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 L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 16 Avr - 21:02

Eh bien... Erin avait des façons intéressantes de réinventer tout un tas de choses, après le concept de soirée étudiante et de pause jacuzzi, il s'agissait du simple fait de trinquer qui prenait une dimension bien plus intéressante qu'à la normale. Cela dit (et même si son large sourire laissait entendre ce qu'il avait pensé de cette innovation) il passa l'épisode sous silence, au profit d'une question qui le taraudait depuis un petit moment maintenant. Pourquoi avoir menti sur leur relation ? Ça n'avait pas vraiment dérangé Esteban, mais... Il avait été très étonné !

Les deux sourcils du jeune homme se levèrent. Quoi.. ? Ce tas de muscles sans savoir vivre aurait cru qu'Esteban était en train de chercher à... Faire plus ample connaissance avec sa douteuse petite amie ? Mais c'était ridicule, enfin ! Il s'était contenté de lui demander le nom de ce fameux cocktail.. ! Et elle n'avait jamais répondu à sa question.

"Je me demande vraiment pourquoi il aurait cru une chose pareille ! Mais la vérité n'aurait-elle pas suffi à le calmer ?"

Peut-être bien que oui, peut-être bien que non... En attendant Erin avouait finalement que c'était sorti tout seul, et qu'elle n'avait rien contrôlé. Qu'y avait-il à répondre à cela ? Il était le premier à dire n'importe quoi sans réfléchir dès qu'il en avait l'occasion, alors cela ne lui allait pas très bien de demander des explications ! Mais, tout de même... Il était troublé. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il l'était. Avait-il jamais songé au mariage ? Bien sûr que oui. Dans la famille Luz-Descalzo, on y échappait jamais. Les mariages arrangés fleurissaient. On ne dépassait pas la moitié de la vingtaine sans avoir été casé. Il avait depuis quelques mois abandonné l'idée de jamais tester la vie de couple engagé, et maintenant alors qu'il pensait cette possibilité totalement hors de portée, il se rendait compte qu'il était à Las Vegas sur un coup de tête, avec sa petite amie, à moins de vingt mètres d'une chapelle de mariage. Bien sûr, cette idée était totalement folle.... Puis perdre le privilège de se marier à l'église pour prononcer ses vœux dans le casino d'un hôtel manquait de cachet, une cérémonie de cet acabit méritait beaucoup mieux que ça. Puis il aurait été cruel de lier Erin au monstre qu'il allait devenir. Puis elle lui aurait sans doute ri au nez si elle avait pu entrevoir les pensées qu'il venait d'avoir.

"Tu... m'as surpris à vrai dire. Je ne m'y attendais pas du tout !"

Pensif, il suivit Erin. Il l'aurait suivie n'importe où elle aurait voulu le traîner, après tout ! Il prit place à côté d'elle puis dès qu'il en eut l'occasion, glissa l'une des pailles entre ses lèvres et.... Fit quelques grosses bulles dans le cocktail. Juré, il n'avait pas fait exprès. Mais voilà... Erin venait de dire quelque chose de très drôle, et une fois de plus, elle l'avait pris au dépourvu. Il lâcha d'urgence sa paille pour éviter d'en mettre partout, et glissa une main contre sa bouche, pris d'un rire irrépressible. "Blonde" n'était pas vraiment ainsi qu'il l'aurait décrite. D'autant qu'il n'avait rien contre les blondes, même si il préférait largement d'autres teintes de cheveux, comme on l'aurait peut-être compris. Mais... La façon dont Erin insistait là-dessus ? Oh. C'était vraiment drôle. Il s'imaginait tellement mal "draguer" une personne de cet accabit ! Déjà qu'il n'était pas très doué pour draguer qui que ce soit...

"Oh je suis désolé, je n'ai pas fait exprès... Tu m'as encore pris par surprise !"

Dès qu'il eut réussi à retrouver son calme, il lança à Erin un regard entendu :

"En toute franchise, la couleur de ses cheveux est ce qui me dérange peut-être le moins dans son apparence... Même si je dois dire que tu n'as pas tort. Je préfère largement les rousses... Mais quel besoin aurais-je de "draguer" qui que ce soit, de toute façon ? Surtout que, je t'assure, ça serait une catastrophe."

... Pourquoi avait-il ajouté cette dernière phrase exactement ? Il venait de griller son effet. Oh, tant pis... Il avait oublié le cocktail, et les gens autour. Mince... Elle avait encore réussi à l'hypnotiser. Cette nuit il était totalement sous son joug. Comment aurait-il pu être capable de remarquer qui que ce soit d'autre, lorsque l'éclat d'Erin l'éblouissait et l'empêchait d'y voir clair ? A moins que ça ne soit les restes de champagne ? Oh... Il n'avait même pas encore entamé la vodka. Il préférait l'embrasser.
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 17 Avr - 11:57

Encore pris par surprise ? Erin plissa les yeux d’un air espiègle. Oh, vraiment ? Pourtant, elle avait, elle, l’impression que c’était lui le plus surprenant. Elle n’avait pas entamé un voyage nocturne à Las Vegas sur un coup de folie, elle ! Cette soirée, enfin non, cette nuit et sans doute une bonne partie de la matinée, était pleine de surprises ! Et ce n’était pas pour lui déplaire, au contraire. Erin détestait s’ennuyer, c’était une de ses hantises… raison pour laquelle elle n’avait toujours pas fini ses études, les prolongerait jusqu’à en avoir marre, ou être mariée, ou avoir trouvé sa voie… Comment savoir ce qu’on aurait envie de faire dans les années à venir ? C’était voir si loin… Elle admirait les gens capables de se projeter dans cet avenir flou et effrayant, sûr de leur carrière et de leur destin. Le sien, c’était de s’amuser, de profiter, de rire ! Alors elle songeait que ce n’était pas compatible avec l’activité professionnelle. Tellement ennuyeux !

« Tu sais, les hommes comme celui-là pensent vraiment que tous les autres mâles alentours veulent lui voler sa fiancée. » C’était absurde, impensable. Mais c’était vrai. La vérité toute simple aurait peut-être eu du mal à passer, et puis elle ne pouvait pas expliquer avoir suivi simplement une idée saugrenue sur un coup de tête… Les bulles dans le cocktail firent rire Erin, loin d’être choquée par ce manque total de classe.

« Hé ! Regarde, on croirait une potion magique… » La fumée, les bulles, le liquide épais. Oui ! Elle se pencha pour pincer la paille entre ses lèvres et l’imiter, volontairement, quant à elle. Ah, ce n’était pas élégant, mais peu importait. Leur monde était beau, doré et calme, certes, c’était ce qu’on faisait de plus distingué et de plus noble. Mais casser ces codes était tellement plus fun ! Et le juste équilibre était de savoir doser les deux. Pour prendre le meilleur. Avoir un téléphone dernier cri et perfectionné. Et un étui rose bonbon griffé. Voilà.

Elle avala une gorgée du philtre d’amour brumeux et ses yeux s’écarquillèrent. C’était délicieux ! Elle adorait la pêche, elle adorait cette couleur, elle adorait le léger goût de vanille subtil. Et… elle adorait ce regard posé sur elle. Sauf qu’elle s’étouffa à moitié à entendre les derniers mots d’Esteban. Erin relâcha la paille et remit ses cheveux derrière son oreille d’un geste machinal.

« J’espère bien, que tu n’as pas besoin de draguer qui que ce soit. » Son nez se plissa dans un visage presque menaçant. Mais elle ne sut pas tenir longtemps son petit jeu de comédienne, et eu un léger gloussement, approchant son nez du sien.

« C’était assez catastrophique, oui… A se demander comment nous avons pu en arriver jusque-là, toi et moi. » Elle comme lui, durant la soirée, avaient été minables et pathétiques. Maladroits, empotés, trop empressés aussi. Incapables de faire les choses correctement, du moins si, certaines choses… mais il semblait y avoir une grande part de chance dans l’ensemble de leurs actions. Ca corsait les affaires ! « Oh, oui… Je sais… » Un certain gobelet de bière odorante sur une robe. Délibérément. Les yeux noisette d’Erin se teintèrent d’une franche expression machiavélique, qui cette fois n’était pas feinte. Elle embrassa la commissure de ses lèvres, divinement fatale.

« J’ai été obligée de t’engraisser et de te souler pour arriver à mes fins, mais je m’en suis bien sortie. » Elle ronronnait presque, jouait-elle seulement la comédie pour taquiner un peu ces beaux yeux amoureux qu’elle ne pouvait que fixer ? Petit à petit, son visage reprit une expression plus anodine, plus malicieuse, et finalement, la Rouquine ricana, la bouche contre sa bouche.

« On sait toi et moi que je ne suis pas vraiment rousse… »
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 17 Avr - 13:23

Eh bien ! Si ce genre d'homme passait son temps à penser ce genre de choses, la vie ne devait pas être marrante  tous les jours ! Surtout lorsqu'on voyait l'objet de sa jalousie... Franchement. Il n'y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard. Tout au plus deux noix entre les deux imposantes prothèses qu'elle prenait à peine le soin de cacher. C'était vraiment... Incompréhensible pour Esteban, qui n'essaya pas de chercher plus loin. Il allait se faire une crampe au cerveau.

Il était trop occupé à faire des bulles dans leur cocktail, de toute façon. Bien sûr, ça avait été absolument et totalement involontaire. Tout seul dans sa chambre en buvant du lait caramélisé devant une quelconque série télé, c'était une chose, mais en public ? Ça ne se faisait pas ! ... Ce qui n'empêcha pas à Erin de l'imiter. Il écarquilla les yeux, surpris, peut-être un peu mal à l'aise... Puis il oublia le monde autour d'eux. De toute façon, il y en avait beaucoup trop, et il se sentait mal, dans cette foule compacte composée de gens BIZARRES. Mieux valait qu'il s'enferme dans une bulle virtuelle dans laquelle ils n'étaient plus que deux.

D'ailleurs il était tant et si bien dans son monde (ou plutôt dans leur monde), qu'il partit dans une nouvelle réplique de trois pieds de long, laquelle le fit atterrir le nez non loin de celui d'Erin. Sa réaction le déstabilisa au premier abord. Faisait-elle semblant de l'avoir mal pris, ou bien était-ce une façon de le taquiner ? Une trace d'inquiétude passa dans les prunelles vert d'eau, rapidement effacée dès qu'Erin cessa de simuler la colère. Hey... Il ne fallait pas lui faire des coups pareil ! Il n'était pas capable de distinguer le vrai du faux dans ce genre de situation... Ce qui pour un Luz-Descalzo était une énorme tare, comme on peut l'imaginer. Un pigeon (allez, un mouton, c'est un peu plus classe) parmi les loups, ça avait tendance à faire un peu tâche.

Il eut un sourire un peu embarrassé... Elle n'avait même pas essayé de prendre des baguettes pour lui confirmer ce qu'il savait déjà : Il était totalement nul lorsqu'il s'agissait de passer des sous-entendus aux choses sérieuses... La tare précédemment citée (qui le rendait assez insensible à un certain nombre de sous-entendus qu'il ne détectait même pas) n'était pas totalement indépendante de cela. Comment en étaient-il arrivés jusque là exactement ..? Avec toutes les choses qui s'étaient passées de travers ? Comment pouvaient-ils être à Las Vegas, en train de siroter un cocktail à deux, et de se faire les yeux doux..? Ils auraient dû être en train de se morfondre chacun dans une chambre différente, avec toutes les bourdes, les révélations et les maladresses qu'il y avait eu.

"C'est la question que je me pose depuis quelques heures déjà..."

Visiblement, Erin avait son avis sur le sujet. Esteban eut un rire mal à l'aise, parce que quelque part, il y avait du vrai dans ce qu'elle disait... Les choses seraient-elles allées si loin si il n'avait pas bu un coup de trop, pour finalement sauter sur la jeune femme plus ou moins sans prévenir, dès lors qu'elle lui avait lancé au nez la menace de remettre sa robe à la place de la chemise qu'elle était en train de porter ? Presque boudeur, il prit soin de préciser :

"... Tu ne m'as pas obligé à acheter le champagne. Je ne suis pas ivre à ce point quand même, si ?"

A vrai dire il n'en savait rien... C'était la première fois qu'il buvait... Il ne savait pas vraiment reconnaître les divers niveau d'ébriété, et ne savait pas si à un moment ou un autre il avait frôlé un pallier critique. Quant au fait qu'elle ne soit pas vraiment rousse... Oui, certes, même lui avait été capable de voir que cette couleur ne venait pas d'un reflet naturel. A croire qu'il avait évolué depuis le moment où il avait appris, bouche bée, que Karl se teignait les cheveux en noir. Mais franchement, qui s'en souciait ? Il tomba le masque, et cessa de se complaire dans des considérations futiles. Un sourire fin s'étira sur les lèvres du jeune homme, qui murmura dans un souffle chaud :

"Je m'en moque un peu..."

Car après tout, ce qui l'intéressait chez Erin, ce n'était pas sa couleur de cheveux, même si il était tout à fait friand des belles boucles flamboyantes qui encadraient sa tête et ses épaules. Ce qui les avaient rapproché, outre une attirance physique...  C'était finalement l'ensemble des catastrophes qui auraient dû les séparer, mais n'avaient fait que créer une étrange complicité entre eux. Le tout en l'espace de quelques heures. Il s'éloigna juste assez pour prendre une première gorgée du cocktail... mais finalement non. Ses yeux étaient tombés sur le couple précédent, lequel s'était rapproché de l'autel de mariage et s'apprêtait visiblement à commencer la cérémonie. Il fronça les sourcils, aussitôt captivé.

"... Mais, dis. Si ils se marient ici, ils ne pourront plus le faire à l'église ensuite, non ?"

Et ça, ça le perturbait énormément.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 17 Avr - 16:04

Ils devaient tous deux être sur la même longueur d’ondes… Erin aussi se demandait sérieusement comment un couple aussi maladroit pouvait réussir à produire des étincelles aussi merveilles ? Comment des tonnes de malchance pouvaient donner autant de bonheur et d’insouciance, alors qu’ils savaient parfaitement, tous les deux, que tout n’était pas rose ? En vérité, c’était là encore, pensait Erin, une question de volonté… Il paraissait évident que, Esteban comme elle, avait envie que cela marche. Elle l’avait voulu pour elle toute seule dès que Martha lui avait fait le listing du CV Mondain de l’Héritier Luz-Descalzo.
Oui, bon, d’accord. Au début, c’était surtout parce qu’elle avait immédiatement eu envie de se rapprocher d’un Grand de son Monde, parce qu’elle le trouvait mignon et snob. Parce qu’on parlait de lui dans les journaux… Elle ne s’était pas préoccupée de savoir si son caractère lui plaisait. Elle avait eu envie d’un Fils de Gouverneur pour se pavaner à son bras.

