AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 20 Mai - 15:50

Erin affichait une mine de celle qui ne comprend pas tout ce qu'elle vient d'entendre. En réalité, elle craignait d'avoir parfaitement saisi les mises en garde de sa belle-maman préférée, au sujet de Karlito. Etrange qu'Olivia ait ce type de craintes, elle le connaissait si bien ? Peut-être qu'Esteban lui en avait longuement parlé ?

Bah. Peu importait. Erin était persuadée que jamais Karl n'aurait la moindre chance face à Elle. Même si savoir que ce meilleur ami homo avait osé faire des propositions à son amoureux l'agaçait, elle avait très bien ancré dans son crâne la précision d'Esteban : il avait rejeté les avances de Karl. Quoi de plus logique, somme toute ? Même si les rumeurs les disaient assez souvent gay, Martha ayant confirmé les doutes, Erin était bien placée pour contredire tous ces cancans débiles. Ca se voyait, enfin, que son Prince était fait pour être avec une femme.

Mais le visage bronzé de son Riche Héritier semblait un peu blême, ses lèvres étaient pincées... Elle passa le bout de son index sur une fossette qui venait de naître son sa joue contrariée.

"Ne t'inquiète pas. Je ne m'en fais pas." Sourit-elle en collant son nez sur sa joue. "Les Converses, même si elles sont très pratiques et mignonnes, on ne veut pas les porter." Pour la Rouquine, la comparaison allait de soit, et serait très claire. Ca semble parfois tentant de chausser des baskets hors d'âge, certaines stars le font, MAIS en réalité c'est une très mauvaise idée. Quand on peut avoir des Versace.

Ca semblait l'avoir profondément chagriné, et lorsqu'il baissa les yeux sur son mobile, Erin le laissa prendre du recul. S'en suivit un murmure dans sa langue maternelle, et le coeur de la Fille à Papa chavira, encore... Elle ne put réprimer un léger rire aigu, de drapa au mieux, en s'éclipsant dans la salle de bain.

"J'adore lorsque tu parles espagnol." Impossible de savoir si elle parlait au miroir gigantesque, ou à son Prince. "Ta bouche n'a pas du tout les mêmes mouvements que d'habitude. C'est tellement plus chantant... Aïe !" Se coupa-t-elle, invisible derrière la porte, elle venait de se cogner certainement. Rien de bien grave, elle reprit.

"Tu m'apprendras quelques mots ? Que je fasse bonne impression à ta mère. Et à ton oncle."
Elle sembla à peine tilter sur le fait qu'Olivia les ait invité chez Sergio Luz Descalzo, c'était secondaire, visiblement, pour elle. Désormais, tout ce qui comptait, c'était de ne pas décevoir Esteban lorsqu'elle rencontrerait Belle-Maman. Et si elle ne la trouvait pas assez bien pour son fils ? Impossible ! Erin ferma les yeux, plissa le front. Impossible ! Elle était la personne la plus idéale pour son fils, il faudrait qu'elle le lui prouve... En ouvrant les yeux, la Rouquine déglutit. Bon... en attendant, elle était nue, son manque de sommeil et les efforts avaient marqués la fraicheur de son visage.

"Il faut qu'on passe au SPA." Fit-elle après un long silence durant lequel elle s'observa, élevant la voix. Se rafraichissant, estimant qu'elle ne pourrait faire mieux dans l'immédiat, Erin réapparut dans la chambre et enfila sa robe, réclamant de l'aide, encore.

"On peut repartir samedi soir. Deux jours et une nuit suffiront, j'en suis sure." Elle voulait le rassurer, il paraissait soucieux de ne rien manquer de leur voyage. Et Erin avait envie de croire qu'ils auraient le temps, un jour, de revenir...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 20 Mai - 20:18

Si la comparaison était censée être claire, pour Esteban, elle était plutôt obscure. Il fallait dire que le jeune homme n'était pas très doué quand il s'agissait de comprendre des sous-entendus. Et aussi qu'il lui semblait tellement INIMAGINABLE d'avoir ne serait-ce qu'une bribe d'ENVIE d'avoir ce genre de relation avec Karl, ou avec tout autre individu de sexe masculin, que... Eh bien que c'était tout bonnement au delà de son système de pensées. Inacceptable. Pire que pas du tout convenable. Révoltant ! Perplexe, il fronça les sourcils et tourna un regard perdu sur Erin (autant que faire se pouvait lorsqu'elle était collée contre sa joue). Il l'enlaça distraitement, tout en essayant de comprendre où elle voulait en venir. Ne pas y parvenir l'angoissait. Il se sentait très bête. Comment pouvait-il avoir manqué le coche, puisque cela semblait si évident ? Il tenta de répondre, hésitant :

"Je... n'ai jamais porté de Converses... Karl portait des Converses tout à l'heure ? Je n'ai absolument rien remarqué..."

Si il était très exigeant envers lui même, et si il arrivait à Esteban d'être observateur en terme de tenues vestimentaires, il ne jugeait les autres que lorsqu'ils étaient soit spécialement mal, soit spécialement bien habillés. Ou alors vêtus d'une manière spécialement peu adaptée à la situation dans laquelle ils se trouvaient. Karl ne faisait jamais partie de ceux là. Il se débrouillait toujours pour rester sobre mais très décent. De ce fait, Esteban ne se souvenait absolument plus de ce que son ami avait porté. La soirée et la bière renversée lui semblaient s'être passés il y avait des années lumière de ça.

Bref... Il reçut un sms, le regarda, réagit en fonction en prenant une teinte pivoine, et même si il savait en un sens que sa mère n'avait pas tort, il ne voyait pas du tout comment aborder le sujet avec Erin. A défaut de le faire maintenant, il ferma précipitamment la fenêtre de messages, et releva le nez pour écouter ce qu'elle avait à lui dire, exagérément intéressé. La contraception attendrait qu'ils soient dans un endroit où ils pourraient acheter le nécessaire... De toute façon, il y avait vraiment peu de chances pour qu'ils remettent le couvert de si tôt. Elle s'éloigna et partit dans la salle de bain. Esteban en profita pour se laisser tomber dans le lit avec un soupir soulagé. Il se sentait lourd... Ses paupières se fermaient toutes seules. Heureusement, la voix d'Erin le tenait éveillé.

Ainsi donc elle appréciait l'entendre parler espagnol ? C'était quelque chose de très naturel pour lui puisqu'il avait appris l'espagnol et l'anglais en même temps, lorsqu'il était petit. Il parlait environ la moitié du temps dans une langue et la moitié dans l'autre (... il ne parlait quasiment qu'à sa mère en espagnol mais ils étaient tous les deux aussi bavards l'un que l'autre, si bien qu'à elle seule, elle faisait facilement concurrence à l'ensemble de toutes les autres personnes avec lesquelles il pouvait communiquer). Il eut un sourire bête, parce qu'il ne savait pas vraiment réagir à ce genre de compliment :

"Ah euh... Je ne m'en rends pas vraiment compte... Mais bien sûr, volontiers ! Bien que tu n'aies absolument pas besoin de ça pour faire bonne impression à ma mère, je t'assure..."

... il avait involontairement oublié de préciser que ça serait aussi le cas pour son oncle. En fait, il le connaissait tellement peu que chaque fois qu'il pensait à lui, il se sentait un peu perplexe. C'était étrange d'avoir de la famille qu'on ne connaissait pas vraiment. Il n'était pas capable de dire ce que Sergio penserait d'Erin... Mais sans doute du bien, car après tout, comment pouvait-on ne pas l'aimer ? Passer au SPA... Il espérait ne pas s'endormir dans les bulles, car ça semblait mal parti. D'ailleurs, lorsqu'il répondit, il fut coupé par un bâillement qu'il n'arriva pas à retenir :

"C'est une.... Bonne idée."

Il se redressa avec peine lorsqu'elle vint le rejoindre, l'aida à se vêtir une fois de plus (il prenait le coup de main ! A moins que l'alcool n'ait juste commencé à refluer ?), puis il déposa un baiser sur ses lèvres, et s'éclipsa à son tour, avec un sourire :

"Ça ne sera jamais assez... Mais c'est toujours mieux qu'une seule nuit. Je reviens."

A son tour, donc, de se préparer juste ce qu'il fallait pour être présentable, puisqu'ils allaient de toute façon retourner se baigner très rapidement dans les minutes à venir. Il sortit au bout de quelques courtes minutes, rassembla ses affaires, les enfila, puis se mit à chercher (une fois de plus) son élastique perdu. Lorsqu'il le retrouva, et remarqua que le fil s'était brisé, Erin eut l'occasion de voir son visage se défaire au ralenti.

"Oh... je crois que j'ai un problème."

Il n'allait plus avoir le choix... mais quel manque de tenue, lorsqu'on était en costume, enfin !
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 22 Mai - 21:56

"Un problème ? Pas de problème, il n'y avait que des solutions." Elle lui sourit et noua de ses deux mains jointes les cheveux de son Prince, en remplacement de son élastique, et avec un sourire merveilleusement attendrit, posa sa bouche sur la sienne.

Ils étaient à Las Vegas. Pour quelques jours. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.



[...]

Et tout était allé pour le mieux. Elle avait trouvé Las Vegas fascinant en arrivant ; alors qu'elle se trouvait dans ce même jet qui les avait conduit vers les néons du bonheur, Erin, épuisée, dormait lamentablement sur son siège, un masque rose brodé de fil argentés formant les lettres "LOVE" assurant à ses yeux aucune interaction avec une méchante lumière.

Oh, des lumières, elle en avait vue... Se souvenir de tout semblait improbable, et pourtant, tout était parfaitement inscrit dans sa mémoire. Il fallait absolument qu'elle raconte tout ça à Martha en rentrant... dans trois heures. Après une sieste de trois heures. Après une nuit de sommeil aussi... Car elle n'en avait pas eu une seule complète depuis jeudi.

Comment oublier la mémorable partie de shopping qu'elle avait cru imposer à Esteban, et qui s'était révélée être un paradis ? Elle avait bien sûr dans ses connaissances, des garçons qui aimaient les boutiques, bien sûr. Mais en général, ils aiment choisir une robe, la regarder essayer, et payer. Esteban était tellement mieux que tous ceux là... ! Il avait été un conseiller adorable, de très bon goût, et ils se complétaient si bien qu'elle songeait avoir passé plusieurs heures dans un même rayon. Oh, bien sûr, elle l'avait pris plaisir à voir son teint foncer légèrement quand elle lui avait fait un strip tease improvisé, bien cachée dans la cabine d'essayage, alors qu'il jetait un oeil, prévenant, pour s'assurer qu'elle n'avait pas besoin d'aide...

Mais il avait fallut se rendre à l'évidence... Ses chaussures n'allaient pas avec la robe, merveilleuse, qu'elle avait choisie. Quelques heures dans le paradis de l'escarpin et elle sembla comblée... MAIS. Elle avait eu envie de vernis à ongles, parce qu'Esteban avait glissé qu'il trouvait ça élégant. Son angoisse de ne pas en porter se transforma en obsession, et elle l'embarqua ensuite dans un immense palais cosmétique. Le rêve... Mais pour trouver la subtilité dans toutes ces teintes, qui pour le néophytes étaient toutes identiques -pauvres d'eux-, elle eut besoin de faire des essais.

Catastrophée, Erin constata qu'elle n'avait la place que pour dix nuances de carmin-grenade glossy. Lorsqu'elle fondit sur son Prince, il dut se demander ce qu'elle avait en tête... et le constata assez vite. Rapidement, trois ongles de sa main droite furent teintés d'un beau vernis distingué. Mais c'était sans compter sur le petit grain de folie, et sur l'alcool... Oui, parce qu'Erin avait eu un peu soif, et comme dans tous palaces merveilleux et aux petits soins, on lui avait apporté une bouteille de Champagne pour la désaltérer.

Alors après deux coupes, souriante, elle essaya de trouver les couleurs les plus criardes et les plus drôles qu'elle put dénicher, pour peindre les ongles d'Esteban avec allégresse. Et comme il n'était pas en reste sur la boisson, ça l'avait même fait rire ! Bien en sécurité dans un petit salon privé, avec deux hôtesses à leur disposition, elle avait fini par trouver LE vernis de ses rêves. Après ça... elle s'absenta aux toilettes, vérifia son maquillage, s'embrassa sur la bouche dans le miroir, et son estomac se rappela à elle.

Pas le temps de dormir ! Il était près de midi quand ils furent bouche-bée devant le spectacle qu'offrait cette fameuse Soucoupe dont elle avait oublié le nom. Mais la vue... la vue... Erin colla son front à la vitre, émerveillée, et elle se sentit investie d'un bonheur sans nom devant les yeux ébahis d'Esteban. Partager cette vue avec lui, leurs mains enlacées, c'était tellement romantique... ! Et le repas qui suivit fut lui aussi grandiose. Là haut, une table élégante, des mets raffinés, hors de prix...

Hors de prix, et carte gargantuesque également... Erin commanda des choses très light et très onéreuses, et crut bon de parier qu'Esteban n'arriverait jamais à manger tout le contenu du menu qui possédait le plus de zéros. Pari tenu, évidemment, puisqu'ils avait aussi pris un apéritif en trinquant joyeusement.

Sortir de table à quinze heures, rien de bien étonnant quand on connait les déjeuners mondains. Pour se détendre après toutes ces émotions, direction le SPA dans un immense, un gigantesque, centre bien-être d'un hôtel de luxe. Rien à déclarer. Erin était pompette, ils s'étaient fait masser en duo, avait barboté dans le jacuzzi non sans qu'elle ne remémore, s'il le fallait, leur dernière baignade dans le jet... Et, après un exploit de neuf heures à rester presque Convenables, il avait fallut qu'elle le rejoigne dans sa cabine au moment où ils devaient se rhabiller. Ce fut fait, mais seulement après un petit moment...

Elle sortit de la cabine les joues rougies et les yeux pétillants. Quand Esteban ressortit, lui, les cheveux bien attachés avec les élastiques qu'ils avaient pu se procurer dans les boutiques, son air pâle l'inquiéta ; et de fait, la chaleur avait du lui faire tourner la tête, et Erin dut gérer un nouvel évanouissement. Fort heureusement, ça n'avait pas été vu par le personnel, car la Rouquine avait encore en tête les mises en garde... ne pas faire de vagues... facile à dire quand on est déjà ivre à seize heures !

Au parc zoologique, avec deux belles glaces (au caramel bien sûr), il lui sembla que le temps ralentissait. A flanner dans les allées, un banc, un flamant rose, des images absurdes échangées avec son Prince, et la confirmation qu'ils étaient, tous les deux sur la même longueur d'ondes... Est-ce qu'il existe des flamants roses mauves, par exemple. Et est-ce qu'on les appelle des Flamauves.

Le soir tombait, ils étaient sur un banc enlacé depuis des siècles, les lumières devaient s'allumer, mais ils étaient dans un écrin de nature idyllique. Elle avait le nez dans son cou, et murmurait que c'était le plus beau jour de sa vie... Comme c'était mignon... Mais pas autant que lorsqu'il se tortilla, pour sortir de sa poche un coffret minuscule. Elle avait déglutit, il avait pâli. Mais pas d'évanouissement en vue non... Dans l'écrin, il y avait une bague, merveilleuse, la plus belle de tous les films à l'eau de rose jamais imaginés.

