » le dérangeait, autant peut-être que le fait de savoir qu’il avait un fils de dix-huit ans et qu’il n’en savait rien jusqu’alors. Il aurait été inutile d’en faire un scandale. Certes, il avait été énervé, mais qui ne l’aurait pas été ? Mais y’avait-il quelque chose à faire ? On ne pouvait pas revenir en arrière, et, malheureusement, il était impossible de récupérer ces dix-huit années perdues. Il ne restait qu’à, peut-être, espérer que tout n’était pas perdu. Mais ces conjectures là n’étaient pas du goût de l’ancien inspecteur du BIAS. Il avait également repensé à ce que Darian avait fait subir à « son » fils. Rien que pour cela, il aurait volontiers gratifié son grand-frère d’un direct du droit ou du gauche selon l’envie, même si, il devait l’admettre, il avait un meilleur impact du côté droit. Enfin, il aurait tout le loisir de se venger à l’occasion, même si, ces derniers temps, la vie se contentait de lui fournir sur un plateau d’argent tout pour damner le pion à son aîné.

Pour toute réponse à Olivia, il se contenta de sourire légèrement, peut-être parce qu’il n’avait pas forcément envie de se laisser aller sur ce terrain-là, pas en ce moment, peut-être aussi parce qu’il avait repéré un fin nuage de poussière s’élevant à l’horizon qui annonçait l’arrivée d’un véhicule qui ne tarda pas à se montrer à carrosserie découverte. Sergio ne fit pas attention au regard que lui adressa son officielle invitée, concentré qu’il était sur la voiture qui s’avançait. Ce n’était pas vraiment celle-ci qui l’intéressait, ni ses passagers à la rigueur, mais simplement ce qui allait découler de l’arrêt de cette dernière. Voir Esteban ne l’inquiétait pas outre-mesure, quant à sa nouvelle petite-amie, dire qu’il s’en fichait royalement était probablement un euphémisme. Il n’avait rien contre elle, mais, malheureusement, elle n’arrivait pas nécessairement au moment opportun pour faire connaissance dans les meilleures conditions. Il restait à espérer que cela ne finirait pas comme certaines réunions « officielles » des Luz-Descalzo. Le sénateur connaissait son caractère et même avec la meilleure volonté du monde, il connaissait aussi ses limites. Même s’il voulait faire plaisir à Olivia, il serait peut-être trop difficile de devoir porter le poids de deux secrets à la fois. Dans le pire des cas, il pourrait toujours invoquer une raison ou une autre pour s’éclipser du déjeuner et ne revenir qu’à la fin, ou une fois qu’il aurait réussi à reprendre les rennes de ses émotions si elles devaient menacer de le submerger. Il restait à espérer que cela n’arriverait pas. Il observa Esteban qui sortit de la voiture, impeccable, comme il fallait s’y attendre, même si Sergio restait sceptique devant tant de couches de vêtements en cette saison. Légèrement en retrait, il assista à la scène avec réserve, laissant Olivia répondre pour eux deux. De toute façon, il n’était officiellement qu’un hôte, n’est-ce pas ? Pour un peu, il aurait pu être absent que cela n’aurait pas été étonnant.

Les deux jeunes gens s’avançaient dorénavant vers le perron. Silencieusement, il les observait, se demandant peut-être ce qu’ils pouvaient se confier avant d’arriver à portée de voix. Des conseils de dernières minutes surement. Il laissa Olivia descendre la première, prenant son temps pour descendre à son tour les marches qui menaient à l’entrée de la villa. Il aurait été malpoli de ne pas faire l’effort de s’avancer vers ses invités. Il essayait de respirer lentement, de faire le vide. Au pire, cela n’allait pas être bien différent de repas de gala qu’il pouvait donner en étant sénateur… Il laissa la mère de son fils commencer les effusions de bienvenue tout en essayant de maîtriser ses propres sentiments. Tandis qu’elle se tournait vers la jeune femme, Sergio s’avança vers son neveu. « Bonjour, Esteban. » Rien de très débordant de joie, mais rien qui ne tranchait vraiment avec la façon avec laquelle il saluait ce dernier lors des rendez-vous familiaux. Au moins ferait-il illusion. A la parole, il avait adjoint sa main, tendue vers le jeune homme. Une fois cette première étape franchie, il se tourna vers la demoiselle qui l’accompagnait. « Et j’imagine que vous devez être la fameuse Erin dont j’entends tant parler depuis si peu de jours. » Un léger sourire. Il attrapa en douceur sa main pour y déposer un galant baisemain avant de se redresser. Jusqu’à présent, jouer un rôle n’avait pas été trop difficile. Encore fallait-il pouvoir le tenir jusqu’au baisser de rideau. « J’imagine qu’Esteban s’est chargé des présentations officielles. Libre à vous de m’appeler comme vous le préférez, mais j’ai un faible pour Sergio. » Il se tourna à moitié vers la villa, tendant un bras vers celle-ci et l’escalier qui permettait d’accéder à l’entrée. « Soyez les bienvenus à la Casa del Sol. »
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Mar 9 Sep - 14:57

Un petit signe de loin pour ne pas être impolie lui sembla la meilleure option de mise en bouche, alors qu'ils approchaient. Elle avait beau avoir été parfaitement éduquée et censée être une parfaite femme du monde, détachée, et hautaine, Erin n'avait jamais su se défaire d'une spontanéité naturelle, qui passait d'ailleurs toujours très bien. Prenant le bras d'Esteban plus pour se rassurer qu'autre chose, la jeune femme voyait se réduire la distance qui les séparaient de la mère, et de l'oncle de son Prince...

"Elle est belle..." Souffla Erin avant d'être à portée d'oreilles, bien qu'elle ait murmuré pour elle-même. Le stress de la "rencontre avec belle maman" floutait quelque peu la "rencontre avec le tonton". Sa main s'affermit sur son bras, cette constatation était loin de la déstabiliser, et au contraire, elle en ressentit plus de courage, et ce fut le sourire élégant aux lèvres qu'elle s'avança.

On ne pouvait rêver meilleur accueil, sur le perron de la villa, et elle baissa le regard face au baise-main protocolaire de Sergio, dont la familiarité distinguée était plaisante. La chaleur dans le sourire d'Olivia l'avait tout autant séduite, bien qu'il lui reste encore un petit creux dans le ventre, qui pesait juste avant qu'elle n'ouvre la bouche pour la première fois face à eux.