Quelques heures plus tard, elle se sentait follement amoureuse de lui. Naturellement, elle était charmée par sa classe innée, par son maintien, par ses manières, sa bonne éducation, et son compte en banque ne gâchait rien, soyons honnête. Elle était séduite par ses yeux magnifiques, sa peau mate, ses mains aux doigts longs et fins, tellement bien entretenues… Mais Esteban était un immense paradoxe, il était capable d’être le pire des petits cons aristo, et le plus étonnant des fous, enthousiaste, maladroit. Ah, il avait des principes, avait sans doute beaucoup de tabou et elle voyait bien que, parfois, elle le choquait.

D’ailleurs, il semblait vraiment préoccupé par cette histoire de mariage, et elle suivit son regard. Il fixait d’un air vraiment interrogateur le couple de star en papier mâché qui s’apprêtait à convoler. Sa question donna à Erin envie de rire, sans doute de dire quelque chose d’assez… blasphématoire. Mais elle se retint. Ca semblait très important pour son Prince. Ca le préoccupait vraiment. Elle passa un doigt sur la joue d’Esteban, pour chercher à le rassurer.

« Hé bien … c’est écrit « chapelle », ce doit être un peu comme à l’Eglise… » Elle en doutait. Elle savait que les mariages à Vegas étaient payants et pouvaient être extravagants selon le budget, chose qui n’était pas compatible avec ce qu’Esteban devait imaginer du « mariage à l’Eglise ». Bien sûr, elle avait toujours rêvé de se marier à l’Eglise, dans la plus pure tradition. Son rêve parfait se déroulant tout naturellement en Angleterre, à l’Abbaye de Westminster, comme la Princesse Diana, et la Princesse Kate et… Cette pensée fit s’envoler en elle des dizaines de colombes blanches et résonner des cloches, voleter des confettis blancs et des pétales de roses fraiches. Elle se perdit dans un tableau merveilleusement cliché et idyllique, qui berçait ses nuits depuis qu’elle était petite fille.

« Je suppose qu’aucune autorité sur terre ne refuserait qu’un couple veuille prononcer des vœux d’amour éternel devant Dieu, qu’il s’agisse d’un couple déjà marié à Las Vegas devant Elvis et un Flamant Rose, ou non. » Un long soupir éperdument rêveur ponctua sa phrase.

Erin reprit le contrôle de ses pensées en se rendant compte qu’elle avait les yeux dans le vague, perdue dans la contemplation du menton d’Esteban. Elle haussa légèrement les épaules pour se redonner une attitude plus volontaire, et vint chercher une nouvelle gorgée sucrée.

Est-ce qu’il avait déjà pensé à se marier ? Est-ce qu’il y pensait encore ? Est-ce qu’on pense à se marier lorsqu’on est malade ? Qu’on va mourir ? Mais ça suffit ces questions ! Elle avala une nouvelle gorgée du cocktail pour dissiper de sombres hypothèses. Pourquoi fallait-il que son Prince soit condamné, alors qu’elle avait trouvé la bonne personne, la personne parfaite, pour marcher à côté d’elle dans la grande Abbaye, au son d’un orchestre et d’un chœur de gamins vêtus de blanc, un beau matin d’avril ?

« Je ne suis pas certaine que les gens qui se marient ici se préoccupent de devoir passer à l’église ensuite, tu sais… Pourquoi ça a l'air d'autant te perturber ? » Fit-elle remarquer, coupant court à ses douloureuses rêveries, l’œil un peu plus terne.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 17 Avr - 21:44

Esteban ne bougea pas d'un iota malgré le doigt d'Erin contre sa joue. Non pas qu'il y était devenu insensible... loin de là. Seulement il était vraiment concentré. Il essayait de comprendre. Son cerveau fumait, et ça se voyait. Il accueillit l'hypothèse d'Erin avec une expression sceptique.

"Devant Dieu... peut-être. Même si je n'en suis pas certain... Mais, tu sais. Il manque des choses... Le cadre... et puis.."

Avant d'en avoir conscience, il avait levé les mains pour imiter la forme d'une coupe renversée avec chacune d'entre elles. Il les secoua de gauche à droite. Oui, parfois, ça lui arrivait. Même lorsqu'il portait un costume Brioni.

".. les cloches ! Il n'y a pas de cloches !"

Erin et lui devaient avoir la même image de ce que devait être un mariage parfait, vraisemblablement. Loin d'en être conscient, il écouta la suite de son argumentation. Il en profita pour porter une paille à sa bouche histoire d'enfin goûter à ce cocktail. Il manqua de perdre le fil de la conversation. C'était... sucré ! Très sucré ! Délicieux ! Est-ce qu'ils en avaient d'autres avec du caramel dedans ?

"Je ne sais pas... En cas de divorce on ne peut pas se remarier à l'église, parce que ça va contre le principe des voeux éternels... mais j'imagine que dans ce cas précis, ce n'est pas comme si ils avaoent été brisés..."

Il se souvint brutalement qu'il était à l'origine du divorce de sa mère. Une lueur coupable passa dans son regard, qu'il détourna sans explication. Une nouvelle gorgée vanillée lui fit oublier ce bref déplaisir.

Puis vint une question qui le prit au dépourvu. Pourquoi accordait-il tant d'importance à tout ça ? C'était une très bonne question, qu'il se posait aussi. Peut-être était-ce simplement parce que ça faisait partie des choses auxquelles il lui était interdit de penser depuis qu'il se savait condamné. Peut-être cela faisait-il partie des choses qu'il aurait voulu bien faire, afin d'être digne de l'héritage qu'il portait avec lui. Franchement, Esteban aurait aimé avoir une vie moins singulière (comprenons : pour un multimilliardaire dont la famille devait sans doute faire partie du top 10 mondial). Pas de viol dans l'enfance. Pas de procès. Pas de maladie ni de mort prématurée. Une belle villa comme celle de ses parents, son jet à lui, puis à son tour fonder un foyer et contribuer à la gloire de sa famille plutôt que de la souiller comme il était en train de faire...

"Je ne sais pas... C'est juste que ce n'est... pas pareil, non ? Si ce n'est pas à l'église, ça n'est pas pareil... C'est comme jouer à un jeu vidéo sur émulateur plutôt que sur une vraie console... Désolé. C'était une comparaison idiote."

Embarrassé, il se tassa légèrement, et se gratta le coin du nez en prenant un air penaud assez puéril. Typique.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 17 Avr - 23:37

Esteban évoqua les cloches, et les yeux d'Erin envoyèrent des paillettes argentées. Elle sembla transportée dans une féérie merveilleuse, du coton, un nuage, un ciel bleu, un beau soleil de printemps, un tapis rouge au sortir de l'Abbaye et une calèche tirée par des chevaux blancs... et des milliers de flash de photographe pour couvrir le mariage princier. Exactement, exactement ça.

Elle allait surenchérir, partir dans une envolée lyrique et magique, mais il avait fallu qu'il aborde le sujet du divorce. La Rouquine sembla fauchée dans son élan, et sa bouche qui s'était ouverte se referma comme une carpe hors de l'eau. Oui, c'était exact. L'Eglise ne permettait pas qu'on se remarie devant Dieu quand on avait brisé ses premiers voeux. Mais elle ne pouvait pas rester muette à ce sujet, c'était quelque chose qui semblait lui tenir à coeur, elle eut une petite moue qui marqua son visage.

"Eh bien moi je trouve ça inadmissible !" Elle avait de grands yeux presque suppliants. Suppliants ? Oui, car elle craignait qu'Esteban soit beaucoup trop en adéquation avec ce que dicte la Religion pour être de son avis. Bien sûr, elle n'avait pas envie de se disputer avec lui mais... "Dieu ne refuserait pas deux personnes qui s'aiment véritablement. Parfois, on fait des erreurs, ou tout simplement, on ne s'aime plus. Mais on devrait pouvoir avoir une seconde chance."

Erin n'avait pas souffert au divorce de ses parents, elle savait qu'ils se séparaient parce qu'ils ne s'aimaient plus, et elle songeait qu'il était toujours préférable de ne pas se forcer à vivre sa vie avec quelqu'un pour qui l'on n'a plus de sentiments. Naïvement, elle pensait également que l'Eglise devait permettre les remariages, parce que c'était l'Amour le plus important...

Mais elle cerna le regard terne de son Prince, et elle récupéra son mal-être comme un miroir. Erin voulut dire ou faire quelque chose, mais il sembla vouloir oublier cette ombre dans une gorgée de cocktail, initiative qu'elle trouva très bonne. Et à voir l'effet que ça lui avait fait, il devait avoir adoré. Ce simple constat venait de balayer tout ressentiment négatif, elle était heureuse de le voir ainsi. Quelle mièvrerie ! Le simple bonheur de voir Esteban aux anges la rendait euphorique...

Loin de s'imaginer le trouble et les pensées qu'il pouvait avoir en ce moment précis, la Rouquine accueillit la réponse à sa question avec perplexité... Elle nota qu'il parlait encore de jeu vidéo, eut envie de le taquiner là dessus, mais réfléchit surtout au fait qu'elle était loin de le connaître parfaitement. Évidemment, en quelques heures, c'était somme toute normal. Mais ce manque se fit sentir en elle, comme un vide. Elle n'était pas sure de savoir ce qu'était un émulateur, mais n'osait pas le lui faire remarquer. S'il avait prit cet exemple, c'est que ce devait être évident, si non la comparaison n'aurait eu aucun sens. Donc, par déduction, ce devait être un moyen de jouer à un jeu vidéo, mais en moins bien que sur console, à priori. Étrange comparaison avec le mariage...

Mais une évidence vint à elle.

Comme si elle allait lui dire quelque chose de très important, Erin prit des mains le verre aux deux pailles et le posa sur une table basse à côté d'eux. Elle entrelaça ses doigts aux siens.

"Moi je crois que l'important c'est l'Amour. Peu importe si on se marie à Las Vegas, sur une plage ou dans une Cathédrale." Et si on m'offrait plus de temps avec toi, j'organiserais le plus grand, le plus beau, le plus royal de tous les mariages de la terre, et on irait en voyage de noce en Sicile dans un hôtel paumé et miteux, on se baignerait dans des criques désertes rien que pour nous... Erin soupira longuement.

Esteban semblait avoir diminué de quelques centimètres, ou tentait de rentrer son cou dans ses épaules, vraisemblablement gêné. Ca lui permit de revenir sur terre, les jambes tremblantes... Elle se pencha vers lui et l'embrassa. Ses lèvres étaient douces, sa langue trop insistante pour que ce soit un simple baiser anodin. Elle ignorait si elle réussirait à lui dire tous les sentiments qu'elle éprouvait juste avec ce geste trop passionné pour être digne de leur standing, mais elle passa tout de même ses bras autour de son cou pour qu'il ne puisse jamais, jamais, jamais s'enfuir.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 18 Avr - 2:26

Erin était-elle en train de remettre en question la parole de l'église ..? Perplexe, et pas tout à fait sûr de savoir comment réagir à ce genre de propos libérés, le jeune homme la regarda sans répondre. C'était vrai... L'Amour était important. Mais n'y avait-il pas d'autres choses qui entraient en ligne de compte ? L'honnêteté bafouée ? La pureté brisée d'une promesse ? ... Une quelconque transformation en monstre ?

Houla. Il mélangeait tout, et pas des pensées agréables qui plus est. Le divorce de sa mère... Sa future déchéance. Ces sujets moroses n'étaient vraiment pas de ceux auxquels il voulait penser durant cette soirée à Las Vegas, qui se devait d'être magique, et puis c'est tout. Il ajouta juste, sur un ton distant :

"... Je ne sais pas. Quand on prononce les vœux, on fait une promesse devant Dieu... Si on la brise, on se parjure. En un sens ce n'est pas bien, non ?"

Dieu pardonnait, certes.. Et le concept de divorce semblait parfois faire plus de bien que de mal à ceux qui en disposaient. Mais malgré tout, le jeune homme n'était pas certain de savoir quoi penser de tout ça. Il avait été élevé dans une famille qui aurait sans doute réinstauré certaines règles religieuses du Moyen-Âge si l'argent avait suffi à acheter toutes les mentalités du monde. En ce moment ils se contentaient surtout de mettre des bâtons dans les roues des outres, parce qu'on ne pouvait pas se concentrer sur tout.

Il cligna des yeux. Le délicieux cocktail était dorénavant hors de sa portée. A défaut, Erin avait entrelacé leurs doigts, ce qui semblait vouloir présager d'une annonce importante. Très curieux, il attendit la suite. Et quelle suite ! L'important, c'était l'Amour. Et.. C'était vrai. Mais pourquoi le regardait-elle avec une telle intensité ? Pourquoi avait-elle tenu à lui tenir les mains de la sorte ? Ce n'était quand même pas une proposition détournée ? Le jeune homme pâlit sans s'en rendre compte, ne sachant comment réagir à cette fougue qu'il adorait, mais dont l'actuelle ambiguïté le perturbait. Non, non... C'était absurde. Elle devait certainement parler dans le cas général. Il ne pouvait sans doute pas la contredire. Mais enfin... Quelque chose le chagrinait tout de même.

Ça n'avait que peu d'importance. Elle l'embrassa, et il oublia provisoirement ce qu'il avait eu l'intention de dire. Ses lèvres étaient insistantes... Peut-être trop, lorsqu'ils étaient au milieu d'un casino, entourés par un tas de gens qui les regardaient. Il se mit à bouillir à l'intérieur.. un peu trop aussi. C'était gênant. Ses bras se refermèrent sur le corps de la jeune femme, qu'il ne semblait pas prêt à vouloir laisser partir. Après une éternité de perfection, il ouvrit les yeux. Par un quelconque miracle, il n'avait pas perdu le fil. Il prit une légère expression de caprice :

"Oui... Mais avec des cloches, c'est mieux. Sans oublier les pétales de rose. Oh ! Ça pourrait être amusant d'en prendre de toutes les couleurs qui existent non ? Les témoins. Le choix des tenues. Si ce genre de moment n'est pas à la hauteur, c'est dommage tout de même non ?"

Non mais oui... on allait bientôt pouvoir imaginer qu'il passait son temps à fantasmer sur son mariage, ce qui était pourtant loin d'être le cas. Il était juste rapide à se monter la tête pour tout et rien.

"Et faire venir un orchestre ! Faire jouer une pièce de Shakespeare ! Quoique ça ne soit pas le meilleur choix, si l'on cherche de bons augures... Tiens ? Je me demande si quelqu'un a déjà pensé à aller en lune de miel... Sur la lune. Mais sans miel. Ça doit sans doute être très amusant !"

