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 Prendre ses marques...

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Matthew Williams
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MessageSujet: Prendre ses marques...   Lun 7 Juil - 16:57

Cela faisait deux jours qu’il était Sachem. Et en deux jours, voire moins en réalité, il était passé d’un statut de presque illustre inconnu à celui d’un chef de Meute, en quelque sorte. Le changement était abrupt, un peu comme si, d’un sauna, il s’était jeté dans de l’eau glacée. A ceci près qu’il avait déjà pu expérimenter cette « façon de procéder » très nordique mais que c’était la première fois qu’il se retrouvait avec autant de responsabilités sur les épaules. Cela aurait d’ailleurs pu être assez catastrophique pour lui s’il n’avait pas pu compter sur Arn. Certes, elle était la Namir-Ra, la « Mère » de tous les métamorphes de cette ville, mais il y avait entre eux bien plus que cette relation. Lorsqu’il était la voir, le soir même de sa nomination, en quête d’un véritable soutien, elle ne lui avait pas fait défaut et pour cela il lui en serait toujours reconnaissant. Bien entendu, le fait de l’avoir retrouvée, elle, jouait également sur sa manière d’aborder l’avenir. Savoir qu’au moins sa vie privée n’était pas spécialement entrain de sombrer lui apportait une nouvelle sérénité. Il pouvait compter sur la Namir-Ra mais surtout sur Arn, sa présence et ses conseils pour ne pas lui lâcher la main dans cette épreuve qu’il acceptait sans ciller mais dont il ne comprenait toujours pas le choix des Munins. Qu’est-ce qu’ils avaient bien pu trouver en lui pour le choisir lui ? Il ne connaissait pratiquement personne à la Nouvelle-Orléans et n’avait aucune idée de ce que pouvait être les responsabilités d’un Meneur. Son animal-totem était un félin réputé pour sa solitude, il n’avait rien d’un lion ou d’un loup ou de tous ces animaux pour qui le leadership était, en quelque sorte, presque naturel. Dans quoi était-il encore tombé ?

Le lendemain de cette nomination, il avait redouté de retourner en cours. Certains de ses élèves étaient des métamorphes, il le savait. Il n’avait pas été difficile de sentir cette légère odeur diffuse qui finissait par envahir la pièce et qui, bien entendu, n’était quasiment perceptible que par eux. Eux aussi avaient toujours su. Mais maintenant qu’il était devenu Sachem, les choses changeraient-elles ? Il n’y avait aucune raison qu’ils ne continuent pas de faire comme si de rien n’était. C’était d’ailleurs ce qu’il s’était passé. Tout juste avait-il remarqué des regards un peu plus appuyés que d’habitude, notamment de la part de certaines étudiantes. Il fallait espérer que son nouveau rôle au sein de la communauté n’éveillait pas quelques passions, à moins qu’il ne s’agissait là d’un effet secondaire de la fin de la Saison des Amours qui approchait certes de son terme mais n’en restait pas moins présente. Matthew en ressentait d’ailleurs toujours les effets, mais réussissait à juguler ses instincts, principalement parce qu’il n’aurait pas été convenable de se laisser aller en tant que professeur à l’Université. Laissant passer une journée avec son nouveau statut, il avait senti que tout n’était plus tout à fait comme avant et avait même l’impression de ne pas être tout à fait seul. Arn l’avait prévenu que les Munions ne l’abandonneraient pas tout à fait dans sa tâche, lui expliquant qu’ils ne seraient jamais bien loin. Toutefois, il était loin de pouvoir communier avec eux comme la panthère, sans quoi ils les auraient probablement déjà questionnés sur leur choix. Non, il y avait simplement cette sensation étrange par moment. Il restait à espérer que cela ne le « hanterait » pas trop, le mieux étant, selon la Namir-Ra, de continuer à vivre comme il le faisait. Les choix de Sachem s’imposeraient à lui le moment venu et elle ne l’abandonnerait pas.

