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 [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev

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MessageSujet: [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev   Dim 29 Juin - 2:41

Comme mentionné dans le dernier recensement, j'ai voulu reprendre le personnage et ne sachant pas trop comment m'y prendre, je reposte ici la nouvelle fiche pour Rafaël pour une nouvelle validation :)


État Civil

Nom : Vitaïev
Prénom : Rafaël Iourovitch
Race : Vampire
Âge : 160 ans

  • Pour les Outres : Âge apparent : La cinquantaine bien tassée.

Date de Naissance : 12 janvier 1890
Situation de Famille : Veuf, sans nouvelle de ses enfants et de leur éventuelle descendance.
Profession/Activité : Musicien, luthier, vagabond homme à tout faire.

Morphologie


    Taille : 1m88Poids : 90 kg Corpulence : Massive, très massive. Rafaël a toujours été solidement charpenté, les épaules larges, les mains grandes comme des battoirs, et on devine sans peine qu’il devait avoir quelque chose d’impressionnant, quand il était plus jeune. Maintenant, il tient plus de l’armoire bancale que de la proverbiale armoire à glace. Il se tient toujours un peu voûté, ce qui le fait paraître plus trapu et plus ramassé qu’il ne l’est, et une vieille blessure qui a emporté une partie de son pied gauche le force à toujours pencher d’un côté, si bien que la ligne de ses épaules a depuis longtemps oublié la notion d’horizontale. La dureté de ses dernières années de vie l’a privé de la possibilité d’entretenir une quelconque réserve graisseuse, mais il n’en est pas pour autant plus musclé que la moyenne, simplement bâti à une échelle un brin supérieure à la moyenne. Couleur de cheveux : Noirs, grisonnants et clairsemés sur les tempes. Il les porte trop longs, poussés à la va-vite sur un crâne autrefois accoutumé à la coupe militaire de rigueur, très à la mode chez les prisonniers de guerre de la saison automne-hiver 1942.Couleur des yeux : Grisâtres et troubles comme un ciel d’orage, profondément enfoncés dans leurs orbites cernées. Allure générale : Soyons honnêtes, Rafaël n’est pas moche comme un pou, mais pas loin. Le magnétisme naturel que dégagent les vampires sauve un peu la donne et compense ses multiples disgrâces en lui donnant un certain charisme, sans que l’on sache si cela l’embellit ou au contraire le rend tellement laid et contrefait que cela en devient fascinant. Il dégage quelque chose, c’est certain, il cette espèce de présence massive et obscure que peuvent avoir les statues anciennes et les pierres tombales. La trogne rongée par l’alcool, boîteux, balafré, voûté, immense et sinistre, les mains rongées de cicatrices et d’engelures, toujours engoncé dans ses pelures diverses de lainages noirâtres et de longs manteaux, Rafaël n’est pas exactement le genre de personne que l’on aimerait croiser dans une ruelle sombre. On le compare souvent à un croque-mort, ou à une évocation fort réaliste d’un assistant de laboratoire transylvanien. Tout chez lui semble usé, passé, rongé, érodé, imprégné de la même lassitude qui se dissipe parfois dans ses ricanements bronchitiques qui lui font grimacer des sourires sardoniques de vieille gargouille. Il parle rarement à voix haute, et toujours d’une voix caverneuse et sifflante de fumeur invétéré aux poumons ravagés par le tabac soviétique de troisième choix. Toujours moitié grommelant, moitié marmonnant, il élève rarement le ton et lorsque c’est le cas, mieux vaut décamper au plus vite. Ses connaissances en langues étrangères restant assez limitées, il s’exprime dans un anglais souvent approximatif, franchement vieillot et teinté d’un accent russe à couper au couteau. Allure vestimentaire : Du noir, du noir, encore du noir, à divers degrés d’usure et de délavement. Manteaux longs, godillots de l’armée et vêtements épais, là encore l’élégance n’est pas tout à fait au rendez-vous. Rafaël donne dans le pratique et le solide avec juste assez de soin accordé à son apparence pour éviter de faire fuir tout le monde, rien de plus. Particularités éventuelles : Rafaël offre une cartographie assez intéressante des blessures de guerre dont un soldat lambda écope au cours de sa carrière, avec le bonus des engelures ramenées de Sibérie qui ont emporté orteils, phalanges et morceaux de chair çà et là. Blessé une première fois à la jambe gauche, il a vu une partie de son pied se détacher du reste, un jour où il avait négligé de se protéger suffisamment du froid. Depuis, il rembourre ses chaussures avec ce qu’il peut, il boîte, et a le sens de l’équilibre d’une toupie ivre morte.


Psychologie

Défauts :
Beaucoup pourraient qualifier Rafaël de "sale con", mais ce serait aller un peu trop vite en besogne et négliger toutes les merveilleuses subtilités de ce caractère de cochon. Aigri, acariâtre, lunatique... Il est avant tout perpétuellement mal luné, toujours occupé à râler contre un milliard de petites choses, constamment rongé par la colère, par l’amertume et la déception qui ne le laissent jamais en paix. C’est un cadavre, percé de toutes parts de centaines de petites blessures inguérissables : prise une par une, elles ne sont pas toutes graves, mais mises toute ensemble, c’est un grand tout insupportable. Rafaël en veut à tout, et à tout le monde, à l’univers tout entier, et personne ne peut réchapper à cette rancœur recuite, tannée, distillée depuis un siècle et demi. Il en veut aux hommes de son époque d’avoir transformé la révolution en un intolérable bain de sang, d’avoir trahi les idéaux, outrepassé toutes les lois au nom d’un idéal si vite dévoyé, trop vite souillé. Il en veut à la course du monde de n’avoir pas eu la pitié de le laisser mourir, il en veut à celui qui l’a transformé, il en veut à sa race pour le simple fait d’exister, il veut aux Normes d’avoir le loisir de vivre une existence dont la brièveté était en soi la promesse d’une libération future, et surtout il s’en veut à lui-même de n’avoir pas été assez fort pour affronter tout cela. Il laisse toutefois rarement s’exprimer sa colère, mais elle transparaît dans ses sourires, ses grimaces, ses rires qui n’en sont jamais, dans sa manière même de se tenir, confit de fiel et d’amertume, à demi replié sur lui-même en proférant des diatribes grommelées dans sa langue.

