AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 Brume Sullivan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Brume Sullivan
Métamorphes
avatar

Métamorphes


Identification
Emploi: Coiffeuse
Age apparent: Entre 22 et 28
Dangerosité:
13/30  (13/30)

MessageSujet: Brume Sullivan   Dim 4 Mai - 18:50

État Civil

Nom : Sullivan
Prénom : Brume
Race : Métamorphe
Âge : 47 ans

  • Âge apparent : Entre 22 et 28 ans pour les moins indulgents. De toute façon, entre le maquillage et la tenue, il est toujours difficile de donner un âge à une femme !

Date de Naissance : 2003, Puerto Maldonado, Pérou
Situation de Famille : Célibataire
Profession / Activité : Elle tient un petit salon de coiffure sur la rue principale où plus officieusement et depuis peu nos amis métamorphes pourront trouver une spacieuse arrière salle pour eux aussi avoir droit à des soins. En plus de la classique formule shampooing, coupe, et autres sous forme humaine, vous pourrez bénéficier de soins anti-parasites, d'une petite tonte si vous estimez que vous avez trop chaud (ou par coquetterie ?) ou même un dépoussiérage en profondeur si ça vous gratte de trop. Attention, animaux domestiques non compris, son métier c'est quand même coiffeuse, pas toiletteuse.



Morphologie



  • Apparence Animale : Elle se transforme en une adorable boule de poils, un gros chat aux allures de panthère, en un mot, un ocelot. Même si cela fait plus de dix ans qu'elle vit dans un milieu marécageux, son pelage n'a toujours pas changé et arbore toujours des teintes mordorées et vives. Mais si niveau discrétion, on repassera, elle compte tout de même en grande partie sur sa bouille attendrissante pour ne pas se faire embêter par tout ce qui ressemble à un humain. Elle ne mettrait pas un billet sur cette invulnérabilité relative face à un métamorphe transformé ou un animal. Avec ses dix kilos et son mètre vingt de la tête à la queue, elle ne vous fera pas bien mal, mais attention cependant à ne pas la prendre pour une peluche ! Ses griffes et ses dents n'ont rien à voir avec celles d'un chat et un mauvais coup peut très vite arriver.


Taille : 1m63
Poids : 51kg

Corpulence : Petite et menue, Brume a conservé un corps de ballerine même si aujourd'hui elle ne pratique plus d'activité sportive aussi intensive. Possédant une musculature fine et discrète, elle n'arbore pas de formes généreuses, se contentant parfaitement du minimum syndical, une corpulence qui lui donne une silhouette élancée malgré sa petite taille (elle paraîtra d'ailleurs plus grande qu'elle ne l'est en réalité quand on la voit de loin). Ses articulations très fines lui donnent un air de petite chose, mais méfiez-vous des apparences, elles sont le plus souvent trompeuses.

Couleur de cheveux : D'un blond très clair avec quelques reflets cuivrés, ils sont très épais et prennent rapidement tout pli qu'on puisse leur donner, surtout les plus mauvais. Ça ne les empêche cependant pas d'être souples et lourds, ce qui leur donne un retombé parfois aléatoire mais qu'elle a appris à maitriser. Elle les a longtemps eu très longs, et même si à une époque elle a décidé de les porter courts pour une raison personnelle, elle les conserve à une longueur raisonnable par pur aspect pratique. Profitant de sa profession, elle en fait un dégradé travaillé et plutôt moderne dont les mèches le plus longues arrivent en général aux omoplates. Quand ça lui prend, elle aime bien teindre ses pointes dans une couleur des moins naturelles, la plupart du temps en bleu pour faire ressortir ses yeux.

Couleur des yeux : Elle aurait aimé avoir les beaux yeux verts de sa mère, mais elle a hérité du bleu océan de son père. Plutôt sombres et cerclés de noir, ils sont très expressifs et le parfait reflet de ce qu'elle pense ou ressent. Le soleil révèle quelques taches légèrement plus claires éparpillées sur l'iris, ce qui fait parfois dire à certains qu'elle a les yeux plus gris que bleus dans ce cas précis. Ils restent tout de même son meilleur atout et l'élément le plus édifiant de son charme.

Allure générale : Le pas dynamique et la cheville souple, on voit immédiatement que Brume est une personne énergique. Mais attention, elle n'en est pas dispersée pour autant ! Très avenante, ses lèvres légèrement pulpeuses s'étirent presque toujours en un sourire quand elle est en compagnie, ce qui la rend plutôt agréable pour quiconque ne prend pas les gens qui ont l'air heureux pour des imbéciles. Ses gestes sont sûrs et rapides, mais précis. Son petit visage aux traits fins avec son petit nez et ses pommettes à peine marquées lui donnent un air plus jeune, et son regard pétillant n'aide pas à la vieillir. Pourtant, certains de ses gestes ou attitudes trahissent un âge plus avancé qu'elle n'y paraît. Son physique associé à son nom trompe généralement les gens qui s'imaginent être face à une petite européenne, peut-être même une petite française, mais bien entendu la réalité est toute autre. Si sa peau est très claire en hiver, dès qu'elle prend un brin de soleil elle prend de légères couleurs qui cependant ne passent pas inaperçues (Elle ne fait en effet pas partie de ces blondes dont les marques de bronzage se déterminent par un dégradé de blancs en passant par le « plus blanc que blanc » ). Croiser Brume, donc, c'est croiser une jeune femme dynamique et souriante, mais aussi très féminine.

Allure vestimentaire : Elle se résume en un seul mot : noire. Enfin, pas entièrement non plus, mais dans quatre-vingt-dix-neuf pour cent des cas, vous la croiserez en noir. Cela fait partie des facilités qu'elle a décidé de mettre en pratique dans sa garde-robe : le noir c'est simple, c'est toujours classe et ça passe partout. Le blanc et les tissus un peu chamarrés, elle les garde pour les occasions particulières. Il y a bien trop de risques de taches et autres catastrophes dans un salon de coiffure. La forme générale se résume en un mot : ample. Si vous pourrez souvent entrevoir une base plus près du corps pour ne pas attirer l’œil -et surtout pour éviter toute gêne éventuelle pendant qu'elle travaille, même si elle n'est pas spécialement pudique-, les tuniques amples ou les pantacourts et autres jupons larges auront tôt fait de dérober le peu qu'il y a à voir aux regards. Cependant, il ne faut pas non plus exagérer, les vêtements larges, c'est bien, mais pas deux ensembles. Aux pieds, tout dépend du temps, même si elle affectionne tout particulièrement les chaussures ouvertes, il faut bien parfois se protéger un peu, si ce n'est par crainte des microbes ne serait-ce que par confort. Les courants d'air et l'eau sur les pieds, c'est bien quand il fait quarante à l'ombre ! Enfin, elle porte plusieurs bracelets aux poignets : un long en cuir plusieurs fois enroulé autour de son poignet droit, et trois ornés de pierres différentes bleues et vertes dont elle refait régulièrement le tressage car les lacets s’abîment vite.

Particularités éventuelles : Deux marques plutôt discrètes font le tour de ses poignets, vestige d'une relation fort romantique avec un dingue, et surtout la trace de menottes en argent qu'elle a conservé pendant une longue période, et pas vraiment par plaisir. C'est pour cette raison qu'elle ne sort jamais sans bracelets. Ces marques aujourd'hui fines et discrètes n'ont pas été des plus belles à voir par le passé.
Même si elle vit aux États-Unis depuis de nombreuses années, elle n'a toujours pas perdu son accent péruvien, qui contraste plutôt avec son apparence. Malgré un anglais parfait, elle a conservé la prononciation de certains sons, le rythme et l'accentuation tonique hispaniques sur la plupart des mots. De même, le débit n'est pas du tout le même et elle peut donner parfois l'impression de parler très vite, mais elle n'entend pas vraiment la différence, pour elle, c'est naturel. Elle n'a pas vraiment envie de changer et de contrefaire sa voix. Son accent, elle y tient !



Psychologie


Défauts : Brume est une personne anxieuse, mais qui veut à tout prix le cacher. Elle essaie toujours de s'occuper l'esprit, les mains, les pieds, et si elle est seule, elle bricole, cuisine, lit ou n'importe quoi d'autre que rester seule à ressasser des pensées non désirées. C'est en grande partie pour cette raison qu'elle travaille autant, et parfois jusqu'à très tard le soir. Peu encline à parler de ses expériences négatives, toutes ses angoisses, elle les garde ! Elle passe souvent par l'humour pour s'en décharger, mais son cynisme n'est pas toujours le bienvenu sur le tapis. Cela peut surprendre de la part d'une personne qui a l'air aussi souriante et avenante, mais elle cache souvent ses avis et ses pensées les moins avouables sous des sourires. Moqueuse ? Non, elle ne se le permettrait pas, mais personne n'est parfait. Sociable sans être particulièrement demandeuse, c'est une personne que la solitude ne dérange pas, et préfère régler seule ses problèmes. Cela fait partie des traits hérités de son animal totem. Si elle estime que vous vous mêlez trop de ce qui ne vous regarde pas, elle peut devenir froide et ne plus vouloir ouvrir la bouche. Il y a des choses dont elle ne veut pas parler ou qu'elle veut garder secrètes et elle vous le fera très clairement comprendre. C'est avant tout quelqu'un de fier, vous l'aurez compris. Elle n'en conserve pas moins un instinct de survie suffisant pour ne pas se laisser mourir sans aide. Autre défaut intrinsèquement lié à son animal totem : les réflexes. Si la vivacité n'est pas la qualité première chez certains, dans les membres de Brume elle peut devenir une dangereuse manie. Demandez-lui d'attraper une balle au vol, un serpent ou tapez-lui sous le genou pour tester ses réflexes, la réponse sera immédiate, sèche et vous ne la verrez pas venir. C'est en partie pour cette raison qu'elle ne change jamais de médecin traitant, lui au moins est au courant. C'est tout à fait valable pour ce que vous pourrez lui dire. Elle peut vous sauter au coup en clin d’œil comme vous coller en revers, et ce avec une surprise du plus bel effet. Elle en vient parfois à se surprendre elle-même. Elle peut paraître changer d'attitude du tout au tout si elle estime qu'il y a danger pas loin, mais depuis qu'elle est à la Nouvelle Orléans, cela ne lui arrive plus que rarement de se retrouver les yeux scrutant les alentours et l'oreille aux aguets en pleine discussion avec son voisin. Tout comme l'ocelot, elle ne met pas beaucoup de temps à se laisser approcher mais garde des distances respectables tant qu'elle ne sent pas qu'elle peut se fier à une personne. Et n'oubliez pas que même si elle sourit, elle coche discrètement les cases du test de confiance pendant qu'elle discute avec vous.

