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 A qui appartient ce postérieur ?

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Bess Butler
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Lun 30 Nov - 22:43

Bess sentait l'animosité qui s'était formé entre Devon et Esteban. Ils se connaissaient depuis assez longtemps, mais elle n'avait aucune envie d'écouter leur querelles personnelles. Ce qu'elle voulait c'était de régler cette affaire le plus rapidement possible, les éboueurs allaient arriver et le garnement allait mordre la poussière. Ou pas. Maintenant il ne lui restait plus beaucoup de choix. Bess pouvait le laisser fuir, risquer la perte de temps, mais aussi risquer ses futurs plans. S'occuper de son cas beaucoup plus tard était une possibilité, même si risqué.
La dame était tout aussi bien tenté de le frapper où même lui tirer une balle dans la tête pour lui fermer sa gueule. C'est pour cela que son instinct maternel était toujours absent, même si à priori elle sentait un regret minime vis à vis de sa relation avec Michael Cardwell, son ainé qu'elle a dû assassiner.

Quand celui-ci commençait à griffer sa main elle serra ses dents de toutes ses forces. Elle se fichait pratiquement de sa main, mais les petites griffes du gamin abimaient son trench coat. Ça y est, elle perdait sa patience et elle n'en avait que faire de la réaction d'Esteban, mais aussi de ce qu'il adviendrait avec le métamorphe en chaleur. Bess ne lâcha pas prise, mais elle serra bien fort le col de celui ci et ce fameux ''clic'' se fit entendre dans sa poche, puis le canon de son petit pistolet heurta le derrière de la tête du garçon.

- Ça suffit. - dit-elle calmement en éloignant son visage des bras d'Esteban, le pistolet était plus un avertissement, car dés qu'il heurta légèrement la tête d'Esteban elle le reposa dans sa poche - Maintenant tu va m'écouter, si tu tiens à crier encore plus tard dans ta petite non-vie. Tu va avec lui, ou avec moi. Gentiment, sans te comporter comme un morveux. Flûte, s'il le faut pour fermer ta gueule je te ramène chez toi, mais on aura beaucoup à discuter. Que tu le veuille où non. Ce n'est plus ton choix.

Soit ça allait passer, soit non. Il se peut qu'il ne veuille plus en aucun cas coopérer. Elle ne pouvait pas tout de même lui tirer une balle dans la tête, sa famille était bien trop importante à ses plans, mais aussi assez influencielle pour retrouver le coupable du meurtre de l'héritier de la fortune des Luz-Descalzo. Bess avait des plans pour le futur, elle ne voulait pas que les plans meurent avec elle. Son plan immédiat était de cacher le garnement et de le questionner...Puis de se taper du métamorphe. Après tout, les métamorphes étaient ses Outres favoris. Non pas seulement pour le culinaire, mais aussi pour leur nature aussi vivante et animalière.
La Vampire fixa Devon, comme-ci elle essayait de le convaincre gentiment qu'il allait être récompensé si Esteban voulait faire la route avec lui. Des pensées farfelues lui passaient par la tête, même après s'être fait poser un lapin, agresser et griffé, elle se demandait quelle genre de métamorphe était l'homme devant elle. *Huhu, pourvu que ça soit un taureau, ça fait depuis longtemps que j'en ai pas croqué*, pensait-elle.
Mais dabord elle devait s'occuper du garçon. Une idée lui vint en tête.

- Ta famille n'en sais rien, n'est-ce pas? C'est du tout neuf. Tout frais. Que crois-tu qu'il t'arrivera quand les médias auront leur griffes sur toi, hein? Ta manière de vociférer contre nous, par ailleurs toi-même aussi, peut juste démontrer que ta mère pense de la même manière. Me tromperais-je? Que feront-il de toi?