En ce début de soirée, après un autre cours, il avait prit le chemin de la Rue Principale. Il avait un rendez-vous informer à honorer. L’ancienne Combattante lui avait dit qu’il pouvait passer au Trick’o’Clink lorsqu’il en aurait le temps pour évoquer certaines « formalités ». Avec Arn, Matthew avait évoqué ce sujet. Selon elle, Alice était une personne très engagée dans la communauté métamorphe, une personne sur laquelle on pouvait compter pour prendre les choses en main et appuyer ses décisions si cela devait être nécessaire. Il devait admettre que, de toute façon, il ne connaissait pas d’autres personnes qui pouvaient convenir au poste. De toute façon, il avait l’impression de pouvoir se fier à l’opinion de la Namir-Ra et quelque chose lui disait que la rencontre à venir serait peut-être juste pour lui l’occasion d’obtenir des informations supplémentaires sur le rôle du Combattant et, plus précisément, sur la personne qui allait occuper ce poste. Il espérait cependant qu’il n’y aurait pas forcément besoin d’arriver à de telles extrémités. Après quelques dizaines de minutes de marche, il repéra enfin l’enseigne et le bar irlandais. Il y avait déjà passé quelques soirées, mais le but avait été différent que celui de ce soir. Il poussa la porte. En ce début de soirée, quelques habitués étaient déjà là mais il n’y avait pas foule, raison pour laquelle Matthew avait choisi cet horaire. Il repéra rapidement la barmaid qui n’était autre que la femme-ours qui s’était présentée à lui quelques jours plus tôt. Il referma donc la porte et se dirigea vers le comptoir avant d’y poser les mains, peut-être un peu nerveux. Le jaguar attendit qu’elle croise son regard. « Vous m’aviez dit de passer à l’occasion, alors… voilà. Mais si vous n’avez pas le temps, je peux comprendre. »
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Prendre ses marques...   Lun 7 Juil - 20:02

Enfin un début de soirée tranquille, à croire qu’avec la nomination d’un nouveau Sachem, les hommes-braves ont décidé de me faire chier. Entre la balle en argent dans le bras, qui garde encore une marque, et le nouveau loup, j’ai bien besoin de passer une soirée tout ce qu’il y a de plus normal. Mon pub, mes habitués, mes habitudes… Je râle, mais en fait c’est ça une journée normale pour moi. Des hommes-braves, perdus, des esprits qui me guident, des voodou en manque de baston… et peut être si j’ai un peut de temps, mon pub. C’est vrai qu’avec la saison des amours, j’ai tendance à le délaisser mon bébé. Qu’est-ce que les esprits vont m’envoyer ce soir ? Il peut être encore trop tôt pour le savoir. Ils ne se manifestent pas avant le milieu de soirée d’habitude.


Le groupe de se soir est une turie. Tout droit arrivé d’Irlande, ils sont vraiment bons et vont nous mettre une ambiance du feu de dieu. Faut que je pense à leur proposer un contrat pour toute la durée de leur séjour aux USA. Avec un niveau pareil, la Guiness va pas tarder à couler à flot. Qu’est-ce que je disais ? Je suis déjà entrain de ma servir mon deuxième verre de Magners, et ils ont pas encore commencé à chanté. Ha quelle belle soirée, un beau contraste avec celle d’hier où le pub était mort. J’en oublie mes idées sombres de la veille.

Une odeur… Le nez trop absorbé dans mon verre, je l’ai pas sentie arrivée. Je lève un regard noir sur le prédateur qui entre sur mon territoire, avant de rapidement me raviser. Merde ! J’en ai presque un mouvement de recul. Le Sachem… Alors c’est se soir que va se dérouler mon jugement ? Pourquoi j’arrive pas à ouvrir la bouche ? De toute façon aucun sons n’en sortirait. C’est comme la première fois avec Sebastien. Je sens la responsabilité que les esprits lui ont mis sur les épaules et je ne peux que m’y soumettre. J’avale péniblement ma salive. C’est par la promesse d’une aussi bonne soirée que mon destin va se décider.

«Bonsoir Matthew brave parmi les hommes-braves, que les esprits de nos ancêtres veillent sur toi et te guident dans la tâche qui est désormais la tienne.» J’arrive enfin à détendre mon visage, juste un peut et surtout à faire une phrase. Le tutoiement est une marque de profond respect et de confiance de ma part et c’est pourquoi je ne peux pas le vouvoyez. Je fais signe à l’une des filles pour qu’elle prenne ma place derrière le comptoir. Mon pauvre Pub, une fois de plus je t’abandonne. Je passe devant et me place bien droite face à notre guide. Je lui fais signe de me suivre vers une table à l’écart de la salle pour que nous soyons le plus à l’aise possible.

« Je t’ai dis que je libérerais ma soirée pour toi, je n’ai pas l’intention de revenir sur a ma parole.» Mince, je suis trop tendue, trop sèche avec lui. « Commende se qui te fais envie. La cuisine viens d’ouvrir et les fûts viennent d’être changés.»  Voila, c’est déjà mieux, comme ça. Mais je n’arrive pas à contrôler cette boule que j’ai au ventre.

