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 La petite bête qui monte, qui monte, qui monte.. [Abandonné]

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MessageSujet: La petite bête qui monte, qui monte, qui monte.. [Abandonné]   Sam 22 Mar - 19:43

La nuit, le monde, la fumée et l’alcool. Pour certains, c’était synonyme de fête, pour Messaline ça n’était guère plus qu’une journée de turbin en plus, même si cela n’avait pas que des mauvais côtés. Elle aimait bien traîner dans le quartier sanglant, même si c’était le coin le plus visité de la ville et qu’on ne pouvait plus faire un pas sans marcher sur un touriste en complet sandales-bermuda, son Lonely Planet à la main et le nez en l’air. Elle savait bien que Zack n’était jamais bien rassuré quand elle avait des rendez-vous dans le quartier et qu’il n’aimait décidément pas l’idée de la savoir entre les pattes des vampires, mais il fallait bien faire marcher le commerce et si elle pouvait gratter un peu plus d’argent que prévu en ajoutant quelques centilitres de sang à l’addition, elle n’allait certainement pas s’en priver. Et puis, chose qu’il ne comprendrait probablement jamais, c’était quelque chose qui lui plaisait.

Sortant du bar où elle venait d’en finir avec son client, Messaline prit le temps d’envoyer un message au voodun pour le rassurer et alluma une cigarette. La rue était calme, ici, mais quelques passants allaient et venaient dans les lueurs vives des néons clignotants, et derrière les vitres des cafés on voyait une foule indistincte s’en donner à cœur joie dans les tintements de verre et le brouhaha des conversations. Elle fit quelques pas sur le trottoir, regarda l’heure et se décida à rentrer. Elle n’était pas encore trop ivre pour marcher droit, mieux valait profiter de n’avoir pas trop bu pour rentrer à pied sans trop se presser.

Et puis, quand on savait quels hurluberlus traînaient dans le coin, mieux valait avoir l’esprit assez clair, on n’était jamais trop prudent par les temps qui couraient. Zack avait raison de s’inquiéter, au fond ; Messaline savait se débrouiller pour se tirer d’un mauvais pas, mais elle savait très bien que ses chances étaient plutôt réduites face à un vampire... Mais il n’y avait pas lieu de s’en faire pour le moment, les rues étaient encore pleines de monde et elle n’avait pas eu de problème jusque là.

La jeune femme s’en fut d’un pas tranquille, jetant dans le vent nocturne des bouffées de fumée grise qui s’envolaient dans le ciel noir. Elle salua quelques têtes connues au passage, avant de dépasser un grand type à la mine blafarde qui l’interpella d’une voix indistincte. Elle n’avait pas besoin de se creuser la tête bien longtemps pour deviner ce qu’il voulait, et lui rétorqua par un sourire et un signe de tête fermement négatif. Espérant qu’il se le tiendrait pour dit, elle pressa l’allure, veillant à rester dans la rue principale pour ne pas risquer de se faire coincer dans une ruelle moins fréquentée. Ce genre de choses arrivaient souvent, et personne ne lui arrivait jamais à la cheville niveau entêtement, aussi elle ne se soucia plus du bonhomme qui la suivait à distance.

Messaline leva les yeux au ciel dans un soupir quand elle l’entendit de nouveau dans son dos, quelques centaines de mètres plus loin. Elle répondit d’un ton sec, et repartit aussitôt, cherchant des yeux le chemin le plus court et le plus sûr pour rentrer chez elle. Jetant un coup d’œil derrière son épaule, elle continua d’avancer et perdit de vue l’importun, mais cela ne la rassura pas pour autant. On ne savait jamais vraiment à quoi s’en tenir avec eux... Elle prit un embranchement, se souvenant d’un raccourci qui lui permettait de rattraper une artère très fréquentée où elle risquerait moins de croiser des ennuis et jura entre ses dents quand elle comprit qu’elle était partie dans le mauvais sens. Revenant sur ses pas, elle entendit très distinctement quelqu’un venir à sa rencontre, quelqu’un qui essayait de faire le moins de bruit possible. Merde. À tous les coups, c’était l’emmerdeur de tout à l’heure qui revenait à la charge et profitait qu’elle se soit égarée dans un coin moins éclairé où il n’y aurait pas de témoin. Elle stoppa net et prit une autre direction en marmonnant des imprécations, sans se soucier d’être discrète : avec le bruit de ses talons sur les pavés, pas besoin d’avoir l’oreille bien fine pour la repérer.

