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 Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.

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Asch Räder
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MessageSujet: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Sam 21 Juin - 0:24

Note à soi-même : le jour où Asch aurait (de nouveau) suffisamment d'argent pour s'acheter un ordinateur, il faudrait vraiment qu'il songe à se faire livrer les courses à domicile. Ça lui éviterait nombre de ce genre de désagréments qu'on peut rencontrer lorsqu'on est obligé de sortir en journée au milieu de la faune fleurie des grandes villes américaines. Malgré l'authenticité théorique de la Nouvelle-Orléans, censée la rendre plus agréable à vivre qu'une Orlando (par exemple) dont le nouveau métamorphe arrivait, les gens restaient un sacré paquet de cons.

Et tant qu'à faire, Asch se sentait en avoir l'air, d'être con. Il était là, à tirer ses quatre gros sacs en plastique dans son sillage. Ne manquait plus qu'à se traîner les rouleaux de papier cul sous le bras, et ça aurait été juste parfait. Il avait au moins la chance d'être grand et doté d'une carrure athlétique qui lui facilitait le travail (comprenons que son chargement ne lui paraissait pas lourd). Sinon, ça aurait vraiment été la totale. Il fallait vraiment qu'il s'achète une bagnole. Mais vu qu'il n'avait même pas de quoi se payer un PC, autant dire que c'était pas demain la veille. Ou bien, il faudrait qu'il songe à faire un crédit. Pour ça il faudrait déjà qu'il arrive à supporter de voir la gueule mielleuse de son banquier plus de trois minutes sans succomber à l'envie de se casser tout aussi sec après lui avoir demandé si il avait l'intention de l'enculer à sec ou plutôt avec des graviers. Il faudrait aussi qu'on accepte de lui prêter de l'argent malgré ses antécédents judiciaires.

... Ouais. Non. On allait se rabattre sur l'idée du PC et de la livraison par internet. C'était déjà nettement plus abordable.

Il passa sous un pont. Grand mal lui en prit. Une odeur intense d'urine mélangée à de la crasse épaisse et mal lavée lui fit l'effet d'une bombe bactériologique dans les narines, et le força à grimacer. Ah ouais... Génial. Pas de souci, ça aussi, c'était authentique ! Un bon Chanel décliné en version clochard et sueur estivale, au grand minimum. De quoi lui faire regretter de s'être levé ce matin... Il leva un coude pour le porter devant son nez le temps de la traversée. Loin d'être une mauviette en temps normal, Asch n'avait effectué sa première transformation que depuis quelques semaines tout au plus. Ses sens - notamment l'odorat - s'étaient améliorés de façon très subite, et il était encore très loin de s'être habitué à ces nouvelles facultés, qui lui semblaient être plus handicapantes qu'autre chose, à l'heure actuelle. Il se sentait comme un migraineux en pleine crise forcé à se balader dans la rue : tout était beaucoup trop intense pour lui.

Il eut bientôt traversé la zone de guerre, et fut en mesure de retirer son masque à gaz de fortune. Ça n'avait pas amélioré son humeur, déjà merdique par défaut. Il eut un soupir enragé, puis il continua son chemin. Il arrivait sur une place assez peuplée. Il allait falloir slalomer entre les gens et ça ne lui plaisait pas beaucoup, mais c'était un raccourci qui allait lui gagner facile trois minutes. Alors, il allait prendre sur lui. Enfin... Ça, c'était la théorie. En pratique, il y a toujours quelque chose qui foire.

Et la "chose qui foire" allait, sans surprise, être humaine (ou outre, il n'en savait foutrement rien, et il s'en foutait tout autant). Mal réveillé, trop concentré sur sa complainte intérieure ou bien juste à côté de ses pompes, Asch n'avait pas remarqué la DANGEREUSE populace qui squattait le centre de la place. Merde. Ils étaient pourtant reconnaissables : le nez au vent, figés comme des automates, lorsqu'ils ne faisaient pas trois pas pour la forme, l’œil vif et brillant à la recherche de nouvelles victimes, un tas de papiers sournois entre leurs doigts crochus... Les fameux, les terribles.... ces enfoirés de merde de distributeurs de tracts. Ces mecs qui faisaient le métier le plus inutile du monde. Enfin si... Ça devait sans doute aider à niquer l'environnement, et à créer des suicidaires (parce qu'ils devaient un peu déprimer à force de ne servir à rien). Franchement. Y avait-il une seule personne au MONDE qui avait déjà pris l'un de ces bouts de papier parce que son contenu l'intéressait, plutôt que parce qu'il se sentait mal de refuser ça au pauvre bougre qui le lui tendait, tremblant, au bord de la crise existentielle, un grand "prend le s'il te plait ou bien sinon je me coupe les veines avec" dans ses yeux éplorés ? Au mieux on regardait ce qu'il y avait dessus un coup pour la forme, et on le jetait dans la première poubelle venue, et si on en trouvait pas, on était bien emmerdé. Au pire, le truc se retrouvait par terre sans même avoir croisé le regard de son nouveau propriétaire.

Ouais. Non. C'était vraiment juste des enfoirés de merde. Ils avaient choisi le mauvais job d'été. Ils méritaient la mort. Le seul mec qui méritait encore plus la mort qu'eux, c'était celui qui avait inventé le concept de tract. Alors, quand l'inévitable arriva et qu'un boulet fondit sur lui avec un grand sourire pour lui offrir le fameux cadeau empoisonné, Asch se contenta d'essayer de lui faire prendre feu en le regardant. Le type prit peur et cessa de sourire, mais l'enflure était insistante. Il attendait quand même pas un "non merci" ?

"... J'ai l'air d'avoir trois bras ? "

Il avait eu une montée de fiel et il avait failli être méchant, mais il s'était retenu de justesse. Rien que parce que lui aussi, il faisait des boulots pourris. Même si il n'avait jamais été suffisamment con pour postuler chez les enfoirés de merde, lui.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Ven 27 Juin - 21:46

"Mitsu, vas me chercher un café." Elle finissait une conclusion désagréable, il faisait chaud dans son bureau, et la ventilation était capricieuse. Bien évidemment, les personnes en charge du bien-être du Maître Vampire étaient bien emmerdés. Parce qu'il fallait la signature du Maître Vampire pour accorder des travaux de fonds dans la bâtisse. Qu'elle n'était pas là. Depuis des mois. Qu'on ne savait pas où. Et qu'un costume trois-pièces tient chaud.

"Mitsu, vas me chercher plutôt une orangeade, ou une connerie du genre." Sa stagiaire n'était d'habitude pas si lente à réagir. Ce n'était pas parce qu'elle l'avait mis sur un dossier merdique, qu'elle devait faire la sourde oreille. Ce n'était pas la première fois qu'elle ramassait les miettes derrière l'Avocate, d'ailleurs, c'était son job.

"Mitsu ! Tu la presses l'orange ?" Elle posa les mains à plat sur le plateau de verre de son grand bureau, impeccablement rangé, source d'une grande harmonie intérieure. "J'en ai marre de ton attitude, Hana, si tu crois que je vais attester de tes capacités si tu ..." Elle leva le nez, mais ne sentit aucun signe de vie de la Renarde.

Ivy soupira. Elle était sortie ! Partie ! Sans le lui dire. Mais de mieux en mieux ! Un rapide coup d'oeil à sa montre lui indiqua qu'il était quinze heures. Et donc pas une heure pour quitter le bureau. Veille de weekend ou pas. La Lionne se redressa, desserra légèrement sa cravate et prit sur elle pour marcher lentement, jusqu'à ouvrir la porte un peu trop brusquement. Un Vampire qui passait dans le couloir à sa hauteur sursauta.

"T'as vu passer cette petite conne ?" Sam avait l'habitude d'entendre parler de Mitsuko Hana de cette manière.
- Elle est partie au Tribunal chercher le Relevé de Décisions dans l'affaire Hamilton.

Comme par hasard. On est vendredi, il fait beau, alors elle en profite pour aller se promener. Et ça se veut futur avocate ? Ivy se renfrogna et fourra ses mains dans ses poches pour en sortir sa cigarette et une boîte d'allumettes. Elle secoua, constata, comme d'habitude, qu'elle était vide. D'un regard insistant, et équivoque, elle se planta devant le Crochu et attendit. Il connaissait bien Ivy Palmer, il savait qu'elle était intouchable ici et cela l'énervait sans doute. Alors il tendit son briquet, alluma la clope, et la salua.

Sans un merci, puisqu'elle n'avait rien demandé, Palmer grogna un "Je vais me chercher à boire." comme pour elle même. Elle n'avait pas l'intention de proposer de ramener quoi que ce soit à un seul de ces Vamps, et n'eut aucune réponse.

Dans la rue, sa tenue contrastait avec les débardeurs et les jupettes, mais elle n'y prêta pas attention, à part pour estimer qu'elles ne devaient pas s'étonner, en pleine saison des Amours, s'il leur arrivait des bricoles... A quelques rues de là, sur une belle petite place bondée, elle savait que la boutique de Kelton Smart vendait des cafés frappés. C'était indigne d'un grand magasin, mais c'était décoré avec goût bien que fréquenté majoritairement par des étudiants.

Pour s'y rendre. Une seule solution. Traverser la place. La foule estivale était une plaie. Une croute dégueulasse de jambes à l'air, de tatouages immondes, de fleurs dans les cheveux. Elle eut un geste machinal pour serrer sa cravate, et tira sur sa cigarette suffisamment pour qu'il n'en reste que le mégot. Au centre, elle jeta d'une chiquenaude la cadavre fumant, et entendit très clairement :

- Mais Madame ça va pas bien ou quoi ? Faut pas jeter son mégot par terre.

La pollution sonore venait de la gauche, elle tourna les yeux dans cette direction. Ivy crut d'abord que celui qui venait de l'apostropher était un Métamorphe, mais elle se rendit vite compte que son odorat avait décelé certes un Outre, mais qu'il s'agissait d'un type à côté de la Pollution. La Pollution, c'était un gringalet qui distribuait des prospectus. Un coup d'oeil à ce qu'il tenait dans les mains, ses yeux foncés remontèrent jusqu'à son visage d'étudiant fauché, et elle leva un sourcil.

"Pardon ?" Fit-elle, alors qu'elle croisait le regard clair du type. Grand. Rouge. Métamorphe. Sang chaud, mammifère. Canidé, ou quelque chose comme ça. Et il n'avait pas l'air de discuter aimablement avec ce même gars qui l'avait agressée verbalement. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre.

"Tu te fous de moi, gamin ?" En deux pas, elle était face au distributeur, plus grand qu'elle, mais le costume, ça fait toujours son petit effet. Un peu rétro, quelque chose digne d'Al Capone. L'étudiant devait s'être dit la même chose. Il n'était plus très sûr de lui.

- Juste qu'il y a des cendriers... Baffouilla-t-il.

