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 Event : Crazy, Jazzy, Night.

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Alice Mewryan
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Emploi: Patronne et barmain du Trick O'Clink
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20/30  (20/30)

MessageSujet: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mer 25 Juin - 23:49

EDIT Equipe du Staff :
Ce RP n'entre pas dans le quota des 3 RP réglementaires.

Les Règles d'Alice
Voila comment je vois les choses :



  • On entre, on se décrit.
  • Il y a cinq serveuses, toutes des normes, plus moi derrière le bar.
  • Les premiers qui me le demanderons aurons le salon privé pour eux, ensuite il faudra y être invité pour y entrer, il faudra voir avec ceux déjà à l'intérieur. C'est moi qui sert les personnes dans le salon privé par le passe plat.
  • Je pensais qu'on pourrait se donner une semaine comme délais de réponse. Par exemple, si quatre personnes ont poster et que pendant la semaine qui vient plus personne ne poste, la première a être entré dans le pub peut poster à nouveau. Des nouveaux arrivant peuvent s’immiscer dans le post à tout moment. Le pub est ouvert, on entre et on sort comme on veut.


Edit Staff : Voilà l'ordre des tours pour ceux qui seraient un peu perdus.
-Patrick
-Alice
-Précieuse
-Esmera
-Ailin
-Winruna
-Peter
-Bess
-Brume

Si d'autres veulent s'ajouter au fur et à mesure, c'est tout à fait possible ! Prenez juste garde à quand vous intervenez pour retenir votre tour. ;)



-----------------------------------------------------------------

«Allez c’est partie ! Messieurs à vos instruments. Les filles, je veux des sourires sur vos minois. Vous êtes superbes. Le Trick O’Clink, bar clandestin est ouvert !» Juste pour la soirée, j'ai embauché trois serveuses de plus, j’espère qu'elles feront l'affaire.


Et voila c’est le grand soir. Robe années 30…ok. Personnel en tenue…ok. Groupes de Jazz, vieux répertoire…ok. Décoration style bar clandestin…ok. Affiches contre la prohibition…ok.

Pour l’occasion, j’ai louée un grand miroir à poser derrière les bouteilles de whisky et autres d’alcools plus ou moins fort et plus ou moins clair. La scène a été surélevée, on a fait venir des tas de cuivre et dépoussiérer le piano. Tout le monde à fait un effort sur les costumes, même mon petit videur du nord à mi-temps s’est trouvé un chapeau sympa et une chemise blanche. Ce soir on vend même des cigares. Bon ok, ils sont en chocolats mais j’ai des vrais cigares cubains cachés sous le comptoir pour les personnes spéciales. Sur le comptoir, petit détail qui tue : une Tompson.  

On a fait mettre de fausse colonnes blanches et quelques draperies sur les murs et au plafond pour l’effet cocon. Un lustre en cristal au plafond, la cotions est astronomique, je pris pour qu’il ne lui arrive rien.

Les banquettes sont toujours là, mais pour l’occasion, les tables et les chaises ont cédé leur place à des fauteuils et des canapés rouges en velours, ainsi que des tables basses. Des bougeoirs sur chaque table diffusent une petite lumière intimes. Alors que la luminosité générale est tamisée.

La cuisine est fermée, on l’a transformée en « salon privée » avec des draperies pour cacher les appareils de cuisines, un canapé, trois fauteuils et une table basse, sur la porte des cuisines un petit panneau « Pour accéder au petit salon, demandez à la patronne ». Et voila un petit salon privé pour réunion de gangsters ou retrouvailles d’amants adultères.

On est prêt pour la fête de la musique. J’ai toujours aimé cette fête, et je compte bien en faire une soirée inoubliable. A mon top départ, le groupe commence à jouer et les portes du pub s’ouvrent. Les premiers clients arrivent et je constate avec plaisir que beaucoup jouent le jeu de la soirée à thème.


Dernière édition par Alice Mewryan le Mer 9 Déc - 14:02, édité 2 fois
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Patrick Mewryan
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Emploi: Adjoint au Maire/Patron du pub
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 27 Juin - 11:04

Je sors du salon privé avec un Glenmorangie fini en fût de cherry et laisse les portes se rabattre derrière moi. Elles grincent à chaque passage et viennent se rejoindre alors que je contemple la salle.

Elle est métamorphosée. Alice a un don pour ça, celui d'égayer un lieu et le transporter dans un autre temps en quelques petites touches. ce soir tout est là, la lumière sourde la musique qui enlace et emmène au loin. Le piano trône et sonne ses quelques notes. L'instrument arrache les larmes entre les mains d'un expérimenté. Et malgré sa quasi absence dans le New Orleans Jazz il était indispensable ce soir.
Un peu plus loin, au milieu des tables, les serveuses s'affairent et font leur pose cigarette dans le pub. La fumée de leurs tubes de tabac s'élève en volutes dans la pièce et participe de l'ambiance. Un léger brouillard s'est formé et opacifie la salle isolant les clients dans leur bulle.

Je pose la bouteille sur le comptoir et je fais le tour du zinc. Je sors deux verres et les pose sur le rebord. Je débouche la bouteille et rempli ces deux verres. Mon reflet me sourit dans le miroir. Je porte mon costume rouge ce soir et je dois avouer qu'il me plaît. J'ai mis un trèfle à quatre feuilles sur la pochette. Alice dirait que ça rappelle mais yeux. Elle est en train de tout revérifier pour ce qui semble-t-être une fois de trop. Mais elle est comme ça.

Sourire aux lèvres je me retourne et dépose les verres sur le comptoir. Ma mains vient se glisser sous le comptoir. Elle effleure les armes et je me met à penser à celle sur le comptoir. Je devrai vérifier si elle est en état de marche et chargée. Avec Alice tout est possible. Je saisi finalement un cigare et le met dans ma veste.
Une de mes mains vient se glisser dans une poche et je vérifie ainsi présence des allumettes. L'autre vient saisir le verre de ce doux breuvage. Je le porte à mes lèvres et j'en bois une gorgée qui vient me brûler et me réchauffer dans le même temps.
La soirée promet.

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Précieuse
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Emploi: Gérante des Plaisirs Coupables
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 5 Aoû - 1:11

Exceptionnellement, les Plaisirs Coupables étaient fermés pour la soirée. Pour autant, leurs employés n'étaient pas en congé. Au contraire.

Précieuse avait pour habitude d'instaurer ce qu'elle nommait elle-même des « sorties pédagogiques ». Une fois par mois environ, selon ses dispositions et ses envies, elle entraînait ses employés permanents dans un autre bar/night club/pub/événement quelconque de la ville, à ses frais, et profitait de la soirée pour apprendre à connaître un peu mieux ses employés et éventuellement leur apprendre un peu plus sur le métier et/ou ce qu'elle voulait faire d'eux. C'était également une occasion comme une autre de tisser des liens, en temps normal. Pas quand vos deux employés étaient colocataires et se côtoyaient donc déjà trop pour leur bien-être psychologique. Ni quand il s'agissait de sociopathes notoires, d'ailleurs.

Et pourtant, ce soir, la sorcière avait décidé de jouer le jeu. Parce qu'elle avait vu une affiche qui lui avait plue quelques jours plus tôt, qu'aujourd'hui -le 21 juin- était un jour spécial, et qu'elle avait décidé d'en profiter. Ce matin, elle avait donc envoyé deux paquets dans le Vieux Carré, où habitaient Ailin et Peter, ses sous-fifres préférés. A l'intérieur, une note leur indiquant un lieu et une heure de rendez-vous, en remplacement de leur soirée (une soirée qui resterait donc payée, et qu'ils n'avaient aucune excuse pour éviter) ainsi qu'un costume approprié. La sorcière avait décidé de garder le suspens entier et de ne leur expliquer le concept qu'une fois sur place. Ils étaient bien trop suspicieux les uns des autres pour se faire confiance, de toute façon. Alors autant garder la surprise...

Le rendez-vous était dans le pub irlandais un peu plus bas. Le Trick'O'Clink proposait en cette merveilleuse journée qu'était le solstice d'été une soirée à thème, années 1930 et Prohibition. L'idée avait enchantée la Wiccane, qui avait décidé de se pointer quand bien même elle connaissait la nature métamorphe des patrons et le fait qu'ils n'étaient pas fans des sorcières de son genre. Au contraire, cela ne rendrait la soirée qu'un peu plus amusante...

Elle vit Meena lui jeter un coup d'oeil paresseux depuis le bar alors qu'elle traversait la salle inhabituellement vide pour se rendre à l'extérieur. Son Familier détourna le regard avec désintérêt et Précieuse esquissa un sourire amusé. Pour l'occasion, elle avait laissé tomber son éternel Borsalino et son tailleur assorti. Ses cheveux blonds glissaient le long de ses omoplates, et elle avait posé un sort sur sa chevelure pour que ses mèches rouges soient remplacées par le même blond que le reste, le seul rouge étant celui qui faisait ressortir ses lèvres pulpeuses. De longs gants vert d'eau -assortis à ses yeux- lui arrivaient un peu au-dessus du coude et ses mains étaient occupées par une pochette simple de cuir blanc et un porte cigarette assorti. Ses talons hauts étaient également blancs, tout comme les fines franges qui dansaient sur ses cuisses, formant une diagonale allant d'une quinzaine de centimètres en-dessous de ses hanches d'un côté, à mi-cuisse de l'autre. Le reste de la robe était fait du même vert clair que ses gants, et formait un joli décolleté en V qui mettait en valeur sa poitrine tout en épousant parfaitement le reste de ses formes. Un boa de plumes blanches complétait l'ensemble, naviguant entre ses coudes et ses épaules quasi-dénudées, puisque la robe n'avait que quelques trois centimères de largeur sur chaque épaule. Bref, elle était parfaite, et elle le savait, même si son animal de compagnie voulait sur faire croire le contraire. Familier indigne.

Elle avait pensé à assortir le tout d'un long manteau blanc comme il était coutume, puis avait finalement abandonné avec la chaleur de ce début d'été. Elle était donc sortie ainsi vêtue et s'était rendue quelques mètres plus loin, après avoir fermé les portes de son propre commerce d'un coup de clé et de quelques sorts. Elle avait donné rendez-vous à Peter et Ailin à l'intérieur, si bien qu'elle passa seule la porte du Trick. Son porte-cigarette (avec la cigarette assortie allumée) à la main, elle admirait les lieux en portant délicatement le tout à la bouche à intervalles réguliers. Précieuse n'avait pas souvent mis les pieds dans le pub en tant que cliente, mais elle connaissait assez l'endroit pour se faire une idée des changements. La patronne avait bien bossé, il fallait lui reconnaître ça.

S'avançant dans le pub de son pas félin, la blonde finit par s'accouder élégamment au bar (on s'en serait douté) non loin d'un homme -qui semble être le barman- en costume rouge (son Familier aurait été ravi), un sourire aux lèvres, attendant la suite de la compagnie. Elle avait vraiment hâte de leur annoncer le caractère doublement particulier de cette soirée...

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Esmera Yanis
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Emploi: technicien établissement du sang
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 19 Sep - 17:38

Une soirée prohibition pour la fête de la musique. J’ai trouvé l’idée forte sympathique quand j’ai lut le tracte dans a boite aux lettre. Vue que j’ai pas grand-chose à faire de es nuits et que le sommeil n’est plus un problème pour moi. Je me suis dit pour quoi pas ? Il a fallut fouiller dans ma garde robe, reprendre deux trois truc, faire du bricolage, mais je ne suis pas mécontente du résultat. Une robe verte charleston en voile brodé de perles noires avec un bas composé de plusieurs pans, une ceinture taille basse en velours de la même couleur, un boa assortie, cousue de perles, un diadème avec sa plume d’autruche, des gans en velours, un sautoir de fausse perles blanches et enfin une paire de salomes.  Pour le trajet pas la choix, j’ai due relever le jupon afin de ne pas le salir avec le cardant de la moto. Les petits accessoires sont bien rangés dans un sac je les sortirais devant le bar.

Ça roule plutôt bien ce soir et sans m’en rendre compte je suis déjà dans le vieux quartier. Ce trajet là, je le connais par cœur. Je venais souvent ici avec mes amis. Peut être seront-ils là, s’ils ont fait gardé le bébé. Peut importe, ce soir je fais la fête ! Oui ce soir c’est la fête. Oublions tout ce qui c’est passé, je ne pourrais peut être pas me saouler comme je le voudrais mais je vais profiter d’une bonne musique. Ça j’en suis sûre, surtout que j’entends déjà un bon écho dans la rue. Je me laisse guider à l’oreille.

De là, il n’a pas l’air très différent le pub irlandais que je connais. Peut être l’effet ne vient que de la musique. J’entre et une fois à l’intérieur c’est le jour et la nuit entre ce que j’ai put voir les fois où j’étais venue de mon…Enfin bref. La déco est sympa, l’ambiance aussi. Il faudra que je demande à Besse si elle a vécue cette époque. Elle a due bien s’amuser.

Je repère le bar et m’y dirige d’un pas assuré. «  Bonsoir, je peux laisser ça ici ? » Est-ce que j’attends vraiment une réponse ? En fait non. Je pose mon sac et mon casque de moto sur le comptoir. Je ne vais pas me trimbaler avec toute la soirée et puis je compte bien rester le plus longtemps possible. La petite voix agaçante et d’accord avec moi, sa change, alors il faut en profiter.
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Ailin Dyce
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Emploi: Maîtresse Vampire, ex-strip-teaseuse aux Plaisirs Coupables
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mer 1 Oct - 1:08

Ailin aurait pu être de plus mauvaise humeur qu'elle ne l'était aujourd’hui. En effet, les idées de la patronne des Plaisirs Coupables avaient généralement tendance à lui déplaire, ou plus précisément à la forcer à faire des choses qui lui déplaisaient. Pourtant lorsqu'elle avait ouvert le paquet qu'on lui avait fait livrer dans la journée, elle s'était rendue compte avec un étonnement certain que la tenue qui attendait à l'intérieur, si elle était masculine, avait un énorme avantage sur toutes les autres que la Sorcière avait pu lui faire porter jusqu'à présent : Elle était parfaitement décente, politiquement correcte. Le vampire pourrait la porter sans avoir l'impression d'être en train de faire le tapin. Très franchement vu ce à quoi elle avait eu droit jusqu'à présent, c'était suffisant pour illuminer sa journée là où quelques mois plus tôt, le fait de devoir se grimer de la sorte l'aurait rendue maussade.

De plus, Peter et elle n'auraient pas à aller danser au club ce soir. Échapper à une nuit de strip-tease était toujours une bonne nouvelle pour l'écossaise. Surtout quand ça n'incluait pas qu'elle doive sortir en journée (parce que oui, Précieuse lui avait déjà fait le coup, et ça n'avait pas été exactement facile à gérer même en portant des vêtements enchantés sur le dos qui l'avaient protégée du soleil et lui avaient empêché de brûler). Peut-être y avait-il un piège, mais à première vue, la soirée qui s'annonçait serait moins difficile à vivre que le reste de toutes celles qui constituaient son quotidien (à l'exception de ses jours de congés). Le thème en lui-même lui plaisait assez : elle avait réellement vécu l'époque de la Prohibition, et avait beaucoup apprécié la mode à cette période, ainsi que certaines soirées aussi illégales que déjantées auxquelles elle avait participé, ou bien qu'elle avait organisées avec Sigmund. L'ironie dans l'histoire, c'est que l'alcool n'était même pas capable de les saouler... mais l'ivresse du risque, et les rapports particulièrement intenses qu'ils avaient entretenus avec certains humains de l'époque, avaient été autant de raisons de corrompre, de se laisser corrompre, et de recommencer. Ah... Cette soirée aurait été parfaite si elle avait pu porter des tenues du genre de celles qu'elle avait arboré à l'époque. Et si ni Peter ni Précieuse n'avaient été là pour gâcher le tableau, aussi, mais il ne fallait pas trop en demander. Elle avait dû revoir ses exigences à la baisse depuis quelques semaines, malheureusement.