Il avait balbutié, et elle avait eu du mal à le suivre, parce qu'il partait dans une envolée lyrique encore une fois, elle dut poser ses mains sur les siennes pour réussir à le faire revenir à la réalité et lui faire comprendre qu'elle avait besoin de phrases plus intelligibles... Elle avait enfin réussi à comprendre sa voix enrouée, que ce n'était rien d'officiel, rien de concret, enfin si, mais non mais ... Elle s'en fichait ! Erin l'avait embrassé durant au moins deux ou trois heures, elle s'était rendue compte qu'il faisait nuit, qu'elle pleurait, et qu'elle voulait montrer son annulaire à toute la terre...

Mais un silence pesant les avant recouvert, elle se sentait lourde de cette promesse qui ne valait rien, mais qui représentait tant pour eux deux. Il fallait détendre l'atmosphère... Et elle se souvint qu'il avait perdu son pari, au restaurant panoramique. L'occasion idéale ! "mets mes chaussures" avait-elle déclaré, et elle avait du insister pour qu'il daigne effectué son gage. Il avait donc marché sur ses hauts talons alors qu'elle applaudissait, se sentant immédiatement plus légère.

La nuit était à eux... Le restaurant du Flamingo les retarda un peu, sans parler de l'ascenseur. Elle n'allait quand même pas offenser Olivia en n'écoutant pas ses conseils ? Ayant repris bien sûr ses escarpins, Erin avait invité Esteban à aller se rafraichir dans leur suite ; et elle avait abusé de ce fameux bouton qui bloque les ascenseurs. Ils avaient tous deux besoin de cela pour éviter de penser à tout ce que représentait une bague de "non fiançailles", qu'il était déjà vendredi dans la nuit, que demain après-midi, il faudrait partir... Pas une minute à perdre.

Lorsqu'ils redescendirent, ce fut pour arpenter le sol resplendissant du Casino pour une nuit d'excès. Elle se souvenait des deux premières heures... Du champagne, encore, des dés qu'elle embrassait pour porter change à son Prince, des jetons, des croupiers, des dépenses, des gains un peu aussi... Et ensuite. Eh bien. Ils avaient été en veine, certainement. Enfin sans doute. Peut-être. Elle ne savait pas.

Elle s'était réveillée dans mon immense lit king size sur le ventre d'Esteban, tous deux totalement décoiffés, avec la tête à l'envers. Il était onze heures du matin...

Petit déjeuner au lit, aspirine, et elle retrouva des cotillons dans ses sous-vêtements. Des cotillons avec des symboles chinois, ou quelque chose comme ça. Un regard incrédule à Esteban et ils supposèrent avoir été faire un tour en pleine nuit à Chinatown.

Il fallut réussir à se lever définitivement, à ranger le peu d'affaires qu'ils avaient, et rejoindre la limousine pour un tour de Vegas de jour. Un petit tour dans une grande enseigne pour s'acheter des lunettes de soleil, et éviter qu'on la voit avec une mine affreuse, et Erin découvrait encore un peu plus de merveilles.

Ils n'avait certainement pas tout visité, pas tout vu... Mais il s'était passé plus de choses en deux jours qu'en 21 ans. Elle avait l'impression d'avoir ressenti plus de choses en si peu de temps... Esteban. Juste Esteban.

"Esteban..." Murmura-t-elle dans son sommeil, alors qu'elle s'éveillait péniblement avec la voix de Vince qui venait d'annoncer qu'ils étaient de retour à la Nouvelle Orléans. Ah. Bon. Voilà.
Le rêve prenait fin...

Elle se redressa constata que sa main était enlacée à celle de son Prince, sourit de façon idiote, et frotta son nez contre le sien, alors qu'il paraissait avoir toutes les peines du monde à ouvrir les yeux.
Erin n'avait aucune envie de le laisser là. Aucune envie que Vince la raccompagne devant chez elle. Aucune envie de passer cette nuit sans lui. Elle eut une moue dévastée.

"Dors chez moi cette nuit..." Supplia-t-elle. Et demain, ils partiraient ensemble chez son oncle pour rencontrer une partie de sa famille... et surtout... Olivia.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 23 Mai - 0:00

Esteban était très lourdement installé dans le siège de l'avion. Le décollage l'avait épuisé. Cela faisait trois jours qu'il épuisait ses forces sans compter. Il lui était de plus en plus difficile de récupérer l'énergie qu'il dépensait de façon tout à fait déraisonnable, à force de folies et de nuits incomplètes. Il espérait être en état pour le brunch du lendemain, et il commençait à avoir des doutes : cela faisait un moment que son estomac semblait décidé à ne plus rien vouloir avaler. Il avait trop bu, trop mangé, et pas assez dormi, et il doutait qu'une vraie nuit de sommeil suffise à le remettre d'aplomb.

Ainsi il n'avait même pas eu la force de proposer à Erin de migrer en direction du lit à baldaquin, à l'arrière du jet. Pâle, il somnolait la bouche entrouverte et n'allait pas tarder à partir au pays des rêves. Il savourait avec nostalgie les souvenirs encore frais de leur voyage, qu'il aurait voulu encore pouvoir prolonger même si - il ne fallait pas se leurrer - il n'aurait pas pu tenir ce rythme beaucoup plus longtemps.

Il y avait d'abord eu le Fashion Show Mall.. Ce centre commercial avait été une découverte sensationnelle, et ils avaient tous les deux passé un très bon moment à errer dans les boutiques à la recherche de LA pièce qui conviendrait le mieux à la jeune femme. A force de chercher, ils avaient trouvé, et n'étaient pas repartis peu fiers de leurs explorations. Sur un coup de tête (bien que l'envie ait enflé en lui depuis ce moment où ils avaient échangé leurs fantasmes d'église, de pétales de roses et de marche nuptiale), il avait prétexte une urgente envie d'aller aux toilettes pour s'éclipser dans une bijouterie, où il avait choisi une bague pour Erin. Le but n'était pas réellement de la demander en fiançailles... Mais plutôt de faire "comme si". Il voulait lui faire un cadeau. Il avait besoin de laisser une trace... Et au passage, c'était un moyen d'assouvir un fantasme impossible pour lui. Et pour elle avec lui. Il ne vivrait pas suffisamment longtemps pour avoir la chance de jamais demander quiconque en mariage. Ainsi, le geste serait symbolique. Il avait acheté une chevalière assortie qu'il comptait bien garder sur lui, même plus tard, lorsqu'il serait potentiellement devenu un monstre, et qu'il s'interdirait de rester en contact avec sa famille comme avec Erin ou Karl. Il ne voulait pas risquer de les pervertir, ni les entraîner dans sa déchéance.

Ils avait un peu bu, et tout était parti en tourbillon de couleurs sur les ongles d'Erin... Puis sur les siens, comme elle n'avait plus de place et qu'elle avait besoin d'un sujet de test. Au début il avait été surpris et un peu récalcitrant, mais l'alcool aidant, cela l'avait finalement fait rire une dizaine de minutes, avant qu'il ne se rende compte qu'il ne savait absolument pas comment faire partir cette couleur, que c'était affreusement gênant et peu convenable, et qu'il ne finisse par acheter des gants  dans une matière fine pour cacher le massacre. Erin lui expliqua qu'il lui fallait du dissolvant, mais ils n'auraient pas l'occasion d'utiliser le produit avant d'être rentrés à l'hôtel.

Puis ils allèrent au Stratosphère. Une vue magnifique, qu'il n'oublierait pas de si tôt. Il n'allait pas oublier le repas gargantuesque qu'il avait mangé et été incapable de finir, car c'était ce qui avait réussi à lui retourner l'estomac pour de bon. Depuis ce moment, il avait la nausée, et ne serait sans doute plus capable de manger de langouste ni de crabe pour un bout de temps, car il avait associé le goût (pourtant excellent) de ces aliments à l'état lamentable de son estomac.

Le SPA ensuite avait été plus que bienvenu. Exténué et au bord d'un nouveau malaise, le jeune homme avait profité des massages un maximum. Il s'était même endormi quelques longues minutes, ce qui lui avait permis d'être nettement plus en forme au réveil, ainsi qu'avait pu le constater Erin lorsqu'elle l'avait rejoint dans sa cabine. Cela dit, ces nouveaux exercices avaient été de trop et il s'était encore senti mal.

Il n'avaient pas exagéré et étaient gentiment allé visiter le parc animalier du flamingo, où ils purent faire connaissance avec les flamants roses et tenir des conversations colorées. Esteban en profita pour offrir à Erin la bague qu'il lui avait acheté. Il n'avait pas osé jusqu'à présent, de peur qu'elle interprète mal ou prenne peur face à ce geste. Il s'était précipité pour lui expliquer en détail l'idée qui le soutenait, mais la peur d'être mal compris... le poussa à mal s'exprimer. Si bien qu'il dut s'y reprendre à plusieurs fois avant de finalement réussir à être clair. Son pari perdu du Stratosphère l'amena à se ridiculiser une fois de plus en marchant sur les talons d'Erin (et comme on pouvait l'imaginer, il ne manqua pas de se vautrer dans l'herbe lourdement en se tordant la cheville. Par chance, il ne s'était pas fait d'entorse. Un flamant apeuré en avait néanmoins profité pour lui mordre une cuisse au travers du pantalon, ce qui lui avait arraché un cri de douleur surpris, puis une grappe d'exclamations colériques en espagnol qu'il ne prononçait absolument jamais en temps normal).

Ils rentrèrent à l'hôtel et firent bon usage du bouton d'arrêt d'urgence (le fameux). Ensuite, il fut temps d'apprendre à jouer au casino. Esteban n'était pas très doué pour ça, mais suffisamment riche pour ne pas s'en soucier. Il perdit de l'argent, et en gagna à quelques reprises grâce à la "chance du débutant" (et sans doute aussi grâce aux conseils d'Erin). La nuit ne se termina... pas. Ils avaient forcé sur les cocktails sans vraiment s'en rendre compte, et avaient vraisemblablement fini la soirée à Chinatown, ce qui laissa Esteban profondément perplexe, car il venait d'expérimenter son premier black out, et que c'était une sensation très désagréable et culpabilisante. Une visite de jours en limousine... Et déjà il était temps d'y aller. Esteban n'avait vraiment pas eu envie de passer le seuil du jet... Comme si la magie risquait de se briser. Il ne voulait pas retourner dans le "monde normal". Il ne voulait surtout pas retrouver l'espace de son studio vide et silencieux comme la mort qui l'attendait.

Il se réveilla brutalement, faute à quelques turbulences qui annonçaient l'atterrissage. La voix de Vince leur parvenait à travers les enceintes placées à proximité. Mélancolique, il se laissa porter jusqu'à ce que l'appareil s'arrête réellement. Jusqu'à ce qu'Erin prononce son nom et se frotte contre lui, d'une façon qui amena dans ses veines un peu de la chaleur du Nevada qui semblait l'avoir quitté. Il avait froid, et il déprimait un peu. Le contrecoup du retour. Alors comment refuser la proposition qu'elle lui faisait ? La dernière chose qu'il voulait à cet instant précis, c'était se retrouver seul. Il aurait tout donné pour prolonger encore un peu plus longtemps cet instant... Flotter encore un peu plus loin de sa réalité sinistre, et profiter d'un bonheur éphémère qu'il aurait voulu faire durer pour toujours.

"C'est une bonne idée... Où habites-tu ? Vince peut nous y amener... Mais j'espère que ça ne dérangera personne ?"

D'éventuels colocataires, un parent ? Esteban et Erin avaient parlé de beaucoup de choses, mais certaines des plus évidentes étaient parvenues à rester sous silence. C'était beaucoup plus drôle  de parler de licornes et d'arc en ciel, plutôt que de considérations logistiques, tout de même..
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 26 Juin - 21:16

Oui. Vince pouvait les y amener, et durant tout le trajet, il sembla à Erin qu'elle revenait sur terre petit à petit. Elle s'imaginait une descente de l'apesanteur à la gravité implacable qui devait ruiner le moral des astronautes. Involontairement, elle resta assez silencieuse, indiquant seulement le chemin à prendre pour se rendre jusqu'à son studio. Soudainement, avant de tourner jusqu'à l'immeuble, petit, loin des grands boulevards chics, elle ressentit comme un sentiment de gêne... Elle allait montrer à Esteban ce minuscule appartement, sans dressing, qu'elle n'avait pris que parce qu'il ne coûtait pas cher, parce qu'elle devait cacher à ses parents sa présence à la Nouvelle Orléans, ne pas attirer l'attention sur les activités de son compte en banque...

Et puis, elle se détendit. Le studio de la résidence étudiante qu'occupait son Prince était plus petit, il n'avait pas non plus de dressing. Ce qui était déjà en soi un inadmissible défaut pour un appartement... Mais cela permettait aussi de dissiper son malaise.

"C'est juste ici." Fit-elle en s'avançant pour que Vince puisse l'entendre, chose inutile naturellement, il l'entendait par l'interphone. Erin se réinstalla quelques instants le temps que le chauffeur ne puisse savamment garer une limousine dans un parking privé d'un petit immeuble de centre-ville modeste. Et Erin se rendit compte qu'elle n'avait pas une seule fois lâcher son annulaire. Non, rectification. La bague qui s'y trouvait. Elle n'avait pas cessé de l'effleurer, la caresser, la tourner. Et le simple fait de la regardait semblait lui donner des frissons.

"C'est la plus belle bague que j'ai jamais vu..."
Murmura-t-elle sans s'en rendre compte, alors que la voiture venait de s'arrêter en douceur. Vince ouvrit la portière pour en faire descendre Esteban, et qu'il puisse à son tour, venir recevoir la jeune femme en parfait gentleman. Les voisins allaient adorer.

A la porte de l'immeuble, Erin eut un petit sourire en coin, comme pour se justifier.

"Je ne me souviens plus dans quel état est mon appartement. Je ne suis déjà pas certaine de savoir à quel étage j'habite."
Un petit rire nerveux, les clés dans la serrure, et direction l'ascenseur. Il était loin de ressembler à celui qu'ils avaient longuement connu... Mais elle ne put s'empêcher d'échanger des regards entendus avec Esteban, entre l'amusement et la complicité. Partenaire dans le crime ! Elle saisit sa main et y porta un baiser, avant d'arriver à son étage, et le conduire jusqu'à sa porte.

"C'est là." Il y avait son nom sur la sonnette et du courrier au pied de la porte. Elle l'attrapa sans y porter attention, et ouvrit donc, pour le laisser pénétrer dans son petit chez-elle. "Tadaaam." Elle passa la tête pour vérifier l'état de la pièce principale qui regroupait son salon et sa cuisine américaine minuscule. RAS. Elle fut soulagée et entra à son tour, déposa son sac à main, les paquets, bagages qu'elle avait acquis à Las Vegas et referma derrière elle.

L'appartement était bien rangé, mais les meubles étaient clairement bon marché. Là encore, impossible de louer autre chose qu'un meublé, ses parents auraient immédiatement repérer des transactions douteuses dans des magasins d'ameublement... Ce n'était pas à son goût, mais à l'époque, Dior avait fait quelques décorations qu'elles avaient trouvé drôles. Un buste de femme que la Métamorphe avait reprint façon Picasso, un grand miroir immense, seule folie d'Erin qui était passée inaperçue, achetée en plusieurs fois pour n'éveiller aucun soupçon, se trouvait au dessus d'un canapé un peu fatigué.

