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 Un gros boucan pour une balle.

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Alice Mewryan
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MessageSujet: Un gros boucan pour une balle.   Ven 2 Mai - 14:19

Je l’aide et j’en prends plein la tête. Mais ça je m’en doutais. Je suis déjà sur le cul qu’il m’est aidé comme ça. Je me serais plutôt attendu à se qu’il se casse et que je ne le revoie plus en ville. Mais il est reste et son comportement est légèrement différent de la première fois qu’on s’est rencontré. Je sais pas quoi. C’est peut être rien. Juste l’influence du printemps qui arrive.

«Promis la prochaine fois je te laisse agoniser » Bien sûr, je rigole quand je dis ça. Une petite pique ne peut pas faire de mal. C’est vrai que c’était vraiment crétin de ma part, mais est-ce que je me suis laisser le choix ? Réponse : non !

Oh ! Ça empeste le sang humain dans cette voiture ! Bon je ne dis rien, je dis rien. Déjà il fait une chose à laquelle je ne m’attendais pas : me rendre service. Surtout quand prenant son tas de boue il doit bien se douter que, si avec les balles en argents, je n’avais pas compris là je sais que son métier n’est pas jolie jolie. Un chasseur de prime ? Un tueur à gage,...  J’ai promis de ne pas chercher à comprendre le pourquoi des armes à feu et je compte bien tenir ma promesse.

Il m’aide à m’assoir, je couine un peut, mais quelle douillette je fais. Mais merde baisse le son ! Quelle torture ce bruit ! Un dirait un mélange de brame de cerf et de cris de cochon qu’on égorge. Et ça lui plait ça ? Il n’a pas l’air dérangé par cette chose que certains n’hésite pas à qualifier de musique. Même baissé, ça reste agressif pour mes oreilles. Pas sûre que la Namir-ra avec sa super ouïe de félin apprécie beaucoup.

 « Oui ! »  Je ne sais pas s’il m’a entendu, mais il démarre.

Quand on arrive aux abords de la réserve, j’ose un conseil, quitte à se qu’il m’envoie chier.

 «Tu devrais couper le son, Arn aime le calme. » Après il fait se qu'il veut. Mais c'est sûr que se serait un bon point de ne pas mettre Arn en pétard avant même qu'elle nous voie, surtout que c'est mon bas à moi qu'elle va charcuter. Au détour d’un bosquet, on aperçoit la grande maison de bois clair. Et là je commence à appréhender. Ah je ne fais pas la fière, ça non. Quand je vais lui dire que je me suis auto-infligée ça, elle va me tuer, ou pire. Tout va dépendre de son humeur, mais il a fort à parier qu’elle n’est pas ravie de mon coup de téléphone.

La voiture s’arrête et j’essaye de sortir vite, pour qu’Arn sache qu’on n’est pas des intrus. J’actionne la poignée et d’un coup de pied je pousse la portière, et surtout je serre les dents car en me tortillant, je ravive la douleur. Je fini par m’extirper de la voiture et me tenant le bras et m’appuyant sur la carrosserie je me dresse bien visible et attend que la proprio sorte de chez elle.
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Blake Davis
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Ven 2 Mai - 15:24

Blake eut presque un sourire. Presque. Au final il ne parvint qu'à avoir ce rictus dénué de joie qui était devenu l'une de ses signatures. Il l'accompagna d'un nouveau ricanement froid. Le laisser agoniser la prochaine fois hein... ? Ça serait peut-être la meilleure fin possible pour lui comme pour tout le monde. Si il n'arrivait plus à contrôler le loup, ça voulait dire que tout ce qu'il avait fait pour réussir à continuer d'avancer était en train de s'effondrer et risquait d'emporter avec lui de nombreuses vies. Alors, oui, c'était stupide pour un tueur à gage de se soucier de quelques morts supplémentaires à rajouter à son tableau, peut-être... Mais pour lui, tuer de sang froid et tuer sous l'empire de la folie et/ou d'une grave perte de contrôle, c'était deux choses très différentes. Terry était fou. Terry avait massacré sa famille parce qu'il était totalement cinglé et qu'il avait commencé à perdre le contrôle de son animal. Blake en avait déjà trop fait, cette fois dans le parc avec la sorcière... Ça avait été limite. Il avait failli la tuer, et il l'avait déjà bien amochée. C'était l'un des rares trucs qu'il regrettait de ces dernières années, et pour lesquels il éprouvait de la culpabilité. Il préférait crever que de devenir une réplique de l'Alpha de San Jose.

Une fois dans la voiture, il démarra. Ils roulèrent dans un silence somme toute relatif, jusqu'à arriver près de la réserve. Alice trouva le moyen de rompre le silence. Elle lui demandait de couper le son. Agacé sans trop savoir pourquoi, Blake lui jeta un regard en coin aussi noir qu'un ciel orageux sur le point d'éclater. Il tourna le bouton du volume entre le pouce et l'index un peu trop violemment. Raté. Il n'avait pas su contrôler sa force. Le mécanisme émit un craquement sinistre. Une surprise pâle déforma les traits habituellement apathiques du métamorphe, avant qu'il ne se détourne du massacre dans un juron colérique.

"Eh merde..."

Il tapa du bas de la paume contre le volant, excédé. Avec cette foutue presque-transformation, l'influence des munins et de la saison des amours, ses capacités d'outre lui revenaient. Voilà qu'après les cinq sens, c'était sa puissance physique qui regagnait lentement ses anciennes performances. Pratique, certes, mais où allait-il exactement, à ce rythme ? Puis si il n'était plus capable de jauger sa force, vu son métier, il n'était pas dans la merde déjà...

Au moins, il n'y avait plus de musique, et cette "Arn" ne pourrait pas l'emmerder à cause de ça. Il se gara et laissa Alice sortir de la voiture. Elle se débrouillait plutôt bien, quand même, pour une blessée qu'il était censé aider à marcher... De mauvaise humeur, Blake quitta à son tour le véhicule, et prit garde à ne pas claquer la porte trop fort, de peur de la déformer ou quelque autre connerie de ce genre... La voiture était cabossée certes mais il avait encore besoin d'elle. Mains dans les poches, il rejoignit Alice au cas où elle ait encore besoin d'une béquille. Il jeta un regard méfiant aux alentours. Et maintenant ? Où était cette fameuse amie ?
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Ven 2 Mai - 21:46

L’appel téléphonique qu’Alice lui avait passé était des plus inquiétants et Arn pensa bien tôt au pire pour les métamorphes : le TPH. Ce n’était pas vraiment le moment de tirer des conclusions hâtives et bien qu’elle n’ait pas encore connaissance des détails de l’histoire ainsi que de l’ampleur des dégâts qu’avait du encaisser la combattante, Arn devait se préparer. Tout ce qu’elle pouvait imaginer serait probablement bien loin de la réalité, mais pour ce qu’elle en savait, Alice ne pouvait pas avoir été blessée dans l’exercice de ses fonctions. Elle ne connaissait aucun métamorphe suffisamment crétin ou suicidaire pour s’armer d’argent.

Pour l’heure, il lui fallait préparer sa cuisine pour pouvoir accueillir la blessée. Sans connaitre la gravité de la blessure, la Namir-ra préférait ne rien laisser de côté. Elle désinfecta du matériel, prépara les doses des drogues potentielles qu’elle devrait injecter à Alice ainsi que des bandages. Sans même avoir jeté un œil au bras de son amie, Arn se doutait que l’intervention ne serait un plaisir pour personne et qu’il lui faudrait très certainement recourir au pouvoir des munins pour la soigner. La communauté ne pouvait se permettre de perdre son Combattant, les plus faibles d’entre eux comptaient sur les figures fortes de la ville dont elle-même faisait partie.

Elle descendait du grenier, un détecteur de métaux à la main, lorsqu’elle entendit le bruit d’un moteur se rapprochant. Elle ne l’avait pas utilisé depuis plusieurs années, les blessures par balles en argent s’étant raréfiées, elle n’avait pas eu à transformer sa cuisine en clinique de seconde zone depuis bien longtemps. Arn alluma la lumière qui éclairait son entrée et sorti pour rejoindre son amie blessée. Elle était accompagnée d’un homme au regard noir, probablement un métamorphe, à l’allure des plus louches.

« Bonsoir » fit-elle rapidement en lui adressant un signe de tête tout en s’approchant d’Alice. « Que s’est-il passé ? Vous vous êtes fait attaqués ? »

A des lieues de se douter que la raison de cette blessure n’était nul autre que le noiraud qui accompagnait la Combattante. Elle jeta un coup d’œil au bras blessé et constata qu’on lui avait au moins réalisé un bandage de fortune. Le trio avançait vers la grande bâtisse de la panthère, guidé par la lanterne allumée.

« Vous avez tout retiré ? » demanda-t-elle aux deux métamorphes.

Ils pénétrèrent dans la maison éclairée et prirent la direction de la salle d’urgence improvisée. La grande table en bois qui pouvait accueillir une dizaine de personne servirait de table à allonger Alice.

« J’aurais peut-être besoin d’aide, vous pourrez m’aider ? »

La vétérinaire préférait demander plutôt que d’imposer cela à quelqu’un qui risquait de vomir ou de tomber dans les pommes…

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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Ven 2 Mai - 23:36

J’aperçois Arn et vais pour la rejoindre, mais encore une fois j’ai présumé de mes forces et je manque de trébucher. Je me rattrape en détournant ma chute pour atterrir sur le torse de Blake.

«Dé…désolé. » Merde ! Il sent la transpiration de loup. Je refoule une vague de chaleur qui voudrait me nouer l’estomac. Ce n’est pas mon loup, c’est juste un loup. Il a fallut que je vive dans la ville où un tiers des hommes-braves sont des loups. N’empêche, il sent bon. Mais je rêve ? Pour quoi je rougie moi ? Je secoue la tête pour faire une mise à zéro et je focalise mon regard sur la Namir-ra.  

«Non rassure toi, personne ne nous a attaquer. » j’avale ma salive et fais tourner trois fois ma langue avant de parler.

«L’accident bête, je voulais attirer un vampire, j’avais pas de temps à perdre et un révolver à porté de main. Je sais c’est con. » L’humour, ma seule ligne de défense actuellement et elle est plus que bancale. Car quand je veux sourire et rire, je n’arrive qu’à émettre un couinement de douleur et mon sourire se transforme en grimace. Ajouté à ça, la sueur qui continue de couler à grosses goute. Je suis juste pathétique. Et pourtant…je ne regrette pas mon geste et si c’était à refaire je n’hésiterais qu’une seconde -maintenant que je sais ce que peut faire l'argent-.