"C'est bien moi en effet." Fit-elle d'une voix fluette, une fossette se creusant sur sa joue, en tendant sa main à la maîtresse de maison. "C'est un plaisir de vous rencontrer Olivia, si vous me permettez, et merci de nous accueillir dans votre Casa, Monsieur le Sénateur." La prononciation était juste, Erin savait parler en public malgré le stress, elle avait enchaîné les mandats au Collège français de l'Upper East Side, et avait dû s'exprimer devant un auditoire pour diverses manifestations, remises de diplômes... Malgré tout, son espagnol n'était pas excellent, et surtout en présence des Luz-Descalzo, elle le savait bien, aussi se reprit-elle un peu vite.

"Pardonnez mon accent déplorable..." Une seconde, elle se sentit honteuse. Mais l'invitation du Sénateur, qu'elle n'avait pas réussi à appelé tout de suite par son prénom, chassa rapidement son angoisse. Toujours accrochée à Esteban, avec qui elle échangea un regard un peu interrogatif, cherchant son approbation, la Rouquine attendit que son Prince se mette en marche, puisque c'était à l'homme de conduire.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Sam 13 Sep - 17:13

Erin ne s'était peut-être pas adressée à lui, mais tandis qu'ils avançaient en direction du perron, il entendit le murmure inattendu qu'elle avait prononcé. Il se sentit imbibé d'une soudaine fierté, qui alluma un brasier silencieux au fond de ses yeux. Des ailes lui poussèrent, et il se sentit doté d'une inspiration dangereuse (de celles qui étaient capables de le faire parler pendant plusieurs minutes sur un sujet dont il perdait le fil en l'espace de dix secondes, si bien qu'il devenait très vite incohérent et incompréhensible, sauf pour un esprit habitué et entraîné). Comme Esteban était très bien élevé et qu'on lui avait appris à contenir ses pulsions bavardes durant les instants qui le nécessitaient, il ravala ses mots avant même de les avoir prononcés, mais il les pensa tellement fort qu'Erin n'eut sans doute aucun mal à deviner ce qui se tramait dans le secret de sa boîte crânienne. Oui ! Sa mère était belle ! Sa mère était parfaite : magnifique, intelligente, drôle, intéressante, gentille, et on ne le répéterait jamais assez tant cela décrivait leur relation : elle avait toujours raison (sauf quand il n'était pas d'accord avec elle) et elle faisait toujours tout bien (sauf lorsque cela le contrariait).

Ils arrivèrent devant leurs hôtes. Le jeune homme devait être un peu trop rayonnant pour que cela paraisse naturel... mais ça n'avait rien d'inhabituel, si bien que personne n'en serait vraiment surpris. Sauf lorsqu'il était de mauvaise humeur (auquel cas il pouvait devenir très agaçant) Esteban avait tendance à être nettement plus souriant que la moyenne. Quitte à ce que cela lui donne l'air niais à l'occasion. Olivia le salua en anglais, malgré l'éternel surnom hispanique dont elle l'affubla. Il avait été trop extatique pour s'en inquiéter vraiment mais quelques part, dans une couche lointaine de son conscient, il se sentit rassuré : elle avait été prudente sur le choix des mots et avait évité de l'embarrasser devant Erin en utilisant son traditionnel "niñito". Esteban ne voyait généralement pas d'inconvénient à ce qu'elle l'utilise encore malgré le fait qu'il ait depuis longtemps passé l'âge, mais il y avait des contextes dans lesquels cela ne passait définitivement pas... L'actuelle situation en faisait partie.

Si la rencontre n'avait pas eu ce goût officiel que la présence d'Erin, le fait qu'elle soit là pour rencontrer Olivia une première fois, lui donnaient, Esteban aurait très certainement pris sa mère dans ses bras pour la saluer. Il sentit que cela ne serait pas vraiment convenable en ces circonstances. Il ne voulait pas mettre mal à l'aise la jeune femme ni lui donner l'impression de l'exclure en étant trop familier à l'égard de personnes qu'elle ne connaissait pas encore. Malgré un vague pincement au cœur, il resta digne et se contenta de répondre par un immense sourire (encore), accompagné d'un regard plus pétillant qu'un champagne à peine ouvert :

"Je n'aurais pas dit mieux, mama ! Je suis désolé de n'avoir pas pu t'appeler très souvent ces derniers jours..."

Occupé comme il l'avait été à Las Vegas, avec Erin, il aurait été malvenu qu'il prenne trente à quarante cinq minutes par jour pour bavarder de tout et de rien avec Olivia. Il l'avait prévenue par sms qu'il serait moins disponible qu'il ne l'était habituellement, et il lui semblait qu'elle avait bien compris pourquoi. Ça ne signifiait pas qu'elle l'avait forcément apprécié. Elle se tourna vers Erin. Le jeune homme était curieux d'entendre leur premier échange, mais il avait remarqué que son oncle était en train de le regarder, et il ne pouvait décemment pas ignorer sa présence. Il répondit à sa poignée de main sans perdre son éternel air avenant. Il n'était pas difficile de remarquer qu'il avait perdu l'éclat des précédentes secondes, mais après tout, c'était bien normal : Esteban ne connaissait pas vraiment Sergio. On lui avait toujours "déconseillé" (et c'était un euphémisme) de trop échanger avec lui. Si Esteban lui était très reconnaissant de loger sa mère et d'avoir accepté d'héberger ce brunch (il ne se leurrait pas, quelque chose lui disait qu'Olivia lui avait pratiquement forcé la main), il pouvait difficilement paraître aussi heureux qu'il l'avait été auparavant. Ça n'aurait pas été sincère. Il n'aimait pas ne pas être sincère (et en était de toute façon incapable, du coup, c'était vite vu).

"Bonjour Sergio. Merci beaucoup de nous accueillir aujourd'hui, c'est très gentil de ta part."

A vrai dire il avait hésité tant sur le ton à adopter que sur la façon dont il devait l'appeler... Ils ne s'étaient pas vus si souvent que ça, et parlé directement autrement que pour se saluer vaguement, encore moins. Après une courte réflexion, il avait décidé d'adopter les mêmes conventions que celles qu'il utilisait avec Juan. Après tout, c'était aussi son oncle, même si les choses étaient un peu plus compliquées avec lui. Enfin... AVAIENT été plus compliqués serait plus juste : Depuis qu'Esteban avait défié son autorité en attaquant Darian en justice malgré l'interdiction, il était en froid avec Juan, qui lui en voulait pour ça et jugeait qu'il avait été idiot et égoïste. Au moins, Christian avait salué son initiative (ce qui lui avait sans doute attiré les foudres de son père, mais, bref).

Il se tourna vers Erin qui cherchait son regard, comme si elle n'était pas sûre d'avoir bien fait. Une partie de la conversation avait dû lui échapper. Esteban ne voyait pas vraiment ce qu'elle aurait pu rater, et ne comprenait pas non plus ce qu'elle craignait... Il n'avait même pas remarqué qu'elle avait tenté d'utiliser un mot étranger : tout comme il était capable de passer de l'anglais à l'espagnol involontairement et sans transition, il pouvait ne se rendre compte de rien lorsqu'on lui parlait en mélangeant les deux langues. Il aurait vraiment fallu qu'elle écorche les sons au couteau pour que son oreille bute sur les syllabes. A défaut de mieux comprendre, il tenta un sourire rassurant.


