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 Event : Crazy, Jazzy, Night.

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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 8 Déc - 10:42

Bon sang ! Arrête de la fixer comme ça merde ! C'est pas possible d'être aussi distraite. Il se passe quelque chose de bizarre. On dirait bien que je ne suis pas la seule à avoir le regard qui dévie vers Précieuse constamment...Si cette ….a lancé un sort dans MON pub, je vais lui faire regretter d'avoir sortir un pied du lit ce matin...

Ouf ! De quoi m'occuper, mon saltimbanque préféré m’appelle...

« Qu'est-ce que je peux faire pour ton plaisir ? »

Pencive ? Moui, c'est le mot. Je le regarde un peut suspicieuse. De quoi il parle avec son étincelle ? Il sait quelque chose ? C'est vrais qu'il dit être bien plus réceptif que moi à la magie, mais il pourrais pas le dire clairement non ? Je vais pour ouvrir la bouche et lui poser directement la question, mais il ne m'en laisse pas le temps et me désigne Précieuse.

Rah ! Décidément c'est un effet de mode ! Je masque difficilement le grondement qui monte dans ma gorge. Son sourire malicieux, voir un peut dément m'apaise n'est en moins. S'il compte jouer un salle tour à Précieuse, après tout je peux bien être sa complice, même si c'est indirectement.

« Sa marche. »

Je retourne derrière le bar, débouche un bouteille de champagne et sort même une flûte en cristal que je remplie doucement.

La vampire aux cheveux de feu monte sur scène... comment ça elle monte sur scène ? C'était pas prévue ça ! On se calme, on se calme... Ok c'est bon, c'est l'autre qui l'y à invité. Oh ! Voilà un son qui ravive de très vieux souvenirs. Elle n'est pas vraiment dans le ton de la soirée, puisqu'elle est plutôt sur un style gypsy, mais c'est pas mal et sa rajoute des couleurs gaies à la soirée. Personne n'a l'air de se plaindre, alors je vais lui ficher la paix.

Alors que Patrick est au prise avec la vampire alcoolique, je m'approche de Précieuse, l'interpelle en pleine conversation d'un « hep ! » et lui pose le verre juste devant elle tout en me penchant sur le comptoir.

« Vous voyez le charmant monsieur vairon là bas ? »


D'un geste de menton je lui montre la personne désignée.

« C'est pour vous, de sa part et je cite : « ce soir elle gagne, mes hommages en ce jour loin d'être inattendu... Voilà, à la votre. »

J'offre mon plus beau sourire commerçant à la patronne du Plaisir Coupable et apaise la bête en moi qui aimerait l'étriper. Sans pour autant attendre de réponse de sa part, je m'éloigne de la sorcière avant que mon regard ne dévie encore sur elle et pousse mon marie mal lécher pour qu'il arrête d'asticoter une cliente. Une vampire serte, mais une cliente.

Heu...quoi ? Si j'ai pas une tronche ahurie, c'est que je suis la championne du monde de comédie. Elle nous fait quoi la vampirette ? Elle est bourrée ou quoi ?

Décidément, la soirée tourne bizarre de plus en plus. Il n'y aurait pas un voudoun qui aurait mis son grain de sel par hasard ? Elle me tend son verre vide et je lui remplie de bon cœur, je crois bien qu'elle en a besoin. Je ne saurait pas dire pourquoi...l'instinct.

« Vous, vous êtes pas dans votre assiette ce soir. Ça va aller ? »

Mon ton n'est pas inquiet, pas trop en tout cas. Il ne faudrait pas qu'on me surprenne à m'inquiéter pour un vampire. Et puis ho ! Faut pas déconner, j'ai déjà les métamorphes à m'occuper. Les autres n'ont qu'à ce trouver une vrais assistante sociale !
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Précieuse
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 8 Déc - 17:21

Précieuse pouvait être qualifiée de nombreuses choses -égoïste, garce, manipulatrice, sadique, cruelle, j'en passe et des meilleures- mais s'il y avait bien un qualificatif qu'on ne lui accordait jamais, c'était celui d'idiote. La wiccane était loin d'être stupide et son entourage, lointain comme proche, le savait parfaitement. Tout comme il ne lui avait pas fallu très longtemps pour sentir la vague de magie qui s'était plus ou moins jetée sur elle, elle avait rapidement remarqué que Bess n'était pas la seule à la regarder avec plus d'insistance que précédemment. De là à conclure que le sort dont elle était victime affectait plutôt ses pairs dont elle serait la cible, il n'y avait qu'un pas, que Précieuse franchit allègrement quand elle nota le comportement étrange de son vampire d'employé.e. Histoire d'être certaine de ce qu'elle avançait, elle posa tout de même la question à Ailin, qui ne se gêna pas pour lui répondre sur un ton qui pouvait passer pour perturbé. Oh, qu'elle ne lui dise pas qu'elle n'appréciait pas les « petits traitements » qu'elle lui offrait, la sorcière ne la croirait pas !

Ceci dit, elle confirmait son hypothèse. Un sourire amusé s'étendit sur les lèvres rouges, tandis qu'elle calmait les peurs de son strip-teaser d'un revers élégant de la main.


« Ma douce Ailin... mes sorts ne déraillent jamais. Pas lorsque je ne le souhaite pas, toujours. »

Il était bon de continuer de semer le doute, surtout chez Ailin. Ce serait trop facile, sinon. Dans ce cas précis, cependant, il n'était pas utile de cacher l'information qu'elle avait réussi à collecter. Elle avança donc une main pour la passer, légère, tentatrice (eh, pourquoi n'en profiterait-elle pas, de ce sort ?) dans les cheveux que le vampire avait souhaité laisser tomber le long de son visage, dans un geste qui pourrait se vouloir rassurant s'il ne venait pas de Précieuse, avant de continuer.

« Ce sort n'a pas les mêmes racines que le précédent. La personne qui l'a lancée ne... »

Elle s'apprêtait à expliquer la nuance -pas si- subtile de l'usage de sang (elle voyait bien que Précieuse ne s'était pas coupée d'une manière ou d'une autre ces dernières minutes non ?) quand la patronne de l'établissement l'interpella. En temps normal, la sorcière aurait certainement pris la peine de terminer sa phrase. Mais là, il s'agissait de la Combattante, cette pseudo assistante sociale métamorphe, qui lui adressait la parole. C'était suffisamment rare pour qu'elle y prête l'attention qu'il fallait... non sans émettre un claquement de langue désapprobateur, signifiant bien qu'elle n'appréciait pas qu'on la stoppe ainsi dans ses discussions.