La porte ouverte sur sa chambre attestait que son lit n'était pas fait, et elle se sentit rougir. D'un pas vif, elle dépassa Esteban et alla fermer la porte à la hâte. Espérant qu'il n'avait rien remarqué... Il était beaucoup trop maniaque pour tolérer que sa fiancée soit sortie de chez elle sans remettre ses draps au carré, mais Erin avait toujours mille choses en tête... et puis elle avait eu la tête occupée ailleurs en partant la dernière fois. La Soirée Etudiante... Son plan de bataille pour conquérir Esteban Luz-Descalzo...

Elle eut un long soupir, et la Rouquine marcha jusqu'à son réfrigérateur. En l'ouvrant, elle constata que laisser les denrées périssables quatre ou cinq jours là dedans n'était pas une brillante idée...

"Je n'ai rien à manger." Bougonna-t-elle, faussement déçue. Erin n'avait pas faim, elle ne ressentait pas ces choses que les simples mortels ressentent. Même pas le mal de pied avec ces talons merveilleux. Non. Elle réduisit la distance qui la séparait d'Esteban pour lui prendre les mains. "Commandons !" Un sourire aérien sur le visage, il était clair qu'elle lui laissait le choix de la nourriture terrestre qu'ils feraient venir jusqu'à eux.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 28 Juin - 0:22

Non, visiblement, ça ne dérangerait personne. Et le rêve continuerait un peu, même sans le contexte paradisiaque de Vegas. Il irait jusqu'à demain matin. Et même encore plus loin ! Demain, il y aurait le brunch. L'occasion rêvée de présenter Erin à sa mère (... et à son oncle qu'il ne connaissait qu'à peine). Et après le brunch ? Oh, sans doute autre chose. C'était dimanche. Ils trouveraient quoi faire, si elle voulait encore bien de lui. Il n'avait vraiment, vraiment pas hâte de retrouver la solitude de son studio, laquelle allait sans doute lui donner des idées noires, lorsqu'il pouvait vivre des moments de bonheur juste en étant à ses côtés.

Il était bien trop fatigué pour se demander à quoi allait ressembler l'appartement d'Erin. Il l'imaginait forcément mieux que le sien, parce que les studios sur le campus universitaire manquait cruellement de standing, il fallait l'admettre. Mais c'est aussi ce qui faisait leur charme, et lorsqu'il avait emménagé dans le sien, Esteban avait trouvé amusant et très pittoresque la façon dont tout le mobilier semblait bon marché, à la limite perpétuelle de la brisure... Et la taille type mouchoir de poche de l'appartement ? Il avait dû s'y habituer. Une grande aventure ! Il était aussi trop exténué pour être aussi bavard qu'il en avait l'habitude, si bien qu'il resta somme tout assez silencieux sur le trajet. Il tourna une tête paresseuse en direction de la jeune femme lorsqu'elle fit un commentaire sur sa bague. Cela le fit sourire d'une joie sincère, bien que très pâle. Non, ce n'était vraiment pas la forme... Il avait trop tiré sur la corde, et vraiment pas suffisamment dormi.

"Moi aussi c'est la plus belle b... Euh non, désolé, je m'embrouille. Je voulais dire que j'étais heureux qu'elle te plaise. Et je trouve qu'elle te va très bien, surtout décrite ainsi."

Vince vint leur ouvrir la porte. Esteban sortit de la voiture, mais eut un vertige, ce qui força le chauffeur et pilote à le rattraper. L'homme, habituellement impassible, lui jeta un regard inquiet et plus lourd de sens qu'à l'habitude. Il devait commencer à se demander si Esteban ne couvait pas quelque chose d'étrange. Cette faiblesse dont il semblait être pris n'était vraiment pas normale.

"... Est-ce que ça va ?"

Esteban posa une main sur son épaule et lui accorda un rapide sourire pincé. Il n'avait pas envie de s'étendre en explications. Surtout qu'il détestait mentir, même si il avait dû le faire (par omission) plus de fois qu'il n'en pouvait compter.

"Merci Vince, je vais bien... Je n'ai pas eu beaucoup d'heures de sommeil ces derniers jours, rien de plus."

Il parvint malgré son état d'épuisement à accompagner Erin de la façon la plus convenable qui soit jusqu'à la porte de l'immeuble, où elle lui affirma ne pas être certaine de se souvenir de l'étage de son appartement. Un sourire coupable apparut sur les lèvres du brun, qui se rappelait subitement du réveil et des cotillons chinois qui avaient suivi un... énorme trou noir. Oh, qu'il était mal à l'aise à l'idée d'avoir perdu la mémoire de plusieurs heures de sa vie.

"Décidément ! Il ne faudrait pas que les trous de mémoires deviennent une habitude..."

Oh, un ascenseur. Sans rire. Paniqué, Esteban chercha par réflexe le bouton d'arrêt d'urgence des yeux et ne se sentit mieux que lorsqu'il le trouva. Erin ne pouvait avoir que remarqué son manège, parce qu'il n'avait pas été très discret. Elle lui jetait un regard taquin, auquel il répondit par un sourire malicieux. Il avait eu tellement honte, et le coup de téléphone avait été tellement cuisant, qu'il allait avoir ce réflexe (certes ridicule) durant quelques bonnes semaines sans doute.

Arrivé dans l'appartement, Esteban se contenta d'un coup d'œil rapide alentours. D'habitude il aurait été plus attentif à ce qui l'entourait, mais il était fatigué, et puis il était chez Erin. Et être chez Erin, avec Erin, c'était à peu près tout ce qui comptait. Elle aurait pu vivre dans une baignoire sur la plage qu'ils... auraient été un peu serrés. Mais.. ! Ils auraient eu une très très grande piscine. Oh, mais ses pensées étaient excessivement chaotiques... Il entendit une porte se fermer, ce qui eut le don de le réveiller. Il avança vers une chaise contre laquelle il prit appui distraitement : il n'osait pas s'asseoir, mais avait besoin d'un appui. Quant à son estomac... Il était encore un peu barbouillé. Mais il n'allait pas refuser à Erin la commande d'un repas dont elle avait vraisemblablement besoin (sinon elle n'aurait pas fouillé son frigo). Il hocha la tête :

"Très bien ! Tu as envie de quelque chose en particulier ? Oh je crains qu'il ne me faille provisoirement abandonner les fruits de mer... Je n'ai toujours pas digéré le repas du Stratosphère. Ça te dirait de manger mexicain ? Tamales veracruzanos par exemple ? Une sorte de beignets cuits vapeur dans des feuilles de bananier. Il en font sans viande !"

Un plat dont sa mère raffolait et qu'elle avait fait livrer tant de fois qu'il était impossible à Esteban d'en tenir le compte. Du coup, lui aussi avait fini par en raffoler. Il aimait l'idée de faire partager cette passion familiale à Erin... Par contre, il n'avait pas vraiment pensé au fait que l'américain standard possédait une résistance aux épices relativement peu avancée.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 28 Juin - 23:21

Tamalesse Véracruzzzanosse. Elle ne connaissait pas. Mais ça devait être délicieux. Comment pourrait-il en être autrement après tout ? Si c'était un plat mexicain, ce devait être bon. Puisque la famille d'Esteban était originaire du Mexique, qu'Esteban aimait cette spécialité, alors, ce devait être forcément merveilleux. A son image !

Erin acquiesça dès qu'il eut fini de parler, ne lui laissant pas le temps de la réflexion. C'était tout décidé, déjà. Elle avait sur les lèvres un sourire qui en disait long. Qui disait surtout quelque chose de mièvre, et de passionné. De fatigué, aussi. Mais elle avait pour l'instant trop faim pour avoir envie d'aller se coucher sans dîner.

"Je ne connais pas, mais ça doit être très bon. Allons-y pour Mexicain !" Ca changerait de Japonais. Elle avait peu l'habitude des plats étrangers, en réalité... Elle ne réalisa pas que cela risquait de piquer un peu. Dans son imagination, de devait ressembler à des fajitas, comme tous les plats mexicains, non ?

Elle sortit de sa pochette posée près de l'entrée son smartphone et chercha longuement dessus avant de relever le nez, les yeux plissés face à son ignorance.

"Tu connais un bon restaurant, n'est-ce pas ?"
Évidemment... si non, il n'aurait pas proposé. Qu'elle andouille. Erin se sentit gênée, mais ce sentiment ne dura pas ; en quelques jours, elle se sentait avec Esteban comme avec personne d'autre. Naturellement, elle avait des frissons lorsqu'elle l'observait, lorsqu'elle savait qu'il la regardait, lorsqu'il la frôlait...

Elle profita que son Prince passe commande lui-même pour tendre l'oreille et se perdre dans la contemplation de sa bouche lorsqu'il prononçait les noms des plats aux sonorités latines. Qu'il dise encore "enchiladas", juste pour le voir tordre les lèvres de cette manière... Erin courut chercher un post-it où elle noté son adresse et colla le message devant les yeux de l'Héritier pour qu'il puisse donner les bonnes informations au livreur, sans oublier d'ajouter quelques petits cœurs autour.

Enfin, elle retint un soupir éperdu avant qu'il ne raccroche et s'efforça de ne pas paraître trop rêveuse quand il croisa son regard. Raté.

"Excuse-moi une petite seconde."
Souffla-t-elle soudain, passant devant lui en défaisant ses escarpins, et lui volant un baiser au passage. Elle se dirigea vers sa chambre et ouvrit la porte de façon à ce que son corps passe tout juste dans l'ouverture, de peur qu'il ne puisse apercevoir son lit défait.

Dans sa chambre, elle rangea ses chaussures, tira les draps rapidement, remit en ordre quelques vêtements qui traînaient en essayant de faire le moins de bruit possible. Enfin, elle retira sa robe, pour enfiler quelque chose de plus approprié... Elle mit sans doute énormément de temps à farfouiller dans son armoire -minuscule ! l'horreur- car elle entendit sonner à la porte. Le Livreur !

Erin ouvrit la porte de façon à passer sa tête uniquement.

"Je euh... Tu peux aller ouvrir ?"

Impossible d'aller ouvrir en petite tenue... La porte se referma, et Erin dut faire un choix.

Quand elle fut certaine que le livreur était reparti, et bercée par l'odeur épicée qui venait de son salon, la Rouquine refit son apparition, portant... une chemise de nuit. Pas ces affreuses choses que l'on trouve en supermarché, bien sûr que non. Un déshabillé en soie verte aux arabesques élégantes, et ses cheveux étaient noués en un chignon rebondi. Elle soigna son effet, marcha d'un pas aérien, et rejoignit Esteban devant la petite table basse. Elle s'agenouilla lentement, à la hauteur.

"Ca sent tellement bon !"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 29 Juin - 11:24

Si Erin eut l'impression d'avoir dit quelque chose d'idiot, Esteban ne releva pas, et, et ne remarqua d'ailleurs rien. Il lui arrivait assez fréquemment d'enfoncer des portes ouvertes ou de manquer de jugeote. Il était assez rare qu'il remarque ce genre d'erreurs de la part d'autrui lorsqu'il aurait pu être le premier à les faire. Il répondit à la question par un grand sourire satisfait :

"Bien sûr ! J'en ai testé plusieurs, mais celui-ci est vraiment très bon. Du moins, c'est ce que je pense. Et c'est aussi l'avis de ma mère. Autant te dire qu'elle s'y connait."

Un regard (éreinté mais) malicieux plus tard, il avait déjà sorti de sa poche son téléphone et cherchait un numéro dans son carnet de contacts.

Après tout, cette spécialité venait de sa région d'origine ! Olivia n'avait pas été  souvent à la Nouvelle-Orléans avant le procès, mais elle était venue à plusieurs reprises partager un week-end avec Esteban. Bien entendu, il ne l'avait jamais accueillie dans son studio, parfaitement inadapté pour recevoir sa mère. Ce n'était pas comme si la Nouvelle-Orléans manquait d'hôtels de luxe où réserver des suites, même si ces derniers lui semblaient faire pâle figure maintenant qu'il avait connu Las Vegas. En quelques semaines, ils avaient réussi à dresser une carte plutôt fiable des bonnes et des mauvaises adresses parmi une belle liste de restaurants spécialisés en cuisine mexicaine. Esteban l'avait continuée sans Olivia : il aurait difficilement pu se passer du type de nourriture avec lequel il avait grandi. Puis elle avait emménagé en ville, et là, ça avait été le drame : une véritable tempête de japaleños dont on n'avait toujours pas connu la fin.

Au téléphone, Esteban était étonnamment à l'aise. On l'avait déjà vu à plusieurs reprises : son smartphone était son arme principale dès lors qu'il s'agissait de contacter ses nombreuses et utiles connaissances, et de les convaincre de réaliser le moindre de ses désirs excentriques, qu'importe l'heure, la position géographique et la disponibilité théorique du service. Pour cette fois il n'aurait pas à insister beaucoup : le service n'était pas encore terminé (ou alors très récemment), et les tamales veracruzanos faisaient partie intégrante de la carte du restaurant. Il décida tout de même de pimenter la discussion (sans mauvais jeu de mot) lorsqu'il switcha de l'anglais vers l'espagnol, afin de commander un dessert surprise : des churros accompagnés d'atoles au chocolat. Oui mais ! Pas n'importe lesquels. Il n'avait toujours pas oublié le premier soir... Celui de la presque soirée étudiante, où ils avaient envisagé l'idée de manger des sushis multicolores. Il n'y aurait pas de sushis, mais une orgie chromatique, pourquoi pas ! Il demanda au cuisinier (atterré) de colorer les churros façon arc en ciel avec un dégradé dans la longueur. De même il insista pour que les atoles soient au chocolat blanc et qu'on les teinte dans des tons unis mais vifs et gourmands : fushia, turquoise, qu'en savait-il ! Qu'ils se débrouillent : c'était leur travail, et ils seraient bien payés pour l'avoir accompli. Ah. Et un nuage de chantilly sur chaque crème, bien évidemment. Colorée de la même teinte que la crème, mais alors attention : une version pastel, approchant du blanc, parce que c'était beaucoup plus joli ainsi et qu'il fallait compenser la densité des couleurs présentes sur le reste de la nourriture. Sur une idée subite, il demanda enfin à ce que des pépites comestibles brillantes soient parsemées au dessus de la fameuse chantilly. Là encore, il faudrait que la couleur de ces joyaux de sucre soit adaptée à chacune des crèmes, sans quoi ça ne serait vraiment pas convenable. Il parvint même à trouver le moyen de convaincre le restaurant de rajouter à la commande un duo de cocktails au caramel similaire à ceux dont ils avaient fait une véritable orgie à Vegas. Voilà qui leur rappellerait d'agréables souvenirs...

Parti comme il l'était, il termina la discussion en espagnol, parce que ça arrangeait de toute façon son interlocuteur qui était mexicain de souche et parlait un anglais relativement approximatif. Il prit le post-it qu'Erin lui mettait sous les yeux et donna l'adresse de livraison, un sourire grandissant sur ses lèvres alors qu'il remarquait les dessins aériens qu'elle avait ajouté sur le papier. Il tourna un regard lourd de sens sur elle, mais fit en sorte de rester correct jusqu'à la fin de la discussion, où il put enfin raccrocher.

"Voilà ! Ça ne devrait pas mettre très longtemps, par chance je crois bien que ce restaurant n'est pas très loin de chez toi."

