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 L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 1 Avr - 21:44

Exotique ? Erin se sentait encore dans les vapes, rendue euphorique à l'entente des gémissements d'Esteban qu'elle savait maintenant analyser. Mais dans sa demi-conscience, elle avait parfaitement entendu "exotique", avant qu'il ne se reprenne. C'était étonnant, et plutôt marrant, mais la Rouquine n'eu pas le loisir de le charrier sur ce lapsus dans un état merveilleusement planant.

Le front d'Esteban tomba sur son épaule, elle crut qu'il l'enlaçait, mais le poids de son corps tout entier pesa sur elle, de telle sorte qu'elle n'osa bouger... D'abord étonnée, souriante d'un air extatique, elle s'inquiéta bientôt qu'il ne lui dise plus rien. Elle tenta de l'appeler dans un murmure, sa gorge étant encore trop rêche, mais il ne se manifesta pas. Son cœur reprit un rythme soutenu, mais cette fois, rien à voir avec le désir et la passion... Cela ne dura que quelques courtes secondes, fort heureusement, et elle ne put décrire quel soulagement elle ressentit quand elle constata que sa masse se relevait légèrement, son visage se redressait vers elle.

Les yeux ronds avaient reprit toute leur luminosité naturelle, plus ces étincelles ardentes, en une fraction de secondes, elle venait de revenir sur terre de manière assez brutale. Elle avait eu peur. Peur qu'il ne se soit totalement évanouis, ne savait pas quoi faire, se demandait même si elle aurait été capable de le soulever et l'installer sur une des tables de massage. Ce constat sur son impuissance l'avait choquée, et Erin eut des gestes trop brusques pour pouvoir cacher ce qu'elle venait de ressentir, dégageant les mèches noires de devant le visage fatigué de son Prince.

"Hé... Je te fais un de ces effets..." Sa voix était encore un peu rauque, mais Erin avait choisi de ne pas agrafer la situation et son malaise en paniquant davantage. A quoi cela servirait-il ? Il avait été honnête avec elle, elle était restée en toute connaissance de cause... C'était perturbant et elle devrait s'y faire rapidement. Car elle n'aurait pas le temps de s'habituer en douceur. Il fallait faire avec. Pas le choix. Et autant ne pas s'apitoyer lamentablement.

Quand elle eut totalement remis ses longs cheveux d'encre derrière ses épaules, elle caressa le contour de sa mâchoire, là où elle l'avait mordu quelques temps auparavant.

"Je ne pensais pas réussir à trouver quelqu'un comme toi..." Continua-t-elle sur le ton de la confidence, retardant encore le moment où il lui faudrait se redresser pour se séparer de lui. Mais la perte de conscience d'Esteban était un signe qui ne trompait pas. Ils devaient être raisonnable... Et puis, même pour une fêtarde comme Erin, il était tard, elle s'était dépensée, et la nuit avait été chargée en émotions. C'était épuisant. Merveilleusement délicieux, et épuisant. Elle se sentit lourde, à son tour, et vint embrasser l'Héritier avec une tendresse qu'elle avait avant cela mise de côté au profit de sentiments plus fougueux.

Erin se redresse lentement, le plus doucement possible, fit une pause pour éviter d'avoir la tête qui tourne en se relevant trop vite, puis enjamba le rebord du jacuzzi pour prendre une serviette d'un blanc pur et délicat, s'y enrouler avec plaisir, et tendre une seconde avec un regard amoureux à Esteban.

"Viens que je te sèche." Rien de lubrique dans ses paroles, elle n'en aurait plus été capable, désormais, ses muscles tiraient et ses genoux avaient un peu souffert. Mais on pouvait louer l'eau et les bulles qui portaient si bien les corps et permettaient de moins se fatiguer... En réalité, elle était particulièrement fière d'elle, et se sentait capable de fanfaronner, demain, en songeant avoir sauté sur Esteban deux fois de suite. En général, elle ne passait pas assez de temps avec ses conquêtes occasionnelles pour remettre ça. Il serait toujours temps, demain, de se féliciter mutuellement...

Elle aida son Prince à sortir du Jacuzzi, de peur qu'il ne perte l'équilibre, et l'enroula dans le tissu éponge, l'enlaçant encore une fois, et embrassant son menton au passage. Elle était épuisée, heureuse, un peu inquiète aussi, elle devait l'avouer, mais elle était encore imbibée d'alcool, et ça amoindrissait ce sentiment-là. Un fois sèche, elle renfila sa robe, demanda de nouveau le secours d'Esteban pour la fermer, et eu une impression de déjà vu qui la fit glousser de rire, et échanger un clin d'oeil avec lui.

Décidément... Ils étaient voué à ne faire que ça, s'habiller, se déshabiller... Et ça lui allait parfaitement, en réalité. Elle s'attacha les cheveux à la hâte, tellement moins maniaque d'Esteban, et ne put s'empêcher de s'étirer longuement.

"Je n'en peux plus... Si tu veux pouvoir voir Vegas sans que ton jet fasse l'aller-retour parce qu'on ne sort pas de l'avion, il faut vraiment que l'on fasse une petite sieste." Une VRAIE sieste, cette fois.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 1 Avr - 23:22

Bon. Il était un peu troublé par la manière dont il avait atterrit sur l'épaule d'Erin sans se souvenir d'être tombé, mais pas suffisamment pour ne pas comprendre ce qu'il s'était passé. Il s'était évanoui et par chance réveillé aussitôt. Houlà... Il tirait vraiment trop sur la corde. Pâle, il releva la tête. Ses yeux fatigués tentaient encore de  s'adapter en vain. Il voyait vraiment flou, maintenant. Il avait l'air un peu absent. La nervosité qui se dégageait d'Erin ne nécessitait pas que sa vision soit nette pour qu'il la remarque : elle se sentait à sa gestuelle, dans sa voix. Il eut un sourire contrit. Il détestait détruire l'ambiance ainsi... Un moment pareil, gâché faute à cette fichue maladie ! La jeune femme avait eu la bonne idée et de ne pas retourner le couteau dans la plaie. Il décida de suivre son exemple, et de répondre, sur un ton lent et paresseux. Il avait du mal à se sortir du coton.

"Désolé... En plus, je n'ai toujours pas retrouvé ce fameux mot. C'est à croire que tu me fais vraiment tourner la tête..."

Il retint un frisson pendant qu'elle jouait avec ses mèches. Rien à voir avec le désir ni avec le froid. Son organisme continuait de lui jouer des tours. Il n'y prenait déjà plus garde, et si il gardait l'air éreinté, il n'avait déjà plus d'yeux que pour elle. Il était assez étonné qu'elle ait l'impression d'avoir décroché le gros lot, car jusqu'à présent on l'avait généralement évité. C'était lui qui se sentait spécialement chanceux. La première chose qu'il avait remarqué, c'est qu'elle était très belle. Fine et gracieuse, dotée d'arguments agréables, d'une chevelure fascinante dont il adorait les reflets roux, d'un visage angélique dont les lèvres lui donnaient envie de l'embrasser en permanence... Puis ces yeux ! Il fondait littéralement pour ces yeux dont l'ambre liquide lui semblait rayonner de vie et de malice. Ensuite, il s'était avéré qu'elle n'était pas juste belle, mais aussi drôle, et intéressante... Elle ne le regardait pas de travers quand il parlait. Elle partageait ses goûts, ainsi que ses idées farfelues. Quelqu'un d'aussi parfait pour lui pouvait-il vraiment exister ? Un sourire béat avait éclos sur son visage exténué.

"Je pourrais dire la même chose..."

Il répondit au baiser qui suivit avec une langueur un peu forcée, mais s'il planait, ce n'était plus juste à cause de son malaise. La présence d'Erin avait tendance à lui faire invariablement cet effet. Il la laissa sortir du bain sans cesser de la suivre du regard. Il attendait avant de se relever car il avait peur d'être encore sujet au vertige. Pourtant il ne se sentait pas de refuser son invitation, ni de rester encore longtemps tout seul dans les bulles. Il obéit sans un mot. Le regard qu'ils échangeaient suffisait. Il était suffisamment profond pour exprimer tout ce qu'il y avait à dire. Il constata avec soulagement qu'il ne vacillait plus même si son corps lui semblait peser trois tonnes. Néanmoins il accepta L'aide qu'elle lui apporta, parce qu'il ne voulait pas prendre de risque. A ce stade, il ne faisait plus confiance à son corps. Il arriva dans ses bras sans accidents, et en profita pour la serrer contre lui avec une tendresse renouvelée, largement aidée par ses mouvements ramollis, certes, mais quelle importance. Il glissa sa joue contre celle de la jeune femme et se mit à caresser ses cheveux lentement. Il avait fermé les yeux et constatait que sa tête tanguait encore, sans qu'il sache si il devait ça à l'alcool ou à autre chose. Il soupira lorsqu'il dut sortir de sa rêverie, mais fit tout de même en sorte d'aider Erin à se rhabiller, sans vraiment profiter de la vue cette fois-ci. Il était trop fatigué pour avoir les pensées claires, et plus les secondes s'égrainaient, plus il perdait pied. Il avait une furieuse envie de dormir... Ça tombait bien, elle aussi.

"... Excellente idée si tu veux mon avis... Si je ne vais pas me coucher d'ici trois minutes, je pense que je vais m'endormir par terre, un peu comme un sims en fait... Si tu connais. C'est assez vieux. Mais c'est amusant. Il faut que j'arrête de parler, c'est fatigant, je ne sais plus ce que je raconte..."

Ca n'était pas rare, qu'il ne sache plus ce qu'il racontait. Qu'il s'en rende compte l'était plus. On pouvait cela dit sentir que sa façon de s'exprimer n'était pas normale - même pour lui. Il avait l'air hagard. Ses nerfs parlaient à sa place,  et il ne faisait que suivre les courants fébriles qui le traversaient. Ça ne l'empêchait pas de ramasser ses vêtements pour les plier impeccablement. Il s'était contenté de remettre son boxer et de ramasser les bouts de sa tenue pour les mettre parfaitement à plat sur une des tables de massage. Il récupéra son blazer, ouvrit une penderie et trouva un cintre pour le ranger correctement. Voilà. Il ne s'abîmerait pas plus. Il n'allait pas se rhabiller maintenant... Pas quand il s'apprêtait à aller se coucher. Il aurait froissé ses vêtements ! Preuve qu'Esteban était vraiment fatigué cependant, il ne prit pas la peine de sécher les quelques pointes de cheveux mouillées qui avait traîné dans l'eau du jacuzzi. Il n'avait plus suffisamment d'énergie pour ça. Avec un sourire pâle, il invita Erin à le suivre puis il regagna la partie salon du jet. Un peu plus loin encore, on trouvait la chambre, et son lit à baldaquin couronné de mousseline crème. Il écarta les tentures et prit place sur le matelas, peut-être un peu trop lourdement. Il avait involontairement échappé un soupir plaintif.

"... Je compte sur toi pour me réveiller, d'accord ?"

Il n'était pas certain de réussir à le faire tout seul.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 2 Avr - 22:32

C'était idyllique... Un lit à baldaquin, c'était tout bonnement idyllique. Erin avait des images très féérique de sa vie idéale, et dans sa vie idéale, il y avait des lits à baldaquin comme celui-là. Elle avait fait une scène à sa mère pour en posséder un étant petite, et elle l'avait eu. Mais en grandissant, sa chambre avait un peu évolué, et dans son petit appartement, désormais, un lit tout simple quoi que pas du tout bon marché avait remplacé le sommier de princesse.

Il faisait très certainement bon dormir dans ce type de lit, on se reposait bien mieux, c'était évident. Tout comme on déguste volontiers du homard que du poisson pané... Elle eut un petit rire en voyant Esteban s'affaler sur le matelas. Il devait être vraiment exténué, et elle pouvait le comprendre. Une seconde, elle resta sur place, eut une moue... Il ne s'était pas rhabillé et il avait raison en vérité, se coucher ainsi aller vraiment plisser sa robe, et il était hors de question de débarquer à Las Vegas dans une tenue froissée.

Il ne lui fallut pas longtemps pour se décider et, encore une fois, tira sur le zip de la robe et se retrouva en sous-vêtements. Une habitude qu'elle avait envie de garder, naturellement, à chaque occasion, en compagnie d'Esteban ! Pour l'heure, ses paupières semblaient s'alourdir du simple miracle de se trouver devant un lit. Elle posa soigneusement sa robe sur un fauteuil et courut légèrement pour rejoindre le matelas, et y bondir dans un nouveau rire. Si elle avait été moins fatigué, elle aurait adoré sauter dessus, même si ça ne se faisait pas... Elle était dans le jet des Luz-Descalso... ! Elle s'étendit et se permit de se glisser sous les draps, de peur d'avoir froid, et peut-être aussi un peu hantée par un fantôme de la famille Mexicaine. Aucune envie de rester en petite tenue si d'aventure ils arrivaient et qu'on vienne les réveiller...

Erin se recroquevilla contre Esteban et posa sa tête contre son épaule, cherchant sa main pour entrelacer ses doigts aux siens.

"Je connais les Sims." Fit-elle, en retenant un bâillement. Le sommeil venait de s'imposer de lui-même. Encore une réaction magique... Sa voix devenait de plus en plus faible à mesure qu'elle parlait, et que ses yeux se fermaient. "J'y ai joué avec mon frère... Je... te réveillerai." Plus personne. Elle tomba comme une masse dans les limbes.

Impossible de se souvenir si elle rêva ou non. Elle eut des flash avec un jacuzzi, un sushi multicolore et un téléphone portable, mais une légère secousse l'éveilla en sursaut. Erin se frotta les yeux, ne vit qu'une barrière de tissu crème, et le contact chaud de la peau d'Esteban la fit ciller plusieurs fois. Il était là ! Contre elle ! Elle avait encore sa main dans la sienne, et elle n'avait pas rêvé ! Son Prince était encore là !

Son estomac lui joua des tours, et les secousses répétées lui mirent la puce à l'oreille. C'était une sensation désagréable, et elle savait ce que ça voulait dire. Que valait-il mieux ? Éveiller en douceur Esteban après l'atterrissage ? La Rouquine se laissa encore quelques instants pour émerger, mais elle avait l'impression d'avoir dormi toute une bonne nuit de sommeil réparateur. C'était peut-être les effets secondaires du trop plein d'affection dont elle débordait ? Car le simple fait d'observer le visage aux yeux clos de l'Héritier la faisait soupirer d'aise. Il avait l'air plus serein qu'en se couchant, sa peau était nette, hâlée, chaude, auréolé de ses cheveux noirs.

Impossible d'attendre encore pour le réveiller, elle chercha simplement à l'embrasser, car il était délicat de résister à l'attrait de ses lèvres légèrement entrouvertes... Ce n'était pas sa faute !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 3 Avr - 0:42

Esteban remarqua l'hésitation d'Erin peu avant qu'elle se déshabille. C'est vrai que sur le coup, en l'aidant à se vêtir, il n'y avait pas pensé, mais elle risquait d'abîmer sa robe si elle comptait dormir. Il fut heureux de la voir se dévêtir une fois de plus, ne serait-ce que parce que sa peau contre la sienne prolongeait un peu le rêve, même si il n'avait plus suffisamment d'énergie pour y participer activement. Avec un sourire de pure et totale satisfaction, il accueillit Erin qui venait se coller à lui. Il rabattit les draps sur eux, passa sa main libre dans son dos pour l'enlacer. L'autre était déjà occupée par les doigts de la jeune femme. Il ne voulait plus s'éloigner d'elle d'un seul centimètre.