Une fois de plus manœuvre risqué; parler à un petit garçon paniqué de ses parents et des choses qui commencent par ''et si par hasard...'' pouvait l’effondrer. Le faire pleurer. Ou le faire fuir, voir sa mère. Bess espérait qu'il n'en arriverait pas jusque là. Les éboueurs allaient passer et s'il le fallait, elle allait amener Esteban avec la poubelle dans un autre endroit plus sûr et plus sécurisé. Il ne fallait surtout pas qu'il se fasse emmener par les poubelles ou qu'il soit vu par des passants.
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Mar 1 Déc - 11:24

Esteban retrouva un soupçon de sang-froid durant les quelques secondes où le sujet de ses préoccupations dériva sur Erin et sur son "frère", dont il était très loin d'être certain qu'il méritait de porter ce titre. Le ton sincère de Devon l'avait perturbé. Il lui était difficile de croire que quiconque pouvait proférer un mensonge avec une telle conviction dans la voix (à croire qu'il n'avait pas encore suffisamment appris de Darian). Il n'était pas certain de savoir ce qui le rassurait le plus  : l'idée que l'outre soit effectivement doté de toute la bonne volonté du monde (ce qui l'obligerait à réviser ses perceptions simplistes de la société), ou qu'il pourrait être en train de le mener en bateau. Quels risques courait Erin là-dedans exactement ?

Le vampire jaugea son interlocuteur du regard jusqu'à ce que son expression grave et déterminée paraisse totalement en décalage par rapport à la situation ainsi qu'à ses comportements précédents. Il était aussi mal placé pour juger ce "frère" que ce dernier l'était pour lui faire la morale mais au moins il était certain de ses propres intentions (... pour le moment). Néanmoins, outre ou pas, il ne se sentait pas le droit de voler l'exclusivité de révélations aussi sensibles. A conditions qu'elles soient faites en temps et en heure.

".. Je saurai si elle a été informée ou non. Je n'ai pas besoin de la voir en personne pour le savoir."

Car il était évidemment exclus qu'il s'approche d'Erin plus qu'il ne l'avait prévu malgré cet aléa inattendu : fréquenter des outres, c'était se mettre en danger, et comme il l'avait dit bien avant à Devon, Esteban non plus ne voulait pas qu'elle souffre. Était-ce bien prudent cela dit de laisser le champ libre à un probable imposteur, qui pourrait tout aussi bien la blesser, la kidnapper, lui faire du mal ? Une boule douloureuse dans la gorge il voulut demander à Devon ce qu'il pouvait bien vouloir faire aux Rosenbach, et le prévenir qu'il ne serait plus jamais en sécurité si il osait toucher au moindre des cheveux de la jeune femme, mais ses instincts chevaleresques furent coupés par une main qui le souleva hors de son armure poubelle. Esteban se métamorphosa à nouveau en chaton apeuré. Il s'en était même trouvé les griffes... Griffes qui n'avaient pas l 'air de perturber grandement celle qu'elles touchaient, ce qui achevait de lui donner l'air pathétique.

Il ne fallut finalement "pas grand chose" pour le calmer. Enfin, façon de parler, puisqu'il fallait alors considérer que de se faire braquer le canon d'un revolver contre l'arrière du crâne ne soit "pas grand chose". Esteban écarquilla les yeux. En aurait-il encore été capable, il serait probablement devenu blanc comme un linge. L'idée d'être littéralement à un doigt de la mort véritable lui fit l'effet d'un seau d'eau froide sur la tête. Il arrêta de hurler, de gigoter, et se trouva subitement nettement plus enclin à écouter ce qu'on était en train de lui dire sans sauter les trois quarts des explications. L'adrénaline (... ou son quelconque équivalent vampirique) eut un effet bénéfique sur lui puisqu'il fut soudain capable d'utiliser son cerveau efficacement. Bien sûr, l'idée de ne plus avoir le choix de suivre qui il voulait ou non ne lui plaisait absolument pas, même si il comprenait vaguement d'où elle venait : un monstre n'aurait jamais dû rester en liberté là où il pouvait blesser les gens normaux. De cela, il était douloureusement conscient. Cependant, comprenez son scepticisme à l'idée que ses chaînes soient tenues par un autre monstre plutôt que par une personne décente... Ou que par un logement suffisamment isolé.