Il faisait très sombre, dans ces ruelles mal éclairées ; elle ne put distinguer de qui il s’agissait, mais elle ne préférait pas tenter le Diable et rester prudente. Maudissant son ivresse qui lui embrouillait la vue et les pensées, elle s’arrêta de nouveau à une intersection et choisir une direction au hasard, pressant le pas en regardant derrière elle, sans se soucier de ce qui se trouvait devant. Elle aurait sans doute mieux fait de regarder où elle allait, car elle percuta violemment celui qu’elle croyait être son poursuivant et resta sonnée l’espace d’un instant. Sa cigarette s’échappa de sa bouche pour lui retomber sur ses doigts et elle poussa un petit glapissement de douleur en sentant la braise crépiter sur la paume de sa main. Merde, et re-merde.


Dernière édition par Messaline Alvarez le Lun 21 Juil - 12:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La petite bête qui monte, qui monte, qui monte.. [Abandonné]   Lun 24 Mar - 20:02

Le quartier Sanglant. Logan n'aimait pas le quartier Sanglant. C'était un quartier touristique, donc un quartier avec beaucoup de monde, donc avec trop de monde pour le scorpion solitaire. Si le job qui l'avait emmener ici n'était pas aussi bien payé il aurait peut-être refusé. Rien qu'à l'aller, il avait en avait croisé des touristes. De tout genre ! Le beau temps les avait attiré dans la région en avance sur les périodes habituelles. C'est donc dans une foule de nigauds venus dilapidé leurs payes dans les attrapes-nigauds qui leurs sont consacrés par toutes sortes d'escrocs, du wiccan/vodoun prétendant leur prédire leur avenir, au norme proposant une visite du Bayou garantie 100% truquée.

Heureusement le travail en question était intéressant en plus d'être bien payé. Il devait reprogrammer entièrement un réseau interne pour un hôtel cinq étoiles car l'ancien avait été piraté un peu trop facilement au goût de la direction (le malfaiteur n'a pas encore été retrouvé, mais le réseau devait être refait le plus vite possible par mesure de sécurité). Cela lui pris toute la journée et une partie de la soirée. Il n'avait pas vu le temps passé et ça lui avait semblé prendre seulement cinq minutes. C'était l'avantage de faire de sa passion son métier. En temps que personne intelligente, Logan avait justement fait de sa passion son métier.

Sauf que... la nuit était tombée quand il quitta l’hôtel.

Ce n'était pas la nuit en sois qui le gênait (son totem étant nocturne, il avait passer un certains nombres de nuit blanches), c'était ce qu'il y avait dedans. Le quartier Sanglant ne portait pas ce nom pour rien. C'était le repère des vampires. Or il est de notoriété publiques que les suceurs de sang trouve ce fluide particulièrement goûtu chez les changelings. Le jour étant passé ils pouvaient maintenant déambuler à leurs guises dans les rues. Et donc croisé le geek. A ce premier danger s'ajoutait la foule, certes beaucoup moins dense qu'en plein jour, mais aux yeux du scorpion c'était quand même trop de monde.

En clair, il flippait grave.

Il pensa un moment demander à l'hôtel de le laisser dormir pour la nuit, mais sa condition d'outre n'avait été accepté uniquement parce qu'il était le seul dans la ville à pouvoir réparer le problème à temps. Leurs demander quelque chose aboutirai forcement sur un échec du genre "On vous laisse déjà travailler ! Faut pas non plus vous croire tout permis" ou autre connerie.

Non, il ne lui restait qu'un chose à faire, rentrer chez lui le plus vite possible. Bien sur, pas de taxi à cette heure. Ses pieds seraient son seul moyen de locomotion.

En se mettant en route, il se demanda quelle(s) divinité(s) il avait offensé pour mériter un châtiment si cruel. Il marcha, suivant les panneaux indiquant le quartier où il réside, de son étrange pas déséquilibré mais néanmoins le plus discrètement possible. Mais c'était inévitable, il finit par se perdre dans ce quartier qu'il connaissait mal. Il déambula donc de plus en plus vite, tentant désespérément de trouver un repère ou une indication quelconque.
Mais il n'y avait pas de repère ou d'indication quelconque.

