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 L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 14 Mar - 0:01

Il avait eu un hoquet, c'était marrant, elle pinça ses lèvres pour ne pas se moquer mais il avait un débit de parole plus élevé que d'habitude, et ça voulait dire qu'il commençait déjà à avoir des vapeurs après un verre de Champagne. Alors c'était d'autant plus drôle. Quoi que logique, mais Erin ne songeait déjà plus depuis longtemps à ce petit détail minime qu'était la Leucémie.

"Tu n'as pas intérêt à t'évanouir maintenant." Ah non ! On ne roule pas par terre alors qu'elle est aux anges et qu'elle a réussi à réguler la température de son corps grâce au frais de la bouteille entre ses mains. Elle ne put pas garder un semblant de sérieux qu'elle aurait voulu conserver pour donner un peu de corps à sa fausse menace, et sautilla légèrement pour saluer tout de même sa prouesse.

Il venait de boire une bonne coupe d'un coup sans respirer, il venait d'avaler plusieurs centaines de dollars et allait se demander qui a augmenter la chaleur des radiateurs ! Bienvenue dans le monde merveilleux de l'ivresse ! Là où on ne fait que ressentir, vivre, s'amuser et surtout, surtout, ne penser à rien qui soit désagréable. Erin ne se considérait pas comme alcoolique, puisqu'elle ne buvait pas "tant" que ça... C'était assez rare qu'elle soit ivre, parce qu'elle sirotait des cocktails de fruits, avec juste un trait de rhum ou de vodka, rien de méchant. Elle préférait l'ambiance de la fête à l'alcool de la fête. Ces moments insouciants, elle pouvait les avoir sans picoler. Mais parfois, ça aidait un peu...

"J'ai vraiment pas envie que tu t'évanouisses." Répéta-t-elle, oubliant toute prononciation distinguée de négation. Elle était toujours debout, l'air enthousiaste, l'oeil brillant et la bouteille à la main. Mais sa voix avait pris une teinte plus sincère, et pendant un très court instant, elle sembla ailleurs.

Elle eut un regard pour le plateau toujours au sol. Son estomac ne criait pas famine... On sous-estime le pouvoir bourratif du sushi. La Rouquine s'arrêta une seconde sur la fameuse pièce aux œufs de poisson, sachant qu'elle ne l'appréciait pas vraiment. C'était sans doute imaginer des bébés poissons... Dans un petit sursaut, elle chasse cette image saugrenue et ses yeux revinrent se poser sur quelque chose de plus charmant, et de plus bleu-vert.

"Ah, et tu es tout excusé, tu sais." Reprit-elle en attrapant sa propre coupe vide, et en se servant un verre en dépit des convenances, avec un sourire espiègle. "Donc je ne te resserre pas de Champagne, j'imagine ? On peut affirmer que pour une premières fois, tu t'en sors très bien." Erin plissa les yeux, fit demi-tour en faisant virevolter sa jupe... ah bon. Elle n'avait pas de jupe qui tourne. C'était une chemise. Courte.

Elle essaya de se rattraper comme elle put, tirant sur le morceau de tissus pour qu'il s'agrandisse par magie, espérant qu'il n'avait pas remarqué le bas de fesse qui s'était invité à la fête, et s'enfuit jusqu'à la cuisine, reposer le champagne dans son seau et ses petits glaçons. Erin déglutit, tira encore sur la chemise pour s'assurer le plus discrètement possible que tout était parfaitement convenable, et revint vers Esteban.

"Tu crois que ma robe est sèche ?" C'était la phrase la plus ennuyeuse et rabat-joie du MONDE ! D'une, bien sûr que non, elle n'était pas sèche, cela faisait peut-être deux heures qu'elle était étendue n'importe comment sur le sèche-serviette. De deux, elle n'avait aucune envie de remettre sa robe, elle voulait rester dans la chemise d'Esteban, parce qu'elle sentait bon la lessive, le propre, et qu'elle se disait qu'il l'avait portée, et qu'elle était vraiment sexy dedans. C'est vrai non ?
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 14 Mar - 1:13

"Jeee.. Non ! Ça va.. ! Aucun problème, vraiment !"

... Enfin, à peu près. Esteban ne pouvait nier qu'il se sentait vraiment bizarre. Il allait éviter de se mettre debout pour le moment hein... C'était donc ça, d'être ivre ? Il se sentait euphorique, léger, et dans le même temps encore plus maladroit qu'à l'habitude. Ça promettait. Dès qu'il eut posé le verre sur la table de chevet, il retourna s'asseoir prudemment sur le bord du lit. Son catogan était en train de se défaire, à force de faire n'importe quoi. Il soupira et se frotta les yeux comme si ça avait pu les remettre en face des trous miraculeusement. Pour ça, il allait sans doute falloir qu'il attende le lendemain matin. Contrairement à ce qu'Erin lui disait, il n'avait pas l'impression de s'en sortir "très bien" en étant complètement ivre après une unique coupe de champagne, à laquelle allait bientôt s'ajouter les effets d'une seconde consommée trop rapidement. De ce qu'il se souvenait dans les réceptions, ses parents et leurs invités avaient souvent enchaîné quatre coupes sans présenter le moindre signe de fatigue, avant de rempiler avec les bouteilles de vins, à la française.

"Euh non.. Merci, mais pour l'instant je vais m' arrêter là. J'attends déjà de voir ce qui arrivera d'ici cinq mi..."

Alors là, il avait relevé les yeux au bon moment, tiens. Il avait la tête qui commençait à tanguer, mais ça ne l'avait pas empêché de voir Erin tourner sur elle-même sans précaution, et dévoiler une faible mais existante partie de son illustre fessier. Il n'avait pas vu grand chose, mais ça avait été totalement suffisant pour lui rappeler l'ambiance qu'ils avaient tous les deux laissé s'enfuir quelques minutes auparavant. Il eut le bon goût de paraître gêné, mais ses hormones le travaillaient plus que sa conscience à ce moment précis. Les neurones qui contrôlaient sa droiture morale étaient sans doute en train de faire un barathon à l'intérieur de sa boîte crânienne.

"... nutes."

Il songea tout de même à finir sa phrase au bout d'une latence de trois secondes minimum. L'idée était de laisser penser à son invitée qu'il n'avait rien remarqué, mais il n'avait pas été suffisamment rapide pour que sa tentative ait l'effet escompté. D'autant qu'il suffisait de le regarder dans les yeux pour voir qu'une flamme s'y était rallumée, et que son regard était peut-être un peu trop appuyé. Dès qu'Erin fut assise à côté de lui, il se tourna pour pouvoir la regarder, et communiquer avec elle. C'est ainsi qu'elle put être aux premières loges pour assister à son désarrois lorsqu'elle prononça cette phrase cruelle : "Tu crois que ma robe est sèche ?". Panique et déchirement dans ses yeux clairs. Ah non ! Elle n'allait quand même pas lui faire le coup pour la deuxième fois dans la même soirée ? Il n'était pas très doué, mais il aurait vraiment fallu être stupide pour croire à ce stade qu'elle ne réagissait pas positivement à ses avances. Et puis pourquoi fallait-il forcément prendre son temps pour faire les choses correctement, hein ? Lui il voulait le beurre et l'argent du beurre : Foncer à toute allure, et faire les choses correctement quand même, d'une manière certes assez peu conventionnelle. Il se rengorgea.

"... Je pense qu'elle n'est pas sèche. En plus, elle est pleine de bière. Tu vas te salir si tu la remets."

Il s'était rapproché, presque sans s'en rendre compte. Normalement à ce stade il aurait dû se dire qu'il devait arrêter tout, juste parce qu'elle avait clairement annoncé l'intention contraire de se rhabiller et pas de se compromettre avec lui. Il ne réagissait plus tout à fait normalement.

"... Et puis tu n'en as pas vraiment envie en fait non ? Enfin je crois. Parce que sinon je ne comprends rien du tout, et c'est assez exaspérant, de ne pas savoir sur quel pied danser. Surtout que je ne sais pas danser. En plus j'ai vraiment la tête qui tourne, à force de tourner autour du pot..."

Par chance pour eux deux, il en était au stade où il était trop près de son visage pour continuer à débiter des âneries. Il lui laissait le choix de l'envoyer balader. Le traumatisme de ce qu'il avait vécu enfant était bien plus fort que les effets de l'alcool et il reculerait si il ressentait la moindre forme de résistance. Il l'embrassa une nouvelle fois, cette fois-ci avec plus de vigueur que les précédentes. Il goûtait ses lèvres avec une insistance qui indiquait qu'il était prêt à aller plus loin si elle voulait bien répondre. La main qu'il avait placé sur sa taille était-elle aussi un peu plus entreprenante qu'elle ne l'avait été jusqu'à présent. Il avait repris à l'exact moment où elle l'avait stoppé la première fois, un cran au-dessus.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 15 Mar - 0:59

C’était presque impossible de penser qu’il n’avait pas vu ce que son mouvement avait dévoilé, mais Erin préféra ne pas trop y penser de peur de se sentir trop gênée et, pour chercher à meubler, elle aurait été capable de succomber encore à une envie de franchise, lui aurait avoué quelque chose de débile qui les aurait tous les deux embarrassé.

Même si tout son manège autour de sa robe, sèche ou pas, n’avait été lancé que pour essayer de noyer le poisson et tenter de détourner l’attention d’Esteban sur ce que sa chemise avait eu du mal à cacher, la Rouquine n’avait pas du tout envie de sa revêtir. C’était une manière de se montrer raisonnable, de ne pas profiter d’un coup de vent pour envenimer la situation, se jouer de ce morceau de peau mis à nu pour en profiter et l’aguicher un peu plus. Du moins de façon volontaire.

Pourtant, quand le jeune homme affirma sa conviction, Erin avait eu envie de lui lancer un grand merci, c’était la réponse idéale ; celle qui lui donnait une excuse pour ne pas se rhabiller sans paraître trop prompte à se dévêtir. Elle gardait encore un peu cette morale qu’elle cherchait à regagner, et après tout il avait raison… Deux heures ou même toute la nuit, ce tissus-là était délicat et ne sècherait pas vite.
« Oui… tu as raison. » Confia-t-elle, se gardant bien d’ajouter quoi que ce soit, voire une objection, ou l’intention d’aller vérifier. Parce qu’elle se sentit beaucoup plus proche des deux perles bleutées qu’il arborait, étrangement plus proche que quelques secondes auparavant. Il s’était approché, c’était certain, elle pouvait voir plus clairement le grain de sa peau parfaitement soignée, et son parfum remontait jusqu’à ses narines avec délice.

Quand il se mit à parler, elle ne put retenir un regard de surprise. Qu’il puisse se permettre d’affirmer qu’elle n’avait strictement pas envie de remettre sa robe était cavalier, et cette audace fit vibrer la Rouquine. Depuis qu’elle avait vu se métamorphoser en Prince à son premier baiser volé, Erin devait avouer qu’elle le trouvait tellement séduisant quand il se montrait sûr de lui… Et pourtant, c’était ce contraste entre sa maladresse timide, qui l’attendrissait, et l’impression de noblesse hautaine qui la faisait craquer.

Elle lui aurait volontiers répondu d’une voix mangée par sa gorge qui s’asséchait à mesure qu’elle l’écoutait parler. Et surtout, elle sentit très clairement cette main sur sa taille et elle n’eut pas le temps de répondre, leurs nez se touchaient presque, elle sentait son souffle sur ses lèvres, et ce fut une réelle délivrance que d’accueillir son baiser.
Plus long que les précédents, empreint de plus de désir, c’était indéniable, Erin se sentit fondre et eut immédiatement la sensation de manquer de conviction… Oh, non pas en ce qui concernait le tambour dans sa poitrine, ni ses mains qui frémissaient d’impatience. Non, elle sut alors qu’elle savourait leur échange, qu’elle n’attendrait pas un éventuel second rendez-vous.

