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 L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes

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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Jeu 10 Juil - 19:04

Le jeune homme nageait littéralement dans la perplexité. Si Erin n'avait eu aucun problème avec le livreur, alors que s'était-il passé au juste pour qu'elle s'énerve ainsi ? Son expression confuse ne laissait place à aucun doute : il avait perdu sa seule piste, et peinait à en trouve une autre. S'était-il passé quelque chose d'autre pendant qu'il dormait ? Un coup de téléphone désagréable peut-être ..?

Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle évoqua la bague. Le fait qu'elle soit triste de devoir l'enlever... Esteban avait cru ce problème relégué au passé, mais visiblement, il avait mal cru. Il fallait dire qu'ils n'avaient échangé que très peu de mots avant d'aller dormir, et ce qui lui avait paru clair comme de l'eau de roche ne l'avait peut-être pas été à ce point. Peut-être n'avait-elle pas tout compris. Il continua de la regarder dans les yeux sans ciller tandis qu'elle remettait la bague et semblait lutter pour passer à autre chose. Une lueur blessée obscurcit peut-être ses prunelles durant quelques courtes secondes, tandis qu'il était en train de se repasser la scène précédente, et d'y associer une toute autre signification. Était-elle en colère contre lui ? Suffisamment pour vouloir briser le fruit de ses initiatives dans un accès de rage ? L'idée ne lui vint même pas qu'elle avait failli se faire très mal car, comme on l'aura remarqué, il manquait parfois quelques cases à son raisonnement. Il accusa le coup en silence. Aurait-ce été quelqu'un d'autre qu'Erin, ses plus mauvais côtés auraient certainement pu reprendre le dessus. Il aurait pu se vexer, faire la tête, jacasser avec  caprice et mauvaise humeur pendant des jours à ce sujet, sans manquer une occasion de rappeler sa vexation dès lors qu'une perche lui était tendue... Mais c'était Erin. Elle avait illuminé quelques uns de ses derniers jours, et il ne voulait pas risquer de la perdre. Ce qu'il vivait avec elle était nouveau. Incroyable. Il aurait été dommage de gâcher le peu de temps qu'ils passeraient ensemble en disputes. Il aurait dû insister... Il aurait dû dire les mots qu'il avait prévu de prononcer, mais qui n'étaient jamais sortis puisqu'il avait cru qu'elle avait saisi la situation dans son entièreté.

Il était souvent naïf... très naïf, voire trop. Parfois cependant il lui arrivait d'avoir des moments de lucidité, ainsi que c'était le cas à l'instant même. Il ne se laissa pas désarçonner par le sourire qu'elle lui accordait... Ni par la main dans ses cheveux. Il porta la sienne contre la joue de la jeune femme, ignorant ses derniers mots. Le dessert était dorénavant très loin de son esprit. C'était fou, comme le sujet de ses préoccupations pouvait varier brutalement d'une chose à l'autre, sans que cela semble le perturber outre mesure. Son regard vert d'eau était grand ouvert et fixait Erin avec un sérieux somme toute inhabituel. "Ce n'est pas l'objet qui compte". Avait-elle conscience de la portée de ces mots ?

"Erin... Ne va pas croire que ce que je te demande me fait plaisir. Je ne t'ai pas offert cette bague pour que tu la caches. Je ne regrette certainement pas mon geste, et jamais je ne pourrais en avoir honte. Tout est allé très vite, c'est vrai... Mais tu es apparue à un moment phare de ma vie. Ce... J'avais perdu tout espoir de vivre quelque chose comme ça un jour. Je ne suis pas très fort pour ces choses là, et je n'avais juste plus suffisamment de temps. Ces derniers jours... Et le fait de t'avoir ainsi devant moi. Je le vis comme un véritable miracle. Ce bijou n'a pas suffisamment de valeur pour exprimer ce que tout ça représente à mes yeux."

C'était l'un de ces rares moments où l'esprit d'Esteban se rangeait suffisamment pour qu'il sache utiliser les mots à bon escient (comprendre : dans le bon ordre, et de façon globalement cohérente). L'adrénaline, la peur de casser quelque chose d'irréparable et la peur de blesser pouvaient parfois faire des miracles, justement. A en croire la détermination farouche dans son regard, il n'avait pas terminé :

"... Mais il n'y a que nous deux qui pouvons comprendre tout ça. Si les choses avaient été différentes... Tu serais sans doute rentrée chez toi, jeudi dernier. Il ne se serait rien passé, parce que nous aurions pris notre temps, comme tu voulais le faire au début... Toi non plus tu n'as pas compris tout de suite pourquoi ce n'était pas possible, il a fallu que je t'explique des choses que je ne peux me permettre de révéler à personne d'autre. Nous serions allé à Las Vegas plus tard, et peut-être plusieurs fois. Au Mexique, et encore ailleurs. Ça se serait peut-être compté en semaines, en mois... Des brunch comme celui de demain, il y en aurait eu plusieurs. Et des soirées... des journées... un tas de moments inestimables. Je t'aurais offert cette bague à un moment où personne n'y aurait plus rien trouvé à redire... Nous aurions été légitimes aux yeux du monde, et ce cadeau... accompagné d'une demande officielle. C'est comme ça que les choses auraient dû se passer, dans un monde où tout irait bien. Aux yeux de ma mère, il n'y a aucune raison pour qu'il en aille autrement... Et pour bien des raisons il ne faut pas qu'elle sorte de cet idéal. Même si tu ne la portes pas demain, elle ne va pas s'envoler, et tu pourras la mettre dès lundi. Tout ce qu'elle signifie ne va pas disparaître. Il ne faut pas que ça te fasse de la peine... avec ou sans, tu resteras merveilleuse... Quand bien même elle ne serait pas à ton doigt, imagine simplement qu'elle y est. Moi, je peux sentir sa présence dès lors que je te regarde..."

Son froncement de sourcils buté était (enfin) en train de disparaître, et il se rendait compte que, sur un coup de tête, il avait (énormément) beaucoup parlé. Son pouce glissa une dernière fois contre la joue de la rousse. Une tâche rouge apparut au niveau de ses oreilles, et il espéra ne pas avoir raconté de sottises. Il avait cherché à exprimer ses sentiments avec des mots... et voilà ce qui était arrivé. Minuit sonna (façon de parler, il était sans doute plus tard que ça), et le charme fut rompu. Le carrosse se changea en limousine (orange, et avec un visage, si vous préférez), les chaussons de verre en talons louboutin, et les grandes phrases pompeuses en balbutiements mal maîtrisés :

"... Oh. J'imagine qu'il est un peu idiot de parler de bague fantôme... Je suis désolé, je me suis laissé emporter. Mais enfin... Je. J'espère que tu vois ce que je veux dire... Sinon je peux l'expliquer autrement ! Il paraît que les choses sont toujours plus aisées à comprendre lorsqu'on les présente une seconde fois sous un autre angle. Ou bien..! Hm. Je devrais peut-être ouvrir la boîte avant que son contenu ne se réchauffe..."

Subitement, il se demandait si il avait été bien utile de se perdre dans les nombreux détails qu'il avait évoqué... Peut-être avait-il, pour beaucoup de choses, énoncé l'évidence. Il observait Erin, désespéré, en espérant qu'elle ait réussi à cerner ce qu'il avait essayé de dire... Et en espérant qu'elle le prenne bien. Il aurait voulu l'embrasser, mais n'osait plus rien faire en attendant sa réaction.
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 11 Juil - 16:47

Erin était totalement incapable de masquer la terrible honte qui l'avait envahie. Ce qu'elle venait de dire, et de faire, avait sans doute profondément blessé Esteban. Assez pour qu'il ait besoin d'un discours interminable pour essayer de lui faire entendre raison. Mais comment lui dire qu'elle savait parfaitement qu'il avait raison, bien sûr qu'elle savait l'importance de ne rien révéler... Et qu'elle ressentait pourtant une profonde injustice. Idiote, et infantile. Celle de connaître où se trouve le bien, où se trouve le mal. Mais tout de même regretter de devoir prendre le bon chemin.

Erin ne pouvait se résoudre à parler, à lui couper la parole, alors qu'elle sentait monter en elle un flot furieux de sanglots. Ce qu'il disait la touchait comme jamais on ne l'avait fait. Des frissons la rendaient fébrile, augmentant son malaise... Il voulait tellement lui exprimer ses sentiments de manière claire pour apaiser sans doute sa peine immature, et égoïste. Son visage se colora d'un rose ému, et elle ne put rapidement plus freiner ses larmes.

"C'est... c'est la chose la plus belle qu'on m'ait jamais dite." Finit-elle par se livrer, maladroitement. Parce que parlementer sur une mort prochaine et un avenir qui n'arriverait jamais était beau ? Son visage se crispa dans une moue désolée.

"Non, enfin, je veux dire..." Elle enlaça la taille fine de son Prince et colla sa joue humide contre sa chemise froissée, écoutant son coeur battre, songeant que sans doute un jour elle n'aurait plus le bonheur de pouvoir agir ainsi... Et sans savoir à quel point elle avait raison... "C'est aussi la chose la plus triste qu'on m'ait jamais dite, mais..." Elle n'arrivait pas à aligner correctement ses pensées. Elle se mordit encore la lèvre, fronçant les sourcils dans un rictus douloureux, se sentant terriblement blessante.