En plus, elle connaissait les sims. Ravissement complet. Ce n'était pourtant pas une sortie récente ! Il songea à lui poser d'autres questions concernant les jeux qu'elle avait testé, seule ou bien avec son frère, mais il était beaucoup trop fatigué pour ça. Et elle aussi. Elle s'était endormie avant qu'il ait eu le temps de lui dire bonne nuit. Eh bien ! C'était pourtant lui, qui était malade ! Un sourire attendri plus tard, il ferma les yeux à son tour. Autant dire qu'il ne lui fallut que quelques brèves secondes pour qu'il s'en aille rejoindre Erin au pays des rêves. Enfin non, pas Erin. Étrange comme les songes pouvaient parfois être frustrant et ne pas nous montrer ce qu'on voulait, même lorsqu'on avait été obnubilé par la chose en question une bonne partie de la journée et de la nuit... Quoique.

Il était dans la villa de Little Rock, en train de barboter dans la piscine, laquelle lui semblait d'ailleurs plutôt... jaune, et aussi bulleuse. Et aussi acide. Elle était remplie de champagne ! Surpris au plus haut point, il remarqua que sa mère était elle aussi dans le bassin, en train de manger des sushis sur le bord. Il nagea vers elle, but la tasse, grimaça un grand coup mais n'eut pas la tête qui tourne pour autant. Heureux d'être subitement devenu insensible à l'effet de l'alcool il fit un sous l'eau au cours duquel il dut boire l'équivalent de deux bouteilles entières, puis il s'approcha d'Olivia. Esteban sortit de l'eau (si on pouvait dire...) comme une flèche, et la taquina en lui pinçant les côtes, ce qui la fit sauter en l'air et hurler. Peu de temps après elle riait de bon cœur et tentait à son tour de le chatouiller, si bien qu'ils tombèrent tous les deux dans le champagne. Esteban s'exclama d'un air joyeux, puis se fut au tour d'Olivia de prendre la parole sans lui laisser un temps pour respirer. Elle parlait en espagnol, et comme d'habitude, démontrait sa capacité incroyable à articuler des phrases complexes à une vitesse hallucinante, sans mâcher un seul mot. Seulement, subitement, elle voulut l'embrasser. Esteban écarquilla les yeux. Son sang se glaça. L'image de la piscine s'était effacée au profit du bureau de Darian. Il ouvrit les yeux dans la réalité avant d'avoir eu le temps de subir le cauchemar.

"Eh, ¿qué?"

Il lui fallut un moment avant d'émerger. Il avait chaud. Il sentait la présence de quelqu'un contre lui. C'était agréable. Comme ces lèvres douces, collées aux siennes. Il y avait ce léger bruit, les secousses, les draps mousseux qui bloquaient son champ de vision... Le jet de Juan ? Soudain, il se souvint de tout. Las Vegas. Erin. Tout ça était réellement arrivé, et ça ne faisait que commencer ! Avant d'avoir eu le temps de se réveiller, il avait déjà un sourire béat. Il glissa ses doigts dans les cheveux de la jeune femme, et s'exprima dans un filet de voix délicat :

"Hola, buenos días. Aunque supongo que aún es de noche. ¿Qué hora es?"

Oui, oui.. On ne pouvait pas lui demander de rêver intensivement en espagnol et de repasser à l'anglais dès le réveil alors qu'il était encore dans le coton, hein... Comme d'habitude, il s'était trompé de langue, le tout sans en avoir conscience.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 3 Avr - 20:59

Des milliers de petits papillons venaient de naître dans son ventre pour s'envoler joyeusement dans tout son corps, transformer ses jambes en marshmallows et son sourire en guimauve totalement béate d'admiration. Elle n'avait pas vraiment réfléchi au fait qu'Esteban était espagnol, enfin mexicain, enfin, d'origine... enfin... qu'il parlait peut-être, sans doute, un peu, espagnol... Cette langue qui avait le pouvoir mystique de rendre mièvre toute fille normalement constituée...

Elle avait sans doute des étoiles plein les yeux, et quelques "r" roulés à merveille, de cette voix endormie encore, avait totalement effacé les secousses, l'atterrissage, tout ça... Ils pouvaient bien être en train de s'abîmer dans les Rocheuses, la terre pouvait s'arrêter de tourner... Elle était totalement amoureuse. Erin se mordit la lèvre inférieure.

"Euh... H...Ola..." Murmura-t-elle, c'était peut-être l'un des seuls mots dans sa langue maternelle qu'elle pouvait prononcer, plus ou moins correctement, avec ou sans accent. Mais peu importait ! Erin avait aux lèvres un merveilleux sourire, possédée qu'elle était par ces quelques mots qu'elle n'avait absolument pas compris. Oh, bien sûr, elle était sensée pouvoir tenir une conversation, elle avait eu des cours particuliers, même. Lilian disait que c'était utile, notamment pour aller aux Canaris... Mais... si elle avait eu un professeur tel que lui, elle aurait mieux appris. Hum... non. Les langues latines + Esteban, c'était beaucoup trop pour sa capacité à réfléchir.

"Interdiction de me parler en espagnol avec ces petits yeux-là. Je ne réponds de rien." Il avait eu l'air surpris, mais c'était terriblement mignon. Comment allait-elle tenir sans avoir l'impression d'envoyer des paillettes par tous les pores de sa peau lorsqu'elle était avec lui ? Le monde s'était transformé en un parc d'attraction idyllique, dire qu'elle avait parfois fantasmé sur des bad boy. Grossière erreur ! Elle retint un soupir alanguit.

"Je t'ai réveillé trop brusquement ? On est arrivé. Enfin, on est en train." Elle plissa les yeux, approcha son visage du sien et l'embrasser à la commissure des lèvres. Le goût de sa bouche était divin. Mais son iris s'arrondit d'un coup, elle venait de réaliser quelques chose, alors que les douleurs dans ses oreilles indiquaient qu'ils allaient se poser.

"Hey !" Sans doute avait-elle hurlé un peu trop fort sous le coup de l'enthousiasme. Elle se redressa, poussa les draps et sautilla, une secousse, et elle titubait pour se retrouver de nouveau sur le lit, en petite culotte. "Aïe..." Ronchonna-t-elle, faussement endolorie. "Euh... On est arrivé à LAS VEGAS !" Elle se sentait pleine d'une énergie nouvelle, pétillante, enfin euh... un soubresaut plus violent la fit déchanter, elle s'écrasa la tête contre le matelas... Ce n'était pas pour rien qu'on disait de s'attacher lors de l'atterrissage !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 3 Avr - 23:14

Le jeune homme fronça presque les sourcils. Il ne comprenait pas pourquoi Erin était silencieuse à ce point, alors qu' il venait de lui poser une question. Elle le regardait comme si il venait d'avoir effectué un triple salto arrière. Vraiment, il ne faisait que se réveiller difficilement d'un sommeil trop court. Et pourquoi lui disait-elle bonjour avec ce ton traînant, hésitant ? Un bouton énorme lui avait-il poussé sur le nez durant les quelques heures qu'il avait passé à se reposer ?

"¿Qué está pasando?"

Et d'un coup, il comprit. Il avait tout de même fallu qu'elle se remette à lui parler anglais et que, de surcroît, elle l'accuse de manière directe d'avoir utilisé l'espagnol. Il écarquilla les yeux, peu avant de prendre un air coupable, et aussi un peu gêné. C'était toujours embarrassant quand ça lui arrivait.

"Oh ! Désolé ! Je ne m'étais pas rendu compte que j'avais changé de langue, ça m'arrive souvent..."

Le réveil avait-il été brusque ? Non, pas vraiment... Vu la tournure qu'avait pris son rêve au moment où il avait ouvert les yeux, il était même plutôt content de ne pas avoir vu la suite ! Puis nager dans une piscine de champagne en compagnie de sa mère était loin d'être la chose qui lui donnait le plus envie. Il voulait être avec Erin, là, maintenant, tout de suite. Si Erin n'était pas dans ses songes, il préférait rester éveillé, même si ça signifiait qu'il allait être dans un état lamentable le lendemain. Voire l'après-midi même. Il frissonna quand elle l'embrassa d'une manière si délicate qu'elle ne put que le rendre affamé malgré son état de semi-endormissement. Il s'exprima avec un sourire embrumé.

"Non tu m'as sauvé d'un mauvais rêve, tu n'aurais pas pu mieux tomber..."

A se demander si il parlait d'un véritable rêve ou de sa réalité funeste... Mais dans le second cas on ne pouvait pas vraiment dire qu'il était sauvé. C'était juste plutôt sympa de faire semblant. D'un coup, Erin sembla s'allumer. Comme si elle venait de voir passer le père noël sous son nez. De nouveau surpris par son enthousiasme, Esteban resta la bouche entrouverte et les yeux trop ronds. Mais c'était vrai ! Ils étaient arrivés à Vegas ! Ça allait être magique ! Un souvenir impérissable, et sans doute l'un des meilleurs de sa vie ! Extatique pendant un quart de seconde, il redevint rapidement inquiet. La rousse venait d'essuyer une méchante secousse et de se taper le nez contre le matelas. Quand il vit qu'elle allait bien, il se dérida, et ne put s'empêcher d'émettre un rire élégant. D'accord... Ca avait été drôle ! Pour une fois que ce n'était pas à lui que ça arrivait. Il la prit dans ses bras afin de la serrer contre lui. Restait à espérer que l'avion n'allait pas piquer du nez de plus de quelques acceptables degrés, sans quoi ils seraient deux à faire un vol plané.

"Oui, on y est ! C'est un peu trop tard pour retourner s'asseoir... On ferait mieux de ne pas trop bouger tant que l'avion ne sera pas au sol."

Quel dommage... Obligés de se coller l'un l'autre pendant encore quelques longues minutes. Esteban déposa un baiser léger sur les lèvres d'Erin, histoire de les faire patienter tous les deux. Dans son cas en tous les cas, ça marchait plutôt bien.

"Il y a quelque chose que tu veux faire en premier, ou bien tu préfères qu'on laisse le hasard nous porter ? On devrait peut-être commencer par réserver l'hôtel ?"

En espérant qu'il y aurait des suites de libre. Mais Esteban ne se faisait pas de souci. Il y avait toujours des suites de libre. Surtout lorsqu'on s'appelait "Luz-Descalzo".
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 4 Avr - 23:34

Se serrant contre son Prince, Erin se sentit grandie d'une force mystique, après tout, elle l'avait tirée d'un cauchemar, comme dans les contes, elle avait embrassé Esteban, et il était désormais heureux. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ! Tous deux étaient encore sur un petit nuage... Lorsqu'ils furent assurés que la terre était sous les roues de l'appareil, stable, arrêté, en sécurité... la Rouquine se redressa, non sans avoir caressé au passage la main de l'Héritier, et renfila sa robe pour la énième fois.

Et pour la centième fois, au moins, elle tourna son visage encadré de mèches aux reflets flamboyants, battant des cils, implorant l'aide de son Chevalier Servant, pour venir au secours de sa Vertu. En réalité elle aurait sans doute réussi à l'attacher toute seule, les bustiers ne remontaient jamais très haut, mais elle ne voulait pas manquer une seule occasion de demander à Esteban de venir contre elle, de la frôler, de sentir ses mains remonter le long de ses côtes et le froid de la fermeture faire une balance étrange entre le chaud et le métal.

Une fois habillée, encore, elle grandit de quelques hauts centimètres en chaussant ses pantoufles de verre, du moins, des escarpins noirs. A l'aide d'un grand miroir et de sa pochette magique, Erin rectifia son maquillage, tout en parlant.

"Je ne suis jamais allée à Las Vegas, tu sais dans quel hôtel il faut descendre ?" Par "il faut" bien sûr, elle entendait "l'endroit où il faut absolument être, et être vus". Erin avait toujours apprécié ce climat sulfureux et mondain, trop amoureuse des étoiles et des flash de photographes pour être une sage figure de distinction derrière un mari célèbre. Rester sobre et effacée, elle ne savait pas faire. La lumière et les paillettes l'appelaient !

Elle avait de nouveau aussi fraiche qu'après une bonne nuit de sommeil et une cure dans une station balnéaire, la peau de pêche sur ses joues, les lèvres corail et glossy, les yeux de biche encadrés discrètement, les cheveux attachés de manière prude et élégante.
Erin observa son reflet dans le miroir, s'admira, se trouva radieuse, merveilleusement belle, la plus jolie de toutes les femmes de la terre, plus envoutante encore que les Vampires, la Reine, la Princesse, la Déesse ! Et tout ça grâce à Esteban, qui la rendait éblouissante... Derrière elle, elle croisa le regard de l'Héritier Luz-Descalzo, lui sourit simplement, très, très légèrement. Peut-être une sorte de remerciement silencieux, pour lui dire à quel point elle se sentait heureuse ?

Mais ce n'était pas l'amour délicieux qui allait ternir sa formidable vitalité, et elle se retourna, pour aider son Prince à se vêtir à son tour. Difficile de rester sérieuse et attachée à l'habiller correctement quand on a l'occasion de caresser son ventre, voire de tenter quelques chatouilles... La voix du pilote leur indiqua qu'ils étaient arrivés à bon port, l'heure, la température, le temps qu'il faisait et qu'il ferait encore demain. Tous deux habillés, les plus beaux du monde, Erin gonfla la poitrine d'orgueil en se sentant la femme la plus chanceuse et la plus puissante. Elle était au bras d'Esteban Luz-Descalzo, après tout.

"Je veux l'hôtel des flamants roses." Finit-elle finalement par réclamer, comme une petite fille capricieuse, mais impatiente. Mais c'était de sa faute, c'est lui qui l'avait évoqué plus tôt dans la soirée. Ils se dirigèrent vers les portes, et les lumières aveuglantes la laissèrent sans voix.

Avant de descendre les marches, la Roquine se retourna brusquement, colla son index sur les lèvres d'Esteban et planta son regard noisette dans le sien.

"Jamais tu ne pourras oublier cette nuit. Je sais ce que tu vas dire, que tu vas t'en rappeler jusqu'à la fin de tes jours, et que c'est peut-être demain. Mais chut." Elle retira son doigt uniquement pour coller sa bouche contre la sienne, imposant toujours son silence. Lorsqu'elle s'en décolla, son index avait reprit sa place. "Cette nuit sera inoubliable, même au delà." Elle passa lentement sa phalange sur ses lèvres, puis son pouce caressa son menton. Si elle avait été très sérieuse durant quelques instants, une étincelle bien moins calme passa dans son iris ; c'était léger, mais il n'avait d'autre choix que de la fixer.

"J'ai été presque sage durant trois heures. Tu vas souffrir." Un impossible sourire carnassier se dessina sur ses lèvres, et Erin lui tourna finalement le dos comme la pire des allumeuses (qu'elle était), descendant lentement, accueillie en bas par le dénommé Vince qui l'aida à descendre la dernière marche. Tournant à peine le visage, lançant une œillade à Esteban en coin, elle leva un sourcil.