C'est donc étonnamment sans rechigner qu'elle avait passé son costume à la tombée de la nuit. Il s'agissait d'un ensemble trois pièces simple, sobre, mais bien coupé, qui rehaussait la finesse de sa silhouette d'une façon qui la mettait en valeur, pas exactement de la façon dont elle aurait préféré, mais sans lui donner l'air de suinter la débauche (et comme on l'avait déjà dit, c'était déjà pas mal). Le tissu était noir, mais certains reflets bleu-verts dus à la brillance de la matière donnaient l'impression qu'il pouvait être un peu plus clair. Soit Précieuse était une tailleuse d'exception, soit elle avait payé cher pour fournir à Ailin cette pièce de garde-robe mais une chose était certaine : c'était de la bonne qualité. En dessous elle portait une chemise blanche serrée au col par une cravate dans le même tissu que celui du costume. Elle avait brossé ses cheveux et décidé de les laisser longs : on ne lui avait pas donné d'instructions à ce sujet et elle rechignait à les attacher, si bien que Précieuse devrait s'en contenter. Le paquet contenait un chapeau du genre de ceux que Précieuse portait habituellement - Ailin aurait presque pu s'en amuser. Il était sombre et ainsi que le reste de sa tenue, contrastait avec la blondeur quasi surnaturelle de sa chevelure. Transportée par un élan de nostalgie, elle était allée jusqu'à apporter une touche personnelle à son apparence. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion d'y prendre plaisir, et elle compensait comme elle pouvait. De plus, elle avait récemment été en mesure de récupérer parmi les restes du massacre d'Atlanta les effets personnels de Sigmund, dont on lui avait longtemps refusé l'accès. Elle avait donc passé un manteau type chesterfield qui lui avait appartenu, et qui allait particulièrement bien avec le reste de ce qu'elle portait. Avoir sur le dos quelque chose qui lui avait appartenu lui procurait un étrange mélange de peine et de soulagement. Bref... Elle avait été prête, et avec ou sans Peter, elle était partie. Ils n'étaient pas mariés, loin de là, ils n'étaient pas dans l'obligation d'aller partout ensemble... Cela même quand ils allaient au même endroit pour la même heure.

Elle fit une entrée discrète à l'intérieur du pub. Un coup d’œil rapide lui permit d'appréhender la décoration. L'ambiance musicale était au rendez-vous et d'ailleurs, le groupe qui était en train de jouer ne lui était pas tout à fait inconnu : d'une, ça sentait le faë à plein nez (elle connaissait très bien cette odeur particulière, maintenant). De deux, elle avait déjà vu au moins deux des musiciens à l'intérieur de son propre lieu d'habitation : il s'agissait de connaissances de Peter. Ils étaient en quelque sorte de sa famille. Elle avait jugé l'information intéressante, sans cependant prendre le temps d'en apprendre plus à ce sujet. Il fallait dire que l'odeur puissante qui émanait de ces créatures aussi énigmatiques que perturbantes et perturbées avait tendance à la rendre méfiante... Elle tira pensivement sur un bord de son chapeau, puis se tourna de quelques degrés pour remarquer la présence de Précieuse un peu plus loin. Elle était... très.... très.... Sans son chapeau. C'est la première chose qu'Ailin avait remarqué, et comme ça n'arrivait jamais en temps normal, ça n'était pas rien. Le jour était-il à marquer d'une pierre blanche ? De façon plus générale, on pouvait voir que la patronne des Plaisirs Coupables avait fait un effort vestimentaire qui la rendait presque méconnaissable. Non pas qu'elle s'habillait mal en temps normal... Loin de là. Seulement, il n'émanait pas d'elle la même impression que le reste du temps.

Elle laissa une jeune vamp rousse la dépasser puis décida (un peu à contrecœur) de s'approcher de la patronne.

"... C'est un jour spécial aujourd'hui, ou bien vous vous sentiez juste d'humeur aussi légère que votre tête ?"

Provoquer les instincts moqueurs et pervers de Précieuse n'était pas forcément la plus brillante des idées dès le début de la soirée, mais ça avait été trop tentant.
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Jeu 16 Oct - 16:24

Il est beau mon loup dans son costume et la trèfle va si bien avec ses yeux. Une fenêtre sur sa terre natale, une  fenêtre sur son âme.

« Merci loup de mon cœur. » Je prends le verre et déguste le doux breuvage qui me brule la gorge. C’est bine un  truc d’Irlandais ça. Commencer la soirée avec un truc aussi fort, et après on dit que se sont les amérindiens les alcooliques. Ha quelle connerie.

De mes yeux bleus  je regarde la blonde qui s’approche de mon loup. J’ai l’impression de la connaitre. Elle me dit quelque chose, mais rien à faire. Attend une minute ! Si je l’imagine avec un chapeau plus qu’extravagant ça donne…La patronne de la concurrence. Mince c’est quoi son nom déjà ? Impossible de m’en souvenir, par contre il y a une chose que j’ai pas oubliée. Elle est pas tout à fait humaine. Est-ce que je mets de côté ma rage pour se soir ? Ou est-ce que je lui saute dessus l’attrape par la gorge et la secoue fort jusqu’à ce que la tête se détache du reste du corps ? Cette pensée m’arrache un sourire mauvais. Non bien sur que non. Je ne vais pas la tuer, je ne vais pas non plus me transformer en grizzly, j’irais même jusqu’à être aimable avec elle. Du moins pour ce soir… Quelle chance elle vient du côté de Patrick. Je vais donc laisser le loup charmeur faire son numéro avec elle.

« Regarde qui voila. » Je parle bas à Patrick avant de m’éloigner de lui pour occuper un autre côté du bar, loin de la Thomson. « La gérante Des Plaisirs Coupables. Je te la laisse, mon chéri. »

Dites moi que j’hallucine ! Mon nez pique parce que vient de franchir la porte non pas un mais deux suceurs de sang. Ils ont oublié qui est la patronne ? Ou ils ont rien de mieux à faire ce soir que de se  faire éclater ? Aller on se calme, se soir c’est tolérance party. Mais je vais les avoir à l’œil. On a pas idée de puer autant le cadavre. La rousse aux yeux verts me pose son casque de moto et son sac sur le comptoir.

« Pas de problème. » Un grand sourire de prédateur en en faire pâlir le chat d’Alice au pays des merveilles. On respire de toute façon ce soir tout le monde est le bienvenue dans un bar clandestin. L’alcool n’est ni couper ni empoisonné par le gouvernement. Je suis quand même surprise que Nat est laissé entrer des vampires, mais qu’importe.

La deuxième s’élance sur la patronne et discute avec elle. Au moins si elle mort celle-là, je ne vais pas me précipiter pour l’en empêcher. Je prendrais mon temps avant d’écarter ses crocs de la gorge de sa victime.

« C’est à qui ? » Je cherche un client a satisfaire du regard pour chasser mes pensées.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 17 Oct - 15:57

Un regard dépareillé suivit l'arrivée de deux nouveaux clients. Les sphères acidulées auraient facilement pu croiser celles qui fuyaient, mais personne n'accorda d'importance majeure à leur présence. Et pour cause : ce soir et du moins pour l'instant, Winruna s'était fait aussi discret qu'il pouvait l'être. On le remarquait moins sur scène que lorsqu'il n'y était pas : sa tenue et son extravagance prenaient un goût de normalité dès lors qu'il faisait partie du spectacle même si, ce soir, les Feux Follets avaient choisis un jeu de contraintes telles qu'ils ne s'en donnaient que très rarement. Grasshopper fit un pas sautillant de côté pour laisser passer Boka, dont le large sourire traduisait l'amusement. Le lutin tournait entre les musiciens dans son costume de gangster. Il faisait tourner son chapeau au risque de se dépeigner, prenait les parties de chant, chauffait les quelques clients déjà attablés pour qu'ils participent à la fête en tapant dans leur main ou bien en chantant avec lui. Pendant ce temps là, Winruna l'avait remplacé dans sa partie de saxophone. Ses doigts agiles glissaient sur l'instrument et laissaient place à sa créativité même si, pour une fois, il suivait la musique.

Personne ne serait étonné de voir Will-O-the-Wisp à l'action dans un spectacle de jazz qui s'éloignait de leur traditionnel son folk irlandais "modifié". Il n'était pas rare que le groupe s'adonne à ce genre de pratique, prétextant vouloir élargir ses horizons musicaux par l'expérimentation. Ils n'avaient pas menti à ce sujet. Juste oublié de préciser que c'était ce à quoi ils passaient leur vie depuis quelques milliers d'années, lorsqu'ils n'était pas occupés à traquer un ennemi des Éminences. Mareti disparaissait dans un boa qui semblait bien trop grand pour elle tandis qu'elle jouait de la clarinette, debout sur une chaise qui la rehaussait. Sagrara était à la guitare : elle préférait habituellement la basse, mais comme tous les autres membres du groupe, elle avait toujours su s'adapter. Monomen bougeait au rythme de ses coups de batterie. Neama... La virtuose petite Neama avait dû lâcher son violon. Elle avait quelques parts de chant, mais s'était "improvisée" pianiste le temps de cette soirée (non pas qu'elle n'avait pas d'expérience en la matière, mais elle laissait généralement cet instrument à d'autres). Bess enfin, cette vampire que le vieux lorialet avait rencontré deux fois, avait su trouver du temps libre et participait à la fête avec sa contrebasse. L'ambiance était loin de celle de l'Elpaäga qu'ils avaient partagé (ce qui la rassurait peut-être). Néanmoins, c'était un début de soirée prometteur. Amusant.

Il accordait à intervalle irréguliers de longs regards sucrés à chacun de ses musiciens. S'en suivaient des duos comiques, une communication par les gestes et la musique, qui se terminait lorsqu'il se détournait dans un pas de danse rieur. Il souleva l'avant de son haut de forme argenté, qui cachait une partie de sa vision. On aurait pu penser qu'il n'avait pas fait d'efforts vestimentaires, et pourtant, il avait décidé d'être sobre dans ses couleurs ! Il arborait une veste queue de pie et un pantalon de costume noirs striés de très fines raies blanches verticales. En dessous, il portait un gilet et un nœud papillon du même argent que le chapeau. Une chemise blanche tout ce qu'il y a de plus classique terminait sa tenue, à l'instar d'une paire de souliers noirs cirés au bout très pointu. On lui dirait sans doute que sa tenue ne faisait pas très prohibition. Il aurait pu répondre qu'il s'habillait déjà ainsi à l'époque qu'ils faisaient revivre ce soir, mais il avait décidé de contrer les remarques autrement : en dessous de son gilet, mais au dessus de sa chemise, il avait enfilé un T-shirt vert fluo sur lequel un motif sérigraphié représentait une canette de bière dans un panneau d'interdiction. On remarquerait aussi qu'il avait trouvé amusant de se faire faire une manucure : de petits papillons verts fluos (tels que son I'kiilainen, Andele l'Endormie, avait toujours adorés avant qu'elle ne sombre dans son sommeil sans fin) décoraient ses ongles. Il avait aussi provisoirement fait remplacer le pommeau de sa canne épée par un papillon métallique décoré de strass type diamant, sans doute rien que pour voir les visages de ceux qui tenteraient de justifier sa tenue par les biais du sens commun. Boka était en train de jouer avec. Il espérait que le lutin ne la casserait pas, car il faisait le pitre avec une force digne de celle de l'ouragan Katrina, que Winruna avait par ailleurs eu la chance d'observer de loin il y avait de cela plusieurs courtes décennies. Les catastrophes naturelles... Il aurait pu chanter des centaines d'Odes pour elles, comme il l'avait fait pour Gilgamesh ou Alexandre, ces hommes dont l'Ambition fascinante pouvait très aisément être comparée au bras de fer d'un tsunami, comme à l'hélice d'une grande tornade.

La canne épée lui passa au dessus de la tête, mais comme il connaissait Boka, il n'avait même pas eu besoin de sa prescience instantanée pour savoir quand il aurait dû se baisser. Il le fit sans cesser de jouer, apparut sous le nez du lutin, et lui jeta un regard aussi fin qu'inquiétant. Dans un temps mort, ils échangèrent leurs biens. Winruna fit tourner sa canne et se mit à chanter trop bas pour qu'on l'entende. Boka  était sur ses gardes, mais Winruna Voyait, ce qui formait un sacré désavantage pour le lutin. Un instant d'inattention, et c'était trop tard : la canne épée faucha la jambe du saxophoniste, dont le popotin heurta le sol dans un gémissement sourd. Il y eut des rires, mais le morceau continua. Boka battit des pieds et des mains comme un acteur sur-jouant une scène de comédie. Puis ce fut à lui de jouer, et il ne prit même pas la peine de se redresser au moment de prendre sa partie. Winruna s'était appuyé sur sa canne. Son traditionnel sourire de chat lui divisait le visage, tandis qu'il observait le pub et ses convives. Certains qu'il connaissait déjà... D'autres, de parfaits inconnus.

"Un lutin sur le sol, un chapeau sans sa tête...
... Des dents antagonistes, et enfin une fête."

Un gloussement lui échappa.
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Faës


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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 17 Oct - 18:18

Sa patronne avait décidément de bien étranges idées, non seulement ils s'appréciaient autant qu'un chat appréciait la souris qui allait devenir son repas mais en plus ils étaient forcés à intervalles réguliers (Précieuse avait bien souligné le côté obligation de la chose) de sortir ensemble dans des soirées qui se voulaient d'humeur joyeuse et conviviale. Elle était aussi tordue que la branche noueuse d'un gros chêne que Peter avait vu dans le parc, autant dire qu'elle l'était énormément. Pourtant ce n'était pas pour déplaire au Lutin, une sortie dans un bar ou aller travailler en excitant la plupart des hommes à moitié pédophiles de la Nouvelle Orléans il y avait de l'amusement à trouver dans ces deux occupations. Et tant qu'on pouvait s'amuser, notre petit faë ne trouvait jamais rien à redire à l'occasion. (Autant dire qu'il était toujours consentant, un des nombreux traits de famille que le Lutin avait le forçait à toujours tout trouver amusant, que ce soit une feuille qui tombe d'un arbre, un papillon qui sort de sa chrysalide, la Bourse ou encore les débats politiques les plus ennuyeux qui soient, tout était affaire de divertissement!)