Et puis, comme si cela ne suffisait pas, sa transformation et la Révélation ont apporté bien d’autres motifs de se plaindre et bien d’autres choses susceptibles d’aggraver encore cette rancœur perpétuelle. Alcoolique notoire, il avait vite déchanté lorsqu’il s’était aperçu que la vodka la plus forte ne lui faisait pas plus d’effet qu’une eau minérale et que le sang, quoique merveilleusement abrutissant et réconfortant, n’avait en aucun cas le même pouvoir salvateur d’assommer l’entendement et de faire taire toutes les voix qui hurlaient leur rage dans son esprit. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il s’était tourné vers ce qui lui restait alors : la chasse, l’ivresse folle de ces courses-poursuites nocturnes, le frisson de la peur qu’il sentait imprégner ses proies, avant que cela aussi lui soit enlevé. Son problème, c’est qu’il est de la vieille école, devenu vampire au temps où le monde perdait la boule et où il pouvait à loisir assouvir sans peine et sans contrainte sa soif de sang. Personne n’a pris la peine de lui expliquer la marche à suivre, personne n’a pris la peine de l’éduquer, et encore moins de lui apprendre à se contrôler. Personne au final n’a pris le temps de lui apprendre à être un vampire. Il reste prisonnier entre deux mondes, sans parvenir à savoir ce qu’il est réellement, et se contente d’exister à demi en remâchant d’anciennes habitudes. C’est pour cela qu’il éprouve beaucoup de mal à se restreindre aux lois actuellement en vigueur, et ne peut vraiment se résoudre à abandonner parfois le plaisir d’une bonne petite chasse. Il aime tuer, c’est son problème, et ne plus pouvoir défouler sa haine du monde entier sur de pauvres humains le frustre considérablement, ce qui n’arrange pas du tout son caractère depuis plusieurs années. Il s’y plie par nécessité, parce qu’il s’efforce toujours de rester autant que possible dans les clous, mais il s’en ronge les phalanges lorsque revient la soif.
La vérité c’est que Rafaël est à présent une marmite de frustration, d’aigreur et de ressentiment toujours sur le point de déborder. Pourtant quelque chose l’empêche, souvent, de céder à la colère, et cette force qui le cloue au sol dans ces moments-là, cette chose qui le fige dans une torpeur glacée, c’est la lassitude. Il est fatigué, fatigué de tout, de lutter pour la moindre chose, de regarder les crépuscules se succéder sans que rien ne semble vraiment s’améliorer, fatigué de sa propre colère, fatigué de toutes les casseroles qu’il traîne depuis des décennies. Alors, il se laisse vivre, ou plutôt survivre, se laisse exister mollement, sans rien attendre du lendemain qu’un peu de sang, un peu d’alcool, et, parfois, quelques instants de grâce. Il se fiche bien de ce qu’il adviendra du monde, puisqu’il vit dans ses marges, dans les recoins d’ombre et les ruelles sales, retranché dans ses obscures rancœurs. Il n’essaie même plus de comprendre ni n’avoir pied dans le présent, il s’adapte, et fait avec, parce qu’après, a-t-il vraiment le choix ?

Qualités :
Aussi étonnant que cela puisse paraître, s’il y a quelqu’un qui mérite, du moins dans la théorie, le tampon officiel du Brave Type, c’est bien Rafaël. Il n’est peut-être pas bien finaud, peut-être franchement brutal et pas très gâté en intelligence, mais il est honnête. Rafaël a le mensonge en horreur, et la qualité rare -quoiqu’à double tranchant- d’avoir en toutes circonstances la plus grande franchise. Honnête et droit dans ses bottes, c’est ce qu’il tente toujours de rester, en dépit des turpitudes de l’existence, car c’est ainsi qu’il est et c’est ainsi qu’on l’a élevé. Il a souvent dans le regard, dans la voix, une simplicité désarmante qui le fait régulièrement passer pour bien plus idiot qu’il ne l’est, et qui semble étrange à ceux qui sont plus familiers que lui des subtilités et des semi-vérités. Après tout, il peut se permettre d’agir ainsi, puisqu’il n’a concrètement plus grand-chose à perdre à dire leurs quatre vérités à ceux qu’il croise, et que de manière générale il se fiche bien de l’avis des autres, et des autres tout court. Ce n’est pas quelqu’un d’altruiste, et pourtant il sait se montrer généreux, parfois, capable de tendre une oreille attentive et compatissante, et même s’il ne comprend rien à la manière dont tourne le monde à présent, il tâche toujours d’aider ceux qu’il estime méritants. Sa morale à géométrie variable le pousse parfois à des éclats de bienfaisance étonnante, mais encore faut-il le trouver un jour où il se trouve dans de bonnes dispositions. Bien qu’il ait acquis au fil des années un goût certain pour le meurtre à visée alimentaire, ce n’est aucunement quelqu’un de méchant, il n’éprouve aucun plaisir à faire souffrir.  
Il conserve un aspect très humain, et même s’il passe son temps à grogner et à pester contre tout et tout le monde, il a un bon fond, mais l’atteindre tient de la spéléologie de très haut niveau.

Croyances :
Cet idiot idéaliste que fut Rafaël conserve encore par-devers lui quelques vestiges, comme des ossements précieux, des restes passés de ses vieilles idées. Le goût pour l’utopie communiste lui est vite passé, et depuis, rien n’est venu combler le vide laissé par ce brusque reflux des certitudes, des espoirs, des grands idéaux et des belles paroles.
Religion :
Après avoir reçu une éducation orthodoxe, Rafaël s’est empressé de jeter tout ce saint-frusquin aux orties, avec d’autant plus d’enthousiasme qu’il ne comprit jamais comment un Dieu pouvait-il exister et laisser arriver des choses pareilles. Dieu fait d’ailleurs partie -dans le cas où il existerait, car le doute demeure toujours- des choses contre lesquelles il éprouve une profonde rancœur. Si une quelconque instance divine attend son âme à la sortie, on peut être certain que Rafaël ne leur en laissera pas placer une avant d’avoir fini de déballer toutes les choses qu’il a à lui reprocher.
Goûts :
Rafaël est un mélomane, et s’il y a bien encore quelque chose susceptible d’attirer son attention et de réveiller sa curiosité, c’est bien la musique. Et toute la musique, toutes les musiques, de tous les pays, de tous les temps. Bien évidemment sa préférence se porte sur le clacissisme le plus poussiéreux et ce qu’on se plaît à qualifier de nos jours de musique lui écorche un peu les tympans, mais s’il y a bien encore une chose au monde, excepté le sang, capable de le faire sortir de sa torpeur, c’est bien cela. Il aime jouer, et joue encore dans ses heures désœuvrées, lorsqu’il est certain que personne ne l’entend. Le bricolage, de manière générale, est sa deuxième passion. Il adore réparer, créer, faire quelque chose de ses dix doigts (enfin, de ses sept doigts et demi), et trouve dans le travail une sorte d’absolution, quelque chose qui occupe suffisamment son esprit et le reste pour oublier ce qui lui pèse.
En bon ancien alcoolique il n’a rien perdu de sa capacité à lever gaillardement le coude, même s’il ne cesse de pester contre le fait que trouver une bonne vodka outre-Atlantique relève de l’exploit le plus surhumain, et n’a jamais pu non plus se défaire de cette sale habitude de passer son temps à fumer.
Talents, savoirs notables :
Avant toute chose, Rafaël a l’oreille absolue, ce qui est bien pratique quand on essaie d’accorder un instrument, mais l’est moins quand, couplé à l’ouïe très fine des vampires, cela le rend sensible à tous les sons trop forts ou discordants. Croire toutefois que cela pourrait être un moyen de le mettre hors course en l’exposant à ce type de sons est une erreur, car certes, cela a tendance à lui crever les tympans, mais cela a surtout le don certain de l’agacer prodigieusement et cela, personne n’en a envie.
Excellent bricoleur, très habile de ses mains, Rafaël est capable de réparer à peu près n’importe quoi avec n’importe quoi d’autre. Être le fils d’un artisan aide à cela, et avoir servi dans l’armée également, car il faut bien faire avec ce que l’on a sous la main, surtout quand sa vie en dépend. Il est plutôt bon tireur, à l’aise avec la plupart des armes à feu qui ont pu lui passer entre les mains, même s’il a eu beaucoup moins d’occasions de s’en servir depuis plusieurs décennies.