"Hé bien Monsieur ? On laisse sa Dame marcher seule ? J'ai soif, je veux un cocktail, et tu vas me porter chance aux jeux." Madame était exigente, elle le savait, mais pouvait-on refuser quoi que ce soit à Erin, lorsqu'elle vous regardait par dessus son épaule nue ?
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 5 Avr - 12:03

Comme Esteban aidait Erin à se rhabiller - toujours sans lui avoir coincé la peau dans la fermeture, au bout de trois essais c'était presque miraculeux ! - il se prit à penser que cela devenait rapidement une habitude... Voilà qui lui convenait parfaitement, si on voulait bien lui demander son avis. Il en aurait bien profité pour caresser son dos d'un doigt, comme une promesse pour plus tard, mais il ne voulait pas tenter le diable et par conséquent il voulait rester sage : à ce rythme ils n'allaient jamais sortir du jet, et ça serait tout de même dommage !

Et voilà !  Elle était fin prête, à quelques retouches près, mais ça n'était plus du domaine d'Esteban ! Il retourna chercher ses affaires laissées en plan sur la table de massage. Il fouilla le sol à la recherche de son élastique (encore) perdu, mais parvint miraculeusement à le retrouver en peu de temps. Lorsqu'il revint dans la "chambre", Erin lui avait réservé une question épineuse. Piégé, Esteban posa ses affaires sur le lit, avant de s'y asseoir dans un soupir qui semblait vouloir dire "c'est compliqué...". Et ça l'était. Il y avait beaucoup trop d'hôtels, à Las Vegas !

"Je n'y suis jamais allé non plus, mais à en croire ma mère les hôtels casinos sont vraiment nombreux et valent tous le coup... On ne pourra pas tout faire en une fois. Je crois qu'on peut voir des tigres blancs au Mirage... Ensuite il y a un volcan artificiel, mais c'est tout. Le Luxor est un peu plus amusant, il a la forme d'une pyramide et est tout entier consacré au thème de l'Egypte antique. Le Flamingo est le premier hôtel-casino de Vegas, il a été construit en 1946. Très coloré, et on peut voir des flamands roses dans le parc animalier. Ah, il y a aussi le Venetian qui selon ma mère propose un cadre sensationnel... Le reste je ne sais plus, il faudrait l'appeler pour lui demander mais il est un peu tard..."

Oui, Esteban était en train de songer à appeler sa mère pour lui demander des conseils sur l'hôtel-casino qu'il fallait absolument réserver, au dernier moment, et après être parti à Las Vegas en jet sur une impulsion. Et là seule chose qui l'inquiétait, c'était qu'elle soit agacée qu'on la réveille si tôt dans la matinée.

Il releva la tête vers Erin qui se tournait vers lui. Il lui retourna son sourire, et constata combien elle avait l'air parfaite. Au naturel et échevelée la tête sur l'édredon elle était tout aussi belle que tirée à quatre épingles et maquillée avec précision, mais il ne pouvait s'empêcher d'apprécier la qualité de sa mise, dans un tout autre registre qui impliquait qu'ils puissent se présenter en public. Était-il possible que tout cela soit vrai ? N'allait-il pas subitement se réveiller de ce doux rêve ? Le jeune homme avait encore du mal à croire qu'elle fut là pour de vrai, prête à rester avec lui, même lorsqu'elle savait qu'il était mourant. Jusqu'à présent ses petites amies n'avaient pas daigné garder ce titre bien longtemps, et il n'avait pas eu besoin d'être malade pour les faire fuir. Mais là c'était différent... Il parvenait à être lui-même, et les réactions de sa dulcinée restaient positives voire encourageantes, ce qui ne lui était pour ainsi dire jamais arrivé ! Ah... Mais peut-être n'était-ce pas le moment qu'il reste muet, à la regarder comme si elle avait été une déesse descendue sur Terre, même si c'était plus ou moins ce qu'il ressentait.

"Tu es sensationnelle. Les lumières de Vegas vont pâlir sur ton passage !"

Poète malgré lui. C'était sorti tout seul. Bon par contre il était loin d'être prêt à faire concurrence aux néons de son côté, vu qu'il était encore presque nu. Il était temps pour lui de remettre ses vêtements, qui par chance n'avaient pas été froissés malgré le traitement qu'il leur avait réservé au moment d'entrer dans le jacuzzi ! Erin semblait décidée à l'aider, ce contre quoi il n'avait rien, même si c'était difficile de se concentrer dans ces conditions. Ça ne l'empêcha pas d'arriver à ses fins. Il noua ses cheveux dans un nouveau catogan parfait, passa son blazer, et voilà ! Las Vegas n'avait plus qu'à bien se tenir !

"Le Flamingo ? Excellente idée ! Il faudra demander au chauffeur de nous y emmener en premier, nous serons plus tranquille une fois la suite réservée."

Ils se dirigeaient maintenant vers la sortie de l'avion, fièrement parés, excités comme des puces, même si dans le cas d'Esteban ça ne se voyait pas autant que chez Erin. Deux heures de sommeil n'avaient pas suffi à le remettre parfaitement d'aplomb. C'était vraiment le minimum vital pour qu'il parvienne à tenir une journée supplémentaire, mais peu importe ! Ça allait être la plus belle nuit de sa vie. Plus ou moins ce que la flamboyante rousse avait à lui dire, au moment où elle se retourna sans prévenir, et lui arrachait une expression surprise. Ça n'était pas très courant qu'on l'empêche de parler en lui plantant un index sur les lèvres, surtout lorsqu'il n'était pas encore au courant du sujet de la discussion. Il réfréna un frisson d'excitation. Elle était délicieusement impulsive... Il ne demandait qu'à se laisser  porter dans des vagues excessives, qu'elles viennent de lui ou d'autrui... Et d'autrui c'était encore mieux, parce qu'il ne les voyait pas venir !

Cela dit ce qu'elle avait à lui dire allait provisoirement le calmer. Non pas que ça mettait un froid, non... Mais c'était un sujet de discussion sérieux. Plus sérieux qu'Erin ne l'imaginait sans doute... Il se laissa embrasser, chercha à évacuer ses pensées tragiques, mais elles étaient un peu collantes là, subitement. En plus, Erin en remettait une couche. Cela faisait écho à des choses qu'Esteban ne serait jamais prêt à lui dire. Des choses beaucoup trop graves pour être traitées maintenant. "Cette nuit sera inoubliable, même au delà". Une lueur douloureuse naquit dans les prunelles vert d'eau, rapidement rattrapée par ce qui ressemblait à de la panique contenue. Même au delà ? Vraiment ? Certes, il allait s'en souvenir, une fois devenu vampire... Mais cela signifierait-il encore quelque chose pour lui, ou bien allait-il devenir un monstre froid, lorsqu'il perdrait son âme ? Et lorsqu'il se suiciderait, une fois le procès terminé ? Y aurait-il encore un au-delà pour lui ? Serait-il en mesure de se souvenir, quand il brûlerait dans les flammes impitoyables des enfers ? Il murmura, la voix brisée par une émotion inqualifiable, qui lui avait fait monter les larmes aux yeux :

"... Je l'espère, tu n'imagines pas à quel point."

Il en disait déjà trop. Et il était grand temps de se dérider et d'oublier ce moment de battement. C'était LAS VEGAS bon sang ! (il fallait l'imaginer dit avec le même ton qu'avait pris Erin jusqu'à présent lorsqu'elle insistait sur le nom de la ville... le rendu était d'autant plus convaincant). Esteban cligna des yeux. L'expression de la jeune femme avait changé. Elle était pleine d'une malice qu'il aurait presque qualifié d'inquiétante. Ah oui, il allait souffrir ? Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Il se prit au jeu, et fronça les sourcils avec une mine faussement (?) choquée :

"... Presque sage, tu te moques de moi ?! Tu m'as épuisé !"

Elle s'était alors retournée avec un sourire dévastateur, pour descendre les marches en prenant de l'avance sur lui. Presque en le snobant. Perplexe, il la suivit du regard. Il ne savait subitement plus comment réagir, parce qu'on ne lui avait jamais joué ce genre de numéro. Bon point : il avait un sourire incrédule aux lèvres. Cela dit, qu'elle se tienne bien, car elle avait beau être irrésistible dans ce rôle qu'elle se donnait, il n'allait pas la laisser gagner si facilement ! Il avait repris sa mine de tous les jours (comprendre : involontairement suffisante).

"Eh bien, Madame ! Si votre impatience vous laisse m'attendre quelques secondes supplémentaires, nous arriverons sans doute à rejoindre ensemble la voiture, ensuite de quoi tous vos désirs seront à portée de main ! "

Il ne se pressa pour descendre. Elle l'avait cherché ! Cela dit, comme il arrivait à son niveau et s'apprêtait à l'embrasser avant de reprendre la marche à ses côtés, il y eut un flash blanc dans la nuit. Esteban leva aussitôt la tête dans la direction d'où la gêne était venue. Il vit une silhouette s'éloigner en courant. Et de soupirer en prenant l'air le plus boudeur et le plus capricieux du monde. Il était particulièrement doué pour ça.

"... Vince ?"

Mais le pilote n'avait pas attendu l'ordre de son employeur pour partir en courant et tenter de rattraper ce photographe sans gêne. Visiblement leur petit voyage nocturne n'était pas passé complètement inaperçu...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 8 Avr - 10:31

En réalité, le petit air pincé et très pédant d’Esteban plaisait énormément à Erin. Il devenait un peu cassant, coupant, étrangement froid malgré une peau mate qui était loin de suggérer qu’il puisse être glacial. On avait tendance à penser les latinos chauds comme la braise, sanguins… hum, oui, la Rouquine savait qu’il pouvait l’être. Mais à la face du monde, il était surtout un petit snobinard bourré de fric, hautain, sans doute vaniteux. Des qualités, c’était certain, pour Erin, d’autant plus en sachant qu’il cachait le feu sous la glace. Si ça n’avait pas été le cas, certainement aurait-elle simplement pensé que c’était un énième milliardaire coincé. Mais quelque chose d’inexplicable le rendait différent des autres, de tous les autres qu’elle avait pu croiser. L’alchimie, ça ne se contrôle pas.

Elle avait été troublée par sa réaction et avait bien sûr parfaitement mesuré l’impact négatif de ses paroles, très sérieuses, juste avant de descendre. Elle savait ce que cela sous-entendait, cela lui faisait mal, lui brisait le cœur et déchirait ses entrailles, lui laissant un goût amère dans la bouche, à elle aussi. Mais elle avait eu besoin de le lui dire. De lui confirmer qu’elle ne profitait pas juste d’un moment agréable avec lui pour le fun, qu’elle savait où elle mettait les pieds, et les conséquences de ses actes. Enfin presque…

Car le flash la déstabilisa et elle tourna immédiatement la tête en direction de la lumière instantanée, ne voyant qu’une course poursuite qui débutait, le fameux Vince, si serviable, avait pris en chasse le paparazzi. Immédiatement, Erin sembla ivre d’une joie qu’elle avait dû retenir dans son rôle de femme inaccessible et fatale, mais elle restait, au fond, tellement enthousiaste que cela déborda un peu.

« Toi et moi, on fera la une d’un tabloïd demain. » Contrairement à Esteban qui jouait les boudeurs, la jeune femme sembla trouver cela très intéressant. Eh puis… il y avait fort à parier qu’ils feraient aussi le buzz au Campus puisqu’elle était sure que la photo qu’elle avait envoyée à Martha allait finir sur les réseaux sociaux et son blog de fouineuse. C’était toujours bon qu’on parle de soi, enfin, en bien, naturellement. Et que de mal pouvait-on dire sur un couple des plus riches et des plus glamour allant s’offrir une virée à Las Vegas avant le lever du jour, hein ?

« Pourquoi tu fais cette tête ? » Le taquina-t-elle, oubliant un temps son grand rôle de comédienne, et venant réajuster le nœud papillon de son Prince, comme s’il était de travers… comme si Esteban Luz-Descalzo avait pu descendre de l’avion sans être tiré à quatre épingles ? « Tu t’affiches avec la Reine de la Fac de la Nouvelle Orléans, tu le sais, ça ? C’est un honneur que je te fais. » Petit moment de mégalomanie, Erin étouffe un rire sans réussir à rester sérieuse. Dans d’autres circonstances, avec d’autres personnes, elle aurait prononcé les mêmes paroles. Mais les aurait parfaitement pensées. Cette fois, c’était pour l’ennuyer, elle se doutait qu’ils avaient tous deux une haute estime d’eux-mêmes. Et entre nous, les Luz-Descalzo étaient bien plus puissants que les Chase ou que les Rosenbach.

« Donnons-leur de quoi se rassasier. » Impossible pour l’Héritier d’émettre une quelconque objection –il n’aurait pas eu intérêt !- avant qu’Erin le saisisse par le col et ne l’embrasse à pleine bouche. Ce genre de baiser qui fait oublier qu’il se trouve sur le tarmac, seuls au monde ou au milieu d’une foule d’inconnus, qu’il pleuve ou que le soleil tape bien trop, qu’ils soient malheureux ou boudeurs…
Parlait-elle seulement des photographes ?

Elle fut trop absorbée dans un tourbillon magique de sensations pour se rendre compte que Vince était retour, légèrement haletant, sachant parfaitement se contenir, mais le visage semblant satisfait… Mince… Pas de Une pour cette fois-ci… Mais il y aurait d’autres chances en entrant à l’hôtel !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 8 Avr - 19:56

Oui, pas de soucis... Demain, Erin et Esteban feraient la une des tabloïds ! Mais qu'allait-on raconter sur eux ? Là était la question. Il y avait fort à parier que les journalistes - même des paparazzis - ne soient pas totalement insensibles à la corruption, selon la somme qu'on pouvait leur proposer pour qu'ils se taisent, parlent, disent la vérité ou bien la déforment. Le jeune homme soupira lourdement, comme il regardait Vince s'éloigner dans la nuit à la recherche du photographe indiscret. Il ne partageait pas l'enthousiasme d'Erin, et il n'avait pas l'intention de faire semblant. Subitement mal embouché, il répondit sans lâcher son air contrarié :

"On dirait, oui..."

Elle ne semblait pas comprendre en quoi cela posait un souci. Il ne pouvait pas lui en vouloir... Après tout elle ne connaissait pas la famille Luz-Descalzo aussi bien que lui. Elle ne savait pas de quoi ils étaient capables... Il le lui aurait bien expliqué, mais il n'eut pas le cœur de la couper tandis qu'elle plaisantait. En plus, elle avait relativement raison. La reine de la fac, hein .. ? Lui qui n'avait jamais réussi à entamer une véritable relation, voilà qu'il avait emmené à Las Vegas l'une des filles les plus belles qu'il avait jamais rencontré ! Sans même parler de ce qui était arrivé précédemment. Cette magie entre eux était inespérée. Cela dit il n'avait pas la tête à s'en émerveiller une fois supplémentaire. Il accrocha un sourire pâle et un peu forcé sur ses lèvres, et eut un rire poli, préoccupé.