Qualités : En trois mots : Sourire sur pattes. Brume sait que renvoyer de la bonne humeur aux gens les rend souvent plus agréables et plus détendus. D'ailleurs, quand vous avez l'air heureux, on ne vous pose pas trop de questions, et c'est bien ce qui l'arrange. Toujours le mot pour rire ou pour réconforter, elle est devenue experte pour trouver des sujets de conversation adaptés à ses interlocuteurs et cette capacité, elle la doit à son métier. Quand vous devez faire la permanente hebdomadaire de la mamie de l'immeuble en face, si vous n'avez rien à lui dire, elle changera de coiffeuse pour qu'on lui tienne le crachoir. Mais pas que ! Curieuse, comme tout bon félin qui se respecte, elle aime apprendre de nouvelles choses et partager avec les autres, tout comme elle adore que les autres partagent avec elle. Cette curiosité qui chez certains chats paraît maladive est chez elle une excellente manière de sympathiser avec les gens, même si ça ne plaît pas à tout le monde. Discrète sur elle-même, elle aime écouter les autres et voir si elle peut les aider, d'abord par instinct de protection et surtout pour oublier ses propres angoisses (même si rassurer la ménagère sur les résultats scolaires de son fils ne contrebalance pas les bruits suspects venant du rez-de-chaussée en pleine nuit). Très fidèle et toujours présente pour les personnes qu'elle apprécie, c'est aussi une personne affectueuse, qui ne rechigne jamais à ce qu'on la lui rende, qu'elle soit verbale ou physique. Elle est d'ailleurs très féline dans ce dernier aspect, ce qui lui a parfois joué des tours, comme elle en joue gentiment aux autres, comme un gros minet joueur qu'elle sait être parfois. Enfin, Brume pardonne. Pas tout, mais elle ne renverra jamais quelqu'un qui s'excuse, et sait parfaitement faire la part des choses entre une broutille même blessante et un acte compulsif qui peut être répété. Attention cependant à ne pas en abuser, car comme on dit, chat échaudé craint l'eau chaude.

Croyances : Elle croit à une entente parfaite entre Outres et Humains. Après tout, avant la Révélation, qui se doutait un instant que les légendes de bonnes femmes étaient véridiques ? Personne. Elle vient d'une région où la « magie » est liée au quotidien et où même si les gens avaient peur des « esprits de la nature » et respectaient les sorciers qui savaient les comprendre et les maîtriser, les outres ont toujours pu vivre tranquillement, les Andes étant tout de même l'un des lieux les plus isolé du monde. Pour ces gens, ça n'a pas véritablement changé grand chose, du moins en dehors des grandes villes. Elle trouve d'ailleurs assez extraordinaire de voir que d'un bout à l'autre d'un pays, tout change ! Là où elle est née, la religion catholique très présente s'est parfaitement mélangée aux croyances en place bien avant. A Lima, ce n'était pas la même limonade ! Un peu cyniquement, elle est persuadée qu'il faudrait que les normes se prennent une belle peur et qu'ils comprennent que les outres sont de leur côté. D'après elle, si ces soit-disant démons reviennent, ça mettra tout le monde d'accord !

Religion : Agnostique, Maman pense que les églises, c'est pour les mariages ; Papa dit que c'est bien pour les visites guidées ; Mamie disait que les blancs avec leurs conneries n'y comprenaient rien à rien et qu'il n'y a que les croyances anciennes qui disent la vérité sur le monde tel qu'il est. C'était assez difficile de choisir une religion avec tout ça.

Goûts : Brume aime les choses simples et la bonne cuisine. Un brin de soleil lui remonte le moral, et l'odeur d'un bon petit plat sur le feu ou dans le four lui fait se pourlécher les babines, littéralement ou au figuré. Elle se déplace souvent à vélo, mais préfère marcher, même si pour ramener les courses elle n'est pas mécontente de sa petite carriole accrochée à sa bicyclette. Dans tous les cas elle préfère être à l'air libre. Comme tout félin qui se respecte elle ne boude jamais une bonne sieste au soleil, surtout à la belle saison et a depuis le temps établi ses coins privilégiés pour dormir tranquille. Sous sa forme féline, elle ne rechigne pas non plus à quelques gratouilles, pour ne as dire qu'elle se damnerait pour en avoir plus quand quelqu'un commence à la gratter derrière les oreilles (messieurs, vous savez quoi faire !). Elle aime aussi beaucoup la musique, quel que soit le style, à condition que ça soit audible et harmonieux (Parce que l'harmonie, c'est important.), et en passe souvent en fond dans son salon.

Talents, savoirs notables : Outre son savoir-faire qu'elle exerce tous les jours dans son salon, Brume est une parfaite petite fée du logis qui n'est pas fan du reprisage de chaussettes mais qui adore cuisine. Et puis qu'elle adore, elle cuisine très bien. Elle essaie toujours d'innover, de tester de nouvelles recettes et y apporte quand elle le peut sa touche personnelle. Elle apprécie tout particulièrement avoir des invités à sa table pour avoir leur avis, malheureusement ça n'arrive pas aussi souvent qu'elle l'aimerait.
La danse fait aussi partie de ses talents plus ou moins cachés, puisqu'elle a fait partie intégrante de sa vie pendant une période assez longue. Gracieuse, souple et tonique, elle a tout de même perdu en niveau mais reste tout de même au-dessus de la moyenne. Toutes les danses d'origine d'Amérique du Sud lui sont familières, même si elle ne les pratiquent pas toutes à la perfection. Elle connaît en revanche sur le bout des doigts les danses traditionnelles de son pays et se rappelle encore de certains récitals en entier. Elle aimerait énormément aller danser, mais avec le temps elle préfère les danses de couple car si c'est pour danser seule, elle peut le faire dans son salon. Cependant, pas facile de trouver un cavalier disponible !

(+) Espoirs, buts, rêves : On ne peut pas dire qu'elle n'a aucun des trois, mais ils sont plutôt insignifiants. Elle se sent heureuse comme elle est, et elle sait que selon le manifeste de la femme parfaite selon sa mère, il ne lui manque plus qu'un mari et des enfants. Son but a été atteint, sa vie tranquille et bien réglée, et ses espoirs consistent à ce que cela dure le plus longtemps possible. Quant à ses rêves, ils viendront quand ils le voudront, mais elle estime déjà en avoir réalisé pas mal jusque là.

(-) Angoisses, regrets, phobies : Vous ne voulez pas connaître la liste complète de ses angoisses par le menu, croyez-moi ! De toute façon, elle-même ne parviendrait à la faire, il lui faudrait beaucoup trop de temps. Elle a cependant une phobie terrible, c'est qu'un homme en particuliers ne débarque à la Nouvelle Orléans et ne revienne la voir. Elle a à cause de lui une certaine réticence à fréquenter les vampires, à moins qu'elle ne les connaisse, et a une peur bleue qu'on ne lui saute à la gorge pour la mordre, même si elle sait parfaitement qu'aucun en ville ne le ferait sans lui avoir au pire dit bonjour, au mieux demandé la permission. Elle regrette d'ailleurs d'avoir ces pensées qu'elle trouve stupides une fois qu'elle y réfléchit, après tout, ils sont tous sur le même radeau.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ? De façon indifférente. Elle se dit que ce n'est pas de bol et que ce n'est pas de la faute d'un outre s'il a des parents qui le sont ou si on l'a transformé. Encore que toutes ces minettes qui perdent bêtement leur nature pour être à la mode lui donne plutôt des envies de meurtre. Elle a toujours été métamorphe, sa famille l'est entièrement, pour elle, ce n'est rien de plus que la norme (Haha ! Pardon...). En revanche ce qui l'inquiète c'est l'espèce de fanatisme ou autres pulsions destructrices que leur présence provoque, car s'ils peuvent en effet surpasser un norme, face à une masse, combien de temps tiendraient-ils ?
La Grande Révélation comme pour tous a été un certain choc, encore que ça n'a pas tellement animé les passions dans sa famille. Ils étaient presque déçus que ça soit aussi simple et aussi bêtement proche de la théorie de toutes les croyances amérindiennes qu'ils avaient connus, à savoir que les animaux qui savaient prendre la forme des hommes étaient des sentinelles envoyées par les dieux bons ou mauvais selon l'animal. Même si la tendance est inversée et que ce sont les hommes qui se transforment, finalement c'est bien l'intervention de créatures bien différentes des hommes qui a changé la donne. La seule chose qui l'inquiète, c'est la réaction des normes, et surtout des fanatiques religieux qui seraient bien fichus d'organiser à nouveau des bûchers géants comme pour d'autres ethnies par le passé.

Et votre sentiment vis à vis des Normes ? Comme partout, il y a des bonnes personnes et des salauds. Elle les côtoie au quotidien et n'a pas à se plaindre de l'attitude globale de ces derniers, surtout depuis qu'elle à la Nouvelle Orléans. Après tout, la base reste la même.

Êtes-vous satisfait de votre existence ? Elle vous répondra sans hésitation que oui. Un jour, son père lui a dit : « Il n'y a pas plus heureux que moi. Mon boulot, ça va. J'ai une belle femme, un peu casse-pied certes, mais ça se passe bien. Ses enfants m'aiment bien, et ma fille a réussi sa vie. En fait je n'ai aucun problème existentiel. » Et Brume est du même avis en ce qui concerne sa propre vie. Elle a un toit sur la tête, une affaire qui tourne bien, une famille qui se porte à merveille et très soudée. En fait, son seul souci dans la vie serait éventuellement de trouver quelqu'un, même si elle est déjà très heureuse toute seule et n'en fera jamais une maladie. Elle trouve que pour une jeune métamorphe, elle a parfaitement réussi.