(+) Espoirs, buts, rêves :
Ces mots-là n’ont plus vraiment de sens pour Rafaël qui se contente de vivre au jour le jour, et ne voit guère plus loin que le bout de son nez. Il passe son temps à assurer les basses besognes nécessaires à sa survie : gratter quelques pièces, trouver un peu de travail, quelques gorgées de sang, un peu d’alcool par-ci par-là et assez de cigarettes pour coller des tumeurs à tout un régiment. Le reste, ça ne le concerne plus. Réduire ses possibilités d’avenir à la question cruciale de savoir où il dormira le jour prochain lui suffit, cela lui évite de laisser son esprit vagabonder sur des sujets oiseux. Il n’espère plus rien de ce monde, à en oublier pourquoi il est encore là.
(-) Angoisses, regrets, phobies :
Sur ce rayon-là, il y aurait des romans entiers à écrire. Son principal regret est de ne pas être mort comme il aurait dû le faire, sous les balles des Allemands ou crevé d’épuisement dans un de leurs camps. Pour lui, tout ce qui avait suivi sa transformation n’aurait jamais, jamais dû exister et d’une certaine manière, il est très conscient de n’avoir pas su saisir la deuxième chance qu’on lui offrait en lui donnant une existence immortelle, libérée des contraintes de l’être humain. Une culpabilité vague le hante à ce sujet et il préfère reporter la faute sur les autres plutôt que d’en assumer seul le poids.
Et puis, ce passé, ce passé trop lourd et trop présent le hante encore, comme le souvenir de tout ce qu’il a perdu, de toutes ses illusions brisées. Son esprit est resté bloqué à l’instant de la chute, à ces années de lente désagrégation où il a peu à peu perdu pied alors qu’on lui arrachait une à une toutes les choses auxquelles il tenait.
Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?
Rafaël se méfie des Outres comme il se méfie de tout le monde. Il ne porte pas la moindre affection à ses semblables et pour tout dire, les vampires ne sont pour lui qu’une bande de snobinards cadavériques qui se prennent pour les rois du monde alors qu’ils ne sont en réalité que de tristes parasites pendus aux basques des humains. Il ne comprend plus les humains, mais ne comprend pas mieux les vampires. Quant aux autres, ils ne valent pas mieux, même s’il a une certaine sympathie un peu amusée à l’égard des Wiccans et Vooduns et de leurs manières plutôt folkloriques, tout en gardant à l’esprit ce vieux fond de superstition qui l’amène à ne jamais les fréquenter de trop près, des fois que. Il considère les métamorphes avec la même défiance, et une certaine curiosité prudente.
Et votre sentiment vis-à-vis des Normes ?
Même s’il gardait une affection particulière pour les humains, il s’en méfie toutefois, et n’a certainement pas oublié que si les torts sont partagés, ils en tiennent tout de même une sacrée couche. Les autres espèces, il les fuit autant que possible et quitte à choisir, préfère largement côtoyer les mortels. Il n’a foncièrement rien contre eux, et sauf lorsqu’il a une fringale, ça n’est jamais lui qui attaque le premier. Par contre, il faut bien s’attendre à un sévère retour de bâton dès lors qu’on lui cherche des poux sur le crâne.
Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Étrangement, oui. Malgré les difficultés de ces dernières années, Rafaël se satisfait de cette existence modeste. Il rend service quand il peut à ceux qu’il estime dans le besoin, bricole à droite et à gauche, et fait tout son possible pour rester discret. Le régime sec lui tape un peu sur les nerfs, aussi il est toujours ravi qu’on lui trouve un peu de sang frais à se mettre sous la dent, souvent en échange d’un service rendu. Mais si l’on creuse un peu, on est certain de trouver quelque chose, tout au fond, comme un substrat indistinct et muet qui rêve toujours aux sanglants massacres dans les champs d’Estonie, quand il pouvait passer son temps à s’enivrer de sang jusqu’à en rouler sur le dos comme une tique repue.
Il pense avoir trouvé la solution, au final : à rien n’espérer, on n’est déçu de rien.
Possibles évolutions ou objectifs futurs :
Difficile de prévoir, mais il se pourrait bien qu’une descendance surprise refasse surface.

Particularités éventuelles :
//

Relations Sociales

Relations particulières notables :
Aucune.

Antécédents :
Quelque chose à dire sur votre Famille ?
Son père, Iouri Vitaïev, était un luthier de petite extraction qui avait construit une petite réputation dans la très esthète et la très mélomane Saint-Pétersbourg. Il avait marié en premières noces la fille de son maître, et celle-ci était toute aussi versée que lui dans l’art de fabriquer des instruments à cordes de toute sorte. Ieva et Iouri Vitaïev étaient ainsi devenus des artisans assez réputés, et l’un et l’autre surent transmettre leur amour du travail manuel et de la musique à leur fils unique.
Événements de votre passé qu’il convient de connaître :
Janvier 1890 était rude, comme il l’est toujours au cœur de l’hiver, dans la Sainte Russie. C’est là que naquit Rafaël, entre les beaux murs et les ors de celle que l’on nommait encore Petrograd. Il grandit avec bonheur dans un milieu modeste, entre les établis et les caisses de résonnance, les violons désaccordés et les violoncelles amputés. Dès sa plus tendre enfance, il aida ses parents dans leur travail, à la mesure de ses moyens et sous la surveillance étroite de sa mère qui couvait cet enfant comme la prunelle de ses yeux. Un malheureux accident l’avait rendue stérile, et elle qui rêvait d’une famille nombreuse ne put jamais que se contenter d’un unique rejeton qu’elle entoura d’un amour jaloux. Ce furent pourtant de douces années, dans l’odeur sourde des colles, des cires et des teintures, et le bruit constant des rabots. Rafaël devait en garder pour toujours une affection particulière pour les travaux manuels, la manière dont le bois et ses fibres se pliaient, parfois dociles, parfois rétives, sous les instruments, et quelle merveille c’était de voir la matière brute évoluer, prendre forme, se modeler selon le souhait de l’artisan.

Il était lui-même plutôt doué pour cela, et dès qu’il fut en âge de manier les outils de son père, s’attela à apprendre son métier afin de prendre sa suite. D’heureux temps, malgré les troubles, et les idées étranges qui se faufilaient le soir, au café, dans les conversations. On parlait de révolte, on chuchotait tandis que les agents du tsar guettaient sans bruit et emmenaient chacun de ceux qui osaient parler tout haut. Rafaël jusque là n’avait jamais trop prêté attention aux paroles des collègues de son père, et du petit peuple laborieux qu’il côtoyait ; lui et ses parents avaient de quoi subsister plutôt confortablement et prêtaient volontiers à leurs amis dans le besoin. Le monde semblait tourner à sa manière, parfois rude, parfois injuste, mais le train des jours allait sans heurts. Il était encore jeune, et plein d’illusions, alors que peu à peu il entendait des mots étranges éclore sur les bouches des ouvriers. Liberté pour le peuple. Tout cela venait d’en haut, de ceux qui savaient, mais ces idées, dieux, qu’elles étaient belles à entendre. Il se souviendrait toujours de ce jeune instituteur, lunettes perchées sur le bout du nez, qui le soir, parfois, quand la vodka lui montait à la tête, sortait des livres de ses poches et leur lisait des passages que personne ne comprenait vraiment, mais qui avaient dans leur sillage des idées qui semaient le rêve et l’espoir. Rafaël lui-même n’était pas très éduqué, pas plus que le nécessaire pour tenir la boutique et traiter avec les clients. Un peu de calcul, assez de lecture et d’écriture pour tenir les livres de comptes, rien de plus. Il était loin de saisir tout ce qui se tramait, loin de saisir l’importance de ces paroles-là, de ces mots, de ces pages, de ces moments clandestins où ils se réunissaient dans l’arrière-salle pour l’écouter pérorer sur la manière dont le monde devrait tourner.