Dernière édition par Esteban Luz-Descalzo le Jeu 18 Sep - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Jeu 18 Sep - 0:18

La réaction (ou plutôt l’absence de réaction) de Sergio aurait dû l’interpeler. Parce qu’il avait raison sur un point : Elle lui en voudrait certainement beaucoup s’il décidait de s’esquiver sous un prétexte fallacieux durant ce brunch, et ce à n’importe quel moment. Mais elle était en train de s’émouvoir devant le sourire de son fils et le regard qu’il lui adressait, alors elle n’en fit pas tellement cas. Le fait est qu’elle pouvait comprendre ce que le Sénateur ressentait, et pas seulement parce que ce dernier s’était fait plus froid (toutes proportions gardées) depuis l’annonce qu’elle lui avait faite. Elle savait bien que Sergio n’était pas fait pour ce genre d’occasions qui s’apparentaient à des réceptions guindées qu’il avait beaucoup de mal à supporter. Mais cette fois, c’était important pour elle. Et pas seulement d’ailleurs : bien qu’il ne le réalise peut-être pas entièrement ou ne souhaite pas forcément le faire, c’était important pour lui aussi. Sans parler d’Esteban et de la jeune femme qui l’accompagnait.

Même si la Mère Poule qu’elle était mourrait d’envie de détailler la jeune fille qui se trouvait à son bras, les premières paroles d’Olivia furent pour son fils, qu’elle admirait avec tendresse. Il était resplendissant, et elle ne l’avait pas vu aussi joyeux depuis bien longtemps. Et si cette Erin en était la cause, la mexicaine devrait penser à la remercier du plus profond de son cœur pour être parvenue à faire retrouver à son fils l’insouciance qu’il lui manquait ces derniers temps, pour des raisons évidentes (et d’autres dont elle n’avait pas la moindre idée).

Leurs retrouvailles manquaient sans aucun doute des effusions auxquelles ils s’adonnaient sans aucun problème dans d’autres circonstances. Mais tout comme Esteban, Olivia considérait qu’il était important de garder une certaine distance, par égard pour la nouvelle venue et par le caractère ‘officiel’ du brunch en lui-même. La belle brune se contenta donc d’accorder à son enfant un sourire chaleureux, faisant montre qu’elle comprenait ce qu’il ressentait, puis lui répondit avec un clin d’œil amusé.


« Oh, mais j’espère bien que tu te rattraperas aujourd’hui ! ¡Tienes que contármelo todo! » Elle fit une pause et reprit avec un air presque mutin, autant qu’elle le pouvait tout en restant aussi aristocratique qu’en temps normal, un air qu’Esteban et Sergio voyaient bien souvent sur son visage, témoins de sa bonne humeur et de son envie de les asticoter avec sa gentillesse coutumière.

« Bueno… casi todo. » Et un nouveau clin d’œil. Parce qu’évidemment, elle n’avait pas besoin de détails ! Ce qu’elle avait entendu de la part de Margareth lui suffisait amplement ! Bon, il n’était pas très convenable de parler de ce genre de choses dès maintenant, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Et puis, comme toujours, c’était affectif. Elle était prête à parier qu’Esteban allait rougir et/ou prendre cette expression pincé miroir de la sienne, mais Olivia s’était déjà tournée vers l’invitée du jeune homme, tandis que Sergio les rejoignait enfin en s’adressant à son fils.

L’héritière Selva Moreno eut un sourire et prit la main d’Erin entre les deux siennes quand celle-ci la lui présenta, la serrant affectueusement en guise de salut. Elle n’aimait pas serrer des mains. Ce n’était pas dans son caractère de femme du sud, et elle trouvait cela très impersonnel en plus d’être un geste bien plus masculin qu’autre chose à ses yeux. Elle savait donc tourner les évènements à son avantage. Elle s’éloigna cependant rapidement de la belle de son fils, laissant Sergio l’accueillir à son tour. Elle sourit de plus belle en entendant les remerciements d’Erin envers Sergio, puis ses excuses pour son accent qu’elle jugeait déplorable. La brune eut un mouvement léger et gracieux de la main, lui signifiant de ne pas s’en faire.


« Au contraire, Mademoiselle, votre accent est tout à fait charmant. »

Olivia fit à la jeune femme un sourire rassurant. Elle était immigrée depuis bien trop longtemps maintenant pour que son propre accent transparaisse de façon honteuse (ses parents tout comme ses beaux-parents et son propre mari ne l’auraient jamais accepté), mais il lui arrivait encore de rouler quelques ‘r’ quand elle parlait trop vite dans sa seconde langue. Jamais en société ou dans de telles circonstances, néanmoins. Elle avait été trop bien éduquée pour cela.

Maintenant que tous s’étaient présentés, il était temps de se rendre à l’intérieur, afin d’ensuite se diriger vers la terrasse où le brunch allait se tenir, profitant de cette journée un peu plus douce que le reste du froid de l’hiver de Louisiane. Qui n’était pas si frais, mais pour Esteban et elle, connaissant leurs racines, le temps restait en-deça de températures qu’ils jugeaient agréables. Elle sourit à l’ensemble et montra l’entrée de la villa d’un geste élégant.


« Et si nous y allions ? »

Elle commença à s’avancer, non sans jeter à Sergio un regard hésitant. Il était le propriétaire, Olivia songeait donc qu’il devait prendre la tête. Cependant, ce n’était pas ça qui la faisait hésiter. La bienséance voulait qu’on s’abstienne de laisser une Dame marcher seule. Mais était-il seulement bienvenu qu’il ne fasse ne serait-ce que lui présenter son bras ? Elle n’en était pas certaine. Erin n’aurait pas été là, elle aurait pris celui d’Esteban, évitant ainsi tout conflit. Mais là…
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Lun 22 Sep - 15:33