«Non, c’était une de ces balles qui explosent à l'impact, il doit y avoir un sacret paquet d’éclats, je les sens me bruler le bras.» Appuyé sur Blake, je suis Arn dans sa demeure. Ça fait un petit moment que je n’y suis pas allée, à croire que je ne me blesse pas beaucoup ces derniers temps. La ville et ses environs sont calmes.

Elle a fait les choses bien, sa cuisine est transformée en vais petite clinique. Je voie les instruments, les flacons, la table. C’est sûr je vais avoir mal, très mal et ce n’est pas juste les morceaux de la balle qui vont me faire hurler… Instinctivement l’une de mes mains agrippe Blake. Sa main, son, bras, ses vêtements, je m’accroche à la première chose que ma main droite peut saisir.


«Tu as fais les choses en grands. Tu crois que tu vas y arriver ? »

C'est quand elle demande à Blake si il peut l'aider que je remarque que je le tien autant qu'il me soutient, mais je ne le lâche pas pour autant. Je ne veux pas qu'il parte. Pour quoi exactement ? Je ne suis pas une enfant, je n'ai pas peur de Arn, au contraire, je lui fais entièrement confiance et lui confirais ma vie sans l'ombre d'une hésitation. Mais je ne veux pas qu'il parte.Je détourne le regard de peur qu'il ne soit trop expressif. Il ne manquerait plus que ça. C'est parfaitement ridicule, je suis parfaitement ridicule. Et j'ai mal.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Sam 3 Mai - 10:49

Blake se calma légèrement lorsqu'il vit qu'Alice ne tenait pas sur ses jambes. Bon... Elle n'avait pas été de mauvaise foi, elle avait vraiment besoin d'un soutien. Et puisqu'il s'était (re)trouvé des instincts altruistes... Autant aller jusqu'au bout du massacre, hein. Il fit en sorte de s'approcher d'elle pour la rattraper, même si elle ne semblait pas avoir besoin d'aide pour lui sauter dessus, d'une manière qui aurait presque pu être gênante dans d'autres circonstances, surtout en vue du rouge qui lui montait aux joues... Mais Blake n'était provisoirement plus la victime des instincts du printemps. Le sang de vampire, consommé en quantité importante, lui permettait de tenir sa bête tranquille. Presque comme avant. Si ce n'est qu'il n'y avait plus cette épaisse barrière entre lui et l'animal... Lui et ses propres sentiments. Lui et son passé. Bordel... Il n'avait vraiment pas hâte de retourner dans sa chambre d'hôtel. A ce moment là, même en se déglinguant les oreilles à force de musique, il n'arriverait sans doute pas à retenir l'introspection qui le guettait, et ça allait une fois de plus être un massacre.

En tous les cas ça devenait gênant. Une métamorphe était sortie les rejoindre. Ça devait être l'amie d'Alice. Blake l'inspectait avec méfiance. Elle posait des questions auxquelles il préférait éviter de répondre. Par chance, la Combattante restait vague dans ses explications, ce pour quoi Blake lui aurait été reconnaissant si il avait encore été capable de ressentir quelque chose qui ressemble à de la reconnaissance. La brisure en lui avait été affectée par les récents événements, mais pas encore suffisamment pour qu'il cesse totalement d'être le connard apathique qu'il était devenu. Il ne répondit rien d'autre et se contenta de servir de soutien à Alice qui semblait ne pas être au meilleur de sa forme. Peut-être aurait-il mieux fait de la porter, finalement. Ça lui aurait évité des efforts inutiles, et qui lui semblaient laborieux.

Ils entrèrent dans la demeure de leur hôte, qui posa une seconde question. Cette fois, Blake se sentit obligé de participer à la discussion. Alice n'avait pas été en mesure d'assister à sa propre opération. Elle avait été fiévreuse et délirante.

"La balle était en train de l'empoisonner. J'ai ouvert la plaie au couteau et retiré le corps principal et tous les éclats que j'ai pu trouver, mais j'avais pas de pinces sur moi. Les bouts qui restent sont sans doute minuscules, mais nombreux vu comme ça lui fait encore mal. Ça risque d'être long."

Ils arrivèrent dans la salle qui semblait avoir été préparée pour accueillir Alice. Alice, qui le tenait fermement, d'une façon qui le mettait mal à l'aise. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été l'objet d'une étreinte. Enfin... Comprenons d'une étreinte qui n'était pas celle d'une quelconque victime qui essayait de sauver sa peau. Il lui était arrivé à quelques reprises de devoir kidnapper certaines cibles pour en atteindre d'autres. Puis il y avait eu la sorcière, mais là c'était encore autre chose, et il n'avait pas été lui-même. Ce type de contact ramenait des souvenirs et des sensations à la limite de ses perceptions. Il coupa court à tout cela en se tournant dans la direction de la Combattante, à laquelle il réserva un regard agacé, légèrement moins sombre qu'à l'habitude, mais défiant malgré tout. Puis il la souleva en tentant de ne pas trop la secouer, afin qu'elle puisse se coucher sur la table. Sans un regard pour la seconde femme, il s'éloigna de quelques pas. On lui demandait encore son aide. Il n'était plus à ça près.

"Ça dépend ce dont vous avez besoin, mais dans l'absolu, j'imagine que oui."

Enfin, il leva la tête afin de perdre des prunelles que la vie venait de quitter à nouveau dans celles de son interlocutrice. Qui était-elle ? Juste un médecin qui s'avérait aussi être un changeling ? Oh... Il aurait bien voulu. Il voulait y croire, et c'est pourquoi il eut la bêtise de ne même pas demander.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Lun 5 Mai - 16:56

Elle sentait le métamorphe nerveux, près à réagir au moindre mouvement brusque. Un animal en cage. Une véritable boule de nerfs... Mais il ne semblait pas vouloir de mal à Alice bien au contraire, Arn avait même l’impression qu’un petit quelque chose s’était passé entre eux deux à la façon insistante qu’il avait de l’observer de son regard torve. «Attirer un vampire ? Y’a vraiment que toi pour pouvoir faire une chose pareille ! » répondit-Arn à son amie.

La panthère n’appréciait pas ces créatures nocturnes toujours trop égocentriques pour s’imaginer qu’on pouvait ne pas vouloir se faire croquer. Elle les dépréciait même d’avantage depuis qu’un métamorphe à l’épaule arrachée s’était présenté aux aurores après une attaque vampirique, même si quelque part elle n’aurait jamais rencontré Matthew sans cet épisode et ce dernier ne serait peut être jamais devenu Sachem...

Elle grogna de mécontentement quand elle apprit que le bras d’Alice était probablement constellé de centaines d’éclats d’argents, très certainement extrêmement petits... Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle ne s’en doutait pas déjà, mais telles que se présentaient les choses, l’option du creusage de bras n’en était plus tellement une de même que l’utilisation des munins. Elle se félicita alors d’avoir pensé à manger un bout avant l’arrivée d’Alice, ils n’avaient pas besoin d’un médecin évanoui ce soir. «Vous avez bien fait...» dit-elle à l’homme qui les accompagnait.

Alice semblait inquiète de son sort, elle se cramponnait au bras de l’inconnu comme une moule à son rocher. Paniquée. Arn se sentait capable de soigner son amie. «Rassure-toi. J’ai soigné bien pire et j’ai déjà été amenée à m’occuper de plaies par balle en argent.» La Namir-ra n’était pas particulièrement douée pour rassurer ses patients, il fallait tout de même avouer que la plupart n’avaient pas le don de parole. Elle se contentait alors de signaux animaux, ronronnements apaisant et gestes rassurants étaient son quotidien bien plus que les longs discours.

Elle laissa le métamorphe installer Alice sur la table et s’arma d’une paire de ciseaux. «Rien de bien compliqué, j’aurais juste besoin que vous la mainteniez bien immobile quand je commencerais. Je n’ai pas assez de calmants pour toute la durée de l’opération. Ca va faire mal...» Arn grimaça, elle n’aimait pas cela d’autant qu’elle était suffisamment proche d’Alice pour être touchée par sa douleur. Mais ils n’avaient pas le choix, c'était impossible pour elle de se rendre à la clinique, il aurait fallu prévenir les autorités et tous connaissaient leur absence d’indulgence à l’égard des Outres et elle ne pouvait pas laisser la Combattante avec un bras blindé d’argent. Elle découpa prestement le bandage de fortune et constata les dégâts. La plaie était boursouflée et brûlée, l’argent faisait son oeuvre à merveille...

« Il va falloir faire vite, tu te régénères en surface en ce moment et les morceaux sont toujours coincés... Je vais devoir rouvrir la plaie...»

Quelle joie... Et même pas d’iso sous la main pour l’endormir un peu. Arn prépara une seringue d’analgésique, elle savait que la morphine ne ferait pas effet longtemps et qu’il lui faudrait repiquer Alice, et lui injecta dans le bras. Elle ne savait pas trop comment se placer par rapport au méta qui maintenait la combattante. Son immobilité était importante, bien plus que sa rapidité à agir puisqu’elle savait pertinemment qu’elle devrait utiliser ses pouvoirs de guérison ce soir, il fallait seulement éviter d’aggraver le cas d’Alice. Elle enfila des gants avant de rapprocher les outils dont elle pourrait avoir besoin. Elle prépara une seconde seringue de morphine en avance,versa de l’eau oxygénée dans une cupule et sortit une nouvelle lame de scalpel de son enveloppe stérile. A l’examen rapide qu’elle venait de réalisé, elle avait remarqué que la combattante était en état de choc, elle respirait trop vite et ses pupilles semblaient dilatées, mais qui ne le serait pas avec cette brûlure constante ? «Tenez la bien s’il vous plait. Je vais commencer.»

Elle incisa profondément la plaie et maintint les bords écartés au moyen de pinces. Le scalpel ne rencontrait qu’une résistance moindre et mettait à vif les brûlures vives de l’argent. Lorsqu’elle eut suffisamment ouvert la plaie, et entreprit de la laver à l’aide de seringues remplies d’eau oxygénées et iodées afin de retirer tout fragment de tissu qui aurait pu s’y retrouver piégé.