"Vous aussi, il vous emmerde ?" Ivy snoba volontairement le gamin, pour tourner le visage vers le Métamorphe aux cheveux rouges. C'était d'un goût douteux.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Sam 28 Juin - 21:03

Le désagrément sur pattes avait répondu à son commentaire sarcastique par une expression excessivement outrée. Sérieusement ? Pauvre petite chose. Heureusement qu'Asch s'était retenu, parce que si il ne l'avait pas fait, le gamin aurait sans doute risqué une syncope. Selon sa propre échelle, le rouge avait été excessivement gentil et poli à l'égard d'un type qu'il aurait préféré voir crever la bouche ouverte dans le caniveau plutôt que face à lui tandis qu'il essayait de passer son chemin. Il jeta un regard mauvais à l'engeance et sa progéniture papier, puis voulut se décaler d'un pas sur le côté pour se casser plus vite.

"Dites donc vous pourriez être poli !"

Oh. Le. Chieur. Petit con. Snobinard de merde, qui s'était foutu devant lui et continuait de lui tendre ses tracts pourris, ou bien attendait des excuses. Et pour quoi exactement ? Asch allait lui remettre les dents en place. Ou alors, peut-être pas : l'emmerdeur de service avait changé de cible (à croire que le comportement d'Asch l'avait suffisamment agacé pour qu'il se sente obligé de se venger sur quelqu'un d'autre). Le quelqu'un d'autre était une femme qui venait de jeter sa cigarette par terre. Elle était d'un genre austère qui lui rappelait un peu sa mère (oups, mauvais souvenir). Par chance la comparaison s'arrêtait là. Elle était aussi très habillée pour la saison, mais même si elle donnait chaud rien qu'à la regarder, Asch pouvait difficilement parler.  Il était lui même vêtu de son habituel accoutrement baggy-débardeur-new rock-chemise à carreaux. En fait, il aurait été un peu intelligent, il aurait enlevé la chemise. Sauf qu'il était trop occupé à rager sur tout un tas de chose, et malgré qu'il fut en train de crever - ce qui ne le mettait pas de meilleure humeur - il n'y avait même pas pensé.

Asch avait balayé d'un regard neutre la nouvelle venue, peu impressionné pour la bonne raison qu'il n'était jamais impressionné par quiconque (ce qui était peut-être l'un de ses nombreux problèmes, vu que ça l'amenait à faire tout un tas de conneries). Il tourna la tête vers un certain distributeur de tract qui commençait à lui courir sérieusement sur le système. Il aurait pu l'envoyer voler quelques mètres plus loin pour le punir d'avoir utilisé sa bouche sans réfléchir... Et puis se tirer maintenant, puisque ça ne le concernait plus. Mais il était en train de se rendre compte qu'il avait besoin de se passer les nerfs sur quelque chose, et que ce quelque chose pouvait tout aussi bien être quelqu'un. En plus, il avait trouvé la victime idéale. Un petit péteux qui se croyait visiblement mieux que tout le monde, avec son sens moral à deux balles. Cela même alors qu'il se faisait du fric en recouvrant le sol urbain de paperasses dégueulasses délaissées par les innombrables gens qu'il faisait chier durant ses heures de service. Il eut un grognement lorsque la blonde s'adressa à lui. Il y avait quelque chose dans l'air qui était anormal et affolait ses sens, et tout particulièrelent son odorat. Cette femme captait son attention, mais il était incapable de savoir pour quelle raison. Et ça lui tapait sur le système, ça aussi. Il lui accorda un bref regard, et une gueule d'enterrement (enfin, sa tête normale en fait).

"La question, c'est de savoir qui est-ce qu'il n'emmerde pas."

Il lâcha ses sacs, et décida de passer à l'étape suivante... Parce qu'à ce rythme, et selon ses qualifications en brisage de roupettes (sans doute plutôt élevées puisqu'il avait décroché ce boulot) le gamin pouvait les faire chier encore longtemps. Il posa une main contre le torse de l'infortuné, qui fit donc deux pas en arrière.

"Et si tu continues de l'ouvrir, c'est ta bouche dont je vais me servir comme cendrier. Avant de te plaindre pour un pauvre mégot, regarde autour de toi, suicide toi ou change de job, mais en attendant, va casser des burnes ailleurs."

Il suffisait d'un rapide regard circulaire pour remarquer que le sol était dégueulasse, et que la pollution qui le recouvrait était constituée d'une majorité de papier glace, parfois transformé en bouillie par les flaques rencontrées à l'occasion d'une averse. Le Front des Mégôts Libérés faisait pâle figure, face à l'Armée du Papier Perdu qui avait depuis longtemps gagné l'avantage sur la bataille (massacre ?) en cours.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Sam 28 Juin - 22:44

Ivy enfonça ses mains dans les poches de son pantalon, les épaules basses. La réponse du Métamorphe l'avait laissée de marbre, vu la mine du gars, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il puisse avoir une expression plus enjouée que cela. Par contre, il était clair que la réaction du gamin était suicidaire... Mais tout le monde ne pouvait pas avoir des gênes Outres pour pouvoir déceler la nature profonde d'un passant ; ce distributeur de tracts était, malheureusement pour lui, un humain classique, sans aucune faculté. Mis à part son don pour être agaçant.

Le jeune homme, pourtant, semblait prêt à faire dans son froc. Il avait été impressionné par plus par les menaces du grand Rouge que par son geste, même s'il avait reculé vivement. L'Avocate leva le nez pour observer la scène, avec un air détaché. Et l'étudiant chercha son regard désespérément, pour qu'elle lui vienne en aide.

- M... Madame, faites quelque chose... Bredouilla-t-il.

Elle releva les sourcils dans une expression étonnée, faussement soudaine. En haussant les épaules, Ivy s'approcha suffisamment pour former un beau triangle avec le Métamorphe et le Distributeur.

"Calme-toi gamin." Elle s'adressait naturellement au jeune garçon tremblant, qui cherchait à garder une contenance, convaincu qu'il était la victime, et dans son bon droit. Il écarquilla les yeux en entendant les mots d'Ivy, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles... Ce n'était pas à lui de se calmer vraisemblablement, cette femme était-elle aussi folle que ce grand gars aux cheveux rouges ?

"Tu sais. Tu devrais suivre ses conseils. L'une des premières qualités que te demanderont tes patrons, plus tard, c'est de savoir t'adapter à la personne que tu as en face. Tu viens de rater ce test, petit." Elle afficha un visage exagérément dépité, voire déçu.

"Tu tends ton bout de papier, d'accord. Adapte-toi à la personne qui passe. Tu vois bien qu'il n'en veut pas, n'insiste pas. C'est pour ton bien." L'étudiant hocha la tête, lentement, puis tourna des yeux craintifs vers son agresseur.

- Mais ...

Ivy soupira ostensiblement, prit le temps de sortir une cigarette de son étui en métal et la coinça entre ses lèvres, tout en lui coupant la parole.

"Tu as du feu ?" Elle se planta devant le Métamorphe, ignorant le gamin qui ne savait pas vraiment s'il pouvait profiter de cette pause pour s'enfuir à toutes jambes.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Sam 28 Juin - 23:33

C'était une blague gigantesque. Blasé, Asch regarda le gosse se tourner vers la femme en costard pour lui demander de l'aide. Il en aurait bien ouvert la bouche et levé deux sourcils interloqués, si il avait été d'humeur à quitter son éternelle mine patibulaire. Mais il n'en était rien, et il se contenta de pousser un soupir impatient, lourd de sens. C'était quoi cet attardé ? Il suffisait qu'il se casse trois mètres sur le côté pour que tout le monde soit content, et il préférait pleurnicher (ce qui donnait à Asch une furieuse envie de le décalquer pour de bon).

La blonde prit les choses en main, et se mit à parler beaucoup. Les sujets qu'elle abordait dépassaient un peu le nouveau métamorphe, qui n'aurait lui même pas été capable de mettre en pratique les conseils prodigués. La preuve : il était incapable de garder un job plus de quinze jours d'affilée. S'adapter, il savait pas faire, et ça le pompait. Faire semblant, se plonger dans une hypocrisie aliénante pour le plaisir de quelconques supérieurs hiérarchiques ou de clients capricieux ? Pas son truc. Le visage du rouge ne tarda pas à exprimer l'ennui. Il jeta un coup d’œil alentours. Il n'avait pas de patience, et cette situation était en train d'user le peu dont il était doté. Se tirer maintenant ? Une possibilité. Une fois de plus, rapidement envolée au pays des occasions passées. On lui adressa la parole. S'il avait du feu ? Oh ça oui, il avait. Fumer n'était d'ailleurs pas une mauvaise idée, si ça pouvait lui calmer les nerfs. Puis ça lui donnerait l'occasion de mettre sa menace à exécution si l'étudiant lourdingue continuait d'utiliser sa voix pour l'énerver. Puis indépendamment du fait qu'il soit tellement en rogne contre le distributeur pour ressentir une quelconque antipathie à l'égard de cette femme, elle avait une odeur étrange, qu'il pouvait sentir de mieux en mieux maintenant qu'elle s'était approchée. C'était une odeur qui attirait une partie de lui qu'il connaissait très mal, et qui l'effrayait encore beaucoup. Il aurait pu fuir.  Il aurait aimé le faire, parce que quelque part, ça le dégoûtait. Apprendre qu'il était né d'un viol et que son père n'était pas son père avait été un véritable choc. Il se sentait sali, et tout ce qui concernait ses nouvelles facultés avait de ce fait un arrière goût amer, plutôt détestable.

Cela dit, même si ça ne lui faisait pas plaisir, il était déterminé à apprendre à se connaître et surtout, à se contrôler (son but ultime étant de réussir à ne tuer personne accidentellement). Pour cette raison, il lui fallait aller au-delà de ses pulsions premières qui lui recommandaient un retrait stratégique. Il allait au contraire rester, et voir ce qu'il pouvait tirer de cette rencontre. Peut-être rien. Surtout qu'il avait senti une odeur spéciale, certes, mais qu'il était bien incapable de savoir ce qu'elle pouvait vouloir dire. Si ça se trouve, cette femme avait juste un parfum un peu bizarre. Ou alors elle avait mangé un truc chelou ce midi.

Le temps de cette réflexion qui dura tout de même une ou deux secondes, Asch jeta un long regard, involontairement inquisiteur et interrogatif, à sa non-interlocutrice (il aurait fallu qu'il parle pour qu'elle le devienne, et ça faisait un moment qu'il n'avait plus rien dit). Il finit par s'animer et fouiller l'intérieur d'une poche, de laquelle il sortit un paquet de clope.

"Je dois avoir ça, ouais..."