Mais il fallait qu'il se rende à l'évidence : dans l'immédiat, il n'avait pas le choix. Il porta un regard hanté sur le bout de la rue qui, rapidité éclair ou non, lui semblait à cet instant bien loin. Il ne connaissait rien des capacités de cette femme et elle pourrait tenter de lui tirer dessus- et réussir - si il s'essayait à une fuite frontale. Il fallait qu'il attende une meilleure opportunité. En attendant... Il faudrait qu'il commence à jouer leur jeu. Il se rendait progressivement compte qu'aucun des deux outres ne lui était encore sauté dessus et que ça n'arriverait probablement pas tout de suite... Ou bien pas du tout, puisqu'il lui apparaissait maintenant qu'ils étaient entre monstres. Il avait encore du mal à se faire à l'idée qu'il était passé de ce côté de la barrière. Un regard aigu se tourna sur Devon. Devait-il suivre le Rosenbach ? Cela lui aurait donné l'opportunité de le surveiller et de s'assurer du fait qu'il ne ferait aucun mal à Erin (voire qu'il lui donnerait des explications décentes quant à sa non-humanité), mais cela impliquerait aussi de probables contacts avec elle... Et avec Karl. Et avec ceux de sa famille (ou de leurs employés) qui ne seraient pas suffisamment dégoûtés par ce qu'il était devenu pour l'approcher. Il ne pouvait pas permettre qu'une telle chose arrive. Son état paniqué l'empêchait d'être le pantin de sa soif de sang grandissante mais il était très conscient de sa présence sous-jacente, qui ne tarderait pas à ne plus l'être. Il allait donc falloir qu'il suive cette meurtrière... Quant à la mener chez lui ? C'était hors de question. Lorsqu'il fuirait, il avait bien l'intention qu'elle ne sache pas où le retrouver.

"... D'accord... D'accord ! Je vais vous suivre vous ! Mais lâchez moi ! Il est absolument incorrect de tenir quiconque dans une position pareille ! Est-ce qu'on ne vous a jamais appris le savoir vivre ??!"

Question qui ironiquement lui rappela qu'il y avait un norme agonisant par terre. Une lame glaciale parcourut son échine. Il jeta un regard affolé au malheureux, en même temps que l'odeur omniprésente de son hémoglobine lui chatouillait le palais jusqu'à l'assécher complètement. Esteban porta une main devant sa bouche, pas tout à fait certain de savoir si il avait envie de vomir, ou bien si c'était le contraire. Elle voulait discuter ? Esteban avait bien du mal à s'imaginer discuter tranquillement avec l'auteure d'un pareil carnage. Autant s'imaginer boire le thé avec Freddy Krueger.

Elle devait ne pas être tout à fait certaine de sa docilité car elle en rajouta une couche dont il se serait bien passé. Il avait déjà pris une première douche froide et n'appréciait pas spécialement la seconde, d'autant qu'elle tapait à côté tout en réussissant tout de même à mettre les pieds dans le plat. Il allait être malade. Toute vitalité le quitta lorsque les événements de la journée précédente lui revinrent, des cris torturés d'Olivia jusqu'à l'expression terrifiée qu'elle avait dirigé sur lui, comme si elle ne le voyait pas... Comme si elle ne le connaissait pas. Un gouffre s'ouvrait là où il aurait dû avoir des organes internes mais il ne se sentait même plus la force de pleurer : il l'avait trop fait plus tôt et à vrai dire ces souvenirs le dévastaient tant et si bien qu'il n'avait même plus les outils pour exprimer le point auquel ça l'affectait. Le regard éteint de l'héritier se tourna vers l'arrière comme pour essayer de croiser celui de sa tortionnaire. Une colère froide émanait de lui : elle n'avait pas le droit de faire ces commentaires. Elle ne savait rien du tout.