Si seulement il avait eu le temps... Il aurait voulu pouvoir attendre. Réaliser tous ces rêves qui lui trottaient dans le crâne, et même plus. Mais là déjà surtout... il prit une mine embarrassée. La présence de la demoiselle l'avait de nouveau émoustillé. A cet instant même il aurait préféré être seul avec Erin dans leur chambre.

"Les machines à sous peuvent attendre encore un peu, n'est-ce pas ?"

Passer du coq à l'âne. Encore une autre de ses spécialités.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 18 Avr - 10:48

Erin préférait délibérément ignorer la remarque d’Esteban quant à la promesse vis-à-vis de Dieu, le parjure, tout ça. Elle était intimement convaincue qu’il était mal de briser ses vœux, bien sûr. Mais pouvait-on vraiment vivre toute sa vie entière avec un homme que l’on n’aime pas ? Ou plus ? Car avouons-le, dans leur milieu, les mariages arrangés excluaient l’affection profonde. Et la Rouquine ne pourrait jamais vivre avec un homme qu’elle n’aime pas. Passer du bon temps avec certains, sans sentiment, oui. Mais pas se marier avec le premier milliardaire venu pour faire plaisir à ses parents, pour constituer un empire, pour concrétiser un accord financier.

Elle préférait ressentir, se laisser porter par son instinct, celui qui lui avait dicté, imposé, ordonné d’embrasser Esteban avec toute la force de sa passion. Son Prince semblait lui aussi transporté dans le même tourbillon de fièvre, elle perçut son trouble, et cela accentua davantage l’intensité de son baiser.

Il lui sembla avoir tout oublié autour d’eux, et tout balayé de leur conversation précédente, mais Esteban, lui, paraissait avoir parfaitement réussi à conserver les idées claires. Encore une fois, Erin se dit qu’il devait vraiment être très préoccupé, puisqu’il parlait encore de mariage… Mais… A l’écouter… Ce n’était pas une reprise de conversation pour rebondir sur le blasphème et les noces religieuses. C’était une liste qui montait, crescendo, à chaque mot un enthousiasme plus vif, elle n’aurait pas été surprise de le voir numéroter avec ses doigts, et la Rouquine fut hypnotisée par sa bouche qui bougeait si vite, attirante, appétissante.

Son flot de parole était communicatif, elle se sentait prise dans l’engrenage, s’envola avec lui dans les images qu’ils se construisaient vraisemblablement dans une même idéologie romantique. Et multicolores. Cette remarque fit naître sur le visage clair d’Erin une expression d’extase.

« Oh oui ! De toutes les couleurs ! » Il était tellement surprenant que le roi des blazers classiques apprécient autant cette originalité, sortant des traditionnels pétales blanc ou rose pâles. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises. Lorsqu’elle entendit parler de « lune de miel » sur la Lune… Erin éclata en liesse.

« Mon Dieu oui ! » Sa voix devenait un peu plus aigüe. « Imagine-nous sur la lune, oh, imagine-nous… » Elle rêvassait déjà, était tellement loin… Dans sa tête, les pétales de toutes les couleurs voletaient en apesanteur autour d’eux, dans une capsule spatiale… « Des petites filles aux boucles blondes pour tenir ma longue traîne. » Ne surtout pas revenir à la réalité. « Une calèche tirée par 6 chevaux blancs. » Ne surtout pas se rappeler que tout ça leur serait impossible. « Une fontaine de Champagne. » Esteban dans un smocking à queue de pie, avec une cravalière, une orchidée à la boutonnière…

Elle était partie dans un délire fantastique, devant ses yeux, elle le voyait, oh oui, elle le voyait attendre devant l’autel, grand, fin, élancé, le plus élégant de tous les hommes de la terre, elle avançait au bras de son père…

« Pardon ? » Erin sortit de son rêve éveillé en cillant plus que de raison. Il avait parlé de machines à sous, mais dans son mirage, impossible de correctement percevoir ses paroles. Elle se rendit alors compte de l’expression dans ses yeux clairs et sentit immédiatement sa gorge s’assécher. Pourtant, il avait un visage un peu crispé.

« Je euh… suppose que oui. » Elle n’osait plus s’imaginer quoi que ce soit, son songe évanoui assez brusquement l’avait laissée dans un état d’ébriété. A moins que quelques gorgées d’un cocktail sucré pour cacher la forte dose d’alcool ne joue également en sa défaveur.

« Pourquoi, tu… avais envie d’autre chose ? » Se risqua la Rouquine, scrutant le visage de son Prince pour y déceler la suite de ses intentions.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 18 Avr - 17:53

Si il n'avait pas été aussi préoccupé par la présence très... rapprochée d'Erin, dont il avait une conscience indécemment aiguë à l'instant même, Esteban aurait sans doute eu l'un de ces sourires béats dont il était devenu spécialiste. C'était vraiment agréable de pouvoir partir dans des idées folles, et de se sentir écouté... Non. Ça allait plus loin que ça. C'était comme si Erin avait été capable de voir ce qu'il avait en tête. Ses yeux pétillaient d'une excitation qui répondait à la sienne... Elle renchérissait, et rajoutait à l'image mentale merveilleuse qu'il s'était bâti en quelques secondes ! Lorsqu'elle cita la fontaine de champagne, il éclata d'un rire ravi.

"Oh.. ! J'imagine très bien ! Ça serait sublime !"

Un éclat de folie brillait dans son regard. Il s'approcha inconsciemment de la jeune femme... Et se souvint soudain qu'ils étaient en public. D'où la question qui suivit : Les machines à sous pouvaient-elles attendre encore un peu ? Bien, d'accord. C'était un peu ambigu, comme formulation. Si il avait envie d'autre chose ? Euh... oui. Mais il était un peu gêné... Ce genre de choses, ça ne se disait pas tout haut, enfin ! Dire qu'il était malade mais suffisamment en forme pour penser à ... Mais enfin, y avait-il eu du lapin dans les sushis hier soir ?

Avec un léger sourire, il se pencha en avant, l'embrassa avec une passion contenue, et fut dans la mesure de lui glisser d'une voix modérément basse :

"Je, euh... De... Rien qui ne soit très décent devant tout ce monde."

Il l'embrassa encore tandis qu'il réfléchissait. Retourner dans la chambre maintenant aurait été vraiment dommage. Ça ne collait pas aux horaires très courts dont ils disposaient... Ou alors, il aurait fallu laisser le jet repartir, planter l'université une semaine ou deux (peut-être mourir entre temps et) rappeler Vince plus tard pour qu'il les ramène. C'était faisable certes... Mais était-ce souhaitable ? Le jeune homme émit un soupir frustré. Son expression était presque douloureuse. Il fallait absolument qu'il oriente ses pensées... autrement.

"... Tant de choses à faire en si peu de temps... C'est tellement frustrant ! J'aurais bien envie de sécher les cours un moment... Rah... J'ai... soif."

A défaut d'oser clairement proposer à Erin de lâcher son emploi du temps des prochains jours, il tendit une main pour tenter de récupérer la fin du cocktail, auquel il n'avait goûté qu'à quelques courtes reprises. Il avala une grosse gorgée d'un coup, et se rendit compte que sa tête s'était remise à tourner entre temps. Ah... Peut-être avait-il bu plus que ce qu'il s'était imaginé, en fait. Comme le verre commençait à faire la tête, il l'observa avec un air de reproche comique... On aurait presque dit qu'il lui en voulait d'être terminé.

"... Tu crois qu'ils en ont au caramel ? J'adore le caramel. Je pourrais me contenter de boire du caramel pour vivre je pense, si seulement c'était recommandé."

Bon, certes... Ce qu'il allait bientôt être forcé de boire pour vivre n'allait pas être aussi sucré ni aussi anodin... Il n'était pas impossible que la façon dont il avait formulé sa phrase soit inspirée par ses préoccupations du moment. Celles dont il n'avait encore jamais parlé à personne.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 18 Avr - 23:26

Savoir Esteban excité l'excitait. Voir Esteban rougir presque en ne sachant pas comment le lui dire sans craquer le vernis convenable qu'il souhaitait garder en public, l'excitait. Sentir ce baiser chaud, dosé avec peine, mais maîtrisé, l'excitait. Le murmure d'Esteban l'excitait. Il savait très bien faire passer l'idée qu'il avait en tête malgré qu'il reste parfaitement correct. Sans doute l'embrasser aussi souvent était un très bon signe. Entendre Esteban parler de décence l'excitait. Pour être plus claire, toute l'attitude d'Esteban excitait Erin.

Ce n'était pas faute d'avoir été dans les vapeurs, encore, de leur rêverie commune d'un avenir de conte de fées. Mais à admirer son visage légèrement congestionné, la Rouquine se doutait qu'il devait véritablement être en proie à une véritable lutte interne encore ses pulsions et sa raison. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il éclaire sa lanterne. Oh... Il devait essayer de peser le pour et le contre d'une 'perte de temps' alors qu'ils venaient de faire venir un jet privé à une heure du matin, pour trois heures de vol, uniquement pour aller à Las Vegas, et qu'ils risquaient de ne voir que leur chambre d'hôtel. Ce qu'Erin trouva réellement amusant, à bien y réfléchir, ce n'était pas comme si Sin City allait disparaître de la carte, ils reviendraient un autre jo... Ah. Peut-être pas. Etait-ce là le même sentiment qu'il ressentait actuellement, lui aussi ? La frustration de se dire qu'ils n'auraient peut-être pas le loisir de refaire ce voyage tous les deux, plus tard ?

"Il suffit de choisir." Voulut-elle rompre ce sentiment douloureux qu'elle partageait désormais. "Pour ne rien regretter. Ce dont tu as le plus envie. Par dessus tout. En te fichant du reste, le reste n'a pas d'importance." Ils étaient encore proches, elle pouvait détailler l'expression pénible de son visage, et cherchait à le convaincre d'un regard appuyé, et assuré. C'était ainsi qu'elle voyait les choses : si l'on fait un choix, que l'on est sûr de soi, alors on ne regrette pas, quoi qu'il arrive. Si on laisse quelqu'un d'autre choisir à sa place, ou que l'on hésite trop, c'est foutu. Ses choix, à elle, n'avaient pas toujours été les meilleurs. Mais elle les assumaient, parce qu'elle avait pris en main d'elle-même son destin.

Erin le laissa s'intéresser de nouveau à leur cocktail qui avait diminué bien trop vite... Et le regard qu'il lui lança était merveilleusement drôle ! Elle ne put contenir un sourire moqueur, et se demanda de quoi ils avaient l'air, vu de l'extérieur. Sans doute ... d'un couple d'amoureux qui ne fait pas attention au monde extérieur. Qui vit dans une bulle. A l'évocation du caramel, la Rouquine fut un peu surprise, en réalité, elle n'était pas dans sa tête, et avait du mal à suivre son cheminement interne. C'était cependant une excellente idée... Mais ses propositions timides, plus le cocktail, plus l'image du caramel se mélangeaient de façon plutôt... indécente... dans son esprit. Erin sentit le rouge lui monter au visage, comme une bouffée de chaleur. C'était Esteban le pudique du couple. Pas elle... C'était sans doute à déplorer, mais elle réussit à stopper net ses fantasmes pour répondre à son Prince.

"Tu te rends compte que tu veux sécher la fac, et que c'est interdit par le règlement, hein ? Toi qui ne voulait pas boire de l'alcool avant 21 ans..." Le taquina-t-elle. Un excellent prétexte pour éviter de continuer à dériver dans une mer de caramel. Elle avait eu l'impression d'avoir toujours un peu cherché Esteban avant qu'il ne l'invite à aller plus loin, elle se sentait bien moins convenable que lui, qui savait ce tenir. Enfin, en théorie. La gorge sèche, contrôlant encore assez bien sa respiration, Erin ne put finalement pas retenir plus longtemps ses visions gourmandes, et elle se redressa d'un mouvement vif. Un petit sourire en coin, carnassier, trahissait ses pensées profondes.

"On est à Las Vegas, si on paie, on aura tout ce qu'on veut." Elle acquiesça pour affirmer ses paroles et joignit les actes aux mots, faisant un geste pour que le jeune homme du bar vienne les voir. Celui-ci contourna le grand comptoir et se présenta à eux, avec la carte des cocktails, mais Erin ne la consulta pas.

"Nous voudrions quelque chose avec du caramel." Son sourire était de nouveau angélique, un peu charmeur. "Beaucoup de caramel." De nouveau, elle échangea un regard lourd de sens avec le barman. Il avait l'air amusé, mais restait professionnel. Il devait en voir tous les jours des comme eux... Il eut un mouvement de tête affirmatif, ce qui illumina d'autant plus le visage de la Roquine. Il indiqua qu'il leur apportait ça tout de suite, et Erin eut à peine le temps de tourner les yeux, pétillants, un peu gourmand d'ailleurs, dans tous les sens du terme, vers l'Héritier et lui souffler un provoquant "Tu vois" avec un clin d'oeil en plongée.

Le Barman apportait déjà un verre à Martini, le cocktail était crémeux, marbré d'une belle couleur ambrée, et sur le rebord de chaque verre, une fraise coupée en forme de coeur. Il se pencha déposa les deux boissons sur la petite table basse et glissa à l'oreille d'Erin les ingrédients. Ce à quoi elle répondit par un petit rictus espiègle et donna le numéro de leur chambre au jeune homme qui repartit d'où il venait après avoir sourit à Esteban.

La Fille à Papa se tourna et mis dans les mains de son Prince le cocktail, avec un regard plein d'étoiles. "Caramel, chocolat, crème, et... un peu de vodka." Bah oui, c'était une boisson alcoolisée, tout de même, on était à Vegas ! Ca ne se faisait pas de ne pas être pompette à Vegas. La ville du vice, hein... ?
En parlant de cela, Erin semblait impatiente de goûter à la commande d'Esteban. Mais elle avait quelque chose de lourd sur le coeur à lui avouer. Elle n'allait pas, encore cette fois, se montrer digne de la bonne éducation de sa mère, mais elle appliquait son propre conseil : choisir d'assumer, pour ne rien regretter.

"Peu m'importent les machines à sous et la décence, tu sais. Je veux juste être avec toi. Ca me suffit. Moi aussi j'aime bien le caramel. J'ai des tas d'idées caramélisées... mais rien qui soit décent devant tout ce monde." Elle finit sa phrase par un sourire mutin, reprenant ses mots, gardant les yeux grands ouverts comme si elle avait peur de ciller et de faire basculer les choses. Elle avait été trop refroidie dans la suite de l'hôtel pour oser prendre de nouveau les devants. Elle se sentait toujours trop pressée et elle avait l'impression de bafouée la bonne éducation qu'avait reçu Esteban en le tentant, en jouant de ses charmes délibérément, en évoquant des images qu'il comprendrait certainement.