Sortant totalement nu de la salle de bain qu'il avait faite refaire avec maintes couches d'argent le lutin se dirigea en premier lieu vers la cuisine où l'attendait un petit paquet pour lui ne croisant pas son vampire de colocataire au passage. En possession du précieux il retourna vers sa chambre d'un pas bondissant. Arrivé à destination il prit une grande respiration profitant de l'air toujours pur que lui offrait le chêne qui lui servait de lit, encore une des nombreuses améliorations effectuées le jour suivant son arrivée. S'avançant vers le lit qui gisait là parfaitement inutile et inutilisé il déposa et ouvrit la boîte que Précieuse lui avait fait envoyer dans la journée et eut un haussement de sourcils de surprise, il n'avait pas porté ce genre de tenue depuis les années Prohibition, Précieuse espérait-elle faire revivre la mafia qui sévissait en ces années là ? Esquissant un sourire Peter haussa les épaules avant d'enfiler la tenue que Précieuse lui avait concoctée. Une chemise grise, une cravate dorée, un gilet sans manche brun mordoré, une casquette associée au gilet et un pantalon crème avec la veste de la même couleur. Délaissant la veste et la cravate, Peter retroussa les manches de la chemise et chercha dans ses affaires une petite montre à gousset en cuivre qu'il avait récupéré à l'époque quand il travaillait en temps que prêteur sur gages. Une petite beauté en cuivre qui lui rappelait agréablement l'histoire que la pickpocket avait inventée concernant cette montre "Appartenait à mon père et à son père avant lui!" Une très bonne voleuse, une médiocre actrice mais le lutin avait tout de même feint de verser une larme avant d'être impitoyable sur le prix. Le bon temps!

Se saisissant de la carte fournie par Précieuse, notre bon petit lutin se dirigea vers le bar qu'il ne connaissait pas encore! Une fois arrivé il trouva de suite Précieuse, assise au bar en compagnie d'Ailin habillé tel un garçon mais étonnement enjoué et tiqua.

-Et bien Précieuse, il se décolle de votre tête en fin de compte ? J'en étais presque venu à la conclusion qu'il s'agissait là d'un postiche!, dit-il le sourire aux lèvres!

Un grand bruit sur le côté du bar le fit sursauter et Peter pâlit légèrement tandis que ses yeux projetaient des étincelles de joie et de malice. Se faufilant entre son collègue et sa patronne il se dirigea vers les membres de Will-O-the-Wisp où Boka gisait à terre! Éclatant de son rire mélodieux il s'agenouilla à sa hauteur.

-Boka! C'est toujours avec joie que je te vois,
Sur le sol gésir à mes pieds comme il se doit!


Avant de l'embrasser, toujours aussi vif. Son méfait accompli, il se recula vivement, redoutant la revanche du Lutin qui l'avait toujours détesté sans que Peter ne sache pourquoi. Inclinant la tête il salua le reste de la troupe, un sourire plus que chaleureux sur son visage, il était plus qu'heureux de les voir et ça se voyait.

-Et bien quel étrange hasard que de se croiser,
Ici tant de Faës et mon parrain qui plus est!

Pour un peu il avait totalement oublié le pourquoi du comment il était venu à cette soirée, c'est à dire Précieuse et sa sortie pédagogique!
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Lun 20 Oct - 18:58

Il est vrai que son big band n'as pas été invité à jouer avec les Faës et qu'elle était la seule à avoir reçu cette invitation, Bess ne s'en souciait aucunement. Après tout, jouer de la contrebasse avec des musiciens comme Mareti et Yaseeja (ou plus facilement Liam) était une offre qu'elle ne pouvait pas refuser. Elle se préparait pendant la journée, tant d'habits et de chaussures! Elle n'était pas vraiment sûre quel vêtement serait approprié pour une soirée pareille, cela lui avait prit longtemps à se décider. Elle alla finalement avec une tunique bleu marine en velours qui couvrait la moitié de ses cuisses et découvrait généreusement son décolleté en V. Évidemment pour couvrir ses jambes elle enfila des leggings noirs ornée de ficelles argentées. Pour les chaussures elle alla avec des chaussures bleu marines en cuir suédée à talons hauts, les talons étaient loin d'être en aiguille, elle savait comment marcher avec mais pourquoi se rendre la vie plus difficile quand le confort pouvait se mêler avec classe. Son trench-coat était un must, elle ne le quittait jamais, mais avant de l'enfiler et d'emporter sa contrebasse elle devait attendre le coucher du soleil et quelle meilleure attente que de se mettre du maquillage et d'arranger sa belle chevelure noire? Sa trousse à maquillage débordait de fards à paupière, de rouge à lèvres et de mascara de marque, elle ne voulait pas tout de même faire un clown de soi; un joli dégradé bleu ciel au bleu sombre sur ses paupiéres, un trait noir, du mascara sur ses cils, un rouge à lèvre très discret et ses cheveux attachés en une belle tresse avec une barrette en forme d'une fleure de lys blanche. Avant de sortir elle fit en sorte de tout avoir sur soi, cela incluait ses armes dissimulés car on ne sait jamais, ses clés, ses cigarettes… le compte était bon!

En sortant elle s'assurait de n'avoir rien oublié une fois de plus et elle commençait à remonter sa rue en passant par le Quartier Sanglant puis en arrivant devant le Trick. Elle ne côtoyait pas l'endroit trop souvent vu les proprios qui n'appréciaient pas les vampires, mais quand elle y allait c'était pour montrer qu'elle ne leur donnerait aucune raison/plaisir de la jeter dehors, presque comme un enfant détesté, mais qui en même temps ne donnait aucune raison aux parents de lui donner une claque. Elle entra dans l'établissement et vit le groupe jouer, au début elle n'alla pas leur adresser la parole et se joindre à eux, elle devait faire sa routine. Cette routine n'avait rien de spécial, c'était juste un simple rituel qu'elle aimait faire avant de jouer devant un public. Elle demanda un double scotch à la serveuse en se posant devant une table; une espérance lui venait en tête : ne pas être dérangé avant de jouer.

Entre temps elle vit des visages familiers entrer. Précieuse, la patronne du Plaisir Coupable avec sa langue tranchante qu'elle a finalement rencontré, Peter (ou Harvey?) et Esmera auxquels elle a sauvé les miches il y a un petit bout de temps… quelle compagnie. Le pub devenait de plus en plus rempli et elle avait finit son double scotch, Will-o-The-Wisp jouait toujours et Bess les rejoignit sur scène comme il fallait!

- Vous excuserez mon retard, j'ai des rituels à suivre.

Elle sortit sa contrebasse de l'étui au plus vite et quand elle trouva une bonne entrée elle l'a prit et fût emportée comme par un ouragan dans la musique qui suivait. Cette harmonie en dysharmonie était particulière, cette étrange mixture de genre était en soi intéressante, mais inhabituelle pour Bess. Winruna volait d'un instrument à l'autre, quand le contact visuel se faisait entre les musiciens elle les échangeait elle aussi, car il n'y avait rien de mieux qu'une complicité musicale. Ce Boka était un excellent saxophoniste, mais il y avait quelque chose de pas net dans ses yeux, un garçon qui aimait jouer des tours. Ce qui amusait Bess était le fait que depuis l'apparition des Faës elle avait du mal à en trouver, là le hasard a voulu qu'elle joue avec un groupe entier! D'ailleurs quand Boka atterrit sur ses fesses, la Tutrice ne fit point attention et se concentra sur son instrument, il n'y a rien de pire que de faire des canards quand tout part en sucette dans les alentours (les canards étant rares chez la Tutrice dans tous les cas). Peter dit bonjour aux Faës et quand elle arriva à attraper son regard elle hocha la tête poliment en guise de bonjour puis revint à son instrument. Elle aura toute une nuit à papoter avec les clients, sauf si Bess continue de jouer avec les Faës.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Lun 27 Oct - 11:04

Pour une fois, elle avait décidé d'ignorer les diverses invitations pour participer à des évènements quelconques -ou du moins d'y répondre poliment par la négative- pour se rendre, seule, à une soirée qui lui paraissait autrement plus intéressante. Pour une fois que son quartier sortait un peu de ses rails et des sentiers battus et rebattus, elle n'allait certainement pas laisser cette occasion passer, surtout si cela pouvait encourage d'autres à faire de même. Elle n'avait absolument rien contre la musique quelle qu'elle soit, mais un peu de changement ne faisait pas de mal. Et quoi de mieux pour se changer les idées qu'une soirée à thème vous replongeant le temps d'une nuitée dans l'ambiance feutrée d'une époque que vous n'avez jamais connue personnellement, mais loin d'être dénuée de charmes ?

Son téléphone avait sonné à plusieurs reprises tandis qu'elle se préparait, mais elle n'avait aucune envie de répondre. La plupart étaient des personnes faisant partie d'associations culturelles ou du monde du spectacle amateur, et elle savait très bien quel discours lui serait servi si elle décrochait. Ils n'avaient pas assez de monde pour participer, ou alors il leur manquait juste une personne, ou tout simplement ce serait sympa de l'avoir avec eux pour aider à organiser ou faire une petite improvisation, faire découvrir telle ou telle danse à des inconnus dans la rue... Le tintouin habituel, une activité qui aurait pu être sympathique si elle n'avait pas eu la tête ailleurs. Et puis ces gens ne l'appelaient-ils pas uniquement lorsqu'ils avaient une manifestation de prévue ? Alors zut, pour une fois, elle ne leur répondrait pas. Il était temps peut-être qu'elle fasse un peu le ménage dans ses connaissances, qu'elle cible ceux avec qui ça valait la peine de passer du temps et éloigner ceux qui ne lui apportaient rien. S'il ne lui restait plus longtemps à cause de ce taré -et elle espérait bien le contraire !-, mieux valait ne pas trop gâcher ce qu'elle pouvait encore grappiller.

Elle avait cependant répondu à l'appel de Soledad, toute excitée, qui voulait à tout prix voir sa tenue par webcams interposées. Brume n'avait pu réprimer un sourire, et ô combien elle comprenait la curiosité de sa sœur. Il était vrai qu'à une époque dès lors assez lointaine, elles ne se quittaient jamais, et c'était bien ensemble qu'elles se rendaient à ce genre d'événements. Elle-même répondait souvent aux interrogations de sa grande-sœur quand celle-ci avait un rendez-vous avec un nouvel inconnu et qu'elle paniquait complètement sur la tenue à adopter. Oui, c'étaient des choses qui arrivaient, même aux croqueuses d'hommes. Sujet que d'ailleurs Sole ne manqua pas d'aborder. Effectivement, c'était une possibilité, mais pas de celles qu'elle comptait prendre comme certaines ou obligées. Bien au contraire !
Pour sa robe, elle n'avait pas beaucoup de questions à se poser, certes. Elle réutiliserait celle qui lui avait servi lors de représentations pour des associations ou pour l'école de danse de sa mère à Houston. Le style charleston avait l'avantage de ne pas trop souligner son absence de formes généreuses, mais aussi de ne pas serrer au ventre ni aux hanches, ce qui, il fallait le souligner, restait tout de même drôlement plus confortable pour s'asseoir. Car non, elle ne comptait pas faire comme ces grues qui passaient la soirée debout pour ne pas faire craquer la couture de leurs robes au niveau des fesses ou de peur que l'on voit leurs sous-vêtements -ou absence de sous-vêtements- une fois que l'ourlet serait plus remonté le long de la cuisse. D'un bleu océan dégradé dans des nuances de bleu rappelant la mer dans ses beaux jours, les mouvements de tissus étaient soulignés par des borderies de perles, travail que sa mère s'était appliquée à faire pour rendre la robe un tantinet plus chic. Elle n'avait pas coupé aux améliorations de beaucoup de goût, notamment un encart de mousseline couleur chair rehaussée d'arabesques de perles, finalement indispensable pour cacher le décolleté peut-être un peu trop plongeant pour sa petite taille mais aussi soutenir les attaches un peu fines qui laissaient un effet dos-nu que son père aurait qualifié d'affriolant juste pour entendre sa fille lui répéter qu'elle avait bientôt cinquante ans et qu'elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait. Une petite dizaine de minutes pour démêler les franges qui tombaient jusque sur ses genoux, rideau bleu sombre qui serait un atout non négligeable une fois qu'elle serait assise. Ceci étant arrangé, elle n'avait plus qu'à passer à la partie la plus embêtante : le troupe-couillon. Il y avait décidément des choses de la vie de ballerine qui ne lui manquaient pas !

Après une succession de conseils et discussions par écrans interposés, elles finirent par tomber d'accord, par se souhaiter une bonne soirée et quitter leurs appartements respectifs pour rejoindre leurs points de chute respectifs eux aussi. Ah, si elles avaient pu s'y rendre ensemble ! Quoique, à bien y réfléchir, il ne valait mieux pas. Pas du tout, même. Avec elle on ne savait jamais ce qui pouvait arriver, alors autant ne pas tenter le Diable.
Quand elle arriva, il y avait déjà pas mal de monde. Les aléas de fermer tard, elle aussi. Et ça n'ôterait rien au plaisir de la soirée, le souci d'arriver trop tôt était souvent de devoir participer à l'ambiance plus que s'y immiscer. Encore qu'elle devait l'avouer, le travail pour changer la décoration et favoriser l'immersion était remarquable. Elle n'aurait sans doute pas aussi bien fait si elle avait dû y mettre son grain de sel, ce que très fort heureusement on ne lui avait pas demandé ! Décidément, les Mewryan savaient y faire quand il s'agissait de bousculer les habitudes ! Une bonne raison de plus pour se rendre au Trick'O'Clink un peu plus souvent. La foule qui se composait peu à peu avait quelque chose de parfaitement naturel, comme si elle venait bel et bien de passer par une faille spatio-temporelle. Certes, à l'entrée on devait bien vérifier que tout le monde soit dans le ton de la soirée, mais personne ne faisait tache. Un beau pari remporté haut la main ! Note à soi-même : ne pas oublier de féliciter les patrons, en tant que bonne voisine et cliente relativement régulière.

Dans son petit coin, elle changea de chaussures, il était hors de question d'évoluer dans la rue avec ses chaussures de danse de salon. Heureusement que la plupart des bars et autres établissement possédaient des vestiaires pour éviter de se trimballer toute la soirée une paire de chaussures nettement moins adaptées à la main. On aurait certes pu se demander pourquoi un tel changement, mais sans doute que l'optimisme de Brume lui avait fait supposer que oui, elle trouverait bien quelqu'un pour oser une petite danse et les jolies paires de chaussures masculines à droite à gauche lui avait confirmé cette première idée. Vérification de dernière minute : rouge à lèvre fuchsia qui ne dépasse pas -dommage, elle avait raté une occasion d'être ridicule-, chignon toujours pas défait, bandeau années folles toujours en place, aucun chat ne lui avait couru derrière pour en manger les plumes. Elle n'avait plus qu'à s'asseoir et attendre un peu en profitant autour d'un verre de la musique qui faisait paisiblement son chemin dans la salle. Diantre, ils les prenaient de plus en plus jeunes, ces musiciens ! Réprimant un sourire pour elle-même, tranquillement posée sur le canapé, il n'y avait plus qu'à attendre la suite.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 4 Nov - 3:53

Accoudée à un bar qui n’était pas le sien, Précieuse regardait les arrivants et surveillait les lieux comme si elle était chez elle. C’est comme ça qu’elle remarqua le regard de la Patronne des lieux. Elle s’y était attendue, et d’ailleurs, elle trouvait ça plutôt divertissant. Après tout, le Trick’O’Clink, s’il n’était pas uniquement connu comme « Bar à Métas », au contraire du Wild, avait tout de même son contingent d’êtres de tous poils, plumes et écailles qui avaient tous leurs droits de ne pas apprécier les gens comme elle. Oh, bien entendu, Précieuse n’avait jamais écorché un Métamorphe de ses propres mains…mais elle ne niait pas que la perspective l’attirait inexorablement, et qu’elle pourrait finir pas être terriblement tentée…

Au regard de la Combattante, donc, notre garce préférée opposa un sourire amusé allié à un regard pétillant. Le même qu’elle arborait en permanence, en réalité, mais le fait que son éternel Borsalino ne cachait plus la moitié de son regard donnait à celui-ci un éclat de malveillance encore plus étincelant. Elle enchaîna cependant avec un hochement de tête poli. Il était important d’avoir de « bonnes » relations avec la concurrence, et Précieuse n’avait pas l’intention de mettre le bar de la Métamorphe à sac. Pas ce soir, du moins. Eviter la remarque sarcastique, par contre, ce serait trop lui demander.