Possibles évolutions ou objectifs futurs : A voir, mais certains éléments de l'histoire peuvent être réutilisés * suspens !*

Particularités éventuelles : Aucune.



Relations Sociales

  • Bess Butler : L'une de ses meilleures clientes, qui vient cependant à des heures très tardives... Et  n'hésite pas à la payer le double en échange ! C'est une cliente agréable pour qui elle n'hésite pas à ouvrir en nocturne exprès. Quand on veut réussir, il faut bien travailler dans la vie, non ?
  • Pas de compagnon de meute pour l'instant (à voir ensuite)
  • Quelques autres personnes qui viendront ultérieurement ;)


Relations particulières notables :

Karl Sullivan, son père : Métamorphe bélier originaire d'Irlande, son père est l'un des piliers de sa vie et surtout l'un de ses meilleurs confidents. Même si en apparence elle a l'air plus proche de sa mère, c'est à lui qu'elle ressemble le plus et c'est surtout celui qui la connaît le mieux. Aujourd'hui il est professeur d'histoire des civilisations pré-colombiennes à Houston et vient de temps en temps voir sa fille à la Nouvelle Orléans sans sa femme pour s'aérer un peu l'esprit et prendre de vraies nouvelles de sa chère fille.

Enora Jimenez Garcia, sa mère : Issue d'une longue lignée de métamorphes amazoniens (un anaconda de huit mètres, pour sa part), elle suit également une longue lignée d'emmerdeuses. Vous pourrez être choqués par l'expression, il s'avère que c'est celle qu'on retrouve dans la bouche de ses enfants. Dynamique, tyrannique, contradictoire et orgueilleuse, il ne lui manque pas grand chose pour ressembler à Mémé Sarfati. C'est cependant une mère aimante et prête à se mettre en quatre, qui a malheureusement moins d'affinités avec sa plus jeune fille qui est plus détachée et a su se mettre à l'abri de tout voyeurisme à temps. Brume ne peut pas nier en revanche que si elle devait se couper un bras ou donner un rein pour sauver sa mère, elle le ferait sans même réfléchir.

Christophe Jimenez Garcia, son demi-frère : Si elle ne l'a pas connu avant ses trente et un ans, c'est-à-dire à l'enterrement de leur grand-mère maternelle, ils essaient depuis quelques années de rattraper le temps perdu. Il est le fils aîné du côté de sa mère, et n'a jamais connu son propre père, ce qui l'a conduit à quitter le domicile familial assez tôt. Métamorphe jaguar, il possède le côté solitaire de son animal totem mais n'en reste pas moins terriblement protecteur avec ses deux sœurs. Même s'il ne téléphone pas souvent et ne passe pas plus la voir, ils entretiennent une correspondance régulière par mails.

Soledad O'Connor Jimenez, sa demi-sœur : Sole, comme elle l'appelle, à la fois la pire calamité et la plus grande joie de sa vie. Son animal totem, un tamarin doré (ou singe lion) perd toute sa noblesse quand on voit son parcours, effectivement bien rempli. Comme le dit Brume : « Un jour, j'écrirai un livre sur ta vie, et je deviendrai riche et célèbre, ça me dédommagera de toutes les conneries que j'ai pu faire pour toi ! ». Fusionnelles et en contact quotidien, elles se racontent absolument tout, et pour Soledad, dans les moindres détails, et ce qu'il y ait du monde ou non avec elles (repas romantiques à ne pas prévoir si elle est dans les parages).


Dernière édition par Brume Sullivan le Dim 4 Mai - 22:26, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3700-brume-sullivan
Brume Sullivan
Métamorphes
avatar

Métamorphes


Identification
Emploi: Coiffeuse
Age apparent: Entre 22 et 28
Dangerosité:
13/30  (13/30)

MessageSujet: Re: Brume Sullivan   Dim 4 Mai - 18:56

Antécédents :


Quelque chose à dire sur votre Famille ?

« J'ai vraiment loupé un bon paquet d'épisodes, à ce que je vois ! 
- C'est ça de se barrer sans donner de nouvelles pendant plus de trente ans, fallait y réfléchir avant, mon gros ! »
Elle apporta les deux cafés bien chauds servis dans des grands mugs à table, adressant un sourire railleur à son demi-frère. Elle avait attendu longtemps avant de le rencontrer, leur mère le pensait même mort un moment. Si sur le départ il s'était montré froid et distant avec ce nouvel élément, il était maintenant le grand-frère modèle avec la petite chose qu'il appelait « mini moi ».
« Ne te plains pas trop, Mini Moi ! Si j'étais resté, vous n'auriez pas fait le tiers des conneries que vous avez pu faire avec Sole. »
C'était vrai, elles en avaient fait toutes les deux, et pas des plus méchantes, mais surtout les plus stupides. Rien que de repenser à certaines, Brume avait envie de rire, mais réprima le tout dans un sourire amusé.
« Oh, tu sais, mon père n'étais pas mal non plus, comme garde-chiourmes. Mais il n'était pas spécialement méchant dans sa manière de faire, juste très froid. Je crois que c'est pour ça que Sole l'apprécie autant, ça ne lui a pas fait de mal d'avoir quelqu'un qui ne faisait pas de drama parce qu'elle n'avait pas dormi à la maison.
- Ton père est un saint. Pour réussir à supporter Mademoiselle Jimenez Garcia depuis aussi longtemps, je ne vois que ça. C'est à se demander comment ils se sont rencontrés !
- … Crois-moi, tu ne veux pas le savoir ! »

Il insista, elle refusa en riant, puis finalement céda sous la menace de son frère. C'était sans doute la partie la moins glorieuse de toute sa petite vie, enfin pas vraiment puisqu'il s'agissait d’événements aux cours desquels elle n'était même pas encore un éclair lubrique dans les yeux de son père. Mais se l'entendre raconter avait été suffisant pour lui passer l'envie de rêver au Prince Charmant sur son cheval blanc.

« Alors, par où commencer ? Mon père est arrivé à Puerto Maldonado en 2001 pour ses recherches, il voulait trouver des ruines et... Non, il n'est pas tombé sur Mamie, tu es horrible ! Si, c'est ce que tu allais dire, je le sais ! Bref, il était en ville. Tu te doutes, un cachet d'aspirine d'un mètre quatre-vingt-dix avec une crinière blonde et bouclée et une barbe de trois jours, ça ne passe pas inaperçu dans les Andes. Il était en compagnie des autres gars de l'expédition et de quelques... jolis filles du coin, on va dire, au bar un peu branché pour touristes sur les bords du fleuve. Oui, le piège à pigeons, bah Maman y était aussi ! En compagnie d'un autre homme, un américain ou un australien, je sais plus. Enfin, bref, c'est pareil. SI, c'est pareil ! Bon, au bout de quelques nombreuses bières, mon père a eu envie de soulager sa vessie et il s'est rendu aux toilettes qui étaient occupées, je te le donne en mille... Gagné ! Donc Maman pleurait à chaudes larmes enfermée dans la seule cabine qui n'était pas condamnée, et mon père, pragmatique mais bourré, voulait à tout prix se soulager si possible là où c'était prévu. Maman refuse de sortir, pleure de plus belle, et bien obligé, il lui demande ce qui ne va pas pour tenter de la faire sortir. Elle commence à lui raconter que le type qui est avec elle la traite n'importe comment, qu'elle n'a jamais de chances avec les hommes, et au moment où elle a déverrouillé la porte, il l'a poussée en dehors et s'est enfermé lui. Et après on se demande pourquoi je ne suis pas glamour, comme fille ! Mes parents se sont rencontrés entre un rouleau de papier toilette et un lavabo qui fuit ! »
Christophe était pris d'un fou rire irrémédiable. « C'est vrai ? » parvint-il à lâcher entre deux éclats, et il repartit de plus belle en entendant la confirmation. Surréaliste et pourtant tellement vrai. Il est certain qu'une rencontre comme celle-ci, on hésite entre pouvoir l'immortaliser sur grand écran ou la bannir définitivement de celles à présenter car trop peu romantique pour être vendeuse.
« Et elle l'a attendu pour l'engueuler, je parie ? Et il a fait quoi en sortant ?
- Il s'est lavé les mains, puis il lui a tendu la main et s'est présenté : « Bonsoir, je m'appelle Karl, désolé pour vous avoir brusquée, mademoiselle, mais il y a des priorités qu'on ne peut pas ignorer. » Elle est restée tellement bête et lui tellement bourré, ils n'ont jamais su lequel des deux a fait le premier pas ce soir-là. Mais disons qu'après avoir découvert qu'ils étaient tous les deux des métamorphes, ils ont vraiment décidé d'essayer ensemble. Et puis, ça tient plutôt bien, c'est le premier qu'elle garde depuis aussi longtemps. »

Tout en feuilletant l'album que le métamorphe s'était mis en tête de regarder d'un bout à l'autre, Brume lui expliquait comment le « mangeur de patates » était parvenu à se faire accepter de sa belle-mère qui, très gentille mais méfiante envers les conquêtes de sa fille, avait rapidement trouvé ce beau jeune homme génial rien que pour parvenir à empêcher de façon efficace sa compagne de n'en faire qu'à sa tête. Soledad l'avait rapidement accepté, plutôt sociable et surtout de nature à ne pas s'en faire.