Même si elle faisait en sorte de toujours assumer ses choix, une partie d'elle-même aurait aimé être une fille bien. Que ses rendez-vous ne finissent pas tous dans un lit ou contre un mur. Pouvoir donner une autre image d'elle. D'habitude, elle arrivait bien mieux à lutter contre ses petites envies lorsqu'elle croisait un joli garçon. Ca lui paraissait futile désormais. Elle n'avait envie d'aucun autre apollon de soirées mondaines, aucun étudiant éméché en boîte. Ses pensées ne pouvaient s'éloigner d'Esteban et de sa bouche qui l'avait encore captivée. C'était un sacré magicien...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 19 Avr - 11:39

L'expression contrariée d'Esteban ne le quittait pas. Non plutôt elle... Évoluait. Elle se gorgeait de caprice. Erin était en train de tenter de donner une solution à son hésitation, mais ça ne marchait pas très bien en fait. Choisir.. ? Mais c'était dur, de choisir ! Autant dire à un collégien "il suffit de résoudre cette équation différentielle", le résultat serait sans doute le même. Le jeune homme était incapable de faire ce genre de choix, pour la bonne raison qu'il n'avait jamais eu à se limiter. Il ne connaissait pas ce type de frustration. Il n'aimait pas ça du tout. Il voulait choisir de tout choisir ! Il voulait tout faire ! De la plus anodine des découvertes aux choses les plus folles qu'il était possible de vivre à Las Vegas... Il voulait tout ! Mais ils n'avaient pas suffisamment de temps pour tout voir. Sauf si ils décidaient, sur un nouveau coup de folie, de transformer cette soirée en vacances improvisées.

Repoussant l'échéance à plus tard, il voulut se noyer dans la vanille (et la vodka), mais le verre à cocktail était désespérément vide. Il lui fallait autre chose, et si possible, quelque chose avec beaucoup de caramel. La jeune femme le tira de ses pensées sucrées avec une remarque qu'il n'avait pas volée. Esteban leva le nez, surpris. Il accusa le coup, l'air vaguement coupable et embarrassé. Il tenta de se justifier, avec une certaine mauvaise foi :

"Oui mais... Le règlement de l'université, ce n'est pas la loi ! Ce n'est pas aussi important ! Et puis ce n'est pas intéressant, les cours... Je n'irai même pas aux partiels. En plus, c'est trop tard, comme tu l'as fait remarquer : je suis déjà ivre, alors on est plus à ça près !"

Peut-être était-ce pour ça qu'Esteban était si soucieux de rester dans les cordes, et de ne rien faire qui dépasse les limites de ce qui lui était autorisé : si jamais il se permettait une entorse à la règle... On ne l'arrêtait plus, parce qu'il était complètement déraisonnable, en réalité. Il n'était pas le genre à tremper un doigt de pied dans l'interdit, puis à revenir gentiment sur le droit chemin. Excessif jusqu'au bout des ongles, soit il marchait parfaitement droit, soit il plongeait à corps perdu de l'autre côté de la barrière sans se demander comment il allait revenir ensuite.

Mais déjà, second cocktail, et au caramel en plus. De quoi lui faire oublier qu'il n'avait toujours rien choisi. Ravi, il laissa Erin prendre commande. Généralement, il était le premier à savoir qu'il pouvait avoir tout ce qu'il voulait du moment qu'il appelait les bonnes personnes et insistait sur le ton qui convenait... Mais il n'avait pas l'habitude des situations réelles (comprenons : sans l'interface téléphonique). De ce fait, il se sentait plus empoté qu'en temps normal. Ignorant sa fierté mal placée, il décida plutôt de répondre au clin d'œil d'Erin par un sourire de remerciement radieux.

"C'était du rapide.. !"

Phrase double usage, puisqu'il remarqua alors même qu'il était en train de la prononcer, que le barman était déjà en train de revenir vers eux. Un cocktail appétissant apparut entre ses mains. Il passa le nez au dessus de la boisson, et poussa un soupir de satisfaction intense rien qu'à sentir l'odeur caramélisée qui s'échappait de la mixture. L'adoration que pouvait avoir Esteban pour le caramel frôlait l'obsession quand même, parfois.

"Oh misère... Il ne va pas faire long feu."

Nouvelle réplique de la part de la jeune femme, qui le tira de nouveau de ses préoccupations gustatives et alcoolisées, pour lui rappeler d'autres choses. Il s'était fait violence pour réussir à oublier ses pulsions. Erin n'avait pas l'air de vouloir les laisser s'évanouir. Troublé par sa proposition, il se rendit compte qu'il allait vraiment avoir du mal à refuser, si jamais elle disait ça comme ça... Rah. Il était pris entre tellement d'envies différentes ! Il se rapprocha d'elle, les prunelles en fusion. Son voile de contrôle avait été rapide à s'évanouir. La voix déformée par l'anticipation, il décida de reprendre exactement les mots qu'elle avait prononcé plus tôt, dans la chambre d'hôtel. Vu la crise qu'il avait eu à ce moment précis, les paroles d'Erin s'étaient gravées dans son esprit avec une exactitude affolante :

"... Juste trois petites secondes, et après on va dépenser des sommes astronomiques à la roulette. D'ailleurs, il manque les ombrelles multicolores."

Il pointa son cocktail du doigt, sans cesser de dévorer Erin des yeux cela dit.

"... Puis ensuite, on ira au parc animalier. Et au Stratosphère."

Il hésita un instant avant d'ajouter :

"... Et au Fashion Show Mall."

A croire qu'il y tenait, finalement... C'était plutôt drôle, et il espérait qu'Erin ne remarquerait pas à quel point il était singulier que ce soit lui qui insiste pour visiter ce genre de lieu. Comme si les clichés avaient été inversés.

"... Et si jamais Vince est reparti d'ici là... Tant pis ! On changera d'hôtel, et on verra encore d'autres choses. Je ne veux pas choisir... Je veux tout faire... Le plus de choses possibles ! Je veux les faire avec toi, et je veux toutes les faire. Et même d'autres ensuite !"

C'était comme d'être boulimique. Il allait mourir, mais avant ça, il voulait vivre, et vivre, et vivre encore, jusqu'à ce qu'il n'en puisse tellement plus qu'il aurait envie de vomir quelques souvenirs qui ne tenaient plus dans son crâne. Son regard était devenu suffisamment intense pour qu'on s'attende à en voir sortir des rayons lasers capables de fondre le métal. Malgré tout, il y avait une ombre qui se cachait sous ce regard électrisé. Une ombre nauséabonde, qui s'étendait lentement et lui prenait la gorge, augmentant à chaque seconde le rythme de ses battements de cœur. Il était pris entre extase, désir, et panique. Il ne voulait pas mourir... Il voulait vivre à six cent à l'heure !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 20 Avr - 23:12

L'expression extatique d'Esteban devant un cocktail au caramel tenait de l'adoration d'un Saint. Il était aussi fasciné que lorsqu'elle effleurait un sac à main Bottega Veneta de la collection printemps été 2049. C'était terriblement amusant de le voir ainsi, elle pensait qu'il allait se jeter dessus, puisqu'à priori 'il ne ferait pas long feu', mais elle sursauta presque en le voyant s'approcher dangereusement d'elle. La couleur et surtout l'expression de son regard fermement planté dans le sien était presque effrayante d'ardeur. Elle n'aurait pas été étonnée d'en voir sortir des flammes, un seul de ces regards-là et Erin se sentit se liquéfier comme neige au soleil.

Certes, elle l'avait un peu piqué, avait fait quelques allusions c'est vrai... Elle c'était attendu à ce qu'il bafouille en réalité. La Rouquine l'aurait bien imaginé rougir, la regarder intensément bien sûr, mais pas de façon aussi... volcanique. C'était elle qui faisait cet effet-là d'habitude... Son sang se mit à cogner dans ses veines et son corps sembla perdre toutes ses forces juste à l'entente des mots qu'il prononça. Elle ... c'était... Elle avait déjà entendu ça quelque part, il lui fallut un effort important de mémoire pour se souvenir qu'elle avait elle-même prononcé ces paroles. Erin avait été trop hors d'elle pour pouvoir vraiment se rendre compte de ce qu'elle avait dit, mais maintenant, ça lui revenait parfaitement.

C'était juste avant qu'il ne se sente mal. Est-ce qu'il s'agissait d'une formule magique ? Car le simple fait d'associer les yeux brûlants d'Esteban à ces quelques phrases, et elle avait des palpitations et sa volonté paraissait s'évaporer par tous les pores de sa peau. Le Casino devenait une fournaise. Mais pourquoi avait-elle mis un pull et un manteau ?! Ah... non... Elle n'avait que sa robe, sa petite robe. Hé bien elle tenait beaucoup trop chaud !

Elle suivit son doigt du regard, mit du temps à comprendre exactement qu'il parlait des cocktails quand il évoquait les ombrelles, comme si elle avait trop de buée dans la tête pour réfléchir correctement. La manière dont il posait ses yeux sur elle était totalement indécente, à croire qu'il pouvait voir au travers de ses vêtements... D'un geste instinctif, elle se caressa le cou, comme s'il était serré par un nœud de cravate trop rude, qui l'empêchait de respirer.

Le parc animalier, la soucoupe volante, le shopping. Elle écoutait à moitié tout ça. Ca lui donnait envie, évidemment. Mais comment pouvait-on avoir envie d'aller voir de stupides flamants roses lorsqu'Esteban Luz-Descalzo est si proche que l'on sent son souffle sur sa peau, et qu'il parait pouvoir lire dans vos iris, ou du moins, transmettre des images terriblement suggestives à votre cerveau ?

Mais pourtant, c'était elle qui l'avait cherché ! Erin avait évoqué ses petites idées caramélisées, elle devait bien s'attendre à une réaction à la hauteur de ses sous-entendus ? C'était tellement surprenant, déstabilisant, que les rôles semblaient inversés. Elle se retrouvait sans voix, involontairement, puisque sa langue était trop sèche pour bouger, et ses lèvres avaient gercés en une battement de cil.

"Tout... ce que .... tu voudras." Réussit-elle à articuler avec peine, sans jamais cligner des paupières, de peur de perdre une miette de ce visage. Il avait parlé si vite, c'était imposé de manière si capricieuse, qu'Erin n'aurait jamais pu lui refuser quoi que ce soit. Quoi de plus fou que de ne jamais choisir ? C'était ça, réellement la vie. Il avait tellement raison ! Elle s'était contrainte à faire des choix et prendre des décisions, mais si pour une fois, on pouvait tout avoir ?

Bien sûr ! Vince on s'en fichait. Et l'Université aussi ! Et les examens, peu importait. Tout était futile et inutile ! Elle n'aurait que peu de temps à passer avec son Prince, parce qu'on allait le lui arracher. Ce n'était pas juste, mais elle n'aurait pas le choix. Alors jusque là, aucune décision ! Aucun refus, aucun "non". Tout était permis. Tout serait possible. Juste quelques mois, lui, elle, l'amour. La Folie ! La Passion !

Sa lèvre trembla, les nerfs commençaient à lâcher. Elle aurait aimé pouvoir claquer des doigts, et que les milliers de gens présents dans le Casino de l'hôtel sortent sans broncher, qu'ils aient pour eux deux 7 000 m² et des litres de cocktails, l'intimité d'un casino gigantesque juste parce qu'ils le désiraient. Lui qui craignait qu'une photo de paparazzi lui cause du tord... lui qui avait eut une crise de spasmophilie lorsqu'elle avait glissé la main sous son pantalon... Il avait un regard cent mille fois plus érotique que tous les gestes déplacés qu'elle avait pu avoir.

C'était... tellement peu convenable. Tellement irrésistible. Elle se sentait presque intimidée par le feu qu'elle percevait dans sa voix et dans le bleu-vert de ces deux billes qui la pénétraient. Erin avait été tellement choquée par l'arrêt net et forcé dans leur suite, qu'elle en avait perdu légèrement confiance en elle.
Une chambre, qu'on leur donne une chambre ! Un placard à balai ! Une remise informe ! Un matelas déglingué ! Une arrière-cuisine, un grenier, une alcôve, une chapelle, n'importe quoi !

Sa main se dressa, tremblante par l'excitation et l'afflux nerveux qu'elle avait du mal à gérer, pour lever le verre à cocktail entre eux deux. Etait-ce une façon de réussir à respirer et à ciller car ses yeux la piquaient ? Elle passa sa langue sur ses lèvres sèches qui frémissaient, et but une interminable gorgée de la boisson. Ce fut salvateur, doux, sucré, fondant, crémeux, frais, enivrant. Une baignoire ! Une baignoire entière de ce cocktail où s'ébattre en toute gourmandise !

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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 22 Avr - 2:26

Tout ce qu'il voudrait ? Vraiment ? Elle était d'accord avec tout ce qu'il venait de dire ? Alors ça, c'était chouette ! Envolées, les frustrations. Il en avait même oublié la panique qui était en train de le submerger. A eux Las Vegas ! Esteban eut un grand sourire, radieux au possible. Elle venait de le rendre heureux comme un pape. Et il était totalement inconscient de l'effet qu'il avait eu sur elle, bien qu'il trouvât bizarre le teint de son visage. Et la façon dont cillaient rapidement ses yeux. Et dont elle l'observait de manière fixe. Avait-il dit quelque chose d'étrange, tout compte fait ?

Subitement moins confiant, il perdit sa belle expression au profit d'une légère lueur de doute.

"Est-ce que tu vas bien ? Tu me sembles un peu pâle, subitement..."

Comme elle buvait dans son cocktail cependant, il ne se sentit pas de faire différemment. Il goûta le sien, et oublia provisoirement ses inquiétudes, comme il fermait les yeux, en proie à une plaisir qui pouvait paraître presque indécent. Surtout en vue des idées et des envies que pouvaient échanger Erin et Esteban. Un soupir extatique lui échappa :

"¡Madre mia! C'est délicieux..."

Il ouvrit aussitôt les yeux, très gêné. Oh ! Ça avait été en espagnol, mais il avait juré. C'était mal. Automatiquement, il devait se repentir.

"... Désolé, je deviens terriblement impoli. Mais c'est vraiment bon, je n'ai pas pu m'en empêcher !"

Il vida d'ailleurs le reste de son cocktail d'une traite (ou presque). Il allait.. être d'ici peu totalement fait. Mais il ne le savait pas. Il posa le verre où il put, et chercha des yeux ce qu'Erin avait fait du sien. Il avait très envie de faire un tour du côté de leur suite avant de revenir ici s'amuser aux jeux... C'était ce dont ils avaient convenu, non ? Alors pourquoi cela lui semblait-il étrange..? Peut-être parce qu'il se voyait mal se redresser et retourner jusqu'à la chambre dans son actuel état. Ou bien juste parce que la consommation des cocktails entre deux phases semblait avoir un caractère digne de stopper tout plan monté. Enfin, il l'interrogea du regard. Ses prunelles étaient toujours les mêmes : en fusion. Franchement, il n'en pouvait plus.

