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 Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]

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Alice Mewryan
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MessageSujet: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mar 24 Sep - 12:47


Dans la rue Principale du Vieux Quartier, voilà où se trouve le Trick O’Clink. Entièrement meublé en bois, le plafond est recouvert de différents drapeaux rappelant l’Irlande et les étagères arborent un fatras d’objets plus ou moins insolite directement importé d’Eire, sans oublier les différentes pubs rétro pour Guinness que l’on peut voir sur les murs, pour le plus grand plaisir des clients. Au fond de la salle, un petit escalier de quatre marches guide les clients sur la scène où les instruments sont déjà sur place, prêt à être utilisés. Une batterie, deux guitares, une basse et un clavier sont à dispositions de ceux qui ont la fibre musicale. Un peut plus en retrait sur une étagère les instruments traditionnels sont exposés : une harpe irlandaise et un fiddle (violon à cordes métalliques) dans son étui, une cornemuse, un bodhrán, une flute traversière, ainsi que deux flutes à bec  en bois et un concertina (petit accordéon hexagonal) ; sont là pour les groupes. Patrick ne laisse pas n’importe qui toucher à ses instruments.

Les Norme habitués irlandais, aiment que la barman soit une Outre, leur enfance est bercée par les histoires du Petit Peuple, ils se sentent donc comme à la maison et tan pis si elle ressemble plus à une amérindienne qu’à une rousse sulfureuse. L’ambiance est rarement mauvaise, les clients boivent et chantent la musique qui passe. Passée une certaine heure, la Guinness laisse place au whisky, les voix se font plus fortes,  et ceux qui ne connaissaient pas les paroles des chansons quelques heures plus tôt, ne se trompent plus sur aucuns mots. Dans cette ambiance agitée, la moindre étincelle peut faire éclater une bagarre, mais la barman et son mari le propriétaire sont à la hauteur pour calmer tout le monde et celle qui semble être toute fragile derrière son comptoir laisse éclater son côté italien. Elle n’a besoin de personne pour mettre un soulard à la porte et ce même s’il est beaucoup plus grand et gras qu’elle.

C’est un soir comme il en a des centaines dans l’année. Trois musiciens sont sur la scène et pendant qu’ils jouent en rythme, les habitués les écoutent en tapant des mains pour les accompagner. Ceux qui sont moins familiers à cette ambiance, se laisse entrainer par la bonne humeur générale.

21h, l’heure à laquelle, les talents de cuisinière d’Alice sont mis à rude épreuve. Faire manger de la cuisine italienne à des  irlandais, voila un gros défit pour elle. Bien sûr elle s’est adaptée, mais ses burgers mozzarella et parmesans ont pas mal de succès, et pour les végétariens, elle remplace la viande par des taliatelles sauce pestos faites maison le matin dans sa cuisine.

Alice aime son travail, et se soir elle est particulièrement en forme, si bien que lorsque le groupe entame une chanson paillarde irlandaise, elle hurle les paroles avec les clients.


- Well I stumbled and I am all drunk and full of smoke,
My wife said, "I've had enough, thats it, I'm sick, get out ! "
So I stumbled down to Kelly's Pub across the edge of town,
And I told the boys me story, and we had another round.

We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight ! Hey !
We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight ! Hey !
And if I see a pretty girl, I'll sleep with her tonight !
Yes We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight !
And mary McGregor, she was a pretty whore,

She'd always greet you with a smile, and never lock her door,
But on the day she died, all the men in town did weep,
For Mary McGregor finally got some sleep.

We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight ! Hey !
We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight ! Hey !
And if I see a pretty girl, I'll sleep with her tonight !
Yes We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight !
Well I once loved a girl, a child I'm told,

I gave her my heart, and she gave me a cold,
So now I sit, standing here out in the pouring rain,
I'll stumble back to Kelly's Pub and cry away me pain.

We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight ! Hey !
We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight ! Hey !
And if I see a pretty girl, I'll sleep with her tonight !
Yes ! We'll drink, and drink, and drink, and drink, and drink, and drink and fight !


Voila une soirée qui s’annonce bien.


Dernière édition par Alice Mewryan le Lun 7 Juil - 13:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mer 25 Sep - 10:25

J’tais seul ce soir. C’tait un jour comme les autres, même si j’n’pouvais pas y faire grand-chose. Messaline était comme ça, et au fond, c’tait p’t-être aussi pour ça qu’elle m’avait tant attirée. Enfin non, c’n’était pas tout à fait vrai. D’jà l’premier soir, j’avais r’gardé au-d’là de c’que les autres voyaient que comme une fille de p’tite vie. J’n’irais pas jusqu’à dire qu’j’avais vu sa beauté intérieure ou un truc du genre, d’toute façon, j’avais fini suffisamment imbibé pour plus m’y intéresser au bout d’un moment, mais j’avais eu suffisamment d’temps pour réfléchir à c’sujet avant Beltane. Et si elle m’avait marquée physiqu’ment parlant, elle n’était pas la seule femme qui avait réussi de c’côté-là, alors elle avait sur’ment un truc en plus, même si j’arrivais pas à mettre l’doigt d’ssus. Enfin c’n’était pas vraiment important d’façon. L’essentiel était qu’j’avais réussi à la r’trouver et qu’j’avais réparé ma bourde de l’aut’ soir où j’avais été trop stupide pour l’embrasser tout d’suite plutôt que d’attendre plusieurs s’maines. J’me souviendrais sur’ment encore longtemps d’c’te nuit, les feux d’Beltane et c’te perversion dont étaient finalement capables les Wiccans. On n’dirait pas sous leurs petits airs de sérieux, mais en fait, ils se font des petits rituels sympatoches de temps en temps. Messaline n’aurait pas eu b’soin d’ça, pour sûr, mais j’avais vraiment senti un truc spécial c’te nuit-là, un peu comme si les sensations avaient été décuplée, enfin au moins ça, mais c’tait p’t-être simplement l’fait d’la r’trouver, d’pouvoir final’ment m’rendre compte que j’tais tombé amoureux d’elle, et l’soulag’ment d’me rendre compte qu’elle m’attendait, en quelqu’sorte, encore. J’tais sûr qu’j’aurais probabl’ment été mal d’pas la r’trouver ou d’me faire j’ter. Ca n’aurait été qu’justice au fond, puisque c’tait moi-même c’que j’avais fait mais heureus’ment, ça c’tait pas passé comme ça, bien au contraire.

A partir d’là, ça a été un peu bizarre j’pense. Enfin, on a r’pris nos p’tites habitudes. Et j’dois dire que j’me sens bien d’me réveiller à côté d’elle l’matin, enfin si on peut app’ler ça l’matin… Quand j’la r’garde partir, j’sais très bien c’qu’elle va faire, en même temps, c’est son boulot, j’peux pas y faire grand-chose, j’sais qu’au fond, pour elle s’pas pareil que quand on l’fait tous les deux, j’suis même convaincu que j’ai l’honneur d’être celui vers qui elle reviendra toujours, mais j’sais pas, ça m’met toujours une p’tite boule dans l’ventre, un truc indéfinissable, un peu comme quand la Princesse, avant d’se tirer, ramenait toujours un mec pour combler ses nuits. M’enfin j’me doute qu’j’pourrais pas y changer grand-chose. Non pas qu’elle se fich’rait d’ma pomme, mais on peut pas y faire, et puis j’sais pas si elle pourrait s’arrêter du jour au lend’main. Elle est comme ça, si elle voit un homme qui lui plait, j’sais pas si elle pourrait s’en empêcher. Elle n’le f’rait pas pour m’tromper, ou parce qu’elle est pas heureuse avec moi, enfin j’crois pas, mais simpl’ment parce que ça l’amuse, parce qu’elle aime ça. Le jeu de séduction sur’ment, parce que même si j’me renouvèle tous l’temps, l’inconnu attire toujours. Enfin, j’suis pas dans sa tête alors final’ment, tout ça, c’est qu’des suppositions, et mois j’suis là, sur mon canapé, à mater un film d’série B, entrain d’me r’tourner l’cerveau comme presque tous les soirs. C’est idiot, j’devrais même pas m’en faire, mais j’peux pas faire autr’ment. C’est p’t-être à cause de ces années d’frustration, d’me dire que, final’ment, rien n’s’ra différent et qu’j’s’rai p’t-être toujours le dindon d’la farce. J’ai pourtant vu dans son r’gard qu’c’est pas l’cas, j’le vois même tous les jours, mais quand la porte s’ferme, il est plus là pour me convaincre…

Marre de gamberger. Ni une, ni deux, j’prends mon chapeau et j’me tire. Où ? J’n’sais pas trop. Sur’ment chercher d’quoi noyer mes idées et p’t-être me dérouiller un peu, ça m’f’ra du bien. Dans la Rue Principale, j’me tâte, les bars, c’est pas c’qui manque, alors j’marche un peu et j’passe devant le Trick, un p’tit pub Irlandais bien connu. Ça à l’air d’se faire plaisir à l’intérieur. Allez zou ! J’passe la porte, m’fait agresser par une chanson typique du pays vert, mais bon, s’pas grave. J’me fraye un ch’min jusqu’au bar. Où une charmante indienne – c’est quand même un comble – f’sait apparemment l’service. « Un double whisky s’te plait ! » J’parlais fort pour m’faire entendre dans l’brouhaha en déposant un billet sur le zinc. « Et emmène pas la bouteille trop loin, j’pourrais en avoir encore b’soin dans pas longtemps. » Un p’tit clin d’œil. Ouais, si j’ai envie d’me saouler la gueule, c’est mon problème, pas l’sien, au contraire, ça lui f’ra d’la thune, c’est pas un mal, si ? J’regarde autour d’moi, ça s’amuse bien par ici, ouais faut dire qu’j’ai des bons souv’nirs d’ce bouge. De quelques bastons salées aussi, on s’souvient p’t’être même de moi, ça m’dérangerait pas. D’ailleurs j’me f’rais bien une p’tite baston ce soir, mais j’suis pas encore assez imbibé pour ça. Accoué au bar, j’attrape l’premier verre qu’on m’tends avant d’le descendre d’une traite et d’reposer l’verre dans un geste qui n’peut dire qu’une chose : un autre. Okay, j’prendrais l’temps de savourer l’prochain, et encore, j’suis pas sûr. J’ai plus envie d’oublier que d’profiter du goût d’c’que j’avale. Un nouveau verre qui descend comme de l’eau. J’vais avoir b’soin d’plus fort. « T’as quelqu’chose d’plus pimenté en magasin, belle brune ? »
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Jeu 26 Sep - 10:37

Au milieu de touts les habitués, voila un petit jeune qui débarque précédant une odeur que je connais bien. Pas besoin de mon flaire pour savoir qu’il et pas humain, la peinture blanche sur le visage me prouve qu’il s’agit d’un pure produit de la Nouvelle Orléans, ce genre de personne qu’on a du mal à trouver ailleurs, un sorcier voodoo. Un petit sourire s’affiche sur mes lèvres, alors que je le suis à l’odeur sans m’arrêter de chanter, jusqu’à ce qu’il atteigne le comptoir. Je les aime bien les voodoo, ils mettent de l’ambiance. Mon chiffre d’affaire augmente toujours quand ils sont chez moi, mais j’ai pas mal de réparations à faire dans le bar le lendemain.

-  Bonsoir. Et un double whisky pour cette âme en peine et un !

J’attrape le billet qu’il a posé sur le comptoir et je sors un verre. Je me tourne pour grimper sur un tabouret et j’agrippe une bouteille. Pas une des meilleurs, le gamin à l’air de vouloir se mettre la tête à l’envers. Un tour par la caisse, je vais lui faire un prix d’amis, je suis de bonne humeur. Je débouche la bouteille et lui sert un verre en posant la monnaie à côté de la bouteille.

*Bois pas si vite mon gas.*

Je lui en sers un second et il le bois plus lentement, en voila un qui ne sait pas savourer un bon whisky. En même temps c’est pas un bon whisky que je lui ai donné. Mais bon, vue comment il le bois j’ai zéros remords.

*Un truc plus fort ? Tu veux mourir gamin ?*

Là je ne peux plus m’empêcher de sourire. Il veut vraiment se rendre malade ? Oublier jusqu’à sa propre existence ? D’accord, je suis là pour ça, il parait, mais pas si tu rentre chez toi en voiture.

- Ok ça marche garçon !

Je disparais derrière le comptoir. Où peux être cette foutue bouteille ? Celle que l’on garde pour les touristes un peut pommés. J’ai eu beaucoup de mal à intégrer cette tradition. Si on me fait ce genre de truc, je quitte le bar et j’y retourne plus, ou je me fâche toute rouge et je sors les griffes.  Trouvé ! La fameuse bouteille au liquide transparent. Je me redresse et pose la bouteille sur le comptoir, mais avant de la déboucher je fais l’annonce habituelle.

- Les gas, on a ici quelqu’un qui trouve que mon whisky est aussi fort que du sirop contre la toux. Alors qui est partant pour une tournée de Potcheen ? C’est la maison qui offre !

Le Potcheen, l’alcool de pommes de terre typique de chez mon mari et tout les hommes dans la salle, c’est absolument imbuvable ce truc, mais sa les fait marrer. Pour quoi je ne suis pas surprise de voir seulement quatre personnes vouloir suivre le voodoo ? Je sors cinq chooteurs  et verse l’alcool transparent.  Je tends moi-même le verre un gamin, pendant que tous ceux qui le regardent ne cherchent même pas à dissimuler un sourire narquois.

- Tiens, cadeau de la patronne, bois.

Je le laisse boire, comme je laisse les autres clients se marrer. Ils lui flanquent une tape amicale sur l’épaule avant de retourner à leurs verres.