Tant pis pour le vœux pieux de ne pas succomber dès le premier soir et de faire la conversation posément, il avait raison. Ils se tournaient autour et se plaisaient, pourquoi encore feindre de pouvoir tenir plus longtemps, alors qu’elle n’avait fait que se retenir de l’embrasser, le toucher, le frôler à chaque occasion, à chaque regard échangé.

La respiration coupée, Erin libéra ses mains de leur raisonnable place, et les glissa de chaque côté du visage à la peau mate, caressant ses joues comme pour s’assurer, par leur maintien, qu’il ne se reculerait plus. Elle lui rendit chaque mouvement et chaque langueur, intensifia leur étreinte en se redressant pour être encore plus proche. Sa main glissa sur sa nuque, cherchant à tâtons le lien qui retenait ses cheveux, et dénoua le catogan à l’aveugle sans encombre.

La chaleur que fit naître ce baiser avide lui imposa de reprendre son souffle, et elle se décolla à regret, ouvrant les paupières, sans qu’il n’y ait plus aucune anxiété dans son regard. Plus tôt dans la soirée, elle lui avait demandé de faire les choses correctement… Cette fois, elle était tentée de lui susurrer la même phrase, dans un tout autre sens.

« Tu as raison… » Murmura-t-elle en brisant le silence, sa voix était légèrement éraillée par la brûlure d’une respiration trop rapide. « Je n’ai aucune envie de remettre cette robe. » Se confia Erin en glissant ses avant-bras de chaque côté de son cou, pour coller son nez contre son oreille. Ses cheveux sentaient bon, ça lui rappela les parfums sentis lors de sa douche, une odeur raffinée, suave, tellement élégante.

Presqu’à genoux désormais, elle se laissait enivrer par les senteurs de sa peau et de ses mèches noires, embrassa le lobe de son oreille, frémit sous l’insistance des mains qu’elle sentait sur ses hanches, et son souffle dut lui vriller les tympans. « Tu me donnes chaud. »
Etait-ce encore une excuse pour justifier le fait qu’elle refuse elle aussi de renfiler la robe, ou un feulement ardent pour l’inciter à garder cette carrure impériale et confiante qu’elle trouvait irrésistible ? Le fait est qu’Erin se sentait bouillir, qu’elle ne regrettait plus de commettre les mêmes erreurs qu’à l’accoutumée, qu’elle s’était retenue toute la soirée de lui sauter dessus pour le débarrasser de sa chemise, qu’elle avait eu cent fois envie de dénouer son catogan et qu’elle avait déjà réalisé l’un de ses désirs à l’instant…

Tout en caressant sa nuque, la Rouquine déposa ses lèvres sur la peau délicate de son cou, en des baisers avides et assoiffés, de sa mâchoire au col de cette chemise encombrante, comme on s’abreuve après une traversée du désert, et le goût de sa peau l’électrisait, et le parfum de ses cheveux la grisait. Au Diable les choses faites correctement, elle ne voulait pas remettre sa robe !
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 16 Mar - 12:26

[Allez ! J'ai déballé un carton au hasard et trouvé la cafetière. C'est sans doute un signe qu'il faut que je fasse une pause café avant d'être trop en manque de rp Very Happy]

Esteban sentit la volonté d'Erin céder, dans le sens où elle changea complètement d'optique. Plutôt que de résister à ses avances, elle les accueillit avec une fougue qui se couplait à la sienne et le rendit plus audacieux encore, quoique chacun de ses gestes fut empreint d'une certaine forme de douceur. Avec bonheur il se perdit dans l'instant présent et cessa tout bonnement de réfléchir à base de pensées formulées. Il renforça le baiser échangé comme si il avait cherché à s'y noyer. La main dans le dos d'Erin caressait ses hanches en les poussant indéniablement vers lui, comme si il avait cherché à l'empêcher de s'éloigner. L'autre glissa dans les cheveux de la jeune femme pour les caresser, ainsi qu'il en avait eu envie depuis un bon moment déjà. Il goûtait la douceur de sa peau et s'emplissait de son odeur douce, priant presque pour que ce moment ne s'arrête plus. Il avait envie d'aller plus loin, mais se retenait d'aller trop vite de peur de gâcher cet instant dont il s'était cru définitivement privé. Lui aussi avait envie de défaire cette coiffure, qu'il reviennent tous deux à la tenue la plus naturelle qui soit, et qu'ils profitent de l'essence même de leurs corps et de leurs envies. Elle ne semblait pas non plus vouloir qu'il recule, car elle encadrait son visage de ses mains d'une façon qui le faisait frémir d'anticipation. Elle libéra ses cheveux du catogan en même temps qu'elle acheva ses dernières bribes de retenue.

Elle se décolla de lui pile au moment où il allait passer à la vitesse supérieure malgré les restes d'angoisse dans son estomac qui l'avaient empêché de toucher des zones du corps de la jeune femme sur lesquelles il n'aurait jamais osé poser ses mains en temps normal - sauf pour ramasser des bouts de sushi massacré, visiblement. Se retenant à grand peine de l'embrasser à nouveau avant de lui donner l'occasion de parler, il la dévorait des yeux, se perdait dans la couleur chaude de ses pupilles, qui lui rappelait celle d'un délicieux caramel. Son propre regard était désormais assombri par un désir affirmé. Il glissa la main plus bas contre ses hanches, à la naissance de certaines courbes auxquelles il osait à peine penser. Elle le fit frémir une fois de plus en nouant ses bras autour de son cou d'une façon qui la rapprocha de lui, taquina son oreille et le fit ressentir son corps et sa chaleur d'une façon plus réelle encore qu'au préalable. La main dans les cheveux d'Erin glissa de ses cheveux jusqu'à son dos, lentement, suivant le contour de son corps comme si il s'était agi d'une œuvre d'art. Arrivé au même niveau que l'autre main il s'arrêta, bien qu'il ne se retint que de justesse, ainsi qu'en témoignait le ton de sa voix quand il répondit, avec le sourire malgré tout :

"... Ça tombe bien alors, parce que je n'ai aucune envie que tu la remettes non plus..."

C'était l'évidence même, mais à peu près tout ce qu'ils auraient pu dire à ce moment là aurait sans doute été de l'ordre du "Merci Captain Obvious", car il était vraiment difficile de faire plus éloquent que le langage corporel par lequel ils étaient en train de communiquer. Haletant, Esteban laissa Erin le couvrir d'attentions pendant quelques secondes, mais fut incapable de résister plus longtemps à cette agréable torture. Ses mains descendirent en dessous de la zone limite qu'il avait défini et suivirent le contour des cuisses parfaite de la jeune femme, non sans soulever la chemise déjà pas si longue qu'elle portait. Esteban revint à l'attaque dans le sens où il se libéra des baisers pour en poser un presque trop léger sur les lèvres d'Erin. Même pour lui qui était une véritable pipelette le reste du temps, parler dans un instant pareil était difficile. Ça ne l'empêcha pas de succomber à une plaisanterie qui n'en était pas vraiment une :

"... Si il fait trop chaud, il faudrait peut-être songer à retirer des couches."

Il n'avait d'ailleurs pas très envie de rester trop longtemps à la verticale tandis qu'ils étaient sur un lit, parfaitement adapté à des positions plus confortables. Il fit donc la première chose qui lui vint en tête : Esteban porta la jeune femme afin de l'inviter à se coucher. Distraitement il avait tenté de défaire son nœud de cravate un peu trop serré. Il avait fini par arriver à ses fins mais se sentait nettement plus motivé à l'idée de libérer Erin de cette chemise encombrante, même si ça devenait urgent qu'il se dévêtisse aussi... Il l'embrassa à la naissance de la gorge, remonta contre sa mâchoire, et chercha à défaire les premiers boutons de chemise, dans un geste hâtif et maladroit (on ne se refait pas).
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 16 Mar - 23:00

La douceur moelleuse du matelas accueillit son dos, lui donnant une bonne excuse pour revoir ses positions, et elle se cala au mieux pour inciter Esteban à ne plus laisser aucun espace entre elle et lui. Il l'avait allongée de façon si élégante et romantique qu'elle aurait pu en oublier le caractère totalement fougueux de leurs échanges... Presque... Parce qu'il y avait ses lèvres sur sa peau qui dessinait comme des brûlures à chaque baiser, et surtout, elle captait parfaitement l'air qui s'insinuait plus facilement sur sa poitrine, et les mouvements impatients qui luttaient contre les boutons de sa chemise.

Ca, plus sa cravate qui s'était faite plus lâche, mouvement qu'elle avait capté en ouvrant un oeil assoiffé, avait déclenché en elle un nouveau souffle de désir. Erin avait toujours eu un faible pour les hommes qui portaient cravates ou noeuds papillon, c'était somme toute ce que l'on rencontrait le plus dans son milieu, elle trouvait cela terriblement classe et ne pouvait s'empêcher d'aimer plus que tout les retirer.

Elle laissa Esteban vaincre les boutons, elle s'occupa du noeud de cravate, haletant comme la fournaise augmentait à mesure que les boutons cédaient, mais agile de ses doigts lorsqu'il s'agissait de faire glisser le morceau de tissu noué. Elle avait toujours aimé cette sensation et cette vision-là, cela l'excitait, mais pas autant que de constater, victorieuse, qu'elle avait désormais toute latitude pour à son tour venir à bout des boutons. Ce n'était pas sa partie préférée, il faut dire qu'elle n'avait pas toujours eu la chance de se retrouver dans un vrai lit, aussi confortablement installée... Elle n'eut pas le temps d'avoir honte de ses anciennes actions, elle déboutonnait cette chemise un à un, se mordant la lèvre lorsqu'elle passait un peu trop de temps à son goût sur un bouton.

Tout était beaucoup trop lent, lorsqu'il s'agissait de dévêtir son Prince, et Erin n'était pas patiente... Un petit grognement victorieux, et elle passait déjà ses paumes, sans prendre la peine de retirer cette chemise, sur les côtes du Luz-Descalzo. Sa peau était douce, hâlée, et elle était persuadée qu'elle sentait bon. Égoïstement, elle ne sut résister, et gêna Esteban dans son entreprise, pour se pencher en avant et embrasser son torse, pour vérifier sa théorie. Elle eut un soupir bruyant lorsqu'elle se laissa retomber brutalement sur le matelas, les yeux clos, savourant encore le goût de sa peau ; mais elle savait qu'il lui faudrait retirer boutons de manchettes, ceinture, pantalon et sous-vêtement avant de pouvoir pleinement succomber... Dieu que c'était long, la traversée, alors qu'elle était déjà fiévreuse.

Même si Esteban avait parlé, il aurait été difficile pour Erin de répondre ; sa gorge la brûlait, elle manquait d'air, mais ne s'en souciait pas vraiment. Parce que, même si elle prenait soin de caresser les épaules du jeune homme, elle sentait que sous cette chemise masculine qu'il avait ouverte avec un doigté maladroit, un souffle frais dévoilait sa poitrine, et elle estimait, à juste titre, que l'air frais ne le resterait pas longtemps...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 17 Mar - 21:53

[Gné ! Première journée de ouf, j'ai galéré]

Un à un les boutons daignaient céder, mais ils avaient mauvais caractère... Impatient, Esteban se laissa consoler par l'aide d'Erin, qui le débarrassa de sa cravate une bonne fois pour toute. Il hésita à se redresser le temps de regarder ce qu'il faisait, mais il rechignait à rompre l'ambiance, et plus encore à quitter le contact de la peau de la jeune femme au dessous de lui, qu'il caressait avec les lèvres. Elle commença à son tour à s'attaquer à sa chemise, ce qui rajouta à la difficulté de l'entreprise. Par chance il avait presque fini. Le dernier bouton céda au moment où elle passait ses doigts contre ses côtes dénudées. Un soupir brûlant lui échappa. Il profita de cette pause pour glisser ses propres mains sous le tissu qui couvrait la jeune femme, de sorte à l'écarter. Il caressait son dos et s'était reculé de quelques centimètres pour la contempler, mais il n'allait pas se contenter très longtemps de regarder. D'ailleurs, elle non plus.