« Tiens, t'as été ballerine, toi aussi ? Pourquoi t'as arrêté ? Surtout pour devenir coiffeuse...
- Mais c'est très, coiffeuse ! Et puis, j'en avais un peu marre. Tu sais, c'est un milieu tellement snob, oppressant, tout le monde se jalouse, on te met la pression tout le temps et puis, je n'étais pas exceptionnelle non plus. Contrairement à Soledad, je n'exécute pas les gestes à la perfection. Au contraire, je suis plus comme Maman, j'y mets les tripes mais c'est un peu approximatif. C'est elle qui nous a mis dans le bain, de toute façon. Même si c'est grâce à Sole que je suis rentrée dans cette compagnie. On faisait beaucoup de représentations à Lima, mais j'en ai fait trois à Paris et une à Los Angeles. C'était sympa, c'est vrai que parfois ça me manque de ne plus bouger toute la journée, faire beaucoup de sport, mais je n'ai vraiment plus envie de courir partout comme ça. Je suis bien contente de rentrer le soir chez moi, de savoir que je vais me faire mon petit repas, que je peux faire ce que je veux le soir sans qu'on me dise que j'ai pas assez dormi... Après, c'est vrai que c'est un peu bizarre de devenir coiffeuse avec tout ça, mais quelque part, c'est logique pour un animal qui passe son temps à faire sa toilette, non ? Plus sérieusement, j'ai essayé plusieurs choses pendant quelques années et c'est ce qui m'a le plus plu. C'est tranquille, les clients sont gentils et puis tu connais tous les ragots du quartier, si je veux déclencher une guerre civile, je suis largement en mesure de le faire !
- Et ça marche bien, le salon ?
- Oui, ça va. Là j'ai lancé une formule pour les métamorphes. Ça devrait me faire des clients en plus. C'est vraiment pour l'aspect pratique, mais personne n'y avait pensé. Et puis, ça fait du bien d'avoir quelqu'un pour regarder que tout va bien. Quand je me suis pris mon coup de griffes, j'étais bien contente d'avoir mon père pour vérifier que ça ne cicatrisait pas n'importe comment. C'était purement psychologie, tu me diras, mais ça aide.
- C'est un puma qui t'a fait ça?
- Oui, j'avais quinze ans, je crois. Pile la bonne pour avoir des balafres comme ça, on n'est jamais assez complexé pendant cette période ! C'était au printemps, il était un peu agressif et il voulait me piquer mon oiseau. Bah je le lui ai laissé, j'avais pas trop le choix.
- C'est ça de n'être que Mini Moi ! J'en aurais fait qu'une bouchée. »
Elle le taquina en le gratifiant d'une tape sur la tête, puis ils se replongèrent tous les deux dans les vieilles photos.

Une attira l'attention de Christophe. La famille réunie au grand complet autour de leur demi-sœur un peu folle... dans une magnifique meringue blanche ! A bien y regarder, tout le monde avait l'air d'avoir plus ou moins abandonné une tenue plutôt habillée, malgré les tongues et les pantalons retroussés sur les mollets. Le fait que ça soit sur la terrasse de la maison de leur grand-mère ne plaidait pas nécessairement en la faveur de la mariée, surtout quand on la connaissait aussi bien.

« Quand est-ce que Soledad s'est mariée ?
- Jamais ! Officiellement ça doit faire vingt-cinq ans que la cérémonie est toujours en cours.
- Pardon !? »
Brume ne put s'empêcher de rire.
« Si tu savais comme on a ri, ce jour-là. Elle nous a bassiné pendant des mois avec son mariage, tout devait être parfait, ça devait être la plus belle fête de sa vie, personne ne devait faire de gaffe devant sa belle famille... Tu parles ! Avec mon père on le sentait mal. J'étais demoiselle d'honneur, j'étais juste à côté d'elle, je voyais qu'elle piaffait. Elle me jetait plein de regards, puis d'un coup j'ai vu son petit sourire en coin. Et là, je te jure, même toi tu aurais éclaté de rire. Elle a coupé le curé en plein milieu, le fiancé n'avait même pas encore dit « oui », elle a jeté son voile sur l'autel, puis elle a dit « Excusez-moi, j'ai oublié quelque chose ! » et elle m'a pris par la main avant de courir jusqu'à la sortie. On a sauté dans la voiture et puis on est parties. Oh on a passé bien deux minutes à regarder dans le rétroviseur, un peu angoissées, puis on a ri, mais ri. Écoute, je crois que ça a été le plus gros fou rire de ma vie. Excusez-moi, j'ai oublié quelque chose ! Je crois qu'on l'avait encore jamais entendue, celle-là. Maman était furieuse, mais Nena lui a dit que c'était bien la fille de sa mère. Je crois que je n'ai jamais vu mon père plié en deux à ce point. Enfin, c'est Sole, on ne la refera pas.
- Elle est encore plus atteinte que je ne le pensais... Et cette pauvre Nena, elle aura vu aucun de nous trois marié, elle aurait bien aimé.
- Je pense qu'elle s'en fichait, le plus important pour elle c'était que l'on soit heureux. Mais elle a eu beaucoup de peine de voir que tu ne revenais pas. Elle se culpabilisait beaucoup sur le fait qu'elle aurait pu t'aider si tu lui avais dit ce qui n'allait pas. Mais un jour elle m'a dit qu'elle savait que tu irais mieux quand tu me rencontrerais. Elle m'a dit que toi et moi on se ressemblait beaucoup, qu'on ne disait rien mais qu'on comprenait. C'est vrai que Soledad est plus sociable que toi ou moi, mais elle extériorise tout tout le temps, alors forcément, elle va mieux que nous deux réunis. Et puis, je suis sûre que faire baseball sur rollers dans le salon n'était pas les meilleures de ses idées à suivre. Bien sûr que je le sais, enfin ! Nena parlait beaucoup de toi. Maman n'aimait pas le faire, elle se sentait encore plus coupable.
- Je ne pensais pas que je leur manquerais autant... A vrai dire je n'ai jamais eu le caractère que Maman aurait voulu que j'aie. J'en suis même venu à me demander si j'étais bien de la bonne famille, avec mon animal totem. C'est vrai que maintenant que je sais que toi aussi tu es un félin, je me sens un peu rassuré. Enfin, je dis un félin, mais tu ne seras jamais qu'une demi-portion ! »
Elle éclata de rire puis posa sa tête contre celle de son frère, comme deux félins l'auraient fait.
La famille est ce qui peut vous faire le plus souffrir, mais c'est aussi ce qui peut vous apporter les plus grandes joies de votre vie. Certaines personnes diront que leur famille n'est pas finie, que c'est un gros bordel, et qu'ils devraient tous aller consulter.
Ma famille n'est pas parfaite, elle cumule sans doute les trois, mais c'est la meilleure que je puisse avoir.


Événements de votre passé qu'il convient de connaître :
Il appuya sur le bouton du dictaphone pour avancer l'enregistrement jusqu'à la deuxième minute. Un léger crachotement se fit entendre, puis la voix claire à l'accent chantant de sa patiente retentit.

« On dit que l'animal totem d'un métamorphe lui permet de ne pas garder longtemps un traumatisme, c'est bien ça ? Je crois que le mien a un très bon instinct de conservation, au plus le temps passe au plus j'ai l'impression que tout ça n'est plus qu'un mauvais rêve. Comme quoi, les animaux sont plus intelligents que les humains, quand quelque chose les a trop blessés, ils oublient ! A vrai dire, oui, ça m'arrive de faire de temps en temps des cauchemars à ce sujet, mais de plus en plus rarement pour ne pas dire que c'est exceptionnel. Ça m'arrive surtout si j'ai eu un gros coup de stress dans la journée ou si j'ai entendu quelque chose qui m'a rappelé tout ça. Mais... Bizarrement, je peux lire un livre ou voir un film qui parle de ça, ça ne me fait rien. Je comprends ce que c'est, je me rappelle des sensations qui y sont associées, mais je dormirai sur mes deux oreilles.
- Nous allons reprendre cette histoire depuis le début, si vous le voulez bien.
- Encore !? On dirait un enfant, vous la réécoutez le soir pour  vous endormir ? » Un sourire naquit sur les lèvres du psychiatre. Ce n'était pas tout à fait loin de la vérité. « Je plaisante, bien sûr ! Eh bien, j'étais à Chicago, je venais d'y rejoindre ma sœur aînée. Elle résidait là-bas pour son travail et comme elle vivait seule, elle m'a naturellement proposé de venir vivre avec elle. Je travaillais pour un salon assez grand, à l'époque, on était... Quatre employés, plus la patronne et un stagiaire. J'avais déjà trente-cinq ans, mais j'ai toujours fait plutôt jeune, vous le savez. Il était pas mal dérangé, mais j'ai sympathisé avec le stagiaire, il pensait qu'on avait le même âge, à quelque chose près. Je crois qu'il avait dans les vingt ans. Un vrai gamin. Il avait un look un peu bizarre, même si on devait tous être habillés en noir, lui, il sortait vraiment du lot. D'ailleurs, peu de clients acceptaient que ça soit lui qui s'occupe d'eux, pas parce qu'il n'était pas doué -à vrai dire on a jamais vraiment voulu lui donner l'occasion d'exprimer tout son art- mais parce qu'il était... Différent. Mais pas différent dans le sens outre-humain, il avait vraiment un grain. Vous savez, il était rempli de tocs, il était toujours à cent à l'heure, mais je crois que le pire, c'est qu'il était monomaniaque.
«  Je ne sais pas ce que les jeunes ont avec cette frénésie des vampires -même si c'est plutôt pratique qu'ils ne soucient pas des autres Outres, ça nous fait des vacances-, mais lui, non seulement il en était fan à en mourir, il n'y connaissait RIEN. Et quand je dis rien, c'est vraiment rien. Il suffisait qu'il n'y ait pas de clients pour qu'il se mette à en parler. Il les trouvait géniaux, magnifiques, il préconisait une humanité entièrement transformée en suceurs de sang. Dans un sens, il tenait peut-être la solution miracle pour la survie de la planète. Une humanité entièrement dépendante d'une nourriture qui  n'existe plus puisque complètement vampirisée ; plus de pollution, les animaux seraient tranquilles, la banquise aussi... Oui, je sais, je dévie du sujet, pardonnez-moi.
« Un jour, je me souviens, il allait bientôt finir son stage et n'avait quasiment rien appris chez nous. Je l'ai un peu pris en pitié, je l'avoue. Je crois que c'est là que tout a commencé. Ou du moins que j'ai vraiment enclenché tout le bazar. Il était tard, plus aucun client ne devait venir mais nous devions tout de même rester jusqu'à la fermeture. Il restait un peu moins d'une heure, et je lui ai proposé d'essayer de mettre en pratique ce qu'il avait observé sur moi. Après tout, s'il me ratait, je n'avais qu'à me relaver la tête en rentrant. Il était presque radieux de voir qu'enfin on lui demandait de faire quelque chose dans ce salon après plus d'un mois à balayer. Tout s'est très bien passé... Jusqu'au moment de passer au séchage. J'avais les cheveux très longs, à l'époque, pas comme aujourd'hui. Je sentais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais je me disais que ça devait être parce que c'était parce qu'il voulait bien faire, qu'il s'appliquait vraiment. J'aurais dû être plus intelligente, il était tellement barge, qu'il soit fétichiste des cheveux n'aurait pas dû m'étonner. Puis il a commencé à me dire que les miens étaient magnifiques et qu'avec ce qu'il venait de faire, je ressemblais vraiment à une vampire. J'aurais dû éclater de rire, mais je ne sais pas pourquoi, cette phrase m'a glacée. Ma famille m'a souvent fait la blague parce que j'ai la peau très blanche dès que je ne vois pas le soleil pendant un mois. Et en plein hiver à Chicago, j'étais on ne peut plus pâle. Il a insisté en disant qu'il avait déjà senti quelque chose d'étrange émaner de ma personne, qu'il était sûr que je devais cacher quelque chose. Il n'avait pas tort, mais il n'en était pas moins en train de se faire des films.
« Je n'ai pas vraiment réagi sur le coup, ne sachant pas trop quoi faire, puis finalement je l'ai félicité pour son travail comme s'il n'avait rien dit l'instant d'avant puis je me suis débarrassée du drap, et lui ai dit qu'il pouvait rentrer chez lui. Il a protesté je ne sais quoi sur le fait que je n'avais pas écouté ce qu'il disait, et je lui ai demandé plus sèchement de rentrer chez lui et profiter de sa soirée. Il m'a longuement dévisagée avec un air que je ne lui avais encore jamais vu, puis il s'est décidé à obéir. Quand il est parti, j'ai attendu qu'il ait passé l'angle puis je me suis ruée sur le téléphone. J'ai expliqué dans le détail ce qui venait de se passer au gérant. Il m'a dit de faire attention en rentrant chez moi et de prendre ma matinée le temps qu'il arrange les choses, mais de ne surtout pas m'inquiéter. Le lendemain, quand je suis arrivée, il l'avait viré et j'ai appris par la même occasion que je n'ai pas été la seule à qui il avait fait le coup. Seulement, avec moi c'était allé un peu plus loin. De toute façon, c'était terminé et nous pouvions tous penser à autre chose, même si nous restions sur nos gardes au cas où il décide de se venger.
« Il a fallu un peu plus d'une semaine avant qu'il ne se remanifeste. Je rentrais chez moi en soirée, les rues étaient tranquilles. Il s'est mis sur ma route, comme ça, l'air de rien, le sourire aux lèvres. Il m'a dit : « Tu sais, tu n'étais pas obligée de réagir comme ça, tu pouvais me le dire au lieu d'essayer de me le cacher. Mais j'ai tout compris, maintenant, je suis désolé. » Sur le coup j'étais presque soulagée, et surtout naïve de croire l'espace d'un instant qu'il me croyait lesbienne et importunée par son attitude. Vous le savez déjà, je m'étais bien trompée. On peut faire une petite pause ? »