- Moi c’est Alice. Quand tu auras retrouvé une langue et une gorge, tu me donneras nom ? Si tu ne l’as pas déjà oublié.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mer 2 Oct - 9:56

A défaut d’aimer mon existence en c’moment même, j’d’vais admettre qu’c’te p’tite brune, enfin p’tite était p’t-être pas l’mot à vrai dire… Quoiqu’il en soit, elle n’était pas désagréable à l’œil, elle dégageait un charme… animal et j’aimais ça. C’tait comme avec Messaline, elle aussi avait un p’tit quelqu’chose, ce parfum d’indomptable, c’t’idée d’être toujours libre quoiqu’il arrive, quoiqu’il s’passe. Enfin, j’me f’sais pas d’illusions, une jolie fille comme ça, c’était forcément maquée, d’une façon ou d’une autre et puis j’aimais trop ma Messaline pour m’envoyer en l’air avec la première venue. Oh. J’savais qu’elle m’en aurait pas tenu rigueur, qu’au contraire, elle m’en aurait p’t-être voulu d’pas m’faire plaisir avec une fille qu’j’trouvais sexy, mais j’étais comme ça. J’avais beau aimer le sexe et les plaisirs d’la vie, comme tout Vaudoun qui s’respecte, j’avais aussi cette plaie qui m’avait sur’ment ruiné plus d’une fois la vie : la fidélité. Ca avait commencé avec la Princesse, alors même qu’on était pas ensemble, et c’tait p’t-être ce détail qui m’avait permis d’me laisser aller des fois, mais maint’nant qu’j’dormais dans l’même lit qu’la belle Wicanne aux yeux sombres, j’me voyais pas m’glisser dans d’autres draps qu’les siens. Enfin c’tait comme ça, j’étais p’t-être un p’tit con d’me faire avoir comme ça, mais bon, l’amour rendait pas intelligent aux dernières nouvelles alors, j’avais sur’ment une excuse pour ça. Puis faut admettre qu’elle a d’belles courbes la barmaid et c’te façon d’grimper sur un tabouret… Diantre. Faut qu’j’arrête de r’garder ou j’vais finir par la draguer quand j’me s’rais mis plusieurs coups derrière la nuque. Non, c’soir, j’voulais ma dose d’alcool, p’t-être m’défouler un peu aussi, m’prendre des gnons, en rendre, puis rentrer, m’affaler sur le canapé sans avoir la force d’me trainer jusqu’au lit et dormir, dormir et, demain, recommencer, p’t-être. J’verrais bien dans quel état j’s’rai à c’moment-là…

J’levais mon verre vers elle. Elle m’avait bien cerné, m’enfin j’cachais pas non plus mon jeu. L’whisky n’était pas dégueu, mais j’avais connu mieux, mais bon, comme j’n’étais pas là pour une soirée dégustation… Tant qu’j’pouvais m’enfiler plus d’vingt degré derrière l’gosier, ça m’allait. Tout en m’enfilant mon s’cond verre, j’quitte pas la brunette du r’gard, puisque d’toute façon, elle semble pas m’lâcher non plus. J’lui tape à l’œil où elle m’prend déjà en pitié ? Boah, après tout, j’en ai rien à foutre… Son p’tit sourire à ma dernière question, m’en arrache un aussi. Allez montre moi ton p’tit jeu, j’te montrerai l’mien, si j’tiens encore debout, et ça, c’est pas sûr… J’réagis pas à sa cantonade générale. Des alcools, j’en ai bu, même celui qui sert qu’à brûler. J’en ai pas un bon souv’nir pour sûr, mais j’ai tell’ment imbibé mon corps, qu’j’dois plutôt être constitué à soixante-dix pourcent d’alcool, que d’eau… Qu’les autres s’marrent, ils connaissent pas les Vaudouns ces p’tits malins… J’r’garde le shooter qu’la « patronne » m’tend. Patronne ? Diantre. On croise rar’ment d’jolies patronnes dans les pubs irlandais… J’souris malicieus’ment. « Si l’eau est tout c’que t’as à m’offrir de plus fort… » J’savais pertinemment qu’c’était pas d’la flotte, rien qu’à l’odeur, il aurait fallu être stupide pour s’fier au côté translucide. Sans m’démonter, j’prends l’verre et j’me l’enfile cul-sec. T’façon un shooter, s’pas fait pour être dégusté pendant dix plombes. Okay… J’en avais connu des alcools, mais c’lui-là était pas mal dans son genre. J’ai pris une grande inspiration, pas sûr d’ailleurs qu’ça servait à quelqu’chose. Oh pétard, ça c’était du tord-boyaux ! Au sens littéral du terme, même. L’ensemble d’mon circuit digestif brulait au premier degré. P’tain c’était grisant… Du comme ça, il avait d’quoi vous décrasser d’la tête au pied, mais c’tait plus du genre à m’réveiller qu’à m’assommer…

J’m’occupe pas des rires ou des tapes sur mon épaule, j’me râcle un peu la gorge, parce que bon, quand même, ça déchire un peu. J’relève l’r’gard vers la jolie brune, un sourire un peu forcé sur les lèvres. « Là tu m’as servi un truc qui vaut l’détour, Alice. » Elle m’avait donné son prénom, alors autant l’utilisé non ? Même si j’aimais bien le « belle brune ». Enfin… J’reposais l’shooter devant moi sur l’zinc. « Mes amis m’appellent Zack’ et si tu m’sers un autre verre d’ton truc qui décape, t’auras l’droit aussi. » Un p’tit sourire. Ouais, j’suis p’t-être dingue d’vouloir m’arracher la gueule encore une fois, mais, en même temps, j’me dis qu’y’à sur’ment assez d’méthanol dans c’truc artisanal pour m’filer une bonne gueule de bois et même si j’en suis pas fan, j’crois qu’j’en ai simpl’ment besoin… Lamentable diraient certains, ouais, sur’ment, mais en même temps, j’les verrais bien à ma place, j’en connais pas beaucoup qui s’noieraient pas dans l’alcool. Ma veine dans c’t’histoire, c’était que j’tenais plutôt bien l’ivresse, et qu’il m’faudrait sur’ment plusieurs verres avant d’pouvoir vraiment commencer à voir double. R’marque, voir deux barmaids devant moi ça s’rait pas désagréable… Rah p’tain, faut qu’j’arrête, j’me fais du mal là. Pire encore si elle m’saute d’ssus et qu’j’suis obligé d’la r’pousser. Faites qu’elle soit casée, qu’j’ai pas b’soin d’me triturer l’esprit. J’r’garde le shooter plein quelques instants. « A la tienne ! » J’lève rapid’ment mon verre et j’me l’enfile aussi sec, prenant en pleine gueule la chaleur qui m’envahit une nouvelle fois les poumons et tout l’reste. On finit à s’habituer à tout il paraît, mais ça, j’sens qu’ça va être une partie d’plaisir à chaque fois…
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 7 Oct - 11:05

Il joue les malins devant le verre, légèrement provocateur, lui il cherche à se mettre dans les ennuis sans pour autant les provoquer. Il doit encore hésiter entre se mettre la tête à l’envers par l’alcool ou par les baffes. Il fini par boire le tord-boyaux irlandais et se rend vite compte qu’il ne s’agit d’une simple eau de vie maison. Non sérieux je ne ferais même pas flamber mes crêpes avec et pourtant j’ai déjà flambé des crêpes avec des trucs fort à réveiller un grand ancêtre.

-  Ravie que sa te plaise Zack’. Tu vas voir avec ça tu vas aller direct au pays des merveilles.


Je rigole comme une pintade à ma propre blague, et je crois bien que le fait que je l’ai faite sans m’en rendre compte y joue pas mal. Je me reprends vite et sert un deuxième, c’est bien la première fois qu’on me réclame un autre verre de cette chose. Je serais médecin je ne conseillais à personne d’en prendre ne serait-ce qu’un. Je me demande si sa détruit pas quelques cellules du foie. Enfin bref, pour l’accompagner, je me sers un super cidre irlandais, comme je les aime.

- A la tienne Zac’.

Plutôt que de vider mon verre comme le client moyen, non je sirote moi, le verre doit me faire au moins une demi-heure. Je travail moi. Ce travail c’est vraiment le pied ! J’aime vraiment se que je fais. Lui par contre, il à l’air de détester sa vie actuelle, pour vouloir boire encore et encore de l’alcool plus fort que celui que j’utilise pour désinfecter les plaies.

L’ambiance se calme un peut, le temps que le groupe de musique change. Les nouveaux musiciens choisissent leurs instruments certains zieutent ceux qui sont sur l’étagère reculée, mais ils n’y touchent pas.



Et c’est à la flute que les premières notes sont données. Et le chanteur donne le ton suivie de la guitare, et là sa part en live. Les nouveaux sont en formes. Mais j’aime leur style et je les ferais surement revenir encore. Heureusement que l’acoustique de la salle me permet de pouvoir discuter avec les personnes au bar sans avoir à hurler comme une malade.

Je prends un chiffon et me mes à frotter le bar là où les clients ont laissé des traces avec leurs choppes humides, c’est faute de mettre un dessous de verre chaque fois que je les sert pourtant. J’ai tout se qu’il me faut pour jouer les gros clichés de barman psychologue du dimanche. Le meilleur anti dépresseur c’est pas l’alcool mais c’est tout se que tu peux cracher sous l’effet de l’alcool.

- Alors, dis moi se que tu es venue chercher ici ? Est-ce qu’il faut que je m’attende à changer la moitié de mes chaises  demain ?

Mon ton n’est ni méchant, ni moqueur, juste un peut amuser. C’est habituel lorsque des gens comme lui viennent dans mon établissement, mais c’est pas pour autant que je les aime pas, bien au contraire. Mais d’habitude ils sont tout sourire et déconnent sans arrêt, or lui, tire sacrément la gueule. je ne veux pas non plus l'obliger à me raconter ses malheurs, une chose capable de déprimer un seul voodoo peut sans aucun doute donner des envies suicidaires à touts mes clients.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 14 Oct - 11:14

Hrp : désolé pour l’attente, pas mal de boulot ces derniers temps.

Y’a pas d’mal à s’déchirer les entrailles d’temps en temps et puis s’pas souvent que j’ai l’droit à un bon truc d’derrière les fagots capable d’réveiller un mort. Comme quoi les Irlandais sont p’t-être capables d’faire d’bons trucs d’temps à autre. Faut dire qu’j’les aime bien les p’tits rouquins. Ils sont aptes à faire la fête et, général’ment, ils la font bien. Faut les voir à la St-Patrick, p’t-être encore plus déjantés qu’les Vaudouns. Enfin, faut pas exagérer quand même. Quand nous on fait la fête, personne n’nous arrive à la ch’ville, personne. En même temps, j’connais pas beaucoup qui sont capable de lier le sexe, l’alcool, le sang et l’reste dans une seule et même orgie. Heureus’ment c’était plutôt des parties privées, même si, au fond, ça aurait été marrant d’voir l’ensemble d’la ville participer à une seule et même soirée de débauche. Rien qu’d’imaginer nos p’tites saut’ries, j’me d’mandais quand viendrait la prochaine. Sur’ment dans pas si longtemps qu’ça, on était friands d’ces p’tites saut’ries chez nous et chaque prétexte était bon pour s’envoyer en l’air parmi les entrailles et les Loas. J’m’étais d’jà fait possédé une ou deux fois. J’étais pas spécial’ment l’cheval préféré des Loas, mais j’crois qu’Sam’dit m’aimait bien. J’me rapp’lais toujours d’c’te fois où j’m’étais réveillée dans un lit qu’étais pas l’mien, avec une fille qu’j’connaissais pas. J’me f’sais pas trop d’idées sur c’qu’on avait pu faire d’la nuit. Suffisait d’voir les fringues éparpillées dans la pièce pour comprendre. J’me rappelais d’la soirée Vaudou, d’l’appel, puis après, plus rien… Alors quand l’inconnue dont j’partageais les draps m’donna quelques détails sur mon côté infatigable d’la nuit précédente, j’avais compris qu’Samedi s’était amusé un p’tit peu à travers moi. ‘Fin, j’avais sur’ment du en profiter un peu aussi, même si, pour l’coup, c’tait la première fois que j’m’en souv’nais plus du tout…

« Attention aux promesses, Alice. Général’ment j’les fais t’nir. » C’tait une boutade parmi d’autres. ‘Fin, quoique… Elle était mignonne la p’tite barmaid, mais, au fond, j’savais très bien que même si j’aurais pas dit non à finir au fond d’son lit, d’abord j’étais p’t-être pas en m’sure d’la draguer c’soir, et, pire que ça, j’m’en sentais pas capable vis-à-vis d’Messaline. L’dindon d’la farce j’vous disais… Pendant qu’j’m’arrache la gueule avec son tord-boyaux qui n’en a d’ailleurs pas qu’le nom, j’m’agrippe au zinc histoire d’faire passer l’machin sans m’arracher les yeux. Ca débouche les sinus c’truc, mais putain, j’sais qu’j’vais m’envoyer en l’air assez rapid’ment, c’qui est c’que j’recherche au fond. Alors qu’ça s’calme à l’intérieur d’moi, j’jette un œil aux musiciens qui prennent la place des autres. J’ai rien contre la musique, d’t’toute façon j’aurais été mal placé pour dire quoiqu’ce soit, c’était pas trop mon bar et puis tant qu’on m’donnait un bon truc à boire… Alors que j’repoussais l’verre vers la jolie barmaid pour m’faire resservir, j’me laissais distraire par deux ou trois jolis minois, malheureus’ment bien accompagnés. C’était rare d’voir débouler d’jolies filles dans un pub irlandais sans qu’elles soient déjà macquées. Dans un soupir j’me r’tournais vers la p’tite brunette qui m’donnait mon r’montant d’la soirée, ou, plutôt, qui contribuait à ma déchéance totale, enfin j’lui en voulais pas, bien au contraire, fallait qu’j’me bourre la gueule, c’était mieux, ça m’f’rait du bien, j’pouvais pas trop réfléchir, sans quoi j’aurais fini par m’balancer par la f’nêtre à trop y penser. Quand elle m’d’manda c’que j’étais v’nu foutre dans son bouge, j’ai pas pu m’empêcher d’lui sourire. Elle était lucide la p’tite. ‘Fin changer d’mobilier c’tait p’t’être un peu beaucoup… Pourquoi on n’m’était pas des rings dans les bars ? Ca se s’rait classe !