Il voulut reprendre où il s'en était arrêté mais Erin fut plus rapide. Sentir la chaleur et la douceur de ses lèvres contre lui, son corps tout proche du sien, lui donnait l'envie pressante de se perdre dans le contact... sauf qu'ils étaient encore un peu trop vêtus pour ça - surtout lui. Le contraste entre les promesses contenues par cette proximité et les barrières de tissu restantes devenaient insupportables, voire douloureuses. La bouche sèche, il n'attendit pas qu'Erin ait terminé pour s'occuper lui-même de ses boutons de manchette. Dès qu'elle retomba contre le lit, il tira sur les manches et retira complètement le haut. Ensuite, il se pencha sur elle pour l'embrasser à pleine bouche. Les mains qu'il avait glissé contre ses hanches suivirent la courbe sinueuse et délicieusement délicate du dos de la jeune femme, jusqu'à atteindre ses épaules, dont il souleva l'étoffe pour la dévêtir à son tour. Dieu qu'il avait envie de la toucher, et de la libérer des dernières couches qui la rendaient indisponible. Mais elle avait pris une certaine avance sur lui, et il avait "beaucoup trop chaud" pour se contenter de rester torse nu. Il continua de l'embrasser quitte à oublier de respirer, et il se mit à défaire sa ceinture.

Ce n'était pas le plus difficile à faire et il parvint à ses fins en deux temps trois mouvements. La lanière de cuir vola pour atterrir sur le sol du studio soudain plus si bien rangé que ça. Il défit sa braguette, avant de décider qu'il était en manque du contact d'Erin. Ses mains glissèrent à la naissance des fesses de la jeune femme. Cette fois-ci, plus d'hésitation. Ses inhibitions n'étaient pas suffisamment puissantes pour l'empêcher de glisser ses mains dans les sous-vêtements. Il embrassa sa poitrine au dessus du tissu, songeant qu'il aurait aimé le retirer pour s'adonner à une exploration plus approfondie. Comme il cédait à cette pulsion, il dirigea une main au niveau de la bretelle. Quelques secondes plus tard, un grognement de frustration lui échappait. A quoi s'était-il attendu exactement ? Il n'arrivait déjà pas à ouvrir un bouton correctement lorsqu'il utilisait les deux... Il se concentra pleinement sur l'action en cours, la bouche brièvement inactive. Ses deux prunelles, néanmoins, étaient aussi brûlantes qu'avaient pu l'être ses lèvres. Il observait Erin, et ne pouvait qu'anticiper.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 18 Mar - 22:19

Voir les lèvres D'Esteban s'éloigner aussi cruellement n'était pas permis. Erin rétablit le contact en se penchant de nouveau en avant, réduisant la distance, la réduisant considérablement, au point d'enserrer son buste de ses mains, et coller sa bouche contre la sienne. Elle était trop palpitante pour le laisser une seconde loin de son contact, et son mouvement avait l'avantage de laisser plus de latitude au doigté du Prince avec ses petites dentelles.

Emprisonnant ses lèvres goulument, Erin s'accordait avec lui : il était beaucoup trop habillé, même s'il avait achevé sa chemise, et qu'il avait dompté sa ceinture. Elle avait ouvert un œil pour ne rien perdre de la scène qui l'avait fait trépigner d'impatience.

Il n'était pas correct d'être capricieuse, mais comme elle refusait qu'il soit trop loin d'elle et qu'il lâche ses lèvres, Erin était aussi prête à trépigner, si les choses ne se passaient pas comme elle l'avait décidé. Aussi prit-elle les devants pour lui laisser le temps de se battre avec ses bretelles, et il lui suffit grâce aux préparatifs d'Esteban, à faire descendre lentement le pantalon sur les fesses de l'Héritier. Non. Pas lentement, de manière très pressée, mais ce n'était pas si évident que cela dans cette posture, voyez, elle tenait debout par la force de ses abdominaux.

Faire glisser le pantalon avait cet avantage qu'elle put pleinement balader ses mains sur son postérieur. La respiration saccadée, elle chercha à regagner une seconde son calme, elle ferma les yeux, se concentra sur ce baiser langoureux, fougueux, affamé... Un coup de dent la déstabilisa, elle se tendit en un sursaut, électrisée, et en représailles, lâchant sa bouche, Erin souleva l'élastique et passa ses deux mains sous le tissus de son boxer. Il l'avait cherché ! Impossible de douter désormais, si elle n'en était pas encore sure, qu'Esteban était dingue d'elle ; Erin se mordit la lèvre, trop impatiente pour le faire mariner encore, et fit monter la tension d'un cran par d'habile caresses.

Les sons qu'elle laissait échapper de sa gorge étaient rauques, elle était trop fiévreuse et hâtive pour y prêter attention, et elle était totalement hypnotisée par le souffle d'Esteban.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 19 Mar - 0:11

Erin l'avait surpris en lui sautant dessus - pourtant vu la situation il aurait dû s'y attendre, mais voilà, le temps qu'il parvienne à dévêtir la jeune femme, son esprit se perdait et Esteban devenait moins efficace. Ça ne l'empêcha pas de répondre au baiser avec une ardeur renouvelée. Pendant un court moment, il cessa de chercher à défaire les fameuses attaches, pour caresser plutôt les épaules soyeuses qu'il avait sous la main. Il passait ses doigts contre le dos offert avec une lenteur qui contrastait beaucoup avec  ce baiser passionné, qui se prolongeait et semblait ne plus vouloir finir. Enfin il profita d'avoir les mains au niveau des omoplates d'Erin pour faire glisser ses bretelles, et rendre plus lâche le sous-vêtement désespérément attaché. Il revint s'attaquer au crochet principal, alors même que la demoiselle s'occupait de le défaire de son encombrant pantalon, et le distrayait lorsqu'il sentait ses doigts dessiner le contour de son corps. Le soutien-gorge lâcha enfin. Esteban lui fit rejoindre le reste des affaires éparpillées un peu partout. Erin, quant à elle, semblait décidée à passer à la vitesse supérieure.

Elle glissa ses doigts dans le sous-vêtement du jeune homme, qui ne s'y était pas attendu aussi vite. Ce contact subitement très réel entre son désir et la peau d'Erin lui arracha un son étranglé, entre gémissement et grognement, comme si il n'avait pas été tout à fait sûr de ce qu'il avait voulu choisir entre les deux. Électrisé, il voulut retourner l'embrasser mais changea d'avis au dernier moment, tandis que sa main avait naturellement pris le chemin de la poitrine maintenant dénudée, dont il dessina à son tour les contours, avec une délicatesse compromise par les caresses d'Erin, qui le rendaient impatient et fébrile. Il embrassa la gorge de la jeune femme, et osa même glisser sa langue contre le sommet de la courbe de chair, qu'il embrassa encore, avant de se rendre compte qu'il n'allait pas être capable de prolonger ce jeu très longtemps. Il était bien trop impatient, et ce que lui faisait Erin ne l'aidait absolument pas à s'assagir, ainsi qu'en témoignait son souffle rauque, et la tension présente dans son corps.

Esteban vint embrasser Erin dans le cou, presque au niveau de sa mâchoire. Ses mains avaient pris le chemin du dernier sous-vêtement qu'elle portait. Il l'attrapa et commença à le tirer vers le bas, doublement excité à l'idée de la voir entièrement nue sous lui. Ne restait plus que son boxer qui les séparaient, et le jeune homme n'avait pas l'intention de le garder longtemps. Il fallait qu'il s'éloigne si il voulait réussir à retirer entièrement le vêtement, mais il lui était extrêmement difficile de se raisonner dans ces conditions. Chaque centimètre trop loin d'Erin était devenu une torture.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 19 Mar - 21:54

La fournaise ne s'était pas calmée malgré les couches de tissus en moins. Au contraire, il fallait avouer que plus elle s'effeuillait, plus elle se sentait brûler de l'intérieur, et le masochisme réclamait que la température monte encore. Comme si se consumer était la seule libération possible à l'incendie... Les lèvres d'Esteban sur sa peau, dans son cou, qui descendaient, descendaient... Elle avait à peine senti un courant d'air sur sa poitrine dénudée, mais la bouche, ses mains, son souffle, à lui, Erin le percevait comme autant de petites piqûres chargée d'électricité.

La Rouquine ressentait également l'énorme malaise... ce boxer était de trop, ils le savaient tous les deux. Mais s'il le retirait, il lui faudrait quelques secondes, aller, une minute à peine, loin d'elle. Et si elle s'en chargeait elle-même, elle devrait se contorsionner et empêcher ses caresses endiablées. Le dilemme était cruel, elle préféra le remettre à plus tard, mais comme une soif loin d'être étanchée, toujours elle y repensait, malgré les diversions d'Esteban sur ses seins, malgré qu'elle détourne l'attention en frottant sa jambe contre son bassin et ce satané tissu irréductible !

Alors qu'elle devait ressembler à un poisson hors de l'eau, cherchant son air dans une gorge brûlante, Erin étouffa un râle lâche... C'en était trop ! Il fallait agir, ce boxer n'allait pas fanfaronner encore longtemps entre eux, elle peinait à continuer ses caresses avec cet élastique entre eux, ça en devenait maladroit. Succombant, elle retint sa respiration un instant, retira une main un peu hâtivement du méchant caleçon, et fit signe à son Prince de stopper tout, levant l'index.

"C..." Première tentative ratée, elle gémit sans pouvoir continuer sa phrase, Esteban ne semblait pas coopérant, et ses attentions la déconcentrait. "At... Atte..." Parler était un supplice, et lui imposer d'arrêter l'était plus encore. Comme si elle revenait sur sa décision, Erin abandonna sa tache et revint se caler le dos au matelas, se cambrant sous le plaisir. C'était trop dur de lui demander une minuscule pause le temps d'achever ce machiavélique boxer...

Mais à mesure que montait la pression, que le désir faisait perler la sueur à son front comme dans le désert, il fallait qu'elle arrête de se voiler la face. Elle glissa sa main dans les cheveux d'Esteban dans l'espoir de le détourner de ses merveilleuses intentions, et murmura dans un feulement.

"Sois sage, juste trois secondes." Sage, sage... elle plissa les yeux, trouvant la force d'être encore un peu expressive, autre qu'une expression extatique ou fiévreuse. Sans attendre qu'il ait le temps de réfléchir, et puisqu'elle avait eu son attention une demi-seconde, Erin saisit la fenêtre de tir, et se pencha à nouveau, pour passer ses mains sous l'élastique et, cette fois, emporter avec sa caresse sur les fesses de l'Héritier, le boxer. Il s'avoua vite vaincu, descendit, dévoila ce qu'il cachait en arrachant à la Rouquine un petit soupir impatient.

La capricieuse se redressa, laissa Esteban se débrouiller de finir ce qu'elle avait commencé. Car elle avait bien mieux à faire, et suivit sa pulsion premier, cette fois, une main contre ses reins, l'autre avait plus de liberté de mouvement pour le cajoler. Ils étaient à égalité, nus comme des vers, la peau brûlante, le souffle court. Et même si quelques gestes étaient un peu maladroits, l'ardeur et l'impatience excusaient bien des écarts. Ils ne faisaient qu'accentuer le désir et attiser les flammes.