Néanmoins, elle se tourna vers Alice, qui lui posa une coupe de Champagne sous le nez. Ok, elle avait gagné l'intérêt de la wiccane. Était-ce encore ce sort qui faisait tourner les têtes à ce point ? Dans ce cas, elle pourrait peut-être s'en accommoder... si elle parvenait à trouver le lanceur, ce qui calmerait la partie de son esprit légèrement affolée par la situation, quoi qu'elle en dise.

Son regard clair vira vers Winruna quand la métamorphe le mentionna. Il était en train de chuchoter quelque chose dans l'oreille de la petite aux cheveux roses -Mareti, si ses souvenirs étaient bons. Un sourire presque authentique bourgeonna sur les lèvres de Précieuse... pour s'effeuiller aussitôt qu'elle entendit la suite des paroles de la métamorphe. Elle se détourna brusquement vers elle, dans un mouvement de panique instinctive donc elle ne réalisa que trop tard la portée.


« ...Pardon ? »

Mais Alice était déjà partie, ravie d'avoir terminé son office avec un grand sourire commercial plutôt que des crocs enfoncés dans une gorge chaude. Seulement, Précieuse aurait presque préféré l'inverse. Elle n'avait pas besoin de miroir pour savoir qu'elle avait pâli de plusieurs tons, et que cela n'échapperait pas à grand monde, et surtout pas à la vampirette à ses côtés. Les précieuses (...haha) secondes qu'il lui fallut pour retrouver son calme furent de trop.

Les paroles de la Sauterelle pouvaient être énigmatiques pour beaucoup, toujours était-il qu'elles trouvaient un peu trop leur résonance dans l'esprit de la blonde exceptionnellement sans chapeau. Et qu'elle n'était pas parvenue à cacher l'inquiétude que cela créait en elle. D'abord, un sort lancé par un inconnu non-repéré dont elle était la cible, et maintenant ça... Il lui fallait en avoir le cœur net.

Prenant la coupe posée sur le bar pour la placer élégamment dans sa main, la sorcière la porta à ses lèvres. Elle ne sentait pas la moindre magie en émaner, ceci dit cela ne l'étonnait pas vraiment : la Combattante n'était pas du genre à user de ce type de stratagèmes. Ce n'était pas pour autant que Précieuse décida de ne pas se méfier : les drogues les plus efficaces n'étaient pas forcément d'origine magique. Et vu le jeu qui était en train de se déplier ce soir, elle devait rester en contrôle de ses pleines capacités...


« Eh bien, je te laisse, mon bichon. Il serait malpoli de ne pas remercier le gentleman. »

Un sourire amusé et un clin d’œil faussement entendu : la patronne des Plaisirs Coupables avait retrouvé son flegme. Certainement pas assez rapidement pour que cela passe tout debout auprès d'Ailin, qui -en plus d'être un Vampire particulièrement doué pour observer les expressions faciales et corporelles- la connaissait trop bien pour ne pas avoir saisi son trouble (même si la raison devait lui rester au moins partiellement obscure), mais assez pour qu'elle puisse se rendre directement auprès du principal intéressé pour rechercher des informations. Après, la question était de savoir si le lorialet allait les lui donner... elle n'avait pas besoin de le connaître plus que cela pour en douter.

Quelques pas d'un déhanché contrôlé faisant frissonner les franges de sa robe plus tard, la wiccane se retrouva à côté du vieux faë. Comme à son habitude, elle s'appuya contre le bar, tournant le dos au comptoir pour observer la scène, à laquelle une jeune femme rousse venait de s'ajouter. Apparemment, elle savait jouer du violon, un talent que la sorcière était capable d'apprécier, elle qui n'avait jamais été capable de produire la moindre musique. Par contre, elle pouvait danser presque n'importe quoi avec brio. La faute aux années de fuite passées dans divers bars et autres night-clubs.

Sans le regarder directement, donc, elle s'adressa au faë aux cheveux blancs, avec un sourire vaguement amusé.


« Votre Chapelier à l'air des plus doués. »

Puis elle leva légèrement le verre de cristal qu'elle tenait toujours à la main.

« Je vous remercie. Rares sont ceux qui ont accès à une telle information. »

Les paroles étaient prononcées sur un ton bas, assez pour que même les oreilles les plus fines ne puissent pas forcément l'entendre, entre la distance, la musique et le capharnaüm ambiant. Précieuse préférait éviter qu'Ailin en apprenne plus encore qu'elle n'en savait déjà : elle avait beau asseoir de la pire des manières sa domination sur le bichon, elle n'était pas encore convaincue de la réussite totale de ses plans, et ne tenait pas à lui glisser plus d'armes qu'elle n'en possédait déjà.
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Esmera Yanis
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mer 9 Déc - 14:41

Wouha ! Elle a carrément tout un groupe, c’est énorme. Bess a l’air un peut étrange ce soir. Bon en même temps, je ne l’ai pas encore beaucoup côtoyé. Ce serait une barge tueuse en série, que je n’en saurais rien. Mais mon radar tzigane me pousse à lui faire confiance et j’ai toute confiance en lui, alors…

« Oh oui ! Ce serait avec grand plaisir. »

Tisser des liens avec des gens, c’est tout ce qu’il me faut en ce moment. Si en plus on me propose de jouer de la musique, alors là, c’est juste le top et la cerise sur le gâteau. En voilà une bonne occasion d’oublier toute la merde qui e tombe dessus depuis plusieurs jours. Non parce que qu’en vrai, des jours et des jours entiers à pleurer, déprimer et tourner en rond dans sa chambre, parce que je n’ai pas confiance en mes rideaux et que je n’ai pas encore trouver le courage d’aller en ville pour les changer… eh bien, étrangement sa plombe le moral. C’est décidé, demain j’achète des rideaux façon Dracula

Hein quoi ? D’où elle sort cette petite avec ses cheveux roses ? Qu’est-ce que c’est que cette odeur ? Elle sent encore plus bon qu’un métamorphe. Qu’est-ce qu’elle est sérieusement ? Non mais les gens, il va falloir arrêter là, les odeurs tous ça tous ça. Non parce qu’au bout d’un moment je vais sauter à la gorge de tout e monde à force. On se croira dans ce roman…le parfum. Aller on se calme, on se reprend… elle veut quoi ? Je regarde la tutrice abasourdie qui m’encourage à monter sur scène et prendre le violon…

« Heu…d’accord, je vais essayer alors…»

Et voilà, j’ai à nouveau perdue toute la confiance que j’avais en moi. Non mais je vous jure. Bouge toi le cul et joue ! Oui bon, c’est plus facile à penser qu’à faire. Ce n’est pas vraiment mon style de musique, et puis la patronne risque pas de gueuler si je monte sur scène et que je me mes à jouer ? Du coup je me lance, puisque je n’ai pas trop le choix.