Il aurait bien répondu quelque chose, si Erin ne l'avait pas subitement attrapé pour coller ses lèvres aux siennes d'une manière qui lui fit provisoirement oublier ses problèmes. Peu soucieux de savoir si d'autres photographes risquaient de prendre un nouveau cliché d'eux dans cette posture éloquente, il passa ses mains dans le dos d'Erin pour la serrer plus fort contre lui, sans manquer de répondre au diapason de sa fougue. Lorsque le baiser cessa, il mit du temps à tourner les yeux, trop absorbé qu'il était à se noyer dans ceux d'Erin, dont la couleur chaude le captivait décidément complètement. Puis il se souvint du paparazzi. Il eut une expression de soulagement non feint lorsqu'il vit quelle tête tirait le pilote, et plus encore lorsqu'il lui montra la batterie qu'il tenait entre deux doigts. Adieu, mauvaise humeur ! Le jeune homme était subitement redevenu radieux, et exultait presque lorsqu'il s'exprima :

"... Vince, je vous double la prime promise ! Vous êtes un employé modèle, vraiment. Je ne sais comment vous remercier !"

Il venait plus ou moins de le faire en lui offrant l'équivalent d'un an de salaire, mais passons. Esteban prit la main d'Erin avec délicatesse et l'invita à descendre les dernières marches avec toute la déférence qui se devait. Ils n'en étaient plus à avoir ce genre de relations... Mais voilà, les habitudes avaient la vie dure. Ils étaient tous les deux bien habillés, et n'allaient pas tarder d'être (véritablement) en public. Il fallait se comporter en fonction !

"Si tu veux bien me suivre, je pense que cette voiture là-bas est pour nous..."

Encore une limousine, avec des vitres teintées, et dont le chauffeur les attendait à quelques mètres. Après qu'Esteban lui eut indiqué leur destination, ils s'installèrent confortablement, dans l'espèce de salon miniature qui égayait l'intérieur du véhicule. Il y avait même un bar, mais on allait peut-être éviter de rouler par terre tout de suite... La voiture démarra. Ils étaient suffisamment loin du chauffeur pour qu'Esteban se décide à parler. Malgré tout il avait retourné dans sa tête les précédents événements, et préférait expliquer à Erin la raison de sa contrariété.

"... tu sais, ça aurait vraiment été problématique si ce photographe avait réussi à garder ces photos... C'est à cause du procès. Tu ne sais pas ce dont mon père est capable... Il aurait facilement pu utiliser ça contre moi. Et tu en aurais sans doute fait les frais aussi..."

Évidemment, il n'y avait pas pensé une seule seconde au moment où il avait eu l'idée folle de finir la soirée à Las Vegas ! C'était Esteban tout craché ça : il agissait en premier, et il réfléchissait ensuite. Parfois.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 9 Avr - 22:46

Confortablement installée dans le Limousine, savourant le luxe avec une joie non feinte, Erin s'émerveillait encore de toutes ces belles choses que la vie lui offrait. Même après tant d'années à boire du thé hors de prix le petit doigt en l'air, les coupes en cristal, les œuvres de grands artistes contemporains, les robes de couturiers, les traiteurs étrangers, les voyages... Les belles voitures, les beaux costumes, les bons plats... Tout ça la faisait encore rêver malgré l'habitude. Loin d'être blasée comme beaucoup, elle trouvait certes cela normal de posséder toutes ces merveilles, de manger aussi raffiné, mais elle appréciait chaque parcelle de ces bijoux à leur juste valeur.

Elle eut un soupir d'aise, revigorée par le baiser fougueux qui les avait encore un peu rapproché du bonheur ultime. Erin allait poser comme par mégarde sa main sur la cuisse de son Prince, lorsqu'il sembla vouloir aborder un sujet sérieux... Il aurait été injuste de lui en vouloir d'imposer un ton un peu moins badin, alors qu'elle-même avait voulu faire passer un message plus que solennel avant de descendre de l'avion mais... Il parla de chose qui l'ennuyaient. Non content d'être mourant, il fallait qu'il ait un passé affreux, un père affreux, et il y avait ce procès affreux. Pourquoi ne pas oublier ça aussi ? On dit que jusqu'à ce qu'ils soient séparés, ils ne pensaient qu'à s'aimer, et puis c'est tout. Exit les juges, les avocats, les témoignages sordides, les présomptions, les gros chèques, les magouilles. Exit la leucémie, les médicaments, les traitements, le corps malade, les quintes de toux et l'ombre funèbre. On dit qu'on s'aime, et c'est tout...

Mais dans le fond, il avait raison. Ce n'était pas ça le problème, Erin savait bien qu'il avait raison. Et qu'il avait bien fait d'aborder le sujet. Elle n'avait pas prit la mesure d'une telle photo, c'était tellement agréable, pour elle, de se savoir sur papier glacé... La Rouquine eut une petite moue qu'elle ne sut retenir, embêtée. Devait-elle avouer à Esteban qu'à ce moment-même, son selfie en chemise dans sa salle de bain devait être en bonne vue sur le blog de Martha, et qu'elle avait déjà dû révéler au moooonde entier qu'ils étaient partis à Las Vegas ?

Non... Elle n'eut pas le coeur à le lui dire. C'était un mensonge, ça lui ferait peut-être du tord après, et ça blesserait sans doute Esteban quand il s'en rendrait compte. Mais Erin ne voulait pas imposer un nouveau tracas, il en avait suffisamment ! Elle le voulait souriant, heureux. Pas cette lueur maussade dans ses yeux, comme s'il était las, comme s'il avait un poids énorme sur les épaules en évoquant le procès.

"Excuse-moi... Je n'avais pas réalisé que ça pouvait te faire du tord." La jeune femme se rapprocha de lui pour finalement poser sa main sur son genoux, plus pour lui attester de son total soutien qu'une provocation. "J'aurais bien aimé hurler à la face du monde que je..." Petit haussement d'épaule, presque timide. "Enfin, tu vois. Qu'on est ensemble." Erin fit claquer un baiser vif sur la joue de l'Héritier, et reprit une place moins proche, collant son nez contre la vitre pour observer au dehors.

Il valait mieux parler d'autre chose. Ils n'étaient pas là pour avoir des noeuds au ventre et penser à tout ce qui faisait qu'ils venaient de fuir leur vie habituelle pour une échappée nocturne et folle. Les néons passaient à intervalles irréguliers dans des flash lumineux et colorés, c'était pire que Disneyland. Aussitôt, le visage d'Erin sembla reprendre son habituelle expression, comme si elle avait le pouvoir de souffler sur les problèmes pour les éloigner. Un temps.

Tournant un oeil brillant vers Esteban, elle avisa le plafond de la limousine... eut un petit sourire entendu qu'elle afficha avec un air vicieux, et débloqua le loquet sur l'habitacle. Aussitôt, un petit bruit de roulement électrique, et le toit ouvrant laissait le vent s'engouffrer et la décoiffer, alors que naissait sur ses lèvres un immense sourire, hilare.

"Viens !" Commanda la Rouquine, tirant sur la main qu'elle venait d'agripper, pour se redresser totalement et se coller à son Prince. Le buste passa par la trappe ouverte, elle sortit ses bras nus en l'air pour saisir un invisible courant l'air. Une grande bouffée, et elle se sentait grisée, pratiquement incapable de soutenir le regard de tous ces vifs éclats flashys, elle en prenait plein la vue.

"Youhouuuuu !" S'écria-t-elle, sautillant d'impatience. Elle tourna les yeux pour saisir l'expression d'Esteban et les néons sur sa peau mate. La tête lui tournait, elle se sentait comme entraînée dans une danse au rythme diabolique. Ses bras enlacèrent maladroitement le cou de l'Héritier Luz-Descalzo, un peu trop vivement, les faisant se cogner contre l'ouverture, mais elle ne fit pas attention à la légère douleur.

"Merci de m'avoir amené ici, c'est merveilleux !" Murmura-t-elle à son oreille en le serrant fort contre elle.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Avr - 0:05

Oui bon ... Ça n'était vraiment pas drôle de devoir parler de tout ça le soir de leur escapade, mais Esteban n'avait pas prévu que les journalistes les pisteraient aussi vite, jusque dans le Nevada ! Du coup ils allaient devoir être plus prudents. En théorie. En pratique, il y avait de fortes chances pour que le jeune homme oublie sa raison dans les trois minutes suivantes et il faudrait ensuite prier pour qu'aucun photographe mal intentionné ne les prenne sur le fait... Quel fait ? Un quelconque fait. Ce soir risquait d'être un soir comme on en vivait peu. Surtout Esteban, qui n'avait jamais eu l'occasion d'aller jusqu'au bout de ce genre de rêve un peu fou jusqu'à présent.

Il eut un sourire qui se voulait rassurant, et couvrit la main d'Erin avec la sienne. Il n'allait pas lui en vouloir de ne pas s'être rendue compte de quelque chose qu'elle n'aurait pas pu appréhender. Darian était l'une des pires canailles qui soient... Esteban avait beau être naïf, il commençait à connaître son père. C'était un homme qui ne reculait devant rien. Manipulation, corruption, mensonges... La gorge du Luz-Descalzo se serra lorsqu'il se rendit compte de la situation dans laquelle il risquait de mettre Erin si leur relation venait vraiment à être rendue publique. D'autant que c'était trop tard pour que ça n'arrive pas... Même sans photos, la rumeur allait se diffuser. Il décida d'essayer de l'oublier. Ils ne pouvaient plus rien y faire. Il était possible que Darian ne tente rien, après tout. Ou bien qu'il se contente de viser Esteban. De toute façon, d'ici très peu de temps, Esteban allait "mourir". Erin ne risquerait plus rien. Darian aurait de quoi se faire les dents sur lui, mais il irait jusqu'au bout du procès quoiqu'il arrive. Tout le monde aurait ce qu'il voudrait, et ce qu'il méritait.

La maladie, le procès... Ces choses étaient lourdes à porter, mais elles étaient devenues le quotidien d'Esteban, qui avait pris l'habitude de faire abstraction de tout le négatif qu'elles apportaient avec une vitesse hallucinante, même lorsqu'elles le chagrinaient comme à ce moment précis. Mais d'entendre la jeune femme prononcer ces mots exacts, qui semblaient vouloir sceller un pacte auquel il n'avait pas vraiment osé croire malgré tout ce qui venait d'arriver ? "On est ensemble" ? Vraiment ? Pour de vrai ? Sans ambiguïté étrange impliquée par le caractère éphémère de tout ce qu'ils pourraient tenter ? Voilà que le cerveau d'Esteban avait lâché tous ses sacs de soucis dans la boue épaisse de son subconscient. Il s'en était retourné voleter parmi les nuages, ceux là même qui vomissaient des arcs en ciel. Il reçut un baiser claquant contre la joue, et juste après ça, il était de nouveau béat et incapable de penser à quoique ce soit d'autre qu'au bonheur dans lequel il baignait. Il était à Las Vegas ! Avec sa... petite-amie, semblait-il. Ça faisait tout drôle de mettre les bons termes sur les bons concepts... Ah... Il se sentait à la limite de balbutier. Ah mais en fait il balbutiait ? Depuis combien de temps avait-il commencé de parler sans s'en rendre compte ?

"Je voud... ce n'es... oui ma... Ah mai... Aucun souci voyons, tu ne pouvais pas vraiment savoir ! Le monde saura bien assez tôt... ou peut-être très vite. Enfin ça veut dire la même chose. Je veux dire que ça ne pourra pas rester ignoré très longtemps ! Mais dans cette situation il y a tellement de choses glauques, fausses, immondes qui pourraient être interprétées sur la demande d'une personne malintentionnée ! Puis je n'aime pas les journalistes. Mais j'aime bien ce que tu viens de dire... Tu penses que tu p... pardon ?"

Pourquoi lui montrait-elle le plafond ? Perplexe, le jeune homme en perdit le fil de son discours incohérent. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle ouvrit le loquet et qu'il comprit où elle voulait en venir. Il pâlit.

".. Quoi ? Mais non enfin, ne fait pas ça ! Et si nous passions sous un tunnel ? Et ça n'est pas légal ni très conv.. !"

Mais comme elle le tirait par la main il ne se sentait pas le cœur de la décevoir en refusant son invitation. Alors, malgré sa réticence, il la suivit et passa à son tour par la trappe ouverte. Le vent qui gifla son visage instantanément lui procura une sensation extrêmement agréable... Mais d'un autre côté son équilibre n'était pas franchement excellent, et la vitesse le grisait autant qu'elle lui faisait peur. Erin avait les mains en l'air.. Lui, c'était plutôt des serres, serrées jusqu'à s'en blanchir les jointures contre les bords de la trappe de toit. Cependant il riait, parce que c'était quand même assez amusant, et qu'Erin avait l'air de s'amuser encore plus, et que du coup c'était drôle. Mais tout de même pas très bien. Et un peu effrayant. Il semblait partagé entre les sentiments positifs et ceux qui l'étaient moins que lui procurait cette expérience. Sans même compter le fait que ses cheveux qu'il avait fait en sorte d'attacher avec une perfection presque impossible étaient en train de s'échapper du catogan comme des détenus d'une prison éventrée. Tous ces néons lui donnaient le tournis... Il fallut qu'il lâche les bords de la voiture pour tenir Erin dans ses bras. Ses mots faisaient chaud au cœur, et il en oubliait presque qu'il avait été mal à l'aise. Son nez glissa contre les cheveux de la jeune femme, comme il essayait de lui parler dans l'oreille à son tour.

"... Et tu vas voir... Ça ne fait que commencer."

Difficile d'y voir quelque chose dans cette configuration, mais il lui semblait voir s'approcher au loin les néons courbes, roses flashy de leur hôtel. Les flamands roses n'avaient qu'à bien se tenir...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Avr - 21:02

Les mises en garde d'Esteban, Erin ne les avait même pas écoutées. Entendues, certes. Mais alors, elle s'en fichait ! L'air frais était entêtant, les cheveux dans le vent, les lumières, l'activité, même de la musique ! Elle frissonna de se réaliser si proche de lui, quelque chose dans ces néons rose qui se rapprochaient la rendait euphorique. Sur une autre planète ! Erin fut contrainte de se réinstaller à l'intérieur de la voiture et attendit qu'Esteban ait repris sa place pour refermer le toit ouvrant.

Ca l'avait refroidit, du moins en surface... Parce que la promesse d'Esteban, ce "commencement", n'était pas étranger au fait qu'elle sente de nouveau l'excitation la titiller. C'était pire qu'une drogue, d'être à côté de lui, et maintenant, il avait son catogan bien en bataille, elle se pencha sur lui, tenta de remettre de l'ordre dans ses longs cheveux noirs qui le rendaient terriblement sexy, ainsi décoiffés... Elle roucoula un très léger : "Hum... on dirait qu'on vient de s'envoyer en l'air." C'est maintenant qu'il fallait éviter d'avoir des photographes, à la sortie de la Limousine, parce que s'ils sortaient tous les deux les joues rougies par le vent et la mèche folle, on supposerait qu'ils ont meurtri les sièges en vachette...

Son sous-entendu sembla la faire sourire toute seule, à moins qu'elle ne s'imagine déjà quelques scènes. Bah, pas le temps de regretter d'avoir pris un bon bol d'air, plutôt que d'avoir testé sa souplesse, ils étaient arrivés, et c'était aussi bien ainsi. Avant de descendre de voiture, Erin vérifia avec son petit miroir de poche -dans son sac à main, une robe bustier n'a pas de poche- qu'elle était toujours parfaitement maquillée, et rectifia sa coiffure au mieux. L'avantage des mises classiques et sobre, contrairement aux panaches bien compliqués qui ne tenaient qu'à coup de laque.

