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 Chasse à l'eau

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MessageSujet: Chasse à l'eau   Ven 18 Avr - 17:26

(( Bien avant tous ça ))


Il avait deviné que jamais elle ne voudrait venir chasser avec lui, après tout c'était assez évident, juste avec la face de dégoût et le débat qui s'en était suivit... débat... le mot était faible, il avait bien failli la croque. Il avait rapidement compris que tuer autrui pour se nourrir était assez mal vue de mademoiselle, elle devait faire partie de ces humains végétariens, ou végétaliens... il y avait tellement de racines au nom de ceux qui ne mangeaient pas de viande qu'il était difficile de tous les retenir. Il y avait bien une chose qui l'avait surpris, c'était qu'elle semblait désolée de la chose, ce petit regard et cette mine qu'il était facile de reconnaître, il l'avait vue sur son visage. Au moins, elle ne lui en voulait pas et elle semblait accepter que sa pitance fût bien souvent faite de viande, c'était une bonne chose. Au moins, si jamais il devait manger devant elle, il n'aurait pas à mimer la culpabilité.

Sur le chemin qui les mena jusqu'à chez elle, il repensa à ce qu'elle lui avait dit, qu'il n'en manquait pas une... est-ce qu'il devait lui demandait de quoi il en retournait? Non... il ne fallait par chercher à comprendre, sûrement un truc de femme encore, il avait bien du mal à les cerner d’ailleurs. Quand elle lui reparla de la saison, il sourit doucement, ayant attendu qu'elle soit redescendue pour lui donner la canette de spray chasse-ours. Il attendit qu'elle ait lu la consigne au dos de la bouteille de métal pour commencer à prendre la parole, d'une voix teintée d'un certain stress. Normalement, elle n'en aurait pas besoin - la saison des amours était assez loin pour ça - sauf que voilà, il préférait prévenir plutôt que guérir, et vu qu'il ne s'était jamais changé pour ne pas tuer... il préférait qu'elle ait un « bears bomb » en main.

-Je ne suis sur de rien, je sais juste que la saison est assez loin pour que je puisse me tenir, sinon... euh... comment dire... et bien...

Il cherchait encore ses mots, il ne voulait pas l'inquiéter pour rien. Il voulait juste lui dire la vérité. Car si jamais la saison aurait été assez proche pour qu'il succombe à son instinct, alors elle n'aurait pas fait très long feu. Il chercha un instant ses mots, puis la regarda avec un sourire de ceux qui essaient de réchauffer le cœur.

-Si... Si la saison était assez proche pour que mon totem me domine, alors je peux te dire que tu ne serais pas aussi proche de moi en ce moment, si tu vois ce que je veux dire. Tu es bien assez belle pour ça...

Son dernier commentaire se voulait flatteur pour faire passer la pilule, un peu comme quand on donne à un enfant du jus d'orange pour avaler un médicament amer. Il la trouvait réellement jolie, et il savait pertinemment qu'en temps de saison d'amour il ne lui aurait laissé de choix, il se serait sûrement occupé d'elle. Il ballotta la tête de gauche à droite, comme pour essayer de chasser les pensées qui s’égrenaient dans son esprit. Il ne fallait pas qu'il pense à ça, il fallait qu'il garde son sang-froid. Quand elle parla du fait qu'ils bougeaient tout le temps, il ne put contenir un sourire. Effectivement, il ne pouvait se maintenir en place, il fallait qu'il bouge, qu'il chasse. Il remit dans son sac le spray, vérifiant au passage qu'il n'oubliait rien : pantalon de rechange, pull... il avait tout le nécessaire, aussi il se mit rapidement en route.

Ils sortirent assez rapidement de la ville, le soleil avait dépassé le zénith seulement quelques petites heures avant, ce qui le rassurait. Il faisait assez chaud pour qu'ils puissent piquer une tête, l'eau serait à la bonne température, et le ciel dégagé. Il sourit pour lui même, heureux de sortir de ce carcan civilisé. Il n'avait toujours pas pris le pli de la société, il était encore trop habitué de vivre en retrait,tel l’ermite marginal. Quand ils entrèrent dans la forêt, son sourire s'étira davantage, comme s’il revenait enfin dans son élément naturel. Ils marchèrent une quinzaine de minutes sur un sentier qui avait été dessiné par l'Homme, puis s'assurant que sa compagne de route était toujours là, il commença à s’engouffrer dans une forêt plus dense, là où le soleil semblait avoir de la difficulté à percer le sous-bois. Il s’arrêta un instant, se retournant vers Erin. Il fallait qu'il use de précaution. Toujours prévenir plutôt que guérir.

-On va aller un peu plus loin dans la forêt, le lieu dont je te parlais est à quelques minutes d'ici, cependant je dois te dire quelque chose. Si jamais une menace doit se pointer, comme un crocodile ou bien un vampire en manque de sang... je vais devoir rapidement me changer, alors reste près de moi. Il vaut mieux pour toi que tu coures le risque de m'avoir à dos plutôt que tu ne te perdes, cette forêt est immense. Mais bon, d'un autre côté, il y a très peu de chance que ce genre de menace se pointe hein!