".. Tu crois qu'on peut s'éclipser maintenant... Ce n'était peut-être pas une très bonne idée, le caramel."

Gêné, il jeta des coups d'œil alentours, et parut subitement surpris. Il oublia de mettre en silencieux ses pensées, si bien qu'elles lui vinrent en haut-parleur, comme il en avait l'habitude.

"... J'avais oublié qu'il y avait tant de monde. Il y a beaucoup de monde non ? Pourquoi ces gens ne dorment-ils pas ? Il est tard ! Ce n'est pas le genre d'heures auxquelles autant de monde reste éveillé si longtemps..."

Allaient-ils seulement parvenir jusqu'à l'ascenseur ?
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 22 Avr - 21:28

Ah Ah. Est-ce qu'elle allait bien ? Cette blague... Elle réussit cependant à faire un mouvement de tête, de haut en bas, lentement.

"Oui..." Murmura-t-elle en réponse à son interrogation. Et Erin entendit distinctement sa petite voix rauque toute rêche comme un pull en cachemire que l'on aurait lavé en machine. Impossible de lui dire le déluge dans son cerveau, elle se concentra pour essayer de ne pas l'inquiéter.

"Je vais on ne peut rêver mieux." C'était vrai, en plus. Ce n'était pas un mensonge ! Comment aller mieux qu'en sentant ses jambes trembler et son pouls accélérer au point de l'entendre distinctement dans ses tympans ? Le moindre regard d'Esteban avait le pouvoir le lui envoyer une décharge électrique et un souffle magique de phéromones. La boisson avait réussi à ce qu'elle ne s'évanouisse pas comme dans les films sur un simple coup d'œil du Prince.

Fort heureusement, Esteban venait de goûter au cocktail. Elle sursauta en l'entendant, et ses iris devinrent rondes. Sans doute ne c'était-il pas attendu à ce que quelques mots en espagnol, qu'il jugeait impolis, ait autant d'effet sur elle. Mais comment résister à ça ?! Il roulait les r ! Quand il parlait espagnol, elle se souvenait du jacuzzi, elle pouvait voir sa langue danser quand il ouvrait la bouche, c'était indécent ! Pas impoli, OBSCÈNE ! Tellement craquant.

Alors qu'il s'excusait, une bouffée d'air réussit à la sortir d'une raideur maladive -en réalité, elle avait peur qu'en bougeant, elle soit incapable de répondre de ses actes- et Erin tira sur ses lèvres sèches pour esquisser un sourire. Malgré toute l'excitation qui lui lacérait le corps et l'esprit, elle savait encore afficher une attitude moqueuse.

"Je suis contente que ça te plaise." C'était bateau, mais là encore, la Rouquine avait eu du mal à articuler. Il semblait s'inquiéter de son état, c'était touchant... Alors qu'il en était la cause ! Elle lui avait déjà dit, pourtant, qu'il la rendait folle, qu'elle avait du mal à rester habillée face à lui, qu'elle avait les idées troublées dès qu'il posait ses yeux merveilleux sur elle. Alors quand il ne se contentait pas de l'observer, mais qu'il paraissait la dévorer du regard, à quoi s'attendait-il ? AH ! Elle était prise à son propre jeu, elle avait allumé et se retrouvée piégée, consumée.

Mais dans les prunelles d'Esteban, elle y lut quelque chose de familier... Elle réalisa qu'il devait avoir de nouveau la tête qui tourne, après le premier cocktail, et celui qu'il venait de vider si vite tellement il eut l'air d'adorer. Salvateur, cet état de fait lui permit de reprendre légèrement une contenance, et elle plissa les yeux en s'approchant son visage du sien. Alors comme ça, on veut remonter dans la Suite, hein ? Erin allait répliquer en le titillant un peu, ayant reprit un peu de vigueur, mais l'Héritier sembla chercher quelque chose autour d'eux ou plutôt... se rendre compte de la foule qui se trouvait dans le casino. A voir sa mine presque outré, lui aussi déplorait qu'ils n'aient pas le lieu juste pour elle et lui. Un petit rire sortit difficilement de sa gorge âpre.

"Elle ne dort jamais cette ville..." Elle sentait qu'elle allait recommencer. " On devrait virer tous ces gens." A parler lentement. "Comme ça, on aurait..." A poser son index sur sa joue pour le forcer à revenir face à elle. "...pour nous seuls le Casino." A lever son menton d'un pouce qui ne tremblait plus. "C'était une très bonne idée le caramel." Finit-elle comme un cheveu sur la soupe, par emprisonner ses lèvres. Erin pensait réussir à se contenir un peu, mais elle devait mettre un peu trop d'assiduité dans son baiser pour qu'il puisse paraître parfaitement maîtrisé.

Voilà, elle venait de recommencer... Comme s'il suffisait de prendre ce dont on a envie sans demander la permission. Tant pis s'il fallait brusquer un peu les choses et les gens. Au risque de reproduire les mêmes erreurs, et en oubliant, un peu, les déboires de la chambre d'hôtel. Elle se décolla difficilement, à regret, et finit son verre lentement, sans le perdre du regard.

"Tu es sûr ?" Pourtant, il n'avait rien dit qui demandait une telle approbation. "Tu es sûr que tu veux remonter tout là haut ?" C'était une phrase volontairement à double sens, ou elle sentait les effets de la vodka aussi ? Il fallait dire qu'elle buvait plus facilement du champagne ou de gentils alcools de fille. Le sucre était traitre. "Tu m'as demandé si ça allait tout à l'heure. Non. Ca ne va pas du tout. Enfin si. Mais... Encore et toujours ce même problème avec toi." Ses yeux bruns cherchaient son regard. "J'ai du mal à me retenir quand tu me regardes comme ça." Avoua-t-elle finalement, et à son plus grand étonnement, Erin se sentit même un peu monter le rouge au joue. Mais ça devait être la vodka.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 22 Avr - 23:02

Bon... Selon Erin, ça allait. Pourtant elle était drôlement silencieuse, subitement ! Décidément peu conscient de l'effet qu'il lui faisait, Esteban, un peu perplexe, mais peu désireux de lui déplaire en insistant, se contenta de boire son cocktail. Beaucoup trop vite. Maintenant il n'avait plus d'excuses pour ne pas se lever. Mais il se sentait un peu ivre. Sa tête tanguait. Il disait des choses sans queue ni tête. Il en prenait conscience maintenant qu'Erin le lui faisait remarquer... C'était vrai enfin ! C'était idiot ! Il le savait bien que Las Vegas n'était pas le genre de ville qui dormait la nuit... Sinon, il n'aurait au premier abord jamais proposé cette escapade nocturne ! Gêné, il prit un air penaud.

"Oui... Oui bien sûr, évidemment ! Tu as raison... Je ne sais pas pourqu... oi.. j..."

Erin se rapprochait dangereusement, non ? Le feu dans les prunelles de la jeune femme était en train de le perdre à son tour. Il frissonna lorsqu'il sentit son doigt passer contre sa joue. Son comportement redevenait terriblement aguicheur... Sans même parler de la façon dont elle lui releva le menton (et qu'il se laissa faire, totalement subjugué). Sans même parler du baiser qu'ils échangèrent ensuite qui termina de lui faire perdre ses derniers neurones du contrôle. Il se pencha en avant, caressa ses cheveux, puis sa hanche grâce à son autre main... Il aurait voulu lui retirer cette robe une fois de plus, là, sans attendre... Et ça se voyait autant que ça se sentait. Incapable de retenir sa passion, il était aussi devenu incapable de se tenir en public. Ça n'était vraiment, vraiment, pas du tout le genre de baiser qu'on était censé se faire devant tout le monde. Ohlala... Ça devenait complètement indécent. Il ne tenait plus du tout en place. Elle décolla ses lèvres des sienne... Esteban manqua de ne pas lui laisser le temps de s'exprimer, avide qu'il était de l'embrasser encore. Il s'arrêta à un tout petit centimètre de son visage. Si il en était sûr, de vouloir retourner en haut ? C'était une plaisanterie ? A l'entendre, Erin était dans le même état que lui... Non, ça n'allait pas très bien, dans le sens où il y avait beaucoup trop de monde. Et qu'ils étaient beaucoup trop excités. Et que ça aurait pu être bien. Mais pas ici. Et qu'ils allaient encore perdre du temps. Mais ça n'était pas grave, parce qu'on se fichait de Vince, et qu'on se fichait des cours. Dans ce cadre là, ils pouvaient bien passer toute la nuit à profiter de la chambre d'hôtel, et visiter Vegas dès le lendemain matin, ça reviendrait au même ! Oui... Ils pouvaient avoir tout. C'était aussi simple que cela. Il suffisait juste de le décider, et de prendre ce qu'ils pouvaient, quand ils le pouvaient. Il glissa un doigt contre la joue d'Erin en tentant tant bien que mal de rester correct. Et de soulever les deux sourcils avec un air comique. Il avait l'air d'être mieux capable qu'elle de se retenir, peut-être ?

"... A savoir que si nous restons ici plus longtemps, je doute que la situation évolue de manière très convenable, je pense que je suis effectivement sûr de le vouloir, et qu'il est même urgent de le faire sans trop attendre. Parce que je pense avoir le même souci que toi."

En plus, il s'en voulait encore pour ce qui était arrivé tout à l'heure. Quelque part, il avait envie d'effacer cet épisode gênant en l'écrasant sous une pile de souvenirs et de sensations nouvelles. Il ne voulait pas qu'elle garde ce souvenir de lui. Bien sûr, ça n'allait pas effacer ses traumatismes ni ses angoisses... Mais il était intimement persuadé que ça ne risquait plus d'arriver de si tôt. Ça avait été un malencontreux accident. Il avait été pris par surprise. Il y avait eu une pile de coïncidences fâcheuses qui lui avaient finalement rappelé son père... Mais ça n'allait très certainement pas lui arrive à chaque fois ! C'était bien la première qu'il avait un malaise de ce type alors qu'il était avec une fille... Même si il n'en avait connue que deux avant. Enfin euh... une et demi ? Et en une soirée il venait sans doute de doubler le nombre des rapports sexuels qu'il avait jamais eu.. ? Euh... oublions. Tout irait très bien.

Esteban embrassa Erin d'une façon à la fois passionnée et langoureuse. Il se retenait. De l'électricité courait le long de ses lèvres tandis qu'il goûtait à celles de la jeune femme avec une lenteur pleine de promesses. Ses doigts dans son dos se raffermirent. Il était embêté. En vrai, il aurait voulu la porter jusqu'à l'ascenseur... Mais Esteban n'avait pas ce genre de force physique. Surtout pas depuis qu'il était malade. Il aurait risqué de se ridiculiser.

"... Tu viens ?"

Oh... De son côté, l'heure n'était plus à avoir le rouge aux joues. Les sous-entendus avaient été trop loin. Il avait oublié le monde qui les entouraient (un paparazzi présent dans le casino à ce moment précis se serait fait une joie de les mitrailler). Il prit la main d'Erin et, sans la quitter du regard, voulut se relever pour sortir de cet endroit le plus vite possible, avant que quelqu'un ne remarque l'état fort peu convenable dans lequel ils allaient quitter le casino.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 22 Avr - 23:25

Bien sûr qu'elle venait ! Erin se redressa immédiatement lorsqu'il l'y invita, de peur qu'en hésitant un peu trop longtemps, en pensant le pour et le contre de succomber encore, de ne pas écouter sa raison, de fatiguer encore un malade de... elle louperait le coche. Il ne fallut pas le lui dire deux fois, la Rouquine était déjà bien droite sur ses talons aiguilles, mais tenait beaucoup moins bien qu'à l'aller.

Ils avaient bu trop vite, ils était trop ivres et trop voraces pour marcher bras dessus-bras dessous sagement comme un couple glamour. Elle tenta de se recoiffer dignement, de tirer sur sa robe pour qu'il n'y ait aucun pli, ce n'était sans doute pas convainquant. Ses genoux paraissaient en guimauve, elle suivit Esteban et prit sa main. Un moyen plus ou moins fiable de ne pas perdre l'équilibre. Moyen douteux, somme toute, quand on connaissait la maladresse du Prince... Mais c'était mieux que rien. Et puis, elle avait besoin de son contact, de sa peau. A défaut d'une autre partie du corps, Erin enlaçait ses doigts aux siens et les serraient avec force, caressant de son pouce le dessus de sa main.

Sa longue tirade en réponse à son aveu rougissant l'avait achevée. Il était tellement irrésistible quand il parlait autant, sous le coup de l'émotion, là où tellement d'autres se contentaient de bafouiller deux mots d'une voix rauque de cigarette. Dans le meilleur des cas, ils se contentaient de répondre à une jeune fille amoureuse des mots crus qui l'émoustillaient. Mais le discours tel que celui d'Esteban l'avait fait basculer d'une attitude qui voulait un peu se retenir à un lâché-prise. Il avait tellement raison... Il avait dit plus de fois "je pense" que dans le discours d'un politicien, mais elle doutait qu'il soit actuellement en train de penser avec son cerveau.

Il suffisait de sentir sa paume devenir moite alors qu'ils attendaient presque sagement l'ascenseur... Erin prenait appui d'une jambe sur l'autre, incapable de rester immobile. Mais elle devait se contenir encore un peu, parce que le Hall avait un grand comptoir et qu'il y avait toute la réception... Le Ding d'arrivée les sauva d'une syncope, elle pressa Esteban d'y entrer en calant sa main libre sur sa fesse. Oh pardon ! Ca lui avait échappé. Elle se vit dans l'immense miroir de l'ascenseur, son reflet se mordillait la lèvre, entre la gêne de n'avoir su se retenir de ce geste déplacé, et la satisfaction d'avoir touché l'arrondit de ce pantalon à pince merveilleusement taillé sur mesure.

Toujours par l'intermédiaire du miroir, puisqu'elle resta à côté de lui, elle planta ses deux billes luisantes d'une lumière bien trop brûlante pour être angélique, sur le regard d'Esteban... Lui aussi rivalisait de Caliente dans les yeux. Ce regard lascif était insoutenable, elle avala sa salive difficilement. Pourquoi les suite avec vue étaient-elles placées si haute ? Une seconde, elle eut un flash back quelques temps auparavant, ici même. Etait-elle destinée à avoir envie de lui éternellement et devoir attendre la secousse de l'ascenseur pour lui sauter dessus ?

Quelque chose lui interdisait de commencer à l'effeuiller dans cette cabine capitonnée, pleine de miroirs, avec la petite musique élégante qui jurait avec leur état d'esprit bien peu distingué.