La portière s'ouvrit, le chauffeur avait une petite casquette tellement cliché, tellement smart, qu'elle s'en trouva encore presque attendrie. Las Vegas décuplait sa propension à être totalement hystérique et mièvre... Ca promettait. Et sans avoir encore croisé le chemin d'un cocktail ! Ca allait être une aventure formidable ce soir, cette nuit, ce matin. Enfin...

"Haaan..." Lâcha-t-elle avec de grands yeux devant la façade du Flamingo. C'était tellement.... rose ! Elle adorait. Bien sûr, elle se laissa aider par le chauffeur pour descendre, attendit son Cavalier en sentant ses jambes pleines d'une énergie folle malgré les efforts et le vol. Elle se souvint alors qu'un des associés de son père leur avait montré des photos de ses vacances dans le Grand Ouest, et il y avait cette merveilleuse façade fuchsia dans les clichés. Elle glissa la main dans le bras en tendu d'Esteban, avançant jusqu'à l'entrée. Elle avait l'impression d'être une Star, au bras de son Fiancé très célèbre, très riche, très beau. Mais il n'y avait aucun paparazzi, et elle s'en trouva même un peu déçue. Ah, non, c'est vrai... C'était sans doute mieux. En une seconde, elle avait oublié ce petit désagrément.

A la réception, Erin laissa son Prince se charger de réserver une suite. Une Suite au Flamingo, et elle leva le nez pour observer l'immense hall, elle entendit parler d'une suite avec vue, et fut immédiatement impatiente d'aller voir ce que cela promettait. Quand on leur demanda leurs bagages, la Rouquine sut parfaitement retenir un rire hilare... Fort heureusement, malgré l'excitation et l'enthousiasme explosif, elle avait été élevée dans le luxe et savait se tenir idéalement dans ce type d'établissement. Même si elle aurait rêvé s'exclamer et sautiller sur place, courir pour faire claquer ses talons sur le marbre, jouer à chat avec Esteban, bloquer l'ascenseur pour lui montrer comme elle était performante aux concours d'apnée...

Mais dans l'Ascenceur, ils ne furent pas seuls. Alors Erin resta parfaitement élégante, le menton un peu haut, jaugeant le couple qui se trouvait avec eux sans trop le montrer. Intérieurement, c'était le feu. Esteban avait repris son masque snob et froid lorsqu'il était dans Son Monde et en Public, ils avaient l'air tous deux de jeunes aristocrates pincés, très imbus d'eux-même, et ça la rendait ivre. C'était comme un jeu, cette vie-là, même si c'était naturel. Erin savait parfaitement être comme il faut, pédante et hautaine, c'était inné, mais au bras d'Esteban, elle rayonnait bien plus encore que d'habitude. On ne laisse jamais un diamant solitaire, on l'agrémente d'un joli bracelet en perles de culture. Voilà pourquoi elle se sentait irrésistible ce soir. Et puis, il y avait son noeud papillon aussi. Difficile de ne pas le trouver diaboliquement séduisant, dans cette tenue. C'était indécent de se balader comme ça ! La pression de sa main se fit involontairement plus appuyée, alors qu'elle gardait le contrôle, mais avait hâte d'être sortie de l'ascenseur.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Avr - 22:35

Esteban devait quand même avouer qu'il était soulagé de revenir à l'intérieur de la voiture. Ce qu'ils venaient de faire avait été amusant certes, mais - il en avait honte - il n'était pas très téméraire lorsqu'il s'agissait de vitesses ou de montagnes russes... En plus, il avait eu un peu peur de perdre son élastique dans la démarche. Si jamais le vent l'avait emporté, il aurait dû faire sans, et en costume, ça n'était pas vraiment adapté de porter les cheveux longs ! D'ailleurs sa coiffure était complètement fichue... Il eut un rire nerveux tandis qu'Erin essayait de lui remettre les cheveux en place. Il doutait qu'elle arrive à quoi que ce soit. Il y avait eu trop de dégâts.

"Attend je vais le refaire, je ne peux pas sortir de la voiture comme ça..."

Parce que là on aurait dit qu'ils... s'étaient envoyés en l'air. Euh. QUOI ? Pardon ? Qu'est-ce qu'Erin venait de dire exactement ? Bon ok. C'était typiquement le genre de termes que Karl était capable d'employer même si Esteban ne l'imitait jamais, mais enfin ! Ça faisait bizarre d'entendre ça dans ce contexte. Dans une limousine. Dans de beaux habits. A Las Vegas. Où ils venaient de s'envoyer en l'air. Enfin... moins maintenant qu'un peu auparavant, tout de même. De ce point de vue, ils avaient poussé le concept presque aux limite de ce que l'humain pouvait faire. La prochaine étape, c'était le voyage lunaire. Mais faire ce genre de choses en apesanteur... Ça risquait vite de devenir étrange. Son expression de surprise avait fondu comme neige au soleil tandis que ses pensées le rattrapaient à toute vitesse. Pour une fois il n'avait pas réfléchi tout haut. Ses sourcils s'étaient soulevés, et il avait du mal à réprimer le sourire amusé qui voulait fait son apparition.

"... A 10 000 mètres d'altitude, si tu veux être exacte..."

... Oh ! Il avait osé. Gêné il se gratta l'arête du nez, mais ne put s'empêcher de rire, parce que bon, c'était drôle. S'envoyer en l'air. C'était vulgaire, mais c'était vraiment drôle, comme expression. Surtout dans leur cas.

"Désolé je... c'est nerveux..."

Il passa le reste du voyage à se mordre la lèvre pour contenir les crises de fou rire qui manquaient de lui faire perdre son sérieux toutes les deux minutes environ... Heureusement, ils furent vite arrivés ! Insensible à la mise du chauffeur (... surtout parce qu'il n'avait pas fait attention à lui une seule seconde), Esteban lorgnait sur la façade brillante  de l'hôtel. De près, c'était vraiment impressionnant ! Il en avait des étoiles dans les yeux... Dire qu'il aurait pu faire ça depuis des années, et qu'il n'y avait pas pensé ! Bon d'accord. Il n'était majeur que depuis quelques mois. Puis sans quelqu'un pour la partager, l'expérience aurait été beaucoup moins drôle.

"C'est encore mieux en vrai que sur les photos ! Enfin c'est toujours ce qu'on dit, et c'est à peu près toujours vrai, mais je veux dire... Vraiment !"

Leçon de sagesse numéro 15798, à la façon Luz-Descalzo... Enfin non. Le cadet était un peu un cas, les autres membres de sa famille étaient assez différents. A part sa mère. Mais si elle lui avait légué la parole vivace, sa logique défaillante et son don pour enfoncer le clou étaient originaux. Mais ils se turent, et avancèrent, droits et enlacés de la manière qui faisait bien pour des gens de leur caste. Et hop ! Tout aussi vite, la citrouille était redevenue carrosse. Tout le monde était classieux, et personne ne disait d'idioties. Esteban alla réserver la suite, qu'il mit un petit moment à choisir. Oh... La plus grande le tentait bien, mais était-ce vraiment nécessaire d'avoir deux chambres quand ils n'étaient que deux, et ne restaient qu'une nuit ? Et puis les suites Cosmopolitan étaient garnies d'un mobilier plus moderne, dans des tons très agréables. La vue risquait aussi d'être des plus aguichantes. C'était décidé !

Indifférent à la perplexité du personnel, qui se demandait si il était vraiment possible que les deux jeunes gens soient venus sans bagages, Esteban guida Erin à l'ascenseur, dans lequel il ne pensa pas à grand chose d'autre que son envie d'être arrivé en haut. Il jeta un coup d'œil  en coin sur la jeune femme et eut un sourire pâle, qu'il garda jusqu'à ce qu'ils passent les clés dans la porte et prennent possession des lieux. Le parquet était parfait et brillait, le salon était doté d'un mobilier dans des teintes marron chaudes très cosy et d'un écran géant, avec des enceintes à la hauteur. Des chaises au dossier rose entouraient une table en verre, et puis, bien sûr, un peu plus loin il y avait la chambre, sans doute avec un lit king size. Mais là il était plutôt intéressé par la baie vitrée, dont il alla rapidement ouvrir les rideaux. Il tomba sur une vue des jardins, au dessus de laquelle les néons du Strip se déversaient dans la nuit, et coloraient tout d'une teinte surréaliste. Émerveillé, il leva les yeux sur le plus grand des bâtiments. Une tour immense, très fine, au sommet de laquelle il y avait une sorte de soucoupe volante brillante... Il pointa du doigt le monument d'une façon très puérile - mais il s'en moquait pas mal, là, il était encore sous l'effet de l'euphorie que lui procurait cette orgie de luxe et de lumières.

"Regarde ! C'est le Stratosphère ! L'immeuble fait 350m de haut, tu imagines ? Et là au sommet, ils ont installé un restaurant tournant. La vue doit être magnifique !"

Voilà qu'il n'était pas installé dans un hôtel qu'il était déjà en train de lorgner sur le suivant. Oh ça... La nuit risquait d'être bien remplie.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Avr - 23:42

Oui. La nuit allait être longue. Pour optimiser son temps, il aurait fallu ne faire qu'un passage éclair dans la Suite Cosmopolitan, juste de quoi se rafraichir un peu, redescendre, profiter du Casino, faire un saut dans la piscine, boire des cocktails avant, pendant, et après tout ça. Ensuite sortir, visiter, danser, boire des cocktails avant, pendant, et après tout ça.

Mais. Tout ce luxe et cette impression d'être au bras de l'homme le plus attirant du monde, à l'aventure, et l'allusion d'Esteban à leurs ébats dans le jacuzzi en plein vol... Ca l'avait amusée mais surtout, ça la rendait un peu moins capable de garder la tête sur les épaules. Elle avait déjà un peu survolé de son imagination ce qu'ils avaient manqué dans la Limo, et dans l'ascenseur... Allons ! Erin ! Une femme de son Standing n'était pas qu'un corps enfin !

Esteban lui apporte une parfaite diversion et elle suivit du regard ce qu'il pointait du doigt, oubliant un instant son noeud papillon-sexy pour se concentrer sur l'immense tour. "Whoua... On ira ?" Réclama-t-elle légèrement, déjà impatiente de voir le panorama que devait offrir le restaurant dans la soucoupe. Comment s'ennuyer une seule seconde dans cette ville ? Oh... même sans doute ça, la Rouquine aurait eu de quoi trouver à l'occuper, ça, elle en était persuadée. Comment éviter des allusions loin de toute convenance quand elle s'était déjà largement compromise, et avec grand plaisir d'ailleurs, qu'elle avait déjà manqué à tous ses devoirs de Dame, qu'elle avait couché dès le premier soir, deux fois, même. Enfin ça ne comptait pas, il était minuit passé la seconde fois...

Le regard d'Erin venait de glisser en sens inverse, la main d'Esteban, le blazer d'Esteban, le col d'Esteban, le noeud pap' d'Esteban... Elle eut un petit soupir qu'elle voulut faire passer en respiration, sans doute en vain. Tellement séduisant.

"Magnifique oui..." Bon, ils n'en étaient pas à faire encore des sous-entendus pour espérer déceler s'ils se plaisaient, là dessus doute, ils s'étaient pratiquement juré amour et fidélité pour les siècles et les si... Euh. Bref. Dans ce cas, Erin pouvait jouer carte sur table... Elle avait cependant prévenu l'Héritier. Il allait souffrir.

Deux petits doigts marchèrent d'un bouton à l'autre de sa chemise jusqu'à son col, et dessinèrent le contour de ce joli ruban...

"Ce serait dommage de rester trop longtemps dans cette chambre d'hôtel, alors qu'il y a tant à voir dehors." Plus elle y pensait, plus la Gosse de Riche se disait qu'elle n'en pouvait plus t'attendre son Prince Charmant hypothétique, et qu'elle pensait bien l'avoir trouvé, même avec tous ces défauts (comprenez, la Leucémie, le Procès, principalement). Elle devait user d'une force surhumaine pour ne pas dénouer le tissu soyeux, c'était irrépressible, et pourtant, elle ne s'en sortait pas si mal... Enfin, ses doigts tremblaient, ses yeux semblaient exprimer la douleur de l'effort, et elle se mordait la lèvre, mais à part ça...

"C'est dur d'être dans la même pièce que toi." Ca y est, elle était lancée. Advienne que pourra. "Surtout habillé comme ça. J'ai envie d'enlever ton noeud pap' et ton élastique de tes cheveux. J'ai cette vision là collée dans la rétine, tes cheveux longs contre mon visage, dans ta chambre. Tu me rends folle... Non. Tellement heureuse ! C'est affreux ! Regarde ! C'est Las Vegas et c'est merveilleux, et excitant. Mais quand tu es près de moi... Je me fous de tout."

Oui, de tout ! Elle pourrait très bien être dans une vieille cave humide, sous un pont ! "On peut tomber si facilement amoureux ?" C'était presque ridicule d'être accro à quelqu'un en si peu de temps. Tellement... merveilleux ! Magique ! Il n'était pas Wiccan, elle en était persuadée vue sa réaction de tout à l'heure, mais il était magicien, c'était sûr.

"Fais quelque chose !" Implora-t-elle finalement, consciente qu'elle n'était pas facile à suivre, que son cheminement interne n'était pas des plus simple... Elle voulait qu'il arrête d'être attirant pendant quelques temps, juste assez pour aller jouer au casino sans risquer de s'afficher. Trop tard, elle l'imaginait déjà totalement nu sur une table de black jack. Mais c'était le monde à l'envers ! Elle lui avait dit qu'il allait souffrir, pas l'inverse. Ah ! Idée lumineuse pour inverse la tendance. Du noeud papillon, les doigts descendirent vers sa ceinture. Idée Lumineuse, vous avez dit ?

De sa main libre, elle colla son index sur sa bouche, encore une fois. "Il faut soigner le mal par le mal. Chut..." Murmura-t-elle très sérieuse, mais l'autre main retirait la boucle de ceinture, et le bruit d'un zip se fit entendre, léger. "Juste trois petites secondes, et après on va dépenser des sommes astronomiques à la roulette." Sa paume était déjà dans son boxer. "Et des cocktails." Elle plissa les paupières en espérant pouvoir garder son sérieux. "Avec des ombrelles multicolores."
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 11 Avr - 1:27

Ah, parfait ! Erin était en train de formuler le désir qui était en train de se former dans le crâne d'Esteban. Aller au Stratosphère, manger dans le restaurant tournant du dernier étage... Oui ! C'était quelque chose qu'il FALLAIT faire ! Ils n'allaient tout de même pas quitter Las Vegas sans avoir grimpé jusqu'à ce qu'on pouvait considérer comme son sommet, non ?

"Oui, il faut absolument qu'on y aille avant de repartir !"

Lorsqu'il se retourna, Erin l'observait d'une manière "étrange". Quelque chose lui disait qu'elle n'était plus en train de parler du Stratosphère, auquel elle ne portait d'ailleurs plus aucune attention. C'était vraiment bizarre d'être ainsi sous le feu des projecteurs... De se sentir ainsi désiré. C'était excitant (dans tous les sens du terme), mais c'était aussi étrange, car étranger. Avait-elle vraiment l'intention de reprendre maintenant, là, ainsi que ses doigts contre son col semblaient vouloir le dire ? Partagé entre joie et incrédulité, il la laissa faire malgré une sorte de mouvement arrière, notant tout de même qu'elle avait des propos contradictoires vis-à-vis de ses gestes :

"C'est vrai que ça serait dommage de ne pas profiter de la ville, mais ..?"

Il cligna des yeux. Elle partait dans un monologue digne de lui. Il n'avait pas l'habitude d'être celui qui écoutait, généralement il était trop occupé à dire n'importe quoi pour se rendre compte qu'il était difficile de réagir à ce genre d'effusions... Et voilà qu'il était pris à son propre jeu. D'autant qu'elle lui disait bien des choses flatteuses, tellement agréables, mais tellement surprenantes ! Avec un sourire bête et gêné, il cherchait comment lui faire comprendre que ces paroles l'avaient touché, que leur franchise l'avait déstabilisé, qu'on ne lui avait jamais rien dit de tel.. Les mots l'avaient accessoirement émoustillé, mais ça n'était presque pas la peine de le préciser. Cette nuit, Erin et Esteban semblaient ne plus être capables de s'arrêter.

Il n'eut pas le temps de trouver. Elle allait un peu trop vite. Il ne suivait plus grand chose, et il était aussi perdu qu'il en avait l'air. Cela dit il avait une réponse rapide à faire à sa dernière question posée. Pouvait-on si facilement tomber amoureux ? Eh bien visiblement...

"Je crois bien que oui... ."

Il avait répondu avec un regard intense et convaincu, voire même un peu bravache. Eh bien enfin ! N'en avaient-ils pas la preuve ? Comment pouvait-on qualifier ces sentiments puissants, qui allaient au delà de l'attirance physique, si ça n'était pas de l'amour, hein ? C'était passionnel ! Ils ne se connaissaient (presque) pas, mais ils étaient amoureux fous ! Voilà. C'était comme ça. C'était possible. C'était beau, et plein de sushis multicolores dans le ciel. Il l'aurait bien embrassée pour joindre la théorie à la pratique, mais ça n'était pas comme ça qu'ils allaient réussir à rester vêtus et capables d'aller profiter du Strip... Alors pourquoi lui demandait-elle de faire quelque chose ? Mieux valait qu'il ne fasse rien non ? Parce qu'après il ne répondrait plus de ses actes ! Il ne comprenait plus rien. Où voulait-elle en venir ? Paniqué, il voulut le lui demander, mais elle avait collé un doigt contre sa bouche pour l'empêcher de parler avant qu'il ait eu l'occasion de s'exprimer. Puis, tout se passa un peu trop vite.

Peut-être était-ce cette façon dont elle lui avait demandé de se taire et ne lui avait pas laissé son mot à dire. Ou bien celle dont elle avait trop vite ouvert son pantalon pour passer la main dans ses sous-vêtements sans lui demander son avis... Ou... Il n'en savait rien. Dans le jacuzzi, ça n'avait pourtant pas posé problème. Mais quelque chose dans cette situation rappela à lui des souvenirs vraiment malvenus. Mince... Ça ne lui arrivait jamais d'habitude. Pas lorsqu'il était avec une fille, du moins. Son sang s'était glacé dans ses veines. Son excitation s'était provisoirement fait la malle, remplacée par un frisson d'horreur le long de son échine, qui le força à arrêter le geste d'Erin en lui saisissant le poignet.

"A... Attend... S'il te plait..."

Non... Non et non ! Son père n'avait pas le droit de venir lui gâcher la plus belle nuit de sa vie ! Quelque moments de perdus à se faire plaisir et à profiter de l'autre, c'était une chose. Mais refroidir l'ambiance, et de surcroît subir une nouvelle crise d'angoisse alors qu'ils venaient d'arriver à Las Vegas ? Non ! C'était vraiment nul... Il fut pourtant obligé de fermer les yeux pour tenter de garder son calme intérieur... Inspirer, expirer... Se forcer à garder un rythme normal. En vain. Il s'appuya contre Erin sans le vouloir, comme un tournis soudain le prenait. Puis l'hyperventilation, qui le faisait respirer beaucoup trop fort. Il porta une main devant sa bouche, incapable de parler, malgré l'urgence qu'il ressentait de rassurer la jeune femme. Diantre, il allait encore tout faire rater !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 14 Avr - 11:50

Erin allait continuer à souffler sur les braises et prendre ses aises dans ce boxer, mais elle n’avait pas obtenu l’effet escompté… La Rouquine sentit tout le corps d’Esteban se raidir, et pas de la façon dont elle l’avait espéré. Le visage de son Prince était tendu, presque pâle pour sa teinte, il avait les yeux fermés comme lorsque l’on évite de regarder l’aiguille d’une seringue qui transperce la peau, et sa respiration accélérait dangereusement.

Oh, bien sûr, elle avait espéré emballer un peu son rythme cardiaque mais euh… pas de cette façon, et surtout pas produire un faciès décomposé et douloureux. Avait-elle fait quelque chose de désagréable ? Non, il ne lui semblait pas. En repensant à ses mouvements, bien sûr elle avait été un peu franche, mais tout de même ! L’angoisse d’avoir mal agi lui montait à la tête, mais elle était surtout vexée. Afficher une telle détresse et un tel dégoût, ces spasmes, c’était terriblement blessant ! Il lui avait semblé que tout avait été très bien avant, ses initiatives avaient été bien accueillies pourtant.

En une seconde, elle avait totalement déchanté. Ah ça, il avait fait quelque chose qui l'avait calmée. Elle ne se sentait plus ni excitée irrésistiblement et se trouvait parfaitement capable de résister à son charme...

Sa main se stoppa immédiatement, et elle resta une seconde à ne plus savoir qu’en faire, pour finalement décidé de la faire revenir à la surface, et s’éloigner d’un pas, le laissant « respirer » même s’il semblait avoir toutes les peines du monde à s’oxygéner. A le voir ainsi, son égo meurtri abdiqua cependant, et comme il semblait sur le point de céder à la panique en plaquant sa main contre sa bouche (Mon Dieu, est-ce qu’elle avait fait quelque chose d’assez affreux pour en vomir ?!), Erin oublia totalement sa vexation pour posa ses deux mains sur ses épaules et l’encadrer.

« Je… Excuse-moi, je pensais que… » Mauvaise idée pour le faire revenir au calme que de bafouiller, mais elle s’angoissait à son tour sur son état. Surtout qu’elle en était la cause, selon elle. « Ca va aller, ne t’inquiète pas. » Erin ignorait pourquoi elle disait cela, mais c’était la seule chose qui lui venait en tête. Se rappelant que l’humour avait été efficace la dernière fois, lorsqu’il s’était évanoui dans le jacuzzi, la Rouquine passa sa main sur sa nuque et lui laissa le champ libre sans le compresser, pour lui laisser le plus d’air possible.

« Quand je te disais de faire quelque chose, tu auras pu simplement prendre un air froid et me dire de me tenir tranquille. » Elle se força à sourire, et si ce ne fut pas convainquant de prime abord, avoir une attitude positive effaça les dernières traces d’orgueil piétiné. Son visage dans une expression mutine, elle espérait que ne pas s’appesantir sur son erreur aiderait à la corriger plus facilement qu’en se confondant en excuses. D’ailleurs, si cela avait été quelqu’un d’autre qu’Esteban, elle l’aurait définitivement mal pris. On ne fait pas la grimace quand elle vous tripote ! Erin l’aurait tout de suite pris pour une insulte et aurait fait claquer l’élastique du boxer en retirant sa main…
Mais c’était Esteban. Elle ne comprenait pas ce qu’elle avait fait de mal, mais ne voulait en aucun cas le contrarier, elle le voulait heureux, radieux, fou d’amour, bavard et princier. En somme, l’inverse de ce qu’il était actuellement.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 14 Avr - 12:59

[Post sur smartphone xD j'espère que ça ira]

Le coeur d'Esteban battait à tout rompre. La panique lui rendait l'acte de respirer difficile, et tout ce qu'il espérait là... C'était que la crise soit courte, afin qu'il puisse expliquer à Erin ce qui lui arrivait. C'était la seconde fois qu'il lui faisait un coup pareil... Deux crises dans la même soirée ? Mais quelle malchance, enfin ! Par contre il n'oserait jamais lui expliquer les raisons évidentes de cette seconde perte de contrôle. C'était vraiment... inadéquat. Indélicat. Très, très, très peu convenable. Dieu, qu'il avait honte.

Elle décida de prendre le ton de la plaisanterie, mais Esteban ne comprit pas la blague, parce qu'il n'avait de base pas compris ce qu'elle attendait de lui lorsqu'elle lui avait demandé de "faire quelque chose". Il trouva la force d'ouvrir les yeux et de tourner sur elle un regard dont suintait l'accablement et la culpabilité. Ce n'était pas une façon de se comporter, vraiment... Pourquoi fallait-il que son corps le trahisse tout le temps lorsqu'il ne le fallait pas, hein.. ? Dieu, qu'il s'en voulait. A cet instant même il en voulait aussi à son père, à qui il souhaitait de se casser une jambe ou deux lors de ses prochaines vacances. Ou même avant.

"J... désolé..."

Parler clairement lui était encore difficile. Il aurait voulu prendre Erin dans ses bras et simplement attendre contre elle que la crise passe, mais il savait pertinemment que ça ne fonctionnait pas comme ça. Il avait besoin de s'asseoir. Optant pour un compromis, il glissa sa main dans celle de la jeune femme pour la serrer fermement. Ses doigts étaient glacés et tremblaient, mais il espérait avoir su faire passer le message : il ne voulait pas (consciemment) qu'elle s'éloigne... vraiment pas ! Il marcha jusqu'à l'une des chaises au dossier rose, et s'assit dessus. Il baissa la tête, la main libre contre ses yeux. Il tremblait de partout maintenant... mais il parvenait à contrôler sa respiration et c'était un bon début. Il se concentra là-dessus pendant quelques minutes, et finalement, les tremblements cessèrent. Les battements de coeur retrouvèrent un rythme normal. Son souffle se calma à son tour sans qu'il n'ait plus besoin de se forcer. Dès qu'il fut certain d'être redevenu suffisamment solide, il soupira. Sa main libéra ses yeux en glissant contre son front. Il n'osait même plus regarder Erin, et semblait préférer se concentrer sur le sol.

"... Je suis confus. Je... je suis spasmophile et je fais aussi des crises d'angoisses..."

Et il détestait devoir l'admettre devant elle parce que ça lui donnait l'impression d'être beaucoup trop fragile. Qu'allait-il se passer si elle le prenait pour un déséquilibré psychologique suite à cet épisode ? Oh non... Pourquoi maintenant ? Pourquoi ce soir ? Il se mit à paniquer.

"... m.. m.. Mais ça n'arrive pas si souvent ! Je veux dire c'est occasionnel... peut-être. Enfin, oui bien sûr que ça l'est !"

Il perdait le fil de ce qu'il racontait. Ses nerfs étaient encore à fleur de peau et ils le lui faisaient payer.

"... ça ne m'est jamais arrivé dans une situation pareille... c'est... extrêmement gênant."

Voilà. Il avait été franc, même si il avait omis certains détails glauques. Ne restait plus qu'à espérer que l'honnêteté continuerait de lui porter chance comme ça avait été le cas jusqu'à présent ce soir... Non parce que habituellement, c'était tout de même plutôt le contraire.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 14 Avr - 13:47

Le regard coupable que lui lançait Esteban comme un appel au secours l’avait percutée violemment. Elle comprit alors que ce n’était peut-être pas de sa faute à elle, et ses doutes furent effacés lorsqu’il évoqua de nouveaux tracas de santé… La Rouquine mit tout sur le dos de la Leucémie, baissa les yeux, alors qu’elle aurait aimé pouvoir le soutenir et continuer à sourire de manière certes un peu forcée, mais dans la vie, il faut faire des efforts et tout redevient merveilleux…

Presque. Pourtant, la maladie s’était de nouveau rappelé à elle, comme une maîtresse irrésistible qui cherchait à lui voler son Prince, toujours là pas loin, à attendre le moindre faux pas… Elle avait beau essayer de chercher, elle ne voyait rien à y faire. De toute façon, quels pouvoirs avait-elle pour arranger les choses ? Aucun… Alors dans ces cas-là, soit on succombe à la fatalité avec mollesse et désespoir, soit on lutte contre, et dans cette situation, il y avait plusieurs armes. Vraisemblablement, l’ennemi était beaucoup trop puissant pour pouvoir le contrer. Mais il ne serait pas dit qu’on avait attendu les bras croisés à pleurer sur son sort !

Erin n’était pas combattive en réalité, mais elle n’aimait pas se laisser ennuyer par la vie, tout simplement parce que la vie avait toujours été gentille avec elle. Alors s’il fallait se forcer un peu, pour que tout soit rose. Tout serait rose. Dû-t-elle reprendre volontairement son sourire qui s’était un peu délavé, et venir s’accroupir aux genoux de l’Héritier qui reprenait son souffle difficilement. Vu comme il s’y prenait, elle était tout disposée à le croire : il paraissait savoir comment gérer la situation et elle ne voulut pas l’ennuyer car il semblait concentré.

Lorsqu’il put parler un peu mieux, et commencer à reprendre une diction habituelle (c’est-à-dire en se coupant et en voulant dire trop de choses en peu de temps), le regard d’Erin chercha à capter le sien, en vain. Il avait les yeux au sol, mais la Rouquine n’osa pas encore relever son visage. Cependant, son attitude n’était pas trop hésitante ; elle ne savait pas ce qu’il convenait de dire ou faire dans ce cas-là, était partagée, mais avait l’intention de ne pas le laisser continuer à s’enfoncer dans le gouffre.

« Moi j’ai le mal de mer. » Confia-t-elle, comme s’il s’agissait d’un secret d’état… Elle avait songé qu’en se livrant sur un problème « de santé » elle adoucirait la gêne de son Prince. C’était sans doute idiot, mais elle voulait qu’il aille mieux. Même si pour cela il fallait avouer des choses dégradantes, comme sous-entendre qu’elle avait déjà vomi dans la mer ! « Hé… » Murmura-t-elle en venant caresser sa joue tendrement, ignorant les réelles raisons de son trouble. « Ce n’est pas grave. Je te fais trop palpiter, je suis vraiment peu…
convenable. » Elle finit par un petit rire, reprenant ce qui les avait lié auparavant. Elle préféra croire à son petit mensonge, parce qu’après tout, elle mettait tout sur le compte de la Leucémie et pas du fait qu’elle soit trop sexy pour son pauvre petit cœur. Mais elle préférait se dire qu’elle était tellement divine qu’il avait du mal à tenir le choc. C’était mignon. Et ça gonflait son égo.

Ce n’était pas comme ça qu’elle avait imaginé débuter sa soirée à Las Vegas, mais ce n’était pas non plus en se maculant de bière qu’elle avait imaginé réussir à attirer l’attention d’un riche héritier pour finir dans son lit. Rien ne se passait comme prévu avec Esteban Luz-Descalzo, décidément, mais tout était surprenant, tantôt bouleversant, tantôt extatique. Le Chaud, le Froid, à l’image de ce jeune homme aux longs cheveux noirs.

Elle n’allait quand même pas lui en vouloir d’être malade ? Lui semblait s’en vouloir, par contre, et même si une partie d’elle-même avait été blessée, elle était trop éprise de lui pour lui marcher dessus alors qu’il semblait au plus mal. Il fallait qu’il aille mieux ! Elle se redressa avec souplesse se pencha en avant pour poser ses mains sur ses genoux, et réussir à imposer son visage entre lui et le sol qui semblait tant captivant.

« Tout ce que j’ai dit dans l’avion, c’était vrai, Esteban. » Elle colla son front au sien pour l’empêcher de se dérober, et souriait largement, mais dans ses yeux c’était très sérieux. « Je me fiche de tout le reste et de tous les problèmes qui sont au-dessus de nos têtes, tant que je suis avec toi, et le temps qu’on aura ensemble, je serai heureuse, et toi aussi. Alors on va laisser la spamo, pasmo… euh… les crises nous gâcher Las Vegas ? » Son sourire l’élargit encore, elle montrait ses dents sans vergogne, envoyant tout ce qu’elle pouvait de positif pour qu’Esteban en prenne plein la figure. Le Bonheur, ça se décide. Elle avait dit qu’ils seraient heureux, ils se seraient. Ca, malheureusement, il n’avait pas le choix, Erin était têtue quand elle voulait quelque chose.

C’était son Prince. Elle n’y avait pas droit pour « toute la vie » mais c’était son Prince. Alors il pouvait bien s’angoisser, faire le petit chien, ou s’évanouir. Quand il rouvrait les yeux, elle était souriante. Parce qu’on se fait pas la tête devant son Prince !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 14 Avr - 18:48

Esteban aussi avait le mal de mer. Et le vertige. Entre autres choses. Dans ces moments là, le jeune homme avait l'impression de n'avoir vraiment pas été gâté par la nature. A ce rythme il allait finir par attraper une maladie rare et en mourir avant d'avoir eu la chance de voir le bout de son cancer. Il leva un regard hésitant sur Erin. Il aurait été capable de ne pas comprendre qu'elle avait avoué sa tare pour le consoler, mais par chance, il avait cerné. Ça lui éviterait d'accumuler les bourdes. Il évita donc de rajouter quoique ce soit. Les billes vert d'eau qui lui servaient d'yeux roulèrent sur le côté.  Il continuait de s'en vouloir d'avoir eu une réminiscence de son père dans un moment d'échange intime avec Erin... C'était immonde. Ça n'aurait jamais dû pouvoir arriver.

Deuxième essai de la jeune femme pour le sortir de sa torpeur sordide. Il eut un frisson lorsqu'il sentit ses doigts contre sa joue, mais cette fois-ci le réflexe n'avait rien eu de dégoûté. Son mal-être s'était évanoui comme neige au soleil. C'était presque comme si cet instant n'avait pas existé. Presque. Les souvenirs étaient là. Esteban n'était pas totalement remis de sa crise. C'était le genre de choses qui refluait lentement, et mettait un temps considérable avant de disparaître complètement. La référence de la demoiselle à l'un des gags récurrents de la soirée arracha un sourire pâle à Esteban, qui pensait cela dit être le moins convenable des deux.

"Tu es surprenante... J'adore ça. Je ne sais pas vraiment ce qui est arrivé tout de suite..."

Bon. Il avait une petite idée de pourquoi c'était arrivé, mais aucune de pourquoi c'était arrivé MAINTENANT et pas plus tôt. Du coup, il ne mentait pas. Peut-être cette suite lui rappelait-elle un peu le bureau de son père ? Ou bien n'aimait-il simplement pas qu'on lui ordonne de faire "quelque chose", sachant qu'il y avait été bien longtemps obligé ? Non, non, non... Il fallait tout de suite qu'il cesse d'avoir ces pensées.

Elle colla son front au sien, et il se sentit un peu idiot, à rester la tête baissée comme il le faisait depuis tout à l'heure. Et puis, elle avait raison. Il n'avait plus lieu de s'inquiéter, maintenant qu'il avait la certitude qu'elle n'avait pas mal pris les récents événements. Ils avaient trop peu de temps pour qu'il se morfonde toute la soirée. Si il fallait qu'il prie pour que ce genre de choses ne lui arrivent plus, il prierait, mais pour l'instant, c'était l'heure de profiter de la vie. Les problèmes n'allaient pas s'évanouir, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, il les retrouverait dès qu'il irait à leur rencontre, et ils n'auraient sans doute pas bougé d'un cheveux ! Alors il pouvait bien les oublier une nuit. Légèrement de meilleure humeur, il émit un rire élégant. Erin était amusante à ne pas savoir épeler ce mot, qui il fallait bien l'avouer n'était pas spécialement facile à prononcer. Il glissa une main dans les cheveux de la jeune femme pour les caresser.

"Non tu as raison... Ça serait une honte d'être venus jusqu'ici pour finalement ne pas être en mesure d'en profiter. Il me faut juste quelques minutes supplémentaires si tu veux bien. Juste le temps d'être parfaitement remis."

Un instant, il resta hésitant. Les souvenirs lui faisaient défaut, peut-être parce qu'il avait vécu sa crise d'angoisse comme une coupure brutale entre deux pans de la soirée.

"... Est-ce que tu m'avais déjà dit ce par quoi tu voulais commencer ?"

Enfin. Outre le fait de se dévêtir une troisième fois, évidemment.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 15 Avr - 10:56

Erin était soulagée. Il semblait avoir repris son souffle, lentement, et sa technique pour arrêter de tous deux culpabiliser ou se morfondre paraissait faire ses preuves encore une fois. Elle devrait absolument s’en souvenir pour les prochaines. Un frisson la parcouru lorsqu’elle sentit la main d’Esteban dans ses cheveux, et elle lui répondit d’un air tendre.

« Pas de problème mon Prince. »

Elle avait lancé cette phrase sans réfléchir, alors qu’elle se le répétait déjà en tête depuis plusieurs heures, qu’il était son Prince… Ne s’étant pas rendue compte du petit nom donné à Esteban en cet instant, Erin se redressa et s’étira lentement, de manière la plus élégante possible, et marcha jusqu’à la baie vitrée. Elle emplit ses yeux de toutes ces lumières et se laissa enivrer par les nombreuses envies qui lui venaient à l’esprit. Il y avait tellement à faire et à voir… Elle avait vu sur un des prospectus à l’accueil le parc animalier de l’hôtel, elle voulait absolument voir des flamants roses !

Mais aller dans la soucoupe qui touche le ciel, claquer des billets aux tables de jeu, boire dans des énormes verres à la paille ou aller danser jusqu’à tomber d’épuisement… C’était aussi dans ses envies. Elle soupira d’aise face à toutes les possibilités, et tourna légèrement le visage vers l’Héritier.

« C’est dur de choisir… Mais j’ai un peu soif après toutes ces émotions, et j’ai envie de tenter ma chance aux machines à sous ! » Elle finit sa phrase par un petit sautillement impatient. La Rouquine s’inclina pour réajuster sa tenue et vérifier qu’aucun pli ne faisait défaut à sa superbe robe prêtée par Martha, avant de rejoindre Esteban. Dans un geste qui semblait désormais irrépressible, elle s’assura que le nœud papillon était correctement mis.

« Pas étonnant que tu manques d’air, avec ça, mais tu es tellement beau avec… » Nouveau petit soupir énamouré. Tellement beau… Une bise claqua sur la joue mate et Erin récupérait son petit sac à main pour se diriger vers la grande porte. Une fois dans l’ascenseur, elle se tint sage, même si quelques images lui revenaient en tête ; elle avait été suffisamment mise en garde pour garder la tête froide, mais cela n’entachait pas son enthousiasme impatient.

Ses talons résonnèrent dans le hall et elle s’émerveilla à nouveau du décor, passa sa main sur la bras de son cavalier pour se diriger vers les 7000 m² du casino. « Oh mon Dieu… » Murmura-t-elle en découvrant l’immensité dédiée au hasard, à l’argent et … au péché. Mais ce n’était pas la préoccupation d’Erin, elle n’était pas assez croyante pour se torturer l’esprit avec tout ça. Un immense comptoir illuminé semblait l’appeler et les nombreux verres qu’elle voyait passer ou posés sur le bar paraissaient comme autant de pommes qui la tentaient.

« Oh ! Je veux celui-là ! » Elle désigna une jeune femme –aux seins refaits- qui exhibait un débardeur honteusement taille enfant et une mini-jupe en matière synthétique affreuse. Mais son cocktail était couleur corail et il fumait ! Erin trouvait ça assez surprenant pour avoir envie d’en boire. Ça avait l’air fun, peu importe les ingrédients !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 15 Avr - 14:37

[Un peu dla merde mais les transports en commun c'est pas idéal pour poster.. xD]

Troublé (mais pas dans le mauvais sens du terme), Esteban laissa la jeune femme s'éloigner de lui. Elle avait réussi à éloigner l'ombre de la crise d'angoisse d'une façon assez radicale. Il avait un vague sourire en coin, un peu incrédule. Comment venait-elle de l'appeler ? Esteban n'avait pas spécialement l'impression d'être le Prince de quoi que ce soit, à part éventuellement de la malchance. Cela dit il se sentait subitement catapulté dans une quelconque série fantastique (de celles où certaines personnes s'amusent à poster des spoils conséquents sur les réseaux sociaux, mais passons). C'était plutôt exaltant, en plus d'être très flatteur. Bon soyons réaliste... Ca lui mettait aussi la pression. Dans la vraie vie, personne n'était suffisamment parfait pour mériter de porter ce genre de titre, avec toutes les connotations qu'il sous-entendait. Mais peu importe, après tout ! Ce soir, il lui semblait avoir trouvé l'âme soeur. Tout se passait bien même quand ça se passait mal, et ça, c'était plutôt digne d'un conte de fée ! Et puis mince ! Il était mourant. Il avait bien le droit de penser que ses dernières semaines seraient dignes du dernier Walt Disney non ?

Rêveur, il n'écouta que d'une oreille ce que lui expliqua ensuite Erin. Il se rendit compte un peu tard qu'il venait de passer un temps consiérable à la regarder sans penser à rien d'autre qu'à la perfection qu'elle incarnait. Puis la prise de conscience. Oups .. ? Il sursauta discrètement, écarquilla les yeux, se redressa bien droit sur sa chaise. Il aurait été honteux qu'il perde son maintien dans un moment d'absence. Euh voyons... qu'est-ce que ça donnait si il essayait de recoller entre eux les bouts...

... à sous. Assou ? Mince... il n'y avait pas grand chose à recoller en fait. Pris d'une vague angoisse, Esteban lista tous les noms des établissements de Las Vegas qu'il connaissait (c'est à dire un paquet, même si il n'y avait jamais mis les pieds). Puis subitement, après une latence ridiculement longue, la lumière fut.

"... Le casino ! Exact... Bonne idée ! Je n'aurais pas dit mieux.. ! Je.. ! Euh."


Son enthousiasme paraissait un peu suspect. Perturbé, il loucha sur ce que trafiquait la jeune femme, laquelle s'était rapprochée pour lui remettre son noeud papillon droit une fois supplémentaire. Vu les nombreuses reprises auxquelles elle s'en était assurée, Esteban était dorénavant certain d'avoir la mise la plus parfaite du monde. Au minimum.

"Tu es vraiment très belle aussi et tu n'as pas besoin de noeud papillon pour ça. D'ailleurs tu aurais sans doute l'air étrange si tu devais en porter un. C'est un peu singulier à imaginer."


Il fronça les sourcils, tentant en vain d'évacuer ces étranges idées. Mais où était-il allé inventer ça encore... ? Il suivit Erin jusqu'à la porte, avant de se souvenir qu'elle l'avait à moitié déshabillé. Oups.. ! Autant pour la mise parfaite... on prenait garde au noeud papillon, mais on sortait la braguette ouverte ! Gêné, il remit furtivement en place tout ce qui devait l'être, et pressa le pas jusqu'à l'ascenseur.

Arrivé au casino, Esteban pâlit. Il se rappela soudainement pourquoi il ne sortait pas si souvent que ça de chez lui en temps normal... Toutes ces couleurs, ces lumières ! C'était magique ! Tout cet espace, tout ce monde, c'était.. ! Oh.. . Excitant ..? Il essaya en vain de s'en convaincre. Réticent au premier abord, il avala sa salive et fit un pas en avant, non sans jeter quelques regards angoissés aux nombreuses tables, dont il ne savait pas exactement comme il pourrait jamais s'approcher si cette masse de personnes impossible ne se poussait pas un peu ! Oh lala... Où devraient-ils aller en premier ? De quel côté ? Cette simple pensée l'angoissait.

Par chance, Erin n'était pas aussi névrosée qu'il pouvait l'être, et elle venait d'émettre un souhait. Ce souhait allait lui faire faire quelque chose d'illégal, une fois de plus. et il allait être ivre, une fois de plus. Ca lui convenait parfaitement. Tout, pour ne plus être perdu dans la foule sans la moindre idée de ce qu'il comptait faire. Puis peut-être l'alcool le guérirait-il provisoirement de ses légères tendances agoraphobes. Il lorgna sur la femme qui tenait le cocktail...

"Quelle étrange..."

avant de remarquer la boisson en elle-même.

"... allur... Euh. Je veux dire, couleur."

Comprenons bien qu'Esteban était beaucoup plus ouvert d'esprit qu'il ne le paraissait au premier abord (et qu'il ne s'en doutait lui-même), mais cette femme ne lui inspirait vraiment pas confiance, et il n'aimait pas ce qui émanait d'elle. Avec son fameux "sourire de circonstance", il invita Erin à avancer, de sorte à ce qu'ils approchent du bar. Puis il chercha la liste des cocktails, mais ne trouva malheureusement pas son bonheur à sa lecture. A contrecoeur, il tourna les yeux sur le pot de silicone qui était dorénavant à sa droite. L'air involontairement pincé, il l'aborda de la manière la plus politiquement correcte qu'il en était capable. Sa vulgarité l'impressionnait un peu... Pouvait-on décemment sortir de chez soi dans un accoutrement pareil ?

"Je vous prie de m'excuser, Madame... Pourriez-vous m'indiquer le nom du cocktail que vous avez commandé ?"

Que n'aurait-il pas fait pour Erin, vraiment !
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 16 Avr - 11:22

Dans l’esprit d’Erin il était parfaitement impossible qu’on ait remarqué autre chose que le cocktail que tenait la bimbo en plastique. Elle-même avait bien sûr noté qu’elle était parfaitement déplaisante et d’une mise très peu correcte, mais à bien regarder autour d’elle, elle se rendait compte qu’il y avait une population assez… hétéroclite, du moins, au standing parfois douteux. Mais ce n’était pas important. Ce qui importait, c’était ce que tenait la poupée Barbie !