"Peu importe... Je suis mort pour eux, et ça fait déjà longtemps que les médias s'acharnent sur moi. Vous allez me lâcher, oui ou non ?"

Cette fois il était certain d'avoir envie de vomir.
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Devon Rosenbach
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Lun 18 Jan - 21:08

Le cerveau de Devon était traversé de pensées décousues alors qu'il suivait tant bien que mal la discussion.
Il ne ferait pas de mal à Erin. Il lui dirait. Oui. C'était prévu de toute façon, il ne savait juste ni comment ni quand. Et puis si Erin et leur mère étaient en froid, il y avait nettement moins de chance que Madame Chase-Rosenbach apprenne la vérité - ce que Devon ne désirait vraiment, vraiment pas. Sa mère le voyait auréolé de grandeur, beauté et intelligence sur un piédestal au moins aussi haut que son aversion pour les Outres, et ça l'arrangeait plutôt que la situation perdure.

Esteban - après une menace à base de poudre et de balles que Devon n'eut même pas le temps d'intégrer étant donnée sa capacité actuelle à réfléchir - semblait vouloir partir avec l'Outre. L'autre Outre c'est à dire.
Bon, au moins ça le déchargeait de cette responsabilité. Oui mais du coup la vampire serait avec le fiancé. Pas avec lui. Damn it.

Pourtant, même s'il était capable de prendre un coup de pied dans les couilles comme une invitation, dans l'état où il se trouvait, l'attitude qu'elle avait exprimée était on ne peut plus claire.

Conclusion, il allait devoir les suivre. À son rythme. Heureusement qu'il avait du flair.
L'idée qu'il avait la carte de Bess dans sa main ne l'effleura pas vraiment.

Il se mit en retrait, comme pour les inviter à partir.
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Bess Butler
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Mer 27 Jan - 9:57

Le visage de Bess s'adoucit un peu. Finalement le garçon allait coopérer! Avant de le lâcher elle vérifia que son trench-coat ne fut pas abime par les petites griffes du "nouveau née" vampire. Elle jeta un œil sur Devon qui lui essayait de se concentrer sur la situation intense qui se déroulait devant ses yeux. Bess secoua le jeune garçon, sans approcher son visage de celui-ci, au risque de se prendre une griffe dans l'œil (il avait beau être inoffensif, une griffe dans l'œil fait toujours mal). Elle prit la dernière réplique avec un pincement. Bien entendu elle venait de lui retourner le couteau dans la plaie, elle aussi savait faire mal, mais quelque chose la dérangea dans ce qu'il dit. La Tutrice n'allait pas le laisser aller comme ça après s'être fait traiter de démon, même si au fond elle savait qu'il avait raison pour son cas. Elle repensa a sa jeune gitane qu'elle devait recueillir et aider, mais aussi à tous ces jeunes gens qui se sont fait transformes sans leur consentement dans des conditions plus que douteuses. Elle n'avait pas de temps pour les faibles, mais elle en donnait pour ceux qui se sont fait abuser. Esteban était une porte pour sa 'promotion', mais elle voulait aussi l'aider de manière honnête. Un mix assez malsain se formait dans son cerveau. D'abord elle devait le déposer, comme un lapin.

- T’en a du culot mon grand. Venant d'un adulte qui passe son temps caché dans une poubelle et en accusant une personne de démon et je souligne: une personne qui allait se faire violemment agresser ... Regarde ton ami, la. - pointa-t-elle vers Devon avec sa main libre - Je ne peux qu'assumer que tu le connais depuis un moment, voilà que tu lui balance des tomates à la figure? Bonjour le savoir-vivre.

Devon semblait les inviter à s'en aller, décidemment il voulait quitter les lieux au plus vite. En d’autres circonstances, Bess aurait suivi Devon joyeusement, car ce n'est pas tous les jours qu'on trouve un metamorphe aussi enthousiaste, mais le travail en ce moment était bien plus important. Dame St Clair ne pouvait pas le retrouver. Il en était hors de question et il fallait qu'elle pense à un plan pour le cacher de son radar. Une idée chapeautée lui est venue en tête, mais pour le moment elle n'en était pas là, trouver un 'safeplace' était sa priorité.