Sur scène, je me rends vraiment compte du décalage entre leur musique et la mienne. La musique c’est comme la vie, elle évolue. Aller du courage ! Je pose l’archet sur les cordes et lance les premières notes pour me caler sur leur rythme. Inconsciemment mes accords dérive sur un air un peut plus roumain, ais je me reprends rapidement. Le violon vraiment l’instrument parfait pour les solistes selon moi. Il n’est pas fait pour suivre le mouvement mais pour donner le ton, et c’est pour ça que le début est un peut compliquer. Mais rapidement je prends le partie de jouer de mon côté. Maintenant que j’ai saisie les accords qu’ils jouent, il ne me reste plus qu’à lancer ces mêmes accords. Du moment où je m’en tien à leurs accords, je ne devrais pas faire de fausse notes.

Finalement j’arrive à produire quelque chose d’assez particulier, ce n’est pas vraiment en thème avec la soirée, mais ça s’emboite bien avec les groupe sur la scène.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Lun 14 Déc - 18:26

Ailin était troublée par ce (... nouveau) sortilège dont elle était victime, mais pas encore assez pour ignorer la réaction d'apparence anodine de la Tutrice vampire. Anodine, elle ne l'était absolument pas. Elle tourna un regard poliment étonné sur sa voisine, qui venait de lui payer à boire. Le geste en lui-même était déjà inattendu : la blonde avait jusqu'à présent été royalement ignorée par la communauté de la ville et au mieux traitée comme une serpillière pestiférée. Son regard gris balaya la silhouette de Bess. Avait-elle une idée derrière la tête ? Des négociations à proposer ? Ailin allait-elle trop loin, et le geste n'avait-il été mu que par une forme de solidarité entre êtres de la nuit mis sans dessus dessous par une wiccanerie perverse ?

Une chose ne lui avait pas échappé : Bess Butler l'avait qualifiée de "consœur". Ailin portait des vêtements masculins et si son visage était particulièrement androgyne, son apparence n'était clairement pas celle qu'on attendait d'une femme. Précieuse y avait veillé. Que la Tutrice la traite comme telle signifiait donc deux choses : déjà elle savait qui elle était, elle avait entendu son histoire. Ça n'était pas tout à fait étonnant puisque les rumeurs étaient allées bon train lorsqu'elle était arrivée, et plus encore lorsqu'elle avait commencé à travailler aux Plaisirs Coupables et que son secret de toujours s'était évaporé. Puis elle savait de source sûre que Bess connaissait très bien le Bourreau de la ville, qui se trouvait aussi être l'une de ses connaissances. Elle n'était potentiellement pas la seule à en savoir plus qu'il n'y paraissait sur son interlocutrice. Ensuite, Bess savait qu'elle était transgenre et elle avait fait le choix de respecter son identité. Restait à savoir si c'était un choix moral, convaincu ou intéressé. C'est intéressée qu'elle réagirait en tous les cas : elle aurait été stupide de cracher sur d'éventuelles alliances lorsqu'elle en manquait.

"Je vous remercie... Ça ne sera pas gâché."

Après avoir trinqué les yeux ancrés dans ceux de la brune, elle se désintéressa brièvement de cette cible car elle devait toucher deux mots à Précieuse. Elle eut vite confirmation que les sensations qu'elle expérimentait n'étaient pas dues à un effet secondaire quelconque. Elle s'en doutait déjà puisqu'ils avaient l'air d'être plusieurs à ne plus pouvoir détacher leurs yeux de Précieuse, mais l'idée que le sortilège puisse la faire changer durablement avait tendance à l'effrayer à un point tel qu'elle ne crachait sur aucune forme de réconfort... pas même celui des crocs venimeux de sa patronne. Elle ne voulait pas qu'on lui dérobe son essence, son identité était déjà suffisamment souillée quotidiennement sans qu'on en rajoute une couche magique supplémentaire.

Evidemment, Précieuse profita du sort pour entrer dans son périmètre intime et passer la main dans ses cheveux d'une façon qui même au naturel faisait partie de ses points faibles. Un frisson (dés)agréable la secoua doucement. Ses yeux plongèrent dans l'océan perfide dont elle avait l'attention. Elle essaya de se concentrer sur les explications qui lui étaient données. Précieuse en était habituellement avare, il ne fallait donc pas laisser cette chance passer. Mais la sorcière n'eut jamais l'occasion de finir, puisqu'elles furent coupées par la patronne du Trick qui apportait une bouteille de champagne et des mots qui ne pouvaient venir que d'une seule personne, car elle ne voyait pas qui d'autre que ce fou furieux se serait amusé à ne parler qu'en poèmes à longueur de journée.

Oh. Précieuse venait de faire une erreur monumentale. Elle avait sursauté. Elle avait paniqué. Elle était aussi prompte qu'Ailin à sursauter et paniquer, c'est à dire que ça n'arrivait jamais car elle savait beaucoup trop bien cacher ce qu'elle pensait pour laisser entendre qu'elle était en train de perdre son sang froid. Les yeux froids et calculateurs du vampire posèrent une menace lourde, vrombissante, sur la wiccane affolée. Elle avait brièvement oublié ses hormones bouillonnantes et ne respirait plus, si bien qu'elle avait gagné la fixité d'une statue. Pas un seul instant elle ne détourna le regard ni changea d'expression, même tandis que Précieuse s'adressait à elle pour prendre congé.

"Hm hm...?"

Elle laissait entendre qu'elle n'était pas dupe et qu'elle avait pertinemment compris que ce qui venait d'arriver n'avait rien d'anodin. Voilà qui confirmait toutes ses théories selon laquelle Précieuse cachait beaucoup de choses, et que ces secrets étaient pour elle d'une importance vitale. Ça avait rapport avec la date d'aujourd'hui. "Ce jour loin d'être inattendu"... Ailin avait quelques théories. Elle tourna enfin la tête en direction du grand faë que la sorcière avait alors presque rejoint. Elle se pencha en avant pour mieux observer la scène, les coudes posés contre le comptoir.

"Eh bien... Il semblerait que ça touche aussi les faës."