Sergio ne s’attendait pas à des effusions de joie de la part d’Esteban, principalement parce qu’il n’avait aucune raison de le faire. Après tout, pour ce dernier, le cadet des Luz-Descalzo n’était rien de plus qu’un paria avec lequel on devait éviter d’avoir le plus de contacts possibles, même si, ces derniers temps, sa position au sein de la famille commençait à changer un minimum. Mais si le patriarche s’était ravisé sur les capacités de son fils, ses frères, eux, ne l’estimaient toujours pas et, au fond, cela convenait parfaitement à Sergio qui n’avait que faire de leur respect. Il avait fait cela pour leur prouver qu’il n’était pas qu’un « moins-que-rien » comme ils se plaisaient à le croire et il y était parvenu. Le reste ne l’intéressait pas le moins du monde. Grand bien lui fasse qu’ils puissent l’apprécier, ce qui allait suivre n’allait de toute façon pas lui attirer les faveurs des siens, mais, heureusement, il avait passé près d’une quinzaine d’années sans, alors il pouvait continuer ainsi, quoiqu’ils puissent en dire. Et puis contrairement au viol d’un adolescent, se mettre avec l’ex-femme de son frère parce que, finalement, c’était juste comme cela qu’auraient du se dérouler les choses, ce n’était pas si peu « convenable ». Encore une fois, c’était de toute façon le genre de considérations qui passaient au dessus de la tête de Sergio, la convenance étant une qualité qu’il avait toujours eu en défaut pour des raisons qu’il ignorait. Non pas qu’il s’en fichait, mais simplement qu’il faisait passer d’autres choses en priorité. L’amour par exemple était l’une d’entre elles. Enfin, il n’était pas impossible que ni Darian, ni Juan, ne soient vraiment capable de le comprendre un jour et ce n’était pas l’inspecteur du BIAS qui allait leur faire une leçon sur le sujet.

De toute façon, il n’était aucunement question de l’un d’eux aujourd’hui et il espérait bien qu’il ne serait pas utile de s’embarquer sur le sujet. La dénommée Erin avait surement été briefée sur la question de la famille par Esteban et il n’y avait aucune raison que le sujet soit évoqué. Il l’espérait, car l’ambiance risquerait d’en prendre un coup. « C’est le moins que je puisse faire. » Il n’y avait pas besoin d’en rajouter davantage. De toute façon, il n’aurait même pas su dire quelque chose d’autre. Il n’allait pas lui révéler qu’en réalité c’était surtout la « seule » chose à faire compte-tenu des évènements passés et présents. Un jour, à la lumière de faits nouveaux, tout ceci serait bien plus évident et n’avait plus grand-chose à voir avec de la simple gentillesse. Mais il n’y avait rien à dire de plus, aussi s’était-il tourné vers la demoiselle pour se présenter à son tour. Il grinça des dents, pour lui, quand elle s’évertua à l’appeler « Monsieur le Sénateur » mais il ne lui en tint pas rigueur, principalement parce qu’elle ne pouvait pas savoir que ce titre ne lui convenait pas particulièrement. De toute façon, il s’était attendu à ce qu’elle ne l’appelle pas immédiatement Sergio. Même lorsqu’on donnait aux personnes l’autorisation explicite de faire quelque chose, elles le faisaient bien rarement. Une politesse logique certes, mais la politesse ne voudrait-elle pas de respecter les volontés de l’autre également ? La question serait surement à poser en débat mais ils n’en n’étaient pas là. Mieux valait surement faire entrer tout ce petit monde dans la villa afin de commencer les « hostilités », ou, plus exactement, dans l’espoir qu’Olivia monopoliserait l’attention des deux jeunes gens. Ce n’était pas tant de la lâcheté que le simple fait de n’avoir pas spécialement de choses à partager. Esteban pouvait être rassuré à ce niveau là, ce n’était pas son oncle qui allait raconter des histoires embarrassantes à son sujet !

Olivia lui offrit la porte de sortie qu’il espérait. Il croisa cependant son regard hésitant tandis qu’elle s’était avancée vers l’entrée. Il ne comprit pas immédiatement les raisons pour lesquelles elle avait hésité ainsi, mais compris vite ce qu’il pensait être son dilemme. En temps normal, il lui aurait simplement intimé de faire comme chez elle, après tout, c’était le cas et Esteban savait que son oncle ne faisait pas respecter strictement l’étiquette. Enfin, peut-être fallait-il faire quand même bonne figure devant une invitée. Il haussa imperceptiblement les épaules et proposa son bras à Olivia dans un demi-sourire avant de prendre la direction de l’entrée. Ils montèrent les quelques marches et passèrent dans l’entrée où Maria se trouvait déjà, prête à s’occuper des affaires dont les invités souhaitaient se débarrasser pour le repas. Les hôtes attendirent donc que leurs invités soient allégés de leurs affaires superflues et passèrent rapidement dans le salon pour rejoindre la terrasse où ils prendraient l’apéritif et quelques mises en bouche déjà présentées avant de commencer le véritable brunch. L’occasion probablement de détendre un peu l’atmosphère et de s’accommoder à la présence des autres avant la véritable épreuve. Sergio s’éloigna d’Olivia tandis qu’ils arrivaient sur la terrasse avant de se tourner vers ses invités, Ace et Argos venant docilement s’asseoir à ses côtés avant qu’il ne les gratifie de quelques gratouilles sur le dessus de la tête. « Voici Ace et Argos. Ils sont impressionnants, mais pas méchants. Ils sont juste très joueurs. » Comme toujours, lorsqu’il parlait de ses chiens, il y avait un petit quelque chose dans le regard du Sénateur. « Mais, je vous en prie, faites comme chez vous. Mi casa es tu casa. » Il fit un clin d’œil complice à Erin et laissa les deux ‘amoureux’ décider de leurs places. Il fallait admettre qu’à quatre le choix était quelque peu restreint, puisque, finalement, cela consistait simplement à choisir un côté plutôt que l’autre.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Mer 8 Oct - 14:37

La sympathie élégante et racée d'Olivia avait définitivement charmée Erin, elle aurait été étonnée que quelqu'un d'aussi merveilleux qu'Esteban ait une mère infâme, mais de ce qu'elle avait deviné du père, elle était en droit de s'inquiéter. Il était naturellement hors de question qu'elle fasse référence à un autre membre de la famille Luz-Descalzo, car elle se trouvait en face de deux représentants aimables, accueillants et distingués. Elle n'en demandait pas plus.

Et bien que son espagnol soit rouillé, elle crut cerner les mots qu'échangea Olivia avec son fils, sans faire aucune remarque ou aucun signe de compréhension, elle laisserait passer les phrases dans leur langue maternelle qui devait être d'usage entre eux, et serait plus propice à la confidence loin des oreilles étrangères... Mais la Rouquine avait bien l'intention de questionner son Prince sitôt seuls.

La Casa du Sénateur était agréable, à l'image de ce qu'elle connaissait désormais des Luz-Descalzo. Elle visitait peu sa mère, en froid avec Lilian depuis qu'elle avait découvert que sa fille avait quitté la fac à New York pour voler de ses propres ailes inconscientes sans en parler à personne, et se retrouver dans une résidence où elle était accueillie à bras ouvert, mais avec élégance, lui réchauffait le cœur. On pense à tord pouvoir se passer de ses proches, être capable de vivre seul par et pour soi-même... Erin aurait trop d'orgueil pour l'avouer, mais pouvait néanmoins savourer l'instant. Il n'y avait qu'une pointe de stress qui gâchait légèrement ces instants, mais elle espérait que cela passerait avec le temps. Tout dépendrait bien sûr des questions posées par sa Belle-Mère et le Sénateur...