Elle déposa un baiser rapide sur ses lèvres qui le laissa sur sa faim, puisqu'elle s'éclipsait provisoirement. Esteban prit sur lui : de toute façon, il était tellement fatigué que ce n'était pas très difficile.

"Aucun souci..."

Si ce n'est que seul, dans une pièce ou rien ne se passait, il avait tendance à piquer du nez. Ses yeux se fermaient tous seuls et il était pris de frissons désagréables. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, il était d'excellente humeur : un sourire flottait sur ses lèvres endormies, comme il se laissait transporter par le souvenir du long week-end qui venait de passer. Il frotta ensemble ses mains gelées, puis une sonnette retentit. Depuis sa chambre, Erin lui demanda d'ouvrir, si bien qu'il força un peu sur ses cordes vocales comateuses pour lui répondre :

"Oui bien entendu, j'y vais !"

D'autant que ça l'arrangeait. Il remercia le livreur (et le paya grassement, comme c'était prévu). L'homme lui annonça que les desserts étaient en cours de préparation, et qu'il les lui apporterait un peu plus tard, en compagnie des cocktails. C'était bien normal : étant données ses exigences, Esteban s'était douté que le cuisinier ne pourrait réaliser sa commande en dix minutes, et il avait demandé à ce que la livraison s'opère en deux temps. Il posa le plat principal sur la table, peu avant qu'Erin ne le rejoigne, et qu'il oublie subitement ce à quoi il était en train de penser. Il n'avait pas prévu qu'elle change de tenue. Cette chemise de nuit était exquise, et si l'effet recherché consistait à lui faire perdre l'usage de son peu de facultés restantes, la jeune femme n'était pas loin d'avoir réussi à atteindre son but. Il s'agenouilla à son tour, et son corps le remercia pour cela : être debout était devenu une véritable torture.

"... Tu as décidément très bon goût ! C'est.. euh. C'est vrai que ça sent bon, n'est-ce pas ! C'est aussi vraiment très bon, au goût. Enfin, c'est mon avis ! Ah ! Mais je ne parle pas du même goût qu'avant, ce serait vraiment déplacé. Oh..."

Oh lala... Il était exténué, et voilà qu'il était en train de se ridiculiser une fois de plus. Ce qu'il venait de dire était invraisemblablement impoli, rustre, embarrassant ! Ses joues précédemment pâlottes avaient pris une couleur cramoisie.  Plutôt que de se perdre un peu plus dans sa confusion, il décida d'ouvrir le sac qui retenait les beignets à l'agréable odeur épicée.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 29 Juin - 16:59

Le sourire d'Erin en disait long sur la satisfaction qu'elle éprouvait face à la réaction d'Esteban. Non pas qu'elle tire du plaisir à le voir embarrassé, bien sûr que non ! Mais il était touchant lorsqu'il se perdait dans des palabres où tout se mélangeait, qu'il faisait des ponts entre deux sujets qui n'avaient, à priori, rien à voir. Et ce, même s'il avait supposément comparé son corps à un beignet. Elle observa ses joues se colorer et essaya de cacher de sourire de ses lèvres, pour ne pas le vexer davantage.

Elle avait bon goût ? En plissant les yeux, elle s'approcha lentement du visage de son Prince pour lui murmurer un très sérieux "N'est-ce-pas ?" Et glisser ses lèvres sur son menton. Pourtant, le parfum qui s'élevait du sachet désormais ouvert ne permettait aucune diversion ; Erin se détourna de lui et observa ces fameux tamales veracruzanos. Ca avait été effectivement cuit dans une sorte de feuille, sans doute de bananier comme avait évoqué Esteban. Ah bon, il y avait des bananes au Mexique ?

Elle dut bien se faire la réflexion que, oui, ça semblait un peu épicé... Mais ces considérations étaient chassées par la faim. Aussi, elle s'empara d'un beignet qu'elle porta à ses lèvres. Avant d'y goûter, elle prit cependant quelques secondes pour rassurer son Prince.

"Tu es drôle lorsque tu es fatigué." Sourit-elle en plissant les yeux de manière malicieuse, avant de croquer dans le beignet. Elle aurait sans doute été plus avisée de prendre son temps, d'une part parce que c'était chaud, d'autre part, parce qu'Erin sentait monter petit à petit les épices à son nez.

Elle ne put s'empêcher de blêmir et de commenter "C'est... ça pique un peu, non ?" Elle était loin de se douter que ce n'était que le début. A mesure qu'elle mâchait, le goût prononcé s'affichait plus clairement, et venait assaillir ses papilles. Elle sentit les larmes monter à ses yeux d'un seul coup, sans pouvoir les retenir. Et bientôt, elle eut l'impression que son corps tout entier était brûlant, avec plein feu sur son visage.

Erin ne mangeait jamais trop épicé, jamais trop acide, jamais trop sucré, ou presque. Son palais délicat se trouvait agressé d'un seul coup, sans crier gare, alors qu'elle aurait pu éviter la catastrophe. Cependant, elle était aussi bien élevée. Et malgré qu'elle puisse cracher des flammes, elle avala lentement, se redressa et chancela un peu. Impossible de se montrer convenable davantage, elle courut jusqu'à la cuisine où elle remplit un grand verre d'eau. A grandes gorgées, elle espérait faire passer le deuxième effet pimentés.

Tournant le dos au salon, elle se sentit soudainement terriblement honteuse. Et si Esteban pensait qu'elle détestait ce plat, que lui adorait ? C'était un drame ! Elle venait d'offenser tout un pays entier ! Ne sachant plus où se mettre ou comment rattraper son affront, la jeune femme se retourna lentement, la mine encore rouge, et revint s'agenouiller devant le sachet de beignets fumants. Elle s'inclina piteusement...

"Excuse-moi... Je... Je n'ai pas l'habitude de manger aussi épicé. Mais c'était très bon ! Je veux dire c'est très bon !" Insista-t-elle, même si sa bouche n'était sans doute pas totalement en mesure d'apprécier le goût des tamales veracruzanos... L'Effet Déshabillé sexy venait d'en prendre un sacré coup...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 29 Juin - 21:45

Esteban n'osa pas lever les yeux durant plusieurs secondes. Oh misère ! Que n'avait-il pas fait en lâchant, sans réfléchir, pareille comparaison... Il était persuadé qu'Erin se vexerait suite à ces propos outranciers, et il ne pourrait pas lui en vouloir. Comme il regrettait, lui qui ne cherchait qu'à rendre la soirée plus agréable ! Il avait peut-être bien tout gâché. Paniqué et penaud, il se concentrait sur la tâche INTENSÉMENT complexe qui consistait à sortir les beignets du sac sans se brûler les doigts. Et ne rigolez pas... Pour quelqu'un d'aussi maladroit que lui, cette opération était effectivement difficile et prenante. Il leva un regard surpris quand elle s'approcha de lui, car elle avait parlé sur un ton dénué de toute colère, et de tout agacement. Était-il possible qu'elle ne lui en veuille pas ?

Il s'essaya à un sourire timide. Elle n'avait pas l'air d'être en train de lui faire une mauvaise plaisanterie, ni de faire semblant de ne pas lui tenir rigueur de ce qu'il venait de se passer pour finalement le poignarder dans le dos au moment où il aurait baissé sa garde.. D'ailleurs, ce n'était très certainement pas le genre d'Erin. Bien évidemment, qu'elle ne ferait jamais ça ! Il frissonna lorsqu'il sentit ses lèvres contre son visage, et parvint finalement à se sentir soulagé. Il avait presque oublié à quel point tout était différent, avec Erin. Il avait beau dire n'importe quoi, elle le prenait toujours bien, avec le rire ou le sourire. C'était quelque chose dont il n'aurait jamais osé rêver.

Béat d'une tranquillité tout juste retrouvée, il attrapa la feuille garnie qui lui était réservée, et émit un rire gêné au commentaire de la jeune femme : A défaut d'avoir l'air intelligent, si il paraissait drôle...

"Eh bien je suppose que c'est déjà ça de pris.. !

Il croqua à son tour dans la nourriture, laquelle avait le goût habituel qu'elle avait toujours eu. C'était très bon, selon lui. Il avait beau ne pas avoir faim, il soupira d'aise. Puis il manqua d'avaler de travers, lorsqu'il vit la tête que faisait la rouquine. Il ouvrit de grand yeux paniqués. Quoi donc..? Était-il possible qu'elle n'aime pas ? Oh mon dieu ! Bien sûr que c'était possible, et ça serait une véritable catastrophe, mais c'était tout à fait probable. Quel idiot il avait fait ! Il aurait sans doute dû choisir un plat moins exotique, pour commencer. Il avait voulu aller beaucoup trop vite ! Il allait s'excuser platement, avec plein de mots qui n'allaient pas les uns avec les autres et paraissaient idiots mis bout à bout, mais ce qu'elle déclara le laissa subitement perplexe.

"... Ah ? Tu trouves que ça pique ?"

Il éloigna le beignet de son visage, fronça les sourcils en observant d'un air de reproche l'endroit où ses dents avaient mordu, tout en se disant que c'était étrange : Ça ne lui semblait pas piquer plus que d'habitude. Piquer plus que... Habitude. Oh. La connexion se fit (un peu tard) dans son cerveau, puis il se mit à blêmir à son tour. Il avait plus ou moins l'impression d'avoir grandi dans un bain de japaleños géant. Les épices faisaient partie de son quotidien, et il avait parfois tendance à oublier qu'elles n'étaient pas dans celui de tout le monde. Surtout pas des américains de souche, qui avaient tendance à avoir le palet fragile. Il prit un air catastrophé, et posa la nourriture coupable sur la table tandis qu'il se tournait vers Erin, pour la voir partir en trombe à la recherche du verre d'eau salvateur.

"... Erin ? Tu vas bien ?"

Il aurait voulu la rejoindre en courant pour s'excuser, mais elle lui tournait le dos, et il était de nouveau en train de craindre qu'elle lui en veuille pour cette (nouvelle) bourde atroce. Il se contenta donc de retenir sa respiration, de s'insulter mentalement, et de maintenir fermement le bord de la table entre ses doigts, jusqu'à ce qu'elle revienne enfin. Coupable, aussi peu fier de lui qu'elle pouvait l'être d'elle, il ajouta précipitamment :

"Ce n'est rien, j'aurais dû y penser ! Seulement j'ai tellement l'habitude de... Ça ne m'a pas traversé l'esprit, je suis terriblement désolé c'était une erreur grossière. Ne te force pas à continuer je t'en prie... J'ai commandé un dessert, il devrait arriver d'ici quelques dizaines de minutes, alors nous mangerons plus équilibré demain, d'accord ?"

Voilà qui lui gâchait son effet de surprise, mais il y avait des priorités, dans la vie. La sauvegarde du palet de sa petite amie en était une très, TRÈS importante ! Il faudrait aussi qu'il pense à envoyer discrètement un message à sa mère pour qu'elle intime à ceux qui prépareraient le repas de ne pas trop charger sur les épices, sans quoi Erin n'allait sans doute pas survivre au brunch. Il s'approcha, posa une main inquiète contre son dos, et regretta de ne pas avoir commandé de pain.

"Est-ce que ça va aller ? L'eau n'est pas très efficace contre ce genre de brûlures..."
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 30 Juin - 11:21

C’était un peu le monde à l’envers, de voir Esteban se confondre en excuse, alors qu’elle venait d’insulter toute une culture, mais cette situation permettait à Erin de se reprendre lentement. Elle avait encore les papilles comme un brasier, et c’était évident, vu ses yeux brillants et le rouge sur son visage, qu’elle se sentait toujours aussi mal, que ce à cause du piment ou de la honte.

Mais il était tellement prévenant et prompt à la rassurer, qu’il faisait se dissiper petit à petit sa gêne. Comment cependant se faire pardonner son affront ? L’évocation du dessert lui envoya dans les yeux des images rassurantes, et elle chercha à respirer plus lentement. En plus, il savait parfaitement que leurs excès depuis plusieurs jours l’angoisseraient une fois le pied posé sur la balance… Il était tellement gentleman ! Lorsqu’Esteban posa sa main sur son dos, elle s’avança pour poser son front sur son épaule lamentablement.

« Je suis tellement désolée… » C’était comme si c’était une affaire d’état. Comme si elle réalisait qu’ils pouvaient ne pas avoir exactement les mêmes goûts. Un désastre… « Je ne pensais pas que ça piquerait autant. » Chercha-t-elle à se justifier, mais le mal était fait. Pourtant, sa langue était encore gonflée, et elle releva piteusement les yeux.

« Tu crois que du lait serait plus efficace ? » Dior aimait les tacos, et elle buvait du lait avec. Ca n’avait peut-être aucun rapport, mais au point où elle en était… Elle se redressa un peu et s’éventa avec sa main. Cependant, une seconde plus tard, à voir la mine d’Esteban, Erin éclatait de rire. C’était à la fois nécessaire et futile, parce que ça lui permettait d’évacuer ce qui restait de honte, et que ça lui évitait de vouloir encore s’excuser.

Son rire ne mourut que lorsqu’elle sentit ses côtes tirer, alors elle s’apaisa et se releva lentement pour aller ouvrir son réfrigérateur, et boire le lait à la bouteille. Pas très glamour, ni très chic, hein ? Elle avait repris mille fois Dior, et mille fois Dior avait continué. Erin venait de se ridiculiser, alors, on s’en fichait pas mal des convenances. Encore.

Ses pieds nus revinrent vers son Prince et elle chercha à soigner un peu plus son entrée, reprit sa place, eut un petit sourire, encore un peu miteux.

« Ça va mieux. » Répondit la Rouquine enfin, les tâches carmin sur son visage, qui disparaissaient, attestaient la véracité de ses dires. Et son regard se mit à pétiller. « Tu as parlé d’un dessert ? » Elle était désormais tout sourire. La bouchée épicée l’avait brûlée, mais mise en appétit. L’odeur qui se dégageait des beignets était appétissantes, elle les regardait avec une étrange envie de les repousser, ou de croquer de nouveau. Mais savoir qu’ils n’étaient pas faits pour elle la laissait frustrée.

« Quel dommage d’être aussi douillette. Ca sent tellement bon ! » Se plaignit Erin en faisant la moue.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 30 Juin - 19:01

Rongé par le remord, Esteban n'aurait pas pu avoir l'air plus coupable que maintenant. Il offrit son épaule à Erin et glissa une main sur sa tête pour lui caresser les cheveux (comme si ce geste risquait d'apaiser sa bouche en feu... mais il se sentait inutile, surtout en n'ayant rien à lui conseiller qui lui permettrait d'éteindre le feu). Elle s'excusa encore... Mais ce n'était pas de sa faute, enfin ! Si elle n'était pas habituée aux épices, il était évident qu'elle ne pouvait supporter un plat aussi relevé. Si on avait demandé à Esteban de soulever 150kg en lift, il en aurait bien été incapable (... pour l'instant).

"... Pas autant que moi."

Gémit-il à moitié. A les entendre, on aurait facilement pu croire qu'ils avaient assassiné l'enfant du voisin en faisant tomber un pot de fleur par la fenêtre à force de faire des galipettes à côté. Chose dont leurs maladresses conjuguées ne les rendaient pas totalement incapables : c'était sans doute ça le plus effrayant.

"Eh bien je ne pensais pas que ça te piquerait autant non plus, mais j'aurais dû réfléchir mieux que ça..."