Il sortit un briquet, et alluma sa propre cigarette avant de tendre l'objet à son vis-à-vis dans un geste nonchalant. Le gamin ne disait plus rien. Peut-être était-il parti, Asch ne regardait plus. Dans tous les cas, bon débarras.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Dim 29 Juin - 21:05

Les joues d'Ivy se creusèrent à mesure qu'elle permettait à sa cigarette de s'allumer, et qu'elle laissait le briquet retourner chez son propriétaire. Cette petite pause permit à l'Etudiant de cesser de frémir à chaque regard, et à remettre proprement son t-shirt informe avec dignité. Armé de son paquet de tracts, il prit une profonde inspiration et s'adressa à la blonde.

- Je vous remercie, Madame. Je vous souhaite une bonne journée.

Ivy tourna un oeil désintéressé vers lui, et allait lui lancer un petit mot, mais le Distributeur ouvrit de nouveau la bouche.

- Quant à vous, Monsieur, je ne vous souhaite pas du tout une bonne journée. Vous avez été très grossier, vous ne valez pas la peine que je vous offre une réduction pour un shampooing haut de gamme.

Instinctivement, Palmer jeta un oeil sur le prospectus. Quoi ? quelques cents de réduction pour une lotion vendue en supermarché ? C'était "haut de gamme", ça ? Cependant, pas le temps de se préoccuper de cela, elle capta immédiatement une odeur qu'elle connaissait assez bien, et qu'elle avait appris à déceler rapidement. Un léger changement dans les humeurs, un peu de transpiration... de là où elle était, proche du Métamorphe, il lui semblait pouvoir entendre ses poil se hérisser. Le gamin allait se manger une dérouillée, et il l'aurait mérité, d'ailleurs. Vraisemblablement, il n'avait pas compris son conseil sur l'adaptation à autrui...

Cependant, avant même qu'elle n'ait pu grogner contre le Distributeur, l'Avocate posa une main ferme sur l'épaule du grand Rouge.

"Contrôlez-vous." Murmura-t-elle uniquement pour lui, assez bas pour que personne d'autres n'entendent, assez pour que son ouïe de Changeling la perçoive parfaitement. Il y avait quelque chose d'étrange chez ce type, parce qu'en général, même les plus sauvages des Outres savaient au moins se tenir tranquille, et ne cherchaient pas des noises à des gamins en pleine journée. Ceux qui étaient en marge, parce qu'ils étaient violents, sortaient la nuit pour casser la figure à de pauvres ivrognes qui leur cherchaient querelle. Pas au milieu d'un place bondée.

Pourtant, Ivy n'eut pas l'impression que son conseil était parvenu jusqu'à ses oreilles. Elle insista, même si cela devait lui valoir les foudres du Métamorphe plutôt que l'Edutiant. Celui-ci d'ailleurs avait tourné les talons de manière très hautaine, convaincu d'avoir raison... Et était en train de raconter sa mésaventure à un "collègue" un peu plus bas, d'après ce que la Lionne pouvait entendre.

Ce qui l'inquiétait davantage, c'était les réactions de ce mec. Il était sur les nerfs.

"Okay, on est tous un peu sur les nerfs, avec cette foutue Saison des Amours, mais contrôlez-vous par pitié, ce gamin n'en vaut pas la peine, et vous vous donnez en spectacle." Son ton s'était affermi, parce qu'elle détestait cela. Elle détestait par dessus tout qu'on ne sache pas se contenir, qu'on laisse trop la Bête dicter sa loi. Palmer se demandait encore pourquoi elle faisait des efforts pour calmer le jeu... Elle aurait mieux fait de continuer sa route sans s'en préoccuper. Une lueur d'agacement passa dans ses yeux sombres. Foutue Saison des Amours, ouais.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Lun 30 Juin - 0:10

Asch récupéra son briquet, le remit à sa place au fond de sa poche, et tira une longue bouffée de fumée. Le silence subit laissé par ce foutu gosse, associé à la satisfaction ressentie à l'idée de griller une clope là, maintenant, tout de suite, indépendamment des sacs qu'il avait abandonné par terre et devaient tirer la gueule maintenant qu'il n'avait plus suffisamment de main libre pour les traîner chez lui, aida à calmer les restes de son énervement.

Du moins ce fut le cas un moment. Puis il y eut un geignement en provenance d'un certain abruti dont il avait presque oublié la présence. Voilà que le gosse se la ramenait... A croire qu'il ne comprenait pas ce que pouvaient signifier des mots comme "casse toi", ou "ferme là". Si il y avait bien un type d'individus qui couraient sur les nerfs du rouquin, c'était ceux qui ne prenaient pas en compte ses menaces et le prenaient pour un con. Et puis tout le reste des individus qui peuplaient la Terre, aussi, mais uniquement en seconde place. La moutarde lui monta au nez. Il serra les dents, et eut une inspiration courte, mais intense. Et aussi plutôt éloquente. Il allait faire une grosse connerie.

Sa main se referma subitement sur la cigarette dont il n'avait pas fumé grand chose. Une brûlure vive échauffa sa paume (ce qui aurait dû lui suffire à ce qu'il se rende compte qu'il était sur le point de faire de la merde, mais non). Il était fin prêt pour foncer sur l'infortuné étudiant, le retourner, et lui plaquer sa main dans la gueule jusqu'à ce qu'il ait bouffé l'intégralité du tabac écrasé. Il fut stoppé dans son élan par une main sur son épaule. Il entendit un conseil lui parvenir, duquel il n'avait absolument pas envie de s'encombrer. Pour seule réponse, il émit un grognement de mauvaise humeur. Cependant les mots avaient percé sa défense plus qu'il n'aurait voulu l'admettre, pour la bonne raison que la blonde avait tapé là où ça faisait particulièrement mal en ce moment. "Contrôle toi". Un truc qu'il lui avait toujours été particulièrement difficile de faire alors même qu'il ne pensait être qu'un norme. Avec la révélation récente de ses pouvoirs, était apparue une nouvelle nécessité : celle de contrôler sa force physique maintenant décuplée, et qu'il jaugeait encore très mal. Celle de contrôler la bête qui se tapissait en lui, dont il ne savait absolument pas quoi faire à l'heure d'aujourd'hui. C'était pour toutes ces raisons qu'il avait rejoint la Nouvelle-Orléans : dans l'espoir d'en rencontrer d'Autres, et qu'ils lui expliquent comment faire pour gérer tout ce merdier sans perdre les pédales et tuer tout le monde.

Pourtant, à l'instant même, la bête était très loin de l'esprit d'un Asch qui n'était pas encore parfaitement en phase avec son totem. Après tout, il était un métamorphe très récent. Ses capacités étaient encore un peu enrouées. C'était une bonne chose : il était pour le moment moins sensible que ses pairs à ses instincts animaux. Le printemps n'avait sur lui qu'un effet ténu, parce qu'il était de toute façon déjà énervé de nature. L'une de ses paupières tressaillait nerveusement, à l'instar du muscle de sa mâchoire crispée, tandis qu'il se retenait à grand peine de foncer sur l'étudiant. Pourquoi fallait-il qu'il évite les emmerdes avec la justice, déjà ? Ah oui. Faire de la taule ne faisait pas partie de ses plans d'avenir, quand bien même il n'en avait pas vraiment.

Son interlocutrice parvint à le calmer d'un coup, et cela en ayant uniquement cité la fameuse "Saison des Amours" qu'il ne connaissait que de nom, et de laquelle il avait une opinion de base très, TRÈS mauvaise. Après tout c'était à cause de cette foutue saison qu'il... Ben qu'il était né, en fait. Dans des conditions totalement pourries, de type "salut, on t'as violée ? C'est cool, je m'invite". A en croire la relation mère-fils merdique qui s'était ensuite développée, ça n'avait pas été l'idée du siècle de poper à ce moment précis. Une grimace de dégoût instinctive déforma ses traits, alors qu'il tournait un visage incrédule en direction de la femme en costard.

"... Vous êtes sérieuse ? La Saison des Amours, c'est en ce moment ??!"

Il n'avait pas hâte d'en ressentir les effets, pour certaines raisons plus refoulées que d'autres. Subitement, il se rendit compte qu'il aurait dû avoir mal à la main. Lorsqu'il ouvrit son poing (et laissa tomber les restes de sa cigarette martyrisée pour qu'elle aille rejoindre le Front à son tour) il remarqua avec une surprise non feinte que sa brûlure avait déjà disparu. Ce qui eut le don de lui faire cligner des yeux. Putain ! C'était ça, la fameuse régénération métamorphe ? Attend d'ailleurs. N'était-il pas en train d'oublier quelque chose ? Ah, si.

"... Vous êtes.. aussi... ?"

Il porta un regard hésitant sur son interlocutrice. L'étudiant était totalement oublié. Même à lui, il arrivait parfois d'avoir un sens des priorités, et d'être un minimum raisonnable.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Lun 30 Juin - 11:44

C’était une blague. C’était une blague, c’était certain. Cet homme n’avait pas l’air d’un adolescent pubère depuis peu, il devait bien avoir vingt ou trente ans, Ivy n’était pas très physionomiste. Il avait cependant posé une question, du moins l’intonation de sa voix le laissait penser, parce qu’à part ça, ce n’était pas très intelligible. Néanmoins, c’était clair. D’un regard à droite et à gauche, elle s’assura que les curieux qui s’étaient tournés pour observer leurs éclats de voix avec l’Edutiant c’étaient dispersés.

Prenant sur elle, Palmer s’approcha un peu plus, histoire que d’éventuels Outres dans la foule n’aient pas trop les oreilles qui traînent.

« Bien sûr que oui. » Gronda-t-elle les dents serrées, presque agacée. Quelle question ! Réfléchis cinq secondes, lis la presse, ou fie-toi à ton instinct, merde ! Elle chercha à se calmer, chose si facile d’habitude rendue délicate avec cette satanée Saison. Ivy prit sur elle à nouveau, ralentit son rythme cardiaque avec aisance, et détendit ses épaules. D’habitude, c’était instantané. Là, il avait fallu prendre quelques secondes. Et ce simple constat la dérangeait.

« C’est le Printemps, et à chaque printemps, c’est la même musique. Les nerfs plus à vif, l’odorat plus sensible quand on voit passer un partenaire potentiel, ou pas d’ailleurs. » Cette simple phrase la fit froncer le nez de dégoût. « Tu débarques d’où, pour ne pas savoir que tes hormones se sont réveillées ? Ne me dis pas que tu n’as rien remarqué ? »

S’il avait la vingtaine, il devait bien avoir vécu plusieurs Saison des Amours, qu’il ne lui mente pas ! Elle tira sur sa cigarette dans l’espoir de gagner un peu en patience. Elle n’était ni professeur, ni nounou, ni gentille ! Alors pourquoi s’acharner ? Si ce Métamorphe pétait un plomb en pleine rue, ce n’était pas son affaire, c’était celle du Sachem et des autres larbins de sa foutue « communauté ». Pfff. Elle souffla la fumée dans son nez.