« Je t’écoute.» Autant pas tourner autour du pot.

C'est bien une soirée normale au Trcik O'Clink.
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MessageSujet: Re: Prendre ses marques...   Mer 9 Juil - 17:55

Rien n’était vraiment clair dans l’esprit de Matthew, ou du moins, il était difficile de réellement réaliser ce qu’il était devenu. Il avait senti la soumission des autres métamorphes le soir de sa nomination et se souvenait encore de ce qu’il avait ressenti ce soir-là, au plus profond de son être, alors même que son animal-totem semblait s’enorgueillir d’une aura qu’il ne lui connaissait pas. Tout le monde connaissait la scène d’un ancien dessin animé, encore célèbre de nos jours chez le jeune public, où un jeune lionceau se retrouvait catapulté devant l’ensemble de la faune de la savane venue l’acclamer et s’agenouiller devant lui, sans réellement comprendre ce qu’il faisait là. Pour Matthew, c’était un peu ce qu’il avait ressenti, ou, du moins, ce que sa part humaine avait ressenti tandis que sa part animale, elle, semblait l’accepter naturellement, comme si, au fond, cela découlait d’une vérité universelle qu’on venait de lui dévoiler et qu’il convenait de suivre. Il aurait aimé pouvoir agir de la même façon mais il en était incapable, principalement parce qu’il n’arrivait pas à se convaincre complètement de sa capacité à pouvoir assumer la responsabilité dont les Munins l’avaient chargé. Arn avait bien essayé de le rassurer un peu et, finalement, elle y était parvenue. Après tout, pourquoi les esprits pourraient-ils se tromper ? Pourtant, l’exemple de Sebastian le laissait perplexe. Finirait-il par les abandonner aussi à son tour ? Il espérait que non. Il avait beau ne pas les connaître, il ne voulait pas les décevoir. Parce qu’ils attendaient surement beaucoup de sa part, ou du moins plus que d’être un simple métamorphe parmi tant d’autres. Mais cela impliquait des choses dont il n’avait aucune idée. De la politique ? Des réunions ? Comment était-il supposer gérer tout cela ? C’était aussi pour cela qu’il était venu ce soir.

Il savait qu’Arn pouvait lui donner des réponses, le réconforter, lui donner confiance en lui pour accomplir ce nouveau et lourd devoir qu’il portait désormais sur les épaules. Mais, il était aussi convaincu que certaines réponses ne pouvaient provenir que de personnes qui avaient déjà vécu cette situation. Bien entendu, si un ancien Sachem était disponible en ville, il n’aurait pas hésité, mais, bien entendu, si cela avait été le cas, il ne se retrouverait pas dans cette position. Non, il allait devoir apprendre autrement, chercher ailleurs et, jusqu’à maintenant, une seule personne lui était venue à l’esprit. Et il se trouvait désormais dans son bar. Le regard posé sur elle, il ne savait pas trop quoi dire ou quoi faire de plus. Pour la plupart du peu de gens présents, il devait n’être qu’un client parmi d’autres, mais, bien entendu, pour la barmaid, c’était un peu plus compliqué que cela. Il haussa les sourcils quand elle lui souhaita la bienvenue tout comme elle l’avait fait, en quelque sorte, ce soir-là, au Mentis. Toujours un peu étonné de la voir parler ainsi, il resta d’abord un peu silencieux, ne sachant pas trop quoi répondre à ce genre de…phrasé qui ressemblait étrangement à ceux des tribus indiennes dont il avait pu faire un peu connaissance durant ses voyages. Hommes-braves, esprits, ancêtres… Un vocabulaire qui n’était plus vraiment celui de gens qui avaient depuis trop longtemps tournés le dos, en quelque sorte, à la nature. « Je… Euh… Merci. » Dire quelque chose de plus aurait pu paraître déplacé. Lui retourner la salutation ? Entre ses lèvres, ces mots auraient surement plus l’air d’une pâle imitation que d’une salutation sincère. Mieux valait probablement en rester là. Il l’observa faire signe à une serveuse qui vint prendre sa place derrière le bar tandis qu’elle en faisait elle-même le tour pour le rejoindre.