L'aurait-elle laissé se morfondre plus longtemps qu'il se serait sans doute traité d'idiot tout haut. Mais elle venait d'avoir une idée salvatrice, qui lui redonna un peu le sourire :

"C'est à essayer ! Le lait, c'est plutôt doux, et épais. De ce fait il possède une consistance particulièrement adaptée pour venir à bout de ce genre de problème ! Bien sûr rien ne remplace un pansement plus solide, tel que... Euh... ?"

Son exposé sorti d'il ne savait même pas où cessa brutalement comme la jeune femme éclatait d'un rire qui le laissa perplexe. Rapidement, sa bonne humeur devint communicative. Esteban cessa de se faire (trop de) mouron. Il se prit à arborer un immense sourire, qui dura jusqu'à ce qu'elle se relève et retourne dans la cuisine. Eh bien... C'était un déroulement inattendu, mais il était vrai qu'il fallait sans doute mieux en rire qu'en pleurer. Dès qu'elle fut revenue, il passa une main contre son épaule. Puisqu'ils ne pouvaient pas manger, rien ne les empêchait de se tenir chaud, n'est-ce pas ? Il espérait d'ailleurs ne pas avoir les mains trop froides, étant donné qu'il avait l'impression d'être gelé. Il était rassuré qu'elle se sente mieux, comme en attesta le sourire qu'il lui adressa. Ah... Et voilà qu'elle posait des questions sur le fameux dessert. Il prit un air de malice : ça n'était pas drôle si il lui racontait d'avance l'œuvre d'art (?) totalement folle à laquelle il avait spontanément pensé tandis qu'il était au téléphone avec le restaurant. Il regarda sa montre.

"Je ne suis pas sûr qu'il arrivera tout de suite... Le temps de préparation risque de ne pas être des plus courts. Peut-être encore trente ou quarante minutes... Tu peux attendre jusqu'à là ? Sinon je commande autre chose."

Elle semblait triste de ne pas pouvoir manger les fameux beignets dont l'odeur continuait d'attiser leurs papilles gustatives. Il était vrai que c'était bien dommage... Mais qu'y pouvaient-ils ? Esteban, qui se voulait rassurant, s'approcha d'elle. Il déposa un bref baiser sur ses lèvres. Il n'était pas sûr qu'Erin ait pour ambition de devenir capable d'avaler toutes les cuisines mexicaines que sa mère et lui pourraient avoir l'idée de commander ou de faire préparer par l'avenir, mais comme elle semblait frustrée, il n'allait pas la laisser sombrer dans le découragement.

"Ne t'inquiète pas... Ce n'est rien. Tu pourras réessayer plus tard, tu sais ? Beaucoup de gens commencent par des plats plus doux, et augmentent progressivement la dose d'épice jusqu'à être capable de la supporter sans mal. Oh... Évidemment, rien ne t'y oblige si tu n'en as pas envie."

... Il doutait malheureusement d'être là pour voir le moment où elle réussirait enfin à croquer dans des tamales veracruzanos sans ciller, mais c'était là quelque chose qu'il valait mieux éviter de rappeler. Ce soir, c'était encore un peu Vegas. Surtout avec le dessert et les cocktails qui arriveraient bientôt. Il prit la main d'Erin dans la sienne, et ses doigts tombèrent par inadvertance sur la fameuse bague de non-fiançailles. Encore un rappel de sa mort imminente...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 1 Juil - 18:55

Un simple et fugace baiser sur ses lèvres avaient autant de pouvoir qu'un litre de lait, se dit immédiatement Erin, face aux attentions délicates de son Prince. Il était d'une prévenance remarquable, elle s'en étonnait encore, bien qu'elle ait connu énormément de Mondains chevaleresques, il en était le Maître à tous. Et cette façon de parler inlassablement dès qu'une émotion se faisait plus forte qu'une autre dans son cœur... C'était mignon... Elle le rassura immédiatement avec un sourire franc.

"Non, non, ne commande rien d'autres, je saurai patienter encore. Tu me fais des cachoteries, hein ?" Elle le taquina d'un regard faussement suspicieux, et était loin de se douter combien elle avait raison... Dans des mesures plus anodines, au sujet du dessert, naturellement.

Comme il la conseillait sur la façon la plus adaptée de réussir à ne pas vomir des flammes à chaque bouchée épicée, la Rouquine acquiesça lentement, réfléchissant sans doute elle-même à la méthode la plus appropriée. Il était nécessaire d'y aller par palier, sans doute... Mais il se montrait si prévenant, que la simple idée qu'il la froisse, potentiellement, avec des pincettes, éventuellement... devenait pour Esteban une raison supplémentaire de s'excuser, de parler plus vite, et la regardait comme s'il implorait son pardon pour faute inqualifiable.

Elle fit claquer une bise charnue sur sa joue et un petit rire cristallin se voulut rassurant. Dans la tête de la jeune fille, la Maladie n'avait plus sa place.

"Bien sûr que j'aimerais !" Elle stoppa toute envie à son amoureux de la contredire, son regard était ferme. "S'il n'y a pas de viande, bien sûr. Et quand je serai prête à endurer toutes les tortures piquantes des tacos, on partira à Cancún !" C'était principalement la ville mexicaine la plus connue des étudiants et américains moyens. Même si Erin avait des notions plus poussées en géographie, elle n'était pas attirée plus que cela par des ruines ou des vieux musées. Alors que les plages, la fête et les vagues, ça, c'était fun ! Sans songer que ce qu'elle venait de dire pouvait éventuellement être très réducteur de tout un pays et peu représentatif, elle n'avait pas non plus idée que pour un voyage gastronomique, Cancún n'était pas la destination idéale au Mexique. Mais que voulez-vous...

Elle continuait cependant de lancer des œillades au beignet avec envie, quand elle se rendit compte qu'Esteban avait cessé de manger. Fronçant légèrement les sourcils, la Rouquine gronda légèrement.

"J'espère que tu n'as pas l'intention de laisser tout ça ?" Mais ne put pas garder sa mine théâtrale de marâtre très longtemps. Avec un gloussement, elle reprit plus sérieusement. Enfin, plus malicieusement. "Ca me ferait de la peine si tu ne te régalais pas, à défaut de pouvoir le faire moi aussi. Aller, mange. Tu es tout pâle..." Elle sembla remarquer le piteux état de son Prince, et son regard s'assombrit d'inquiétude. Soudain, ce fut comme un électrochoc. Leucémie. Non, elle n'avait pas oublié, c'est faux ! Elle... avait juste ...

"Tu préfères aller t'allonger ?" Murmura-t-elle en évitant de mettre trop de miel dans sa voix. Il lui semblait que paraître trop maternelle n'était pas approprié.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 1 Juil - 23:32

Esteban répondit à la question d'Erin par un sourire amusé, et le regard de malice innocente qui allait avec. Faire des cachotteries ? Ce n'était pas son genre ! Enfin...... Sauf sur quelques Très Importants Sujets qui lui avaient valu quelques moments difficiles avec sa mère, et qui lui en vaudraient d'autres avec tout le monde par l'avenir, mais lorsqu'il s'agissait d'un cas de force majeure, Esteban n'avait pas l'impression d'avoir le choix. De ce fait, ce n'était pas vraiment comme si il cachait des choses volontairement, n'est-ce pas ?

"Tu ne préfères pas avoir la surprise ? Mais je peux te promettre qu'il n'y aura pas l'ombre d'une épice dans ce dessert, tu pourras le manger sans mal !"

En parlant de ça... Elle n'était pas vouée à rester au "niveau 0" sur l'échelle de Piment toute sa vie. Si elle le voulait, elle pouvait s'y habituer progressivement, en procédant par pallier. Évidemment, il fallait qu'elle en ait envie, et surtout pas qu'elle se sente forcée ! Elle le rassura instantanément sur la question, et le fit d'ailleurs rire par son enthousiasme. Cancún n'aurait pas été son premier choix, mais il était tellement ravi à l'idée de faire visiter son second pays à Erin qu'il n'y pensa pas longtemps : il voyait plus grand, et il avait déjà plein d'étoiles dans les yeux. Il l'embrassa à nouveau, cette fois avec plus de fougue quoiqu'il fut encore très fatigué.

"Pourquoi se contenter d'une ville ? Nous pourrions aussi aller à Veracruz, et à Xalapa. Puis remonter par étapes... Passer par Oaxaca et peut-être Jalisco ! Oh il faudrait certainement y réfléchir plus sérieusement que cela, bien entendu... Je n'ai pas tout en tête."

Et très vraisemblablement, il n'avait tellement plus rien en tête qu'il avait oublié jusqu'au fait qu'il n'aurait sans doute jamais l'occasion de réaliser un voyage de cet acabit de son vivant. De son "non-gisant", eh bien... Il serait mort, et avait bien l'intention de le rester pour tout le monde (sauf pour la Justice). Ce grand voyage ne resterait sans doute jamais qu'un rêve, comme beaucoup d'autres choses desquelles ils avaient parlé durant leur week-end de folie.

Retour à la réalité dès lors qu'Erin lui rappela la présence des beignets sur la table. Embarrassé, il cherchait comment expliquer à la jeune femme qu'il risquait d'avoir du mal à manger tout ça, lorsqu'il n'avait déjà pas suffisamment faim pour avaler sa part à lui. Elle lui épargna un moment de gêne en se rendant compte de son état. Cependant, Esteban était désolé de lui infliger ce spectacle. Il avait remarqué son inquiétude, à laquelle il répondit par un sourire d'excuse. Il aurait aimé que son état de santé le laisse avoir une soirée parfaite de plus, et une journée correcte le temps du brunch, quitte à ce qu'il passe trois jours au lit ensuite.

"... Ils ne sont pas perdus, on pourra les faire réchauffer plus tard. Je dois admettre que j'aurai sans doute plus d'appétit après quelques minutes de repos."

... D'autant qu'une idée troublante était en train de grimper dans son esprit, provisoirement distrait par ses planifications sur comète de voyages en Amérique Latine. La mort imminente, la bague de non-fiançailles, le brunch... Son esprit n'était pas loin de faire une connexion qui avait très certainement besoin d'être faite, si l'on ne voulait pas risquer la catastrophe. Il mit finalement le doigt dessus, et n'en fut pas ravi. Il allait devoir parler de choses désagréables, ce dont il n'avait pas envie. Il allait attendre qu'ils soient tous les deux couchés : il n'était pas certain de supporter cette discussion si il devait maintenir les efforts qui lui permettaient de rester assis.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 4 Juil - 11:03

Toujours inquiète de la triste mine de son Prince Charmant, Erin scrutait son visage avec attention et insistance. Elle se doutait qu’il allait minimiser son état uniquement pour ne pas l’ennuyer elle, pour qu’elle ne se fasse pas trop de mouron, parce qu’il avait toujours à cœur de faire en sorte que tout soit parfait pour elle. Cette attitude était touchante, tellement flatteuse… Mais elle ne voulait pas que ce soit fait au détriment de sa santé déjà malmenée.

Le voyage de retour avait été trop court pour récupérer des émotions et surtout du manque de sommeil flagrant qu’ils avaient cumulé. Ils n’avaient pas été des plus sérieux lors de ce petit séjour improvisé… oh non, loin de là ! Pas du tout… convenable. Un petit sourire éclaira durant un instant son visage, puis elle reprit une expression soucieuse. Il la rassura, mais à son grand soulagement, avoua aussi sa faiblesse. Les grands hommes sont toujours humbles, mais restent honnêtes, se dit-elle avec un brin de fierté qu’Esteban soit SON prince à elle et ait autant de qualités.

Dans le regard si clair de l’Héritier du Gouverneur, Erin y lut beaucoup trop de choses. Il paraissait encore moins en forme qu’auparavant, et elle caressa sa joue en acquiesçant.

« Tu veux te reposer un peu avant le dessert ? » S’il fallait entre 20 et 40 minutes pour que cette surprise n’arrive, il aurait le temps de récupérer un peu. Pas suffisamment, bien sûr. Mais ce serait toujours ça. Il faudrait également à Erin trouver la force raisonnable de ne pas l’embêter alors qu’il irait se glisser dans ses draps, mais la fatigue était là aussi, et sa préoccupation sur l’état d’Esteban suffisait aussi à garder la tête froide. Ou alors, c’était la brûlure des épices qui lui donnaient un léger coup de chaud ?

Le laissant répondre, la Rouquine entreprit de correctement refermer le sachet sur les beignets, à contre cœur cependant. Il avait pourtant raison, pas de quoi s’inquiéter. Elle noua le paquet avec soin et se redressa pour le déposer dans la cuisine sur un minuscule plan de travail qui ne servait pas beaucoup. Si, en réalité, il servait à poser le saladier de salade et crudité pour y préparer une vinaigrette allégée, mais guère plus…

En revenant vers lui, Erin tendit la main pour l’inviter à se relever et à la suivre dans sa chambre. Elle pourrait ainsi constater s’il n’avait pas amoindrit sa fatigue, en lui proposant son modeste soutien jusqu’à son lit. A cette pensée, elle fut parcourue d’un grand frisson amoureux. Elle allait conduire Esteban Luz Descalzo, son petit-ami, dans son lit à elle. Vivement qu’elle raconte tout ça à Martha ! Elle serait effarée de son voyage à Las Vegas, et tout le reste. Surtout la bague. Martha allait hurlé de folie !

« Surtout qu’il faut être en forme pour demain… » Fit-elle, comme si elle répondait à une conversation qui n’avait cependant pas eu lieu. C’était somme toute plus une réflexion. Son esprit vagabondait déjà entre le Mexique et les Flamants Roses, et en arrière-plan, scintillait un diamant.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 4 Juil - 23:56

Le corps d'Esteban hurlait de soulagement qu'Erin lui ait proposé d'aller se reposer. Puisqu'ils ne mangeraient pas avant plusieurs dizaines de minutes, c'était effectivement ce qui semblait être le choix le plus raisonnable. Il était peut-être temps de cesser les folies irréfléchies, sans quoi le jeune homme risquait d'écourter son espérance de vie déjà dramatiquement basse. Le sourire d'excuses qu'il avait encore sur les lèvres s'élargit un peu plus, et il acquiesça discrètement.

"Je pense qu'il s'agirait en effet d'une très bonne idée. Je suis certain que tu ne dois pas être au meilleur de ta forme non plus."

C'était vrai, non ? Elle aussi n'avait que très peu dormi ce week-end. Son état de santé n'était certes pas comparable à celui d'Esteban, mais elle profiterait sans aucun doute de ce repos bien mérité. Le rappeler était une forme de dédramatisation : ce n'était pas la maladie qui le mettait dans cet état ! Seulement, leurs excès auraient exténué n'importe qui. Il retint un frisson soudain, bloqua un début de nausée, ainsi qu'un mal de tête fantôme qui n'allait pas tarder de poindre dans son œil gauche. D'accord... Il était peut-être excessivement fébrile. Il avait de la chance qu'elle soit partie dans la cuisine au moment où il avait eu ce micro-malaise : lorsqu'elle était revenue, il avait déjà repris quelques couleurs, même si il restait plus pâle qu'à l'habitude.

