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 Esteban Luz-Descalzo

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Esteban Luz-Descalzo
Vamps
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Vamps


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Emploi: Etudiant
Age apparent: 18 (ou moins)
Dangerosité:
14/30  (14/30)

MessageSujet: Esteban Luz-Descalzo   Jeu 20 Fév - 1:36

État Civil

Nom : Luz-Descalzo
Prénom : Esteban
Race : Norme (pour l'instant)
Âge : 18 ans à peine soufflés
Date de Naissance : 2 décembre 2032, Little Rock (Arkansas)
Situation de Famille : Célibataire
Profession / Activité : Étudiant en première année de licence "arts de la communication" à l'université de la Nouvelle-Orléans. Cursus choisi sans grande motivation.

Morphologie


Taille :1m77
Poids :60kg
Corpulence : Il y a quelques mois il espérait prendre encore quelques centimètres dans les premières années de sa vingtaine, mais il est maintenant certain qu'il ne grandira pas beaucoup plus, comme il n'a plus que quelques mois à vivre - d'une manière ou d'une autre. Bon, d'accord. 1m77 ce n'est pas petit, mais il a toujours été mince, et sa maladie l'a amené à la limite de la maigreur, si bien qu'il a parfois l'impression de ressembler à un gringalet. Il exagère un peu: il a les membres longs et sa manière de se tenir droit lui donnent une allure svelte bien qu'un peu snobinarde sur les bords. Il n'a toujours pas compris que ce n'est pas sa morphologie que les gens lui reprochent, et il a une certaine tendance à complexer pour rien.

Couleur de cheveux :Noir de jais, avec cette brillance typique des ethnies à la peau hâlée. Comme pas mal d'ados il les a laissé pousser durant le lycée. Il les a jusqu'aux épaules, et les porte attachés environ la moitié du temps.

Couleur des yeux : Esteban a les yeux clairs, d'une couleur qui tranche de manière étrange avec celle de ses cheveux et son teint naturellement bronzé qu'il doit à ses origines mexicaines. A plusieurs reprises à cause de ça - et sans doute aussi faute à la fameuse photo du National Geographic qui a fait le tour du monde - on l'a pris pour un afghan. Ses iris sont d'un vert d'eau diaphane. Ses yeux, en forme d'amande, grands et beaucoup trop expressifs à son goût - encore quelque chose qui le fait complexer.

Allure générale : "Oh ben alors celui là, il se croit sorti tout droit de la cuisse de Jupiter...". Que ce soit faute à sa façon de se tenir ou bien à sa manière de parler très soutenue voire affectée, Esteban donne l'impression d'être arrogant et "de ne pas se prendre pour de la merde". C'est vrai qu'il a tendance à être un peu guindé, voire coincé - notamment parce qu'il assume mal qui il est - mais au delà de ça, son côté précieux lui vient uniquement de son éducation, et du fait qu'il ait grandi en milieu protégé, impliquant peu de contacts avec les jeunes de sa génération. Ceux qui passent outre cette première mauvaise impression pourront - si ils y sont sensibles - remarquer le charme dont le jeune homme a été pourvu à la naissance. Il fait beaucoup plus jeune que son âge et il n'est pas rare qu'on lui donne quinze ou seize ans - ce qui a tendance à le contrarier fortement depuis qu'il est majeur, car on lui demande très souvent de sortir la carte d'identité. Esteban possède un air fragile à la limite de la féminité, qui lui a valu à plusieurs reprises des questions qu'il juge gênantes, de type "tu serais pas gay par hasard?". Eh bien non, raté. Enfin presque.

Allure vestimentaire : Pas très originale, si ce n'est qu'il ne porte que des vêtements de marque et qu'on ne le verra jamais vêtu d'un simple T-shirt ni d'un jean élimé. De ce point de vue il a zappé la case "rébellion adolescente". Mais il compte bien se rattraper... Enfin du moins, ça fait partie du plan bancal qu'il est en train d'élaborer dans le but de réussir à vivre suffisamment longtemps pour voir son unique rêve se réaliser.

Particularités éventuelles : Il a la particularité de n'en avoir aucune de précise. Préservé du monde extérieur, Esteban est une page blanche. Si l'on ne prend pas compte des sévices qu'il a connu durant l'enfance, évidemment.

Psychologie


Défauts : Esteban est du genre à faire une montagne de pas grand chose. Il est impatient de nature, il s'enflamme très vite, et il faut du temps pour réussir à le calmer. Il a un côté très boudeur et capricieux qui peut paraître particulièrement énervant. Il n'est pas spécialement arrogant malgré sa manière de parler et son allure involontairement snobe, par contre il lui arrive d'avoir trop confiance en lui et de se planter lamentablement (parce que, que ce soit dit, il est extrêmement maladroit). Ensuite de quoi il complexe pendant trois plombes jusqu'à sa prochaine crise de trop de confiance en lui. Parfois trop bavard, on a envie de lui mettre des baffes pour le faire taire. Ensuite eh bien... C'est un Luz-Descalzo. Il a été élevé pour être intolérant envers tout ce qui n'est pas "normal" selon les règles de bienséance très strictes de sa famille. De ce fait il a un peu tendance à être "phobe" de tout ce qui est différent de lui - surtout quand c'est un outre - mais il se pose beaucoup de questions, qu'il préfère ignorer par facilité.

Qualités : Esteban est quelqu'un d'honnête - un truc rarissime chez les Luz-Descalzo. Il a tendance à parler trop vite et accessoirement avant d'avoir réfléchi, mais au moins vous êtes sûr de sa spontanéité et de sa franchise. Il peut lui arriver d'être obligé de mentir, mais il déteste ça. C'est le genre de trucs qui le fait culpabiliser pour trois semaines consécutives. Il n'est pas très doué et doté d'une intelligence moyenne, mais on ne peut pas lui retirer son courage et son indépendance, qui l'ont amené à tenir tête à son père malgré la médiatisation impliquée par un procès de l'ordre de celui qu'il a lancé. Il a sans doute d'autres qualités, mais son immaturité presque maladive fait qu'elles sont pour le moment encore mal taillées.

Croyances : C'est une question un peu compliquée pour lui, ça. la philo, c'est pas trop son truc. Il ne se connaît pas bien lui-même, et ses croyances... sont un océan d'hésitations. Malgré tout il tient à ses valeurs familiales. Il croit dur comme fer (ou presque) que les outres sont des monstres, et le fruit du démon (d'ailleurs n'a t-on pas eu la preuve?).

Religion : Catholique. Très très catholique. Même si il n'a pas bien écouté tous les cours à l'école et que parfois il a tendance à dormir les yeux ouverts pendant la messe.

Goûts :Ne lui mettez pas de caramel sous le nez. Il adore ça à un point presque honteux. Il lui arrive d'en faire dans une casserole  et de tout s'enfiler dans la journée. A part ça c'est un grand consommateur de café. Il lit énormément et passe pas mal de temps sur ses jeux vidéos aussi - il est surtout fan de rpg, vous connaissez? Enfin, il est bisexuel, mais incapable de l'admettre. D'une, il a été élevé dans un contexte homophobe. De deux, les attouchements auxquels son père l'a soumis a entraîné chez lui un dégoût profond envers tout ce qui touche aux relations entre hommes. En somme, il aurait bien besoin d'un psy.

Talents, savoirs notables : Un certain don pour la parlotte. Si il apprenait à être plus posé, il pourrait être un bon orateur, voire peut-être un bon leader. Mais ça ne l'intéresse pas. Sinon, il a une faculté étonnamment efficace pour attirer la loose. Et aussi une imagination florissante (à force de situations improbables, ça se comprend...). De manière générale Esteban dispose d'une bonne éducation et de bonnes capacités de mémorisation par coeur. Il a une culture générale plutôt large et est bon en histoire. Au final il lui arrive souvent de donner l'impression d'être en train de ramener sa science pour un oui ou pour un non... mais c'est surtout que les informations lui montent au cerveau et ont tendance à sortir avant qu'il ne songe à les retenir. Sa mère est mexicaine et a tenu à ce que son fils soit capable de se débrouiller dans sa langue natale et de faire honneur à ses origines, si bien qu'il est bilingue anglais/espagnol.

(+) Espoirs, buts, rêves : Tous ses espoirs d'avenir ont été brisés. Il ne lui reste plus qu'une chose: le procès contre son père. Si il parvient à le gagner et à en voir le bout, il peut mourir tranquille...

(-) Angoisses, regrets, phobies : Boule de névroses ferait un bon pseudo pour lui. Il fait des crises d'angoisse et de spasmophilie depuis le début de son adolescence. Il est atteint de vertige. Il a une tendance à l'agoraphobie et à toujours imaginer le pire scénario possible.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?
... Ben vous pouvez bien lui en parler, il vous répondra que ce sont des créatures du diable et que c'est tout ce qu'il y a à en tirer. En vrai il se pose un peu plus de questions que ça - surtout depuis qu'il envisage de se laisser transformer pour rallonger de quelques mois sa durée de vie - mais fier comme il est? Il ne l'admettra jamais.

Et votre sentiment vis à vis des Normes ?
Les gens normaux. "Norme", "Normal". Ceux qui ont encore leur âme éternelle, tout ça.

Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Euh.... Sans le côté "viol pendant l'enfance" et "je vais mourir à 18 ans", oui, ça aurait pu être pas mal.

Possibles évolutions ou objectifs futurs :
Il va fréquenter le milieu vampirique à contrecœur puis être obligé de se faire transformer d'une manière ou d'une autre, ce qui va encore faire scandale. La vie qui l'attend ne va pas être facile en tous les cas!

Particularités éventuelles :
Rien de plus.

Relations Sociales

Relations particulières notables :

Darian Luz-Descalzo - Son père, qu'il déteste. C'est aussi le gouverneur de l'Arkansas, qui vient d'ailleurs d'être réélu pour un second mandat, sa cote de popularité ayant beaucoup remonté depuis la Grande Révélation (politique anti-outres virulente). Membre passif du TPH

Olivia Luz-Descalzo - Mère
Juan et Cassandra Luz-Descalzo - Oncle et tante, membres du TPH
Christian Luz-Descalzo - Cousin et ami, membre du TPH
Natalia Richards - Amie d'enfance et première petite amie
Alexander Green - Ami d'enfance
Jane White - Seconde petite amie
Karl Ziegler - Meilleur ami, connu au lycée


Antécédents :

Quelque chose à dire sur votre Famille ?

La cigogne responsable de la venue d'Esteban dans ce monde corrompu (euh..) eut la bonne idée de le déposer dans l'une des familles les plus riches des USA. Un coup de chance pour lui - enfin, à peu près. Les Luz-Descalzo étaient une famille installée depuis plusieurs décennies dans le sud-est des Etats-Unis. Depuis longtemps on avait cessé de les discriminer faute à leurs origines mexicaines. Il fallait dire que le contenu de leur porte-monnaie plein à craquer avait tendance à calmer les comportements haineux des plus cupides personnalités, qui préféraient de toute façon montrer les dents aux outres depuis que leur existence avait été révélée. Les Luz-Descalzo savaient se montrer généreux, lorsqu'il le fallait. La famille était notamment connue pour sa présence en politique: ses hommes s'étaient illustrés dans ce domaine de pères en fils, et il était très rare voire presque inconcevable qu'un seul d'entre eux ne reprenne le flambeau pour une génération.

Vous l'aurez peut-être compris aux lignes précédentes, mais les Luz-Descalzo étaient du genre républicain - soit - mais aussi vieux jeu conservateur. N'ayons pas peur des mots, ils s'approchaient dangeureusement de la définition d'un troupeau de fascistes. Selon de nombreuses rumeurs, la famille aurait même pu être intimement liée aux activités illégales du TPH depuis sa création. Comme ceci n'a jamais pu être prouvé, néanmoins, le faux (?) scoop se trouva relégué au rang de rumeur stupide au même titre que la relation de Barack Obama avec Beyoncé il y a fort longtemps de cela en 2014. Mais je m'égare. Tout ça pour dire que l'idée n'a plus été creusée depuis plus de vingt ans. Malgré cela, il était impossible de nier la politique ouvertement anti-outres des Luz-Descalzo, qui avaient toujours œuvré contre les droits des créatures magiques, et étaient en partie responsables du retard et du retrait de certains projets de loi à visée égalitaire. Au cas où vous vous posiez la question, oui, les Luz-Descalzo sont particulièrement haïs des populations outres, et oui, un certain nombre d'entre eux s'est déjà fait assassiner, malgré la quantité phénoménale de gardes du corps HUMAINS (surtout) qu'ils continuent d'embaucher pour protéger les personnalités les plus virulentes de leur petit cercle au bouclier de dollars.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :

Suite à la présentation de cette charmante petite famille, revenons en à son dernier né - Esteban. Le jeune garçon vit le jour dans une villa de la banlieue de Little Rock qui allait devenir sa maison pour une grande partie de sa vie. Passons la présentation du parc, véritable petite forêt, de l'étang privé ou même des inombrables pièces de ce manoir américain. Suite à de nombreux mélanges son père Darian Luz-Descalzo n'avait plus grand chose de latin que le teint légèrement hâlé de sa peau. sa mère quant à elle était une mexicaine pure souche: Olivia Selva Moreno, mariée Luz-Descalzo dans la plus totale indifférence à la tradition de nommage hispanique. Esteban hérita à peu près tout de sa mère, jusqu'à son teint exotique. On aurait pu croire que ses yeux vert clair lui viendraient de son géniteur... mais même pas. On lui raconta qu'il les tenait d'une grand-mère morte avant sa naissance... Mais la généalogie comme la génétique lui ont toujours passé très loin au dessus de la tête.

Olivia était mère au foyer. Dans une famille pareille, il fallait s'y attendre. Darian quant à lui était encore avocat à l'époque où Esteban vit le jour, mais il s'agissait d'un homme ambitieux, qui comptait bien perpétrer la tradition familiale et n'avait pas attendu pour s'impliquer en politique. Les premières années, il  fut principalement préocuppé par son travail. Très bon avocat, il était demandé aux quatre coins du pays pour prendre la défense d'importantes personnalités. De ce fait, il était le plus souvent en déplacement, laissant Olivia seule pour apprendre à Esteban ses premiers mots, lui faire faire ses premiers pas, sur le sol comme sur le trône. Il revenait environ un week-end sur trois, et parfois pendant quelques semaines de vacances. Cette situation dura huit ans, avant que Darian ne soit élu comme membre de la Chambre des Représentants et décide de réduire ses activités professionnelles afin qu'elles lui prennent moins de temps et d'énergie. A partir de ce moment, il se cantonna à des affaires qui concernaient l'Arkansas et ses états voisins.

De son côté Esteban - qui savait marcher et ne mettait plus de couches depuis longtemps, oui - avait été intégré à l'école catholique privée la plus chère des environs. Il y recevait une éducation stricte, complétée à la maison par les sermons nombreux d'Olivia. Peu enclin à se lier avec quiconque, il n'était pas très populaire en classe, mais parvint malgré tout à se faire deux amis desquels il devint inséparable: une rousse énergique du nom de Natalia Richards, et un blond mince et effacé, Alexander Green. Les trois enfants partageaient avant tout un goût prononcé pour les histoires. Ils inventaient leurs propres mondes et faisaient semblant d'y vivre des aventures extraordinaires, prétextant qu'elles leur arrivaient pour de vrai. Ce qui évidemment les exposaient aux moqueries de leurs compagnons de classe. En somme on aurait presque pu penser qu'Esteban avait une enfance normale, ou bien aussi normale que possible en vue du milieu duquel il était issu et du garde du corps qui venait le chercher tous les soirs après les cours. C'était sans compter un lourd secret qu'il portait en lui et qui l'empoisonnait. Un secret dont il n'avait jamais parlé, et dont il ne parlerait pas avant encore longtemps.

Depuis quelques années - correspondant à l'entrée en primaire d'Esteban - la mère de ce dernier avait décidé de se lancer dans une activité associative. En peu de temps elle se retrouva très occupée, voire ensevelie sous les affaires d'animaux abandonnés à qui il fallait absolument trouver une nouvelle maison pour éviter qu'ils ne soient euthanasiés. Quand elle commença à avoir des réunions le soir, il arriva qu'Esteban se retrouve seul à la maison avec son père. Au début, ça n'arriva qu'à de rares reprises. Darian n'était lui-même pas là et Olivia faisait garder le petit par l'une de ses amies. Puis ça arriva de plus en plus souvent, comme son père avait changé son ordre de priorités.

Darian n'était pas un père exemplaire, loin de là. Sous ses airs fiables et  bien pensants se cachait un rapace égocentrique aux inclinaisons inavouables. Qu'il ait ou non tenté de résister à la tentation, il se servit rapidement des absences de sa femme pour profiter de son fils... ou plutôt du corps de son fils, d'une manière qui n'avait absolument rien de légal ni de bienséant. Il ne le blessa jamais, mais le força à faire beaucoup de choses qu'il n'avait pas envie de faire, souvent sans même qu'il soit conscient qu'il y était forcé. Jamais par la violence, et tout par la manipulation.  "Si tu ne fais pas ça papa sera très triste et tombera peut-être même malade". "C'est notre petit secret". Au final Darian réussit à mettre dans le crâne de son fils de 6 ans que ce qu'il lui faisait faire l'aidait à lutter contre une obscure maladie et qu'il ne devait rien dire à personne sous peine de le condamner à une mort certaine. Pas beaucoup plus crédible que le père-noël, certes, mais comme Esteban n'avait aucun avis à confronter au sien sur la question, malgré les doutes qui commencèrent à poindre dans son esprit à l'approche de ses dix ans, et malgré le sentiment de gêne intense que lui procurait ces épisodes, il préféra se taire. Il ne savait pas comment faire pour lutter contre son père, qui contrôlait sa vie entière et l'avait menacé à plusieurs reprises de le priver de tout ce qu'il lui offrait en cas de fuite.

Dès ses 13 ans il demanda à aller plus souvent chez son oncle et sa tante, qui habitaient Bâton-Rouge, en Lousiane, dans une villa qui n'avait rien à envier à celle de Little Rock. Juan Luz-Descalzo était le frère cadet de Darian. Lui et sa femme Cassandra avaient un fils de 4 ans l'ainé d'Esteban: Christian. Esteban s'entendait bien avec son cousin et lorsqu'il passait les vacances à Bâton-Rouge, il lui semblait qu'un poids invisible - et qui n'aurait pas dû exister à un âge aussi précoce - quittait ses épaules frêles. Alors qu'il commençait à se poser vraiment beaucoup de questions sur son père, et n'en pouvait plus de ne pouvoir parler à personne de la relation qu'ils entretenaient, il finit par vaincre sa peur et sa honte pour en parler à Christian, qui en tomba des nues, comme on peut l'imaginer. Christian, outré, et après lui avoir affirmé qu'il avait été victime d'un abus sexuel honteux et d'une forme de harcèlement moral particulièrement vicieux, l'exhorta à en parler à ses parents, qui sauraient sans doute mieux quoi faire qu'eux. Juan et sa femme furent tout aussi choqués que leur fils, mais leur réaction ne fut pas celle que les enfants auraient attendu. Darian était en bonne place pour devenir le prochain gouverneur de l'Arkansas, alors que les élections approchaient. Si il obtenait ce poste, les Luz-Descalzo obtiendraient une place de poids dans la politique nationale, qu'ils n'avaient plus possédée depuis deux générations. De plus, ils feraient beaucoup d'argent. Et de l'argent, ils en avaient beaucoup, mais il en avaient quand même besoin, pour des raisons que l'on citerait plus tard. L'oncle et la tante donnèrent l'ordre ferme aux deux enfants de ne rien dire, jamais. Face aux répercussions graves d'une éventuelle rébellion, aucun des deux n'osa contredire cet ordre, malgré une cruelle lutte intérieure.

Darian fut effectivement élu gouverneur de l'Arkansas. Le mal-être d'Esteban se transforma en haine à l'égard de son père. Le poids sur ses épaules qu'il ressentait constamment depuis tout petit disparut, rapidement remplacé par l'impression d'avoir une bouteille de fuel dans la poitrine qui s'allumait chaque fois qu'il devait penser à son géniteur. En un sens, Esteban se sentait puissant, car il s'était mentalement tiré des griffes de son tortionnaire. Il attendait avec impatience d'être majeur et de toucher l'argent que ses parents avaient bloqué pour lui et ne lui donneraient qu'à ce moment. Il était bien décidé à se taire... mais pas trop longtemps. Il se vengerait en temps et en heure. Son père cessa de s'intéresser à lui quand il eut 14 ans. Il était devenu trop âgé et l'adolescence commençait à le transformer. Bien décidé à ne pas se laisser bouffer par son passé, Esteban se mit bille en tête de se trouver une petite amie. Il fit sa première tentative (maladroite) avec Natalia, son amie d'enfance. Cet épisode se solda sur un échec cuisant, comme elle était incapable de considérer Esteban autrement que comme un ami. Elle le largua par téléphone et ils ne furent capables de se reparler que trois mois plus tard. Ce qui fit beaucoup rire son second acolyte Alexander, qui se demandait même pourquoi Esteban avait essayé.

Si ce n'est cette anecdote, rien ne se passa de brillant dans la vie du jeune homme avant qu'il n'atteigne ses 16 ans, époque où il entra au lycée à Bâton-Rouge et partit vivre chez son oncle Juan pour fuir son père. Le plus délicat avait été de convaincre sa mère, mais Bâton-Rouge disposait d'un des lycées privés les mieux côtés de toute la région sud-est et ainsi fut-elle ravie que son fils aille y continuer ses études. Il rencontra à cette époque une fille du nom de Jane White, avec qui il tenta d'avoir une aventure. Visiblement il n'était pas doué pour ça car il ne fallut que trois semaines pour que leur histoire prenne fin. Ce soir là Esteban et Jane avaient prévu une soirée en ville, mais la jeune fille décida de l'appeler et de lui annoncer la nouvelle 15 minutes avant qu'il vienne la chercher. Par téléphone, une fois de plus. Se jugeant maudit, Esteban fit l'étoile de mer pendant une demi-heure sur son lit, avant de se décider à prévenir son oncle et sa tante du changement de programme.

Ces derniers avaient eux-mêmes planifié leur journée en fonction de l'emploi du temps du jeune homme, qui n'en savait rien du tout. Pendant qu'il le croyait parti, Juan avait ouvert sa porte à une foule importante qu'il avait accueilli dans son salon. Ce fut donc avec une totale perplexité qu'Esteban débarqua, pour la première fois, en plein milieu d'une réunion du TPH de Bâton-Rouge, dont Juan était en réalité un membre important. Loin d'être démonté par la situation - Juan expliqua la situation à son neveu, qui était un Luz-Descalzo élevé, après tout, pour être en accord avec la philosophie de cette organisation. Esteban apprit la réalité du lien de sa famille avec le TPH. Juan fournissait un lieu de réunion à l'organisation. Son père Darian offrait une grande partie de son salaire à son frère sous la forme d'une pension, que Juan versait ensuite dans les coffres du TPH en usant de combines pas forcément très légales. Esteban était mitigé mais la présence de son cousin Christian parmi les membres du TPH présents parvint à le convaincre de s'essayer lui aussi à ce "sport familial".

Malheureusement pour Juan, Esteban allait abandonner ce projet avant même d'avoir entamé sa première véritable mission. Quelques mois plus tard, on traîna une vamp transformée en passoire à force de balles en argent dans la cave de la villa, et l'oncle d'Esteban demanda au jeune homme de surveiller la fille, quand bien même elle était trop faible pour se défendre. Elle ne l'était pas suffisamment pour se taire. L'entendre gémir et le supplier de la libérer eut un très mauvais effet sur Esteban, qui malgré son nom de famille avait bon fond, et beaucoup de mal à se convaincre que la jeune femme blessée qu'il avait sous les yeux n'était qu'un monstre sans âme qui lui aurait arraché la tête si elle en avait eu l'occasion. C'était une très jeune vamp, transformée depuis moins de deux mois. Elle était mère de famille. C'était une raison valable pour vouloir lui retirer la garde de ses deux enfants, mais il semblait cruel de priver ces gosses de leur mère. Plus tard, Esteban apprit qu'elle avait été exécutée. Choqué malgré lui, honteusement partagé, il prévint son oncle qu'il avait encore besoin de réfléchir et ne prendrait de décision qu'à sa majorité quant à sa potentielle entrée dans le TPH.

Il perdit contact avec Alexander qui était parti faire ses études à Bristol. Natalia était restée à Little Rock et il la voyait peu, mais il parvint à se faire un nouvel ami au lycée. Leur relation manqua d'ailleurs d'avorter prématurément lorsqu'il apprit que Karl - l'ami en question - était gay et qu'il en pinçait pour lui... Mais comme Esteban se sentait vraiment seul, il parvint à vaincre ses a priori et son dégoût instinctif après avoir pour la première fois de sa vie "mis quelqu'un dans la friendzone" - comme quoi tout peut arriver. Ce qui était bien, c'est qu'Esteban pouvait parler à Karl de tout sans être jugé. C'est ainsi qu'il lui raconta pour son père, et qu'il lui révéla son objectif le plus ardent: la destruction de son géniteur via un procès qu'il comptait bien lancer dès qu'il aurait suffisamment d'argent pour ça. La lutte allait être dure, car son père était gouverneur en plus d'être un excellent avocat, habitué à ce genre de procédures, mais Esteban n'avait pas l'intention de se laisser démonter pour autant.

Au grand dam de sa mère, Esteban choisit d'entrer dans une université publique - à la Nouvelle-Orléans, dans la même promotion que Karl qui était devenu son meilleur ami. Comme pas mal de jeunes de cet âge Esteban était sujet à un certain mal de vivre: il n'avait rien envie de faire plus tard, et absolument aucune envie de suivre les traces de son père et d'entrer en politique (allez savoir pourquoi..). Suivre son meilleur ami qui semblait passionné par les arts de la communication et le milieu du cinéma lui semblait être un bon compromis. La même année, il fêta ses dix-huit ans. Le lendemain même de l'événement et après avoir vérifié que les sommes mises de côté pour lui ne lui appartenaient qu'à lui seul, il lança la procédure visant à traîner son père en justice. Comme il avait tout préparé d'avance depuis des années, tout se passa très vite au début. Sa mère demanda le divorce. Les journalistes se déchaînaient. C'était éreintant. Puis tout devint de nouveau plus lent dès que le procès cessa d'être nouveau, et que les chacals des journaux télévisés trouvèrent un nouvel os à ronger.

... Mais Esteban ne se sentait pas mieux. Son rythme de vie était redevenu plus calme. Sa première année d'études lui demandait peu d'efforts. Pourtant chaque soir, il fatiguait plus vite. Chaque matin, son corps devenait de plus en plus difficile à mouvoir. Au début il crut au contrecoup des derniers événements. Il avait fait du mal à sa mère sans le vouloir. Son oncle et sa tante étaient en colère contre lui. Son père était prêt à le renier et autant que possible à le déshériter. Il lui avait retiré son garde du corps. Ça, Esteban s'en fichait. Il avait toujours trouvé la présence de ces gorilles étouffante et particulièrement dérangeante. La fatigue et l'essoufflement restaient et il commença à maigrir sans raison. Le jour où il se coupa et où sa blessure refusa de cicatriser correctement, il commença à vraiment s'inquiéter. Le médecin l'envoya aussitôt faire une prise de sang, mais quelques examens alarmants plus tard, les spécialistes comprirent qu'il était déjà trop tard. Incrédule, Esteban apprit à quel point il n'avait pas de bol dans la vie. Il était atteint d'une leucémie aiguë, qui n'avait pas été détectée suffisamment tôt pour être soignée. Au stade où il en était, il lui restait quatre mois à vivre, et il était inutile de le soumettre à un traitement lourd car ses chances de survie étaient quasiment nulles. On lui proposa un traitement qui ne le soignerait pas, mais lui permettrait de moins souffrir. Choqué et en colère, il le refusa, et refusa l'hospitalisation. Dans sa tête, c'était comme d'accepter qu'il allait mourir. Et il n'était pas prêt pour ça. Sa vie venait à peine de commencer. Il avait attendu des années pour arriver à ce moment où il obtiendrait son indépendance. Partir maintenant lui était inconcevable.

La semaine qui suivit cette annonce, Esteban resta enfermé sans sa chambre étudiante d'où il ne sortit pas une seule fois. Brisé, il n'avait plus que la volonté de dormir et de se repaître lorsque son estomac ne supportait plus le jeûne. Il lui fallut plusieurs jours de réflexion pour accepter la réalité. Mais si il devait mourir, il devait au moins accomplir quelque chose avant: Il avait lancé ce procès, et il comptait bien en voir le bout. C'était la seule chose qu'il ait jamais voulu avec autant d'intensité. Pour accomplir cet objectif il était prêt à accepter l'inconcevable. La seule manière qu'il avait de prolonger sa "vie" au delà de sa durée naturelle. Si il n'avait pas vu cette fille gémir dans la cellule de la cave de Juan,  il n'aurait jamais envisagé une pareille atrocité... Mais perdrait-il instantanément son âme, si il se changeait en vampire? Deviendrait-il ce monstre assoiffé de sang que certains décrivaient? Perdrait-il les sentiments violents qui l'animaient? Si c'était le prix à payer pour que son père obtienne ce qu'il méritait, il était prêt à vendre son âme à l'enfer. Mais seulement si il y était obligé.

Tant qu'il était encore capable de se traîner, il avait l'intention d'essayer d'infiltrer le milieu vampirique. Son but était évidemment de trouver l'une de ces sangsues et de réussir à la convaincre de le transformer, au cas où le procès s'éterniserait et où sa santé déclinerait trop. Il raya l'Eglise Eternalis de ses cibles potentielles. Il n'avait aucune intention de coopérer avec ces hérétiques.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans ? Vous y êtes natif ? Il vient d'y arriver pour ses études, lesquelles sont un peu compromises.

- Bas les Masques -


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MessageSujet: Re: Esteban Luz-Descalzo   Jeu 20 Fév - 15:59

C'est tout bon pour toi !

J'imagine que tu n'as pas besoin que je te montre le chemin pour achever ta validation. Razz
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Esteban Luz-Descalzo

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