« Tu n’as pas senti que j’étais Métamorphe, c’est ça ? »
Reprit-elle après une pause. Ivy ne s’était pas rendu compte qu’elle l’avait tutoyé immédiatement, et s’en fichait pas mal. Si, dans le milieu professionnel, elle était assez souvent polie, les chichis et les simagrées l’avaient toujours agacés. Ce que certains qualifiaient de vulgaire. Ceux-là aussi, elle les emmerdait.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Lun 30 Juin - 19:36

Donc, cette femme était une métamorphe. Non parce que... Il avait demandé, elle n'avait pas répondu dans des termes clairs, mais ça n'était pas grave, parce que ça avait été une question principalement rhétorique. Ben putain. Si tous les métamorphes étaient aussi charmants qu'il parvenaient à l'être tous les deux, on devait pas souvent se marrer, dans cette communauté. A compter qu'il y ait une communauté. Il avait souvent entendu parler de... de regroupements. Puis il y avait cette histoire de grand chef là... Le Sachet... ou le Chat zen (une chose était sûre : il ne s'agissait pas du sien). Il n'était pas sûr de savoir l'épeler correctement. Et pas certain de se sentir en manque en n'ayant pas cette information, aussi.

Il passa une main nerveuse contre son menton, et sa langue balaya très rapidement ses lèvres. Son regard prit des vacances l'espace d'un bref instant de gêne. Bon. Peut-être bien qu'il était en manque d'infos, tout compte fait : il se sentait idiot, à ne pas savoir des choses qui semblaient être notées dans le guide de survie basique du métamorphe débutant (dont personne n'avait daigné lui filer un exemplaire... Et, non, il n'avait pas internet, alors qu'on arrête de l'emmerder avec ça !). La façon dont elle décrivait la Saison des Amours n'améliorait pas son avis sur cette période. Il constata, presque à voix basse :

"... Putain, c'est glauque. Et non, j'avais rien remarqué. On est presque en été, je croyais que c'était déjà terminé. Sans compter que je me sens pas spécialement différent par rapport à d'habitude..."

Agacé, il soupira. Sa mère était décidément une belle salope... Non seulement elle l'avait manipulé pour qu'il porte un sort destiné à révéler sa nature que la magie wiccane avait jusqu'à présent bloqué, mais en plus de ça elle avait calculé son coup pour que ça tombe en plein dans la mauvaise époque. Tss... La connaissant, il était possible qu'elle ait fait exprès, songeant qu'elle aurait plus de chance d'arriver à libérer sa nature métamorphe si  elle attendait le moment où les bêtes de tous les changeling du monde entier tentaient de prendre le contrôle sur leur propriétaire. Ou bien avait-elle trouvé qu'il s'agissait d'une juste vengeance, comme si il était responsable de ce que son géniteur inconnu lui avait fait... Bref.

Un nuage de fumée lui arriva dans le pif. C'était plus agréable dans l'autre sens. Là, c'était juste agaçant. Il jeta un regard mauvais à l'origine du désagrément. En plus, elle lui rappelait qu'il avait sacrifié sa propre clope pour rien. Comme il allait sans doute bientôt repartir, c'était une mauvaise idée d'en allumer une autre maintenant. Ça aussi, c'était très irritant.

"Non. J'avais jamais rencontré d'autre métamorphe avant toi. Ça fait que deux putain de semaines que cette merde m'est tombée sur le dos, alors je peux pas tout savoir !"

Non pas qu'il se sente obligé de se justifier, mais comme il était énervé, et qu'il n'avait plus personne à frapper sous la main, il ne lui restait plus beaucoup d'autres moyens pour évacuer sa colère que de pester dans le vent, n'en déplaise à ceux qui étaient suffisamment proches pour l'entendre. Comme elle était passée au tutoiement sans crier gare, il avait fait de même sans se poser de questions : il n'était pas du genre à s'encombrer de ce genre de détails.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Mar 1 Juil - 20:47

Ce qu'il avouait était encore plus préoccupant que ce qu'elle avait imaginé. Ce qui l'était tout autant, c'est qu'il n'avait pas remarqué qu'il était soumis aux effets -indésirables selon Ivy- de cette Saison particulière. Ce à quoi elle répondit par un rictus croassant :

"Quoi ? Me dis-pas que tu te sens pas un peu... open." Rien de charmeur dans sa voix, ô non loin de là... Mais à bien y réfléchir, dans son état normal, Palmer n'aurait jamais eu une telle phrase. Ce qui l'agaça immédiatement, et elle eut un mouvement renfrogné de recul, inspirant encore un peu de nicotine pour se changer les idées et s'embrumer les sinus. C'était difficilement plausible, sa petite histoire tout de même.

Et ce qu'elle entendit après la fit tousser largement, s'étouffant à moitié avec sa propre fumée, tant ses mots étaient incohérents.

"Quoi ?!" Pesta-t-elle, faisant se retourner plusieurs passants. Elle leur lança un regard sombre et fit à nouveau un pas en avant, d'un geste vif, elle saisit sa manche comme on l'aurait fait avec un gamin prit en flagrant délit. Une ride était apparue sur son front, et ses yeux étaient plantés dans le regard clair du grand Rouge. Soit il se foutait de sa gueule, soit il était franc, dans les deux cas, elle était incapable d'y croire et demanda confirmation.

"T'es train de me dire qu'à quoi, vingt cinq piges, t'as encore jamais croisé d'autres Métamorphes ? Tu viens d'où ? T'as vécu dans une tour toute ta vie ? Tu ne sens pas mon odeur ?" Le visage fermé, les yeux inquisiteurs, Ivy Palmer cherchait à déceler le mensonge dans le faciès du Changeling. Elle n'avait jamais été aussi près de lui, et contrairement à ce qu'il semblait affirmer, elle, avait ses phéromones pleins les narines. Est-ce que ce mec venait seulement d'apercevoir sa Nature ? Pour l'Avocate, qui était civilisée et qui rejetait sa nature, c'était une insupportable étrangeté. Mais une voix grondait en elle également... Car elle s'intéressait trop à lui, et à ce qu'il était. Ce n'était vraiment pas une saison qu'elle appréciait... Ca la poussait à parler comme une vraie Métamorphe... Et si la Lionne adorait, Palmer, elle, détestait cette sensation de vivre presque en "harmonie" avec sa condition de Monstre. D'en parler avec lui comme si c'était naturel, tout ce qu'elle ressentait.

Non, ce n'était pas naturel ! C'était une plaie ! Une brûlure infecte ! Une vermine ! Ce n'était pas appréciable, et grand bien lui fasse s'il ne s'en était pas rendu compte avant ! Encore avait-il vécu les plus belles années de sa vie, loin des poils, des crocs, des envies, des pulsions, des diktats abjectes !

Son pouls s'accéléra et elle se sentit dériver en un quart de seconde. La sempiternelle colère s'emparait d'elle plus vite qu'un traînée de poudre, et ses pupilles s'agrandirent au point de n'être que deux billes rondes et noires. Dans sa bouche, ses canines commencèrent à la démanger, et elle n'eut pas le choix.

Dans un mouvement violent, elle repoussa l'Outre sans prendre gare à ce qu'elle faisait, et dans un effort considérable, s'élança à travers la foule, bousculant sur son passage plusieurs promeneurs qui restèrent pantois. Ivy courut le plus rapidement possible, et sa course lui permit peu à peu de reprendre le contrôle. Elle s'éloigna comme elle put de la place centrale, bifurqua dans une ruelle pavée à l'arrière d'un restaurant, où les poubelles malodorantes empestaient.

Elle s'assura qu'elle était seule et vit un rat s'enfuir ; lorsqu'elle cala son front contre la brique sale, sa fraicheur la calma lentement. Ivy avait conscience désormais que sa rangée de dents était nette et propre, lisse, humaine. Que ses yeux n'étaient pas bordés d'ocre, qu'elle n'avait pas la nuque qui la démangeait sous la pilosité blanche qui avait certainement commencé à percé peu avant. Expirer, lentement. Elle avait sans doute lâcher sa cigarette en chemin. En se retournant, dos au mur, elle glissa pour plier ses genoux et s'accroupir.

Enfin, elle se massa les tempes du pouce et de l'index. Saloperie de Saison des Amours.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Mer 2 Juil - 10:31

Un peu... open. Asch ne put s'empêcher de lever un sourcil interloqué, et de tirer une gueule qui n'aurait certainement pas été différente si on lui avait appris que sa mère avait couché avec une hyène avant sa naissance. ... Ce qui n'était pas totalement impossible, notons, étant données les conditions de la dite naissance. Mais il avait suffisamment de soucis sans qu'il ne formule clairement ce genre de pensées. Non, Asch ne se sentait pas spécialement open, pour la bonne raison qu'il ne se sentait jamais vraiment open. Il ne savait pas ce qui était le plus gênant à avouer : le fait qu'il passe pour un gros coincé des fesses auprès de ses camarades de classe depuis le lycée (... voire le collège), ou bien celui d'être, pour une raison quelconque sans doute liée à la fraîcheur de sa première métamorphose, immunisé aux effets de cette Saison des Amours. Il n'avait pas hâte d'être à l'année prochaine... Pas moyen qu'il y échappe deux fois d'affilée, lorsque tous les métamorphes du monde entier étaient soumis aux effets de cette époque particulière.

"... ben pas spécialement, non !"

Hey oh, il allait falloir qu'elle se calme un peu, parce qu'elle commençait à lui mettre les nerfs, là. Il n'y pouvait rien si il débarquait ! Il n'y pouvait rien non plus si il n'avait pas envie de baiser tout le monde ni de les aborder pour les draguer sous prétexte que c'était le printemps. Elle venait d'envahir son espace personnel en lui attrapant le bras sans délicatesse. Ça allait bien qu'elle fut la première métamorphe qu'il ait jamais rencontré, sinon, il lui aurait sans doute laissé entendre ce qu'il pensait de son comportement. Un grognement involontaire lui échappa, tandis qu'il lui jetait un regard perçant de menaces non formulées. Bon, ok, il devait l'admettre : Grogner sur les gens comme un chien énervé ne faisait pas partie de ses habitudes, lorsqu'il était encore "humain". La différence était subtile cependant puisqu'il avait toujours eu un comportement à la limite du bestial. La saison n'y était sans doute pour rien : C'était uniquement sa métamorphose récente qui lui jouait des tours. Tirant un coup sec dessus, il récupéra son bras, exaspéré.

"... Je sens ta putain d'odeur mais je savais pas que c'était à ça que ça ressemblait, puisque je viens de te dire que j'en ai jamais rencontré d'autres avant !"

... Ouais. Il aurait pu sentir sa propre odeur, mais il ne puait pas à ce point, et c'était toujours plus difficile de sentir quelque chose dans lequel on baignait en permanence : on ne connaissait pas l'odeur d'un autre air que celui dans lequel on bougeait.