« J’ai pas l’impression que ton Nounours craque pour moi… »

Le commentaire était bien sûr dirigé vers l’homme tout de rouge vêtu (d’ailleurs quelqu’un devrait lui dire que ce trèfle d’un vert écœurant jurait avec sa tenue : ces animaux n’avaient-ils donc aucun goût ?) qui n’était pas loin, mais Précieuse n’attendait pas de réponse : comme dit plus tôt, elle ne cherchait pas la bagarre…même si elle donnait l’air du contraire.

De toute façon, l’un de ses laquais arrivait et cela permettait à la Wiccane de couper court à toute discussion. Elle remarqua Ailin dès qu’ille (oui, c’était le néologisme qu’elle lui avait trouvé quelques temps auparavant) passa la porte du bar, l’avantage d’avoir choisi elle-même la tenue de son employé(e), malgré l’ajout qu’ille y avait fait. En temps normal, cela aurait pu agacer la Sorcière, mais elle se sentait d’excellente humeur, et décida donc de ne pas faire de remarque. C’était d’ailleurs en partie à cause du jour en lui-même, pied-de-nez qu’elle appréciait particulièrement de faire à sa mère et au reste de la communauté Wiccane de Trois-Rivières en célébrant une nouvelle année sur cette Terre (le tout en évitant de se rappeler que les années passaient, tout de même, ce côté-ci de l’âge était particulièrement dégradant). Litha était l’une de ces célébrations préférées, peut-être à cause d’une certaine fascination pour le feu, la même qui l’aurait amenée à détruire la maison de son enfance par les flammes, d’après ses « compatriotes », et Précieuse se sentait toujours de meilleure humeur à l’approche de cette fête…ce qui n’était pas toujours bon signe pour les autres.

Ailin arriva finalement en face d’elle et lui fit une remarque sucrée qui lui fit hausser un sourcil. Un sourire amusé de la Wiccane fut ce qui répondit d’abord à la Vampirette, avant qu’elle ne précise sa pensée.


« Si mon humeur était aussi légère que tu le penses, ma biche, tu n’aurais certainement pas autant de couches de vêtements sur ton joli torse, tu le sais bien… »

Elle ponctua sa phrase en faisant glisser ses doigts sur le tissu doux de la cravate de son employé(e). Evitant la première partie de la question (Ailin n’avait pas (encore ?) le droit de savoir à quel point cette soirée était spéciale, en réalité), Précieuse détourna son attention du Vampire pour la poser sur le petit être aussi enjoué qu’agaçant qui venait vers eux. A sa réplique, Précieuse –qui entre son apparence physique (qui attirait l’attention, semblait-il) et son comportement étonnamment enjoué ressemblait bien plus à l’Amanda de son adolescence qu’elle ne s’était jamais permis de le faire depuis le fiasco de Toronto- laissa échapper un éclat de rire aussi sincère que surprenant pour qui la connaissait. Elle adressa à ses deux employés son regard étincelant habituel.

« Voyez donc ça… Si j’avais su que vous ne vous intéressiez qu’à ma tête, je me serais bien gardée de mettre quoi que ce soit d’autre… »

Parce qu’on n’arrêtait pas d’être une … quand on était Précieuse. La discussion coupa court quand un bruit sur la scène fit sursauter le Lutin, ce qui aurait été une excellente occasion pour Précieuse de faire une nouvelle remarque sarcastique, mais elle n’en eut pas le temps car le Faë se dirigea bientôt vers la source du bruit…deux des musiciens qui semblaient avoir joué un peu trop.

Le groupe…La dernière raison pour laquelle l’humeur de Précieuse était au beau fixe en cette soirée. Et plus ou moins ce qui l’avait décidée à faire de cette soirée la « Sortie Pédagogique » de ses employés, car l’idée d’organiser une contre-soirée juste pour le plaisir de contrarier ses « amis » Métamorphes (après tout, elle s’en était déjà mis plus d’un à dos) était particulièrement tentante, mais quand elle avait vu le nom du groupe invité…elle s’était dit que c’était une occasion à ne pas rater.

Précieuse observait donc avec un intérêt non-dissimulé l’attitude que Peter avait face au groupe de Faës. Parce que oui, elle avait ressenti leur Magie depuis un bon moment, ça avait d’ailleurs été une intéressante surprise, qui ne l’avait pas tant étonnée que cela. Le comportement outrancier de son Lutin d’employé, par contre… La patronne des Plaisirs Coupables haussa un sourcil.


« …Il les connaît si bien que ça ? »

…Parce que bon, certainement, vu l’extinction de leur espèce, ces êtres devaient certainement se connaître plus ou moins bien les uns les autres, mais de là à embrasser un musicien de l’un des groupes les plus adulés du moment, il y avait une sacrée marge… La question était plus ou moins dirigée vers Ailin, mais Précieuse n’était pas certaine qu’ille puisse l’éclairer vraiment…

Et pendant ce temps là, la musique continuait et les invités auto-proclamés passaient les portes sans interruption. Un succès en perspective, cette soirée…

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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Lun 17 Nov - 21:51

En voila une banquette plutôt confortable. La déco est d’ambiance, la musique sympathique, et le groupe (qui dégage une drôle d’odeur soit dit en passant) amusant. Tien ? Mais c’est Bess qui monte sur scène avec son instrument. Ah, be si j’avais sue, je serais venue avec mon violon. Je fais un signe en direction de la tutrice juste pour lui montrer que je suis là, mais sans chercher à l’attirer.

Petit à petit, le pub se remplit. Des humains, des créatures de la nuit comme moi et des métamorphes. Tout ce monde, voila qui acerbe mes sens. Heureusement je me suis nourrie avant de venir. Ma gorge ne me gratte que modérément. Mieux vaut prévenir que mordre. A par la tutrice et la patronne je ne reconnais personne. C’est dommage mais une bonne occasion de rencontrer de nouvelle personne. J’ai crue sentir que celle qui est entrée juste après moi est de la même espèce que Bess et moi. Malheureusement, la créature est en grande conversation avec une femme plutôt impressionnante.

Il me reste toujours la technique du : « je reste assise et fixe les gens un a un avec mes grand yeux de biche jusqu’à se que quelqu’un se décide à me rejoindre se sentant invité par une beauté d’albâtre. »
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 28 Nov - 20:24

Précieuse avait réussi à déstabiliser Ailin, qui ne s'était pas totalement attendue à cette attaque en traître (la bonne humeur de la patronne l'avait peut-être induite en erreur... Elle savait pourtant de "source sûre" que cette garce devenait tout aussi dangereuse lorsqu'elle était en liesse que lorsqu'elle était hors d'elle, elle aurait dû faire un peu plus attention). Il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être vulnérable : les mots étaient un jeu pour elle, jamais elle ne les laissait couper ce qu'ils cherchaient à atteindre. Elle était experte en leur maniement. Experte aussi pour les esquiver, la froideur inhumaine de son esprit ne laissant que peu de place à une éventuelle douleur incontrôlée. Cela dit ceux qui voulaient lui nuire pouvaient dorénavant jouer la carte du physique, contre laquelle elle n'avait que bien peu de défenses. Sa forteresse avait une énorme faille, et la Sorcière en était bien consciente : elle ne cessait d'en user et d'en abuser pour la forcer à l'humilité et à l'obéissance.

Montrer qu'elle avait été touchée par la pique lancée, par contre ? Voilà qui était hors de question. C'était un motif qui se répétait perpétuellement : elle savait que Précieuse était plus que consciente de l'effet de ce qu'elle disait et faisait. Certains souvenirs infâmes - pour elle - qu'elles partageaient ne rendaient cet échange que plus cuisant. Cela aussi, Précieuse devait le savoir. Pourquoi lui donner plus de satisfaction que nécessaire en accusant le coup alors qu'en ses qualités d'actrice et de menteuse confirmée, Ailin savait feindre la plus parfaite des indifférences ? Elle se fit violence pour ne pas laisser ses traits ni son attitude se figer malgré le geste de la wiccane à son égard. Malgré la façon dont elle soulignait les "difformités" dont la génétique lui avait fait cadeau. Son sourire resta aussi léger qu'il avait été à son arrivée. Elle s'accouda au bar, puis leva un sourcil discret.

"Vraiment ? Dans une soirée comme celle-ci, la nudité me semblerait pourtant être de mauvais ton... Et je ne vous imagine pas décider d'annuler une soirée spéciale sous prétexte d'être de bien trop bonne humeur pour sortir."

Le ton de sa réponse avait été poli bien que plein d'une certaine ironie mesurée : juste assez pour qu'elle s'entende. Pas suffisamment pour qu'elle soit parfaitement claire et qu'Ailin ne puisse la nier au cas où Précieuse déciderait que le préjudice valait bien une vengeance. De tout façon Peter était en approche : il l'avait suivie de près, visiblement. Un peu plus et ils auraient fait le trajet ensemble, ce qui aurait sans doute valu son pesant de cacahuètes, de farces corrosives et de répliques cinglantes, comme toujours. Un ricanement cynique lui échappa au commentaire de la sorcière qui, dans la continuité de leur précédente discussion, avait de quoi amuser.

"Eh bien dans votre cas, le concept de "déformation professionnelle" prend un drôle d'aspect..."

L'heure n'était pourtant pas - ou provisoirement plus - aux railleries car le lutin s'était désintéressé d'eux aussi vite qu'il était arrivé. Ailin n'eut aucun mal à comprendre pourquoi lorsqu'elle le vit s'approcher du groupe de faës, et participer à leur spectacle agité. Il semblait vraiment comme un poisson dans l'eau... Sans doute était-ce normal. La wiccane, pourtant, semblait étonnée par ce revirement de situation. Entendre l'interrogation dans sa voix, avoir la certitude d'en savoir plus qu'elle emplit le vampire d'un plaisir malsain. Elle eut envie d'en jouer. Elle l'aurait très certainement fait si Précieuse ne la tenait pas entre ses griffes, mais elle décida plutôt de faire preuve de bonne volonté afin de contrer les éventuelles représailles que son comportement précédent aurait pu lui valoir. Puis même ainsi, il serait amusant de voir la tête que Précieuse allait tirer, même si Ailin n'aurait jamais pu penser qu'elle s'intéresserait suffisamment à un groupe de musique, connu ou pas, constitué de faës ou pas, pour poser ce genre de questions sans artifices, et avec une sincérité qui supposait une réelle curiosité. Elle s'approcha de la patronne dans une attitude discrètement complice forgée par les années de pratique: Après tout elle avait l'habitude du poste "d'ombre" (pas au sens vampirique) et de seconde. Livrer des secrets, des informations (ou même de fausses informations à vrai dire) au cours d'une quelconque soirée mondaine avait fait partie de ses sports préférés. On ne se séparait pas si aisément des vieilles habitudes, ni des vieilles attitudes.

"Hm plutôt oui... Le chef du groupe - connu sous le nom de Liam, c'est ça ? semble avoir un lien de famille avec le lutin. Son parrain, si j'ai bien compris. Il passe son temps à s'introduire à l'improviste dans la maison. Il vient presque tout le temps avec la petite aux cheveux roses. La première fois, c'était en rentrant de notre premier soir de travail. Il était entré je ne sais comment. Il s'était approprié la cuisine et a invité Peter à partager son repas comme si c'était parfaitement normal... la tête du lutin était particulièrement drôle à voir. Je crois que son arrivée inopinée doit avoir un rapport avec le message qu'il a reçu plus tôt dans la soirée, vous vous souvenez ? Parce que c'est à peu près ce genre de tête là qu'il a tiré lorsqu'il l'a vu en train de s'activer aux fourneaux..."

A l'époque elle avait été... quelque peu blasée. Elle s'était retirée dans la cave afin de passer le reste de la nuit au calme car elle avait subi beaucoup. Elle n'était pas d'humeur. Cela dit maintenant qu'elle y repensait... C'était un souvenir des plus amusants.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Jeu 8 Jan - 17:47

J’ai vraiment fait une bonne affaire avec ce groupe. Soit ils sont les rois de l’improvisation, soient ils sont de super comédiens en plus d’être des musiciens d’enfer. Qu’importe, je les adore, et vue le rassemblement devant la scène, je ne suis pas la seule. Un autre cadavre ambulant. Décidément, à croire qu’une soirée rétro ça les attire. Celle-là je la connais. Non pas personnellement bien sûr, mais je l’ai déjà vue un pub. Elle a tendance à se tenir à carreau chez moi. En tout as je n’ai jamais eu à lui dire quoi que se soit. Elle vient, commande un verre et reste toute la soirée, sans lorgner la nuque de mes clients. Trop contente de m’éloigner un peut plus d’une sorcière, je lui apporte moi-même son verre après qu’une des serveuses soit venue passer la commande.

« Et un double scotch pour la vampire au régime. La maison t’offre le premier. » Histoire de l’encourager à ne pas changer de type de boisson au cour de la soirée. A contre cœur, je retourne en direction de Précieuse. Son nom m’est revenu subitement, ou alors je l’ai entendue.

Un « homme-brave » entre dans le pub. Il était tant, qu’on soit un peu plus nombreux. Elle a l’air plutôt réservée à vas s’assoir.

Le début de soirée se déroule comme sur des roulettes. Il est temps de lancer une des attractions de la soirée. Modestes certes, mais on notera que j’ai fais un effort la dessus et que je ne me suis pas contenté de faire une soirée jazz déguisée.

Profitant de la fin d’un morceau de musique, je me dirige sur la petite scène. Pour prendre la parole.

« Tu me permets de te voler la vedette juste une petite minute ? » Est-ce vraiment une question ? Je me le demande pas vraiment. après tout c'est mon pub.

« Mesdames est Messieurs, je suis heureuse de vous accueillir ce soir dans notre bar clandestin. Nous vous assurons que l’alcool n’est ni coupé, ni empoisonné par le gouvernement et qu’il coulera à flot jusqu’au petit matin ou jusqu’à se que les flics fassent une descente s’ils nous trouvent. Le petit salon privatisé se tien à la disposition de ceux qui auraient des « affaires » à conclure et des cigares sont en circulation pour peut que vous trouviez où dans l’établissement. Il ne me reste qu'a vous souhaiter une bonne soirée. » Je me tourne vers les musiciens, un signe de tête pour les remercier et je libère la place pour retourner derrière mon bar.

Alors je résume pour être sûre de n’avoir rien oublier : le salon privé dans la cuisine aménagé pour l’occasion avec fauteuils, table et décoration qui colle à l’ambiance (tableaux, miroir, vieilles affiches), les cigarettes en chocolats en circulations dans la salle, les cigares sous le comptoir prêt de la caisse, les lustre bien accroché… Tout m’a l’air ok.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Lun 26 Jan - 15:40

Bess, leur "musicienne invitée" de la soirée, s'était enfin approchée d'eux. Elle s'était longuement tenue à l'écart, ce qui n'avait évidemment pas empêché le groupe de jouer. Liam la salua sans un mot : il se plia, deux doigts autour de son chapeau, dans une révérence un peu désuète et qui tout à la fois n'avait rien de conventionnel, sans qu'on parvienne vraiment à comprendre pourquoi. Peut-être était-ce dû à la façon dont le faë laissait sa tête dodeliner. Ou bien cela venait-il de son regard hagard et égaré, et pourtant parfaitement conscient de chaque mouvement esquissé. Ce fut Mareti qui prit la parole à sa place :

"J'ai déjà suivi des rituels mais je n'ai jamais trouvé leur terrier... La Terre y est-elle aussi rouge qu'on le dit ?"