Esteban s’était approché d’elle et avait revêtu son costume de snobinard hautain, qu’Erin trouva séduisant, mais que la jeune femme ne parut pas apprécié. De toute façon, à voir ses goûts en matière de vêtements, on pouvait se douter qu’elle n’était pas très au fait de ce qui est élégant ou non, et on pouvait remettre en doute ses goûts en matière d’hommes également… Elle leva un sourcil épilé de manière bien trop fine, et redessiné au crayon plus foncé que sa couleur de cheveux. Faute de goût, encore…

Comment pouvait-on laisser les gens aussi vulgaire entrer dans un Casino ? Dans un grand Hôtel ? Hum… La Rouquine prit une seconde pour réfléchir et à mieux regarder autour d’elle, elle constata que c’était rempli de prolétaires ou nouveaux riches, typiquement américains, typiquement bling bling. Loin du raffinement d’Esteban, ça, c’était certain. Un court instant de rêverie et elle fut attirée par une voix masculine, forte. En tournant les yeux, elle trouva son Prince en mauvaise posture…

- T’embête ma fiancée, toi ?

Sans doute le petit air légèrement méprisant de l’Héritier avait été mal pris par un grand type avec une chemise qui brillait –synthétique, encore, quelle erreur…- et les premiers boutons détachés pour laisser voir une peau mate de séances d’UV et pas un poil rebelle. Erin n’aimait pas du tout l’expression du visage de ce mec, qui affichait des diamants aux oreilles plus gros que l’élégance le permettait, et une grosse chevalière. Sa coupe de cheveux indiquait également qu’il devait être un jet-setteur lambda, star de téléréalité…

La Rouquine vint au secours de son Prince et enserra son bras autour de sa taille, pour apprendre à ce monsieur qu’Esteban était loin de draguer sa copine, puisqu’il était déjà en couple. Son charmant sourire fit perdre un peu de méfiance sur le visage botoxé du grand mec gominé.

« Désolée, mon mari ne voulait pas vous ennuyer, je lui ai demandé de se renseigner sur la boisson que vous tenez, je n’ai pas osé venir vous voir moi-même. » Son très léger mensonge passa merveilleusement bien, elle ne s’attendit pas à ce la blonde s’exclame :

- Vous êtes mariés ? Hannnn, Minou, comme c’est mignon ! Nous allons nous marier tout à l’heure aussi, là bas.
Elle désigna d’un doigt à l’ongle en résine flashy une belle pancarte où il était noté « chapelle de mariage » avec une grande flèche. Charmant… Erin ne fut cependant pas déstabiliser.

« Toutes mes félicitations, vous faites un si beau couple. » Jouer la comédie. Être hypocrite. Elle savait tellement bien le faire. Le grand gars, le futur marié donc, s’était calmé devant l’enthousiasme de sa fiancée et, sans doute pour appuyer les paroles d’Erin, se mit à embrasser goulument sa blonde devant eux.

Retenir une moue de dégoût. Facile. Mais s’ils n’arrêtaient pas de se galocher, elle ne saurait jamais ce qu’elle avait entre les mains ! Ca devenait très chaud entre les deux Promis, et Erin ne put cette fois réprimer un froncement de sourcils entre l’horreur et la honte. Elle tourna un œil vers Esteban et lui fit un petit signe de tête, pour qu’ils s’éclipsent.

« Au revoir… » Lança-t-elle en s’enfuyant au bras de l’Héritier. Quand elle fut suffisamment éloignée, elle ne put retenir un rire, mais un rire un peu jaune. « Oh Mon Dieu ! C’était immonde ! Tu as vu sa bouche ? Toute gonflée ? Et ses mains ? Et les traces d’auto-bronzant de ce mec ? » Ils s’étaient retrouvés devant le comptoir, ce qui était idéal, finalement…

Malgré toute la population, Erin semblait comme un poisson dans l’eau. Elle désapprouvait bon nombre de choix vestimentaires autour d’elle, mais l’ambiance la galvanisait. Elle se sentait dans un milieu familier, entre la soirée étudiante et la soirée casino, c’était étonnant, palpitant, et très drôle ! Elle savait déjà qu’elle s’y amuserait. Oubliant un peu ses manières très distinguées, sous le coup du petit grain de folie qui l’habitait dans ces moments-là, la Rouquine fit face à Esteban et posa sa bouche contre ses lèvres.

« Nous sommes tellement mieux que tous ces gens… » Soupira-t-elle, dans une franchise terriblement hautaine. Mais c’était vrai ! Ils étaient cent fois plus beaux, plus riches, plus glamour et plus intelligent que l’ensemble des gens sur des milliers de mètres carrés à la ronde ! Ils allaient tellement bien ensemble ! Un Prince et une Princesse, voilà tout.

Elle se détacha de lui et s’avança contre le comptoir, posant une main sur le bois vernis, propre et ciré, et attendit qu’un des serveurs endimanchés vienne la trouver.

« Bonsoir. » Son sourire était à tomber. « J’aimerais ce même cocktail que tient la jeune femme là-bas. » Elle montra du doigt –oui, c’était mal élevé- la blonde siliconée, et le pingouin acquiesça. « Deux pailles s’il vous plait. » Elle eut même un petit clin d’œil pour le jeune homme qui comprit rapidement où elle voulait en venir et ne put s’empêcher de lui répondre par un sourire entendu, en regardant Esteban.

Quelques instants plus tard, elle revenait vers l’Héritier avec un grand verre rond au liquide épais couleur corail, fumant à souhait, deux pailles cachées dans la brume.

« Il y a de la goyave, de la pêche, de la vanille,  et euh… » Elle oubliait quelque chose. « Ah ! De la vodka. »
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 16 Avr - 13:14

Mais qu'est-ce que c'était que ça encore ? Esteban aurait dû être inquiété par la prestance musculeuse de l'homme qui s'était imposé devant lui (d'une manière fort peu polie, si l'on voulait son avis). Pourtant, il ne ressentait aucune peur face à la menace qui émanait de l'étrange personnage. Il était le fils du gouverneur, et il avait un très bon avocat : on n'embêtait PAS le fils du gouverneur. Il était intouchable. Ceux qui essaieraient de lui faire du mal encouraient de graves problèmes. Dans son monde, il était donc en parfaite sécurité, et capable de se permettre d'adopter n'importe quel type de comportement. On n'allait tout de même pas le contrarier ?

La teigne qui dormait en Esteban était de retour, et peut-être pas au meilleur moment qui soit. Outré, et très visiblement agacé, il tourna un regard colérique sur l'espèce de body builder à la manque qui cherchait à l'impressionner. Et puis, vraiment... S'adressait-on de la sorte à quelqu'un qu'on ne connaissait pas ? C'était une HONTE ! Et il avait bien l'intention de le faire comprendre, tout en restant poli, lui, au moins !

"... Je vous demande pardon ?!?"

Ça aurait pu relativement mal se passer si Erin n'était pas intervenue à ce moment précis pour tirer Esteban d'un embarras dans lequel il n'avait même pas conscience d'être. C'est assez surpris qu'il se laissa enlacer... Mais l'étonnement n'atteint son apogée que lorsqu'elle affirma... Qu'ils étaient mariés. HEIN ? Mais pourquoi mentait-elle ? Et pourquoi un mensonge de ce genre ? Rien que le fait de l'imaginer devenir réalité... Mais enfin ! Essayait-elle de le faire s'étouffer ? Parce que c'était bien parti ! Il avait avalé sa salive de travers, et se battait à force de toux brutales pour calmer sa trachée irritée. La référence à la chapelle de mariage quelques mètres plus loin ne l'aida pas à retrouver son calme, comme il se rendait compte qu'en fait, ce qu'il venait d'imaginer était loin d'être aussi inaccessible qu'il l'aurait dû. Cette ville était tout bonnement incroyable !

Le baiser prolongé de leurs interlocuteurs acheva de le calmer. Nez froncé, il les regarda faire avec une incrédulité grandissante. Il se raidissait (et se redressait pour devenir plus droit qu'un I) à vue d'œil. Ils comptaient continuer comme ça longtemps..? Non parce que, il y avait des hôtels, pour ça. Ah oui pardon ils étaient déjà dans un hôtel... Eh bien dans ce cas il y avait des CHAMBRES dans l'hôtel, pour ça ! A en croire les diamants ridicules que portait ce... vacancier... touriste... raté, la leur ne devait pas être la plus petite et la plus inconfortable du Flamingo, qui plus est !

Esteban se laissa avec joie détourner de la scène inconfortable. Un baiser (chaste, et pas en pleine conversation !) plus tard, Erin avait réussi à le détendre, mais le jeune homme avait l'air encore un peu troublé, à croire que la scène l'avait choqué. Il n'avait jamais eu à faire à ce genre de personnages de sa vie entière. De là à dire qu'ils étaient mieux que ces gens ? Que tous ces gens ? Esteban prit l' expression du doute, n'étant pas sûr de comprendre ce qu'il ressentait à propos de tout ça.

"Ces gens sont surtout... vraiment bizarres..."

Bon eh bien en attendant... Il avait voulu prendre commande, et c'était raté ! Erin l'avait devancé au bar. Plus débrouillarde qu'il pouvait l'être, elle parvint à commander le bon cocktail sans avoir à aborder le couple indécent. Le barman jeta un coup d'œil qui mit Esteban très mal à l'aise, sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Peu importe ! Le cocktail était là, avec deux pailles. Erin était revenue avec et lui avait dressé la liste des ingrédients. Esteban émit un rire léger. De la vodka, vraiment ? C'était... le niveau au dessus, question quantité d'alcool. Cela ne lui faisait déjà plus ni chaud ni froid... Maintenant qu'il avait abandonné ses principes une fois, c'était trop tard : il n'était plus à ça près !

"De la vodka, carrément ? J'espère que tu n'auras pas à me traîner par les pieds jusqu'au lit après ça... Je me demande bien ce qu'ils ont mis dedans pour que ça fume comme ça..."

Il avait attrapé une des deux pailles entre deux doigts, et jeta un sourire malicieux à Erin, associé à un regard subitement pétillant.

"Quelque chose me dit que ça va être difficile de trinquer dans ces conditions..."

Il glissa sa main libre contre la taille de la jeune femme pour l'inviter à s'approcher juste suffisamment près pour que cela reste décent. Pas question de faire comme les deux autres, là-bas, qui n'avaient aucun savoir vivre ! Mais peut-être préférerait-elle s'asseoir plutôt que de consommer debout ? Il allait lui poser cette question... Raté. Ce fut-une autre qui passa ses lèvres, ce qu'il n'avait pas du tout prévu. De ce fait, la structure de sa phrase était un peu étrange :

"Est-ce que tu p... pourquoi est-ce que tu leur as raconté qu'on était marié au fait ?"

Oui, ça le turlupinait. Il n'avait pas tout compris à ce qu'il s'était passé.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 16 Avr - 15:01

Oui, ça allait être difficile de trinquer, avec un seul verre. La lueur dans les yeux d’Esteban, la fumée du verre et le brouhaha alentour les avaient paradoxalement enfermé dans une bulle à part. Elle se sentait à part. Tellement au-dessus des autres gens, tellement supérieurs en tout point… Mais Erin était débrouillarde, ça, l’Héritier s’en était aperçu. Elle trouva une méthode pour pouvoir trinquer tout de même… Elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur les lèvres de son Prince.

« Tchin » Un deuxième claqua légèrement, aussitôt après. « Tchin ! » Elle se décolla dans un petit rire enfantin. Voilà, ils avaient trinqué ! C’était peut-être comme ça que l’on faisait en Russie ? Elle n’eut pas vraiment le temps de faire de remarque là-dessus, qu’Esteban lui demandait des explications sur son petit mensonge.

Ah. Oui. Mariés. En vérité, elle n’avait pas réfléchi avant de parler, c’était venu naturellement. Comment lui dire qu’elle n’avait fait que suivre un fil invisible de ses pensées à la sauce Disney ? Mais elle avait toujours autant de répartie, et eut un petit sourire mutin.

« Hé bien euh… »

En plissant les yeux, elle se rendit compte qu’elle se sentait un peu trop observée par Esteban qui devait attendre l’explication, car il paraissait plus qu’attentif à ce qu’elle disait. Cette pression d’un coup… Sans savoir pourquoi, Erin se sentit gênée.

« J’ai pensé que ce gars pensait que… Tu draguais sa fiancée, alors en lui disant qu’on était marié, ça écartait tout soupçon. » Et en plus c’était plausible comme explication sur le pouce.

« Je n’ai pas réfléchi, c’est venu tout seul. »
Avoua-t-elle finalement, incapable de rester dans son petit mensonge plus longtemps, alors qu’elle avait un regard bleu-vert posé sur elle. Foutu pouvoirs magiques de Prince ! Ils avaient passé la soirée à jouer au couple parfait qui se laisse aller malgré les choses affreuses qui les menaçaient, malgré la Maladie et les Convenances, elle avait peut-être poussé un peu loin en jouant aussi le couple marié ?

Qu’il ait autant l’air d’y apporter de l’importance la déstabilisait un peu. Est-ce que ça l’avait choqué ? Il avait un regard étincelant et un petit air complice, sa main était sur sa taille, il ne pouvait pas avoir mal pris son mensonge. Mais ça semblait important pour lui de savoir… Encore un peu gênée, sans pouvoir l’expliquer, Erin ressentit l’envie folle de s’asseoir. Peut-être pour essayer de se cacher, ou n’importe quelle autre tentative de fuite inconsciente… Elle parcourut le périmètre autour d’elle d’un regard puis trouva des fauteuils libres.

« Attends, viens. »
Le coupa-t-elle en tirant un peu sur le verre dans l’espoir qu’il suivrait sa paille. Plus elle y repensait, et plus avoir inventé cette histoire de mariage était une mauvaise idée. C’était ridicule de vouloir s’inventer une autre vie que celle-là ! Même si elle n’était pas idéale. Pendant le temps d’une conversation, elle avait été quelqu’un d’autre, et pire, elle aurait presque aimé pouvoir discuter davantage, mentir, enjoliver les choses, envoyer à la figure de ce couple refaits et faux, tout leur bonheur et toute leur classe.

Erin s’installa sur un des fauteuils en ressentant une lourdeur sur ses épaules. Stop ! On était à Vegas, aucun coup de blues n’avait droit de passage, ils devaient s’arrêter à la frontière et arriveraient demain, quand elle se séparerait de son Prince Charmant après une nuit digne de Cendrillon. En attendant, pas une minute à perdre en cafard !
Son attitude changea, elle se redressa pour se tenir droite et prit une grande bouffée d’air pour gonfler la poitrine. Voilà ! Ça allait déjà mieux. Tout est une question de volonté.

« Alors que, bon, aucune chance que tu aies pu vouloir draguer cette fille. » Ses yeux brillèrent d’une lueur très… méchante. « Elle est blonde. » Quelle ironie… C’était sans doute un euphémisme, en plus de tout son plastique et son maquillage, sans parler de sa micro-jupe en synthétique… Mais à y réfléchir, Erin se demandait comment pouvait draguer Esteban. Parce qu’elle lui était tombée dessus, avait forcé les choses mais… Serait-il venu vers elle, de lui-même ? Et comment ? Hum… les compliments qu’il lui avait fait et les quelques gestes audacieux dont il avait témoigné dans son studio, oui, c’était de la drague, c’est vrai. La Rouquine avait l’impression que cet épisode-là avait eue lieu il y a des semaines entières, tant elle se sentait à l’aise avec lui, comme si cela coulait de source.

Ahhh se moquer des gens, lâcher son venin. Rien de tel pour vous remettre d’aplomb.
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L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

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