Le bruit d'un verre qu'on remplit d'eau se fit entendre, puis quelques dizaines de secondes passèrent dans un silence brouillé par le son de son crayon sur son carnet, puis le verre sur la table basse de bois.

« Merci. On reprend. Il a voulu me prendre par le bras. J'ai refusé, et je lui ai demandé de me laisser tranquille. Je lui ai dit que je n'y étais pour rien s'il avait été viré et que j'espérais sincèrement qu'il trouverait mieux ailleurs. Même si ce n'était pas mon chemin, je lui ai tourné le dos, puis j'ai senti son bras qui me ceinturait et avant que je ne me mette à crier, il m'a collé un coup derrière la tête. Je suppose que c'était avec la crosse d'une arme à feu, puisqu'il en avait une quand je me suis réveillée.
« La première sensation que j'ai eue, c'était l'odeur d'humidité et de renfermé. C'était horrible, ça prenait presque à la gorge. Il faisait très sombre, et en dehors de la lampe au milieu de la pièce, je ne voyais pas très bien où se trouvaient les murs, mais je ne les imaginais pas loin. Il faisait froid, vraiment très froid, et l'humidité n'arrangeait rien. Ma vue était un peu brouillée, je ne sais toujours pas ce qu'il me donnait pour que je me tienne tranquille, mais c'était suffisamment puissant pour m'assommer sans pour autant me laisser inconsciente. Une chose que je n'ai jamais comprise, c'est qu'il ne s'est jamais montré véritablement violent. Oui, je sais, je sais. Frapper une fille à la tête et l'attacher dans une cave pour obtenir quelque chose d'elle, même une cigarette, c'est un comportement violent. Mais je peux tout de même m'estimer heureuse qu'il ne m'ait jamais frappée. Il aurait pu. Il a attendu que je reprenne un peu mes esprits pour me demander si j'allais bien. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai été prise d'une irrésistible envie de rire. En fait, si, je sais pourquoi. Il n'y avait franchement pas plus con, comme question ! Et ça n'a pas joué en ma faveur. Il a d'abord cru que je me moquais de lui. Pour tout vous dire, je ne sais toujours pas ce à quoi il s'attendait en me voyant dans cet état. Peut-être qu'il voulait que je fasse comme dans une mauvaise série pour ados : que je lui dise qu'il m'avait sous-estimée, que je me lève en faisant sauter mes liens et que je le morde pour me venger, lui insufflant ainsi la malédictioooooon... Ne rigolez pas, docteur ! C'est pas bien de se moquer des personnes à faible mental ! Vous devriez être bien placé pour le savoir ! »

Un sourire se dessina malgré lui sur ses lèvres tandis qu'il entendait sa voix pouffer de rire en même temps que celle de sa patiente. Il se demandait encore comment il était possible d'arriver au stade de rire autant d'un traumatisme, mais si c'était son moyen de s'en sortir, il ne pouvait pas être contre.

« Je disais donc, je ne savais vraiment pas ce qu'il me voulait. Je me doutais que ça avait quelque chose à voir avec les vampires, mais je n'imaginais pas un seul instant qu'il serait assez bête pour penser qu'il ne saurait pas qu'un vampire vit très mal le contact avec la lumière du jour. Et puis, il ne fait pas toujours très beau en hiver à Chicago, mais ce n'est pas non plus le Pôle Nord ! Comme je me suis arrêtée de rire mais que je ne disais toujours rien, il est resté un peu perplexe, mais ça ne l'a pas fait ouvrir la bouche pour autant. Les minutes passaient tandis que j'essayais discrètement de tirer sur les menottes pour faire céder la chaîne et il ne disait toujours rien, j'ai cru que j'allais devenir folle, puis, enfin ! Il a trouvé quelque chose à dire. « Tu es encore plus bizarre que ce que je pensais. » Ce fut irrésistible, je suis repartie dans une crise de fou rire. C'était nerveux, je savais que ce n'était pas une bonne idée, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. C'était comme si les mots que j'aurais dû lui dire passait par ses lèvres au lieu des miennes. Il a alors pris sa tête entre ses mains et s'est mis à me hurler de me taire. « Tout le monde se fout de ma gueule, mais maintenant c'est fini ! Je sais que tu fais partie des leurs, vous faites tous partie des leurs, mais vous ne voulez pas le dire ! Mais moi je le sais. » Oui, et après ? Si vous saviez combien de fois j'ai voulu lui poser la question. Presque à chaque fois qu'il se mettait à me parler de ça. Oui, et après ? Mais ça  n'aurait servi à rien, sinon à la conforter dans sa folie. Je lui ai avancé l'argument que je vivais le jour et que je supportais très bien la lumière du soleil. Il était persuadé que celle de Chicago n'était pas assez forte pour me tuer. Je lui ai dit que je n'avais pas de crocs, il m'a répondu qu'il n'avait jamais vu personne mâcher de la viande avec autant de facilité ni parfaitement voir les objets dans un sous-sol seulement éclairé par l'ouverture de l'a porte. Et qu'est-ce que je pouvais répondre à ça, hein ? J'y peux rien si je peux devenir un petit carnivore nocturne ! Il fallait reconnaître qu'il avait marqué deux bons points. Et après ça, il était difficile de le convaincre que ça ne voulait pas dire que j'étais un cadavre ambulant pour autant. Une température plus élevée que la moyenne ? Du bluff, évidemment ! J'avais réponse à tout, c'était forcément que j'avais quelque chose à cacher. J'ai encore essayé de forcer sur mes liens, mais impossible de faire bouger de les faire bouger d'un iota. J'ai fini par lui demander de me détacher, et bien évidemment -fou, mais pas bête !- il a refusé. Je pouvais le broyer pour me venger selon lui. Le broyer, non, le défigurer et lui ouvrir le ventre, ça oui. C'est ce que j'ai essayé de faire en me levant d'un bond, mais j'ai rapidement abandonné l'idée quand j'ai senti la douloureuse décharge électrique dans mes épaules. Les menottes n'étaient pas piégées, mais elles étaient très solidement fixées au sol et utiliser la force a manqué de me luxer les deux épaules d'un coup. J'étais un peu sur les nerfs à cause de la douleur, ça peut se comprendre, mais pire, je l'ai entendu ricaner. Il s'est mis à ma hauteur, un beau sourire narquois aux lèvres et m'a très aimablement dit ce que je soupçonnais déjà : « C'est exprès pour empêcher les êtres qui ne sont pas humains de s'échapper. Mon vieux travaille au BIAS, ça a pas été dur de les lui piquer. Un jour où ses collègues m'ont ramené le voir parce que j'avais fait une connerie, j'ai attendu qu'il sorte deux minutes et je les ai mises dans son cartable. Il ne s'est même pas rendu compte qu'il les avait en partant. Personne n'a soupçonné un type comme lui. Quand il est rentré, j'ai juste eu à les récupérer pour être sûr que les créatures comme toi ne me filent pas entre les pattes. » Je me disais aussi que ça brûlait drôlement pour de simples menottes. D'ailleurs, ce n'est pas compliqué, comme j'ai toujours des oréoles aux poignets, je fais ma coquette avec mes breloques. Heureusement que maintenant elles se voient beaucoup moins... Bref ! Je lui ai dit qu'il était vraiment taré et que si j'étais à la place de son père je l'aurais fait enfermer. Il a eu un petit reniflement méprisant mais n'a rien dit de plus. Maintenant je sais que j'avais visé juste.
« Il a fini par me laisser, me disant que je finirai par avouer. Et je ne pouvais pas le convaincre du contraire. Vous connaissez le principe de la chasse aux sorcières ? Il y a deux méthodes : soit on vous jette à l'eau et vous mourrez, soit on vous torture jusqu'à ce que vous disiez n'importe quoi et on vous tue. Dans les deux cas, vous avez gagné votre journée. Plusieurs jours ce sont passés pendant lesquels il est venu à chaque fois pendant plusieurs heures. Il parlait peu, essayait surtout de me faire parler, mais repartait toujours déçu. Il m'amenait à manger, enfin, il pensait me faire plaisir en m'apportant tous les jours un bol de sang frais et un morceau de viande crue. Même si la viande ne me pose pas trop de problème, je reconnais que c'était plutôt désagréable de manger sous ma forme humaine. Car non, je ne pouvais pas prendre le risque de me transformer, j'avais les mains solidement attachées et de telle sorte que si je le faisais, je me serai disloqué une épaule, voire les deux. De plus, mes pattes ne sont pas plus fines que mes poignets, je n'avais vraiment aucun intérêt à le faire, surtout s'il me surprenait sous une autre forme que celle qu'il connaissait. Au plus le temps passait, au plus le morceau de viande diminuait, et il semblait de plus en plus contrarié que je ne veuille pas boire une seule goutte de sang. J'avais beau lui demander de l'eau, il fallait toujours une longue discussion pour qu'il m'en donne. Au bout d'une semaine, il a commencé à perdre patience. Il m'a montré un vieux carnet rempli de la première à la dernière ligne et un gros livre. Il m'a longuement expliqué des tas de choses sur les vampires qui s'avéraient pour la plupart être fausses, mais plus grave encore, il était persuadé que je lui mentais encore. Et pour me prouver qu'il avait raison, il a attrapé le bol et a voulu me le faire boire de force. On dit que les carnivores adorent le goût du sang, celui du sang froid et sans chair m'a juste donné envie de vomir. J'ai résisté, je me suis à moitié étouffée avec, et bien entendu ça ne lui a pas plu. Il était vraiment hors de lui. Il a jeté le bol contre le mur, il s'est mis à hurler, à m'insulter, à me dire que je ne faisais aucun effort, que ce n'était qu'un jeu, juste un jeu, que je pourrais être parfaite si j'y mettais un peu du mien. Je ne savais même pas si je devais pleurer, ou lui hurler dessus moi aussi. Je me suis contentée de me taire. Je ne l'ai plus vu pendant trois jours. J'ai cru qu'il allait me laisser mourir dans cette cave et que personne ne le saurait jamais.
« Toute cette histoire a duré trois mois. Il me permettait de temps en temps de me lever et marcher un peu, il recommençait à me donner de la viande -mais vraiment pas assez pour prétendre être nourrie- et me lavait le visage et la gorge au gant de toilette quand ça lui prenait. Depuis je déteste qu'on essaie de faire pareil, que ce soit avec une serviette en papier ou un gant, comme quoi, il y a des choses que l'on n'oublie pas. Pour tout ce qui était des commodités, il se complaisait à « relever mon niveau de confort » en allant jeter le contenu du seau que j'avais à disposition. J'ai rarement eu une relation aussi glamour avec un gars. Ah non, hein ! Ne me dites pas encore que ça ne vous étonne pas ! Vous n'êtes vraiment pas gentil, comme psy ! Où j'en étais ? Ah oui, mes trois mois d'amour fou. Je pense qu'au bout d'un moment, il a fini par se dire que je n'étais pas une femme vampire, mais ça ne changeait rien au problème, il ne me laissait pas partir. Je ne sais pas s'il avait vraiment peur que je porte plainte contre lui, à vrai dire je crois qu'il n'y avait pas pensé, mais je sentais qu'il avait autre chose en tête. Il disait souvent que je ferais une vampire parfaite. Peut-être qu'il voulait me transformer en premier lieu pour voir ce que ça faisait ? Il aurait eu un franc succès, je suis un vrai cocktail mulit-vitaminé pour tous les buveurs de sang. Dans tous les cas, je crois que j'ai commencé à vraiment devenir dingue. J'avais de plus en plus de mal à me contrôler, et au plus il le voyait, au plus il essayait de me mettre hors de moi. Je crois que le troisième mois avait dépassé à peine quelques jours quand j'ai vraiment pété les plombs.
« J'avais de plus en plus mal aux bras même s'il me détachait parfois les mains l'une après l'autre, et finalement il a consenti à  le faire à nouveau pour me laisser le replier à mon aise. Cela faisait un moment déjà qu'il oubliait de me piquer avec son produit. Je n'ai même pas réfléchi, je me suis transformée -ce n'est pas la peine de préciser qu'il était tellement fasciné qu'il n'a pas imaginé une seconde que ça pouvait sentir le sapin- et je lui ai sauté au visage toutes griffes dehors. Il a hurlé, j'ai rugi -enfin, feulé un peu fort- il a essayé de me frapper, je l'ai mordu. Il était à la fois en colère et terrorisé. Je crois qu'avant moi, il n'avait jamais vu un métamorphe, peut-être qu'il pensait que c'était trop rare pour tomber dessus. Il a été servi. J'étais toujours retenue par une patte, mais je n'avais qu'une envie, le dévorer tout cru et le faire disparaître à jamais. J'avais faim, j'avais peur, et par-dessus tout, je voulais sortir. Il est parti un instant, et m'a laissée seule avec la porte de la cave ouverte. Il faisait presque nuit, mais je pouvais clairement distinguer l'odeur des arbres au-dehors et surtout un silence presque rassurant. Après avoir entendu un silence imperméable pendant des mois, j'entendais enfin quelque chose qui n'était pas juste ma respiration entre quatre murs. Il ne lui a pas fallu longtemps avant qu'il ne revienne avec un collet et une seringue. Je n'y ai pas coupé, et encore une fois, je n'ai pas eu le choix. Je me suis toujours demandé ce que c'était, mais comme son père travaillait au BIAS, je me suis dit que ça n'avait pas dû être très dur de lui chaparder des injections s'il avait réussi à lui voler des menottes. Comme quoi, même quand on croit bien faire il faut toujours vérifier ce qu'il se passe autour de soi. »

Un soupir, puis une pause. Étrangement, c'était toujours la partie avec laquelle elle avait toujours eu le plus de mal, alors que ce n'était pas la plus honteuse ni la plus dure.