Il n’avait que quinze ans quand le Dimanche Rouge ensanglanta la place du Palais d’Hiver. Venu avec son père, comme d’autres curieux, il en fut marqué à jamais, voyant les hommes tomber comme des mouches sous les coups des soldats, et le rouge qui tachait la neige et se répandait de toutes parts dans les cris, la fumée, l’odeur de poudre et de mort qui planait. Il ne suffit que de ce jour, ces visions chaotiques, pour planter dans son jeune cœur les graines de la révolte. Mais il n’eut guère le temps de songer à tout cela, car il y avait des préoccupations plus pressantes, plus intimes, aussi. Ses parents vieillissants comptaient sur lui pour reprendre leur commerce quand ils ne pourraient plus assurer eux-mêmes leurs besoins, et c’était à lui d’assurer le fonctionnement de l’atelier. Si jeune encore, déjà plein de sérieux, investi par ses responsabilités, et convaincu de la nécessité d’être un bon fils et un bon citoyen. Oh, il rirait à s’en fendre les côtes s’il pouvait se revoir à cet âge...

C’est alors qu’elle entra dans sa vie. Dans les histoires, c’est toujours comme ça : de sombres héros, flanqués d’un seul grand amour, unique, irremplaçable. Ça semble joli, vu de l’extérieur, et ça l’est, au début. Mais toute chose en ce monde est fragile, et à la toute fin, rien ne dure vraiment. Ces histoires-là, il y en avait eu des centaines, et il y en aurait des centaines d’autres, toutes aussi simples, aussi évidentes que celle-là. Rafaël la connaissait depuis fort longtemps, Ekaterina. Elle avait son âge, et travaillait dans l’atelier de couture d’une de ses tantes. Brave et caractérielle, et jolie comme un cœur, mais il n’osa jamais vraiment l’approcher et c’est elle qui prit les devants pour faire la cour à cet adolescent subjugué qui se trouvait totalement désemparé face à elle. Ils se marièrent en 1910, et Ekaterina donna naissance quatre ans plus tard à des jumeaux, Andrei et Alexei, qui firent la joie des vieux parents de Rafaël. La petite famille gagnait largement de quoi vivre confortablement, et ce furent sans doute les années les plus heureuses qu’il ne vécut jamais, entouré des siens. Le monde n’avait pas encore basculé et même si le vent soufflait déjà un air de changement, la vie suivait son cours tranquille, encore dans ses rails d’ancien régime. Pourtant tout allait étrangement, et les murmures devenaient toujours plus forts, et les paroles chuchotées en secret devenaient des idées, les idées, des certitudes, et les certitudes, des convictions.

Rafaël, comme beaucoup d’autres jeunes gens issus des classes laborieuses, trouvait dans cet esprit une liberté nouvelle, l’exaltation de faire quelque chose pour participer à la grandeur de son pays, à l’édification d’une nation nouvelle. C’est sans doute tout cela qui le poussa à être du côté des révolutionnaires en 1917, lorsque tout bascula. Il se souviendrait longtemps de cette ivresse, celle de la victoire, celle d’agir pour le bien de tous et d’être du bon côté. Iouri appuyait en cela son fils, et l’accompagna chaque fois qu’il le put, même si tous craignaient qu’il ne soit blessé. Il y eut ainsi quelques moments de grâce, emportés dans le flot des hommes, des cris, des larmes de joie et des chants de victoire. L’espoir et l’allégresse furent de courte durée toutefois, car très vite, la guerre civile eut raison de la paix et de la prospérité du foyer. Pour le bien de tous, n’est-ce pas ?

Que peut faire un luthier en temps de conflit ? Rafaël s’engagea dans l’armée, espérant que sa solde suffirait à pallier la dureté des temps qu’ils traversaient, tandis que chacun tâchait de se rendre utile. C’est ainsi que débuta le long crépuscule de son existence, mais il ne s’en rendit pas compte immédiatement, loin de là. Pour lui, tout allait encore assez bien, ce n’était qu’une mauvaise passe, car les beaux jours reviendraient, il y croyait dur comme fer, pas un instant il ne douta que la nuit l’engloutirait bientôt. Il était encore heureux, alors, convaincu d’être à sa place et de faire pour le mieux, même lorsqu’il eut, pour la première fois, à se servir de son arme. Jusque là, il avait été chanceux et même si les bains de sang s’étaient succédé, même si ses camarades avaient rapporté d’effrayants récits, il était resté à l’abri jusqu’au jour où il n’eut plus le choix. Il lui fallut toutes ses forces, toute sa conviction, toute sa certitude la plus profonde de faire le bien pour parvenir à loger cette maudite balle dans le front de ce pauvre homme tremblant qu’ils avaient arrêté.

« Pardon. »

La détonation lui avait glacé les os, mais très vite, il apprit. Ne pas laisser sa main trembler, ne pas laisser sa vue s’obscurcir. Penser clairement, et puis ne plus penser du tout, c’était tellement plus simple ainsi. Le monde semblait chaque fois se réduire à un simple ensemble de facteurs, à une vaste et confortable évidence où il allait l’esprit vacant, et revenait couvert de sang. Ah, si Katioucha savait ce que son lointain soldat de mari faisait dans la nuit noire quand elle berçait ses enfants... Il ne lui dit jamais rien, et revint chaque fois de plus en plus sombre à mesure que la guerre le rongeait et qu’il perdait, peu à peu, tout ce qu’il avait eu de bon en lui. Pourtant il tâchait toujours d’agir au plus juste, ainsi que ses parents le lui avaient toujours enseigné. C’était sans doute là le drame : Rafaël avait toujours été un homme profondément bon, honnête, et il se voyait obligé d’agir avec cruauté pour le bien d’une cause plus grande. Il s’enfermait dans ses idées, se mentait à lui-même, tout ça pour ne pas voir ce qu’il était devenu. Il n’aimait pas ça, c’était certain, et il agissait totalement à l’encontre de ses convictions les plus profondes qui jamais ne l’auraient poussé à faire le moindre mal à quiconque. Et pourtant, pourtant, ça le poussait, ça le rongeait, parce qu’il fallait le faire, il fallait bien se salir les mains pour faire avancer les choses... Les révolutions ne se sont jamais menées dans la paix, n’est-ce pas ?

Il servit, longtemps, bravement. Il se tut, toujours ; il savait quel danger menacerait sa famille s’il faisait un écart. Eux vivaient comme ils le pouvaient, Ieva et Iouri affectés par le grand âge, et Ekaterina les soutenant bravement. Rafaël envoyait la totalité de sa solde à ses parents, et leur écrivait souvent depuis les lieux où il était affecté. De trop rares permissions lui laissaient un peu de répit, mais cela ne suffisait plus. L’envers du décor se dévoilait peu à peu, et il s’accrochait à ses idéaux, espérant toujours que cela finirait, qu’un jour la paix reviendrait pour tous.

L’année 1939 sonna le glas de ses dernières illusions. Pour avoir manqué de respect à un officier, il fut envoyé en tant que garde dans le goulag de Kolyna, en Sibérie. Ce châtiment qui devait le séparer de sa famille pour de longues années fut pire qu’une trahison. Ce fut la cruelle révélation que tout ce en qui il avait cru n’était qu’un odieux mélange d’atrocité et de mensonge. Déplacé avec les autres soldats chargés de la relève, il vit les prisonniers entassés comme du bétail avec femmes, vieillards, enfants, jeunes gens de tous âges et de toutes origines. Des milliers de visages livides, serrés les uns contre les autres, et leur silence hébété alors qu’on refermait sur eux les wagons plombés... Et puis, il y eut le froid. Rafaël ne l’oublia jamais, car il devait en souffrir pendant des années. La vie à Kolyna n’était guère plus douce pour les gardes, et les engelures dont il fut victime l’amputèrent de quelques orteils et de plusieurs phalanges. Il en tira une certaine horreur de la neige et des étendues désertes ; elle avait toujours pour lui un goût de terreur, un goût de Sibérie. Si son sort était bien plus enviable que celui des malheureux qu’il gardait, assister à tout cela tout en sachant qu’il participait, par sa seule présence, à leur souffrance devint vite intolérable. Alors, encore une fois, il arrêta de penser, il s’abîma comme il le pouvait dans un abrutissement salvateur qui l’empêcha longtemps de prendre pleinement conscience de ce qu’il faisait, de ce qu’il était. Mais le mal était fait, et il avait perdu cette fois aveugle, brûlante, pleine d’un espoir insensé qui l’avait poussé jusque là. Il n’y croyait plus, c’était ainsi. Il n’y eut plus une seule parole, plus un seul mot qui pût alors raviver la flamme des premiers instants, plus rien pour le convaincre que le bien était au bout de ce long et sanglant chemin.

Il était encore perdu au loin, quand la guerre éclata avec l’Allemagne. Il n’en reçut que des échos lointains, jusqu’à ce que parvienne la terrible nouvelle : les Allemands avaient mis le siège devant Leningrad. Ce qu’il advint de sa famille, il ne l’apprit que des années plus tard. Alors débuta une attente interminable, guettant la moindre lettre, la moindre nouvelle, chaque fois que quelque chose de l’extérieur parvenait jusqu’à Kolyna. Quand il fut question de rappeler les soldats affectés à la garde des prisonniers, Rafaël fut parmi les premiers à être volontaire pour partir sur le front de l’Ouest, espérant ainsi se rapprocher de Leningrad et avoir enfin quelques nouvelles de sa famille. Il n’en fut rien, et cela n’améliora guère son sort, à vrai dire. Perdu parmi les milliers de soldats sous-entraînés que le camarade moustachu jetait contre les panzers du moustachu d’en face, une fourmi dans un enfer, Rafaël connut un autre calvaire, sous un ciel pas beaucoup plus clément que celui de la Sibérie. Et toujours le silence, toujours cette absence, pas un mot, rien. Il savait vaguement ce qui se passait, Leningrad résistait bravement, même prise à la gorge par la Wehrmacht. Ce qu’il advenait des civils n’était guère difficile à deviner, mais on laissait entendre qu’on avait pu en évacuer quelques-uns, surtout des enfants. Nouvel espoir, mais rien de plus. Et sur le front Rafaël s’usait, tâchait simplement de survivre, ce qui devenait de plus en plus difficile.

Avec ce don certain qu'il avait pour se trouver aux mauvais endroits aux mauvais moments, Rafaël faisait partie de ceux que l'on envoya reconquérir Stalingrad. Il n'était pas là au début, et ne fit partie que des vagues successives qui venaient en renfort de ceux qui, déjà, tentaient de tenir bon et de repousser l'avancée allemande, de les déloger de cette ville qui n'était déjà plus qu'un champ de ruines baigné de sang. Il se souvenait avoir eu cette pensée, lorsqu'il avait vu ce pour quoi il était sensé se battre: "à quoi bon?". Qu'y avait-il encore à reconquérir de cette carcasse fumante? Et puis, il avait arrêté de réfléchir, comme toujours, il avait arrêté de penser parce que comme toujours, c'était ce qu'on attendait de lui. Mais après tout; à quoi cela pouvait-il servir? Il y avait tant de choses plus urgentes dont il devait se préoccuper : survivre, pour commencer, et comme toujours ce n'était pas une mince affaire. Connaître la raison pour laquelle il se battait, si tant était qu'il y en eut une tant l'univers tout entier semblait avoir perdu la tête, était un luxe qu'il ne pouvait se permettre. Avant tout, il fallait se battre, tout simplement, et c'en devenait presque risible. Se battre pour escalier, conquérir une pièce, une maison, un coin de rue, se battre pour tout, et surtout n'importe quoi. Tout devenait un point stratégique à conquérir coûte que coûte, une raison valable pour perdre la vie. C'était comme évoluer dans un brouillard opaque, à n'y voir pas plus loin que le bout de son nez, sans vue d'ensemble. Tout donner pour une chose insignifiante, la gagner, et puis recommencer, encore, et encore, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne. Comme tous les autres, Rafaël palliait l'épuisement par la boisson, et ne devait garder presqu'aucun souvenir de ces semaines, de ces mois entiers, sans doute, à ramper dans les décombres, à vivre dans une hébétude complète, une léthargie dont rien ne pouvait l'extraire, pas même le sifflement des balles à ses oreilles.

Quelques rares images surnageaient encore, des visions de carnages dans les ruines, des monceaux de cadavres mélangés aux gravats des maisons incendiées réduites en poussière par l'artillerie. La poudre, la cendre, le sang. Et la neige, encore, toujours la neige, toujours le froid qui s'amusait à lui ronger les os comme un roquet hystérique.

Et puis, il se souvenait encore du contact glacé du canon d'une arme qui se posait sur sa nuque, d'un ordre aboyé par un officier: "avance.". Alors, Rafaël avait avancé, pantelant de fatigue, gris d'épuisement, parce qu'une étincelle sous son crâne noyé de mauvais alcool l'avait rappelé à l'ordre en se disant que ce serait bête de mourir maintenant, exécuté par l'un des siens, juste parce qu'il avait fait mine de reculer. C'est si facile, à la toute fin, quand il n'y a plus rien. Il ne savait même plus ni pourquoi, ni comment, par quel miracle il avait encore eu la force de reprendre son fusil, de se relever, et d'avancer encore. Il s'était retourné, hagard, juste pour voir le visage de celui qui le menaçait. Cette face de marbre n'aurait pas dépareillé sur un gisant, taillé dans un roc roide et sinistre par un sculpteur maniaque qui aurait décidé d'exécuter la plus parfaite des allégories de la rigueur. Il se souvint de l'avoir haï, soudain, lui et sa dignité de militaire bien peigné, sa petite gueule encore fraîche à peine usée par la guerre, son uniforme et bel écusson. Il ne tremblait pas, lui. Il n'était là que là que pour surveiller le troupeau, et lui trouer la peau au besoin, au moindre signe de faiblesse. Sans sourciller, sans battre un seul cil de ses yeux de glace.
Dans le brouillard où il traînait ses pauvres os perclus de douleurs, Rafaël le regarda dans les yeux, et n'y vit qu'un reflet sans âme, aussi tranchant, aussi inanimé que celui que l'on voit courir sur une lame. Cet officier inconnu cristallisait toute la rancoeur que le soldat avait eu le loisir de nourrir patiemment depuis des années, et il se souvint avoir instinctivement baissé les yeux sur son fusil qu'il savait déchargé tout en se demandant si la crosse serait suffisante pour lui ouvrir le crâne. Il s'imaginait déjà le son mat et le craquement sourd de l'os qui se fend, amorti par la résistance spongieuse de ce qui lui remplissait la tête.

Mais il n'en fit rien, et continua à se laisser dériver, réalisant à peine que le jours passaient comme un long, long cauchemar dont il n'arrivait pas à se réveiller, et dont il ne se réveillerait jamais vraiment. La victoire, il s'en fichait bien. Il ne pensait qu'à Leningrad, aux ors et aux rues pavées, aux brumes matinales sur le fleuve et au chant des étourneaux qui le réveilleraient dans les bras de sa Katioucha. C'était comme rêver de la vie d'un autre, comme ne plus se souvenir vraiment de ce que c'était que la chaleur et la paix. Peu à peu, leurs visages s'effaçaient.

Capturé alors qu'il s'était retrouvé séparé de son unité, Rafaël tomba aux mains des allemands, sans que cela ne le traumatise outre mesure. Derrière ou devant les barbelés, ça ne faisait plus guère de différence... L'enfer boueux de Vaivara ressemblait à tous les autres camps de concentration qui essaimaient leurs champs d'horreur dans l'Est. Un vivier de choix pour tous ceux qui avaient à profiter de l'exploitation de ces semi cadavres muets. Rafaël ne sut jamais vraiment qui était ce type étrange, à l'allure de gentleman, qui s'était présenté un jour pour graisser la patte de l'officier en charge du camp et échanger quelques mets de choix contre un lot de prisonniers parmi les plus frais. Rafaël faisait partie des derniers arrivés, et même dans son état décrépi restait en meilleur état que ceux qui y demeuraient depuis plus longtemps. C'est donc tout naturellement qu'il fit partie de cette sélection grelottante et misérable que l'on entassa à l'arrière d'un camion, vers un hôpital de campagne transformé en centre d'expérimentation pour un savant qui, de ses propres mots, avait su trouver dans l'atrocité de la guerre une opportunité sans pareille pour faire avancer la science. Ceux qui disent que du génie à la folie il n'y a qu'un pas ne se trompent point : celui-là ne cessait de danser de l'un à l'autre à rythme étourdissant. A l'entendre, il s'apprêtait à révolutionner le genre humain. Pour tout dire, il aurait pu, en effet, s'il n'était tombé sur plus malin -et plus puissant- que lui. Un coup de chance l'avait amené à débusquer un vampire qui avait décidé de passer les prochaines décennies dans son propre cercueil, sans doute dégoûté par la tournure que prenait l'Histoire en ce temps. Vivant toujours -du moins autant que peuvent l'être les vampires- mais tellement affaibli par le manque de sang qu'il en était devenu bien trop vulnérable, celui-ci était tombé dans les griffes de l'aimable docteur qui s'était empressé de le maintenir dans un état suffisant pour mener sur lui toutes sortes d'expériences follement amusantes. Mais l'Outre était malin, et fit bien vite miroiter à son geôlier la perspective de l'immortalité. Oui monsieur. En réalité, il cherchait simplement à doubler le toubib dément, créer une engeance qui lui, serait assez fort pour se tailler une voie de sortie.

Mais comme le bon docteur n'était pas né de la dernière pluie, il décida de faire d'abord subir le processus à un quarteron de prisonniers. C'est là que Rafaël entra en scène, gagnant à la loterie de l'atrocité, et connu la fin de son premier acte : couché sur une table d'autopsie qui puait la viscère éventée, vidé à blanc par un cadavre aux yeux cerné qui lui chuchotait dans un grognement "ne me déçois pas". Il s'y réveilla la bouche pleine de sang au goût de moisi.

Rafaël venait à peine d’ouvrir les yeux, pas encore conscient de ce qu’il était, et respira pour la première fois l’odeur stupéfiante du sang frais. C’était pire que la soif et la faim réunies, ça lui vrillait les nerfs et lui fendait les os, ça lui transperçait le ventre et le crâne. Il sentait, il goûtait le sang, sa fragrance affolante, sa chaleur brûlante alors qu’il se déversait à flots sous ses dents avides, ruisselait sur son cou, l’éclaboussait comme un feu liquide sur ses doigts. Un torrent ferreux, une rivière de sel, du cuivre chantant, vivant, qui donnait l’impression de boire du métal en fusion. Le rouge sur la neige, déversé dans le noir, à la lueur hystérique des lampes et des projecteurs sur les barbelés. Une brassée d’images, un tourbillon de folie furieuse dont il ne se souvenait que par fragments, pièce par pièce comme un puzzle éparpillé. Mais l’ivresse, oh, l’ivresse était là, et jamais il n’en connut de pareille.

Ce n’est qu’une fois parvenu à s’enfuir et la folie passée que le vampire expliqua à Rafaël ce qui venait de se passer.

La nuit était noire encore dans les champs désolés, loin du carnage, loin de Vaivara. C’est l’un des premiers souvenirs de Rafaël, l’un des plus précis, aussi. L’obscurité limpide du printemps les enveloppait, et la brise nocturne couchait les champs en friche sous elle. On sentait partout dans l’air frais les odeurs d’humus, d’herbe fraîche, de fleurs sauvages et de trèfles éclos qui dansaient en murmurant sous les étoiles. Difficile de croire qu’ailleurs, partout, tout autour d’eux, il y avait la guerre. De loin en loin, de grands éclairs trahissaient le chaos lointain, et des fumées noires obscurcissaient l’horizon, mais là, tout était calme. Rafaël respira, longuement, et puis s’aperçut que cela ne servait à rien. Il se souvint pour toujours de cette très nette sensation, comme un soulagement soudain, comme libéré des contraintes d’être humain. Son créateur se présenta, alors. Il se nommait Ivan, et du haut de ses trois siècles rit longuement de voir la mine déconfite de son engeance quand il lui dévoila sa nouvelle condition. La détestation fut immédiate entre ces deux-là ; si Ivan eut quelques scrupules à ne pas abandonner immédiatement le nouveau-né, ce dernier se demanda toujours ce qui l’avait poussé à cela tant il se montra impitoyable avec lui. Ni l’un ni l’autre n’avait choisi ce qui venait de leur arriver : Rafaël refusait tout net, mais un peu tard, d’admettre qu’il avait été transformé, et Ivan n’avait en aucun cas envie de s’encombrer d’une engeance aussi mal dégrossie que ce soldat puant.

En réalité, Ivan se borna à transmettre à son protégé le strict minimum pour qu’il puisse survivre, et disparut. Quelques dernières paroles, anodines, que Rafaël ne comprit pas vraiment et après cela, il était parti, et il ne l’avait plus jamais revu. Alors, le vampire fraîchement transformé remonta vers le nord, suivant la ligne du front, et fit la seule chose qu’il avait encore à faire : retourner à Leningrad, enfin savoir ce qui était arrivé aux siens qu’il n’avait plus revus depuis cinq ans. On était en 1944, et avec un sens du timing tout à fait étonnant, il arriva juste à temps pour voir sa ville natale libérée. Enfin, la guerre s’en allait, enfin l’espoir, mais que restait-il encore à sauver ?

Il erra longuement dans ce tombeau à ciel ouvert où marchaient des semi-cadavres à demi morts de faim, ce cimetière défiguré qui n’avait plus rien à voir avec la belle cité qu’il avait connue. De sa maison il ne restait plus rien, rien qu’un tas de décombres qu’il fouilla frénétiquement toute une nuit, sans rien trouver de plus que les vestiges dérisoires d’une vie ravagée. Il lui fallut du temps, pour savoir. Interroger les voisins, les survivants, errer, errer encore en quête de réponses avec cloué au cœur l’espoir qu’ils aient pu survivre, l’espoir fou et illusoire de pouvoir de nouveau serrer Ekaterina dans ses bras. Ses enfants devaient être grands maintenant ! Et ses parents, comment se portaient-ils ? Mais quatre ans de siège et de famine laissent peu d’espoir derrière eux, et la nouvelle tomba. Tous morts. Iouri et Ieva avaient été les premiers à succomber dès le premier hiver. Trop vieux, trop faibles, ni la maladie ni la faim ne pardonnent. Ekaterina avait envoyé les jumeaux Alexei et Andrei parmi les réfugiés évacués, mais personne n’avait su lui dire s’ils avaient survécu. Il ne valait mieux pas trop chercher de ce côté-là, lui avait-on dit. Peu de gens survivaient à l’exode à travers le lac Ladoga, à travers le froid et les balles allemandes. Seule, Ekaterina l’avait attendu, longtemps, longtemps, jusqu’à ce que la faim ait raison d’elle. Et ainsi, tout s’était terminé.

Rafaël s’en fut alors, dépossédé de tout. Tous ceux qu’il avait connus étaient morts, partis, et le peu qui restait était méconnaissable, des fantômes, presque rien. Tout avait beaucoup trop changé, lui-même avait beaucoup trop changé pour espérer retourner à une vie normale. Mais que faire ? En bon soldat, il n’avait eu que la guerre, il n’avait eu que le service et les ordres, il en avait oublié ce que c’était que de penser par lui-même, de penser tout court, comme on force sur un muscle resté trop longtemps au repos.
Il erra, longtemps. Le monde semblait avoir perdu la boule, et l’Europe de l’Est dans ces années-là était pire que tout. Il erra, comme un spectre aux dents longues, perdu dans un vide dévorant qui lui mangeait l’âme et le cœur, perdu sans repères, sans rien d’autre que l’obsession permanente du sang. Il ne vivait plus que pour cela. Pour quoi d’autre aurait-il pu exister, sinon cette ivresse délicieuse ? Il y trouvait son réconfort, sa perdition, sa dissolution ultime. C’était à se demander pourquoi il ne s’était pas laissé brûler au soleil, en ce temps-là, ou mourir de faim dans un recoin, pour rejoindre les siens. Il ne sut jamais lui-même, peut-être par manque de courage, peut-être parce qu’il avait traversé tant d’épreuves, survécu à tant de choses, vu tant d’horreurs qu’il refusait encore d’en être arrivé là pour rien. Il devait bien y avoir encore quelque chose à faire, ici, quelque chose à vivre ?

Rafaël en ce temps se contenta d’exister plutôt que de vivre, terré comme un cafard dans les caves, allant parfois de ville en ville, mais encore attaché à la belle et vénérable Saint-Pétersbourg. Il regarda passer les ans sans les voir. La folie du camarade Staline emportait peu à peu les déportés vers les neiges de Sibérie et de l’Arctique, la faim creusait les visages des grands-mères, tandis qu’à l’ouest la Guerre Froide pointait son nez et qu’en Russie rien ne changeait.

Alors que Rafaël fêtait sinistrement son centenaire, il regarda s’effondrer son pays, ce qu’il avait contribué à bâtir, et il comprit enfin. Avec la fin de l’URSS, c’était son monde qui s’en allait. Déjà, il avait cessé de comprendre ce qui se passait autour de lui, cette société en mutation permanente qui ne cessait d’évoluer et de se mouvoir. Maintenant, il n’y avait plus rien qui lui rappelât ce qu’il avait connu. Alors, comme pour sceller ce renoncement, il quitta enfin son pays, et s’en fut au hasard, sombre vagabond à la trogne usée, mendiant sur les trottoirs de quoi assurer le peu dont il avait besoin. Quand il en avait assez de s’aplatir les fesses sur le bitume, il allait chercher du travail, proposant ses services à qui en avait besoin. Menuiserie, maçonnerie et même un peu de mécanique, autant ses années de service dans l’Armée Rouge que sa formation d’artisan en avaient fait un véritable couteau suisse humain capable de réparer à peu près n’importe quoi avec n’importe quoi. Et puis, un travailleur aussi solide que lui, disposé à œuvrer toute la nuit sans rechigner, ça ne se refuse pas. Vint de nouveau cette confortable apathie, plongé dans un hébétement permanent. Chaque nuit ressemblait à la précédente. Il entendait, il voyait la course du monde, les évènements, le monde en mouvement, mais restait comme un spectateur sur le rivage, encore cramponné à d’anciennes certitudes et de vieux rêves faisandés.

Il fallut le choc de la révélation pour sortir de cet engourdissement perpétuel. Se révéler aux humains ? Quelle blague ! S’il tenait le sombre crétin qui avait eu cette idée lumineuse... Avant, la vie était tellement plus simple. Il pouvait faire peur aux emmerdeurs rien qu’en souriant, il n’était qu’un mystère, une ombre dans la nuit à laquelle personne n’osait croire. Sans doute ses congénères étaient ravis, mais il n’avait jamais demandé leur avis et les évitait comme la peste comme il évitait tout le monde. Emmuré dans sa solitude, Rafaël se contenta de grogner, de pester plus encore que d’ordinaire quand il eut à se faire à l’idée que le bon temps des chasses nocturnes était terminé s’il ne voulait pas s’attirer d’emmerdes et qu’il aurait à s’accoutumer à la soupe tiède et insipide du sang animal ou pire encore, du sang humain réfrigéré. Rafaël n’eut pas le loisir de se complaire dans ses grognements très longtemps, car il fut vite rattrapé par le cours du monde qui s’accélérait, et faisait de lui, au final, un citoyen lambda. Fini le temps de la discrétion, du mensonge et des soupçons, même si les relations avec les humains étaient évidemment loin d’être au beau fixe. Il voyagea beaucoup en ce temps-là, sorti de ses caves et de ses caveaux, et traîna sa mauvaise humeur perpétuelle en ligne droite depuis Saint-Pétersbourg jusqu’à se retrouver les pieds dans l’Atlantique.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle-Orléans ? Vous y êtes natif ?
Un océan ne pouvait pas arrêter Rafaël dans sa course obstinée, et il se décida à quitter le Vieux Continent, parce qu’il n’avait finalement rien de mieux à faire. Il continua, franchit l’Atlantique, expérimenta le confort tout relatif des compagnies aériennes low cost et finit par reprendre son existence vacante de cadavre échoué, à l’ombre des buildings américains. Il reprit sa petite existence laborieuse, entre mendicité et menus travaux pour les uns et les autres, employé à la journée sur les chantiers ou dans divers ateliers. C’était le mode de vie qui lui semblait le plus sain, dans sa condition : l’absolution par le travail. Il ne demandait jamais grand-chose, juste de quoi tenir un jour ou deux, quelques billets, un peu de sang, pas plus. Ça n’est pas parce que l’univers perd la boule à intervalles dangereusement réguliers et que les gens se conduisent comme des sauvages qu’il faut les imiter, et depuis toujours, Rafaël avait toujours tâché de suivre la maxime de son père : toujours agir pour le bien de tous. Toujours honnête, toujours loyal.

Toutefois cela ne le poussa aucunement à s’engager de quelque manière que ce soit. Ça, il avait donné bien assez quand il était humain pour que cela lui passe l’envie de s’investir, si c’était pour se retrouver en première ligne à se faire canarder pendant que les autres restent au chaud dans leurs pantoufles. Alors quand on lui signifia fort aimablement que beaucoup de factions auraient intérêt à le voir rejoindre leur camp, il eut fortement envie de faire un bras d’honneur avant de se carapater dignement, mais n’en fit rien parce qu’on ne le répétera jamais assez, le respect de la hiérarchie est la garantie d’une longue existence. Qu’il y ait des seigneurs à leur tête et que les vampires aient gardé une organisation quasi féodale au mépris du bon sens et de toutes les avancées sociétales des deux cents dernières années ne lui faisait ni chaud ni froid. Il se contenta de faire la sourde oreille et de continuer à vivre dans les marges, là où personne n’irait l’emmerder.  

Du moins, le croyait-il. Au début, ce ne furent que des rumeurs. Des histoires de démons, qui pouvait encore y croire? Il fallut la pluie de communiqués officiels, de nouvelles, de révélations fracassantes pour que Rafaël commence à y prêter l'oreille, et même encore, il peinait à l'assimiler. Tout ça était un peu gros, quand même, et fallait-il que les gens -et surtout les Normes- soient crédules pour penser que tout ça pouvait être vrai. Evidemment, l'existence de tout le saint frusquin paranormal qui était avérée depuis un certain temps déjà aurait été difficile à croire, pour commencer, et pourtant c'était on ne peut plus vrai. Mais là tout de même... Au final, Rafaël ne sut jamais qu'en penser, même lorsqu'on commença à le regarder encore plus de travers que d'ordinaire, dans la rue. Quelque chose que tout le monde croit, dont tout le monde est persuadé ne devient pas vrai par la simple opération du Saint Esprit, tout de même. Quelque chose au fond de lui refusait d'y croire parce que c'était l'affirmation encore plus claire et nette que Rafaël était devenu rien de moins qu'un monstre. Infecté par un virus démoniaque. Parce que des illuminés avaient cru judicieux de boire du sang de démon.

Finalement, c'était crédible, cette histoire. Connaissant l'humanité et sa bêtise congénitale, il y avait gros à parier que quelques-uns avaient été capables de le faire. Et de pondre, par la même occasion, une interminable lignée de parasites sanguins à tendance mégalomane et suicidaire. Ce qui était vrai, en revanche, et difficile à nier, c'est bien que la vie se compliqua considérablement pour Rafaël, autant que pour les autres Outres qui n'étaient plus vraiment en odeur de sainteté.  Quant aux Faes... Là, c'était le pompon. Si on devait en plus se farcir les elfes et toute leur mythologie, l'univers n'avait pas le cul sorti des ronces, pour ainsi dire. Mais, fidèle à son stoïcisme naturel, Rafaël ne s'en soucia pas plus, ayant déjà suffisamment à faire pour maintenir à flot son train de vie misérable. Que le temps passe, que le monde change. On verrait bien s'il parvenait à s'adapter. Le jour où il n'y arriverait plus, le jour où il serait trop fatigué de tout cela, ce serait alors peut-être le temps d'aller prendre un dernier bain de soleil.

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Dernière édition par Rafaël Vitaïev le Mer 16 Juil - 23:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev   Mar 1 Juil - 20:45

Salut !

Cette fiche me semble très bien, il y a juste deux petites choses qui me gênent dans l'histoire de Rafaël. Par exemple le fait que les nazis aient connu l'existence des vampires alors que leur coming out ne s'est fait que quelques dizaines d'années plus tard est un peu dérangeant, surtout quand on sait que leurs études ont permis de grandes avancées scientifiques. Il y a donc peu de chance pour que l'information concernant un homme au corps plus que particulier ne soit pas remonté aux oreilles d'autres scientifiques... Il faudrait bidouiller un peu la chose pour que ça puisse coller. :\
La deuxième chose ne prendra pas beaucoup de temps à être corrigée puisqu'il s'agit simplement du fait que la Grande Révélation soit passée sous silence. Il faut que nous sachions si Rafaël s'en tamponne le coquillage ou contraire si cela le perturbe. ^^
Si tu as des questions n'hésite pas à venir me trouver. :)

Et désolée pour le temps de réponse...
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MessageSujet: Re: [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev   Mer 2 Juil - 13:08

Concernant herr doctor maboul, j'ai simple étoffé ce qui était déjà mentionné dans la précédente fiche de Raf' et qui n'avait semble-il posé aucun souci à la validation..

Citation :
Ce qu'il regretta sans doute en étant capturé par les allemands, qui trouvèrent visiblement qu'il faisait un parfait cobaye pour un médecin à la Mengele qui exerçait dans un camp voisin.
Le médecin en question s'avéra avoir déniché un vampire, et avait semblait-il dans l'idée d'aboutir à la création de soldats partageant les mêmes caractéristiques que les buveurs de sang nocturnes, tout en essayant d'atténuer leurs faiblesses. Commencer par transformer Rafaël en vampire semblait une bonne idée de départ, d'autant plus que le processus était semble-il assez risqué, et avait de fortes chances d'échouer.

et j'ai consacré le dernier paragraphe de la section "Événements de votre passé qu’il convient de connaître : " à la question de la réaction de Raf' face à la Grande Révélation :)
(bon j'ai pas mis les majuscules c'est ptet pour ça aussi ^^)

Je vais quand même essayer de bidouiller tout ça au plus vite :)
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MessageSujet: Re: [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev   Mer 16 Juil - 23:56

La fiche a été éditée, j'espère que tout est en ordre :)

(et pardon pour le retard)
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MessageSujet: Re: [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev   Jeu 17 Juil - 7:57

C'est tout bon ! Ton vampire peut aller terrifier les jeunes filles de la NO. :p

Pour achever la validation, il faut que tu penses à générer la feuille d'identification de ton personnage avant d'ouvrir le Carnet Mondain, l'Inventaire et de faire une demande d'évaluation du niveau de dangerosité.

Ensuite tu pourras achever de compléter le profil en ajoutant les informations concernant Raf' ainsi que les liens menant à la fiche validée, au carnet et à l'inventaire.

Voili, voilou ! Et si ce n'est pas déjà fait avec ton compte principal, je t'invite à t'abonner à la newsletter du forum et à suivre le topic du journal du forum, histoire de ne rien manquer d'important. :)

A présent envole toi, petit vampire ! Va manger des gens et t'amuser !  
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MessageSujet: Re: [Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev   Ven 18 Juil - 14:02

Wiiiiiii! *omm nomm nomm*  PC 
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[Reboot de personnage] Rafaël Iourovitch Vitaïev

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