Il essaya de sourire, d'avoir un ton de voix engageant pour qu'elle ne prenne pas peur et qu'elle veuille déguerpir, quoique d'un autre côté, il la comprendrait. S'engager dans une forêt immense avec pour seule compagnie un ours qui s'approche de la saison des passions...il attendit un instant qu'elle puisse avoir le temps d'y penser, lui tendant la main de façon à ce qu'elle puisse passer le petit buisson qui les séparaient, qu'elle puisse, de façon symbolique, accepter le « contrat ».
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Lun 21 Avr - 21:19

La bombe anti-ours et le dernier discours de Nathaniel avaient mis en évidence quelque chose qu'Erin avait un peu ignoré... Il ne serait pas la seule menace dans les bois. Elle qui avait l'habitude de faire du jogging dans le parc ne s'était pas vraiment inquiétée de leur petite balade dans la forêt, après tout, ce n'était qu'une forêt... Mais à bien y réfléchir, et vu les arguments amenés par le Métamorphe, elle se sentit un peu plus stressée. Un crocodile ? Un Vampire assoiffé ? Elle n'y avait pas songé avant qu'il ne parle, mais ça fichait drôlement les jetons.

Il l'avait rassuré sur le début de la Saison des Amours, et elle lui faisait confiance -d'autant plus avec le spray- mais elle se voyait mal gérer à la fois un Changeling devenu un gros ours en colère et une bête féroce supplémentaire. Cependant, il y avait quelque chose d'excitant dans cette promenade de santé, de totalement inconnu, et sa curiosité à voir Nathaniel se changer en ours comme à la télé était plus grande que la crainte des dangers.

Il avait sans doute remarqué qu'elle s'était changée pour adopter un pantalon et des chaussures plates, il était évident que courir dans les sous-bois en talon n'était pas adapté. Le suivre dans la forêt fut plus délicat que prévu, elle qui avait l'habitude des gentils parcs boisés, bien entretenus, elle se confrontait aux ronces et aux buissons trop touffus. Quelle idée de sortir de la ville aussi... Pour un peu, elle regretterait presque. Mais la seule idée de savoir enfin comment se passait la métamorphose d'un Outre lui suffisait à continuer sans se plaindre.

"C'est encore loin ?" Ou presque.

"Ah, mais rassure-toi. Je n'ai pas l'intention d'aller où que ce soit sans toi dans cette jungle. Je ne sais même plus où est le premier chemin que l'on a emprunté..." Et étonnamment, cette constatation ne l'angoissa pas davantage ! Elle continuait de marcher, se demandant réellement comment il faisait pour avoir un aussi bon sens de l'orientation, animal ou pas. Erin saisit la main tendue sans une once d'hésitation, parce que sa décision était prise déjà depuis un moment. Elle avait dit "o.k. je te suis", alors elle le suivait. Certes, elle se piquait les mains aux arbustes et l'air devenait moins respirable avec la chaleur de la forêt, mais elle comptait sur Nathaniel pour lui venir en aide si elle en avait besoin.

"Dis... si un crocodile nous attaque..." Visiblement, cette histoire de crocodile l'avait marqué. "... C'est l'ours qui gagne, n'est-ce pas ?" Pitié, qu'il dise oui. Qu'il n'hésite pas... Elle était certes curieuse et impatiente d'arriver à leur destination, mais il restait toujours un peu d'appréhension. Surtout qu'il n'avait pas été si rassurant que cela, elle avait bien vu qu'il se forçait un peu à sourire. Après tout, c'était touchant. Il n'avait pas envie qu'il lui arrive quoi que ce soit. Ca, ça la rassurait.

Appuyée par sa main, Erin put passer le buisson sans encombre, elle venait d'accepter le deal. Se rattrapant tant bien que mal pour rester debout malgré les herbes hautes, et surtout les petits insectes qui semblaient pulluler, la Rouquine eut une moue légèrement snob.

"Mais c'est dégoûtant toutes ces bestioles !" On ne se refait pas... Dans le monde d'Erin, tout était propre et à sa place. Et dans son monde, les seuls insectes étaient des papillons et des coccinelles.
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Lun 21 Avr - 23:10

Ce matin, je suis spécialement à la bourre, mais je me console en me sachant que je ne suis pas la seule. La saison est presque là, du coup les nuits sont très courtes. Patrick est vachement plus réceptif à l’approche du printemps. Il semble insatiable et m’entraine dans des étreintes torrides toutes les nuits. Et voila ! A y penser, j’en ai le feu aux joues… Un regard en direction de l’astre solaire et j’accélère le pas. Je suis vraiment en retard. A touts les coups, je vais arriver et une des filles aura ouvert le pub. Je ne sais même plus qui est de service aujourd’hui. Foutu printemps…

Tout à coup, une chose perturbe mes pensées. Une odeur. Je m’arrête et me retourne, elle vient de ce couple que je viens de croiser. Je renifle, un ursidé et une humaine. L’homme-brave me dit quelque chose. Un ursidé super grand, un chapeau des cheveux blanc et les poils de torse visibles. Je suis sûre de le connaitre mais je ne l’ai pas assez observé, trop plongée dans mes pensées. Mais cette odeur… Je reprends ma route sans vraiment m’en rende compte.

Quand j’arrive au Trick, il est ouvert. Quelques clients sont là, des descendants d’Irlandais immigrais, qui comme poussaient par une mémoire génétique, viennent prendre leur café avant d’aller travailler. Tu peux être sûre qu’ils seront là se soir après avoir pointé. Deux tasses sont sur le comptoir et cette odeur… La même que tout à l’heure dans la rue. L’homme-brave était ici, pourtant son odeur dans ce lieu n’est pas exceptionnelle.