Le muscle présentait des traces de compression tissulaire, un oedème s’était formé là où la cicatrisation de la métamorphe n’avait pu se faire normalement. A l’aide d’une pince, elle préleva dans la chair de son ami les fragments les plus visibles, mais au passage du détecteur, quelques minutes plus tard, il semblait évident qu’elle ne pourrait parvenir à tous les retirer. Le temps passait au ralentit, Arn faisait du mieux qu’elle pouvait mais elle voyait bien les traits de son amie se crisper à mesure que la morphine était métabolisée.

Elle pinça ses lèvres et lança un regard au métamorphe qui la maintenait immobile. «Je lui fais une seconde injection pour la calmer, il va falloir tenir bon. Je vais couper dans le tissu sain pour être certaine de retirer tous les fragments. Je ne peux pas faire mieux avec le matériel à disposition...» Elle poursuivit son oeuvre, conservant toute sa concentration sur son travail et tâchant d’ignorer ce qui l’entourait. Lorsqu’elle eut retiré suffisamment de tissu et que le détecteur resta silencieux lorsqu’elle le passa au dessus du bras d’Alice, elle s’autorisa un soupir et retira ses gants. La tâche la plus éprouvante pour elle allait démarrer. «Voilà... il n’y a plus rien. Il ne reste plus qu’à guérir tout cela.»
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Jeu 29 Mai - 22:24

Arn, se veut rassurante. Ce n’est pas de toi ni de tes compétences sœur panthère dont je doute, mais de ma propre capacité à supporter se que tu va m’infliger. Je ne devrais pas lui dire, elle a l’air déjà si désolé d’avance de la souffrance qu’elle va me faire, que je préfère garder ça pour moi. Pardon Arn de t’infliger ça. Mais tu es forte et tu surmonteras cette épreuve, pour ma part, je n’avais pas le choix, je devais protéger un homme-brave. Je crois que je recommence à divaguer.

Blake, me fait brusquement face pour m’adresser un regard sévère. Pour quoi le loup m’en veut-il ? J’ai fais quelque chose de mal ? Arrête ! Ce n’est pas Patrick, c’est un autre loup, mais ce n’est pas Mon loup. Blake me prend dans ses bras pour m’allonger sur la « table d’opération ». Arn me parle, enfin je crois, un bourdonnement m’emplit les oreilles et je ne comprends pas se qu’elle dit.

«Je te fais confiance ma sœur. » Je lui sourie, pour la rassurer. C’est tout moi ça, rassurer les gens quoi c’est moi qui a la plus besoin d’être rassurer. Aïe ! C’est quoi ça ? Je relève la tête est voie la panthère retirer une aiguille de mon bras. Le loup me saisie plus fermement pour me maintenir sur la table. La brûlure s’estompe à peine grâce à la morphine, mais ce n’est toujours pas assez. J’ai envie de me lâcher de hurler ma douleur, mais une petite voix en moi me susurre des mots rassurant. Une voix que je connais. Elle est masculine, elle vient de loin dans ma mémoire.

Grand-esprit, avec qui me fais tu communiquer ? Mon père ? L’un de mes ancêtres ?

Ce n’est pas un cri mais un grondement animal qui sort de ma gorge. Je veux ramener mon bras sur ma poitrine mais il ne bouge pas. Quelqu’un me tien et m’empêche de bouger. Pour quoi ? Qu’est-ce qu’on me fait ?

Des souvenirs remontes, du genre que je préférerai oublier. Je suis dans une foret à Miami, Patrick est avec moi, on cherche Sean. Il a disparue depuis deux jours. Au début on pensait que c’était à cause de la plaine lune. Ce gamin aime bien la prendre comme excuse pour aller faire des conneries dans son coin. Mais il ne disparait jamais si longtemps, et puis surtout il répond toujours au téléphone. Patrick a trouvé sa piste ! Un jappement de sa part m’indique de le suivre. Il accélère le pas, c’est de moins en moins évident pour moi de le suivre. S’il court à son maximum, je vais le perdre, mais le Grand Esprit soit loué, je connais son odeur par cœur, normal, c’est mon loup. La pleine lune nous offre une luminosité surnaturelle. On monte une pente raide. Au sommet, un mur de buissons. Je ne veux pas y aller ! Je sais très bien se que je vais trouver derrière la végétation. Je l’ai déjà vue cette scène. Des voix psalmodies des paroles obscures, des gens encapuchonnés tels des spectres sont disposés en cercle autour d’un homme nu qui tient un couteau, il est au dessus de Sean, je le sais, il est entrain de le dépecer vivant pour lui voler sa peau. Je n’arrive pas à m’arrêter, alors je ferme les yeux pour ne pas revivre ça. Mais alors que je m’attends à attendre les hurlements d’agonies d’un loup, ce sont ceux d’un grizzly qui me casse les oreilles. J’ouvre les yeux Je suis enchaîner contre un rocher l’homme nue est au dessus de moi avec son couteau et c’est ma peau qu’il me vole. Il passe sa lame sous la peau de mon bras et remonte jusqu’à l’épaule. Quelle horreur, il tire et mon pelage se décolle de moi laissant les muscles à nues et des vaisseaux sanguins déchirés s’écoulent mon sang dans un bol en or prévu pour le récupérer. Je m’affole, me débat, tourne la tête dans touts les sens. Normalement Patrick devrait être dans cette direction, mais il n’y est pas ! Grands esprit, esprits de mes ancêtres venez à mon aide ! Patrick, Sean !

« Sean ! » Un grand flash m’éblouit, la douleur s’endort, et mon beau-frère est là, devant moi. Je n’arrive pas à y croire. Sean ! Tu…tu es mort, et te voila devant moi. Petit frère loup… je sourie, un bonheur éphémère dont me fait cadeau l’esprit de Sean. Mes ancêtres ont guidé mon esprit jusqu’à lui pour me permettre de le revoir une fois. Des larmes coulent sur mes joues,  j’en rie presque, mais je ne bouge pas. Je ne sais pas bouger dans le monde des esprits. Sean me sourie, il me tend les bras et me dit des mots rassurants. La terreur m’a totalement quitté, une paix intérieur m’envahit.

Je suis heureuse de te retrouver. Merci de m'offrir le cadeau de venir dans le monde des esprits te voir. J’espère au moins que tu es en paix. Moi je ne le suis toujours pas. J'ai toujours cette colère qui me ronge de l'intérieur. Mais tu as raison, j'arrête de parler de ta mort. Qu'est-ce qui m'a conduite ici ? Eh bien tu vas rire. J'ai rencontrer un homme-brave loup, et je l'ai pris pour ton frère, tu sais se que c'est le printemps tout ça... Enfin bref, il cherchait du sang de vampire et à cause de moi il a perdu le contrôle de son totem. Alors pour l'aider je me suis tirer une balle dans le bras afin d'attirer le suceur de sang. Et figure toi que le type il a un flingue avec des balles en argent... Bien sûr que je m'en suis rendue compte.

Il rit, et moi aussi je rie, c'est tellement bête comme histoire. Sean s'approche de moi les bras ouverts. Dans les bras de mon frère-loup, je m’endors doucement, bercé par les chants irlandais de Sean.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Ven 30 Mai - 14:11

Maintenir une métamorphe immobile pendant qu'elle se faisait charcuter... Bah. Il l'avait fait une fois tout à l'heure. Ses antécédents et l'entraînement drastique auquel il se soumettait lui avaient toujours permis de garder une force physique bien supérieure à celle d'un humain lambda même lorsque la bête en lui s'était étiolée. Maintenant qu'elle était nettement plus proche, il allait sans dire qu'il était largement capable de faire ce qu'on lui demandait. Et ce n'était pas le type de truc qu'il aurait eu tendance à refuser. Maintenir quelqu'un pour éviter qu'il se débatte, c'était largement dans ses cordes. Il baissa les yeux sur Alice, l'air sérieux. Il balayait la table et les alentours à la recherche d'un quelconque morceau de tissu à lui fourrer entre les dents pour qu'elle évite d'une part de leur déchirer les oreilles en hurlant.. Mais surtout, de se mordre la langue.

"Ok, ça marche."

Il n'avait pas grand chose à sa disposition. Il dut attendre que l'autre femme ait coupé le bandage qui masquait la plaie pour le récupérer, le plier, et (si elle l'acceptait, car elle était encore consciente) le coincer dans sa bouche de sorte à limiter ses mouvements, et lui donner quelque chose dans quoi mordre. Il plongea son regard dans le sien, et attendit qu'elle lui donne son accord silencieux, avant de s'exécuter.

"C'est pas top, mais va falloir faire avec."

Puis on le rappela à l'ordre. Il grimpa sur la table de sorte à faire peser son poids sur celui d'Alice. Plus pratique, de bloquer ses jambes avec ses jambes... Ses bras avec ses mains. Il aurait pu rester à côté, mais il aurait profité d'une prise bien moins efficace, et il n'avait pas de raison valable pour diminuer les chances de réussite de l'opération en ne prenant pas la position la plus adéquate. Bref. Suite à un dernier regard sur Alice - laquelle était tout de même étrangement proche, il fallait avouer que cette posture avait quelque chose de singulier - il tourna la tête en direction d'Arn.

"C'est bon, je la tiens, vous pouvez y aller."

Et c'est ainsi que l'opération commença. Blake ne prit pas le temps de regarder ce qui se passait du côté de la plaie. Il avait assez à faire avec Alice, qui malgré les apparences n'était pas si facile à tenir tranquille. Non seulement elle avait mal et se débattait comme une diablesse, mais en plus de ça, elle délirait. Son regard était absent. Des grondements remplaçaient les cris, ce qui n'était pas plus mal pour les oreilles des deux autres. Cela dit ça ne dura pas longtemps. L'opération s'intensifiait sur tous les fronts. Suite à une apothéose de violence contenue, tout devint subitement plus calme. Alice souriait et riait sans raison, mais elle ne se débattait plus vraiment. Elle perdit même conscience, sans doute faute à la douleur. Blake doutait qu'il y ait matière à s'inquiéter. Arn prit la parole, ce qui ne le fit pas tilter tout de suite. Néanmoins deux secondes plus tard, il se rendit compte que quelque chose clochait. Son absence d'expression se changea en surprise, comme ses sourcils tréssaillaient légèrement, et il se tourna vers son interlocutrice, et il s'apprêta à descendre de la table. Il n'aurait vraisemblablement plus besoin de maintenir Alice en place, vu qu'elle était évanouie, et que l'opération était terminée. A moins que.. ? Mais si c'était le cas, il n'allait très certainement pas rester ici. L'appel des munins lors de la nomination du nouveau Sachem lui avait très largement suffi, et avait déjà réussi à briser pas mal de choses en lui. Il venait de subir une presque transformation. Le loup avait repris du terrain. Blake ne savait pas encore exactement à quel point. Il s'était renseigné avant de venir, et il savait que la Nouvelle-Orléans avait une Namir-ra. Il était logique qu'elle soit la personne à laquelle Alice s'adresserait en premier en cas de blessure à l'argent. Toutes les pièces s'emboîtaient trop bien. Il l'avait su depuis le début mais avait préféré espérer avoir mal compris. Ses yeux habituellement vide abritaient une légère flamme d'appréhension, lorsqu'il demanda :

"... Attendez. Comment ça, guérir ?"

Comme si il ne le savait pas.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Mer 11 Juin - 11:59

La Panthère avait senti que quelque chose clochait chez ce loup, il avait un comportement très étrange comme s’il était sur ses gardes et qu’il dissimulait quelque chose. Elle ne s’en était pas souciée jusque là, il y avait eu plus urgent sur sa « to do list ». Alice était sa priorité, elle avait sombré bien prodondément sous l’effet de la drogue qu’Arn lui avait injecté et de la douleur, mieux valait cela que de rester conscient pendant qu’on vous charcutait le bras... Mais ce n’était pas une raison pour prendre son temps ou pour le perdre en bavardages inutiles. “Vous croyez vraiment que la guérison des métamorphe peut suffir à la sauver ? Je ne vais pas la laisser pisser le sang avec un trou aussi gros dans le bras et attendre de voir si sa nature pourra suffire...

Arn éloigna vivement ses outils, la guérison d’Alice risquait de puiser énormément dans ses réserves d’énergie. Elle voulait éviter à tout prix que quelqu’un d’autre soit blessé à ce moment là, elle allait peut être tomber dans les pommes et la panthère ne tenait pas tellement à se retrouver avec une lame de scalpel contre la joue. La guérisseuse se calla sur une chaise afin d’être retenue par quelque chose si jamais elle venait à défaillir. Elle jeta un regard au métamorphe avant de commencer, puis prenant conscience que le métamorphe n’était peut être pas au courant de sa nature à elle. “Je suis une Namir-ra, j’ai un don de guérison.” dit-elle simplement sans s’appesantir sur les détails métaphysiques.

La Panthère commença à se concentrer. Les yeux clos, elle laissa les munins l’envahir. « Empêchez moi de finir le nez dans sa blessure, s’il vous plait.» murmura-t-elle à l’adresse de Blake. Elle préférait éviter de réveiller ses instincts bestiaux au moment où elle abaissait toutes ses barrières pour les esprits métamorphes. Les munins n’étaient jamais bien loin, ils vivaient dans son sillage et autours d’elle, c’était si simple de les appeler à présent... Elle se laissa submerger par leur présence, elle avait la sensation d’entrer dans un four tant leur énergie était chaude pour elle. Ils étaient responsable de l’aura apaisante qui émanait de la métamorphe en permanence, de cette sensation de sécurité qui avait poussé bien des changelins à chercher de l’aide auprès d’elle. Quelques années plus tôt, elle leur en avait voulu pour cela, sa vie tranquille et solitaire ne pouvait plus continuer dès lors qu’elle avait découvert ce don. Elle avait fini par s’y faire. On ne lui avait pas vraiment laissé le choix de toute façon.

Sa respiration et son rythme cardiaque augmentaient en même temps que sa température, la panthère haletait alors qu’elle faisait tournoyer les munins dans son corps et autours d’elle. Ils repérèrent les métamorphes de la pièce, se dirigèrent vers Alice mais aussi vers Blake. Arn les inclut dans son cercle. Les esprits furent tentés un instant de s’occuper exclusivement de Blake, son instinct semblait engourdis comme après un très long sommeil mais la Namir-ra les guida vers Alice, vers son amie blessée. Ils fallait la sauver, le reste pouvait attendre. Arn restait concentrée et laissait les munins puiser dans son corps et dans son esprit, lui pomper son énergie pour sauver la Combattante. Elle les guida vers la plaie avec ses mains et, penchée en avant, elle approcha inconsciemment son visage du bras blessé. La jeune femme ouvrit les yeux en même temps que d’ouvrir les vannes, les munins pouvaient prendre ce dont ils avaient besoin, ils se précipitèrent sur la blessure, la remplirent, pénétrèrent dans les vaisseaux et les muscles de la métamorphe à la recherche de chaque zone blessée avec l’aide de la Panthère. Ils provoquèrent la régénération des tissus d’Alice, puisant dans l’énergie de la Namir-ra pour se faire. Le bras se reconstitua, le trou se remplissait à vue d’oeil, la guérison se poursuivait. En sueur et la vision trouble, Arn étouffait et avait de plus en plus de peine à se concentrer, à maîtriser les munins pour qu’ils ne prennent que ce dont ils avaient besoin. Les minutes s’écoulaient lentement, lui semblant être des heures, et ses forces l’abandonnaient à une vitesse folle. Encore un peu... la peau commençait à se régénérer, s’était bientôt fini, plus que quelques secondes... Il lui faudrait suffisamment de forces pour les arrêter, pour que les munins ne cherchent pas à soigner un autre animal blessé, un loup par exemple.

Elle sentit sa tête heurter la table, elle ne se souvenait pas s’être approchée autant. Elle redressa la tête et ce mouvement lui donna la migraine, le bras d’Alice était intact et seules quelques rougeurs, qui disparaîtraient en moins d’une heure, trahissaient sa blessure disparue. «C’est bon... c’est fini» fit-elle d’une voix rauque. Sa vision se précisait petit à petit et ses autres sens commençaient à se réveiller. L’utilisation des munins avaient l’inconvénient de l’enfermer dans sa bulle, elle n’entendait plus que le souffle des esprits, comme prise dans une tempête de vent, et ne sentait plus que l’odeur des métamorphes. Arn chercha Blake du regard et l'aperçut sur le pas de sa porte, perturbé. "Vous allez bien?"
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Mar 24 Juin - 10:15

Blake me montre un morceau de tissu, j’ai pas besoin d’explication, je sais se qu’il va en faire. J’acquiesce. Et il me monte dessus pour m’empêcher de bouger pendant l’opération. La situation est vraiment bizarre, surtout que l’odeur du loup m’enivre de nouveau. Foutu loup !

Une douce lumière envahie on espace. D’où elle vient Sean ? Les munis ? Je regarde tout en tour de moi et la lumière se divise en une multitude de forme lumineuse. Les silhouettes se précisent et les ancêtres apparaissent. Les hommes-braves d’autres fois sont là. Quel honneur pour moi, de les revoir si peut de temps après qu’ils aient choisi le notre nouveau guide. Je n’ai aucune appréhension, ils m’ont déjà jugé l’autre fois. Je sais qu’ils m’ont estimé digne de mes ancêtres. Je ne peux m’empêcher de les regarder un à un, pour m’imprégner de leur image. Je veux graver dans ma mémoire cet instant de pur privilège. La prochaine fois je serais sûrement morte et je ferais partie des leur si je n’ai pas failli à leur confiance et à mes propres ancêtres. Un groupe de grizzly s’approche de moi. Trois. Je sais qui ils sont… L’un d’entre eux est mon père, il y a aussi son propre père et sa grand mère. Ils s’approchent me reniflent le bras et m’observe. Alors voila, tu es bien mort… Tu n’as pas supporté la perte de maman et tu t’es laissé mourir en Italie, loin de la terre de tes ancêtres, à moins que tu ne sois rentré sans me le dire… Non je ne vais pas pleurer. Pas devant mes ancêtres ! Mais apprendre la mort de mon père juste grâce à un stupide jeu de hasard…

Non ! Il n’y a pas de hasard ! Si j’apprends que mon père est mort alors que je viens en aide à un loup perdu, ça veut forcément die quelque chose. Mes ancêtres m’envoient un message. Mais lequel ? Qu’est-ce qu’ils essaient de me dire ? Qu’est-ce que je dois faire ? Le lien. Je dois trouver le lien. Les esprits fonctionnent par lien. Quand je l’aurais, je pourrais faire ce qu’ils attendent de moi. Pour le moment, je dois soigner mes blessures et pleurer mes morts.

La lumière disparait et j’entends une voix familière. Pas par mon esprit, mais bien par mes oreilles. Arn. La douleur au bras est devenue bien plus supportable. J’ouvre les yeux et je voie le plafond de sa cuisine. Elle parle à quelqu’un. Doucement je tourne la tête pour voir son interlocuteur. Le loup perdu est là. Je suis surprise qu’il soit encore là. Je pensais qu’il se serait carapaté après m’avoir déposé sur la table de Arn, mais je le suis trompée. Il est là.

J’ai les pensées encore perturbé. Dire que Arn fait ça souvent. Entrer en communions avec les ancêtres…

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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Mar 24 Juin - 17:58

Oh, mais c'était purement génial. Il avait fallu que Blake se laisse traîner chez la Namir-ra locale. L'une des personnes qu'il aurait en temps normal évité comme la peste. Évidemment, il n'avait pas vraiment eu le choix. Enfin si. Il aurait pu laisser Alice agoniser par terre... Mais pour une raison ou pour une autre, il ne s'était pas senti en mesure de faire une chose pareille. Le peu de scrupules qui lui restaient pouvaient être foutrement handicapants. Il aurait dû l'emmener ailleurs. Dans cette ville, il ne connaissait aucun médecin clandestin, et c'était bien malheureux. Deux fois de suite, ça avait failli lui coûter cher, mais il n'avait pourtant pas pris le temps de se renseigner entre cette fois dans le parc avec la sorcière, et le jour présent. Il enchaînait les négligences. Ça ne lui ressemblait vraiment pas.

Il n'était pas surpris, mais ça ne l'empêchait pas d'être contrarié. Il échappa un grognement de mauvaise humeur et descendit de la table en prenant garde à ne pas shooter dans l'ourse évanouie au passage. Quitte à s'être mis dans une merde noire, autant que ça serve, et que la principale concernée de l'histoire s'en sorte indemne. Arn eut le toupet de lui demander son aide une fois de plus. En même temps, elle n'était pas en mesure d'imaginer ce qu'elle lui demandait vraiment... Mais qu'elle le soit ou non, Blake s'en foutait pas mal. Il était de mauvaise humeur, indirectement à cause d'elle. C'était une raison suffisante pour qu'il passe ses nerfs sur elle. Avec un peu de chance, ça évacuerait suffisamment de choses pour qu'il soit tranquille en rentrant et n'ait pas besoin de gérer une crise existentielle. Il n'y croyait pas trop... Mais espérer n'a jamais tué personne. Enfin, peut-être que si en fait. Il était bien placé pour savoir que ce genre de conneries de bons sentiments n'amenaient jamais rien de bon. Le loup tourna un regard défiant sur son interlocutrice. Leur coopération était terminée.

"Elle ne bougera plus, maintenant, alors faites juste votre job correctement et m'entraînez pas dans vos histoires. Je me casse."

Il n'avait pas attendu d'avoir sa réponse pour entamer sa marche vers la sortie, parce qu'elle n'avait pas attendu la sienne pour appeler les foutus esprits à la rescousse. Un frisson de mauvaise augure avait traversé l'échine du métamorphe avant même qu'il ait quitté la pièce. Il n'accorda pas un regard de plus au duo qu'il quittait, persuadé de ne plus avoir beaucoup de temps pour rejoindre sa bagnole. Même malgré tout le sang de vampire qu'il avait consommé grâce à Alice, il ne supporterait pas l'influence des munins une fois supplémentaire. Pas lorsque la source était si proche. Pas lorsque son esprit était suffisamment confus pour qu'il prenne des décisions altruistes et stupides qui le desservaient. Malheureusement il n'avait pas été suffisamment rapide. Il sentit subitement quelque chose d'indescriptible tomber sur lui. C'était comme de faire un malaise, si ce n'est que la source du dérèglement qu'il ressentait n'était pas interne... Au début du moins.

Il s'était pris une claque. L'influence du sang de vampire avait brutalement diminué. Le souffle coupé, il s'effondra contre le chambranle de la porte d'entrée, et manqua de finir à plat ventre par terre. D'une quelconque manière, il parvint à rester à genou. Il avait entendu son propre cri, déchirant, mais n'avait pas eu conscience de l'avoir poussé. Quelque chose pressait autour de lui. La bête auparavant calmée hurlait, enflait dans son esprit. Il avait chaud. Son corps aussi souhaitait la faire sortir, comme il sentait courir contre sa peau une multitude d'instincts qui tentaient de communier avec cette partie de lui qu'il avait fermée à double tour il y a des années. Et c'était une torture, de la retenir. Parce qu'il lui manquait quelque chose, lorsqu'elle n'était pas là. Il s'était habitué à ce sentiment, et avait appris à l'apprécier, car il lui permettait de séparer l'ancien lui de ce qu'il était devenu. Pourtant, une voix plus jeune, nettement moins cynique que la sienne, pleurait en son for intérieur la perte de tout un tas de chose.

Là, il ne savait plus ce qu'il foutait ici. Haletant, il avait oublié comment il était arrivé sur ce seuil. Son esprit était abruti, comme sous l'effet d'une cacophonie assourdissante. Il remarqua qu'il tremblait. Son corps lui semblait étranger. Il voyait sa main mais ne la reconnaissait pas. Cette peau caleuse et usée par le temps lui était méconnue. Il sentait quelque chose couler contre son visage... Subitement, l'odeur du sang. Il écarquilla les yeux et manqua de hurler tandis que des images se superposaient à sa vision, et qu'un vide béant éclatait à l'endroit où il avait eu un cœur un jour... Cela dit, pile au moment où ça allait arriver, l'assaut des forces étranges qui tentaient de le sortir de lui-même se calma. Il retrouva la vue, et l'audition. Tout était devenu bien calme. Il était capable d'entendre le vent courir dans les feuilles des arbres, tandis que de petits animaux bruissaient contre un sol accueillant. C'était un endroit paisible. Sacré contraste, qui le renversa. Il dut s'accrocher à la porte pour être bien sûr d'être ici. Il remarqua à ce moment précis qu'il avait subi une transformation partielle : ses mains, et sans doute ses avant bras, s'étaient couverts de fourrure. Il avait eu de la chance de ne pas se blesser avec les griffes qui avaient remplacé ses doigts. Sans doute son regard avait-il lui aussi changé de couleur. Généralement, ça commençait comme ça.

Encore sous le choc, il sursauta quand il entendit une voix l'appeler. Il se tourna juste suffisamment pour voir une femme, qu'il ne reconnut pas tout de suite. Alice entra dans son champ de vision et tout lui revint. La Namir-ra... eh merde. Il était hors de question qu'il reste ici une seconde de plus. C'était critique. Il fallait qu'il se casse. Sans un mot, il tenta de se relever. Il parvint à faire un pas, avant que ses jambes ne s'effondrent sous son poids, et qu'il se retrouve par terre. C'était quoi ce bordel ? Il avait l'impression que toutes ses forces avaient été sapées... Ou bien était-ce juste qu'il n'arrivait plus à gérer cette douleur omniprésente, et qu'elle était en train de le submerger ? Il avait oublié comment comprendre ce genre de sentiments... Ceux qui faisaient tellement mal qu'on se sentait obligé de grimacer pour en faire quelque chose.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Mar 8 Juil - 19:49

Le loubard avait l’air mal en point, à deux doigts de rendre son repas sur le sol de la pièce, il tremblait et semblait retenir une métamorphose involontaire. « Ne t’agite pas Alice, reste allongée et repose toi encore un peu s’il te plait. Je vais m’occuper de lui. » fit-elle à son amie en posant doucement sa main sur son épaule nue.

Des poils foncés avaient recouvert la peau visible du métamorphe et de ce qu’elle avait pu en voir les ongles avaient également poussé. Cela semblait très douloureux, comme s’il s’était retenu pendant bien longtemps et que cette fois encore il refusait à son totem de gagner la surface. Pourquoi ? Comment pouvait-on faire une chose pareille à sa bête ? Pourquoi renier avec autant de force sa nature ? Elle ne comprenait pas et ne pouvait pas juger ce choix dont elle ne savait rien. Après tout, elle-même avait failli faire une bêtise de ce genre en tentant de devenir pleinement panthère et d’oublier l’humaine.

Elle fit quelques pas dans sa direction, doucement et sans mouvement brusque, en espérant que la Combattante l’écouterait. Elle ne savait pas encore si le loup de cet homme avait prit place dans la tête de ce dernier et la saison étant bien avancée elle ne voulait pas prendre de risque. Elle le vit s’effondrer violemment, ses genoux claquèrent sur le sol et la panthère s’élança auprès de lui. « Mais quel idiot celui là ! » maugréait-elle en s’agenouillant aux côtés du faux loup. En coinçant sa bête de la sorte il mettait en danger sa propre vie mais également celle des autres. Ce comportement stupide commençait à agacer la Namir-ra. Elle prit garde à rester au dessus du changelin, le forçant à lever les yeux pour la voir afin qu’il comprenne bien qu’elle ne se soumettait pas à son loup.

Depuis qu’elle avait accepté de mettre son pouvoir au service de la communauté, Arn avait eu affaire plusieurs fois à des métamorphes repoussant leur totem et chaque fois elle avait fait de son mieux pour les aider. Oui, pour elle c’était une maladie de n’être pas capable de supporter la moitié de ce que l’on est. Il fallait qu’elle le force à sortir pour leur bien à tous, il était hors de question qu’elle le laisse quitter sa maison alors qu’il était de toute évidence incapable de se contrôler. « Laissez-vous faire cette fois, ça vaut mieux pour vous et pour moi. » Elle posa ses mains sur les siennes, le laissant pénétrer dans l’aura de munins qui l’entouraient en permanence et qui l’aidait à apaiser ses patients. Elle était fatiguée si bien qu’elle n’était pas certaine de parvenir à se concentrer suffisamment pour appeler autant de munins à la fois. Elle allait faire de son mieux, elle était prête à assommer l’autre imbécile pour qu’il se tienne à carreaux.

Arn se concentra, gardant les yeux ouverts et rivés sur ceux de l’inconnu pendant qu’elle mettait les munins en mouvement. Elle devait le forcer à se transformer, quitte à se métamorphoser elle aussi dans la foulée au cas où il lui serait impossible de résister aussi à l’appel de sa panthère. Les esprits étaient là et la Namir-ra les guidait en rafale à l’intérieur du métamorphe, cherchant à briser les barreaux de la prison du loup.

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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Mer 20 Aoû - 22:28

J’ai un gout ferreux dans la bouche… je crache pour expulser le tissus sale de a bouche. D’une main posée sur mon épaule, Arn attire mon attention. Elle me demande de rester calme, mais je sens bien que le loup est agité. Je sens la bête sauvage qui veut se libérer. Elle se met entre lui et moi et me cache la vue. Je ne le voie plus. Je ne voie plus le loup. Qui est-elle pour m’empêcher de voir mon loup ? Non ! Ce n’est pas mon loup, c’est Blake. Merde fait chier, les loups, fait chier la saison des amours et surtout fait chier le premier qui a eu la brillante idée de fondre de l’argent au lieu du plomb pour faire ses balles !

Je l’entends qui s’effondre  et voie Arn qui se place au dessus de lui après avoir pester. Pourquoi ça recommence ? Il a pourtant eu droit  à son poison tout à l’heure.  Il devrait être plus calme que ça, non ? Bon sang, quoi ça sert de s’empoisonner si c’est pour que l’effet s’estompe au bout de quelques heures ? Quelle merde ! Vraiment, ça ne vaut pas le coup d’être dépendant aux vampires. Je sais se quelle essaye de faire, mon père m’a parler de l’étendue de ses pouvoirs. Je sais aussi que je n’appréhende pas la moitié de se quelle peut faire grâce aux esprits. Mais je ne suis vraiment pas sûre que ce soit la bonne solution avec Blake.

« Arn, non ! Ne l’oblige pas ! Pas maintenant, il n’est pas près. » ma voix est un peut…éteinte. Il faut que je l’arrête. Je ne sais pas pour quoi mais je sens que c’est pas la solution. Ça le sera mais pas maintenant, plus tard peut être mais pas de suite. Merde ! Je ne me suis pas tirée une balle en argent dans le bras pour des prunes. Ça serait vraiment nul si c’était le cas. Je me redresse sur un coude. Réfléchis, réfléchis réfléchi !

Illumination ! « Dans ses poches, la sacoche. S’il te plait donne-lui la sacoche. » Si Arn m'a entendue, elle va me tuer, cette fois c’est sûr elle va me tuer. Elle est pas bête elle va voir que c’est du sang de vampire. Avec mille précautions je me mets sur mes pieds. Le grizzly est encore ankylosé, mais moi je tourne à pleins régime dans ma tête…ou alors c’est le monde autour de moi qui tourne au ralenti ? Un pas après l’autre je m’avance doucement, mais m’arrête à deux mètres pour pas créer plus de problèmes qu’il n’y en a déjà. Il ne manquerait plus que mon approche soit prise pour une agression. Se sont quand même deux prédateurs pas très commode que j'ai devant moi. Et je suis loin, d'être au mieux de ma forme. Qu'est-ce que je dois faire ? Réveiller le grizzly pour me préparer à affronter un loup fou et une panthère en colère ?

Rha ! C'est la cata. Mais merde à la fin ! C'est quoi cette soirée de merde ? Je avais que c'était une très mauvaise soirée. Je pourrais être chez moi, avec mon maris, tranquille dans notre maison. On aurait fermé les portes à clefs et on aurait fait l'amour toute la nuit, dans toutes les pièces de la maisons, sur toutes les surfaces possible. Mais non. Il a fallut que j'aille acheter de la bouffe et que l'odeur de la pizzeria m'agresse. Il a fallut que je plante ma voiture et que je me cache dans les rues. Et surtout il a fallut que je tombe sur lui. Je suis pas une assistante sociale pour homme-brave !.... En fait si. Et merde ! Je suis une assistante sociale pour homme-brave, et c'est bien parce que je l'ai voulu que c'est le cas. Fait chier le printemps !
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Jeu 21 Aoû - 16:27

Blake nageait dans la confusion. Il n'avait plus l'esprit très clair. Son corps refusait de lui obéir. Il n'y avait plus qu'une seule information dont il était certain : il avait mal. C'était physique. Ça n'était pas que physique. C'était un ensemble. Sa gorge allait se déchirer d'une minute à l'autre. Il avait envie de hurler. Ce besoin ne lui venait pas de sa bête, mais d'une partie de son humanité qui à force d'être provoquée commençait à se réveiller sans son consentement. Une ancienne personnalité. Des anciennes souffrances, qu'il avait refoulées, oubliées. Le goût du sang. L'odeur du sang, omniprésent. Le sang de métamorphe... Il rampait pour s'éloigner du relent métallique caractéristique, lequel n'aurait pourtant pas dû lui faire tant d'effet. Combien de vies avait-il prises exactement ? L'odeur de la mort fraîche et des blessures faisait partie de son quotidien. Elle n'aurait pas dû rappeler à lui ces souvenirs qu'il tentait encore et toujours d'éradiquer.

Une autre senteur se fit plus présente. La présence d'une autre créature comme lui. Une ombre le surplombait. L'animal roulait sous sa peau, dangereusement près de sa conscience. Son loup était un dominant, et il supportait très mal la hauteur que prenait l'autre bête. Comme si cela n'avait pas suffi, le loup était enragé. Ce qu'il cachait en lui depuis tout ce temps, c'était un animal en colère. Un animal blessé qui n'avait jamais eu l'occasion de cicatriser, et était aussi traumatisé que son alter égo humain. Être retenu si longtemps l'avait rendu fou, à cela près qu'il l'était déjà pour bien d'autres raisons. L'homme (ou l'animal ? il n'en était lui-même plus certain) planta un regard meurtrier sur le félin qui tentait de prendre le dessus sur lui. Il adopta une posture menaçante, et un grondement s'échappa de sa gorge. Sa mâchoire lui faisait mal. Ses dents avaient commencées à s'allonger quand son visage n'avait pas encore changé de forme. On aurait dit qu'il fuyait de partout, comme un barrage fissuré sur le point de céder. Mais n'était-ce pas exactement ce à quoi ressemblait le mur avec lequel il séparait son esprit en deux (au moins) depuis toutes ces années ?

Malgré les efforts qu'il mettait à protéger son espace vital et le contrôle qu'il avait sur ce dernier, le fait était qu'il pouvait à peine bouger. Il n'avait pas la force de s'extraire des mains de son adversaire, s'il fondait sur lui sans prendre en compte sa menace grognée. Son corps devint plus douloureux qu'il ne l'était déjà. Il se crispa et tenta de faire un bond en arrière, mais c'était impossible. C'était comme si on avait donné un micro à son loup. Sa voix devint forte, insupportable, puis omniprésente. Il eut l'impression d'imploser. Sa personnalité humaine, déjà fragilisée, vola en morceaux tandis que sa bête prenait le contrôle entier de son corps et cherchait à sortir à l'extérieur de lui par tous les moyens. Il s'effondra dans un cri déchirant, presque aussi métallique que l'odeur de sang qui l'obsédait encore maintenant. Il n'y avait plus que de la violence. Il entendait un crissement strident qui n'existait que dans sa tête. Violence. Haine. Colère. Trois mots qui, répétés en boucle, décrivaient ce qui l'habitait et ce en quoi il était en train de se changer. Il entendait des voix humaines et ne comprenait plus leur langage ésotérique et compliqué. Douleur. Mutilation. Que lui avait-on enlevé ? L'odeur des champs devenue trop heureuse et vivante pour son cadavre de bête qui regardait le ciel. Vengeance et traque. Traque. Une des seules choses pour lesquelles le loup et l'homme étaient restés d'accord malgré leur vieux malentendu. Des grognements hargneux échappaient à sa gorge en pleine transformation. Il trouva la force de lever une patte et chercha à griffer le visage de la créature qui lui faisait mal. Il voulait déchiqueter, détruire, tuer. Éliminer la source du mal... Et rien n'était bon dans cet univers erroné qui l'entourait. Plus personne n'avait le droit de vivre. Surtout pas lui. Ce reste de pensée humaine malade s'envola bien vite, laissant juste l'animal fou de douleur qui se tordait au sol et n'avait plus qu'une seule hâte : sortir, et se défendre. Sortir, et attaquer. Déchirer les chairs ainsi qu'elles méritaient de l'être. Se gaver de leur substance. S'approprier l'odeur du sang qui l'effrayait tellement.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Lun 9 Fév - 23:02

L’autre cinglé était un peu trop agité pour leur bien à tout les deux. La panthère n’eut donc d’autre choix que d’user un peu de sa position dominante pour immobiliser le loup, l’entrainement qu’elle suivait depuis des années allait lui être bien utile pour maîtriser cet homme plein de rage. Là où lui perdait ses moyens en s’énervant, elle, savait parfaitement ce qu’il fallait faire. Ce n’était certainement pas le premier méta fou qu’elle croisait. De plus pour avoir été dans un cas de folie passagère peu de temps auparavant, elle savait que la violence pouvait malheureusement être bien utile.

Du coin de l’œil elle vit Alice s’agiter et en se concentrant, elle parvint à comprendre quelques mots dans le tumulte muninesque. Comment ça pas maintenant ? Elle aurait voulu qu’il parte dans cet état et blesse des gens ? C’était la porte ouverte aux ennuis pour tous les métamorphes et à une mise à mort pour ce crétin ! Elle ne pouvait pas souhaiter cela. « Tu crois que j’ai le choix peut-être ? Reste tranquille, Alice ! Je ne veux pas avoir à te soigner une seconde fois ce soir ! » Loin de la menacer, Arn savait très bien ce qu’elle faisait et elle savait très bien également que si Alice se refaisait blesser ce soir, elle ne pourrait plus invoquer les munins pour elle…

Elle finit par prêter attention à ce que la combattante lui disait et comprit que pour Alice, la solution était dans la poche du métamorphe. Sans relâcher Blake ni ralentir les munins, Arn fouilla les poches du loup pour y découvrir ce qui semblait être la clé. « Putain ! Tu te fous de ma gueule là c’est ça Alice ?! C’est quoi ces conneries ?! Tu cautionnes tout ça maintenant ! » La vétérinaire n’avait plus rien à faire de s’adresser à une amie ou à une parfaite inconnue, Alice avait merdé sur ce coup… Le trafic avec les sangsues n’était pas une solution. Elle avait tourné un visage déformé par l’émotion et la transformation, sa vue avait changé, signe que ses yeux s’étaient déjà métamorphosés.  C’est avec une voix grondante et des difficultés à articuler qu’elle s’exprima cette fois. « Maintenant tu restes où tu es… Et toi reste tranquille avant que je ne te fasse payer pour ta connerie. » fit-elle en s’adressant à Alice puis au loup.

Cette fois elle lâcha sa prise sur les munins, il fallait à tout prix qu’ils le transforment et vite… Le loup était certainement moins crétin que l’humain. De son côté, tout en guidant les esprits, elle suivait sa propre transformation, prête à enserrer la gorge du loup dans sa mâchoire, à ce petit jeu elle était presque sûre de l’emporter face au loup, et à enfoncer ses griffes pour calmer la bête en furie qui allait sortir.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Jeu 19 Fév - 10:41

Bim, la phrase de Arn sonne comme un avertissement. Si je m’approche encore je ne m’en sortirais pas indemne et Arn ne pourra peut être pas me soigner à nouveau ce soir. J’imagine à peine la fatigue dans laquelle elle plonge après avoir fait appel aux ancêtres, et elle est en train de le faire une seconde fois en si peu de temps. Je me fige. La panthère prévient une fois. Je n’ai pas envie de savoir se qui se passe si je ne l’écoute pas.

Mince ! J’avais une bonne résolution. Alors pour quoi j’ai pas put m’empêcher de faire un pas en avant quand elle a sortie la sacoche ? Non ! Je ne cautionne pas cette merde, je ne la cautionnerais jamais. Comment pourrais-je être d’accord quand un frère bois du poison ? Fais chier ! Je me suis mise dans une belle merde. Qu’est-ce que je vais devenir si la Namir-Ra est certaine que j’aide les hommes-braves à se procurer du sang de vampire ? Mais c’est pas le moment de protester. C’est pas le moment de discuter. Et c’est pas le moment pour me justifier.

« Je…non…c’est… » Houla ! Je me suis presque retrouver sur les fesses là. Arn vient de me rugir dessus. J’ai pas rêvé. C’est la première fois qu’elle dirige sa colère sur moi. Je recule prudemment, il n’y a rien a faire.
Blake va se transformer, et je ne suis pas en état de le maîtriser, mais Arn si. Je me suis tirée une balle en argent dans le bras pour rien. J’ai épuisé la Namir-Ra par bêtise. Et maintenant c’est elle qui va devoir assurer mon rôle. Honte sur moi.