Elle accompagna ses propos, dont le sens n'était pas loin d'être inexistant, d'un clin d’œil amusé. Peut-être était-ce une façon d'expliquer au vampire que son "retard" n'avait que peu d'importance pour ces créatures qui n'obéissaient à aucune véritable norme, et qu'elle était donc excusée d'avance.

Ciel ! Mon filleul. Voilà ce qu'aurait pu dire Parrain le Faë s'il avait été le moins du monde étonné par la présence de Peter, qui venait d'arriver et avait profité de la position particulièrement vulnérable de Boka pour lui casser les pieds. Mais Winruna était très loin d'être étonné. Peut-être même avait-il su d'avance que son très cher Peter serait là ce soir, après tout... Et peut-être était-ce l'une des raisons qui l'avaient poussé à proposer Will-O-the-Wisp pour animer cette soirée : Avait-il jamais laissé passer une occasion d'imposer sa présence au jeune lutin, lorsque ce dernier préférait la plupart du temps qu'il évite de trop s'approcher ? Oh, et peut-être avait-il même volontairement jeté Boka par terre afin de l'inciter à s'approcher du groupe ainsi qu'à lui adresser la parole. Peter ne résistait jamais à une occasion d'embêter le lutin "officiel" des feux follets. Après tout ? Comment savoir...

C'était tout à fait concevable. Cela dit, qu'il n'ait absolument rien prévu de tout cela l'était tout autant. Winruna avait-il jamais eu l'air surpris en public ? Peut-être était-ce dû à son âge, à son caractère atypique proche (?) de la démence, ou bien juste à un immense self-control... Il aurait fallu plus qu'une rencontre imprévue avec le petit-fils de Genmo pour lui faire perdre son éternelle attitude moqueuse, mystérieuse. Les alexandrins réjouirent ses oreilles, si bien qu'un rire de satisfaction charmant lui échappa. Ou bien était-il dû au baiser volé qui venait d'avoir lieu à ses pieds, et qui (en dehors de cela) ne lui avait tiré absolument aucune réaction ?

"Allons, Peter, voyons, c'est tout à fait logique,
A quoi t'attendais-tu ? Lorsque les feux klaxonnent,
Notre présence en nombre est assez peu magique..."

Un gloussement de folie lui échappa, accompagné d'une lueur dans son regard vairon qui n'avait pas grand chose de sain. Il redressa son chapeau qui venait de glisser sur sa tête. Sa canne avait disparu de sa main, mais il ne semblait pas en faire grand cas.

"... N'est-ce pas ironique ? Alors que ta patronne..."

Il glissa un regard sur Précieuse qui plus loin était en train de discuter avec cet étrange vampire... Celui là même avec qui Peter partageait sa maison. Winruna s'en méfiait. Cette créature était dangereuse, si tant est qu'on se laissait prendre à son piège, dont l'une des stratégies les plus vicieuses était qu'elle se laissait sous-estimer pour mieux frapper. C'était fâcheux, sachant que Peter avait une non moins fâcheuse tendance à sous-estimer l'intelligence et le danger représenté par les créatures d'origine humaine... Mieux valait toujours attendre de les avoir dans son assiette avant d'assumer qu'ils ne seraient jamais une nuisance digne de ce nom. Après tout... Les leurs avaient déjà payé le prix de leur cruel manque de prudence. Bref. Pour le moment, le lutin ne risquait rien, et c'était l'essentiel. L'air distrait, mais toujours souriant, il était impossible de savoir que derrière ce faciès amusé, le lorialet cachait de véritables et profondes réflexions. On aurait simplement dit que la musique l'avait déconcentré. Il était vrai que les grappes de notes rapidement égrenées par Neama sur le piano lui laissaient voir d'étranges couleurs... Oh. Était-ce des confettis ? L'une des personnes présentes dans la pièce avait dû avoir bien du mal à nettoyer son appartement le lendemain de sa fête d'anniversaire... D'anniversaire, vraiment ?

"... Serait assurément persuadée du contraire."

Subitement, il vit Peter tomber. Boka (qui n'avait vraisemblablement pas aimé la plaisanterie de son compatriote lutin) avait dû se volatiliser en usant de ses pouvoirs. Puis il était retourné par terre après avoir discrètement subtilisé la canne de Winruna (qui devait donc vraisemblablement être complice). A peine son filleul eut-il atteint le sol qu'on entendit un bruit de bouteille débouchée. On avait perdu le contrôle du morceau de liège : il fusa dans la pièce tel un boulet de canon et heurta de plein fouet le haut de forme du vieux faë, qui le laissa tomber par terre sans (encore une fois) exprimer le moindre étonnement. Un lutin sur le sol, un chapeau sans sa tête... Parfois, une situation en cachait une autre.

Il se tourna vers Alice, la patronne du bar, qui semblait vouloir prendre la parole et devait pour cela interrompre les folles échappées musicales qui émanaient du groupe. N'étant lui-même pas en train de jouer, il ne prit pas l'intervention pour lui et se garda de répondre. Les autres feux follets avaient déjà exprimé leur accord par une phrase, ou un hochement de tête.

Boka lui jeta sa canne, qu'il récupéra prestement. Son chapeau suivit, et il l'attrapa donc en se servant de la fameuse canne comme d'un crochet.

"Eh bien, jeunes amis, que de farceurs par terre !"

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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 6 Fév - 23:10

Peter ne pouvait s'empêcher de rire à gorges déployés. Il s'amusait tellement qu'on pouvait croire qu'il était saoul de rire mais là il s'agissait de la proximité de son peuple, de cette ambiance particulière qu'il existait entre les Faës d'autant plus ceux des Feux Follets. Il se sentait bien autour d'eux même de Boka sans qu'il puisse s'expliquer comment des personnalités si différentes fussent capable de créer une harmonie pareille. Cela tenait peut-être de la personnalité si particulière de son parrain qui était des plus atypiques. Ce parrain auquel Peter tenait plus qu'à sa propre mère, peut-être à cause de la réticence que ses parents avaient toujours exprimés quand ils voyaient leur fils sans que jamais ils ne lui expliquent pourquoi il les mettait si mal à l'aise. Non pas qu'il en eût un chat à fouetter mais c'était une des nombreuses raisons qui faisait que Peter n'en avait cure de sa famille, ou du moins il se plaisait à le penser pour éviter de passer pour un insensible petit connard. (Qu'il était presque.)

Mais rire de sa plaisanterie en levant les yeux au ciel, exaspéré par les rimes de Winruna, quand un lutin hargneux était dans les parages n'était pas certainement la meilleure idée qui lui soit passé par la tête. Il tourna la tête pour regarder sa patronne qu'il avait totalement délaissée avec la sangsue en voyant sa famille dans les parages. Et la garce non chapeautée regardait la scène avec une curiosité presque palpable. Pour une fois que ce n'était pas la tension sexuelle qui l'était. D'ailleurs elle était proche de l'entrée et derrière elle Peter ne put qu'admirer la nouvelle arrivante. Pas tant pour sa robe bleue d'un goût certain ou pour son maquillage qu'elle vérifiait rapidement. Mais pour sa taille. Elle était parfaite! Le plus dur pour le lutin était de trouver une partenaire à sa taille pour les danses et il en avait une juste en face de lui! Une perle rare, et pas seulement pour celles qui décoraient joliment sa robe. Mais reste qu'un Boka hargneux ça ne pardonne pas pour les inattentifs. D'autant plus quand il est invisible et Peter amorça sa chute en perdant le contrôle de sa Trace si semblable à celle de feu son grand père, un oh surpris sur les lèvres.

Mais c'était sans compter sur ses réflexes travaillés par les entrainement de l'enfer de Winruna et la chute qui se voulait violente se finit en une roulade et un Peter sur ses pieds au milieu de la piste de danse. Bien sur qu'il aurait pu vouloir se venger mais il avait plus important à faire en la petite métamorphe qui venait de rentrer. Se tournant vers l'orchestre sa Trace vive reconnaissable pour ceux qui pouvaient la voir. Et le chapeau de son Parrain tomba au sol. D'un geste rapide Peter l'attrapa et passa sa main dedans où il rencontra un papier rigide qui s'y matérialisa. Sortant la carte du haut de forme, il la regarda un bref instant puis mu comme par le souvenir de ce qu'il devait faire la pointa avec un sourire carnassier sur sa garce de Patronne. Avant de lancer le chapeau à son parrain et de s'adresser à la joyeuse troupe Faës et vampirette.
Sur Précieuse:
 
-Un charleston pour débuter cette soirée ?

N'attendant pas la réponse qui il se doutait allait être positive, Peter sourit à Bess et sa contrebasse avant de traverser la salle rapidement sans un regard pour ses collègues de travail. Il n'aurait que trop le temps d'admirer ce qu'il avait enclenché plus tard.

S'approchant enfin de l'ocelot de forme humaine qui venait de ranger son miroir de poche, Peter lui saisit la main avec douceur et l'entrainant inexorablement vers la piste de danse où d'un geste de main rapide il amena sa partenaire plus proche de lui pour lui susurrer.

-Excusez-moi! je n'ai pas pu m'en empêcher.
Il est très rare de voir quelqu'un à ma taille
Et j'espère ne pas déclencher une pagaille
Dans ce minois que vous avez vraiment charmant.


Et la musique se mit en route à son plus grand bonheur. Sans plus attendre il commença un charleston sans vérifier si sa partenaire le suivait ou non, après tout il ne s'imaginait pas un seul instant qu'elle pouvait ne pas savoir le danser. Au pire il était tout disposé à lui apprendre, mais une chose était sûre. Il avait le grappin sur la partenaire de danse idéale et il ne la laisserait pas filer!
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mer 11 Fév - 17:17

Il était mieux pour la Vampire d'ignorer les folies féeriques. Non pas qu'elle allait perdre concentration, mais plutôt parce qu'elle ne voulait pas en faire partie. Son balai dans le derrière l'en empêchait. À la remarque de Mareti elle eut un petite sourire en se joignant avec sa contrebasse.

- Les rituels ont un terrier dans un verre alcoolisé, ils sont nombreux et peuvent se trouver n'importe où à la fois.


Qu'est-ce qu'elle racontait? Il était rare qu'elle réponde à ce genre de remarques, mais voilà... Elle eut une once d'embarras dans son cœur mort et pourri depuis longtemps. Dans tous les cas, elle s'amusait énormément sur scène en tirant sur les cordes de sa contrebasse. Au loin elle vit Esmera, son élève d'une ou deux nuits et elle lui fit un petit clin d’œil, rien que pour montrer qu'elle est bien au courant de sa présence. Après elle vit sa coiffeuse qui lui faisait des belles expériences sur sa chevelure avant les concerts, quelle belle robe d'ailleurs! Bess aimait énormément le bleu, il fallait qu'elle pense à lui demander d'où venait cette belle pièce charleston'esque.
Puis un autre garçon vint parler avec Winruna qui lui arrêta de jouer. Elle pouvait se douter que c'était un autre Faë, mais elle n'arrivait pas à le sentir entièrement vu que Winruna et sa compagnie faisaient qu'elle se sentait comme dans une boutique Sephora.

Qu'importe, la patronne métamorphe qu'elle ne connaissais que de vue, qui ne la supportait surement pas à cause de sa nature vampirique (entre temps elle les narguait silencieusement par sa présence occasionnelle au Trick) vint parler, du coup elle s'arrêta de jouer; fâcheux, elle n'aimait pas être interrompue au milieu d'une jam sans avoir fini de manière approprié.
Un salon privé? Des cigares? Elle avait l'impression de revivre un épisode des Soprano tout d'un coup, quand elle s'est souvenu d'une connaissance de la mafia Sicilienne… quel était son nom? Nicoletta? Cela remonte à longtemps et elle n'était plus à la Nouvelle Orléans.

D'un coup le jeune Faë lui fit un sourire et demanda un charleston. Elle se souvenait du rythme; noire pointée, noire pointée, noire. Cela faisait longtemps qu'elle n'eut pas l'occasion d'en jouer et ce n'était pas son style favori.
Elle commença par un "1 2 3 4" avant de commencer à jouer pour donner un tempo. Cela était assez simple, il fallait juste garder le style de jeu assez monochrome, à voir si ces Faës n'allaient pas partir en folie!
En jouant elle scrutait l'horizon jusqu'à ce qu'elle ne vois Précieuse. Pour la première fois de sa vie elle a failli perdre concentration et dégringoler. Bess n'avait que faire des femmes, elle ne sentait aucune attirance envers elles et ne s'en servait que pour se nourrir.

Mais qu'est-ce que c'est que ce sentiment mielleux dans mon corps? On aurait dit mes sentiments en voyant Oliver. Qu'est-ce qu'elle est…

Elle secoua de la tête, elle avait remarqué qu'elle la fixait comme un tableau par Magritte qui lisait "Ceci n'est pas une pipe". Sauf que là, ça lisait "Ceci est Oliver" alors que ça ne l'était pas! Mais le sentiment était là.
Elle continuait de jouer sur sa contrebasse pendant encore un long moment avant de s'arrêter pour faire une pause, à cause de ce magnifique spécimen qui semblait converser avec un autre de sa race.
Elle s'avança vers le bar en regardant juste droit devant elle. En arrivant elle fit signe de main pour se faire remarquer par le barman et avec la même main elle mit un billet de 50$ sur le bar.

- Un verre entier de scotch je vous prie... Non je ne plaisante pas, je voudrais un verre entier.

Pour la première fois de sa vie elle voulait être vivante pour immédiatement se bourrer. Si elle y croit fort, peut-être l'effet placébo fera des siennes? Si seulement un Faë était assez charitable avec son sang… juste pour oublier l'image de Précieuse dans sa tête.
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Brume Sullivan
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 17 Fév - 23:33

Elle n'était pas restée plus de trois minutes assise que son souhait se réalisait déjà ! Un jeune homme -vraiment jeune, bon sang!- s'était avancé vers elle, visiblement en quête de quelque chose et avant même qu'elle ne puisse lui poser une question, il lui prit la main et la fit se lever, l'entraînant avec fermeté mais douceur vers la piste de danse, sans même un mot. Son intention n'était pas bien difficile à deviner, bien que tout à fait insolite et pourtant si spontanée dans sa manière d'être exécutée. Insolite, spontanée mais non moins charmante. Elle n'eut même pas le réflexe de résister, bien trop enjouée à l'idée d'enfin danser. A noter qu'elle ne s'était absolument pas posé la question si ce cavalier impromptu avait quelque notion que ce soit en danse, elle se doutait que l'on n'était pas venu la chercher pour prendre le thé ni chanter. Il ne valait mieux pas, d'ailleurs, car si le thé pouvait être une option recevable, elle n'aurait certainement pas parié sur ses cordes vocales pour chanter.