"Plus que 10 étages..." Minauda-t-elle, se dandinant un peu tout en regardant le cadrant où les chiffres défilaient beaucoup trop lentement, serrant ses doigts plus entre les siens et Oh ! Elle n'avait pas retiré sa main sur son postérieur. Sans doute pour l'aider au mieux à ressortir de l'ascenseur, par charité chrétienne. Aider son prochain. Aimer son prochain... Tout ça.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 23 Avr - 2:12

Ohlala... Avoir l'air décent ? Ça allait être difficile là... Esteban n'était même plus certain de marcher droit. Et il s'en fichait un peu. Ça passerait, du moment qu'ils se dépêchaient de sortir, non ? De toute façon même si il avait encore été capable de garder son habituelle tenue impeccable, il y avait certaines réactions naturelles qui se cachaient nettement moins bien, et ça, eh bien il n'y avait qu'une solution pour y remédier... Atteindre la chambre avant que quelqu'un ait eu les yeux un peu trop baladeurs. Il était vraiment dans un état bizarre... Sa tête tanguait, et il riait nerveusement rien qu'à l'idée d'être sur le point de remonter pour redescendre ensuite, juste pour... parce que... Ils étaient totalement intenables.

Mais qu'il était long à venir, cet ascenseur ! Impatient, Esteban en aurait presque tapé du pied par terre. Puis enfin, la porte s'ouvrit. Il entra, invité de manière fort évocatrice dans la cabine. Il jeta un regard malicieux derrière lui, associé à un sourire entendu. A moins qu'il commence à voir le mal partout? Mais qu'y avait-il eu dans ces cocktails, exactement ?

La cabine commença à monter. C'était calme. C'était long. Le regard caramélisé d'Erin était chaud comme la braise. Il bouillonnait lui même tant et si bien qu'il dû glisser un doigt dans son col pour ouvrir un peu plus sa chemise. Il avala sa salive, en tentant tant bien que mal de patienter. Mais la main d'Erin était contre son pantalon. Et, comme elle le disait si bien, il restait dix étages. Et ils étaient tous seuls. Et il était vraiment ivre. Il poussa un long soupir :

"... C'est beaucoup trop long !"

Avant de jeter au diable tous ses principes. Ça n'était pas convenable, mais qui s'en fichait, franchement ? Quand tous les partis intéressés en avaient envie ? Il ne se posa soudain plus autant de questions. Beaucoup moins que ne pouvait le faire Erin. La musique ? Les miroirs ? Plus rien de tout ça n'existait. Il se tourna vers elle, hésitant malgré tout une seconde. Puis, il posa ses mains sur sa taille et l'embrassa sans prévenir. Quelques secondes plus tard, il ne savait plus ce qu'il faisait. Il sentait qu'il avait avancé jusqu'à ce que son dos touche la paroi de la cabine, et qu'il caressait sa cuisse d'une façon qui n'avait déjà plus rien d'innocent.

DING, fit l'ascenseur, en se stoppant au bon étage. Les portes s'ouvrèrent, et dévoilèrent un couple de quinquagénaires guindés, qui posèrent sur eux un regard amusé, quoique froidement réprobateur. Esteban tourna les yeux vers eux, et se rendit compte de ce qu'il venait de faire. ... Mon dieu ! Alors ça, ce n'était vraiment, mais alors vraiment pas DU TOUT convenable. Il devint rouge comme une tomate, et se redressa, avant de tenter de balbutier des mots d'excuse pitoyables.

"J... Désolé... Euh... Pas... réfléchi... Oh..."

Il plaqua une main contre son front et glissa de nouveau ses doigts dans ceux d'Erin pour l'inviter de manière un peu pressante à le suivre, et à s'éloigner le plus vite possible de ce fichu ascenseur. Dieu qu'il avait honte ! Il espérait au moins n'avoir pas choqué Erin... Parce que là ça aurait été la catastrophe, la panade totale. Les dents serrées, il expliqua enfin :

"... Oh mon dieu... Je les ai déjà vus... Je crois que ce sont des amis à ma mère... Oh lala..."

Vite, vite, la chambre ! Qu'ils oublient tous ces inconvénients... Et qu'il puissent enfin se permettre de ne pas être décents ni convenables sans que ça dérange personne.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 29 Avr - 22:41

Impossible de se retenir de ricaner en sortant de l'ascenseur. Ou plutôt... en attendant d'être enfin derrière la porte qui les cachait véritablement. Ah, elle se souvenait très bien avoir levé la jambe, le dos collé contre la froide parois du miroir, pour serrer Esteban contre elle alors qu'il semblait avoir succombé, et qu'elle n'aurait jamais pu résister à un assaut, fut ce-t-il minime de sa part dans l'état où elle se trouvait. Mais après, le couple qui les interrompt, la mine de son Prince qui marmonnait n'importe quoi... Si c'était drôle maintenant qu'ils avaient refermé sur eux la porte de la Suite, ça avait été tellement gênant dans l'ascenseur... Quoi que... En vérité, Erin avait été certes sursauté lorsqu'elle avait entendu le son caractéristique de la porte qui s'ouvre sur eux, dans une posture très équivoque, mais ça avait également soufflé sur les braises.

Esteban était bien trop droit et digne pour ne pas rougir d'avoir été surpris ainsi, mais pour la Rouquine, c'était un petit goût de risque qui l'avait piqué. Naturellement, elle n'avait pas ri lorsque l'Héritier avait affirmé les reconnaître, car cela voulait dire que ça pouvait aller plus loin qu'un simple regard réprobateur... Un ami de sa mère ? Espérons qu'elle trouve le dévergondage de son fils bienvenu... Mais l'embarras de ce dernier paraissait dire le contraire.

Elle ferma à clé la porte, ne se retint plus de suffoquer pour glousser, mais se sentait toujours autant fiévreuse.

"Ta mère..." En quelques pas, elle était déjà scotchée à lui, inutile de dire qu'il ne s'était pas éloigné trop de sa belle. "Tu crois qu'elle t'en voudrais..." Comme si une maman pouvait désapprouver que son fils se fasse plaisir ? "Que tu aies oublié d'appuyer sur le bouton d'arrêt d'urgence de l'ascenseur ?" Roucoula-t-elle. Du moins, elle, c'était ce qu'elle pensait. Comme qui dirait, il n'y avait pas de mal à se faire du bien ? Même si on est malade. Surtout si on est malade !

Erin fit rouler le bout dans le cou de son Prince et finit par embrasser sa mâchoire. L'audace d'Esteban, encore une fois, à briser sa retenue naturelle l'avait enflammée. L'attitude du Fils du Gouverneur dans ces instants là l'électrisait, et transformait ses jambes en marshmallows.

"J'ai fermé la porte à clé." Murmura-t-elle à son oreille d'une voix de miel, l'enlaçant aussi doucement que lui permettait son impatience. Il lui avait trop vendu cet instant pour qu'elle puisse encore supporter de reculer. Comme elle, il semblait ne pas pouvoir se retenir une seconde de plus, quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne. Il pouvait bien y avoir une alerte incendie ou un ouragan, elle ne décamperait pas d'ici. Sa poitrine se soulevait déjà trop rapidement pour qu'elle atteste d'un sang froid serein.

L'une de ses mains revint se placer là où elle avait été dérangée, sur le postérieur d'Esteban, comme une nouvelle invitation.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 30 Avr - 0:48

Oh... C'était catastrophique. Sans même compter le coup de fil imminent de sa mère (qui allait sans doute lui téléphoner d'ici vingt minutes à cinq heures, le temps que l'information lui soit transmise et éventuellement - mais alors seulement ÉVENTUELLEMENT - que le jour se lève... Sans même compter ça, Esteban ne pouvait pas être certain de pouvoir faire confiance à ces gens. Qui disait amis de sa mère, disait éventuellement amis de son père... Est-ce qu'il était bon pour le procès qu'on l'ait trouvé en pleine nuit dans un hôtel-casino de Las Vegas, perdu dans des presque-ébats passionnés..? Certainement pas. Ça risquait de ternir son image médiatique... Autant dire qu'il n'avait pas besoin de ça. Et Erin non plus, car elle allait être celle qui risquait de subir les dommages collatéraux.

Cela dit le déplaisir impliqué par ces constatations n'était pas encore suffisant pour remettre en marche les neurones qu'il avait noyé dans la vodka et le caramel. Il ne fallut qu'une porte fermée, et Erin entreprenante qui se collait contre lui, pour qu'il cesse de grimacer et que son regard s'allume de cette flamme caractéristique qui ne l'avait pas vraiment quitté, mais s'était certes provisoirement ternie sous l'effet de la gêne et de la panique. Et là, la question posée sur le ton de la plaisanterie, mais qui lui arracha une expression comique. Oups... Le bouton d'arrêt d'urgence. A vrai dire, il avait totalement oublié l'existence de ce genre de bouton dans un ascenseur, parce qu'il n'en avait jamais eu l'utilité.

"... Euh... Ça ne m'avait pas... traversé l'esprit..."

D'un autre côté, il ne lui en restait plus beaucoup, de l'esprit. Et encore moins quand elle embrassait sa mâchoire de cette façon... Façon qui le fit diriger ses mains dans le dos de la jeune femme pour le caresser. Il était vaguement en train de chercher cette fichue fermeture éclair qu'il avait pourtant manipulé toute la soirée, mais il lui semblait avoir oublié comment faire pour l'ouvrir. En même temps il était en train d'essayer de parler, même si il balbutiait des souffles chauds plus qu'autre chose. Ça n'aidait en rien.

"... Par contre si ils lui racontent que je suis totalement ivre... je ne donne pas cher de mes oreilles..."

La porte était fermée, ainsi que le précisa la jeune femme. Esteban répondit à cette affirmation par un sourire entendu. Les mains baladeuses, et ce ton aguicheur... Comment aurait-il pu attendre plus longtemps ? Il approcha d'elle subitement pour l'embrasser, d'une manière qui elle ne fut pas brutale, mais plutôt langoureuse et passionnée. A l'image de l'idée folle qui les avaient menés jusqu'à Vegas. D'une manière ou d'une autre il trouva la force de s'éloigner suffisamment pour échapper un dernier murmure :

"... Ne perdons pas de temps,  sinon le téléphone va nous déranger."

Oh, oui. Il aurait pu le fermer, mais il n'aurait jamais fait ça à sa mère ! (... surtout qu'elle le lui aurait fait payer, et/ou serait parvenue à le joindre quand même en passant par le personnel du Flamingo, ce qui aurait été encore plus contrariant). Mieux valait profiter de la nuit sans attendre. Il se rendit compte qu'il aurait voulu porter Erin, mais qu'une fois de plus, il n'avait pas ce genre de force physique à disposition. Alors, il se contenta de l'enlacer et de l'embrasser, ne prenant des pauses que lorsque le besoin de respirer se faisait sentir. Il aurait sans doute fallu trouver un endroit où se mettre pour continuer les festivités mais Esteban n'avait pas la foi de s'éloigner d'elle maintenant, même si c'était pour ensuite mieux en profiter. Cette fois, la fermeture éclair céda. Il y eut le zip caractéristique, puis la robe qui cessait de suivre les formes de la demoiselle et les découvraient progressivement. Enfin, il ne put plus avancer. Et il se rendit compte qu'il était effectivement allé sans s'en rendre compte jusqu'à un mur. Était-il ivre à ce point ? Peu importe... Il ne comprenait plus que la moitié de tout ce qui se passait, mais tant qu'il y avait Erin et ce désir passionné, et tant qu'ils étaient seuls, il s'en fichait pas mal. Il retira le nœud papillon qui commençait à vraiment déranger. Il faisait beaucoup trop chaud, et maintenant qu'il pouvait se plaquer à elle, et sentir son corps tout proche du sien, c'était encore largement pire. Une main glissa contre une courbe pendant qu'il l'embrassait dans le cou, insatiable. Se retenir avait été beaucoup trop dur. Là, il se rattrapait. Ce qui ne l'empêcha pas d'émettre un rire discret :

"... Je sais que j'ai déjà dû le dire, mais c'est vraiment trop facile de prendre de l'avance sur toi avec cette robe..."

Typiquement le genre de moment où il aurait dû se lancer dans une réplique de trois pieds de longs. Sauf que même lui n'était pas capable de se lancer dans ce genre de discours dans un moment pareil. Puis sa bouche était déjà bien occupée.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 1 Mai - 0:17

Erin sentait de nouveau dans son dos une paroi dure, calée entre le mur et le corps d'Esteban, la chaleur de leur passion se mélangeait et... En une seconde, elle se retrouvait déjà pratiquement nue. Une seule fermeture éclair était la garante de sa vertu, et son Prince avait prit le coup de main avec un doigté parfait -selon elle-, pour rapidement parvenir à la déshabiller en un clin d'oeil.

Elle s'attendait à une brise salvatrice sur sa peau nue, mais elle se sentait trop fiévreuse pour bénéficier de la climatisation de la Suite. A tel point qu'elle eut l'impression que retirer une couche de vêtement avait même fait bien pire pour la température de son organisme. Elle avait la respiration saccadée... du moins quand elle pouvait respirer. Les baisers étaient bouillants, Erin sentait parfaitement la tension entre leurs corps, savait qu'Esteban avait brisé le sage blazer-carapace de maintien et qu'il ne ferait plus demi-tour.

Elle oublia immédiatement le potentiel coup de fil de la maman Luz-Descalzo, et raffermit sa prise sur la fesse de l'Héritier, l'empêchant de s'éloigner, si d'aventure il en avait eu envie. Elle percevait qu'il voulait agir vite, entre le goût avide de ses lèvres et le fait qu'elle soit déjà dévêtue... Situation qui la faisait bouillir de l'intérieur, et qui n'arrangeait pas sa gorge sèche. Erin leva un sourcil à entendre la voix d'Esteban.

Ah oui, le jeu était déloyal ? Imperceptiblement, elle plissa les paupières dans ce regard qu'elle lui avait déjà offert à la sortie de l'avion, prédateur, plein de défi.

"Regarde comme je sais rattraper mon retard..." Roucoula-t-elle, et avant qu'il n'ait pu encore une fois ouvrir la bouche, elle détachait des boutons, faisait glisser veste et chemise, se mordillait la lèvre encore simplement à la vue du torse dénudé de son Prince. Elle ne devait pas se laisser déconcentrer, le temps leur était encore une fois compté. D'autant plus qu'Erin songeait que, si par malheur Maman Luz-Descalzo appelait sur son téléphone portable, la bonne éducation d'Esteban lui interdirait de laisser sonner dans le vide et de continuer leurs petites affaires comme si de rien n'était. Il avait l'air d'énormément apprécier sa mère, sans doute n'oserait-il pas lui faire l'affront de la mettre sur répondeur...