De plus en plus proie à une peur presque panique, Logan se mit à marcher de plus en plus vite. A gauche, a droite, encore à droite, il devait bien y avoir un plan quelque part, une station de métro ou quelque chose !

Ce fut dans une ruelle sombre (bien sur) que ça arriva. Il regardait autour de lui tout en continuant à marcher. Cette technique pourtant en théorie efficace pour avoir un champ de vision le plus large possible, lui fit louper l'essentiel, ce qui se trouvait juste devant ses yeux.

Il percuta quelqu'un.

La surprise, amplifiée par la panique, lui fit un véritable choc émotionnel. C'était trop pour ce corps, il en changea.
Ses os de se décomposèrent et revint sous la forme d'un exosquelette. Son corps rétrécie. Ses yeux se noircissent. Ses doigts se soudent et forment des pinces. Deux paires de côtes sortir et devinrent, tout comme ses jambes, des pattes pointues. L'homme avait disparue, le scorpion était désormais à sa place.

Avant même que ses habits maintenant beaucoup trop grands ne tombent, il se précipita et sortit par une des manches. Il atterrie visiblement près du col de la personne, et son instinct animal lui dit qu'il devait trouver une cachette, et que les recoins ces vêtements pourraient être surs. Il repéra une ouverture et s'y engouffra.

Il sentais bouger, mais ça ne le dérangeais pas. Il descendit en faisant plusieurs fois le tour du corps, de manière aléatoire, pour éviter d'éventuels coups donnés.

Il arriva enfin à un endroit plus large. Apparemment son "hôte" était une femme qui affectait les robes. Parfait, ça faisait un espace où rester cacher sans se sentir trop oppressé.
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MessageSujet: Re: La petite bête qui monte, qui monte, qui monte.. [Abandonné]   Mer 26 Mar - 21:59

Le temps que Messaline se remette du choc et de la brûlure de la cigarette sur ses doigts, l’homme avait disparu. Elle suçota la blessure pour essayer de calmer la douleur et s’appuya contre le mur, un peu sonnée par l’ivresse et le fait d’avoir percuté quelqu’un à pleine vitesse. Son cœur battait encore trop vite et trop fort, et ses yeux brouillés ne voyaient plus personne, à croire qu’elle avait rêvé... Et puis, baissant les yeux, elle vit le tas de vêtements qui gisait par terre, et crut distinguer une toute petite chose brillante qui courait à ras des pavés à toute vitesse. Elle perdit la chose de vue un instant, et puis sentit un petit chatouillis sur sa jambe, comme si de minuscules aiguilles s’agitaient sur sa peau et s’accrochaient à ses bas.

Un glapissement lui échappa et elle secoua ses jupes pour essayer de faire retomber la bestiole, quoi qu’elle puisse être, mais l’insecte, si c’en était un, n’avait pas l’air décidé à lâcher prise. Elle le sentait galoper quelque part vers le haut de ses cuisses, là où les dentelles offraient autant de cachettes que de points d’accroche à n’importe quelle petite bête qui voudrait s’y réfugier.

Merde, merde, et re-merde.

Messaline s’acharna un moment à essayer de déloger l’intrus, mais la bête était rapide, et bien décidée à ne pas se laisser faire. Et puis, allez chercher un insecte planqué dans vos dessous avec quelques verres en trop derrière la cravate et dans l’obscurité, en plus de ça ! Finalement, elle se laissa tomber sur ses talons, accroupie le dos contre le mur, et fouilla son décolleté pour en tirer un briquet et allumer une autre cigarette dont elle tira une bouffée excédée. Au moins, celui qu’elle croyait être à sa poursuite n’était pas le vampire de tout à l’heure, c’était au moins ça, mais en échange, elle avait gagné un métamorphe planqué dans ses dentelles. A choisir, elle ne savait pas trop ce qui était le pire... Ne restait plus qu’à espérer que ça ne serait pas un truc trop répugnant. Elle ignorait à peu près tout des métamorphes — du moins rien qui ne la concernât directement comme leurs ardeurs printanières qui faisaient si bien marcher son commerce à cette saison — et des formes qu’ils pouvaient prendre. Un métamorphe insecte, elle n’en avait jamais croisé, pas à sa connaissance, du moins. Et d’un certain côté, mieux valait peut-être ne pas savoir ce qui l’avait escaladée.

Elle souleva un peu sa jupe et baissa le nez, sans rien voir de particulier. Un rire un peu nerveux lui échappa quand elle eut conscience de l’absurdité de la situation, et d’à quel point ce devait paraître étrange, vu de l’extérieur... Mais elle n’avait jamais vraiment trop prêté d’attention aux convenances ordinaires, et puis elle était bien trop ivre pour faire les choses correctement.

— Hé, fit-elle en s’adressant plus ou moins à son entrejambe. J’sais pas si tu m’entends, mais ça serait bien urbain de ta part de sortir de là.

Elle ne savait absolument pas si un métamorphe transformé était capable de comprendre une voix humaine, mais ça valait le coup d’essayer, et à moins de se déshabiller dans la rue, elle ne voyait pas vraiment d’autre solution que de lui demander poliment. Elle aurait tout aussi bien pu faire comme si de rien n’était et rentrer chez elle, mais étrangement, Zack risquait de ne pas trop apprécier de voir un métamorphe sortir des jupes de sa belle.

Messaline releva le nez, lâchant un nuage de vapeur dans la nuit. Les insectes ne devaient que moyennement apprécier la cigarette, mais elle se voyait mal enfumer ses jupes pour en chasser l’indésirable.

— Qu’est-ce que tu fous là, d’ailleurs ? reprit-elle. C’est pas que j’ai pas l’habitude d’avoir du monde entre les jambes, mais en général ils ont l’élégance de garder forme humaine, quand même. Si dans une minute t’es pas revenu dans tes fringues à toi, je me casse, et bon courage pour retrouver ta route, entendido ?
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MessageSujet: Re: La petite bête qui monte, qui monte, qui monte.. [Abandonné]   Mer 2 Avr - 20:13

Mauvaise saison pour explorer les bas d'une demoiselle.

Ça se battait encore plus que d'habitude dans la tête du scorpion sur le comportement à adopter.
D'un coté il y avait un certaine certaine belligérance de l'animal qui se sentait agresser et qui voulait répliquer.
D'un autre il y avait un raisonnement qui semblait indiquer que l'attaque n'était peut-être pas volontaire et donc ne méritait pas réprimande.
Mais en plus cette fois, il y avait les hormones. Le printemps était synonyme de la saison des amours chez les métas, et Logan ne faisait pas exception à la règle. Et ces hormones s'agitaient en présence d'une femelle. Or il était justement en présence d'une femelle, et là où il était placé, il avait une vue qui n'aidait en rien ses hormones à se contrôler.
Mieux valait bouger, sortir d'ici.
Mais si ce n'était pas sur ?
Qu'est-ce qui garantissait que cette jeune femme n'allait pas s'en prendre à lui pour avoir "visiter" ?

— Qu’est-ce que tu fous là, d’ailleurs ? reprit-elle. C’est pas que j’ai pas l’habitude d’avoir du monde entre les jambes, mais en général ils ont l’élégance de garder forme humaine, quand même. Si dans une minute t’es pas revenu dans tes fringues à toi, je me casse, et bon courage pour retrouver ta route, entendido ?"

L'idée de devoir retrouver ses vêtements seul dans ce quartier fut plus forte que celle d'une possible agression.

Il remonta dans les vêtements et sortie par le col de la robe. Elle était accroupie contre un mur apparemment. Il fit un bond de l'épaule au genou, puis un second pour atteindre enfin le sol. Enfin, il se repris sa forme humaine.

Il se tourna et se mit à sa hauteur pour observer la femme qu'il a percuté. Il faisait sombre mais il y avait quand même assez de lumière pour voir ses trais. Elle était brune globalement. Assez jolie. Quelque chose de félin peut-être mais...
Logan inspira un bon coup par le nez.

-Tu sens la magie à plein. T'es une wiccan ?

Au regard qu'elle lui jeta, il compris que ses yeux devaient être entièrement noirs, comme toujours quand il est intéressé par quelque chose. Et sa cicatrice devait l'intriquer aussi.

Puis il se rendit compte qu'il marchait encore sur sa robe, l’empêchant de se relever. Il fit donc un pas en arrière et se redressa, tendant une main pour aider la jeune femme à retrouver une position debout.

-Logan, méta-scorpion. Les yeux c'est normal, c'est l'intérêt que tu crées à cause de la période. Excuse moi pour le choc.
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MessageSujet: Re: La petite bête qui monte, qui monte, qui monte.. [Abandonné]   Ven 11 Avr - 8:52

Visiblement, les menaces de Messaline firent leur effet, car quelques minutes plus tard, elle sentit la bestiole se carapater dans ses vêtements jusqu’au col de sa robe. Elle étouffa entre ses dents un petit glapissement de dégoût quand elle sentit les trop nombreuses pattes de l’insecte s’accrocher à sa peau pour s’extraire de l’étroitesse de ses habits, et eut à peine le temps de l’identifier alors qu’il battait en retraite sur le trottoir. Un scorpion ? Manquait plus que ça. Elle soupira, pas si soulagée d’avoir enfin découvert ce qui s’était permis de faire un tour dans ses dentelles, avant de sursauter brièvement quand le métamorphe reprit forme humaine.

La jeune femme haussa un sourcil en esquissant un sourire amusé, et leva vers lui un de ces regards de chat, un rien hautain, un rien arrogant, qui dissimulaient un rire narquois. La question était étonnante ; avant, Messaline arrivait à se faire passer pour plus blanche que blanche auprès des métamorphes, mais sans doute que son petit concours avec Zack et le fait qu’elle ait ainsi remis la main à l’ouvrage en matière de wicca avait fini par changer la donne.

— Je plaide coupable, répliqua-t-elle en levant la main droite avec une mine de sainte nitouche. Mais t’en fais pas, j’en ai pas après ta pelure, les scorpions c’est pas ma tasse de thé.

Le type avait l’air jeune ; une sale gueule avec sa cicatrice, mais pas l’air méchant pour un sou, même si ses yeux entièrement noirs lui donnaient un aspect inquiétant. Il ne semblait pas dangereux, et c’était le plus important. Ne pouvant réfréner son sourire narquois, Messaline l’observa un instant d’un œil pensif tandis qu’il se présentait. Il avait comme qui dirait oublié quelque chose, manifestement, et la remarque sur ses yeux était franchement superflue étant donné qu’elle était tout à fait bien placée pour constater de visu son intérêt pour elle.

Lorsqu’il daigna enfin cesser de marcher sur ses jupes, elle prit soin de se relever sans aide et serra vigoureusement la main tendue sans se départir de ce sourire de chat moqueur qui lui faisait briller les yeux d’une lueur maligne.

— Messaline, répondit-elle ; et t’as bien deviné, je suis une sorcière.

Elle s’appuya négligemment au mur derrière elle, sa cigarette coincée entre ses lèvres, et fit un geste de la main pour lui signifier que ce n’était rien.

— C’est déjà oublié. Et puis je regardais pas vraiment où j’allais, faut dire. Mais t’avises pas de recommencer.

Son très aimable poursuivant se rappela soudain à sa mémoire et elle espéra furtivement qu’il avait lâché l’affaire. Peut-être que s’il la voyait en compagnie d’un autre, il la laisserait tranquille, mais c’était plus un vœu pieux qu’autre chose, quelle que soit l’espèce il y a toujours une fâcheuse propension à se disputer pour une fille.

— À cause de la période, hein ? reprit-elle avec un sourire moqueur.

Peut-être pas qu’à cause de ça, d’ailleurs. Difficile de rester stoïque, après un détour par les jupons de Messaline. Le pauvre devait être tout retourné pour oublier qu’il était nu comme un ver au beau milieu d’une ruelle pas très bien fréquentée. La scène était plutôt amusante, et même si elle se serait bien passée de ça pour ce soir, ça n’était certainement pas le fait de discuter comme si de rien n’était avec un homme dévêtu qui pouvait la gêner. En tout cas, tant qu’il n’était pas trop désagréable à regarder.

— Mais tu devrais peut-être commencer par te rhabiller, camarade,
lança-t-elle après un instant de silence.
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