C'est alors qu'elle remarqua Bess près de sa contrebasse, terriblement sexy dans sa tunique qui soulignait la pâleur de sa peau. C'était sans doute la seule représentante des vampires qui pouvait l'approcher d'aussi près et surtout mettre un pied dans son salon -et éventuellement chez elle si l'occasion se présentait. Il fallait dire qu'elle avait une maîtrise parfaite d'elle-même et qu'elle était par ailleurs très agréable. Elle la gratifia d'un grand sourire avant d'être attirée plus près de son nouveau cavalier. Une voix légère se glissa dans son oreille, presque trop légère, comme si elle appartenait à un adolescent. Pourtant les mots n'étaient pas ceux d'une personne si jeune. Ses yeux surnaturels lui suggéraient qu'il n'était peut-être pas ce qu'il paraissait être -sûrement, même- et sans doute que par la même occasion, il n'était pas aussi jeune qu'il n'y paraissait. Sans vraiment se poser plus de question pour l'instant, elle ne fit aucune remarque et se contenta de lui répondre d'abord par un sourire avenant, presque amusé, les yeux dans les yeux, et elle n'eut pas le temps de lui répondre que la musique démarrait déjà. Un charleston, vraiment ? Eh bien, que la soirée commence !

Il était rare de débuter avec une musique si énergique, pourtant ça n'était ni désagréable ni véritablement un problème pour elle, d'autant qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps de s'endormir après son arrivée. Il lui fallut une petite dizaine de secondes le temps de décoder pleinement le guidage de ce jeune inconnu avant de se lâcher complètement, mettant l’emphase dans les gestes quand elle l'estimait nécessaire, n'hésitant pas à sourire parfois largement, s'amusant des possibilités que la musique leur donnait alors même qu'elle ne savais même plus trop comment elle parvenait à la suivre, comme un réflexe conditionné. Elle avait tout retrouvé en très peu de temps, la pose du pied, la posture, le léger rebond du talon, la dissociation des épaules et des hanches, l'ouverture des épaules, les mouvements des bras, la posture des mains... Il fallait l'avouer, elle avait un cavalier digne de ce nom, elle avait simplement à suivre ses initiatives, à chaque fois parfaites. Esthétiques, rythmées, adaptées à ses mouvements. Elle avait oublié à quel point il était agréable d'avoir un partenaire à sa taille, quelqu'un à qui elle n'arrivait pas à l'épaule et qui devait faire des pas de fourmis pour accompagner des pas à peu près ordinaires pour elle. Avoir quelqu'un qui n'a pas besoin de plier les bras pour s'adapter, quelqu'un avec qui finalement elle était en parfaite adéquation. L'air de rien, c'était un sacré plus qui permettait sans même avoir beaucoup de pratique ensemble des enchaînements complexes de façon naturelle ou du reste bien moins encombrés que lorsque des ajustements physiques ont besoin d'être faits. Il avait eu mille fois raison de l'inviter à danser, d'autant que son argument révélait une connaissance en matière de danse qui n'annonçait que du bon pour le reste de la soirée.

Le doute sur son âge se fit plus grand encore, et s'il était bien comme elle un peu hors de l'ordinaire, il était sans doute jeune mais pas autant qu'il pouvait le paraître de prime abord. Certes, sa voix pouvait laisser planer un sérieux doute, mais sa maîtrise physique d'une danse si technique et si peu populaire auprès des très jeunes de la région laissait présager qu'il devait avoir une petite trentaine ou tout proche. Sa manière de parler, de se tenir en disait long sur une certaine expérience qu'il devait avoir. Elle-même faisait plus jeune que son âge réel et vieillissait bien plus lentement, tout comme ses parents. Il faisait bien plus jeune qu'elle, il devait sans aucun doute l'être. Ça n'avait d'ailleurs aucune importance, et elle ne voyait pas vraiment pourquoi elle se focalisait là-dessus. Tout ce qui importait, au fond, c'était surtout de ne pas être tombée sur un vampire, ce qu'elle aurait eu déjà plus de mal à apprécier, encore que Bess présente plus loin était bien la preuve qu'elle n'avait pas à craindre tous les vampires que la Terre portait. Mais tout de même un peu.

Ils achevèrent leur charleston, la péruvienne toujours souriante et peut-être encore plus qu'au début, reprenant avec discrétion son souffle tandis qu'elle conservait quelques secondes la pose, puis en revint à quelque chose de plus ordinaire, éventuellement prête à repartir ou au contraire à faire une légère pause avant de reprendre pourquoi pas sur un autre air. Inclinant légèrement la tête, une petite flexion des genoux, elle remercia chaleureusement son parfait cavalier :

« Mil gracias. Je ne pensais pas rencontrer un danseur de votre qualité ce soir. Quel plaisir ! Vous êtes incroyable. » Elle se redressa légèrement, et lui tendit la main. « Je m'appelle Brume. »
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Jeu 19 Fév - 2:57

Je buvais mon verre, sirotant le doux breuvage qui humecte mes lèvres et brûle chaque once de l’intérieur de mon corps tel un fourneau.

Je savoure chaque gorgée et je profite du moment.


Tout à coup, était apparue à la porte une beauté à couper le souffle. Une blonde pulpeuse aux lèvres rouge sang et et aux formes délicatement glissées dans une robe qui fait d’elle, dans la lumière ambiante, une Poison Ivy irréelle. Elle exhale une fine colonne de fumée de ses lèvres charnues et, sourire aux lèvres elle traverse, fatale, la salle du bar jusqu’au comptoir. Elle s’y accoude tout en observant les lieux détaillant la décoration comme ma personne. Je ne bouge pas et n’éprouve pour le moment aucun besoin de faire un mouvement. Laissons Catwoman tenter de se faire une idée et jouer son rôle.


J’ai à peine le temps de la regarder qu’une beauté amérindienne me passe sous le nez pour prendre l’un des verres et le boire sous mes yeux.


-”De rien belle contrebandière.”


Je la regarde boire le whisky d’un oeil goguenard mais elle s’en sort à merveille.

Elle me sourit et s’éloigne en me parlant de la nouvelle venue.

*QUOI ?!!!*

*La patronne des plaisirs coupables ! La Précieuuuuuuse !?*

*Elle a pas un chapeau normalement ? Euuuh, ce serait pas une WICCANE AUSSI ?!!!*



Une espèce de créature à la chevelure rougeâtre était entrée, décidée et pleine de vie. Vie qu’elle ne portait plus depuis quelques temps. Et de sa démarche volontaire avait  investit le bar de sac !

Et de casque moto.  Et s’il n’y avait ce casque je n’aurais toléré cela, la renvoyant dans ses pénates d’un grognement significatif. Mais le casque émaille ma mauvaise humeur et, de ce détail fantasque, éveille ma curiosité. Quelle moto chevauchait la valkyrie aux cheveux de feu ?


En parlant de valkyrie en voilà une prometteuse. Taillée comme une allumette dans son costume sombre taillé à même le corps une nouvelle venue s'était glissée par la porte. Une chapeau sur la tête la soirée s’oriente vers un humour bien morbide vu qu’une autre morte vient de faire impression à la soirée. Elle s'était dirigée vers la femme fatale tout juste accoudée au bar et semble la connaître au point de le titiller en s’adressant à elle.


Les Feux Follets font des leurs sur scène menés par la copie de la nouvelle venue mais version masculine. Cheveux blancs, peau blanche, yeux clairs...des elfes ?

Un jeunot était entré dans le pub et partit saluer le binôme blond plus ou moins platine et fatal accolé au bar avant de se joindre au groupe de musiciens. Une buveuse de sang emmitouflée dans une exquise robe bleutée était quand à elle à la contrebasse et se débrouillait pas trop mal après avoir curieusement descendu un double scotch.

Sa robe bleutée s'associait à celle de la jeune demoiselle fine et mutine qui profitait de la soirée et de son verre depuis sa table.


J’ai bien fait de tenter le rouge ce soir. Les dames ont l’air d’avoir choisi des couleurs opposées dans l’imaginaire collectif. Et tous ces morts ce soir ne sont rien à côté de la Maîtresse des plaisirs coupables et sorcière en chef de Précieuse qui ne semble pas l’être autant que son nom le laisse entendre, et que je réduirai à ma merci avec plaisir.


*MON QUOI ?!!!*


-”Elle fait cet effet à tous les vivisectionistes”



Je pourrais me laisser à la colère, mais une telle donzelle devrait en faire plus pour me faire sortir de mes gongs.

Précieuse s’est retournée vers ses camarades de soirée pour papoter, faisant ainsi mine de ne rien avoir entendu.


Alice monte sur la scène et prend le micro pour s’adresser au public malgré le brouhaha du groupe des feux follets qui ne portaient pas la moitié du leur nom, eux.

Elle présente à tous l’ambiance et les détails du lieux pour cette soirée mémorable.


La belle de nuit bleutée a finit par lâcher sa contrebasse et venir au comptoir pour me héler. Que peut-elle bien vouloir ?

*Non Mlle, on ne sert pas de O positif...*

Un quoi ?

Verre de Scotch entier ?

Bien. Pour le prix elle ne va pas être déçue. Je sors un sous-verre et y pose un verre à scotch devant elle dans le même mouvement. J’attrape la bouteille de scotch la plus proche et le lui rempli complètement ne laissant que l’épaisseur d’un doigt pour éviter qu’un tsunami de malt ne vienne se déverser dans son décolleté quand elle le boira.


-”Vous êtes sûre de votre coup ?”
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mer 25 Fév - 19:18

Précieuse n’avait pas tout à fait ignoré la réponse de Patrick. Un léger sourire amusé s’était placé sur ses lèvres pleines à sa réplique. Oh, elle n’était pas de ceux qui pratiquaient ce genre de choses… Officiellement, du moins. Maintenir le mystère était néanmoins un plaisir constant, chez la patronne des Plaisirs Coupables. Elle aurait pu continuer sur cette voie si le plus blond de ses employés n’avait pas fini par la rejoindre, et engager un autre type de conversation.

Il avait toujours été intéressant de « discuter » avec Ailin. Maintenant plus encore, car les expériences qu’elles avaient partagées (plus ou moins volontairement d’ailleurs) rendaient chaque double-sens encore plus… douteux. Ce serait comme une nouvelle forme de complicité malsaine qui se serait liée entre les deux femmes au caractère si semblable qu’elles étaient incapables d’autre chose que de se détruire l’une l’autre. Enfin, pour le moment, c’était surtout Précieuse qui s’occupait de la Vampire. Mais il serait idiot de penser que cette dernière ne finirait pas par répliquer. Elle avait bien trop de répondant pour cela. D’ailleurs, la voilà qui engageait la discussion avec cette légèreté déconcertante pour qui n’avait pas l’habitude de la voir prononcer des horreurs avec le sourire. Ce qui ne serait pas le cas de la Sorcière, évidemment : elle faisait exactement la même chose. C’est pour cela qu’un sourire de chat amusé perça dans l’attitude de beauté fatale que la Wiccane semblait arborer en permanence, et plus encore dans un cas comme celui-ci, où elle ne cacherait pas la moitié de son visage.


« Rien n’est jamais de mauvais ton, tant que l’on sait se montrer assez discret, mon bichon… Mais je t’accorde qu’il serait dommage de se passer d’une si belle soirée… »

Elle jouait sur les mots, au moins autant que son vis-à-vis. Pour être tout à fait honnête, elle ne serait jamais restée prostrée chez elle en ce soir de juin. C’aurait été trop faire plaisir à sa défunte mère et à ceux qui devaient encore la rechercher au fin fond du pays. Mais tout cela, Ailin n’avait pas besoin de le savoir. Encore moins en détails. Laisser planer un certain mystère, par contre, il s’agissait une fois de plus de sa marque de fabrique.

Puis Peter arriverait et ferait une remarque qui déclencherait l’hilarité (…toute relative) de sa patronne. La réplique qu’elle lui offrirait provoquerait celle toute aussi relative de la Vapirette, qui répliquerait à son tour. Ah, elle n’en dirait rien, mais Précieuse appréciait ces échanges de « bons sentiments » bien plus qu’elle ne le montrait. Justement parce qu’elle avait là des compagnons à sa hauteur… Mais elle ne l’expliciterait jamais ainsi.


« Disons que je ne m’attendais pas à ce que l’absence de chapeau rende aussi fou que sa présence. C’est une situation intéressante… »

A son sourire de machiavélisme amusé, on saurait qu’elle ne croyait pas tout à fait à ce qu’elle disait. Qu’au contraire, elle était parfaitement au courant de son effet, et qu’elle avait même parié dessus. C’était amusant de voir à quel point tous pouvaient être prévisibles… Enfin, presque tous, réalisait-elle, alors qu’elle observait son Lutin d’employé valdinguer parmi les stars Faës que la Métamorphe avait engagé. Un questionnement étonné lui échappa, et elle se maudit presque aussitôt de l’avoir énoncé à voix haute. Elle détestait se montrer aussi ouverte, elle avait déjà pris beaucoup de risques ce soir et il n’était vraiment pas malin d’en rajouter. Pourtant, Ailin lui répondit sur le ton de la confidence, sans paraître s’intéresser au pourquoi de la question. Naturellement, cela n’empêchait pas Précieuse de se méfier, mais maintenant que la question était posée, autant écouter la réponse…

Une lueur d’intérêt s’était allumée dans le regard clair que la Sorcière avait gardé fixé sur l’attitude du Lutin, et qui dérivait lentement mais sûrement sur l’ensemble du groupe. Voilà quelque chose qu’elle n’aurait pas cru possible… Comme ça, ce lutin agaçant et prétentieux, à la langue de vipère acérée et à l’humour douteux avait de la famille ? Qui semblait tenir à lui casser les pieds, qui plus est ? C’était une information intéressante, dans le sens où la Wiccane n’était pas mécontente de savoir qu’il souffrait parfois d’être aussi agacé qu’il était agaçant avec d’autres. Bien maigre victoire, mais la mention de la tête du lutin mentionnée par Ailin lui revint, et elle sourit de cette méchanceté caractéristique. Ca avait été un moment particulièrement amusant, en effet, même si elle avait fini par prendre le petit agneau en pitié et remplir son verre…


« Je vois… Même le plus cynique peut trouver son maître, semblerait-il… »

D’après ce qu’elle savait (ne lui demandait pas où elle avait lu ça, elle se contenterait de vous ignorer avec un sourire qui vous promettrait les plus douces souffrances), Will-O-the-Wisp était parti pour s’installer à la Nouvelle-Orléans un moment… Peut-être cela pourrait lui permettre de rendre l’agneau un peu plus docile…même si le jeu serait alors moins intéressant.

Précieuse capta alors le regard vairon du meneur du groupe (et parrain de son employé, donc, d’après son autre jouet) vissé sur elle. Elle le soutint sans un mot, mais n’était pas tout à fait tranquille. Il y avait dans ce regard quelque chose de… différent. Qui n’avait rien à voir avec le fait que les yeux de l’être aux cheveux blancs n’étaient pas de la même couleur. Il y avait quelque chose de plus, quelque chose d’intriguant, de passablement attirant, mais aussi de dangereux. Bien plus dangereux que ce qu’elle aurait pu observer chez d’autres. Et si Précieuse aimait jouer avec le feu, elle n’était pas totalement stupide : ce feu-là était du genre à vous susurrer des mots tendres pour vous envelopper dans son emprise et vous faire succomber dans la douleur la plus intense sans que vous ne vous rendiez compte de quoi que ce soit.