Sans un mot, Matthew la suit tandis qu’elle lui fait signe et l’emmène à une table à l’écart des autres. Les oreilles indiscrètes devraient se passer de détails croustillants. Heureusement. Il aurait peut-être préféré quelque chose d’encore plus privé, mais il se contenterait de cela. « C’est gentil, je serais pas contre un verre d’eau. » L’alcool, ce n’était pas vraiment le moment et il n’avait pas vraiment faim. Rassemblant ses esprits et principalement ses mots, il releva les yeux vers la métamorphe. « En fait… Je crois que c’est plutôt moi qui vais t’écouter. » Il esquissa un sourire un peu gêné. Son ton n’était pas tout à fait sûr. En même temps, il était difficile pour lui d’avoir pleinement confiance en ce qu’il était devenu. Néanmoins, il savait qu’il devait donner quelques précisions. « J’aimerais que tu me parles de ton rôle, de ce que tu as fait pour Sebastian, de… Comment les choses se sont passées. » C’était difficile de dire réellement ce qu’il voulait entendre, mais il cherchait des pistes, des idées qui pourraient lui permettre, peut-être, de se faire une meilleure idée de tout. D’elle, bien entendu, mais surtout du Combattant et, peut-être, du Sachem lui-même. « Si tu as des souvenirs sur ce qu’il avait l’habitude de faire… On va dire que je me retrouve un peu parachuté en terrain inconnu sans être sûr d’être équipé pour avancer. Les terres sauvages, ça me connaît. Mais généralement je suis seul et je fais mes choix qui ne regardent que moi. Là c’est un peu différent. Tout ce que je vais faire peut avoir un impact sur l’ensemble de la communauté… » Il haussa les épaules. « Ils sont gentils les Munins, mais ils auraient pu livrer un mode d’emploi… » Il esquissa un autre sourire. L’humour, c’était la seule qu’il maitrisait plutôt bien.
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MessageSujet: Re: Prendre ses marques...   Ven 11 Juil - 23:20

Je demande à une serveuse d’apporter deux verres et un carafe d’eau. Je comme l’impression que je ne suis pas la seule à être mal à l’aise. Est-ce que je peux comprendre pour quoi ? Est-ce que j’en ai le droit ? Je vie ici depuis ma naissance, je ne peux pas dire avec certitude que je connais tous les hommes-braves de la ville et de ses environs, mais je pense pouvoir déceler une personne n’est pas du crue, et c’est son cas. Est-ce là la raison de son manque de confiance ? Nos ancêtres l’ont choisi, il ne devrait pas hésiter. Je n’ai pas hésité moi, quand Sébastien m’a choisi. A travers lui c’était les ancêtres qui parlaient et le conseillaient. C’est pareil pour toi Matthew, ils te guident et te parlent, tu as juste besoin de savoir les écouter. Mais est-ce que j’ai le droit de dire se que je pense ?  Les esprits ne font rien sans raisons. S’ils ne lui parlent pas c’est qu’il y a une raison, s’ils le laissent sans repéres aussi, et il en va de même s’ils l’ont choisit. C’est lui.

« Moi ?» Je suis surprise. Pour quoi devrait-il m’écouter ? Heureusement q u’il précise sa pensée, car je suis perdue. Mais je ne réponds pas tout de suite, j’attends, et je fais bien, il continue sur sa lancé. Le démarrage fut compliqué, mais maintenant qu’il est lancé, il n’arrive plus à s’arrêter. Voila des questions bien personnelles. Ce qui s’est passé entre moi et Sébastien… Seuls les esprits en ont été témoins, c’est… on a…il est… comment est-ce que je peux l’exprimer ? J’ai du mal à le faire pour moi-même. Il m’a sauvé de moi-même, il a enchaîner ma partie sombre. Mais est-ce que je peux partager ça avec quelqu’un ? Je n’en ai encore jamais parlé à personne. Pas même à Patrick. En voila un dilemme compliqué. Je fais des pléonasmes maintenant ? Mais puisqu’il est notre nouveau guide, je devrais pouvoir lui confier tout se que j’ai déjà dit à Sébastien, et même plus encore. Bon sang ! C’est dur. Ça fait mal de se souvenir de ça. Je me suis ouverte à lui plus qu’à personne, je lui ai confié ma vie, l’ai laissé changer prendre les rênes de ma destinée. Et…et…et m’a… Non ! Il nous a abandonné ! Stop ! Calme-toi, tu es ridicule. J’écrase une larme avant qu’elle ne perle sur ma joue.  

Les esprits ne font jamais rien au hasard. S’il me pose ces questions, c’est qu’il a besoin de mes réponses, mais pas ici. J’inspire un grand coup, et plonge me regard dans les yeux de Matthew, alors que je les fuis depuis tout à l’heure.