Une montée soudaine d'angoisse la prit en voyant arriver les deux chiens vers elle, puis se diriger vers leur maître ; certes les paroles de Sergio se voulaient rassurantes, mais elle serra la main d'Esteban une seconde. Ce n'était qu'une première réaction liée au contexte général assez tendu, car elle avait l'habitude des chiens, sa petite soeur ayant réclamé un compagnon lorsque les Chase Rosenbach formaient encore tous une famille... Un sourire complice, reconnaissant même, au Sénateur lorsqu'il échangea un regard avec elle, et la Rouquine put souffler un peu.

Elle fut cependant face à un dilemme. Il les invitait à s'installer mais sans préciser de place attribuée ; il était impoli de s'asseoir arbitrairement, le maître de maison devrait désigner les sièges aux invités... Et d'un autre côté, cet homme paraissait assez naturel, éloigné des protocoles malgré la fonction, aspirant à plus de simplicité et moins de chichis. Erin rechignerait à s'éloigner d'Esteban, il était son guide ici bas, et instinctivement, elle devait également se souvenir que le temps leur était compté. Alors chaque seconde comptait. Et aucune ne devait s'écouler alors qu'ils étaient séparés. Son regard noisette croisa le sien, sans pouvoir s'empêcher de le dévorer des yeux, ce qui ne passerait sans doute pas inaperçu. Inutile pourtant de cacher leur relation passionnée, Olivia avait eu des échos par les vieux mouchards de l’ascenseur...

"Si vous permettez je m'installerai ici." Autant prendre les devants, elle imaginait mal Sergio, de ce qu'elle venait d'en voir, s'offusquer qu'elle agisse ainsi. Un coup d’œil vers Olivia, de crainte que la prise d'initiative peu convenable à une jeune fille ne soit pas approuvée... Mais sa Belle-Mère avait trouvé son accent "charmant", alors peut-être que son naturel serait lui aussi apprécié !

Erin prit place sur un siège lui accordant une vue agréable sur le jardin, tournant dos à la baie vitrée. Et bien entendu, Esteban n'avait pas perdu une occasion d'être l'homme le plus gentleman du monde, en tirant sa chaise. Même si la jeune Rosenbach ne s'étonnait plus de la distinction des hommes -d'un certain âge- qu'elle pouvait côtoyer dans les galas, tous plus pincés les uns que les autres, chaque geste de son Prince lui parvenait avec ravissement... Ce qui différenciait Esteban de tous les autres, en somme, et sans explication autre que ce sentiment qu'elle ressentait pour lui.

"Merci." Murmura-t-elle à son attention, s'efforçant de ne pas soupirer amoureusement en le regardant s'asseoir à côté d'elle. Malgré la fatigue, dans un tout autre contexte, Erin l'aurait embrassé. Mais pas devant sa mère et son oncle... Cela ferait désordre de mettre du gloss sur les lèvres de l'héritier du Gouverneur. Il faudrait remettre cette envie à plus tard, ce qui pour la jeune fille capricieuse qu'elle était, lui demander quelques efforts.

La vaisselle était disposée et quelques plats garnis d'amuse-bouches aiguisèrent immédiatement son appétit. Son dernier repas avait été assez pauvre... Sa curiosité se porta sur quelques canapés qu'elle ne reconnut pas, et ne put taire son interrogation plus longtemps.

"Je ne connais pas ces bouchées, c'est une spécialité mexicaine ?" Elle repensa immédiatement au repas de la veille et son habituel enthousiasme n'avait pu se tarir, la faute à l'amabilité des hôtes. "Hier soir, Esteban m'a fait goûter un plat... très épicé." Impossible de retenir un petit rire, ni un regard appuyé pour son Prince.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Ven 17 Oct - 13:40

Esteban aurait dû se douter du fait que sa mère ne pourrait s'empêcher de faire une ou deux remarques déplacées à son encontre - certes en espagnol, mais tout de même ! Il avait espéré qu'elle lui épargnerait cette gêne, mais il avait visiblement été trop optimiste. Il sut ce qu'elle allait dire avant même qu'elle prononce le tragique « Bueno… casi todo. » qui allait arracher à ses joues une teinte pivoine dont il se serait bien passé. L'air terriblement gêné, les lèvres pincées, il lui répondit dans un murmure rapide qu'il espérait être passé inaperçu :

"Mamá, no empieces por favor ... Nada de eso hoy!"

Bien sûr il n'imaginait pas qu'elle allait s'amuser à le mettre (vraiment) dans l'embarras... Du moins pas de façon volontaire, mais il venait de se souvenir qu'il arrivait parfois à Olivia de partir sur des sujets qu'elle considérait naturels, lorsque lui était plutôt d'avis à penser qu'ils n'étaient certainement pas à aborder. Et surtout pas en face de sa nouvelle petite amie !

Il fallait faire bonne figure et malgré cet épisode dont la "convenabilité" avait été très relative, il salua son oncle avec tout le respect qu'il considérait lui devoir, malgré la mauvaise opinion que son père et Juan pouvaient avoir de lui et qu'ils lui avaient plus ou moins transmis via l'éducation. Pour tout dire Esteban ne connaissait pas l'exacte teneur de la discorde qu'il y avait entre les trois frères (et dans une moindre mesure, entre Sergio et le reste de la famille). On ne lui avait jamais expliqué pourquoi le cadet était considéré comme une sorte de paria par les autres membres de la fratrie, ni pourquoi il avait eu droit à un traitement différent. L'image qu'Esteban s'était faite de lui n'avait rien à voir avec celle qu'il arborait à l'instant même. Sergio vivait dans une agréable petite maison, et semblait savoir faire preuve de ce qu'il fallait comme politesse. Sur le "papier", c'était parfait. Il n'y avait absolument rien, jusque là, qui aurait pu le différencier du reste de la famille et donc justifier l'exclusion dont il était victime. Ils avaient été trois pour "assurer le coup" là où Christian et Esteban ne seraient que deux, et on ne l'avait pourtant pas embêté à ce point lorsqu'il avait suivi Karl et décidé d'entrer en première année de communication sans avoir aucune fichue idée du métier qu'il désirait exercer. Ça ne pouvait donc pas juste être une question de carrière... Surtout qu'en tant que nouveau Sénateur, Sergio était techniquement devenu le second fils plus prometteur de l'actuelle génération Luz-Descalzo, si on s'en tenait aux critères de ses grand-parents. Alors pourquoi toutes ces histoires ? Esteban le fixa un court instant, l'air involontairement interrogatif, si ce n'est perplexe. Son oncle pensait-il vraiment que son accueil correspondait au "moins qu'il pouvait faire" ? Il avait recueilli sa mère dans un moment difficile, et maintenant il acceptait même d'héberger ses réceptions. Etant donnée la façon dont il avait été reçu au cours des dernières années, on ne pouvait pas exactement dire qu'il faisait le minimum. Sa générosité était perturbante, si ce n'est gênante. Esteban s'en voulait pour la froideur dont il avait fait preuve jusque là, et dont il continuerait de faire preuve pour la très bonne raison que c'était devenu plus fort que lui : il n'aurait pas su faire autrement.