« Mes poings m’suffisent si nécessaire, ma belle. C’est pas d’moi qu’faudra craindre pour tes chaises. » J’regardais mon verre d’un œil triste. J’avais beau essayé d’faire le fier, c’n’était pas difficile d’deviner qu’j’n’étais pas là parce que j’étais heureux. Elle l’avait vu, c’tait sur. En même temps, j’n’connaissais pas beaucoup d’gens qui s’défonçaient la gueule à l’alcool à bruler quand ils avaient d’quoi sourire. « J’sais pas si j’suis d’humeur bagarreuse c’soir. J’dis pas non pour une bonne p’tite bagarre histoire d’me soulager, mais on trouve pas toujours d’clients pour ça, enfin pas sobres. » Autant qu’elle sache et puis, d’t’façon, elle d’vait sur’ment s’en douter la bougresse. Elle m’connaissait p’t-être pas personnellement mais j’étais pas connu pour être d’ces gaillards qui sirotaient tranquill’ment leurs verres sans rien faire. Pour ça, j’avais la maison… Nan, si j’v’nais payer dans une taule pour boire, c’n’tait pas pour juste boire. Trop facile. « T’sais, j’crois qu’tu t’doutes très bien pourquoi j’suis là. Tu n’dois pas voir beaucoup d’péquenauds qui viennent s’bourrer la gueule pour trente-six raisons. » Un p’tit clin d’œil avant de descendre le troisième verre d’ce truc presque imbuvable. D’ici quelques verres, j’aurais plus ma tête, et ça ce s’rait bien. M’griller les neurones pour plus penser à Messaline, plus penser à c’qu’elle faisait pendant qu’j’me défonçais l’crâne à l’abrutissoir translucide. Rien qu’d’l’imaginer dans ce lit où elle m’avait poussée un soir il y’avait quelqu’un d’autre… Nan mieux valait n’pas y penser, les images n’m’donnaient pas vraiment envie. J’finissais l’verre pour m’ôter mes pensées et m’concentrer sur l’côté abrutissant du breuvage. « J’me d’mande bien pourquoi ça m’tombe toujours dessus… J’vais finir par croire qu’j’ai une foutue malédiction sur la gueule… Un comble… »
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Jeu 17 Oct - 15:59

- T’inquiètes, je suis pas du genre à mentir.

Il a une bonne descente le petit. J’ai rarement vue quelqu’un boire cette chose que les irlandais appellent alcool avec autant de facilité, et pourtant, il s’accroche au comptoir. En fait si je connais une seule personne qui faisait pareil. Mon défunt beau frère. Bon ok, c’était pas le vrai frère de Patrick, mais c’est ce qui s’en rapproché le plus. Et moi aussi je l’aimais comme s’il était mon petit frère. Il était vraiment attachant, on finissait toujours par se battre, mais s’était pas méchant, de toute façon, un ours a facilement le dessus sur un loup. Il me manque. Après toutes ses années, il me manque encore. L’ancien Sachem à su calmer mon éprit, mais mon cœur contient toujours autant de haine envers ceux qui l’on sauvagement dépecé. Et voilà, je me suis énervée toute seule. Allez, zen, il faut que je respire un grand coup.

Je soupire, ça fait du bien. Ce soir, il vaut mieux pas que je voie la salle face d’un putain de sorcier. Mais pourquoi j’ai pensé à Sean ? Ah, oui c’est vrai, le voodoo devant moi et sa super décente. Lui aussi il est pas de bonne humeur et c’est contagieux. Sauf que lui avec son regard triste quand il me dit qu’il n’est pas là pour casser mes chaises, c’est pas de la colère ou de la haine qu’il  ressent.

Effectivement, des mecs qui viennent justes pour détruire le plus de neurones possible j’en voies quelques uns, et c’est pas pour le plaisir. Quoi que j’en connais un ou deux qu’ils veulent juste oublier qu’ils ne sont pas des animaux et pour se comporter comme tel. Je connais les raisons : l’argent et l’amour. Ou plutôt, les femmes, amoureuses ou pas.

- Vue ce que tu bois, j’espère au moins qu’elle est jolie.


Il me fait un clin d’œil avant de vider à nouveau son verre. Machinalement je lui sers un autre et j’éloigne la bouteille. Je préfère garder un minimum le contrôle de ce qu’il boit. Petit à petit je diminuerais les doses.

-  Je peux t’assurer que si tu es maudit, sa ne vient pas de mon peuple. On a pas de malédiction qui touche à l’amour. Et puis y a pas trente six Navaro dans la ville et je suis pas une shaman.

Je sourie franchement histoire de lui mettre du baume au cœur. Je suis que je suis belle, alors si un jolie minois peut il donner un vrai sourire, pas un cinique comme ceux qu’il offre depuis qu’il est entré ici, autant en jouer.

- Aller raconte, un avis extérieur pourra te dire si tu as juste pas de chance ou si tu es vraiment maudit. Après, je ne m’y connais pas en magie en générale, mais oui se serait un comble.

Ce serait intéressant de rencontrer quelqu’un de maudit car ce serait une première pour moi. Mon père m’a enseigné des cérémonies de purifications. Mais c’est plus pour perpétuer des traditions plutôt que quelque chose que je recommanderais sérieusement. Mais j’avoue que je suis curieuse de côtoyer une personne sous l’emprise d’une malédiction.

*Arrête de rêver, il est pas maudit, juste déprimer.*


C’est vrais, c’est surement rien de plus qu’une série noire.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mar 22 Oct - 16:59

Boire… Diffuser les idées noires et l’reste dans des litres et des litres d’alcool fort. Ouais, j’suis coutumier du fait, p’t-être même un peu trop pour mon propre bien, mais bon, j’peux rien y faire, j’connais pas trente-six mille choses qui peuvent t’faire oublier tes problèmes, et, la dope, d’toi à moi, c’est pas vraiment l’genre d’la maison. J’préfère un bon whisky, ou c’te truc irlandais dont j’connais même pas l’nom. « C’bien les filles qui mentent pas, c’est rare, mais c’est sexy. » Ouais bon… P’t-être moins sexy qu’une belle poitrine ou d’belles fesses mais j’trouvais qu’les mensonges c’était pas c’qu’y allait l’mieux aux femmes. Bon j’peux aussi dire qu’j’avais dit ça sans vraiment y réfléchir et qu’les deux verres d’c’qu’elle m’avait r’filé étaient d’jà entrain d’faire leur p’tit effet. D’toute façon, c’était pas la question, enfin d’mon point d’vue. Pendant quelques s’condes, j’me r’trouve entrain de r’luquer la barmaid. J’aurais pas été raide dingue d’Messaline, j’crois qu’j’aurais tenté ma chance, m’enfin, m’connaissant elle aurait sur’ment d’jà été prise, d’ailleurs j’crois qu’j’ai vu une bague sur sa main pendant qu’elle l’vait son verre. M’étonnerait même pas qu’elle soit mariée la donzelle. Bah, d’toute façon c’était pas comme si j’allais m’envoyer en l’air avec elle d’ici dix minutes… En y r’gardant d’plus près, y’a pas beaucoup d’filles dans c’bouge, surtout des Irlandais en manque d’whisky et d’musique sur’ment. Enfin bon, y’a pas d’raisons pas s’faire plaisir quand on en a envie. Et des p’tites irlandaises ? Y’en a pas à la Nouvelle-Orléans ? Ce s’rait bien ma veine… Bah, tant pis. J’me consolerais avec mon verre, c’est d’toute façon la seule chose que j’demandais à c’te soirée. Et dire qu’pendant c’temps, j’en connais une qui doit s’allonger pour les plaisirs d’un autre… Ma main libre s’serre assez fortement à m’en faire blanchir les phalanges mais un p’tit verre et ça s’calme.

J’relève les yeux vers l’indienne pendant qu’elle m’ressert. « Jolie ? Tu la verrais… Des fois j’me d’mande si elle est pas trop belle pour moi… Et puis, sans m’vanter, elle sait y faire… enfin… Tu vois quoi. » Ouais la référence était p’t-être pas des plus évidentes, mais, en même temps… Non, à bien y réfléchir, Messaline était un sacré trésor, puis elle m’avait quand même attendu et ça, d’jà, c’était plutôt pas mal. Rien qu’pour ça j’m’estimais heureux, et, enfin d’compte, j’étais p’t-être plus heureux qu’malheureux, mais rien qu’l’idée d’l’imaginer dans les bras d’un autre mec… P’t-être qu’ça lui f’sait pas plaisir non plus, puis, j’avais aussi signé pour ça non ? J’savais à quoi j’m’engageais à tomber amoureux d’une fille comme elle. M’enfin j’imagine qu’la logique ça suffit pas pour éviter d’se sentir mal. J’r’garde mon verre en l’triturant un peu. J’ai pas envie d’le boire tout d’suite et puis, d’toute façon, ça m’chauffe encore pas mal les entrailles pour l’moment, mieux vaut p’t-être pas abuser des bonnes choses d’vous à moi. J’hausse un sourcil quand elle m’raconte qu’la malédiction n’vient pas d’elle. Navajo ? Ouha, ça c’est d’la nouvelle intéressante. J’me penche sur l’zinc pour m’approcher un peu. « T’es la première Navajo que j’croise en tout cas ! » J’fais un p’tit sourire. « Et les filles Navajos elles sont toutes aussi jolies que toi ? » J’crois qu’on peut dire qu’j’commençais un peu à dire n’importe quoi, mais pas vraiment, disons plutôt que j’avais l’esprit clair mais que j’me faisais pas vraiment d’soucis sur c’que j’pouvais dire. Ouais, j’étais p’t-être un peu trop familier pour elle, mais, au fond, j’avais pas b’soin d’alcool pour ça, même si, forcément, ça, elle pouvait pas l’savoir vu qu’elle m’connaissait pas.

Qu’elle m’d’mande c’qui va pas, c’est logique. En même temps, j’fais que d’me plaindre d’puis plusieurs minutes, l’contraire aurait été étonnant. Néanmoins, j’suis pas sûr d’vouloir en parler, puis la situation est un peu compliqué, puis elle m’traiterait sur’ment d’idiot, d’imbécile ou d’chais pas quoi. Non, j’f’rais p’t-être mieux d’la fermer au fond. Alors j’avale mon verre, cul-sec, encore. Ca déchire la gueule et ça m’empêche de dire des conn’ries ou d’me donner du courage, j’sais pas. A vous d’juger. « Pour résumer… » J’r’garde mon verre pendant quelques temps… « Faut toujours j’tombe amoureux d’filles qui finissent dans l’plumard d’un autre. » C’tait bien résumé en fait, à bien y penser. Même si, avec Messaline, j’avais quand même la chance d’pouvoir dire qu’elle partageait mon lit tous les soirs, en plus d’ceux des autres, enfin, c’tait plutôt les autres qui partageaient son lit, l’autre, c’lui qu’elle avait dans son p’tit hôtel, là où elle m’avait emm’né la première fois, c’te nuit où elle s’était emparé d’moi, et où, final’ment, j’étais tombé amoureux d’elle sans l’savoir. Rien qu’d’y penser, j’peux pas m’empêcher d’soupirer lourdement. « J’aurais du m’y attendre en même temps… C’est son job et j’sais bien qu’j’ai un peu signé pour ça en lui disant qu’j’l’aimais, mais, j’sais pas, quand j’l’imagine, ça m’fout l’cafard. S’pour ça qu’j’suis là. Ca m’aidera à faire passer l’truc. » D’ailleurs ça m’rapp’lait qu’j’savais toujours pas c’que j’m’étais envoyé trosi fois d’suite. « Dis… C’est quoi ton truc là ? » J’avais dit ça en pointant mon verre vide, en espérant p’t-être qu’elle m’le remplirait aussi, parce que, clair’ment, j’avais besoin d’me faire une petite rincée supplémentaire, qu’ce soit bon pour ma santé, ou pas. Au moins, c’était bon pour mon esprit.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mar 29 Oct - 11:18

Soit il assimile vite l’alcool, soit il était déjà pas mal défoncé avant d’entrer dans mon établissement. Je préfère croire ça plutôt que cette pauvre âme me drague. Ca lui foutrait un coup supplémentaire de se pendre un râteau s’il est sérieux, sinon il risque juste de devenir violant, et dans ce cas là, je gère. C’est le premier homme que je voie noyer son chagrin dans l’alcool, ils me font tous pitié, les pauvres. Mais c’est peut être eux qui ont la meilleurs façon d’oublier. Avant que je rencontre le grand chef des hommes-braves, je refouler ma peine dans la bagarre. Je me demande au final qu’est-ce qui est le plus dévastateur ?

Je savais bien qu’il est question  d’une fille. Sa façon d’en parler est loin d’être romanesque ou même romantique, mais elle prouve n’est en moins qu’à sa façon, il doit l’aimer comme un fou. On ne se met pas dans cet état pour un plant cul

-  Ma mère avait un dicton italien la dessus : « Si tu pense qu’elle est trop belle pour toi, tu as déjà perdue, car tu es a ses pieds. »

Plongé comme il est dans le font de son verre comme dans celui de ses pensées, je ne suis même pas sûre qu’il m’a attendue. Je fini mon verre et le lave aussi sec, quand je me tourne à nouveau vers mon amoureux transie, il est penché vers moi sur le comptoir. J’ai, malgré moi, un rapide regard vers une porte au fond du bar et je hume l’air comme je le ferais dans le bayou. J’espère juste ne pas voir mon loup débarquer sur cette scène. Mais sa risque pas, il travaille tard ce soir à son autre boulot. L’alcool l’a emporté loin le Zack, il a peut être pas oublié sa copine, mais il a oublié la bague à mon doigt. Moi, je joue mon rôle de barmaid de pub irlandais, je me démonte pas, quand un mec bourré me fait du rentre de dans. Et je dis pas ça parce qu’il y a le comptoir entre lui et moi, mais parce que le comptoir est entre moi et lui, il ne risque rien, tant que je ne l’enjambe pas. Je sourie.

- Ca des Navajos tu n’as pas du en voir beaucoup en ville, je suis la seule, les autres sont sagement dans leur réserve au nord. Pour la beauté je ne sais, pas j’ai les yeux de mon italienne de mère. Ah tu ne t’attendais pas à un tel mélange !

Mon sourire s’élargie, ça fait toujours son petit effet quand les gens apprennent que je suis amérindienne et italienne. Ce n’est clairement pas le genre de métissage qu’on à l’habitude de voir. Au moins il pense à autre chose que de me voire nue.

Il  se décide enfin à finir son verre, avant d’entrer dans le vif du sujet. Ha oui quand même, là c’est moi qui ne m’y attendais pas. D’habitude ils disent « pour quoi je tombe toujours amoureux de celle qui a déjà un mec, ou que je ne peux pas avoir… », mais là c’est assez inédit. Tomber amoureux de la femme qui vent son corps, c’est dur. Sûrement plus que de la danseuse sur laquelle bave des hommes toutes la soirée et fantasme toute la nuit. Vraiment je le plein.  J’ai presque envie de lui filler directement la bouteille, mais je pense que se ne serait pas bon pour sa santé. Je me retiens de tout commentaire, car je en sais pas quoi lui dire ne serait-ce que pour lui remonter le moral, et je me sent bien conne avec mon dicton de tout à l’heure. Il détourne le fil de la conversation et c’est pas pour me déplaire.

-  C’est du Potcheen, un alcool traditionnel irlandais qui peut monter jusqu’à 95%. Un alcool d’orge maltée ou de pommes de terre. Leur voodka à eux.


Je le ressers de bon cœur, le pauvre, je ne sais même pas dans quel état il va sortir du bar, mais là, à part l’alcool je ne voie pas comment il pourrait supporter sa soirée alors qu’il sait que la femme qu’il aime est entrain de se faire sauter ailleurs. Au pire je le ramènerais chez lui selon son état.

Une idée germe dans mon esprit, mais je me demande si c’est raisonnable. J’ai tendance à être trop bonne trop conne quand je m’apitoie sur quelqu’un.

- Dis moi, ta copine, je suppose qu'elle fait pas ça part plaisir. Tu crois que si tu lui trouve un vrais taf, elle l'accepterait ?

Trop tard, c'est sortie tout seul. Pourtant je sais bien, que je ne peux pas aider tout le monde. Merde !
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 4 Nov - 12:20

Draguer… Draguer… C’vite dit ! C’est sur, j’me cache pas quand une fille me plait, m’enfin j’vais pas non plus sauter sur tout c’qui bouge. C’est p’t-être même ça l’pire dans c’t’histoire, c’est que j’suis sur’ment incapable d’aller voir ailleurs, plus maint’nant. Avec la Princesse, c’tait pas pareil, enfin j’crois. Elle savait rien d’t’façon et j’crois qu’j’avais b’soin d’évacuer quelques pulsions, enfin vous voyez l’genre. J’suis un mec et, quoiqu’on en dise, ça fait du bien d’s’envoyer en l’air de temps en temps, ça soulage, d’voir qu’on est capable d’séduire une fille et d’lui faire plaisir, même si, après coup, ça n’aide pas forcément à r’monter la pente en s’d’mandant pourquoi celle qu’on voudrait avoir dans son plumard s’obstine à rester inaccessible… Avec Messaline, s’plus tout à fait pareil. Elle partage ma vie, mon appart’, mon lit, mais c’est juste que son job consiste à s’envoyer en l’air avec d’autres mecs et qu’ça m’affecte plus qu’j’aurais pu l’dire ou même l’penser avant d’lui dire que j’l’aimais comme un dingue et avant qu’elle m’couche dans l’herbe humide d’une forêt lors d’la nuit des feux d’Beltane. J’pouvais pas y faire grand-chose, à part m’persuader qu’elle faisait ça que parce que c’était son taf, que c’était c’qu’elle avait toujours fait et qu’elle s’voyait pas faire autre chose de toute façon. Mais si elle trouvait un meilleur gars ? Parce que final’ment, à part de belles nuits et un maigre toit, j’pouvais pas lui offrir d’plus que d’l’amour, du vrai. Niveau thunes j’étais pas fauché, mais presque et on vivait pas dans le luxe, à défaut de s’offrir la volupté par nous-mêmes. Et si un d’ses clients super riches la séduisait ? C’était d’la jalousie tout ça mais, au fond, j’sais pas, et puis l’imaginer avec un autre mec qui la… enfin… Bref. Mieux valait pas trop y penser.

Et la p’tite Navajo, elle avait l’air bien gentil, même si, fallait l’admettre, l’fait qu’elle soit italienne m’avait arraché un hauss’ment d’sourcils. Navajo et Italienne ? Vraiment ? En voilà un métissage à défriser l’évolution ! Enfin bon, on trouvait d’tout dans notr’ monde et, au fond, Messaline et moi c’était pas l’plus banal des mélanges. Son proverbe m’avait c’pendant laissé pensif. C’tait pas faux, s’imaginer n’pas être à la hauteur c’était d’jà mal entamer la r’lation. Mais d’mon côté, c’tait plus un état d’âme passager, enfin j’crois. Et puis, c’tait la première fois, enfin la deuxième, qu’j’étais vraiment amoureux d’une fille et, surtout, la première fois qu’j’vivais avec elle, alors c’tait un peu nouveau pour moi tout s’bordel. D’toute façon… Les choses étaient c’qu’elles étaient et j’avais pas vraiment d’idées pour les faire changer et, au fond d’moi, j’étais même pas sur qu’ce soit possible ou même qu’j’ai envie qu’elles changent ! Un comble. Après tout, c’était c’te femme que j’aimais, pas une employée d’bureau modèle, une femme qui savait s’amuser, qui connaissait les plaisirs, comment les savourer et les partager, j’aimais tout chez elle, tout y compris son taf’, tout de ses yeux jusqu’au reste… J’prend une autre rasade de mon verre. « C’est dommage pour les autres Navajos, j’suis sûr que pas mal d’hommes apprécieraient l’exotisme… » Ca a du charme, l’indien, au fond. M’enfin, c’pas vraiment la question. Quant à la description de c’que j’suis entrain d’m’enfiler, ça m’surprend pas vraiment. On pourrait décaper et laver l’sol avec sans souci. Alors c’que ça peut faire dans les boyaux, j’imagine même pas, ça vaut mieux aussi. D’toute façon, c’est pas la fin du monde. Au pire, j’m’écrèmerais dans un coin de rue tranquille, il fait pas encore trop froid dehors la nuit. Et puis ce s’rait pas la première fois. Même si j’pense pouvoir rentrer à l’appart’ sans trop de problèmes.

« Bah… C’est meilleur que la vodka. J’aime pas trop la vodka. M’enfin, j’imagine que c’est une affaire de goût. » Une autre rasade. Ca m’rappelle qu’en parlant de goût, j’sens pas trop celui du truc que j’ingère. Probablement parce que ça m’a d’jà cramé la langue d’puis un p’tit moment. Enfin, j’vais pas m’plaindre, ça m’abrutit suffisamment. M’rasseyant sur ma place, je jette un coup d’œil dans la salle avant d’reposer mon r’gard sur la belle indienne. Changer d’taf’ ? J’en sais rien… « Pour être franc, j’en sais rien… » Elle pourrait p’t-être changer, ouais, mais j’l’imagine pas dans un « vrai » taf’, et puis, au fond, c’est l’plus vieux boulot du monde, puis ça reste un taf’. « P’t-être que oui, p’t-être que non. J’pense qu’elle a rien fait d’autres dans sa vie et j’sais pas si elle s’rait du genre à lâcher. J’dirais pas qu’elle prend du plaisir tout l’temps, mais j’pense qu’elle doit pas s’laisser aller et qu’elle est plutôt de celles qui en profitent le plus avec c’qu’elles ont. Faut dire, dans sa situation, j’f’rais pareil. Quitte à passer un moment avec un mec, autant s’faire plaisir, non ? Enfin pour moi ce s’rait plutôt avec une demoiselle, j’donne pas trop d’ce côté-là. » Je r’prend une gorgée du verre qui a été rempli quelques instants plus tôt, ça fait du bien. Non j’sais pas si elle pourrait être autre chose qu’cette fille de plaisir que j’ai rencontrée la première fois. Elle pourrait, sur’ment, mais est-ce que ça s’rait elle ? Ca c’était une autre histoire. Et puis, est-ce qu’elle en aurait envie ? J’en sais rien… Et puis, j’me d’mande pas si j’m’en fous. J’relève les yeux vers la barman. « Dis… T’en connaîtrais pas un qui accepterais d’se défouler un peu ? Quitte à m’bagarrer un peu, autant qu’ça vaille le coup et comme ça on cassera pas trop d’choses si c’est un peu prévu… »
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mar 5 Nov - 13:27

Meilleur que de la vodka ? Là c’est sur, il n’a plus langue. L’alcool lui à brûler les papilles. J’ai jamais rien bue d’aussi infecte que ce truc. Oui, je crois qu’il est à point. Pauvre ga. Pourtant le personnage me plait bien. C’est surement parce que je suis née ici, mais j’ai toujours été attiré par le voodoo. Pour moi qui suis Navajo et italienne, et élevé dans les deux univers, le voodoo est exotique. Des fois je suis même jalouse de leur vie. Ils ont leurs croyances qui ont l’air d’être plus efficaces que celles des indiens, et puis surtout ils ont souvent la classe.

Je me souviens d’avoir fleurté avec un voodoo quand j’étais ado. Ho pétard, c’était en 2006 ! Et voila, j’ai un coup de vieux tout à coups, et vue l’âge du gamin devant moi, je me sens très vieille, même si je garde mes vingt ans en apparence il ne faut pas oublier que je suis née en 1989. Bon je reste relativement jeune pour un homme-brave.

J’abandonne mon petit voodoo, pour servir les autres clients qui attendent au comptoir. Ce soir, les serveuses son en repos, on est en semaine, et en semaine, il n’y a rien que je ne puisse gérer seule. C’est bien beau de discuter avec une âme en peine, mais si j’oublie mes habitués, je vais me faire taper sur les doigts. Une Guinness, sa roule ! Je sers deux trois personnes, on est en fin de soirée, les clients finissent leurs bouteilles, demandent une dernière bière pour la siroter avant de rentrer chez eux.

Quand je reviens vers Zack, mon idée à bien germée. On ne peut pas dire que le personnel du pub soit banal. Les deux serveuses sont des outres et des combattantes ors paires, la patronne est Le Combattant des hommes-braves et son maris est lui aussi un homme-brave loup. Un peut de normalité ne nous ferait pas de mal, j’en suis persuadé. Quelqu’un qui ne réclamerai pas un tirage à la courte paille quand un outre autre qu’un meta ou un voodoo demande à être servi ici. Ou qui ne casserait pas le nez d’un client qui lui a mis la main aux fesses. Ce serait vraiment sympa. Une troisième serveuse, ça me permettrait de prend un jour de repos supplémentaire dans la semaine.

C’est assez horrible la façon dont il en parle. Je voie bien qu’il n’a pas accepté de bon cœur, mais juste parce qu’il n’a pas le choix. C’est comme un mec qui devient manchot et qui l’accepte, car il n’a juste pas d’autre choix. Bon je me lance.

- Écoutes Zack, envoies-moi là un de ces jours. J’ai besoin d’une troisième serveuse.

Oh le vilain mensonge. Demi-mensonge, on va dire. J’ai pas besoin d’une troisième serveuse, je suis même le première à dire, qu’à deux on se débrouille très bien. Mais c’est vrais qu’une troisième serveuse qui ne bosserait qu’en semaine et en journée, là où il y moins de clients et moins de clients à problèmes me permettrais d’avoir une vie plus cool.

Ha ! Enfin quelque chose où je peux être utile dans lequel je peux jouer dans toutes les catégories. Quel dommage qu’on n’est pas de ring. Il faut que j’en parle à Patrick, je suis certaine, qu’on aura un certain succès si on organiser des combats une fois par mois.

- Si tu n’es pas allergique aux poils, attends que le dernier clients soit parti et je suis ton homme.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mer 20 Nov - 14:19

J’me fais du mal, j’le sais. J’devrais pas penser à c’genre de choses, surtout pas maint’nant qu’j’me suis quand même fait une p’tite vie sympa et qu’j’ai avec moi l’une des plus belles filles d’la Nouvelle-Orléans, mais j’sais pas, c’est comme ça, j’peux pas faire autrement. J’devrais m’dire qu’au moins, celle-là, elle pieute dans mon lit, avec moi, et pas dans la chambre d’à-côté avec un autre gaillard, différent chaque soir, mais même si ça m’empêche pas d’la désirer comme jamais, savoir qu’d’autres posent leurs paluches sur sa peau douce et ses courbes à damner des archanges, j’sais pas, ça m’donne envie d’les défoncer à grands coups d’poings dans la gueule. Mais j’me doute que ça plairait pas trop à Messaline qu’j’lui démolisse sa clientèle… J’avais d’jà essayé d’lui en parler, mais j’ai pas réussi à faire sortir ça d’entre mes lèvres, c’est resté bloqué là, comme si j’étais condamné à l’supporter, comme si j’en avais pas assez bavé. En même temps… J’pouvais p’t-être m’y faire, ça pass’rait sur’ment avec le temps, mais là, c’soir, ça passait pas. Alors m’fallait quelqu’chose de fort, quelqu’chose d’assez caustique pour m’ruiner la tête et m’permettre d’oublier, simplement. J’rentrerais amoché, j’m’étalerais sur mon lit ou sur mon canapé si j’ai pas la force d’aller jusque dans ma chambre puis j’me réveillerais le lend’main, ma Wiccane entre les bras, comme si de rien n’était. Elle savait qu’j’étais du genre à chercher querelle, rien qu’pour m’amuser, alors mes bleus au visage et ailleurs, elle à l’habitude, puis, franchement, sur une peau foncée comme la mienne, ça s’voit pas vraiment. Elle s’réveillera p’t-être en même temps qu’moi, j’lui dirais bonjour, elle m’dira bonjour, puis elle m’embrassera et on f’ra p’t-être l’amour, dans le lit ou sous la douche, ou p’t-être les deux… Le programme était alléchant, mais j’pouvais pas accélérer l’temps pour faire passer ma p’tite dépression du soir.

Pendant qu’la p’tite Navajo s’occupe d’ses autres clients, parce qu’il faudrait pas qu’elle m’pouponne d’trop non plus, j’me penche sur mon verre et j’médite mes conneries. D’toute façon, combien d’temps ça pourrait durer des trucs pareils ? P’t-être que ça d’vait juste pas marcher entre nous, qu’j’étais p’t-être juste bon qu’à être un putain coup d’un soir, pas capable d’pouvoir m’investir dans une vraie r’lation, même si j’pouvais carrément m’qualifier d’romantique au cœur d’artichaut. Ou alors j’m’attachais simplement pas aux bonnes personnes. En même temps, entre Abigaël et Messaline, j’devais admettre qu’j’avais un fort penchant pour les d’moiselles qui savaient s’amuser, comme moi, mais qui, p’t-être, avaient un peu moins d’scrupules à s’faire plaisir avec les mecs. J’pouvais pas l’leur reprocher, après tout, faire l’amour c’est quand même un plaisir inégalable. Qu’ce soit l’alcool, la drogue, le jeu, la bagarre… Y’a rien qui surclasse une belle fille nue et plusieurs heures avec elle. J’aurais p’t-être même surement pu en emballer une ce soir, p’t-être l’une de ces petites midinettes qui arrêtent pas d’me regarder d’puis qu’j’suis rentré dans l’pub. M’enfin, j’aime trop Messaline pour lui faire ça. Et puis, j’ai suffisamment d’plaisir avec elle pour pas avoir b’soin d’aller voir ailleurs. Parce qu’elle, elle sait y faire pour vous en faire voir des vertes et des pas mûres. Et si y’a une chose qu’j’dois lui reconnaître, c’est qu’ses années d’prostitution on surement fait d’elle une des femmes les plus expertes d’c’te ville. J’suis même pas sûr qu’j’pourrais trouver autant d’plaisir avec une fille « lambda » maint’nant, même si ma p’tite Wiccane d’vait finir par m’quitter. Nan, j’pourrais pas oublier sa peau d’albâtre, douce comme d’la soie, pâle comme la neige et brûlante comme le feu… C’est une fille bien trop spéciale pour qu’j’puisse l’oublier, c’p’t-être pour ça qu’j’ai pas pu la laisser partir.

J’me souris tout seul, vidant mon verre une nouvelle fois avant d’regarder à nouveau ma p’tite barmaid qui m’dit qu’j’devrais lui envoyer Messaline un d’ces quatre. Serveuse ? Ouhla… Ouais, j’sais pas si elle collerait au job, ni même si elle en voudrait. C’est gentil hein, mais j’sais pas trop. J’pourrais toujours l’mettre sur l’tapis si un jour on en discute… « C’est gentil p’tite Navajo, j’vais m’garder ça sous l’coude, si jamais… » J’pousse mon verre d’vant moi. J’sais pas trop si c’est pour qu’elle m’le remplisse ou qu’elle le r’prenne, signe qu’j’ai plus envie d’boire. En fait, j’crois que j’la laisse choisir pour moi, s’plus simple, non ? Quand à la bagarre, j’hausse un sourcil quand elle m’annonce qu’elle est mon homme. Elle ? Elle a pas l’air bien épaisse pourtant. C’est pas sexiste hein, juste réaliste, elle a pas l’air d’pas être du genre à en coller une ou deux, mais j’sais pas, j’l’imaginais pas trop en boxeuse, enfin maint’nant… P’t-être que oui finalement. J’me trompe p’t-être, ou alors c’est c’t’histoire de poils… Poils… Poils… Mon cerveau tourne un peu au ralenti, voire beaucoup, enfin par rapport à la normale. Puis j’ai l’impression d’faire tilt. Une Méta ? Bigre… J’me suis jamais battu avec un animal, enfin j’veux dire, un mec sous forme animale quoi. J’ai pu croiser quelques Métas, sont un peu plus balèze que des Normes, enfin ça dépend d’leurs animaux fétiches quoi. Enfin, elle a l’air d’vouloir en d’mander. « Tant qu’ça reste un match à armes égales, j’dis pas non. J’ai pas d’griffes d’secours moi. » J’lui fais un p’tit clin d’œil amusé. J’sais pas à quoi elle ressemble en animal mais j’ai pas tellement envie d’le savoir en fait. Et puis y’a rien d’mieux qu’une p’tite bagarre à mains nues, ça a d’quoi vous ravigoter un homme d’pieds en cap et aussi étonnant qu’ça paraisse, c’était l’genre d’exercices qui m’dessaoulait plutôt bien. « J’t’attendrais ici, en même temps… j’vois pas trop où j’pourrais aller pour l’moment… » Un p’tit sourire. C’te soirée était p’t-être pas total’ment perdue après tout…
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mar 26 Nov - 13:53

La proposition était lancée, maintenant, le voodoo peut en  faire se qu’il veut.  En étendant, je me demande si je dois lui chiper son verre ou lui en resservir un dernier pour patienter jusqu’à ce que le dernier client soit partie.

Ha !l vient de comprendre que je ne suis pas une simple métisse italio-amériendienne, mais un petit peu plus. Il s’inquiète pour les griffes. Il a raison, elles ne sont pas rétractables comme celles des félins, mais qu’il ne se fasse pas trop de cheveux blanc, je sas être très douce quand je fais 2m30. Bien plus que lorsque je suis sous forme humaine.

- Promis je n’utiliserais pas mes griffes, mais pas de magie alors. Hein ?


Je lui rends son clin d’œil avec un sourire. Je dis ça en plaisantant, et en même temps, je ne me suis jamais battue avec un sorcier voodoo, je ne sais pas s’ils usent de magie comme ces saloperie de weecan qui ne cherchent qu’à me dépecer vivante. Du coup, je lui sers un dernier verre avant de l’abandonner pour m’occuper des quelques clients qui restent.

Je lui fou la paix et sert mes petits habitués. Lorsque que les musiciens finissent leur morceau, je leur fais signe de s’arrêter là, et ce malgré les encouragements des hommes imbibés d’alcool. Les protestations fusent, et j’entonne un dernier chant que m’a appris Patrick. Un dernier chant qui fait vibrer la corde sensible de ces grands balèzes. Une larme coule sur la joue du plus nostalgique de tous. Plus personne ne parle, ils savent que la soirée se termine. Et avant de retourner au près de leurs femmes, ils joignent leurs voix à la mienne. Et lorsque la dernière note se perd dans l’air tous s’embrassent et finissent par quitter les lieux.

Certains récalcitrants réclament un dernier verre, et leurs camarades les poussent vers la sortie. Ils savent que si c’est la patronne qui les met à la porte ça ne sera pas avec la même douceur qu’elle peut avoir quand elle les sert.  Puis c’est le tour des serveuses. Elles nettoient quelques tables et range les chaises. L’une d’entre elles me demande si elle doit mettre de hors Zack’, elles savent se défendre, pas aussi bien que moi, mais elles ne seraient pas ici si elles avaient besoin de moi dès que qu’un client leur met la main  aux fesses. Je lui explique qu’il reste. Elle ne pose pas de question, et c’est bien.

Maintenant qu’elles sont parties il ne reste que nous deux. Je pousse les tables qui sont au milieu histoire de faire place nette et je ferme les portes du pub. Je regarde la salle. Satisfaite, je retourne vers mon voodoo préféré.

- Alors comment veux-tu t’y prendre ?

J’enlève ma veste, histoire d’être plus à l’aise dans mes mouvements, mais je ne mets pas vraiment en garde. Étrangement, je ne ressens pas l’excitation qui me submerge habituellement avant un combat. Il est rare que je me batte sans haine ni colère, du coup, je vais avoir du mal a y mettre mes trippes. C’est plutôt l’apanage de Patrick de se battre par plaisir, amis maintenant, il est adjoint du maire. Je reste prête malgré tout. Il n’y a pas qu’en tant que gros nounours que je sais me battre. Vue mon grade dans la société métamorphe j’ai intérêt à être au niveau. Je me rappelle quand j’ai décidé de faire du kicboxing. J’étais ados et c’était il y a presque 40 ans et c’est à cause de Buffy contre les vampires. J’étais trop de fan de la série. Bref je ne m’attends pas au combat du siècle mais si je rentre avec un cocard j’en connais un qui va gueuler
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 2 Déc - 11:29

« T’sais, miss, la magie Vaudou, ça s’fait pas sur demande. » Un p’tit sourire enjôleur. Ouais, j’aime bien parler d’la magie Vaudou, des rituels… C’est ma r’ligion, mon crédo, ma façon d’vivre. C’est c’qui m’prend l’plus les trippes, après Messaline. J’crois d’ailleurs que sans ces deux choses-là mon existence s’rait assez terne, enfin, j’vais pas m’plaindre j’ai les deux, même si, pour l’moment, l’un des deux m’cause bien des soucis. « Faut des rituels, ça prend du temps, c’pas un Vaudoo qui va utiliser d’la magie pendant un combat. Faudrait qu’il le fasse avant. » Encore un p’tit sourire. Elle a pas d’soucis à s’faire, j’suis réglo, et quand j’ai envie d’me défouler et d’cogner sur quelqu’chose, j’suis pas du genre à vouloir gagner, juste prendre et donner des coups. D’habitude, j’aurais quand même r’fusé, parce que bon, frapper une femme, c’est pas dans ma nature, mais, au fond, elle a l’air d’savoir y faire et puis, en fin d’compte, s’quand même elle qui m’a proposé, alors… Puis j’suis p’t-être un peu trop déconnecté d’la réalité pour pouvoir réellement poser mon droit d’véto. Son machin irlandais m’a sur’ment retourné les boyaux d’la tête depuis quelques temps et même si j’suis clair’ment pas complèt’ment saoul, j’suis pas certain d’pouvoir réfléchir conv’nablement. Enfin bref, j’ai dis oui d’toute façon, j’vais pas faire marche arrière, enfin, si j’pourrais, mais j’aurais l’air de quoi ? Et puis d’toute façon elle s’est barrée pour s’occuper des autres clients. J’lui en veux pas, elle a un bar à faire tourner et elle peut pas s’occuper d’un seul p’tit poivrot qui viens noyer son désespoir dans un liquide étrange à faire rev’nir les morts sans rituel. Rien qu’c’t’idée m’fait marrer presque tout seul. Ce s’rait p’t-être à essayer. Un coup dans l’gosier d’un zombie pour voir c’que ça peut donner…

Tandis qu’je poireaute au zinc, la tête sur mon verre, laissant vagabonder mes pensées, j’essaie d’pas trop penser à Messaline pour éviter d’continuer à m’miner le moral. J’regarde les quelques jolies filles qui trainent dans l’bouge, aussi les serveuses, parce qu’elles sont mignonnes, faut l’dire, mais j’suis pas du genre à toucher, d’t’façon j’sais qu’la patronne m’le f’rait sur’ment payer d’une manière ou d’une autre, alors autant m’tenir tranquille et puis c’est bien beau d’vouloir draguer mais j’suis pas sur qu’j’sois dans l’bon jour pour ça. J’dois plutôt avoir une tête à faire fuir les d’moiselles. A moins qui ait des jolies filles qui aiment les garçons dans la détresse dans l’coin. J’saurais pas dire, et puis, final’ment, j’m’en tape. J’entends un autre chant irlandais résonner dans mes tympans. J’connais pas l’air, sinon j’aurais p’t-être chanté avec. Apparemment c’était même l’dernier. Un coup d’œil à la montre m’fait comprendre que c’est normal, il s’fait tard quand même, m’enfin j’suis un oiseau d’nuit moi, pour un peu, on pourrait même penser qu’j’suis un Vampire. Enfin faut pas pousser quand même j’ai pas grand-chose avoir avec ces p’tits suceurs de sang et moi au moins, j’pas besoin d’mordre pour donner du plaisir à une femme, enfin, j’peux mordre un peu aussi, mais pas d’la même façon. Alors qu’les clients s’en vont, j’prend mon dernier verre et j’me l’enfile d’une traite. Ca brûle plus beaucoup mais ça fait pas du bien là où ça passe. J’aurais sur’ment quelques p’tits problèmes d’main matin, mais j’m’en fiche. J’me r’trouve final’ment seul avec la barmaid. C’est quand même différent un bar quand il est vide de ses clients. Ca s’rait même presque glauque. Inconsciemment j’me dis qu’ça doit être intéressant d’y faire l’amour… Bondie, faut qu’j’me calme… Ca va plus là. Un p’tit vacarme m’fait tourner la tête. Elle prépare un p’tit ring…

Avec un p’tit sourire, j’la r’garde faire jusqu’à c’qu’elle s’tourne vers moi et m’demande comment qu’on fait. J’souris. « Bah, tu essaies d’me coller des poings, moi aussi, puis on r’garde qui est le dernier d’bout. » J’me lève d’mon tabouret, sans tituber. C’pas vraiment un miracle. Ceux qui m’connaissent savent qu’j’tiens bien l’alcool. J’aurais même tendance à dire qu’ça décuple mes capacités à mains nues, mais j’suis pas sûr de ça, j’pense que c’est juste un effet d’l’alcool. « C’est mieux quand ça commence sur une vraie dispute, et quand c’est pas une femme, parce que j’aime pas taper sur les femmes… Mais j’vais pas faire ma fine bouche, c’est sympa d’avoir accepté. » J’fronçais les sourcils. « J’dis pas qu’t’es pas capable d’te battre parce que t’es une femme hein ! Juste que, taper les femmes, s’pas mon truc… L’romantisme tout ça… Enfin j’vais tâcher d’oublier ça pour ce soir. » J’me met en face d’elle, pas trop près, pas très loin. Puis j’commence à tourner, sur l’côté. La bagarre, s’comme l’amour, d’abord, y’a les préliminaires. Faut s’tester, r’garder si on peut trouver des points faibles, des points forts, observer les réactions… On chatouille, on bidouille. On fait croire qu’on n’est pas très doué. On en montre un peu mais pas trop. Les poings serrés, en garde, j’me fend d’un ou deux p’tites frappes. Pas pour toucher, juste pour voir comment elle bouge, comment elle esquive. D’abord, on s’tourne autour comme deux lions en cage… Après, on verra comment ça va finir. Lent’ment, j’commence à m’prendre au jeu, d’toute façon, mieux vaut ça que d’se battre sans envie. On aurait pu s’trouver une raison d’se battre, genre des insultes, ou ce genre de choses, mais ça aurait pas été très classe et puis on peut aussi s’faire plaisir tout en restant courtois, non ?
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Ven 20 Déc - 11:45

"Justement, je ne savais pas. Merci de l'info." Je lui rend son sourire. Je suis curieuse de la magie Vaudou, alors maintenant que j'en ai un sous la main, je vais pas le lâcher ; alors il faudra pas trop l'abîmer.

C'est vrai que je voue une haine démesurée envers les wecan, mais je n'ai absolument rien contre leur homologues vaudou.. Bien au contraire, depuis que je suis toute petite, j'adore entendre leurs histoires, toujours à la recherche d'anecdotes. Mon père n'aimait pas cette manie, il m'interdisait d'aller à leur rencontre et moi en gentille fille, je l'écoutait. Mais jamais ma curiosité ne s'est émoussée. C'est sûr, ça n'a rien à voir avec mon ressenti envers les weccans. Cette bande de sauvages, assassins, égorgeurs et dépeusseurs.

Le moment fatidique arrive lorsqu'il prend conscience que nous sommes seuls. Ma question le fait sourire, en même temps, j'ai pas l'habitude de me battre sans raison moi. Il se tien bien droit sur ses jambes, on dirait pas qu'il a passé la soirée à boire de l'alcool de patates, ou alors il cache bien son jeu.

Il a raison, c'est plus facile lorsqu'on a une vrais raison de se battre. Mais j'avais pas le cœur a le laisser se faire massacrer par mes habitués. Surtout qu'il me semble avoir renifler quelques hommes-braves, et ils ne sont pas tous réglo dans leurs combats. Comme il me l'a demander, je ne sortirais pas les griffes, après si je prend un pouvais coups et que le grizzly s'énerve, je dis pas que la transformation ne se fera pas. Je ne suis pas du genre à refouler mon totem, et c'est le secret de ma jeunesse. Ce n'est pas handicapant à partir du moment où je ne cache pas ce que je suis.

Il se justifie sur ses paroles, c'est mignon. C'est vrai qu'il ne peut pas savoir que les propos machistes ne m'ont jamais touchés, puisque je ne suis pas une femme mais un homme-brave. Je me laisse guider par mes instits, et dans la nature chez les grizzlis, les femelles sont égales aux mâles.

"T’inquiètes, je ne suis pas susceptible et il en faut plus pour me vexer." Et il est parti, il tourne autour de moi alors que je le suis de façon à ce que jamais il ne soit dans mon dos. Vraiment j'ai du mal à le prendre au sérieuse alors que je suis consciente de la quantité de torr-boyaux qu'il a ingéré au court de la soirée. Malgré ça, il n'a pas l'air si imbibé. Il le cache vraiment bien, ou alors il tien bien mieux l'alcool que je ne le pensais. Il continue à tourner; esquisse des gestes brusques auxquels je réagis en me figeant et en montant ma garde. Oui, j'encaisse les coups plutôt que de les esquiver. Merci a ma force d'ours. En fait, je me bat humaine comme grizzly en encaissant et en balançant de grands crochets et uppercuts. Ça fait beaucoup rire Patrick de voir le gros nounours boxer.

A force Zack fini par me donner l'impression d'être une bête de cirque et lui un dresseur qui me taquine avec son bâton. Ça m'irrite de plus en plus, alors que ça à l'air de l'amuser. Mince ! Je crois bien que je viens de grogner et relever les lèvres à la manière d'un fauve. Je me tasse sur moi-même; déjà que je suis pas bien grande... d'Instinct, mon corps se prépare à charger tête baissée. Mais je suis sous forme humaine et non d'ours, donc je refrène cette envie quasi irrésistible. Je commence à sautiller d'une jambe sur l'autre. Quand il fait mine de s'approcher au lieu de me mettre en défensive j’enchaîne par un rochet du droit direct dans la mâchoire.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Sam 28 Déc - 14:26

Elle semblait intéressée par la magie Vaudoo la p’tiote, mais j’ai pas insisté. D’toute façon, elle semblait pas vraiment avoir l’temps pour une p’tite leçon sur la magie des nôtres. C’tait pas comme si on discutait autour d’un verre tous les deux. Après tout, elle était là pour servir ses clients, pas pour parler chiffons avec l’un d’eux. Bon, d’accord, c’tait pas comme si elle v’nait d’me parler d’puis plus d’vingt minutes pour écouter mes problèmes d’cœur autour d’un alcool d’patates ou d’chais pas quoi. M’enfin elle pouvait pas s’occuper que d’moi dans c’bar, même si ça m’aurait pas déplu. J’étais pas l’seul client qui avait b’soin d’attention et, d’vous à moi, être un peu seul ça m’faisait du bien aussi. Si j’m’étais offert une soirée d’débauche d’alcool, c’tait pas forcément pour m’r’trouver à discutailler d’mes p’tits soucis d’vie privée. Puis, j’aimais pas spécial’ment m’épancher sur ces trucs-là. J’avais toujours trouvé les mecs qui déballaient leurs histoires en public particulièr’ment chiants, nuls et pitoyables, mais, final’ment, j’étais p’t-être pas beaucoup mieux, mais d’toute façon, au moins j’avais fini mon laïus et j’préférais finir mon verre tranquille pendant qu’elle finissait son boulot. Après ça, on aurait l’temps de se mettre sur le coin d’la figure et ça, ça m’permettrait d’me faire du bien. Enfin fallait espérait que j’pourrais l’ver la main sur elle, parce que, même pour rire, frapper les femmes, c’était pas mon truc. Bon après, suffisait d’se dire que c’était pour s’amuser et qu’c’était elle qui avait proposé, alors elle devait sur’ment savoir c’qu’elle faisait. J’connaissais pas beaucoup d’gens qui acceptaient d’prendre l’risque d’se faire cogner sans pouvoir accepter de s’prendre une p’tite raclée dans l’pire des cas. Après tout, on savait jamais à qui on s’mesurait vraiment, même moi j’étais prêt à m’faire r’passer par c’te barmaid intrigante.

« Bah au pire si ça t’avait vexé, au moins t’aurais eu une raison d’m’en coller une. » J’avais dit ça dans un grand sourire alors qu’j’commençais c’te p’tite danse routinière. Apparemment, c’n’était pas son genre à elle, ou alors elle n’arrivait pas à s’prendre au jeu. Elle finit par monter sa garde, p’t-être qu’on arriv’ra à faire quelqu’chose final’ment. Tandis que j’la teste, elle bronche pas spécial’ment. C’est pas courant. D’habitude ça s’agite un peu, ça fait un truc, j’sais pas quoi. Enfin j’me démonte pas, d’toute façon, j’ai pas mieux d’autre à faire qu’d’essayer d’obtenir une réaction d’sa part, alors autant continuer c’p’tit jeu jusqu’à voir c’que ça donne. J’réfléchis plus trop, d’t’façon j’crois que si j’suis encore capable d’me tenir debout et d’maitriser mes gestes malgré l’alcool que j’me suis enfilé, j’ai pas vraiment la tête à penser. Pourtant j’aurais pu m’demander quel animal s’cachait derrière c’te p’tite navajo perdue dans la moiteur d’la Nouvelle-Orléans, ça aurait pu m’aider un peu sur sa façon d’combattre. Pouvoir imaginer comment m’débrouiller avec un méta m’était même pas v’nu à l’idée en fait, c’était juste une baston comme les autres, rien d’plus, rien d’moins. Restait quand même l’fait qu’elle était une femme et la frapper vraiment… P’t-être que j’aurais du boire un peu plus pour passer outre c’te p’tit inconvénient. M’enfin quand j’la vois s’tasser, j’me méfie un peu. Dis, elle aurait pas r’troussé ses lèvres là ? J’me dis que j’me fais sur’ment des idées, même si, au fond, c’est une métamorphe, alors p’t’être que son animal est pas très loin. Enfin elle m’a promis de pas sortir les griffes alors j’ai pas à m’inquiéter hein ? Bon on disait souvent qu’les métas étaient du genre imprévisible quand on les poussait un peu trop loin, mais dans un combat… Difficile de faire autrement…

La voir sautiller m’amuse un peu, alors j’tente une nouvelle approche mais j’me fais un peu surprendre. Alors qu’j’pensais qu’elle allait bouger, c’te fois, elle s’contente d’me renvoyer un bon p’tit crochet en retour. Et paf ! En pleine pogne ! J’recule de quelques pas pour encaisser l’choc et pas m’casser la poire sur l’plancher du pub. Elle rigole pas la p’tite. J’ris un peu d’ma propre surprise. J’m’attendais pas à c’qu’elle cogne si fort. « T’as une sacrée droite miss ! Tu m’surprends là ! » J’me passe une main sur la joue et s’coue un peu la tête pour m’remettre d’aplomb. « Bon, maint’nant fini d’plaisanter. » J’lui souris et m’remet en garde avant d’me rapprocher encore. En tout cas, j’me f’rai plus avoir comme un bleu. Elle joue les durs, elle a pas l’air du genre à faire la chochotte et s’plaindre d’un coup mal placé. Enfin moi j’aime bien esquiver un peu quand même, même quand j’suis là pour m’en prendre plein la gueule. En tout cas, elle va m’remettre les idées en place, pour sûr. J’sens qu’j’vais bien finir c’te soirée final’ment. Comme quoi. J’me rapproche encore un peu, douc’ment, la titillant un peu, même si elle joue pas vraiment l’jeu. M’enfin j’évite quand même de m’reprendre une pêche directe, parce que ça fait pas du bien. Puis faut s’dire qu’au bout d’un moment, faut quand même s’décider à frapper. Alors j’vise l’épaule. Ca fait mal général’ment, mais s’pas comme si c’était l’visage ou l’ventre. Quoiqu’je fasse, j’crois surtout qu’j’arrive pas trop à m’enl’ver l’fait qu’c’est une femme pour l’moment. P’t-être qu’avec plusieurs gnons dans la face, j’arriverais à oublier ce p’tit détail. En tout cas, ça m’amuse et, surtout, ça m’fait oublier pourquoi j’me r’trouve ici plutôt qu’d’rester à l’appart’ment.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mer 8 Jan - 21:25

Il recule sous l’effet de mon coup. Tu m’étonnes, je suis un homme-brave, une partie de moi est un grizzly de quasiment 200kg, mais tu as de la chance Zack, si j’avais été un kodiak, c’est 800kg de frappe que tu devrais encaisser.

« Pourquoi crois-tu qu’il n’y a pas de videur dans mon pub ? » Je sourie à sa réflexion, pour dire la vérité, c’est pas la première fois qu’on me fait ce compliment, mais d’habitude je suis recouverte de poils dans ces moments. Or, là je tente vraiment de contenir me transformation, après tout, j’ai promis : sans les griffes. C’est qu’avec elles, je pourrais lui dévisser la tête en une seule droite. Mais celle-là je la réserve généralement aux outres que je peux pas sentir, et sentir est au premier sens du terme.

Il est drôle, il a pourtant tapé de toutes ses forces, j’en suis presque sûre, mais son coup dans l’épaule me fait à peine plus mal que le jour où j’ai pris un tronc dans la clavicule. Mais je suis sympa et j’exagère  ma réaction. Suite au coup, je me plis légèrement sur le côté, comme si je voulais la protéger d’un nouveau coup. Non pas que je n’ai rien senti, sa fait très mal un tronc dans l’épaule, disons plutôt que c’est une douleur dont j’ai l’habitude, ça lance voila tout. Elle ne me surprend pas spécialement. C’est même très courant de viser cet endroit, et c’est malin, le type ne peux plus lever le bras à cause de la douleur. Mais ce ne sera pas suffisant.

Si Patrick me voyait, il me péterait un scandale. Y a pas que ça qu’il péterait d’ailleurs…mieux vaut pas y penser. S’il savais que j’utilise notre pub comme ring, je crois bien que j’aurais droit a un coup de mâchoire de loup dans le coup.

Zack, Zack, Zack…. C’est pas comme ça que tu m’auras, tu as compris que les coups directs sont ma spécialité, mais ce n’est pas tout. Je paris que tu n’as jamais vue un ours catcher… A nouveau je me tasse sur moi-même, à tel point que je fini par m’immobiliser, je pose une main au sol pour prendre un appui supplémentaire et au moment où il commence à comprendre, je charge le pauvre garçon.

Paf ! A la manière d’un footballer américain, l’épaule dans le bide et les bras autour de la taille pour le mettre au sol sans grande difficultés, l’alcool n’y est pas pour rien. Avec ça, il va surement se mettre en pétard et y mettre un peut plus de sérieux. Et oui, les ours chargent d’habitude. Je m’éloigne d’un pas pour lui laisser la place de se relever. Je sens bien que je vais prendre un coup et cette fois-ci, il y a de fortes chances pour que je n’ai pas à faire semblant d’avoir mal.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Jeu 23 Jan - 10:44

C’est vrai qu’j’avais pas vraiment r’péré d’affreux jojo prêt à t’mettre dehors à la moindre connerie, m’enfin ça voulait pas dire grand-chose puis avec tous ces p’tits irlandais, y’avait sur’ment pas b’soin d’leur demander deux fois d’mettre quelqu’un dehors. Elle d’vait les avoir à la bonne, tous. Suffisait d’voir comment elle les avait mis à la porte après un dernier chant. D’la à dire que ça v’nait d’l’autorité animale, j’aurais pas pu dire, mais j’savais qu’les Irlandais étaient prêts à tout pour leurs pubs. Faut croire que même à la Nouvelle-Orléans, ça n’changeait pas grand-chose à la question. Enfin, au-d’là d’ça, j’étais maint’nant prêt à croire qu’elle était parfait’ment capable d’botter l’cul à quelqu’un elle-même et j’avais presque tendance à penser qu’c’était pas la meilleure idée qu’j’avais eu d’accepter d’me battre avec elle, mais ça, c’était qu’une toute p’tite impression dans un coin d’ma tête, bien étouffée par l’excitation qui résultait de cette petite découverte. Tout ça promettait d’être franch’ment dépaysant et même si j’me prenais une dérouillée sévère, j’étais convaincu qu’ça pouvait m’faire que du bien. La douleur physique était la seule chose qu’j’avais pu trouver d’suffisamment fort pour m’enl’ver des épaules l’poids du reste, même l’alcool à fortes doses n’m’abrutissait pas assez pour ça, mais c’était p’t-être surtout parce que ça m’empêchait pas d’réfléchir et qu’réfléchir, c’était c’qui m’faisait l’plus de mal. Fallait bien l’admettre, quand j’me battais, ça d’venait instinctif, un peu comme les métamorphes mais sans la bête en moins. Des fois, j’me disais qu’j’aurais été bien comme ça aussi, mais j’aimais trop la « décadence » Vaudoo et puis les malédictions c’était quand même le pied, quoiqu’on en dise. Enfin m’ballader en tigre, en lion ou en j’sais pas quoi dans l’Bayou ça aurait été vach’ment classe aussi. Même si certains métamorphes devaient quand même bien morfler avec leur animal-totem.

Et puis j’sais pas où j’avais la tête mais en tout cas j’ai pas vu v’nir le coup. Pourtant ça aurait du m’sauter à la figure, d’la même façon qu’elle s’y était prise elle-même d’ailleurs. Quand elle a bondit, j’pouvais pas faire grand-chose. J’ai essayé d’me r’culer mais c’était pas la peine. L’épaule dans l’ventre m’fait perdre mon souffle et m’enlève mes forces l’temps qu’elle me cogne par terre. L’choc est pas savoureux et j’dois avouer qu’j’ai aussi mal d’vant qu’derrière, mais c’est l’jeu ma pauvre Lucette ! J’reste quelques instants par terre, d’abord pour essayer d’reprendre mon souffle parce que là, c’est c’qui m’manque et qu’j’tiendrais pas d’bout plus d’une minute sans m’remettre les idées en place. Une fois qu’c’est fait, j’me r’lève et, étonnamment, j’vois plus une femme d’vant moi, mais simplement quelqu’un qui m’a énervé. Gentiment hein, c’est pas non plus comme si j’m’énervais vraiment mais elle avait réveillé c’te partie d’moi qui sommeille en temps normal et s’affiche seul’ment quand j’me bats, c’te p’tite étincelle de colère qui s’transforme en grand brasier d’la colère. J’avais envie d’lui mettre des gnons, d’me venger de c’qu’elle v’nait d’me faire. Comme on dit : œil pour œil, dent pour dent. Et si fallait aller jusque là, j’étais bien disposé à faire sauter quelques plombages. On pouvait pas dire que j’perdais vraiment mes moyens dans c’cas là, c’était juste que, j’laissais faire les choses, j’abandonnais l’contrôle, j’me fichais de tout, j’me contentais sur l’objectif et l’objectif, là, c’était d’foutre une raclée à c’te gamine qui n’en n’était pas une. Une fois sur mes jambes, je m’dérouillais un peu la nuque avant d’me remettre en garde. Pas un mot, pas une remarque gentillette, j’étais pas d’humeur, d’toute façon, c’était plus l’moment. Par contre, j’devais surement avoir un r’gard beaucoup moins gentil qu’avant.

Et puis, après quelques s’condes, c’est l’moment d’se lâcher. C’est pas forcément beau à voir, c’est pas forcément du grand art, d’toute façon, on est pas là pour ça. Une bagarre, c’est pas d’la boxe, y’a pas d’règles, y’a pas d’limites, la seule chose qui compte, c’est d’en mettre l’maximum dans la gueule du mec d’en face et pour ça, y’a pas trente-six solutions. Sans chercher à réfléchir plus qu’nécessaire, j’m’approche et j’cogne, droite ou gauche, on s’en fout, mains, pieds, genoux ou coudes, on s’en balance aussi. Y’a pas trente-six manières de frapper, juste celle qui permet d’avoir l’coup au but. J’suis dans un état second, c’lui qui est l’mien quand j’me bats. Elle rend les coups ? Tant mieux, je n’suis pas là pour ne pas m’en prendre. D’t’façon, j’essaie d’parer, mais si ça passe, ça passe, et on encaisse. Faut essayer d’la faire chuter, crocs-en-jambe, déséquilibre, y’a pas trente-six milles façons non plus. On peut aussi tenter d’la coincer contre un mur. Avec quelque chose dans l’dos, les gens sont souvent moins performants. D’toute façon, je n’réfléchis pas trop, j’prends les opportunités comme elles viennent. Quand y’a des ouvertures, je cogne, quand ça vient, j’essaye d’esquiver ou d’parer, ou j’encaisse. Qu’elle me cogne, fort, j’attends que ça, mais qu’elle croit pas s’en sortir sans en prendre en r’tour la belle. Et tant pis si elle rentre pas chez elle en beauté ce soir. Et si son copain a un problème avec ça, j’lui f’rais une joie d’lui montrer c’que j’en pense. C’pas moi qui ait accepté d’me battre. Puis j’ai cru comprendre qu’les métas s’régénéraient plutôt bien, alors elle a sur’ment rien à craindre. J’ai pas d’argent sur moi d’toute façon, les mains nues c’est bien plus agréables, sans compter qu’ça fait aussi mal de donner des coups qu’d’en recevoir, à la longue…

[HRP : Désolé pour le retard, c'est un peu la course en ce moment.]
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 27 Jan - 10:43

Il met un certain temps à ce lever, j’espère que je l’ai pas mies KO. Ha non ça y est il se met debout. J’ai eu peur d’y être allé trop fort. Il faut dire que j’essaye de retenir ma force, je ne voudrais pas lui casser quelque chose se serait pas top. Non ma force je la réserve à trois styles de personnes. Les morts vivants suceurs de sang, les salopes de sorcières et ceux sur qui le Sachem me dit de cogner. Après il peut arriver que je perde le contrôle et que le grizzly s’énerve vraiment. C’est pas un nerveux celui-là mais il est du genre explosion nucléaire quand il se sort la griffe du cul.

Là c’est bon, il a l’air en pétard je vais m’en prendre plein la tête. Pourvu que les bleus disparaissent avant mon retour à la maison. Le loup deviendrait frénétique à coups sur il m’attaquerait. Pas parce qu’il m’aime et qu’il a peur pour moi, mais parce qu’il ne pourrait pas supporter que quelqu'un est abimé ce qu’il lui appartient.

Wouha, pourquoi je perds du temps à réfléchir à ça ? Les coups pleuvent. Ils ne sont pas particulièrement puissants quoi que de plus en plus, mais je n’arrive pas à réagir. Le grizzly est trop lent pour esquiver. Et puis je ne me suis jamais donnée la peine d’apprendre à esquiver, j’ai le cuir dur. Je prends des coups aux côtes, au visage, le bas ventre et les cuisses ne sont pas épargnées. Il essaye de me faire tomber mais je reste ferme sur mes appuis. Lui me submerge pour me faire reculer pour me coincer contre un mur. Le pire c’est que je voie venir, mais je n’arrive pas à l’en empêcher.

C’est quand mon dos touche le mur que je voie rouge. Deux minutes, c’est le temps qu’il a fallut au grizzly pour réagir. J’ai mal aux côtes et j’ai pris un vilain coup sur le nez et puis surtout, j’aime pas être acculer ça va chier ! Je pousse un gros mais alors très gros grondement. J’enchaine les crochets droite, gauche, droite, gauche. Il ne recule toujours pas ? Je lui balance le coup de tête de ma vie. C’est pas parce que j’accepte de jouer les sac de frappe que je vais rester passive. Faut pas déconner, je suis Le Combattant du Sachem !

Je commence à perdre le contrôle sur ma puissance. Je ne suis pas en train de me transformer, non je serais minable si je perdais le contrôle de l’animal. Par contre je commence assez à avoir mal. Je ne suis pas grande, donc il n’y a pas beaucoup de surface où taper. Si j’étais sous mon autre forme, je pourrais mieux encaisser les coups, et plus longtemps surtout. Du coup, je tape sensiblement plus fort. Enfin je crois que c’est sensible, mais comme il semble déconnecter, je ne voie pas si je fais vraiment mal ou pas.

Et puis merde. C’est lui qui voulait se frotter à quelqu’un avec du répondant, alors pourquoi je me casserais le cul a faire attention à lui ? Du moment que je ne me transforme pas, y a pas de risque que je me tue d’un seul coup. Donc si je le mets par terre, il suffira que j’arrête de frapper. Il tape fort pour un gamin, et je commence à avoir mal aux poings en plus de la mâchoire. La mâchoire ? Par mes ancêtres, il est pas commode le petit. Même si pour l’instant, il est plus grand que moi. Mais ça, ça risque de changer. Si je me sent en danger, je ne vais pas refouler la bête et prendre 10 ans juste pour lui faire plaisir.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 10 Fév - 16:20

J’commençais à m’lâcher, à n’plus penser à rien, juste à cogner, encore et encore. Eviter les coups, m’en manger, en rendre, cogner, esquiver, encaisser. Frapper, n’importe où, juste là où on a l’impression qu’ça va marcher et protéger c’qu’on croit être la prochaine cible. Ces combats-là, j’n’cherchais pas à les gagner, juste à m’défouler, à m’en prendre plein la pogne pour qu’la douleur m’fasse enfin disjoncter l’cerveau et m’court-circuite mes idées noires. Ces bagarres-là, j’les aime aussi quand y’a plusieurs participants, quand c’est une orgie d’beignes qui pleuvent de tous les côtés. Général’ment dans ces jeux-là, on arrive jamais à savoir d’où va v’nir l’prochain coup et, il est plus facile d’rentrer avec un œil au beurre noir et de gros bleus. J’sais qu’c’est une méta est qu’elle est p’t-être pas du genre à vexer, d’ailleurs elle cogne larg’ment plus fort qu’le quidam moyen, j’peux l’sentir, mais just’ment, j’veux qu’elle m’cogne, j’veux r’ssentir la douleur, parce que j’sais qu’elle prendra l’pas sur celle que j’ai dans la tête. Ca pourrait sembler masochiste, j’sais, mais j’fais pas ça parce que j’aime avoir mal, juste parce que la douleur des muscles, des os, elle est clair’ment plus supportable que celle qui vous ronge les méninges, puis, elle finit par passer. Quand j’sens qu’elle s’réveille enfin j’n’peux pas m’empêcher d’sourire. Ouais, là, on va commencer à s’amuser elle et moi. P’t-être plus moi qu’elle mais après tout, c’est elle qu’a insisté pour prendre les coups à la place d’autres, j’avais pas peur d’ses réguliers irlandais. Ouais, j’savais qu’ils étaient connus pour cogner fort et bien, mais j’déméritais pas non plus et j’aurais sur’ment pu en canner un ou deux avant qu’ils m’mettent K.O., enfin, ça, on l’saura jamais vraiment maint’nant et puis j’suis pas difficile, j’sais m’contenter d’c’que j’ai. Un poing, c’est un poing, surtout quand il fait mal.

Alors qu’elle semblait enfin s’réveiller, à répondre plus « violemment », j’essayais pas d’me laisser submerger. Elle frappait fort et j’voulais pas trop m’en prendre sans quoi j’n’f’rais pas long feu, j’l’savais. Esquiver, parer quand c’était pas possible autrement, encaisser sinon. Elle n’avait pas eu trop d’mal à m’faire reculer d’un ou deux pas, mais j’n’me débinais pas pour autant. J’commençais à avoir un peu mal à certains endroits, rien d’bien folichon et d’insupportable, mais ça m’galvanisait, d’quoi m’donner envie d’frapper encore plus, encore plus fort si c’était possible et d’lâcher toutes les brides. Elle pouvait toujours m’dire d’arrêter, c’était la règle implicite d’ce combat organisé, mais, là, elle semblait pas vouloir et j’me contentais d’m’y mettre à fond parce que c’était c’que j’cherchais et qu’j’avais l’impression qu’elle aussi commençait à s’mettre dans l’bain. Si elle commençait enfin à donner l’meilleur d’elle-même, alors la suite allait être intéressante et j’voulais surtout pas y mettre un terme trop vite, d’toute façon j’avais pas encore assez mal pour ça. Si elle voulait m’mettre au tapis, et qu’j’me relève pas, elle devrait cogner beaucoup plus fort. Y’avait une p’tite différence entre vouloir mettre hors d’état et tuer, et j’espérais qu’elle était capable d’la faire, mais en même temps j’y réfléchissais pas tant qu’ça. L’cerveau était déconnecté, monté sur adrénaline et mon corps s’contentait d’gestes instinctifs, d’réflexes. J’voyais un poing bouger, le bras montait en protection, un g’nou, le pied en travers de la course. Parfois, j’encaissais simplement, pour pouvoir placer un coup en contre, lui faire mal. J’avais pas envie d’la défigurer, ou d’la blesser, mais simpl’ment d’me défouler, d’me lâcher pour qu’elle ait pas d’scrupules à l’faire elle aussi, qu’elle m’envoie c’qu’elle avait d’plus fort, comme son alcool irlandais, qu’elle m’arrache à mes pensées noires et m’fasse oublier, c’que j’étais v’nu oublier dans c’bouge.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Ven 21 Fév - 16:09

J’ai le grizzli aux bords des lèvres, mais j’arrive encore à le contenter sans avoir à me changer. Je commence à me demander s’il n’a pas un grain le voodoo. Ba je ne vais pas juger, en plus avec tout ce qu’il a but, il a certainement pas les idées claires. Mais quoi qu’il en soit il en veut. Je sais pas à qui il pense mais j’aimerais pas être la personne qui lui inspire tant de rage. Quoi que s’il s’agit d’un truc pas tout a fait humain comme moi, il a pas beaucoup de soucis à se faire, sauf si bien sûr la magie est de la partie, mais là, je ne sais plus sur qui miser.

Je crois bien que je viens de casser une table… Bon pas grave, je comptais refaire le mobilier un de ces jour, le temps est peut être venue. Patrick voulait faire importer des meubles directement d’Irlande, je vais lui faire une surprise. Il sera tout contant mon loup.

Retour à la réalité, je viens de prendre un coup à la tempe je voie rouge sang, ou comment déconnecter un cerveau  en deux leçon. J’oublie un instant où je suis et qui j’ai en face de moi. Tout se que je sais c’est que quelqu’un me frappe et que j’ai des bleus. Je vais pas me laisser faire faut pas décorner !  Il va voir de quoi un grizzly est capable.  

Pourtant, j’ai une drôle d’impression, pour quoi je sens qu’il ne faut pas que je me transforme ? Balivernes ! Je ne vais pas me laisser me faire démonter par ce gringalet. La première chose qui change ce sont mes yeux ils restent bleu mais un anneau ocre fait son apparition. Puis je m’épaissis, la fourrure protectrice recouvre mon corps, tel une armure qui amortie les coups que me donne l‘humain et je m’épaissie.  Mes poings grossissent à leur tour. Quand je suis concentrée je peux maîtriser ma transformation au poing de choisir qu’est-ce qui change en premier. Bientôt je le dominerais de toute ma hauteur et je lacérerais son visage de mes griffes.

Lorsque mon poing droit a doublé de volume, je lui colle une droite qui le fait reculer sous l’impact. Il se retrouve dans la lumière et enfin je découvre mon agresseur.

Une petite minute…je connais ce mec. Black, Jack…non… Zack ! Oui Zack c’est ça ! Mon cerveau se rallume, mais il met du temps à se configurer, comme si j’étais encore sous Windows 98.

Merde la conne ! Je suis pratiquement recouverte de poils des pieds à la tête et mes griffes ont commencée à pousser quand je reprends conscience.  Je m’écarte de se qui est devenue notre aire de combat et me hisse sur une table pour être hors de portée. Un cri sort de ma gorge, mélange entre un hurlement et un rugissement inhumain. Ma façon d’évacuer la tension. En deux grandes inspirations, le processus s’inverse. Par chance, je n’ai pas dépassé le stade : Hulk défonce ses fringues.

J’essaye de parler, mais temps que mes cordes vocales ne sont pas reformés correctement c’est peine perdue. Mais une fois que c’est fait je prends la parole très essoufflée.

« Et…si on arrêté là ?.... Je….je suis épuisée…. Tu peux te venter… de m’avoir mise en pétard…. C’est pas… n’importe qui…qui peut me pousser à bout… Je peux descendre ? »Je reste prudente, c’est pas évident qu’il se soit calmé sur le coup. La peur que je viens de me faire m’a en revanche suffit à moi pour me faire passer l’envie de me battre. J'aurais put le tuer, heureusement que je me suis réveillée à temps. Le Sachem aurait fait bien plus que me destituée sur j'avais tuer un membre d'une autre communauté parfaitement innocent. Et puis en plus de ça, je l'aime bien Zack.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mar 18 Mar - 16:39

[HRP : Je suis vraiment désolé pour le retard]

Ca s’corse, mais j’aime bien quand ça s’corse. Encaisser des coups, s’pas facile, ça fait mal et la p’tite se défend vach’ment bien. On n’dirait pas comme ça, mais j’me doute qu’il doit pas y avoir grand monde pour la faire chier dans son bar, ou alors, ils doivent prendre misère quand elle s’fâche. Moi ça m’plait, c’était ça qu’j’étais v’nu chercher, une bonne baston, d’quoi m’faire rougir les phalanges, m’mettre dans un état pas possible. J’s’rai pas beau en rentrant mais j’m’en fichais, d’toute façon ça chang’rait rien et, si elle était occupée comme d’habitude, elle verrait p’t-être rien. Puis c’était pas la question. La p’tite barmaid avait réussi à m’faire oublier ma peine, remplacée par une douleur physique puissante mais pas désagréable. De quoi s’offrir un aller-simple pour l’oubli, même si, au fond, ça finirait par r’venir d’ici quelques heures. Mais c’était pas l’moment d’penser à autre chose, l’combat s’intensifiait et j’avais l’impression qu’mon adversaire commençait à bouillonner. Non seul’ment ses coups s’faisaient plus fort, mais j’avais comme l’idée qu’j’tapais dans quelqu’chose d’plus résistant. C’était p’t-être aussi simplement parce que j’fatiguais et qu’mes poings commençaient à crier grâce mais l’idée qu’elle puisse s’transformer m’était même pas v’nu à l’idée. En même temps, elle m’avait donné sa promesse, alors j’m’étais juste pas posé la question. J’savais qu’les métamorphes pouvaient être un peu chaud niveau tempérament, mais la plupart semblaient pouvoir s’contrôler quand il s’agissait d’tenir la bête à l’écart, du moins dans mon expérience personnelle, qui s’limitait à pas grand-chose, surtout si on enl’vait du tas toutes les petites poupées avec qui j’avais partagé le lit, ce qui, en soi, constituait pas vraiment une expérience concluante, n’est-ce pas ? Certaines s’étaient bien transformée, un peu, sous l’coup du plaisir, mais jamais plus que l’r’gard ou quelques poils de ci de là, surprenant la première fois, mais pas trop dangereux.

Là c’était un peu différent, parce que c’était un autre genre de contact, du type beaucoup plus létal en quelque sorte, surtout quand on joue avec un grizzly. C’est une droite qui m’fait presque voler dans la pièce qui m’reconnecte à la réalité. J’relève les yeux et j’me rends compte que ma partenaire de jeu s’est fâchée, enfin un peu. J’me s’coue la tête, et, instinctivement, j’me passe la main sur l’visage pour vérifier qu’la chaleur qu’j’ressens c’est pas un peu trop d’sang qui prendrait la poudre d’escampette. Mais non, d’ce côté-là, ça va. La barmaid, mi femme, mi ourse, grimpe sur une table, probablement pour pas qu’j’ai dans l’idée d’venir la titiller encore un peu, mais elle m’a coupé l’envie. C’pas un mal hein, apparemment c’est même plutôt pour mon bien. Elle semble red’venir comme avant, puis elle arrive enfin à m’articuler un truc différent que des borborygmes assez bizarres. Arrêter ? Ouais, ça paraît une bonne idée. « Si ça peut… m’éviter d’finir avec… Une tête en moins… J’dis pas non. » J’étais essouflé moi aussi, cet arrêt était l’bienvenue. D’toute façon j’sentais plus mes mains, ni mes pieds, le tout était remplacé par une douleur diffuse dans l’ensemble d’mon corps et ça f’sait du bien. J’m’approche de la table, tranquill’ment, un peu boiteux, avant d’lui tendre une main pour l’aider à r’descendre. Pas qu’elle en ait besoin, mais juste que c’est courtois, s’tout. « Désolé d’t’avoir foutue en rogne, c’était pas l’but. En tout cas… Merci pour c’te p’tite baston, ça m’a fait… du bien. » Ouais ça pouvait faire bizarre de dire ça, j’le savais, mais en même temps, elle pouvait p’t-être comprendre, maint’nant qu’elle savait pourquoi j’étais v’nu noyer mon chagrin dans son rade. En tout cas, l’bar était un peu en bordel… « Tu veux qu’j’t’aide pour ranger un peu ? Faut p’t-être payer la casse, non ? »
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Alice Mewryan
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Jeu 3 Avr - 23:08

[HRP] Pas de soucis ^^.[/HRP]

« T’inquiète je suis pas en colère. C’est juste que j’ai pas l’habitude de me battre sous cette forme. » C’est clair que me battre dans mon petit corps tout chétif c’est pas pratique, même si ma force est supérieure à cette d’une femme, c’est pas le top. Il est trop chou de me tendre la main pour m’aider à descendre, bien sur je la prends.

Le pauvre, il boite, je l’ai pas raté, bon moi aussi j’ai pris. Je commence à relever des chaises.

« Ah ah ah ah…Tu veux payer quoi ? » je ris en regardant les quatre malheureuses chaises en morceaux.

« Je voulais les changer de toute façon. Tu viens de me donner une très bonne raison. » Je continue à rire de ma bêtise. Mais je dois avouer que je me sens sacrément détendue, complètement vidé, et en même temps c’est de la bonne fatigue.

«Non, je veux que tu boives une dernière pinte avec moi ! Qu’est-ce qui te ferais plaisir ? Et attention j’ai dis une pinte, pas un digestif ou un tord-boyaux. Hein ! » Je me dirige au comptoir et passe derrière pour sortir d’eux chopes j’en remplie une de Cider et attend la réponse de Zack pour savoir quoi lui servir.
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Lun 14 Avr - 12:08

J’avais mal partout, mais, en même temps, j’étais vraiment bien. J’veux pas dire qu’j’éprouvais du plaisir à avoir mal, c’était pas la question, mais simplement qu’j’avais l’esprit ailleurs et qu’j’me sentais tout bonn’ment vivant. Un peu comme après une séance de sport où on s’donne à fond. Le corps est HS mais l’esprit lui, semble libéré d’tout comme si plus rien n’avait d’importance. Juste l’instant présent. Récupérer son souffle et essayer d’faire un p’tit bilan de l’état d’l’enveloppe charnelle qui a prit quelques coups mais qui s’en r’mettra sur’ment rapid’ment. C’était pas la première fois et ce s’rait sur’ment pas la dernière. Enfin ça aurait pu être le cas si la miss l’avait jouée façon animale. J’étais pas convaincu qu’j’aurais pu lutter face au bestiau qu’elle était d’venue et j’l’en remerciais d’avoir réussi à s’contrôle autant qu’faire s’pouvait pour pas m’arracher la tête d’là où elle était bien accrochée. Enfin, l’essentiel c’était d’se dire que tout c’était plutôt bien terminé et pas s’attarer sur l’passé, même si tout autour d’nous rappelait assez facil’ment c’qu’il v’nait d’se passer. L’idée d’voir la tête de quelqu’un entrant dans l’bar et constatant les dégâts m’faisait sourire. Un peu moins si c’était l’mari d’la barmaid, qui tent’rait sur’ment d’me dire deux ou trois mots. J’l’aurais bien accueilli, mais là, j’étais même pas sur d’pouvoir tenir sur mes guiboles pendant les minutes à v’nir alors quand elle s’tourna vers le comptoir pour passer derrière, j’me trainais volontiers vers un tabouret avant d’m’y hisser difficil’ment, pas mécontent d’pouvoir laisser trainer ma patte sans m’appuyer d’ssus. Elle avait un peu souffert mais d’ici quelques minutes ça pass’rait. J’devais pas être beau à voir, mais j’m’en contrebalançais. Et puis d’toute façon, y’aurait sur’ment personne chez moi pour s’en rendre compte, enfin pas c’soir. P’t-être demain, et encore…

Laissant d’côté ces idées qu’j’essayais d’oublier, j’me concentrais plutôt sur la couleur de la pinte que ce servait la d’moiselle. « La même chose, moi et les bières, on s’connaît pas trop alors j’te fais confiance pour m’présenter une chouette fille. » Un p’tit clin d’œil. J’parlais d’la bière bien sûr quand j’parlais d’fille. C’est vrai que j’m’attardais général’ment pas sur la prov’nance d’une bière, j’me contentais souvent d’la boire. J’avais beau en préférait certaines, les noms j’les r’tenais pas vraiment, ou alors ceux d’celles qu’j’préférais éviter. De toute façon, par ici, j’me doutais qu’elle devait en avoir que des bonnes, ça aurait été un comble sinon. Avachi sur le zinc du comptoir, j’regardais mon verre. « Alors, on boit à quoi ? Aux amours ? Au plaisir du combat ? Aux nouveaux meubles du bar ? » Attrapant l’verre pour le l’ver en douceur, autant qu’faire se pouvait avec mon bras endolori, j’bus ensuite une bonne gorgée avant d’le reposer tranquill’ment. « N’empêche, tu sais d’battre toi. Ca vient d’tes origines Navajos ou Italiennes ? » Ca m’amusait d’la taquiner un peu. Elle était sympa, mignonne… Dans une autre vie p’t-être, mais d’toute façon, j’étais bien trop accroché à ma Messaline, même si l’inverse était p’t-être pas vrai. « J’plainds les gaillards qui fanfaronnent dans ton bar quand même… Y’en a qui ont du en voir des pas mûres… » S’faire j’ter dehors par la barmaid, v’là une leçon qu’beaucoup avaient sur’ment pas digéré rapid’ment. En tout cas, j’l’imaginais facil’ment foutre une branlée à quelques cadors, ou c’qui considéraient comme tels, sans même qu’ils comprennent c’qui leur arrivait. Enfin, au moins j’me rappellerais qu’fallait pas mettre le boxon au Trick’O’Clink. « T’es sûre que tu veux pas un coup d’main pour ça ? » J’pointais notre petit bordel du bout du pouce. Ca m’turlupinait un peu d’laisser ça en l’état…
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MessageSujet: Re: Yo, Ho, Ho, and a Bottle of Rum!! [TERMINÉ]   Mer 16 Avr - 18:33

"Ok, ça marche ! C'est du cidre Irlandais, plus et sucré que le cidre français." Je sers la même chose a Zack et je trinque avec lui, un peut de douceur devrait faire du bien à son estomac, vue le truc qui doit bien le bruler depuis tout à l'heure. " A une sympathique rencontre !"

C'est vrais que cette rencontre est sympathique, en voila un type sympa, j’espère le revoir souvent. Pas pour se mettre sur la tronche à chaque fois qu'on soit bien d'accord, c'est pas mon passe temps favori...

Je rie quand il parle que mes talents de combats. Papa,ne m'a pas appris à boxer, c'est Patrick qui s'est charger de ça. Avant je me battais juste comme un gros grizzli.

" Heureusement que je sais me battre, c'est bien la moindre des choses pour moi." Mais je tilte, il est surement pas au courant, y a pas marqué mon grade sur le front.

"Tu le sais peut être pas, mais je suis la Combattante des Hommes-Braves. Attention, ça veut pas dire que je suis la plus forte ou la plus dangereuse, même si je dois entre dans le haut de la liste, ça veut dire que c'est à moi que le chez fait appel quand il a besoin que ses arguments soient "appuyées" si tu voies se que je veux dire." Je fais un grand sourire carnassier. "Ça veut aussi dire que la police fait régulièrement appel à moi quand ils enquête sur une affaire où des Hommes-Braves sont impliqués, quand ça les arrangent surtout." Après mon petit topo sur qui je suis, je bois une longue gorgée.

"C'est Patrick qui m'a apprit à Boxer comme dans l'armée, avant je me contentais de balancer des crochés toutes griffes dehors.

"C'est clair que j'en ai foutue dehors pas mal de monde, et pas de la manière la plus douce en plus." C'est vrai ça, et encore, il sait pas qu'il y a un fusil en pompe scié caché derrière le bar.[/color]

Il insiste le bougre. "Si tu veux vraiment m'aider, tu m'aideras à tout sortir pour mettre dans la bainne, j'arrive pas à ouvrir le couvercle, trop petite." Je rie tellement cette phrase est ridicule?


Dernière édition par Alice Mewryan le Mar 29 Avr - 10:55, édité 1 fois
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