Lorsque le boxer eut retrouvé ses petits camarades, Erin reprit sa place, bien confortablement installée sur le lit, offerte, en réalité, mais elle n'appréciait pas d'attendre. Fort heureusement, elle doutait qu'il tergiverse, et ces regards qu'ils échangeaient en disaient long...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 20 Mar - 7:10

L'alcool n'aidait pas à rendre Esteban raisonnable... Il savait qu'il fallait qu'il retire son dernier vêtement et il en avait aussi très envie, mais ça ne suffisait pas à le détourner des caresses qu'il continuait de donner. Sa bouche explorait la gorge d'Erin tandis que ses mains s'intéressaient plutôt à chacune de ses courbes. Erin tenta de communiquer mais les mots restèrent dans sa gorge. Le jeune homme ne comprit pas, jusqu'à ce qu'elle devienne plus insistante et coule une main dans ses cheveux en lui arrachant un frisson qui passa dans son échine. Une vague incompréhension filtra dans ses prunelles noircies par le désir, mais elle ne dura pas longtemps. Il n'était pas très difficile de comprendre où elle voulait en venir, car après tout il ne restait plus grand chose à faire avant qu'ils puissent enfin succomber à la passion.

Il consentit à rester sage "juste trois secondes", et à se laisser faire pendant qu'Erin lui retirait son sous-vêtement. Ce n'était pas l'envie qui manquait de la toucher pendant qu'elle œuvrait à la dernière étape contraignante, mais il ne voulait pas la déconcentrer quand elle avait nettement exprimé le besoin contraire. Il termina hâtivement ce qu'elle avait commencé, avant de reprendre où il s'en était arrêté avec une impatience attisée par les attentions de la jeune femme. Une main dans son dos, il chercha à joindre leurs corps pour trouver la chaleur d'Erin et se fondre dedans dans un premier temps. Une main caressa le galbe aguichant d'une fesse. Ses lèvres revinrent embrasser celles de sa muse, alors même qu'ils retrouvaient leur position horizontale, dans un frottement chaud et doux qui lui fit apprécier leur nudité.

La position d'Erin constituait une invitation. Pourtant, comme à chaque fois dans ce genre de moments, Esteban marqua une hésitation. Une lueur légère mais immanquable d'appréhension brouilla le désir dans ses yeux. Ça ne l'empêcha absolument pas de caresser le bas du dos et les fesses de la jeune femme, ni de la regarder avec intensité. Ça n'allait rien empêcher du tout en fait. Il était juste extrêmement prudent. C'était là un "cadeau" que lui avait fait son père en lui volant son innocence. Même si Esteban avait très envie d'arrêter de tourner autour du pot, il allait tout de même prendre le temps de vérifier qu'il pouvait se le permettre.

Notons qu'il n'avait absolument pas pensé à l'utilisation d'un contraceptif. Il n'avait rien de tel chez lui : il n'avait pas suffisamment l'occasion d'en utiliser pour songer à garder un stock. Pour des raisons évidentes, il ne craignait pas d'attraper une maladie supplémentaires... Et il était persuadé de ne rien avoir à transmettre qui soit contagieux. Il n'était pas suffisamment "actif" pour avoir attrapé quoique ce soit récemment, et les batteries de tests médicaux qu'il avait passé excluaient toute contamination. Il restait une dernière raison pour laquelle ils auraient pu vouloir se protéger, mais elle n'était pas accessible à ses neurones à moitié noyés, et bien trop occupés par ailleurs.

Suite à cette seconde de battement, il retourna cueillir les lèvres d'Erin dans un baiser plus doux que les précédents. L'une de ses mains glissa avec hardiesse entre les jambes de la jeune femme pour caresser ce que les sous-vêtements avaient dévoilé un peu plus tôt. Le geste était moins maladroit qu'à l'habitude, peut-être parce qu'Esteban s'appliquait.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 20 Mar - 20:57

Il y eu une seconde de flottement interminable. Que faisait-il ? Le regard qu'il portait sur elle était enflammé, mais elle avait vu passer dans ses yeux une ombre qui l'avait déconcertée. Pourtant, Esteban avait l'air sur le point d'accepter son invitation, ses yeux, sa bouche, sa peau toute entière était brûlante, et tout son corps exprimait le désir qui le consumait. Ce n'était certainement pas une hésitation raisonnable, on ne peut pas être raisonnable quand on est aussi proche d'écarter les cuisses d'une jeune fille !

Erin sentit son coeur accélérer, mais la seconde passa rapidement, assez pour qu'elle ne s'angoisse pas, et ne s'appesantisse pas trop sur des questions désagréables. Mais suffisamment pour réaliser l'étape à laquelle ils en étaient. Elle se mordit la lèvre en laissant ses yeux parcourir son torse jusqu'à son nombril et son bas-ventre, frissonna d'excitation, et poussa un petit cri aigu de surprise. Le fourbe avait profité de sa rêverie pour dissimuler sa main entre ses cuisses. Son tympan devait souffrir d'avoir été agressé, mais il l'avait bien cherché...

Se soulevant sous les caresses, elle avait totalement oublié la judicieuse pensée qui lui était passée par la tête juste avant. Cette petite conscience rabat-joie qui lui assurait d'avoir toujours sur elle de quoi se protéger "au cas où", parce qu'on ne se refait pas. Il aurait été dommage de rater des frissons enivrants pour quelques risques vraiment pas marrants.

Le son de sa voix se fit entendre crescendo, à mesure qu'elle perdait pied, tout ça devenait très concret... Elle ouvrit un oeil rendu étincelant, espérant reprendre un peu son calme, mais le visage d'Esteban, et juste un regard de lui, et elle laissa sa tête reposer, levant le menton, elle abdiquait. Ses doigts fébriles regagnèrent la peau de l'Héritier, se tordant un peu avec beaucoup d'effort et de soubresauts, pour placer ses mains de chaque côté de son bassin et avec juste ce qu'il fallait de pression, lui montrer le chemin à prendre.

Oh, ses caresses étaient à tomber, mais il arrive un moment où Erin ne sait plus attendre, et il lui en faut plus. C'est ça les gosses de riches... Pas habituée à attendre aussi longtemps, jamais de petit ami aimable pour des rendez-vous confortables et doux, rarement d'amour ou de tendresse... Ce n'était pas triste, juste très rapide... Elle ne savait pas faire autrement. Elle voulait tout, tout de suite. C'était mal ?

S'installant au mieux, offerte, la Roquine sentit le corps d'Esteban s'approcher du sien, et cette même petite conscience se réveilla pile au moment où elle allait froncer les sourcils d'impatience. Ah. Oui... Elle ouvrit de grands yeux. C'était la deuxième fois qu'elle aurait à le stopper net, mais promis, après ça, elle allait le laisser parfaitement libre de ses mouvements. Sa mine exprima un mélange de tristesse déchirée et d'impatience, comme si elle venait de sucer un citron...

"Eum..." C'était gênant, mais le désir et l'imagination avaient l'avantage de rendre les choses les plus ennuyeuses vraiment très excitantes. Elle se redressa, s'écarta habilement, et pour donner le change à son Prince, l'embrassa à pleine bouche, mordillant sa lèvre inférieure et finit par un prometteur coup de langue.

"Une toute petite seconde." Elle lui tourna le dos, lui offrant une vue imprenable, se pencha sur sa pochette, en sortit un petit carré de plastique qu'elle lui montra d'un air victorieux. "Tadaaaam." Elle accourut vers lui, enthousiaste, mais la vue du corps nu d'Esteban la remit immédiatement dans l'état d'esprit précédent. Erin tressaillit, ouvrit la protection avec doigté, et n'osa pas l'embrasser de peur d'être trop déconcentrée.

Elle vint se lover contre lui, s'installa confortablement de manière à pouvoir parfaitement faire passer cette méchante obligation prudente en latex pour une agréable caresse, et loua Dieu d'avoir été entraînée à ce petit jeu. Elle retrouva le chemin de ses lèvres, déposa quelques baisers au coin de sa bouche, lui sourit, mordilla sa mâchoire, et en deux temps trois mouvements, ils étaient prêts à reprendre où ils s'étaient arrêtés...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 20 Mar - 22:11

Les cris d'Erin étaient plutôt rassurants, et satisfaisants. De même que la chaleur de son corps qui donnait à Esteban une estimation grossière : il n'allait pas avoir à s'inquiéter très longtemps de la caresser pour la mettre dans l'ambiance, parce que... eh bien elle l'était déjà depuis un moment, à ce qu'il semblait. Et ce n'était pas le tout. A en croire les mains sur ses hanches, et la façon dont Erin tentait de les coller à elle, elle lui demandait très clairement d'arrêter avec les préliminaires. Comme on pouvait se l'imaginer, Esteban n'allait pas se faire prier. Rallonger ce jeu avait quelque chose de plaisant, mais était quand même très éprouvant à ce niveau... Dans un souffle torride, il accéda à la requête. Il se rapprocha d'Erin, prêt à laisser leurs corps se plaquer, et plus si affinité.

Une expression sur le visage de la demoiselle l'arrêta au tout dernier moment. Alarmé, Esteban redressa le nez. Le désir était toujours présent sur son visage, mais clairement perturbé par une inquiétude subite, et sans doute exagérée. Sauf que voilà hein... Il n'avait jamais eu de chance, il s'était fait larguer deux fois au bout de pas même un mois, alors il s'attendait un peu à tout ! L'appréhension lui avait même fait retrouver sa voix :

"... il y a un souci ?"

Le "eeeum" qu'elle avait sorti ne lui donnait pas beaucoup d'informations sur ce qu'elle avait en tête, et en la voyant se relever il hésita entre pleurer tout de suite, ou bien juste attendre de comprendre ce qui était en train de se passer. Son cerveau se remit subitement en route pour jacqueter dans son crâne un tas d'excuses bidons qu'il sortirait sans doute à la moindre occasion qu'Erin lui donnerait. Il fut coupé dans sa presque crise de panique par un baiser inattendu qui remis son organe cérébral en mode silencieux. Ses épaules se détendirent, et sa peur s'envola comme par magie. Il ne comprenait pas ce qui arrivait... Mais ça ne devait pas être si grave si Erin réagissait comme ça. Non ? Il pouvait bien attendre une seconde de plus... Enfin non. Il ne pouvait pas. C'était extrêmement frustrant, et si Karl lui avait fait un coup pareil il se serait très certainement énervé. D'AILLEURS KARL NE LUI AURAIT JAMAIS FAIT UN COUP PAREIL POUR LA BONNE RAISON QU'ILS NE SE SERAIENT JAMAIS RETROUVES DANS CETTE SITUATION. Mais enfin, par exemple, si il l'avait fait poireauter devant la cafétéria alors qu'il avait une faim de loup à midi ou bien... Bref. Il n'était pas énervé. C'était bizarre. On aurait dit que la jeune femme avait trouvé la formule magique pour réussir à dompter ses humeurs capricieuses et puériles.

Rêveur quoique assez contrarié - il suffisait de lire son expression pour le remarquer - il observait ce qu'Erin lui laissait voir, mais n'était pas tout à fait en mesure d'en profiter pleinement. Quand elle se retourna, et qu'il comprit enfin où elle voulait en venir, il perdit instantanément son léger air pincé, remplacé par quelque chose de nettement plus catastrophé.

"... Oh ! Je suis désolé, ça m'était complètement sorti de... En fait je n'y avais pas pensé du tou..."

Sa voix s'éteignit de manière prématurée comme Erin revenait tout près de lui et s'occupait de mettre la protection en place. De nouveau hypnotisé, il décida d'oublier cet épisode gênant pour en revenir à ses précédentes préoccupations. Leurs lèvres se touchèrent, et c'était reparti. Esteban glissa une main contre une des cuisses d'Erin. Sans attendre plus longtemps, il s'approcha d'elle, et la pénétra dans un souffle qui en disait long (sans mauvais jeu de mot, n'est-ce pas Peter). Il glissa sa main libre dans la chevelure de la jeune femme et l'embrassa avec une ardeur renouvelée, pour se donner des forces avant de continuer, allait-on dire.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 20 Mar - 22:43

Il avait réussi à résister à la séparation et Erin avait été trop empressée pour se soucier de ses petites angoisses. Elle-même avait été déchirée à l'idée de devoir être loin des brûlures de son contact, de son épiderme qui l'attirait comme un aimant, et être à nouveau contre lui était une bouffée d'oxygène...