Les mains moites, elle fit un effort considérable pour éviter tout détour, et retira la boucle de ceinture avec un doigté parfait. Alors qu'elle allait déboutonner le pantalon à pince si bien taillé d'Esteban, Erin se stoppa légèrement. Une mauvaise vision, vestige des déboires précédents dans cette même suite, refit surface. Elle releva les yeux pour croiser le regard clair de son Prince, cherchant son approbation. Malgré le feu qui avait envahi tout son être, et embrouillé son cerveau, la Rouquine avait eu un relent de conscience en cet instant. Juste un regard entendu et elle n'aurait plus aucune retenue. Mais elle se souvenait de sa dernière douche froide.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 1 Mai - 11:45

C'était tout de même fou ça ! Deuxième fois en moins de quelques petites minutes qu'Erin et lui-même se retrouvaient collés dans cette position... Un mur, et elle entre lui et la paroi. Deuxième fois que le jeune homme n'avait aucune idée de comment il en étaient arrivés là. Pourtant, ce devait bien être lui qui avait pris l'initiative, non ? Il l'avait sans doute poussée jusqu'ici sans s'en rendre compte ? Est-ce qu'il ne tenait à ce point plus sur ses jambes ? Oh mais peu importe ! Il avait toujours autant envie d'elle et son corps ne le trahissait cette fois-ci pas à ce niveau, alors le reste lui passait très loin au dessus de la tête. Il ne pouvait plus s'arrêter de l'embrasser. La retenue ? Être raisonnable ? Ce qu'il pouvait détester être raisonnable ! Surtout depuis qu'il savait qu'il allait mourir bientôt... Quel était l'intérêt à être raisonnable ? Pourquoi s'embêter alors qu'on pouvait profiter de la vie et être heureux en préférant l'insouciance et la passion ? La vie avait-elle un autre sens que celui d'être croquée à pleine dent et consommée par les deux bouts ? Diantre... Voilà qui n'était pas très catholique. Désolé maman, Dieu, et tous les gens que ça pouvait choquer. Même si maman ne faisait pas forcément tout le temps mieux, alors elle comprendrait peut-être. Sauf pour l'alcool. Ça, l'alcool, elle n'allait pas aimer du tout. Mais ça n'était pas très grave tout ça finalement, parce qu'il n'avait plus les neurones nécessaires pour l'avoir véritablement pensé et anticipé aussi clairement. N'est-ce pas que ça n'était pas très grave ? Ils ne faisaient de mal à personne !

Oui enfin, bref. Erin était presque nue, à l'exception de cette éternelle culotte en dentelle qui n'allait pas faire long feu (bien qu'elle soit éternelle, mais passons, on l'appellerait éventuellement "le Phénix" d'ici quelques ébats supplémentaires mais.. Oh ! Mais pourquoi son cerveau partait-il comme ça dans tous les sens ?). Il n'eut pas l'occasion de partir bien longtemps dans ces considérations délirantes, parce que la demoiselle lui jetait un de ces regards envoûtants et dangereux dont elle était experte. Et ça le faisait frémir d'anticipation. Et ça lui faisait de nouveau perdre toute notion de pensée cohérente. Et on se demandait même comment il avait réussi à penser à un phénix-sous-vêtement lorsque l'afflux sanguin n'était clairement plus proportionné de la façon qu'il était convenable de maintenir en société, à l'extérieur des murs d'une suite ou d'une chambre de luxe, ou même d'un jet privé, ou d'un studio...

"Je vois ça... Tu maîtrises parfaitement... le... je ne sais plus comment on dit... Retardement.. de retard.. Ou rattrapage... Ou ... euh..."

Ça, oui, elle savait rattraper son retard. Les yeux d'Esteban n'étaient plus que deux puits sans fond à la pupille sur-dimensionnée, gorgés d'une lueur hagarde qui laissait deviner le n'importe quoi mêlé de désir fou qui se tramait à l'intérieur de sa boîte crânienne survoltée. Au revoir, blazer, au revoir chemise... Esteban était à moitié nu, un grand sourire un peu fou aux lèvres. Il se pencha en avant et caressa la courbe des reins de la belle (fausse) rousse (mais on s'en fichait comme on l'avait dit plus tôt), peu avant de perdre l'accès à son dos puisqu'elle semblait décider à le débarrasser de son pantalon, et était en train de s'occuper de cette fichue ceinture qui le torturait. Il n'aurait même plus eu la patience de s'en occuper lui-même. Devoir se concentrer sur quelque chose d'aussi méticuleux l'aurait sans doute énervé, à l'instant même.

Puis, Erin s'arrêta. Était-il utile de préciser qu'Esteban ne se souvenait absolument plus de ce qui avait pu se passer juste avant de descendre au casino ? Et qu'il ne captait absolument aucun des sous-entendus que la jeune femme pouvait être en train de tenter de lui transmettre par le regard ? Son approbation était là et elle n'avait rien de subtil, et tout de chaud et passionnel. Il était allé jusqu'à retirer entièrement la ceinture à sa taille et à la jeter (beaucoup) plus loin, jusqu'à la faire atterrir sur une plante en pot qui se renversa sans qu'il n'y prête attention, parce qu'il n'avait absolument rien vu ni rien entendu. Il laissait Erin faire ce qu'elle voulait, mais n'avait qu'une hâte : pouvoir de nouveau la toucher. Goûter son corps et chacun de ses contrastes. Rien qu'à imaginer la suite, sa respiration devenait rauque et chaude... De plus en plus difficile.

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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 14 Mai - 19:27

(De retour)

Erin laissa tout son poids (si léger bien sûr) se déposer sans aucune retenue sur l'épais matelas king size. Elle avait tant serré Esteban dans ses bras, que ses muscles commençaient à s'engourdir... Mais elle se rendit compte qu'elle devait avoir des fourmis dans tout le corps depuis déjà un moment, et que l'endorphine avait fait son œuvre pour qu'elle ne le réalise que maintenant.

Il y avait un réel fausset entre la soif incomparable et insatiable qu'elle avait ressenti juste avant de se laisser emporter par la passion, et le vide intérieur sans fond qui l'habitait maintenant. Les larmes qu'elle avait laissé couler sans le vouloir avaient été essuyée par son Prince, elle se rendait seulement compte que ses yeux piquaient, et que son maquillage devait avoir coulé. Peu importait. Elle se sentait en paix. L'inconsciente terreur qui avait fait déborder ses yeux était envolée, elle avait fait le vide autour d'elle, et était uniquement bercée par la respiration d'Esteban qui lui faisait écho.

Erin sentit cependant très clairement le corps de l'Héritier s’appesantir bien plus. Sa poitrine était compressée et elle peina à inspirer suffisamment pour reprendre son souffle. Mais pour rien au monde, elle n'aurait choisi de demander à Esteban de la quitter. D'une main molle, elle vint soulever les mèches de cheveux qui cachaient en partie son visage et caressa sa joue avec dévotion, émue par le regard qu'elle percevait sur elle. C'était parfait. Juste parfait.

Malgré l'émotion et la douleur, la Rouquine sentait ses paupières s'alourdir. Trois heures de sommeil n'étaient pas suffisantes, elle le savait. Mais il y avait un paramètre à ne pas oublier... Erin était à Las Vegas. Et elle n'avait qu'une seule robe. En une fraction de seconde, sans savoir comment ses pensées s'étaient enchainées pour en arriver à ce besoin viscéral, elle écarquilla les yeux, et sa bouche en cœur implora :

"Une glace."

Une glace ? Ce n'était pas ce qu'elle voulait dire, sembla se demander qui avait osé prendre la parole à sa place, mais réajusta le tir. "Une robe je veux dire. Je veux une robe pour symboliser Las Vegas à deux. Tu voulais aller faire du shopping, j'en ai envie tout de suite."

Elle plaqua sa bouche sur la sienne, fit claquer un baiser radieux. Son corps venait de se plaindre en lui envoyant mille faiblesses, mais elle les ignora.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 14 Mai - 21:43

[Et BIM XD]

Esteban n'était plus certain de savoir combien de temps il était resté à regarder Erin, l'air heureux bien que fatigué. Sa tête tournait très fort. Était-ce l'épuisement ou bien juste les effets de l'alcool ? Sans doute un peu des deux. Il allait falloir qu'il songe à  se coucher à côté d'elle plutôt que de rester dans cette position, car il était à peine capable de se tenir sur ses bras, et qu'il allait sans doute lui falloir quelques bonnes heures de sommeil supplémentaires si il voulait être capable de continuer à profiter du séjour.

Il allait se décaler, mais les yeux soudain grand ouverts de la jeune femme attisèrent sa curiosité. Son expression rêveuse et béate disparut dans un clignement de cils, remplacée par une mine interrogative. Une glace ? Voilà qu'il ne comprenait plus rien. Elle avait envie de glace tout de suite, maintenant ? Si lui-même avait pu faire un vœu, ça aurait plutôt été pour une barre chocolatée (... ou caramélisée) capable de lui rendre l'énergie qu'une nuit de dix heures de sommeil aurait pu lui fournir.

"Tout de suite ?"

Mais elle se reprit, et Esteban ne parvint à cacher le sourire amusé qui voulut s'étirer sur ses lèvres endormies. Il avait beau réfléchir, il n'arrivait pas à comprendre l'origine de ce lapsus qu'elle venait de faire, ce qui le rendait encore plus drôle, car totalement absurde. Oh ! Mais il ne fallait pas qu'il se moque comme ça. Ça non plus, ça n'était pas convenable. Elle voulait donc aller faire du shopping. Lui-même aurait été très excité à cette idée si il n'avait pas été aussi exténué... Là, maintenant, tout de suite, et sachant qu'ils avaient déterminé qu'ils ne se souciaient finalement pas de leur date de retour, il aurait préféré passer quelques heures dans ce lit en sa compagnie. Profiter du lit, de la possibilité qu'ils avaient de se reposer, et puis simplement de sa présence. Cela dit il n'aurait rien pu lui refuser si elle le lui demandait sur un ton pareil... Et surtout pas cette nuit. Il répéta, les sourcils levés par l'étonnement :

"Tout de suite ."

Puis il émit un rire discret suivi d'un geignement douloureux : il venait d'essayer de se retirer, mais il n'y avait plus aucun muscle dans son corps qui daignait lui obéir correctement. Il était perclus de douleurs fantômes.

"... Tout ce que tu voudras ! Mais il va au minimum falloir voir de quel bois de chauffe cette salle de bain avant, car cela ne serait vraiment pas très..."

Il s'arrêta, écarquilla les yeux, tendit l'oreille. Il entendait son téléphone sonner. Son cœur se mit à battre la chamade. L'adrénaline lui redonna une énergie qu'il ne se serait pas soupçonné de posséder.

"Mince !"

Il posa un regard paniqué sur Erin, et un baiser rapide sur ses lèvres.

".. A coup sûr, c'est ma mère. Il faut que je réponde, sinon elle va transformer ma vie en enfer. Je n'exagère pas."

Il appuya ses propos d'un regard... appuyé (mais surtout comique), puis il quitta le lit sans plus attendre, avant de se précipiter sur son tas de vêtement... Resté dans l'autre pièce. Ah, oui. Le chemin ne se fit pas sans mal, et il chancela avant d'atteindre la porte au chambranle de laquelle il dut s'accrocher entre deux étapes... Mais victoire ! Il parvint à prendre son téléphone avant de rater l'appel. Il répondit sur le chemin du retour, encore essoufflé par l'effort qu'il venait de faire... Et par celui qu'ils avaient fait à deux. Et ça s'entendait. Ha. aha.

"Allo ?"

Il retourna s'asseoir sur le lit, les sourcils froncés par l'inquiétude. Il s'attendait à se faire littéralement incendier. Le ton très (trop) calme sur lequel Olivia prit la parole ne faisait qu'appuyer ses pires hypothèses. Dans le silence épais de la chambre, Erin devait sans doute être capable d'entendre la voix d'Olivia qui se déversait depuis le smartphone jusque dans l'oreille torturée d'Esteban.

" Vaya... estas despertado entonces... Dime, ¿no estarías en Las Vegas, por casualidad? "
Spoiler:
 

Esteban blêmit et se gratta nerveusement la joue. D'avance, il sentait que ça risquait de chauffer très fort.

" Euh... Se podría que... Quizas... Bueno ¿si?... Hm. "
Spoiler:
 

" Y... ¿se podría que seas allá con una chica? "
Spoiler:
 

Olivia ne pouvait pas le voir, et pourtant, Esteban détourna les yeux comme si elle avait été face à lui. Ses gestes nerveux devenaient de plus en plus nombreux.

" ¿...Me imagino que sería menos interesante irse solo...?"
Spoiler:
 

Olivia répondit sur un ton catégorique, désespérément froid. Vraiment, ça ne sentait pas bon...

"" ¿...Y supongo que sería menos interesante ser sobrio allí, también?"
Spoiler:
 

Le jeune homme grimaça et retint un soupir agacé. Vraiment ! Ce couple d'amis de sa mère qu'ils avaient croisés n'avait eu aucun scrupule à donner tous les détails à sa mère. C'était une véritable catastrophe.

" Euh... Pero solo era para esta noche... Las cosas se precipitaron un poco y... sabes... "
Spoiler:
 

... Il ne se sentait vraiment pas convaincant. D'ailleurs, Olivia était en train d'élever le ton. Et de se mettre à parler à une vitesse que seule elle et son unique progéniture étaient sans doute capables d'atteindre.

" Esteban Javier Alejandro Luz-Descalzo, ¡¿puedo saber lo que te pasó?! ¿Huir, con una chica en el medio de la noche? ¡¿En el jet de tu tío, y haciendo entregar el champgne, además?! Oh, no creas que no me informé, hablé con Vince hay apenas unos minutos... "
Spoiler:
 

Esteban resta interdit, car ce n'était pas vraiment les reproches auxquels il s'était prioritairement attendu. Ce n'était pas dingue à ce point, si ?

" ...Bueno, no pensaba que te molestaría... "
Spoiler:
 

Il l'entendit soupirer.

" No me molestaría si no te tuvieras en una... situación delicada. Y si habías por lo menos apretado el botón de freno de urgencia del ascensor. "
Spoiler:
 

...Encore ce fameux bouton. Dieu ! Il n'oublierait plus jamais son existence, on pouvait compter sur lui. Il se mit à faire la moue, avant de marmonner, d'une voix qui prouvait qu'il était loin d'être sobre :

" Pero recuperamos la cámara de fotos del paparazzi... Y eres la segunda que me lo dice... Pero no me acordaba de que los ascensores tenían este tipo de botón... Y además... Lo siento... "
Spoiler:
 

Olivia laissa échapper un petit rire ironique.

" Esteban, querido... Si yo conseguí obtener esas informaciones, ¿no piensas que alguien más lo podría también? Sobre todo si tomas el jet de su hermano... "
Spoiler:
 

Elle soupira encore.

"Bueno... por lo menos este chica parace tener un minimo de sensatez comun"
Spoiler:
 

Il se gratta encore la joue, décidément mal à l'aise. Il avait l'air penaud, un peu comme un enfant prit sur le fait en train de faire une grosse bêtise... bon, remarquons, c'était un peu l'idée.

" Lo siento... De verdad no habia pensado en esto... Pero bueno, era mala suerte... Quizas debería comprar uno de hecho, sería más simple... "
Spoiler:
 

" Era continuación lógica, Niñito... Seguro Vince ha prevenido a su superior, y conoces a Juan. Solo... toma lo de Sergio la próxima vez, no verá ningún inconveniente. Y sea más prudente, por favor. "
Spoiler:
 

Il cligna des yeux. Il avait oublié son deuxième oncle... Il fallait dire que même si depuis récemment, sa mère vivait chez lui, Esteban n'avait presque jamais vu Sergio. Il avait du mal à le considérer comme un membre de la famille.

" Euh, de acuerdo"

La voix de sa mère retrouva finalement un sourire amusé.

"Y si no, ¿cómo es esta chica? "
Spoiler:
 

Pour la seconde fois, Esteban grimaça, avant de lancer un coup d'œil paniqué dans la direction d'Erin, puis de baisser le ton pour répondre, énormément gêné :

" ¡Mamá! Es una pregunta inoportuna, bueno... "
Spoiler:
 

Olivia se mit à rire doucement.

" Prométame que no se parece a este chico que te sigue por todas partes, es todo, siempre tengo miedo que acabe por hacerte cambiar de opinión... "
Spoiler:
 

... Oh. Ah. EUH ? Esteban fronça les sourcils, et prit un air outré. Non mais qu'allait-elle supposer ??

" ¡ Mamáááá! ¡Para esto, es asqueroso! ¡Nunca Karl llegará a nada ya te lo dije cien veces! "
Spoiler:
 

Elle répondit sur un ton relativement similaire à celui d'Esteban, quoiqu'il fut clairement simulé :

" ¡Eso espero! Además...dame esta chica, por favor. "
Spoiler:
 

Esteban oublia de respirer pendant quelques secondes. Il songea à lui raccrocher au nez, mais il se rendit vite compte du fait que c'était une très mauvaise idée. En fait, il n'avait pas vraiment le choix. Pas si il voulait s'en sortir indemne. Et Erin avec lui. Il soupira en laissant tomber ses épaules.

" ...Vale. "

Et de tendre le combiné à Erin, l'air honteux. Qu'allait-elle penser de tout ça, franchement ? Enfin. Pour ce qu'elle en aurait compris...

".. Je suis désolé, elle veut te parler. Si tu préfères, je peux raccrocher, mais ça risque d'être un peu... .. euh..."

... violent au retour à la Nouvelle-Orléans ? Au minimum, oui.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 15 Mai - 20:54

Erin regardait le téléphone tendu sans savoir s'il s'agissait d'une bombe ou d'une fleur. Il avait prévenu qu'ils devaient se dépêcher de succomber avant que sa mère ne l'appelle, mais c'était d'une précision effrayante de divination. Lorsqu'elle avait vu Esteban s'éloigner maladroitement, elle s'étonna même qu'il ne se retrouve à plat ventre, tant il semblait chanceler... Elle même se rendit compte du poids en moins sur elle à cet instant et soupira lentement, reprenant son souffle et se recroquevillant pour s'enrouler dans un drap, et éviter d'offrir à son Prince une vision fort peu élogieuse à la Courbet.

Inutile de dire qu'elle n'avait rien comprit à la conversation qu'elle venait d'entendre. Au mieux avait-elle parfaitement perçu les grimaces, moues, expressions, voix penaudes, timbre étranglé, et les essais médiocres sans doute d'Esteban pour justifier leurs folies de la soirée... Elle le trouva extrêmement mignon à discuter ainsi avec sa maman, s'étonna de ne pas entendre hurler à l'autre bout du "fil", car elle imaginait qu'une maman normale allait passer un savon à son fils qui dépensait des sommes colossales sur des coups de tête, alors qu'il était malade ... Ah non. Une petite étincelle lui rappela qu'elle était seule et unique personne ayant connaissance de ce Secret.

D'un coup, son estomac se fit de plomb, elle frissonna, et ... Elle entendit parfaitement des prénoms à la suite, d'une voix forte, qui perçait parfaitement le smartphone. L'étrange sensation de malaise de Gardienne du Secret tomba immédiatement lorsqu'elle entendit "Estéban Ravière Alérandro" d'une voix qui grésillait, inconsciemment, elle articula ces trois petits mots, avec dans le regard, des constellations. Il se faisait engueuler par sa mère, et Erin trouvait qu'il s'agissait des mots les plus merveilleux du monde... Sans parler du fait que, dès qu'il répondait en roulant les "r", elle le trouvait chaque fois plus craquant.

Mais le ton à nouveau cassa son rêve éveillé, elle se reprit, comprit qu'elle venait de louper une bonne partie de l'échange, et se trouva nez à nez avec un combiné...

"Je ... euh..." Elle fixa Esteban longuement, du moins, crut-elle y passer des heures, pesant le pour et le contre, elle fut presque tentée de répondre par l'affirmative à sa proposition, mais...

Elle s'empara du smartphone et le colla à son oreille. Une femme du monde devait savoir garder son sang froid en toute circonstance... Mais la dernière chose qu'elle avait entendue de la mère de son Prince (la Reine Mère !), c'était des sermons... Erin prit une profonde inspiration, chercha à rester digne, même si Olivia ne la voyait pas, et ouvrit la bouche.

"Bonsoir..." Sa voix était enrouée, elle écarta le téléphone, se racla la gorge, et reprit. "Veuillez m'excuser j'ai dû prendre froid." Erin évita de songer qu'elle n'avait aucune raison de tendre le bâton pour se faire battre, et Esteban put entendre une conversation parcellaire.

Au terme de quoi, elle eut un petit sourire, sembla même rougir, et rendit son téléphone à l'Héritier. Ses yeux pénétrèrent les siens, espiègles.

"Nous sommes invités à un brunch dimanche."
En réalité, elle s'était attendue à entendre cette maman soucieuse de son fils la sermonner, lui indiquer qu'elle était la fautive, et qu'elle aurait à rapidement déguerpir de la vie de son fils chéri. Mais non. Olivia Luz Descalzo avait une voix digne des plus élégantes femmes de la haute société, elle parlait posément, de manière à la fois simple et soutenue. Elle avait été pourtant très claire.

"Elle m'a dit que nous devrions être plus dignes de notre rang en public."
A mesure qu'elle relatait la discussion, Erin prenait conscience de ces reproches et conseils, et se tassait, comme une enfant, alors que, lorsqu'elle avait eu Olivia à l'oreille, cela ne lui avait pas fait cette impression. "Pour éviter de donner une mauvaise image de nous."

Elle avait terriblement raison... Une grande partie d'Erin gardait l'envie profonde d'être quelqu'un de convenable... Et une autre se disait qu'il fallait arrêter de se comporter comme des idiots et vivre la vie sans se préoccuper du regard des autres. Elle se recroquevilla en faisant la moue.

"Elle m'a dit de faire attention et de bloquer l’ascenseur..." A ces mots, ce fut plus fort qu'elle, elle ricana. "Mais je n'étais pas en état de faire quoi que ce soit, j'étais dans un état second et... Enfin, je ne lui ai pas dit ça." Bien sûr qu'il le savait, il avait entendu...

En se redressant, toujours drapée de satin, Erin ouvrit les bras et les enroula autour d'Esteban. Il ne fallait pas qu'il prenne froid... Elle allait l'embrasser quand quelque chose sembla lui revenir.

"Ah ! Et euh... Je n'ai pas tout compris, mais elle m'a parlé de Karl, je crois. De le garder à l’œil."
L'air interrogateur d'Erin n'était pas feint. Elle savait bien sûr que Karlito était gay, mais Esteban avait parfaitement déclaré ne pas manger de ce pain là, et elle en avait eu plusieurs fois la preuve. Elle chassa ces étrangetés facilement de son esprit.

"Et donc, dimanche, toi et moi, on va chez ton oncle, à 11h."
Juste cette petite phrase, et elle se sentait pousser des ailes. Naturellement, c'était une légère source de stress. MAIS il y avait les endorphines, et l'alcool, alors, pour l'instant, son sourire illuminait son visage. Tous les deux, ensemble, en couple, invités chez Tonton Luz Descalzo pour voir Maman Luz Descalzo, comme une visite à la famille princière...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 15 Mai - 22:17

Esteban tendait le téléphone à Erin. Il l'observait avec un air soucieux. Elle semblait hésiter, et il fut soudain persuadé qu'elle n'allait pas le prendre et lui demanderait de raccrocher. Oh, diable. Il imaginait déjà sa mort au retour de Las Vegas, et aucun des scénarios qui lui venaient à l'instant même n'impliquaient un vampire quelconque, ni même une intervention de l'Horrible Leucémie. Olivia suffirait très bien à l'achever, si il la mettait en colère en lui faisant l'affront de lui raccrocher au nez. Et c'était sans compter Erin ! Allait-elle lui en vouloir de ne pas avoir tenu tête à sa mère un peu plus longtemps et de l'avoir mise dans cette position délicate ? Oh, quelle misère... Il se trouvait dans une situation très inconfortable où il était obligé de froisser quelqu'un pour satisfaire l'autre... Il détestait ça. Il se crut obligé d'ajouter :

"... Tu n'es pas obligée, hein ?"

Mais la jeune femme prit finalement son courage à deux mains, et elle prit le téléphone des siennes. Subitement, Esteban n'avait plus rien pour s'occuper ni pour se donner une contenance, et il se sentait un peu bête, et aussi un peu anxieux. Sa mère était capable de dire des choses vraiment gênantes à Erin.. Soit parce qu'elle ne se rendait pas compte du fait que c'était vraiment gênant, soit pour le punir d'avoir bu de l'alcool et oublié d'appuyer sur un bouton d'arrêt d'urgence. Ah. Et d'avoir emprunté le jet de Juan plutôt que celui de Sergio. Et.. Bon. Voilà qu'il se tordait les doigts nerveusement. Il soupira, et enfonça ses doigts contre le matelas pour cesser de gigoter comme un rongeur stressé. Il se mit à regarder le plafond à défaut de mieux, mais il ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil en coin sur Erin de temps à autre. Il avait l'air bête, et il ne comprenait rien à la conversation qui se déroulait devant lui parce qu'il n'en avait que la moitié. Sa mère avait peut-être baissé le ton, ou bien il s'était assis trop loin : il n'entendait qu'un grésillement de voix sortir du smartphone. Les syllabes n'avaient pas de sens pour lui, bien qu'elles furent forcément dites dans une langue qu'il maîtrisait. Ça n'avait pas l'air de trop mal se passer cependant... Erin n'avait pas ce genre de sourire moqueur et difficilement contenu qu'Olivia aurait très certainement été capable de faire naître sur ses lèvres. Elle ne semblait pas être en train de se faire accabler de reproches non plus.

Enfin, la conversation cessa et Esteban bondit presque pour récupérer le téléphone que la jeune femme lui tendait. Entre son léger sourire et le rouge qui lui était monté aux joues, elle titillait sa curiosité. Le suspens était à son comble ! D'une voix qui cachait mal son angoisse, il demanda :

"Alors ?"

... Première bonne nouvelle, ils étaient invités chez sa mè... Pardon. Chez son oncle Sergio, le dimanche qui venait. Jusqu'à là, tout allait bien. C'était une très bonne idée, et Esteban était certain qu'Erin et Olivia s'entendraient à merveille. Ils passeraient sans doute une après-midi exquise. IL eut donc un grand sourire :

"Vraiment ? Oh... Cela veut dire qu'il nous faut rentrer avant dimanche. Mais j'imagine que deux jours supplémentaire suffiront déjà faire plus de choses qu'une seule nuit !"

Mais il y avait un hic. Olivia ne pouvait pas s'être contentée d'inviter Erin à manger. Esteban attendit qu'Erin lui dévoile la suite, qui vint très rapidement. Olivia lui avait dit la même chose qu'à lui : il fallait être convenable en public, surtout lorsqu'on était la cible d'un procès hautement médiatisé contre son homme politique de père. Il ne fallait pas oublier d'appuyer sur les boutons d'arrêts d'urgence des ascenseurs (diantre, surtout qu'on ne le fasse pas monter dans un ascenseur avant au moins quinze jours, sinon il allait sans doute enfoncer ce fichu bouton par réflexe même si il n'y en avait pas besoin). Sans surprise, il acquiesça donc tristement :

"Au moins tu y as pensé après coup contrairement à moi... Sinon, elle m'a plus ou moins dit la même chose... A quelques nuances près."

Bon eh bien finalement ça n'était pas si mal ! Olivia n'avait provoqué aucune catastrophe digne de mettre en péril leur relation naissante, elle n'avait rien dit de gênant et... Hein pardon ? Erin venait de parler de Karl ? Garder à l'œil Karl ?

Le visage du jeune homme se décomposa, avant que sa bouillie d'expression ne se reforme dans une rage qui fit briller ses yeux de mille éclairs. Voilà qu'il avait repris ce fameux air pincé qu'on lui trouvait toujours dès qu'il était en colère.

"Elle t'as dit QUOI ? Oh misère, pitié ne l'écoute pas quand elle part là dessus... Depuis que Karl m'a fait des propositions - que j'ai évidemment rejetées - elle s'est mis dans la tête que je pourrais "changer d'avis", comme si ça avait la moindre chance de m'intéresser..."

Entre temps il s'était frappé le front, affligé, et il était dorénavant en train de secouer la tête de droite à gauche d'un air légèrement dégoûté. Rien que d'y penser... brrr. Quelle horreur. Dimanche à 11h ? Bien, d'accord. C'était noté. Mais pour l'instant il était en train d'essayer d'oublier sa déconvenue. Une alerte sms. D'un geste vif, il glissa son doigt sur le smartphone... Et écarquilla les yeux, avant de se mettre à rougir si fort qu'on aurait pu croire qu'il essayait de se transformer en tomate.

"Ça ne me dérangerait pas d'être grand-mère, mais pas tout de suite, alors protège-toi surtout ! Ta maman qui t'aime <3 PS: Reste LOIN des paparazzis (et bloque les ascenseurs ;)) !"

... C'était une chance qu'elle ne lui ait pas dit ça au téléphone, d'autant qu'il n'aurait rien pu répondre d'intelligent : à deux reprises déjà, ni Erin ni lui n'avaient songé à se protéger, pour la bonne raison qu'ils n'avaient rien sur eux qui le leur permette et qu'ils n'avaient pas eu envie de freiner leurs pulsions pour autant.

"Madre mia..."

... C'était le cas de le dire.
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L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

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