"Non vraiment, j'insiste : merci."

Il n'en rajouta pas plus : la raison de la dite insistance serait, à ses yeux, suffisamment claire et n'aurait pas besoin d'être énoncée. Esteban se tourna vers Erin qu'il avait un peu abandonnée (façon de parler) le temps des salutations. Il comptait bien se rattraper, à commencer par lui adresser un sourire chaleureux avant de la guider à travers la maison, à la suite d'Olivia et Sergio qui ouvraient la marche. Il s'arrêta à proximité de la domestique, Maria, qui proposait de prendre leurs affaires avec une attention exquise qui lui rappela celles dont pouvait faire preuve Hannah à Little Rock. Il eut une pensée nostalgique à son égard : elle s'était bien occupée de lui lorsqu'il était enfant, et elle lui manquait un peu. L'idée qu'il ne la reverrait sans doute plus jamais avait quelque chose de déprimant. Mais il n'aurait pas été décent de s'égarer dans ces tristes pensées dans un instant pareil. L'heure était aux festivités ! Mais aussi à la bienséance. Parce que oui... Il commençait à discerner la différence entre les deux, depuis ce week-end chaotique passé dans les plus fluorescentes et effervescentes rues du Nevada.

En arrivant sur la terrasse, Esteban ne put faire autrement que de remarquer les deux molosses, qu'il avait déjà vus à quelques reprises, mais jamais d'aussi près. Il tenta de ne pas se tasser, ni de faire marche arrière, mais il se sentit pâlir : il avait peur des gros chiens. Pas autant que des chevaux, mais tout de même. Depuis que l'un d'entre eux s'était ébroué et l'avait fait tomber dans une flaque de boue lorsqu'il avait cinq ans, il n'avait plus jamais été à l'aise à proximité de ces animaux. De toute façon, ils le lui rendaient bien : généralement les chiens n'aimaient pas trop Esteban, peut-être parce qu'ils sentaient sa peur. Esteban eut un sourire tendu lorsque Sergio fit les.... présentations, entre Ace, Argos et Erin. Après s'être assuré que les chiens n'avaient pas l'intention de s'approcher de lui, ni de lui sauter dessus (hors de question qu'ils salissent ce costume ! Il ne l'avait presque jamais porté), il se tourna vers la jeune femme qui était en train de le regarder.

... Et la façon dont elle le fixait n'était pas foncièrement adaptée à la situation non plus. Il se laissa absorber instantanément malgré la sonnette d'alarme tirée par son esprit, qui tentait de lui rappeler en vain que ce n'était pas le moment de faire les yeux de merlans frits, surtout lorsqu'Olivia n'était qu'à deux pas, totalement en mesure de le remarquer et d'en tirer une ou deux remarques qu'elle serait capable de glisser innocemment en cours de repas pour le taquiner. Rien à faire : c'était trop tard. La couleur chaude et vibrante des yeux d'Erin l'entrainait sur une pente dangereuse, et il était presque certain d'avoir l'air un peu trop intense, sans même compter le sourire idiot qui décorait ses lèvres. Elle le sauva en faisant mine de vouloir s'installer. Après qu'il l'eut aidée à prendre place le plus confortablement du monde - du moins l'espérait-il, il vint s'asseoir à côté d'elle et attendit que tout le monde soit installé avant de poser un regard sur la table ainsi que sur les merveilles qu'elle portait.

Ce fut Erin qui engagea la conversation, grâce à un commentaire portant sur les fameuses victuailles. Il aurait préféré qu'elle évite de rappeler sa bévue de la veille, car même si c'était tout à fait innocent de sa part, il se sentait mal à l'idée d'avoir manqué de la tuer à coup de piment simplement parce qu'il avait oublié que tout le monde n'avait pas sa résistance - ni celle d'Olivia - aux épices. Il dût s'éclaircir la gorge. Bonté divine... Ce repas commençait très fort pour lui. Il espérait que ça n'irait pas en s'amplifiant.

"Nous avons commandé mexicain... Il y a ce restaurant qui fait les tamales de Veracruz. J'avais oublié à quel point elles étaient... épicées."

Le regard appuyé d'Erin ne lui échappa bien évidemment pas. Il y répondit par un sourire qui s'apparentait à une grimace de gêne.

"... Mais ne t'inquiète pas, je suis certain qu'il n'y aura rien d'aussi corsé aujourd'hui. N'est-ce pas mama..?"

Il avait envoyé un sms à la concernée afin qu'elle prévienne les cuisines. Il espérait qu'elle aurait écouté ses recommandations, mais ne se faisait pas trop de souci pour ça : Olivia savait recevoir, tout de même.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Ven 31 Oct - 5:41

Un court éclat de rire passa la barrière des lèvres de la Mexicaine en voyant la réaction de son fils. C’était plus fort qu’elle, elle adorait le taquiner… Et puis, il l’avait bien mérité, à lui donner le traitement du silence pendant des jours ! A moins d’avoir besoin de Gael ou prévenir de l’estomac délicat de la jeune femme qui l’accompagnait… Toujours était-il qu’Esteban ne s’en sortirait pas comme ça, et que connaissant le côté tendre et joueur de sa mère, il devait s’y attendre.

Elle ne fit pas de plus ample réflexion là-dessus, car si asticoter son fils était une de ses activités préférées, elle n’en restait pas moins une femme du monde qui savait recevoir. Et cela voulait dire qu’il était plus que temps de détourner son attention des joues rougies de son fiston pour s’intéresser à sa jeune amie, qu’elle salua selon les codes et rassura avec délicatesse, avant d’inviter tout le monde à passer à l’intérieur –ils n’allaient tout de même pas rester dans les escaliers de l’entrée toute la journée !