« Quand j'ai rouvert les yeux, j'étais couchée par terre, entièrement nue mais surtout détachée. Mes vêtements étaient près de moi, éparpillés. Je les ai remis, j'ai surtout vérifié qu'il ne m'avait rien fait et à part un hématome là où il m'avait piquée, je n'avais rien. Je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de sortir. J'avais sans doute peur qu'il m'attende dehors pour me faire encore plus de mal, ou qu'il soit allé chercher quelqu'un pour me faire enfermer à sa place après ce que je lui avais fait. C'était la première fois que j'attaquais un humain. Et je ne sais toujours pas ce que je ressens à propos de ça. J'avais... presque honte de mon comportement, je me sentais mal, j'avais peur qu'il ne me laisse vraiment mourir seule dans cette cave. Je ne sais pas combien de temps j'ai attendu mais ça m'a semblé à la fois très court et une fois que j'ai posé ma main sur la poignée et qu'elle s'est abaissée, ça m'a semblé terriblement long. Il m'avait détachée et la porte était ouverte, ça sentait de plus en plus le piège, mais j'avais trop envie de sortir pour réfléchir. Mes jambes tremblaient pendant que je montais l'escalier. Je me suis rarement sentie aussi faible, pourtant avec le recul je me dis que j'aurais dû être bien plus ramollie que ça. Il y a des fois, il vaut mieux ne pas chercher à comprendre. Quand je suis arrivée au dehors, il faisait complètement nuit, et même s'il faisait frais, je crois que je n'ai jamais été si contente d'avoir une sensation de froid. Il y avait un petit vent frais qui circulait à travers les arbres, mais il me rappela aussi que je n'étais pas sortie de nulle part. Derrière moi se dressait une maison qui avait l'air assez ancienne et surtout à l'abandon. Même s'il y avait eu quelqu'un à l'intérieur, je ne serais de toute façon pas allée vérifier. J'aurais pu tomber sur lui ou sur n'importe qui d'aussi fou.
« Je n'ai pas attendu avant de me mettre en route, cette fois. Je ne savais absolument pas où j'étais, et suivre la route en terre battue n'était pas une bonne idée, mais je n'en avais pas d'autre. Je n'ai de toute façon croisé personne. Dix minutes plus tard, je suis arrivée sur une route qui avait l'air fréquentée, elle aussi en pleine nature, mais j'avais déjà plus de chance de tomber sur des personnes civilisées, ou du moins trouver un semblant de vie convenable. Je ne savais pas quelle direction prendre, alors j'ai suivi celle du sens de circulation du côté où je me trouvais. Je ne savais même pas quelle heure il était, j'étais épuisée, mais tant pis, il fallait que j'avance. Si je restais immobile, non seulement je risquais de ne pas être vue, je n'étais pas sûre d'être véritablement en sécurité. Il y a assez de chats écrasés sur les routes, je n'avais pas envie d'en grossir les rangs, même si la voiture en aurait pris un sacré coup aussi ! Je me sentais faiblir par moments, mais j'essayais toujours de me redonner de l'élan. Je me disais toujours que je pouvais faire dix pas de plus, puis encore dix pas, puis encore dix... Au bout d'un long moment à marcher, un peu ailleurs, j'ai vu mon ombre se former puis s'agrandir sur le sol devant moi. Je me suis légèrement déplacée vers le bas-côté sans m'arrêter, et le bruit de moteur un peu nerveux que j'avais entendu de loin devenait de plus en plus doux, jusqu'à ce que je voie la voiture rouler au pas à côté de moi. Le conducteur a baissé la tête en même temps que la vitre pour me voir à travers la fenêtre passager, il avait la trentaine. Assez gentiment, il m'a demandé : « Hey, mademoiselle ? Mademoiselle ? Tout va bien ? » Je ne voulais pas lui répondre, ou alors j'étais encore sous le choc, je ne sais pas vraiment. Il s'est arrêté, puis est sorti pour me rattraper. Je devais avoir une allure étrange avec ma démarche au ralenti et mes vêtements sales, et en prime je ne répondais pas. Je me suis méfiée à l'époque, mais je sais très bien qu'à sa place, j'aurais fait pareil. Il m'a attrapé le bras et m'a demandé si j'avais besoin qu'il appelle les secours, ou même d'aller à l'hôpital, si je voulais qu'il me ramène chez moi. Je ne répondais toujours pas, je ne savais même pas ce que je voulais. « Il y a ma femme et mon fils avec moi, si ça peut vous rassurer. Je ne vous ferai rien, c'est promis. » Il avait un accent très marqué, mais il avait l'air gentil. J'ai jeté un coup d’œil vers l'habitacle éclairé, et j'ai vu qu'il ne mentait pas. C'était ma seule chance, mais je ne savais pas si j'allais réussir à la prendre. Même aujourd'hui je suis un peu étonnée, mais je lui ai simplement dit que je devais aller dans le commissariat le plus proche. Il a été un peu surpris, lui aussi, puis il m'a fait monter en voiture. Sa femme et son bébé dormaient à l'arrière.
« Je voulais le remercier mais pourtant je suis restée silencieuse un bon moment. « C'est quand même pas commun de trouver une jeune femme égarée en pleine nuit. Vous savez que c'est pas très prudent... On vous a pas agressée, au moins ? » Je lui ai répondu que non, même s'il savait comme moi que c'était faux et je l'ai remercié pour sa gentillesse. Quand je lui ai demandé l'heure, il n'a pas sourcillé, en revanche quand je lui ai demandé la date, il est resté perplexe. « Bah, on est le  vingt avril. » Alors ça fait trois mois et dix jours. Ça m'a échappé, mais je pense qu'il a parfaitement compris ce que je voulais dire. Il était un peu gêné, sans doute que tenir la conversation à une fille qu'on vient de ramasser sur un bord de route dans un sale état n'est pas facile. Finalement on s'est tus pendant presque tout le trajet pour ne pas réveiller les deux autres passagers, et après une grosse demi-heure, nous sommes arrivés en vue d'un poste de police. Il voulait m'accompagner à l'intérieur, mais je l'ai convaincu de seulement attendre dans sa voiture que je sois bien entrée. A l'intérieur, il y avait évidemment peu de gens. J'ai dit à l'accueil que je venais pour une disparition. La dame s'est de suite alarmée : « Quelqu'un autour de vous a disparu ? » Je lui ai répondu  un peu maladroitement que je voulais parler de ma disparition. Et en un éclair, j'étais assise à un bureau pour ma déposition, une tasse de café bien chaud entre les mains et une couverture de survie sur les épaules. C'est un homme un peu rustre de prime abord mais absolument adorable qui s'est occupé de mon cas. Quand je lui ai dit que j'avais été enlevée à Chicago, j'ai cru qu'il allait s'étouffer. « Mais vous savez où vous êtes ? Ici, c'est le Canada. Vous êtes sûre que vous n'avez pas repassé la frontière en marchant ? » Je lui ai indiqué la direction d'où je venais, il n'a pas été moins surpris.
« Mon dossier a mis pas mal de temps, surtout le temps que les deux polices coopèrent, mais quand j'ai dû appeler un proche, je ne sais pas pourquoi, c'est à mon frère que j'ai pensé en premier. Je n'étais même pas sûre que ce soit le bon numéro, cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas contacté. Pourtant je m'en suis parfaitement souvenu. Il a été plutôt... abasourdi de m'entendre. Il avait même du mal à y croire, il ne voulait pas raccrocher. Il m'a promis de sauter dans le premier avion pour venir me chercher et m'a demandé si je voulais quelque chose en particuliers. J'ai répondu une paire de ciseaux.
« Vous savez ce que je suis en train de me dire ? (Que cette histoire commence à durer!) Que dans des situations comme ça, n'importe qui répondrait quelque chose de sensé, mais pas moi. Revoir Christophe m'a fait un bien fou. J'ai toujours tout partagé avec ma sœur, pourtant, c'est elle que j'aurais dû appeler, mais c'est lui que j'ai voulu voir en premier. Il est arrivé le lendemain un peu tard dans la soirée, pendant ce temps on m'avait proposé gratuitement une chambre dans un motel. Je crois que j'y ai vécu les moments les plus pitoyables de ma vie. Je me revois, très maigre, en train de me couper les cheveux en face du miroir de la salle de bains. Je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à pleurer. C'était la première fois depuis que j'étais ressortie. Pourtant, trois mois ça n'est pas grand chose. Certaines personnes passent parfois des années en captivité, dans des conditions bien plus dures. Ça ne m'a pas empêchée de me recroqueviller contre le mur, en train de pleurer comme une enfant, les genoux contre ma poitrine et les ciseaux à mes pieds. J'avais honte. A la fois d'être aussi faible face à ce que j'avais vécu et de l'être devant lui. »

De nouveau le bruit d'un verre qu'on remplit. Elle but une gorgée, puis resta silencieuse un moment.

« Vous savez, ce qui m'a le plus choqué dans cette histoire, ce n'est pas qu'il ait fait tout ça, mais c'est qu'il n'en était pas à son coup d'essai. Même si aujourd'hui je n'ai plus que de très vagues souvenirs, ça ne doit pas être le cas pour toutes les autres. Je veux dire, maintenant je le vois plus comme un mauvais rêve, ça ne me fait pas grand chose d'en parler, même si ce n'est pas ce qu'on raconte aux gens. J'ai entendu parler des autres victimes, elles ont pour la plupart été en sévère état de choc, et une ne s'en est même pas remise. Et malgré toutes les descriptions et tout ce qu'on sait sur lui, ils n'ont pas réussi à l'arrêter. Il a dû sans doute apprendre beaucoup de choses avec un père qui travaille pour le BIAS. Il avait déjà fait un séjour en hôpital psychiatrique, vous savez ? Quand il était adolescent. Il était à chaque fois apparu sous une fausse identité, mais les descriptions étaient parfaitement identiques, ils ont fini par retrouver qui c'était. Et récemment j'ai reçu un coup de téléphone du policier chargé de l'affaire à Chicago. Il m'a dit de me méfier, selon le BIAS, il serait devenu un vampire. Il a enfin réalisé son rêve. Mais pire encore, apparemment il revisite ses anciennes victimes. Dans l'ordre. Je ne sais pas si je dois vraiment m'en inquiéter, ici, la communauté vampire est quand même assez bien surveillée. Peut-être que je devrais quand même en parler à un membre de la hiérarchie pour limiter les possibilités ? Oui, je sais, c'est à moi de prendre la décision. J'ai encore un peu de temps avant qu'il ne vienne me voir. Selon son calendrier, ce ne sera pas avant le dix janvier prochain... Enfin, vous voyez, docteur, un psychopathe risque de me courir après dans les mois qui viennent, MAIS la thérapie a bien marché, c'est formidable, non !? »

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans ? Vous y êtes natif ?
Après sa séquestration, sa sœur a voulu la garder un moment avec elle, mais même après quelques mois, ça n'allait pas mieux. Finalement, son frère lui proposa de s'installer dans un appartement qu'il avait à la Nouvelle Orléans et qu'il n'habitait presque jamais. Il insista sur la communauté outre très présente dans la ville et l'ambiance un peu plus rafraîchissante, selon ses mots, de l'endroit. Elle voulut d'abord lui verser un loyer, mais il parvint à la convaincre de garder tout l'argent qu'elle avait économisé pour en faire quelque chose de plus constructif. Arrivée donc en 2039, elle commença d'abord par retravailler en tant qu'employée pendant trois ans dans un salon de coiffure avant de trouver un local sur la rue principale des vieux quartiers où elle installa son propre commerce en 2041, qui n'ouvrit qu'à la fin des travaux en 2042 sous le nom tout simple de « La chevelure » (oui, comme le poème de Baudelaire). Cela fait donc huit ans qu'elle tient son salon toute seule, et quelques mois seulement qu'elle a mis en place sa nouvelle formule « Spéciale Méta ».

- Bas les Masques -


Derrière l'écran, vous êtes : Certains m'appelleront Kylia, mais il paraît que je porte le même prénom d'une boucheuse de sources, héroïne d'un roman d'un auteur à l'accent chantant qui sent bon l'huile d'olive et les herbes de provence
Vous serez souvent là avec nous ? A priori tous les soirs.
Comment avez-vous connu Voodoo Child ? Par Ailin et toute une bande d'affreux ;)
Avez-vous déjà un double/multi compte ? Pas encore
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure ? Je les préfère en salade, les jeter serait du gâchis

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ? *Pose la patte sur son oreille à défaut de pouvoir le mettre sur le cœur* Je le jure ! (Oui, j'ai l'air con !)


Dernière édition par Brume Sullivan le Dim 4 Mai - 22:20, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3700-brume-sullivan
Arn Bullet
Namir-ra
avatar

Namir-ra


Identification
Emploi: Véto, Namir-ra, gérante Stray Meta
Age apparent: 24 ans
Dangerosité:
17/30  (17/30)

MessageSujet: Re: Brume Sullivan   Dim 4 Mai - 21:04

Hello !