Enfin... c'était vite dit. Car à peine leurs deux corps se furent-ils unis qu'elle se sentit coupée de tout air dans les poumons. Il faisait indéniablement beaucoup trop chaud dans cette pièce, elle entendait tambouriner dans ses tempes des martellements furieux, à moins que ce ne soit qu'un écho à des coups de reins ?

Ses cuisses vinrent enserrer son bassin et elle pouvait à chaque fois remercier sa mère d'avoir insister pour qu'elle pratique la danse classique étant petite. Ca rendait souple. Ses hanches ne pouvaient rester immobile face à ce vrombissement nerveux qui lui parcourait le corps, la Rouquine ne cherchait plus à contrôler sa respiration, cela devenait inutile, elle avait l'impression d'être en apnée, mais n'en souffrait pas...

Sa colonne vertébrale fut zébrées de chocs électriques, et elle s'inclina suffisamment pour emprisonner les doigts d'Esteban dans les siens ; Incapable de rester inactive, elle se déhanchait pour accompagner, voire encourager, l'Héritier à la peau mate. Elle ne pouvait pas s'empêcher de savourer l'instant comme une belle victoire, après une lutte inégale et étrange, elle avait espéré cet instant depuis le jour, si récent, où elle l'avait croisé dans le Campus.

Il l'avait intéressé parce qu'il faisait partie de son monde, parce qu'il avait du charme et qu'il était snob, parce qu'il valait beaucoup de dollars et parce qu'il avait un nom médiatisé... Désormais, elle le trouvait toujours charmant, mais terriblement sexy, son visage exprimait un désir torride qu'elle ne lui aurait jamais imaginé, ses yeux reflétaient quelque chose loin d'être distingué et coincé... Oh non...

Ces yeux-là étaient affamés, et le festin ne faisait que commencer. Impossible de résister, à chaque coup de bassin, elle gémissait sans se soucier de qui entendrait, ou non, n'ayant aucune conscience de la fréquence qu'elle émettait. Ca ne comptait plus. Elle fit un effort pour lâcher la main d'Esteban et comme elle l'avait déjà fait, glisser ses bras autour de son cou, pour faire en sorte qu'il ne soit jamais plus éloigné que de quelques centimètres. Totalement collés, totalement en elle, et ses lèvres contre les siennes. Ca, c'était une soirée idéale, avec un Prince, un Prince passionné, et une Princesse qui avait du répondant.

Elle avait perdu la notion du temps et s'en fichait pas mal, réagissant à chaque changement de rythme par une vocalise incontrôlée, et colla sa bouche contre son oreille, l'enlaçant sans doute un peu trop brutalement. "Encore... encore..." Murmura-t-elle d'une voix presque inaudible contre ses cheveux, se repaissant de leur parfum mêlé à la sueur qui les avait gagné tous deux.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 20 Mar - 23:56

Esteban ne pensait plus à grand chose d'autre que la sensation de son corps et de celui d'Erin, dorénavant réunis. Ses intentions, très vagues la veille, et qui n'avaient pris corps qu'au cours de cette soirée incroyable, étaient loin de son esprit... Tout comme ces histoires de bière... de sushis... de champagne... de maladie... Et de ce qui allait se passer après. Tout ça n'existait plus. Il n'était plus que dans l'instant présent. Tout ce qui comptait, c'était Erin. Sa peau douce, son odeur, la finesse de son corps parfait, sa voix claire et ses mouvements ensorcelants. Esteban était en train de devenir accroc en à peine un soir, et si il avait été capable de penser correctement, il se serait rendu compte qu'en plus d'être totalement irréfléchi, c'était aussi une très mauvaise idée, sachant qu'elle n'allait très certainement pas vouloir rester avec lui dans ces circonstances. Il était mourant, tout de même.

Il l'embrassa sans bouger pendant quelque courtes secondes le temps de savourer l'instant de leur union, puis il entama un mouvement langoureux. Il luttait contre l'envie d'y aller plus fort dès le début, parce qu'il ne voulait pas risque de brusquer Erin d'une part, et parce que de l'autre il voulait profiter de ce moment autant que possible. Quelque part, il se souvenait encore qu'il n'aurait plus beaucoup d'autres instants de cette qualité, et qu'il fallait qu'il prenne son temps. Quelle torture, de retenir ses élans, quand la jeune femme sous lui le prenait entre ses cuisses endiablées, et accompagnait ses mouvements avec ses hanches d'une manière délicieusement surprenante ! C'était quelque chose qui ne lui était jamais arrivé. Incapable de garder sa modération intacte, il serra les doigts offerts par Erin et laissa échapper un son proche du gémissement.

Il avait accéléré le rythme presque sans s'en rendre compte. Son souffle était devenu rauque - pour des raisons à la fois positives et inquiétantes, mais qui s'en souciait dans un moment pareil ? Il se perdait dans le regard chaud d'Erin de manière presque aussi éperdue qu'il se perdait en elle. Il était incapable de détourner son regard assombri du sien, devenu brillant. Elle glissa les bras autour de son cou. Esteban avait les cheveux dans les yeux, et sa crinière éparse faisait absolument n'importe quoi, ce qu'il n'aurait pas toléré en temps normal... Dans un moment pareil ça n'avait évidemment plus d'importance. Transporté par cette nouvelle proximité, il glissa ses doigts dans le bas du dos de la jeune femme. Il l'embrassa malgré ses cris, les gouta, et réagit à leur intensité par un coup de butoir rendu involontairement plus abrupt que les autres. Un cri étouffé lui échappa. Il n'était pourtant pas encore en phase de perdre le contrôle de la situation...

Lorsque le baiser cessa, la bouche d'Erin s'approcha de son oreille. Ainsi il entendait dans le détail chacune des réactions qu'il lui arrachait. Il vibrait avec chaque vocalise, et sentait la tension monter. Il tentait de réguler ses coups de rein mais avait un mal de chien à le faire correctement... Après toute cette attente... Après avoir cru perdre cette opportunité, à plusieurs reprises ? Il se sentait comme fou. La brutalité avec laquelle Erin l'enlaçait et ses encouragements ne l'aidaient pas à se raisonner. Il l'enlaça fort à son tour, glissa une main dans ses cheveux, tira légèrement dessus, sans pour autant y aller suffisamment pour lui faire mal. Ses souffles muets devenaient beaucoup moins muets, à force. Il commença à son tour à gémir plus régulièrement, à son grand dam : Il aurait largement préféré rester silencieux, ou au moins paraître moins vulnérable lorsqu'il émettait des sons, et même si ces sons étaient somme toute suffisamment graves pour ne pas qu'il se ridiculise. Esteban utilisait beaucoup sa voix, qu'importe les circonstances. Il décida de noyer ses propres cris dans un baiser plus long que les précédents. Ses mains glissèrent contre les cuisses de la jeune femme qu'il tint fermement contre ses flancs même si elles y étaient déjà plaquées. Il changea de rythme une fois de plus, adoptant un mouvement moins saccadé, légèrement plus lent mais plus intense. Ses poumons brûlaient, mais agréablement. Il goûtait les sensations, et tentait de faire durer autant que possible, car si il devait rater son coup et mettre fin aux festivités prématurément, il n'oserait sans doute plus jamais sortir de chez lui...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 21 Mar - 19:38

La tendresse, l'hésitation, tout ça ... Il y avait un temps pour tout, et ils avaient suffisamment été maladroits et patauds toute la soirée. C'était d'ailleurs une belle métamorphose, et si Erin avait été capable d'utiliser son cerveau, elle aurait pu se féliciter d'avoir été aussi intuitive. Elle avait décelé ce besoin d'être rassuré sur son charme chez Esteban, en tous cas il n'était pas sûr de lui avec les filles, mais deux trois signes bien placés avaient fait passer dans ses yeux quelque chose de plus affirmé, qui avait fait craquer la Fille à Papa.

Elle avait vu juste ! Car désormais, plus aucune ambiguïté entre eux. Pas besoin de prouver quoi que ce soit, de faire de faux semblants pour réussir à convaincre. Seules comptaient les sensations.

La chaleur, juste la chaleur, le feu dans ses entrailles, la sueur sur son front, l'abandon. On s'en fichait des cheveux emmêlés, des sons incongrus, des gestes trop insistants ou vacillants. Elle allait suffoquer lorsqu'elle accueillit avec bonheur la douceur retrouvée du corps d'Esteban qui calmait le jeu. Lui permettant de s'appliquer davantage, de resserrer la pression de ses cuisses contre lui, comme il l'y incitait, d'apprécier plus encore l'étreinte qu'il imposait en relevant légèrement le bassin.

On oubliait la douleur dans les muscles mis à rude épreuve et la gorge rêche, les mains moites, les picotements dans les pieds à la limite de la crampe... Tout ça, c'était accessoire. L'énergie qu'il mettait dans ses mouvements, et surtout les mains qu'il plaquait sur ses cuisses pour la maintenir au plus serrée contre lui, intensifiait ses mouvements, et lui faisait perdre toute notion de temps, d'espace. Elle avait deux tempo à suivre, les coups de reins et le son de sa voix, elle fixait ses lèvres qui s'étaient un peu éloignées, entrouvertes, attirantes, rougies par les baisers, et les râles qu'il gémissait la mettaient en transe.

Impossible pour Erin de se souvenir de ce qu'elle disait, car elle parlait, de temps en temps, enfin si on pouvait appeler des murmures mangés, entrecoupés, avalés à moitié, tantôt rauques, tantôt aigus... C'était un point commun... Ils avaient la langue bien pendue, et lorsqu'elle se donnait, Erin ne réfléchissait pas à ce qu'elle prononçait, elle ressentait, réclamait, encourageait, provoquait, remerciait... Du moins lorsque l'on comprenait ce qu'elle disait.

La tension dans son bas-ventre s'accentuait encore, ces mouvements lents et profonds lui envoyait des frissons dans tout le bassin, elle se contractait sans pouvoir rien contrôler, et ses doigts gigotaient, agrippant les draps. Elle ferma les yeux pour faire le point, en vain, elle était déjà trop loin de la réalité pour revenir d'un seul coup, elle ne voulait pas s'arrêter maintenant, et se mordit la lèvre lorsqu'elle crut s'entendre implorer "continue...".
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 22 Mar - 0:43

Esteban laissait la voix d'Erin le guider. Bientôt il en oublia la gêne qu'il ressentait faute à ses propres sons. Ils étaient aussi bavards l'un que l'autre, mais contrairement à lui, Erin tentait d'articuler des mots, qu'il ne comprenait qu'une fois sur cinq grand maximum. Ses cris l'encourageaient à continuer. Cela dit il avait toujours peur de se laisser dépasser par les sensations. Il avait réussi à réguler ses mouvements de hanche, mais il allait lui être difficile de garder très longtemps ce rythme modéré quand toutes les cellules de son corps lui disaient de brûler la chandelle par les deux bouts - dans tous les sens du terme.