« D’accord, je vais te répondre. Mais pas ici. Ce n’est pas un lieu pour parler du passé. Et puis, c’est une conversation qui se doit d’avoir les bons témoins. » J’embrasse la salle du regard. Cette conversation, mes ancêtres doivent l’entendre. Mon père doit en être témoin.

« As-tu du temps a me consacrer ? Plusieurs heures. Il faudra se déplacer aussi, aller dans le Bayou. » C’est très important pour moi. Si cette discussion doit avoir lieu, il faut que soit bien fait. Ça ne se fera pas dans le même lieu qu’avec Sébastien. Non, aller au même endroit, serait vouloir tenter de reproduire un instant unique, et cela gâcherait celui qui va se produire. Il doit me prendre pour une folle. C’est vrai qu’il ne me connait pas.

« Excuse moi, je dois te paraitre étrange. Mon père est…était un homme-brave Navajo, il m’a élevé dans le respect de notre peuple, et, j’ai besoin que certaine chose soient faites comme il faut. L’esprit de mon père  est venue me voir après que les ancêtres tes désigné comme notre guide, j’ai ainsi appris ça mort. J’aimerais que mes trois ancêtres frères-des-hommes assistent à cette conversation. Comme les deux plus anciens ont assistés à ma rencontre avec Sébastien.» Le meilleur endroit pour que tous soient présents c’est  la cabane. Le coin de paradis de mon père. Ça fera deux fois en deux jours. Je prends doucement possession de mon héritage.
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MessageSujet: Re: Prendre ses marques...   Mar 29 Juil - 1:30

La situation était étrange, il le savait. Mais, aujourd’hui, il se retrouvait catapulté à la tête d’une communauté toute entière sans réelle expérience en la matière et même si Arn lui avait assurée qu’elle était convaincue qu’il parviendrait à être à la hauteur de la tâche que les Munins venaient de lui confier, il ne pouvait s’empêcher de douter, encore et encore. Et si, et si, et si… Tant de possibilités. Que devait-il faire si l’un d’eux se retrouvait agressé, voire même tué ? Qui devait-il voir, que devait-il faire ? Tant de questions auxquelles il n’avait aucune réponse pour le moment. Cette rencontre avec la dénommée Alice était pour lui l’occasion d’apprendre peut-être des informations supplémentaires sur ce qu’il était sensé accomplir ou simplement faire au jour le jour. Il n’était pas certain non plus que la Combattante était la plus indiquée pour cela, mais c’était la seule qui avait également côtoyé Sebastian, l’ancien Sachem, la seule qui, au fond, avait peut-être un peu d’information à lui communiquer, ne serait-ce que sur son rôle à elle et sur comment leur relation devait évoluer. Combattant… Voilà un rôle qui semblait bien « sauvage », même pour un métamorphe. Cela signifiait-il vraiment qu’il fallait toujours imaginer la possibilité d’une guerre, de combats ? C’était un peu idiot comme pensée et il avait déjà eu un aperçu de ce que devait être ce rôle avec la Namir-Ra mais cette dernière avait eu raison sur un point : ce n’était qu’en parlant à l’intéressée qu’il aurait pleinement la réponse à ses questions. D’un geste pas très assuré, il se saisit de la carafe et versa de l’eau dans les deux verres qu’une serveuse venait de ramener. Il prit son verre et, dans un demi-sourire, l’avalant d’un trait, comme pour se donner du courage, bien que cela n’avait rien d’un verre d’alcool.

La jeune femme est un peu surprise de l’entendre dire qu’il a surtout envie de l’entendre elle. Ce n’est pas très étonnant mais il espère qu’elle comprend ce qu’il est venu chercher auprès d’elle, même si, au fond, le tout nouveau Sachem pouvait également concevoir que sa demande n’avait rien de conventionnel. Il espérait simplement qu’elle ne l’enverrait pas sur les roses, même si, à en croire Arn, il y avait peu de chances pour que ce soit le cas. Après tout, n’était-ce pas la Combattante elle-même qui l’avait encouragée à passer la voir, même si, sans l’ombre d’un doute, elle s’attendait peut-être plus à ce qu’il lui parle de ce qu’il attendait d’elle plutôt que l’inverse. Matthew fut surpris quand elle lui confia que l’endroit n’était pas adapté à la discussion qu’il souhaitait avoir. Il resta sceptique devant les propos un peu énigmatique de la métamorphe mais acquiesça lorsqu’elle lui demanda s’il avait du temps à lui confier. Il n’avait rien de prévu de son côté. C’était plutôt à elle de voir si elle souhaitait lui accorder autant de son temps. « Je n’ai rien de prévu pour la soirée. Si tu préfères aller ailleurs, je te suis. » Le Jaguar n’avait pas vraiment d’idée sur l’endroit où elle voulait avoir cette discussion mais il n’avait pas envie de la contrarier. Qui plus est, peut-être était-ce mieux d’aller ailleurs, ne serait-ce que pour éviter les oreilles indiscrètes qui pouvaient trainer dans le bar. Assez discret sur ses origines depuis son arrivée à la Nouvelle-Orléans, il n’avait jamais vraiment cherché à faire de vagues, principalement parce qu’il n’était pas toujours facile de faire un bonhomme de chemin quand tout le monde était conscient de sa nature d’Outre. Mais, avec cette nomination de Sachem, il serait difficile de cacher aux yeux de tous ce qu’il était vraiment. Il suffisait de voir le regard que pouvaient lui jeter certains de ses élèves.