Il prit la main tendue en silence, mais toujours l'air affable. Enfin. Autant que faire se pouvait. Il fallait bien dire que son visage tendu donnait plus l'impression de grimacer que d'être rieur, à cet instant précis. Puis ses doigts tremblaient, et il craignait qu'elle ne le sente, maintenant qu'elle les serrait entre les siens. Erin ouvrit la porte de sa chambre, à laquelle Esteban n'accorda qu'un regard très rapide, car il n'était pas en état de mieux faire. Qu'elle ait ou non refait le lit depuis leur arrivée était à cet instant précis le cadet de ses soucis. Il dut s'asseoir un peu moins convenablement qu'il l'aurait voulu (comprendre, peut-être un peu plus lourdement qu'à l'habitude). Il eut envie de s'allonger instantanément mais ça ne se faisait pas. Surtout pas avec des chaussures aux pieds... Les enlever était une bonne première étape. Un bon moyen d'éviter de s'endormir avant l'heure. Après tout.... Il y avait un sujet un peu délicat qu'il allait être obligé d'aborder, avant qu'il ne l'oublie. C'était une urgence absolue. Il en allait de la bonne entente familiale au sein du noyau Luz-Descalzo, ainsi que de celle de sa mère et d'Erin. Esteban tenait à ce qu'elles s'apprécient. Le contraire eut été trop dommage : il était bien placé pour savoir que leurs goûts et leurs tempéraments s'allieraient à merveille.

"En parlant de demain..."

Fit-il, en glissant une main distraite à l'arrière de son crâne pour détacher sa chevelure. Il avait toujours préféré dormir ainsi : avoir les cheveux tirés en arrière n'aidait en rien à se sentir détendu.

"... Il va peut-être falloir prendre des précautions. Ma mère ne comprendra pas pourquoi les choses se sont ainsi précipitées. Ce serait une catastrophe qu'elle se fasse des idées fausses et nous juge sans savoir... Tout comme ce serait une catastrophe qu'elle en vienne à apprendre que je suis malade."

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas formulé cette fatidique vérité à voix haute, et depuis jeudi soir dernier, ça n'était pas devenu plus agréable. Il espérait qu'Erin comprenne son raisonnement. Elle avait été la première à juger peu convenable l'idée d'avoir une relation sexuelle avec lui dès le premier soir... Seulement, leur vision de choses et leur notion du temps avaient été totalement chamboulées par l'urgence de vivre. Ils n'avaient pas le luxe de reporter à plus tard, puisque Esteban allait mourir. Si tel n'avait pas été le cas, les choses auraient sans doute été différentes. Ils seraient sans doute partis à Las Vegas. Ils auraient sans doute quand même fait tout un tas de folies... Mais peut-être pas en l'espace d'une nuit prolongée sur trois jours.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 9 Juil - 11:41

Son premier regard se porta sur sa main gauche. La bague brillait sous le plafonnier à l'applique épurée des appartements meublés par quelqu'un qui n'a pas de goût et surtout pas les moyens d'aménager correctement. Les reflets étaient délicats, les courbes parfaites, l'éclat merveilleux. Elle sentit malgré elle ses sourcils se froncer comme si elle allait éclater en sanglots. Elle n'était pas idiote. Contrairement à ce que certains pensaient. Elle avait saisi le sens du discours un peu trop embarrassé d'Esteban. Elle caressa le métal précieux d'un doigt léger, presque en adoration.

Il... voulait qu'ils gardent le secret de leurs fiançailles. Parce qu'il avait eu beau dire que ce n'était "rien d'officiel", pour Erin, cela représentait malgré tout le point culminent de la relation la plus importante de sa vie. Elle jeta un regard vers le visage fatigué d'Esteban, espérant peut-être s'assurer qu'il allait se mettre à rire et lui dire que c'était une blague.

Néanmoins, la seconde partie du secret, terriblement plus dramatique, creusa un gouffre dans son estomac. Impossible de réprimer dès lors la piqûre de sa gorge nouée. Son Prince était malade, elle essayait assez souvent de l'oublier, ce qu'elle avait réussi à faire très facilement quand ils étaient à Vegas, et grisée par les premiers moments de leur soirée étudiante avortée. Mais cette fois, ici, c'était le quotidien qui revenait. Et le quotidien d'Esteban, c'était d'être mourant. Dans un réflexe un peu brutal, elle se jeta sur lui et l'embrassa furieusement.

En se détachant de son visage, Erin était plus pâle et n'avait pas réussi à atténuer le creux dans son ventre. Elle avait sans doute espéré qu'en envoyant tout balader et en se jetant éperdument dans les bras de son Prince, elle ferait comme ils avaient toujours fait depuis leur rencontre : ignorer ! Passer outre, ressentir, vivre et tout envoyer balader. Mais ça ne marchait pas cette fois. L'instant était trop poignant pour qu'elle arrive à se reconstituer cette armure autour d'eux et se laisser aller uniquement à s'aimer sans penser à autre chose.

La jeune femme baissa les yeux, le pénible sentiment de devoir affronter la réalité tirant ses traits.

"Je sais..." Murmura-t-elle à contrecœur, même si elle avait envie de s'insurger contre cette injustice. Il était hors de question en réalité qu'elle cache à quiconque cette bague ! C'était la plus belle et la plus magnifique de toutes les bagues du monde ! C'était un crime !
... Et s'il n'avait évoqué que la l'anneau, encore, Erin aurait sans doute réagi ainsi. Cependant, la Maladie, c'était ce qui la forçait à ne pas faire l'enfant gâtée et capricieuse. Elle comprenait l'importance d'un tel secret. Mais saurait-elle tenir sa langue ? C'était sa mère... Submergée par ces préoccupations, elle ne put s'empêcher de gémir.

"Mais il s'agit de ta mère, Esteban. C'est la personne la plus importante de ta famille, tu devrais le lui dire..." Elle se risqua à ouvrir ses draps pour inviter son Prince à s'y glisser. Continuer ainsi à discuter risquait de mettre à mal non seulement leur sommeil, mais aussi et surtout, leur entente, s'ils avaient des avis différents. Et cela, Erin n'était pas prête à l'affronter. Ils DEVAIENT être en harmonie. Peu importait les sacrifices. La Rouquine se blottit contre l'Héritier du Gouverneur et tortilla négligemment une longue mèche de cheveux noir.

"Je te promets que ça se passera bien. Je ne dirai rien. Ni pour la bague. Ni pour..." Elle avala difficilement sa salive. Le dire était encore plus difficile que l'entendre. "Ni pour ta santé." D'une pirouette, elle cala au mieux sa joue contre son épaule.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 9 Juil - 20:45

Esteban se fit violence pour continuer de parler jusqu'au bout de ce qu'il avait prévu de dire. Il ne s'était pas attendu à ce qu'Erin réagisse aussi rapidement. Pourtant, à son expression, elle semblait contrariée. Était-il possible qu'elle ait déjà compris où il voulait en venir, alors qu'il n'avait fait qu'introduire le sujet ? C'était pour lui chose impensable, car il n'était pas très fort pour comprendre les sous-entendus, et il peinait à imaginer qu'on puisse le faire si aisément. Inquiet, il observa quelques courts instants la jeune femme. En serait-elle restée là qu'il aurait commencé à se perdre en explications compliquées sur le pourquoi du comment il serait beaucoup trop suspect d'afficher cette bague au brunch, et comment tout le monde trouverait vraiment peu décent l'idée qu'ils se soient "fiancés" si tôt après s'être rencontré. Ce cadeau qu'il avait fait à Erin n'avait pas exactement la même symbolique qu'un bijou de fiançailles. Elle le savait. Ce n'était pas le cas de leurs familles. Ce n'était vraiment pas le moment qu'un (nouveau) scandale explose et emporte la paix difficilement retrouvée du foyer Luz-Descalzo, et il doutait que les Rosenbach prennent beaucoup mieux la nouvelle. C'était regrettable, mais pour cette fois, il fallait absolument qu'ils soient raisonnables.

Il n'eut pas l'occasion de dérouler tout son argumentaire puisqu'elle lui sauta littéralement dessus, et l'emporta dans un baiser sauvage. Il était tellement surpris qu'il en oublia de répondre tout de suite. Il fallut quelques instants avant qu'il ne s'adapte à la fougue d'Erin et  glisse les mains dans son dos pour l'enlacer amoureusement. L'instant fut agréable, intense... Mais le bonheur repartit aussi vite qu'il était venu du moment que les jeunes gens regagnèrent une distance suffisante pour permettre à la discussion d'être continuée. Erin était bien pâle, mais ne semblait pas être sur le point de s'énerver. A l'en croire, "elle savait", et était donc prête à coopérer. Esteban n'était pas tranquille pour autant.

"... Je ne sais pas si tu as bien compris où je voulais en venir..."

Et il n'en vint à pas grand chose, car la rouquine, involontairement, tapa pile dans une blessure encore mal refermée. Il sentit sa gorge se nouer, et accusa le coup. Son visage se crispa sous l'effet de la douleur et de la culpabilité. Il baissa les yeux, et se mit à marmonner rapidement :

"Je... Je ne peux pas... Il y a trop de choses qui sont en jeu. Elle ne me laisserait pas aller jusqu'au bout..."

Elle le forcerait à aller à l'hôpital... A prendre tout un tas de médicaments, qui ne serviraient qu'à alléger sa douleur. Elle n'accepterait jamais l'idée que la médecine ne puisse plus l'aider. Elle serait même capable de faire venir des armadas de prêtres, ou de partir en pèlerinage dans l'espoir qu'il soit touché par la grâce divine et qu'une guérison miraculeuse lui soit accordée. Esteban n'avait pas le temps pour ça. Il y avait le procès. Il ne pouvait pas se permettre de donner à son père du grain à moudre, et il était persuadé que Darian était ce genre d'homme capable de tourner la plus petite des anecdotes à son avantage. Eh puis, il y avait La Solution Extrême. Celle qu'il rechignait à envisager, et qu'il était pourtant prêt à choisir si le procès s'éternisait tandis que sa santé vacillait trop vite. Si Olivia était au courant de son état de santé, il pouvait dire Adieu à sa "chasse au vampire", destinée à trouver un mort vivant qui accepterait de le transformer au moment venu. Il serait sous surveillance permanente. Bien sûr, il n'y avait pas que ça. Il secoua la tête tristement.

"Elle ne le supportera pas... Pas avec le procès... Et le divorce en même temps... Non, je lui cache depuis trop longtemps, et je lui ai déjà fait suffisamment de mal comme ça."

Il allait sans dire qu'il allait lui en faire quand même... Si il devait aller jusqu'au bout de ses pires prévisions, il lui en ferait encore bien plus. C'était terrible... Mais avait-il une autre solution ? Une fois de plus il se sentait pieds et poings liés. Entraîné dans l'engrenage de ses propres actions, dont il avait perdu le contrôle. Il enleva son blaser, l'air misérable et préoccupé. Il prit tout de même le temps de le plier le plus correctement du monde avant de se coucher dans le lit ouvert, bientôt rejoint par Erin dont il accueillit la présence chaude et réconfortante avec gratitude. Il en avait presque oublié la bague. Ce fut-elle qui en parla finalement la première, ce qui eut le don de surprendre Esteban une fois supplémentaire. Les précédentes émotions négatives refluaient, remplacées par un soulagement qui prit la forme d'un sourire un peu idiot sur son visage. Une bouffée d'affection le prit au dépourvu, et il caressa la joue d'Erin, avant de faire de même avec ses cheveux et de déposer un baiser sur son front. Il n'avait presque rien dit, mais elle avait tout compris. Vraiment, elle était différente. Elle était merveilleuse. Il était le mourant le plus heureux du monde. Il aurait "suffi" qu'il ne soit justement pas en train de rendre l'âme pour que sa vie soit subitement devenue parfaite.

"... Merci."

C'était court. Diablement court même, pour Esteban. Ce simple mot transportait pourtant beaucoup de signification. La fatigue était en train de le rattraper et il était obligé de cligner des yeux pour ne pas qu'ils se ferment tous seuls. Il glissa une main contre la taille de la jeune femme et décida de cesser de combattre le sommeil, le nez dans sa merveilleuse chevelure.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Juil - 11:05

Ce fut la sonnette qui la fit se réveiller en sursaut. Elle avait été perdue dans un rêve désagréable où elle courait vers une piscine qui s'éloignait à chaque foulée, et où Esteban, dans une bouée turquoise lui faisait signe de le rejoindre. La frustration de ne jamais atteindre son but et l'étrangeté que constituait cette écharpe autour de sa gorge qui l'étranglait presque à mesure qu'elle courait, lui laissèrent un sentiment pénible lorsqu'elle se redressa.

Les cheveux à peine décoiffés, elle jeta un oeil à Esteban dont les sourcils étaient froncés... Il devait être en train de s'éveiller, d'autant que la sonnette retentissait à nouveau. Qui venait les déranger à une heure indue ?! Elle s'apprêtait à aller dire ses quatre vérités à cet importun, parce que cela ne se faisait pas de sonner chez les honnêtes gens en pleine nuit, à moins qu'il y ait le feu, naturellement.

Elle renoua correctement la ceinture de soie autour de sa taille et avança dans l'appartement sombre avant d'ouvrir la porte d'entrée, méfiante, laissant la petite chainette la protéger d'un éventuel danger, et cachant par la même sa tenue à des yeux étrangers.

Mais ce n'était ni un pompier, ni un cambrioleur. Un homme au teint très mate et aux gros sourcils foncés lui sourit à pleines dents et lui tendit un carton d'une taille étrangement grande ; Erin ne comprit pas tout de suite qu'il s'agissait des fameux desserts surprises et voulut poser quelques questions, mais le livreur, avec un accent prononcé, déclara que tout était réglé d'avance par le monsieur, et il avait ajouté un
¡Buen provecho! qui l'avait laissée songeuse.

Elle dut ouvrir la porte en grand et remercia le livreur avec un pourboire généreux, ne pouvait se résoudre à le laisser repartir sans rien, à cette heure-ci. Encore un peu dans les brumes d'un sommeil agité et peu réparateur, la Rouquine marcha pieds nus jusqu'au salon et posa le carton sur la table basse... Elle rêvait de l'ouvrir mais supposa qu'Esteban serait terriblement déçu, et sans doute blessé, qu'elle ne l'attende pas. Il avait voulu lui faire une surprise, ce ne serait certainement pas poli de jeter un œil avant.

Pleine d'un dilemme affreux, ne sachant choisir entre succomber à sa curiosité, elle qui n'avait jamais su résister à la tentation, et le refus de blesser son Amoureux, Erin resta devant le carton un petit moment en silence. Instinctivement, elle se rendit compte que ses doigts avaient de nouveau trouvé le chemin de son anneau, et qu'elle le faisait tourner autour de son annulaire.

Il allait falloir qu'elle le retire, demain... Erin eut une moue d'enfant gâtée qui rechigne. C'était injuste ! Si sa mère comprenait qu'on pouvait partir à las Vegas n'importe comment sans bagage pour faire la tournée des hôtels de luxe et jouer au casino, avec une fille qu'on venait de rencontrer, et qu'on était trop fougueux -et éméchés- pour se faire pincer par un couple d'aristo dans un ascenseur, alors on pouvait bien être assez fous pour échanger des vœux caduques, absurdes, qui n'iraient jamais nulle part ailleurs que quelques mois, parce qu'il allait mourir !

Mourir ! Voilà !