Puis le contact visuel cessa alors que la patronne du bar prenait la parole. La concurrence décida de lui accorder toute son attention. Après tout, elle était chez elle, elle se devait donc de respecter un minimum les convenances, même s’il était évident que sa présence déplaisait…D’ailleurs, cela avait certainement ajouté à la liste des bonnes raisons pour lesquelles Précieuse avait décidé de se pointer ce soir-là. Elle aurait pu en profiter pour faire une remarque si elle n’avait pas senti la vague de magie se diriger vers elle. L’espace d’un instant, Précieuse perdit de sa superbe. Cela ne dura que l’espace d’une seconde, mais c’était déjà bien assez dérangeant. Elle pratiquait assez la magie Wiccane pour savoir ce qu’il venait de se passer : on lui avait jeté un sort. Cependant, alors que son regard clair parcourrait l’assemblée de la façon la plus neutre possible, elle ne reconnut –ou ne ressentit- aucune présence Wiccane. Les seuls êtres magiques qui étaient présents étaient des Faës mais, pour avoir vu Peter en action dès leur seconde rencontre, Précieuse savait que la magie de ces êtres ne s’exprimait pas de la même façon. Qui avait donc fait ça ?

Et plus important encore : Qu’est-ce qu’on lui avait fait ?

La musique (et le groupe qui la jouait) avait soudain pris une importance moindre dans l’esprit de la Sorcière, qui s’inquiétait de quelque chose de totalement différent. Une hypothèse angoissante lui avait envahi l’esprit, et bien qu’elle n’en montrait rien –c’aurait été bien mal la connaître- Amanda n’était pas tranquille. Elle était bien trop reconnaissable ce soir. Se sentant observé, son regard clair revint dans celui d’une des musiciennes. Elle la reconnaissait comme la Vampire qui lui avait ramené le Lutin, quelques semaines plus tôt. Comme quoi le monde était minuscule… Mais qu’est-ce qui lui prenait de la fixer ainsi ? Précieuse leva un sourcil étonné, un sourire presque mesquin aux lèvres. Elle était douée pour lire dans les regards et expressions corporelles des gens, et en ce moment même la joueuse de contrebasse était aussi discrète qu’un Stephan entrant en trombe dans une pièce pour jouer les preux chevaliers. Pourtant, l’anglaise ne lui avait pas semblé manger de ce pain-là…

Par amusement complet autant que pour tenter d’oublier ce qu’il s’était passé quelques secondes plus tôt (l’hypothèse que les deux événements soient liés ne lui était pas encore apparue), la sorcière blonde suivit la musicienne du regard, sourire mystérieux aux lèvres. La demande qu’elle fit au barman lui arracha un léger éclat de rire, et elle se tourna vers Ailin, toujours à ses côtés.


« C’est presque trop facile… »

Elle s’amusait comme une folle, il fallait dire. Ou du moins en donnait parfaitement le change, alors qu’elle observait la foule à la recherche de quelqu’un en particulier. Son regard tomba sur le couple particulièrement harmonieux qui se déhanchait sur la piste. Une lueur d’approbation se vit dans son regard en reconnaissant les danseurs. L’un d’entre eux travaillait déjà pour elle. Quand à l’autre, elle l’avait déjà rencontrée, mais n’aurait jamais pensé qu’elle puisse avoir ce talent pour la danse… Il fallait dire que discuter n’avait pas été leur priorité lors de leur rencontre. Cependant, maintenant qu’elle voyait cela, il fallait que la jeune femme travaille pour elle. C’était évident.

Un nouveau tour d’horizon, puis son regard retomba sur Ailin, qui avait un air que la Wiccane ne pouvait s’empêcher de trouver… étrange.


« Que se passe t-il ? »

Pas qu’elle soit inquiète pour Ailin, loin d’elle ce genre de préoccupations naturelles pour autrui, Précieuse ne s’intéressait jamais qu’à elle-même. Mais là… cet air qu’elle observait n’était pas sans lui en rappeler un autre, qui n’avait jamais existé de manière naturelle, et qui ne lui disait rien qui vaille, parce qu’elle était persuadée de n’y être pour rien, cette fois.

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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Jeu 26 Fév - 16:31

Bess m’a vue, pas de doute. La patronne interrompe la musique pour nous expliquer comment va se passer la soirée. Un salon privé ? C’est sympa, mais je n’ai personne avec qui m’isoler pour le moment. D’un autre côté je ne suis pas venue pour ça.

Hypnotisé par le couple de danseur, j’oublie de regarder ce qui se passe autour. Wouha, ils sont vraiment bons et ils vont bien ensemble en plus. Mince, de quoi j’ai l’air moi ? Je ne sais pas danser se genre de chose. Les danses de salon ce n’est pas pour moi. Par contre, les danses gitanes autour du feu avec une musique endiablée, ça c’est moi. Malheureusement des gitans à la New Orlie il n’y en a pas beaucoup. En plus maintenant que je suis un chimolo, ça va être compliqué d’entrer dans un camp à cause des protections anti-vampires. Je ne sais pas si elles fonctionnent vraiment et je n’ai pas envie de le savoir. Ça fait partie de ma culture et de mes croyances et je ne veux pas me rendre compte que c’est peut être juste des superstitions. Alors, fini pour moi les rassemblements, fini les fêtes du printemps. Maintenant si je veux danser au rythme de notre musique, je devrais sortir les vieux tourne disque de mes parents pour écouter les morceaux qu’ils ont enregistré en Roumanie ou ceux qui se gardent dans la famille.

Stop ! On ne déprime et on profite du spectacle. La musique est très agréable et le couple de danseur offre un divertissement des plus délicieux. Les deux dégage une odeur agréable. Je suis certaine que l’un d’eux est u  métamorphe quand à l’autre, je ne saurais dire.  Mais il y a la même du côté de la scène. Encore de nouvelles créatures que je ne connais pas ? Il faudra que je demande à Bess plus tard. Je ne vais pas l’embêter alors qu’elle joue… ah non, elle n’est plus sur scène mais au bar.

Bon, marre de rester là crever de jalousie devant ce couple de danseur. Je me lève d’un bond et vais rejoindre la tutrice. Wouha, elle a sacrément soif. Je ne fais pas de commentaire sur son verre.

« Bonsoir Bess, comment te portes-tu ? » Je ne m’attendais pas à la croisé dans une soirée à thème. Mais peut être qu’elle a vécue à cette époque peut être qu’elle en est nostalgique.

« Tu joues vraiment bien, il faudrait que l’on face un duo à l’occasion avec mon violon. »
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Mar 10 Mar - 14:47

Penchée sur le comptoir, tête orientée vers Précieuse avec un air de confidence, Ailin avait l'impression de retrouver ses anciennes habitudes. Celles là même qu'elle avait perdues lorsqu'elle avait cessé d'être la seconde du Maître d'Atlanta car le Conseil l'avait fait exécuter. C'était agréable. Très agréable, même... Mais elle gardait ses distances vis-à-vis de ses propres ressentis : Elle n'était pas avec Sigmund, son créateur. Elle était avec Précieuse, sa tortionnaire. Et si la wiccane pouvait avoir de nombreux points communs avec Ailin... Si son machiavélisme et sa cruauté pouvaient aussi faire penser à Sigmund, il était hors de question que l'écossaise transfère accidentellement la relation qu'elle avait eu avec son maître sur cette femme. Précieuse était détestable, ne cherchait qu'à la faire souffrir, et il était impossible de lui faire confiance pour rien. Il était nécessaire qu'elle évite cet écueil dangereux. Quelle ironie qu'elle soit obligée de rester vigilante pour une chose pareille, tandis qu'elle était normalement incapable de s'attacher...

La curiosité de sa patronne était palpable. Les réponses d'Ailin n'avaient fait que la creuser, ce qui avait tendance à la réjouir : si Précieuse aimait faire souffrir le vampire, le contraire était aussi vrai. Elle eut un léger mouvement de tête affirmatif, ainsi qu'un rictus froid : le lutin indomptable semblait effectivement avoir trouvé son maître...

"La famille... Vous devez bien savoir ce que c'est. Quand on s'en débarrasse, ça va tout de suite mieux..."

Elle avait dit cela sur un ton léger de presque plaisanterie. Pourtant, cette phrase sous-entendait bien des horreurs : à l'époque, lorsqu'elle était toute jeune vampire, elle était retournée dans sa demeure familiale avec Sigmund, et le couple de tueurs avait assassiné le père et les deux frères de la blonde sans sourciller. Elle vouait une haine et une rancœur féroce au premier ainsi qu'à son frère aîné. Le cadet, par contre... Il se trouve qu'elle l'aimait bien. Mais elle n'avait pas voulu s'en encombrer. Il avait été plus simple de mettre tout ce monde en vrac dans le caveau familial puis de récupérer son héritage : un château à flanc de falaise dans les Highlands, où son maître et elle avaient vécu un temps.

Elle observait toujours le spectacle offert par les faës, véritables pastilles en ébullition. Elle fut sortie de ses souvenirs par un détail amusant : le grand faë au chapeau avait lâché sa canne, qui n'était pas tombée, loin de là. Elle s'était mise à léviter, l'air de rien. Et Peter semblait n'avoir rien remarqué. Ça allait valoir le coup d’œil : Ailin était presque certaine que le geste n'était pas anodin, et que son collègue, propriétaire et colocataire allait regretter de n'avoir pas suffisamment fait attention à la disparition du faë qu'il avait mis par terre.

Précieuse lui parut soudain trop silencieuse. Elle comprit vite pourquoi. La grande créature aux yeux vairons les regardaient toutes les deux, et dans ce regard impénétrable qu'elle avait déjà croisé plusieurs fois, il y avait quelque chose de troublant. Quelque chose d'impossible à comprendre, à cerner... Pour elle, manipulatrice finie, être incapable de lire quoique ce soit dans le comportement d'un interlocuteur était anxiogène. Elle ne pouvait s'empêcher d'être méfiante. Quelques secondes plus tard, le poète échevelé lui paraissait perdre le fil de ses pensées. Il souriait, l'air vacant. Était-il possible qu'il soit juste étourdi, en plus d'être totalement fou ? Mal à l'aise, elle préféra éviter d'y penser plus longtemps. Elle tourna les yeux et eut à peine le temps de croiser le regard de Peter avant que ce dernier... Ne se fasse happer les jambes par la fameuse canne volée plus tôt. Il tomba par terre lourdement. Elle vit à peine le chapeau du compositeur s'envoler, trop concentrée qu'elle était sur la déchéance de son empêcheur de tourner en rond préféré. Un éclat de rire distraitement ravi, résolument cruel, lui échappa :

"Je ne sais pas pour vous, mais lorsqu'ils font ça entre eux, j'aime bien leur sens de l'humour..."

Elle se désintéressa de la scène alors qu'elle n'était pas encore entièrement terminée, car la propriétaire des lieux était en train de prendre la parole. Ses propos éveillèrent en elle une vague nostalgie : l'époque de la Prohibition n'avait pas eu que de mauvais côtés. Et surtout, c'était une époque où Sigmund était encore en vie et elle, encore autorisée à porter les vêtements qu'elle souhaitait, ainsi qu'à être identifiée à son genre. Mais... Elle se sentait légèrement déconcentrée, sans qu'elle sache vraiment d'où cela pouvait venir. La tête légère, elle avait l'impression d'être subitement devenue ivre, ce qui était ridicule car il aurait fallu pour cela qu'elle boive du sang de métamorphe ou de faë, et tout le monde ici était bien témoin du fait qu'elle n'avait rien fait de tel dans les dernières minutes.

Ça ne devait pas être grand chose. Il suffisait juste qu'elle pense à autre chose. Elle était un vampire, qu'aurait-il pu lui arriver ? Ça n'était pas comme si elle pouvait avoir un malaise, ou quoique ce soit de ce gen... re. Elle avait tourné la tête en direction de Précieuse et avait eu l'impression de se prendre un coup sur la tête. Humaine, elle serait sans doute devenue blanche comme un linge. Elle émit ce qui ressemblait à un juron en ancien écossais, et elle passa une main contre sa bouche en détournant les yeux de sa patronne, dont elle essaya dès lors d'oublier la présence. Car ce sentiment qu'elle expérimentait là, elle le connaissait bien. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas naturel... Et elle savait tout aussi pertinemment que ce n'était vraiment pas l'endroit pour que Précieuse se mette à jouer avec ses attirances, ainsi qu'avec ses besoins physiologiques ! Pourtant, elle n'avait pas touché à ce talisman qu'elle avait autour du cou... Comment, et pourquoi ? Quelque chose clochait. Et si ça n'avait pas été volontaire..? La magie wiccane pouvait-elle avoir des échos de ce type ? Des effets secondaires ? Une pensée terrifiante l'envahit même si une partie de son esprit luttait contre et la jugeait parfaitement ridicule. Et si le sortilège de la sorcière avait été en train d'échapper à son contrôle ? Et si Précieuse était en train de la changer pour de bon ? Paniquée, elle ignora totalement le duo de danseurs qu'elle aurait pourtant, en temps normal, pris plaisir à regarder.

Toute à sa stratégie de repli, elle croisa le regard d'une femme vampire qu'elle avait ignorée jusque là, et qu'elle savait pourtant faire partie de la hiérarchie : la Tutrice. De tous les grands pontes de la Nouvelle-Orléans, cette vamp était celui qu'Ailin avait le moins à craindre dans le sens où elle n'avait aucune forme de contrôle direct sur elle. Troublée, elle la fixa sans un mot, car c'était très étrange : elle semblait déstabilisée. Un élan paranoïaque lui noua la gorge : connaissait-elle son histoire, qui avait dû filtrer dans le milieu vampirique ? Avait-elle remarqué la tension sexuelle qui était en train d'enfler entre la sorcière et elle-même et trouvait-elle cela étrange en vue de ce qui se disait sur les anciennes pratiques d'Ailin ? Non. C'était parfaitement ridicule. D'une, Ailin n'était pas si importante : cette femme n'avait aucune raison de s'intéresser à elle ainsi. De deux, ce n'était pas elle qu'elle était en train d'observer. C'était Précieuse. Tout le monde - ou presque - regardait plus ou moins Précieuse. Était-ce un hasard ? Aurait-elle pu ne pas être seule à expérimenter ce qu'elle expérimentait..? Ou bien était-ce qu'Ailin et la wiccane étaient si peu discrètes ?

La peur d'être victime d'un effet secondaire de la magie utilisée par Précieuse sur elle quelques jours avant était plus forte que la raison. Elle vit la Tutrice s'approcher d'elles. Quant à elle, elle commençait à se sentir très mal à l'aise, et exposée. Elle commença par tirer à elle un tabouret afin de s'y installer. Les jambes sous le bar et le manteau cachant sa silhouette, les divers signaux lancés par son corps étaient devenus plus discrets. Elle eut un bref regard en direction du métamorphe derrière le bar... Le mari de la gérante, c'était bien cela ? Il venait de demander confirmation à Bess quant au contenu de son verre. Était-il au courant que l'alcool n'avait plus d'effet sur les vampires ?

"Oh oui, je vous assure qu'elle est sûre de son coup... Et s'il vous plaît, je prendrai pareil..."

Le whisky était une boisson puissante. Elle ne recherchait pas l'ivresse, mais plutôt les effets plus directement décapants de l'alcool sur ses papilles gustatives. Peut-être cela allait-il lui remettre le cerveau à sa place ? Elle laissa la Tutrice aux mains de la vampirette rousse. Quant à elle, elle avait assez à faire avec Précieuse, qui semblait seulement remarquer son état.