Trop agacé pour avoir envie de se justifier, il se faisait violence pour retenir l'envie qu'il avait de se casser sans regarder en arrière (... et en prenant ses sacs de course, quand même, parce qu'il était trop à la dèche pour jeter l'argent par les fenêtres). Il n'eut pas à se forcer très longtemps, parce que subitement, l'odeur de son interlocutrice devint plus forte et lui fit l'effet d'un coup de fouet en plein visage. Il écarquilla les yeux, et ses propres pupilles se dilatèrent. Dans son cas, il s'agissait d'effroi : il avait senti "la chose" bouger à l'intérieur de lui, et lui souffler dans le cerveau de sorte à rendre sa pensée humaine un peu confuse. Il avait l'impression d'être en train de devenir fou chaque fois que ça lui arrivait : il détestait ça.

"Qu'est-ce qu..."

Pas le temps de se poser trop de questions : Elle le poussa en arrière, avant de s'enfuir en courant. Le "vent intérieur", sensation déstabilisante à souhait, reflua tout aussi vite. Asch quant à lui regardait dans la direction de la fuyarde, bouche ouverte et sourcils levés. Il hallucinait ? Il venait de se passer quoi là ? Il n'y comprenait strictement rien. Un soupir lui échappa. Son visage se renfrogna. Ok. On revenait à la normale. Il n'allait quand même pas s'emmerder à la suivre pour essayer de comprendre ce qu'elle foutait hein... Certes, il avait besoin de rencontrer des métamorphes pour apprendre à se connaître lui-même, mais il n'avait pas l'impression qu'il allait aller bien loin en courant après celle-ci, étant donnée la façon dont elle avait réagi à ses aveux.

Il prit ses sacs, et décida de continuer son chemin. Il passa la place et son cimetière de prospectus humides. Il prit une rue, puis une autre. Il avait hâte d'être chez lui, si bien qu'il prenait tous les raccourcis qui se présentaient à lui, peu importe la gueule qu'ils avaient. Une ruelle puante ? Soit. Etant donnée la sensibilité récente de son odorat, ça lui donnait envie de gerber, mais il saurait se retenir jusqu'à atteindre le carrefour suivant. Encore trois rues, et il serait devant son immeuble. Ah.. ? Mais quelque chose d'autre lui titillait les poils du nez, et ça n'était pas une poubelle dont le contenu aurait été différent des autres. Il tourna la tête... Putain. C'était le Destin qui lui jouait des tours, ou bien juste un scénariste tordu qui s'amusait à ses dépends ? Voilà qu'elle était là, par terre. Ça n'avait pas l'air d'aller fort. Le nouveau loup soupira de mauvaise humeur. Elle ne l'avait pas vu nan ? Il pouvait passer son chemin ?

"... Hey. Ça va aller ?"

... Que quelqu'un le tue. Pourquoi avait-il fallu qu'il ait des scrupules, en dessous de toutes les couches d'agressivité qui cachaient sa véritable personnalité ?
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Jeu 3 Juil - 21:10

S'il y avait un seul avantage à avoir ces gênes de monstre, c'était de n'être que rarement surpris. Aussi, quand le grand Rouge débarqua dans sa ruelle, Ivy l'avait perçu et n'était presque pas prise au dépourvue. En général, cette capacité exceptionnelle lui permettrait de toujours s'attendre aux entrées en scène étonnante, et de toujours garder la face, ne jamais paraître en état de faiblesse. Pourtant, ses sens en émoi avaient tout de même suffisamment faillis pour ne pas avoir averti la Lionne assez tôt.

Aussi, quand il déboula, elle était accroupie lestement, et cherchait à dissiper une migraine tonitruante avec des gestes habituels -mais vains-. Cherchant immédiatement à se redonner une contenance et ne pas apparaître dans une position qu'elle jugeait dégradante, Palmer se redressa avec souplesse, et ne daigna pas tourner les yeux vers le Métamorphe. Impolitesse ou non, elle avait trop de fierté pour afficher un visage qui ne soit pas celui qu'elle jugeait devoir présenter à quiconque. A gestes lents, elle épousseta son front qui avait cogné contre la brique, puis ses cuisses et enfin, ses épaules.

Son envie première, instinctive, naturelle, fut de lui hurler de se casser. Il l'avait vue ainsi, et cette simple erreur était un motif suffisant pour lui donner envie de le déchiqueter. Mais. Comme c'était là une réaction primaire, soufflée elle s'en doutait, par la haine et la rage de la Lionne, l'Avocate comprima, compacta, réprima. Puis expira lentement.

Cependant, quand elle tourna enfin son visage vers la silhouette beaucoup plus haute qu'elle du Changeling, on pouvait lire sur ses traits d'habitude impassibles qu'elle avait à faire de gros efforts pour considérer de manière presque normale cet individu.

"Je vais bien, je vous remercie." Articula-t-elle posément, pesant chaque mot comme si un insulte pouvait se glisser entre deux syllabes, si elle n'y prêtait gare. Elle était repassé au vouvoiement, sans doute instinctivement, pour afficher une claire distance entre eux.

Parler de ce qui venait de se passer aurait sans doute été plus adapté, notamment pour lui qui ne savait pas encore la chance qu'il avait de ne pas ressentir les effets affreux de la Saison des Amours. Mais il n'y aurait rien eu de plus dégradant pour Ivy. Très pragmatique, ses talons claquèrent sur le pavé jusqu'à ce qu'elle soit à sa hauteur, et elle tira de sa poche intérieure de veste un carnet relié. A bien y regarder, c'était un chéquier.

"Combien ?"

Comme elle n'avait pas eu de réponse assez rapide à son goût -c'est à dire dans les deux secondes et demi-, l'Avocate grogna.

"Combien, j'ai dis ? Il ne s'est rien passé. Je veux être assurée que vous venez de perdre la mémoire." Elle posa ses yeux sur lui, sembla le considérer en silence, puis ajouta.

"2 000, ça conviendra ?" Il n'avait pas la tête de quelqu'un qui demande plus. C'était déjà une fortune pour quelqu'un qui achetait ses courses dans cette enseigne bon marché qu'elle lisait sur ses sacs de provisions archi-plein.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Ven 4 Juil - 0:31

C'était plus fort que lui... Asch leva un sourcil, parfaitement interloqué. D'une, voilà qu'elle faisait des manières pour lui parler - et tout à l'heure il avait cru comprendre qu'elle n'en avait rien à foutre, des manières. De deux, elle semblait ne pas être loin de lui bouffer le nez. Pour être d'un tempérament particulièrement colérique, il savait reconnaître chez les autres certaines manifestations de fureur. La façon dont elle s'était exprimée n'avait rien d'anodine... Sauf que lui, pourtant spécialiste pour ce qui était de se taper des crises d'agressivité aigue pour un oui ou pour un non - souvent pour rien - n'était pas foutu de comprendre pourquoi elle s'était mise dans un état pareil. Ça n'avait aucun foutu sens. Ou alors, elle lui en voulait de l'avoir suffisamment énervée pour qu'elle soit forcée de se tirer en courant un peu plus tôt sur la place, pour il ne savait quelle raison, en disant il ne savait trop quoi. Ça faisait beaucoup de choses qui échappaient à sa compréhension. Il détestait quand il ne comprenait pas quelque chose. Ça le foutait en rogne. Bah voilà ! Il était saoulé. Et maintenant ils étaient deux à tirer virtuellement la gueule.

Rien ne s'arrangea quand elle sortit son chéquier et lui posa une question qui manqua de lui décrocher la mâchoire. Il la regarda, l'air ahuri, pendant un millième de seconde de trop. Elle insista sans lui laisser le temps de répondre, sur un ton désagréable qui donna instantanément à Asch l'envie de lui en foutre une, pour qu'elle se taise un peu. Elle était sérieuse ? Elle était vraiment en train d'essayer de l'acheter ?

... C'était le monde à l'envers. Il avait été dealer. Membre d'un gang. Il avait racketté. Il avait fait chanter. Il avait menacé et frappé des types... Et là, maintenant qu'il avait retrouvé un statut un peu plus "légal", malgré son casier judiciaire déjà bien rempli ? Voilà qu'on proposait d'acheter son silence sans même qu'il ait demandé quoi que ce soit. La somme qu'elle lui proposait était coquette. Il se serait bien étranglé, si il n'avait pas déjà été en train de répondre, halluciné. Il hurlait presque, parce qu'elle avait fini par le mettre hors de lui, à force d'être totalement incohérente. Et puis n'oublions pas qu'il avait un esprit de contradiction de merde : quand on lui refusait un truc, il cherchait à l'avoir. Quand on lui offrait, il n'en voulait pas. Typique.

"... Mais... MAIS.... Je veux PAS de ton argent !!?"

Il allait sans doute regretter cette déclaration un peu plus tard, mais à l'instant même, c'était on ne peut plus vrai. Accepter spontanément du fric sans qu'il ne comprenne pourquoi on le lui proposait, c'était beaucoup trop déstabilisant. Et dégradant. Il se sentait insulté, et il bouillait. Du coup, il gueulait de plus en plus fort. Il jeta ses sacs à terre un peu trop violemment (les œufs firent un bruit bizarre).

"Qu'est-ce que j'en ai à FOUTRE de ce qu'il vient de se passer, sérieusement ? Je te connais pas. Je m'en FOUS. J'ai pas besoin de ton fric !"

... En fait si, rectification. Il était à la dèche, n'avait pas assez de scrupules pour regretter de prendre de l'argent qu'on lui donnait de bon cœur (surtout d'une femme qui proposait de claquer 2000 dollars comme si c'était la dépense la plus banale du monde), et il en aurait bien eu un peu besoin... Mais il n'avait pas envie de prendre un chèque qu'on lui foutait dans les mains sans qu'il ait eu son mot à dire.

"... C'est quoi ton problème, sérieusement ? Tu refiles des thunes chaque fois que quelqu'un te prend à avoir envie de gerber aussi ? Range ton bordel, ça m'énerve..."

Pour une fois qu'il faisait une bonne action en demandant à une inconnue à la rue si elle allait bien... Il aurait mieux fait de s'abstenir.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Ven 4 Juil - 10:00

Durant un instant de flottement, Ivy sembla être sur le point de tatouer sa paume contre sa joue. Mais le moment passa, et dans des gestes maîtrisés à la perfection, elle tira sur sa veste, dévoila la poche intérieure dans une belle doublure en satin à fine rayure parme, et rangea soigneusement son petit carnet. Elle replaça ensuite sa veste couleur marron glacé pour refermer un à un, lentement, les boutons. Ces mouvements millimétrés semblaient habituels, et étaient pourtant un des seuls moyens pour Palmer de faire redescendre la pression sans paraître perdre la face.

Une fois parfaitement tirée à quatre épingles dans son costume trois-pièce masculin, elle releva le menton pour déclarer d'une voix d'un professionnalisme sévère.

"Bien. Sachez qu'on ne refuse qu'une seule fois l'une de mes propositions."