Dans la confusion la plus totale, Erin arracha la bague de son doigt et la posa violemment sur la table basse dans un bruit sec. Voilà ! Justice infâme ! Quelle justice ? On laissait vivre des pauvres gens avec le cancer et on reprenait les plus riches avec une Leucémie ?! Quel intérêt d'être millionnaire si l'on mourait comme les autres ? A quoi servait les dons aux Organismes Médicaux ? Et ces minables hôpitaux ? Les cliniques ? Les Chercheurs ? Personne n'était foutu de trouver comme guérir cette maladie ? Mais à quoi passaient-ils tous leur journée enfin ?!

Tremblante de fureur contre un ennemi invisible, elle eut un mouvement de la jambe, prête à donner un coup de pied dans sa table basse, mais un bruit la fit se stopper en pleine action. Dans un angle de sa vision, Esteban venait d'apparaître et elle se sentit blêmir.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Juil - 12:56

Esteban émergeait lentement d'un sommeil sans rêves. Tout son être était lourd et embourbé dans une mélasse invisible qui l'empêchait d'ouvrir les yeux et de bouger. La sonnette seule n'aurait sans doute pas suffi à le tirer de ce repos d'urgence, dont il avait eu désespérément besoin. Ce n'est que parce qu'Erin avait bougé puis s'était levée, laissant la place à côté de lui fraîche et beaucoup trop vide à son goût, qu'il retrouva le chemin vers la pleine conscience. Il cligna des yeux. Une voix masculine parvenait à ses oreilles depuis le couloir. Il resta un instant perplexe lorsqu'il comprit que l'homme - qui qu'il fut - était en train de parler dans un mélange d'espagnol et d'anglais avec un accent mexicain à couper au couteau. Puis l'homme souhaita bon appétit à Erin, et le jeune homme se souvint. Les desserts ! Son cœur fit un bond gigantesque dans sa poitrine, avant qu'un sourire satisfait ne le gagne. Son enthousiasme soudain lui avait fait l'effet d'un coup de jus et l'avait réveillé, mais il se sentait encore un peu faible. Il entreprit de se lever lentement, sans forcer. Son esprit, lui, était déjà parti au pays des strass et des arcs en ciels : il essayait d'imaginer à quoi ce fameux dessert allait ressembler. Auraient-ils réussi à dégrader la couleur des churros correctement ? Oh... Si c'était le cas, ce serait sublime ! Il faudrait sans doute prendre une photo !

Comme on l'aura compris, ses pensées sombres étaient parties très loin. Esteban savait être d'un optimisme inattendu. Il n'était plus que dans l'instant présent, dont il entendait bien profiter un maximum. Il avait pensé les quelques "détails" gênants concernant le lendemain réglés une bonne fois pour toute. Il avait été heureux de voir Erin accepter les sacrifices qu'il était obligé de lui demander avec tant de facilité.

Pourtant, lorsqu'il passa la porte de la chambre, il tomba sur une vision étrange qui fit fondre son sourire et le transforma en une expression de perplexité inquiète. Les mots qu'il avait sur les lèvres restèrent coincés. Il vit Erin, visiblement furieuse contre quelque chose ou quelqu'un.... Son pied levé, dans un geste qui donnait l'impression qu'elle allait taper dans la table basse (ce qui risquait de gâcher au mieux les cocktails, au pire tout le dessert). Il vit la bague sur un coin de la fameuse table... Ses sourcils se froncèrent, et son esprit se mit à brasser l'air sauvagement, pour tenter de recomposer la situation et de lui trouver un sens. Allait-il tomber juste, ou bien serait-il une fois de plus totalement à côté de la plaque ? Le suspens était à son comble... Enfin. Lorsqu'on le connaissait, pas vraiment....

"... Est-ce que le livreur a été désagréable avec toi ? A t-il dit ou fait quelque chose de déplacé ?"

... Car voilà la conclusion à laquelle il était arrivé. Il s'approcha d'Erin, remarqua encore la bague sur la table, et se dit simplement qu'elle avait dû l'enlever en avance pour ne pas oublier de le faire au matin. Son regard interrogatif se posa simplement dans celui de la jeune femme. Il avait repris quelques forces. Bien sûr, il paraissait encore un peu fatigué, et il avait des cernes qui ne partiraient pas en une nuit, mais il était un peu moins pâle. Il avait cessé de donner l'impression d'être à deux doigts de mourir (même si c'était toujours le cas, concrètement). Sa stature paraissait plus solide. Son attitude, quant à elle, était hésitante. Face à une crise dont il n'était pas sûr de comprendre l'origine, il ne savait pas vraiment quelle réaction il aurait dû adopter.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Juil - 13:35

Sa jambe commença à trembler dangereusement et elle sentit une crampe la gagner. Rabaissant sa jambe lentement, comme dans l'espoir qu'un geste millimétré passerait inaperçu, Erin resta sans respirer tout le temps de la réflexion d'Esteban... Il savait. C'était sûr. Il savait qu'elle avait enlevé la bague, elle avait vu ses yeux se poser dessus. Il avait tout deviné, il devait être en train de chercher mentalement les mots les plus corrects pour lui avouer sa douleur qu'elle ait été aussi méchante. Aussi ingrate, d'avoir comme ça succombé à la rage et d'avoir presque balancer ce cadeau d'une valeur inestimable (et pas qu'en dollars).

Elle resta suspendue à ses lèvres et quand il parla... eh bien elle eut une seconde de hoquet. Hein ? Ah, le paquet. Elle sembla se souvenir de son existence et de nouveau s'en voulut immédiatement. Elle avait complètement oublié la surprise. Les desserts surprises. Erin se sentit idiote et honteuse, d'une parce qu'elle avait été surprise dans une situation peu raisonnable, de deux, parce qu'elle s'était fait de fausses idées sur la réaction de son Prince, qui s'inquiétait pour elle, qui était encore une fois un gentleman adorable.

Entre ses dents, passa un soupir de soulagement discret. Ca la calma un peu, la Rouquine avala sa salive et prit la décision de cacher toute cette histoire déplorable. C'est pourquoi elle détournerait son attention en parlant du dessert. Oui, bonne idée !

"Comment ? Oh, non. Non, rassure-toi. Il a été charmant." Bon début, elle se recoiffa sagement, mesurant bien ses gestes, et reporta son attention sur le carton encore fermé. Malheureusement, ses yeux tombèrent irrémédiablement sur l'anneau qui brillait. Ne pas se laisser déstabiliser, parler du dessert, parler du dessert.

"C'est juste que... " Du dessert ! "Ca me fait de la peine de devoir retirer ma bague, voilà." Avoua-t-elle d'un bloc, l'air penaud. Mais quand même un peu insistant. Difficile de se défaire de son attitude de petite princesse qui exige et qui obtient...

Dans un geste vif, elle enferma l'anneau au creux de sa main et l'enfila à son doigt comme une provocation. Loin d'elle l'intention de se fâcher avec Esteban, ou de désobéir à sa demande, bien sûr... Mais Erin n'était pas faite pour cacher durablement quelque chose à quelqu'un et encore moins à son amoureux. Elle l'avait remarqué très vite dès leur rencontre, elle se sentait incapable de lui mentir sur ses sentiments. Si non, elle n'aurait jamais avoué avoir tout manigancé avec la fête, la bière etc...

Allait-elle continuer sur sa lancée ? Lui déverser tout ce qu'elle avait sur la conscience ? La jeune femme ne s'en sentit pas capable, cependant. Elle n'eut pas le cœur à briser la suite d'un voyage merveilleux où la maladie avait été ignorée. S'ils avaient peu de temps à passer ensemble, Erin songeait qu'il n'y avait pas une minute à perdre en lamentation et en bouderies... Aussi prit-elle une profonde inspiration, et sur son visage, un large sourire, radieux, merveilleux, brillant venait de se peindre.

Le talent de toutes les femmes du grand monde. Sourire. Quoi qu'il arrive. Se convaincre que tout allait bien. Après tout, ils étaient tous les deux pour le moment. Demain, il lui présentait sa mère et son oncle. Et il avait commandé des desserts surprises rien que pour elle. Il était parfait et devait le rester. Erin chassa lentement toute particule néfaste de son esprit... Elle aurait le temps, plus tard, de hurler à l'injustice et à la douleur...

"Excuse-moi c'est égoïste de ma part de me plaindre comme ça." Conclut-elle, en essayant d'être humble, ce qui n'était pas une mince affaire. "Ce n'est pas l'objet qui compte." Elle vint à sa rencontre et glissa ses doigts sur les temps, puis sur toute la longueur de ses cheveux noirs. Son œil ne put s'empêcher tout de même d'être attiré par l'éclat fugace du métal précieux dans les mèches sombres.

"Si tu me faisais plutôt découvrir le contenu de cette boîte secrète ?" Murmura-t-elle, son souffle sur sa bouche.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Juil - 19:04

Le jeune homme nageait littéralement dans la perplexité. Si Erin n'avait eu aucun problème avec le livreur, alors que s'était-il passé au juste pour qu'elle s'énerve ainsi ? Son expression confuse ne laissait place à aucun doute : il avait perdu sa seule piste, et peinait à en trouve une autre. S'était-il passé quelque chose d'autre pendant qu'il dormait ? Un coup de téléphone désagréable peut-être ..?

Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle évoqua la bague. Le fait qu'elle soit triste de devoir l'enlever... Esteban avait cru ce problème relégué au passé, mais visiblement, il avait mal cru. Il fallait dire qu'ils n'avaient échangé que très peu de mots avant d'aller dormir, et ce qui lui avait paru clair comme de l'eau de roche ne l'avait peut-être pas été à ce point. Peut-être n'avait-elle pas tout compris. Il continua de la regarder dans les yeux sans ciller tandis qu'elle remettait la bague et semblait lutter pour passer à autre chose. Une lueur blessée obscurcit peut-être ses prunelles durant quelques courtes secondes, tandis qu'il était en train de se repasser la scène précédente, et d'y associer une toute autre signification. Était-elle en colère contre lui ? Suffisamment pour vouloir briser le fruit de ses initiatives dans un accès de rage ? L'idée ne lui vint même pas qu'elle avait failli se faire très mal car, comme on l'aura remarqué, il manquait parfois quelques cases à son raisonnement. Il accusa le coup en silence. Aurait-ce été quelqu'un d'autre qu'Erin, ses plus mauvais côtés auraient certainement pu reprendre le dessus. Il aurait pu se vexer, faire la tête, jacasser avec  caprice et mauvaise humeur pendant des jours à ce sujet, sans manquer une occasion de rappeler sa vexation dès lors qu'une perche lui était tendue... Mais c'était Erin. Elle avait illuminé quelques uns de ses derniers jours, et il ne voulait pas risquer de la perdre. Ce qu'il vivait avec elle était nouveau. Incroyable. Il aurait été dommage de gâcher le peu de temps qu'ils passeraient ensemble en disputes. Il aurait dû insister... Il aurait dû dire les mots qu'il avait prévu de prononcer, mais qui n'étaient jamais sortis puisqu'il avait cru qu'elle avait saisi la situation dans son entièreté.

Il était souvent naïf... très naïf, voire trop. Parfois cependant il lui arrivait d'avoir des moments de lucidité, ainsi que c'était le cas à l'instant même. Il ne se laissa pas désarçonner par le sourire qu'elle lui accordait... Ni par la main dans ses cheveux. Il porta la sienne contre la joue de la jeune femme, ignorant ses derniers mots. Le dessert était dorénavant très loin de son esprit. C'était fou, comme le sujet de ses préoccupations pouvait varier brutalement d'une chose à l'autre, sans que cela semble le perturber outre mesure. Son regard vert d'eau était grand ouvert et fixait Erin avec un sérieux somme toute inhabituel. "Ce n'est pas l'objet qui compte". Avait-elle conscience de la portée de ces mots ?

"Erin... Ne va pas croire que ce que je te demande me fait plaisir. Je ne t'ai pas offert cette bague pour que tu la caches. Je ne regrette certainement pas mon geste, et jamais je ne pourrais en avoir honte. Tout est allé très vite, c'est vrai... Mais tu es apparue à un moment phare de ma vie. Ce... J'avais perdu tout espoir de vivre quelque chose comme ça un jour. Je ne suis pas très fort pour ces choses là, et je n'avais juste plus suffisamment de temps. Ces derniers jours... Et le fait de t'avoir ainsi devant moi. Je le vis comme un véritable miracle. Ce bijou n'a pas suffisamment de valeur pour exprimer ce que tout ça représente à mes yeux."

C'était l'un de ces rares moments où l'esprit d'Esteban se rangeait suffisamment pour qu'il sache utiliser les mots à bon escient (comprendre : dans le bon ordre, et de façon globalement cohérente). L'adrénaline, la peur de casser quelque chose d'irréparable et la peur de blesser pouvaient parfois faire des miracles, justement. A en croire la détermination farouche dans son regard, il n'avait pas terminé :

"... Mais il n'y a que nous deux qui pouvons comprendre tout ça. Si les choses avaient été différentes... Tu serais sans doute rentrée chez toi, jeudi dernier. Il ne se serait rien passé, parce que nous aurions pris notre temps, comme tu voulais le faire au début... Toi non plus tu n'as pas compris tout de suite pourquoi ce n'était pas possible, il a fallu que je t'explique des choses que je ne peux me permettre de révéler à personne d'autre. Nous serions allé à Las Vegas plus tard, et peut-être plusieurs fois. Au Mexique, et encore ailleurs. Ça se serait peut-être compté en semaines, en mois... Des brunch comme celui de demain, il y en aurait eu plusieurs. Et des soirées... des journées... un tas de moments inestimables. Je t'aurais offert cette bague à un moment où personne n'y aurait plus rien trouvé à redire... Nous aurions été légitimes aux yeux du monde, et ce cadeau... accompagné d'une demande officielle. C'est comme ça que les choses auraient dû se passer, dans un monde où tout irait bien. Aux yeux de ma mère, il n'y a aucune raison pour qu'il en aille autrement... Et pour bien des raisons il ne faut pas qu'elle sorte de cet idéal. Même si tu ne la portes pas demain, elle ne va pas s'envoler, et tu pourras la mettre dès lundi. Tout ce qu'elle signifie ne va pas disparaître. Il ne faut pas que ça te fasse de la peine... avec ou sans, tu resteras merveilleuse... Quand bien même elle ne serait pas à ton doigt, imagine simplement qu'elle y est. Moi, je peux sentir sa présence dès lors que je te regarde..."

Son froncement de sourcils buté était (enfin) en train de disparaître, et il se rendait compte que, sur un coup de tête, il avait (énormément) beaucoup parlé. Son pouce glissa une dernière fois contre la joue de la rousse. Une tâche rouge apparut au niveau de ses oreilles, et il espéra ne pas avoir raconté de sottises. Il avait cherché à exprimer ses sentiments avec des mots... et voilà ce qui était arrivé. Minuit sonna (façon de parler, il était sans doute plus tard que ça), et le charme fut rompu. Le carrosse se changea en limousine (orange, et avec un visage, si vous préférez), les chaussons de verre en talons louboutin, et les grandes phrases pompeuses en balbutiements mal maîtrisés :

"... Oh. J'imagine qu'il est un peu idiot de parler de bague fantôme... Je suis désolé, je me suis laissé emporter. Mais enfin... Je. J'espère que tu vois ce que je veux dire... Sinon je peux l'expliquer autrement ! Il paraît que les choses sont toujours plus aisées à comprendre lorsqu'on les présente une seconde fois sous un autre angle. Ou bien..! Hm. Je devrais peut-être ouvrir la boîte avant que son contenu ne se réchauffe..."

