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 Une soirée comme on les aime...

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Ailin Dyce
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MessageSujet: Une soirée comme on les aime...   Lun 24 Fév - 14:01

Les lumières affolées de la scène de crime, le son de l'ambulance et des véhicules de police... Tout s'estompa rapidement tandis que leur propre véhicule s'enfonçait dans la nuit sombre de la Nouvelle-Orléans. Le chemin ne fut pas très long à parcourir car l'immeuble dont ils venaient était situé à proximité des bâtiments du BIAS. Même si Leila avait essayé de lui adresser la parole - à elle ou bien à l'un des deux agents à l'avant de la voiture - Ailin n'était ni d'humeur, ni en état de répondre ou même d'écouter. Elle se sentait à peu près aussi bien qu'un norme atteint d'une gastro-entérite doublée d'une migraine violente... Elle avait presque oublié l'effet que ça pouvait faire d'avoir envie de vomir. Et elle espérait fort que son malaise resterait à l'état de nausée, car si elle devait rejeter le peu de sang qu'elle avait encore dans l'estomac, elle ne savait pas trop ce qui pouvait se passer. Elle était sur ses dernières réserves.

La voiture lâcha un dernier ronronnement puis toussota avant de s'arrêter. L'absence de son et de vibrations donna le tournis au vampire, qui n'eut pas le temps de se sentir mieux. On ouvrit les portes arrières pour en sortir Leila et Ailin, puis les traîner à l'intérieur d'un bâtiment. Malgré ses sens émoussés, Ailin parvint à comprendre la discussion qui avait lieu entre les agents qui les avaient en charge:

"... Il y a eu une grosse bagarre entre métamorphes ce soir. On a presque plus de place en garde à vue, en plus ils sont énervés comme pas possible. Le travelo s'en sortira mais pour la donzelle c'est pas conseillé. Pis les infirmières voudront pas entrer dans la cage aux fauves."

La blonde arrêta d'avancer, choquée par les propos peu professionnels - et encore moins respectueux - du policier. Droguée comme elle était cela dit, elle n'était pas capable de résister très longtemps à la force brute exercée par ce sinistre individu, qui la forçait à avancer sans se soucier de savoir si elle tenait debout ou non. Comme il tirait sur son bras blessé elle glapit et manqua de s'effondrer par terre. Elle dut réunir le peu d'équilibre qu'il lui restait pour ne pas manger la poussière.

".. Avance, tarlouze. Bordel, comme si ça suffisait pas qu'on donne des droits aux monstres et qu'on laisse les pédés faire ce qu'ils veulent, maintenant on a du deux en un... "

"Ferme là Keith... Tu outrepasses tes droits, et en plus tu insultes ma frangine. Un jour ta grande gueule va te faire perdre ton poste..."

Peut-être plus vite qu'il ne le croyait si Ailin avait son mot à dire dans l'histoire. Etant donnée la discrimination dont les outres étaient victimes elle n'était pas sûre d'obtenir le dernier mot de l'affaire, mais la colère et l'épuisement le lui firent provisoirement oublier. Elle lança un regard haineux sur l'agent aux propos outrageux.

"... Je vous ferai regretter ces paroles."

Le genre de choses qu'il valait mieux éviter de dire lorsqu'on était un outre et qu'on était mis en garde à vue, oui... L'agent dut mal la comprendre, car une nuance de peur naquit dans son regard bleu clair. Il ne se laissa pas démonter et retira les menottes de Leila et Ailin sans délicatesse, avant de les pousser à l'intérieur d'une petite cellule sans fenêtres, avec une ampoule à économie d'énergie pour seul éclairage, et un unique lit contre le mur. Cette fois-ci la blonde ne parvint pas à retrouver son équilibre et elle s'effondra à genoux dans la poussière. C'était totalement humiliant...

"Ni toi ni ta copine ne ferez plus rien du tout pour un petit moment. Allez, entrez là dedans tous les deux. Normalement on aurait dû vous séparer mais ça va pas être possible ce soir. En plus y a la queue pour les interrogatoires.... Va falloir que vous poireautiez un moment, le temps que votre tour arrive. Ah. Et les barreaux sont en argent."

Le policier était déjà en train de fermer la porte de la cellule à clé. Sans un regard en arrière, il s'éloigna avec son collègue dont le ton était plein de reproche:

"Ce sont des suspects, blessés en plus! Tu sais ce que ça veut dire ou quoi?? Va faire gardien de prison à Alkatraz si ça te démange à ce point de maltraiter des prisonniers! Compte pas sur moi pour te couvrir une fois de plus, j'en ai marre !"
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mar 25 Fév - 21:09

Dans la voiture ce fut le silence de mort. La pluie commençait à se déchaîner dans la Nouvelle-Orléans. Leila avait la tête collée contre la vitre de la voiture durant tout le trajet, observant les gouttes de pluies refléter les lumières de la ville et de la voiture des forces de l'ordre. C'était incroyable cette situation, vidée de toute énergie et blessée cela lui semblait comme une sorte de mauvais rêve dont elle n'arrivait pas à se réveiller. Ses menottes la gênait, c'était la première fois qu'elle se sentait aussi piégée. La liberté venait de lui passer sous le nez. Voilà que la voiture s'arrêtait, elle sortait alors de ses pensées et jetait un coup d'oeil à Ailin. Son état était...Pitoyable. Elle eut un pincement au cœur pour lui, pour lui oui car ça ne faisait plus de doute. Pour quelqu'un qui cherchait à ce point à se cacher, ce devait être douloureux d'être sous les projecteurs à ce point.

On les transférait alors vers leur cellule commune, ce qui était plutôt rare. Qu'est-ce qui empêcherait Ailin de la bouffer ? Pas grand chose. D'ailleurs, pour le moment ces flics ne semblaient pas avoir noté que Leila était une Wiccane, et donc " un monstre ". On leurs ôtait les menottes enfin. Leila se sentit poussée vers sa cellule, puis ce fut le tour d'Ailin et la porte se refermait. Elle avait survécu à un ascenseur pour se retrouver enfermée dans une cellule de merde...L'envie de tout faire péter la démangeait, l'envie d'écarter ces barreaux...Mais ça ne ferait qu'empirer les choses. Elle était comme foutue...Leila reniflait et regardait la plaie de son bras, ce n'était pas beau à voir. Le sang avait séché sur son avant bras et ses doigts. Le sang sur sa joue aussi avait séché. Elles avaient l'air pitoyable. Leila se précipitait vers Ailin pour l'aider...Mais que pouvait-elle faire au juste ? A priori rien...

" - Tenez... "

Oui, maintenant elle reprenait un niveau de langage plus respectueux vis à vis d'elle. De lui...Elle ne savait pas. Mais Leila se sentait mal vis à vis d'elle, mal qu'elle puisse se sentir mal...En grimaçant elle ôtait son pull blanc taché de rouge. Alors qu'elle l'ôtait son débardeur sous son pull était remonté dévoilant ses côtes. Elles étaient violettes, elle avait du prendre un mauvais coup à un moment ou à un autre. Un gros hématome, à priori rien de fêlé ou de cassé sinon elle ne chanterait pas la même musique. Après s'être bien rhabillée elle tendait son pull à Ailin. La situation semblait bien plus inconfortable pour le Vampire.

Leila allait s'adosser à un mur, genoux rabattus contre sa poitrine sa bras entourant ses genoux. Ses cheveux bruns étaient détachés et cachaient son visage. La wiccane commençait à perdre très sérieusement le moral. Que devraient-elles faire ? Voilà qu'elle avait coupé les doigts d'une gamine et qu'elle l'avait même presque tuée...Leila redressait sa tête se demandant comment allait se passer la suite des évènements...Elle était pâle...Peut-être affamée non ?

" - Ça va aller ? Enfin j'veux dire...Vous avez perdu beaucoup d'sang...Enfin...Merde...Rien, excusez moi... "
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Ailin Dyce
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mer 26 Fév - 0:01

Ailin commença par réunir ses forces restantes pour se redresser en position assise. Avoir le nez contre le sol impropre d'une cellule de garde à vue était bien la dernière chose dont elle avait envie ce soir. Elle tentait de repousser le souvenir des paroles du policier loin de sa conscience... De tels propos étaient douloureux. Elle semblait imbue d'elle-même, narcissique et égocentrique à souhait, mais tout cela n'était qu'une apparence. Mise à nue dans tous les sens du terme, Ailin se détestait et n'était pas en mesure de se protéger contre les propos haineux d'un inconnu, qui l'avait décrite et jugée sur ce que son apparence lui avait naturellement inspiré. La soirée commençait à lui peser. Elle était à bout de nerfs. Elle sentit des larmes de rage naître au coin de ses yeux. Cette situation était tellement humiliante... Si Sigmund avait encore été en vie, il n'aurait jamais laissé tout cela lui arriver. Il aurait été outré de voir tout ce qu'on lui faisait subir... Tout ce à quoi elle était obligée de se soumettre... Penser à son créateur et au vide, à la solitude froide qui avait remplacé sa présence, eut le don de l'achever. Elle serra les dents et retint les sanglots nerveux qui menaçaient de la déchirer. Elle était encore consciente de la présence de Leila, et malgré tout trop fière pour se comporter avec si peu de dignité.

Elle fut suffisamment surprise de remarquer que la wiccane s'était approchée d'elle et semblait vouloir lui venir en aide pour que toute envie de pleurer ou de hurler la quitte. Elle jeta d'abord un regard embué de larmes couleur sang sur le pull qui lui était tendu, puis elle le redirigea en direction de Leila qu'elle observa avec une perplexité non-feinte. Ailin venait d'une époque où tout le monde aurait réagi comme le policier impoli de tout à l'heure. Jusqu'à présent seul Sigmund avait connu son secret et l'avait acceptée pour ce qu'elle était. Ailin savait que les temps avaient changé, mais les habitudes avaient la vie dure... Il lui était étrange qu'on se comporte avec gentillesse à son égard.

Ce qui concernait son unique point faible - à l'exception de Sigmund - était le seul moyen d'atteindre vraiment Ailin aux sentiments. Elle ressentit un élan de reconnaissance qui lui était tellement inhabituel qu'il la déstabilisa. Elle le fit taire aussi vite qu'il était né. Bientôt, il ne resta plus qu'une honte, cuisante. Le vampire détourna les yeux comme un enfant pris en flagrant délit de bêtise. Elle essuya ses larmes rouges sur le dos d'une main, et prit de l'autre le pull de Leila sans oser la regarder. Le vêtement sentait le sang humain et le sang métamorphe... De quoi la rendre folle tandis qu'elle avait tant besoin de se nourrir, mais elle aurait accepté n'importe quoi, tant que ça pouvait lui permettre de se couvrir.

"... Merci..."

Elle attendit que Leila s'éloigne pour enfiler le vêtement par dessus les rester des siens. Son absence de poitrine n'était que plus mise en valeur par le vêtement, plus serré que les loques qu'elle portait, mais c'était toujours mieux que d'avoir sa chair nue dévoilée aux yeux de tous. Dire qu'au tout début de cette affaire, elle s'était plaint d'avoir à ouvrir des portes par la force brute, car cela lui semblait manquer de grâce...

Ailin fit en sorte de se relever. Elle chancelait, mais elle parvint tout de même à avancer jusqu'à la couchette inconfortable que Leila avait boudé. Au moins, les draps étaient propres et sentaient la lessive. La blonde commença par s'asseoir lourdement sur le matelas, puis elle appuya son dos contre le mur. Elle n'osait pas se coucher de peur de ne plus réussir à se relever. Elle ramena ses genoux contre son corps puis les entoura de son bras valide, l'autre lui faisant un mal de chien. Enfin la sorcière lui posa une nouvelle question, dont l'écossaise ne manqua pas de comprendre le sens caché. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de s'inquiéter... Si Ailin avait été un jeune vampire, l'asiatique aurait été en danger. Les mettre dans la même cellule était une erreur. Ou bien vraiment un dernier choix... En tous les cas Ailin tourna un regard éteint sur sa voisine. Elle s'exprima sur un ton qui avait perdu sa distance, sa suffisance habituelle. Peut-être parce que dans une situation pareille, ça n'avait plus de signification. Peut-être parce qu'elle se sentait redevable, même si ça semblait totalement irréaliste. Ailin ne se sentait jamais redevable envers personne. Si on faisait bien attention, on pouvait remarquer qu'un certain désespoir soutenait son articulation fatiguée.

"Vous n'avez rien à craindre... Je ne suis pas spécialement jeune, ce qui me donne l'avantage de pouvoir me retenir beaucoup mieux qu'une nouvelle recrue... Ils m'exécuteraient si je devais vous mordre sans votre autorisation... Et avec ce produit qu'ils m'ont injecté, vous n'auriez aucun mal à me maîtriser."

Elle ferma les yeux, regrettant de ne pouvoir s'endormir. Elle avait trop mal pour ça. Son esprit était trop en alerte, malgré son corps rendu presque inutilisable. Elle continua, baissant d'un ton:

"... Ils ont parlé d'infirmières... Je suppose que nous devrions recevoir des soins rapidement... Peut-être ont-ils des poches de sang..."

Elle l'espérait. Tout ce qu'elle avait dit à Leila était vrai, mais on n'était jamais sûr de rien. Elle n'avait pas été très souvent amenée à jeûner durant sa longue existence. C'était arrivé... Mais jamais dans des conditions aussi précaires. Et jamais tandis qu'elle était enfermée avec une humaine blessée et qu'elle portait son sang sur elle.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mer 26 Fév - 20:46

Leila était assise à même le sol, ses yeux étaient fermés. La voix d'Ailin était lointaine, petit à petit elle s'endormait ou perdait conscience. Elle n'aurait pas su le dire elle même. Mais la nippone avait noté toute les information données par sa collègue. A priori elle ne mourrait pas bouffée, du moins selon les dire d'Ailin. Mais étrangement, Leila sentit que la Vampire bien " qu'âgée " devait se sentir dans le même état voir pire. Elle se disait dans sa tête " Je mourrais pas...ok...Mais un incident est si vite arrivé. " Oui, un incident est si vite arrivé. Quelques minutes passèrent où elle restèrent silencieuse.

Leila s'était endormie, entre l'émotion et ses blessures ce n'était pas étonnant. Ici, il y avait deux personnes à distinguer. Le bon flic et le mauvais flic. Le mauvais flic s'était approché silencieusement. D'abord il inspecta la pièce, aucune des deux fille n'avait prit la peine de lui donner de l'attention. Alors il allait se venger. Il se mit à frapper violemment contre les barreaux avec sa matraque. C'est là que la situation allait dégénérer. Leila était plongée dans un cauchemars où ce singe la bouffait, la surprise du réveil eut un effet néfaste. Elle tenta de repousser le singe de son rêve alors qu'en fait....Ce fut le policier. Leila eut un cri strident rabattant ses mains sur sa tête pour se protéger. Les barreaux de la cellule se tordirent violemment sous une onde de choc invisible. Le policer tombait alors en arrière.

Rien de dangereux sur le moment, rien qui aurait pu le blesser mais la scène avait été rapide et impressionnante. Les barreaux tordus vers la sortie avaient en fait absorbé quasiment toute l'impacte. Ces derniers ne permettaient pas aux occupants de la cellule de sortir, mais ça permettrait bien au policier de prouver ce qu'il était en train de dire...

" - Je rêve ou tu viens de m'agresser la chinetoque ?! RÉPONDS ! "

Leila se redressa d'abord titubant, elle avait les larmes au yeux. Paniquée par ce qu'elle venait de faire, c'en était finit d'elle...Le flic la regardait d'un air furieux...Il plaqua ses cheveux en arrière tandis que son collègue arrivait. Leila balbutiait un petit " Désolée ", sa tête tournait et elle ne savait plus vraiment ou elle en était pour le coup. Elle se laissa tomber à genoux, comme vaincue et attendait qu'on la sorte d'ici pour une vraie cellule. Mais rien ne se produit, le " gentil flic " tira son pote sur le côté et commença à lui chuchoter de manière très animée. Elle ne distingua pas ce qu'il se disait. Surement parlaient-ils de procédure à avoir...Comme ne pas brusquer les Outres. Le bon flic devait peut-être prendre leur défense car personne ne les avait mit en joue pour le moment, pour le moment personne ne considérait Leila comme fautive...Ce devait être ça puisque le mauvais des deux ne fit que cracher dans la cellule avant de dire.

" - Dis aux infirmières de se magner qu'on les foute au trou pour tentative de meurtre sur mineur là! "

Le cœur de Leila battait à tout allure, sa tête tournait. La Wiccane avait la sensation que ce sort avait été de trop. Son réflexe d'user de la magie des cordes venait l'épuiser plus et son corps était en train de lui faire comprendre. A ce moment précis elle s'entait l'envie de vomir, elle essayait mais elle n'y arrivait pas. Plus rien dans le bide à recracher...Ce fut des crampes d'estomac puis elle s’allongea sur le côté dans la poussière. Elles étaient dans la merde toute les deux...Pourvu qu'elle soit vite disculpées...

Son magasin d'antiquité lui manquait. Ses mains à plat sur le sol elle essayait de se relever. Impossible. La même sensation que si elle était bourrée, tout tournait autour d'elle. Ça tournait si vite qu'à présent elle ne pouvait plus dire où elle se trouvait dans la cellule, ni ou se trouvait Ailin. Par pitié, se dit-elle, qu'elle ne profite pas de ça...Leila avait déjà ressentit ça, il fallait attendre que ça passe. D'ici quelques minutes ça irait mieux, et elle ferait attention à ne plus se rendormir pour sur....
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 27 Fév - 11:40

Ailin ne dormait pas, mais elle avait atteint un état proche de la somnolence. Elle avait l'impression d'avoir la bouche extrêmement sèche..  D'être en train de se dessécher de partout, à vrai dire. C'était typique de la manière dont elle ressentait la soif lorsque cette dernière était avancée. Distraitement, elle passait le pouce contre ses canines. Elle essayait d'oublier l'envie qu'elle avait de se repaître du même sang qu'elle sentait partout autour d'elle, et sur elle. C'était comme de mettre une énorme part de gâteau sous le nez de quelqu'un qui n'aurait pas mangé depuis trois semaines... Sauf que sous le gâteau se trouvait un piège à loup par lequel elle ne manquerait pas d'être happée si jamais elle s'approchait ne serait-ce qu'un peu de l'objet de sa convoitise.

Elle avait vu l'imbécile de policier arriver mais avait décidé de n'avoir aucune réaction. Elle gardait les yeux mi-clos en espérant qu'il ne remarquerait pas qu'elle était réveillée. Malheureusement le coup de matraque puéril qu'il donna contre les barreaux eut un sale effet sur la wiccane qui, elle, était vraisemblablement bien endormie. Elle se réveilla en sursaut et eut pour réflexe d'attaquer la source de bruit... Le policier, qui chuta en arrière. Les barreaux étaient déformés. Le vampire retint un sifflement énervé. D'une, Leila venait de perdre son statut de norme potentielle, ce qui les desservirait toutes les deux... Ensuite, ce qu'elle venait de faire les rendait encore plus suspectes. Par chance le second policier semblait avoir un cerveau et avait compris ce qu'il s'était passé. Il fallait espérer qu'il aurait son mot à dire au moment où elles seraient soumises à leur interrogatoire.

Les deux hommes s'éloignèrent. Les yeux semi-fermés du vampire tombèrent sur la brune au sol. Elle était dans un sale état... Dans son cas elle n'était pas allergique à l'argent et on ne le lui en avait pas injecté, mais l'épuisement avait fini par lui tomber dessus brutalement. Ailin ne pouvait pas grand chose pour elle. L'écossaise pouvait à peine bouger, et elle préférait ne pas s'approcher de la part de gâteau pour les raisons précédemment citées. Elle était douée pour retenir ses pulsions, mais "mieux valait éviter de pousser mémé dans les orties", comme disaient les jeunes de maintenant. Elle soupira, songeant que les infirmières ne devraient plus tarder.

Au bout de quelques minutes, des pas résonnèrent dans le couloir. Ailin entendit trois voix distinctes. Trois femmes. Elles approchèrent de la cellule. L'une d'entre elles n'était pas vêtue de la blouse blanche habituelle. Très certainement une spécialiste qui venait inspecter l'état de leurs blessures afin de faire avancer l'enquête. Elle fut la première à pester, et ce fut aussi elle qui inséra les clés dans la porte de la cellule.

"... Je déteste quand on ne peut pas faire ça à l'infirmerie. Ça sert à quoi qu'on ait une infirmerie si il faut aller voir les patients dans leurs cellules franchement?"

Les trois femmes furent bientôt à l'intérieur. La cellule, de nouveau verrouillée. Celle qui semblait être la chef plaça ses poings contre sa taille et observa la scène d'un œil expert:

"... Bon. Ramassez moi ça et mettez la sur le lit. Mais commencez par empêcher le vamp de mordre, il est trop affaibli pour qu'on prenne des risques..."

Au ton de sa voix, on comprenait que cette femme n'était pas un "mauvais flic numéro deux". Elle gardait un recul professionnel et avait un sens de l'humour qui fricotait avec le 36ème degré, mais on sentait qu'elle n'allait pas abuser des deux outres comme l'avait fait son collègue auparavant. Ailin sentait qu'on s'approchait d'elle. L'une des infirmières souleva sa tête, pour lui passer une sorte de bâillon en cuir qui obstruait totalement sa bouche. Au moins, l'objet ne contenait pas d'argent.

"Je suis désolée, c'est juste une précaution qui ne durera que le temps de l'examen médical. Pouvez-vous retirer les vêtements qui cachent vos blessures s'il vous plait?"

Voilà qui ne la ravissait pas, mais quel choix avait-elle? Elle soupira à travers le bâillon, puis retira le pull gracieusement prêté par Leila. Elle dut faire en sorte de dénuder son bras blessé, ce qui la força à se débarrasser d'une partie des restes du haut de sa robe. Ce qui lui restait d'humour cynique grinça à l'intérieur de sa caboche: Au moins, voilà qui l'entraînait pour son futur travail aux Plaisirs Coupables. Alors qu'elle retirait le tissu imbibé de sang qui empêchait sa blessure de trop saigner, Les infirmières s'étaient mises à deux pour soulever Leila et la placer à côté d'Ailin sur le lit.

"Mademoiselle? Est-ce que vous m'entendez?"

La seconde infirmière était penchée sur la jeune femme, déjà à la recherche de ses blessures. Celle de l'épaule était la plus remarquable. Elle la débarrassa des tissus inutiles pour exposer la plaie. La chef s'était approchée d'Ailin dans un premier temps. Elle posa ses fesses au bout du lit, et prit le bras du vampire, qui se laissa faire malgré sa gêne.

"... Sacrée entaille hein? Vous vous êtes débattu à ce que je vois? C'est difficile de déterminer quelle mâchoire vous a fait ça, les bords de la plaie sont totalement déchirés... Même pour un vamp ça va prendre quelques jours à cicatriser. Ce qui est clair c'est que la chose qui vous a mordu n'était pas humaine. Ni de taille humaine. Un bon point pour vous, on dirait bien..."

Ailin tenta de s'exprimer, mais à travers le bâillon, c'était impossible. L'inspectrice, le médecin légiste, ou pas légiste... Que diable! Ailin n'était pas une habituée des enquêtes criminelles, bref. La trentenaire et son parfait petit carré auburn, leva les yeux sur elle, avec un air comique entre méfiance et incrédulité.

"... Je ne suis pas censée prendre en compte votre avis vous savez? Mais je vais vous faire une fleur, une seule. Je peux vous retirer ça et avoir votre parole que vous n'essaierez pas de me bouffer?"

... Ce à quoi Ailin lui répondit par un regard blasé. Elle pouvait difficilement répondre à cette question. Mais elle n'était pas suffisamment stupide pour attaquer quelqu'un qui essayait de l'aider. L'arrivée des secours lui avait redonné un peu de poil de la bête et malgré sa soif, elle se sentait moins proche qu'avant du moment où elle ne saurait plus se retenir. L'inspectrice (?) inséra une petite clé dans la fermeture du bâillon, qui se desserra immédiatement.

"... Fournissez moi du sang si vous ne voulez pas que je risque de mordre quelqu'un par inadvertance... Comme vous l'aurez remarqué j'en ai perdu une certaine quantité. J'ai donné mon bras en pâture à la fille métamorphe pour le lui faire boire et tenter de la ramener à sa forme humaine."

Prudente, mais toujours décontractée en apparence, son interlocutrice avait les yeux rivés sur la blessure. Elle eut une nouvelle moue comique, qui voulait dire sans équivoque: "ça se tient, ça se tient...".
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 27 Fév - 16:46

Les infirmière arrivaient. Leila toujours étalée au sol, ses yeux entrouverts, elle observait ce qu'on faisait subir à Ailin. C'était...Cruel à ses yeux, faire subir ce genre de chose à une personne qui lui avait sauvé la vie. Décidément ce monde était bien pourri, à commencer par elle car quelque part elle se dit que c'était normal. Normal, tout Vampire aurait pu abuser de sa force et faire un massacre des plus sanglants dans cette configuration. A ceci près qu'il ne sortirait jamais avec les barreaux en argent. Leila sentit qu'on la soulevait, sa tête basculait en arrière, cette dernière était encore bien trop lourd pour elle. La déplacer lui donnait envie de vomir, encore. Mais bon, il n'y avait rien à vomir dans son estomac ce qui quelque part ne l'aidait vraiment pas à se sentir mieux. Une fois assise à côté d'Ailin, la Japonaise tînt quatre secondes droite puis commençait à tanguer dangereusement.

" - Attrape la et tiens la que je l’ausculte. "

La seconde infirmière hochait. Elle prirent son pouls, puis avec une mini lampe regardèrent ses pupilles. Le diagnostique fut rapidement posé sur son état de défonce avancée. Mais avant de confirmer elles ôtèrent son débardeur, avec des gants l'infirmière regardait l’hématome sur ses côtes gauche. Ce dernier était violacé et donnait envie de grimacer à sa vue, le coup avait du être violent. Au moins celui d'un primate enragé. Ensuite elles regardaient la morsure de son avant bras droit, ce fut la même conclusion que pour Ailin, morsure animale. Elles n'allaient pas plus loin, si elle avait pu marcher jusqu'ici et tenir debout c'est que pour le reste ça devait aller.

" - Morsure au niveau de l'avant bras gauche et...Un hématome au niveau des côtes. Le mieux serait de vérifier si elles ne sont pas fêlées mais je doute que ce soit le cas. L'utilisation de magie la rendue complètement amorphe. Surement un sort non incanté.

- Bien...Elle a une bonne réaction à la lumière, elle n'a donc surement rien de grave neurologiquement. Très bien. Et apportez lui une poche de sang."

Oui, si ses côtes étaient fêlées Leila n'aurait jamais eut autant de faciliter à respirer. L'infirmière en chef semblait d'accord pour limiter les risques. Après tout il y avait cette jeune Wiccane qui empestait le sang juste à côté d'Ailin. De quoi lui donner envie de se repaître. Une fois sure que Leila n'allait pas chuter la première des deux infirmières allait chercher une poche de sang. Leila attrapait son débardeur avec ce qui lui restait de force et le posait sur son torse, juste pour cacher son soutien-gorge. La chef, la matrone comme la voyait Leila, fit signe de rhabiller Leila. Une certaine gêne chez Leila était sensible. Il aurait fallu aux infirmières de se retourner pour comprendre. Le mauvais flic qui s'était approché des barreaux, scrutait la scène avec une attention toute particulière. C'était le paradoxe, entre le mec bandant sur une asiate et se révulsant à l'idée de respirer à côté d'un travesti. Leila le regardait les yeux à demi ouverts, elle murmurait quelque chose dans une langue qui était étrangère à la leur.

" - Shinu tsumori... "

Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de brûler ce gars, ou même de le découper. Mais c'était bien facile d'avoir ce genre de pensées maintenant qu'elle était en sécurité, maintenant que sa vie  n'était plus en danger. Lorsqu'il avait fallut découper un singe en morceau elle n'avait réussi qu'à lui enlever deux doigts....Deux doigts d'une gamine...Si elle ne les récupérait pas Leila aurait ça sur sa conscience. Mais quelque part ces outres avaient réinstauré une règle vieille comme le monde. C'est manger ou être mangé.

" - Écoutez moi. Ça va aller, on peut vous lâcher ? "

Sa tête commençait à tourner un peu moins. Leila hochait, si jamais elle devait revoir ces personne un jour prochain elle ne pourrait même pas les reconnaître tant elle était dans les choux. Quelque part, c'était une chance qu'elle ne finisse pas comme un légume sans son " fusible " à côté d'elle. Une chance oui quelque part. Les mains des infirmières étaient chaudes et avaient ce côté agréable, ce côté de " voilà un peu de chaleur humaine pour toi qui semble mourir de froid dans cette cellule glaciale. "
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 27 Fév - 19:20

[Te sens pas obligée de répondre du tac au tac hein! C'est juste que je dois bosser, j'ai pas envie, et le rp est une bonne excuse pour pas le faire.. XD]

Après une rapide auscultation, et des conclusions plutôt positives pour Ailin et Leila, le personnel médical s'occupa de désinfecter la plaie et de la panser correctement. Il n'y avait rien d'autre à faire, et ça suffirait amplement jusqu'au moment de l'interrogatoire. Celle qui était habillée en tailleur et semblait diriger le petit groupe des soins s'était approchée pour observer l'état de la plaie avant qu'elle soit masquée.

"On y voit plus clair ici... Dents larges et plates pour la plupart. Les trous plus profonds doivent correspondre aux canines. Je vois... Tout ça semble très cohérent. Et ça confirme les soupçons que j'avais au sujet du retard mental de Keith, aussi..."

"Dites-donc, Swanson, qu'est-ce qui vous autoriser à m'insulter?"

"... Le fait que je sois votre supérieur hiérarchique, et aussi que j'en aie assez vu et entendu pour vous mettre aux arrêts définitivement peut-être, Chomsky?"

Keith Chomsky ne répondit rien de clair, mais il jura entre ses dents, et ce qu'il disait semblait ne pas être spécialement poli. Il n'était pas très étonnant que le personnage ait eu du mal à accepter le fait de se faire passer un savon par une femme.

Pendant ce temps et après avoir eu confirmation que Leila n'allait pas tomber la tête la première sur le sol, les infirmières coururent vers Ailin, qui était restée silencieuse tout ce temps. Son regard froid défiait celui du policier stupide. Sa peau était dénudée mais à ce stade, elle était plongée tellement profondément dans la honte qu'elle ne la ressentait même plus... C'était un peu comme de se couper profondément: la douleur immédiate était presque inexistante, et les véritables souffrances ne venaient qu'après. Un rictus amer apparut au coin des lèvres de la blonde lorsque l'homme se fit rabrouer, et tandis que la sorcière murmurait une incantation dans laquelle elle n'avait insufflé aucune puissance. Ailin partageait son évidente envie de vengeance. Par chance, quelque chose lui disait qu'elle n'allait même pas avoir besoin de lever le petit doigt pour obtenir réparation. Les infirmières ne désinfectèrent pas sa plaie. Inutile pour un vampire. Par contre elles arrangèrent au mieux les chairs déchirées, et passèrent un bande serré autour de ces dernières pour maintenir fermement les pans de la blessure ensemble. Personne d'autre que Keith ne la regardait. Elle ne put résister à l'envie de se moquer du sinistre individu. Elle savait que personne ne pourrait lui en vouloir pour ça, si ce n'est l'imbécile lui-même. Elle lui décocha un grand sourire faussement sympathique et mêlé d'une ironie savamment dosée. Et d'ajouter un battement de cil dont elle savait qu'il mettrait l'homme hors de lui. Ca ne manqua pas d'arriver.

"Tu feras nettement moins le malin lorsque ta tête sera décrochée de tes épaules, TARLOUZE!"

"CHOMSKY, BORDEL, FERMEZ-LA !"

Hors d'elle, l'agente Swanson s'était retournée vers le membre du BIAS à problèmes.

"Tirez vous d'ici. Je vous retire de l'affaire. Envoyez moi Scott et prenez sa place auprès du troupeau de méta."

Après quelques menaces dans le vent proférées à l'égard de Swanson, le sale type s'en alla enfin voir ailleurs si il y était. Ailin jubilait. Lorsqu'elle aurait à repenser à ces événements, cette petite victoire compenserait un peu la honte profonde qu'elle ressentirait. Swanson se retourna vers elle et lui décocha un regard blasé. Une infirmière lui tendit une poche de sang, qu'elle prit avec nonchalance.

"... Bon. J'imagine que je peux pas trop vous en vouloir. Mais n'ayez pas l'air aussi content de vous-même, vous êtes loin d'être tirés d'affaire tous les deux. Tenez."

L'agente tendit la poche de sang à Ailin, qui la prit et n'attendit même pas d'être rhabillée pour l'ouvrir. Elle jeta un regard faussement innocent à son interlocutrice, mêlé d'un message mutin, silencieux. Elle n'avait aucune preuve contre elle, et doutait qu'elle souhaite réellement en trouver.

"Je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler, madame...."

Swanson lui jeta un regard incrédule, et retint un sourire amusé. Elle bossait là, elle ne pouvait pas se permettre de faire copain copain avec les prisonniers.

"On va dire ça... Bon, restez calme jusqu'à ce qu'on revienne vous chercher. Vous n'avez rien de très grave mais c'est profond."

Les trois femmes quittèrent la cellule et laissèrent Ailin et Leila seules, de nouveau. De bien meilleure humeur qu'avant, Ailin s'empressa de porter la poche de sang à sa bouche. Elle poussa un soupir de contentement en sentant le liquide glisser dans sa gorge. C'était froid... Infect, dans cet état. Mais elle en avait tellement besoin que cette simple gorgée lui donnait l'impression d'être montée au paradis. Et cette Swanson était assez intéressante... Amusante. Elle ne semblait pas avoir de préjugés fortement ancrés contre les outres. Finalement, peut-être qu'elles allaient s'en sortir mieux que prévu.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 27 Fév - 21:44

Après avoir photographié les blessure des deux demoiselles, les soins pouvaient alors commencer pour de vrai. Leila fut d'ailleurs la première car considéré dans un état plus critique. Ailin avait au moins la chance d'être un Vampire et de ne pas vraiment craindre les coups, du moins pas autant que les êtres dits vivants. Leila se trouvait alors avec un bandage sur son avant bras droit, par chance ses blessures n'avaient pas endommagé ses tatouages. Comme quoi il pouvait y avoir un peu de chance dans son malheur.

Bien qu'encore dans les vapes, elle avait récupéré assez de conscience pour se délecter du spectacle et Dieu sait qu'il était bon ce spectacle. Leila n'avait pas assez de force pour sourire, si elle avait eut de la force ça aurait été outrage à agent surement. Chance, elle était encore KO technique. Les infirmières les quittait alors et Leila se collait au mur froid se recroquevillant sur elle même de son côté du lit essayant de faire passer le temps. Que ça aille mieux, parce que là ça n'allait pas encore assez bien pour elle. Mais bon, au moins quand elle ouvrait les yeux, elle voyait presque clairement les choses. A ce propos, elle fut assez mal à l'aise d'assister au repas d'un Vampire juste à côté d'elle mais en même temps...C'était son droit non ? De se nourrir et de vivre, elle lui avait sauvé la vie. Intérieurement, elle se fit la morale se disant qu'elle ne devait pas ressentir ce genre de choses vis à vis d'un être qui s'était battu pour elle....Si jamais Leila avait eut vent de la vraie nature d'Ailin, plus perfide et moins glorifiante...

Quoiqu'il en fut, pour Leila il y avait ce Vampire qui lui semblait avoir ses blessures. Son caractère, ses secrets plus moins gardés...Mais il y avait surtout une certaine reconnaissance et même si ça ne l'empêchait pas de penser que les Vampires étaient les ennemis des hommes de par leur nature à boire du sang, elle devait reconnaître que tout n'était pas noir ou blanc et que les nuance ça existe aussi. Le visage dans les mains pendant au moins dix minutes, elle relevait la tête fixant Ailin en train de savourer son repas. Depuis tout à l'heure elle essayait de refréner la question qui lui brulait le bout des lèvres, mais rien à faire...Elle demandait.

" - Vous réussi à avoir de l'empathie vis à vis de vos proies ? "

La question avait été posé si simplement et si naturellement qu'une certaine froideur en ressortait. Cette froideur ressortait peut-être du visage au caractère très sérieux mais en même temps comment poser ce genre de question d'une autre manière ? Et n'était-ce pas légitime de poser la question ? En d'autre circonstance Leila aurait pu être une proie à tuer ou a garder en vie pour avoir du sang...Non ? Alors, peut-on essayer de sauver une proie par empathie ? Quelque part elle se dit que oui...Les humains font ça...Sauver des animaux par empathie alors qu'ils en bouffent au quotidien, elle la première...Avant qu'Ailin ne réponde Leila avait déjà fait sa réponse. C'était comme mettre le doigt sur un des gros paradoxe de l'humanité, le côté chevalier blanc protecteur de l'homme et le côté Démon noir destructeur de son environnement pour l'évolution. Ouais, elle commençait à se réveiller de son état de léthargie.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Ven 28 Fév - 0:50

Elles étaient seules pour un petit moment, cette fois. Ailin commença par nourrir son corps assoiffé de sang, chose qui était devenue prioritaire. Elle ne mit que peu de temps à vider la poche de son contenu. Le repas lui semblait succinct et elle en voulait plus, mais lorsqu'elle passa sa langue contre ses lèvres pour recueillir les dernières gouttes du breuvage, elle songea qu'elle était maintenant certaine de pouvoir retenir son appétit.

Elle se rappela alors qu'une bonne section de son corps était encore dénudée. Une partie de la honte qu'elle avait mis de côté pour protéger son esprit remonta à la surface. D'une main elle chercha le pull qu'elle avait laissé sur le matelas. Elle fit une pause lorsque Leila s'adressa à elle - chose qu'elle jugeait plutôt surprenante en ces circonstances - mais bien qu'elle trouva la question posée singulière et que son intérêt fut éveillé, elle décida tout d'abord de passer le pull, afin de paraître un tant soit peu plus décente... Si l'on pouvait dire.

Ensuite, en silence, elle tourna son regard gris clair sur la sorcière. Le vampire restait parfaitement immobile. Maintenant calme, elle avait cessé de ressentir le besoin de respirer. Elle jaugea Leila pendant quelques longues secondes. Quelle attitude aurait-elle dû adopter pour lui répondre?

Il était rare qu'Ailin se donne la peine de faire quoique ce soit, sauf si elle pouvait tirer quelque avantage de la situation. Dans ce cas précis, il lui était inutile d'essayer de plaire à la fille. Elle avait atteint ses objectifs à court terme et n'avait pas besoin de la manipuler plus avant. Pourquoi avait-elle envie d'entamer cette discussion qu'on lui proposait, alors? "Pour s'occuper", eut-elle envie de penser. Mais Leila avait entrevu une partie de sa personnalité que personne à part Sigmund n'avait jamais eu l'occasion de connaître. Mise à nu, Ailin se sentait moins dans le besoin de paraître. Et elle se sentait étrangement plus généreuse. Elle songea donc à se laisser prendre au jeu. Malheureusement, elle n'allait pas pouvoir se prendre en exemple. A quoi bon répondre, quand elle n'avait jamais vraiment eu d'empathie, même étant humaine? Avant qu'un vampire ne la trouve et ne la transforme, elle avait passé de longs mois à se nourrir en attirant les hommes dans ses filets, puis en les assassinant et en leur volant leur bourse. De là, elle ne voyait pas grande différence entre les actions qu'elle avait perpétré étant norme, et les nombreuses victimes qu'elle avait fait par la suite. Sauf cas particuliers, un vampire ne devenait qu'une version extrême de ce qu'il avait été quand il était encore en vie.

"Les wiccans sont connus pour avoir chassé le métamorphe durant très longtemps. Vous connaissez sans doute cette histoire. En récupérant la peau des hommes-bêtes, les vôtres sont capables d'obtenir des pouvoirs de transformation à leur tour. Dois-je vous demander si vous restez capable de ressentir de l'empathie à l'égard de vos proies naturelles?"

Ailin n'était pas tendre en prenant cet exemple, alors que Leila venait tout juste d'abîmer avec son sabre une gamine changeling en pleine perte de contrôle. Cela dit, elle l'avait trouvé parlant. Elle passa une main distraite contre ses cheveux et jeta le sac de sang vide sur le côté.

"Vous savez... tout est toujours question d'individus. Nous étions humains avant de subir cette transformation. Est-ce si différent de vider cette poche de sang en la buvant, plutôt que de la recevoir en intraveineuse? Ou de prendre le sang à même la gorge d'un donneur consentant?"

Evidemment, lorsqu'on était puissant et qu'on avait un ascendant sur presque toutes les autres créatures humanoïdes vivantes, il était facile de se sentir supérieur et de considérer les autres comme des proies potentielles... Beaucoup de personnes n'avaient pas la force mentale suffisante pour résister à l'attraction du pouvoir. Beaucoup d'autres n'avaient aucune envie d'y résister, comme Ailin. Reste que peu de créatures pouvaient se targuer d'être capables de se nourrir sans ôter la vie au moindre individu, et les vampires en faisaient partie. Surtout depuis la Grande Révélation.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Ven 28 Fév - 15:53

Ailin marquait un point si énorme que Leila se refermait sur elle même. C'est bon, elle en avait eut assez pour le coup. Oui les siens étaient réputés pour être des chasseurs de métamorphes, leur peau leur permettait effectivement de changer...Mais voilà Leila n'avait jamais fait ça et ne le cautionnait pas pour autant bien que l'expérience de la transformation l'intriguait au plus haut point. C'était absolument magnifique que d'imaginer prendre le corps d'un aigle, d'un animal marin ou de quoique ce fut d'autre...Mais voilà le meurtre était surement la pire chose qu'il puisse y avoir à ses yeux et jamais elle ne le cautionnerait. A ce propos, elle avait croisé un vieux Wiccan prônant les anciennes valeurs et le fait qu'à l'époque ils chassaient et aidait à ce que le monde soit meilleur....Vraiment ? Comment peut-on se justifier de crime pour ses besoins personnels magique ? Ça lui était tout bonnement inimaginable.

" - Vous avez raison...Mais ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec les miens. "

Il n'était pas très difficile pour Ailin de deviner que Leila était ce genre de personne à la ligne de conduite droite. Avec ses origines, son maniement du sabre, le rapprochement avec les Samouraïs était facile à faire. Sa vie était au maximum régie par ce code, le code d'honneur des samouraïs répartis en neufs points. L'honneur, Meiyo en japonais, la fidélité Chujitsu, la sincérité Seijitsu, le courage Yuukan, Bonté et bienveillance Shinsetsu, modestie et humilité Ken, la droiture Tadashi, le respect Sonchoo, le contrôle de soi Seigyo. Elle se le répétait dans sa tête, comme pour être sur qu'elle le connaissait bien. Pour une Wiccane Leila était jeune et il lui restait énormément de chemin à parcourir avant de remplir tout ces critères, notamment le contrôle. Cependant elle faisait au mieux. A ce propos c'était aussi pour ça qu'elle s'en voulait vis à vis de cette gamine...Elle avait plus imaginé un véritable agresseur derrière ce corps si violent...Ce ne fut pas le cas. Elle esquissait un sourire retenant un rire nerveux.

" - Foutue soirée....Foutu connard d'intégriste...."

Elle parlait du " mauvais flic ", étrangement elle avait la sensation comme de ne pas en avoir finit avec lui. Mais malgré sa colère, malgré la douleur qu'elle ressentait face à tant de discrimination la seule solution valable semblait être l'indifférence. C'est encore le meilleur moyen de montrer sa force, le meilleur moyen de montrer qu'elle était à un autre niveau au dessus. Elle avait faillit à ça, on pouvait mettre ça sur le dos de la jeunesse. Si la jeune Japonaise avait eut une cinquantaine d'année en plus elle ne se serait même surement pas retrouvé dans une telle situation de faiblesse. Faiblesse judiciaire, physique et morale. On apprend de ses erreurs et maintenant elle mettait un point d'honneur à montrer à ce foutu flic son indifférence et sa force.

" - Et merci...Vous vous en êtes bien sortie... "

Oui, elle l'avait sauvée de justesse d'une chute d'ascenseur et de la mort par morsure. Dans d'autre circonstance, Leila aurait pu être un adversaire monstrueusement redoutable à ce métamorphe mais la situation l'avait rendue quasiment impuissante. A y repenser....Elle n'avait eut que le réflexe de lui couper deux doigts...Dans une meilleure condition cette gamine aurait pu perdre plus.. Une chance pour les deux que ce soit passé ainsi quelque part...Au loin on entendait des voix, il y avait la voix de l'infirmière en chef que Leila cru reconnaître presque à coup sur et une autre voix, celle d'un homme. Plus grave, plus monotone.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Sam 1 Mar - 22:42

[Swanson est en fait l'inspectrice ^^ elle a une double compétence qui lui permet d'expertiser les blessures et elle est venue dans la cellule pour veiller à la sécurité du personnel soignant. Je pense que sur les deux 'infirmières' mieux vaut considérer qu'il y avait en fait un médecin sinon ça manque de logique, avec le recul]

Il était dangereux de parler avec Ailin sans savoir à qui on avait à faire. La manipulation faisait partie de sa nature, et elle n'était pas suffisamment en détresse à l'instant même pour en avoir perdu toutes les ficelles. Elle n'avait pas besoin de mentir pour insinuer le doute dans l'esprit de ses interlocuteurs, ni pour les influencer. Et alors même qu'elle avait décidé d'être fair play avec sa voisine de cellule, elle était incapable de faire sans un peu de mise en scène, même si c'était purement involontaire. Elle était bien placée pour savoir que beaucoup de vampires n'étaient pas des enfants de chœur... Que peu d'entre eux, finalement, n'avaient jamais fait de mal à personne. Elle ne dressait que le côté clair du tableau. Mais elle restait persuadée que les autres outres et les normes ne valaient pas mieux qu'eux... Le mal était partout, et pour le perpétrer il n'y avait pas besoin d'être mort-vivant, ni doté d'un appétit pour le sang.

Leila quant à elle semblait être dotée d'une chose qu'Ailin n'avait jamais eu l'occasion d'expérimenter: de la droiture morale. Elle avait été sincèrement affectée par ce qu'elle avait fait à la gamine métamorphe. Il semblait clair que ce n'était pas ce genre de wiccane qui allait s'amuser à kidnapper un changeling pour l'écorcher. Pensive, et toujours aussi exténuée, la blonde tourna un regard absent sur la porte de la cellule. Quoiqu'elle ne se soit pas désintéressée de la conversation, sa voix était devenue lointaine:

"Car tout le monde est différent... Et chacun responsable de ce qu'il fait de ce que la nature lui a donné."

Cette formulation pouvait sembler gênante car elle pouvait rappeler d'autres "dons" de la nature, qu'Ailin était vraisemblablement incapable d'accepter, et qu'elle reniait de son mieux. Elle décida d'ignorer l’ambiguïté de ses propos, relativement persuadée que Leila n'en profiterait pas pour rebondir dessus et mettre les pieds dans le plat.

D'ailleurs, la jeune femme semblait être passée à autre chose. Elle repensait à ce Chomsky et à son QI de moineau. La façon dont elle en parla arracha un sourire de sincère amusement à Ailin, qui tourna un regard malicieux dans la direction de sa voisine. L'instant ne dura que très brièvement. Juste le temps d'un flash. Ailin était retournée à la contemplation de la porte, mais le fantôme de son rictus était toujours en place. Le vampire n'avait pas envie de commenter le quota de malchance de la soirée qui était, indéniablement, terriblement élevé. De ce point de vue là elle n'avait pas très envie de rire. Dans l'absolu les insultes que l'agent du BIAS avait proférées à son égard l'avaient blessée et elle en sentait encore la brûlure psychologique... Mais elle avait eu beaucoup de chance que Swanson se laisse piéger au jeu pourtant peu subtil qu'elle avait mené. Chomsky s'était fait remettre en place par l'une des choses au monde qu'il devait certainement estimer le moins: une femme. Et ça, c'était très, très drôle, en plus d'être bien fait.

"Je pense que le 'connard d'intégriste' risque de regretter sa soirée plus que nous deux réunies..."

La sorcière la remercia. Cette information ne troubla pas le moins du monde Ailin. Ça n'était pas la première fois que quelqu'un se pensait obligé d'être reconnaissant à son égard, alors qu'elle n'avait vraiment fait qu'agir pour son propre bien. Elle était souvent à l'origine de la création de ce besoin, et parfaitement consciente de ce qu'elle faisait. Afin de continuer à disposer du pardon du Conseil Ailin avait tout intérêt à se ranger pour les quelques années à venir. Même si elle faisait semblant de se repentir, il fallait qu'elle garde cette attitude. Par égard pour le geste que Leila avait eu pour elle en lui offrant son pull, qui l'avait miraculeusement touchée, elle décida de ne pas l'embobiner, et de se contenter d'une réponse vague, où elle ne mentait pas, mais où elle ne se dévoilait pas non plus:

"De rien. J'ai agi par réflexe... C'était une situation de vie ou de mort."

Elle fronça les sourcils alors qu'elle tendait l'oreille. Elle entendait l'agente Swanson discuter avec un homme dont elle ne reconnaissait pas la voix. Allait-on bientôt les traîner à l'interrogatoire?
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Lun 3 Mar - 18:24

Leila se relevait s'éloignant du Vampire, les paroles d'Ailin avaient pénétré son esprit et ce dernier n'avait pas pu s'empêcher de trop réfléchir. Dès lors, ça bouillonnait. Oui il y avait des Wiccans qui chassaient la peau de métamorphe pour en tirer ses vertus magiques... Mais Leila n'était pas de ceux-là et tout à coup, c'était comme une grosse claque dans la tronche. C'était comme si elle se mettait à détester les Wiccans, détester aussi ce qu'elle était. Une fraction de seconde, elle s'imagina qu'elle pouvait faire en sorte de réduire les Outres à néant...Au maximum du moins...Puis elle passait une main sur son visage, premièrement elle n'avait ni la carrure ni les moyens de commencer un tel projet et de plus son code lui interdisait. On ne peut faire de généralité, même si à ses yeux les Outres sont globalement des prédateurs et que le rôle de ceux qui ont une conscience et de protéger les faibles...Soit les humains. C'était pitoyable et risible à souhait. Puis elle n'était qu'un individu parmi tant d'autre accumulant des erreurs plus grosses les unes que les autres...Peut-être viendrait un jour où elle se foutrait totalement du code et avancerait tel un électron libre...La théorie du chaos. Non, ce genre d'être ne vivant que selon le chaos et leurs petites envies devaient être enfermés ou tués.

Un duo de policier ainsi que le personnel médical de tout à l'heure arrivait à la cellule. Il était temps de sortir et de répondre à des questions. Évidemment, discrimination oblige, Leila imaginait la salle d'interrogatoire miteuse à peine éclairée.

" - Je vais entrer et vous passer les menottes en vue de vous emmener dans la salle d'interrogatoire. "

C'était marrant comment les procédures obligeaient les forces de l'ordre à prendre des pincettes. Tout détailler, c'était presque " Je ne veux vous veut pas de mal, je viens en paix ne me tuez pas...Et puis de toute les manières mes collègues sont assez équipés pour vous tuer aussi alors ne me tuez pas. " Mais en même temps, ces mecs étaient obligés de procéder comme ça. Leila s'imaginait l'autre enfoiré de flic rentrer dans la pièce, puis elle l'embrasait telle une feuille morte...Mais là c'était un mec plutôt carré et réglo alors non...Puis ça ne se fait pas de brûler les gens.

D'ailleurs, elle se demanda ce qui lui arrivait. Jamais elle n'avait ressenti une telle rage, jamais elle n'avait senti son sang bouillonner de la sorte...Mais c'était aussi la première fois qu'elle coupait un morceau d'un être vivant, la première fois qu'elle allait au poste. La première fois qu'elle utilisait son don sans faire exprès sur quelqu'un...Ça faisait beaucoup de première fois pour une seule soirée et Leila commençait à douter d'elle même se demandant si elle n'allait pas finir par perdre le contrôle. Mais...Tout ça ce n'était que dans sa tête, quand le policier lui passa les menottes elle hocha et fut docile à souhait. Ce n'était pas dans ses intérêts de sortir et d'agir avec tout ce qu'elle imaginait...Elle ne faisait qu'avoir des pensées noires extrêmes à cause cette situation qui la dépassait.

" - Ce sont des menottes en argent, je vais vous les passer et les serrer assez fortement, j'y suis obligé. Après nous vous conduirons en salle d'interrogatoire. "

Une fois menottées, elle furent entourées par le duo de policier. Un devant, un derrière. Le personnel médical quant à lui fermait la marche. Elle passèrent dans des couloirs vides, des couloirs ou des gens attendaient...D'ailleurs Leila avait baissé la tête honteuse se demandant si les parents de cette gamine n'était parmi eux...Ils devaient être à l’hôpital mais sait-on jamais. Bientôt elles arriveraient dans la salle où elles seraient harcelées de questions chacune leur tour. Cette salle qu'elle s'imaginait miteuse ne correspondrait pas tout à fait à ce qu'elle imaginait. C'était pire, une sorte de pièce ou un outre comprend tout de suite qu'il sera maîtrisé s'il veut jouer au con. Aussi ce grand miroir qui cachait derrière lui d'autres inspecteurs.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 6 Mar - 0:06

Leila avait fini par se redresser et par s'éloigner d'Ailin, qui la regarda faire en silence. Derrière son regard d'acier, des engrenages tournaient, quand bien même elle n'en laissait rien voir. Une réaction de fuite. Ça n'était pas bon signe. Elle avait l'air troublée, ainsi qu'en témoignaient ses gestes nerveux. Panique soudaine due à leur emprisonnement ou bien questionnement plus intense, qui prenait des directions dangereusement perverses ? Sans plus d'indice, Ailin ne pouvait pousser la réflexion plus loin, mais si elle avait su que Leila faisait l'erreur d'opposer aux outres dangereux les inoffensifs et faibles petits humains, le vampire aurait sans doute ricané doucement. Les humains ne valaient pas mieux que les autres. Et ils savaient très bien se protéger... voire même s’entre-tuer gaiement. A sa connaissance, Oppenheimer avait été un norme tout ce qu'il y a de plus commun. Et pourtant il était à l'origine de massacres qui faisaient partie des plus meurtriers de l'Histoire. Il n'aurait pas pu faire mieux avec des crocs, des griffes, ou quelques pouvoirs magiques... Non, l'intelligence était l'arme la plus létale qui fut, surtout quand elle était associée à une absence de remords. Ailin était très au courant de ce fait.

Les policiers vinrent finalement les chercher. Ailin trouvait étrange qu'ils ne leur aient pas encore proposé de prendre contact avec leur avocat. La soirée devait être vraiment mouvementée pour le BIAS, ce qui expliquait les nombreuses erreurs qui avaient eu lieu tout du long de la procédure de mise en garde à vue. La vamp n'avait aucune intention de se défendre seule: elle avait une langue acérée et un esprit retors, mais ne connaissait pas les lois aussi bien qu'un spécialiste. De ce fait, elle n'était ni suffisamment arrogante, ni suffisamment idiote pour se passer du peu de droits dont elle disposait dans ce contexte. Elle soupira. Les menottes en argent ne la tentaient vraiment pas, mais elle n'était pas en mesure de les refuser. Elle se releva, encore chancelante sous l'effet du produit qu'on lui avait injecté. Elle porta elle-même ses bras dans son dos, et serra les dents lorsque le métal mordit ses poignets. Ce que ça pouvait être douloureux.. ! Elle s'exprima d'une voix sourde. Les mots sortaient laborieusement:

"Vous avez prévu de nous laisser contacter un avocat ? Car vous n'avez pas le droit de nous faire passer un interrogatoire sans nous laisser ce choix..."

L'agent sembla un peu surpris.

".. Quoi? Il y en a déjà un sur le chemin... On pensait que ce détail avait été réglé à votre arrivée. Ce n'est pas vous qui l'avez demandé?"

Surprise, Ailin resta silencieuse un moment. Puis une hypothèse traça son chemin dans son esprit... Anxieuse, elle se demanda ce qui serait le mieux pour elle: qu'elle ait tort, ou bien raison. Mais qui aurait pu être au courant si rapidement ? Qui d'autre se serait permis de prendre cette décision sans l'accord des principales concernées? Ça ressemblait fort à une action menée par la hiérarchie vampirique. Après... Ailin connaissait relativement mal les structures wiccanes, et il n'était pas tout à fait impossible que l'aide vienne des connaissances de sa compagne de cellule, même si ça lui paraissait moins probable: Leila n'était pas comme elle... Il suffisait de lire ses réactions pour s'avoir qu'il ne s'agissait pas d'un individu connu pour avoir occasionné d'innombrables problèmes par le passé.

"... Non... Vous savez qui s'est occupé de ça ? J'estime que nous avons le droit à un peu plus d'informations..."

Répondit-elle donc sur un ton distant, en imaginant une troisième hypothèse, nettement plus inquiétante: Elle espérait qu'il ne s'agissait pas d'un piège orchestré par une faction nettement moins amicale.

"Je vais tenter de me renseigner... Mais commencez par avancer."

Ailin n'en rajouta pas plus. Elle fit ce qu'on lui demandait, et se laissa traîner dans les couloirs du poste sans prendre la peine de regarder autour d'elle. A quoi bon ? Rien ne l'intéressait ici... Et surtout pas les regards étonnés de ceux qui n'avaient pas encore eu l'occasion de poser les yeux sur "le vampire travesti", qui avait été mis en garde à vue ce soir là, vêtu d'une robe à moitié déchirée et d'un pull prêté par la wiccane. Le groupe s'arrêta devant la salle d'interrogatoire. On les installa sur un banc, auquel on les attacha. Cette sécurité n'empêcha pas les différents agents de les surveiller avec un zèle qui en devenait presque comique. Ailin soupira, de nouveau déprimée. Elle et Leila étaient innocentes - ou presque - dans ce qui était arrivé dans l'immeuble. Elles s'étaient défendues comme elles l'avaient pu. Elles avaient tenté de survivre à la chute d'un ascenseur occasionné par l'attaque d'une bête sauvage, qui avait sévèrement mordu la wiccane à l'épaule. Puis elles s'étaient battues contre cette même bête enragée pour sauver leurs vies. L'animal - en réalité un métamorphe singe - avait perdu deux doigts dans l'affaire par le sabre de Leila, mais sa vie avait pu être sauvée. Ailin lui avait fourré son bras entre les dents pour lui faire boire son sang et tenter de forcer sa transformation. Elles avaient finalement découvert que l'outre était une adolescente qui avait perdu le contrôle. Sans doute une première transformation. Et le BIAS était arrivé à ce moment précis. La situation était un peu compliquée à expliquer, mais elles devaient, en théorie, pouvoir s'en sortir sans trop de dégâts. En théorie.

Comme si cela ne suffisait pas, il était presque certain qu'Ailin allait devoir payer le prix de la falsification de ses papiers réalisée au moment de la Révélation, et sur lesquels le genre figuré était "féminin". Même des décennies plus tard, elle doutait fort qu'il y ait prescription pour ce genre de délit.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Lun 10 Mar - 15:24

Une soirée comme on les aime… Elle était restée à la Résidence Lalaurie une bonne partie de la nuit, en plus d’y avoir passé la journée entière. Les dossiers étaient dans un état pas possible, on avait fouillé ses armoires et ses tiroirs durant son absence, pour chercher ses classeurs, c’était évident, mais la personne qui avait fait ça ne savait définitivement pas ranger ! Ranger ! C’était pas compliqué. Et cette petite nigaude de Renarde Asiatique n’était pas là, évidemment, quand on avait besoin d’elle.

C’était pas faute d’être heureuse d’en être débarrassée… Mais Ivy ne pouvait pas, non plus, lui laisser des injures sur son répondeur téléphonique : elle-même avait été en partie disparue durant des semaines, la seule différence entre sa stagiaire et elle, était qu’elle était couverte par le Maître Vampire. Tristan avait eu la sympathie de la laisser parfaitement libre de ses actes, et il avait laissé des instructions à son successeur. La ptite Mitsuko, en revanche, avait cherché à joindre Ivy, qui l’avait royalement évitée.

Une journée et une soirée à ranger ce foutoir, cinq expresso, deux capuccino, douze cigarettes, rien de consistant dans le ventre. Elle avait envoyé chier les Vamps qui s’étaient proposés pour l’aider. Et ils avaient répondu un « oui nous aussi on est content de vous revoir Miss Palmer ». Abrutis. Son bureau avait repris une forme acceptable, elle s’attarda sur un cadre de forme ovale qui traînait sur une armoire de dossiers suspendus… Mina posait, souriante, devant la Tour Eiffel, et Palmer cherchait à se cacher de Sylvian qui prenait la photo. Conneries. Elle rangea le cadre dans un tiroir.

Un grand mec très fin, au sourire colgate mais à l’œil vitreux toqua à la porte, l’ouvrit à la volée et s’adossa dans le cadre de l’ouverture. « Commissariat. » Souffla-t-il, avec un grand sourire pointu. Ivy écrasa ce qui restait de sa cigarette dans un cendrier plein, et adressa un regard inquisiteur au Vampire. « Dyce fait parler d’elle. Le Maître a laissé des instructions pour qu’on la surveille de près. Nos informateurs nous ont indiqué qu’elle pouvait être dangereuse. » Ah bon ? Dangereuse ? Être proche de Sigmund, l’ancien Maître Vampire d’Atlanta l’avait déjà cataloguée dans cette case et Ivy ne remettait jamais en cause ses jugements. C’était ce genre de Vamps qui faisait qu’elle ne les aimait pas. Mina était la seule exception à la règle, et c’est bien pour elle qu’elle continuait son job auprès du Maître… enfin… pour l’instant, c’était le bordel. Plus de traces de Camille, une succession à gérer… Elle soupira, eut un mouvement d’épaule et attrapa son imperméable.

« Bon. Allons repêcher les anguilles. »  Pas besoin de Stan lui en dise davantage. Ailin Dyce était fichée, sous surveillance parmi le Conseil, et si elle faisait des vagues à la Nouvelle Orléans, ça attirerait les regards et ce n’était pas du tout ce qu’il leur fallait en ce moment. Il valait mieux régler leurs soucis de Maître entre eux plutôt que d’avoir à inquiéter le Conseil inutilement… Ils seraient au courant bien assez tôt, et Ivy ne pouvait pas les blairer.

Elle sortit, marcha jusqu’au parking, roula, alluma une cigarette, sans aucune anxiété. C’était parfaitement maîtrisé. Facile. Elle se gara devant, fourra une main dans sa poche de pantalon, vira d’une pichenette sa clope sur les platebandes municipales et poussa la porte. Accueil, puis à droite, et troisième porte à gauche.

Inspecteur Larry Spencer, il avait deux enfants, une femme, un bulldog et deux poissons rouges. C’était un Vodoun, et sa femme ne devait rien en savoir. Il causait avec les assassinés ou les chats écrasés pour chercher à résoudre des enquêtes. Wouah. Il arrondissait ses fins de mois en acceptant les pots de vins de la Résidence Lalaurie. Il n’aimait pas Ivy, et c’était réciproque. Mais il avait toujours beaucoup d’informations à lui fournir. En deux temps trois mouvements, elle eut un résumé de la situation.

« Ouh… Larry Larry Larry… Tu sais déjà ce que j’vais en dire, hein, pas vrai ? »  Elle ne prit pas la peine de lui sourire. Il était tard, il était débordé, il y avait eu une émeute de Changelings dans la soirée, c’était le rush. L’Inspecteur conduisit Palmer jusqu’à la salle d’interrogatoire concernée.

Elle constata les dégâts d’un œil froid, les deux gonzesses menottée au banc dans le couloir, et elle eut un signe de tête vers Larry, les deux mains dans les poches, pendant que Spencer échangeait avec une de ses collègues qui gérait l’affaire. Elle vint, lui ouvrit la porte sans un mot.
Ivy Palmer fut précédée par son éternel parfum de tabac froid, son air nonchalant et sa mine des mauvais jours. Enfin, de tous les jours. Après elle, l'Inspectrice installa Ailin, lui laissa ses menottes dans le dos et s'en retourna en lui indiquant qu’elle avait 10 minutes. « Trop aimable » .

Elle savait bien qui elle avait en face, même si elle ne l’avait jamais rencontrée. Larry lui avait demandé des explications sur « ce » vampire travesti. Elle n’avait fait que hausser les épaules sans rien exprimer. En réalité, c'était un scoop... alors comme ça, la donzelle était un mec ? On en apprenait tous les jours, et elle trouvait ça vraiment moche d'avoir eu l'info de la part du BIAS alors qu'en plusieurs dizaines d'années, le Conseil n'en avait rien su... Bah, C’était pas ce qui l’intéressait, elle, c’était pas ce qui pouvait la faire tiquer, elle s'en fichait pas mal de ce qui pendait ou non entre les jambes des autres. Elle s'en préoccupait quand elle voulait satisfaire deux trois pulsions, c'est tout. Elle tira la chaise, s’y installa lestement, et croisa les doigts sur la table.

« Vous serez dehors dans une heure. » Totalement sure d’elle, Palmer fixa longuement la vampire incarcérée. « Qu’avez-vous à vous reprocher ? » Demanda-t-elle après un silence, de but en blanc. C’était gagné de toute façon… derrière la vitre sans teint, l’Inspectrice devait parfaitement bien écouter leur conversation. Elles avaient été enfermée toutes les deux dans la même cellule. C’était presque trop facile.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mar 11 Mar - 7:54

[Bon du coup Leila fait une pause le temps de l'interrogatoire d'Ailin et après on fera le contraire, histoire de pas faire cinq posts à décrire la couleur des murs du couloir Razz]

C'est dans une ambiance particulièrement oppressante qu'Ailin et sa voisine attendirent l'arrivée de leur avocat. C'était une chance que le vampire n'ait pas besoin de respirer : à la mine de certains agents, on aurait pu croire que le moindre mouvement de cage thoracique lui aurait valu quelques piercings trop volumineux dans des endroits inadaptés. Enfin, une nouvelle arrivante fit son apparition. Ailin aurait pu tiquer sur son style strict, et son expression qui rivalisait largement avec celle de la porte de la cellule dans laquelle elle venait de passer quelques longs moments, mais ce ne fut pas ce qui l'intéressa chez elle. Ses yeux gris sondèrent le froid personnage. Elle sentait le métamorphe. Outre le fait que l'odeur était plutôt alléchante, alors qu'elle venait de passer la soirée à se vider de son sang, pour ne se nourrir que par l'intermédiaire d'une poche plastique répugnante, c'était aussi une très bonne nouvelle. Il y avait peu de chances pour que l'aide d'une outre leur soit offerte par un ennemi qui chercherait à les coincer. La blonde tenta de faire fonctionner sa mémoire. Avait-elle déjà entendu parler de cette femme par le passé ? Était-elle connue dans les divers milieux surnaturels ?

Elle n'avait pas encore trouvé de réponse valable à ses questions lorsqu'elle arriva à l'intérieur de la salle d'interrogatoire. On lui laissait les menottes, évidemment. Dieu que ça allait être agréable de parler, avec l'impression constante d'avoir les poignets qui fondaient, brûlaient, et fusionnaient avec l'argent. La douleur la mettait de mauvaise humeur, même lorsque la situation semblait plutôt favorable. Dehors dans une heure ? Elle l'espérait, car elle commençait à en avoir marre, puis elle n'avait pas envie d'être forcée à passer la journée ici sous prétexte que le soleil s'était levé.

A défaut de mieux, Ailin ramena ses cheveux en arrière d'un mouvement de tête réflexe. Elle les avait dans les yeux, et le blond était teinté du rouge du sang de la "victime". Qu'avait-elle à se reprocher ? Elle aurait bien aimé répondre "rien", mais ça n'était même pas vrai. Il y avait au moins une chose pour laquelle elle ne pouvait que plaider coupable. C'était sans doute mieux d'en parler face à un avocat plutôt que d'avoir à composer directement avec le BIAS.

"... Une falsification de papiers d'identité qui date d'un demi-siècle environ."

Le visage d'Ailin se renfrogna, car elle n'aimait vraiment pas en parler. C'était un comble qu'il faille qu'elle pointe du doigt elle-même ce qu'elle s'était évertuée à cacher pendant toutes ces années. Elle ne donna pas plus de détails. De toute façon ce n'était pas la raison principale pour laquelle elle était ici, même si c'était celle qui lui coûterait la plus lourde sanction.

"Et pour ce qu'il s'est passé aujourd'hui, je crains n'être coupable que d'être montée dans le mauvais ascenseur, au mauvais moment. La wiccane a arrêté la cabine un étage après moi. Nous nous dirigions vers le rez-de-chaussée lorsque l'ascenseur est brutalement tombé en panne."

Elle marqua une pause, pour laisser le temps aux informations de parvenir à son interlocutrice. Selon sa réaction, elle continuerait son histoire ou bien répondrait à une nouvelle question, sans doute posée avec tact, douceur, compréhension... Non, franchement. Cette femme avait avalé son paquet de cigarettes par erreur ce matin, ou bien elle respirait toujours autant la joie de vivre ? Elle ne s'était même pas présentée. Elle semblait être à peu près aussi heureuse d'être ici que les prisonnières elles-même.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mar 11 Mar - 19:25

Non mais... Pitié, on ne l'avait pas fait venir si tard uniquement pour une problème de papier d'identité, non ? Mais qu'est-ce qu'on s'en fichait d'une falsification de sexe, et pour un truc qui avait 50 ans, prescription, merde ! Ivy avait beau toujours, toujours bien se contrôler, là, ça frisait vraiment le ridicule. Elle fixa intensément Ailin, et quand elle toucha ses cheveux, sembla réaliser le sang qui s'y trouvait. Ah oui, tiens... Sans importance, c'est vrai qu'à y repenser, elle avait senti une odeur familière, mais comme tout son instinct, elle l'avait rangé soigneusement dans un petit tiroir pour le ressortir quand elle l'aurait décidé.

Elle soupira, légèrement, pour éviter d'être trop grossière. Ah ah... Palmer se redressa, puis tira sur sa chaise et se releva. Quelques pas, elle contourna la prisonnière en fourrant ses mains dans ses poches. Un regard passa sur le dos de la Vampire, et elle se dirigea d'un pas, sans un mot, vers le miroir. Toc toc toc. Ivy toqua sur la vitre sans teint qui reflétait son propre visage.

"Ca fait partie des libertés dans cet Etat, de ne pas être entravée lors des entretiens avec son Avocat." Elle leva son index pour spécifier parfaitement à l'Inspectrice qui se trouvait, elle en était sure, derrière la vitre, et l'entendait. Même si en théorie, elle et sa... cliente... auraient dû avoir droit à un peu plus d'intimité. Ivy jura avoir entendu une vulgarité derrière le mur. Elle eut un sourire, un clin d'oeil faussement adressé à son reflet, et fit demi-tour pour revenir s'asseoir face à Ailin.

"J'ai menti." Elle eut un petit mouvement de sourcil. "Vous serez dehors dans quinze minutes. Pas moins de 2 vices de procédure." De nouveau, elle présenta son index. "Un. On aurait dû vous proposer un avocat dès votre arrivée ici, vous aviez droit à un coup de fil." Son majeur. "Deux. Vous n'avez pas à être menottée, et encore moins avec cette connerie qui vous blesse." Voilà, fin du numéro, tout le monde rentre chez soi ! Aller, quoi.

Alors qu'elle terminait sa démonstration, la porte s'ouvrit, et l'Inspectrice lança au dos d'Ivy un regard des plus noirs. Pas besoin de se retourner pour en être certaine... L'agent du BIAS était accompagnée de trois collègues, elle laissa l'un d'eux aller glisser la clé dans la fine serrure des menottes argentées, et le gars n'eut pas le courage de rester plus longtemps. Après tout, si l'Avocate voulait se faire bouffer, c'était son problème... Enfin ce serait le leur après... Mais ils auraient une bonne preuve de sa culpabilité et une bonne occasion de la foutre en taule.

Une fois sa cliente libérée, la porte de nouveau refermée, Palmer tendit la main, avec un sourire narquois.

"Ivy Palmer. Avocate du Maître Vampire." Se présenta-t-elle enfin.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mer 12 Mar - 11:27

Un silence désagréable s'installa. Aiin était habituée à être en contrôle. Elle détestait quand elle était incapable de cerner les pensées d'un interlocuteur. Cette métamorphe au visage de glace ne laissait rien paraître. Son expression était intense, mais impossible à analyser. A quoi pensait-elle ? Hésitante, l'écossaise préféra garder le silence. Et elle le ferait aussi longtemps que nécessaire, ce jusqu'à obtenir une réaction quelconque de la part de son interlocutrice. Quelque chose qui lui indiquerait comment elle aurait dû réagir. Elle resta donc parfaitement immobile. Et comme elle ne respirait pas, "parfaitement immobile" prenait tout son sens.

Enfin l'avocate eut un soupir. Elle se releva mais se désintéressa du vampire. Intriguée, Ailin l'observa. C'était quelque chose à regarder... Cette prestance, cette confiance rigide... ce n'étaient pas des comportements qu'on croisait tous les jours. Cette femme méritait qu'Ailin s'en méfie. Elle était à peu près certaine qu'elle n'aurait pas voulu l'avoir dans ses ennemis. En tous les cas pas dans une situation aussi précaire que celle dans laquelle elle vivait depuis qu'elle avait emménagé à la Nouvelle-Orléans... Du temps de Sigmund, elle ne se serait pas posée autant de questions. C'était peut-être d'ailleurs un excès de confiance en lui qui avait mené son créateur à la destruction. Elle ne devait pas faire la même erreur que lui.

Elle fut plutôt étonnée d'apprendre qu'elle aurait dû être détachée. Elle connaissait mal les lois récentes sur l'incarcération des outres. Le Révélation datait, mais elle venait d'une époque où les vampires n'étaient pas considérés comme des personnes à part entière. Il fallait dire que les discriminations persistaient. Pas de droit de vote. Des exécutions radicales et rapides, sans beaucoup de preuves à l'appui. Deux vices de procédure, hein..? Pouvait-elle se permettre d'en rajouter un peu, et d'enterrer la carrière de l'agent immonde qui les avaient menées, Leila et elle, jusqu'à la cellule ?

"Je crains que l'agent Keith Chomsky, en charge de notre mise en garde à vue, ait été trop occupé à proférer des insultes et des menaces à mon égard et à celui de Mademoiselle Von Feuerbach. Et aussi à se rincer l’œil. Les trois en même temps à vrai dire... Ça laisse peu de temps pour passer un coup de fil."

La situation lui était favorable : Swanson, l'inspectrice en charge de l'affaire, avait été témoin des vices de son collègue. Elle semblait plutôt droite et assez ouverte d'esprit. Il allait être difficile de nier la déclaration d'Ailin dans ces conditions. Chose promise, chose due. Elle avait prévenu Chomsky qu'elle se vengerait, alors il récolterait ce qu'il mériterait - avec un peu de chance.

Elle soupira d'aise lorsque ses poignets furent libérés de l'argent qui les mordaient. Une vilaine trace de brûlure persistait à la naissance de ses mains. D'ici quelques minutes, ça ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Par contre, le bras blessé qu'elle avait donné en pitance à son agresseur lui faisait un mal de chien, à force qu'on tire dessus sans précautions... Elle posa la main sur ses genoux, usant de son bras valide pour accepter la poigne tendue par l'avocate, qui se présentait enfin.

Encore maintenant, Ailin était méfiante. D'apprendre que Palmer était employée par le maître de la ville n'allait pas suffire à ce qu'elle se sente en sécurité. Les relations qu'elle avait avec la hiérarchie vampirique étaient plutôt houleuses... Quand bien même elle échapperait à la justice norme, elle ne serait pas forcément tirée d'affaire. Le Maître pouvait très bien avoir envoyé son avocate pour tasser l'affaire d'un point de vue officiel, histoire que ça ne fasse pas de vagues et que les vampires ne perdent pas de points de popularité supplémentaires. Il fallait qu'elle parvienne à prouver sa réelle innocence, sans quoi les véritables problèmes lui viendraient du Conseil, à qui le résumé de l'histoire serait transmis.

"Enchantée de faire votre connaissance..."

Répondit-elle, sans laisser à son interlocutrice le loisir de lire à travers son expression polie.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mer 12 Mar - 21:54

Les accusations d'Ailin confirmait qu'elle allait simplement s'être déplacée pour signer des papiers et rien d'autres... A quoi jouait le BIAS nom de dieu ? Non seulement ils semblaient avoir du mal avec un petit soulèvement de Bestioles, mais en plus ils avaient l'air d'avoir fait exprès d'être aussi incompétents... Sinistre nuit...

"Okay. Je pense que vous devriez porter plainte. Vous pourriez très certainement les attaquer, et porter l'affaire dans les médias." C'était une preuve flagrante des outrages qu'on pouvait parfois rencontrer dans l'administration, ou ailleurs, anti-outre, et avec ce qu'elle avait entre les jambes, ça aura plus de poids : c'était une attaque homophobe et la télé adorait ça. Elle aurait des dommages et intérêts.

Mais Ivy serait surement sollicitée par le Maître, du moins par la Résidence Lalaurie, et cette perspective ne l'enchantait pas. Oh non... elle avait autre chose à faire que défendre l'honneur des petits Vampires, homme ou femme, peu importait. C'était pas son problème, et qu'elle ait menti sur ses papiers d'identité lui était égal. Cependant, elle confia :

"Prescription." Palmer passa sa langue sur ses dents par réflexe, un peu passe. "Pour vos papiers, ils ne sont valables que depuis la Révélation, de toute façon, les Outres ont dû en faire de nouveaux, à cette période, les vôtres sont obsolètes, vous n'aurez qu'à les faire refaire à la Mairie. Au pire vous aurez 200$ d'amande si vous tomber sur un con au guichet."

Elle eut un léger silence, sans qu'il ne soit gêné le moins du monde. Elle semblait prendre tout ça de loin, très loin. "Et vous y préciserez le sexe que vous voulez." Ca lui était égal. Un léger sourire tira ses lèvres, forcé, avant qu'elle ne se redresse pour se lever totalement, s'étirer ostensiblement et tirer de la poche intérieure de sa veste le petit étui métallique qui contenait ses cigarettes.

"J'en ai fini, Inspecteur." Fit-elle en haussant le ton, sans regarder autre chose que sa boîte en métal avec laquelle elle jouait négligemment, impatiente de quitter les yeux pour en griller une. "Enfin, sauf si vous avez quelque chose d'autre à ajouter." S'adressa-t-elle enfin à son interlocutrice libérée.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 13 Mar - 11:18

Porter plainte. C'était une possibilité qui méritait d'être prise au sérieux. Porter l'affaire dans les médias, cependant ? C'était quelque chose qu'Ailin rechignait à imaginer. Elle n'avait aucune envie de se retrouver exposée, surtout quand la plupart des accusations qu'elle avait à porter tenaient d'une homophobie et d'une transphobie ouvertement assumées. Se dévoiler publiquement ne la tentait pas le moins du monde. Ce procès pourrait peut-être faire avancer la société en faveur des droits des outres, mais Ailin n'en avait rien à faire. Elle ne faisait pas dans la charité, et aucune somme d'argent ne pourrait la convaincre d'abandonner son très relatif anonymat. Ne laissant rien paraître de ces réflexions, elle se contenta d'opiner discrètement :

"J'y songerai."

Elle n'avait pas imaginé qu'il y aurait prescription quant à ses papiers d'identité. En vérité elle avait peut-être exagéré lorsqu'elle avait dit les avoir refaits il y a un demi-siècle. Comme tous les outres elle s'en était occupée au moment de la Révélation et c'était là qu'elle avait menti. Ca ne changeait rien au fait qu'ils étaient obsolètes puisqu'elle n'avait pas daigné les mettre à jour depuis. Si il suffisait qu'elle aille à la mairie pour régler le problème... Elle trouverait bien les 200$ qu'il allait falloir qu'elle débourse dans le pire des cas. Après tout, elle commencerait bientôt le travail. C'était d'ailleurs l'exacte raison pour laquelle elle avait intérêt à ne pas mentir une seconde fois, comme Palmer semblait plus ou moins le lui proposer. Ailin était au moins au courant d'une chose : il n'était pas légal d'adopter le sexe opposé sans une chirurgie de réassignement. Et bien sûr, il était tout à fait impossible pour un vampire de subir ce genre d'opérations. C'était un privilège que seuls les "vrais" vivants possédaient. Quand on bossait dans une boîte de strip-tease, c'était sans doute relativement peu conseillé de mentir sur son sexe physique dans ses papiers... En tous les cas pas si on ne souhaitait pas avoir à faire à la justice trop rapidement. Bien sûr il était inutile qu'Ailin fasse part de ses réflexions à l'avocate, car cette dernière semblait n'avoir strictement rien à faire de toute cette histoire.

Voire même, un peu trop rien à faire. La blonde fut très surprise de voir son interlocutrice se retourner pour annoncer la fin de l'entretien à Swanson et ses copains, qui devaient sans doute tout regarder et tout entendre à travers la vitre. Palmer lui avait presque conseillé de frauder alors que les forces de l'ordre étaient en train d'écouter leur conversation... Quand on y pensait, c'était relativement incroyable... Mais là n'était pas ce qui choquait le plus Ailin. Elle se rendit compte que cette femme n'avait absolument aucune intention de servir d'intermédiaire entre elle et la hiérarchie vampirique. Elle allait la faire sortir d'ici et puis... Ensuite, advienne que pourra, ça ne serait plus son affaire. Sauf que ça n'arrangeait vraiment pas l'écossaise, qui se rendait compte de tous les problèmes qu'elle pourrait avoir si l'incident de ce soir n'était pas un peu mieux traité que ça.

Interdite, bien que très calme en apparen e, elle profita de la dernière occasion qui lui était donnée de parler.

"... Bien que je sois très satisfaite de pouvoir sortir d'ici rapidement, je suis aussi assez confuse. Êtes-vous sûre que ces fautes de procédure suffisent à clore l'affaire ? Car je n'ai aucune envie de me retrouver ici dans une semaine, sous prétexte que les parents de cette adolescente auraient porté plainte en voyant qu'il lui manquait des bouts, et que personne n'aurait songé à prendre notre déposition. Et c'est sans compter les dégâts matériels."

Parce que c'était bien ça. Le BIAS était arrivé à la toute fin, et ils avaient trouvé une gamine blessée, accompagnée d'un vampire ensanglanté et d'une 'sauvage' qui lui avait planté un sabre asiatique dans le mollet. A part Ailin, Leila, et la métamorphe conduite à l'hôpital, personne n'était en mesure de savoir ce qu'il s'était passé. On n'allait quand même pas leur faire payer les réparations de l'ascenseur dont la cabine s'était écrasée ? Encore un détail qui avait été passé sous silence.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Jeu 13 Mar - 21:11

Okay. On avait décidé de la faire chier cette nuit.

Ivy se retourna totalement pour faire face à son interlocutrice, lorsque celle-ci prit la parole pour une longue explication de texte. Son ton était sobre, les mots bien prononcés pour quelqu'un à l'allure aussi dépenaillée, les phrases bien construites. Une forte estime d'elle-même, sans doute.

L'Avocate avait écouté le résumé de la situation par son gentil Inspecteur Vodoun, et ça lui semblait tellement ennuyeux. Quoi, les deux s'étaient trouvées au mauvais endroit au mauvais moment ? Ca arrivait. Elle retint un soupir, son manque de sommeil et les problèmes actuels à la Résidence Lalaurie la rendait vraiment très susceptible, elle avait du mal à supporter le moindre petit désagrément. Ô, comme elle avait envie de lui grogner à la figure, qu'elle s'en tapait de ses problèmes, ses problèmes de vampire et de wiccan, ses problèmes de bite et d'ascenseur.

Mais Palmer réalisa qu'effectivement, elle se laissa manipuler par son sang, par la lassitude, par sa rage. C'était tout ce qu'elle exécrait. Ce n'était pas professionnel. Ce n'était pas digne d'elle. Même si cette affaire n'était pas digne d'elle.

Elle eut un mouvement vers son nez, se gratta la joue, et revint s'asseoir en face d'Ailin, en posant ses mains à plat sur le métal froid de la table qui les séparait.

"Je veux tous les détails. Pas un résumé laconique." Hum, elle tiqua sur quelque chose qu'elle avait dit. "Et troisième vice de procédure." Elle tira sur ses lèvres un sourire en coin, comme pour elle-même, mais savait que l'Inspectrice devait se taper la tête de la main. "Pas de déposition du tout... bravo Miss Swanson".

Après ce petit trait d'humour, le regard d'Ivy exprimait moins de haine. Il était plus méthodique, plus froid encore. Elle rangea son étuis cigarette dans sa poche, bien au même endroit, comme il faut. Et sortit de son imperméable un petit magnétophone, qu'elle alluma et posa au centre de la table. "Allez-y."
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Lun 17 Mar - 23:46

Ailin observait les réactions de l'avocate alors même qu'elle était encore en train de parler. Dans sa tête, deux alternatives possibles : soit la métamorphe n'en avait rien à faire, lui grognait dessus en lui expliquant en quoi ses inquiétudes étaient infondées, et l'écossaise était dans les ennuis jusqu'au cou... Soit elle se ravisait et acceptait de faire durer l'entretien un peu plus longtemps.

Ce fut la deuxième solution qui arriva, au soulagement du vampire, qui décida de revoir son jugement sur Palmer. Elle semblait subitement plus posée. Il y avait quelque chose qui avait changé dans son regard et dans son attitude, et qui laissait penser à Ailin que, finalement, il y avait peut-être un terrain sur lequel elles pourraient s'entendre. Si l'avocate voulait tous les détails, Ailin n'allait pas se faire prier. Elle consentit même à contenir sa mauvaise humeur afin de faire exactement ce qu'on lui demandait : se perdre dans un océan de précisions.

L'inspectrice derrière la vitre, qui se trouvait avoir un tempérament assez colérique elle aussi, supporta mal la troisième pique lancée. Sa voix grésilla dans la salle, transportée par un micro placé au dessus de la vitre sans teint :

"... C'est un premier interrogatoire, Miss Palmer... Vous êtes là pour ça."

Ailin les laissa éventuellement finir leur petite prise de bec, dont elle n'avait relativement rien à faire... Tout ce qu'elle voulait, c'était achever cet entretien correctement, et sortir d'ici une bonne fois pour toutes, sans être ennuyée par la suite. Dès qu'on lui en eut donné l'autorisation, elle entama sagement, en recommençant dès le début :

"J'ai rencontré un homme prénommé Jesse dans une rue du quartier sanglant aux alentours de 22h. Il ne m'a pas dit son nom de famille mais nous avons passé un accord. Il m'a invitée chez lui - dans l'immeuble où les événements ont eu lieu. Je n'y suis restée qu'une heure le temps d'une morsure et d'une courte discussion, puis j'ai voulu quitter l'immeuble, et ait pris l'ascenseur pour redescendre."

C'était toujours pareil, quand on n'avait pas de calice "longue durée"... Dès qu'on racontait ses soirées, on avait l'impression d'être complètement dévergondé.


"Mademoiselle Von Feuerbach est montée dans l'ascenseur après moi, un étage au dessous. Les portes de sont refermées et la cabine a repris sa descente, mais elle est subitement tombée avant d'être arrêtée par le parachute de secours. Le bouton d'appel à l'aide ne fonctionnait pas. Mon téléphone n'avait plus de batterie et celui de Mademoiselle Von Feuerbach ne captait pas. Elle a tenté d'ouvrir la trappe au plafond. Comme elle allait faire chuter la cabine à force d'essayer, j'ai décidé de l'aider. Elle s'est ensuite glissée sur le toit, mais elle n'a rien eu le temps de faire. La jeune métamorphe était dans la cage d'ascenseur, ce que nous ne savions pas à ce moment là. Elle lui a mordu l'épaule, et l'a forcée à rentrer en vitesse et à sceller la trappe grâce à la magie."

Ailin se demandait comment cette gamine avait pu arriver à l'intérieur de la cage d'ascenseur, quand même. Avait-elle forcé l'ouverture d'une porte ? Mince... Cette histoire était à dormir debout. Lorsque la vérité manquait de crédibilité, ce n'était pas très bon signe.


"A force, le parachute de cabine a fini par lâcher. Nous étions donc en chute libre... N'ayant d'autres solutions, j'ai porté Mademoiselle Von Feuerbach et tenté le tout pour le tout en... bondissant par la trappe, pour tenter de m'accrocher au rail d'ascenseur."

Là encore, cette histoire était totalement improbable. Pourtant il suffisait de remarquer les blessures qu'elle arborait encore aux mains - bien qu'elle furent en train de se refermer - pour comprendre que rien de tout cela n'avait été inventé.

"Mademoiselle Von Feuerbach a usé de sa magie pour ouvrir la porte de l'étage le plus proche, et nous avons pu rejoindre le sol en passant par l'échelle de secours, qui était à proximité du rail. Nous avons repris notre souffle, mais peu de temps après notre agresseur s'est montré à nous. C'est là que j'ai pu voir qu'il s'agissait d'un métamorphe sous forme transformée. Un singe immense. Il allait nous attaquer et Mademoiselle Von Feuerbach s'est défendue avec le sabre qu'elle transportait. C'est à ce moment là qu'elle lui a coupé deux doigts. Elle était en mauvaise posture et j'ai pensé que l'agresseur agissait de manière trop bestiale... Que, peut-être, il avait perdu le contrôle. Je l'ai plaqué au sol et comme il essayait de me mordre je lui ai donné mon bras en pâture, songeant que mon sang pourrait l'aider à recouvrir forme humaine. Mademoiselle Von Feuerbach l'a immobilisé en lui plantant son arme dans une jambe. Finalement il a perdu connaissance et s'est transformé. C'est à ce moment là que nous avons pu constater qu'il s'agissait d'une adolescente. Ensuite, le BIAS est arrivé, alors que j'essayais de convaincre Mademoiselle Von Feuerbach d'aller chercher de l'aide auprès des voisins, car nous avions besoin de glace pour conserver les doigts coupés de la fille et lui donner une chance de les réutiliser un jour."

Et voilà. L'histoire était complète. Elle n'avait rien rajouté, rien retiré. Elle était parfaitement honnête. Ça arrivait décidément très souvent en ce moment... Ça allait finir par lui donner des boutons. Ailin se mit à fixer l'avocate sans ciller, dans l'attente d'une réaction. Elle en avait terminé, cette fois.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Ven 21 Mar - 22:00

La main d'Ivy n'avait pas cessé de bouger pendant le discours du Vampire. Malgré le magnétophone, elle avait reprit de sa veste un petit carnet et un stylo, et elle avait laisser son regard sombre aller de son carnet au visage de l'Outre. A aucun moment, elle n'eut de réaction, ne la coupa, ou n'afficha une quelconque émotion sur sa mine certes maussade, mais cette fois, on ne peut plus sérieuse. Oh, bien sûr, rester plus longtemps l'ennuyait un peu, parce qu'elle rêvait de rentrer chez elle après cette journée immonde, et surtout, de fumer une cigarette.

Muselant cette envie pressante, elle releva le nez une fois sure qu'Ailin n'ait plus rien à ajouter. L'écriture de l'Avocate était nette, petite et assez droite. Parfaitement maîtrisée, à son image. Elle prit quelques instant, en silence, pour relire ce qu'elle venait d'écrire, reprit quelques lignes, souligna certaines choses. Elle porta machinalement son stylo à ses lèvres et mordilla imperceptiblement l'embout.

Enfin, sans craindre l'absence de paroles, Ivy s'installa plus confortablement sur son siège et croisa les jambes sous la table, avant de lancer :

"Le Singe." Elle eut un tic nerveux. "Je veux dire, la gamine métamorphe. Elle est où maintenant ?" Aux urgences ? A la Morgue ? L'Avocate préfèrerait qu'elle se trouve à l'Hôpital, non par bonté d'âme, mais parce qu'elle pourrait témoigner.

Inutile d'être plus bavarde, elle aurait sans doute besoin de réécouter le monologue d'Ailin plus tard, et à tête reposée. Pour ce soir, elle ferait sortir la Vampire, sans doute serait-elle priée de ne pas quitter la Nouvelle Orléans jusqu'à ce que l'enquête soit terminée, mais ce serait surtout elle qui aurait à faire avec le BIAS pour la suite.

Palmer réfréna un long soupir las. Pas que l'affaire ne l'intéresse pas, c'était même assez sympa à traiter. Légitime défense, ce serait sans doute assez facile... et donc pas trop de challenge. Et c'était cela qui l'ennuyait. On l'avait appelée en urgence, comme si le Maître lui-même avait besoin qu'on le sorte d'une situation extrême. Au lieu de cela, elle avait simplement à plaider la légitime défense, attendre que le BIAIS ait retrouvé l'ado changeling et ce fameux Jesse.

"D'après vos déclarations, cela me paraît très clair. Vous n'avez fait que vous défendre, vous n'aviez pas le choix." Cependant, elle plissa les yeux. "Vous ne l'avez pas mordue, n'est-ce pas ?" Si Ailin avait mordu la gamine, il faudrait s'assurer de son âge réel... Car même en cas de défense, les autorités étaient toujours très chatouilleuse quand il s'agissait de mordre des mineurs.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Sam 22 Mar - 2:16

Entendre une métamorphe traiter de "singe" une autre métamorphe avait quelque chose d'amusant. Cela dit Ailin ne laissa pas poindre le rictus qu'elle était tentée d'avoir. Ce n'était pas vraiment le moment d'agacer Palmer. Pas alors qu'elles étaient sur la même longueur d'onde, et en train de coopérer efficacement. Parfaitement sérieuse, Ailin se contenta de remettre ses cheveux en place une seconde fois- même si ils restaient toujours teints du rouge du sang de sa victime involontaire, et que le geste ne la rendait pas plus présentable.

"Elle était abîmée mais bien en vie. J'imagine qu'elle a été amenée à l'hôpital où ils ont dû tenter de recoudre les doigts qu'elle a perdu... Mais nous avons été menées ici directement, alors je n'en sais pas plus."

Ainsi, on en arriva à la conclusion tirée par Ailin un peu trop vite au début de l'entrevue : elle n'était coupable de rien. Sauf de s'être défendue. Elle se félicita de n'avoir rien fait d'idiot comme de mordre la fille durant la bataille. L'idée lui avait traversé l'esprit, car elle avait perdu beaucoup de sang et commençait à manquer de force, mais elle s'était dit que ce genre d'actes risquait de lui causer des ennuis. A en croire la réaction de l'avocate, elle avait eu raison de se méfier. Elle fit non de la tête avant de préciser :

"Non, je ne l'ai pas touchée. Le BIAS m'a fourni une poche de sang au moment des soins, j'étais presque exsangue, ils peuvent tous témoigner."

Que ça leur plaise ou non, d'ailleurs. Imperturbable, Ailin reprit sa posture immobile. Elle ne cillait pas et ne ressentait aucun besoin d'exprimer autre chose que son indifférence relative. Elle pensait avoir tout dit. Cela dit on ne jouait pas avec la malchance. Elle se força à prendre une expression d’intérêt poli, à oublier sa fatigue, et ses membres douloureux.

"Je ne pense pas avoir quoique ce soit à rajouter, cette fois-ci..."

Sauf si elle avait oublié quelque chose d'important, ça allait être le tour de Leila de passer à la casserole. Ce qui était bien, c'est que son discours allait sans doute concorder, puisque pour une fois Ailin n'avait pas eu besoin de déformer la vérité !
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Dim 23 Mar - 19:31

"Abîmée" répéta, sans un murmure, et pour elle-même, l'Avocate. C'était amusant, de dire "abîmée" quand on parlait d'un être vivant. Mais elle estima qu'elle-même aurait très bien pu parler dans les mêmes termes de l'adolescente, de toute personne vivante, outre ou pas. Parce que c'était une Métamorphe, elle devrait se montrer solidaire et concernée ? Nan, bien sûr que non, pas Ivy Palmer.

Les Outres étaient des monstres, des bestioles dégueulasses, des erreurs de la nature. Elle ne faisait partie, bien contre son gré, et faisait tout ce qui était en son pouvoir pour ne jamais avoir à lâcher le fauve. Elle le contenait, jour après jour, réfrénait toutes ses pulsions, retenait son instinct. Presque à la perfection. Bien sûr, son aura de Lionne transcendait parfois, les autres Changeling la "sentait" telle qu'elle était en réalité, et elle n'était pas à l'abri d'une odeur étrange qui lui faisait péter un plomb. Comme pour Jarvis...

Elle eut un geste habituel, passant sa langue contre ses dents, referma son stylo posément, et posa le carnet sur la table.

"Ok. Dans ce cas, le BIAS va l'interroger dès qu'elle sera remise. Je pense qu'ils vont rechercher également ce "Jesse". Ils vont vous demander son signalement pour le portrait robot. Et ils vont faire un appel à témoin, pour recouper vos déclarations." Ivy tourna la tête vers le miroir, eut un sourire, moins moqueur cette fois. "N'est-ce pas, que j'ai raison ?" Insista Palmer.

Il serait temps qu'ils fassent les choses correctement... Une chance qu'Ailin n'ait pas mordu le Singe, enfin, la gamine. Elle eut un hochement lent de tête, pour elle-même encore une fois.

"Très bien. Moi non plus, je n'ai rien à ajouté. Sachez que ce que vous venez de dire pourra éventuellement être utiliser dans une plaidoirie prochaine, si on allait jusqu'au procès. Ce dont je doute. Croyez-moi, vous avez un bon avocat." Petit sourire en coin, nouveau passage de sa langue sur ses dents. Quelque chose la gênait, son tic nerveux n'était pas normal...

En repensant au mouvement d'Ailin, Ivy comprit. Ah. Le Sang. Elle soupira intérieurement. Foutues hormones, foutus gênes. Elle contrôlait tout, mais c'était plus ou moins facile. Ivy rangea calmement dans ses poches ses objets, ressortit son si cher étui à cigarettes.

"Miss Swanson, cette fois, nous en avons fini. Je peux vous parler ? Je pense que j'ai des papiers à signer et une déposition à faire également. Appelez un huissier, j'ai un constat à lui faire faire." Eh oui... Swanson allait devoir libérer le travelo pour ce soir. Ivy tendit la main vers la Vampire, eut un étirement de lèvres sûr d'elle.

"Si vous aviez besoin, vous savez où me trouver, n'est-ce pas ?" La Résidence Lalaurie... le Maître... tout ça. Mais quand elle serra la main de l'Outre, elle lui glissa une petite carte de visite au creux de la paume.
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MessageSujet: Re: Une soirée comme on les aime...   Mar 25 Mar - 19:21

Ailin écouta en silence les réponses formulées par l'avocate. Elle ne devait pas paraître très distrayante, assise, neutre, immobile, mais elle n'était pas ici pour se donner en spectacle. Elle n'avait l'intention de faire que le minimum requis pour sortir, et ne plus être dérangée ensuite. La métamorphe et Jesse seraient interrogés... Leurs témoignages recouperaient sans doute ceux de Leila et Ailin, même si celui de la gamine singe risquait d'être assez confus. Swanson ne sembla pas vouloir contredire les propos de l'avocate, mais elle ne les valida pas non plus tout haut. Elle était sans doute à la fois trop fière et trop vexée pour donner ce plaisir à Palmer.

La métamorphe - comprenons celle qu'Ailin avait face à elle, pas celle qu'on devait être en train de recoudre à l'hôpital - lui assura qu'il y avait très peu de chances pour qu'un procès ait lieu. L'écossaise l'espérait, car elle avait suffisamment de problèmes sans s'en rajouter d'autres inutilement. Elle répondit par un sourire poli, et une phrase de circonstance :

"Je suis ravie de l'apprendre."

Le reste ne semblait plus concerner Ailin, du moins pour le moment. Parfait... Elle commençait à en avoir marre et n'avait envie que d'une chose : de rentrer chez elle et de ne plus rien faire du tout jusqu'au lendemain soir. Elle serra la main d'Ivy, espérant intimement qu'elle n'aurait pas à accepter son invitation à la résidence Lalaurie. Si jamais elle avait à le faire, ça ne serait sans doute pas très bon signe.

"Je saurai vous trouver au besoin, merci."

Elle glissa la carte d'invitation dans une manche de pull, n'ayant pas de poche en état pour l'y mettre, et trop de tenue pour jeter le morceau de papier par terre, même si elle doutait qu'il lui serve. En plus, Palmer n'aurait pas apprécié ce geste, et Ailin n'avait vraiment pas besoin d'ennemis supplémentaires ces derniers temps. Elle salua l'avocate, avant qu'on ne la fasse sortir de la salle d'interrogatoire. Elle allait être libérée sous peu.

En arrivant dans le couloir, elle tourna les yeux sur Leila, qui était toujours en train d'attendre que vienne son tour. Elle hésita à partir sans rien dire. Ça ne l'aurait pas dérangée : elle n'aurait pas fait de cauchemars ce soir sous prétexte qu'elle lui avait volé un vêtement sans lui laisser la chance de le récupérer. Pour une raison ou pour une autre, elle lui annonça pourtant, sur un ton monocorde :

"Si vous voulez récupérer votre pull, passez aux Plaisirs Coupables après leur réouverture..."

Elle se détourna dans un soupir. Était-ce vraiment utile ? Ou bien Ailin était-elle inconsciemment en train de creuser son propre inconfort, mue par un sentiment d'autodestruction qu'elle pensait avoir oublié depuis très longtemps ?
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