Ses bras serrèrent le buste d'Esteban sans ménagement, comme pour s'assurer qu'elle ne pourrait jamais s'en écarter, qu'aucune force ne pourrait l'éloigner de lui. C'était peine perdue, mais elle ferma suffisamment les paupières pour se l'imaginer.

"Je sais que c'est tellement fou que personne ne pourrait comprendre. Tellement merveilleux... Tellement magique. Je ne veux pas que tu penses que je suis malheureuse avec toi, j'ai conscience de tout ce qui nous arrive, je sais ce qui va arriver." Elle trembla. "Mais crois-moi, je t'en supplie, ce que je vis avec toi, ça m'apporte tellement..." Les frissons c'étaient calmés, et Erin put respirer plus lentement, alors qu'elle réalisait ce qu'elle disait, et que cela faisait échos à ses sentiments.

"... Tellement de bien." La Rouquine se doutait que son Prince devait mal vivre le fait de la faire souffrir. Il était sensible et trop prévenant pour ne pas se faire un sang d'encre. "J'ai parfaitement compris, ne t'inquiète pas." Voulut-elle le rassurer encore, d'une voix basse.

Elle fut soulagée à son tour lorsqu'il recommença à s'exprimer n'importe comment... C'était idiot, mais cela la fit sourire légèrement, contre son torse. Erin finit totalement par se sentir moins lourde en l'entendant évoquer le dessert, et se rendit compte qu'elle avait mal aux bras à force de l'enlacer nerveusement. Confuse, elle le libéra, mais ses articulations étaient comme rouillées... Lentement, la jeune femme tourna la tête vers le paquet qui contenait la surprise.

"Donc c'est froid." Chuchota-t-elle comme si elle menait l'enquête. De la glace ? Pensa-t-elle immédiatement, et cette vision l'aida à faire disparaître pour un temps son malaise profond. Ses larmes avaient cessé de couler, elle s'essuya les joues du bout des doigts. "J'ai hâte de voir ce que c'est, ouvre, ouvre !" Réclama alors Erin, mais sa main agrippa la sienne, rendant toute tentative d'ouverture de la boîte plus compliquée. Inutile de se poser la question, elle avait besoin de le saisir et de ne pas le laisser s'éloigner d'elle.
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Sam 12 Juil - 0:24

Que..? Pourquoi Erin pleurait-elle ? Oh... Peut-être y avait-il été un peu fort. Il avait parlé de choses qu'ils avaient préféré ignorer jusqu'ici. Faire semblant que tout allait bien était effectivement bien plus agréable, mais ça n'était pas toujours possible, et ça ne le serait pas éternellement. Néanmoins, Esteban s'en voulait d'avoir fait couler ces larmes d'émotion contre les joues de la jeune femme. Il doutait qu'elles puissent être dictées par un sentiment agréable en vue des circonstances. Il tenta de les essuyer du pouce. Aurait-il dû lui demander si elle allait bien, ou simplement lui laisser le temps de se remettre de la vague d'émotion qui semblait l'avoir submergée ?

Il fut surpris et rassuré lorsqu'elle lui annonça qu'il s'agissait de... la plus belle chose qu'on lui ait jamais dite. Il aurait su s'en contenter : ces propos avaient été dictés par l'émerveillement, associé à une joie indicible. Néanmoins, à en croire Erin, il s'agissait aussi de la chose la plus triste qu'on lui ait jamais dite, ce qui était déjà nettement moins flatteur, et surtout beaucoup plus...... triste. Eh bien, oui, c'était le terme qui convenait. Il sentit son cœur se serrer, au moment même où elle s'approchait de lui et posait sa tête contre son torse. Esteban la prit dans ses bras dans un geste qui se voulait rassurant. Il caressa ses cheveux en silence, pensif. Beaucoup de choses qui lui semblaient naturelles ne l'auraient pas été quelques mois auparavant. Il avait perdu son avenir... Ça l'avait abattu, vraiment. Il avait dû se relever, et continuer de se battre malgré tout. C'était triste, oui. Leur relation entière était merveilleuse, mais basée sur quelque chose qui était fondamentalement triste. Il était bien désolé de lui imposer cette peine. Il oubliait trop souvent (trois jours suffisaient à oublier souvent) qu'elle était celle qui allait rester. Celle qui allait véritablement payer le prix du bonheur éphémère dans lequel ils nageaient. Bien sûr si il devenait... Si il n'avait d'autre choix que... Si il MOURAIT, tout en étant toujours capable de bouger et de penser (à considérer qu'il reste lui-même après la transformation, ce dont il doutait énormément) il allait lui aussi souffrir, mais toujours moins longtemps qu'elle ne le ferait elle. Après le procès, tout serait terminé.

Ses pensées firent écho aux paroles d'Erin, de façon si synchrone qu'il en sursauta presque, et que son regard clair fit un saut vif dans celui de son interlocutrice. Elle le serrait si fort qu'il aurait dû peiner à respirer, mais il y pensait à peine. Elle n'était pas malheureuse. Elle avait conscience d'où ils étaient, d'où ils allaient. Et par dessus le marché, elle considérait que ce qu'elle vivait avec lui apportait beaucoup de bien. C'en fut trop pour Esteban, qui fut à son tour suffisamment ému pour approcher des larmes. Ses yeux s'embuèrent et sa lèvre trembla légèrement, tandis que la pointe acérée de la culpabilité apparaissait sous ses sourcils froncés par l'émotion. Il était heureux qu'elle ressente les choses comme ça, bien sûr. Qu'aurait-il pu espérer de mieux ? Méritait-il vraiment tout ce crédit, cependant ? Aurait-elle toujours le même discours, une fois qu'il aurait disparu ? Et si il devenait un vampire et qu'elle l'apprenait... Cela n'allait-il pas être encore pire ? Il eut subitement peur qu'elle cherche à le contacter lorsqu'il ne le faudrait plus. Il se souvint d'une discussion dans le jet, à propos des wiccans... Elle avait semblé n'avoir rien contre eux - ce qui était un véritable blasphème, mais soit, aucun d'entre eux n'avait insisté. Que ferait-il si elle n'acceptait pas son passage dans le rang des morts vivants comme ce qu'il se devait être : sa mort véritable. Dès lors qu'il serait devenu un monstre, il faudrait qu'il évite tout contact avec ses proches. C'était là la seule solution pour sauver leur âme de la damnation, et aussi pour leur éviter de mettre en danger leur vie terrestre. Il manqua de lui demander stupidement (et à un moment parfaitement inadapté) ce qu'elle pensait des vampires. Fort heureusement il n'en fit rien et évita la catastrophe. A défaut il eut un sourire faible et tremblant. Il était secoué.

"Je te crois... Mais j'ai vraiment peur que tu finisses par le regretter..."

Il fallait qu'il dise autre chose, et puis ce discours qu'il venait de donner était tout de même inutilement très long et détaillé (même si elle semblait avoir été touchée par celui-ci). Il perdit le contrôle de son flot de parole, mais parvint tout de même à atteindre le but recherché : changer de sujet de conversation, avant qu'ils n'aient envie de se jeter par la fenêtre, et qu'il commence à en dire beaucoup trop. Il cligna des yeux et eut un sourire plus large, mais néanmoins troublé. Cette fois, il ne serait pas aussi prompt qu'à l'habitude pour changer de sujet de conversation. Surtout lorsque la main d'Erin ne lâchait pas la sienne, et qu'il la serrait en retour avec force. Comme si la précédente discussion continuait, muette, au travers ce geste simple, tandis que leur bouche tentait de distraire l'attention de leur cerveau.

"Eh bien c'est partiellement froid... Partiellement... Je suppose partiellement chaud, du moins si tout a été fait correctement ! Tu vas voir..."

Il entreprit de s'asseoir, et l'invita d'un geste à venir à côté de lui. Ils pouvaient tout à fait manger en étant collé l'un à l'autre. Il tenta d'ouvrir le paquet d'une seule main... Ce n'était pas très simple, il fallait l'avouer. Il se mordit la lèvre en riant nerveusement, mais insista et finit par y arriver. Le couvercle abdiqua. Les crèmes somptueuses déversèrent leurs couleurs enchanteresses devant leurs yeux, tandis que les churros arc en ciel, irréels, étaient entassés en une pile savante. Eh puis bien sûr il y avait les fameux cocktails au caramel. Comme à Las Vegas. Les yeux d'Esteban brillaient, mais ce n'était plus faute à l'envie de pleurer. Il était aux anges lorsqu'il tourna la tête vers Erin, après avoir pris un churros pour l'inspecter de près.

".. Incroyable ! Ils ont vraiment réussi... Je me demande comment ils ont fait ça ! Tu as une idée toi ?"

Il espérait que le dessert lui plairait. Dans le pire des cas, les churros arc en ciel et les atoles pastel-surmontés-de-chantilly-décorée-de-strass-comestibles-de-la-même-couleur étaient mangeables séparément.
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Erin Rosenbach
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 4 Aoû - 11:46

Après l'immense émotion qui lui avait bouleversé le cœur et l'esprit, la vision multicolore qui apparu devant elle balaya instantanément toutes les angoisses et les troubles. Comme un puissant sortilège pailleté, Erin écarquilla des yeux ronds face à l’œuvre d'art qu'elle avait sous le nez. Arc en Ciel ! Elle mit un certain temps à réaliser que tout se mangeait, comme l'avait dit Esteban... Heureusement qu'elle s'était assise à ses côtés à son invitation, elle devait l'avouer.

Toutes ces teintes et les sentiments merveilleux qu'elles lui inspiraient se reflétaient dans ses yeux, et un échange intense de regards avec son Prince lui confirma qu'il était lui aussi aux anges. Un sentiment communicatif les enthousiasma mutuellement sur ce simple regard. Alors qu'elle était restée bouche-bée, le sourire d'Erin naquit progressivement pour atteindre un étirement record. Toutes ses dents blanches visibles, des étoiles plein les iris, elle osa de nouveau détourner le regard vers les desserts, et sembla sursauter en se rendant compte qu'il y avait aussi les cocktails.

"Oh !" S'exclama-t-elle en les désignant d'un index tremblant. C'était incroyable et grandiose. On pouvait facilement affirmer que cette surprise la comblait. Après autant d'émotions, elle se sentait totalement prête à succomber à ces arc-en-ciels délicieux.

"Comment tu as fait ça ?"
Elle avait parlé en même temps que lui, mais vraisemblablement, ils se posaient la même question. A des degrés différents, même si évidemment, la Rouquine avait vite appris qu'avec de l'argent, rien n'était impossible... Elle éclata de rire, et ses larmes avaient définitivement séché. Irrésistiblement attirée par les couleurs, Erin tendit le doigt vers la masse enchanteresse de chantilly rose, en récupéra avec avidité et le porta à ses lèvres sans la moindre politesse. Son visage s'illumina.

"C'est aussi bon que beau ! C'est... divin !" Elle piaffait et se mordit la lèvre, avant de se jeter sur Esteban pour le serrer contre elle. Elle parlait à moitié dans son cou, mais son oreille était assez proche pour qu'il puisse comprendre sans doute. "C'est une merveilleuse surprise, merci !".

Quelques petits baisers rapides plus tard, Erin ne pouvait décemment rester éloignée de ce spectacle chromatiques. Mais elle hésitait tellement... Il aurait sans doute fallu commencer par les desserts, d'une parce qu'ils allaient refroidir et ou réchauffer puisque comme l'avait dit son Prince c'était et chaud, et froid ; de deux parce que c'était ainsi qu'il fallait faire après le plat on déguste le dessert et on finit éventuellement par un digestif. Mais est-ce que le cocktail pouvait faire office de digestif ? Ce n'était pas très conventionnel, tout ça... Elle pouffa de rire en plissant les yeux car elle allait n'en faire qu'à sa tête, et qu'elle appréciait toujours autant pouvoir transgresser les règles.

Empoignant les deux verres, elle en tendit un à Esteban et se cramponna au sien. Ca sentait le caramel à des mètres à la ronde, Erin inspira longuement en paraissant se délecter par avance de ce qu'elle allait boire. En levant son verre, elle poussa un léger soupir.

"On trinque aux arc-en-ciels qui rendent notre vie plus belle."
Fit-elle solennellement. Peu importait comment les cuisiniers avaient réussi à faire ces merveilles. Elle rangea dans un coin de sa tête la volonté de prendre en photo ce chef d’œuvre. Mais comme elle oublierait sans doute... Parce qu'avant, il fallait boire !
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 4 Aoû - 21:27

Un rire de joie pure et éclatante échappa à Esteban, lorsque Erin s'exprima en même temps que lui, pour poser la même question que lui... Diable. Ils n'auraient pas la réponse, à moins d'appeler le restaurant pour la leur demander... Mais cela valait-il bien la peine ? Ils avaient mieux à faire.

"Je suppose que cela restera un mystère !"

Il suffisait d'un sourire... Un sourire pour que les douze coups de minuits retentissent à nouveau, et que la tristesse grisâtre qu'ils avaient laissé se glisser entre eux et leur bonheur éphémère se mue en un magnifique paysage de crème et d'arcs en ciel. Bon... Certes. Il leur avait aussi fallu un dessert et un ensemble de cocktails aussi impossibles que hors de prix, mais c'était un détail. La lueur scintillante dans les prunelles caramélisées d'Erin était, en revanche, d'une importance capitale. La joie d'Esteban se mua en euphorie. Une fois de plus, il avait réussi à lui faire plaisir : c'était dans les premières fois de son existence qu'il parvenait à ce genre d'exploit rien qu'en suivant ses envies spontanées. Il était fier, mais ce n'était pas juste ça. Réussir à extirper la jeune femme du voile de torpeur qu'ils avaient préalablement partagé lui procurait un soulagement indicible. Évidemment, ça ne faisait que leur donner un sursis supplémentaire, mais à quoi bon se morfondre avant l'heure ? Oh... Il était tellement heureux qu'elle soit sur la même longueur d'onde que lui ! Il faudrait vraiment qu'il trouve le moyen de faire amener des sushis multicolores... Mais pas maintenant ! Chaque chose en son temps, et cela ferait un peu redite. Ils pouvaient faire encore beaucoup d'autres choses. Tellement de chose ! En tellement peu de temps... Mais il suffisait de voir tout ce qu'ils avaient accompli en trois jours ! Bon certes il leur faudrait dormir mieux que ça et... et il perdait le fil de ses pensées. En plus, il devait avoir l'air idiot. Il était presque certain d'être en train de sourire avec son habituel air ahuri, un gloussement incontrôlé dans la voix.

Vu les réactions de la jeune femme, il n'était pas près de redescendre sur Terre. Elle lui avait sauté dans les bras, et il la réceptionna sans cesser de sourire. Il était tellement content qu'il en avait oublié de remarquer qu'il n'était pas très convenable de tremper les doigts dans la chantilly. Sa mère les aurait sans doute sermonné pour avoir fait pareille entorse à la bienséance... ou bien, elle aurait participé en riant elle aussi. Tout dépendait de l'humeur et du contexte. Ils étaient sur le point de manger un dessert improbable, assis par terre, à plus de minuit, alors qu'ils ne s'étaient rencontrés que quelques jours auparavant et avaient trouvé le moyen de se non-fiancer à Las Vegas. Autant dire qu'il n'y avait plus grand chose qui comptait, si ce n'est leur satisfaction mutuelle. Elle le remercia, puis le couvrit de baisers qui l'empêchèrent de répondre d'une traite :

"Je... Suis heureux.. Que ça te plaise ! Vraiment. Quand bien même tes lèvres restent le plus délicieux des desserts... Par chance moins colorées que celui qui nous attend. Mais après le vernis vert fluo, je ne suis pas certain qu'un rouge à lèvre multicolore soit spécialement... Je ne sais plus ce que je voulais dire, en fait."

Et il n'avait encore rien bu. Voilà qui promettait. Dans un ricanement nerveux, il prit le verre que lui tendait Erin. Bien... C'était vraiment gentil de sa part de lui offrir une porte de sortie, car il s'était une fois de plus perdu dans des élucubrations dont il ne voyait plus le bout. Il troqua ses paroles insensées contre son plus beau sourire - ça, il savait faire.

"Aux arcs en ciel alors... Et aux koalas. Et aux flamants roses. Et n'oublions pas les flamauves au passage... !"

Les verres se touchèrent dans un "tching élégant", tandis qu'Esteban était parti dans un nouveau fou rire silencieux qui se voulait de l'être aussi... Mais vraiment, il avait l'impression de paraître à moitié fou. Il avait les nerfs à fleur de peau, et voilà le résultat auquel cela le menait. Il plongea les lèvres dans le cocktail et soupira de bonheur, comme il l'avait fait plusieurs jours plus tôt.

"... C'est stupide, mais ça me manquait déjà. Ces cocktails sont addictifs, ils devraient-être illégaux."

.. Quelque chose l'arrêta, et il loucha sur le contenu de son verre, perplexe et peut-être un peu penaud :

"... Bien que cela soit toujours le cas en un sens..."
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 5 Aoû - 10:05

Le regard d'Erin, qu'elle avait fixement ancré dans celui de son Prince, se fit immédiatement plus perçant, et son sourire changea légèrement.

"Oui, c'est illégal, Monsieur Luz-Descalzo, de boire avant 21 ans." Rappela-t-elle alors qu'il avait certainement voulu éviter de souffler sur les braises de sa culpabilité. Elle fut vraisemblablement ravie de son intervention mais ne laissa pas le temps à Esteban de chouiner, et enroula son bras autour du sien à la manière des couples lors des mariages. Boire ainsi serait compliqué, lorsque l'on connait la maladresse de l'Héritier, mais Erin était loin de détester le risque que cela comportait.

La manœuvre fut chaotique, il fallait lever le bras en même temps et sans geste brusque, Erin put boire deux gorgées de cocktail sans une goutte à côté, mais lorsque le verre quitta ses lèvres, elle constata une traînée caramel sur le menton de son amoureux. Elle ne pouvait manquer cette occasion de totalement enfouir les troubles passés, et avança lentement pour éviter que la boisson ne tâche la belle chemise de son Prince ; la lèvre inférieure se chargea d'éviter la catastrophe, et elle finit par embrasser sagement sa bouche entrouverte.

Un peu trop sagement à son goût sans doute, puisque la pointe de ses dents finirent par lâcher la lèvres d'Esteban à mesure qu'elle se reculait. Comme si de rien n'était, Erin saisit son téléphone portable pour immortaliser le ravissement coloré et posa son verre après en avoir bu de nouveau une gorgée sucrée. Ça n'avait pas le goût de la découverte de ce fameux cocktail, comme à Las Vegas, mais c'était parfait pour accompagner le dessert qui resplendissait.

Lorsqu'elle piocha à nouveau une pointe de crème mauve, la Rouquine affichait une mine moins ingénue. Passés l'extase de la surprise et les remous enfantins que produisaient ces arc-en-ciels, elle reprenait petit à petit ses marques et on ne peut pas vraiment lutter contre le Naturel...

"Rien de ce qui est multicolore ou au caramel ne devrait être illégal." Confia-t-elle comme un précepte philosophique, malgré son visage qui exprimait clairement des pensées beaucoup moins méditatives. Elle approcha son index chapeauté de chantilly jusqu'au visage d'Esteban et d'un geste vif, lui en couvrit le bout du nez. Son petit rire aigu résonna dans la pièce.

"C'est mal de jouer avec la nourriture." Gloussa la jeune femme comme si c'était lui qui avait agi ainsi, les yeux brillants.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 5 Aoû - 20:06

La culpabilité fantôme qu'éprouvait Esteban à l'idée de boire de l'alcool une fois de plus, et sans que personne ne l'y ait poussé cette fois, se transforma dès lors qu'Erin lui jeta un regard lourd de sens, et qu'elle en profita pour enfoncer le couteau dans la plaie. Il leva les yeux sur elle, la bouche entrouverte dans une expression à la fois surprise et désolée. Déchiré, il eut envie de s'excuser et tout à la fois de s'indigner, mais il n'en eut pas le temps. Le gouffre d'un manque de confiance en lui qu'il avait presque oublié s'était ouvert sous ses pieds, et il était sur le point de sombrer : était-ce trop ? Aurait-il dû demander des cocktails sans alcool ? Car une bouteille de champagne le soir de leur rencontre alors qu'elle allait mal et qu'il songeait à lui remonter le moral... Cela se comprenait. "Quelques" cocktails durant leur séjour à Las Vegas... C'était bien normal : ils n'y retourneraient peut-être plus jamais. Mais là ? Sans raison particulière, alors qu'il était si tard, et qu'ils étaient encore fatigués de leur précédente expédition ? Quel idiot il avait été ! Il avait manqué de jugeote... Évidemment ! Ce n'était pas élégant du tout. Oh ! Il avait bien de la chance qu'elle l'ait si bien pris, car cela aurait pu tourner bien plus mal... Une fois de plus, il aurait provoqué une catastrophe parce qu'il n'avait pas suffisamment réfléchi. Cela le fit lourdement retomber sur Terre. Il était perturbé, lorsqu'elle passa son bras en travers du sien. Pour cette raison, il manqua de laisser tomber son verre par terre. Yeux écarquillés, il dût utiliser sa seconde main pour stabiliser le récipient, qui par chance ne versa pas une seule goutte par terre.

"... Désolé.. !"

Un mot sincère et plein d'une intensité renouvelée, car il valait pour plusieurs choses, certaines plus graves que d'autres. Troublé par le jeu auquel Erin semblait vouloir jouer, Esteban songea qu'il avait suffisamment fait d'âneries pour qu'il ne soit pas en position de lui refuser quoique ce soit. Il lui jeta un regard perplexe mais tenta de sourire, malgré son inquiétude latente. Il n'était pas sûr de réussir à mettre la majorité du contenu du verre dans sa bouche.

Au final, et par un quelconque miracle, seule une traînée de caramel dégoulina le long de son menton - ce qui restait indécent... Mais soit. Ils avaient fait n'importe quoi avec le riz des sushis le jeudi précédent, alors il doutait qu'elle s'en formaliserait. Reste qu'il voulut essuyer la trainée sur son menton, d'un geste rapide, lui toujours avec un sourire tendu... Elle fut plus rapide que lui, ce dont il lui fut reconnaissant, car ce genre d'accident qui se soldait sur un baiser sucré... Eh bien ce n'était pas si mal. Sa crispation s'évanouit, du moins partiellement.

Voilà qui était chose rare, mais il était brièvement à court de discours. Il avait tellement peur de dire une nouvelle sottise qu'il préféra glisser le nez dans son cocktail tout du long de l'opération "photo" effectuée par Erin. Au final, lorsqu'il posa son verre, la moitié du breuvage avait disparu dans son estomac (ce qui n'était peut-être pas très malin). Il cligna des yeux car elle se contredisait : l'instant d'avant elle semblait désapprouver l'alcool dans les cocktails, et maintenant plus. De ce fait il devait y avoir une plaisanterie quelque part, mais il n'arrivait plus à savoir où était le premier degré et où était le second. Il était bien désolé : il devait paraître idiot, la bouche entrouverte, l'air de ne pas comprendre où elle voulait en venir.

Cet instant de doute inconfortable s'acheva sur un cri incrédule, bientôt suivi par un rire du même acabit : Elle venait de lui couvrir le nez de chantilly, ce qui devait lui donner l'air encore plus idiot qu'il ne l'avait eu au préalable.

"Aaaah ! Mais ! ! C'est ta faute !"

Au cas où ça n'ait pas été suffisamment évident. A la fois surpris et (agréablement ?) choqué, il essuya la masse de crème sur son nez avec son doigt, et tenta de la faire disparaître en la mangeant... C'est vrai que c'était bon. Mais il en avait encore plein partout !

"... Je dois avoir l'air complètement stupide comme ça ! Oh mais ça va coller..."

Il chercha son mouchoir et retira les restes, sans cesser de l'observer, entre malice et hésitation. Quelque part il avait envie de lui rendre la pareille, mais son éducation (et la peur qu'elle prenne mal sa tentative de revanche) inhibèrent ce désir enfantin. Il prit un beignet et une crème entière, et trempa le premier dans la seconde.

"Mon nez ressemble à un churros ? Voilà qui n'est pas très flatteur..."
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 6 Aoû - 11:52

Les paupières d'Erin étaient plissées et formaient de petits plis au coin de ses yeux. La moue indignée d'Esteban était toujours très drôle, elle ne s'en lassait pas. C'était toujours aussi étonnant de constater comme il savait être terriblement rigide voire extrémiste des convenances, tout comme il pouvait parfaitement transgresser une règle élémentaire de conduite. Certes, il avait encore besoin qu'on le pousse à arrêter de culpabiliser pour un oui ou pour un non, mais Erin, ça, elle savait faire.

Il s'était encore excusé, pour rien bien sûr, et à voir ses yeux, la jeune femme se doutait qu'à l'intérieur de cette petite tête, ça devait tourner à cent à l'heure. Même s'il semblait avoir le souffle coupé, elle savait qu'il se parlait intérieurement au moins le double de ce qu'il prononçait effectivement. Dans un petit rire qui s'apparentait plus à un gloussement, elle s'approcha assez pour loucher ostensiblement en regardant son nez. De quoi le mettre sans doute mal à l'aise, mais elle fut rapidement rassurante.

"Ton nez est parfait." Nouveau petit rictus. "Il est à croquer !" Pour appuyer ses paroles taquines, elle dévoila ses dents blanches mais n'alla pas jusqu'à le mordre. Il avait un air de quelqu'un qui a mastiqué un quartier de citron bien acide et qui se contient péniblement. C'était drôle, mais elle n'avait pas envie de s'acharner, la Rouquine n'avait pas envie de l'ennuyer...

Pour détourner un moment son attention et les quelques pensées passagères qui incluaient la chantilly colorées et Esteban (mais pas son nez), Erin imita son Prince et prit un churros et une crème, s'extasiant encore une fois devant la merveille que cela représentait. Comment pouvait-on avoir exactement la même envie de lumières, de strass, et de couleurs ? C'était encore une des interrogations qui faisait palpiter son cœur et la rapprochait de lui. Être ainsi connectés c'était... presque magique ! Mais elle en avait assez vu pour être persuadée qu'il n'était pas Wiccan. Et qu'il n'aurait jamais utilisé un philtre d'amour pour la conquérir.

Elle trempa le beignet dans une marre bleue, s'émerveilla du résultat, mais son regard fut captivé par les brillants couleur azur. Elle leva les sourcils et eut peur d'avoir déjà la réponse à la question qu'elle allait poser. Et ça, ça la faisait trembler d'euphorie.

"Ca... ça se mange, n'est-ce pas ?" Ses deux billes noisettes se tournèrent vers Esteban qui mangeait son churros, sans doute pour essayer d'oublier que son nez collait. Elle était persuadée que oui. Que les strass se mangeaient. Qu'ils étaient comestibles ! Comestibles ! Des diamants multicolores qu'on peut manger !

Inutile d'attendre la réponse, elle reposa à la hâte ce qu'elle tenait dans leur boîte et se tourna pleinement vers Esteban, profitant du temps qu'il prenait pour lui répondre, elle croqua son beignet. Délicieux ! Dans la manœuvre, elle avait sans doute surestimé leur équilibre et leur adresse mutuelle, et elle fit renverser son Prince sur le dos. On se doute également que la crème n'apprécie pas d'être penchée à 90 degrés...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 6 Aoû - 22:28

Il pensait s'être essuyé le nez correctement. Non vraiment, il n'y était pas allé de main morte, et il était quasiment certain d'avoir retiré toute trace de crème, malgré le résidu légèrement poisseux qu'il n'aurait pas pu entièrement éliminer sans se passer un coup d'eau sur la figure. Dans ce cas... Pourquoi Erin était-elle en train de se pencher sur lui pour le regarder de façon... louchesque. Mais c'était là un mot qui n'existait pas. Heureusement, il s'était contenté de le penser sans le prononcer, et heureusement sa mère n'était pas là pour le reprendre. Oh ! Elle n'aimait pas lorsqu'il utilisait des mots qui n'existaient pas ou qu'il s'exprimait en onomatopées, et cela depuis sa plus tendre jeunesse (temps durant laquelle ça lui arrivait nettement plus souvent, comme on peut l'imaginer). Inquiet, il demanda à toute vitesse :

"Oh... Mince. J'en ai laissé quelque part ? Ne me dis pas que j'ai tellement frotté que j'ai le nez rouge, je vais avoir l'air ridicule demain si la trace ne part pas d'ici là !"

Paradoxalement, il leva sa main pour frotter encore l'arête du relief incriminé... Mais Erin cessa de le faire marcher, et elle balaya finalement ses doutes. Il lui répondit par un sourire gêné : il avait encore paniqué pour rien, chose qui lui arrivait relativement souvent. Il continua de frotter d'une main distraite : le collant le dérangeait. A ce rythme, il allait vraiment finir par laisser une trace ! Mieux valait commencer à manger le dessert plutôt qu'à s'en badigeonner la figure : il prit une crème et un churros. Ainsi, il avait les mains bien occupées. Il croqua dans le beignet trempé dans la crème, pour constater que le tout avait un goût... Eh bien. Chaud, froid, sucré, gras, croustillant, fondant... Bref. Le goût que c'était censé avoir. On sentait à peine les colorants ! Ah... Mais ils risquaient, par contre, d'avoir la langue multicolore une fois qu'ils auraient terminé. C'était un détail auquel il n'avait pas songé en commandant.

Eh bien tant pis. De toute façon, il était déjà collant, et ils trouveraient le moyen de produire une nouvelle catastrophe avant d'avoir terminé la boîte, à coup sûr ! Il eut un large sourire satisfait lorsque Erin posa une question concernant les faux diamants disposés sur la crème. Ce n'était pas la première fois que le jeune homme en voyait ni qu'il en mangeait, mais il se souvenait de l'émerveillement que lui avait procuré cette découverte, durant un quelconque repas d'affaire auquel il avait été amené à "participer" étant enfant, à Little Rock. Il n'avait pas dit grand chose (on lui avait expressément demander de se taire et de laisser les grands (alias Darian et ses associés) parler sans être dérangés. Il avait de ce fait pu dévorer tout son saoul les multitudes de mets qui avaient défilé, n'hésitant pas (avec Olivia pour complice) à prendre pour lui les meilleures parts. Les autres étaient tellement occupés à discuter qu'ils semblaient ne se rendre compte de rien. Lorsque les desserts étaient arrivés, il n'avait pas pu retenir son cri d'admiration. Son père l'avait grondé, ses invités avaient ri, sa mère avait eu autant de paillettes dans les yeux en le regardant qu'il y en avait eu de comestibles sur la table. Classique.

"Oui bien sûr ! Il s'agit principalement de sucre... Et de colorants. Pour que le sucré soit coloré. Enfin, c'est généralement à cela que sert le colorant tu me diras... Oh ! Et il doit y avoir une couche de métal comestible quelque part, qui donne cet effet de brillance, j'imagine... Tu sais ? Comme ces desserts qui comportent des feuilles d'or comestibles... Tiens ça fait longtemps que je n'en ai pas mangé, d'ailleurs."

Il avait réussi à isoler l'un des strass sur le bout de son churros et il était en train de l'inspecter, avec un œil fermé et une expression de concentration intense. Il essayait de comprendre comment la chose avait pu être réalisée... Malgré toutes les explications qu'il avait données, cela restait un mystère pour lui. Tout ce qu'il savait, c'est que c'était sucré et croquant. Et finalement, c'était l'essentiel. Il aurait bien continué sur sa lancée, mais subitement, il ne comprit pas très bien ce qui était en train de se passer... Le corps d'Erin pesait contre le sien, dans un angle qu'il n'aurait vraiment pas fallu. Il eut une expression surprise, se sentit basculer, tenta de pousser un cri de mise en garde... C'était trop tard. Il était par terre, et son atole avait fait un vol plané. Celui d'Erin aussi, sans doute, car il voyait des traces bleues et des traces turquoise un peu partout... La jeune fille avait de la chantilly sur la joue, et il était presque certain d'avoir quelque chose sur le sourcil. Quant aux reste des crèmes, elles étaient sans doute en train de s'étendre lentement sur le sol.

"... Ce n'est pas grave ! Il y en a encore plein ! On pourra manger les autres !"

... Mais était-ce le principal problème. Un rire nerveux le secoua, et il retira la trace de crème sur la joue d'Erin.

"... Je... Je ne sais pas si il t'en reste ailleurs. Mais laisse moi deviner... J'en ai dans les cheveux ?"

A ce stade, plus rien ne l'aurait étonné. De dépit, il croqua un morceau du churros qu'il avait encore en main.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Ven 8 Aoû - 10:41

Après une seconde d'un silence troublé par les mots d'Esteban, Erin imita son Prince qui avait un rire nerveux, et gloussa à son tour d'un éclat naturel. Il l'avait débarrassée de ce qu'elle avait senti sur sa joue, mais la trace collante, la perspective d'un lessivage de sol, ou même le gâchis que représentait cette chute... tout ceci n'avait aucun importance à ses yeux. Elle se contentait de rire de leur propre maladresse ; il était sans doute beaucoup plus pratique pour sa conscience de se laisser aller à des jeux enfantins et insouciant plutôt que rester s’appesantir sur leurs perspectives d'avenir. Cette fuite, inconsciente, la mettait dans un état espiègle et euphorique, animé par l'arc-en-ciel sucré.

Elle s'accouda de manière pour ou moins confortable, toujours sur l'Héritier Luz Desclazo, et la taille de ses bras ne lui permettait pas d'être très éloignée de lui, de sorte qu'elle collait presque sa bouche à la sienne. C'était moins pratique de rire ainsi, mais elle y parvenait très bien.

"Détends-toi..." Murmura-t-elle en plissant les yeux. Il y avait quelque chose qui troublait Esteban, même si d'habitude il était déjà naturellement stressé, il lui semblait cette nuit assez anxieux. Elle retira du pouce de la crème de son sourcil et suça son doigt machinalement.

"C'est de me présenter à sa mère qui t'angoisse autant ?" Ou alors le fait que tu manques de sommeil ? Que tu sois malade ? Que tu fasses des cachoteries à la femme de ta vie ?

Sa main chercha la sienne et elle entrelaça ses doigts aux siens, le forçant à lâcher son churros, sans aucune concession possible. C'était une merveilleuse surprise, elle avait faim aussi, c'est vrai ; mais tout pouvait attendre, et rien n'était plus urgent qu'Esteban, et l'envie infinie d'être contre lui. En réalité, ça, elle ne pouvait pas l'oublier totalement. Quelque chose lui rappelait toujours que tout ceci était éphémère, contrairement à tout le reste. Manger des churros et des crèmes, ce serait possible plus tard. Mais lui ?

Erin eut soudainement très soif. La position et l'intensité de sa réflexion laissait sur sa nuque des picotements entre le désir et la courbature. C'était... étrange. Elle se sentit mal à l'aise et tout à la fois folle d'envie de rester ainsi, voire d'embrasser son Prince et le convaincre par n'importe quel moyen qu'elle était plus alléchante qu'un beignet... Mais elle avait comme une pierre dans l'estomac qui l'empêchait d'agir. Peut-être parce qu'il s'était donné beaucoup de mal pour la surprendre et qu'elle culpabiliserait d'avoir à lui dire de manière détournée 'je m'en fiche je veux juste te déshabiller'. Sans doute...

Ca ne se faisait pas, elle devait faire honneur à toutes ses couleurs qui l'enchantaient, en plus ! Un dessert et une bonne nuit de sommeil, voilà ce qui les remettrait d'aplomb pour affronter un brunch avec sa belle-mère. Même si Erin estimait qu'elle était la belle-fille idéale, au fond d'elle, la Rouquine ne pouvait s'empêcher d'être inquiète et d'espérer plaire à la famille Luz-Descalzo. C'était terriblement important pour elle...

Un petit sourire confus la gagna, et elle se redressa, libérant la main d'Esteban, et se redressant jusqu'à se relever, examinant sa tenue pour contempler l'ampleur des dégâts.

"Je suis désolée..." Mais ce n'était pas très sincère, elle était surtout troublée par ce qu'elle ressentait, elle avait parlé par courtoisie habituelle. Dans la cuisine, où elle s'était réfugiée, elle sortit d'un placard éponges, torchons, serpillères, plus un balai et un bac en plastique rose qu'elle remplit d'eau. L'Héritier ne devait pas souvent se servir de ces petites choses... Elle-même avait dû s'y résoudre depuis que Dior était partie, car elle avait toujours réussi à s'arranger pour que ce soit la Métamorphe qui s'occupe du ménage, depuis qu'elle n'avait plus de domestiques...

"Je déteste le crissement de la serpillère sur ce sol bas de gamme, Dior dit que c'est du lino. Mais je n'ai pas vraiment le choix." Elle eut une moue, honteuse sans doute d'avoir à vivre ainsi. "On peut lui reconnaître qu'il ne se tâche pas facilement..." Erin nettoyait fort mal, par manque d'habitude. Elle étalait grossièrement, rechignait à trop toucher le balai ou quoi que ce soit, et l'opération n'était pas vraiment une réussite. Elle se renfrogna.

"La femme de ménage vient lundi matin..." Mais elle ne pourrait sans doute pas supporter de vivre dans ce collant jusqu'à lundi, et ce, même si elle serait absente une bonne partie de la journée demain.
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Esteban Luz-Descalzo
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Dim 10 Aoû - 16:02

Avouons le : il y avait quelque chose d'embarrassant à mastiquer un morceau de churros tandis qu'on avait les yeux rivés dans ceux de quelqu'un d'autre, la bouche à quelques très courts centimètres de la sienne. Esteban avait la nette impression de faire la mauvaise chose au mauvais moment... De ce fait, réussir à se détendre n'était pas chose évidente. Surtout qu'il n'avait pas l'habitude de jouer avec la nourriture : C'était amusant, mais il ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. Ah. Et maintenant, il culpabilisait aussi parce qu'il était crispé et que ça ne plaisait pas à Erin. Il vérifia que sa main était propre, sans aucune trace d'une quelconque crème sucrée, et il caressa les cheveux de la jeune femme (il s'en serait voulu de couvrir ses belles boucles de dessert, quand bien même ils allaient sans aucun doute avoir besoin d'un bain et de nouveaux vêtements).

Il émit un rire (déjà beaucoup plus) léger. Présenter Olivia à Erin était effectivement une source d'angoisse, mais peut-être pas pour les raisons auxquelles la jeune femme pensait : Esteban craignait que sa mère ne sache se retenir, et se mette à raconter tout un tas d'anecdotes gênantes en la présence d'Erin. Il avait peur qu'elle le ridiculise sans même le faire exprès... Oh. Surtout si elle utilisait le surnom qu'elle lui donnait habituellement : en privé cela ne le dérangeait pas, mais en public, c'était un peu...

"Vous allez vous entendre à merveille, j'en suis absolument certain."

Elle prit sa main et il laissa donc tomber le beignet qu'il tenait encore. Avec une vague moue inquiète il songea que le sol n'était pas le meilleur endroit pour poser un churros à moitié mangé, mais Erin voulait qu'il se détende, alors il se fit violence pour ne pas y penser : il faudrait simplement songer à nettoyer une fois leurs bêtises terminées. Encore une chance qu'ils n'aient pas renversé les cocktails... Oh ! Gâcher du caramel... Cela aurait été une honte ! Et puis bien sûr, ça aurait été collant, et spécialement difficile à enlever... Même si pas beaucoup moins que la crème colorée qui jonchait le sol tout autour d'eux, et... Erin était vraiment très près de lui. Le regard qu'elle lui jetait laissait entendre qu'elle n'était plus du tout en train de penser aux crèmes, ni aux churros, ni à son estomac qui criait famine. Il glissa une main contre sa taille et eut envie de l'embrasser, mais tout à la fois, son corps protestait : il n'avait pas assez dormi, et il avait clairement fait trop d'efforts physiques (dans tous les sens du terme) ces trois derniers jours. Il était épuisé et avait du mal à trouver en lui la motivation de faire autre chose que de fermer les yeux et de s'endormir en plein milieu du sol souillé - ce qui aurait été terriblement irrespectueux pour la demoiselle qui le plaquait au sol. Il ne se le serait jamais pardonné et... ! Et ses yeux papillonnaient. Il avait du mal à les garder ouverts, malgré l'adrénaline du moment. Dieu... Il espérait être plus en forme une fois leur nuit de sommeil terminée, sans quoi il allait donner un spectacle affligeant durant le brunch. Olivia allait à coup sûr lui tirer les oreilles lorsqu'elle verrait la tête et les cernes de panda avec lesquelles il allait arriver. Mais voilà qu'il en oubliait encore l'essentiel : Se détendre.. ! Se détendre... Voyons. Il eut un large sourire :

"La bière, les sushis, et maintenant la chantilly... Il semblerait que nous soyons voués à boire et manger en ratant régulièrement la bouche."

Erin se releva, et Esteban fit de même. Le geste fut laborieux : les quelques dizaines de minutes de sommeil qu'ils avaient grappillé n'avaient pas été suffisante pour qu'il retrouve la forme. Tout son corps était encore lourd et difficile à bouger. Il la vit partir dans la cuisine, depuis laquelle elle s'excusa. Mais il n'y avait pas de quoi !

"Ce n'est rien ! Oh, ce genre d'accidents est si vite arrivé dès lors qu'on mange liquide..."

Surtout quand on s'appelait Esteban et qu'on était doté d'une maladresse notoire (qu'on oubliait régulièrement, ce qui amenait à d'impressionnantes catastrophes). Depuis qu'il avait emménagé dans son studio sur le campus (expérience des plus dépaysantes pour lui, comme on pouvait l'imaginer) il avait été obligé d'apprendre à utiliser le genre d'outils qu'elle était en train d'apporter. A Little Rock et Bâton-Rouge, les employés de ses parents ainsi que de ses oncle et tante avaient toujours tout fait pour lui, mais en résidence étudiante, ça ne fonctionnait pas comme ça. Maniaque comme il était, il avait rapidement dû s'habituer à manier l'éponge et le balai. Il n'était pas excessivement doué, mais il s'acharnait (sans quoi ça ne lui convenait pas). Et lorsqu'il en avait marre ou qu'il se rendait compte que, clairement, il n'arrivait à rien, il appelait pour que quelqu'un vienne le faire à sa place. Mais ça n'arrivait pas si souvent. Il avait appris que faire le ménage était agréable et efficace lorsqu'il s'agissait de se vider l'esprit (et il avait souvent eu besoin de se vider l'esprit ces derniers mois), mais c'était tout de même fatigant, laborieux... Il en avait vite marre, et regrettait régulièrement les employés de sa mère. Mais pas ce soir : ça n'allait pas être très long ni très compliqué à nettoyer. Il ramassa les morceaux de churros et les atoles renversés pour poser le tout dans le couvercle de la boîte à dessert. Comme il retroussait ses manches, il jeta un sourire amusé en direction d'Erin, laquelle se plaignait de la mauvaise qualité de son sol :

"Et encore... Tu ne vis pas sur le campus. Je ne sais pas exactement avec quoi ils ont fait le revêtement des studio, mais parfois je peine à croire qu'ils osent les louer en l'état... Je l'ai fait changer en arrivant, la moquette était tâchée, déteinte, et elle se détachait. C'était..."

Il leva les sourcils, et jeta un regard interloqué à la jeune femme qui en disait long sur ce qu'il pensait. Il avait pris une éponge, qu'il avait essoré. Il passait derrière le balai d'Erin pour retirer les traces d'eau colorée qu'elle laissait. A deux, ils allaient bien arriver à quelque chose ! Et dans le pire des cas, la fameuse femme-de-ménage-qui-viendrait-lundi-matin saurait retirer les dégâts qu'ils auraient accidentellement laissé.
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Lun 11 Aoû - 14:04

En faisant un tour sur elle-même, Erin constata que le désastre avait été passablement nettoyé. A deux, ils avaient correctement évité que les tâches n'imbibent le revêtement, même si la seule envie de la jeune femme avait été de laisser tout ça en place, de ne s'en préoccuper en rien, que les choses se nettoient d'elles-mêmes dans la nuit, et demain matin, POUF, plus rien !

Ca avait toujours été ainsi, avant, à New York. C'était d'ailleurs toujours le cas lorsqu'elle allait chez son père. Elle n'avait pas dormi chez sa mère depuis le divorce, mais elle savait que Lilian pouvait se passer d'employés permanents, ce qui l'avait toujours choquée, personnellement. Avoir une gouvernante, voilà ce qui lui manquait en réalité, depuis qu'elle avait décidé de voler de ses propres ailes. Quelqu'un qui lui prépare et lui apporte son petit déjeuner, porte ses vêtements au Pressing, passe ses commandes, fait ses courses, l'accueille avec le sourire lorsqu'elle rentre de cours...

La Rouquine pouvait tout se permettre, et pourtant... non, en réalité, depuis un an, elle était loin de pouvoir dépenser sans compter. Son père était généreux et totalement gaga de sa fille, mais Lilian, elle, depuis qu'elle avait appris sa fugue, faisait pression sur Carter et ses livrets bancaires étaient contrôlés. C'était injuste, parce qu'elle était majeure, mais il fallait savoir faire des sacrifices : elle se montrait raisonnable, et elle avait de l'argent sans rien faire. Si elle abusait notamment en prenant des domestiques alors qu'elle avait voulu jouer les indépendantes, alors Lilian ferait tout couper, et ... elle serait même obligée de travailler pour vivre !

Cette situation, Erin avait bien l'intention de ne rien en dire à son Prince Charmant. La fortune Luz-Descalzo était bien plus conséquente que celle des Rosenbach et des Chase, elle ne voulait pas faire honte à Esteban en n'ayant pas les moyens de ses ambitions, ne pas être à la hauteur, ce genre de choses... Tant qu'il s'agissait de chaussures, de cocktails et de parfums de luxe, ses parents acquiesçaient avec un sourire attendri. Elle avait tout ce dont elle avait besoin.

Même si le sol n'était pas resplendissant, elle était satisfaite, puisqu'elle pouvait vite aller déposer dans l’évier l'affreuse serpillère et ses confrères. En se lavant les mains plusieurs fois, avec de légères grimaces, Erin eut le temps de songer à la mine congestionnée d'Esteban lorsqu'elle lui avait prit la main. Même si elle s'efforçait de se convaincre qu'il devait être déçu parce qu'elle avait renversé une partie du dessert, raison pour laquelle il faisait cette tête mal à l'aise, la Rouquine ne pouvait s'empêcher d'en être un peu blessée. Bien sûr, ils avaient abusé durant plusieurs jours, ils avaient éprouvé la résistance de leurs corps, et il y avait même des zones d'ombres chinoises assez inquiétantes, bien sûr, il était malade et il avait besoin de sommeil. MAIS...

Proche d'un caprice idiot, elle prit sur elle et se composa un visage de nouveau souriant, voir Esteban avec quelques résidus colorés dans les cheveux la fit glousser, mais elle revint se poster devant la boîte aux surprises.

"Regarde." Un clin d'oeil plus tard, elle avait trempé un churros une fois dans chaque crème restante, les couleurs se mélangeaient sans vraiment d'harmonie, mais elle réussit facilement à gober l'arc en ciel. Parler la bouche pleine n'était pas poli, elle se contenta de laisser son regard pétillant lui exprimer à quel point c'était délicieux. Manger le dessert eut la double saveur de faire taire son estomac et d'endormir son désir frustré d'avoir été aussi collée à Esteban sans rien engager.

Après un bavardage qu'eux seuls pouvaient avoir sur l'ordre adéquate et le plus élégant pour tremper son churros en respectant les règles et associations de couleurs dans la mode vestimentaire, Erin sentit bientôt son ventre lui indiquer qu'elle allait dépasser la limite du raisonnable, comprenez, sa taille de guêpe allait en pâtir. Repue, elle n'eut cependant pas la force de laisser de côté la fin de son cocktail....

"La salle de bain est au bout du couloir, si tu veux laver tes cheveux avant d'aller te coucher."
Sourit-elle après avoir vider son verre et essuyé la bouche avec élégance et discrétion. Elle était clairement moins naturelle qu'auparavant, mais s'efforçait de rester aimable et faire en sorte que son Prince apprécie. Il avait sans doute parfaitement raison : une bonne nuit de sommeil, et demain matin, elle aurait tout le temps de paniquer...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mar 12 Aoû - 0:40

Le sol était propre, les couleurs se mélangeaient en ordre et en désordre... Tout s'était arrangé, et la fin de soirée se passait comme il fallait. Satisfait, Esteban était loin de s'être rendu compte des inquiétudes d'Erin. Lui-même n'avait pas vu sa propre tête au moment de la chute des crèmes, il fallait dire, et sa fatigue le rendait encore moins réceptif aux détails qu'il pouvait l'être habituellement. Une part de lui, frustrée, aurait souhaité que les atoles soient respectés un peu mieux que ça et mangés un par un, chaque nuage de chantilly étant teint dans une couleur plus claire mais semblable à celle de la crème qui se trouvait en dessous, de sorte à donner un effet de camaïeu subtil... Mais enfin. Comme c'était Erin, ce n'était pas grave. Si Karl avait fait la même chose, il lui aurait sans doute râlé dessus toute la soirée (et pendant toute la semaine suivante), trop têtu et de mauvaise foi pour admettre que de mélanger les teintes l'amusait follement. Maaais... Comme c'était Erin, il passa tout de suite au stade deux : c'est à dire admettre que de mélanger les teintes l'amusait follement, justement. Lorsqu'ils arrivèrent à saturation, il se sentait nauséeux, mais il avait du mal à contenir le sourire idiot qui ne voulait plus quitter ses lèvres. Les mauvaises pensées s'en étaient allées très loin.

... Jusqu'à ce que la jeune femme lui rappelle qu'il avait de la crème dans les cheveux. Son expression heureuse fondit dans une moue inquiète, et il tenta d'attraper une mèche souillée pour constater l'étendue des dégâts.

"Oh.. ! J'avais presque oublié. Oui, ce serait impossible à enlever si je devais attendre demain, et je risquerais de tâcher tes affaires... Et toi aussi au passage. Et..."

Il s'arrêta subitement, comme il se rendait compte que cette phrase pouvait (encore une fois) être un peu trop mal interprétée. Oh... La façon dont il s'était interrompu n'aidait pas, mais mieux valait cela qu'un rajout idiot de plus, lequel avait bien failli être "ça serait collant et poisseux, et inconfortable toute la nuit". Le rouge était en train de lui monter aux oreilles, et allait bientôt s'étendre jusqu'à ses joues. Le cocktail ! Il n'était pas encore terminé. Il sentait que l'alcool commençait à faire effet sur lui, ce qui ne l'aidait pas spécialement à rester correct. Il termina son verre avant de pointer un doigt en direction du (mauvais) bout de couloir. Lorsqu'il avait le choix entre deux directions... C'était le karma : il prenait la mauvaise.

"Je devrais sans doute y aller rapidement... Histoire que nous puissions dormir. Il faut être en forme pour demain.. !"

Il se releva, posa son verre vide avec le reste des récipients - à l'intérieur de la boîte à dessert. Il sembla avoir une révélation subite, comme un éclair de génie (?) traversant son regard clair. L'air mortellement sérieux, il baissa les yeux sur Erin, et lui posa une question qui, si anodine soit-elle, risquait selon la réponse de modifier l'heure à laquelle il devrait se réveiller :

"... Je suppose que tu as un sèche-cheveux... N'est-ce pas ?"

Car il ne pouvait décemment pas se présenter à une réception donnée par Olivia avec une coiffure négligée. D'accord, il avait une bonne nature de cheveux, mais tout de même. Cela dit, c'était une question rhétorique. Bien entendu, qu'elle aurait un sèche-cheveux ! Qui donc pouvait avoir les cheveux longs et ne pas posséder cet outil indispensable ?
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 13 Aoû - 14:33

Quelle personne aujourd'hui ne possédait pas de sèche-cheveux ? Les chauves ? Quelle horreur. Erin eut un mouvement de recul involontairement choqué, et son nez se fronça. Est-ce qu'il venait vraiment de lui poser cette question ? Qu'il puisse s'interroger face à Karl, à Martha qui avait les pointes totalement sèches, ou à n'importe qui d'autre, mais ... c'était insultant non ?

Il fut sauvé d'une réplique acide par l'amour qu'elle lui portait ; parce qu'il devait être fatigué et que malgré ce qu'il pouvait dire, ou faire, ou ne pas faire d'ailleurs, Erin était mordue, et elle était capable de lui pardonner cet affront. Elle avala sa salive et ravala par la même son venin, mais se permit un plissement de paupière malicieux.

"Tu n'es pas en train de douter que je sois en possession d'un sèche-cheveux, rassure-moi." Souffla la Rouquine en s'approchant de lui à grands pas, et en plantant un regard de braise ardente dans la mer tropicale de ses yeux.

"Il n'y a que les hippies qui s'habillent aux fripes qui n'ont pas de sèche-cheveux." Accentua-t-elle encore le malaise de son Prince, avant d'estimer qu'elle pouvait arrêter de le torturer. Un grand sourire sur ses lèvres, elle se hissa sur la pointe des pieds, et l'embrassa avec assez d'insistance pour qu'il oublie un instant ses cheveux sales.

"Au bout du couloir." Murmura Erin à nouveau, le laissant s'enfuir à regret. "Dépêche-toi d'y aller si non je t'y conduis, et nous aurons mauvaise mine demain parce que nous manquerons sérieusement de sommeil." La menace n'était pas à prendre à la légère, les maladresses verbales d'Esteban ne lui avaient pas échappées, et il était toujours aussi délicat de se trouver près de lui sans se permettre de l'accaparer.

Prenant sur elle, Erin tourna les talons pour rejoindre sa chambre, fit un brin de toilette grâce au lavabo qu'elle avait la chance d'avoir dans un coin de la pièce, à côté d'une belle coiffeuse en bois cérusé et laqué, où elle brossa ses cheveux pour les tresser et se démaquiller avec soin. Crèmes et soins plus tard, elle ouvrit son dressing et commença à mordiller sa lèvre... Elle n'avait rien de convenable à se mettre pour un brunch chez Olivia Luz-Descalzo, tout était si vieux, si démodé ! Elle avait déjà mis ces robes déjà une fois, il était impensable de ne pas faire honneur à sa belle-mère en portant une guenille !

Erin s'éventa d'une main, se trouva ronde en s'observant dans le miroir, se demanda si un petit reflet Prune Sophistiqué comme l'avait conseillé sa coiffeuse Annabelle ne serait pas plus élégant, et s'indigna enfin qu'Esteban mette autant de temps pour une douche !

Une grande respiration plus tard, pour chercher à calmer ses angoisses absurdes, la jeune femme avait pianoté sur son ordinateur portable et avait commandé une robe adaptée, neuve et surtout, qu'on lui livrerait dès 9h le lendemain matin par coursier. Voilà qui était déjà un problème en moins. Elle se permit ensuite de réveiller Annabelle qui ne pouvait jamais rien lui refuser, et prit rendez-vous pour 9h30 précises dans son salon, qu'elle ouvrirait expressément pour elle.

Quand Esteban entra de nouveau dans la chambre, Erin avait succombé à la fatigue. Allongée dans son lit, l'ordinateur toujours allumé sur le ventre, elle avait lâchement été vaincue alors qu'elle sélectionnait les potentiels sacs à main qui conviendraient avec sa nouvelle robe de brunch...
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MessageSujet: Re: L'Azzaro et l'Omega des Soirées Etudiantes    Mer 13 Aoû - 21:44

... Oh. Il venait de dire une idiotie. Il l'avait su avant même de parler, et pourtant il l'avait dite quand même, sans vraiment s'attendre à ce qu'Erin le prenne mal. Voyons... Maintenant qu'il y pensait, comment avait-il effectivement pu sous-entendre qu'elle puisse ne pas avoir de sèche-cheveux ? C'était comme d'imaginer qu'elle puisse n'avoir que des couverts en plastique dans ses placards... Ou qu'elle portait des vêtements froissés ! Ou bien qu'elle n'avait pas de savon, ou bien pas de shampoing (non mais allo quoi). Il écarquilla les yeux et perdit le peu de couleurs qui lui restaient. C'était moins la question qu'elle lui avait posé que le froncement de nez précédent qui l'avait mis dans cet état : jusqu'à présent, Erin avait toujours réagi de façon positive à tout ce qu'il avait pu raconter. C'était loin d'être la première fois qu'il obtenait ce genre d'expressions en guise de réaction à ses paroles... Mais c'était la première fois que ça lui arrivait avec Elle, ce qui eut pour effet de le faire paniquer. Oh non.. ! Il était hors de question... HORS de question qu'il gâche tout, une fois de plus. C'était plutôt difficile de savoir quoi changer dans son comportement lorsque les trois quarts du temps il ne comprenait pas ce qu'il avait fait ou dit de travers... Au moins sur ce coup-ci, il avait une consolation : Il savait où il avait fauté. C'était à cause du sèche-cheveux ! Erin n'était pas du tout du tout une hippie qui s'habillait aux fripes ! Vraiment pas ! Oh, il était impensable qu'elle s'imagine qu'il... Mais enfin ce n'était pas que sa faute à lui, tout de même ! Le soir du départ à Las Vegas, elle avait laissé ses cheveux sécher de façon naturelle. C'était ce souvenir qui l'avait fait douter et lui avait fait commettre l'erreur terrible dont il était question. Ce qui ne l'empêcha pas de balbutier :

"Je... Euh ! Non ! Bien entendu, ce n'est pas ce que je voulais dire ! Mais il aurait pu être en panne... Cassé... Ou bien tombé dans l'eau... Mais c'est dangereux, il y a un chanteur étranger qui est mort comme ça. Je crois que mon arrière-arrière-grand-mère le connaissait. A moins que ça soit l'autre. Ou l'une des autres. Parce qu'on en a quelque chose comme seize c'est ça..? Ah moins qu'il y ait des croisem..... Enfin ! Je voulais juste être certain parce que comme tu sembles le sous-entendre c'est trop important pour être laissé au has... ard."

Ah. Un baiser. Une bonne raison pour se taire et oublier les insanités dans lesquelles il était (encore) en train de s'enfoncer. Il répondit aux lèvres d'Erin avec une motivation proportionnelle à l'envie qu'il avait d'effacer la dernière minute des esprits. Il passa une main sur sa taille... Elle avait raison. Il fallait qu'il y aille, et tout seul, parce que sinon ils allaient encore perdre quelques précieuses minutes de sommeil. Il était même possible qu'il se ridiculise : étant donné son degré de fatigue physique (intense, même si il essayait de ne pas le montrer), il n'était pas certain d'être bon à grand chose si ce n'est à s'endormir comme une masse.

"Tu as raison : il faut être en forme pour demain. Nous aurons le temps d'être exténués plus tard."

Pour lui ça n'allait pas être bien difficile : plus le temps allait passer, moins il allait être en forme, globalement. A l'heure actuelle, il y avait des jours où il se sentait parfaitement bien, et d'autres ou il était malade comme un chien et incapable de sortir du lit. C'était aléatoire. Imprévisible. Il pouvait avoir des malaises sans prévenir. Il se fatiguait rapidement. Il ne se leurrait pas : les instants où tout allait comme sur des roulettes allaient progressivement devenir moins nombreux, jusqu'à ne plus exister du tout. Maaais... Ce n'était vraiment pas ce à quoi il voulait penser ce soir. Ni ce week-end.

Il prit la direction de la douche, se trompa de porte une fois, manqua de se faire tomber dessus l'intégralité du placard qu'il avait accidentellement dérangé, puis ouvrit la bonne. Il put nettoyer ses cheveux de façon satisfaisante, les brosser, et les sécher comme cela lui convenait. Il se rendit compte, néanmoins, qu'il allait manquer de vêtements : il envoya un message à sa mère pour lui demander de lui prêter l'un de ses employés. Il suffisait qu'elle lui donne le double des clés du studio qu'elle possédait, et qu'il aille chercher dans ses armoires la tenue qu'Esteban avait l'intention de porter. Il lui amènerait au réveil, et tout serait pour le mieux ! Tout bien réfléchi, il n'y avait aucune raison pour que ça soit lui qui se déplace. Il y avait des gens qui étaient payés pour ça, et eux n'étaient pas malades, de surcroît. Après avoir donné une montagne de détails de sorte à ce qu'il n'y ait aucune ambiguïté quant au costume qu'il voulait voir arriver (il aurait été très contrarié qu'on lui en amène un autre alors qu'il avait arrêté sa décision), il prit la direction de la chambre où Erin devait certainement l'attendre.

Avec un sourire, il constata qu'elle avait été rattrapée par le manque de sommeil. Il s'approcha aussi silencieusement que possible (ce qui était un exploit, sachant qu'il avait failli glisser sur un bout de couverture traînant au sol). Il se pencha pour mettre l'ordinateur en veille (ainsi elle ne perdrait pas le fruit de sa recherche). Il rabattit l'écran, le posa au sol de sorte à ce qu'il ne puisse pas tomber plus bas, puis il décida qu'il était grand temps de dormir. Il mit un réveil, de peur qu'Erin n'ait pas eu le temps de le faire avant de succomber au sommeil. Ensuite, il s'installa contre elle et la prit dans ses bras. Il déposa un baiser furtif à la base de sa mâchoire, puis laissa tomber sa tête à proximité de la sienne. Il ne voulait pas la réveiller, il ne fit donc rien de plus entreprenant histoire de respecter son repos (il se sentait suffisamment fatigué pour que cela lui semble subitement très important). Enfin il bailla une main devant la bouche puis ferma les yeux. A moins qu'Erin ne surgisse du monde des rêves dans les vingt secondes à venir et lui saute dessus pour l'empêcher de sombrer, il n'y aurait plus grand monde avant que le jour se lève.
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