A qui parlait-elle ? A la Tutrice, que le sort semblait tellement perturber qu'elle se mettait à faire de l'air guitar sans aucune raison apparente ? Au Nounours, qui se mettait visiblement à se soucier de la "santé" de ses clients à longs crocs ? Ou bien juste à elle-même, pour tenter d'oublier qu'elle était à peu près aussi désaxée que les deux autres.
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Winruna
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Sam 9 Jan - 19:38

D'un coup d'oeil entendu, Winruna observa la scène qu'il avait provoquée. L'engrenage enclenché, il témoigna d'une autre : Mareti, enthousiaste, courant sur des crocs roux. Le violon dans sa main semblait beaucoup trop grand. Mais dans les jeunes bras, il irait parfaitement. Peu de temps lui fut accordé pour observer l'ensemble des interactions que le paysage lui proposait. Le vil Peter, aussi mauvais danseur qu'il était innocent, se déhanchait plus loin comme si de rien n'était. Des élans peu connus même de son grand âge continuaient de forcer ses yeux sur le comptoir. Il les tourna mais les baissa bien vite : son message avait fait mouche et Précieuse, dynamique, n'avait pas attendu. Elle fut bientôt sous ses yeux ravis. Un geste émoustillée souleva le chapeau qu'elle venait d'apprécier d'une phrase dédoublée. Dédoublée ? Mais d'où ?

Ah ah. Un mystère comme un autre.

"Et que dire du votre ? Il est évanescent."

Un sourire mutin passa sur les lèvres du Blanc. Ses yeux dépareillés lançaient mille couleurs, toutes munies d'une pointe taquine, et de démangeaisons. Parler franc ? Allons-bon ! Ne manquerait plus que ça : ni Précieuse ni lui n'étaient des habitués de ce genre de coutumes. Bien sûr, des avantages lui manquaient : de lui, elle ne savait probablement rien, tandis que son filleul, au moins par la pensée, s'était fait plus bavard. C'est très nonchalamment qu'il appuya son coude sur le comptoir, reposa son chapeau pour finir son salut, et puis enfin laissa sa tête se pencher. Un mouvement aquatique, courbe et très détaché. Le couvre-chef glissa juste assez pour se dire qu'il n'avait rien à faire de le voir tomber.

"Je suis très honoré, Précieuse abandonnée,
De voir votre visage, si longtemps raconté.
Mon filleul coquin n'est pas si médisant,
Lorsqu'il s'agit, je crois, de vanter vos dépens."

Sans laisser le temps à personne de comprendre la signification de ce qu'il venait de dire, le faë eut un sourire aussi large que dément. Ses yeux brillèrent d'une lueur inquiétante et dans un geste souple, il souleva la main de la sorcière pour la prendre dans la sienne et déposer sur elle le plus léger baiser. Le tout, sans à peine lui-même se baisser. Ses yeux dévoraient ceux de son intéressée, conscients que tout autour, d'autres étaient attirés.

"N'êtes vous donc pas nue, loin de votre cachette ?
On m'avait dit pourtant que racines masquées,
Faisaient comme partie de votre identité.
Mais voyons ! Quel truand. A vous compter causette,
J'en oublie la plus simple des mondanités."

On leur avait apporté la bouteille entière et un deuxième verre, vide, trônait à côté. Quelle prévoyance ! Il en versa donc un pour lui et le souleva en miroir de celui de Précieuse, prêt à trinquer lorsqu'elle lèverait son verre aussi.

"La musique vivra... Buvons ! Si vous voulez."

Le sort jeté par son agaçante pupille lui donnait, à vrai dire, matière à s'amuser : il était distrayant de voir comme ses perceptions semblaient limitées dès lors qu'il se laissait aller à fixer la wiccane. En d'autres circonstances, c'eut été fort gênant. Peter un jour risquait de payer cher : ses drôleries étaient certes dignes du petit-fils de Genmo, mais auraient-elles gêné une opération que Winruna aurait dû sanctionner son oisif protégé.

Plus loin, Mareti souriait à pleines dents, sans cesser de tenir le violon. Elle pencha la tête sur le côté face à l'hésitation de la musicienne vampire. Winruna dut bien glisser son œil sur le côté. La musique était toujours prioritaire.

"Allons ! N'hésite pas. Si Yaseeja te fait jouer, c'est qu'il te sait capable.

Une touche de toi égaiera tout le monde..."


"Et toutes ces couleurs..."

"... on ne veut pas gâcher !"

"Elle vivent et virevoltent !"

"On veut les écouter !"

"Si on hurle à l'argent ?"

"Voudras-tu bien nous croire ?"

Frisson ! Quelle beauté. La musique changea. La touche sauvageonne timide, pointa. Attendrissante hésitation. Comme attendu, elle quitta bientôt les sentiers et tel un souffle apeuré frissonna, bien avant de gonfler. Des voiles s'en gorgèrent, et voilà ! Elle prenait de l'allure, elle prenait ses droits. Les autres, habitués, s'adaptèrent souplement : c'était comme une armure qui glissait sur la rousse, une seconde peau toute en notes, toute en joute. Un jazz différent égayait leurs oreilles : aucune dissonance. Tous savaient quoi faire.

Des yeux exorbités glissèrent sur le côté. Les élans douloureux criaient contre l'archet, et le sort l'étirait, et le faë profitait. Un danger nourrissant clapotait dans son ventre.
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Peter MacConnor
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 9 Fév - 0:43

L'une des premières choses que l'on apprend en danse (et qui était aussi valable en manipulation d'êtres en tout genre) c'était de savoir qui la menait. Et même si en danse les rôles pouvaient s'inverser de manière occasionnelle pour raison d'art (et de beauté), Peter aimait à garder l'ascendant sur autrui d'une manière ou d'une autre. Surtout quand autrui était capable de réagir à l'improvisation permanente dont faisait preuve le lutin en matière de déhanché. Et il n'avait même pas à faire d'efforts pour s'adapter à la taille de sa partenaire. Entre Précieuse qui attirait tous les vieillards façon chair fraîche dans une secte consanguine, l'alcool qui coulait à flots dans l'esprit de l'époque représentée, la présence de sa famille adoptive et une partenaire de danse du genre de celles qu'il n'avait pas eu depuis un bon siècle. A croire que les humains toutes races confondues grandissaient tels des champignons dans une salle de bain humide, toujours trop grands et trop nombreux. Même si la sélection naturelle qu'était l'abattoir permettait de régler le second problème. Rien de tel pour réguler la population qu'une petite incision dans une jugulaire d'une personne suspendue la tête en bas, bon certes c'était salissant mais ça en valait la peine, la gastronomie ça ne se néglige pas. Mais la chasse aux champignons n'était certainement pas le sujet de la soirée même si Peter se ferait certainement une omelette avec un supplément girolles en rentrant chez lui, (tant d'émotions d'un coup ça vous ouvrait l'appétit aussi sûrement que le fumet d'un nourrisson à la broche.)

Il sourit à sa compagne lorsqu'elle lui donne son prénom entre deux respirations, profitant des quelques secondes pendant lesquelles la musique s'était arrêtée. Un éclair de malice passa dans ses yeux tandis que sa vision périphérique voyait son parrain aux prises avec l'amanite tue mouche qui lui servait de patronne. Se saisissant de la main de Brume il la porte à sa bouche, répétant un geste qu'il n'avait pas vu exécuté, mais dont l'aspect ne laissait pas un doute quand à un possible lien entre les deux Faës. Il aurait fallu être fou pour en faire la remarque à Peter cependant, la simple idée qu'il puisse adopter inconsciemment des mimiques de son cher et tendre Winruna l'aurait fait crisser des dents et claquer sa langue de désapprobation avant de l'enfoncer dans un bougonnement aussi comique que puéril. Il n'était qu'un enfant après tout, du moins en terme Faë.

-L'on me nomme Peter, douce et jolie Brume.
Il est vrai qu'il aurait fallu me présenter,
En premier lieu avant de vous entraîner,
Excusez mon manque des us et coutumes.
Quoique... la ronde des faës fut bien respectée,
Au final, la légende avait une part de vrai.


Sitôt sa litanie sortie Peter (qui n'avait pas lâché la main de l'ocelot) la fit tournoyer sur elle-même avant de l'entraîner d'un pas mi dansant, mi sautillant vers le champignon vénéneux que constituait Précieuse, actuellement associée au bougre lorialet fou. Arrivant enfin à portée de voix des deux compères il ouvrit la bouche.

-J'espère que vous appréciez cette attention,
Que mon cadeau envers vous semble générer.
Il me faut admettre qu'une telle acquisition,
Même dans mes rêves je n'aurais espérée.
Aussi viens-je avec une moindre requête,
Celle qu'au travail Brume reste ma conquête,
Ne serait-ce que de façon occasionnelle.


Il n'avait pas vraiment laissé le choix à la pauvre Métamorphe qui se retrouvait embarquée dans la demande folle de l'espiègle lutin. Qui souriait d'ailleurs de toutes ses dents, content de lui et surtout content d'avoir trouvé chausson à son pied, façon ballerine. Se tournant légèrement vers le second protagoniste, une lueur Genmesque dans les yeux il ajouta en sumérien:

-Vous aussi mon cher parrain vous êtes affecté ?
Vous m'en voyez surpris mais aussi très ravi,
Même si le ravissement est plutôt vôtre,
Puisque ce sort agit même sur les nôtres.


Ainsi parla Scapin, sans savoir qu'il tendait certainement le bâton pour se faire battre.
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Bess Butler
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Sam 13 Fév - 10:23

Elle avait acheté ces deux gros verres de whisky, pour elle comme pour Ailin. Bess ne connaissait pas l’intégralité de l’histoire du Vampire à côté d’elle, mais ce qui courait de bouche à oreille dans la hiérarchie était assez pour lui donner une idée. La Tutrice n’en avait que faire des préférences vestimentaires de l’Écossaise ; si « il » voulait être un « elle », c’était a sa guise… elle a déjà assez d’humiliation comme ça de toute manière. Bess pensait qu’en se faisant une alliée comme Ailin pour plus tard elle pourrait potentiellement enquiquiner la hiérarchie et bougerais les fesses au Conseil. Un jour. Un jour…

Quoi qu’il en soit, elle trinqua avec la Vampire puis fit son impression d’air guitar devant Alice. Pour une raison ou une autre… La Tutrice ne réalisa que trop tard qu’elle commençait à avoir un comportement dérangeant. Elle se ressaisit et regarda Alice d’un air quelque peu ennuyé. Non pas qu’elle avait un problème avec la femme grizzly, elle aimait surtout venir lui montrer sa présence dans le Tric o’ Clink. Elle fit craquer ses doigts et soupira :

- Oui, ça ira, merci de demander.

Le regard était peut-être ennuyé, mais la vamp resta polie avec la patronne. Bess évitait à tout prix la vue ou le regard de Précieuse et se concentra sur Esmera qui monta la scène pour jouer avec la troupe de fous. Sa petite protégée jouait aussi bien du violon qu’elle l’imaginait. Elle s’incrustait bien mieux qu’elle dans ce petit groupe diversifié, après tous les gitans étaient bien plus colorés que les vieux britanniques comme Bess. Elle semblait bien s’en sortir sans le chaperon, mais elle était toujours assez réservée et silencieuse ce qui dérangeait la Tutrice. Cerner les pensées d’Esmera n’était pas chose certaine, secrètement elle voyait en elle une potentielle psychopathe. La garder à l’œil était préférable, mais il y aura surement des moments ou Bess ne sera pas là pour soi l’aider soi l’arrêter.

Elle vit Winruna s’approcher du bar et adresser la parole à Alice. L’entendre parler en alexandrin l’agaçait, certes elle arrivait à comprendre quand l’envie l’en prenait de briser le code, mais c’était d’une rareté et normalement elle fut vite ennuyée. Bess se demanda s’il savait ce qu’il disait ou faisait la plupart du temps? Il émanait beaucoup de magie, son odeur était toujours très forte et il devait être … compètent. Les vampires après un certain âge ne voulaient plus vivre, l’immortalité étant de trop pour eux, est-ce que les Faes avaient les mêmes pensées ? Ou est-ce qu’ils étaient complètement dénué d’humanité comme certains? Dans tous les cas, Bess se voyait vivre encore très longtemps. Potentiellement jusqu’à la fin. Elle aimait bien le croire. Voilà qu’elle vit Alice aller vers Precieuse, qui elle semblait très étonnée du cadeau offert par le Fae. Bess arrêta de prêter attention à Winruna, car prêter attention à Winruna maintenant voulait dire prêter attention a Précieuse. Elle n’avait pas eu ce ressenti depuis Oliver au 18eme siècle, ce sentiment la bouleversait énormément et tous les ressentis d’antan vinrent la hanter à la fois, puis George Foulger… La boule se formait dans sa gorge, elle avait envie de vomir, mais resta compos mentis physiquement après s’être fait passer pour une idiote. Elle se tourna de trois-quarts vers Ailin qui semblait savoir elle aussi ce qui se passait dans le pub. Lui adressait-elle la parole? Possiblement. Peut-être dit-elle cela dans le vent. Dans tous les cas, sa position ne lui faisait pas face, aussi pour ne pas montrer trop d’intérêt.

- Oui, cela est probable – dit-elle, jetant un oeil sur Winruna qui semblait lui aussi sentir les effets, un sourire amer aux levres – Je retrouverais le petit con qui a fait ça et je lui ferais manger mon verre. Je crois que c'est la moindre des choses.

Elle en serait capable, car personne ne peux la faire sentir ainsi sans qu’il y ait des conséquences. Bess pourrait aller jusqu’à tuer, mais là, la personne concerné devait être quelqu’un de détestable pour elle. Faire manger le verre était déjà assez pour le monde qu’elle connaissait. Peut-etre une balle dans l’épaule… Enfin! Qui sait? Bess scrutait les environs pour trouver le coupable, en essayant tant bien que mal d’éviter l’attention de Précieuse et Winruna. Elle vit Brume, sa coiffeuse, virevolter avec Peter, le petit lapin qu’elle a déposé aux Plaisirs Coupable il n’y a pas très longtemps. C’était soit la sorcière, soit un des Faes…Mais qui ?

De toutes les manières, ce genre de sorcellerie n’allait pas rester à vie. Du moins, elle l’espérait.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Dim 28 Fév - 17:39

Il était rare de tomber sur un danseur de cette qualité, surtout au hasard d'une fête quelconque organisée pour un événement somme toute courant. En aucun cas elle ne serait permis de juger l'installation magique du Trick'O'Clink, elle irait même féliciter la patronne quand elle le pourrait, mais la fête de la musique tombait tous les ans, c'était irrémédiable. Et elle brassait tant de personnes qu'il paraissait difficile de ne pas tomber plus irrémédiablement encore sur un imbécile heureux avec quatre pieds gauches et la grâce d'un balai brosse sur un parquet mal ciré. Ce jeune homme aux allures d'adolescent fraîchement en vue de l'âge adulte avait toutes les qualités d'un danseur professionnel avec plus de dix ans d'expérience, pour ne pas dire plus de vingt ans. Quoi qu'il puisse être, elle ne pouvait que se réjouir qu'il l'ait choisie elle dans cette foule de personnes sans doute capables de le suivre aussi -il guidait à merveille.

Avec des manières et des gestes exquis, il lui offrit un baise-main digne d'un vieux film qui passaient parfois encore à des heures où les personnes âgées sont devant leur poste et pendant lesquelles les actifs plus dynamiques ont autre chose à faire. C'était d'un autre temps, c'était magnifique, c'était parfait. Son sourire ne pouvait plus large, plus sincère. Elle venait de passer un moment de danse comme elle n'en avait plus connu depuis un moment, une électrisation exquise, une joie qu'elle attendrait avec un frisson de renouveler, et voilà qu'on concluait en traitant l'ancienne ballerine issue de favelas arrangées comme une grande dame, le temps d'un jeu de rôle qui ne pouvait être plus magique.

Elle ne comprit pas exactement tout ce qu'il pouvait dire, mais cela avait-il vraiment de l'importance, dans le fond ? Ses mots lui étaient tous connus, mais leur agencement avait quelque chose de trop désuet pour ses connaissances quelque peu limitées en matière de langue ancienne de ce côté-là du continent. Dire qu'elle aurait encore été capable de réciter des passages du Quichotte, livre que l'on n'étudie pourtant pas dans les écoles du Pérou, pour la simple et bonne raison qu'il y a bien trop de bons auteurs au sein même de ce grand espace pour en plus se rappeler des années de colonisation et oublier tout un pan non négligeable d'une culture certes jugée comme primitive, et pour autant mille fois plus proche de certaines vérités que ne le serait jamais la civilisation occidentale, qui avait toujours cherché à s'éloigner des traditions pour mieux s'approcher de ce qu'ils appelaient, eux, civilisation, et qui n'avait en fait servi qu'à se compliquer plus encore la tâche d'une vie terrestre déjà bien assez difficile à mener sans en plus avoir à chercher à coller à des concepts qui ne sont pourtant que des créations humaines avilissantes et asservissantes. Seulement, dans la langue de Shakespeare, elle n'était pas sûre de comprendre suffisamment les nuances ni toutes les références pour finalement saisir le sens profond de paroles aussi charmantes, du moins de prime abord. Il faudrait qu'elle s'y mette un jour, depuis le temps qu'elle vivait dans ce pays !

« Ne vous en faites vraiment pas pour ça, je suis absolument râvie que vous m'ayez invitée, Peter. Vous êtes vraiment un danseur d'exception ! »

Il l'entraîna avec lui, et elle ne pouvait pas lutter. En avait-elle vraiment l'envie, de toute façon ? De toute évidence, non. Bien trop curieuse à la manière d'un félin, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir en savoir plus sur cet individu des plus atypiques, et qui parvenait à lui donner l'impression qu'elle pouvait ne pas trop se méfier de lui. Son instinct n'était pas toujours le meilleur conseiller qui puisse être, pourtant, elle avait l'étrange sensation qu'elle ne craignait pas grand chose pour cette soirée. Pour la suite, elle aurait le temps de voir. Par pur amusement, elle le suivit dans ses pas dansants, dans un style certainement moins sautillant et plus appuyé dans le sol, un vieux réflexe de la milonga traspié. Des présentations furent faites auprès de deux personnes qu'elle avait repérées de visu mais dont elle ne connaissait ni le nom ni même la fonction. Elle pensait reconnaître la gérante des Plaisirs Coupables, mais elle pouvait très bien se tromper, puisque la dame ne portait pas de chapeau, attribut pourtant indispensable à la panoplie parfaite de la parfaite patronne de bar un peu glauque mais sans aucun doute d'un goût férocement plaisant.

Elle fit à peine attention aux mots « acquisitions » et « conquêtes », repérant un rythme bien particuliers dans les phrases de son danseur privilégié de la soirée, et se disant que puisque personne ne parlait véritablement comme ça, c'était un jeu de rôle comme un autre et puisqu'ils avaient l'air de faire partie du même groupe et d'être venus ensemble, peut-être même qu'ils s'étaient lancés un défi pour la soirée (Tartuche Entreprise, bonsoir ! Quel genre de déni voulez-vous que je vous serve, ce soir ?). La péruvienne se contenta d'un hochement de tête pour chaque personne présente en face d'eux.

« Enchantée. »

Elle ne connaissait toujours pas leurs noms, mais elle comprenait parfaitement qu'ils se connaissaient. Ce ne serait sans doute qu'une question de temps avant qu'elle ne comprenne ce qu'elle faisait là et dans quel genre d'aventure burlesque digne d'un vieux film avec Minelli elle était en train de s'embarquer, non sans une euphorie certes masquée par une figure de politesse et un sourire de rigueur mais por dios ! Qu'est-ce que c'était bon de danser comme ça !
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 1 Nov - 15:50

Le trio des P.O. est un bel assortiment dissonant, et d’autant plus dans un lieu et un temps qui ne sont pas leurs. Malgré son air hautain wiccane-chef ressemble à un petit chaton perdu. Accrochée au rebord du zinc comme un bateau à son ancre elle semble la moins à l’aise de cette bande qui savoure les plaisirs du Trick ce soir...se sentirait-elle coupable ? Patrick sourit à cette pensée savoureuse.


La Pavee rouge a décidé de se joindre à une autre, va vraiment falloir que j’aille jeter un coup d’oeil à sa moto à un moment…
Brrrrr frisson et hérissement de poil...
Et voilà que les deux vieille-filles voulaient descendre un verre. Les vampires pourraient donc consommer de la vraie nourriture sans difficulté ? Soit.
Patrick sert un verre raisonnable au cadavre personnel , et bien conservé, de Précieuse qui tire une tête un peu déconfite et parle de sort. Le loup rajoute mentalement à sa to-do list *Ajouter un écriteau “Magie interdite” sur le mur derrière le bar*


Et un verre de plus pour le barman irlandais ! L’orchestre s’en sort très bien et est une bonne surprise malgré une concentration de faes qui semble excessive pour garantir une soirée sans heurts. Mais c’est ça aussi une soirée prohibition, rien n’est prohibé.


Alice est revenue à côté de moi et me fait une remarque qui m’arrache un sourire en désignant le couple de danseur


“Je dois avouer qu’ils s’en sortent pas trop mal. Nous non plus au bout d’un moment. si on occulte les premiers cours on était pas trop mauvais. Mais je dois avouer que la valse n’a pas été la meilleure de mes idées. Malgré quelques idées moyennes le mariage fut réussi tu ne trouves pas ?” finis-je dans un air espiègle.


Je suis son regard et observe les trois morts-vivants autour de nous. Je me demande ce que ça donnerait si je faisais un tout-feu-tout-flamme sur le comptoir juste maintenant. Ce spectacle de barman consiste à remplir 5 ou 10 shots d’un alcool, de les répartir sur le comptoir et de tous les relier par une longue ligne du même alcool. Le client doit allumer l’une des extrémités de la ligne et boire tous les shooters avant qu’ils ne soient atteints par le feu. Ce genre d’idée pourrait sans doute créer un joli instant de panique parmi les buveurs de sang.
Un petit rire sadique s’échappe de ma gorge à imaginer le résultat.


Je souris et encaisse les deux verres de whisky dans un total de 30$, le surplus “pas-plus-haut-qu’le-verre” est pour la maison. Les autres je leur ouvre une ardoise pour la soirée qu’ils règleront en partant, autant ne parler argent qu’à la fin de la soirée et qu’ils profitent des boissons sans se faire de soucis pendant les festivités.


Soeur, initiée,....pleure tes relations familiales humano-vampirique, ça doit presque autant piquer que le verre de whisky que la vampire au décolleté scandaleusement artistique vient de vider...mine de rien !


La voilà qui pond une réponse sortie de nulle part à ma femme et lui demande un autre verre. Alice, elle, vient de servir une coupe de champagne à la sorcière de la part d’un musicien, les comptes vont être bien sympas.
Et tout à coup la sorcière devient aussi pâle que ses trois copines autour d’elle ! C’est un instant que Patrick ne se prive pas de graver dans sa mémoire. Un cachet d’aspirine de la marque Wicca devant son comptoir...décidément la féline coupable chatonne bien moins que d’habitude et ressemble plus à un chaton apeuré. Elle se ressaisit et s’éloigne vers le gentleman qui lui offre ce verre d’un air qu’elle tente de faire passer pour serein. Note à moi-même, faire une petite prime au Fae responsable dans le cachet de la soirée.


La motarde s’est levée et est allée jouer à l’invite d’une membre du groupe. Elle tente de tirer quelques sons de musique et se lance.


La vampire blonde semble à l'affût des précieuses réactions de sa patronne et de sa “consoeur”. EN bons commerçants et tenancier attentifs, les Mewryan avaient transmis le reste de la bouteille et un verre de plus à côté du Faë auquel Précieuse parlait.


Le couple au centre semblait se délecter de l’effet de la musique sur leurs corps et profitait de ce moment hors du temps pour parler.
La petite serveuse semblait savoir bien mieux danser que patrick ne pensait. Ah les chats…!


Il se passe quelque chose d’anormal, la magie semble sur toutes les lèvres. Les sorcières blanchissent et les consommatrices occasionnelles deviennent alcooliques pour se remettre de leurs émotions. Elles chassent du regard.
Shit ! Quelqu’un a lancé un sort ! Un grondement sourd naît dans ma gorge mais très vite je le réfrène et fais taire.

*QUI-A-OSE ?!!!*
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 21 Avr - 1:54

Précieuse fit mine d'ignorer totalement la réaction d'Ailin. Evidemment qu'elle avait noté sa réaction. Elle n'en aurait pas attendu moins d'elle. Cela ne voulait pas pour autant dire qu'elle allait lui montrer qu'elle était effectivement touchée par tout ce qui était en train de se passer. La vampire aurait bien assez à faire des indices qu'elle lui avait involontairement laissés.

Laissant donc la blonde platine sur une simple remarque qui n'avait rien à voir avec la panique dont elle avait été témoin, elle se dirigea d'un pas assuré vers le leader du groupe qui en savait apparemment un peu trop. L'ironie de toute cette situation ne lui échappait absolument pas, elle qui se faisait initialement un plaisir de rencontrer le groupe. A croire que sa première impression lorsqu'elle avait croisé de regard de O'Callaghan ne faisait que se confirmer. Pire : elle-même semblait ignorante de l'étendue du danger qu'il représentait, ce qui n'était évidemment absolument pas à son goût. Quitte à avoir les deux pieds dans la fourmilière, autant essayer d'en retirer un minimum d'informations, ce pourquoi Précieuse se décida à aller adresser la parole au chef de Will-O'-The-Wisp.

Le fait qu'il s'agisse d'un de ses groupes préférés et que c'était une occasion en or ne rentrait pas du tout en ligne de compte. Voyons.

Fidèle à elle-même, la wiccane salua le faë d'une phrase aux sens multiples, qu'il prit avec tout l'amusement qu'il semblait posséder, répliquant avec une finesse qui retira un léger sourire amusé à la blonde qui, malgré l'étrangeté et le danger de toute cette situation, recommençait à se détendre. Bien sûr, l'identité du jeteur de sort lui était toujours inconnue, mais il ne semblait pas particulièrement offensif tant qu'elle surveillait ses arrières... et ses avants, si elle en croyait les regards en coin qu'elle percevait de partout. Cependant, pour le moment, un seul retenait son intérêt, et ce n'était pas uniquement parce qu'ils étaient vairons ou inspiraient le danger.


"..."

Précieuse avait été sur le point de répondre au musicien aux cheveux blancs en lui retournant le compliment (parce qu'il s'agissait bien d'un compliment, n'est-ce pas ?), mais il enchaîna trop rapidement pour elle, prenant sa main dans l'une des siennes pour un baisemain exercé dans les règles de l'art. Entre ça et ses yeux qui ne quittaient pas les siens, la sorcière se sentait l'âme d'une adolescente en mal d'amour. Ce qui, dans n'importe quel type de contexte, aurait dû la gêner. L'agacer même. Et il fallait avouer que c'était un peu le cas. Mais il s'agissait de Liam O'Callaghan, leader de Will-O'-The-Wisp. A croire qu'on pouvait être une garce sadique et manipulatrice de la pire espèce et garder un jardin secret.

Enfin, vu la couleur (très légèrement) rosée qu'avaient pris ses joues quelques secondes avant qu'elle ne se reprenne, cela n'allait pas être un secret perdu pour tout le monde.

La partie rationnelle de son esprit (celle qui n'était pas parasitée par son attitude de groupie, donc) avait néanmoins eu le temps de remarquer que le faë confirmait les informations d'Ailin, ce qui l'amenait à croire que le reste du discours de cette dernière était tout aussi vrai. Bien entendu, ce n'était pas forcément le cas, mais elle lui donnait le bénéfice du doute. Après tout, ce n'était pas comme si il s'agissait d'une affaire d'état ou de quelque chose qui concernait réellement la vamp, il y avait donc moins de chance qu'elle joue là-dessus. Mais Liam avait continué à parler, et Précieuse l'écouta, faisant de son mieux pour tenter de le suivre. Heureusement pour elle, il restait (pour le moment) assez facilement compréhensible.


"C'est amusant, vous êtes la troisième personne à me le mentionner, mais je suis presque certaine que d'autres l'ont également pensé."

Elle ne répondit pas à sa question, pas plus qu'il n'avait répondu à la sienne. Malgré tout, la wiccane n'en était pas à son coup d'essai, et même si le faë avait de rares armes pour parvenir à la décontenancer avec brio, elle ne lui offrirait pas ce plaisir. D'autant qu'il ne remettait pas le sujet de la date sur le tapis, ce qui lui convenait totalement, tout en lui permettant de retrouver son calme. La blonde leva son verre pour trinquer à la demande du musicien, avec un rare sourire sincère.

"A la musique !"

Le fait qu'il se serve lui-même un verre dissipait ses soupçons sur la possibilité de drogue dans le breuvage, même s'il aurait été possible que certaines agissent sur elle et non sur le faë... mais cette race encore méconnue du grand public semblait proche de la sienne, l'humanité en moins. Les risques étaient donc moindres, d'autant que pour effectivement parvenir à la droguer par se verre, il aurait fallu soit gagner la coopération du Nounours, soit glisser la bouteille dans le stock en s'assurant qu'elle serait celle que le couple Mewryan sortirait... trop d'inconnues pour un plan bancal. Elle était certainement un peu trop paranoïaque sur ce coupla.

Précieuse leva donc son verre au contact de ses lèvres, entre lesquelles elle fit glisser une gorgée du breuvage, en appréciant la délicatesse. Pendant ce temps, Liam lançait des phrases qui n'avaient pas grand rapport entre elles, et qui paraissaient également faire sens. La wiccane savait le parlé du musicien particulièrement ésotérique, mais en être ainsi témoin était autre chose. Etonnement, cela ne lui retira rien d'autre qu'un sourire doux, vaguement mélancolique. Ou était-ce l'addition d'un instrument à la partition générale, qui lui faisait cet effet ?


"J'aime beaucoup ce que vous faites. Vos chansons ont tendance à... je ne sais pas, c'est un peu comme si je voyageais dans un autre monde, presque comme une transe. Mais quand un autre musicien s'ajoute, cet effet disparaît."

La wiccane eut un éclat de rire un peu gêné, avant de faire un geste de sa main libre comme pour lui suggérer d'oublier ce qu'elle venait de dire.

"Veuillez m'excuser. C'est un peu puéril comme réflexion."

Heureusement, ils n'eurent pas le temps de s'appesantir sur ce qui serait certainement plus tard ressenti comme un moment extrêmement gênant pour la wiccane (et pourtant porteur d'énormément de sens, mais elle ne le réalisera que bien plus tard), car leur charmante discussion fut interrompue par Peter et sa nouvelle partenaire de danse... qui, en cet instant précis, donnait plus l'impression d'être sa captive qu'autre chose.

Pas mécontente d'avoir un moyen efficace de changer de sujet, Précieuse lui accorda son attention (qu'il avait vraisemblablement cherché à s'approprier). A ses premières répliques, elle haussa un sourcil, à la fois étonnée par la façon dont il s'exprimait mais aussi par le contenu de ses paroles.  Le mot "cadeau" aurait pu avoir un arrière-goût de danger à ses oreilles (et vu la façon dont Liam l'avait attirée à lui, elle aurait pu se dire que le plus vieux des deux avait mis l'autre au courant de son petit secret) si elle n'avait pas fait le lien avec le sort. Un soupir passa ses lèvres, qui aurait pu paraître d'agacement quand il n'était fait que de soulagement. La sorcière le laissa cependant terminer, avant de lui répondre, un demi-sourire à la fois froid et malin aux lèvres.


"C'est donc toi... Eh bien, mon agneau, pour cette fois, je suppose que je peux laisser passer. Ce n'est pas désagréable, pour le moment."

Elle jeta un regard en coin rapide au musicien aux cheveux blancs, avant de se tourner vers Brume, à qui elle offrit un sourire plus aimable qu'au cavalier qui l'avait traînée derrière lui.

"Je suppose que c'est une requête raisonnable, si tant est que cette jeune femme accepte de faire quelques apparitions chez nous. Je te rassure ma belle, les danses de couple ne sont pas aussi dénudées que les autres spectacles."

Puis son attention revint sur le Farfadet, qui paraissait s'entretenir avec son parrain dans une langue qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Peu importait, en réalité.

"Mais puisque tu en fais la demande, pourquoi n'en profiterais-tu pas pour expliquer à cette chère Brume le fonctionnement de la maison ? Je suppose que tu vas être ravi de lui en dépeindre le plus beau portrait pour qu'elle accepte de nous joindre, "ne serait-ce que de façon occasionnelle". N'est-ce pas ?"

Une légère touche de menace tout en les incitant d'un discret geste de la main de continuer leur discussion ailleurs. Comment ça, elle voulait son idole pour elle seule ? Mais non voyons, vous vous faites des idées : elle préférait simplement Peter loin d'elle, lors de leurs sorties. Il avait un don pour lui attirer des ennuis. Enfin, des ennuis à la sauce Farfadet : des plaisanteries qui ne faisaient rire que lui. Preuve en était ce soir ce sort qu'il s'était débrouillé pour lui jeter. Même si pour une fois, Précieuse devait avouer qu'il l'amusait aussi... pour le moment.
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