Mais oui ! C’est Nath’ ! Le petit jeune videur que Patrick à embauché par charité chrétienne. Quand on sait qui est derrière le comptoir, on sait bien qu’un videur est parfaitement inutile, mon loup voulait lui offrir du travail plus d’autre chose. Mais s’il s’agit d’aider un homme-brave, je n’ai rien à redire, même si je dois avouer que je n’aime pas beaucoup une certaine ligne de son régime alimentaire. J’attrape les tasses pour les laver, il aura droit à un petit remontage de bretelles quand je le reverrai. Il peut se servir oui, mais au moins il doit nettoyer ! Je porte par réflexe l’une des tasses à mes lèvres. Une forte odeur de phéromones et d’excitations, c’est la tasse de Nath’. Un sourcil levé je fais de même avec celle de l’humaine. Contrairement à celle de Nath’, elle n’est pas finie. Un expresso serré, un gloss plutôt cher, un parfum de fille riche et un arrière gout de…de peur.

Soudain, une pensée dérangeante m’obsède. Avait-elle l’air d’être contrainte de suivre le videur ? Impossible de m’en souvenir, le printemps me rend moins perspicace que d’habitude.

« Fait chier ! »

Mon rôle étant plus important que mon pub, je déserte une fois de plus mon poste. Si Nath’ a repris cette mauvaise manie de boulotter les normes et qu’il emmène les proies dans mon pub, non seulement il va passer un sale quart d’heure, mais je vais te lui faire passer l’envie de faire de la merde et définitivement. Allons bon, où est-ce qu’il a pu l’entraîner.

En mode chasseuse, j'hume l’air et retrouve l’odeur des phéromones et du parfum chic. D’un pas pressé… Non en fait je me mets à courir, je suis la piste qui me mène à un immeuble un peu à la périphérie de la ville. J’entre sans même m’apercevoir que je suis à l’adresse de Nath’. La piste me conduit devant une porte. Je tambourine dessus en faisant un boucan de tous les diables.

« Nathnael ! C’est Alice ! Ouvre cette putain de porte! »

Pas de réponse. Pourvu qu’il ne soit pas trop tard. Allez grizzly prête moi un peu de ta force. D’un coup d’épaule, j’enfonce la porte fermé à clé. L’appartement est dans un état lamentable. Sans prendre le temps de détailler la pièce, je fais le tour de l’appartement. Personne. Son odeur à lui est partout, chambre, cuisine, salle de bain… Celle de la fille en revanche est juste dans la pièce à vivre. Je prends le temps de réfléchir, pas longtemps, une odeur de sang m’interpelle. J’en trouve la source sur une chemise sale. Vite rassuré, ce n’est pas du sang humain et ça fait un moment qu’il y est. Où est-ce qu’il a bien pu l’entrainer ?

Au moins il n’y a pas eu lutte ici, même si c’est un vrai bordel. Allez c’est reparti dans l’autre sens. Si je mets la main sur cet ourson du nord, je lui mets la raclé de sa vie. Je vais pour fermer la porte, mais je me rends vite compte que j’ai fait plus que l’enfoncer. Tant pis pour la porte et pas le temps de réfléchir.

Dans la rue, je renifle frénétiquement. Par où sont ils parti ? Là ! Une piste ! Aller Alice, tape le sprint de ta vie. Je sors du quartier, leur odeur me fait atterrir devant une nouvelle porte. Mais avant de la fracasser comme la première, je prends le temps de réfléchir. C’est quoi cet étrange parcours ? D’abord au trick, puis chez lui, et maintenant ici. Qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-ce que Nath’ a derrière la tête ? A force de tourner en rond devant le bâtiment, je sens une nouvelle piste.

« A quoi tu joues gamin ? »

Un grondement plus tard, je repars ventre à terre. Cette fois c’est la bonne. J’atterris dans la forêt. Terminus, tout le monde descend. Là c’est plus dur de les suivre, des odeurs de bête en rut, il y en a partout. Mais je ne perds pas espoir, et cherche frénétiquement. Peut être qu’en grizzly j’arriverais mieux à les trouver, mais en même temps j’avancerais moins vite.

« Re merde ! » Je continue à avancer et prépare la grizzly à intervenir à ma place.


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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Mar 22 Avr - 20:36

Les insectes rampaient au sol, les oiseaux gazouillaient et les cerfs bramaient. On pouvait sentir l'humidité ambiante tant la cime des arbres bouclés de feuilles empêchait l'eau de remonter dans les nuages, et il était content. La route n'avait pas été aussi longue que ce qu'il le prévoyait, bien sûr il avait essayé d'éviter les ronces et ce genre de joyeuseté, mais au final il avait réussi à ne pas trop s'écarter du chemin qu'il avait l'habitude de prendre, et ils étaient arrivés dans sa clairière. Oui, SA. Parce qu'il savait que personne n'était jamais venu ici- il n'y avait pas d'odeur humaine ou outre, juste celle de quelques animaux qui passaient par la.- si quelqu'un serait passé par la en hélicoptère ou avec des ailes, il aurait vu un large trou dans la foret, comme si un géant avait décidé de donner un coup de poing ici, et que sur le coup tous les arbres étaient tombés

À l’opposé de l'endroit où ils se tenaient, il y avait le fameux étang.Il était très profond au centre, mais assez peu sur les bords de maniérés qu'un homme ou une femme de taille moyenne pouvait se tenir la, sans courir le risque d'avoir de l'eau par-dessus la tête, sur les bords du point d'eau il y avait de l'herbe haute, quelques énormes rochers, mais on pouvait voir de la ou ils étaient qu'il y avait un endroit ou l'herbe avait été pilé, signe que l'ours était passé par ici. Alors qu'il marchait vers l'endroit de détente, caressant comme à son habitude l'herbe qui lui arrivait à la taille, une des paroles d'Erin lui était revenue : est-ce qu'un ours l'emportait sur un croco? Au début, il s'était demandé si elle ne se moquait pas de lui, pour lui c'était évident... mais là, il se rappelait que ce ne l'était peut-être pas pour elle. En arrivant proche du petit lac, il se retourna vers elle, un petit sourire aux lèvres.

-Je fais un peu plus d'une demi-tonne sous ma forme d'ours, penses-tu qu'un crocodile me fasse peur? En tous cas, celui qui était dans mon assiette quand nous étions chez moi n'était pas de cet avis. Bon...

Rapide regard autour de lui, il n'était pas très pudique à la base, mais il se disait qu'il serait sûrement inconvenant pour une jeune demoiselle comme elle de le voir nu, et puis... il avait pris la peine de prendre un second pantalon, ce n'était pas pour rien. Non, s’il regardait autour c'était surtout pour être sur que personne n'allait les déranger, d'autant plus qu'il se sentait toujours très vulnérable quand il changeait de forme. Il devait se concentré le plus qu'il pouvait, auquel cas sa transformation se ferait plus rapidement certes, mais il n'était pas sur d'en avoir le contrôle. Il posa d'abord le sac, il commença à enlever son haut puis se rappela qu'il lui avait amené quelque chose. Il piocha dans son sac, sortant les deux bombes de chasse-ours, il les donna à Erin. Si jamais ça devait mal se terminer... au moins elle saurait quoi faire.

Il allait amorcer la métamorphose quand il s’arrêta à la dernière seconde, quand il songea qu'elle ne devait pas tout savoir. S’il se changeait, elle n'allait pas pouvoir savoir s’il allait l’attaquer, vu qu'il ne pouvait communiquer avec elle... il sourit doucement, la regardant avec une sorte d’espoir.

-Au fait... quand je serais ours, je ne pourrais plus parler, alors si tu sens que je vais... pour te faire du mal, utilise le vaporisateur d'accord?

Il voulait avoir la conscience tranquille, d'un côté se changer comme ça, aussi proche de la saison des amours... il avait beau avoir 35 ans, il avait parfois l'impression de n'être qu'un ourson qui apprend tout de la vie. Il recula de quelques pas, assez pour que même s’il se mettait à charger la roussette elle puisse avoir le temps de le vaporiser à volonté. Il la regarda, se demandant une dernière fois s’il était bien raisonnable de faire ce qu'il allait faire... finalement, il se persuada que si elle n'avait pas voulu, elle aurait dit non bien avant. Il soupira pour lui même, puis il s'assit à même le sol, il était plus facile de se concentrer s’il n'avait pas besoin de contrôler en plus son équilibre.

Au début, tout se passait comme d'habitude- concentration, penser à maintenir l'instinct- toutes ces choses qui lui permettaient de se maintenir en forme humaine, il devait modifier sa façon de penser, se concentrer sur le : Je veux prendre la forme de mon totem, mais je ne veux pas que mon totem prenne le dessus. Tout se passait bien. Rapidement on pouvait deviner que sa pilosité devenait plus intense, ensuite, même si on ne pouvait le voir tout de suite, les os prirent de plus en plus d'ampleur, grossirent, tout son réseau nerveux et sanguin prirent le même chemin. Ses muscles ensuite, plus visible à l’œil nu, commencèrent à prendre des proportions inquiétantes. On pouvait deviner que le poids de l'homme se multipliait au fil des secondes, rien qu'en regardant son ventre qui commençait à grossir.

Au plus les minutes s'écoulaient, et au plus on pouvait voir le changement, la face de l'homme devint celle de l'ours, ses bras devinrent des pattes d'ours blancs... l'homme perdu rapidement sa place, l'ours devint celui qu'il était. Quand le changement fut total, l'ours s'approcha de la femme qu'il voyait la- Il ne courrait pas, il ne faisait que mettre un pied devant l'autre.- puis, quand il fut assez proche à son goût, l'ours se mit à humer l'air autour de lui, probablement pour fixer ses repaires, savoir quel était le réel parfum de cette créature... Finalement, il poussa un court grondement et se dirigea vers le petit lac, après tout c'était bien ce qu'ils avaient prévu.
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Dim 4 Mai - 21:51

C'était la chose la plus extraordinaire qu'elle eut pu voir de toute sa vie. Elle avait déjà vu des choses grandioses (de magnifiques paysages, un défilé de mode), elle avait déjà vu des choses surprenantes (des œuvres d'arts...), mais rien n'arrivait à la cheville de ce qu'elle avait sous les yeux, en terme de ... surnaturel. Extra-ordinaire.

Elle avait déjà vu des reportages à la télévision sur les Changelings et leur métamorphose, mais n'imaginait pas cela aussi surprenant "en vrai". Ses yeux étaient grands ouverts, comme deux billes luisantes, rondes... incroyables.

Et terriblement impressionnant. Même si Nathaniel l'avait rassurée en lui disant qu'il serait plus fort qu'un crocodile, ce qui lui avait remis en tête l'image imposante d'un Ours, le voir "en vrai", c'était bien plus déroutant. Sensationnel. Elle en avait la chair de poule, non seulement parce que c'était prodigieux de voir une telle magie s'opérer, mais aussi parce que c'était, dans le fond, pour elle simple petite Outre, terriblement frappant, flippant un peu aussi.