Comme elle lui criait de continuer, les gémissements du jeune homme se firent plus lancinants. Il faisait de son mieux, et il n'avait aucune intention d'arrêter. Il ne voulait pas retirer ses mains des cuisses de lla demoiselle, qu'il tenait toujours fermement contre lui. Irrésistiblement attiré, il ne voulait pas non plus s'éloigner d'elle et gardait toujours ses lèvres à proximité des siennes. Les vibrations qu'ils échangeaient le faisaient tressaillir. Il espérait au moins avoir le temps de satisfaire la jeune femme qui se tordait sous lui, car il était très soucieux de son avis. Il n'avait jamais su ni compris pourquoi il avait été aussi malchanceux jusqu'à présent dans ses relations... Cette incertitude le rendait presque paranoïaque. Il n'avait qu'une conscience vague de ses propres appréhensions, car il était bien trop emporté dans le moment présent, et bien trop obnubilé par la sensation douce et chaude du corps d'Erin. La sueur lui brûlait les yeux mais il s'en fichait. Il garda le tempo durant un moment... Aussi longtemps qu'il en était capable, jusqu'au moment où il l'intensifia, incapable de rester sobre plus longtemps.

Un gargouillement quittait sa gorge, comme il essayait de faire comprendre qu'il n'allait pas durer beaucoup plus. Il avait perdu l'usage de la parole, mais restait relativement éloquent, en un certain sens. Il glissa la tête dans le cou d'Erin pour y perdre son visage. Chaque mouvement était maintenant accompagné d'un gémissement correspondant. Il ne contrôlait plus sa voix. Il s'en servait comme d'une soupape, à défaut d'autre chose. Autant dire que dans un studio aussi mal isolé, les voisins devaient s'en donner à cœur joie. Ça ne l'empêcha pas de s'emplir de l'odeur de la jeune femme, ni de mordiller la peau de son cou doucement pour tenter de faire diversion. Ni de faire glisser ses mains pour la caresser plutôt que de se contenter de la maintenir. En vain. Il n'essaya pas bien longtemps. Ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans l'épiderme de la demoiselle. Il entra en elle plus profondément. La tension de son corps et ses gestes qui redevenaient maladroits en disaient encore plus long sur l'état de son contrôle que les sons qu'il continuait d'émettre, ou que sa respiration , qui si on tendait bien l'oreille pouvait paraître un peu sifflante. Mais encore une fois, qui s'en souciait, dans un moment pareil ?

Les derniers coups de butoir arrivèrent, puis Esteban s'enfonça une dernière fois en Erin, et laissa enfin la jouissance le submerger, dans un râle plus rauque, plus fort que les précédents. Ses doigts s'enfoncèrent dans la peau de la jeune femme, pour une main du moins car l'autre était revenue caresser ses cheveux et s'y accrocher ensuite.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 22 Mar - 23:17

Le temps fut suspendu un instant, durant lequel elle sentit toute la crispation d'Esteban, les spasmes, et elle ne perdit pas une miette du visage qu'il offrait. Se contractant au mêmes intervalles que lui, accompagnant ses mouvements, elle retint son souffle et fixa ses yeux avec intensité. Les ongles sur sa peau, la main agrippant ses cheveux, lui firent lâcher un dernier gémissement, comme un râle soulagé, délivré, et puis un demi silence.

Uniquement ponctué de souffles rauques, elle écarta les bras pour le serrer contre elle, ressentant ses cuisses comme pour l'emprisonner et l'empêcher de s'en aller trop vite. Elle le voulait encore en elle, encore un peu, encore un peu son corps contre le sien. Son torse contre sa poitrine résonnait des mêmes battements affolés qui cherchaient à se réduire.

Erin devait avoir les joues rougies par l'effort et le plaisir, et elle ferma les yeux pour essayer de réguler sa respiration. Le silence était écrasant, les choses revenaient petit à petit à la normale, les sons extérieurs, l'atmosphère chaude et lourde, pleine d'odeurs, le temps s'écoulait désormais comme il fallait.

Les crampes se faisaient plus présentes aussi, elle ne s'en était pas préoccupée, mais désormais, un de ses mollets la faisait souffrir, ses tempes cognaient, sa gorge lui faisait mal. Mais tout ça n'était rien comparé à l'impression de flottement béa, de bonheur doux, aérien, insouciant... Elle devait d'ailleurs afficher un sourire tendre, un peu bête certainement.

Elle ressentait tout à coup la chaleur différemment et mourrait de chaud. C'était supportable et stimulant quelques instants auparavant, mais désormais, elle cuisait, suffoquait. Erin écarta les bras pour chercher de l'air plus frais, en vain, et libéra de ses jambes son Prince, à contrecœur. Elle avait envie de discuter, de parler, mais n'osa pas dans un premier temps... Elle était encore dans un état d'entre-deux agréable, et elle songeait qu'il devait aussi subir le contre-coup de la jouissance, elle ne devait pas le déranger.

Dans un geste affectueux, elle caressa sa joue, pour écarter les cheveux collés par la sueur à son visage, plissa les yeux avec espièglerie. Signe qu'elle reprenait ses esprits totalement. La Rouquine s'amusait toujours à se remémorer ces instants brûlants, elle essayait de se rappeler les détails, mais c'était trop flou, elle était trop ... loin... pour pouvoir s'en souvenir parfaitement. Peu à peu, des bribes de soirée, de dialogues, de maladresse lui revenaient. Elle souriait pour elle-même à ses images, mais certaines irrémédiablement revenaient avec elles.

Et là, ça faisait mal. Elle sentit une épine dans son gosier, mais choisit délibérément de parler quand même, malgré la piqûre. Et ça n'avait rien à voir avec la belle flamme de jadis.

"Embrasse-moi." Réclama-t-elle. C'était ce qui lui était venu en premier en tête lorsqu'elle s'était souvenu de toutes ses choses qui lui brisaient le cœur. Car s'ils avaient passé un moment parfaitement formidable, et que son esprit avait préféré lui faire oublier, pour un temps, la maladie d'Esteban, sa conscience désormais était là pour lui gâcher ce moment idyllique. Alors, pour se rassurer, pour s'enivrer encore un peu, Elle ne voulait qu'un baiser, encore, dans l'espoir d'oublier de nouveau...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 12:35

[XD j'espère que ça ira, je suis en post-soirée y a des gens partout qui gueulent n'importe quoi... galère pour poster]

Maintenant que le pic final était passé, Esteban avait une conscience aiguë de sa fatigue, qu'il n'avait pas senti monter jusque là. Ce soir il avait été spécialement en forme : Depuis quelques semaines, il avait beaucoup de mal à rester éveiller tard le soir pour des raisons évidentes. Leurs ébats enragés avaient fini par avoir raison de son endurance, mais le jeune homme décida qu'il n'en avait rien à faire. Il était habitué à devoir faire semblant d'aller bien quand il était exténué. Il était bien trop heureux pour gâcher ce moment juste à cause de ça.

Un soupir faible lui échappa. Erin l'enlaçait, et il n'avait lui-même aucune envie de bouger : rester prisonnier de son étreinte lui convenait très bien. Il desserra les doigts agrippés aux cheveux de la jeune femme et se mit à les caresser d'une main devenue paresseuse. Il plongea ses yeux dans ceux d'Erin, avec un sourire un peu stupide mais surtout faible, qui répondait à celui qu'elle affichait. Il était plongé dans un état assez paradoxal, dans lequel il se sentait léger et lourd à la fois. Il avait l'impression de bouger au ralenti, et ses couleurs refluaient vite, si bien qu'il n'allait pas tarder de paraître pâle par rapport à sa couleur de peau habituelle. Mais peu importe... Il n'avait vraiment pas envie d'y penser.

Il se força à se redresser à contrecœur lorsque Erin voulut s'éloigner de lui. Il se laissa retomber sur le côté, mais ne la quitta pas une seconde du regard. Quelque part, et maintenant qu'il redevenait capable d'utiliser son cerveau normalement, il avait du mal à croire que ce qui venait d'arriver s'était réellement passé. C'était inattendu... Assez improbable, en fait. Comme il la regardait, quelque chose d'étrange se produisit dans son cerveau... Comme une prise de conscience subite, qui rendit la jeune femme encore plus fascinante qu'il ne la trouvait déjà depuis les premiers instants. Il se rendit compte du fait qu'il l'aimait vraiment beaucoup, même si ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps. Il était vraiment rare qu'il s'entende aussi bien avec quelqu'un qu'il rencontrait un peu par hasard.

Une lueur de regret passa dans son regard clair, et il eut envie de lui dire quelque chose. Les mots restèrent coincés dans sa gorge. Il n'avait vraiment pas envie de gâcher l'ambiance. Par chance Erin lui évita d'en arriver là en lui demandant de l'embrasser. Le ton de sa voix était étrange, mais Esteban n'avait pas compris qu'elle aussi n'était pas loin d'avoir des idées noires. Il ne répondit rien mais eut un sourire plus large. Sans attendre, il s'approcha d'elle.

Ses doigts avaient retrouvé le chemin de ses cheveux, qu'ils caressaient dans un geste tendre. Les lèvres d'Esteban embrassèrent celles d'Erin. Le baiser était doux, langoureux. Plus rien à voir avec la façon dont ils s'étaient mangé l'un l'autre durant les précédentes minutes. Maintenant que la tension sexuelle était descendue, Esteban avait retrouvé son maintien habituel.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 14:05

Rien n'aurait pu être pire que ce baiser merveilleusement romantique. Digne des plus grands classiques du Cinéma, exactement ce dont rêvait Erin depuis toute petite, le regard énamouré et les lèvres tremblantes, un baiser plein d 'intensité dramatique, puissant, mais tellement doux, tendre, tellement ... C'était le meilleur baiser qu'elle ait jamais reçu, c'était le plus triste et le plus terrible baiser de sa vie !

Elle fondit littéralement, encore douloureuse, encore engourdie, vulnérable dans cet instant flottant, et fut submergée par les émotions.

Esteban était riche, il avait un nom de famille célèbre, puissant, il était élégant, hautain à souhait, il avait des goûts de luxe et était indéniablement trop bavard, il était tantôt timide, tantôt délicieusement sûr de lui... Comment ne pas éprouver le moindre sentiment amoureux quand on s'appelle Erin Rosenbach ? Dire qu'elle lui avait mis le grappin dessus dès le premier regard...

Pourquoi ?
Pourquoi fallait-il qu'il soit l'homme idéal, le père de ses enfants, le début d'un mariage heureux, pleins de dollars, de paillettes, de cristal, de champagne, des vacances à Gstaad en hiver, de voyages à Abu Dahbi au printemps, une vie de brunch, de golf, le polo Lacoste et de petit cardigan, de mocassins cirés, de bagues en diamant, de gala de charité, de photographes, de spa... ?

Tout ça n'avait pas besoin de sentiments amoureux, il suffisait de se marier et de sourire pour avoir tout ce dont on rêvait. Mais avec Esteban, cela pourrait être tellement mieux ! Tellement de situation coquasse, de maladresses qui éclatent dans des fous rire, de provocations, de défis, de sourires béas, de frissons juste pour une caresse délicate. Ca, c'était mieux !

Alors pourquoi faire en sorte que tout ceci ne soit jamais, jamais accessible ? C'était injuste ! Que tous les pauvres prolétaires meurent sans rien pouvoir faire c'était triste, oui. Mais c'était comme ça, ils n'avaient pas les moyens d'avoir une bonne santé. Oui... Erin était odieuse lorsqu'elle se sentait dépassée, et était capable de penser des choses immondes pour essayer d'aller mieux. Mourir de maladie, c'était pour les autres, pas pour les gens comme eux ! Pas quand on a de pouvoir et l'argent, et la beauté, et ...

Elle se rendit compte qu'elle pleurait et chercha à essuyé sa joue discrètement. Ce n'était pas le moment de gâcher cet instant, tant pis si ça devenait parfaitement dramatique, elle avait promis qu'ils passeraient une bonne soirée, et jusqu'ici, ça avait été terriblement, merveilleusement... parfait. Pourquoi ces détails ignobles ?! La Roquine n'avait pas l'habitude d'être confrontée à quelque chose qui lui résiste, puisqu'elle le demande gentiment, cela devrait toujours lui être accordé. TOUJOURS !

Le baiser prit fin dans un déchirement insoutenable. C'était beaucoup trop douloureux pour qu'elle puisse le cacher. Elle aurait été capable de lui hurler des injures, lui reprocher d'être malade, qu'elle était malheureuse à cause de lui ! ... Mais elle se sentait si éprise, si attachée, face à ce visage qu'elle voulait garder près d'elle, encore ses étreintes, et encore ses câlins, demain, après demain et toute la vie ! Erin était comme ça... elle s'enflammait vite. Un regard et c'était l'homme de sa vie. Il n'avait pas le droit de mourir. D'être malade, de tousser, ou de s'en aller loin d'elle.
Ses bras l'entourèrent violemment comme elle se jetait sur lui, en petite fille capricieuse.

"Tant pis si on ne fait pas les choses correctement, et tant pis si on souffre. Moi je ne regrette pas." Lâcha-t-elle d'une traite, les paupières fermement closes pour enfoncé son visage dans son cou. Être tendre et romantique, Erin en rêvait. Mais dans les faits, elle n'avait jamais vraiment eu à l'être, et c'était nouveau d'être accrochée à un homme. Elle pensait tomber amoureuse de tous les gars qu'elle croisait, mais cette fois, elle se sentait bien plus brisée à l'idée de le perdre.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 17:22

Le baiser échangé permit à Esteban de retarder un peu l'échéance, avant qu'il ne soit obligé de penser aux choses qui fâchaient. Sa mort imminente était une réalité. Ils pouvaient la fuir autant qu'ils le voudraient, elle finirait pas les rattraper. Alors, et même si aucun d'eux deux n'en avait la moindre envie, à ce stade, il allait falloir mettre les choses au point. Esteban se perdit dans les sensations tendres, qu'il n'avait que trop peu connues à son goût. C'était peut-être la première fois qu'elles étaient sincères, et il s'en rendait compte maintenant. Il était beaucoup plus détendu, beaucoup plus authentique qu'il n'en avait l'habitude dans ces situations, et ce n'était pas uniquement parce qu'il était encore sous l'effet des endorphines. Il y avait quelque chose de différent. Dans un autre contexte, il aurait été aux anges. Là, il ressentait la cruauté de la situation.

Lorsqu'il s'éloigna, la lueur triste brièvement écartée de son regard était de retour. Elle devint plus intense, déchirante, lorsqu'il remarqua l'expression d'Erin. L'étau de la culpabilité se referma sur lui. Il voulut caresser sa joue - qui lui semblait brillante - du pouce, mais avant qu'il n'en ait eu le temps, elle était déjà sur lui. Il eut le souffle coupé, car il ne s'était pas attendu à une étreinte aussi puissante et désespérée. Mais cette étreinte faisait écho à ce qu'il ressentait... Il sentit une boule douloureuse se former dans sa gorge, et manqua de se remettre à paniquer comme ça lui arrivait de temps en temps. Bon sang ! Il ne voulait pas mourir ! Pas maintenant... Pourquoi fallait-il que tout ça lui arrive ? Pourquoi personne au MONDE n'était-il capable de trouver une idée... N'importe quoi... Il aurait tout donné pour retrouver la santé, mais il était comme un naufragé dans la tempête, sans aucune planche de secours à portée de main. Il avait beau se débattre, il n'y aurait rien pour le retenir et il finirait par se noyer.

Esteban referma ses bras contre le corps d'Erin pour la serrer contre lui, et se remit à caresser ses cheveux dans un geste distrait. Il était en train de faire de son mieux pour ne pas se remettre à hurler et à sangloter comme ça lui était arrivé un certain nombre de fois, seul. Quelque chose lui disait que ce n'était pas de ça dont Erin avait besoin. Il fallait qu'il soit fort, même si il devait faire semblant de l'être. Quand il eut enfin réussi à contenir son dépit, il avait les yeux brillants, mais était redevenu calme. Le désespoir le fatiguait. Chacun de ses membres lui semblait peser 20 kilos de plus qu'ils ne l'auraient dû.

"... C'est vraiment dommage qu'on ne se soit pas rencontré un peu plus tôt."

Mais est-ce que ça aurait vraiment changé quelque chose ? Il aurait de toute façon fini par tomber malade et par mourir prématurément, ça aurait peut-être même été pire. Là au moins, elle avait su dès le début à quoi s'attendre. Elle semblait ne pas regretter sa décision, mais Esteban n'était pas aussi sûr qu'elle quant à la pertinence de cette dernière. Pour lui, il n'y avait que du bon. Mais pour elle ? C'était de la torture, qu'elle allait s'infliger... Il avait envie de se taire, de se contenter d'accepter sa décision... Mais sa conscience l'en empêchait. Il lui caressa le visage et se força à la regarder dans les yeux, pour lui faire comprendre qu'il était très sérieux.

"... Tu es sûre que ça vaut le coup... pour toi ?"

Bon sang. C'était difficile d'être moral, quand tout ce qu'il avait envie de faire, c'était de rester avec elle. Et si elle changeait d'avis, hein ? Fichtre... Il faudrait qu'il l'accepte, même si ça allait lui donner une sérieuse envie de se pendre.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 18:37

Lorsqu'elle entendit la voix d'Esteban, Erin se redressa, lentement, presqu'à contrecœur, et serra les dents. Dieu que ça faisait mal, elle avait déjà connu, un peu, la douleur physique, mais avait été tellement préservée de toute autre contrariété. Bien sûr, le divorce de ses parents, le départ de Dior sans laisser de nouvelle, sans rien, tout ça était douloureux. Mais rien à voir avec ça...

Sa gorge se noua en réalisant la pâleur du visage d'Esteban, ses yeux brillants et surtout, son regard sur elle. L'aiguille était toujours là, à lui transpercer la trachée. Comment lui dire qu'elle refusait qu'il meurt ? Comme s'il avait le pouvoir de faire autrement... Comment lui ordonner de guérir ! Parce qu'elle le voulait pour elle, encore sans attendre le trépas demain ou dans trois mois. Il avait dit "quelques mois", mais qui sait quand cela pouvait frapper ?

Est-ce que, demain, on allait l'appeler pour lui dire qu'il avait été hospitalisé ? Elle déglutit. Non... on ne l'appellerait pas. Parce qu'elle n'était rien, juste éventuellement sa petite amie. Elle réfréna un sourire béa à cette pensée, ce n'était vraiment pas le moment. On ne l'appellerait pas. Elle l'apprendrait par hasard, par Martha qui savait toujours tout par les réseaux sociaux, ou pire, par les journaux.

Son cœur tambourina plus encore, et elle voulut hurler. Se retenant, Erin se rendit compte que son menton tremblait sans pouvoir le contrôler. Il fallait qu'elle parle.

"Je n'ai pas envie de regretter, d'avoir fui parce que je suis morte de trouille. J'ai pas envie de me dire que j'aurais pu passer plus de temps avoir toi, et que je ne l'ai pas fait, parce que je me suis préservée." Le langage était bien moins distingué... Mais elle était sincère. Assez sincère pour manger des mots.

"Et qu'est-ce que je pourrais faire ? Hein ? Rentrer chez moi ? Non, aller. Rester dormir ici jusqu'au matin, partir discrètement, te laisser un petit mot pour te dire que c'était bien. Adieu ? Non !" Erin ne se rendait pas compte qu'elle haussait le ton. Elle s'énervait, pas contre elle, pas contre lui. Contre l'injustice de la situation. "Non !" Répéta-t-elle, comme une petite fille gâtée. Mais immédiatement à cet éclat de voix, elle se calma. Un silence, léger, durant lequel elle respira plus lentement, comme si elle était désormais sure de sa décision.

"J'ai envie de profiter de chaque minute avec toi. On verra ce que nous réserve demain. J'aurais tout le temps de me lamenter d'avoir été bête d'être restée." Erin s'installa plus confortablement sur ses coudes, prit une profonde inspiration. "On peut dire que, si demain je change d'avis, tu ne me retiendras pas, et je te laisserai ce petit mot..." Après tout, même si, là, tout de suite, elle était persuadée de ce qu'elle voulait faire, est-ce que demain ce serait pareil ? Est-ce qu'une fois éveillée dans ses bras, elle serait autant courageuse ?

Affronter tout ça, le monde extérieur, les regards, encore, elle pouvait le faire. Affronter la maladie, une santé qui se dégrade, la peur, l'angoisse à chaque fois qu'il tousse ... ? Elle ne savait pas du tout si elle pourrait. Mais Erin ne voulait pour rien au monde troquer le temps qu'il lui restait à passer avec Esteban. Et elle n'avait pas envie qu'ils se lamentent à deux chaque jour du triste sort qu'ils subissaient.

Ce soir, il était malade, et il avait été dans ses bras. Alors demain aussi ! Elle vivrait à fond ce qu'elle aurait à vivre avec lui, et on verrait bien. On verrait bien... Elle cilla lentement, respirant avec calme, et sourit à son Prince, tendrement.

"Et toi aussi. Si tu changes d'avis, tu pourras toujours me laisser un petit mot demain matin sur ma robe, pour me demander de m'en aller. Je piquerai ton flacon de parfum en représailles, mais je ne t'embêterai pas."
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 19:40

Esteban se sentait vraiment très mal. Toute cette situation, c'était de sa faute. Si il avait résisté aux avances de la jeune femme... Si il avait été moins égoïste, ils n'en auraient pas été là. Bien sûr, il lui avait dit la vérité pour qu'elle puisse choisir, parce qu'il lui semblait inadmissible de lui faire croire à des choses impossibles, mais n'avait-il pas profité de la situation malgré tout ? C'était trop tard pour se poser la question, maintenant, les choses étaient faites. Mais sa peine lui brisait le cœur. Esteban ne savait plus où se mettre. Désemparé, il murmura :

"Erin..."

Il ne savait pas trop ce qu'il allait bien pouvoir lui raconter, et il n'aurait pas à s'en soucier, parce qu'elle l'avait pris de court en entamant un monologue enragé qui l'étonna. Il ouvrit grand les yeux, avant de se rétracter presque imperceptiblement, intimidé. Il n'avait jamais eu ce genre de discussions sérieuses. C'était difficile de savoir comment réagir. Il avait peur de faire une ânerie et de retourner contre lui cette colère, cette frustration qu'elle émanait. Diable, la culpabilité, comme elle était écrasante, décidément...

Esteban la laissa sans parler sans broncher, malgré l'air inquiet, les sourcils qu'il gardait froncés. Il comprenait bien où elle voulait en venir... Ils étaient allé trop loin pour qu'un simple "au revoir" puisse sembler satisfaisant. Ce serait le plus simple, mais ça laisserait au souvenir un goût amer d'inachevé. Lui non plus ne voulait pas qu'elle s'en aille, et l'idée qu'elle puisse éventuellement partir quand même pendant qu'il dormait, en lui laissant un mot, avait tendance à l'angoisser. Son regard était trop expressif pour qu'il soit capable de s'en cacher. Il parvint tout de même à trouver la force d'émettre un rire poli à la semi-plaisanterie qu'elle fit à la toute fin, mais le cœur n'y était pas vraiment. Le jeune homme passa une main dans le dos d'Erin, comme si il avait cherché à s'assurer qu'elle ne s'en irait pas. Mince... C'était plus fort que lui. Malgré sa culpabilité, il continuait d'agir selon ce qui l'arrangeait le plus. Il garda son sourire amusé, parce que c'était une expression confortable, qui l'empêchait d'avoir l'air trop triste ou catastrophé.

"Comme si j'en étais capable..."

... un, deux, trois. Son regard vacilla un peu, mais il ne trouva pas quoi répondre pour autant. Voilà que son légendaire "flot relativement intéressant" lui faisait encore défaut dans un moment où il aurait eu besoin de lui pour trouver quelque chose d'intelligent à dire. Mais c'était peut-être bien le souci : Il était rare que ses propos aient quoique ce soit d'intelligent. A défaut de mieux il se rapprocha d'Erin de sorte à être littéralement nez à nez avec elle. Peut-être était-il devenu inutile de tergiverser trop longtemps. Rien de ce qu'il pourrait dire ne changerait quoique ce soit.