J’ai empoisonné un homme-brave, honte à moi. Par ma bêtise j’ai épuisé la Namir-Ra et déranger les ancêtres, honte à moi. Et voila que je ne peux même plus tenir mon rôle. J’ai besoin de m’assoir. C’est pas le moment de penser à ma gueule, je le sais bien, mais qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Je ne suis pas le Sachem, je ne peux pas les stopper par ma présence ou ma volonté. Je ne peux que les regarder avec terreur. Tout ça est ma faute !
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Jeu 19 Fév - 16:08

Même fou de rage et dépourvu de sa pensée humaine, le loup était entraîné : sa masse musculaire restait proportionnelle sous cette forme à celle qu'il avait sous l'autre et les années d'entraînement avaient forgé des réflexes ainsi que des techniques que la bête comme l'humain partageaient. Non seulement il s'agissait d'un tueur aguerri, mais aussi d'un ex-soldat (même si il avait plus servi de cobaye qu'autre chose, comme les métamorphes n'avaient jamais été autorisés à rejoindre l'armée régulière). Autrement dit, il n'aurait pas été impossible que la Namir-ra soit victime d'une mauvaise surprise tandis qu'elle essayait de le maintenir au sol.

Heureusement pour tout le monde, la folie n'était pas le seul des handicaps que Blake cumulait : la transformation qui était en train de se jouer lui était plus douloureuse que tout ce qu'il avait déjà vécu (... de physique, s'entend, sans quoi d'autres événements de son passé auraient largement remporté la palme). Dans sa voix qui n'avait plus rien d'humain, on n'entendait pas que la fureur, ni que cette envie de meurtre, de sang, qui le guidait. Il y avait aussi une douleur intense de l'ordre de l'agonie. Aurait-on été en train de l'égorger qu'il aurait peut-être été moins bruyant, et paru être en train de moins souffrir.

Les minutes qui suivirent parurent à fois longues et très courtes. Sur le sol, la créature informe qu'était devenue Blake gargouillait des cris de douleur et de hargne sans fin. Il se tordait dans des positions impossibles pour tenter de rendre la souffrance physique moins terrible, ce qui bien sûr n'avait absolument aucun effet. Lentement, les sens lui revenaient. L'odorat. La vue. L'ouïe. L'impression d'être enfin complet et de respirer entièrement, par longue bouffées d'air glacial, si froid que ce poignard qu'il avait en permanence l'impression d'avoir coincé dans la poitrine, jusqu'à l'intérieur du cœur, le torturait encore plus qu'il n'en avait pris l'habitude. Où était donc passée la vitre épaisse par laquelle il observait le monde depuis quinze ans, indifférent à tout ? Une dernière bribe de pensée cohérente rapidement balayée par sa folie sanguinaire. La douleur impliquait la traque. La traque impliquait de chasser, de courir, de tuer. Et cela, il l'avait toujours apprécié. Maintenant, il retrouvait les origines de ce goût, qui lui venait bien du loup plutôt que de l'humain. Il serait impossible de le raisonner. C'était lui ou les autres. Il n'y avait pas de compromis possible.

La douleur cessa. Les cris cessèrent. En dessous de la Namir-ra, peut-être elle aussi transformée à ce stade, se trouvait un canidé de belle taille : un loup au pelage noir, saupoudré de reflets roux et de traces grisâtres de vieillissement. Le calme apparent qu'il arborait n'était qu'un piège, une pause éphémère : Dès lors qu'il eut reprit ses esprits, un grondement naquit doucement dans sa gorge comme le ronronnement d'un moteur et sans attendre, il soigna son angle d'attaque et donna un violent coup de tête et d'épaule pour se dégager.

Quelque chose dans l'attitude assurée du loup montrait qu'il n'était pas à ses balbutiements et que, plus que de découvrir son côté animal, il venait de se réunir avec suite à une douloureuse séparation. On aurait facilement pu le confondre avec un véritable loup : il n'existait plus aucune trace de l'humain dans son attitude. Il bondit sur ses pattes, banda ses muscles, tira les oreilles en arrière et se prépara à acculer les deux autres animaux dans la pièce. Lentement et sans perdre sa concentration ni baisser sa garde, il avança doucement, en arc de cercle. Son attitude menaçante ne laissait aucun doute quant à ses intentions.

Un jappement haineux lui échappa, bientôt suivi d'un autre. Ses yeux injectés de sang étaient emplis de démence, de violence, comme celle des sons métalliques et grinçants qu'il s'infligeait en permanence, au maximum de volume dans sa voiture. Ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'il ne passe à l'attaque.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Lun 13 Avr - 17:29

La Namir-ra fulminait. La situation avait sacrément dégénéré et pire encore, elle s’en voulait de ne rien avoir vu venir. A présent qu’elle s’attardait sur les yeux du loup, la folie et la souffrance contenue dans son regard lui sautait au visage comme un signe de son propre aveuglement. “Coucou ! Ce type est totalement frappa-dingue, tu ferais mieux de t’occuper de lui fissa !” lui criaient-ils à présent qu’elle pouvait les voir de plus près.

Arn ne lâchait rien, en l’état actuel des choses elle ne pouvait se permettre de perdre le contrôle sur les munins. Entre sa fatigue et la combattante KO, raisonner un loup fou à lier s’avérait être une tâche plus compliquée que prévu. Un rapide “coup de sonde muninesque” lui permit au moins de s’assurer qu’Alice restait à sa place et ne courrait pas de danger supplémentaire...A condition de considérer que Blake n’était pas un danger pour elle tant que la panthère le dominait.

La métamorphose se poursuivait, plus ou moins rapide et plus ou moins douloureuse selon si l’on se plaçait du côté de Blake ou de celui de la Namir-ra. Elle se tenait aux aguets, prête à enserrer la gorge du loup dans sa gueule. Cette situation n’était pas sans lui remémorer cet épisode pas si ancien que cela près du Mentis. Celui où, quelques mois plus tôt en proie à une folie passagère, elle s’était attaquée au Combattant de l’époque. Seules ses côtes brisées et le manque de souffle lui avaient permis de remettre ses idées en place. Arn espérait ne pas avoir à en arriver là ce soir. Une chose était sure cependant, s’ils survivaient sans trop de dégâts à cette soirée, le loup aurait besoin d’une bonne thérapie obligatoire et tous frais payés avec la maman des métamorphes.

La Namir-ra avait l’habitude de recadrer les méta égarés avec ou sans combattante et avec ou sans Sachem pour lui venir en aide. Elle faisait cela depuis des années mais là… c’était différent. Rien n’était prévu et Blake n’était pas là de son plein gré ce qui rendait les choses beaucoup plus compliquées. Les munins lui permettaient de sentir le loup sous la surface, de l’aider à sortir et à se sentir enfin libre. Arn voulait lui faire quitter l’état léthargique dans lequel Blake l’avait mis. Elle le sentait engourdi, souffrant et fou de rage. La méthode douce ne suffirait pas avec lui.

Avertie par un grognement, elle put anticiper suffisamment le coup de tête du loup noir sans être trop déséquilibrée. Cependant, son manque de réactivité lui permit de se libérer sans que la panthère ne riposte. Blake n’était pas le seul handicapé ce soir…il l’était simplement beaucoup plus qu’Arn.

Excitée par la rage du loup, la panthère se sentait prête à en découdre. Les munins continuaient leur parcours autour des deux métamorphes transformés, perturbant le loup et motivant la panthère. La Namir-ra voulait calmer Blake suffisamment pour qu’il perde l’envie de se battre pour quelque chose d’aussi stupide qu’une métamorphose, les munins pouvaient l’y aider tant qu’elle les guidait.

Arn sentait bien où le loup voulait les mener, mais pour acculer quelqu’un encore faudrait-il faire peur à ce quelqu’un pour lui donner envie de reculer. Malgré ses yeux fous et ses jappements incessants, la Namir-ra gardait la tête froide. Elle analysait le mouvement de chaque muscle et savait que les loups appliquaient généralement cette technique en meute. Blake était seul, coincé par des années de déni et probablement pas encore tout à faire en phase avec son instinct. Il allait faire des erreurs et Arn comptait bien en profiter pour lui sauter à la gorge au bon moment. Elle savait les panthères plus fortes que les loups, là sa bête faisait face à un loup diminué… Il lui suffirait de serrer suffisamment fort… Mais pour l’heure il fallait lui faire faire un choix, il ne pourrait pas s’attaquer aux deux à la fois et elle devait vraiment éloigner ce dingue d’Alice qui faisait une proie facile.

Arn entreprit de s’écarter encore plus de la Combattante sans s’éloigner du loup ou le quitter du regard. Ainsi placée, le Loup pouvait ou s’attaquer à l’Ourse en tournant le dos à la Panthère ou s’attaquer à la Panthère qui de toute façon l’attendait.

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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Ven 24 Avr - 13:40

Quelle belle merde ! J'ai l'aire conne. Stupide et faible en plus. Je suis une faible conne. Non mais sérieusement, qu'est-ce que j'avais en tête ? Je me tire une balle en argent dans le bras pour attirer un vampire, j'encourage un homme-brave à prendre du sang de mort vivant pour droguer jusqu'aux yeux le loup. Comme si ça ne suffisait pas, j'attire ce mec pas du tout équilibré chez la Namir-Ra. Si j'étais pas qui je suis, on penserait que je suis une fouteuse de merde, qui fait merveilleusement bien son job. Non mais c'est hallucinant d'enchaîner conneries sur conneries depuis le début de la soirée. Comment je peux encore prétendre au poste de la Combattante ? De toute façon c'est foutue maintenant que j'ai mise Arn en pétar, si elle croit vraiment que je file du sang de vampires aux hommes-braves elle fera tout pour qu'on m'éloigne de la communauté. Pourvue qu'elle me laisse m'expliquer.

Bon sang ! Le loup est complètement fou. Il ne se comporte même pas comme un homme brave qui perd le contrôle. Là Arn à juste à faire à un animal complètement enragé. C'est ça le résultat de la prise du sang de mort-vivant ? Je savais que s'était un poison, ça c'est sûr, je n'avais aucuns doutes la dessus. Maintenant que je voie de mes yeux les conséquences, je jure devant les esprits que jamais plus je ne laisserais un homme-brave prendre cette merde devant moi. Je vais devenir une servante militante contre le trafique de sang de vampire dans la communauté métamorphe. Se faire autant de mal, c'est juste pas croyable. Je ne comprend pas comment ils peuvent s'infliger ça. J'ai pourtant pas un Odem facile a vivre mais jamais j'ai envisagé même une seconde prendre du poisson de mort-vivant. Les humeurs du grizzly sont les miennes. Si je peux vivre en harmonie avec cette partie de mal, si capricieuse, n'importe qui le peux.

Arne gère plutôt bien le loup, malgré sa fatigue que je peut pas imaginer. Elle se place face à moi et au loup, l'obligeant à choisir. Soit il considère, à raison d'ailleurs, que je suis l'être le plus faible ici malgré l'aura du grizzly et tourne le dos à la panthère. Soit il attaque la panthère qui le harcèle. La logique voudrait qu'il se jette sur moi pour créer une brèche et s'enfuir de là, car clairement, un loup seul et dans son état ne fais pas le pois face au félin. Mais ce loup est trop abimé pour réagir avec logique, même son instinct à l'air déglingué.
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Dernière édition par Alice Mewryan le Mar 10 Mai - 14:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Jeu 21 Mai - 16:25

Instincts déglingués, ou boule d'instincts incontrôlés si nombreux, enchevêtrés, intenses, que l'esprit du loup n'était plus capable de les interpréter correctement et encore moins d'écouter le sentiment de danger qui aurait dû le pousser à prendre des décisions plus raisonnables ? Les égos "accidentellement" dissociés de Blake n'étaient plus en train de se battre : l'animal avait provisoirement gagné, l'être humain n'existait plus, le barrage avait cédé, et le flot de rage féroce emportait tout sur son passage.

Il n'accorda qu'une attention rapide à Alice, laquelle n'avait pas l'air menaçante et n'était de ce fait pas une priorité. La panthère quant à elle s'était permise de le dominer, et encore maintenant elle le provoquait. Blake aurait en temps normal eu beaucoup de mal à concevoir l'idée de se soumettre à un prédateur plus dangereux que lui, mais à cet instant précis, c'était pire. Inconcevable. Impossible. Il devait attaquer cette créature qui osait lui imposer sa volonté. L'issue de la bataille n 'importait pas, et il n'y pensait de toute façon pas : le passé, le futur, étaient des concepts qui ne voulaient rien dire. Les états "berserk" n'étaient pas connus pour leur profondeur philosophique ni réflexive.

Le loup n'avait cessé ni de grogner ni de japper. Les sons étaient devenus progressivement plus forts, plus insistants, plus violents, plus menaçants, jusqu'au point de rupture où il n'y avait plus aucun doute possible : il allait attaquer.

Il bondit crocs et griffes en avant sans cesser de surveiller le comportement du félin. Il visait la gorge. Si il en avait l'occasion, il semblait évident qu'il essaierait de l'arracher. Une mise à mort de plus. Une absurdité de plus, au sein de l'océan de non-sens dans lequel il s'était depuis bien longtemps noyé.

Au fond de l'eau, son cadavre souffrant n'aurait jamais cru pouvoir se réveiller.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Ven 1 Avr - 15:09

Le loup avait pété un câble, la panthère ne pouvait avoir aucun doute sur le sujet. La question était plutôt de savoir à quelle profondeur le totem avait enterré l’humain, s’il était encore possible de reprendre le contrôle ou si la bête avait été lâchée pour de bon et bien déterminée à profiter de sa liberté retrouvée.

Le loup était fou, il n’y avait plus aucune trace de logique instinctive en lui et par conséquent Arn ne pouvait se fier pleinement à ses connaissances et ses observations. La folie le rendait illogique, imprévisible et par conséquent particulièrement dangereux. Elle ne regrattait pas de l’avoir fait sortir ce soir là et ici même. En pleine saison, ce cinglé aurait pu perdre son contrôle si facilement et déchiqueter tant de monde sans même en avoir conscience… Il aurait fallu l’abattre et les Outres en auraient tous pâti.

Gardant son calme et économisant son énergie, elle n’avait plus que peu d’effort à fournir pour guider les esprits contre Blake. Elle cherchait à le déstabiliser pendant qu’eux cherchaient à réparer la pièce brisée de son être. Arn les voyait l’entourer, se resserrant contre lui avant de s’éloigner puis le touchant tantôt ici, tantôt là… Pendant ce temps, elle restait calme et faisait face.

Lorsqu’il bondit sur elle, décidé à la réduire en charpies avec toute la fureur d’un loup enfermé trop longtemps, elle était prête. Bien que fatiguée, elle esquiva l’attaque en bondissant sur sa droite et en baissant sa tête afin de protéger son cou. Ses pattes venaient à peine de se poser sur le parquet qu’elle fonça sur le loup afin de le renverser. Elle n'hésitait pas à le blesser mais, pour l'instant, elle n’attaquait pas directement sa gorge. Elle réservait cela pour le cas où ses attaques se révélaient sans effet.
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Mer 25 Mai - 13:05

C'est totalement inutile de reflexionner encore sur mon inutilité actuelle. Le grizzly est bien trop amorphe pour m'aider. Quand bien même je le forcerais à surgir, je ne suis vraiment pas certaine d'arriver à le guider pour aider la panthère à maîtriser le loup. Pourtant l'immobilisme c'est vraiment mon truc, ni ma façon de faire. Je ne peut pas rester là à les regarder se bouffer la truffe. Il faut que je face quelque chose. Mais quoi ? Et merde !

Blake bondi sur Arn. C'est bien la preuve qu'il ne résonne pas. Même le loup en lui ne résonne pas. Sinon acculé comme il est c'est sur moi qu'il aurait sauter, pour me faire tomber et prendre la poudre d'escampette juste derrière moi. Mais au lieu de ça il affronte la panthère face à face.

Je ne peux même pas savoir si les esprits des ancêtres sont en pleine action ou si Arn leur à demander de se retirer. Contrairement à elle, je ne les sens pas aussi bien et surtout je ne les voie pas. Tout ce que je sais faire c'est reconnaître les signes de leur présence comme mon père me l'a apprit. Mais cela ne se passe qu'en pleine nature. J'ai besoin d'écouter leurs murmures transmis par le vent dans les feuilles des arbres, ou voir le sable se soulever sur le passage. Là je suis juste aveugle et je n'entend rien.

Il doit bien y avoir un moyen pour que je le vienne en aide, juste un petit coup de pouce. Rien de bien physique. Mais d'un autre côté, qu'est-ce que je sais faire d'autre ? Pas grand chose, pour dire la vérité. Peut être qu'en lui parlant, d'humain à humain, j'arriverais à le faire réagir.

« Blake ! Tu m'entends ? Reviens ! »

On ne sait jamais, peut que je peut débloquer quelque chose en lui. Juste lui faire tendre l'oreille. Même si je n'y crois pas beaucoup...

« Reviens Blake ! »


C'est ça ou le lancer dans un chapelet de « je vous salue ».
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MessageSujet: Re: Un gros boucan pour une balle.   Lun 30 Mai - 23:21

Haine , colère, incompréhension. Ces émotions insupportables qui guidaient sa folie ne l'attaquaient plus uniquement de l'intérieur. Il avait l'impression que des bourrasques pleines de leur énergie froide s'abattaient sur lui à intervalle régulier. Elles lui rappelaient qu'il se comportait comme il le faisait car il était incapable de savoir quoi faire de cette horreur. De ce vide béant qui avait remplacé chez lui toute forme de raison de vivre ou de foi. Les bouffées manquaient chaque fois de changer sa férocité en désespoir épais. Ses pattes tremblaient. Elles lâchaient presque. A quoi bon rester debout ? A quoi bon faire l'effort de respirer ? Chaque parcelle de ce corps était en feu et il lui semblait que rien, si ce n'est la mort, ne saurait  vraiment l'apaiser.

Ces sensations n'avaient aucun sens. Survivre. Déchiqueter. Sortir ces choses hideuses de lui. Voir le monde prendre un sens satisfaisant, assorti à ses perceptions. Repeindre son environnement de ce sang dont il était rempli. Ses désirs étaient simples, faciles à réaliser. Il bondit sur la panthère mais la rata largement. Pourquoi se trouvait-il si lent ?

Ses pattes étaient engourdies. Il sentit qu'elles s'écroulaient sous lui et fit en sorte de se rattraper de justesse, car il était inconcevable qu'il montre cette faiblesse à l'ennemi. Il secoua la tête brutalement comme pour se débarrasser de pensées parasite et chercha une fois de plus à échapper à l'emprise des munins. Plus enragé que jamais, il s'approchait à pas lents et mesurés de l'ennemi. Ses muscles bandés frissonnaient d'une puissance qui n'attendait que de s'exprimer via l'étau de ses mâchoires. Ses yeux déments brûlaient tout ce qu'il regardaient. Ils pulsaient au rythme de violents grondements. Leur blanc, retroussé comme ses babines contre ses crocs avides.

Il y avait une voix d'humaine qui lui parvenait de très loin. Douleur. Bouffée de froid, ou peut-être d'effroi. Les voix humaines ne lui étaient subitement plus étrangères. Blake. Le nom de quelqu'un qu'il connaissait ? Revenir ? Où ça ? Il n'y avait plus rien. Tout avait été détruit. Il n'y avait plus que ce champ désertique où son cadavre attendait depuis trop longtemps de se décomposer. Il voyait le ciel. Encore et toujours, il pouvait sentir l'odeur douceâtre de la mort qui était restée mêlée à son pelage et aux vêtements qu'ils avait laissés, mais dont il était encore capable de sentir la trace.

Qui éliminer en premier de la panthère ou de l'humaine qui lui procurait tant de désagrément ? Le choix n'était plus évident et il hurla de frustration. Ce faisant il sentit quelque chose le heurter avec force et le renverser. Les esprits sabotaient sa concentration et il n'avait pas vu le fauve venir. La brève hésitation qu'il avait ressentie disparut immédiatement. Il tenta de contre-attaquer avec les crocs là où la bête se trouvait en contact suffisant avec lui. Ça n'eut pas l'effet escompté si bien qu'à bout, il plaça les pattes contre le sol et s'apprêta à appliquer une détente sèche, dont il espérait qu'elle le propulserait au niveau de la gorge ou du ventre du félin. Le geste était si peu contrôlé qu'il n'était pas certain de savoir où il atterrirait.
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Un gros boucan pour une balle.

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