Pour de la fiche, c'était de la fiche ! J'adore ta narration, elle est très fluide et ultra agréable ! *fangirl*
Je vois que tu aimes préciser tes personnages et ça c'est top ! Cependant certains détails ont fait tilt dans ma caboche.

Concernant le salon de coiffure, tu parles à un moment de tondre au niveau des plaies pour éviter l'infection alors qu'un métamorphe cicatrise extrêmement vite et a très peu de chance d'infection ou de maladie. Ainsi, les chances pour que Brume conserve de grosses cicatrices sur son corps sont très faibles.

Le reste de mes remarques concerne l'histoire de Brume.
  • Lorsque le cinglé séquestre Brume, quel genre de produit lui injecte-t-il ? Le métabolisme des métamorphes étant très particulier, la plupart des anesthésiants et autres drogues et médicaments n'ont pas d'effet sur eux... Il faudrait éventuellement penser à quelque chose comportant du nitrate d'argent, substance utilisée par le BIAS mais qui rend les métamorphes ainsi que les vampires malade.

  • De même, les menottes sont-elles en argent également ? Un vampire ou un métamorphe assez fort pourraient facilement briser et se libérer de chaines normales, seulement les menottes en argent sont là encore très douloureuses, elles brûlent et rongent la chair qui les entoure.

  • Autre chose me dérange un peu. Même en vivant dans un endroit reculé ou en ayant été en établissement psychiatrique, j'ai du mal à croire qu'un garçon dont le père travaille au BIAS n'ait jamais entendu parlé des métamorphes et autres Outres en 2038 alors que la Révélation a eu lieu en 2010.


Il faudrait également savoir quel a été l'impact de la Grande Révélation de 2048 sur Brume, a-t-elle paniqué ou craint que les Normes se retournent contre les Outres ?

Voilà !

N'hésite pas à venir vers moi si tu as des questions ! Par contre, si ça ne t'embête pas, je veux bien que tu me facilites la tâche en me quotant tes ajouts en réponse s'il te plait. ^^"

Bon courage :)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1256-arn-bullet#17401
Brume Sullivan
Métamorphes
avatar

Métamorphes


Identification
Emploi: Coiffeuse
Age apparent: Entre 22 et 28
Dangerosité:
13/30  (13/30)

MessageSujet: Re: Brume Sullivan   Dim 4 Mai - 22:26

Hey !

Merci, ça fait plaisir, j'ai beaucoup galéré mais si ça plait, alors c'est top !

J'ai en effet zappé des trucs, j'ai vu qu'il me manquait une petite chose dans le caractère, aussi, du coup ça tombe bien que j'aie des choses à rajouter !
Concernant l'histoire, en fait ce sont des choses qu'à la base je n'avais pas précisées parce qu'elle ne se souvient plus de tout, mais je vais tout de même rajouter quelques petites phrases qui donnent au moins une piste là-dessus.

Alors traitons les dossiers dans l'ordre :

Salon de coiffure :

Citation :
En plus de la classique formule shampooing, coupe, et autres sous forme humaine, vous pourrez bénéficier de soins anti-parasites, d'une petite tonte si vous estimez que vous avez trop chaud (ou par coquetterie ?) ou même un dépoussiérage en profondeur si ça vous gratte de trop.

Cicatrices :

Citation :
Deux marques plutôt discrètes font le tour de ses poignets, vestige d'une relation fort romantique avec un dingue, et surtout la trace de menottes en argent qu'elle a conservé pendant une longue période, et pas vraiment par plaisir. C'est pour cette raison qu'elle ne sort jamais sans bracelets. Ces marques aujourd'hui fines et discrètes n'ont pas été des plus belles à voir par le passé.

Citation :
- Oui, ça va. Là j'ai lancé une formule pour les métamorphes. Ça devrait me faire des clients en plus. C'est vraiment pour l'aspect pratique, personne n'y avait pensé en ville. Et puis, ça fait du bien d'avoir quelqu'un pour regarder que tout va bien. Quand je me suis pris mon coup de griffes, j'étais bien contente d'avoir mon père pour vérifier que ça ne cicatrisait pas n'importe comment. C'était purement psychologie, tu me diras, mais ça aide.
- C'est un puma qui t'a fait ça?
- Oui, j'avais quinze ans, je crois. Pile la bonne pour avoir des balafres comme ça, on n'est jamais assez complexé pendant cette période ! C'était au printemps, il était un peu agressif et il voulait me piquer mon oiseau. Bah je le lui ai laissé, j'avais pas trop le choix.

Produit injecté :

Citation :
Il ne lui a pas fallu longtemps avant qu'il ne revienne avec un collet et une seringue. Je n'y ai pas coupé, et encore une fois, je n'ai pas eu le choix. Je me suis toujours demandé ce que c'était, mais comme son père travaillait au BIAS, je me suis dit que ça n'avait pas dû être très dur de lui chaparder des injections s'il avait réussi à lui voler des menottes. Comme quoi, même quand on croit bien faire il faut toujours vérifier ce qu'il se passe autour de soi.

Menottes :

Citation :
« C'est exprès pour empêcher les êtres qui ne sont pas humains de s'échapper. Mon vieux travaille au BIAS, ça a pas été dur de les lui piquer. Un jour où ses collègues m'ont ramené le voir parce que j'avais fait une connerie, j'ai attendu qu'il sorte deux minutes et je les ai mises dans son cartable. Il ne s'est même pas rendu compte qu'il les avait en partant. Personne n'a soupçonné un type comme lui. Quand il est rentré, j'ai juste eu à les récupérer pour être sûr que les créatures comme toi ne me filent pas entre les pattes. » Je me disais aussi que ça brûlait drôlement pour de simples menottes. D'ailleurs, ce n'est pas compliqué, comme j'ai toujours des oréoles aux poignets, je fais ma coquette avec mes breloques. Heureusement que maintenant elles se voient beaucoup moins... Bref ! Je lui ai dit qu'il était vraiment taré et que si j'étais à la place de son père je l'aurais fait enfermer. Il a eu un petit reniflement méprisant mais n'a rien dit de plus. Maintenant je sais que j'avais visé juste.

Psychopathe :
Citation :
Il était à la fois en colère et terrorisé. Je crois qu'avant moi, il n'avait jamais vu un métamorphe, peut-être qu'il pensait que c'était trop rare pour tomber dessus. Il a été servi.

Révélation :

Citation :
La Grande Révélation comme pour tous a été un certain choc, encore que ça n'a pas tellement animé les passions dans sa famille. Ils étaient presque déçus que ça soit aussi simple et aussi bêtement proche de la théorie de toutes les croyances amérindiennes qu'ils avaient connus, à savoir que les animaux qui savaient prendre la forme des hommes étaient des sentinelles envoyées par les dieux bons ou mauvais selon l'animal. Même si la tendance est inversée et que ce sont les hommes qui se transforment, finalement c'est bien l'intervention de créatures bien différentes des hommes qui a changé la donne. La seule chose qui l'inquiète, c'est la réaction des normes, et surtout des fanatiques religieux qui seraient bien fichus d'organiser à nouveau des bûchers géants comme pour d'autres ethnies par le passé.

Ajout caractère :

Citation :
Elle est d'ailleurs très féline dans ce dernier aspect, ce qui lui a parfois joué des tours, comme elle en joue gentiment aux autres, comme un gros minet joueur qu'elle sait être parfois.


J'espère que ça ira, sinon, pas de soucis, encore un petit coup d'édit' !
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3700-brume-sullivan
Arn Bullet
Namir-ra
avatar

Namir-ra


Identification
Emploi: Véto, Namir-ra, gérante Stray Meta
Age apparent: 24 ans
Dangerosité:
17/30  (17/30)

MessageSujet: Re: Brume Sullivan   Lun 5 Mai - 8:59

C’est impeccable ! J’ai hâte de voir ce que ton personnage va donner en rp :)
J’imagine que tu as eu le temps d’observer la torture qu’on faisait subir à tous les validés, tu ne vas pas y échapper What a Face .


Ouverture de ton Carnet Mondain
Ouverture de ton Inventaire.

Dans la section Carnet Mondain :
tu trouveras un topic de demande de niveau de dangerosité, auquel il te faudra répondre.

Une fois cela fait, il te faudra compléter ton profil :
générer la feuille perso «Identification»
ajouter les informations concernant le lieu d’habitation de Brume, ainsi que les liens menant à la fiche, le carnet mondain et l’inventaire. Ouai, ça fait beaucoup...

Si tu souhaites nous aider à rameuter du monde ou simplement gagner de l’argent pour ton profil, je t’encourage à participer aux concours et à voter pour nous sur les topsites. Dans la section des inventaires, tu as un sujet qui te détaille les moyens de gagner du flouz !

Tu peux suivre l'activité du forum sur les réseaux sociaux (facebook et twitter). Et créer ou mettre à jour ton profil Tour de Jeu.

Le sujet à ne pas manquer est celui du Le Journal du Forum. Il est obligatoire. Tu peux aussi t’abonner à la newsletter du forum, en n’en envoie pas beaucoup donc tu ne devrais pas trop craindre le spam de notre part. ^^

Pour ce qui est de la chatbox tu connais, maintenant tu as également accès au flood et tu peux demander à rejoindre le groupe skype réservé aux membres :)

Si tu recherches des partenaires RP, la section rencontre est ouverte !

Voilà ! \o/


Bienvenue à Voodoo Child ! Amuse toi bien :)
_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1256-arn-bullet#17401
Brume Sullivan
Métamorphes
avatar

Métamorphes


Identification
Emploi: Coiffeuse
Age apparent: Entre 22 et 28
Dangerosité:
13/30  (13/30)

MessageSujet: Re: Brume Sullivan   Lun 5 Mai - 12:19

Cool =D
Merci beaucoup !

Ne t'en fais pas pour la liste de choses à faire, ça va m'occuper un peu le temps de commencer à rp !

J'espère à bientôt en rp et encore merci =)
_________________

Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3700-brume-sullivan
 

Brume Sullivan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Voodoo Child :: ¤ DISTRIBUTION ¤ :: ║Registre║ :: Le recensement :: Questionnaires validés :: Outres-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit