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 L'art d'être malchanceux

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Ailin Dyce
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MessageSujet: L'art d'être malchanceux   Lun 27 Jan - 23:40

"Je peux avoir ton numéro?"

Ailin marqua un bref temps d'arrêt. Elle d'habitude si prompte à manipuler son prochain avait l'esprit quelque peu embrumé par la déprime dans laquelle elle flottait ces derniers temps. Sur le palier d'un studio miteux, au sein d'un immeuble non moins miteux du centre de la Nouvelle-Orléans, elle faisait face à un norme de taille moyenne, blond, et plutôt agréable à regarder. Quiconque serait passé dans le couloir à ce moment donné aurait remarqué qu'Ailin ne s'était certainement pas contentée de regarder. L'homme arborait deux marques typiques dans le cou, et n'avait aucune intention de les cacher. Il faisait le calice idéal, à cela près qu'il lui donnait l'impression d'être quelqu'un de possessif. Ailin avait suffisamment de chose à gérer: inutile pour elle de se rajouter un garde-manger certes récurrent mais facteur de soucis. Ce n'était pas encore ce soir qu'elle poserait les premières pierres d'une situation plus stable. Sans l'ombre d'un sourire, elle passa un doigt devant son front pour remettre en arrière une mèche qui la dérangeait.

"J'ai oublié mon téléphone. Désolée, je n'ai pas le numéro en tête..."

Et le pire, c'est qu'elle n'avait qu'à moitié menti. Elle avait véritablement oublié son téléphone. Son repas du soir ne sembla pas mordre à l'hameçon et décocha un sourire cynique.

"Je te pensais trop intelligente pour ce genre d'excuses pourries..."

Il parvint à lui arracher un rictus amusé. Elle, amusée par un simple humain..? Pour en arriver là, il fallait qu'elle soit tombée bien bas.

"Quoiqu'il en soit tu n'auras rien de plus ce soir. De toute façon tu n'auras aucun mal à me retrouver: Je travaille aux Plaisirs Coupables à partir de la semaine prochaine."

Elle le salua d'un air mutin, et décida de ne pas attendre plus longtemps pour partir. Le regard de convoitise de son interlocuteur risquait de disparaître rapidement si jamais il venait au club ainsi qu'elle l'avait presque invité à le faire. Au moins, et sauf si elle s'était trompée sur le personnage, ça serait un moyen radical pour être sûre qu'elle s'était vraiment débarrassée de lui. Elle soupira et s'approcha de la cage d'ascenseur, puis appuya sur le bouton pour l'appeler. Il ne lui avait fallu que quelques secondes pour retomber dans la morosité malsaine qui caractérisait les derniers jours qu'elle avait passé. Elle avait tellement négligé ses repas que ce qu'elle s'était permis ce soir ne lui avait pas même fait retrouver de véritables couleurs. Elle était tellement pâle que même un humain lambda aurait été capable de deviner qu'elle n'était pas une norme. Ça n'était pas très sérieux... Mais ce n'était pas pour autant qu'elle avait envie de se reprendre.

Elle ne pensait pas à grand chose lorsque les portes de l'engin s'ouvrirent. Elle ne pensa pas à grand chose en rentrant dedans non plus. C'était assez inhabituel de sa part. Elle était plutôt du genre à être en perpétuelle ébullition. Il fallait aussi dire qu'il lui était difficile d'être enthousiaste face à la moquette rosâtre et malodorante qui recouvrait les murs du couloir et de l'ascenseur... Le paillasson rêche qui usait ses talons, et les vitres sales pleines de traces de doigt auxquelles elle faisait face, la rendaient nostalgique de sa vie à Atlanta. Une telle débauche d'insalubrité n'aurait jamais été acceptée dans l'une des résidences de Sigmund... Mais mieux valait qu'elle évite de penser à son défunt créateur, sans quoi elle risquait de s'achever toute seule.

Tandis que les portes se refermaient, elle appuya sur le bouton "rez-de-chaussée", puis remit ses vêtements en place d'un œil distrait. Elle continuait de porter ses éternelles robes sur mesure, destinées à parfaire l'illusion de ses formes. Serait-elle capable d'assumer ces tenues plus tard, une fois son secret découvert? Cela faisait deux siècles qu'elle ne se posait plus de questions, et qu'elle vivait dans le secret... Elle était loin d'être sûre d'être aussi bien préparée qu'on aurait pu l'attendre de la part d'une personne de son âge. Mais il fallait vraiment qu'elle cesse d'être obsédée par cette question. Elle attendit donc simplement d'atteindre le bon étage. Exténuée avant l'heure, elle avait hâte de rentrer.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Mar 28 Jan - 15:40

Mercredi, le jour préféré de Leila. Pour la simple et bonne raison que c'est le jour où elle va à son cours de Bushido et qu'elle se bat réellement contre un être humain. Une activité qui lui donnait de quoi se défouler et surtout mettre en pratique ses entrainements à la boutique. Elle avait rendez-vous à vingt heures, ce qui lui laissait très largement le temps d'aller déposer ses courses chez une cliente régulière. Une personne âgée, ce qui expliquait la raison de son déplacement exceptionnel. La nippone était montée jusqu'au dernier étage par les escaliers pour ne pas avoir à user de l’ascenseur. Mais sa course avec la grand-mère Salya avait été plus plus longue que prévue. Vous savez, le thé les cancans de mémé et tout ce qui va avec... Pour pour rattraper le temps perdu Leila prenait son courage à deux main et décidait donc de prendre l’ascenseur.

Coiffée d'une queue de cheval, son visage était mis en avant. La capuche de son sweat blanc ressortait derrière son manteau de cuir. Jean noir, converses et surtout son sabre. Ce dernier était posée sur son épaule droite par la bandoulière de son étui en tissu. Laissant deviner la nature de l'objet mais cachant entièrement le fourreau et le manche. Son casque sur ses oreilles laissait échapper quelques notes de Wild Eyes, un titre de son groupe préféré. Parkway Drive. Alors que les portes s’entrouvraient lentement, la jeune Wiccan relevait la tête pour avoir la vision de la pièce où elle se glissait. Un néon sautait dans un grésillement attirant son attention, puis finalement son regard se porta sur cette femme. Il fallait avouer qu'elle avait une sale tête, surement était-ce du à la nature de sa peau qui lui parut presque translucide. Plus grande qu'elle et bien que plus maigre il y avait un genre de " je ne sais quoi " qui la rendait plus imposante à ses yeux que les moyenne des autres gens. Un genre de ressenti, ce sixième sens féminin qui veut tout jauger et mettre des alertes sur tout. Au final c'était une gêne qui s'immisçait en elle, comme si tout à coup elle sentait qu'elle allait devoir rentrer la dedans avec " ça ". Marquant une hésitation dans son pas, elle se retournait pour réfléchir à faire demi tour mais trop tard, la machine était enclenchée. Agile et vive elle se glissait de justesse avant que les portes ne se referment.

D'un coup d’œil elle confirma la destination de l'ascenseur. Le rez-de-chaussée. Elle espérait juste qu'il n'y aurait pas d'arrêt entre elle et sa destination. Histoire d’aller vite. Hochant la tête et tapant des doigts sur la porte en rythme avec la musique, elle fermait les yeux s'enfermant dans son esprit. Se fermant à toute interrogations concernant la nature de la femme avec elle. Au bout d'un moment l’ascenseur ralentissait brusquement avant de chuter dans le vide une demi seconde et s'arrêter net. Le petit bond qu'elle fit était certes sans danger mais son cœur s'était mit à battre à pleine puissance. Faisant circuler avec force toute l'hémoglobine dans ses veines. Certes elle venait d'être surprises mais c'était surtout les circonstances, appuyée sur la porte avec les deux mains elle se reculait et ôtait son casque. Silence de mort, hormis son mp3 qu'elle prenait la peine d'arrêter du coup. Leila affichait un regard interrogateur à sa partenaire de " cellule". Oui cellule parce qu'elle venait de trifouiller tout les boutons comme une malade et rien n'y avait fait alors elle faisait appel au dernier secours qu'il pouvait peut-être rester. Soupirant d'un coup comme pour évacuer tout son stress elle demandait d'une petite voix.

" - Une idée ? "

Leila n'avait pas encore appuyé sur le bouton d'appel à l'aide de l'ascenseur mais la chose lui avait parut stupide ou inutile. Comment quelqu'un dans immeuble aussi minable et aussi mal entretenu pouvait être payé à attendre de telles urgences? Et maintenant qu'elle n'avait plus le casque à fond la caisse sur les oreilles elle pouvait entendre des cliquetis métalliques, des bruits de nature inconnues pour elle. Des bruits menaçants ? Leila se dit que non, elle avait déjà entendu ce genre de sonorités et c'était aussi pour ça qu'elle évitait les ascenseurs. Lentement elle se collait au mur opposé à celui d'Ailin et croisait les bras. Ses colliers étaient visibles et ses bracelets de perles de bois et de citrine aussi au niveau de ses poignets. Elle en portait tellement qu'il était difficile de ne pas les remarquer. Elle regardait l'heure sur son téléphone tiquant.


Dernière édition par Leila Von Feuerbach le Mer 29 Jan - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Mar 28 Jan - 23:24

(Ah j'ai lu rendez-vous à 16h? Il n'y a pas moyen de décaler l'heure de ton rendez-vous à plus tard - minimum 3h après le coucher du soleil? Parce que sinon Ailin aurait grillé en allant faire son casse-croûte Razz)

L'ascenseur s'était arrêté brutalement au milieu de sa course. Enfin pas si brutalement que ça... Mais en levant des yeux agacés sur le logo lumineux qui indiquait l'étage, la blonde remarqua qu'elle était loin d'avoir atteint le niveau souhaité. Elle retint un long soupir,  et se contenta de regarder les portes métalliques s'ouvrir et laisser passer la silhouette d'une jeune asiatique qu'elle ne détailla que succinctement. D'habitude elle était plus critique vis-à-vis des femmes biologiques qu'elle rencontrait. La jalousie qu'elle éprouvait à leur égard - elles qui avaient naturellement ce qu'elle ne ne parvenait qu'à avoir en usant d'artifices nombreux, ou ne parviendrait jamais à avoir - la poussait à les détailler avec envie. Elle se contenta de buguer quelques instants sur le sabre, sagement rangé dans son fourreau. Il y avait peu de chances pour que cette fille l'attaque avec sans prévenir... Mais être enfermée dans une pièce où les possibilités d'esquive étaient réduites, à côté d'une inconnue qui portait une arme contondante, pouvait être angoissant même pour un vampire. Surtout qu'Ailin avait déjà eu l'occasion de faire quelques mauvaises rencontres ces dernières semaines. Au moins, elle ne semblait porter aucun insigne religieux digne d'une bigotte anti-outres... Non, au contraire, les ornements qu'elle arborait avaient un côté païen plus typique d'un autre type de population. De savoir si elle était juste- ou n'était pas -  une norme avec des goûts fantasques ne lui importait que peu.

Elle retourna sans un mot à sa précédente observation: Les portes de l'ascenseur, rayées et gravées de multiples obscénités. Charmant. Puis, tout alla très vite. Dont Ailin, qui manqua d'être plus rapide que les événements. Ses réflexes se réveillèrent au moment même où elle entendit le hurlement du métal mécontent, et le claquement d'un mécanisme qui se brisait. Avant même que l'ascenseur ne chute, à une vitesse trop importante pour être suivie par l’œil humain, elle se plaqua dans un coin de la cabine et montra les crocs en observant le plafond d'un regard écarquillé. Puis l'engin s'immobilisa avant d'avoir eu la chance de s'écraser au sous-sol... Si Ailin avait encore été vivante, son coeur aurait sans doute manqué d'exploser. C'était la première fois depuis longtemps qu'elle avait eu aussi peur. Depuis l'attaque d'Atlanta où elle avait failli laisser la vie, sans doute. Dans sa tête, les ascenseurs pouvaient très bien tomber lorsqu'ils se détachaient. Elle ne se sentait pas suffisamment éternelle pour narguer la mort dans une cage de métal en chute libre à plusieurs dizaines de mètres au dessus du sol. Elle avait presque oublié qu'avec le temps et l'avancée des technologies, d'ingénieux inventeurs avaient conçu des sécurités censées protéger les civils de ce genre d'aléas. Cette fois-ci, elle soupira, et sans aucune retenue. Elle retourna au centre de la pièce, comme son actuelle position manquait de dignité. Elle ne savait pas si sa compagne de galère l'avait vue réagir à l'accident ou si elle avait été trop occupée par sa propre frayeur, mais elle espérait sincèrement qu'elle n'allait pas passer ses nerfs sur elle et essayer de la découper en rondelles. Elle s'énervait sur les boutons de l'ascenseur et n'avait pas l'air ravie de la situation. Mais qui l'aurait été? Comme l'asiatique tournait les yeux sur Ailin, le vampire lui rendit son regard, et se donna finalement la peine de la considérer comme un individu à part entière.

Avant de répondre à la question qu'on venait de lui poser, Ailin avança jusqu'au panneau de contrôle, pour le regarder d'un air dépité. Peu soucieuse de savoir si ça avait déjà été tenté ou non, elle appuya sur le bouton d'aide sans y croire le moins du monde... Mais après tout, que perdaient-elles à essayer? Et pourquoi fallait-il qu'elle ait choisi ce jour précis pour oublier son téléphone chez elle, franchement??

"... Vous avez votre mobile? Mieux vaudrait appeler les pompiers. Si on doit attendre que quelqu'un le fasse pour nous, on y sera encore demain matin..."

... Et Ailin n'avait pas spécialement envie de ne sortir qu'une fois le matin levé. C'était "mauvais pour sa peau", si l'on voulait bien user d'euphémismes. Elle lança un regard aigu aux portes de métal. Elle aurait peut-être été capable de les ouvrir... Mais cela manquerait de grâce, en plus d'être passablement inutile: elles étaient probablement en face d'un mur de béton, coincées entre deux étages. Chercher une trappe d'ascenseur? Définitivement, non... Ce n'était pas parce qu'elle avait des capacités physiques surnaturelles qu'elle avait l'intention d'imiter Spiderman pour sortir.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Mer 29 Jan - 15:43

( J'ai édité pour un RDV à 20 heures! :p )

Désespérée Leila regardait le plafond en même temps qu'Ailin. Les plaques lumineuses devaient cacher quelque part une trappe derrière. Ce n'était pas l'envie de passer par là qui lui manquait, mais que ferait-elle après ? Et puis ne devait-elle pas faire preuve d'un peu de civilité ? Si. Alors soupirant elle sortait son téléphone de sa poche et composait le numéro indiqué sur la plaque de l'ascenseur. Évidemment, dans une boite fermée presque hermétiquement le réseau est difficile à trouver, elle cherchait donc quelques secondes. Une fois une barre de réseau trouvée elle allumait le haut parleur et laissait le téléphone sonner.

" - Le service que vous essayez de joindre est indisponible pour le moment.

- Merde. "

Par réflexe elle frappait de la paume de la main la porte métallique. Soupirante elle recherchait du réseau qu'évidemment elle ne trouvait plus. Comme si l'esprit de la cabine qui venait d'être giflée décidait de se montrer encore plus capricieux. Grimaçant pour signifier que son téléphone ne trouvait rien elle regardait cette personne face à elle dont le teint étrange la gênait. La japonaise regardait autour d'elle puis quand elle prit bien conscience qu'elle était bloquée dans une boite suspendue en l'air elle cacha son visage dans ses mains. Pourvu que cette saloperie ne décide pas de rechuter. Lentement, la main presque tremblante elle allait déposer son sabre enroulé dans sa protection de tissu dans l'un des coins. Le sien, celui où elle pourrait le récupérer, défaire le nœud et facilement ôter la lame en alliage d'argent pour se défendre. Pourquoi pensait-elle à ça au juste ? Prenant une bouffée d'oxygène pour écarter toute ses pensées et tout ses signes de paranoïa vis à vis des autres, elle disait en esquissant un petit sourire gêné.

" - Mon téléphone ne semble pas capter...* elle montrait l'écran* Je m'appelle Leila Von Feurbach. "

Discuter était peut-être la meilleure chose à faire, si ça se trouve et c'était surement le cas sa partenaire de cellule était aussi un peu effrayée par la situation. Communiquer et échanger semblait pour le coup une meilleure idée que de s'enfermer dans un mutisme en attendant. Ils leurs fallait passer le temps. Après un coup d’œil sur le tatouage présent sur le dos de sa main gauche comme pour se rassurer, elle tournait sur elle même faisant le point une ultime fois. Crier aurait été pitoyable et étrangement elle refusait de s'abaisser à ça. Les plus faibles se sentiraient ainsi rassurés car elle ne paniquerait pas et les créatures voulant la tuer ne la verraient pas comme une petite chose toute fragile. Du moins, elle l'espérait. Tiraillée par son doute sur la nature de sa compagne elle préférait ne pas regarder sa bouche, elle fixait plus ses cheveux d'un blond presque blanc ou ses chaussures. Ce qui au final n'était pas si courageux que ça et n'en imposait pas tant. Au contraire, elle passait pour une petite chose timide et ou apeurée. Pas difficile de voir qu'elle était anxieuse à l'heure actuelle et quelque part qui ne l'aurait pas été.

" - Une idée ? Vous habitez ici ? Enfin j'veux dire quelqu'un risque de se rendre compte que ce foutu truc est bloqué ? "

Son téléphone affichait 18H45, la nuit tombait ou était déjà tombée. A ce niveau là, Leila était complètement à côté de la plaque. A vrai dire elle se foutait éperdument qu'il fasse jour ou nuit, pour elle c'était la même chose. Le miroir présent du côté opposé à la porte était usé. Rayé, tagué et pourtant il affichait le visage de Leila. Sa mine lui faisait pitié, elle semblait renfermée sur elle même. Mais bon, elle pouvait se consoler, elle semblait toujours en meilleure forme que celle qui était là presque aussi pâle qu'un zombie passé à la Javel.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Jeu 30 Jan - 1:36

(Merci pour ses frais de dermatologue! Razz)

Un soulagement soudain s'empara du vampire tandis que sa voisine de cabine sortait un portable de sa poche. Ouf. Elles allaient pouvoir joindre l'extérieur et sortir de là rapidement... Le temps pour les pompiers d'arriver et de parvenir à les extraire de cette fichue cage d'ascenseur. Néanmoins mieux valait éviter de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Ailin restait tendue, les yeux dirigés droit sur le mobile mis sur haut parleur, qui déversait de longues tonalités. Trop longues. Ailin leva les yeux au ciel et échappa un nouveau soupir agacé à l'annonce de la voix électronique. Tout semblait se liguer contre elles. Au prochain essai, on pouvait presque être sûr que la batterie du téléphone allait les lâcher. L'humaine était aussi énervée qu'elle, mais elle le montrait de manière plus expansive. Notamment, en frappant un peu trop fort contre la cabine. Ailin serra les dents et jeta un regard inquiet à l'endroit où elle soupçonnait les mécanismes qui assuraient leur suspension de se trouver.

"Vu l'état de cet immeuble, à votre place j'éviterais de trop faire bouger la cabine... Il ne manquerait plus qu'à ce que le parachute lâche. Tentez plutôt le 911. Ils répondront..."

Ça aurait pu être comique, mais Ailin n'avait absolument aucune envie de rire. Elle croisa les bras et recula dans un coin de cabine pour laisser à sa compagne de galère la place de chercher le réseau. Elle semblait mettre beaucoup de temps à le retrouver... Finalement, elles n'allaient peut-être même pas avoir besoin d'une panne de batterie pour être de nouveau victimes de la loi de Murphy. Au bout de quelques dizaines de secondes, la blonde comprit qu'il allait leur falloir faire sans moyen de communication. Elle passa une main contre son front pour ramener ses cheveux en arrière, puis elle se laissa glisser par terre, soudainement exténuée. De son côté, la fille semblait n'être pas loin de faire une crise de panique. Si c'était le manque d'espace qui lui faisait ça, Ailin pouvait la comprendre. Si c'était autre chose, elle espérait sincèrement que le sabre maintenant posé dans le coin opposé n'était là que pour la décoration. Dans le doute, mieux valait qu'elle s'abstienne de faire tout geste trop intrusif, qui aurait pu sembler menaçant. Dépitée elle laissa l'humaine se présenter, et décida de faire de même, quand bien même ça n'allait pas les avancer à grand chose. Elle s'exprima sur un ton las:

"... J'ai cru voir ça oui... Quelle malchance. Enfin bon.. Enchantée. Mon nom est Ailin Dyce."

Alors qu'elle observait le sol rêche sur lequel elle était, elle ne put s'empêcher de constater sa saleté. Pourquoi s'était-elle assise là dessus? Et pourtant, elle n'avait pas l'énergie ni l'envie de se relever. Il fallait qu'elle trouve une idée pour les sortir d'ici... Et là, ça lui semblait compliqué... Leur champ d'action était très réduit. Une idée... Une idée... Non. Rien de brillant ne lui venait. Rien qui leur permettrait d'être certaines qu'on les entende, du moins. Comme elle avait posé le haut du crâne contre le mur, et qu'elle était en train de regarder le plafond, elle baissa les yeux pour observer Leila, qui s'était remise à lui parler.

"Non, je venais juste visiter une connaissance. J'imagine que nous allons devoir attendre que quelqu'un tente de prendre l'ascenseur et se rende compte qu'il ne marche plus. Peut-être qu'en criant, il serait possible de nous faire entendre jusqu'aux couloirs des  étages proches... Mais rien ne nous permet d'en être sûr. Si personne ne nous entend, et sauf éventuel tour de magie - je plaisante - nous n'avons plus qu'à prier pour que celui qui se rende compte de la panne ait l'idée que des gens puissent être coincés dans la cabine, et pour qu'il appelle les secours plutôt que le service de réparation... Bref, vous voulez tenter?"

Elle avait débité ça d'une traite, sur un ton tellement monocorde qu'il aurait fallu être stupide pour ne pas se rendre compte du point auquel elle était fatiguée par cette histoire. Peut-être allait-elle être obligée de forcer les portes de métal et de les entrouvrir pour faire porter le son plus loin. En attendant, il ne fallait pas compter sur elle pour hurler. Elle ne supportait pas sa voix quand elle haussait le ton. Et Leila risquait de la trouver étrange aussi.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Sam 1 Fév - 10:31

Fixant la porte, faisant les cents pas devant cette dernière. La patience commençait à l'envahir, elle reprenait son téléphone, rien n'y faisait. Pas de réseau. La nippone avait bien des idées mais sa panique grandissante commençait à lui faire douter de pleins de chose. Ailin Dyce avait-elle dit s'appeler, vu sa pâleur elle devrait se choisir un autre repas que Leila, pour sur. Ça y est, l'idée avait mit du temps, mais elle avait fait son chemin. Tentant pour le tout elle s'approchait des portes et essayait de les ouvrir comme elle put...Rien n'y faisait, soit elle n'avait pas assez de force soit l'esprit de la cabine avait décidé qu'elle resteraient ici pour l'éternité.

Empressée, elle attrapait d'un coup son sabre et fit mine à Ailin de reculer. Ce qui aurait pu paraître être une tentative d'attaque pour deux personnes à crans et doutant l'une de l'autre n'était qu'en fait une idée. Au cas où elle rassurait Ailin. Mais c'était de tout même après avoir fait de grands gestes d'impatience pour attraper son sabre. Une impatience du au manque de tentative de sa collègue de cellule, une impatience du à la sensation que cette boîte se refermait contre elle.

" - Reculez, je vais essayer quelques chose. "

Le ton n'était pas à la question. Que cette femme l'ai voulu ou non, Leila allait le faire. Lentement, elle tirait sur le nœud du tissu cachant le sabre. Une fois dévoilé, on pouvait voir un fourreau noir et un mange brodé rouge sang. En apparence typique, la lame était tout de même faite dans un alliage d'argent. Lentement la lame sortait, brillante. Une petite odeur de clou de girofle. Produit d'entretien ancestral japonais pour les lames.

Ses deux billes noires fixaient alors le plafond de l'ascenseur. Plusieurs carrés de plexiglas séparés les uns des autres par une fente. Quelques secondes après, elle remarquait la fente la plus abîmée et donc celle qui avait du être utilisée. Lentement, le bout de sa lame fit pression tel un levier et la plaque s'ouvrit telle une trappe suspendue dans le vide. Sous le choc ce néon qui sautillait déjà s'éteint complètement. Un petit sentiment de joie envahit Leila, peut-être aurait-elle un peu de réseau là-haut. Son sabre remis dans le fourreau elle le reposa dans l'angle. Maintenant la vraie trappe était accessible, une plaque de métal qu'il faudrait pousser vers le haut pour sortir de là.

Prenant ses distances avec Ailin, elle s'approcha de la vitre. Elle mit son pied sur l'accoudoir de cette dernière et se hissa agilement se rattrapant sur l'un des rebords ou fut autrefois fermée la plaque avec son néon. Cambrée en arrière, un pied sur l'accoudoir, l'autre dans le vide elle essayait malgré elle de pousser la trappe mais rien n'y faisait. Même en se mettant sur le bout des doigts de pieds et en forçant au maximum...Toujours rien. Ses forces dans ses bras l'abandonnant elle se laissa tomber agilement au sol. La cabine grinçait, elle n'avait pas aimé ce petit bond. Ses bras la lançait, et la peur du bruit de la cabine venait de lui frapper en plein cœur.

" - Ça veut pas s'ouvrir. Mais je pourrais peut-être avoir du réseau de là-haut...Vous pensez, non ? "

Si Leila avait été à la place d'Ailin, elle aurait paniqué et voir hurlé. Prendre de telles initiatives c'était bien mais si on pouvait éviter de fâcher " l'esprit de la cabine " comme elle l'appelait ça aurait été mieux. Pour sur, si la cabine avait grincé après une tentative d'Ailin elle lui aurait "vivement " conseillé d'arrêter. Mais bon, là il fallait qu'elle sorte et puis c'était moins grave si l'erreur venait d'elle.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Sam 1 Fév - 19:58

Etre pince sans rire n'allait certainement pas les aider à sortir du guêpier dans lequel elles s'étaient fourrées, mais Ailin n'avait pas l'intention de recourir à la force pour sortir de la cabine d'ascenseur. Pas tant que l'aube ne menaçait pas de se lever, du moins. Elle préférait attendre les secours plutôt que de détruire la pièce. Sinon, une partie des travaux risquaient d'être à payer de leur poche. Et si elle avait été riche pendant très longtemps, dorénavant elle l'était beaucoup moins. A cela s'ajoutait la chance infime d'endommager le mécanisme du parachute qui les empêchait de tomber plus bas. Vraiment, le mieux à faire était d'attendre... Du moins le pensait-elle. Car cette fameuse Leila n'avait pas l'air d'être du même avis. Ailin l'observait d'un regard calme mais prudent. Elle s'agitait dans tous les sens et avait l'air au bord de la crise de panique. L'idée fit alors tilt dans la tête du vampire, qui n'avait pas son pareil quand il s'agissait de lire ce genre d'informations dans le comportement des gens qu'il côtoyait. Ailin lâcha un nouveau soupir, non sans lever les yeux au ciel cette fois-ci.

"Oh non. Ne me dites pas que vous êtes claustrophobe..."

Enfermée dans une boîte en métal suspendue, à côté d'une claustro agitée et armée d'un sabre. C'était bien sa veine. Elle envisagea à nouveau d'ouvrir les portes de l'ascenseur par la force - ce qu'était d'ailleurs en train d'essayer de faire l'humaine, en vain. Ailin pensait que ça ne valait pas le coup. Peut-être avait-elle tort. Si ça se trouve elles étaient à la bonne hauteur et pourraient se hisser jusqu'à l'étage suivant. Mais vis-à-vis de leur temps de trajet et du moment où l'ascenseur était tombé en panne, elle ne le sentait pas. Sa voisine avait finalement abandonné l'idée de forcer la porte. Ailin n'aimait vraiment pas du tout la manière dont elle manipulait son arme. Avait-elle quelque chose contre les vampires en plus de tout le reste? Mince... Il aurait mieux valu qu'elle ne néglige pas son alimentation. C'était une erreur de débutant comme elle n'en faisait plus depuis des décennies. La bonne nouvelle, c'était que Leila n'avait finalement pas l'air de vouloir tenter de la découper en rondelles. Elle semblait en avoir contre la cabine.  Ailin avait tout intérêt à laisser faire Leila, parce que vu son état d'agitation, il n'était pas forcément prudent de la contrarier. Ni de la laisser faire, remarque. La blonde recula sagement comme on le lui ordonnait, considérant le premier danger plus pressant que le second.

"Faites donc, mais je vous prie de ne pas faire tomber l'ascenseur au passage..."

C'est alors qu'Ailin assista d'un regard inquiet et un peu incrédule à une scène qui lui aurait bien coupé le souffle si elle en avait encore eu un. Leila prenait des risques. Peut-être aurait-il mieux valu qu'elle lui demande son aide. Au bout de quelques secondes, elle parvint à détacher une partie du plafond - et à accessoirement achever leur unique source de lumière. Par chance, Ailin voyait plutôt bien dans la nuit faute à son sang de vampire, mais elle se demandait si Leila était encore capable de voir quoi que ce soit dans cette pénombre. Comme elle n'arrivait pas à ouvrir la trappe métallique au dessus d'elles, elle redescendit. L'idée de tenter d'avoir le réseau en passant par au dessus n'était pas bête. Mais c'était quand même un peu excessif! Le petit doigt d'Ailin lui disait qu'elle n'arriverait pas à dissuader Leila de cesser ses tentatives. Mieux valait donc qu'elle coopère.

"... Je veux bien tenter le coup, mais d'une, rangez votre lame... De deux, commencez par promettre que vous ne ferez rien de plus qui risque de faire bouger la cabine. Vous savez, attendre une ou deux heures ne nous tuera pas. Une chute libre à cette hauteur par contre, c'est beaucoup moins certain. Surtout pour vous."

Elle ne cacha pas son ton de réprimande. ce qu'elles faisaient était sans doute déconseillé par toutes les versions du guide "La panne d'ascenseur pour les nuls". Elle s'approcha du centre de la cabine et observa quelques secondes la trappe qui les empêchait de passer. Elle distinguait les mécanismes. Pour un vampire, elle n'était pas spécialement forte - rapide et charismatique, mais physiquement pas aussi avantagée que pouvaient l'être d'autres. Cela dit elle pensait être capable de forcer cette ouverture.

"Ecoutez, voilà ce qu'on va faire. Si vous le pouvez, vous allez me faire la courte échelle. Ça évitera de trop secouer la cabine. J'ouvre la trappe, je redescends doucement. Ensuite je vous porte, vous sortez jusqu'à la taille, vous passez le coup de fil, et je vous repose doucement. Puis on attend les secours. Des objections?"

... Parce que sinon, Ailin allait être obligée de monter sur l'accoudoir du miroir à son tour. Son agilité surnaturelle lui permettrait de descendre plus délicatement que ne l'avait fait Leila auparavant, mais elle n'avait pas envie de tenter le coup.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Dim 2 Fév - 18:30

Ils étaient plongés dans la pénombre, Leila n'y voyait que très peu et ce grâce aux quelques lumières restantes sur l'interface de l'ascenseur. La jeune femme soupirait puis passait une main sur son visage. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire qu'elle ait peur de se sentir écrasée ? Qui ne se sentirait pas oppressé dans une boite métallique suspendue dans le vide qui de plus menace de chuter à tout moment. Cependant Leila cherchait du réconfort là où il pouvait y en avoir. Elle donnait de l'attention à ce prédateur, après tout elle ne semblait pas vouloir la bouffer. Lentement, elle rangeait sa lame dans son fourreau qu'elle déposait au sol dans à côté de la lumière du boitier. Juste au cas où elle devrait sauter dessus, juste au cas où...Foutue ici avec une vampire car cette fois c'était sur..." surtout pour vous".

Leila hochait, la panique commençait vraiment à l'envahir. Devoir compter sur un tel être lui semblait improbable et aucun de ses talismans ne semblait présenter une solution viable pour sortir d'ici. Alors elle ne faisait que hocher passant la main sur son visage. Essayant de sortir cette expression de doute, essayant de paraître plus confiante. Soufflant doucement pour évacuer le stress elle se secouait les bras prête à la porter. Après tout Leila était quand même une sportive dans l'âme et de ce fait avait largement de quoi la soulever.

" - Ok ok...J'vais pas nous foutre en l'air. Je vais vous soulever, ça devrais aller. "

La pièce était un peu bercé de jaune et de rouge à cause des interrupteurs lumineux. Leila se calmait. Elles firent le silence, les grincements légers de la cabine jusqu'alors inaudibles étaient présents. Elle jetait son blouson sur le côté et retroussait les manches de son Sweat-shirt blanc. Ce qui laissait à vue les tatouages japonais sur son avant bras gauche. Après s'être craqué les doigts, elle entrecroisait ces derniers pour la courte-échelle et se mettait en dessous de la trappe. Jambe fléchie prête à fournir l'effort nécessaire, bien qu'elle doutait devoir ressentir une quelconque difficulté pour soulever...Soulever ce vampire oui. En somme, elle semblait légère. Le départ était lancé.

" - Un...Deux...Trois. "

Leila fermerait les yeux. Priant ce qu'elle croyait être Dieu. Un mélange étrange de ce qu'aurait pu être rien et à la fois tout. Un mélange d'unicité et de divinités multiple. De confession chrétienne certes car il faut bien choisir, mais là elle priait Dieu où les Dieux. Il fallait que cette énergie qui les avaient créés voir poussés ici les sortent de là. Son destin n'était pas de crever ici, il fallait que cette foutue trappe s'ouvre.


Dernière édition par Leila Von Feuerbach le Lun 3 Fév - 7:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Lun 3 Fév - 2:57

Ailin avait jugé préférable de faire comprendre à sa compagne de cellule - parce qu'elles étaient un peu comme en prison finalement - qu'elle était bel et bien un vampire. Vu le  teint cadavérique de la blonde, Leila devait déjà un peu s'en douter. Mieux valait éviter de la surprendre en défonçant sans prévenir la trappe de l'ascenseur avec une force surnaturelle. Ce n'était pas la chose à faire tandis que l'asiatique serait en train de la porter, et qu'Ailin serait de ce fait dans une position inconfortable. L'information passée avait été subtile et Leila n'avait pas semblé réagir plus que cela à cette annonce, mais l'écossaise était certaine qu'elle avait compris, et qu'elle n'avait pas spécialement apprécié. Malgré la pénombre elle avait pu lire la peur sur son visage pendant quelques secondes... Et ce n'était pas tout à fait la même que celle qui l'obligeait à s'agiter dans tous les sens depuis le début de cette aventure. Par chance, Leila avait décidé d'être raisonnable et de mettre ses angoisses de côté. Une qualité qu'Ailin savait apprécier à sa juste valeur.

"Très bien. Vous n'aurez pas à me porter très haut. Il ne me manque que quelques centimètres pour être à la bonne distance..."

Et maintenant, c'était au tour d'Ailin de prendre sur elle, alors que sa collègue se mettait en position pour soulever ses soixante-quatre kilos de chair. Elle allait devoir s'approcher de Leila bien trop près à son goût. A cette distance il lui était nettement plus difficile de garder le secret de son sexe physique. Vu l'épaisseur de sa robe et le soin apporté aux artifices dont elle se dotait, elle avait une marge de sécurité... Mais un accident était vite arrivé. Elle repoussa cette idée avec angoisse et se concentra sur le décompte. Puis, à trois, elle poussa du pied contre les mains liées de Leila, et se retrouva propulsée quelques centimètres plus haut. Son sens de l'équilibre lui permettait de tenir droite sans avoir à s'accrocher aux parois de la cabine, ni risquer de fâcher à nouveau son esprit. Le temps de visualiser le mécanisme d'ouverture qu'elle avait détecté plus bas... Ailin lança sa main contre la porte de fer pour briser sa sécurité. Dans le même geste elle poussa aussi fort qu'elle put la trappe, et la déforma même un peu. Elle finit par lâcher.

".. Et voilà on y est."

L'air frais quoique renfermé du tunnel leur tomba dessus. Ailin fit exactement ce qu'elle avait dit auparavant: Usant de sa grâce de mort-vivante elle redescendit doucement. Lorsqu'elle atteignit le sol, elle laissa à Leila le temps de se relever.

"... Vous voulez que je vous fasse la courte échelle aussi? Sinon je peux vous porter sur un bras. Ou sur mes épaules. Nous aurons l'air passablement ridicules mais vous n'aurez pas à vous soucier de votre équilibre tandis que vous téléphonerez..."

... Elle laissait Leila choisir. Angoissée comme cette dernière semblait l'être, Ailin ne voulait pas la contrarier. Dans cet objectif, il lui semblait logique de laisser l'humaine prendre le plus de décisions possibles, afin qu'elle se sente un minimum en contrôle, et qu'elle ne se mette pas à paniquer pour de bon.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Jeu 6 Fév - 18:03

Leila serrait les dents faisant non de la tête. Elle préférait encore transpirer et risquer de se vautrer plutôt que de devoir faire confiance à un Vampire. L'aider elle à monter était une chose, se faire aider en était une autre. Évidemment il était improbable que cette Vampire lui saute dessus et lui bouffer la cuisse. Et si ça devait être fait ce le serait surement quand elle se hisserait là haut. Mais fierté ou non il lui était impossible de faire ça. Calmement elle fit signe à la Vampire de s'éloigner sans en dire plus. Agile, elle reprenait appui sur la rambarde du miroir, se cambrait en arrière, attrapait un bord avec ses doigts et se pendait dans le vide se hissant alors habilement en haut de l'ascenseur.

D'en bas, la Vampire pouvait voir qu'elle s'était assise sur un des rebords de la trappe, les pieds dans le vide se balançant plus ou moins vite. Tic nerveux, ce mouvement des pieds était presque comparable au basculement en position fœtale. Leila ne voyait pas grand chose avec toute cette pénombre, elle se penchait en arrière et tirait son téléphone de sa poche. Puis elle se penchait regardant  la Vampire d'entre ses cuisses.

" - On est entre deux étages de ce que je vois. "

Elle éclairait avec son téléphone, ça puait. Le conduit était sale et il y avait cette odeur d'humidité, de sale et de graisse de moteur. Un petit coup d’œil rapide lui permit de se dire que la machine semblait à priori en bon état. Surement était-ce un problème de frein. Peut-être plus sereine mais quand même le cœur battant dans sa poitrine elle commençait à composer le numéro. Le réseau était revenu. Forcément quand on est pas séquestré dans une boîte de fer, tout va mieux.

" - Et je sais pas pourquoi ça marche plus...Bon... "

Ailin d'ici pouvait voir une Leila qui téléphonait. La tonalité sonnait. Alors que quelqu'un répondait la nippone fronçait les sourcils se penchant comme pour mieux voir ce qu'il pouvait y avoir au loin. Lentement, elle se relevait mettant le téléphone à son oreille. Racontant à la voix du téléphone ce qu'il se passait. Dès lors qu'elle était debout et se promenait sur l'ascenseur, elle était hors de vue pour Ailin. Seuls ses bruits de pas résonnant dans le vide du conduit étaient audible. Jusqu'à ce qu'un cri se fasse entendre. Cri de peur et de surprise, puis un cri de douleur. Ça bougeait en haut de l'ascenseur, l'odeur du sang était présente. Tout se passait très vite, Leila s'engouffrait dans l'ascenseur maladroitement déchirée entre l'envie de rentrer vite et de ne pas chuter elle s'aidait tout de même de ses bras avant de chuter lourdement. Ailin pouvait noter son bras droit ensanglanté. Surement superficiel vu l’acrobatie.

L'ascenseur grinçait. Silence, puis on entendait alors comme des murmures. Une nouvelle chute. Une chute assez grande pour que ces deux demoiselles sentent leur corps au niveau du miroir avant de chuter lourdement. Leila avait le souffle coupé. Les lumières de l'ascenseur clignotaient, panne électrique ? D'un bond elle se jetait sur son sabre, en extirpait la lame et se mettait dans un des quatre angles de l'ascenseur. Vive, elle regardait à tour de rôle la trappe et le Vampire. Son avant bras saignait, superficiel mais appétissant. C'était une morsure, animale. Ou quelque chose plutôt, la répartition des crocs était étrange, c'était du détail mais ça avait son importance. Ca dégoulinant pas mal, ce genre de blessures qui ont le don d'être impressionnantes mais dont on ne va pas mourir.

" - Saloperie...* disait-elle pour elle même * Tu me touche, je te bute ! "

Cette fois, elle s'adressait au Vampire. Ce qu'il y avait eut là-haut était assez dangereux pour faire ça, mais pas assez pour que Leila fasse une alliance avec un Vampire. Il y avait tout à parier que le Vampire devait être bien plus dangereux et on pouvait même supposer que dans d'autre circonstances Leila ne se serait pas glissée ici la queue entre les jambes. Ses deux mains tenaient fermement la poignée et le regarde de la nippone était dès lors celui de la personne prête à en découdre.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Ven 7 Fév - 21:42

La patience d'Ailin commençait à toucher ses limites, largement réduites ces temps derniers par son humeur massacrante, elle même due à un quota de malchance anormalement élevé. Elle avait fait de son mieux pour rester polie et respecter le peu d'espace vital qu'il lui était possible d'accorder à sa compagne de misère dans un ascenseur aussi étroit... Mais cette dernière ne faisait aucun effort. Elle venait de refuser son aide d'un "non" muet qui eut le don de faire monter la moutarde au nez du vampire. Comment ça, non? N'avait-elle pas entendu le bruit inquiétant que sa précédente tentative en solo avait provoqué? Lorsque Leila s'approcha du miroir pour monter sur la rambarde une nouvelle fois, l'incrédulité dans le regard d'Ailin se changea en une réprimande glaciale. Ses lèvres se pincèrent, et elle devint encore plus pâle qu'elle ne l'était déjà. Elle aurait dû assommer cette fille dès le début. Elle n'avait aucun bon sens, c'était maintenant clair.

Elle attendit qu'elle ait finalement grimpé hors de la trappe pour se placer pile en dessous, bien décidée à ne pas la laisser faire ce qu'elle voulait. Ailin pouvait se montrer très contrariante lorsqu'elle en avait envie.

"Je vous préviens: lorsque vous redescendrez, soit vous vous débrouillez pour prendre le même chemin que celui par lequel vous êtes montée, soit je vous rattrape, peut importe ce que vous en penserez."

Et le vampire de croiser les bras pour regarder par l'ouverture du plafond avec un air froissé et déterminé tout à la fois. Elle hésita à prendre l'arme laissée à terre pour que cette folle ne puisse plus s'en servir, mais elle considéra le risque que cela lui fasse avoir une crise d'hystérie et n'aggrave encore leur situation. Tant pis. Elle lui laisserait son arme. Elle avait toujours l'avantage non négligeable de la vitesse et de la force physique. Le ton de sa voix transpirait la mauvaise humeur mais elle prit tout de même la peine de réagir aux informations qui lui étaient données.

"Je m'en doutais... Vous pouvez évaluez la hauteur du plafond entre deux étages?"

Si ce dernier était suffisamment fin il y aurait peut-être un mince espace qui leur permettrait d'atteindre l'étage supérieur... Mais mieux valait ne pas trop espérer. Elle eut envie de taper du pied mais se retint de justesse. Même si il y avait peu de chance qu'elle décroche l'ascenseur avec un geste aussi anodin, mieux valait éviter de tenter le diable. L'humaine était au téléphone. Elle dialoguerait d'ici peu avec la standardiste qui les redirigeraient ensuite sur le service adéquat, puis il n'y aurait plus qu'à expliquer la situation et à donner l'adresse, puis à attendre.

Enfin ça bien sûr c'est ce qui serait arrivé si Ailin et Leila n'avaient pas été totalement, largement, grassement vernies. Mais non. La cause de la panne d'ascenseur allait leur tomber dessus inopinément - et au premier sens du terme. Lorsqu'elle entendit le cri bestial surgir du plafond, puis l'odeur du sang humain qui lui emplissait le nez avec une telle intensité qu'elle avait presque l'impression de baigner dedans, elle comprit tout de suite que les ennuis ne faisaient que commencer. Leila surgit sans prévenir et fonçait vers le sol comme un boulet de canon. Ailin jura, et eut la présence d'esprit de la rattraper - comme promis, et quitte à se prendre quelques coups. Ce n'était pas parce qu'une bête sauvage les attaquait qu'il fallait provoquer la chute de la cabine métallique pour autant! Malheureusement l'amortissement ne fut pas suffisant pour empêcher la suite d'arriver. Elle sentit subitement son corps se soulever. Ça y était. Elles chutaient. Consciente du danger encouru elle jeta presque littéralement son colis sur le sol puis se redressa trop vite pour qu'un œil humain ne puisse suivre son mouvement. Terrorisée, elle inspecta la trappe au plafond et pensa très vite: Si elle sautait par ce trou et choisissait le bon timing, avait-elle une chance d'atteindre un étage? Elle n'était pas habituée à ce genre d'actions... Le fait d'en avoir les possibilités physiques ne signifiait pas qu'elle réussirait à coup sûr. Et c'était le genre de choses pour lesquelles on n'avait pas le droit à l'erreur.

Tout s'était passé très vite et alors même qu'elle s'apprêtait à tenter le coup tout de même, l'ascenseur cessa brutalement sa course. C'était un énorme coup de chance. Elle avait cru le parachute cassé. Elle n'avait jamais eu aussi peur depuis son départ précipité d'Atlanta, le soir du massacre... Choquée, elle jura avec un fort accent écossais, qu'elle masquait à la perfection en temps normal:

"Mo Chreach! Awa' an bile yer heid !!!"

Elle aurait bien, accompagné ces mots fleuris d'un grand coup de pied dans la cabine d'ascenseur incriminée, mais ça n'aurait pas été raisonnable. Elle avait haussé la voix sans le faire exprès et l'avait moins bien contrôlée que d'habitude, si bien qu'elle dut paraître légèrement plus grave qu'auparavant. A ce stade Ailin s'en moquait pas mal. Elle avait d'autres priorités que de préserver son anonymat... Elle n'aurait jamais cru penser ça un jour, et pourtant les situations de vie ou de mort ont cette particularité de vous faire voir les choses sous un angle inhabituel... Pour ne pas arranger l'affaire, l'odeur de sang était omniprésente et commençait à l'irriter sérieusement. Au passage, Leila était en train de pointer son arme sur elle. Ce qui lui semblait parfaitement surréaliste. Elle était tellement agacée qu'elle en oublia d'avoir peur:

"... Vous avez été élevée chez les sauvages ou quoi? Vous vous voyez sortir un sandwich de votre sac et le manger tranquillement au milieu de ce chaos? Non? Alors vous devez comprendre à quel point je me CONTREFICHE de vous approcher ou pas. Et accessoirement, l'homicide volontaire est encore puni par la loi, donc pointez ce FOUTU sabre sur la trappe et soyez un peu utile au cas où le puma ou le métamorphe enragé qui vous a attaquée déciderait de venir nous rendre visite!"

Là, c'était sorti tout seul. Ça manquait de subtilité, mais Ailin était irritable ces derniers temps et l'humaine l'avait cherché. La blonde n'avait aucune envie de lui passer de la pommade plus que nécessaire. De toute façon, faire preuve de tact n'avait visiblement aucun effet sur cette petite garce. Flûte. La robe d'Ailin était fichue: imbibée du sang de cette fille au moment de sa chute. Elle était complètement dépenaillée et échevelée. Il n'était plus temps de sauver sa dignité de noble déchue, et elles avaient déjà fichu en l'air l'ascenseur... Autant de raisons qui amenèrent Ailin à s'approcher hâtivement de la porte de la cabine pour glisser ses doigts contre l'ouverture en son milieu. Elle serra les dents et banda ses muscles puis fit en sorte d'écarter le rideau de métal. Même pour elle ce n'était pas simple. Restait à espérer que la cabine était tombée à une hauteur qui leur permettrait de sortir facilement d'ici. Du coin de l’œil elle surveillait Leila: Elle n'avait aucune envie de se faire couper en deux pendant qu'elle avait le dos tourné.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Sam 8 Fév - 20:32

Élevé chez les sauvages...A se demander qui était le prédateur des deux ici. La peur déjà à son apogée ne pouvait pas aller plus loin, mais la colère elle commençait à monter. Cette sensation d'impuissance, de ne rien pouvoir faire, de n'avoir rien pu faire dans le noir face à un prédateur qu'elle n'avait en fait elle même pas vu. Ou pas bien, c'était allé trop vite, c'était trop flou et maintenant qu'elle était là à tourner en rond sur le peu de place qu'elle avait....Elle n'aurait pas su dire ce que ça avait été, elle se sentait faible. La Vampire tentait d'ouvrir les portes de son mieux, vu la chute qu'elles venaient de faire, elles ne devaient pas être loin du rez de chaussée, voir du sous-sol. Si prochaine chute il devait y avoir, elle ne serait pas si grande...Si ? Peu importait, Leila devait les protéger du prédateur. La Vampire tentait d'ouvrir les portes. C'était impressionnant à voir, une telle puissance dans un corps si frêle si faible...En apparence Leila aurait été donnée gagnante dans un bras de fer mais la réalité était bien tout autre. Une fois les portes ouvertes des courants d'air se glissaient mais face à elle un mur de pierre. Sale et humide. Ce mure était symbole de la fatalité de la situation, elles ne sortiraient pas simplement de cette foutue boîte de fer. Alors quand le désespoir semblait atteindre son paroxysme, on entendait quelque chose qui résonnait avec force dans le conduit, quelque chose qui s'approchait. Ce fut alors place à une Leila plus " efficace", plus protectrice. Calme elle appuyait ses bracelets de son poignet gauche sur le sang de son bras droit. Lame tenue entre le pouce et l'index elle présentait sa paume droite à la porte et paume gauche vers la trappe ouverte.

" Heisa ! "

Un accent japonais parfait. Une aura étrange se propageait alors dans l'ascenseur, la trappe tremblante d'abord finit par se fermer d'un coup sec en même temps que les portes qui venaient juste d'être ouvertes.. Verrouillées magiquement cette fois. Une des boules de bois d'un de ses nombreux bracelet partit en poussière. Ah oui, peut-être avait elle de préciser à sa compagne qu'elle pratiquait la magie...Mais aurait-ce été bine vu un " salut je fais de la magie " ! Non. Ça aurait été stupide et si elle avait pu le cacher elle l'aurait fait, la clé de la survie dans un monde ou les outres sont parfois chassés, c'est la discrétion. L'antiquaire se demandait si elle avait eut raison d'user de magie ou si elle avait du laisser le vampire en découdre. Mais il valait mieux ne rien risquer, n'est-ce pas ? D'ailleurs après la fermeture des portes elle avait glissé un petit " désolé". Ce désolé du...J'ai fait ce que j'ai cru bon...J'ai pas fait exprès. C'est ça que ça voulait dire. Face à Ailin, elle préférait plutôt la fermer et ne rien dire, c'était elle la dominante ici. Elles étaient donc enfermées à nouveau avec les bonnes grâces de Leila mais à priori protégées du prédateur. A priori...On entendait des grattements sur la trappe puis des coups puissant, cette fois la chose essayait d’entrer. La douce s'exclamait alors au Vampire. Oui elle préférait faire court, ne rien dire lui était en fait impossible. Elle s'en tenait donc au strict minimum de l'échange oral.

" - Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est une panne ou c'est ça qui nous fait chuter petit à petit ?! "

Très bonne question à vrai dire. Même si ce Vampire lui faisait encore plus peur que tout à l'heure il fallait coopérer. C'était sa voix, sa voix quand elle avait parlé tout à l'heure. Ce qui avait sonné comme un rugissement bestial dans les oreilles de la Wiccan. Ça avait été ce son qui tout à coup lui fit se sentir ridiculement faible. Ce genre de pression spirituelle qui tout d'un coup vous donne des sueurs froides. C'était comme ça qu'elle l'avait ressenti. Après que la chose ait cherché ou tapé on entendait un nouveau un long silence. La germano-nippone regardait Ailin dans les yeux avec cet air de " non...Ça recommence. "

Oui, ça recommençait, le grincement lent du frein se fit entendre. Ses pieds décollèrent à nouveau du sol, c'était la chute libre jusqu'en bas. Un étage, et demi. Peut-être deux ? Non ? Leila n'avait plus la notion d'où elle se trouvait par rapport au niveau zéro. Le cri de Leila se fit puissant, aiguë. Ce genre de cri qui vous ferait frissonner, ce cri sincère. Il y avait de quoi, c'était comme si la scène avait été ralentie. Quand elle se vit encore une fois suspendue dans le vide en plein milieu elle fermait les yeux. Si il devait y avoir une fin, il faudrait qu'elle soit rapide. Ce n'était pas non plus la peine de regarder ça.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Dim 9 Fév - 22:31

Quant il fut clair que Leila n'allait pas la couper en deux pendant qu'elle avait le dos tourné, Ailin cessa d'accorder son attention à la jeune femme, à laquelle elle était bien obligée de faire confiance pour ce qui était de garder l'ouverture qu'elles venaient de percer. Elle se concentra pleinement sur les portes qu'elle tentait d'ouvrir. C'était difficile et elle serra les dents un moment avant d'enfin réussir à enrayer la mécanique. Les pans métalliques étaient froissés. Vu le bruit qu'ils firent lorsque la blonde eut fini de les pousser, on pouvait être sûr qu'elle avait fichu en l'air tout le système d'ouverture. Mais peu importait. Lorsqu'elle recula pour voir qu'elle avait face à elle un mur épais, elle poussa un cri de frustration. Une fois de plus sa voix semblait plus grave qu'à l'habitude, car dans le feu de l'action, elle n'avait plus rien à faire des apparences. Elle recula, et leva rapidement la  tête en direction de la trappe ouverte. La créature approchait. Si elles devaient se battre dans la cabine, le système de freinage d'urgence ne tiendrait pas une troisième fois. C'était déjà un miracle qu'il ait marché à deux reprises. Il ne devait pas être loin d'être totalement hors service.

Dans une situation pareille, l'intelligence d'Ailin ne lui était pas d'un grand recours. Il n'y avait aucune issue. Aucun moyen de faire fuir l'animal. Si c'était un métamorphe elle ne pouvait qu'espérer qu'une morsure - et la consommation de son sang de vampire - permettrait à la bête de recouvrir ses esprits, voire de reprendre forme humaine. Mais entre temps la cabine avait tout le temps de chuter pour de bon. Elle n'avait pas dû descendre à ce point: Ailin et Leila étaient quasiment parties du dernier étage. SI les deux précédentes chutes avaient été importantes, l'humaine aurait subi un sacré choc au moment du freinage et elle se serait déjà évanouie - au minimum. Le pire était donc encore à venir. Alors qu'elle en était à ce point dans ses réflexions, elle remarqua que sa compagne de voyage était en train de faire quelque chose d'étrange. Elle lui jeta donc un regard curieux. Se pouvait-il que..? Ses hypothèses furent rapidement confirmées lorsque la brune échappa un mot étranger, puis qu'un vent magique referma toutes les issues ouvertes. Elle s'excusa, mais n'en avait pas besoin. Pas pour ce qu'elle venait de faire néanmoins. A ce stade, il n'y avait rien d'autre à accomplir. Suite à un bref hochement de tête, Ailin répondit par une brève exclamation:

"Vous êtes wiccane. Parfait! Toute aide supplémentaire est la bienvenue dans une situation pareille..."

Les grattements et les coups au plafond ne rassuraient pas Ailin. Et elle s'inquiétait moins du prédateur que de ce qu'il risquait de déclencher d'ici très peu de temps. D'ailleurs comme Leila lui demandait son avis poliment et semblait décidée à adopter un comportement pragmatique, Ailin ne rechigna pas à lui donner.

"Les deux, assurément. La cabine ne serait pas tombée sans une immense masse supplémentaire qui annulerait l'effet du contrepoids, ou bien sans une panne physique comme la casse du câble de levage ou la gêne du parcours du fameux contrepoids... Comme cette créature est en ce moment même au dessus de nous et que nous somme stationnaires, nous pouvons clairement supprimer la première hypothèse. Je pense qu'elle a saboté le mécanisme de l'ascenseur. Le parachute de cabine est une pièce métallique en dessous de la cabine qui assure le freinage d'urgence en cas de prise de vitesse trop importante. Il est en théorie sous nos pieds, la créature n'y a pas accès... Mais il est défaillant, sinon nous ne serions pas tombées deux fois. Si vous voulez mon avis, à la prochaine chute nous descendons jusqu'en bas..."

Comment pouvait-elle être aussi calme alors qu'elle était plus ou moins en train d'expliquer qu'elles étaient fichues..? Elle se le demandait bien. Mais quel intérêt y avait-il à paniquer alors qu'il n'y avait clairement rien à faire? Qu'elles n'avaient même plus le temps de trouver une solution? Un regard de désespoir échangé plus tard, la cabine se détacha une nouvelle fois, et le cri de la sorcière déchira bientôt l'air d'une manière qui glaça le sang d'Ailin. Pour sa part, elle était sans voix. Pas pour longtemps, assurément. Elle ne pouvait pas rester sans rien faire. Même si c'était vain, il fallait qu'elle agisse.

"RELÂCHEZ VOTRE SORT!"

Cette fois-ci il aurait été difficile de ne pas remarquer le ton masculin de sa voix tandis qu'elle hurlait pour évacuer la peur et couvrir les cris de Leila. Peu importait. Elle aurait nettement préféré abandonner la jeune femme dans la cabine et améliorer ses chances de survie, mais il était toujours possible qu'une caméra de surveillance autonome soit installée dans l'ascenseur. Vu qu'elle avait déjà le Conseil à dos, elle préférait faire profil bas... Il était inutile qu'elle échappe à cet incident si c'était pour se faire exécuter quelques semaines plus tard. Elle prit donc Leila par les bras et d'une main la força à les serrer  autour de son cou. Ensuite, elle s'appuya contre le mur pour prendre de l'élan et bondir jusqu'à la trappe qu'elle ouvrit - ou plus précisément défonça avec la puissance de son saut. Le vent s'engouffra dans ses oreilles, mais la vitesse prise à cause de la chute avait rendu son saut moins puissant. Ses pieds touchèrent le plafond de la cabine. Elle n'attendit pas et effectua un second saut qui la propulsa sur le premier relief qu'elle distingua: le rail d'ascenseur. Ses mains s'agrippèrent comme des serres au métal. Faute à son poids et celui de Leila réunis, elles glissèrent sur environ trois mètres, mais Ailin serra les dents et tint bon malgré la douleur vive dans ses paumes déchirées, dont le sang se répandait contre le rail coupant. Si la bête les attaquait maintenant, elles étaient très mal.

"... Dites moi ce que vous voyez. Une échelle. Une plateforme pour le système d'ouverture des portes... Si nous restons là, nous allons nous faire réduire en morceaux..."

Difficile de cacher la douleur dans sa voix. Diantre... Ailin n'avait jamais rien fait de similaire dans sa vie. Et pourtant, elle avait été longue!
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Lun 10 Fév - 18:25

Retirer le verrou ? Oui c'est sur il valait mieux, si le Vampire voulait passer alors que verrou magique était présents elle serait tout bonnement expulsée du champ. Tout allait trop vite pour que Leila puisse comprendre quoique ce soit d'autre. Elle volait dans le vide, cette sensation à la fois d'être sans gravité, de suspendre dans le vide et cette sensation de vitesse dans l'estomac. Cette tension, ce stress qui rappelle à quel point il y a bien de la gravité et que si ça continue la mort est pour bientôt. Leila criait avec force, impossible d'être calme dans une telle situation.

" - ROKKU KAIJO ! "

Tout était allé trop vite pour ressentir le courant d'air, c'était allé bien trop vite pour ressentir ce relâchement de la tension magique. Ce qui indiquait bel et bien que le verrou avait cédé. Accrochée au cou du Vampire, dans son dos elle se cramponnait fortement. Aucune idée du comment elle s'était retrouvée là, elle fermait les yeux et quand elle les rouvrait elle se trouvait suspendue dans le vide avec Ailin. Cette dernière, ou ce dernier elle ne avait plus quoi penser les avaient sauvés. Par réflexe Leila ne pu pas s'empêcher de regarder en bas, agile elle se tenait à son cou avec un bras et regardait alors la scène. L'ascenseur chutait librement jusqu'à s'écraser violemment dans un fracas assourdissant. Le bruit de l'impact avait résonné fortement, une fois le spectacle contemplé elle se retenait avec ses deux mains. Que lui prenait-il pour prendre des risques comme ça ? Se tenir à une main sur un corps incertain. Dans sa main droite Leila tenait fermement son sabre. Par chance elle n'avait rien découpé au Vampire et la lame ne l'avait même pas effleuré. Plutôt mourir que de laisser son sabre tomber.

Même si elles venaient d'échapper à la mort dans la cabine, Leila se voyait déjà morte. Soit le prédateur reviendrait et finirait le travail soit elle mourrait en chutant par manque d'endurance de ses bras ou d'Ailin. Encore sous le choc ses doigts tremblaient frénétiquement, elle glissait. Finalement elle se redressait en prenant appui maladroitement sur Ailin, l'étouffant touchant sans faire exprès sa poitrine. Le but était juste de survivre. Mais...Venait-on de lui parler ? Oui. Alors elle regardait autour d'elle, il faisait noir et à priori il n'y avait rien. Mais après un vrai coup d’œil, la Wiccane aperçut une échelle de secours juste à droite des portes de l'ascenseur qui faisait tout le conduit. Maladroitement elle pointait du doigt l'échelle. Sa voix ne lui permettait pas de communiquer les informations. D'ailleurs à ce titre, elles n'étaient pas trop loin d'une porte. A cinq ou six marches à peu près au dessus de l'échelle. Vu la position de l'échelle, il serait difficile pour Ailin d'ouvrir cette dernière, elle le savait.

" - A-a-attendez... "

Elle bégayait. Il fallait se ressaisir, tentant de reprendre son calme Leila tentait l'option rationnelle. Tenant son sabre entre son pousse et son index elle dirigeait la paume de sa main vers la porte. D'abord elle restait une quinzaine de seconde à ne rien faire. C'était le silence total dans le conduit et quand elle se rendit compte que le prédateur veillait peut-être vraiment elle s'activa. Tremblante, sa voix elle se voulait être murmurée mais avec plus de conviction.

" - Michi o hiraku. "

Les portes grinçaient, lentement elles s'écartaient et enfin on pouvait voir un couloir. Un peu de lumière. Si elles arrivaient là, peut-être pourraient-elles survivre ? Si jamais leur agresseur ne les suivaient pas. Glissant encore elle se remettait en place. Ses forces commençaient à l'abandonner et elle avait besoin d'aller sur la terre ferme. Respirer, s'allonger, se reposer. ON verrait après pour ce qui les avaient attaquées. Non ?
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Mar 11 Fév - 0:54

Les paumes d'Ailin lui faisaient un mal de chien. Les blessures profondes qu'elles arboraient faisaient partie intégrante de ce qui lui permettait de s'agripper à un simple rail vertical tandis qu'elle portait quelqu'un d'autre. Ses bras étaient solides, ils ne tremblaient pas... Mais pour combien de temps? Cette position était inconfortable et si Leila n'était pas lourde, dans une situation pareille son poids pourrait suffire à faire pencher la balance: Après tout, pour un vampire, Ailin était loin d'être forte. Sa vivacité leur avait sauvé la vie, mais elle n'était dorénavant plus que de peu d'utilité.

Le bruit tonitruant de la cabine qui touchait le sol plusieurs étages plus bas lui arracha un frisson. Elles avaient failli être dedans. Un vampire pouvait-il survivre au crash d'un ascenseur depuis une hauteur pareille? Et dans quel état? La blonde n'était pas certaine de vouloir le savoir... De toute façon elle avait mieux à faire que de se poser ce genre de questions: si le prédateur à l'origine de l'incident leur sautait dessus, Ailin et Leila allaient faire un désagréable saut dans le vide.

Leila glissait mais elle reprit soudain pied, d'une manière qui pour Ailin allait être plutôt invasive. Un grognement échappa au vampire qui glissa sur quelques centimètres tandis que le changement de position de la jeune femme lui faisait perdre son centre d'équilibre. Ce n'était pas sa faute: Ailin tenait à peine sur le rail et il lui en fallait vraiment peu pour qu'elle dérape. Son dos se raidit par réflexe lorsque la main de Leila toucha sa poitrine, mais la tension s'évanouit aussi vite qu'elle était venue: la priorité d'Ailin était de survivre, et ce n'était certainement pas en s'inquiétant pour sa couverture qu'elle allait réussir à se tirer de ce mauvais pas. De son côté la wiccane aurait remarqué - si elle y faisait suffisamment attention - que sa main n'avait pas rencontré de chair, mais uniquement du tissu, en quantité suffisante pour imiter le renflement absent sous la gorge d'Ailin. Il fallait qu'elles bougent d'ici, sans quoi elles allaient bientôt chuter.

Elle demanda à Leila de lui servir d'yeux, comme elle pouvait difficilement tourner la tête elle-même. Comme elle sentait que l'humaine réagissait dans son dos, elle fit tout de même l'effort de le faire, doucement, sans cesser de se concentrer pour tenir la position... Un soulagement intense la prit lorsqu'elle aperçut l'échelle de secours. Elle ne se détendit pas pour autant - telle chose aurait signé leur arrêt de mort. Elle s'apprêtait à préparer son saut mais une demande de la part de son binôme l'en empêcha. Attendre? Soit. Elle acceptait de lui faire momentanément confiance car elle doutait que Leila lui aurait demandé de perdre du temps si ça n'était pas important. Elle résista à l'envie qu'elle avait de se mordre la lèvre: s'injecter de son propre venin euphorisant ne lui serait pas d'une grande aide dans une situation où elle se devait de rester aussi dure que l'acier - au sens propre du terme. Au bout de plus de dix secondes à attendre, le besoin qu'elle avait de soulager ses muscles et sa douleur devint insoutenable. Un gémissement lui échappa:

"Dépêchez-vous quoique vous fassiez, je ne tiendrai pas longtemps..."

Encore quelques secondes... Leila prononça quelque chose qu'Ailin ne comprit pas, mais qu'elle interpréta comme une formule. Chaque fois qu'elle lançait un sort, la jeune femme semblait se mettre à parler japonais. De la lumière se déversa dans la cage d'ascenseur. Il lui sembla se sentir plus légère: sa compagne venait d'avoir eu une très bonne idée. Maintenant, elles avaient de bonnes chances de s'en sortir. Mais il fallait agir vite. Ailin n'attendit pas plus. Elle raffermit au possible sa prise sur le rail puis leva les jambes pour chercher le meilleur angle contre le mur... Celui qui lui donnerait l'élan nécessaire au saut qu'elle allait effectuer.

"Attention, ça va secouer. Je vous conseille de vous accrocher très, très fort... Avec vos deux mains et vos deux jambes. J'y vais à trois. Un... deux..."

... Lorsque le trois arriva, Ailin banda le peu de muscles dont elle disposait, puis se propulsa en faisant imprimer à son corps un mouvement de rotation qui lui permettrait d'arriver sur l'échelle salvatrice. Aurait-elle été beaucoup plus jeune et attirée par le domaine vidéo-ludique qu'elle aurait sans doute eu l'impression de se retrouver dans un certain titre où les gens portaient des robes à capuches même durant la Renaissance italienne ou la Révolution américaine. Le poids de Leila la plaqua contre le mur et les barreaux de fer auxquels ses mains s'étaient accrochées comme des serres. Un son étouffé lui échappa. Elle sentait ses forces la regagner tandis que la douleur dans ses mains diminuait: elles étaient déjà en train de commencer à cicatriser. Fatiguée, elle attendit quelques secondes avant de continuer. Pazs longtemps. Elle n'avait qu'une hâte: se retrouver sur le plancher des vaches une bonne fois pour toutes et en un seul morceau. Elle s'approcha du bord de l'échelle. L'un de ses pieds survola le vide puis se posa sur le seuil de l'étage. D'une main elle se tenait à l'échelle. L'autre vint renforcer la prise qu'elle avait sur Leila pour éviter que celle-ci glisse au mauvais moment. Elle poussa vivement avec le bras qui tenait l'échelle et eut suffisamment d'élan pour basculer à travers la porte... Et finalement se retrouver du bon côté du couloir, avec la sorcière, qu'elle lâcha dès qu'elle eut atteint le sol.

Enfin! C'était incroyable, inespéré... Elles y étaient parvenues ! Maintenant, Ailin saurait qu'elle était capable, au besoin, de faire des choses totalement improbables. Elle n'était pourtant absolument pas pressée de recommencer! Là, elle n'avait qu'une envie, même si ça lui donnait l'air idiot: rester à quatre pattes et profiter de la prise ferme qu'elle avait sur le sol. Elle ne pouvait plus tomber. Soudain elle se sentait en sécurité, malgré la présence du prédateur qui n'était pas si loin.

Elle avait oublié Leila. Elle avait oublié la bête. Oublié même que sa robe coupée et déchirée par endroits n'était plus aussi bien ajustée qu'au préalable et ne masquait plus vraiment ses formes réelles. Elle avait tout oublié, si ce n'est son corps meurtri qu'elle pouvait enfin reposer. Malgré qu'elle n'eut pas besoin de respirer elle haletait: un réflexe humain. Qui eut cru qu'elle en aurait encore après tout ce temps? Elle n'était pas essoufflée au sens où un vivant l'entendrait, mais le choc de ce qui avait failli se passer et la faiblesse de son corps sur les capacités duquel elle avait bien tiré faisaient qu'elle hyperventilait par pur besoin psychologique, sans savoir s'arrêter.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Dim 16 Fév - 19:46

( Sorry du retard, j'ai eu beaucoup de taffe ces derniers jours et j'ai pas eut le temps d'écrire. :/ )


Elle était allongée sur le dos, sur la terre ferme. Ce qui était rassurant, elle se balançait de gauche à droite essayant de reprendre son souffle. Évidemment le vacarme avait attiré du monde. Ceux de l'immeuble, du moins c'est ce que Leila supposait. Se redressant elle attrapait la poignée de son sabre regardant les gens, qui eux ne voyaient pas ce qui s'était passé. En effet, eux croyaient à une confrontation entre la Vampire et la Wiccane, oui ils venaient à peine d'arriver et tiraient des conclusions sur le tas. Comment leur en vouloir, c'est tout à fait ce que la scène laissait à penser, Leila saignait à cause d'une morsure et le Vampire semblait avoir prit cher aussi...Le mouvement de panique commençait, ils se mirent à courir dans l'autre sens pour leur vie, on pouvait entendre des " Mon Dieu", " Appelez les Urgences", " Appelez la police " au loin.

Leila les regardait partir, elles n'étaient alors à nouveau que deux. D'un pas lent, elle s'approchait d'Ailin, si elle voulait ne pas avoir d'ennuis ou risquer sa vie suite à de mauvaises interprétations il valait mieux qu'elle se presse de partir. C'était allé si vite que Leila n'eut pas le temps de leur crier que ce n'était pas ce qu'ils croyaient. Et puis à quoi bon ? EN foule on est con, on ne cherche pas à comprendre quoique ce soit. C'est le propre même de l'humain.

" - Tu ferais bien de partir par le parking du sous-sol si tu veux mon avis..."

Sa peur commençait à s'en aller, son corps ne tremblait plus et son adrénaline s'était estompée. La douleur de son bras commençait à être plus que désagréable.  Mais dans tout ça, il y restait quelque chose qui n'était pas finit. Non, les portes ouvertes de l'ascenseur laissaient résonner quelque chose. Un cliquetis étrange. Un frisson parcouru Leila puis elle se tournait vers les portes. A peine eut-elle le temps de regarder dans cette direction qu'un cri strident se fit entendre et une créature lui sautait dessus.

Son réflexe fut rapide, tranchant mais pas fatal. D'un revers de main gauche son sabre venait découper pouce index et majeur de ce qui semblait être un macaque. Un foutu macaque de la taille d'un homme ou presque. Son élan et sa force plaquait Leila au sol. Avec ce qui lui restait de sa main gauche, ses doigts étaient tombés sur le tapis pourris de l'immeuble. Sa respiration coupée, Leila essayait tant bien que mal de repousser son agresseur avec sa lame et ses pieds. L'envie de le flamber ne lui manquait pas, mais à cette distance elle flamberait avec lui...La bête lui montrait les crocs tentant de lui bouffer le visage. Le singe hurleur perdait beaucoup de sang de sa main droite, et il semblait en état de furie. Leila poussait de toute ses forces malgré elle donnant son profil pour éviter d'y perdre le nez. Ça s'était passé en quoi, cinq six secondes à tout casser. La nippone cherchait du regard Ailin. Son cœur battait, elle avait peur. Si elle avait le temps, elle aurait demandé pitié, mais tout allait trop vite pour elle.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Lun 17 Fév - 0:59

(pas de souci! Je comprends X) )

Lorsque  Ailin émergea de son bref moment d'absence, elle remarqua - non sans contrariété - que Leila et elle-même étaient entourées par un comité d'accueil complet. Et à en juger par leur regard, ils n'avaient strictement rien compris à la situation. Evidemment, c'était à l'écossaise de se payer les coups d'oeil torves voire affolés. C'était toujours la faute du vampire! Fichue discrimination... En plus, pour une fois, Ailin n'avait rien fait de mal, ce qui était un exploit pour elle qui avait passé la majorité de sa vie  à pourrir celle des autres. Elle avait même sauvé quelqu'un, ce qui était une première pour elle. Elle l'avait fait de façon purement intéressée, certes, mais les faits étaient là.

Les dents serrées, elle s'était contentée de tirer le tissu de sa robe défaite contre elle pour tenter tant bien que mal de masquer son corps au regard des autres. Mettre Leila au courant par obligation était une chose, mais urgence ou pas, elle préférait éviter de se dévoiler face à un immeuble entier.

Les humains étaient peureux. Bientôt Ailin et la wiccane ne furent plus que deux dans le couloir. C'était sans doute mieux pour ces normes qui risquaient d'être blessés si ils restaient ici trop longtemps. Elle entendit qu'on s'adressait à elle et tourna un regard perçant sur son interlocutrice. Une ombre de doute passa dans son regard clair. Il lui avait semblé que le ton de l'asiatique était devenu plus familier... Pourquoi? Parce qu'elles venaient de survivre à un même événement traumatisant? Parce qu'elle lui avait sauvé la vie? Au contraire, sans qu'Ailin ne s'en rende compte, lui parlait-elle comme ça depuis qu'elle lui avait révélé sa nature de vampire? Ou parce qu'elle avait compris ce qu'elle cachait et prenait ça pour une faiblesse, si bien qu'elle en oubliait les manières? Devenir paranoïaque à cet instant même n'était peut-être pas une bonne idée. Ailin chassa ses doutes d'un revers de main mental, et prit en compte la proposition de son interlocutrice. C'est vrai qu'elle aurait pu partir, maintenant, sans tarder. Très franchement, c'est ce qu'elle aurait voulu pouvoir faire. Elle eut soudain l'air fatigué, tandis qu'elle répondait:

"... Si je fais ça, ça aura l'air encore plus suspect. La police a un étage entier à qui demander ma description détaillée... A moins que vous n'ayiez l'intention de témoigner contre moi, je pense que j'ai tout intérêt à vous coller aux basques jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre."

Elle n'imaginait même pas les répercussions que cet incident pouvait avoir si le Maître de la Ville la soupçonnait d'avoir agressé une humaine en public... Autant s'enfoncer un pieu dans le coeur soi-même. Elle se redressa et tenta tant bien que mal de remettre en place ses vêtements.. Mais il fallait qu'elle se rende à l'évidence: ils étaient totalement fichus. A peine eut-elle formulé cette pensée que ses inquiétudes s'évaporèrent comme l'eau au soleil, remplacées par d'autres préoccupations plus pressantes. Elle avait entendu quelque chose venir de la cage d'ascenseur et elle était presque sûre de savoir ce que c'était. Elle se retourna... Mais elle n'était pas la cible de leur agresseur, qui fonça plutôt sur Leila. D'abord, elle fut très étonnée de constater que cette bête était en réalité un grand singe. Ce n'était pas exactement ce qu'il y avait de plus courant. Ensuite, elle vit la lame du sabre de la wiccane scintiller... Avant que l'odeur du sang ne la submerge une fois de plus. Elle vit deux doigts voler sur le tapis à quelques centimètres d'elle, mais là n'était pas l'important. Elle connaissait cette odeur, et outre le fait qu'elle lui mette l'eau à la bouche et lui donne sérieusement envie de se repaître une seconde fois dans la soirée, cette odeur signifiait qu'il leur fallait adopter une stratégie adéquate. Elles combattaient un outre.

"Ne le tuez pas!! C'est un métamorphe!"

Vu la situation dans laquelle sa compagne était, il était  clair qu'elle se ferait sans doute tuer avant d'avoir eu le temps de rendre la pareille à son agresseur, mais dans le doute, Ailin préférait quand même lui rappeler que c'était toujours une mauvaise idée d'assassiner ce que la loi considérait encore comme une personne. D'accord, il y avait légitime défense. Mais l'excuse de la légitime défense avait tendance à très mal fonctionner lorsqu'un vampire était impliqué...

Sans plus attendre, malgré sa fatigue, Ailin fonça sur le singe. Avant que quiconque ait eu le temps de dire ouf, Leila était libérée, et le vampire tenait l'animal par terre. La stupeur le paralysa suffisamment longtemps pour qu'Ailin lui enfonce littéralement son bras entre les dents. Ça allait faire mal et si elle ne faisait pas attention elle allait se faire arracher un membre... Mais c'était la seule manière qu'elle avait de faire boire son sang à la créature en étant sûre de ne pas se faire défigurer par ses crocs. Elle n'avait pas pensé à bloquer ses bras et des griffes acérées fendirent l'air en direction de son corps. Elle parvint à esquiver le coup de justesse, mais ses vêtements finirent encore plus abîmés qu'ils ne l'étaient déjà. L'avant en était lacéré et elle avait perdu le tissu qu'elle cachait en dessous. Elle n'était définitivement pas habillée pour se battre... Et bientôt elle n'allait plus être habillée du tout, si ça continuait longtemps comme ça. Un grognement frustré lui échappa puis elle referma son bras libre contre l'un des poignets du singe, et coinça du pied le second. Il n'avait plus que ses jambes pour se défendre, et il se débattait bien... Mais Ailin restait plus forte, bien qu'elle fatiguât et sentait qu'elle n'allait plus tenir longtemps. Par chance, le singe aussi commençait à faiblir, alors que le sang d'Ailin entrait dans son système. Il n'allait sans doute pas tarder à retrouver forme humaine. Et on pouvait être sûr que la police allait arriver sur les lieux dans peu de temps aussi. Elles allaient avoir droit à un interrogatoire complet. Comme c'était réjouissant...
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Lun 17 Fév - 16:47

Elle poussait la chose qui lui bavait et lui pissais le sang dessus puis d'un coup ce fut la libération. Projetée sur le côté par la Vampire, voilà qu'elle était dès lors délivrée. D'un bon elle se relevait sabre en main gauche, elle le serrait. Ailin tenait bon tandis que le macaque s'agitait, hurlant. D'abord elle ne faisait que regarder et lorsqu'elle sentit que le macaque reprenait un peu la situation elle pensa à agir.

D'un revers de main droite elle s'essuya le surplus de bave de l'animal sur son visage. Elle laissait alors une trace rougeâtre de son propre sang sur sa joue, voilà qui commençait à peaufiner le portrait de l'asiatique. Maintenant qu'elles avaient l'avantage il était plus simple de contrôler sa peur. Maintenant que ce n'était plus sa vie mais celle d'Ailin qui était en jeu, il était plus simple d'agir. D'un pas lent, pour s'efforcer de réfléchir et garder la tête froide, elle s'approchait des deux se débattant. Son pied écrasa violemment la cheville du macaque et alors elle enfonçait sans aucune retenue son sabre dans le mollet. La pointe de ce dernier transperçait nettement et venait se loger dans le parquet en bois. Elle vérifia que le sabre ne bougerais pas et elle le laissa planté dans son mollet, planté dans le sol. D'un coup il frétillait moins de la jambe. Avec un air des plus effrayant Leila fit le tour, puisqu'elle se trouvait dans le dos d'Ailin et se trouvait alors face à elle. Accroupie à mi distance pour être protégée d'un éventuel assaut et assez proche pour que la bête vois son visage. Sa voix laissait échapper un ton froid et agressif à la fois.

" - Si tu continue de bouger, je te tranche la tête. "

Les doigts de Leila tremblaient, du sang s'égouttait encore un peu de ses doigts. On entendait les " plocs " de gouttes de son sang rencontrant le parquet. Oui, le silence s'était fait. La bête s'était arrêtée de se débattre pour une raison qui lui échappait. Peut-être était-ce le Katana enfoncé dans son mollet. Surement. Bon....Maintenant il lui fallait des réponses, on entendait que ça s'activait dans l'immeuble mais personne ne venait à cet étage. D'ailleurs on avait entendu toute les portes ou presque se verrouiller. Leila devenait le bourreau, mais comme son code lui forçait de rester juste elle s’efforçait juste de menacer et poser des questions.

" - Pourquoi ? "

Bon ok...C'était un peu étrange comme façon de procéder. La bête avait le souffle rauque, elle semblait épuisée. Leila n'avait pas le temps pour ces conneries, elle était fatiguée et au bord de la crise de nerf. Il lui fallait comprendre pourquoi cet Outre les agressaient. Elle reposait sa question...Toujours rien, la bête ne se débattait plus mais gardait le silence. Soupirant, Leila s'appuyait sur ses cuisses pour se redresser. Calme, elle refaisait le tour se dirigeant vers son sabre. Bon, tant pis il l'avait cherché. Elle retirait le sabre du plancher et " remuait le couteau dans la plaie. "

" - POURQUOI TU FAIS CA ?! "

Des mèches de cheveux retombaient sur son visage. Elle perdait son sang froid et la créature s'agitait violemment sous la douleur. Oui, elle se servait d'Ailin pour la tenir en place...Chacun son poste. Une fois qu'elle sentit que c'était assez elle replantait le sabre dans le plancher. Au loin, en bas des escaliers on entendait des gens monter. Surement était-ce la police ou quelques outres courageux. Calme cette fois elle revînt face au macaque. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de le flamber sur place.

" - Alors ? "
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Lun 17 Fév - 22:14

Un bruit humide derrière Ailin indiqua à cette dernière que l'animal venait de prendre un coup supplémentaire. D'ailleurs, vu le gémissement qu'il poussa, on pouvait supposer que Leila était loin de l'avoir raté. Peut-êtrelui avait-elle sectionné des tendons. Une chance pour ce métamorphe que ceux de son espèce eurent les capacités de régénération qu'ils avaient... Avec un peu de chance, il ne resterait pas infirme à vie. Il n'avait maintenant plus qu'une jambe pour se débattre et ne pouvait pas en faire grand chose sans élargir la blessure de son autre mollet. Ça l'avait calmé tout net. Ailin soupira de soulagement. Elle ne lâcha pas le singe pour autant mais la lutte était devenue facile, même pour un vampire qui comme elle n'avait pas été doté d'une force physique extraordinaire. Elle avait des cheveux dans les yeux et ses mèches presque blanches étaient teintées d'un rouge éclatant, mélange des sangs de l'humaine, du métamorphe, et d'elle-même. Son bras était dans un piteux état. Il avait été mordu jusqu'à l'os et lui faisait un mal de chien. Il allait lui falloir quelques jour pour guérir une plaie pareille. Note: avant de rentrer, prendre un second casse-croûte. Si son estomac ne grouillait pas, c'était uniquement parce qu'il n'en était plus capable, étant donné qu'il était aussi mort que tout le reste de son organisme.

Elle disciplina les mèches ensanglantées d'un coup de tête qui les ramena sur les côtés de son visage, puis affermit sa prise sur les poignets du changeling, juste au cas où. Pendant ce temps là Leila avait décidé de prendre de l'avance sur l'interrogatoire à venir en prenant le rôle du mauvais flic. Elle l'entendit d'abord proférer des menaces et ne réagit pas - même si elle espérait de tout cœur que l'humaine n'aurait pas l'idée mal inspirée de déloger la tête des épaules de leur adversaire. Ensuite, vinrent les questions. Ailin connaissait un peu les métamorphes. Durant les deux siècles qu'elle avait parcourut sur cette terre, il lui était arrivé d'en rencontrer plusieurs, et certains étaient devenus ses calices. Elle n'était pas certaine que leur agresseur soit capable de comprendre les paroles de la jeune sauvageonne - car pleine de sang, et avec cette lueur féroce dans le regard, elle ressemblait à une sorte d'amazone du grand est. Il était vrai que la créature semblait avoir fait montre d'une certaine intelligence quand elle les tenait prisonnières, mais les singes étaient des animaux rusés... N'ayant jamais entendu parler de cette catégorie de métamorphes par le passé, Ailin ne savait pas ce qui pouvait se passer lorsque l'un d'eux perdaient le contrôle. Etaient-ils capable d'avoir la finesse du raisonnement d'un primate tout en n'ayant plus aucune notion de bien ou de mal, et la cruauté d'un grand prédateur? Si c'était le cas ces créatures étaient extrêmement dangereuses...

Le combat était d'avance terminé. Lorsqu'Ailin prit la parole sa voix était redevenue calme et posée. Elle avait perdu les accents graves des dernières minutes, même si il était trop tard pour qu'elle puisse encore cacher qui elle était. L'état de ses vêtements en révélait assez pour qu'aucun doute ne soit plus permis. L'asiatique quant à elle semblait dans un état de nerf particulièrement... délicat. Diantre. Elle en était même à torturer cette créature pour obtenir des réponses. Ah, les bonnes vieilles séances de torture... Un doux souvenir, mais malheureusement, demain n'était pas la veille où Ailin pourrait à nouveau exercer ses compétences dans le domaine.

"... Je ne sais pas si il comprend ce que vous lui dites. J'ai l'impression qu'il a perdu le contrôle. Il est possible qu'il n'ait aucune idée de la raison pour laquelle il a fait ça."

Les gargouillements douloureux dans la gorge du singe se transformèrent et ses yeux se révulsèrent, au moment même où il perdait connaissance. Ailin sentit la masse de chair bouger en dessous d'elle. La peau, les os... tout changeait de configuration. Elle retira son bras de la gueule du changeling et se releva, non sans attraper un morceau de tissu au sol - de ceux qu'elle avait perdu dans la bataille. Elle en entoura son bras pour stopper le saignement. Chaque goutte perdue la rapprochait du moment où elle serait incapable d'attendre plus longtemps pour se nourrir. Bientôt, elle eurent sous les yeux le corps inerte - mais indéniablement vivant... eh bien, c'était inattendu. Il s'agissait d'une fille très jeune, bien qu'elle fut aussi très grande. Le profil même de la basketteuse. Elle devait avoir 17 ans tout au plus. Des touffes de poils de singe entouraient les blessures qui lui avaient été infligées. Bien qu'elle n'en eut aucune envie - elle en soupira même d'ennui profond - Ailin alla ramasser le pouce et l'index découpés qui traînaient sur le tapis. La lutte n'avait pas été longue. Ils étaient encore en bon état. Elle se tourna vers la wiccane.

"Pourriez-vous aller sonner à une porte, demander à quelqu'un un tupperware avec de la glace, ou quelque chose de ce genre? Si j'y vais, je risque de provoquer la panique générale..."

... Mais elles n'allaient pas avoir le temps de mener ce plan à bien, car pile à ce moment des bruits de pas précipités résonnèrent dans l'escalier, peu avant que débarque un commando du BIAS, qui leur hurla dans les oreilles avant de les mettre en joue.

"POLICE! LES MAINS EN L'AIR!"

... Mais suite à cette réplique tirée tout droit d'une série B, succéda un moment de battement qui avait quelque chose de comique. Un vampire qui tenait deux doigts coupés dans le creux de sa main, debout à côté d'une humaine pleine de sang, proche d'un katana lui-même ensanglanté et planté dans la jambe d'une jeune fille inconsciente qui avait tout l'air d'être une métamorphe vu l'état de ses blessures. Personne n'avait l'air de se battre ni même d'être en train d'agoniser. Le chef d'escadrille, totalement perplexe, baissa son arme presque aussitôt - même si ce n'était pas très professionnel. Affligé, il ne put s'empêcher de rajouter:

"... Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel... ."

Et pendant ce temps là, Ailin était en train de se rendre compte qu'elle avait un léger souci... Elle ramena les pans déchirés de sa robe contre elle pour tenter de faire illusion, et devint encore plus pâle qu'elle ne l'était déjà. Si jamais personne ne lui offrait de vêtements et si elle devait fournir ses papiers d'identité lors de l'interrogatoire elle... eh bien elle allait avoir quelques soucis avec la justice. Lors de la Révélation, Sigmund et elle avaient triché pour que son secret soit à l'abri des fouines du gouvernement. Mais elle n'était pas opérée - sa chair était morte et elle ne pourrait jamais l'être. Ce qu'ils avaient fait n'était pas franchement légal. Elle se maudit de ne pas y avoir pensé avant. Elle n'aurait pas été aussi négligente si elle avait été dans son état normal... Depuis les événements d'Atlanta, elle était devenue tête en l'air.
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MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Jeu 20 Fév - 19:04

Les yeux de Leila imbibé de rage reprenaient cette allure neutre, calme qu'ils avaient à leur habitude. Ce regard de femme timide lectrice de livre et un peu Geek sur les bords. Celui d'une personne qui semble peu sure d'elle. Oui, Ailin devait avoir raison, surement. Si ce chapitre de sa vie devait avoir un nom d'ailleurs, il s'appellerait " Regrets ". Que venait-elle de faire ? Massacrer une gamine ? Oui parce qu'il était question de ça. Au fur et à mesure que la gamine avait reprit son apparence humaine, Leila s'était noyée et perdu dans ses regrets. N'était-ce pas ça le but de l'humanité, le but de la vie ? Le plus fort vis et le plus faible meurt ? Non...Ce n'était pas ça, celui qui est vraiment fort vis et fait en sorte que les faibles vivent...

Voilà qu'Ailin lui tendait deux doigts, l'envie de vomir montait. Les mettre dans de la glace ? Elle portait la main à son cœur manquant de vomir une première fois. Elle toussait et voilà qu'ils étaient interrompu par la police. Enfin...Ce n'était pas trop tôt, ils venaient au moment ou la Wiccane passait pour une meurtrière. Bien qu'on lui ordonnait de lever les mains en l'air elle ne le fit d'abord pas. Pourquoi ? Il fallait qu'elle répare ce qu'elle venait de faire. Tremblante elle leva les mains et s'approcha de la petite. Pas de gestes brusques, les armes étaient pointées sur elle. Lentement elle prit la garde de son épée, son pied fit pression sur le mollet et elle ôtait le sabre le jetant sur le côté.
"
- LES MAINS EN L'AIR! RECULEZ!
"

Toutes les armes furent braqués sur elle. Leila hochait et se reculait mains en l'air son cœur battant à deux-cent à l'heure...C'était impossible pour la nippone de laisser la petite se réveiller avec une lame lui perforant le mollet, impossible pour elle d'imaginer son regard. Elle avait alors préféré prendre ce risque fou. Une taré. La partie difficile maintenant était d'expliquer la chose. Bon, ces mecs étaient des spécialistes. Peut-être avaient-ils déjà vu ce genre de situation. Attaque d'outre enragé pour raison inconnue, les victimes lui coupent des doigts et finalement la torture. Ouais...Le fait est que Leila n'avait pas imaginé une seule seconde que ça aurait pu être une gamine.

"- Elle nous a agressés...Je me suis défendu..."

Balbutiait Leila. Bon, vu son état de choc la situation paraissait au minimum crédible. Ses mains toujours en l'air elle attendait de voir ce qu'ils allaient dire. Maintenant elle voulait juste rentrer chez elle, qu'on lui foute la paix qu'elle puisse dormir et essayer d'oublier ça. D'ôter ce poids de sa conscience et de se dire que cette gamine va bien...Ou pas. Heureusement elle avait son port d'arme sur elle.

"- Il faut lui porter secours elle saigne beaucoup."
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Ailin Dyce
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Emploi: Maîtresse Vampire, ex-strip-teaseuse aux Plaisirs Coupables
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Dangerosité:
25/30  (25/30)

MessageSujet: Re: L'art d'être malchanceux   Lun 24 Fév - 14:02

[En vue de la situation j'en ai profité pour avancer. Si jamais je vais trop loin et que ça t'empêche de jouer ton personnage à un moment ou un autre préviens moi, je modifierai les posts :)]

Ah eh bien... A en croire l'expression de dégoût de Leila, cette dernière ne devait pas être très expérimentée en matière de meurtre ni d'agression, malgré la sauvagerie que le vampire avait détecté dans son regard quelques secondes auparavant, et malgré la maîtrise indéniable qu'elle avait de son sabre. La blonde décocha un regard ainsi qu'une moue ennuyée à sa collègue, qui semblait être sur le point de vomir. Ça n'était pas exactement la meilleure chose à faire si elles voulaient augmenter les chances que cette fille métamorphe avait de récupérer l'usage de ses doigts coupés. La vamp était sur le point d'exprimer cette pensée avec autant de calme et de pédagogie qu'elle en était capable - habituellement beaucoup car elle était très adaptable, mais allez savoir pourquoi, elle se sentait un peu irritée aujourd'hui - lorsque le BIAS débarqua pour procéder à leur arrestation.

Après un moment de battement comique, le chef de l'escadrille sembla retrouver ses esprits. Ce n'était pas le moment de poser des questions. Pour l'instant il fallait qu'il arrête tous les individus suspects qui se trouvaient sur les lieux du crime, c'est à dire... Eh bien. Les trois individus impliqués, même si la métamorphe du lot était déjà à terre et dans un état lamentable. Il redressa son arme en même temps que le reste des policiers présents, lorsque Leila s'approcha de la fille évanouie pour retirer le sabre de sa jambe. Ailin serra les dents et retint une grimace de désagrément, mais elle n'osa pas bouger, de peur de se faire accidentellement cribler de balles en argent. Un accident était vite arrivé quand on avait à faire avec le BIAS et qu'on faisait partie de la joyeuse famille des vamps... Par chance, la sorcière avait aussitôt pensé à jeter l'arme à terre, si bien que le BIAS ne les attaqua pas. La plupart des armes étaient pointées sur Leila mais Ailin était quasiment certaine que les quelques agents qui continuaient de la dévisager et de la mettre en joue n'avaient pas que de l'acier dans le chargeur qu'ils semblaient prêts à vider d'un instant à l'autre. L'un des hommes s'avançait lentement vers Leila tout en la maintenant en joue. Finalement il fut suffisamment proche et prit les bras levés de la jeune femme pour les lui mettre dans le dos et pour lui passer des menottes. Ce faisant il lui annonça:

"Vous vous expliquerez au poste."

Pendant ce temps des officiers s'étaient occupés de récupérer les doigts coupés dans la main d'Ailin - qui ne pouvait pas bouger à moins d'avoir envie de se faire tirer dans la tête à bout portant - pour les mettre dans un bac adapté. Une ambulance avait été appelée et la fille allait sans aucune doute subir une opération chirugicale en urgence. Les hommes devenaient agressifs alors qu'ils pointaient leur canon sur la blonde en fronçant des sourcils et elle comprit qu'il allait falloir qu'elle mette elle aussi les mains en l'air, en dépit de ses vêtements déchirés. Elle le fit à contrecoeur et tenta d'ignorer les regards de certains des policiers, incapables de cacher leur trouble. Par chance certains d'entre eux étaient encore suffisamment professionnels pour ne rien montrer, et se contenter de lui passer les mains dans le dos. Lorsque les menottes en argent touchèrent ses bras - dont l'un était déjà bien abîmé - elle fut incapable de retenir le gémissement que la douleur lui inspira. Ca brûlait... Ca faisait un mal de chien. Déjà affaiblie par le combat précédent elle tituba, mais ça n'était pas terminé. Le chef d'escadrille leur récita leurs droits après avoir déclaré l'état d'arrestation. Il se tourna alors vers Ailin.

"Vous avez le droit de choisir entre l'injection d'un produit à base d'argent et des chaînes supplémentaires. Dans le premier cas vous vous sentirez affaibli et malade pour l'espace de quelques heures, mais serez encore capable de bouger. Dans l'autre, vous serez immobilisé jusqu'à votre arrivée en cellule spéciale. Quel est votre choix?"

Les menottes en argent lui faisaient suffisamment mal comme ça... Ailin n'avait aucune envie de souffrir le martyre, si bien qu'elle n'hésita pas sur la réponse:

"Je préfère l'injection. J'espère qu'elle n'est pas dosée trop fort, comme vous l'aurez remarqué, j'ai déjà du mal à tenir debout."

Défier un officier de police n'était pas une idée brillante, mais Ailin était amère et irritée par toutes ces précautions, dont elle comprenait la nécessité dans le cas général mais qui lui semblaient vraiment inutiles tandis qu'elle était au bord de l'épuisement. Elle aurait pu mentir ou faire semblant, et le BIAS ne pouvait pas lui faire confiance... Ironie du sort, pour une fois, elle ne jouait pas la comédie. Elle sentit une piqûre dans son épaule. Presque instantanément, le poids de son corps se déroba sous elle, et un officier fut obligé de la retenir pour ne pas qu'elle tombe par terre. Diantre... La dernière fois qu'elle s'était sentie comme ça, elle était encore humaine, et elle avait forcé sur le gin d'une manière fort peu conseillée. On dût la porter à moitié dans les escaliers pour ne pas qu'elle termine le trajet jusqu'en bas en roulant.

Quelques minutes à peine plus tard, Ailin et Leila étaient dehors. L'air frais de la nuit formait un agréable pansement pour le corps douloureux du vampire, cela dit Ailin était loin d'être en mesure d'apprécier cette sensation. On les invita à monter dans une voiture, sous les regards effarés de la foule somnolente qui regardait la scène depuis l'intérieur douillet de leur maison. Les voitures croisèrent l'ambulance. La tête reposant contre une vitre, Ailin ferma les yeux, et laissa les lumières agressives des gyrophares et les sirènes tonitruantes des véhicules officiels bercer son esprit anesthésié.

[Suite ici: Une soirée comme on les aime... ]
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L'art d'être malchanceux

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