En posant son regard sur Esteban elle soupira intérieurement. Ce garçon ne voulait pas être vampire et elle se demandait qui était assez fou pour vampiriser une personne aussi hautement place à cette époque sans penser aux conséquences. Le scandale serait astronomique et les medias n'attendaient que ça. Bess n'en doutait pas que les medias étaient constamment à son cou vu à quel point l'affaire des attouchements et du jugement étaient à la première page pratiquement tous les jours. Bess essayait de prendre cela avec un peu de recul, sachant que les arguments de Darian étaient solides, mais émotionnellement restant du côté du jeune garçon. Il lui était préférable de ne pas rentrer dans les détails. Sa non-vie lui empêchait d'avoir un de mal de crane, mais une irritation semblable à celle-ci pouvait faire son apparition et elle décidait qu'il serait mieux de ne pas trop y penser. Là, elle devait garder son sang-froid et ne pas lui donner une grosse fessée.

- Je suis contente de voir que tu t'es calmé.
– dit-elle doucement en déposant le lapin par terre - Tu es un homme, agi comme tel. Le temps de l'apitoiement sur soi est fini.

Elle fit un pas en arrière pour lui donner un peu d'espace tout en gardant un œil pour pas qu'il trace. La Tutrice savait qu’elle était bien plus rapide que lui, mais même la meilleure des mères pouvait parfois perdre son enfant de vue Même là Bess avait ses doutes. Etait-il à l'université? Au lycée? Malheur a lui (sans compter son sire) s'il n'était pas d’âge. La Tutrice était résignée à l'aider car cela l'arrangeait. S'il n'était pas d’âge, elle aurait plaidé sa cause, mais quelles étaient les chances? Il avait l'air jeunot, mais pas plus jeune que 17 ans m'enfin! Bess regarda Esteban une fois de plus, puis elle reposa son regard sur Devon. Peut-être qu'il écouterait Devon un peu plus qu'elle; même s'il était metamorphe ça lui donnait un 'one-up' vu qu'il ne se nourrissait pas d'humains et qu'il ne craignait pas la lumière du jour. Elle hocha la tête en direction de la petite ruelle qui faisait face, tout en gardant ses sens clairs pour ne pas tomber sur des passants non-voulus tels que le BIAS ou la police... Sans compter les possibilités de paparazzis ici et là. Il fallait improviser, ce n’était pas la première fois. Bess n'allait en aucun cas les amener chez elle, bien trop risqué, elle ne savait rien de leur passé à part ce qui a été dit dans les médias et ça c'était déjà un point en moins pour les amener chez elle.

- Les égouts sont un des meilleurs moyens d'aller du point A au point B sans se faire repérer. Ou juste rester caché. Si l'idée vous est immonde, sachez que les deux tiers de notre groupe n'a pas besoin de respirer. A moins d'avoir une meilleur idée?

Le temps de l'humanité était fini pour Esteban. Appeler ce cercle un carré n'était pas de son genre et elle allait lui rappeler le fait qu'il était à présent un suçeur de sang et non une petite brebis encore allaitée par sa mère. Il devait apprendre d'une manière ou d'une autre. Sa vie pouvait déjà être un bordel monstre, maintenant ça serait encore une histoire différente.
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Mer 27 Jan - 20:56

Le vampire disait des énormités. Notons que ça n'aurait certainement pas dû l'étonner de la part d'une de ces créatures dont l'existence même était d'une énormité et d'une vulgarité sans nom, mais il ne put s'empêcher de pincer du nez d'un air parfaitement méprisant et de renifler un petit coup sec pour exprimer sa désapprobation. Peu importe qu'elle ait peu de temps auparavant pointé sur l'arrière de son crâne un révolver chargé ni même qu'elle soit encore en train de le tenir en l'air comme un lapin. Il y avait des choses qu'on ne pouvait tout simplement pas laisser passer sans prendre un air de circonstances, en l'occurrence celui du jeune homme de bonne famille qu'il était, et qui devait faire face à des propos et façons de penser qui allaient contre tout ce qu'on lui avait jamais appris. Depuis quand se défendait-on des gens qui nous agressaient en les mutilant et sans plus chercher à se justifier ? Ne lui était-ce donc pas venu à l'idée qu'elle aurait simplement pu l'assommer, plutôt que de se montrer plus monstrueuse encore que sa nature seule le laissait supposer ? Quant à sa relation à l'outre qui disait être le frère d'Erin, elle partait dans des suppositions parfaitement fausses qui eurent tôt fait de l'agacer. Avec une pointe d'arrogance et d'énervement dans la voix, Esteban siffla une réponse acide :

"On voit que vous savez de quoi vous parlez.., oui, vraiment !"

L'outre tenta sur lui une autre approche qui lui fit de l'effet. Probablement pas l'effet escompté, mais de l'effet quand même. Il tombait en morceaux intérieurement et fut bientôt incapable de comprendre exactement le point auquel tout ça l'affectait. Une vague colère le prit en même temps qu'il répondait. Il commençait à en avoir marre qu'elle parle sans savoir, et le pire c'est qu'il était visiblement loin d'être débarrassé d'elle puisqu'il allait être obligé de la suivre. Éteint, Esteban faillit tomber par terre lorsqu'il toucha le sol. Son corps lui semblait à nouveau étranger. Il avait l'impression de n'être plus capable d'évaluer les distances. Ses membres lui semblaient si détachés de lui-même qu'il était presque étonné de les voir encore lui répondre plutôt que de se mouvoir de leur propre volonté. Il ne pouvait pas avoir froid, et pourtant il était glacé.

De retour sur le plancher des vaches, le jeune homme croisa les bras. Il suffisait de voir la façon dont ses épaules tombaient pour comprendre qu'il était loin d'être à l'aise ni ravi par la tournure de la situation. Il tourna un regard noir sur le vampire qui était en train d'essayer de le convaincre de cesser de s'apitoyer sur son sort. Autant dire que les remarques destinées à blesser sa virilité ne fonctionneraient pas ce soir : il était déjà plein de jus de poubelle et en plus il était mort. Ca n'aurait pas pu être pire. Il venait de voir sa mère le rejeter comme si il n'avait plus été lui-même - et il n'était pas sûr qu'elle ait tort. Il avait perdu tout ce à quoi il tenait en l'espace de moins de quarante-huit heures et devait encore réussir à s'adapter à une situation improbable où une horrible tueuse à dents longues sortait de l'ombre pour le kidnapper, pendant qu'il découvrait la présence menaçante d'un outre dans la famille de sa non-fiancée. Il se sentait très sincèrement le droit légitime de se plaindre et de ployer autant qu'il le voudrait, indépendamment de ce qu'il aurait été convenable de faire en temps normal. Alors, non. Il ne se laisserait pas impressionner.

"Occupez vous de vos affaires..."

Sans presque s'en rendre compte, il s'était éloigné de l'humain qui était encore en train d'agoniser par terre. Il se sentait aimanté par cette silhouette effondrée alors même qu'elle le dégoutait, alors même il avait la nausée. Ses mâchoires fébriles tenaient à peine sa langue et il avait la gorge sèche. L'odeur d'hémoglobine était entêtante. Elle le rendait encore plus nerveux qu'il l'était déjà. Il savait pertinemment qu'il ne lui suffirait pas de boire de l'eau pour régler son problème, mais il ne voulait pas y réfléchir, et surtout pas en la présence du tas de chair dégoûtant. Plus dégoûtant encore était le fait qu'il n'ait même pas songé à prendre son téléphone pour appeler les urgences afin qu'on vienne ramasser le blessé. N'était-ce pas là la preuve de ce qu'il était en train de devenir ? Il hésita un long moment. On le retrouverait, si il téléphonait. Ca ne pouvait pas arriver.

D'un autre côté on était en train de lui raconter qu'il allait devoir aller dans les égouts et on venait aussi de lui rappeler qu'il n'avait plus besoin de respirer. Une vague de panique le gagna à l'idée de devoir retenir son souffle pendant des heures peut-être. Ses yeux écarquillés tournèrent sur l'autre mort-vivante, hébétés. Il était hors de question qu'il accepte de se conduire d'une façon aussi peu... humaine ! De toute façon, il ferait probablement une crise de claustrophobie avant d'avoir eu l'occasion d'émerger à la surface.

"Je refuse catégoriquement de retenir ma respiration. Débrouillez-vous pour trouver une autre solution. Après tout je n'ai jamais demandé à vous suivre. Et faites quelque chose pour cet homme par pitié ! Vous comptez vraiment le laisser mourir par terre ?"

Boudeur, il décida de ne pas se montrer plus coopératif que ça. Il avait passé sa journée dans une poubelle odorante et un voyage dans les égouts ne devrait olfactivement pas le déranger beaucoup plus, mais il fallait avouer que l'idée de nager dans les excréments humains ne l'enchantait guère, bien qu'il considérât ne pas pouvoir creuser beaucoup plus bas comme il avait déjà atteint l'ultime degré du fond. Au moins tant qu'il était entretenait cette irritation salutaire, ça l'empêchait de s'effondrer. Ou de penser à la soif qui aurait voulu qu'il fasse marche arrière et s'abreuve à même les blessures de l'agonisant, ce qui était une perspective des plus dégoûtantes et indignes de lui.
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Jeu 25 Fév - 18:28

Elle sentait une pression monter sur sa tempe. Le garçon avait beaucoup de cran et une grande gueule pour faire dans du vitriol. Quel chenapan. Elle allait laisser courir tout ça, pourquoi pas… Antagoniser le garçon verbalement rendrait son travail difficile, mais à quel point pourrait-elle le laisser courir?
La Tutrice ne l’aida pas à se tenir droit, s’il allait tomber il allait tomber. De toutes les manières, ses “bonnes intentions” auraient été mal prises, puis elle en manquait maintenant avec ce comportement de chiard.

S’occuper de ses affaires? Le garçon ne comprenait pas, ce n’était pas sa faute, elle aurait peut-être le temps de l’éduquer… un peu aux moins, pour pas qu’il crève sous la lumière du jour, attrapé par des extrémistes ou même trouvé avec un pieu dans le cœur. Ses affaires étaient tellement mêlés a lui a présent qu’il lui serait difficile de comprendre; les autres petits nouveaux nés qu’elle a eu avaient un peu plus de facilités… Bess ne voulait pas croire qu’Esteban était vraiment stupide, peut-être pas très futé, mais certainement pas un con né. Ce garçon venait d’une famille tellement prestigieuse qu’il devait avoir une éducation monstre; avait-il vraiment conscience du privilège? Peut-être. Ca, par contre, elle ne voulait pas assumer; la Tutrice elle-même était issue d’une famille prestigieuse à l’époque. Elle ne comprit point de son privilège quand elle était jeune, mais juste après l’avoir perdu quand George Foulger prit les rennes.
Bess l’attrapa par l’épaule et le retourna vers elle, bien entendu elle devait lever un peu sa tete pour avoir contact visuel avec lui, il avait un bon 10cm de plus qu’elle, mais sa posture et son regard en disait beaucoup sur elle. Son ton n’était pas froid ou horrible, mais plutôt ferme et honnête cette fois. Elle leva un doigt vers lui de sa main libre et dit d’une voix basse:

- Ecoute-moi bien, fiston. Depuis ta vampirisation, tu es devenu mon affaire...Soit content d’être tombé sur moi et non sur quelqu’un d’encore plus dangereux qui te voudrait du mal, qu’il soit “un démon” ou pire, un humain. - elle fit une pause pour le retourner afin qu’il soit une fois de plus de dos - Maintenant nous allons trouver un endroit loin des regards indiscrets. Tu dois me faire confiance si tu veux vivre encore un peu sans te faire lyncher. Je te sortirais des déchets que tu le veuille ou non.

Bess se plaça non-loin du misérable gémissant au sol, très certainement en train de lentement reprendre connaissance et de ce fait le jeune chiot avait soudain trouvé une sorte de “compassion”? Pourquoi, soudainement, s’intéressait-il au sort de cet homme? Si ce n’était pas elle aujourd’hui ça aurait été une autre demain. Ou un jeune garçon comme lui. Qui sait? Dans les yeux de la Tutrice, ce connard l’avait bien cherché et manque de bol, il était tombé sur elle. Il allait survivre, avec la vue en moins… Bien fait. Esteban paniquait, ce qui semblait normal pour un garçon qui n’avait pas vraiment eu à faire a autant de violence en un seul coup. Pour ce qui en était de sa requête pour aider le malheureux, elle laissa juste un simple “aha” se faire entendre. Ce “aha” complètement désintéressé, ce genre de situation étant à ce moment complétement non-importante… Non, elle n'allait rien faire car que faire? Quelqu'un finirait bien par le trouver, mais il serait mieux qu'ils ne trouvent pas les "fugitifs" avec.

La Tutrice entendait des voix dans une ruelle non-loin de celle où ils se trouvaient. Les voix étaient diverses, hommes et femmes, surement des gens qui sortaient ou allaient en boite.
Très vite, Bess se baissa et ouvrit la grille des égouts. Elle connaissait ce coin, de toute manière elle avait déjà mémorisé le plan des égouts auparavant, vu les années passés à y vadrouiller. Ça tombait bien pour cette entrée: elle se souvenait que dans ces alentours il n'y avait pas besoin d'avoir d'échelle pour descendre et leur échappe allait être rapide. Elle l'entendait protester, mais à présent ils n'avaient plus le temps. Bess sentait que Devon n'était pas en état de se contrôler avec la saison des Amours qui battait son plein et fuir à trois serait bien trop... Difficile et risqué. Pourquoi trouvait-elle de beaux casse-croutes quand elle était en plein travail et dans des situations dangereuses? Manque de bol.

Les voix se faisaient proches, bien trop proches à son gout et elle se mit derrière Esteban, puis à côté de Devon. Pistolet à la main, rien que pour des précautions. Bess n’avait aucune envie de tirer sur le jeune garçon.

- Plus le temps coco, va falloir y aller. Je compte jusque 5… 5! - elle ne lui laissa pas le temps de réagir qu’elle lui donna une pousse avec son pied dans les reins, afin qu’il aille en premier. Il allait survivre à la mini chute. Elle se tourna vers Devon et dit assez vite - prends ta première à droite puis seconde gauche. Tu ne veux pas qu’on te retrouve avec ce … uh...

Elle vit le mec gémir un peu plus, mauvais timing…tout juste avant de partir elle déposa un baiser sur la joue du metamorphe avec un petit clin d’œil qui allait avec suivit d’un “appel-moi”. Vitesse grand V, elle se faufila dans les égouts, tel un serpent en refermant le couvercle après elle. Il ne manquait plus qu’ils voient la bouche d’égout ouverte, le roi des indices! Bess voulait croire que le jeune metamorphe bien coiffée allait s’en sortir, elle voulait qu’il s’en sorte tout simplement pour une petite partie de plaisir! Mais avant plaisir, boulot… Le boulot s’avérait pas fini et il fallait qu’elle trouve un endroit discret.
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: A qui appartient ce postérieur ?   Jeu 25 Fév - 18:34

Ici pour Bess =>
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A qui appartient ce postérieur ?

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