Elle glissa délicatement ses mains dans ses poches ce qui eut pour effet de la rapetisser légèrement, comme si elle se tassait, en lui donnant une allure d'autant moins féminine. En passant machinalement sa langue sur ses dents, peut-être pour s'assurer dans un trouble du comportement, que tout était à sa place, l'Avocate avait la ferme intention de tourner les talons. Pourtant, elle restait là, face à lui, en le considérant d'un oeil presque absent. Sans doute paraissait-il hautain d'ailleurs, son oeil. Mais c'était naturel.

Il avait déclaré de pas la connaître. Certes. Mais s'il se renseignait un peu, ou s'il lisait les journaux, il ne tarderait pas à se rendre compte qu'elle allait être nommée dans les hauts échelons de la Municipalité. Arriver à la Mairie et être éclaboussée par un témoignage d'un Outre serait sans doute désagréable mais elle savait qu'avec ses connaissances et son expertise de la Justice, elle le traînerait sans mal jusqu'à la poursuite pour diffamation. Tant pis pour lui, s'il ne voulait pas de son argent. Elle lui proposait une solution facile et rapide pour ne plus parler de ce petit incident, mais s'il fallait passer par d'autres moyens, plus tard, si la mémoire lui revenait, elle ne rechignerait pas.

Si, pour lui ou d'autres, ce qui venait de se passer n'était rien, ou pas grand chose (une saute d'humeur somme toute), pour Ivy Palmer, c'était un déshonneur plus grand encore que retrouver des photos de soi en petite tenue sur le web. Ca d'ailleurs, ça n'arriverait jamais... Par contre, qu'on puisse relater qu'elle ait perdu le contrôle de sa légendaire maîtrise de soi... C'était la pire des attaques. D'où sa réaction. Elle ne prendrait pas la peine de le lui expliquer, naturellement. C'eut été s'exposer bien trop et s'ouvrir plus que nécessaire à un inconnu. La Lionne ne parlait jamais de cela, à quiconque, et seule Mina avait avec les années réussi à gratter l'énorme carapace et la comprendre un peu. C'était de l'histoire ancienne. Révolu. Hum. Jarvis aussi avait cerné rapidement sa personnalité, mais elle préférait effacer ce Wiccan de sa mémoire.

"Estime-toi heureux de ne pas ressentir les effets de cette saloperie." Elle venait de rouvrir la bouche comme s'ils avaient continué leur conversation du centre de la place bondée. Bien sûr, son attitude était toujours aussi froide et rêche. Mais il fallait peut-être quand même lui dire deux mots... Immédiatement, Ivy s'agaça elle-même de ne pas avoir tracé sa route bien avant.

"La Saison des Amours." Précisa-t-elle en laissant ses yeux tomber sur les sacs de provisions d'où s'écoulait de l'oeuf. Sans aucune considération pour les courses, elle reporta son attention sur le Métamorphe.

"Tu es un chien." Ce n'était pas un insulte. Elle leva légèrement le nez, les narines frémissantes. "Non, attends. Un renard, ou un loup." Lentement, elle hocha la tête.

"D'ici quelques temps, tu auras la capacité de savoir tout ça des gens. Ressentir leur peur, leur enthousiasme. Prévoir la pluie, un peu. Tu t'installeras dans une vie où ce qui t'entoure te paraîtra plus accessible, tu sauras t'appuyer sur tes sens pour toujours avoir une longueur d'avance sur tes adversaires. Je veux dire, les gens qui t'entourent."
Pour l'Avocate, tous ces avantages n'en étaient pas. Ses traits tirés pouvaient en attester. S'il on était observateur.

Et sa voix s'assombrit. "Et puis viendra l'printemps. Tout ça sera bousillé, ça va grésiller dans ta tête, tu n'auras qu'une seule idée entête du matin jusqu'au soir : assouvir tes pulsions. Tu vas trouver ton voisin attirant lorsqu'il sort les poubelles, et toi encore, t'es pas une femme. Parce que c'est cent fois pire... Tu voudras des enfants, comme si la survie de l'espèce ne dépendait que de toi, et comme si ..." Elle échangea un regard qui exprimait tout le dégoût et la haine que lui inspirait ces sentiments. Elle en aurait presque la nausée. Puis elle haussa finalement les épaules.

"Oublie ça, profite de cette année, parce que l'année prochaine, tu vas devenir une chose immonde qui ne pensera qu'à manger et baiser." Elle renifla bruyamment dans un tic nerveux et jeta un oeil à l'extrémité de la ruelle, où elle pourrait rejoindre l'arcade principale.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Ven 4 Juil - 13:40

L'ambiance chuta si brutalement qu'Asch fut de nouveau pris de court. Il détestait être pris de court, entre autres (nombreuses) choses. Lorsqu'on ne savait plus comment réagir, c'était en un sens qu'on était acculé et donc, en position de faiblesse. Être en position de faiblesse, il n'y avait strictement rien de pire. A part deux ou trois trucs auxquels Asch se refusait de penser tant qu'il n'aurait pas trouvé comment faire pour gérer ses troubles sociaux, associés à sa nature dévoilée. Bref... la blonde avait retrouvé son calme et lui indiquait qu'il n'aurait pas d'autre occasion de remporter le pactole proposé. 2000 dollars qui s'envolaient dans un nuage de fumée... C'était frustrant, mais il n'y aurait de toute façon pas eu moyen qu'il accepte une somme pareille sans raison valable. Il était atterré.

"... Tu m'en vois ravi ! J'avais pas l'intention de perdre mon temps à refuser cinq fois supplémentaires."

Il la vit changer de posture. Elle restait devant lui, sans qu'il sache trop pourquoi. Et lui aussi restait devant elle, comme un con. Il ne savait pas pourquoi non plus. Il devait admettre qu'elle avait un certain charisme mais... Mais ? Qu'est-ce qu'on s'en foutait, enfin ! Il cligna des yeux. Est-ce que c'était cette odeur (qu'il devrait maintenant reconnaître comme celle d'un métamorphe) qui le troublait ? C'était quand même pas la saison ? Et si elle avait eu raison ? Et si l'influence du printemps était en train de commencer à se faire sentir ? Quand est-ce que cette période était censée finir exactement ? Asch n'avait aucune envie d'être soumis au genre de tentations qu'on lui avait promis. Surtout pas maintenant : il n'était déjà pas certain d'être capable de maîtriser l'animal, si il devait piquer une colère trop intense. Juste quand il commençait à avoir des doutes et à sentir en lui une étrange inquiétude monter, la métamorphe brisa le silence, et parvint à taper pile où il n'aurait pas fallu. L'expression agacée du Rouge fondit subtilement... Juste assez pour dévoiler son trouble. Puis elle le traita de chien, et il faillit s'énerver à nouveau, avant de comprendre où elle voulait en venir. A choisir, il aurait préféré qu'elle l'insulte vraiment. Il aurait su comment réagir, au moins. Il ne serait pas resté planté là comme un con (encore), la bouche ouverte, prêt à gober les mouches.

"... Tu peux le savoir comme ça ..?"

C'était là la seule chose qu'il avait trouvé à répliquer, toute trace d'animosité provisoirement envolée. Puis elle se mit à lui parler avec de grands mots... On aurait cru qu'elle était en train de pondre une prophétie, de celles dont on se passerait bien. Asch se l'était fermée. Une frayeur non feinte arrondissait ses iris au fur et à mesure que la blonde s'exprimait. C'était la première métamorphe qu'il rencontrait de toute sa vie... Elle lui promettait un avenir constitué de tout ce qu'il avait craint, du moment où il avait su ce qu'il était. Les pulsions incontrôlables, envers n'importe qui, n'importe quoi, dans n'importe quelle situation. La bestialité qui l'emportait sur l'être humain... D'ailleurs, ses pensées devenaient floues. Le vent montait. Il sentait l'animal grimper à la surface, alors que son cœur battait à tout rompre, sous l'effet d'une panique soudaine. Il vit qu'elle commençait à se retourner, sans doute pour se casser. Les mots lui échappèrent :

"... Attend !"

Elle avait de la chance de ne pas avoir encore esquivé l'ombre d'un mouvement, sans quoi Asch lui aurait sans doute chopé la manche ou le col pour éviter qu'elle ne puisse s'enfuir trop vite. Il le ferait sans doute si elle faisait mine de se retourner en l'ignorant. Il cligna des yeux et jura à voix basse. Asch secoua brièvement la tête pour tenter d'évacuer sa confusion, mais rien n'y faisait. Les mises en gardes de son interlocutrice n'en devenaient que plus réelles : il était incapable de renvoyer l'animal de là où il venait.

"... Tu dis ça, mais c'est pas possible que ça soit aussi... radical ! Sinon on nous enfermerait tous pour éviter les débordements ! Il doit bien y avoir quelque chose pour éviter que ce genre de trucs arrive, nan ? C'est pas possible autrement..."

Elle lui avait parlé d'envies, il avait pensé "réalisation des envies", sans doute parce qu'il se souvenait de l'histoire cuisante que ses "parents" lui avaient récemment raconté. Sa mère, violée par un métamorphe au printemps alors qu'elle venait d'avoir un accident de voiture et était à moitié assommée. C'était pas possible... Il ne voulait pas être comme l'enflure qui avait été à l'origine de sa naissance, et de la vie de merde qui en avait découlé ensuite. Il y avait forcément un moyen pour que tout se passe sans accrocs majeurs !
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Mer 9 Juil - 15:16

Pour toute réponse à sa question, Palmer haussa les épaules. Comment elle pouvait savoir l'espèce de la bête en lui ? Aucune idée, son nez. Elle évitait de se projeter trop profondément dans sa nature d'Outre, c'était suffisamment dégradant comme ça. Alors qu'elle allait tourner les talons, quand elle fut retenue non pas par un mouvement, mais par une parole. Ses yeux roulèrent jusqu'au grand Rouge qu'elle considéra en silence. Quoi ? Il avait peut-être une remarque à faire ?

Elle examina l'attitude du Métamorphe sans ressentir aucune empathie pour cet homme qui venait de découvrir sa nature, et qui avait encore tout à apprendre. Une autre qu'elle pourrait certainement se montrer compréhensive, essayer de l'aiguiller, de l'aider, se montrer aimable. Mais Ivy n'était pas connue pour capter facilement les sentiments extérieurs. Elle ne pompait ni la joie ni la douleur de ses proches, elle se contentait de réfléchir de son propre point de vue. Toujours les mains dans les poches, la Lionne secoua lentement la tête lorsqu'il déblatéra quelques inepties.

"Ecoute, je vais t'dire." Elle se tourna complètement pour lui faire face, et leva les yeux pour échanger un regard prolongé avec le Changeling. "Ce n'est ni universel, ni radical. Je te parle de ce que je sais moi. En temps normal, je ne t'aurais pas adressé la parole, et je ne te trouverais pas non plus à mon goût. En temps normal, je ne serais pas sortie hier soir dans le seul espoir de croiser des gens. Quand l'animal a faim, a soif, ou est en manque, je gère parfaitement. Mais le fait est qu'à cette période, c'est plus dur."

Nom de Dieu ! Elle se livrait comme ça à cet inconnu, encore une putain de preuve ! Une veine sur sa tempe se mit à palpiter, elle se sentait de nouveau anormalement nerveuse. Palmer prit une profonde inspiration, ferma les yeux, puis expira très lentement par la bouche.

"Y en a qui disent qu'il y a deux méthodes pour éviter de péter un câble. Vivre en harmonie avec sa bestiole. Ou rester enfermé. Je te laisse deviner ma méthode." Elle eut un sourire carnassier, mais très vite, son visage exprima de nouveau une tension anormale. Elle tira de sa poche intérieur son étui métallique où elle rangeait soigneusement ses cigarettes, en tira une, la pinça entre ses lèvres et parla en la faisant tanguer dangereusement.

"Si tu as encore du feu, je dis pas non." Marmonna Palmer. C'était faux, en réalité, ces deux méthodes. Conneries. Elle avait bien essayé de rester cloîtrée chez elle, mais il était impensable pour elle ne négliger encore son travail après avoir été beaucoup trop préoccupée durant quelques mois par cet enfoiré de Wiccan. Cette fois, et dès qu'elle aurait été rendre visite à Monsieur le Maire, elle avait décidé de ne pas s'enfermer chez elle. De sortir. De provoquer la Lionne pour se prouver à elle-même qu'elle pouvait résister, tout le temps, même pendant la Saison des Amours. Qu'elle emmerdait cette saloperie de saison ! Qu'elle avait le contrôle total et absolu, et qu'elle ne la laisserait pas dicter sa loi.

"Il existe une sorte de communauté Métamorphe, avec un genre de grand manitou, ses sbires et ses ministres. Ils pourront te renseigner mieux que moi, si ça t'intéresse." Elle, c'était certain à l'entente du timbre sarcastique de sa voix, ne les portait pas dans son cœur. Mais le nouveau grand Sachem pourrait peut-être le conseiller ou l'aider au besoin. Après tout, tout le monde n'était pas aussi aigri et obtus qu'Ivy Palmer.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Jeu 10 Juil - 21:52

Peut-être qu'elle voulait se tirer... Peut-être qu'elle en avait marre de voir sa gueule. Lui-même n'était pas un grand fan des "échanges imprévus dans la rue" et aurait nettement préféré rentrer chez lui que d'être planté dans une ruelle malodorante, entouré de sacs de courses dont les œufs éclatés se répandaient lentement sur la chaussée. Elle allait bien, TANT MIEUX. Elle n'allait pas lui donner 2000 dollars, TANT PIS. Mais pourquoi avait-il fallu qu'elle se lance dans un long discours prophétique qui lui promettait... bah. A peu près tout ce dont il avait peur et qui l'empêchait presque de dormir la nuit, en fait. La perte de contrôle. La victoire de l'animal sur sa personnalité. Il voulait croire qu'il n'allait pas en arriver là, mais voilà ce que lui racontait la première métamorphe qu'il lui avait été donné de voir. Ça n'était pas rassurant. En réalité, on pouvait considérer cela comme une menace, et il était clair qu'Asch n'allait pas laisser cette femme le menacer si facilement. Soit elle s'expliquait, soit il s'énervait. C'était aussi simple que ça. C'était même d'autant plus simple que la panique distillée dans son esprit réveillait la part de confusion qui s'était installée en lui en même temps que sa nature véritable.

Par chance elle sera retourna et entama de nouvelles explications, qu'Asch écouta avec autant d'attention qu'il lui était capable d'en donner dans cette situation où il ne reconnaissait plus sa propre manière de penser. Il l'observait calmement (en surface), malgré les éclairs sombres que lançaient son regard clair et perçant. Il s'attarda tout particulièrement sur l'histoire des deux méthodes, parce que "deux méthodes", ça avait le don d'être clair et facile à comprendre. Immobile, il sortit enfin de sa torpeur. Il avait cessé de paniquer du moment où la blonde avait changé de discours et lui avait plus ou moins fait comprendre qu'il existait des moyens de gérer tout ce merdier, et pas juste de le subir. Asch émit un ricanement cynique. Vivre en harmonie avec l'animal, ou bien rester enfermé ? Même lui était capable de deviner le choix qu'avait fait cette femme : si elle était en harmonie avec sa bête, lui était la reine d'Angleterre posant en bikini à côté du Dalaï Lama dans un magasine japonais. Quoiqu'on allait pas trop parier hein... les japonais étaient parfois capable de choses dont le commun des mortels n'aurait jamais soupçonné jusqu'à l'éventualité de l'existence.

"Rester enfermé... Je crois pas en être capable."

Il avait la bougeotte... Rester entre quatre murs plus de quelques jours sans bouger ? Inutile d'y penser : l'inactivité lui rongerait les nerfs, jusqu'à ce qu'il se foute en rogne sans raison, pète un câble... Se transforme incidemment, puis tue tout le monde dans l'immeuble avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Ou un truc du genre. Du coup il ne lui restait plus énormément de solutions : c'était plus ou moins ce à quoi il s'était attendu, quand bien même c'était très loin de lui faire plaisir. Vivre en harmonie avec ce... truc. Apprendre à l'accepter et à maîtriser ses transformations. C'était  sans doute la seule option viable qu'il pouvait envisager. Il était trop impulsif, trop énervé de nature. Il serait incapable de "contenir". Car c'était bien ce dont il était question... Il pouvait sentir la façon dont le loup poussait tandis qu'un frein inconscient tentait de l'empêcher de passer.

Après s'être allumé une cigarette (peut-être que celle-ci, il ne l'écraserait pas sous l'effet d'un accès de rage soudain), il jeta le briquet à son interlocutrice. Là... Évacuer les dernières traces de peur et d'effroi. Personne n'avait rien vu. Plutôt que de flipper comme un con, contacter la communauté méta du coin pouvait effectivement être une idée raisonnable et responsable. Autant de choses qu'Asch n'était pas, certes, mais parfois, il y avait des urgences.

"... Le Sach... Cha... sa... Je sais plus, sachtruc là, j'en ai déjà entendu parler. Et on les trouve où eux ?"

Asch était très occupé avec sa recherche d'emploi... Mais peut-être parviendrait-il à se dégager du temps la semaine suivante pour contacter ces gens. C'était quand même un peu une urgence. Surtout si la Saison des Amours se mettait finalement à lui faire de l'effet avant l'année prochaine.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Mar 15 Juil - 20:56

Ivy réprima avec soin un soupir. Non pas que cela l'ennuyait te tailler une bavette avec un inconnu, enfin si, mais ce n'était pas ça... Qu'elle se retrouve à discuter avec un autre Métamorphe était déjà assez étonnant, et qu'ils conversent joyeusement de la petite communauté qu'elle trouvait ridicule, voici ce qui l'agaçait. Elle dut cependant hausser les épaules, et afficher une moue qui montrait bien ce qu'elle pensait d'eux.

"Ouais, c'est ça."
Elle tira sur sa cigarette désormais allumée, tendit le briquet au grand Rouge, sans y prêter attention, et sans un merci non plus. Ivy avait autre chose à penser qu'à remercier pour un oui pour un non les gens. C'était hypocrite cette politesse à outrance.

"Le Sachem. Il est nouveau depuis quelques jours, d'ailleurs."
Elle se remémora difficilement cette soirée où elle avait eu beaucoup trop d'émotions à retenir, et où elle avait bien faillie craquer. "Je ne suis pas une habituée, mais tu peux aller au Mentis Animalis." Elle laissa échapper un rictus méprisant. "Ouais, je sais, ça craint comme nom."

La fumée s'échappa de ses narines et elle creusa les joues aussitôt, se frottant le front. Sacrée journée... Elle espérait que la soirée serait plus calme. Plus cela allait, plus elle oubliait l'incident qui venait de se dérouler contre sa volonté. Mais Palmer se faisait aussi petit à petit à la présence du Métamorphe, débarqué depuis peu si elle avait bien tout pigé.

"C'est à l'extérieur de la ville, une sorte de zoo, enfin ils appellent ça Réserve naturelle. Tu y trouveras une sorte de labyrinthe, et c'est là bas que tu pourras trouver des gens pour t'aider."


Nouvelle inspiration, suivie d'un filet grisâtre entre ses dents, l'Avocate avait dit l'essentiel, et c'était d'ailleurs tout ce qu'elle savait sur le sujet. Elle avait toujours vécu en marge de ces fadaises, trouvant les gentils change-forme qui se réunissaient plus pathétiques qu'une réunion d'alcooliques anonymes. Mais bon. Si ça pouvait aider certains à ne pas mettre en lumière la dangerosité de leur état, pourquoi pas. Elle, elle n'en avait pas besoin.

Son regard se porta distraitement sur les sacs de courses qui trônaient sur les pavés, et les considéra en silence. Pas de chance, il y avait au moins trois œufs brisés. Sans aucune empathie pour ce désastre, elle cacha sa main libre dans la poche de son pantalon à pinces, et releva des yeux ternes sous lesquels des cernes attestaient d'une vie assez peu ordonnées contrairement à ce qu'on pourrait penser du personnage. Si cette saloperie de Saison des Amours avait l'obligeance de la laisser tranquille, elle pourrait peut-être retrouver un rythme normal...

"Bon. Hé bien je pense que tout est dit." Instinctivement, elle s'était redressée, plus droite, plus fermée.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Lun 21 Juil - 22:25

Asch récupéra son briquet. Pas un mot de la part de son interlocutrice. Certains auraient pu s'en offusquer... la trouver sèche, ou impolie. Lui, au contraire, apprécia cette marque de simplicité. C'était apaisant. Les chichis à la longue, ça fatiguait. Globalement il y avait quelque chose qu'il appréciait dans l'attitude de cette femme. En vue des circonstances, cependant, il y avait peu de chances pour que cette vague approbation devienne quoi que ce soit d'autre. Il se méfiait toujours un peu (elle avait quand même eu des réactions bizarres, comme par exemple lorsqu'elle avait essayé d'acheter son silence sans raison qui à ses yeux paraissait valable). Quant à elle, elle avait l'air de ne pas porter les métamorphes dans son cœur. Le Rouge ne se "sentait" pas comme un changeling. Il n'avait pas encore l'habitude d'en être un, et doutait de jamais se faire parfaitement à cette idée.  L'ensemble de cette discussion lui laissait de ce fait une drôle d'impression. Il se sentait mal à l'aise, et vaguement agacé. Il retenait ses mauvaises humeur et volonté latentes en se rappelant qu'il lui était nécessaire d'aborder ce genre de sujets avec quelqu'un qui les connaissait mieux que lui. Il avait besoin de ces infos. Il ne pouvait pas se permettre de les ignorer.

Plutôt que de regarder son interlocutrice, il observait le sol fixement et se concentrait sur la fumée qu'il aspirait par bouffés faussement tranquilles. Ce faisant, il essayait d'oublier le sentiment grandissant qu'il avait d'être en total décalage avec le sujet de conversation, et tenta plutôt de retenir tout ce qu'on lui racontait. Il n'était pas certain d'en être capable, mais il faisait de son mieux. Okay donc le Grand Manitou c'était le Sachem, et il venait d'être récemment remplacé. Parfait... Espérons que le nouveau savait ce qu'il faisait quand même, sinon ça allait être un sacré bordel, encore. Elle lui donna le nom d'un... Il ne savait pas quoi. Ça ressemblait à un nom de bar à thème, un peu comme le "Wild Bar" dont il avait déjà entendu parler, mais dans lequel il n'avait pas encore été. Lui-même n'était pas choqué par ce genre de jeux de mots. Il en avait vu d'autres... Des vampires qui allaient boire un coup au Bloody Married, des wiccans qui ouvraient des supérettes "Abra-caddy-bra", des vodouns dans leurs hôtels "Coff'inn" réputés pour le large choix de café et la déco glauque à souhait... Il accompagna le rictus de la blonde par sa propre esquisse de sourire cynique et désabusé. Un éclat de rire silencieux, cassant.

"Les outres en général rivalisent avec les coiffeurs pour ce qui est de trouver des noms d'établissement pourris je crois..."

La trace d'amusement (?) corrosif qui l'avait animé disparut presque aussi vite qu'elle était apparue. De nouveau des informations à garder : si il voulait trouver le Sach... cha... Merde. Il avait déjà oublié. Bref, si il voulait le trouver lui et ses "sbires", si l'on pouvait dire, il fallait qu'il trouve la "Réserve naturelle", à l'extérieur de la ville. C'était un nom qui le laissait un peu perplexe.... Généralement, dans les réserves dites naturelles, on trouvait des animaux. Entendons par là, de VRAIS animaux. Que ces métamorphes se parquent d'eux-même dans un endroit qui portait ce nom lui semblait être un peu... dégradant. Il devenait sceptique. Circonspect. Ou bien était-ce juste l'attitude négative de cette femme qui le rendait à son tour de plus en plus négatif ? C'était pas très compliqué. Il était du genre à l'être même quand on ne l'y poussait pas, alors si on l'y aidait, hein.. !

Elle avait terminé. Simple et concis. A part le nom du Grand Manitou qu'il n'arrivait décidément pas à mémoriser, il avait compris le reste. Il avait une piste, et cette idée l'apaisait. Du coup, il lui en devait une, quand bien même elle n'avait pas été des plus coopératives au début. Lui en vouloir pour ça aurait été hypocrite de la part d'Asch, lequel (à sa place) ne se serait peut-être même pas autant fait chier. IL n'était pas (ou plus) d'humeur à être de mauvaise foi. Il éprouvait un sentiment neutre à son égard. L'inimitié qu'il avait ressenti au moment où elle avait tenté de l'acheter s'en était allée. Néanmoins il ne la connaissait pas suffisamment pour s'inquiéter de la fatigue qu'il pouvait lire dans le regard qu'il soutenait du sien, entre méfiance et gratitude mal assumée. Tant qu'elle ne pétait pas un nouveau câble face à lui, ce n'était pas ses oignons.

"Ca devrait pouvoir me servir. Merci pour le tuyau."

Les mots lui brûlaient les lèvres : comprenons que les mots "merci" et "désolé" étaient habituellement bannis de son vocabulaire, et qu'il en fallait généralement pas mal pour que l'un ou l'autre franchisse le barrage de sa rudesse chronique. Comme il n'était pas sûr de savoir si il appréciait ou non cette métamorphe, qui restait tout de même une inconnue et un facteur de problèmes potentiel, il avait hésité. D'un autre côté il avait l'impression de l'avoir forcée à parler d'un truc dont elle n'avait pas du tout envie de parler, et c'était là quelque chose dont il était capable de mesurer la valeur, selon sa propre échelle.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Mar 5 Aoû - 10:34

Ivy hocha lentement la tête, comme pour elle-même. Une parade habituelle pour ne pas avoir à ouvrir la bouche pour dire n'importe quoi, des politesses, des banalités, ou toute réponse niaises qu'on fait dans ce genre de cas. Elle ne se donnait déjà pas la peine de le faire à des gens haut-placés ou à ses amis, ce n'était pas pour le faire pour des inconnus, tout métamorphes que c'était. Surtout, métamorphe d'ailleurs. Non. Pires étaient les Wiccans.

Une pensée désagréable lui chatouilla les narines, elle revécut une seconde un parfum de vieilles roses, de bergamotes, de tabac froid, de poudre... Un goût de Gold Strike dans la bouche et elle montra les dents une seconde dans un rictus douloureux. Saloperie de Sorcier. Elle l'avait encore dans le nez, elle ne l'avouerait jamais, mais elle l'avait encore dans les veines.

Pour chasser ses souvenirs délicats, elle se réfugia dans la blablate.

"Bon courage." Souffla-t-elle dans un nuage de fumée ; c'était la seule chose qu'elle avait trouvé à dire. Et en réalité, c'était ultra sincère. Du courage, il en aurait besoin... En plus de tous les problèmes de normes classiques et banals, il aurait à gérer des choses qui le dépasseraient, qui seraient beaucoup plus fortes que lui, et comparés à un humain, qui viendraient de l'intérieur.

La société, sa famille, sa femme, ses gosses, son boulot, son boss, le système. C'était rien comparé à l'instinct. Il allait en chier, sa vie serait dure. De quoi faire un procès à ses parents pour lui avoir refilé des gênes aussi pourris. Dans ses jeunes années d'étude, Ivy y avait songé... Mais c'était trop tôt après la Révélation, personne n'aurait jugé son action légitime. Aujourd'hui encore, elle avait des envies de ce type. Mais revoir ses parents était impensable, même si c'était pour les attaquer en justice. Sa seule satisfaction était sa certitude qu'elle gagnerait. Parce qu'elle gagnait toujours.

"Ciao." Conclut-elle finalement, tirant à nouveau sur sa cigarette, et saluant sans étiquette d'un signe de tête discret. Elle se disait qu'au pire, elle entendrait parler de lui dans les journaux, s'il pétait un plomb... Elle tourna le dos, mais serra les mâchoires. Ce qu'elle allait faire, elle le regretterait sans doute.

Elle tira de sa poche quelque chose et l'envoya voler jusque sur le sac de courses au sol.

"Ma carte de visite. Au cas où." De dos, elle haussa les épaules comme pour se fustiger elle-même, et ne tint plus en place ; elle se mit en marche et disparut rapidement à l'angle de la ruelle.
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Asch Räder
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.   Dim 10 Aoû - 18:03

Asch cligna des yeux et tourna un regard involontairement étonné sur son interlocutrice, laquelle venait de lui souhaiter "bon courage". Ce n'était pas le genre de mots auxquels il se serait attendu, même si il pouvait comprendre, en un sens, en quoi il allait avoir besoin de courage. Il en aurait besoin de plus qu'elle ne pouvait l'imaginer avec les informations qui étaient en sa possession (et c'était sans doute ce qui l'avait surpris le plus). Accepter d'être différent du reste de sa foutue famille de sorciers wiccans, accepter d'être le produit d'un viol, et d'enfin comprendre plus de deux décennies plus tard pourquoi sa propre mère le haïssait... Bref. Si il voulait réussir à passer outre (sans mauvais jeux de mots) toutes ces choses qui lui pourrissaient l'existence, il fallait qu'il commence par cesser de s'auto-apitoyer dès que le bout du nez d'une occasion de le faire se pointait. Il hocha la tête sans rien dire en réponse à la déclaration de la blonde. Ensuite, il fit en sorte de retrouver une expression neutre (constituée d'une moue blasée et d'un regard perpétuellement sombre, donc).

"Ouais... A la prochaine."

Façon de parler. C'était idiot de la saluer de la sorte : il avait très peu de chances de la recroiser. Elle se tourna pourtant de façon inattendue pour jeter quelque chose dans un sac de courses. Une carte de visite, qu'elle disait. Perplexe, Asch la laissa partir. Il attendit que sa silhouette disparaisse à l'angle de la rue pour se tourner en direction de son butin, à la fois agacé et curieux. Il s'agenouilla et mit les doigts dans le plastique. Un juron rageur passa ses lèvres lorsqu'il sortit le morceau de carton du massacre qui avait eu lieu, les doigts couverts de blanc d’œuf cru. Il se retint de l'essuyer contre son pantalon, mais se rappela au dernier moment qu'il devait avoir un mouchoir propre dans une poche : il n'était pas suffisamment riche pour se permettre de faire des machines à tout va. Il allait donc éviter de tâcher des affaires qui pouvaient être encore portées. Dès que la carte eut retrouvé sa propreté d'origine, il lut son contenu. Une avocate. Tiens donc... Il ne l'aurait pas deviné, mais finalement ça collait avec son allure même si à cet instant précis, il avait du mal à l'imaginer à la barre en train d'argumenter. Peut-être parce que lorsqu'elle avait été avec lui, parler l'avait plus saoulée qu'autre chose. Enfin ça pouvait se comprendre...

Elle était peut-être réputée, ou bien impliquée dans des affaires importantes en ville, voire même à l'échelle de l'Etat. Du coup il comprenait un peu mieux pourquoi elle avait pu tenter de le soudoyer pour qu'il taise ce qu'il avait vu lorsqu'elle avait perdu le contrôle... Mais elle n'avait franchement pas à s'inquiéter : Asch n'était pas du genre à raconter sa vie aux inconnus, et dans cette ville, il ne connaissait personne. Il n'avait aucune raison de vouloir parler de ce qu'il avait vu à quiconque. Aucune raison de chercher à l'emmerder. Il n'avait pas fait que des trucs bien dans sa vie. Il ne les regrettait pas tous. Néanmoins on ne l'avait jamais accusé de faire preuve d'indiscrétion : il était une véritable tombe, et il mettait un point d'honneur à respecter ses promesses.

Il doutait cependant d'avoir un jour besoin de recourir à ses services. Quoique... Il ne savait pas trop ce que l'avenir lui réservait, puis il gardait un casier judiciaire plutôt rempli, notamment par quelques années d'emprisonnement avec sursis qui risquaient de lui tomber sur le coin du nez au moindre pas de travers. Il allait peut-être garder cette carte, finalement... Il pouvait toujours espérer avoir suffisamment d'argent un jour pour être en mesure de l'embaucher : vu la facilité avec laquelle elle distribuait ses dollars par millier, elle ne devait pas être particulièrement donnée. Pensif, il mit la carte dans sa poche et récupéra ses sacs, direction son appart, auquel il arriva cette fois sans qu'aucune interruption ne vienne le distraire.
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Il n'y a pas de sot métier... ou bien peut-être que si.

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