Olivia eut un moment d’hésitation quand il fallut grimper lesdits escaliers. La bienséance voulait qu’elle ne se considère pas exactement comme chez elle, malgré tout ce que Sergio pouvait lui dire. De plus, il leur fallait préserver les apparences, quoi qu’il puisse en penser. Le voir hausser les épaules, même à peine, l’avait ennuyée. Elle savait qu’il jetait régulièrement règlements et protocoles par la fenêtre, mais elle aurait vraiment apprécié qu’il fasse un effort aujourd’hui. Ce ne serait pas seulement pour elle, ou pour eux, mais aussi pour Esteban. Sergio ne semblait avoir que faire du regard de son fils, mais Olivia savait très bien à quoi s’attendre avec lui. Si jamais le comportement de son oncle ne lui plaisait pas, le jeune homme n’hésiterait pas à faire des pieds et des mains pour convaincre sa mère de se trouver un autre logement, et une justification du contraire deviendrait très compliquée.

Heureusement, son amant pris son parti et lui présenta son bras avec un sourire, qu’Olivia lui rendit en passant délicatement sa main autour de son bras, qu’elle lâcha dans une caresse délicate passée inaperçue alors qu’ils arrivaient sur la terrasse, où Maria avait terminé de dresser la table. La Mexicaine admirait la table en attendant que leurs invités les rejoignent tandis que Sergio donnait à Ace et Argos l’attention que ces adorables chiens méritaient. Olivia se tourna vers le jeune couple alors que son amant faisait les présentations et ne manqua pas leur manque d’aisance. Un sourire se dessina sur ses lèvres, mais il n’avait rien de moqueur. Plutôt…attendri. Elle aussi repensait à ce fameux jour où un chien un peu trop joueur avait fait tomber Esteban dans une flaque non loin. Malgré son jeune âge, le petit détestait déjà se salir –au contraire de bien des enfants de son âge- et en avait retiré une certaine crainte à l’égard de ces animaux à quatre pattes, et ce malgré tout ce qu’Olivia avait pu faire.

Elle secoua doucement la tête pour se sortir de ses souvenirs, sinon elle allait encore tomber dans une de ces séances nostalgie où elle ne pourrait pas s’empêcher de partager des moments de l’enfance d’Esteban qu’il préférait généralement qu’elle taise. D’ailleurs, elle ne comprenait pas pourquoi : il était si mignon quand il était plus jeune ! Enfin, il l’était toujours, là n’était pas la question, son fils était parfait, de toute façon.

Tandis qu’Erin prenait place sous l’œil indulgent de la Reine Mère (ce n’était pas comme si elle allait lui en vouloir alors que Sergio était celui qui faisait fi du protocole), cette dernière décida à son tour de s’asseoir, non pas en face de son homologue féminin, mais en place de la place vide qui serait celle de son fils quelques secondes plus tard. Non seulement parce qu’il était plus convenable d’alterner hommes et femmes lors d’une réception, mais aussi et surtout parce qu’elle ne voulait pas que la jeune fille se sente agressée par sa présence. Elle l’avait invitée, et il serait ridicule de penser qu’elle n’allait pas profiter de cette occasion pour lui poser quelques questions et la tester, d’une certaine manière, comme toutes les mères qui rencontrent pour la première fois la petite-amie de leur fils, mais Olivia souhaitait avant tout qu’Erin se sente aussi à l’aise que possible. Et pour le moment, si elle se fiait aux regards que les tourtereaux s’échangeaient, tout se passait plutôt bien… La brune tourna la tête vers son amant avec un sourire amusé au bord des lèvres.


« Ne sont-ils pas mignons ? »


Elle n’avait pas parlé très fort, mais il était possible que Sergio ne soit pas le seul à l’entendre. A dire vrai, cela lui était égal, et elle savait déjà que si Esteban l’entendait il allait retrouver le rouge qui avait quitté ses joues. Et bien une fois de plus, c’était de sa faute, il n’avait qu’à pas échanger des regards plein d’amour avec une jeune fille sous le nez de sa mère s’il ne voulait pas que cette dernière fasse une remarque –pleine d’amour maternel, ceci étant ! Na !

Et puis Erin s’intéressa également au buffet et posa une question tout à fait pertinente. Olivia s’apprêtait à lui répondre mais la jolie rousse enchaîna sur le récit d’une anecdote de la vielle, qui devait être la seule partie de leur week-end dont Madame Luz-Descalzo était au courant (du moins au-delà de ce que Margaret lui avait raconté). Elle eut donc un sourire de connivence et écouta les paroles des deux jeunes sans les interrompre (ce qui serait particulièrement malpoli), avant de les rassurer l’un après l’autre.


« Ne vous inquiétez pas, Erin, j’ai reçu ordre de ne pas trop insister sur les épices, et bien que le chili est un élément de la cuisine de mon pays que j’apprécie particulièrement, je ne suis pas du genre à faire souffrir le palais de nos invités. » Un sourire poliment amusé et une étincelle de malice dans ses yeux noirs, elle reprit. « Je trouve tout de même cela bien étrange que la plupart des Américains disent adorer la nourriture mexicaine, mais se trouvent incapable d’en digérer la dose d’épice –déjà réduite par rapport à la recette originale. Enfin… »

Un petit tacle gentil, pas vraiment adressé à la jeune femme -qui n'était d'ailleurs pas la seule américaine de l'assemblée-, mais plutôt à la société américaine en générale qui semblait ne jamais se contenter de ce qu’elle avait. C’était quelque chose qu’Olivia n’avait jamais compris malgré les années. Chez elle –car elle continuer de considérer le Mexique comme « chez elle », et les Etats-Unis comme son pays d’adoption, quoi qu’il arrive- on se contentait de ce que l’on avait et de la façon dont c’était fait à l’origine, sans se plaindre. Enfin, le bas peuple surtout. A partir du moment où l’on avait les moyens de tout faire, c’était différent.

Mais la rousse avait posé une question, et Olivia n’allait pas lui faire l’affront de l’ignorer. Elle avait d’ailleurs réellement envie de parler de la cuisine qu’elle avait toujours connue. Son sourire aimable s’agrandit.
« Ce sont de petits Tlacoyos. C’est une tortilla de maïs avec des haricots noirs, des fèves et du fromage. On y ajoute souvent du porc, mais ceux-là sont sans viande. » Elle avait aussi été prévenue de ce genre de choses, et avait demandé à Maria d’adapter les recettes en fonction. Elle pointa du doigt un autre aliment, sortes de petits carrés blancs difficilement identifiables, avec une poudre rouge placée dans une coupelle à côté. « Voilà du jícama. C’est très rafraîchissant, et on le mange avec du citron, un peu de sel, et de la poudre de chili, qui est à côté pour que chacun puisse se servir selon son envie. »

Olivia adressa un clin d’œil à la jeune femme, pour lui montrer que sa première réplique n’était définitivement pas destinée à la mettre mal à l’aise. C’était simplement une constatation. La prochaine, par contre…