"... Tu peux le prendre quand même si tu veux, mais je ne sais pas si il t'irait très bien."

Evidemment, il s'en tirait avec une pirouette qui consistait à raconter une idiotie, vu que c'était ce qu'il savait le mieux faire. C'était trop difficile d'être sérieux, dans une situation aussi... sérieusement grave. Cela dit ça ne suffisait pas... Quelque chose manquait. Frustré, il fronça encore les sourcils. Il n'était vraiment pas doué pour ça.

"Je n'ai... plus.. enfin, je veux dire..."

Non. Trop sérieux. Il détestait ça. Ça rendait sa mort beaucoup trop réelle. Il se rattrapa hâtivement :

"Du coup, j'imagine qu'il vaut mieux que j'attende demain matin avant de savoir si je t'invite quelque part dans les vingt-quatre prochaines heures ?"

Là, c'était mieux.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 21:42

Son cœur manqua un battement, son charabia était poignant, elle pensait à la même chose que lui. Elle voulait son parfum, inconsciemment elle avait choisi cette image. Pour le garder encore ? Erin sourit légèrement face à son trait d'humour, qui n'en était pas un. Elle n'avait pas le cœur à rire, elle ne trouvait pas ça drôle. Mais elle avait envie de lui dire oui. De lui voler ce flacon et d'en asperger sa chambre, de sniffer son odeur, à défaut de l'avoir sur sa peau. Elle s'était vendue, avait avoué avoir analysé tous les produits dans la salle de bain, mais qu'importe !

Erin humidifia ses lèvres machinalement, rampa légèrement contre lui comme il enroulait un bras dans son dos. Elle se sentait tellement mal. Elle était tellement bien dans ses bras. On pouvait être tout ça à la fois ? La Rouquine en doutait, mais évitait de vouloir choisir entre les deux sentiments. A chaque geste, elle se sentait flotter, sur un nuage. A chaque regard, elle avait des papillons dans le ventre. Mais à chaque silence, ses pensées étaient sombres, ternes, sans avenir aucun. Elles n'étaient qu'angoisse, questions. Est-ce qu'elle supporterait de le voir malade ? Vraiment malade. La maladie c'est laid, ça abîme, ça creuse. Est-ce qu'il la repoussera dans les moments où il ira mal ? Est-ce qu'elle supportera ?

Il la sauva en prenant de nouveau la parole. Elle lui adressa un regard plein de reconnaissance, d'abord. Puis, quand elle comprit le sens de sa phrase, sa réaction fut spontanée.

"Non !" Hurla-t-elle, ordonnant le silence. Elle se pencha contre lui, encore nez à nez, cala son front contre le sien pour le fixer d'un regard vif.

"Invite-moi !" Il était hors de question qu'il attende demain matin. Elle colla ses deux mains sur ses joues, ses pouces au coin de ses lèvres. "Invite-moi ! Où tu veux. Et quand tu veux. Demain, enfin tout à l'heure. Demain soir. Après demain, à midi. Le matin aussi. Invite-moi, donne-moi un second rendez-vous." Pas de s'il te plait, c'était un ordre, une supplique.

Si elle changeait d'avis demain matin ? Bah tant pis ! Tant pis ! Elle voulait un second rendez-vous, encore le voir, et encore le toucher. Qu'il vienne la chercher en bas de son immeuble habillé en smocking, avec une rose à la main. Qu'ils prennent un taxi pour aller manger, boire ou danser, peu importait ! Une exposition d'art abstrait, un film au cinéma, même des tacos dans un restaurant de banlieue.

"Tout ce que tu veux." Continua-t-elle le fil de ses pensées. "Une visite d'aquarium, une pièce de théâtre, un Opéra, un brunch !" Ses mains marquaient plus leur présence, elle prit à peine le temps de respirer.

"Une croisière sur le Mississippi, un concert, un fast food, n'importe quoi." Elle l'embrassa. C'était net, précipité. Qu'il l'invite ! Lorsqu'elle se décrocha, quelques centimètres à peine, elle rouvrit les yeux, implorants. Comme si elle doutait qu'il l'invite jamais. Inquiète.

"N'attends pas demain matin. On n'a pas le temps." Murmura-t-elle, et son visage s'illumina enfin d'un nouveau sourire, loin de la mine étrange et brusque qu'elle avait prise avant.
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 23 Mar - 22:39

Déstabilisé, Esteban se retrouva la bouche ouverte, l'air un peu stupide et surtout très étonné. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui coupe la parole, et surtout pas avec autant d'énergie ! Erin n'arrêtait pas de le surprendre. C'était vivifiant... Excitant. Il adorait ce côté spontané et sauvage qu'il était en train de découvrir, d'autant qu'étant un excessif notoire, il aimait quand les autres l'étaient autant voire plus que lui. La façon dont elle s'exprimait était un peu puérile, très capricieuse... Tout à fait comme Esteban pouvait être lorsqu'il ne faisait pas attention à réguler son comportement naturel. Bien sûr il n'était pas conscient de tout ça, et encore moins de la raison pour laquelle il adorait la réaction d'Erin, mais le résultat fut là.

Il oublia qu'il était censé être abattu. Hypnotisé par Erin, il l'observa d'un air purement fasciné, rapidement remplacé par une lueur pétillante dans son  regard. Il se sentait ... exalté par son discours. L'alcool qui était toujours bien présent dans son organisme devait certainement participer à cette euphorie soudaine. Il en avait presque oublié sa fatigue, même si elle était bien présente, et qu'il se sentait à peine capable de se relever. Sans même qu'il s'en rende compte, le bras dans le dos d'Erin devenait progressivement plus ferme. Il se rapprochait d'elle d'une façon qui aurait pu paraître dangereuse si ils n'avaient pas déjà dépassé ce stade depuis un moment déjà. Elle le faisait rêver... littéralement.

Elle l'embrassa et il répondit aussi net, déjà électrisé alors même qu'il était encore sous le contrecoup de leurs ébats. Leurs lèvres se séparèrent rapidement, mais lorsqu'elles le firent, Esteban était redevenu radieux, et incapable de s'empêcher de sourire largement. Un peu bêtement. Les idées folles défilaient sous son crâne... Il ne voulait pas se contenter de la Nouvelle-Orléans. Bon sang... Qu'est-ce qui les retenait à l'université ? Quel besoin avaient-ils de rester ici... Et même si c'était pour rater quelques cours ? Ils pourraient toujours les rattraper... Ou ne pas les rattraper. Esteban se contrefichait d'avoir son année. Il ne vivrait pas jusqu'aux partiels.

Incapable de se départir de son sourire béat, il embrassa encore Erin, un peu plus longuement, et en profita pour se redresser, forcer sur ses muscles endormis, passer au dessus... Non il n'était pas sur le point de remettre le couvert - il n'en aurait pas été capable, comme on s'en doutait - mais il en avait profité pour prendre le téléphone laissé sur la table de chevet. Il s'éloigna d'Erin juste suffisamment pour lui jeter un regard malicieux.

"Alors dans ce cas il va falloir te trouver des vêtements. Tout de suite. Parce que tout est possible, alors si il y a un endroit où tu veux aller, c'est le moment d'y réfléchir très rapidement... Je n'ai jamais quitté le Sud-Est, c'est peut-être l'occasion ! Qu'est-ce qui te plairait ? Vegas ? On peut y aller en quelques heures... A moins que tu préfères viser plus loin ?"

Il était déjà en train de taper le numéro de téléphone du pilote de son oncle qui devait sans doute être recouché depuis un temps très court... Qu'importe ! Il allait toucher un salaire inhabituellement élevé, car Esteban se chargerait de le remercier personnellement. Il mit le téléphone à son oreille, en s'empêchant à grand peine de glousser bêtement. Sa tête continuait de tourner... Ouh. Mais qu'est-ce que c'était grisant !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 24 Mar - 11:16

Un endroit où elle voulait aller ? A une heure du matin ? Là ? Tout de suite ? Elle ne sut que répondre d’abord, trop surprise, tellement agréablement surprise par l’enthousiasme retrouvé d’Esteban. Il y avait toujours l’ombre nauséabonde de la maladie, il y avait toujours la course contre temps, et soit ils attendaient en se morfondant d’être si malchanceux, soit ils prenaient le taureau par les cornes, se lançaient dans l’aventure sans un regard en arrière, pour ne rien regretter.

Alors Allons-y ! Elle éclata d’une rire frénétique en se dandinant d’excitation infantile, trépignant presque. Se trouver des vêtements à une heure pareille ? Un éclair machiavélique passa dans l’œil noisette de la Rouquine. Aucun problème ! Elle posa son index sur son nez pendant qu’il composait le numéro, pour pouvoir ramper jusqu’au bord du lit, puis se releva, encore nue, sans paraître gênée le moins du monde.

Sa pochette et son portable, elle composa elle aussi un numéro, et échangea un regard avec Esteban, un regard pétillant, un regard ivre de joie. Ils allaient faire un voyage nocturne, ils allaient voler, loin, loin, n’importe où. NON pas n’importe où !

« Vegas ! » Hurla-t-elle en sautillant un bras en l’air dans un saut de victoire. Soyons fous ! Une voix dans son oreille se plaignit qu’on lui ait brisé le tympan.

« Oh… Martha, Martha excuse-moi. Je te réveille ? C’est pas grave. Attends écoute ça. Je m’envole pour Vegas, j’ai besoin de vêtements. Si. Non… Si, je t’assure ! C’est dingue hein ?! Arrête, je te raconterai…. Oui. Oui c’était très bien hihi. Chut il est à côté. » Elle rougit, lança un petit regard malicieux, dans la direction de l’Héritier et pouffa de rire en se retournant pour paraître plus discrète.

« Il me faut absolument des vêtements, si tu savais… » Nouveau gloussement, elle sautilla toute seule, et donna l’adresse d’Esteban, cette fois, c’était sûr, elle la connaissait par chœur et n’était pas prête de l’oublier. « D’accord dans 10 minutes, mais ne tarde pas. Génial, tu es géniale ! » Elle raccrocha, fit un demi-tour pour faire tourner la jupe qu’elle n’avait plus depuis longtemps mais ne se trouva pas aussi gênée que la dernière fois qu’elle avait fait cette pirouette. Sur-excitée comme un enfant avant noël, elle fonça sur le lit, s’agenouilla et vint déconcentrer Esteban pendant qu’il parlait, certainement au pilote du jet, en lui suçant le lobe de l’oreille, de l’oreille libre bien sûr.

C’était tellement romantique ! Elle était aux anges, elle oubliait les problèmes. Ou plutôt, les problèmes entraînaient des folies… C’était absurde et glauque, en réalité. Ils allaient faire des bêtises, dépenser un argent fou, en se fichant du monde et des gens, juste parce qu’ils n’avaient pas beaucoup de temps ! Dix minutes, dans dix minutes elle aurait des vêtements et elle se fichait pas mal de ce qu’elle porterait… C’était un signe évident qu’elle était éméchée, émotionnellement.

« Je saute dans ta douche » Articula-t-elle ostensiblement pour ne pas brouiller davantage la conversation. Et elle fila d’un petit pas léger. Qui a dit qu’on ne pouvait pas être prête en cinq minutes chrono, quand on est une fille ? Bien sûr que c’est un mythe. Mais elle tendait l’oreille alors qu’elle versait du produit dans le creux de sa main. Lorsqu’elle estima qu’il était silencieux, et donc qu’il avait raccroché, Erin appela :

« Viens sous l’eau, on doit être propre pour Vegas. »
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