Subitement, il se demandait si il avait été bien utile de se perdre dans les nombreux détails qu'il avait évoqué... Peut-être avait-il, pour beaucoup de choses, énoncé l'évidence. Il observait Erin, désespéré, en espérant qu'elle ait réussi à cerner ce qu'il avait essayé de dire... Et en espérant qu'elle le prenne bien. Il aurait voulu l'embrasser, mais n'osait plus rien faire en attendant sa réaction.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 11 Juil - 16:47

Erin était totalement incapable de masquer la terrible honte qui l'avait envahie. Ce qu'elle venait de dire, et de faire, avait sans doute profondément blessé Esteban. Assez pour qu'il ait besoin d'un discours interminable pour essayer de lui faire entendre raison. Mais comment lui dire qu'elle savait parfaitement qu'il avait raison, bien sûr qu'elle savait l'importance de ne rien révéler... Et qu'elle ressentait pourtant une profonde injustice. Idiote, et infantile. Celle de connaître où se trouve le bien, où se trouve le mal. Mais tout de même regretter de devoir prendre le bon chemin.

Erin ne pouvait se résoudre à parler, à lui couper la parole, alors qu'elle sentait monter en elle un flot furieux de sanglots. Ce qu'il disait la touchait comme jamais on ne l'avait fait. Des frissons la rendaient fébrile, augmentant son malaise... Il voulait tellement lui exprimer ses sentiments de manière claire pour apaiser sans doute sa peine immature, et égoïste. Son visage se colora d'un rose ému, et elle ne put rapidement plus freiner ses larmes.

"C'est... c'est la chose la plus belle qu'on m'ait jamais dite." Finit-elle par se livrer, maladroitement. Parce que parlementer sur une mort prochaine et un avenir qui n'arriverait jamais était beau ? Son visage se crispa dans une moue désolée.

"Non, enfin, je veux dire..." Elle enlaça la taille fine de son Prince et colla sa joue humide contre sa chemise froissée, écoutant son coeur battre, songeant que sans doute un jour elle n'aurait plus le bonheur de pouvoir agir ainsi... Et sans savoir à quel point elle avait raison... "C'est aussi la chose la plus triste qu'on m'ait jamais dite, mais..." Elle n'arrivait pas à aligner correctement ses pensées. Elle se mordit encore la lèvre, fronçant les sourcils dans un rictus douloureux, se sentant terriblement blessante.

Ses bras serrèrent le buste d'Esteban sans ménagement, comme pour s'assurer qu'elle ne pourrait jamais s'en écarter, qu'aucune force ne pourrait l'éloigner de lui. C'était peine perdue, mais elle ferma suffisamment les paupières pour se l'imaginer.

"Je sais que c'est tellement fou que personne ne pourrait comprendre. Tellement merveilleux... Tellement magique. Je ne veux pas que tu penses que je suis malheureuse avec toi, j'ai conscience de tout ce qui nous arrive, je sais ce qui va arriver." Elle trembla. "Mais crois-moi, je t'en supplie, ce que je vis avec toi, ça m'apporte tellement..." Les frissons c'étaient calmés, et Erin put respirer plus lentement, alors qu'elle réalisait ce qu'elle disait, et que cela faisait échos à ses sentiments.

"... Tellement de bien." La Rouquine se doutait que son Prince devait mal vivre le fait de la faire souffrir. Il était sensible et trop prévenant pour ne pas se faire un sang d'encre. "J'ai parfaitement compris, ne t'inquiète pas." Voulut-elle le rassurer encore, d'une voix basse.

Elle fut soulagée à son tour lorsqu'il recommença à s'exprimer n'importe comment... C'était idiot, mais cela la fit sourire légèrement, contre son torse. Erin finit totalement par se sentir moins lourde en l'entendant évoquer le dessert, et se rendit compte qu'elle avait mal aux bras à force de l'enlacer nerveusement. Confuse, elle le libéra, mais ses articulations étaient comme rouillées... Lentement, la jeune femme tourna la tête vers le paquet qui contenait la surprise.

"Donc c'est froid." Chuchota-t-elle comme si elle menait l'enquête. De la glace ? Pensa-t-elle immédiatement, et cette vision l'aida à faire disparaître pour un temps son malaise profond. Ses larmes avaient cessé de couler, elle s'essuya les joues du bout des doigts. "J'ai hâte de voir ce que c'est, ouvre, ouvre !" Réclama alors Erin, mais sa main agrippa la sienne, rendant toute tentative d'ouverture de la boîte plus compliquée. Inutile de se poser la question, elle avait besoin de le saisir et de ne pas le laisser s'éloigner d'elle.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
Esteban Luz-Descalzo
Vamps
avatar

Vamps


Identification
Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 12 Juil - 0:24

Que..? Pourquoi Erin pleurait-elle ? Oh... Peut-être y avait-il été un peu fort. Il avait parlé de choses qu'ils avaient préféré ignorer jusqu'ici. Faire semblant que tout allait bien était effectivement bien plus agréable, mais ça n'était pas toujours possible, et ça ne le serait pas éternellement. Néanmoins, Esteban s'en voulait d'avoir fait couler ces larmes d'émotion contre les joues de la jeune femme. Il doutait qu'elles puissent être dictées par un sentiment agréable en vue des circonstances. Il tenta de les essuyer du pouce. Aurait-il dû lui demander si elle allait bien, ou simplement lui laisser le temps de se remettre de la vague d'émotion qui semblait l'avoir submergée ?

Il fut surpris et rassuré lorsqu'elle lui annonça qu'il s'agissait de... la plus belle chose qu'on lui ait jamais dite. Il aurait su s'en contenter : ces propos avaient été dictés par l'émerveillement, associé à une joie indicible. Néanmoins, à en croire Erin, il s'agissait aussi de la chose la plus triste qu'on lui ait jamais dite, ce qui était déjà nettement moins flatteur, et surtout beaucoup plus...... triste. Eh bien, oui, c'était le terme qui convenait. Il sentit son cœur se serrer, au moment même où elle s'approchait de lui et posait sa tête contre son torse. Esteban la prit dans ses bras dans un geste qui se voulait rassurant. Il caressa ses cheveux en silence, pensif. Beaucoup de choses qui lui semblaient naturelles ne l'auraient pas été quelques mois auparavant. Il avait perdu son avenir... Ça l'avait abattu, vraiment. Il avait dû se relever, et continuer de se battre malgré tout. C'était triste, oui. Leur relation entière était merveilleuse, mais basée sur quelque chose qui était fondamentalement triste. Il était bien désolé de lui imposer cette peine. Il oubliait trop souvent (trois jours suffisaient à oublier souvent) qu'elle était celle qui allait rester. Celle qui allait véritablement payer le prix du bonheur éphémère dans lequel ils nageaient. Bien sûr si il devenait... Si il n'avait d'autre choix que... Si il MOURAIT, tout en étant toujours capable de bouger et de penser (à considérer qu'il reste lui-même après la transformation, ce dont il doutait énormément) il allait lui aussi souffrir, mais toujours moins longtemps qu'elle ne le ferait elle. Après le procès, tout serait terminé.

Ses pensées firent écho aux paroles d'Erin, de façon si synchrone qu'il en sursauta presque, et que son regard clair fit un saut vif dans celui de son interlocutrice. Elle le serrait si fort qu'il aurait dû peiner à respirer, mais il y pensait à peine. Elle n'était pas malheureuse. Elle avait conscience d'où ils étaient, d'où ils allaient. Et par dessus le marché, elle considérait que ce qu'elle vivait avec lui apportait beaucoup de bien. C'en fut trop pour Esteban, qui fut à son tour suffisamment ému pour approcher des larmes. Ses yeux s'embuèrent et sa lèvre trembla légèrement, tandis que la pointe acérée de la culpabilité apparaissait sous ses sourcils froncés par l'émotion. Il était heureux qu'elle ressente les choses comme ça, bien sûr. Qu'aurait-il pu espérer de mieux ? Méritait-il vraiment tout ce crédit, cependant ? Aurait-elle toujours le même discours, une fois qu'il aurait disparu ? Et si il devenait un vampire et qu'elle l'apprenait... Cela n'allait-il pas être encore pire ? Il eut subitement peur qu'elle cherche à le contacter lorsqu'il ne le faudrait plus. Il se souvint d'une discussion dans le jet, à propos des wiccans... Elle avait semblé n'avoir rien contre eux - ce qui était un véritable blasphème, mais soit, aucun d'entre eux n'avait insisté. Que ferait-il si elle n'acceptait pas son passage dans le rang des morts vivants comme ce qu'il se devait être : sa mort véritable. Dès lors qu'il serait devenu un monstre, il faudrait qu'il évite tout contact avec ses proches. C'était là la seule solution pour sauver leur âme de la damnation, et aussi pour leur éviter de mettre en danger leur vie terrestre. Il manqua de lui demander stupidement (et à un moment parfaitement inadapté) ce qu'elle pensait des vampires. Fort heureusement il n'en fit rien et évita la catastrophe. A défaut il eut un sourire faible et tremblant. Il était secoué.

"Je te crois... Mais j'ai vraiment peur que tu finisses par le regretter..."

Il fallait qu'il dise autre chose, et puis ce discours qu'il venait de donner était tout de même inutilement très long et détaillé (même si elle semblait avoir été touchée par celui-ci). Il perdit le contrôle de son flot de parole, mais parvint tout de même à atteindre le but recherché : changer de sujet de conversation, avant qu'ils n'aient envie de se jeter par la fenêtre, et qu'il commence à en dire beaucoup trop. Il cligna des yeux et eut un sourire plus large, mais néanmoins troublé. Cette fois, il ne serait pas aussi prompt qu'à l'habitude pour changer de sujet de conversation. Surtout lorsque la main d'Erin ne lâchait pas la sienne, et qu'il la serrait en retour avec force. Comme si la précédente discussion continuait, muette, au travers ce geste simple, tandis que leur bouche tentait de distraire l'attention de leur cerveau.

"Eh bien c'est partiellement froid... Partiellement... Je suppose partiellement chaud, du moins si tout a été fait correctement ! Tu vas voir..."

Il entreprit de s'asseoir, et l'invita d'un geste à venir à côté de lui. Ils pouvaient tout à fait manger en étant collé l'un à l'autre. Il tenta d'ouvrir le paquet d'une seule main... Ce n'était pas très simple, il fallait l'avouer. Il se mordit la lèvre en riant nerveusement, mais insista et finit par y arriver. Le couvercle abdiqua. Les crèmes somptueuses déversèrent leurs couleurs enchanteresses devant leurs yeux, tandis que les churros arc en ciel, irréels, étaient entassés en une pile savante. Eh puis bien sûr il y avait les fameux cocktails au caramel. Comme à Las Vegas. Les yeux d'Esteban brillaient, mais ce n'était plus faute à l'envie de pleurer. Il était aux anges lorsqu'il tourna la tête vers Erin, après avoir pris un churros pour l'inspecter de près.

".. Incroyable ! Ils ont vraiment réussi... Je me demande comment ils ont fait ça ! Tu as une idée toi ?"

Il espérait que le dessert lui plairait. Dans le pire des cas, les churros arc en ciel et les atoles pastel-surmontés-de-chantilly-décorée-de-strass-comestibles-de-la-même-couleur étaient mangeables séparément.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t3587-esteban-luz-descalzo
Erin Rosenbach
Normes
avatar

Normes


Identification
Emploi: Etudiante ?
Age apparent: la vingtaine
Dangerosité:
10/30  (10/30)

MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 4 Aoû - 11:46

Après l'immense émotion qui lui avait bouleversé le cœur et l'esprit, la vision multicolore qui apparu devant elle balaya instantanément toutes les angoisses et les troubles. Comme un puissant sortilège pailleté, Erin écarquilla des yeux ronds face à l’œuvre d'art qu'elle avait sous le nez. Arc en Ciel ! Elle mit un certain temps à réaliser que tout se mangeait, comme l'avait dit Esteban... Heureusement qu'elle s'était assise à ses côtés à son invitation, elle devait l'avouer.

Toutes ces teintes et les sentiments merveilleux qu'elles lui inspiraient se reflétaient dans ses yeux, et un échange intense de regards avec son Prince lui confirma qu'il était lui aussi aux anges. Un sentiment communicatif les enthousiasma mutuellement sur ce simple regard. Alors qu'elle était restée bouche-bée, le sourire d'Erin naquit progressivement pour atteindre un étirement record. Toutes ses dents blanches visibles, des étoiles plein les iris, elle osa de nouveau détourner le regard vers les desserts, et sembla sursauter en se rendant compte qu'il y avait aussi les cocktails.

"Oh !" S'exclama-t-elle en les désignant d'un index tremblant. C'était incroyable et grandiose. On pouvait facilement affirmer que cette surprise la comblait. Après autant d'émotions, elle se sentait totalement prête à succomber à ces arc-en-ciels délicieux.

"Comment tu as fait ça ?"
Elle avait parlé en même temps que lui, mais vraisemblablement, ils se posaient la même question. A des degrés différents, même si évidemment, la Rouquine avait vite appris qu'avec de l'argent, rien n'était impossible... Elle éclata de rire, et ses larmes avaient définitivement séché. Irrésistiblement attirée par les couleurs, Erin tendit le doigt vers la masse enchanteresse de chantilly rose, en récupéra avec avidité et le porta à ses lèvres sans la moindre politesse. Son visage s'illumina.

"C'est aussi bon que beau ! C'est... divin !" Elle piaffait et se mordit la lèvre, avant de se jeter sur Esteban pour le serrer contre elle. Elle parlait à moitié dans son cou, mais son oreille était assez proche pour qu'il puisse comprendre sans doute. "C'est une merveilleuse surprise, merci !".

Quelques petits baisers rapides plus tard, Erin ne pouvait décemment rester éloignée de ce spectacle chromatiques. Mais elle hésitait tellement... Il aurait sans doute fallu commencer par les desserts, d'une parce qu'ils allaient refroidir et ou réchauffer puisque comme l'avait dit son Prince c'était et chaud, et froid ; de deux parce que c'était ainsi qu'il fallait faire après le plat on déguste le dessert et on finit éventuellement par un digestif. Mais est-ce que le cocktail pouvait faire office de digestif ? Ce n'était pas très conventionnel, tout ça... Elle pouffa de rire en plissant les yeux car elle allait n'en faire qu'à sa tête, et qu'elle appréciait toujours autant pouvoir transgresser les règles.

Empoignant les deux verres, elle en tendit un à Esteban et se cramponna au sien. Ca sentait le caramel à des mètres à la ronde, Erin inspira longuement en paraissant se délecter par avance de ce qu'elle allait boire. En levant son verre, elle poussa un léger soupir.

"On trinque aux arc-en-ciels qui rendent notre vie plus belle."
Fit-elle solennellement. Peu importait comment les cuisiniers avaient réussi à faire ces merveilles. Elle rangea dans un coin de sa tête la volonté de prendre en photo ce chef d’œuvre. Mais comme elle oublierait sans doute... Parce qu'avant, il fallait boire !
Revenir en haut Aller en bas
http://www.thevoodoochild.com/t1722-erin-rosenbach
 

L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 7 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Voodoo Child :: ¤ SCENE I: Le quartier des affaires ¤ :: ║Le Centre ville║ :: L'Université de l'Ambassade :: Le Campus-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit