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 "Everything for nothing "

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MessageSujet: "Everything for nothing "   Mar 28 Jan - 21:48

" Everything for nothing" tenait sa place dans les vieux quartiers de la Nouvelle-Orléans, comme pas mal de boutique du genre. De l'extérieur la petite vitrine laissait entrevoir quelques vieilleries plus ou moins intéressantes. Un mannequin d'entrainement était entreposé dans cette dernière a côté d'une épée à deux mains véritable sous laquelle était gravé " Alice, authentique Zweihänder  ". Un peu de tapisserie était aussi présente dans la vitrine, avec quelques babioles sans valeur réelle.

L'écriteau au dessus de la boutique était vieux et sculpté dans du bois. La porte en bois était peinte d'un vert sombre un peu fatigué par le temps.Bien qu'elle fut placée au milieu d'autre boutiques celle-ci avait ce côté plus ancien, plus mystique. En entrant on faisait grincer la porte, puis on accédait sur un plancher au moins aussi vieux que les antiquités présentes. On ressentait facilement cette essence mystique et ancienne dans la pièce rectangulaire. L'odeur dans l'air était celui d'un encens particulier et si on avait douté sur les origines de ce dernier, la vitrine centrale le confirmait. Au centre de la pièce une armure noire et rouge de samouraï avec son sabre le tout entreposé dans sa cellule de verre. La couleur était donnée. Cependant les étagères présentes abritaient un peu de tout, de la vaisselle, de la poterie, des peintures. De tout pour vu que ce fut assez vieux pour être considéré comme une antiquité déjà cinquante à cent ans auparavant.

Une fois le seuil de la porte franchie, une fois le regard posé à l'horizon on pouvait remarquer le comptoir tout au fond. Un ordinateur portable allumé et des livres entreposés de manière assez aléatoire. Derrière le comptoir il y avait une entrée voilée par un rideau noir sur lequel était brodé un Tomoe blanc. Derrière l'ordinateur se tenait Leila Von Feuerbach lunettes sur le nez. Un livre en main plongée dans une profonde lecture. Et même si elle ne disait rien quand un client entrait, même si elle ne levait pas les yeux de son livre. La jeune femme restait alerte à toute demande d'aide de ses clients. C'était ce que lui avait enseigné son grand père, les gens recherchant des antiquités recherchent le calme et ne souhaitent pas être dérangés. Bon nombre de fois un client était entré sans piper mot et en ressortait silencieux. Un peu comme pour ne pas rompre le silence, comme pour ne pas rompre la nature de cette atmosphère magique.

Cette boutique et sa propriétaire, bien que décalée vestimentairement parlant, représentaient parfaitement l'ère féodale du Japon. A ce propos cheveux détachés, elle était vêtue d'un débardeur gris, d'un pantalon vert kaki et de Doc martens. Ses tatouages étaient tous visible. Sa Carpa koi sur son bras droit, ses kanjis sur son avant bras gauche. Mais surtout son tomoe sur le dessus de sa main gauche, le même que celui brodé sur le tissue derrière elle. On semblait attaché aux valeurs ici et on aurait presque hésité à s'incliner si elle avait été habillée en kimono sans piercings ni tatouages.
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Blake Davis
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Mer 29 Jan - 15:46

Blake n'avait toujours pas éliminé sa cible. Enfin bon, hein. Il était là depuis une semaine, et jusqu'à présent il s'était beaucoup baladé. Une fois qu'il aurait enregistré une fois pour toute la géographie de la ville, il allait devenir très difficile à coincer. Pour l'instant il se contentait du quartier. Il avait repéré la baraque de son cadavre en sursis... Belle, imposante, sans doute très chère. Pas le genre de trucs qu'un petit commerçant pouvait s'offrir. Le souci, avec ces types qui aimaient le luxe, c'est qu'ils avaient aussi tendance à être paranoïaques à souhait. En l'occurrence, on ne pouvait pas reprocher ça à son contrat, puisqu'il avait effectivement un tueur à ses trousses. Tout ça pour dire que la villa était blindée de caméras de surveillance. Blake l'avait remarqué tandis qu'il essayait d'entrer par infraction une nuit. Ça l'avait dissuadé de continuer. Il aurait pu détruire les bandes vidéo après avoir éliminé le proprio, mais ça n'était pas très excitant... Non. Il fallait qu'il se débrouille pour tuer Monsieur Keynes ailleurs.  50 points supplémentaires si il parvenait à le coincer dans un endroit désertique, où personne n'irait le chercher avant plusieurs heures. La traque devenait intéressante. Peut-être qu'il n'allait pas s'ennuyer autant qu'il l'avait pensé, finalement...

Il s'était amusé à pister Keynes durant les derniers jours. Ca n'était pas très compliqué. Visiblement, ce type n'était pas du genre à se trimballer trois gardes du corps derrière lui à chaque déplacement. Ses courses, il se les faisait livrer. Il sortait peu, et lorsqu'il le faisait, c'était pour tracer directement à son travail, ou parfois dans une rue pleine de petits commerces dans laquelle il venait très certainement négocier avec les propriétaires. A moins qu'il ne soit, comme Blake, un collectionneur aguerri.

Le métamorphe était en train d'avancer dans la fameuse rue, mains dans les poches et clope au bec, l'air parfaitement détendu. Il avait besoin d'encore un peu de temps pour être sûr, mais il commençait à avoir une idée de l'heure et du jour auquel il serait capable de croiser Keynes dans le coin. Là, ce qu'il lui fallait, c'était avant tout voir si il n'existait pas des ruelles adjacentes dans lesquelles il pourrait attirer la cible. Ou depuis lesquelles il pourrait tirer en toute discrétion, quitte à ce que le cadavre soit trouvé trop aisément à son goût. Il en remarqua quelques unes, et se décida à aller les visiter un peu plus tard. Il n'était pas pressé. Sauf contrats particuliers, il n'était jamais pressé. Raison pour laquelle il se laissa distraire par une boutique sur son chemin. "Everything for nothing". Le nom le fit ricaner silencieusement. C'était un peu sa spécialité, de faire tout pour finalement n'arriver à pas grand chose. Il savait que c'était une mauvaise interprétation du nom de l'échoppe, mais il ne put s'empêcher de s'y intéresser de plus près suite à cette plaisanterie de lui à lui-même. Il se baissa et regarda à l'intérieur de la vitrine, tout en tenant le bord d'un chapeau en feutre type borsalino qui, selon les habitudes vestimentaires en vogue, jurait complètement avec le reste de son accoutrement. Evidemment, Blake n'en avait strictement rien à foutre, comme d'habitude. Il observa l'épée à deux mains présentée d'un oeil appréciateur. Sacré engin. Il aurait bien aimé avoir ça chez lui, sauf que d'une part ça allait prendre foutrement beaucoup de place - surtout si il se mettait à en chercher d'autres du même style - mais en plus de ça, il ne pouvait même pas l'utiliser pour le boulot. Pas assez discret. Néanmoins, commencer une nouvelle collection pouvait être une idée... Ca faisait un moment qu'il n'avait rien fait de tel, et vu que son contrat allait être accompli d'ici une semaine au maximum, il allait bien falloir qu'il s'occupe en attendant que quelqu'un d'autre le sonne. Allez... Ca se tentait.

Il entra dans la boutique après avoir jeté son mégot sur le trottoir et l'avoir écrasé du pied. Puis il salua la vendeuse. Elle était typée, même si on sentait qu'elle n'avait pas que du sang asiatique. Le magasin quant à lui donnait l'impression d'avoir voyagé quelques milliers de kilomètres à l'est en l'espace d'un pas. La fille était percée, tatouée, et semblait avoir les mêmes goûts que lui question chaussures. Chouette. Ils allaient bien s'entendre. Ou alors pas. Il ne fallait pas se leurrer: rares étaient les gens qui ne se méfiaient pas de Blake dès la première seconde de leur rencontre. Il y avait quelque chose de sombre qui se dégageait de lui, que même les normes étaient capables de sentir.

"... Bonjour."

Le métamorphe était "habillé léger". Il n'était pas frileux, et à son goût il faisait relativement chaud ces derniers jours. Du coup son blouson de cuir était accroché autour de sa taille tandis qu'il ne portait qu'un débardeur noir, qui laissait bien en vue les nombreux motifs qui sillonnaient l'ensemble de ses bras, épaules, et dos. Pour les deux flingues qui ne le quittaient jamais il préférait les holsters d'épaule mais avait aujourd'hui opté pour une version ceinture, cachée en dessous du manteau noué autour de lui. Son pantalon de cuir élimé rentrait dans ses vieilles Doc martens qu'on aurait cru capables de tomber en pièces détachées d'un moment à l'autre. Bref. Du Blake tout craché, en somme. Il se dirigea dans un coin de la pièce pour observer la marchandise, pensif. Bon! Qu'allait-il bien pouvoir entasser de suffisamment petit pour ne pas envahir sa chambre d'hôtel?
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Sam 1 Fév - 18:30

Son client avait créé le contact. Il était rare d'avoir ce genre de clientèle dans sa boutique, mais pourquoi pas après tout. Il fallait bien de tout pour faire un monde. Bien qu'ils aient des points similaires dans leur accoutrement, celui-ci semblait quand même bien différent. Plus " rebelle" si le terme avait du être utilisé pour les qualifier. Plus rebelle, plus hors des clous. Surement parce que malgré tout, Leila avait cette aura autour d'elle, ce côté doux avec son visage. Ce calme, cet apaisement. Ce n'était pas ce genre de cliché d'ados débile pleins de piercing toujours en train de mâcher du chewing-gum, non. Ce devait être les lunettes et les livres autour d'elle, malgré le look il y avait ce côté très discipliné. Une enfant du Japon en somme, ajoutons à cela le côté rude du stéréotype Allemand et bingo.

Leila déposait donc son livre sur le comptoir et se relevait ajustant ses lunettes. S'approchant de son client. Son parfum sucré s'échappait dans l'air s'accordant avec l'encens. S'accordant avec l'ambiance et l'humeur que dégageait le lieu. Presque à se demander si elle n'était pas quelque part le moteur voit l'auteur de cette énergie fluctuant dans la boutique. Ramenant une mèche en arrière s'approchant de cet homme à l'aura qui, il fallait le dire, se confrontait à celle du lieu.

" - Bonjour, je peux vous aider ? Peut-être à la recherche de quelque chose ? "

D'un petit sourire en coin, la japonaise lui montrait d'un coup de tête l'épée en vitrine qu'il regardait tout à l'heure. Bien que dans son bouquin, elle avait toujours un œil sur sa vitrine et sa boutique. Même si elle ne savait pas ce qu'il voulait, elle renchérissait sur ce qu'il regardait. Son look atypique lui faisait croire qu'il s'y connaissait un peu en arme. Elle tentait le coup alors.

" - J'imagine que vous avez vu la deux mains dans la vitrine. C'est une superbe pièce originale. Qui a d'ailleurs toujours un très bon tranchant. "

Leila avait une petite voix, elle faisait exprès de ne pas parler trop fort bien évidemment. Ce qui gardait ce petit côté doux et surtout ce petit côté où il fallait être attentif à ses paroles. Ça forçait un peu les autres à l'écoutes. Elle reprenait sur un ton enjoué, un peu comme si elle proposait une faveur.

" - Si vous voulez voir quoique ce soit, dites le moi et je le sort. "
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Blake Davis
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 2 Fév - 10:28

Face aux étagères, Blake se demandait ce qu'il allait bien pouvoir acheter et ramener à l'hôtel. Tout ce qui était vaisselle, c'était bien sympa, mais ça ne l'inspirait pas beaucoup. Il préférait quelque chose d'un peu plus... original. Il tourna la tête vers quelques magatamas sculptés dans diverses  pierres. Tiens... Ça c'était déjà un peu mieux. En plus, il avait rarement collectionné des objets d'origine asiatique. Peut-être pouvait-il trouver mieux néanmoins... Quelque chose en rapport avec les kitsune? Entre renards et loups, ils allaient bien s'entendre... Oui, non. Parfois il avait des idées pourries.

Tandis qu'il était encore en train de réfléchir, la vendeuse s'était approchée de lui et l'avait abordé. Il cessa donc de se poser des questions et se retourna vers la jeune femme qu'il détailla une nouvelle fois. Elle ne lui était pas désagréable à l’œil. Ses sentiments n'allaient pas plus loin qu'un vague agrément sans attaches émotionnelles et à peine charnelles cela dit. Brisé comme il l'était, le mécanisme de ses sentiments ne lui permettait rien de mieux. Si il avait fallu qu'il ressente plus de choses que ça, ça aurait fait remonter beaucoup de merdes, qui s'accrochaient à son subconscient avec toute la force de leurs petits bras noirâtres et puants - de rien pour l'image appétissante.

"En fait je suis venu sans idée précise. Mais vous avez une superbe boutique... Je suis certain de finir par trouver ce que je cherchais sans le savoir."

Et de lui décocher un sourire qui ne pouvait malheureusement être guère plus que carnassier et passablement inquiétant. Ça faisait longtemps que le charme ne faisait plus partie de ses attributions. Au pire il cherchait juste à noyer le poisson. Si elle pouvait lui faire faire le tour du propriétaire en lui expliquant ce qu'étaient et/ou à quoi servaient les divers objets qu'elle mettait en vente, elle lui simplifierait fortement la tâche. Elle revînt d'abord sur la magnifique épée à deux mains sur laquelle Blake s'était arrêté avant d'entrer. Ah... Ça c'était une belle pièce, on ne pouvait pas dire le contraire. Un peu trop voyante et difficile à transporter pour coller à son mode de vie malheureusement. Aurait-il eu une existence plus stable qu'il l'aurait sans doute achetée. Ou pas. Avec un métier décent et une vie normale, il n'aurait vraisemblablement pas eu suffisamment d'argent pour se payer une pièce de collection pareille. Ça ne l'empêcha pas d'esquisser un rictus lorsque son interlocutrice entra dans les détails les plus.. coupants.

"Eh bien, comme vous en parlez, on dirait presque que vous l'avez vous-même maniée..."

Là, c'était typiquement le genre de blagues pas drôles qui ne le faisaient rire que lui. Des deux il était sans doute celui qui avait manié le plus souvent une arme létale... le tout sans les détourner de leur usage premier. Enfin bon. Il avait très envie de toucher cette épée, de la soupeser, de juger de sa maniabilité et de son tranchant lui-même, mais il n'allait pas lui faire sortir l'engin de la vitrine alors qu'il savait pertinemment qu'il n'allait pas l'acheter. Il s'intéressa plutôt aux petits objets qui traînaient partout sur les étagères.

"En fait je bouge beaucoup, alors je suis obligé de ne faire l'acquisition que de petits objets, sinon ça serait la galère pour le transport... Puisque vous êtes clairement axée Japon, vous auriez des articles en rapport avec Inari et ses kitsune blancs? J'ai jamais voyagé hors  des USA mais j'avais un prof qui était passionné. Il nous a bassiné quelques fois avec le Fushimi Inari... Remarquez, c'est clair que ça doit valoir le coup d’œil."

Oui... Ian, l'Eranthe de la meute de San Jose, avait effectivement dû le bassiner là-dessus longuement, sinon il ne se serait pas souvenu d'autant de détails. Entamer une collection en souvenir de son vieil ami? Pouah... Si il commençait à faire ce genre de trucs, il était clairement sur la mauvaise pente. Nop. Il allait se contenter de cueillir l'idée dans ses plus anciens souvenirs et de n'en retirer que de la nouveauté.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 2 Fév - 12:04

Attentive à la personne que pouvait être Blake, Leila tentait de saisir le personnage. Comprendre un peu ce que lui même cherchait sans le savoir. Leila avait visé juste, ils étaient tout deux amateurs d'arme, du moins arme blanche pour elle. Le fait est que Leila n'avait jamais tué, mais elle en avait les moyens techniques si on lui confiait un sabre. Certes, il y avait un grand pas entre la théorie et le concret d'un combat ou l'on risque sa vie. La nippone souriait quand on lui parlait d'avoir essayé cette épée. C'était vrai.

" - Chaque chose qui peut avoir un sens " pratique " si je puis dire est essayée avant d'être mise à la vente. Et si ce n'est que de la déco, c'est clairement stipulé. Mais je l'ai essayée en effet, pas mon style du tout trop lourd et encombrante pour mes bras de petite femme. "

Elle riait doucement. En fait, elle avait la carrure physique d'une européenne. Leila était en général plus grande que les femmes asiatiques, d'eux elles n'avaient gardés que les traits en fait. Mais bon cette épée à deux mains semblait quand même lourde pour elle. Et de ce fait, il n'aurait pas été compliqué de deviner quel type d'arme elle maniait si elle avait vraiment du en manier. Surtout pour une personne aussi ancrée dans les codes des traditions Japonaises. Son client se dévoilait un peu.

" - Oh je n'ai pas que du Japonais...Mais c'est quand même l'esprit, on ne peut renier ses origines. "

Elle faisait mine de brider ses yeux déjà bridés en fait. Un peu d'autodérision ne faisait pas de mal. Leila après avoir fait une petite pointe d'humour, car elle était bon vivant tout de même reprenait son sérieux commençant à avancer dans le magasin. Se dirigeant dans un des angles de la pièces. Puisqu'il était question de précision, il fallait être précis.

" - Fushimi-ku était autrefois une ville avant d'être incorporé au quartier de Kyoto. Au Japon bien évidemment. Le quartier est très connu pour ses boissons alcoolisées, comme le Saké. Si un jour vous deviez voyager, ça vaut le détour. Après...J'ai un peu de tout sur le sujet. Des tirelires, des colliers en Agate. Un peu de tout mais...Commençons par le produit rare. "

Elle attrapait un rouleau dans un coin dont elle enlevait le couvercle et retirait une toile. Avec précaution elle déroulait la toile et dévoilait donc la peinture aux yeux de Black. Le dessin au codes Japonais représentait un renard à neuf queues fixant un homme s'immolant. Autour, on y voyait des écrans de fumée représentant des formes, en somme des illusions abstraites. Les couleurs dominantes étant le rouge, l'orange et le noir. Une peinture sinistre peignant un côté bien moins joyeux de la légende. Leila déposait la peinture à plat sur une des vitrines qui renfermait des bijoux.

" - Signé Shubun Kazumaza, il ne fut connu que pour son œuvre suicidaire que pour ses œuvres. Il se serait immolé devant chez lui laissant pour dernier héritage cette œuvre. La légende raconte même qu'il avait mélangé son sang à la peinture. Histoire peu connue et peinture considérée maudite, elle ne vaut pas très cher. Pas assez cher pour prendre la peine de vérifié si il y a du sang dessus ou non. D'ailleurs elle est authentifiée."

Disons que dévoiler cette œuvre au joli prix de 1300 dollars n'était qu'un petit plaisir du regard. Leila savait très bien que très peu de personnes achèteraient cette pièce, hormis peut-être un jour un riche collectionneur attiré par la tragédie. De temps en temps elle la montrait plus pour raconter l'histoire de cette peinture que pour la vendre en fait. Elle la laissait à l'air libre un petit temps, très bien conservée on pouvait noter un effort remarquable quant à l'entretient des produits ici présents. Il fallait avouer que la note était salée aussi. le " for nothing " de la boutique ne concernait que les petites babioles, pour les quelques rares produits présents de vrais collectionneurs aguerris, il fallait casser un joli petit billet. Réajustant ses lunettes elle fixait la peinture un peu comme absorbée par son côté horrifiant.

" - Il faut avouer qu'elle est belle. Il faut d'ailleurs savoir que les Kitsunes son parfois considérés comme des monstres. Bakemono Kitsune en Japonais. Œuvre d'un illuminé shintoïste, ou d'un homme perturbé par un démons cousin de Genko le renard noir...Allez savoir. "

Oui, Leila savait garde le côté flou et mystique. Mais si Black prenait un peu de recul, on pouvait voir quand même une vendeuse parfaitement objective. Objective et pas perdue dans un monde onirique, ou pas. Mais consciente et pieds sur terre.
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Blake Davis
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Lun 3 Fév - 23:24

Une pointe d'intérêt froid alluma le regard déjà glacial de Blake. Une épéiste, hein? Lui-même n'avait que peu d'expérience en terme d'armes blanches. Le minimum requis pour l'armée. Si cette Leila avait réellement été capable de manier une épée à deux mains pour la tester, il était prêt à parier que ça aurait été la sous-estimer que de la prendre au mot lorsqu'elle parlait de ses "bras de petite femme". Elle cachait bien son jeu. Beaucoup d'hommes n'auraient pas été capables de mieux faire que de se couper un pied en tentant  d'utiliser ce genre d'armes... Un peu comme tous ces abruti(e)s qui voulaient jouer à celui qui avait la plus grosse et achetaient des flingues de calibre trop important, pour finalement se péter le nez avec, comme il étaient incapables de supporter le recul du pistolet. Bon. Ok. Blake ne tirait pratiquement qu'avec des gros calibres. Mais lui, c'était pas pareil: c'était un métamorphe. Il avait naturellement la force requise, et en plus de ça il avait la carrure d'un soldat - qu'il avait été.

"Vous m'avez l'air d'être encore entière... Ce qui est déjà relativement impressionnant. Je doute qu'il reste énormément de maîtres dans le maniement des épées à deux mains... Je crois qu'à peu près tout le monde les trouve trop lourdes et encombrantes en fait."

Comme ils revenaient sur les origines de la vendeuse, Blake se fit la réflexion qu'il n'arrêtait de croiser des gens aux racines intéressantes depuis qu'il était arrivé à la Nouvelle-Orléans. Lui-même était américano-américain, pour ce qu'il en savait. Mais il ne savait pas grand chose. Son père n'avait jamais été foutu de lui présenter sa famille, et du côté de sa mère, on l'avait renié sans même qu'il ait rencontré plus de deux fois ses grand-parents. Charmant. Il réserva ses questions pour plus tard néanmoins. En cherchant dans ses souvenirs des informations sur le temple de Fushimi Inari, il semblait avoir tapé juste. Il savait que l'édifice était extrêmement connu et qu'il était situé dans Kyoto, mais ses connaissances n'allaient pas beaucoup plus loin. Il se souvenait vaguement d'une histoire de chemin composé de mille torii qu'il fallait bien deux heures pour traverser, parce que ça avait dû l'impressionner à l'époque... Après il n'avait parlé de ça que parce que le kami Inari était associé aux renards dans la religion shinto, et qu'en tant que loup il trouvait ça marrant de s'intéresser à ses lointains cousins... Pwah. Pas le genre de trucs qui lui occupaient l'esprit habituellement. C'était la preuve que même maintenant, Ian avait plus d'influence sur lui que ce qu'il n'avait cru.

Il écoutait attentivement Leila et ne fit aucun commentaire, se comptant de hocher la tête en signe d'approbation au moment où elle lui annonçait qu'elle allait lui montrer un objet rare. Il prenait tout ce qui était susceptible d'éveiller sa curiosité. Bientôt, il eut sous les yeux une peinture qui les lui fit cligner. Une aura dérangeante se dégageait de l’œuvre. Peut-être à cause de la dominante rouge qui lui donnait l'impression de se noyer dans le sang. Ou bien parce que le kyûbi face à l'homme s'immolant avait quelque chose de familier. Quelque chose dont il ne voulait pas se souvenir. L'histoire mystérieuse de cette pièce acheva de le mettre mal à l'aise. Il fit son possible pour n'en rien montrer, mais il était soudain devenu distant, et plus froid encore qu'il n'en avait eu l'air jusqu'à présent, parce qu'il ne souriait plus - même si son sourire n'était jamais très chaleureux. Il préféra rebondir sur ce qu'il maîtrisait: alias les histoires de kitsune en règle générale. Autant dire qu'il ne maîtrisait pas du tout le sujet. Mais c'était toujours mieux que d'avoir à se confronter à la raison de son mal-être.

"Oui je crois même que depuis plusieurs siècles la tendance s'est inversée et les kitsune comme yokai sont plus courants.. Importation d'une légende chinoise ou coréenne non? Pwah... On m'a parlé de ça il y a bien longtemps..."

L'air pensif, il finit par détourner les yeux de la toile, histoire de rompre le sort morbide qui le forçait à la regarder.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Jeu 6 Fév - 18:28

Leila enroulait la peinture et la rangeait alors. Il lui avait semblé clair que son client ne voulait pas de cette peinture. Une fois rangée, la nippone tournait sur elle même puis hochait. Voilà, une grande malle en bois. La malle en elle même semblait avoir déjà bien vécu, difficile d'imaginer ce que cette dernière pouvait bien contenir. D'un pas sur, elle se dirigeait vers cette dernière tout en gardant la conversation avec Blake.

" - Il est vrai que l'arme à deux main est beaucoup moins utilisée. Pour ne pas dire plus du tout, c'était le genre d'arme qu'on utilisait dans une bataille pour avoir de la portée mais aussi un peu frapper dans le tas. De nos jours on a des Ak-47, des M16 et j'en passe...Puis en un contre un, un adversaire un peu plus agile avec une arme légère peut très vite venir à bout d'une deux mains. Ceci étant dit, c'est tout de même un très bel objet. "

Elle se posait un genoux à terre puis commençait à ouvrir la malle en cherchant la combinaison sur le cadenas. Vu les informations elle semblait aussi s'y connaître un peu en arme à feu. Elle avait des notions certes et s'était renseigné mais elle ne les maniait pas. Pas plus que ça dirons nous. Pas de port d'arme, mais elle possédait tout de même un pistolet juste en dessous du comptoir. A côté du sabre. Dire qu'elle était précise avec cette arme non, dire qu'elle ne pouvait pas l'armer et tirer à coup portant sur une cible c'était une autre affaire. Il est des situations ou ni le sabre, ni la magie sont intéressantes. Il fallait avouer que si quelqu'un se pointait et se manifestait comme dangereux, il était plus simple de lui pointer un 9mm que de lui montrer un sabre ou encore lui dire " attention j'use de magie ". Quoiqu'il en soit, ce fut la conclusion que Leila avait faite sur le sujet et c'était la raison pour laquelle elle possédait une arme à feu.

" - J'aime pas trop les armes à feu vous savez...Ni l'utilisation qu'on en fait, je n'y retrouve pas le côté noble des armes blanches. Mais bon, je pense qu'elle sont nécessaires tout de même. Elles ont aussi un esthétique qui me plait, c'est froid et flippant. Ça m'empêche pas d'avoir un P226. "

Elle se relevait avec un petit sourire. Après quelques fouilles dans la dite malle, après avoir poussé elle avait sortit un objet enroulé dans un foulard. Elle le pesait de la main, ça semblait léger puis le découvrait. Une dague, gravée. Dessus on y voyait un renard à neuf queues. Majestueux. Sa tête vers la garde et ses queues se prolongeant jusqu'à la pointe.

" - Il n'est pas aiguisé, c'est plutôt vieux mais la lame semble bonne. "

L'objet avait au moins le mérite d'être artistiquement beau. La garde semblait faite d'ivoire ce qui jurait un peu avec la nature de la gravure faite dessus. Le bout de la poignée était sculptée en forme de renard. Un objet joli mais qui ne semblait pas aussi vieux que la peinture qu'ils avaient vus. A sa tête et c'était le mot le prix n'avait pas non plus l'air extravaguant. Et d'ailleurs ce n'était pas le cas. Leila lui tendait l'objet pour qu'il le voit.

" - Après, c'est tout ce qui me reste "d'original". Le reste sera plus typique, plus du genre tirelire. Mais je pense que cette pièce vous sera plus agréable à posséder qu'une petite statue. Ca doit valoir 300 dollars, faut que je vérifie sur l'ordi. "
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Blake Davis
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Sam 8 Fév - 23:24

La toile et son effet perturbant était rangés loin de son regard, et la vendeuse s'était remise à lui parler armes. Voilà de quoi lui faire reprendre pied. Il laissa la jeune femme s'éloigner, puis vint la rejoindre quand il lui parut clair qu'elle comptait lui montrer autre chose. Ce faisant il écoutait son exposé avec un sourire amusé.

"Oui elle est magnifique. Je vous l'aurais peut-être prise si je ne voyageais pas autant, mais là..."

Elle se baissa et compléta son discours non sans chercher quelque chose dans la malle qu'elle venait d'ouvrir. Blake fourra les mains dans ses poches. Elle n'aimait pas les armes à feu? Bah... C'était pourtant de bien belles pièces de mécanique. Dangereuses, puissantes, impitoyables. Elles privilégiaient l'esthétique du combat à l'efficacité... Mais quelle efficacité! Précision et maintien n'étaient pas non plus donnés au premier venu. Le choix de l'arme en fonction de la situation? Son entretien et son chargement? Les armes à feu, c'était tout un monde à part.

"Le côté noble des armes blanches? Vous entendez quoi par là?"

... Il lui aurait bien posé des questions sur son Sig Sauer, mais il n'était pas dans son intérêt d'en dévoiler trop sur ses connaissances en la matière. Même si beaucoup d'américains collectionnaient les flingues et les chouchoutaient comme leurs propres gosses pour se faire bien voir et se faire passer pour de gros durs, Blake devait faire preuve d'un minimum de prudence... Ne serait-ce que parce qu'il n'était prudent sur presque rien d'autre.

Elle se releva avec un poignard en main. Encore une belle pièce ancienne. Lui qui était entré dans l'idée d’entamer une collection de babioles allait finir par ressortir avec un objet de valeur, à ce rythme. Pour sa part il préférait les flingues aux armes blanches - quoi de mieux que d'inspecter avec minutie les courbes d'un revolver antique, l'ingéniosité, le détail de sa mécanique... Le démonter, apprécier la précision du travail de l'armurier? Le travail de forgeron n'était pas aisé non plus car il fallait travailler l'ergonomie, le poids, la balance, le tranchant de l'arme... Mais ça ne fascinait pas Blake de la même façon. Ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier un travail bien fait quand il en avait un sous les yeux. L'arme que lui présentait Leila était belle, surtout pour le travail de gravure qui avait été fait dessus. De là à ce que Blake l'achète? Elle n'était pas assez passe partout pour qu'il se risque à l'utiliser pour le boulot - on n'était jamais à l'abri d'une bourde, il pouvait très bien perdre une arme un jour pas comme les autres où il serait forcé de fuir à toute vitesse. En plus de ça, si il se mettait à collectionner les poignards, sa chambre d'hôtel allait finir par avoir une allure bizarre. Mais était-ce si gênant finalement? Ça pourrait toujours être drôle de voir les têtes de ceux qui viendraient le voir sur place pour lui demander de quitter la ville, si jamais certaines personnes finissaient par le trouver.

Blake se pencha en avant, l'air curieux, et hésita à toucher l'objet. Avant qu'il le fasse, et avant qu'il ne se décide à le prendre ou à laisser l'occasion s'envoler, il leva un regard interrogatif sur son interlocutrice, et posa une question qui pouvait paraître anodine mais qui ne l'était pas le moins du monde:

"Quel est le métal avec lequel la lame a été coulée?"
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 9 Fév - 12:59

" - Dans le sens noble je fait plus allusion à la personnification protectrice que l'on a donné à l'épée au fur et à mesure des siècles. Au même titre qu'une arme à feux, c'est une arme et je ne suis pas candide au point de faire une grosse différence. Hormis qu'un pistolet ne vous demanderas que de viser et presser une gâchette. Ce qui, honnêtement, est une façon de tuer assez " simpliste" si je puis dire. Je déplore la simplification de la chose si vous préférez. "

Arme blanche et arme à feux présentent cependant des similitudes. Pour l'une et pour l'autre il faut être précis, viser le bon endroit au bon moment. Puis il y avait aussi la réputation des armes à feux étant faites uniquement de " meurtres ". Quand on évoque pistolet, on ne pense pas à la noblesse de la protection. Ce qui est différent avec une épée, mais comme elle l'avait dit les deux étaient faites pour tuer. Il fallait être bien naïf pour croire que leurs fonctions étaient différentes.

Elle se penchait dans la malle et ressortait un autre objet. Son acheteur était un intéressé des armes ça ne faisait plus de doute, trouverait-elle alors un objet qui attirerait sa convoitise ? Voilà quelque chose qui lui plairait surement. Une fois redressée elle donnait les informations demandées par son potentiel acheteur.

" - C'est de l'acier White-paper. Un acier carbone donc, bien que le terme soit exagéré puisque tout les aciers contiennent du carbone...Mais comme vous devez le savoir on appelle Carbone tout les aciers non-oxydables. Sinon...J'ai ça. "

Leila dévoilait un autre tissu blanc. Cette fois c'était une arme à feu. Un pistolet huit canon en état plutôt bon, une carcasse en acier aux motifs de végétaux un peu effacés. Pour les amateurs d'armes à feu, ce genre de pistolets huit canons sont assez rares. Pour ne pas dire presque introuvables. La nippone tendait les deux mains pour procéder à l'échange. S'il voulait les deux, elle pourrait lui faire un bon prix, après tout c'était des pièces ne demandant qu'à enfin s'en aller.

" - Poivrière Mariette. Canons en acier de Damas, le mécanisme de la gâchette est à réviser cependant puisqu'elle ne déclenche pas le chien. Hormis ça, c'est une pièce que mon Grand-père a acheté et n'a jamais rénovée lui même. C'est le genre de pièce qu'un collectionneur aime se retaper lui même. Le genre de pièce qu'on respecte assez pour lui laisser le plaisir d'être rénovée par un connaisseur. "

Parce que c'est ce que Blake semblait être. Un connaisseur, ce genre de mecs maniaques capables de plus respecter une arme qu'un homme. Un peu comme elle et son sabre, la seule chose dont on peut véritablement être sur. C'était ce qu'il y avait de réconfortant chez les armes, du moins c'est que Leila trouvait de réconfortant. Leur usage ne pouvait être ambigüe et dès lors que l'on a un canon braqué en face de ses yeux, la suite des choses est prévisible. L'humain lui est sournois et traitre, imprévisible. Mais une arme elle n'a qu'une fonction. Et bien qu'elle n'affectionnait pas les pistolets il fallait avouer qu'ils avaient ce côté " sur " de leur usage. Seule une balle pouvait sortir du canon et cette arme ne se lèverait pas pour vous tuer dans votre sommeil. C'était le côté " machine", le côté non humain qui pouvait réconforter et à la fois effrayer. Paradoxal, mais avec un pistolet on sait à quoi s'en tenir.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Jeu 13 Fév - 1:28

"Hormis qu'un pistolet ne vous demandera que de viser et de presser une gâchette". Voilà une affirmation qui aurait  pu faire pousser un cri scandalisé à Blake Davis si il n'avait pas été Blake Davis. Mais le métamorphe ayant la personnalité qu'il avait, il se contenta de répondre à cette remarque de néophyte avec un sourire amusé. Utiliser une arme à feu demandait beaucoup plus de doigté que ce que pensaient la plupart des gens, bien trop habitués à voir les vedettes d'Hollywood se servir de gros câlibres à une main avec une facilité telle qu'on se serait presque attendu à les voir se mettre un doigt dans le nez. En réalité ça demandait de la force, et la précision se travaillait. Ça allait très vite de se péter le nez en tirant avec une arme puissante dont on n'avait pas prévu le recul. Ne parlons même pas du boulot des snipers qui devaient s'emmerder avec des trucs aussi prise de tête que la force et l'orientation du vent... Ensuite, il y avait le type d'engin: on n'utilisait pas de la même manière un semi-automatique et une mitrailleuse. Puis le type des balles en fonction de la cible visée, le chargement... A bien y réfléchir, ça pouvait demander une préparation monstre quand on voulait faire les choses bien.

"Ce qui est certain, c'est que vous avez sans doute beaucoup plus souvent travaillé vos mouvements d'épée que vous n'avez vu un stand de tir..."

Il en était à inspecter la fameuse dague gravée et à demander si il pouvait la toucher sans risque, lorsque la vendeuse répondit à cette dernière question. La lame était faite d'acier. Parfait. Il approcha sa main de l'objet, mais eut finalement son attention détournée de ce dernier par une réaction inattendue de son interlocutrice. Elle semblait avoir trouvé un autre objet à lui présenter. Dès qu'il en eut un aperçu, il sut instantanément qu'il était intéressé et se redressa avec une lueur d'intérêt glaciale dans le regard. Il avait provisoirement oublié le poignard, qui l'intéressait moins que ce qu'il avait maintenant sous les yeux. Il n'avait pas eu besoin des informations fournies par Leila pour savoir qu'il était face à une offre qu'il n'allait pas pouvoir refuser. Ce genre d'antiquités, on n'en trouvait pas à tous les coins de rue... Même dans une rue d'antiquaires en fait. De savoir que l'arme était à rénover ne faisait que rajouter à l'attrait de la proposition: ça faisait trop longtemps qu'il n'avait pas eu à faire grand chose de plus que de nettoyer ses outils de travail. Malgré tout quelque chose le dérangea dans la manière dont la vendeuse insistait sur ce dernier point. Il avait l'impression d'être la victime d'un marketing ciblé... dont il n'avait pas vu le ciblage venir. Comment avait-elle su qu'il s'intéressait aux armes en règle générale? Bah... C'était la faute de cette deux mains dans la vitrine sans doute. Un concours de circonstances. Reste que ce genre de trucs, ça n'était pas très bon pour lui. Il émit un ricanement nerveux.

"... Je suis si transparent? Mince, je ne m'en rendais pas compte... Je peux la prendre?"

En cas d'approbation il la tournerait quelques secondes dans ses mains, passant ses doigts contre les  détails des mécanismes. Il tentait déjà de déterminer la raison de la panne, mais pour qu'il aille jusqu'au bout de cette démarche il allait falloir qu'il possède l'arme pour pouvoir en faire ce qu'il en voulait.

Alors qu'il était tourné vers la vitre du magasin, le canon ironiquement tourné sur la rue, il remarqua que son cadavre en sursis - comprenez sa cible -  passait devant le magasin. Il resta immobile une seconde le temps d'enregistrer cette information. L'heure correspondait aux observations qu'il avait déjà faites. Ceci ne faisait donc que valider son plan, pour le moment. Comme il n'avait pas prévu de tuer son homme aujourd'hui, il ne voyait aucun inconvénient à le laisser repartir. Mais le destin semblait en vouloir autrement. L'homme hésita quelques secondes, puis se tourna vers la vitrine pour finalement entrer dans la boutique et commencer à regarder son contenu. Si il avait su qu'il était à trois pas de la Mort, il serait reparti en courant. Blake ne paniqua pas: cet aléa ne changeait absolument rien à son plan. Pour le moment, à la Nouvelle-Orléans, il n'était personne.

C'est donc l'air de rien qu'il se tourna vers Leila:

"A quel prix me le faites-vous? Parce que je suis au moins sûr de vous prendre cet objet là."

Ça lui occuperait au moins une soirée.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 16 Fév - 20:06

( Sorry for the late, j'ai eut une semaine monstre. )
Non ce mec n'était pas transparent et il était impossible pour Leila d edire ce qu'il avait en tête. C'est aussi la raison pour laquelle elle se doutait qu'il s'y connaissait. Peut-être les vieux stéréotype du brun outsider qui parle peu...Mais Blake dégageait cet aura de " Viens pas voir par ici". Ajoutons à ça son regard que Leila jugeait de presque d'affamé sur une arme et voilà le résultat.

"- Vous ne l'êtes pas justement."

Leila hochait. Oui, il pouvait la prendre. La nippone avait l’œil et lorsque Blake avait regardé dehors elle s'était tournée par réflexe. Juste un mec à sa vitrine, boh, normal. Revenant alors à son client elle lui esquissait un sourire, oui pour ce genre d'arme la note était en général salée. Mais elle était prête à faire un bon prix pour s'en débarrasser. Elle s'éloignait de Blake se dirigeant vers son PC. Elle l'avait laissé là-bas avec une certaine confiance, soit elle était naïve soit elle n'avait pas peur d'être volée. Après avoir ajusté ses lunettes et un peu pianoté sur le portable elle prenait la parole.

"- Alors...Je peux le faire à 1000 Dollars seul...Prix...Plus que d'amis. Et si vous voulez des pièces pour le canon et la gâchette vu qu'il faut qu'elle soient d'époque pour la restauration...Au peut vite monter. Mais je dirais que raisonnablement avec le tout on peut se tenir à 1200 ou 1000 arme seule. Évidemment les papiers d'authentifications sont fournis avec."

La nippone s'étirait et revenait à Blake. Pour certains ça la note était salée mais pour ce type d'arme c'était une occasion en or massive. A ce prix là, il pouvait même se permettre de lâcher 100 à 200 dollars en plus de pour boire qu'il ne serait toujours pas perdant dans l'affaire. Curieuse de savoir si la lame l'intéressait elle reprenait alors la parole.

"- Pour la lame, je peux faire un prix de groupe à 1600 tout compris. Sinon, voilà."

Elle tapait ses mains sur ses cuisses avec un petit sourire comme pour conclure son offre. Elle ne rajouterait plus rien sur le prix. Bon le pistolet était en mauvaise était mais sa rareté faisait son prix. La lame quant à elle était de très très bonne facture bien que peu discrète. Leila l'observait, elle le regardait manipuler l'arme, la trifouiller. Pas de doute elle avait heurté sa fierté sur les armes à feu. Les paroles de Blake à ce sujet l'avaient aiguillé puis elle connaissait ce regard. Celui d'un connaisseur qui cherche, qui analyse et qui envisage déjà les solutions. Cet effet, elle le ressentait à chaque fois qu'elle devait découvrir une lame, ou la rénover.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Mar 18 Fév - 1:17

Evidemment, Blake jouait avec le feu. Et il savait parfaitement qu'il n'était pas si transparent que ça, sans quoi il serait en taule depuis longtemps, voire même six pieds sous terre. Dans sa profession si on ne se protège pas un minimum on ne fait pas de vieux os. D'ailleurs Blake - suicidaire passif en quelque sorte - était du genre à ne faire strictement que le minimum en question... Il avait du bol d'avoir tenu quinze ans, tout de même. N'empêche qu'il était rare qu'on devine si facilement qu'il appréciait les armes. Il n'avait pas non plus fait d'effort pour le nier et les circonstances les avaient amené à cette discussion, mais il était tout de même troublé par l'instinct de la jeune femme, qui l'avait conduit en quelques minutes en direction d'une pièce de collection qu'il était incapable de refuser.

Un rictus qui tenait plus de la grimace que du sourire déforma son visage incapable d'expressions heureuses.

"Hm je vois... Disons que vous avez le nez, dans ce cas."

Il oublia provisoirement la vendeuse pour observer l'arme en détails, et remarquer le passage de sa cible à proximité. Keynes était entré dans la boutique mais Blake s'en foutait comme d'une guigne, car il n'avait pas l'intention de le tuer aujourd'hui. Il écouta plutôt la réponse de Leila à sa question, plus importante: A quel prix lui vendait-elle cette arme à feu?

La réponse le surprit car il s'était attendu à beaucoup plus. C'était une occasion en or et il était suffisamment renseigné pour le savoir. Pour la peine il était prêt à lui prendre le flingue et le poignard pour la remercier de cette affaire.

"Parfait. Dans ce cas je vais vous prendre..."

"... L'ensemble, 4800$. Je vous paie le triple. Qu'est-ce que vous en pensez?"

Perplexe, Blake se retourna pour remarquer que le petit homme replet avec ses cheveux roux parsemés par bouclettes autour de son gros crâne, regardait la Poivrière avec de gros yeux. A moins qu'il ne fut en train de fixer le couteau? Il était nerveux comme une fouine et ses yeux n'arrêtaient pas de changer de direction. Sérieusement... C'était une blague? Depuis quand ses cibles cherchaient-elles à lui piquer SES bonnes affaires? On avait jamais vu ça... Qu'est-ce qui pouvait pousser Keynes à faire montre d'une telle impolitesse? Il collectionnait les armes lui aussi? Ou bien y avait-il autre chose que ni Blake, ni peut-être Leila, n'avaient su remarquer au sujet de ces deux objets. Il ne fallait pas oublier que ce type avait un contrat sur sa tête. Généralement, seuls les gens louches ont l'honneur de devenir l'objet des préoccupations d'un tueur à gage professionnel...

... Mais ce n'était pas le problème de Blake. Lui, on le payait, il tuait, point à la ligne. Et quand il ne tuait pas il passait sa vie à entasser des  biens sans but. Ce n'était certainement pas ce gros tas de bacon - franchement, ce type aurait pu être un métamorphe porc que ça ne l'aurait pas étonné - qui allait lui subtiliser sa gloire de la journée.

"Mon vieux, on est pas à une vente aux enchères. Fermez là et faites la queue, comme tout le monde."

Le regard qu'il jeta au petit homme était encore plus froid et agressif qu'il ne l'était déjà au naturel. Toute couleur quitta le visage de Keynes, qui en oublia sa répartie, trop effrayé à l'idée de se faire agresser par Blake, sans doute. Le métamorphe profita de ce silence pour se tourner vers Leila.

"J'étais en train de dire que je prenais les deux."
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Jeu 20 Fév - 19:21

Voilà que Leila sentait l'agacement de Blake. Quelque part il n'avait pas tort de se sentir frustré, il était le premier arrivé et comme on dit le premier arrivé est aussi le premier servi. Leila esquissait un petit sourire, 4800 Dollars ça faisait quand même des pépettes mais on ne bosse pas que pour l'argent. La nippone décidait alors de calmer le jeu, après tout si ce gars était un connaisseur elle saurait quoi lui vendre pour qu'il dépense du fric pour sur. D'un ton assez cordial, elle insistait sur le premier mot de sa phrase, car politesse avant tout.

- Bonjour monsieur. Je suis désolé mais je ne puis retirer une offre à quelqu'un alors que nous avons déjà fixé un prix. et s'il vous plait, restez courtois.


La fin avait été pour Blake, pas de chahut ici, c'est mauvais. C'était réglo, et personne n'aurait eut rien à redire à Leila. Du moins en temps normal. Ce mec semblait un peu louche, son allure était un peu...Sale...Pas malsaine mais sale, ce mec lui semblait sale. Le genre de mec louche jouant la carte de l'innocence mais dont la pourriture intérieure n'était plus à démontrer. C'est ce que ce petit lui inspirait. Il lui inspirait aussi " petit gros" d'un de ses bouquins d'enfance. Oh, un très très vieux bouquin mais qu'elle avait aimé étant enfant. Alors que " Peter petit gros " en version rousse se tenait devant elle, il répliquait tout de même affrontant une peur certaine.

- Je vous la fait à 8000 dollars, le prix qu'elle vaut pour de vrai!

La nippone levait les yeux au ciel passant une main sur son visage. Ce n'était pas vrai, il ne comprendrait pas elle le savait. Ou alors il foutrais un bordel avec sa voix nasillarde. Bon, il était quand même temps de retenter de lui expliquer avec calme et patience. Puis elle avait bien de quoi lui proposer pour se mettre sous la dent vu la quantité affolantes de vieilleries ici.

- Je suis désolée, je ne peux pas...En revanche j'ai d'autre armes à vous pro-...

- Négatif. C'est celle là que je veux et j'y mettrais le prix.

Bon...Voilà que ça commençait à marchander. En règle général Leila n'avait rien contre le marchandage, elle avait même la sensation que c'était une notion importante du commerce. Le marchandage, c'est le pouvoir du client, il ne vient pas acheter en simple victime des prix. Il peut modifier les choses, faire en sorte qu'elles lui conviennent plus. Bon d'accord, mais comme l'avait si bien dit Blake, ce n'était pas la vente aux enchère...Et puis c'est très mal poli de couper la parole.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Ven 21 Fév - 17:09

Rester courtois? C'était à lui qu'elle s'adressait là? Non parce que Blake s'était trouvé plutôt cool, sur le coup, et face à un sans-gêne tel que celui dont l'homme roux - qui était certes petit et gros mais n'était pas un rat-garou non plus - avait fait preuve. Lorsque Blake ne se montrait pas courtois, généralement, les gens terminaient avec quatre trous dans la poitrine et quelques grammes de métal supplémentaires dans le corps. Son regard courroucé se tourna brièvement vers Leila, qui n'était pas la source principale de sa colère. Reste qu'il avait déjà l'air impressionnant lorsqu'il n'était pas énervé, alors là, d'un coup, la menace qui émanait de lui avait de quoi inquiéter.

Il ne répondit rien. Selon lui, il n'avait pas à être désolé de quoi que ce soit, alors il n'allait pas faire semblant de l'être. Leila semblait prête à continuer la transaction et avait envoyé paître le petit homme. Maintenant il allait sans doute se la boucler jusqu'à sa prochaine rencontre avec Blake, où il apprendrait à se taire définitivement.

Le métamorphe retrouvait progressivement son calme. Il était prêt à continuer les négociations: Keynes était hors de la partie et ne représentait plus aucun danger pour lui. C'était du moins ce qu'il avait cru. La tranche de bacon rousse n'avait pas l'air d'être du même avis que le reste des protagonistes présents. Lorsqu'il proposa un nouveau prix, Blake comprit que Keynes allait faire partie des rares contrats qu'il prendrait plaisir à exécuter. Il comprit aussi que les quelques minutes à venir allaient être une épreuve pour lui, car il allait falloir qu'il parvienne à contrôler la fureur d'un corps dont il n'avait plus le parfait contrôle. Il y a quelques années, Blake n'aurait pas fait de bévues. Dans un cas pareil il aurait su réguler son tempérament impulsif par quelques exercices de respiration, et il aurait réglé cette affaire avec professionnalisme, sans mettre son contrat ni sa couverture en danger. Le truc c'est qu'il devait composer avec sa bête qui devenait incontrôlable, et si possible sans consommer de sang de vampire en public. Il n'était pas certain d'y arriver.

Devenu sourd à la discussion qui continuait de battre son plein, Blake se tourna vers Keynes, incapable de contenir le grondement bestial que la colère avait fait naître dans sa gorge. Les loups faisaient partie de ces nombreux animaux qui n'aimaient pas qu'on touche à leur territoire. En convoitant les objets qu'il avait été sur le point d'acheter, l'humain était en train de marcher sur SES plates bandes. Cette arme à feu était magnifique et Blake n'aurait pas hésité à la payer bien plus cher que le prix que Leila lui avait proposé, mais dans l'absolu, il n'avait pas le besoin vital de l'acquérir. Il n'y avait rien qui soit matériel que Blake considérait comme vraiment important. Mettre une croix dessus ne l'aurait pas dérangé plus que cela. Mais l'animal en lui était un dominant qui n'avait certainement pas l'intention de laisser une petite merde d'humain se moquer de lui et "pisser" sur des arbres qui ne lui appartenaient pas. Sa façon de penser dérivait dangereusement de celle d'humain vers loup... Il fallait qu'il consomme sa dose, sinon, il risquait une transformation catastrophique.

Tant pis pour la courtoisie. Il ne pouvait pas révéler à Leila ni à Keynes qu'il était un sale junkie accro au sang de vampire, ni un danger public potentiel. Sortir une fiole de sa poche pour en boire le contenu n'était pas envisageable, donc il lui restait deux possibilités: retenir sa colère qui risquait d'exploser dans la minute suivante et de lui faire commettre un double meurtre à coups de griffes et de dents, ou bien relâcher un peu de cette pression en oubliant ses manières, et en malmenant un minimum ce furoncle boursouflé de Keynes. Ça risquait de lui faire perdre sa vente et il se voyait déjà en train de se faire foutre dehors, mais il n'avait pas d'autre choix.

Il attrapa donc le petit homme par le colbac, et le souleva d'une main... D'une manière qui aurait dû lui poser quelques problèmes si il avait été juste humain, malgré la musculature importante qu'il arborait. Après tout, Keynes était un vrai tas de graisse, et il en possédait le poids conséquent. Lorsqu'il eut les yeux à hauteur de ceux du personnage porcin qu'il portait, et était en déjà en train de devenir rouge à force de ne plus pouvoir respirer, il s'exprima sur un ton grave, bas et posé. Le calme de sa voix contrastait beaucoup avec son apparente fureur, mais il n'en paraissait que plus menaçant:

"... Maintenant, tu vas vraiment te la fermer. Tu vas sortir d'ici sans un mot de plus, et tu vas aller voir ailleurs si j'y suis. Parce que si tu ne le fais pas, je te promets que tu vas le regretter."

Et comme il n'était pas prévu que le petit homme s'évanouisse avant de quitter la boutique, Blake le lâcha sans prendre la peine de lui remettre les pieds à hauteur du sol. Résultat? Le rouquin s'effondra comme une masse, l'air choqué, une main autour de sa gorge malmenée. Blake l'observait du même air qu'il aurait pu avoir si il avait eu sous le nez un tas de détritus. Les prunelles de ses yeux étaient devenues entièrement jaunes... Généralement ça n'était pas bon signe quand ça se passait comme ça.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Mer 26 Fév - 20:14

( C'est un peu court, mais comme le sujet tend à partir en action je vais pas trop éterniser et faire plus court pour laisser plus de marge en écrivant sur des durées plus short....Enfin voilou j'ai essayé en tout cas! >< )

La situation commençait à partir en vrille. Les dernières péripéties avec un norme s'étaient foutrement mal passées et elle n'avait pas envie de retourner au commissariat pour ce genre de conneries...Leila se mordit la lèvre regardant Blake agresser le rouquin. D'abord elle fit un pas en arrière, c'était comme si l'aura de Blake surplombait et l'écrasait la poussant au doute...Puis vînt enfin l’éclair de Génie, enfin de génie c'était peut-être un peu exagéré comme terme mais plutôt le moment où elle reprenait enfin ses moyens. Plus courageuse, elle se mit entre Blake et la victime faisant geste de barrière avec son bras. Dès lors, elle défiait Blake du regard. Surement était-ce une mauvaise et idée et peut-être n'en ressortirait-elle pas indemne....Mais non assistance à personne en danger était aussi un bon moyen pour aller au trou.

Leila entendit un bruit sourd derrière elle, telle une bombe à retardement le petit gros venait de s'effondrer sur le plancher. Sans aucune retenue, on entendit un fracas, au passage il avait réussi à faire tomber de la vaisselle en essayant de se rattraper. Ces histoires risquaient de lui coûter cher à ce rythme là...Ce fut le silence, son regard dans celui de l'outre, elle le jaugeait. Par pitié, qu'il ne se transforme pas...Cette fois elle n'hésiterais pas à flamber un outre pour sauver sa peau. Dès qu'elle sentit qu'elle pouvait parler sans bégayer, pour montrer une attitude plus froide et plus intimidante elle le fit. Mais tout animal aurait sentit cet état d'anxiété dans lequel elle se trouvait.

" - Et maintenant ?.......Je vais devoir appeler la police si vous ne partez pas... "

Le corps de Leila était tendu, à l'affût prête à sauter sur un sabre. Prête à faire léviter son P226 jusqu'ici par la magie pour lui coller une balle si jamais il se montrait agressif. Leila espérait que non, jusqu'ici ce mec n'avait rien à lui reprocher...Hormis qu'elle venait de lui dire qu'elle appellerait la police ? Bon okay c'était un peu stupide de prévenir un potentiel agresseur de ce genre de chose. Maintenant il venait d'avoir une raison pour devenir violent. Bon certes il y avait le " si vous ne partez " pas ce qui incluait qu'elle ne le ferait pas s'il partait. Mais ce mec semblait entendre un mot sur deux, et son regard...Cet air effrayant, il ne pouvait pas échapper à Leila et elle savait très bien ce qu'il était. Son nouveau regard avait fait comme un tilt, tout à coup c'était clair.

Mais voilà que le rouquin se réveillait au milieu des débris des assiettes et il attrapait la cheville de Leila. D'ici il Leila sentait qu'il tremblait, sa main sur sa cheville était comparable à une secousse sismique. Le petit gros criait effrayé histoire d'empirer la situation.

" - AP- AP -APPELEZ LA POLICE! "
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Jeu 27 Fév - 1:59

(Very Happy Il vaudrait mieux pour les persos présents que ça parte pas trop en action, sinon il va y avoir des morts XD)

Il aurait mieux valu que Leila reste en retrait. Ça, il l'aurait mieux valu pour elle, comme pour Blake. Dans l'esprit embué de bestialité du métamorphe, cette pensée était encore claire. Lorsqu'elle se posta en face de lui et le défia du regard, le loup se sentit provoqué. Plutôt que de refluer comme Blake y comptait, la bête gagna en force. Un grognement sortit de sa gorge, et il ne ressemblait à rien de ce qu'un humain aurait pu produire. Etait-il allé trop loin pour stopper la transformation? Il sentait ses doigts s'allonger et n'avait pas besoin de les voir pour comprendre qu'ils étaient en train de se changer en griffes.

Pourquoi avait-il fallu qu'elle le menace d'appeler la police? Ça voulait dire qu'elle le pensait suffisamment dangereux pour mériter d'être arrêté, et ça voulait aussi dire qu'il lui était devenu risqué de la laisser en vie. Ça, et le fait qu'il existait dorénavant un motif qui le liait au futur meurtre du gros plein de soupe. Leila était devenue l'archétype du témoin gênant. Et les témoins gênants, Blake les éliminait sans broncher. Quand il pouvait. Son regard de loup se tourna vers la fenêtre, et il remarqua que des clients potentiels, venus lorgner sur l'épée à deux mains dans la vitrine, les regardaient avec de gros yeux. Merde... Il détestait quand il était coincé. Incapable de faire ce qu'il aurait fallu faire. Le grognement se mua en un soupir de frustration. La présence des gens à la fenêtre venait de sauver la vie de la vendeuse comme du petit gros. Si cette scène était arrivée trois minutes plus tôt quand la rue était vide, Blake n'aurait pas hésité à dégainer ses deux flingues d'un coup, histoire de faire un strike, puis d'aller ranger les quilles à la cave, et de disparaître comme par enchantement.

Il allait donc devoir faire semblant d'être civilisé. Pas dit que tous les doutes que les deux autres avaient à son sujet disparaissent pour autant, mais il était prêt à surveiller Leila quelques jours après la mort de Tranche de Bacon pour s'assurer qu'elle n'était pas contactée par les flics et qu'ils ne cherchaient pas à recueillir son témoignage. Dans le cas contraire, il aurait toujours l'occasion de l'éliminer sans coup d'éclat, le tout avant qu'elle ait le temps de faire sa déposition. Il recula d'un pas et ferma les yeux, alors qu'il se passait une main sur le visage. Il essayait de revenir en mode humain, mais le loup forçait pour qu'il le laisse sortir. Il n'y arriverait pas. Pas sans sang de vampire.

"... Eh merde..."

Il était coincé. A défaut de mieux, il se retourna, et s'appuya contre le comptoir en respirant bruyamment pour tenter de contenir sa rage montante. Il décida d'ignorer la menace de police. Après tout il n'avait pas fait grand chose qui mérite une incarcération. Il avait un peu malmené Keynes, mais le gros n'était pas blessé. Et il l'avait cherché. Il fouillait dans la poche de son blouson, mais avec ses doigts à moitié transformés ça n'était pas une tâche aisée.

"... Faites le taire, bordel... Ce type est un fléau..."

Enfin, il mit les doigts sur une fiole, qu'il glissa hors de sa poche et cala rapidement loin de la vue des autres. Il déboucha la dosette et ne tarda pas à s'enfiler son contenu dans le fond du gosier. Un soupir de soulagement lui échappa. Il glissa la fiole vide dans sa poche, et espéra que personne n'aurait remarqué ce qu'il venait de faire. Lentement, la transformation refluait. La bête hurlait de douleur et se recroquevillait au fond de son esprit. Et d'un coup, il ne fut de nouveau plus que le Blake qu'il était depuis quinze ans. Celui qui avait abandonné son côté animal naturel pour en développer un autre bien plus sombre. De son regard redevenu parfaitement humain, il observa la scène qui se déroulait derrière lui au dessus de son épaule. Et la façon dont il regardait les deux autres avait un quelque chose de complètement blasé. Franchement, le coup des témoins, c'était un gros coup de bol. Mais pas pour Blake. Là, il attendait de voir ce que Keynes allait faire. Cette raclure était capable d'envenimer la situation en prenant son téléphone pour appeler les flics. Il surveillait la rue, laquelle était en train de se vider. Mais il gardait à l'esprit qu'on l'avait vu dans la boutique. C'était une situation épineuse.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Sam 8 Mar - 22:14

( sorry for the late...Alors! J'ai essayé de tourner le petit gros en mec qui a quand même des choses à cacher...Et j'ai fait en sorte que Leila ne l'ai pas trop à la bonne non plus, pas envie que Blake nous découpé tout les deux ou que Leila soit poussée trop vite à appeler la police, sinon c'est pas drôle. Si y'a des choses à redire, que tu trouve que j'ai prit trop de libertés, je suis open à toute correction. )

La tension descendait d'un cran. Il y avait quelque chose de marrant dans cette scène, quelque chose de drôle mais aussi pathétique. Comment ce petit porc pouvait-il rester derrière elle et accepter sa condition de petit protégé ? En temps normal n'est-ce pas les hommes qui protègent les femmes d'un potentiel agresseur ? Si. Mais il fallait aussi se rendre compte de certaines choses. L'aura la plus écrasante, la plus menaçante ici était celle de Blake, en seconde position et loin derrière se trouvait Leila. Peut-être parce que ce que l'un et l'autre dégageaient n'avaient absolument rien à voir. Blake avait cette allure de personne folle furieuse prête à exploser au moindre faux pas. L'antiquaire quant à elle semblait bien plus calme, bien plus posée. Ses appréhensions étaient certes palpables mais il ne fallait pas trop s'y laisser tomber, elle restait Wiccane et capable de se défendre...Elle avait déjà découpes les doigts de quelqu'un après tout. Mais qu'était-ce cela comparé à ce qu'avait pu faire ce Blake ? Leila s’interrogeait sur lui, son esprit la harcelait de question sur le personnage qui se trouvait devant elle. Était il capable de vraiment aller plus loin que ce qu'elle venait de voir ? Elle ne le savait pas et c'est ça qui la dérangeait.

Silencieuse, elle posa son index sur ses lèvres avec un air calme et presque doux au petit porc. C'était pour l'encourager à se taire, malgré son geste cette personne l’horripilait pour une raison inconnue. Il commençait à geindre puis se tut se reculant en rampant vers un étagère. Il semblait à tout prix vouloir s'éloigner de l'Outre et quelque part c'était peut-être ce qu'il avait de mieux à faire...Peut-être. Mais voilà, il n'avait pas eut la bonne idée ce petit gros, pas du tout la bonne idée. Leila fixait Blake ne disant rien, elle attendait que ce dernier daigne sortir de lui même, le petit gros bien caché derrière Leila lui avait déjà son plan...La bouche de la nippone s'entrouvrit, elle allait dire quelque chose mais c'était déjà trop tard, le porc avait sortit un colt et avait commencé son discours.

" - Si v-v-v-v-vous ap-pellez pas la p-p-police je saurais m-m-me défendre vous entendez?!!! "

Leila se tournait, le rouquin avait complètement craqué. Il avait sortit un vieux colt, colt qu'il s'était surement procuré car il sentait que sa vie était en danger d'une quelconque manière. Ce qu'il ne savait pas, c'est que la menace pour sa vie était là...Leila ne le savait pas non plus. Les mains tremblante il mettait en joue Leila, le réflexe de la nippone fut simple. Elle se recula brusquement tandis qu'un coup de feu partait. Sa tremblotte lui avait fait presser la détente par mégarde. Le coup de feu ne résonnait pas mais la balle sifflait et Leila sentait une énorme sensation de chaleur sur sa joue gauche. Cette dernière prenait immédiatement une rouge. Ce fameux rouge dont les joues se teinte quand on est timide ou amoureux. Sauf que cette fois, c'était l'effet de chaleur produit sur sa peau par une balle qui n'était vraiment pas passée loin. Encore à terre le petit gros se relevait et Leila avait la main sur la joue se demandant si oui ou non elle avait prit une balle. Mais ce n'était pas le cas. Impuissante elle le regardait, une balle loupée lui avait suffit elle n'en voulait pas d'autre.

" - P-p-pardon! J-j-je ne voulais pas! "

Il était acculé. Leila reculait s'approchant du comptoir. Elle se demandait si ce porc venait d'essayer de la tuer oui ou non. Et il fallait avouer que...Sa seule altercation avait été avec une métamorphe, voilà qui faisait beaucoup trop pour elle en beaucoup trop peu de temps. Ce n'est qu'après que Leila réalisait que son Colt M1911 était équipé d'un silencieux, que foutait-il avec ce genre d'arme dans son magasin ? Ces deux protagonistes étaient étranges, la peur l'envahissait et tout à coup c'était comme si appeler la police était devenue la pire chose à faire....Et si jamais on lui faisait payer le fait d'appeler les flics ? Certes...C'est ce que voulait la "pseudo " victime, mais que faisait-il armé d'un silencieux ? Tout un tas de scènes passaient dans sa tête, celle ou ce petit cochon était un tueur à gage, celle ou ce gars avait attrapé cette arme juste comme ça....Ou celle où ce gars avait aussi peut-être prévu de tuer quelqu'un mais son manque de chance lui avait fait sortir son arme plus tôt que prévu...Quoiqu'il en soit, ils en étaient là....
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 9 Mar - 14:44

La bonne nouvelle, c'est que la crise était passée. La mauvaise, c'est qu'il avait dû consommer du sang de vampire en la présence de deux témoins. Il n'était pas sûr qu'ils aient remarqué ce qu'il venait de faire, vu qu'ils étaient trop occupés à paniquer pour l'un et à tenter de contrôler la situation pour l'autre. En tous les cas la vendeuse était toujours sur ses gardes. Blake n'aimait pas du tout la manière dont elle le regardait.  Il fallait qu'il trouve quelque chose pour qu'elle cesse de se méfier de lui. Dès qu'il se sentit mieux, il se redressa, et fit face à Leila. Jouer la comédie était un truc qu'il détestait tout particulièrement mais parfois, il y avait des situations qui ne laissaient pas le choix. Il feignit l'agacement, afin de mitiger le sentiment de danger qu'il semblait inspirer aux deux autres.

"Oh, c'est bon hein ! Vous appelez la police chaque fois qu'un videur de boîte de nuit malmène  un gêneur insistant peut-être ? Sérieusement, regardez-le ! Je ne l'ai pas blessé du tout !"

Tout aurait pu se terminer bien pour tout le monde, si seulement Keynes n'avait pas été le gros idiot stupide qu'il était. En plus de verser dans des trafics illégaux qui lui avaient valu de se coltiner un contrat sur sa grosse tête grasse, il était armé et prêt à bousiller son image d'innocence lâche et porcine sans raison valable. Ce gars était encore plus instable que Blake ne pouvait l'être. Et stupide, par dessus le marché. Franchement, une minute il voulait que Leila appelle la police pour faire arrêter Blake, l'autre il la menaçait avec un flingue armé d'un silencieux. Typiquement le genre de trucs qui allait l'avantager si les forces de l'ordre venaient à accourir, tiens. Mais quel chieur ! Maintenant on pouvait être sûr que Leila allait composer le 911 dès qu'elle en aurait l'occasion. Et on pouvait être sûr qu'elle allait citer Blake dans sa déposition. Le métamorphe émit un juron et n'eut d'autre choix que de dégainer son Heckler & Koch Mark 23, auquel il n'avait quant à lui pas le temps d'attacher le silencieux. Dans une situation normale, il aurait eu le temps de prendre en main la menace. Keynes était loin d'être normal, et il tira sans réfléchir. Avec un colt 45. Avec sa corpulence pleine de gras sans muscle. Non mais quel attardé mental.

La balle aurait pu partir n'importe où. Par chance elle ne blessa personne. Le bras de Keynes avait volé brutalement en arrière au moment du tir, et il s'était pris le revolver dans le pif. Une seconde balle avait frôlé son crâne avant qu'il ne lâche l'arme et prenne son visage ensanglanté dans ses mains. Il s'était cassé le nez tout seul, comme un grand. Et c'était diablement bien fait. Avec un calme glacial, Blake s'approcha du petit homme, qu'il gardait en joue. C'est avec une ironie certaine qu'il prit la parole à l'attention de Leila, sans la regarder, car il n'avait d'yeux que pour sa cible.

"Vous voyez ce que je voulais dire maintenant, quand je vous disais que ça demande de la pratique ? Regardez-moi cet abruti. Il s'est cru dans un jeu vidéo. Sauf qu'on n'utilise pas un gros calibre comme on utiliserait un pistolet à eau."

Cool. Et maintenant, il faisait comment pour s'en tirer sans inquiéter la police ? La rue était vide, mais ça n'allait pas durer éternellement. En plus, un colt, même avec un silencieux, ça faisait du boucan. Ça risquait d'alerter les voisins. Ils pourraient toujours leur dire qu'ils avaient laissé un coup partir accidentellement en inspectant une pièce de collection qu'ils croyaient déchargée... A condition que Blake parvienne à convaincre les deux autres de laisser la police hors de l'affaire. Pour Keynes, ça n'allait pas être difficile. Il s'accroupit face au tas de graisse et renifla de mépris. Il semblait tenir son arme avec nonchalance. En réalité il était aux aguets, et près à réagir si sa cible redevenait agressive.

"Écoute, sale petite merde. Tu as failli commettre un meurtre à l'instant, et si tu t'es foiré, c'est uniquement parce que tu ne sais pas utiliser ton flingue. Je parie que tu n'as même pas de permis, d'ailleurs. Tu sais ce que ça signifie ? Tentative d'homicide volontaire, port d'arme non autorisé ? Tu es sûr de vouloir appeler les flics ? Parce que j'ai une petite idée de ce à quoi les prochaines années vont ressembler pour toi si on en arrive là."

Le métamorphe récupéra le colt M1911 par terre. Il vida son chargeur sur le sol en fixant Keynes d'un regard mort. Ensuite, il lui jeta son arme rendue inoffensive au visage. Le petit homme fut obligé de les désolidariser de son nez en sang pour éviter de s'en prendre plein les dents pour la seconde fois.

"... Donc, tu sais quoi ? C'est mon jour de repos et tu as de la chance parce que je n'ai absolument pas envie de perdre mon temps avec un loser comme toi. Il se trouve que je ne suis pas aussi à cheval sur le règlement que certains autres de mes collègues... Si tu ne veux pas que je les appelle moi-même, tu vas faire exactement ce que je t'ai conseillé tout à l'heure. Tu prends tes cliques et tes claques, tu te casses, et tu ne viens plus jamais embêter la dame. C'est compris, Keynes ?"

C'était un bluff très, très culotté. Blake laissait entendre qu'il faisait partie des forces de l'ordre, et que par dessus le marché il connaissait Keynes. Ça signifiait - selon son bobard - que le petit gros était déjà connu par la police et était en phase de se faire coincer. Ça justifiait aussi l'agressivité naturelle que Blake avait eu à l'égard du bonhomme : pour un agent sous couverture ou en repos, on pouvait imaginer qu'il n'était pas forcément simple de rester calme face à la provocation d'un criminel qu'il ne peut pas arrêter, et dont il ne peut révéler l'implication. Cette excuse était assez crédible car finalement elle était très proche de la réalité : Blake avait fait partie des forces de l'ordre. Il connaissait Keynes et savait qu'il devait avoir pas mal de choses à se reprocher, puis qu'on le payait pour lui refroidir la carcasse. En tous les cas le rouquin se laissa prendre. Il écarquilla de gros yeux, devint tout gris, puis se releva en titubant avant de quitter la boutique en courant. Allez hop. Un de moins.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 9 Mar - 15:57

Leila reculait encore, la main sur sa joue encore chauffée par la balle qu'elle venait de manquer de se prendre. Difficile pour elle même de dire dans quel état elle se trouvait, colère ? Peur ? Peut-être les deux, mais la peur était encore trop grande pour laisser place à la colère. C'est silencieuse qu'elle notait les incohérences du discours de Blake. Mais bizarrement, elle fit semblant d'y croire. Oui, ça l'arrangeait que la situation se calme, elle n'était pas encore prête à risquer sa vie pour un délinquant, voir deux. Quoiqu'il en soit, Leila était sure et certaine qu'à l'heure actuelle ce mec n'était ni Videur de boite de nuit, ni Flic...Elle eut un petit rictus en regardait Keynes partir, la nippone n'était pas du tout amusée par l'attitude de Keynes, c'était plutôt son corps qui réagissait naturellement. Comme si elle se disait " Je suis dans la merde pour de vrai ". Et quelque part c'était le cas, que pouvait-elle faire là maintenant qu'une balle venait de la frôler et qu'un mec tout à fait crédible ou presque, lui chantait des discours auxquels elle voulait croire. Donc en effet cette situation était merdique, elle ne savait pas comment virer ce Blake maintenant. Ah oui, Leila fixait le métamorphe, elle était dans ses pensées ça il ne le savait pas, mais elle le dévisageait. Menteur.

Puis pourquoi un policer n’appellerait il pas la police ? Pour sur, Leila était foutue. tremblante elle reculait encore avant de rencontrer le comptoir de la boutique. Pas loin il y avait son pistolet, son Katana aussi était visible posé contre le mur à côté de la chaise. Ses mots lui brûlaient les lèvres et tout comme Keynes elle agit de façon stupide. A ceci près qu'elle n'était pas assez folle pour menacer Blake...Mais elle fut stupide oui. Elle murmurait quelques chose en japonais, quelque chose qui n'était pas audible pour le tueur à gages. Puis on entendit plusieurs petits cliquetis, les portes se fermaient. Le son n’avait pas été assez significatif pour que l'on devine son origine et Blake ne s'était peut-être pas rendu compte de ce qu'elle venait de faire. Leila prit alors la parole, elle n'avait pas envie de se prendre une balle mais si ce mec était flic il ne jouerait pas aux cons...Hein ? Blake devait se concentrer pour pouvoir distinguer les mots de Leila, c'est comme si elle les disait avec une profonde appréhension, voir sans même avoir envie de les prononcer.

" - Videur...Ou policier ? *Silence. * Pourquoi ne pas avoir appelé vos collègues ? "

Pour sur Leila avait au moins le mérite d'avoir un cerveau en état de fonctionnement. Enfin presque, quelqu'un d'assez logique aurait fait semblant de croire au bobard et fait mine de ne les avoir jamais croisés. Mais voilà c'était comme si elle était incapable de ne pas agir. Bake connaissait le nom du cochon, c'est ce qui la poussait le plus à le croire...Mais les deux semblaient louches et au final peut-être magouillaient-ils ? Non ? Oui c'est à ce moment là que la capacité d'analyse de Leila commençait à partir en vrille, si bien qu'elle commençait à se dire qu'ils avaient peut-être été complices tout deux à un moment. Il lui fallait reposer les pieds sur terre pour avoir une meilleure analyse de cette situation surréaliste. Mais pour le coup enfermer Blake ici n'était peut-être pas la meilleure solution pour prendre du recul. Et avait-elle vraiment envie d'appeler la police ? Elle ne savait pas, elle n'avait absolument aucune envie d'avoir à subir de potentielles représailles. Surtout que pour le moment Blake avait l'avantage surtout les points si un affrontement entre eux devait avoir lieu. Pourquoi était-il rentré ?

" - C'est quoi cette histoire...Si vous ne voulez pas que j'appelle le 911, va falloir m'expliquer... "

Bon voilà qu'elle prenait des initiatives. Une remontée de confiance, après tout elle était wiccane et elle avait de quoi se défendre. D'une balle ? Peut-être pas...Pas si il tirait sans que Leila l'anticipe, mais voilà dès lors elle avait cette sensation devoir s'en mêler comme pour être sure qu'il n'y arriverait rien à personne aujourd'hui. Qu'elle naïveté. Keynes était déjà mort et elle aurait mieux fait de ne pas le défendre, de le laisser se faire étrangler, d'attendre que Blake se barre et appeler les flics...S'il ne lui avait pas collé une balle entre les deux yeux avant.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Dim 9 Mar - 18:13

Une fois Keynes parti (enfin !), Blake se releva, non sans échapper un soupir blasé. Il n'en avait pas fini. Maintenant, il fallait qu'il règle son second souci : la vendeuse, qui restait très très méfiante. A croire qu'elle n'avait pas cru à son bluff. C'était bien dommage, parce que ce mensonge était à peu près le seul truc qui la maintenait encore en vie. Blake eut une envie de rire cynique, mais il la retint. Délit de sale gueule. Ça aurait été n'importe qui d'autre, l'excuse lui aurait au moins valu le bénéfice du doute, mais là, avec sa tronche de taulard, il ne devait pas donner à la jeune femme l'envie de lui faire confiance. A moins qu'elle ait eu une dent contre les métamorphes. C'était possible aussi. Bref... Ça ne l'inquiétait pas outre mesure. Blake était un professionnel. Il ne bluffait pas si il n'avait pas la certitude d'avoir inventé un mensonge crédible. Puis il avait l'avantage d'avoir été soldat pendant quatre ans, réserviste les quatre suivantes. Il s'y connaissait suffisamment pour justifier son comportement.

Première chose à faire : désarmer son flingue et le ranger dans son holster. Il avait remarqué que son interlocutrice était prête à se jeter sur ses propres joujoux, mais il n'allait pas calmer le jeu en le menaçant quand elle n'était censée être qu'une victime. Un dommage collatéral. Il allait rester sur ses gardes, mais avait confiance en ses réflexes. Le tout était de ne pas s'approcher trop près d'elle... Par chance, Leila n'était pas d'humeur à s'approcher de lui non plus.

"J'ai testé videur, c'était sympa deux minutes, mais au bout d'un moment ça devient un peu monotone je dois l'avouer... Non blague à part, je ne les ai pas appelés parce que Keynes est un cas un peu spécial. Je l'ai laissé partir en espérant qu'il se croirait chanceux. Vous croyez peut-être qu'on s'est retrouvé tous les deux dans votre boutique par hasard ?"

Il leva des sourcils incrédules. Lui-même avait du mal à croire au fait que sa rencontre avec sa cible à la même heure et dans le même établissement soit due à une coïncidence fortuite. Fortuite, la coïncidence ne l'était qu'à moitié puisque Blake était venu dans cette rue pour vérifier qu'il avait bien cerné les habitudes de shopping du petit homme. Le coup de se retrouver entre les même quatre murs, par contre, était dû à un pas de bol totalement improbable.

"Ce type est sous surveillance, on est à deux doigts de coincer ses associés. Si les locaux l'arrêtent maintenant, il va sans doute écoper d'un séjour à l'ombre prolongé, mais on va pour ainsi dire perdre notre hameçon. Keynes n'est que la partie émergée de l'iceberg."

Il insista sur son air fatigué. Il ne lui était pas très difficile de simuler l'anxiété et encore moins de paraître déprimé. Il évita de mettre les mains dans ses poches, histoire de ne pas laisser Leila penser qu'il allait en sortir un nouveau jouet. D'autant qu'elle aurait eu raison de s'inquiéter, vu que c'était là qu'il avait rangé son derringer.

"Désolé pour tout à l'heure... Si vous saviez ce que ce vicelard a fait... Je n'ai pas pu me retenir. Je vous jure que le jour où on lui tombera dessus pour de bon, il prendra bien plus que ce qu'il aurait eu aujourd'hui. Je ne devrais pas vous dire ça, mais vu que vous êtes impliquée et que j'ai merdé de toute façon... J'en suis plus à ça près."

Bon. Maintenant l'idée, c'était de voir comment elle allait réagir à ces "révélations". Ensuite de quoi il achèverait d'une manière ou d'une autre la discussion, en s'assurant de son silence. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu à assumer un rôle tel que celui qu'il jouait à l'heure actuelle. Ça n'était pas difficile, car il lui suffisait d'invoquer une version bien plus jeune et moins cynique de lui-même, qui aurait réagi exactement de cette façon. Mais il devait avouer que ça lui faisait un peu bizarre. Ça rallumait un quelque chose de douloureux dans son cœur aigri. Du regret ? Regrettait-il celui qu'il avait été avant le tueur ? A quoi bon pleurer un mort... Cela ne lui apporterait plus que malheur et destruction.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Lun 10 Mar - 19:59

" - Merde.... "

Il fallait avouer qu'il était convainquant...Leila n'était pas de nature crédule mais c'était comme si son inconscient la forçait à croire, croire par la peur. Comme l'homme qui à peur de mourir crois en Dieu pour entrevoir l’au delà. De toute les façons Leila était chrétienne, croire à un bobard aussi gros que la religion était signe de crédulité certaine. Oui, comment pouvait-on croire que Dieu était là aimant tandis que les Vodouns rappellent les morts, tandis que les hommes deviennent des animaux, tandis que les hommes usent de sorcellerie...Oui des années en arrière Leila aurait été brûlée vive sur un bûcher en hurlant de toute ses forces. Mais voilà, son besoin de se rassurer et de voir au delà de tout l'avait poussée à croire en Dieu. Une vision bien triste et sombre à laquelle Leila se laissait aller...Tout croyant doute un jour n'est-ce pas ? Et il lui était déjà arrivé de douter et de se faire cette réflexion se trouvant pitoyable à souhait. Quelque part c'est-ce qu'elle était... En arriver ua point où l'on délire totalement que l'on croit à tout, même les paroles d'un sociopathe armé d'un flingue se faisant passer pour explique...Elle répétait ce qu'elle venait de dire.

" - Merde... "

Ses mains tremblaient, Blake argumentait de manière totalement paradoxale. C'était comme si la partie consciente de Leila hurlait au mensonge, tandis que sa partie fragile hurlait à la confiance pour se reposer, s'enfermer et se sentir en sécurité. La police voulait serrer Keynes, lui et ses gros supérieurs...Ah ouais ? Mais ce Keynes n'irait-il pas avertir ses copains, ne viendraient-ils pas ici la buter ? Quand bien même ce ne fut pas le cas, la police aurait-elle une chance de revoir ce Keynes vivant ? Aurait-elle une chance de pouvoir attraper les gros poissons ? C'était trop. Leila s'appuyait sur le comptoir donnant son dos à l'assassin. Évidemment tout cela n'était qu'un mensonge, un tissu de connerie dans lequel Leila commençait à s'embobiner. Un tissu de connerie auquel elle commençait à apprécier de s'y trouver enroulée. La nippone se redressait murmurant quelque chose, les cliquetis des serrures se firent entendre à nouveau. Les portes étaient ouvertes cette fois. De toute les façons elle ne voulait pas être mêlée à tout ça.

" - Je veux pas entendre parler de ces conneries...Si ce mec va raconter son histoire, et que la mort frappe à ma porte, je jure de vous hanter le restant de vos jours. "

Son regard était dur, sérieux. Presque flippant, bien qu'elle n'avait aucune idée sur comment ça se passait dans l'au delà, sa parole fut étrangement...Crédible et flippante. Son regard de Japonaise ne laissait paraître que de la colère et de la peur et c'est dans ces conditions que l'homme est le plus dangereux. D'un pas lourd pour ne pas fléchir elle fit le tour du comptoir pour régler son affaire. Leila ne savait pas si ce mec disait vrai, mais elle venait de lui faire comprendre qu'elle ne l'entendrait pas. Mais elle faisait une demande, elle demandait à ce rêve ou Blake était un policier de lui assurer qu'elle ne mourrait pas. Ce qu'elle ne savait pas, c’est que Blake était prêt à lui mettre une balle dans la tête pour être sur de son silence. Les mains posées à plat sur le comptoir elle le fixait dans les yeux, impossible de ne pas être touché par tant de sincérité. Il n'y a pas d'humain plus pur et plus honnête qu'un humain qui a peur de mourir. Et c'est ce qu'était Leila.

" - J’espère que vous dites vrai et que ma tête restera où elle est...Si vous avez des copains flics, dites leurs de rester dans les environs....En attendant, on a deal non ? "

La poivrière sur le comptoir faisait de l’œil à son premier potentiel acheteur. Comme pour revenir à la réalité, comme pour essayer de reprendre sa vie là où elle l'avait laissée, elle essayait de conclure sa vente. Comment oublier la balle qui venait de rosir sa joue, comment oublier l'air furieux et bestial de Blake ? Quasiment impossible, mais pour le moment elle tenterait de faire abstraction de tout ça. Juste le temps que Blake décide enfin de partir lui et tout ses foutus problèmes.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Mar 11 Mar - 23:56

Blake sondait les réactions de Leila, comme si elle avait été sa proie. Elle risquait de devenir un dommage collatéral, alors c'était tout comme. Il se rendit compte qu'il partait avec un gros malus. Que ça soit dû à son allure inquiétante, à sa nature de métamorphe, ou bien à la façon dont il avait failli perdre le contrôle tout à l'heure, elle lui avait littéralement collé une étiquette sur le front, et maintenant, l'étiquette avait du mal à se décoller. Projection. Il pouvait presque voir les rouages dans la tête de son interlocutrice, qui tentaient de lui faire trouver la faille dans son argumentation. Qu'elle lui fasse part de ses doutes l'aurait arrangé. Il était prêt à se justifier autant de fois qu'il le faudrait. Tant que ça touchait à son ancien boulot, il serait bon. Ça ne lui demandait pas de véritable effort d'imagination. Par contre, il y avait des souvenirs qu'il préférait éviter d'évoquer, et voilà qu'il y était obligé.

Le tueur à gages lança un regard perplexe à son interlocutrice. Elle semblait prête à le croire, mais il avait une sale impression. Comme si, quelque part, elle n'avait pas tout gobé. Les gens qui ne gobaient pas tout pouvaient être de véritables plaies... Parfois, ça se mettait à paniquer, et ça appelait les flics quand même. Blake envisagea pendant trois secondes la solution la plus simple qui s'offrait encore à lui : une balle dans le buffet, et hop ! Problème résolu. Pour une raison ou pour une autre, il n'avait pas envie de choisir la facilité. Il arrivait à tuer sans éprouver de regrets, mais chaque meurtre imprévu le fatiguait énormément, comme si quelque part son subconscient avait voulu lui rappeler qu'il n'était pas un sociopathe de naissance.

Elle le menaça. D'autres auraient pu être sensibles à ses arguments, mais pas Blake. Il n'était pas superstitieux, et puis quand on était aussi kamikaze que lui, il en fallait un chouilla plus pour être impressionné. Vu le métier qu'il faisait et les ennemis qu'il pouvait accumuler, même si Leila devait le hanter "pour le restant de ses jours", ça risquait de ne pas durer très longtemps. En plus, sauf si le métamorphe s'en occupait, elle n'allait pas mourir du tout. Ce gros porc de Keynes n'aurait pas les couilles de revenir ici, et serait mort et enterré avant d'avoir eu l'occasion de toucher à un seul des cheveux de la jeune femme. Blake soupira, faussement agacé :

"Écoutez faut savoir... Vous demandez des explications, je vous les donne. De toute façon ce type ne vous fera rien de mal. Il est trop lâche pour revenir et ses associés n'auront rien à faire de vous. Il y a de fortes chances pour qu'ils l'éliminent quand ils sauront qu'il a été capté par la police. Soit il sera intelligent et se taira, soit on retrouvera son cadavre et on perdra notre piste..."

D'une pierre, deux coups. Si Leila apprenait la mort de Keynes plus tard dans le journal, elle repenserait peut-être à ce qu'il venait de lui dire. Il allait tout de même falloir qu'il la surveille un peu pour être certain qu'elle n'allait pas le compromettre. Cela dit elle semblait prête à le laisser partir. Voire même à le laisser terminer la transaction qu'il pensait avoir définitivement perdue. C'était tentant... Mais était-ce vraiment raisonnable ? Si il y avait des papiers à signer - comme ça arrivait souvent pour ce genre d'achats - Blake n'allait pas pouvoir utiliser sa fausse identité, qui ne correspondait vraiment pas au rôle qu'il se donnait depuis le départ du roux. Il jeta un regard de regret sur ses presque achats.

"... Aah, j'aurais bien voulu. Mais vu cette débâcle, j'ai un peu peur pour mon job... Pas sûr que je puisse me permettre des claquer mes économies maintenant... Et puis je n'ai plus vraiment le temps."

Il s'éloigna du comptoir en pressant le pas pour rejoindre la porte d'entrée.

"Je reviendrai peut-être vous les prendre dans quelques jours si elles sont encore là, et si je suis pas mis à pied..."

... Ou encore, si elle décidait de se foutre de lui et qu'elle le grillait auprès des véritables flics. Il y avait peu de chance pour qu'il s'exécute : une vengeance de cet acabit lui paraissait vide de sens. Mais ça ne le dérangeait pas qu'elle puisse l'en penser capable, si ça pouvait l'inciter à se tenir à carreaux.
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Mer 12 Mar - 20:13

Voilà qui devenait très frustrant. Leila avait manqué de se prendre une balle, de rentrer en joute directe avec un métamorphe et Dieu seul sait quoi d'autre....Tout ça pour quoi ? Rien, cette poivrière allait retourner à sa place et Leila était quasiment sure qu'elle ne reverrait jamais Blake car c'était bien al spécialité des clients. Pas de suite, plus tard. " Si si mettez la moi de côté ". Bien sur, les gens pensaient-ils vraiment que cette pilule continuait à passer au bout de la quarantième fois qu'ils la sortaient ? Au moins, il lui assurait qu'elle allait vivre, c'était toujours ça de prit. C'était une sorte d'accord sous entendu, elle ne le croyait pas, il le savait. Mais elle n'en ferait rien non plus. Pourquoi irait-elle protéger un un mec qui avait faillit lui coller une balle dans la tête face à un pseudo flic qui n'avait pas bougé son derrière pour l'arrêter ? Décidément cette histoire était merdique mais elle voulait juste en rester le plus loin possible.

" - Au pire, il me reste mon sabre voir dans le pire des cas mon P-226. "

Elle se forçait à esquisser un petit sourire, comme pour essayer de se détendre. Comme pour essayer de montrer qu'elle avait avalé la pilule. Ce qui n'était pas vrai, mais c'était ainsi. Dans les jours qui suivaient, si Blake la suivait il se rendrait compte qu'elle était réglée comme une horloge. Entrainement à la magie, entrainement au sabre, boutique selon les jours de la semaine. Ses compétences lui feraient se rendre compte que Leila n'était pas un danger. Même pas elle avait appelé ou fait en sorte d'ôter la balle qui s'était logée dans une poutre du plafond. Au final, Leila ne lui causerait pas de tort, Blake remarquerait juste une chose. Il n'était pas le seul à la suivre.

Alors que son client engageait le pas pour quitter la boutique, elle fit ce qu'elle pu pour rester commerciale et polie au possible. Ce n'était pas comme si elle avait la sensation d'avoir frôlé la catastrophe mais presque. Sa voix fut plus affirmée cette fois, elle reprenait ses moyens et il était temps. Leila réussissait même à mettre assez d'intention dans sa voix pour que Blake se dise presque qu'elle avait cru à son bobard. Pour le coup voilà qu'elle le rattrapait un petit peu sur le plan de la comédie.

" - Pas de soucis. Je suis désolée, je sais qu'il est difficile de garder son job par les temps qui courent. Cette boutique doit en être la preuve. Passez une bonne journée et à une prochaine fois alors. "

Blake s'en allait, elle lui faisait un petit signe de main. Que c'était mignon...




( Voilà, j'ai fait un petit paragraphe en disant ce que Blake pourrait découvrir et pourquoi pas les amener à un autre RP si Blake veut la mettre en garde qu'on al suit ou quoi. Sinon c'était cool! : ) mici! )
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Blake Davis
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MessageSujet: Re: "Everything for nothing "   Ven 14 Mar - 9:48

Un sabre et un P-226. Comme c'était mignon. Si l'histoire de Blake avait été vraie - ce qu'elle était sans doute en grande partie, car Keynes correspondait au profil qu'il lui avait inventé de toute pièce - des armes et même un bon niveau de maniement n'auraient pas sauvé Leila, dans le cas où les "associés" en auraient eu après elle. Ils auraient pu embaucher Blake pour lui faire rencontrer sa mort. Même sans avoir recours à un tueur à son compte, ils avaient suffisamment de professionnels sous le coude pour envoyer une cible sans protection au pays des cadavres inanimés. Mais ça n'avait pas beaucoup d'importance, parce que Blake avait au moins dit la vérité sur un point : elle n'aurait plus de nouvelles du petit roux, et encore moins de ses contacts. Leila n'avait absolument rien appris durant cet entretien. Rien qui soit différent de ce que savait déjà la "pseudo-police". Elle ne serait pas considérée comme un témoin gênant. Il était prêt à parier que de toute façon, la mafia préfèrerait éliminer son gros pion devenu inutile plutôt que de faire des vagues en impliquant des vendeuses perdues au fond d'une quelconque boutique d'antiquités.

"Gardez les à proximité si ça peut vous rassurer, mais vous n'en aurez pas besoin."

Il jeta un coup d’œil dehors et chercha un endroit discret d'où il pourrait épier Leila durant les prochaines minutes, notamment pour vérifier qu'elle n'était pas en train de passer un coup de fil. La rue n'était pas très animée depuis une dizaine de minutes, et il y avait pas mal de voitures garées. Coup de bol. Il allait aussi falloir que Blake se dépêche de trouver Keynes, avant que quelqu'un ne le bute à sa place. Finalement, il allait peut-être le tuer dans sa propre maison, quitte à devoir détruire son matériel de surveillance vidéo et informer la police de la présence d'un professionnel en ville. Oui non parce que tirer sur quelqu'un dans la rue, dans l'absolu tout le monde pouvait le faire. Entrer par effraction dans une villa protégée et ne pas laisser de traces, là par contre ça demandait un peu plus de doigté.

Ça ne serait pas aujourd'hui qu'il entamerait une nouvelle collection. D'ailleurs, il pouvait considérer sa "journée congé" comme étant terminée, parce qu'il allait falloir qu'il régule les conséquences de ce fiasco. Rah... Il passait à côté d'une belle affaire. Tout ça pour rien. Décidément, cette boutique portait bien son nom.

"Surtout quand les mafieux font des blagues de ce type... Bonne journée, ne vous faites pas trop de bile."

A son tour, Blake salua la jeune femme avec un sourire qui ne lui monta pas jusqu'aux yeux. Il avait oublié comment paraître affable, sans même parler de paraître heureux. Enfin, il sortit de la boutique et prit congé de Leila, même si il n'allait pas partir si rapidement. Il se réservait une trentaine de minutes, avant de changer de quartier.

[ Noté ! On pourra voir ça plus tard, pour l'instant j'ai pas mal de rp en cours donc je vais éviter d'en entamer trop dans la foulée :) ]
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