La bouche ouverte devant ce prodige, Erin ne sut pas dire combien de temps fut nécessaire pour que Nathaniel soit devenu un immense Ours blanc. Le voir s'approcher la fit réagir, comme si elle revenait sur terre après un miracle. Il avait dit qu'il ne lui ferait aucun mal... Elle serra dans l'une de ses mains, par instinct sans doute, involontairement, la bombe anti-ours pour se rassurer. Mais l'attitude de Nathaniel, enfin, de l'animal, était somme toute calme et pacifique.

Elle eut bien l'envie de tendre la main, mais n'osa pas, trop impressionnée d'être à quelques centimètres d'une bête sauvage, non, enfin, d'un Métamorphe transformé. Après un instant où elle ne put détourner son regard de cette gueule, elle crut le voir sourire, mais ce fut peut-être un tour de son imagination d'attribuer des attitudes humaines à la créature... Et finalement, elle songea avoir eu raison, car il se dirigea vers le bord du lac et y plongea.

A cet instant, Erin sembla prendre une énorme bouffée d'oxygène. C'était prodigieux ! Elle allait se baigner avec un ours polaire, elle allait se baigner avec un Métamorphe ! C'était incroyable... Comme nager avec les dauphins... à deux trois détails près. Elle retira ses chaussures soigneusement et se dévêtit avec élégance, car même s'il s'agissait désormais d'un animal, Erin estimait que ce n'était pas une raison pour ne pas être prude... Et puis, elle était toujours impressionnée. Désormais en maillot de bain (un maillot de bain une pièce, sobre, classique, très bien coupé, de couleur bleue marine), elle plia ses affaires et les mit là où elle les pensait à l'abri, c'est à dire dans le sac qu'elle avait emporté. Elle en sortit une serviette de plage parfaitement pliée, la posa proche du bord, et par dessus, laissa les spray. En cas de besoin.

Une seconde, elle prit le temps d'ancrer dans sa mémoire ce moment unique... Avant de tremper le bout de son pied dans l'onde, pour s'assurer qu'elle n'était pas glacée. La température était fraiche, elle eut un long frisson, mais surmonta ce défaut, et s'enfonça dans l'eau par étape. Lorsqu'elle eut de l'eau jusqu'au cuisse, la chaleur modérée de ce petit lac de forêt se fit d'autant plus sentir et elle se mordilla la lèvre, sautillant sur place.

"Comment fais-tu pour plonger comme ça..." Elle observa l'Ours blanc et eut un petit rire idiot. "Ah... Je suis bête. Tu dois être habitué à tellement plus froid !" Erin se demandait s'il la comprenait. Bien sûr, il ne pourrait pas parler, mais elle se demandait comment communiquer avec Nathaniel. Enfin, avec l'Ours.
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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Mar 6 Mai - 1:37

Bon sang ! Je n’avance pas comme ça. Les branches, les ronces, les buissons, tout ça me ralentis bien trop. La bonne nouvelle c’est que je tiens leurs odeurs et je ne vais pas les lâcher. Pourvue que je n’arrive pas trop tard. Avec l’arrivée du nouveau Sachem, c’est vraiment pas le moment qu’il y est un meurtre d’un humain commis par un homme-brave, et encore moins une histoire de mangeur d’humain. Déjà qu’en temps normal, il est compliqué de faire comprendre aux humains que certains animaux peuvent dévorer un humain dans des cas extrêmes, mais si la bête en question est capable d’avoir forme humaine, alors là ils hurlent au cannibalisme.

Tien ? Je ne connais pas bien ce coin de la forêt. Les marais ne sont pas du même côté et pourtant, il y a une humidité qui me fait dire qu’il y a un point d’eau pas loin, un petit lac naturel sûrement. Du coup, je ne me sens pas super confiante dans mon corps humain et le grizzly veut sortir. Dans la situation, ça ne sert à rien de le retenir, mais je préfère attende encore un tout petit peut. Calme toi héritage de mes ancêtres, ton heure vient. Mais il ne veut rien entendre. Normal, je suis en position de faiblesse dans se coin que je ne connais pas.

Heureusement que j’ai toujours un sac à dos sur moi. Je fais une petite pause pour me déshabiller et fourre dans mon sac mes fringues. Je reprends ma route, totalement nue, une lanière du sac dans ma bouche. Au début, ma peau fragile est déchirée par les ronces, mais très vite, une fourrure protectrice de 6 cm d’épaisseur. Ma masse augmente, très vite les buissons que je devais moi-même écarter, se plient d’eux-mêmes sur mon passage. Ma tête rentre dans mes épaules et bientôt me voila à quatre pattes. Mes ongles durcissent et font maintenant une dizaine de centimètres et bien un et demis d’épaisseurs. Mes coussinets sont insensibles aux épines et roches sur le sol. Dans un même mouvement mon nez et ma mâchoire s’avancent et s’élargissent tandis que mon visage s’arrondis et mes oreilles monte sur mon crâne. En même temps mes organes internes se réorganisent et mes os s’épaississent un grognement douloureux m’échappe. C’est toujours très désagréable cette sensation.

Petite mise au point. Il fait, au mieux, le double de poids, au pire le triple. Il ne peut pas se battre comme moi debout sur pattes arrière, j’ai donc l’avantage de l’allonge alors que lui doit s’approcher au maximum pour me mordre, mais ses crocs sont bien plus aiguisés que les miens. Je suis bonne nageuse mais lui est champion d’apnée. Je courts plus vite que lui et je suis plus endurante sur terre ferme. Cela fait trois à trois, égalité.

Maintenant que je communie avec mes ancêtres, je sens chaque esprits, chaque vies, chaque vent, chaque brin d’herbe qui me caresse le ventre. Je frôle les arbres pour me débarrasser de mon poil gris d’hivers et arborer progressivement le doré printanier. Cette odeur continue de me guider, cette odeur d’un autre prédateur, plus gros que moi mais sur mon territoire. Car oui, cette terre que les Hommes appellent Nouvelle Orléans est mon territoire. D’ailleurs pour qu’il le sache si je ne le croise pas, je laboure un tronc par-ci par-là, de mes griffes. Depuis plus de 50 ans je ne partage ce territoire avec aucun autres ursidés que mon père et il me l’a céder en partant avec ma mère. Je tolère la présence de l’ourson du Nord chez moi de bon grès du moment qu’on ne se croise pas quand l’un ou l’autre chasse ou se nourri, mais s’il menace la sécurité de tout les hommes-braves dont j’ai la responsabilité. Touts ces hommes-braves bien plus faibles que lui ou moi, et dont le Sachem m’a confié la charge. Alors là c’est la guerre ! Les penchants alimentaires d’un seul ne menaceront pas la communauté toute entière !

Un grondement sourd sort de ma gueule. Derrière un épais buisson, j’atterrie dans une clairière avec un étant. L’ours polaire est ici. Un nouveau grondement, plus fort que le précédant. Où es-tu ourson des neiges ? L’alcool d’un parfum humain vient me piquer les narines. Je lâche mon sac, le ramasse d’une griffe et me dresse sur mes pattes arrières pour mieux voir dans l’eau, car j’en suis presque sûre, il est dans l’eau. De point de vue, je voie des affaires humaines. Je l’ai même entendue crier. Enfin, j’imagine que c’était un crie.

Ça y est, je les voies. Une humaine dans l’eau et une boule de poil blanche qui nage vers elle. Prédateur du nord, tu es sur mon territoire. Les règles sont les miennes. Et je dis : tu ne dévoreras pas d’humains sur mon territoire !

Je gronde, aussi fort que ma position debout me le permets. Un grondement de provocation. L’ours des neiges le reconnait forcément. Il reste le même quelque soit le continent. Prédateur, tu es chez moi. Viens ! Je t’appel, sors de ton étant et prouve moi que tu mérite ta place ici.

J’avance vers l’eau sur mes pattes arrière, du haut de mes deux mètres. Je marche comme un humain qui aurait trop but. Je fais attention a être loin de l’humaine, plusieurs mètres pour être exacte, pour qu’elle ne soit pas prise entre deux feux. A un mètre de l’eau je secoue la patte pour faire tomber mon sac à dos à terre. Une dernière fois je grogne. Mais un grognement plus interrogateur que menaçant.

L’agression pour dire que tu es un intrus et l’interrogation pour te laisser une chance de t’expliquer, c’est comme ça que ça se passe chez nous. Mes pattes avant sont légèrement relevées, comme la garde d’un boxer. Patrick ne s’est pas évertué à m’apprendre la boxe, pour que je ne l’utilise pas, mais je ne frapperais pas la première.

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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Ven 9 Mai - 18:07

La journée était bonne, l'eau était fraîche et l'ours qu'il était se trouvait en bonne compagnie. Une amie... à ses oreilles ce mot sonné étrange, comme s'il y avait une erreur quelque part, et pourtant.... et pourtant, au plus il y pensait et au moins il voyait d'entourloupe. Bon... d'accord. Il allait devoir rester dans la même ville, lui le grand nomade. D'accord, lui le grand asocial il allait devoir apprendre à socialiser, à parler sans brusquer. Mais d'un côté, cela valait la peine, car ce sentiment d'aimer quelqu'un sans vouloir la manger ou sans vouloir lui faire un enfant... c'était agréable.

Il fit quelques brasses, profitant de la présence d'Erin pour plonger au plus profond de l'étang, chose qu'il ne pouvait faire en temps normal parce qu'il n'avait personne pour s'assurer que personne ne vienne le dérange. Sauf que maintenant, elle était la et il était sur que si jamais mauvaise présence il y avait, elle saurait lui faire savoir. Il allait pêcher un poisson quand il se souvint qu'elle allait sûrement vouloir lui arracher la tête si jamais il remontait à la surface avec son repas. Il sourit pour lui même, car l'idée que cette frêle femme puisse ne serait-ce qu'essayer de lui porter atteinte... Cependant, cela ne l’empêcha pas de ne pas mordre quand il sentit les écailles du poisson qui, trop tard, s’aperçut qu'il était dans la gueule de l'ours. Satisfait de sa petite trempette, il posa ses lourdes pattes sur le fond du sol du point d'eau, puis d'une forte impulsion il se propulsa au-dessus de l'eau, se retrouvant à quatre pattes sur le sol ferme. Il allait taquiner Erin, pour s'amuser un peu. Il voulait la mettre sur son dos et aller faire quelques brasses, sauf qu'une odeur particulière vint faire frémir son museau. Une odeur particulière, familière, mais cette odeur qu'il reconnaissait était presque masqué par celle, beaucoup plus animal, de l'ours. Inquiet, il se dressa sur ses pattes, jusqu'à trouver la source de l'odeur... en fait, ce fut plus les rugissements de la bête qui lui indiquèrent l'emplacement de la femme.

Bien rapidement, il comprit qui c'était- cette odeur il l'avait senti assez souvent, que ce soit sur le corps du patron ou bien dans l’atmosphère du bar- la patronne. Que faisait-elle ici? Dés qu'il comprit qu'elle allait peut être vouloir passer à l'attaque, il se dirigea vers elle, prenant bien soin que son amie soit plusieurs mètres en arrière d'eux deux. S’il allait devoir se battre, il ne savait pas s’il allait faire le poids. Il avait bien déjà mangé quelques crocodiles qui lui avaient offert quelques cicatrices, mais un ours... Il s'amusait bien avec sa mère quand il était plus jeune, et même quelques amis sauvages, mais une femme civilisée... elle devait connaître quelques manière de se battre, sinon elle n'oserait pas l'approcher... il leurs avait bien dit de l'endroit d’où il venait, et le patron l'avait accepter. Ils devaient, tous les deux! Ils devaient savoir que son instinct était le plus fort.

Il était tout de même rassuré qu'elle n'attaque pas tout de suite, cela voulait dire qu'elle avait le contrôle de son totem... Au moins, il n'aurait pas à expliquer au patron pourquoi il tiendrait la tête de sa femme dans les mains... au moins, il allait pouvoir rester ici encore un peu. Il se dressa à son tour sur ses pattes arrière, car même s’il n'était pas un acrobate, au moins sa conscience humaine avait appris à son ours comment se tenir debout. Il poussa un long et lourd grondement menaçant, pour signifier qu'il ne voulait pas se battre, mais que si jamais il le fallait... alors le sang coulerait à flots. Comment faire comprendre... comment lui expliquer sans les mots qu'il ne voulait que passer du bon temps avec son amie? Il poussa un long soupir, réflexe humain. Puis il se tourna vers Erin, et avec un grand sourire, -enfin, aussi humain que ce que son museau d'ours pouvait lui permettre- il passa un grand coup de langue affectueux sur la joue de la femme, en profitant pour laisser une grande coulisse de bave sur sa chair. Une fois que ce fut fait, il s'assit sur le sol, prenant bien soin de rester entre les deux femmes. Il ne laisserait jamais l'ours de terre toucher à son amie.

Il profita des quelques secondes qui s’écoulèrent entre le moment de l'intrusion et le moment où il se coucha pour penser, rapidement. Il poussa un petit grognement, essayant de faire comprendre à l'ours mal léché qui venait de gâcher ce moment de plaisir qu'elle était invitée aussi. Car pour lui, cette terre était bien assez grande pour que cette femme puisse partager avec d'autres, la seule chose qu'il voulait c'était ce coin de paradis ou il pouvait décompresser en paix, quand la ville prenait trop le dessus sur son instinct. Il voulait prendre place dans cette ville, il voulait se faire des amis, peut être une femme... même s’il savait maintenant qu'avoir des amis signifiait aussi avoir des ennemis.
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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Jeu 15 Mai - 19:55

Nathaniel avait disparu sous l'eau depuis un petit moment, la Rouquine se demanda même s'il ne lui était pas arrivé quelque chose... Elle n'était pas du tout experte en règne animal, elle avait étudié une grenouille une fois en cours, mais n'avait pas du tout apprécié. Elle se rassura vaguement en se disant que lorsqu'ils nageaient sous la glace du Pôle Nord, les Ours ne se noyaient pas. Et comme de fait, pour lui donner raison, la grosse masse blanche refit surface et elle pouffa de rire, s'étonnant qu'une imposante créature semble si légère dans l'onde.

Le manque de communication commençait à l'ennuyer, elle ignorait comment discuter, elle qui savait se montrer assez bavarde. Et Erin n'était pas au bout de ses peines... Elle n'avait pas remarqué les grondements, ses oreilles étaient déjà pleines de cris, bruits, pépiements d'oiseaux divers, de bruits de nature terriblement sonores comparativement à la ville et son univers urbain, qu'aucun grognement animal ne la fit sursauter.

Lorsque Nathaniel sortit de l'eau, elle eut presque peur, sentant sous son pied quelque chose la frôler (certainement un poisson), elle eut un sursaut terrorisé, et suivit l'animal à toute vitesse, dans ses mouvements un peu précipiter. Cherchant à se redonner une contenance pour ne pas perdre la face devant son nouvel ami, Erin constata avec soulagement qu'il n'avait pas remarqué sa petite perte de contrôle... Et pour cause.

Ses yeux se posèrent bientôt sur un énorme ours marron, comme un grizzli... Elle poussa un hurlement terrifié, leva le bras pour le désigner.

"N... Nathaniel ! Un... Un Ours !" Mais évidemment, Nathaniel avait déjà bien vu l'animal qui était à quelques mètres d'eux, les deux bêtes étaient désormais bien campées sur leurs pattes et elles grognaient, mettant Erin dans un état de stresse qui ne tarderait pas à se transformer en panique.

Un ours les attaquait ! ... Mais pour l'instant, la Rouquine constata qu'ils ne faisaient que se défier à coup de menace verbale... Peut-être qu'ils discutaient ? L'Ours Polaire fort heureusement s'était placé entre elle et la grosse bête sauvage, qui paraissait pour Erin beaucoup plus effrayante, menaçante et dangereuse que le Métamorphe. Car elle ignorait, naturellement, qu'il s'agissait également d'un Changeling, et d'une femme qui plus est !

Alors qu'elle allait céder à la panique, Nathaniel tourna sa grosse tête blanche vers elle et Erin sursauta involontairement, incapable de détourner les yeux du grizzli, de peur qu'il ne l'attaque lorsqu'elle aurait baissé son attention. Contre toute attente, la large langue poisseuse de l'ours polaire transforma sa joue en un marais visqueux et elle ne put s'empêcher de faire un pas en arrière, totalement dégoûtée.


"Ahh ! Mais..." Elle voulut essuyer d'une main, et sa paume fut recouverte de bave. "Mais tu es dégoûtant ! Mais ça va pas la tête ?! On t'a pas appris qu'on ne lèche pas les gens ?! Ah ... Mais ça sent le poisson... Tu ... !" Elle se sentait terriblement honteuse et sa gêne avait prit le pas sur sa panique. Elle était en train d'engueuler un Ours Polaire, alors qu'un Ours Brun les attaquait. Normal.

Nathaniel s'était assis, elle se demanda ce qui ne tournait pas rond dans son ciboulot de bestiole, et marcha d'un pas chancelant vers sa serviette de plage pour s'essuyer correctement. Dignement, elle se redressa alors qu'elle fut certaine d'être "présentable" en maillot de bain. Et elle eut un frisson en réalisant que les deux animaux étaient toujours là. Et se rendit compte de sa bêtise.
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MessageSujet: Re: Chasse à l'eau   Mer 28 Mai - 18:19

Nat ne répond pas à la provocation, il me montre sa soumission et même sa volonté de protéger ou garder l’humaine ?

Qu’est-ce que ? Il est en train de la lécher et elle réagit comme…une midinette ? C’est quoi ce cirque ? Alors, il ne l’a pas entrainé dans la foret pour la bouloter ? Je…je…je crois que je me suis planté en beauté.

Je me sens vraiment honteuse. Je lâche un gémissement qui remonte du fin font de mon ventre et me tape le front avec ma grosse patte griffue. De dépit, je me laisse tomber en arrière et atterrie sur le dos et provoquant un sacret bouquant et faisant trembler le sol. Je roule sur le côté et regarde le petit frère des neiges. Mais quelle imbécile je fais ! Je peux même pas dire que c’est la faute au printemps, je n’ai pas fait confiance à un frère. Quelle honte sur moi. Je me relève sur mes quatre pattes et marche doucement vers Nat. Je renifle son museau, une bonne odeur de poisson bien gras, mais de sang humain. Je me sens, plus bas que honteuse. Je frotte ma tête contre lui. Pardon petit frère, pardon d’avoir pensé que tu pouvais faire une chose aussi horrible si tu n’y es pas forcé.

La fille est à sa serviette, elle s’évertue à se sécher le visage de la bave d’ours polaire. Je me dis qu’elle ne va pas tarder à être de nouveau terrifier et c’est moi la raison de cette terreur. Je me calme et fais la paix avec le grizzly. Je l’apaise jusqu’au point où elle s’endort tranquillement. Voila, comme ça, endors toi frère-des-hommes, je veille sur toi, je veille sur nos frères. Alors que la fourrure s’affine au point de disparaitre, je me lève sur les pattes arrière pour ne pas me retrouver à quatre pattes une fois humaine. Mes coudes se remettent à leur place en même temps que mes oreilles.  Je m’affine pour perdre trois fois la carrure du grizzly. Je ne quitte pas des yeux l’humaine, ceux-ci perdent l’anneau ocre pour garder juste ce bleu irréel qu’ils ont toujours eux. Mes cheveux noirs poussent pour me couvrir les épaules et la moitié haute de mon dos. Je marche dans le plus simple appareil, mes griffes sont les derniers éléments à disparaitre.  La nudité sous forme humaine ne me dérange pas, c’est comme quand je suis grizzly, et puis je sais que je ne suis pas désagréable à regarder, moitié indienne d’Amérique, moitié italienne. Oups là c’est le printemps qui parle. C’est juste une forme qui n’est pas adaptée  à la vie sauvage, rien de plus. J’enlace Nat dans mes bras, autant que ma petite taille me le permet.

«Pardon petit-frère, j’ai honte de se que j’ai fais. »Accepter le fait de s’être tromper, c’est pas évident, mais je ne persiste jamais dans mes erreurs. Je le lâche avant de me diriger vers l’humaine. Je m’approche doucement pour ne pas l’effrayer, du moins pas plus que je ne l’ai déjà fait. Les bras écarter du corps et les mains ouvertes  paumes vers elle, afin qu’elle voie que je ne suis pas menaçante.

« Je suis vraiment désolé pour se qui vient de se produire. Je ne voulais pas t’effrayer. » Je parle doucement, pour me faire rassurante.

« Mon petit frèr… je veux dire Nat, devrait laver les tasses dans lesquelles il fait boire ses amis, cela m’éviterais de sentir la crainte dans celles-ci et l’existassions dans les siennes. Tu m’entends Nat ? » Je parle plus fort sur ma deuxième phrase. J’essaye d’être un peut légère pour la détendre. Puis je me tourne à nouveau vers la jeune fille.

« Je suis Alice, la patronne de Nat et du pub dans lequel vous avez bus ce matin et Combattante de se que les normes appellent métamorphes. Ravie de faire la connaissance d’une amie de l’ourson polaire. »Cela dois lui faire bizarre que je sois la patronne de Nat, car physiquement j’ai l’air légèrement plus jeune que lui, mais en réalité j’ai quasiment le double de son âge.  Maintenant que la colère et la honte sont passées je suis curieuse de faire la connaissance d’une amie de Nat.
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