"J'ai vraiment besoin de vous faire un tableau..? Dites moi plus tôt : est-ce qu'il y a la moindre chance pour que le sort que vous m'avez lancé la dernière fois puisse se mettre à... à dérailler ? Croyez moi, je n'ai aucune envie de changer de bord... Même si j'ai l'impression que si cela m'arrive, je ne serai pas la seule touchée."

Ce serait une forme de consolation, car malgré sa grande... propension... aux activités plus au moins horizontales, Ailin était presque certaine que Précieuse n'avait pas pour but de s'attirer un harem de soupirants présents environ 99% du temps à ses pieds. Et même si cela aurait été une forme de punition particulièrement ironique et adaptée pour cette harpie, Ailin n'avait aucune envie de faire partie des dégâts collatéraux.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Lun 16 Mar - 12:25

Je fais place aux artistes, ils occupent bien mieux la scène que moi. Puis le dirige vers mon bar. Derrière mon comptoir je suis bien plus à l'aise. La soirée est lancée, c'est tout ce que je demandais, maintenant, elle va devenir bien moins rigolote que pour les clients. Je reprend mon train train habituel. Non en fait j'ai quand même de quoi me régaler les yeux. Les deux qui se sont mis à danser c'est pas banal. On a presque l'impression que c'est une animation. Ils me font le show c'est plutôt pas mal. Ils danse vraiment bien. S'il y a bien quelque chose pour laquelle je ne suis pas douer c'est la danse y a cas voir le massacre quand Patrick m'a forcer à apprendre la valse pour notre mariage. Heureusement que je ne pèse pas le poids du grizzly, je crois bien que je lui aurais briser touts les os des deux pieds. En même ça ne fait pas partie des choses que mes parents m'ont appris, et je ne m'y suis jamais intéressé.

« Ils sont bien meilleurs que nous tu ne trouves pas ? » Je me suis rapprochée de Patrick pour papoter avec lui. Pour une fois qu'on a aucune raisons de se bouffer la truffe autant en profiter. Si on pouvait faire la paix de temps en temps sa serait plutôt pas mal. Je l'aime mon loup mais nos affrontements constants me fatigue de plus en plus.

Bon la soirée reste un train train. Mais un train train dans un super cadre, avec de la musique qui change mais qui me plaie, et une ambiance qui malgré certaines présences n'est pas désagréable. Justement sa serait pas mal si je pouvais arrêter de dériver tout le temps sur Précieuse. Elle va finir par croire à raison que je me méfie d'elle. Non mais sans rire, il faut vraiment que j'arrête ! Concentration, concentration.

J'arrive tellement pas à ne pas me focaliser sur autre chose que sur la patronne concurrente que je n'avais même pas vue les deux vampires supplémentaires devant mon comptoir. Ça fait beaucoup de suceurs de sans juste sous mon nez, mais je gère ce soir. Ce soir je gère.

J'avais jamais vue un vampire boire autant. Elle je l'ai déjà vue boire, puisqu'elle vient me narguer de temps en temps, mais jamais autant. Ça promet d'être intéressant, J’espère qu'elle ne va pas dégénérer. Je me demande comment est un vampire bourré. Je vais la garder à l’œil celle-là.
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Jeu 19 Mar - 12:29

Le lorialet avait évidemment entendu la question posée à Bess par Mareti. Il avait brièvement tourné la tête en direction de l'échange, vraisemblablement intéressé par la réponse que la musicienne aux dents longues avait trouvé à donner.

"Nombreux sont les rituels, ou nombreux sont les verres ?
Jaune ou rouge ? A vrai dire... Il n'y a de mystère,
Que sur la date exacte et sur les conditions."

Il eut ensuite quelques charmants échanges avec son filleul préféré (il fallait aussi dire qu'il n'en avait pas beaucoup). Il se désintéressa donc de la musicienne qu'il laissa s'installer avec sa contrebasse : il n'avait pas besoin de superviser l'ensemble. Il faisait confiance tant à ses amis qu'à la nouvelle venue - qu'il savait talentueuse - pour intégrer le nouvel instrument à ce qui se jouait déjà. Brièvement amené à tourner la tête dans la direction des collègues du lutin, il se concentra d'abord sur le vampire aux longs cheveux blonds, dont il sentit qu'il fallait se méfier. Mais c'est alors qu'une attraction magnétique fit dériver son regard en direction de la voisine de comptoir de la créature. La wiccane. La Patronne. La chapeautée - tout comme lui - à cela près que ce soir, elle l'avait détaché de son crâne aux cheveux "clairboyants", sans mauvais jeu de mots - enfin ! Lui, jouer avec les mots ? Vous vous trompez de personne... Le silence bruyant tissa un lien visuel. Des yeux dans les yeux, et des lueurs d'intérêt. Du côté de l'humaine, c'était fort. Il eut une idée. Il y reviendrait plus tard. Amusé, diverti, le lorialet se prit à sourire tandis qu'il revenait à son filleul, ou plutôt à ce qu'il en restait : une silhouette qui tombait lourdement, puis qui finalement tournait, limitait les dégâts, retombait sur ses pieds. Il eut un vague pincement : voir Peter les quatre fers en l'air aurait été très drôle. Ah... quel farceur, digne de son grand-père : il fréquentait des gens bien dangereux. Cela n'avait décidément rien d'étonnant. Winruna se laissa emporter par des gloussements distraits, visiblement très peu concerné par son chapeau emporté par la rage d'un bouchon perdu.

Les yeux vairons se parèrent d'une nouvelle lueur roublarde car Peter faisait une chose étrange : plonger la main dans son chapeau, comme un prestidigitateur qu'il n'était pas, et encore moins en vue du frisson d'énergie que libéra l'action. L'ensemble des feux follets tourna un regard intrigué en direction du jeunot. Winruna, impassible, récupéra son chapeau. Il avait vu le morceau de carton avant qu'il disparaisse. De la magie humaine ? Vraiment, il n'y avait aucun doute : ce lutin là n'avait rien volé de son hérédité, tant dans les risques qu'il prenait que dans l'absence de scrupules qu'il exerçait au passage.

"Allons allons, coquin, mais gare à ton croupion..."

Sur demande du lutin, Bess la contrebassiste entreprit de modifier la musique jusqu'à atteindre le degré charlestonesque qui était de mise. Il va s'en dire que les feux follets suivirent sans un accroc, fluides et déjantés comme ils savaient toujours l'être : depuis des millénaires qu'ils jouaient aux chaises musicales avec Winruna et s'amusaient à suivre ses folies comme elles venaient - ainsi qu'à laisser les leurs s'exprimer, ils étaient devenus des spécialistes de ce genre de transition. Bien sûr leur façon de jouer était spécialement et volontairement dynamique et survitaminée, avec quelques arabesques saxophoniques à l'occasion offerts gracieusement par Boka, sur le devant de la scène, qui ne pouvait s'empêcher de danser en jouant. Quiconque ne l'aurait jamais vu faire avant se serait demandé comment il arrivait encore à respirer et à ne pas faire de fausses notes. Evidemment, il n'était pas le seul parmi les musiciens à avoir la bougeotte. Si ça continuait ainsi, on pouvait décemment penser que ça allait se terminer par des étages détruits en rythme à la façon des musicats d'un certain film où tout le monde voulait en être un. L'air était entraînant et Winruna, ravi par toute cette bonne humeur, ne pouvait s'empêcher de bouger en rythme lui-même : sans doute n'allait-il pas tarder à prendre un instrument, ou bien simplement à aller rejoindre la piste de danse pour déranger ceux qui s'y trouvaient déjà : il aurait été dommage de perdre une occasion de contrarier son jeune protégé. Mais dans un premier temps, il profitait du spectacle, approbateur : les deux jeunes gens étaient doués - encore heureux pour le plus féerique des deux d'ailleurs !  Leur duo fonctionnait particulièrement bien et il aurait été criminel de couper court trop tôt à un tel show.

L'air absent, le regard fou, il se détourna brièvement de la piste afin de balayer la salle des yeux. Arrivé aux gérants qui s'activaient derrière le bar, il donna l'impression d'être encore plus distant qu'il ne l'avait été jusqu'à présent. Les billes dépareillées revinrent lentement sur leur trajet, puis s'arrêtèrent sur une certaine wiccane, alors que le lorialet émettait un son dont il était difficile de savoir si il était intéressé... Ou tout le contraire :

".. Hm ?"

Oh, comme c'était amusant ! Voir qu'après des millénaires, il était encore possible d'expérimenter des choses jamais testées au préalable, c'était toujours une découverte vivifiante, qui avait tendance à le rendre euphorique à l'instar d'une Elpagäa particulièrement réussie. Plus les secondes passaient et plus il avait l'air dément. Un large sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'il partait dans un rire solitaire que seul lui - et Mareti - pouvait comprendre. A voir la façon dont Bess avait cessé de jouer et dont la seconde employée de Précieuse gigotait, il n'était pas le seul à ne pas être dans son état "normal" (mais pouvait-on vraiment parler d'un état normal lorsqu'on considérait l'existence de Luonsäa ?). Les autres n'avaient pas l'air de prendre aussi bien ce coup du sort que le lorialet. Il fallait dire qu'ils n'avaient vraisemblablement pas compris qui était à l'origine de tout ce beau chantier. La danse attendrait un peu : il revint à sa première idée, car tant qu'à faire, autant mettre les pieds dans le plat jusqu'au bout. Quelqu'un avait l'imaginaire développé : il y avait des anges enflammés et des allumettes qui elles ne l'étaient pas, et ces images sans sens aucun avaient tendance à élargir son sourire déjà pourtant très étendu. Sagrara avait des oreilles pointues. Pour un gobelin, c'était relativement normal, mais pas lorsqu'elles étaient de chair et sinueusement petites.

"Soufre, souffre et abat-jour, vraiment quel humour..."

Il avait envie de parler d'ampoules avec quelqu'un, mais il se trouve qu'il n'y avait personne d'assez disponible pour cela, et surtout, il avait mieux à faire. Quant à avoir des idées lumineuses, il en avait quelques unes mais se les réservait pour plus tard. D'un geste de main il appela la patronne afin de prendre une commande.

"Madame Mewryan, vous m'avez l'air pensive ?
Est-ce une étincelle qui vous jouerait des tours ?
Mais avant toute chose, pour cette convive..."

Il pointa Précieuse du doigt brièvement.

"Je voudrais commander un verre de champagne,
Pouvez-vous lui donner ? Et lui dire, entendue,
Qu'il est bien de ma part, que ce soir elle gagne,
Mes hommages en ce jour loin d'être inattendu..."

Ensuite, il y eut du violon. Pas dans ses oreilles, ou bien pas dans les vraies. Il tourna le visage vers la rousse enflammée, et vers la musicienne qui était à côté. Vraiment ? Que de morts en musique ! D'un doigt, il fit signe à Mareti de venir : elle n'avait pas suivi. Dans l'oreille, il lui dit quelque chose. La pixie s'éloigna en riant et s'approcha  d'Esmera, le sourire aux lèvres et les pas riants :

"Vous voulez une occasion ? Qu'est-ce que vous attendez ! Un violon, il y en a un. Vous voulez jouer ?"

Bien sûr, l'instrument n'était pas forcément le plus adapté au style de musique actuellement joué. Mais du point de vue des feux follets, c'était un détail. Du genre de ceux qui ne leur faisait pas froid aux yeux.
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Bess Butler
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MessageSujet: Re: Event : Crazy, Jazzy, Night.   Ven 4 Déc - 20:42

Bess regarda Patrick avec une once d'amusement. Elle savait ce qu'elle voulait et à voir qu'Ailin l'a rejoignit au bar pour confirmer la commande, la Tutrice se doutait qu'elle sentait la même chose. Sans le vouloir ou peut-être sans spécialement l'en informer, ce message a été transmit. En tournant son regard une fois de plus vers le métamorphe au bar, elle avança le billet de 50$ devant lui en ayant la tête baissé et en le zyeutant de cette position là. En se mordant la lèvre inférieure elle dit:

- O positif est un choix fantastique, mais O négatif est plus dans mon domaine du favori. Un verre entier de whisky pour ma consœur à côté. Je me fous un peu du prix.


Quand les deux verres étaient pleins, elle tourna son regard vers Ailin, évitant la petite personne qu'était Précieuse. Elle le leva sans vraiment trinquer les deux verres ensemble, mais en signe de ''à la votre''. Bess n'allait pas rentrer dans les détails, elle se contenta de boire le contenu d'un coup. Le parfum fort du whisky aurait pu lui faire pleurer les yeux, du moins si elle était humaine. La Tutrice n'était en aucun cas fan de la magie; si celle-ci marchait en sa faveur, bien évidemment qu'elle allait être un peu plus heureuse, mais dans ce cas là elle se mettait dans tous ses états pour une personne qu'elle connaissait à peine et qui en soi n'était pas spécialement son type vu qu'elle était de sexe féminin. Tout en soupirant, elle reposa le verre avant de tourner son regard sur la petite bouille toute adorable de son élève.

Contente de la voir, surtout car elle parviendrait à changer ses idées de la sorcière, elle posa sa main sur l'épaule de la jeune initiée.

- Ah jeune initié! - rit-elle amèrement - Une surprise oui. C'est peut-être pas le moment idéal, mais j'ai toujours du temps pour toi. - en tournant son regard vers elle, Bess tapota l'épaule de la gitane - Je joue du jazz. J'ai un big band à moi, le pianiste est exquis! Nous sommes "Red Rhapsody", mais je joue aussi solo. Ca serait bien de faire une collaboration ensemble. Le gypsy jazz est un des styles les plus colorés!

Bess marqua une pause quand elle vit le Lorialet acheter une bouteille de champagne entière. C'était bien un sortilège et Bess ne pouvait pas s'empêcher d'avoir un rictus quand elle vit que celui-ci était destiné à Précieuse. Non, elle n'était pas tout à fait contente et le salopard qui a jeté ce sort se prendra un flingue dans le cul. Mareti invitait son élève sur scène et la Tutrice lui fit signe de tête d'aller les rejoindre avant de revenir au bar et se concentrer sur son verre vide qu'elle faisait tournoyer. Du coin de l’œil elle vit Alice l'observer. Elle n'allait pas embêter énormement la femme ourse, elle savait que le couple du bar avaient du... tempérament. Bess savait tout autant qu'en tant que suceuse de sang elle n'était pas spécialement la bienvenue même si ce bar était ouvert à tout le monde. La Tutrice s'y rendait tout simplement pour laisser un message: je vais où je veux tant qu'on me fout pas à la porte.
Puis finalement elle tourna sa tête en direction d'Alice avec un sourcil haussé.

- Vous vous attendez à ce que je fasse ça tout d'un coup?

Et bam, elle fit un geste qui ne signifiait que l'air guitar. Assez court et très semblable au film qu'elle avait vue il y a des années de cela avec Keanu Reeves. Il ne manquait que le son pour aller avec, mais hélas la vie n'était pas un film donc elle s'arrêta net avec un sourire forcé qui montrait toutes ses dents, tout en poussant son verre vers la patronne pour le remplir une fois de plus. "S'il vous plait" était le mot qu'elle avait emprunté, bien entendu. Ses expressions changeaient du chaud au froid assez rapidement, elle regardait au loin encore bouleversé par ce qui se passait dans sa tête et dans son corps qui au final ne semblait pas si mort que cela avec le sort qui a été jeté.
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Event : Crazy, Jazzy, Night.

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