Quand elle lui donna quelques explications, le métamorphe dut admettre qu’il n’était pas certain de comprendre réellement ce qu’elle lui disait, si ce n’est qu’elle venait de perdre son père récemment. « Je… Je suis désolé pour ton père. » C’était idiot au fond, après tout, il ne le connaissait pas et puis il ne la connaissait pas non plus elle. Mais ce n’était surement pas une épreuve facile à vivre ou à accepter et, pourtant, elle se tenait face à lui, presque comme si de rien n’était. Peut-être devrait-il s’inspirer un peu plus de la force de la volonté de la femme qui se tenait devant lui. « Je t’avoue, que je ne me voyais pas trop de parler de ce genre de choses ici… Alors je… je peux te suivre à peu près n’importe où. » De toute façon, il avait l’habitude de se balader dans le Bayou, principalement sous forme totémique, parce que c’était plus agréable, et, peut-être, un peu moins dangereux. Il avait encore en tête l’une des balades avec Arn, au cours de laquelle ils avaient rencontrés des alligators, avant de, malencontreusement finir dans des buissons d’herbe à chat. Tout un programme. Repenser à ce souvenir le fit sourire un peu tristement. Cette époque était révolue, même s’il espérait pouvoir y revenir un jour. Cela prendrait du temps, peut-être même beaucoup. C’était d’ailleurs l’une de ses autres craintes. Pourrait-il seulement mener de front sa vie privée et sa nouvelle vie « publique » ? Il ne voulait pas négliger Arn, plus maintenant et il savait qu’il n’aurait plus le droit à l’erreur, alors il comptait bien ne plus en faire. Mais, ce soir, c’était son rôle de Sachem qui était important. « J’imagine qu’il ne reste plus qu’à… suivre le guide ? » Il esquissa un léger sourire. Peut-être n’avait-il pas perdu tout son humour finalement.
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MessageSujet: Re: Prendre ses marques...   Jeu 21 Aoû - 23:12

« Merci. » J’incline la tête. Même mort, mon père reste à mes côtés comme tous mes ancêtres. Je sais que pour la plupart des cultures la mort est vécue comme un moment triste, mais pour nous c’est une fête. La libération de l’une de ses âmes, qui à rejoint les esprits de nos ancêtres. Malgré tout, je respecte et suis touchée par sa sollicitude. Ce n’est pas son dépars qui me chagrine en fait, mais le fait que je ne pourrais peut être jamais pratiquer le rite de passage. Un jeûne total durant trois jours où la solitude absolue doit être respectée. Pendant ces jours, on a des visions de nos vies antérieure, présente et future. Pendant le rite la réserve est fermée à tous les étrangers. Ors je ne vie pas dans une réserve et je ne peux pas disparaitre de la circulation pendant trois jours entiers.

« Oui, tu me poses une question bien embarrassante…Je n’arriverais pas à y répondre ici alors que je n’ai jamais parlé de ça à personne. » Je tente un faible sourire, mais c’est pas évident, il faut que j’arrive à trouver la force en moi, pour lui parler de cette partie de moi dont je ne parle pas. Pas même à Patrick. Alors un lieu intime ne sera pas du luxe.

« Mon pick-up  garé juste dans la rue. C’est pas très loin, il faudra juste un peut marcher. » Mieux vaut éviter son regard, pour le moment. J’ai l’impression qu’une pudeur m’envahie. Moi qui ne crains pas la nudité, me voila pudique lorsqu’il s’agit de parler de certaines chose de mon passé. Par où vais-je pouvoir commencer ?

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