« Ah, et dans ces carafes, vous trouverez du jus d'orange, de goyave et de papaye, de l’eau –évidemment- ainsi que du thé glacé et de l’atole : c’est une boisson un peu épaisse à base de farine de maïs, d’eau, de sucre, de cannelle et de vanille. J’avais pensé aux traditionnels mimosas, bien entendu, mais je pense que vous avez eu votre lot d’alcool durant votre… escapade. Je me trompe ? »

Une question purement rhétorique, mais si le petit couple pensait s’en sortir comme ça, ils se mettaient le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Olivia était très (certains diraient trop) conciliante avec son fils, mais il y avait des choses avec lesquelles elle pouvait se montrer intraitable : et apparemment, la consommation d’alcool (avant l’âge légal, en prime) en était une…

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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale   Mer 19 Nov - 17:39

Faire bonne figure. De toute façon, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire et Olivia ne lui aurait sans doute pas pardonné s’il s’était contenté de se comporter comme lorsqu’il apparaissait à un repas de famille des Luz-Descalzo. Non pas pour son impolitesse, mais plus pour la distance qu’il pouvait avoir vis-à-vis des participants, sauf peut-être pour sa mère. Cela aurait été normalement le cas avec sa future ex-belle-sœur mais, pour les apparences, il fallait maintenir pour elle le même statu quo que pour tous les autres. Voilà pourquoi il n’avait jamais aimé les protocoles et toutes les règles de bienséance qui pouvaient être exigées là où certaines personnes se contentaient de vivre. Enfin, c’étaient là les règles du jeu et il était lui-même un joueur, aussi s’y conformait-il, avec plus ou moins de souplesse. Après tout, certaines règles méritaient d’être contournées, non ? En tout cas, il préférait laisser Olivia en maîtresse de cérémonie, principalement parce que, de toute façon, dans les faits, il n’était qu’un hôte prévenant, rien de plus. Ce n’était pas lui qui avait mis la patte à l’élaboration du menu, même si, bien entendu, il s’en était enquis de son contenu. Non pas qu’il n’aimait pas les surprises – et puis de toute façon, il n’avait aucun problème avec la nourriture en général, loin d’être difficile dans ce domaine – mais simplement par curiosité, c’était dans sa nature. Probablement la raison pour laquelle il avait préféré des études de criminologie et s’était orienté vers un poste d’inspecteur, au grand dam de sa famille. Enfin, ce n’était pas nécessairement le moment de parler des Luz-Descalzo en général, principalement parce que ça n’aurait fait que le mettre de mauvaise humeur – comme toujours lorsqu’on parlait de ses frères ainés. Et ce n’étaient pas les évènements récents qui allaient changer la donne à ce sujet.

Une fois tout le monde sur la terrasse, Sergio laissait ses invités s’installer tandis qu’il congédiait – en quelque sorte – ses amis canins. Ils profiteraient du soleil qui baignait le jardin pour profiter du matelas d’herbe et buller loin de l’agitation des humains, comme souvent. Lorsque ce fut fait, son neveu – enfin, officiellement – et sa petite-amie s’étaient installés à la table, tout comme Olivia. Il les rejoint donc et s’installa à la dernière place disponible, en face d’Erin. La façon dont les deux jeunes gens se regardaient lui rappelait un peu la manière dont il regardait la Mexicaine lorsqu’il ne devait pas faire bonne figure, comme en cet instant et, pour le coup, aurait presque été jaloux de leur capacité à pouvoir le faire sans se cacher. Il acquiesça en silence, un léger sourire en quoi à la question rhétorique de la mère de son fils. Comment deux personnes qui s’aiment ne peuvent-elle pas être mignonnes ? Mais en même temps, il n’était pas certain de pouvoir se réjouir parfaitement de ce spectacle. Peut-être parce qu’il devait garder pour lui deux secrets, deux secrets qui, au bout du compte, lui pesaient de plus en plus lourdement, même si le premier avait été gardé pendant plus de vingt ans. En y repensant, il y avait de quoi crier au scandale mais ainsi allaient les choses et ils n’auraient probablement pas survécu à une annonce publique. Au moins, les perspectives d’avenir laissait présager qu’ils pourraient peut-être s’afficher ensemble un jour prochain. Et encore, rien n’était moins sûr. Quant au second secret… Et bien au moins Sergio aurait la chance d’avoir Erin face à lui et non Esteban. La fraicheur de cette nouvelle qui ne l’avait pas laissé indifférent, de pair avec ce vœu de silence, pour une durée indéterminée, l’avait mis à mal, mais il parviendrait surement à faire illusion. Après tout, il avait des années d’expérience derrière lui.

Il s’intéressa aux différents plats lorsque leur invitée posa quelques questions à leur sujet. Il était vrai que la table était bien garnie et, encore, il n’y avait probablement pas tout. Maria s’était surpassée une fois encore et le repas promettait d’être succulent. L’hôte de la journée eut un sourire en coin lorsqu’Olivia promit à Erin qu’il était inutile de s’inquiéter pour les épices. Non sans manquer de faire remarquer que les Américains n’étaient pas capables de savourer l’assaisonnement de la nourriture mexicaine. « La faute aux mères qui ne nourrissent plus leurs enfants avec du lait infusé aux jalapeños... » Il esquissa un sourire. Il n’avait personnellement aucun problème avec la nourriture épicée. « Et puis… Les Américains se vantent de beaucoup de choses. Tu devrais le savoir depuis le temps, Olivia. » Il plaisantait. Il suffisait de croiser son regard, ou de simplement se fier au son de sa voix. D’un geste, il invita sa belle-sœur – officiellement – à continuer sa présentation des mets présentés sur la table. Dans tous les cas, il y avait de quoi nourrir un régiment, comme toujours et les stocks seraient difficiles à écouler à quatre. Cependant, avec Maria, il était hors de question de laisser mourir de faim des invités et, comme elle le disait elle-même, ce n’était pas à elle qu’on lui dirait qu’elle n’a pas prévu assez. Il posa son regard sur Erin lorsqu’Olivia faisait une réflexion par rapport à l’alcool que les tourtereaux avaient apparemment ingéré pendant leur petite escapade. Il lui offrit un sourire complice. Ce n’était pas vraiment son dada mais il comprenait que certaines situations poussaient simplement à l’inhibition. Et puis ils étaient jeunes, ils avaient bien le temps d’expérimenter la vie elle-même. « Après cette présentation alléchante, je crains de ne pouvoir retenir mon estomac plus longtemps. Alors… Faites-vous plaisir ! » Et sans attendre de réaction, il prit un plat qu’il tendit en direction de la jeune invitée. « Tentée ? » Galanterie et politesse oblige.
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Rencontre au sommet, ou le brunch de la famille royale

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